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Mon carnet Vin
30 octobre 2016

Domaine de Courcel (Pommard) ****

Yves Confuron est l'œnologue de ce domine d'une dizaine d'hectares. Comme pour les vins de Confuron-Cotetidot, les vendanges se déroulent toujours très tard, les vins sont colorés, en grappe entière, avec une grosse charge tannique, sur la puissance, taillés pour une très longue garde. S'ils sont durs en jeunesse, les vins sont d'une grande noblesse si on les attend suffisamment.

 

 

De Courcel - Pommard 1er cru Les Rugiens 2006 : robe rubis foncé, nez moyennement expressif, encore jeune mais élégant, avec de la mûre, du kirsch, des fruits rouges, du poivre blanc et un peu de pivoine. La bouche présente un beau potentiel mais semble encore un peu jeune, puissante, austère, avec des tannins de qualité mais pas encore assez fondus à mon goût, très bonne acidité qui étire le vin, des fruits noirs et rouges, épices et pivoine. Le style est moins flatteur mais beaucoup plus intéressant que les vins du Château de Pommard par exemple, plus en longueur et tension avec beaucoup moins de travail sur le bois et la texture. Finale très longue sur les fruits rouges et les épices. Gros potentiel sur ce vin mais au final assez peu de plaisir malheureusement. A regoûter dans 5ans minimum. Note : 17/20.

 

De courcel - Bourgogne blanc 2008 : couleur paille, nez expressif dès l’ouverture très marqué par la pierre à fusil, un peu de citron aussi. Bouche vive, tendue, sur la pierre à fusil, très léger beurré, assez bonne matière. Finale assez longue, tendue, minérale et saline, mais la pierre à fusil omniprésente m'écœure un peu (surtout comparé au Bourgogne de Leflaive). Beau générique néanmoins. Note : 15,5/20.

de courcel

 

 

De Courcel - Pommard 1er cru Grands epenots 2008 : couleur rubis foncé, nez incroyable plein de petits fruits rouges, de pivoine, de fleurs séchées, très noble, on a l'impression d'un grand cru de Vosne, bouche toute en longueur, tendue, minérale, mais aussi pleine de fruits sans manquer de matière, tannins présents mais fins. Très grand vin. TB++. Une autre bouteille semblait plus dure, plus fermée. TB. Une troisième aussi montrait des tannins trop fermes, même un peu secs en finale. TB-.

 

Grands epenots 1999 : très racé, encore jeune, noble, puissant, pas mal de tannins, très long, profond, encore un peu serré. TB+.

 

Rugiens 2011 : très clair en couleur, végétal noble, racé, très tendu, un peu maigre, serré, esprit nebbiolo un peu, grosse allonge, à attendre encore. TB.

 

Pommard croix noires 2009 : sérieux, encre un peu serré mais jolie fraîcheur pour 2009, grosse allonge. TB+.

 

De Courcel Pommard Vaumuriens 2013 : couleur bien plus claire, fruits rouges, notes d'évolution, un peu de végétal. Bouche austère, stricte, un peu verte, belle fraîcheur et plutôt une bonne longueur. A attendre encore. B+.

 

30 octobre 2016

Clos Roussely (Angé-sur-Cher) **

Clos Roussely - Le clos AOP Touraine 2014 : (100% sauvignon) couleur paille, nez expressif surtout sur la pêche blanche, quelques agrumes, pas trop variétal. Bouche vive, très fruitée, sur la pêche, un peu de bourgeon de cassis désormais, simple mais efficace. Finale un peu courte mais fraîche, sur la pêche et le pamplemousse. Bon petit vin. Note : 15/20.

 

Clos Roussely - Libertine n°14 : (Vin de France, Bio, 100% sauvignon, 60gr SR/L, sol argilo-calcaire, rendements 12 hL/ha, 37,5cl) Couleur or pâle, nez expressif et agréable sur les fruits exotiques (ananas, mangue, passion), un peu de pamplemousse et de mandarine dans le fond. L'attaque en bouche est assez vive, exotique aussi, le sucre est présent mais plutôt bien équilibré au départ. Malheureusement la fin de bouche est alcooleuse (moins le lendemain) et un peu verte, la finale assez courte. On comprend pourquoi le sauvignon est rarement travaillé en moelleux. Note : 14/20.

roussely libertine

 

24 octobre 2016

Ramonet (Chassagne-Montrachet) *****

Noël et Jean-Claude Ramonet ont hérité de ce domaine familial de 17 hectares. Noël ne s'occupe désormais que de la vigne. D'où les deux étiquettes différentes pendant  un temps. Les rouges sont légers, gourmands, plein de fruits, évidents, à boire dans la jeunesse. Les blancs sont eux au contraire un peu plus opulents, parfois bridés par le soufre en jeunesse, taillés pour la garde. Le rapport q/p en direct est peut-être le meilleur de Bourgogne.

 

 

Domaine Ramonet - Chassagne-Montrachet 1er cru rouge "Clos de la Boudriotte" 2011 : couleur rubis, nez expressif, très fruité, il pinote sur de petits fruits rouges, de la fraise des bois, de la cerise avec dans le fond un léger côté épicé (élevage ?). En bouche le vin est très fin, les tannins soyeux, c'est gouleyant, plein de fruits rouges, notes florales, pas de bois ressenti, légère pointe de sucrosité, le tout soutenu par une superbe acidité. La matière est bonne sans être exceptionnelle. Finale de longueur moyenne, tendue, salivante. Une vraie gourmandise. Note : 17,5/20.

 

Domaine Ramonet - Chassagne-Montrachet 1er cru rouge "Clos de la Boudriotte" 2014 : couleur très claire, comme un rosé des Riceys, nez de griotte, épices, petits fruits rouges acidulés, groseille, cranberry, semble venir d'un climat froid type Champagne ou Irancy. Bouche légère, peu épaisse, tendue, acide, sur la griotte, finale quand même assez longue, acidulée, bien moins gourmande que le 2011. TB-.

 

Boudriotte rouge 2015 : plus sombre que 2014, plus concentré, plus puissant tout en restant juteux et plein de fruit, peu de tannins, très gourmand, avec en même temps du fond pour bien évoluer. TB+.

 

Ramonet - Puligny-Montrachet "Les Enseignères" 2002 : couleur or pâle, très beau nez, avec de l’ananas, un peu de mangue, un léger côté beurré bien fondu. La bouche fait encore jeune pour 2002, elle est toute en finesse, d’une grande élégance, ananas, citron, beurre, fruits jaunes, juste ce qu’il faut d’acidité derrière. Très facile à boire. Seule la finale un peu courte m’empêche de partir sur un grand cru. Superbe vin. Note : 18/20.

ramonet

 

Ramonet - Bâtard-Montrachet 1999 : Robe dorée, évoluée, nez très miellé, une pointe de cire, floral (tilleul ?), des fruits jaunes. Bouche plus jeune que le nez, avec une très grosse ampleur, épaisse, beaucoup de miel encore, grosse tension derrière, des agrumes, moins sur le côté floral et cire. Superbe longueur. Grand vin à son  apogée. TB++.

 

Batard Montrachet 2005 : très beurré, très gras, un peu pataud. B.

 

Ramonet - Bourgogne rouge 2015 : Couleur claire, nez plein de fruits rouges, peut-être une pointe d'alcool. Bouche légère, peu tannique, la pointe d'alcool du nez a disparu, quand même de la matière pour un générique, simple, sur les fruits rouges, mais très efficace, la bouteille ne fait pas un pli. C'est ce qu'on demande à un générique. TB-. Une seconde bouteille un an après semblait évoluée au nez, un peu sous-bois, plus d'épaisseur et plus de longueur en bouche. TB.

 

Ramonet - Bourgogne rouge 2016 : Couleur claire, nez de fruits rouges, ronce, pivoine, plus frais que le 2015. Bouche jus de fruit, peu de tannins, pas un gros volume, mais du fruit, de la pivoine, ça glisse tout seul. TB.

 

Ramonet - Chassagne Rouge 2015 : couleur claire, nez plein de fruits, une pointe végétale, bouche gourmande, peu tannique fruitée, assez longue. TB.

 

Ramonet - Bourgogne blanc 2016 : nez très marqué soufre/pétard, bouche tendue, comprimée par le soufre, à voir dans quelques temps sur une autre bouteille. B-.

 

Bourgogne aligoté 2016 : couleur claire, reflets verts. Nez très discret, pointe soufrée/grillée, fleurs blanches, citron. Bouche avec un peu de vivacité au départ, aromatique florale surtout, peu de gras, assez simple. Finale assez courte. B.

 

Ramonet Chassagne-Montrachet 1er cru Ruchottes 2016 : pas forcément très boisé ni très gras pour un jeune Ramonet, mais aromatique fermé et gros manque de tension. Le vin goutait mieux à l'ouverture juste avant le trajet et un peu mieux le lendemain aussi. Décevant en l'état, mais à revoir dans quelques années. B.

 

Chassagne 1er cru ruchottes bl 2021 : (en 2025) très noble, pas ressenti d'élevage ni de soufre trop importants, belle allonge, finesse, déjà excellent. TB++. Une seconde bouteille semblait un peu plus en largeur, avec moins allonge. TB+.

 

Puligny champ canet 21 : style sur la tension, peu de bois, manque un peu de corps, mais belle allonge, long. Encore jeune. TB+.

 

Puligny enseigneres 2021 : sur la tension, avec des amers marqués en finale, un peu dure/soufrée en l'état. B+.

 

Ramonet, Saint-Aubin 1er Cru Les Charmois 2022 : nez qui a mis du temps à s'ouvrir, léger grillé/soufré, citronné, bouche très droite, sensation minérale, très peu de bois, pas de gras, différent des Chassagne du domaine, beaucoup de fraîcheur, finale très longue, salivante, encore un peu dure peut-être, mais probablement le vin avec le plus de potentiel au vieillissement. TB.

 

Ramonet - Chassagne-Montrachet 1er cru Les Vergers 2017 : Couleur dorée, le nez semble plus mûr, plus concentré aussi, fruits jaunes bien mûrs, floral, presque miellé, beurré, pointe toasté qui tire sur l'anchoiade/fumé. Bouche très grasse, beurrée, très dense par rapport aux autres, avec là encore un fond suffisant sur le terroir des Vergers pour ne jamais être lourd. Finale très longue, on reste sur la fraîcheur. Très belle bouteille, encore toute jeune avec un gros potentiel. TB+

 

Ramonet - Puligny 1er cru champ canet 2016 : très fin, pas trop d'élevage ici, belle tension. TB++.

 

Ramonet - Chassagne 1er cru Caillerets 2018 Mag : un côté exubérant, encore un peu d'élevage grillé et soufré, pas très beurré ni très gras, belle tension en finale pour un 2018, encore un peu jeune mais bien équilibré, prometteur. TB+.

 

Ramonet Bourgogne blanc durots 2023 : très grillé des lies, soufré, tendu, peu de gras. A attendre un peu.

 

Abbaye de Morgeot blanc 2022 : encore un poil d'élevage à intégrer, mais beau volume, de la tension pour 2022, pas trop de gras, bien né. TB+.

 

Ramonet - Chassagne-Montrachet 1er cru Morgeot 2016 : nez plutôt grillé/autolyse, pas trop beurré pour Ramonet. Bouche avec tension et gras, assez puissante, longue, peut-être une pointe d'alcool en finale pour chipoter, mais sinon très joli. TB+.

 

Ramonet - Monthelie rouge 2020 : couleur intermédaire, nez très fruité, peu d'élevage, fruits rouges mûrs, petit côté primeur bonbon. Bouche suave, fruitée, simple, pas grand fond mais gourmande, facile à boire. TB.

 

21 octobre 2016

Henri Jayer (Vosne-Romanée) ******

Henri Jayer, décédé en 2006 (dernier millésime en 2001), est le mentor de nombreux vignerons bourguignons. Il a été l'un des premiers à clamer haut et fort que le vin devait se faire à la vigne plutôt qu'à la cave à une époque où cela n'était pas si évident. Sans aller jusqu'au bio il s'est opposé à l'usage intensif des produits chimiques. Il vinifiait des raisins issus de faibles rendements, totalement égrappés, en fûts neufs, faisant toujours attention aux températures de fermentation. Ses vins tout en gourmandise et en rondeur, mais sans jamais manquer de fond, capables de bien vieillir, ont d'abord connu le succès aux Etats-Unis et chez les Anglo-Saxons avant de devenir aujourd'hui les vins les plus recherchés du monde. Son célèbre Cros Parentoux a été divisé entre son neveu Emmanuel Rouget et le domaine Méo-Camuzet.

 

 

Henri Jayer - Echezeaux 1989 : le bouchon s'effrite complètement à l'ouverture mais il indique bien le domaine et 1989. La robe est rubis clair avec des contours tuilés, le nez est surtout sur le sous-bois au départ puis après une demi-journée d'ouverture on trouve un beau mélange de kirsch, de confiture de fraise, de griotte et de notes tertiaires, champignon, truffe, feuilles mortes, terre, cuir, mais pas de rose ou de notes florales. Il fait peut-être un peu chaud, mais ce n'est pas étonnant vu le millésime. La bouche est grandiose, avec une texture de velours, des tannins quasi imperceptibles, un peu moins de tertiaire qu'au nez même si on sent bien le côté truffe et sous-bois et un peu plus de fruits, moins kirschés, plus frais et confiturés. A l'ouverture il manquait un peu d'acidité pour équilibrer le vin mais après une une longue aération et servi plus frais je lui trouve la fraîcheur qu'il lui manquait jusque là, même si bien sûr on n'est pas sur un style tendu et minéral. C'est un vin très facile et gourmand, qui glisse tout seul. La finale est très longue, sans être exceptionnelle non plus, sur les fruits rouges confiturés et à nouveau un peu plus de sous-bois. Pas le plus grand vin de ma vie (même si on en est pas très loin) mais peut-être la plus grande émotion. Un moment inoubliable pour un amateur de bourgogne comme moi. Note : 19/20

 

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19 octobre 2016

Weingut Feiler-Artinger (Autriche) ****

Feiler Artinger - Ruster Ausbruch Essenz 2006 1/2 bt : (60% chardonnay 40% welschriesling, 429gr SR, 5,5%vol.) Couleur dorée, nez très exotique, beaucoup de coing, de fruits de la passion, de la mangue, des fruits jaunes, du miel, peut-être une pointe florale. La bouche est douce, ultra épaisse, concentrée et en même temps parfaitement équilibrée par une grosse acidité, sur les arômes du nez avec un côté miellée encore plus évident. Finale longue, belle ampleur pour un vin à 5,5%, avec un peu d'agrumes aussi désormais. Très grand liquoreux, encore tout jeune mais qui offre déjà énormément de plaisir. TB++.

 

Feiler-Artinger, Gelber Muskateller Ruster Ausbruch 2018 : joli liquoreux, qui ne muscate pas trop, beaucoup de fruits exotiques, pas mal de sucre mais bonne acidité, bel équilibre.

 

Weingut Feiler-Artinger - Ruster Ausbruch Essenz Zweigelt 2013 : (100% zweigelt, vendanges les 5et6 décembre, élevage de 2ans en barriques de plusieurs vins, pas de malo, alcool : 6,5%, Sucres : 311,8g/L) Couleur rose foncé aux reflets orangés, nez moyennement expressif à l'ouverture, un peu mieux le lendemain sur du sirop de fraise, de la grenadine, cerise rouge, un peu de figue, pas extrêmement complexe mais agréable et original pour un liquoreux. La bouche est remarquable par son équilibre, la tension est présente tout du long et les 300gr de résiduels ne se sentent que par l'épaisseur de la texture. C'est un vin qui reste très frais et digeste, sur l'aromatique du nez, plein de fruits rouges au sirop. La finale est de de longueur moyenne, principalement sur le sirop de fraise. Excellent liquoreux, original, qui brille aujourd'hui par son équilibre, la complexité viendra probablement avec le temps. Je serais curieux de voir à quoi il ressemblera dans quelques décennies avec du tertiaire... Note : 17,5/20

feiler artinger essenz zweigelt 2013

 

Dispo ici : http://www.levertetlevinbio.com/domaine/207-weingut-feiler-artinger

 

Weingut Feiler-Artinger - Traminer Beerenauslese 2013 1/2bt : (173,8 gr SR/L, cépage 100% traminer ou savagnin) Couleur or pâle, nez peu expressif et un peu alcooleux à l'ouverture, très bien le lendemain avec beaucoup de miel, des fruits jaunes, des épices, un côté mentholé. La bouche est épaisse, concentrée, mielleuse, avec des fruits jaunes mais aussi un léger côté litchi et rose dans le fond, toujours un côté mentholé, le vin est puissant pour un autrichien à 10,5%, il manque un peu de tension sur la fin de bouche sans être non plus écoeurant. Finale assez longue sur le miel et l'abricot. Bon rapport q/p (12€ la 1/2bt), à condition d'ouvrir le vin à l'avance ou de l'attendre encore un peu, de le servir assez frais et de bien l'accorder à table. Note : 16,5/20

feiler artinger traminer

 

Meinklang (Autriche) *** - Burgenlandweiss 2014 : (welschriesling, grüner veltliner, muskat ottonel) robe presque tranlucide, nez expressif, bien marqué par le muscat, raisin blanc avec des notes de fleurs blanches du grüner veltliner. Bouche perlante, légère (10,5%) vive et fraîche, très florale, fruitée, mais manquant de tension. Finale très courte mais salivante et fraîche. Vin très facile à boire et désaltérant. 14,5/20.

meinklang

 

Meinklang – H 2013 : (100% harslevelu, 5,5g SR) Couleur paille,légère réduction à l’ouverture et beaucoup de gaz, bien mieux après quelques heures de carafe, nez fruité, beaucoup d’agrumes, quelques notes florales. Bouche perlante avec quelques grammes de sucre (comme un riesling allemand), vive, fraîche, fruitée, manquant d’un peu de gras mais très facile à boire, quelques épices en fin de bouche. Assez bonne longueur, finale tendue, salivante, avec une légère amertume qui rappelle le pamplemousse. Note : 15,5/20.

meinklang harslevelu

 

D'Arenberg (Australie) ** - The Stump Jump McLaren Vale 2010 : (shiraz, grenache, mourvèdre) robe grenat clair, nez puissant très expressif, prunes cuites, kirsch, fruits noirs très mûrs. Bouche puissante, alcooleuse, on dirait un vin muté, manque de fraîcheur, mais beaucoup de matière, tannins bien polis, longueur moyenne. Un vin bien trop lourd à mon goût. 12/20.

d'arenberg stump

 

13 octobre 2016

André et Florian Moingeon (Saint-Aubin) ***

André Moingeon - Blagny "Le Trézin" 2013 : robe très claire, nez expressif sur de petits fruits rouges (framboise, groseille), un peu de ronce. Bouche légère, pas une grosse matière, peu tannique, très fraîche avec une bonne acidité, sur les fruits rouges et un peu d'épices en fin de bouche. Très facile à boire. Longueur moyenne. Un bon petit pinot. Note : 14,5/20.

 

Chassagne-Montrachet rouge 2013 : robe encore plus claire que le Blagny, nez sur les petits fruits rouges mais avec un côté un peu vert, pas assez mûr, ça se confirme en bouche où le vin est vraiment fluet, trop acide par rapport au peu de matière, pas très long. En-dessous du Blagny, et surtout très loin du niveau des blancs du domaine. Note : 13/20.

 

André Moingeon - Saint-Aubin 1er cru Les Frionnes 2013 : couleur or pâle, nez expressif dès l'ouverture, beurré, floral, et citronné, boisé très bien intégré. Bouche grasse, gourmande, sur le citron très légèrement sucré, la pêche, le beurre, très belle matière, avec une fine acidité à l'arrière-plan. Longueur moyenne. Pas très complexe mais beaucoup de plaisir en l'état. Bon rapport q/p (13€). Note : 16/20.

moingeon frionnes 2013

 

Saint-Aubin 1er cru Sur Gamay 2013 : couleur or pâle, nez beurré, floral, un peu plus marqué par l'élevage que Frionnes même si ça ne domine pas. Bouche plus vive, plus tendue et plus citronnée que Frionnes, un peu moins gourmand en l'état, mais devrait se garder un peu plus longtemps. Belle longueur, peut-être plus que Frionnes. Note : 15,5/20

 

St Aubin sur gamay 2015 : encore jeune, beurré, gras, fianle un poil lourde même si pour 2015 c'est plutôt réussi. TB-.

 

Moingeon - Puligny-Montrachet 1er cru La Garenne 2018 : Couleur or pâle, joli nez expressif dès l'ouverture, très floral, fruits jaunes, légèrement beurré, pointe d'élevage vanillé/grillé mais pas trop marqué et déjà bien intégré vu l'âge du vin. La bouche est plus décevante que le nez, ronde, grasse, reprenant cette belle aromatique mais manquant un peu de peps, surtout sur la finale où on sent bien les caractéristiques du millésime. Ca finit un peu trop rondouillard à mon goût avec quelques notes de caramel. B+.

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St Aubin Frionnes 2020 : nez grillé soufré, bouche assez droite, pas de beurré, mais grillé soufré un peu trop marqué. B+.

Moingeon, Saint-Aubin 1er Cru Frionnes 2020 : couleur très claire, un vin plus en tension que ce qu’on attendait pour un 2020, sans la maturité du millésime, citronné, fumé, soufré, finale salivante qui réveille bien les papilles pour commencer. Encore un peu jeune dans l’idéal.

 

Chassagne 21 Moingeon frais et tendu, grillé des lies, pas de gras, manque un peu de vin peut-être. St Aubin Chateniere 22 même idée, tendu, sur lies, pas de gras, peu de bois, très bon. St Romain Roche Dumay 22 plus d’amers un peu plus strict mais noble.

 

 

8 octobre 2016

Eric Morgat (Savennières) ****

Eric Morgat - Savennières l'Enclos 2011 : Couleur or, nez expressif sur des fruits mûrs : poire, agrumes, coing, puis en se réchauffant de plus en plus sur des fruits secs et un côté brioché. Le lendemain on trouve un peu de pommes blettes. La bouche est vive, avec une très belle matière, du gras, un élevage très bien intégré, avec de la brioche, de la poire, de la pomme blette, du pamplemousse. C'est assez opulent mais ça reste très digeste grâce à une magnifique tension. La finale est longue, sur l'amertume du pamplemousse, les fruits secs et la brioche. Un Savennières de gastronomie, qui commence à bien se goûter mais qui a encore tout l'avenir devant lui. Après je garde une légère préférence pour le style plus fin et aérien des Savennières de T. Boudignon (d'après le 2013 en tout cas). Note : 17/20.

morgat l'enclos

 

L'enclos 2010 : nez miel, un peu oxydatif , mais bouche tendue, saline, pas trop opulente, en longueur, bien plus jeune que le nez, encore pleine de peps. TB.

 

Eric Morgat - Savennieres Fides 2015 : mûr, opulent, grosse acidité et grosse matière à la fois, finale un peu chaude. B+.

 

Eric Morgat, Savennières Fidès 2014 : une bouteille malheureusement oxydée.

 

Eric Morgat, Savennières Fidès 2018 : aromatique qui sauvignonne un peu, bouche avec un peu de gras et de volume mais aromatique étonnante, toujours buis, cassis. Mieux le lendemain. B.

 

8 octobre 2016

Tom Litwan (Suisse) **

Tom Litwan - Pinot noir Thalheim Chalofe 2014 AOC Argovie : couleur très claire, nez très marqué par un côté toasté qui fait penser à des fûts surchauffés, loin derrière des petits fruits rouges, framboise, cerise griotte. La bouche est toastée aussi, avec beaucoup de gaz à l'ouverture, assez légère sans être fluette, peu tannique, avec une bonne fraîcheur et des fruits rouges agréables si on regarde derrière le bois. Longueur moyenne. Un vin assez décevant, dont l'utilisation de fûts trop chauffés est étonnante pour un producteur en biodynamie qui souhaite mettre en avant le terroir. Note : 12/20.

litwan chalofe 2014

 

 

 

Adank ** - Grisons pinot noir 2022 : (en 1/2 bt) pinot noir léger, simple, un peu trop végétal, manque un poil de maturité, les tannins serrent un peu la finale du coup. B-.

 

 

 

Christophe Abbet *** - Ambre 2006 : (Valais, cépages petite arvine et marsanne, 6ans en barriques) Robe ambrée, beau nez sur le praliné, la nougatine, l'abricot sec, le miel, les dattes, le caramel, très gourmand, pas spécialement boisé ni oxydatif. La bouche est par contre décevante, elle manque d'acidité, pas de tension, pas de longueur. L'aromatique est pourtant gourmande, proche de celle du nez, la texture épaisse est agréable, mais un liquoreux qui manque d'acidité ça ne pardonne pas. Très décevant pour un vin qui a la réputation d'être parmi les meilleurs liquoreux du monde. B.

 

 Christophe Abbet, AOC Valais Humagne rouge 2016 : (Domaine de 4ha créé dans les années 1990, pas de certification mais plutôt peu interventionniste. Sols de granit, élevage en cuves, sur Martigny et Fully. 450m altitude environ. Egrappé. L’humagne descend du cornalin et d’un cépage inconnu. Attention qu’on l’appelle cornalin dans le val d’Aoste)  Couleur rubis très claire et trouble, nez magnifique dès l’ouverture, de sureau/cranberry, groseille, framboise, rose, pot-pourri. Bouche aérienne, légère en alcool (12%), acidulée, toute en fruit et floral, pure, évidente, évanescente même, on a peur que le vin s’oxyde mais le fond de bouteille était nickel, peu de volume, finale acidulée, très fraîche, petite note végétale noble, ultra digeste, évident. TB++.

 

1 octobre 2016

Clos des rochers (Luxembourg) **

Clos des Rochers - Riesling Grevenmacher Fels Grand 1er cru 2014 AOP Moselle luxembourgeoise : (fût 701, 13% vol.) couleur paille, beau nez sur les agrumes, le citron, avec des notes de pêche blanche et de fleurs sucrées. Bouche vive, légèrement perlante, minérale, sur le citron et le pamplemousse avec un peu trop d'amertume sur la fin de bouche malheuresement. Finale de longueur correcte mais un peu trop amère aussi. Note : 14/20.

riesling clos des rochers

 

Alice Hartmann ** - Riesling Wormeldange Koeppchen 2015 "La chapelle" : robe dorée, nez terpène, miel, fruits jaunes, ananas, un peu exotique. Bouche facile, très fruitée, style demi-sec, exotique, finale un peu courte manquant un poil de tension. Bon riesling de soif. Note : 14,5/20.