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Mon carnet Vin
20 juin 2017

Michel Bouzereau (Meursault) ****

C'est désormais Jean-Baptiste qui gère ce domaine familial d'une douzaine d'hectares. Si par le passé les vins étaient plutôt gras et beurrés, ils sont désormais tout en tension, en élégance et en pureté, très rarement marqués par des notes grillées. Attention que sur certains millésimes les vins fatiguent vite et ne semblent pas supporter une longue garde. Il faudra voir si ce sera aussi le cas des derniers millésimes.

 

Michel Bouzereau - Bourgogne blanc 2010 : couleur or, nez expressif, beurré, boisé bien intégré, un peu de citron et de noisette. Bouche très grasse, épaisse, beurrée, qui manque un peu de fruit et de tension à mon goût. Finale de longueur moyenne, légèrement citronnée. Un Bourgogne générique à son apogée, qui devait être bien marqué par le fût au départ, qui bénéficie aujourd'hui de cet élevage appuyé pour donner une très belle texture mais qui manque un peu de finesse et de profondeur par rapport aux Meursaults. Note : 15/20.

bouzereau bourgogne 2010

 

Michel Bouzereau -  Meursault Les Tessons 2014 : (25% fûts neufs, sols "argilo-calcaire, roche à fleur, terre rouge") Couleur or pâle, nez moyennement expressif mais élégant, au boisé léger et bien intégré, avec des notes beurrées, des agrumes, légèrement floral, quelques fruits jaunes en se réchauffant. Bouche vive, avec une belle tension, de la finesse, légèrement beurrée, citronnée, pas ultra complexe en l'état mais bien équilibrée et élégante, avec une finale assez longue sur les agrumes. Je serais probablement parti sur Puligny à l'aveugle. TB+.

 

Michel Bouzereau, Meursault Les grands charrons 2014 : Robe presque translucide, le nez est un peu fermé, très citronné, minéral. Bouche toute en tension, à l'opposée du vin précédent, dans le style de beaucoup de Meursault d'aujourd'hui, puissante, un peu austère, avec beaucoup de longueur, mais le vin manque d'un peu de gras et de gourmandise. B+. Une autre bouteille avait plus de gras, moins d'austérité. TB.

 

Michel Bouzereau - Meursault 1er cru Genevrieres 2012 : encore assez clair, nez de beurre frais, commece à partir sur l'ananas, bouche grasse, beurrée, mais pas très vanillée, manque un poil de tension sur la finale. TB. Une autre bouteille semblait assez solaire, épicée, sudiste. TB.

 

Domaine Michel Bouzereau, Puligny-Montrachet 1er cru « Champs Gains » 2015 : (100% chardonnay sur sols très calcaires. Elevage d’un an en fûts dont 25% neufs) Robe très claire, nez minéral, citronné, calcaire, léger beurré et légèrement floral, une pointe de noisette grillée, très élégant. Bouche tendue, très léger gras par dessus, beaucoup d'agrumes. Finale très longue, minérale, salivante. Déjà excellent. TB++.

 

Domaine Michel Bouzereau, Puligny-Montrachet 1er cru "Le Cailleret" 2015 : (parcelle dans le prolongement du Montrachet) Même couleur, nez assez proche, peut-être à peine plus beurré et un peu plus sur la retenue. Bouche qui a la même puissance, la même minéralité avec un petit supplément de gras et de matière, finale encore plus longue. Déjà excellent, et probablement très grand dans quelques années. TB++.

 

Meursault « Grands charrons » 2015, domaine Michel Bouzereau : couleur très claire, nez plein de fruits, agrumes et fruits du verger. Bouche toujours aussi fruitée, tendue par une belle acidité, peu de gras, belle longueur pour un village, beaucoup d’élégance, comme souvent chez Bouzereau. TB.

 

Meursault Charmes dessus 2011 : pointe d'évolution fruits exotiques et miel, noisette au nez, bouche tendue, très droite, léger beurré, finale assez longue, notes de noisette. TB+.

 

Bouzereau - Bourgogne pinot noir 2017 : semble vert et assez dur en l'état. B-.

 

Bourgogne Aligoté 2017 : couleur très pâle reflets gris, nez sur le beurre frais, la crème, fleurs blanches, pointe de sucre vanillé, peut-être fruits jaunes. Attaque grasse, beurrée, fleurs blanches, sureau, puis fin de bouche sur l'acidité, en longueur, plus d'agrumes. Finale assez longue avec une belle tension. Un aligoté de haute volée, avec probablement un élevage fût, mais bien absorbé qui pourrait faire penser à un chardonnay. TB-.

 

Bourgogne côte d'or chardonnay 2018 : nez un peu grillé, boisé, bouche à l'élevage bien intégré, gourmande, vanillée, beurrée, mais finale fraîche, minérale. TB-.

 

Jean-Baptiste Bouzereau, Meursault 1er cru Genevrières 2014 (Genevrières dessous) : Couleur légèrement évoluée, nez sur les fruits exotiques, très léger beurré, pas de notes grillées. Bouche fruitée, pas très grasse, ni très volumineuse, elle manque un peu de tension. B+.

 

Jean-Baptiste Bouzereau, Meursault Les Tessons 2016 : Couleur déjà bien évoluée, nez sur le miel, les fruits exotiques, le coing, qui ne fait pas du tout chardonnay, déjà bien évolué. La bouche le confirme, la bouteille semble avoir déjà bien vieilli, manque d’intensité, la finale semble un peu courte et fatiguée. Pas une belle bouteille. B-.

 

M. Bouzereau - Puligny-Montrachet 1er cru Champ gain 2016 : Couleur très claire, nez assez proche du Champ gain de Caillon, épuré, fruits blancs, floral, pas de beurre, pas de bois. Bouche minérale, pure, toute en tension, pas de grillé ni d'autolyse non plus, avec beaucoup de longueur. Excellent. TB++.

 

Bouzereau - Meursault 1er cru perrieres 2018 : Couleur claire, nez de chardo beaunois beurré, à peine vanillé, floral. Attaque gras beurré mais finit tendu minéral, salivant, calcaire et très long. Deja excellent en l'état. A ne pas servir trop chaud par contre. TB++.

 

M. Bouzereau - Puligny 1er cru champs gains 2009 : Nez assez riche, début d'évolution, fait un peu peur. La bouche est mieux, avec de la finesse, pas trop grasse, surtout une finale tendue, sur des amers et salivante. TB.

 

Bouzereau - Puligny 1er cru Le Cailleret 2018 : moins toasté, un peu plus beurré, fin, élégant, finale plus minérale et plus longue. TB+.

 

Bouzereau - Meursault 1er cru Genevrieres 2018 : le nez est très vanillé, très boisé, beurré. Ca se confirme en bouche, du gras, du beurre et de la vanille, finale lourde sur l’élevage. Bizarre, j’ai goûté des 2018 chez lui bien mieux que celui-ci. B-.

 

Michel Bouzereau

Bourgogne côte d’or 2022, MEURSAULT grands charrons Blanc2022 et MEURSAULT 1ER CRU charmes Blanc2022, trois blancs fleuris, élégant, pas beaucoup d’élevage mais manquant un peu de tension pour les trois.

 

17 juin 2017

Michel Noëllat (Vosne-Romanée) ***

Michel Noëllat - Bourgogne Hautes Côtes de Nuits Rg 2015 : très beau nez de fruits rouges assez mûrs, bouche épicée, très fruitée, croquante, mais à peine alcooleuse en finale. TB-. Une deuxième bouteille avait perdu cette pointe d'alcool. TB.

Rg 2017 : un peu plus chaleureux encore que 2015, belle texture, bonne matière, bien fait, profil solaire. TB-.

Coteaux bourguignons 2017 : beau nez de cerise croquante, bouche un poil chaude en finale, mais globalement un bon rapport q/p. B+.

Michel Noëllat - Bourgogne Hautes Côtes de Nuits blanc 2014 : couleur très claire, vin avec peu de gras, très fumé, un peu iodé, citronné. B-.

Michel NoëllatBourgogne Hautes Côtes de Nuits blanc 2017 : très différent, plus doré, plus gras, sans être très beurré, marqué par la nougatine, praliné, gourmand et facile, pas très tendu. B+.

Domaine Michel Noëllat - Vosne-Romanée 1er cru Les Suchots 2015 : Couleur grenat, sombre pour du pinot noir. Superbe nez qui s'ouvre au fil de la dégustation, sur la cerise, la mûre, encore une pointe boisée/toastée. Bouche à la fois puissante et concentrée mais aussi gourmande et soyeuse, pleine de fruits, avec une finale immense. "La main de fer dans un gant de velours". Déjà beaucoup de plaisir en l'état. TB+.

 

 

Goûtés lors de la Fête des Grands Vins 2015 

Michel Noëllat Vosne 1er cru Suchots 2013 : très fin, plein de petits fruits rouges, bonne matière, tannins soyeux. TB+.

Michel Noëllat Vosne 1er cru Les Beaux Monts 2013 : nez encore plus expressif que Suchots, bouche assez proche, beaucoup de fruit et de finesse. TB+.

 

Grands Jours 2018 

Vosne 16 : gourmand, un peu sucré, pas très épais, très facile. B+.

Vosne 1er cru Suchots 16 : nez gourmand, un peu confit, bouche tendue, pas très épaisse, un peu serrée en finale. TB-.

Vosne 1er cru Beaux monts 16 : plus noir, plus confit, plus épais, tannins présents mais de qualité. Un peu mieux que Suchots. TB.

Echezeaux du dessus 16 : nez fermé, bouche un peu boisée, confite, semble moins longue. TB-.

Clos vougeot 16 : massif, très tannique, à attendre, grosse matière. TB-.

 

14 juin 2017

Les Fils de Charles Trosset (Arbin) ****

Les Fils de Charles Trosset - Mondeuse "Prestige des arpents" 2008

Couleur : rubis foncé.

Nez : très expressif, plein de fruits (cerise, framboise, mûre), quelques notes florales (violette). Très frais, annonce un vin assez léger.

Bouche : là aussi ça pète le fruit (comme au nez, peut-être un peu plus fruits rouges que noirs), les tannins sont présents mais bien fondus, belle acidité, beaucoup de fraîcheur. Un peu de poivre. Plus puissante que le laissait envisager le nez mais on reste sur un vin fin et très frais.

Finale : toujours très fruitée, fraîche, bonne longueur, un peu plus de poivre.

Note : 17/20. Une grande mondeuse, dans un registre frais et fruité.

 

 

Les Fils de Charles Trosset - AOP Savoie Arbin Mondeuse "Harmonie" 2015 : robe rubis foncé, très beau nez sur la mûre, la cerise, le cassis, le poivre, il semble assez mûr. Pas du tout de bretts contrairement à ce qui est écrit dans la RVF 2018. La bouche est très fruitée, poivrée, avec des tannins encore serrés, un peu d'alcool, mais une très belle matière. Bonne longueur en finale, du fruit, de l'acidité mais des tannins un peu durs et une pointe d'alcool, encore trop jeune. A attendre mais le potentiel est là pour faire une très belle bouteille dans 4-5ans. B+.

 

Harmonie 2017 : tannins plus fins. TB.

 

 Fils de Charles Trosset, Savoie Arbin Mondeuse Prestige des arpents 2019 : (100% mondeuse) Une mondeuse colorée, sur les fruits noirs, la violette, un peu de poivre, légère en alcool (12,5%) mais qui semblait mûre, les tannins sont relativement fins pour une mondeuse. Difficile à placer. B+.

 

10 juin 2017

Week-end LPV

Bouteilles du vendredi soir 

Méo-Camuzet - Hautes Côtes de Nuits blanc Clos St Philibert 2010 : superbe nez de chardonnay bourguignon très noble, beurré, floral, fruité, avec de l'amande, un boisé (grillé, vanillé) léger et parfaitement intégré. Bouche tendue, avec un beau volume, de la longueur, on part sur un 1er cru de Puligny à l'aveugle. Impressionnant pour le niveau d'appellation. Ca commence fort. TB+.

Domaine de la Romanée-Conti - Hautes Côtes de Nuits blanc Abbaye de St Vivant pour les Caves Augé 2007 : robe bien plus dorée que le précédent, plus beurré, moins grillé, fruits plus mûrs, semble plus chaud. Bouche tendue, fruitée, beurrée, plus puissante et grasse que le précédent, un peu moins d'élégance, belle longueur aussi. TB+.

Donnhoff - Hermannshohle GG Riesling trocken 2012 : robe très claire, beau nez très "riesling" avec de la résine, du citron vert surtout. Bouche légèrement perlante, tendue, longue finale sur des amers nobles, pamplemousse, citron vert. L'équilibre est là, à attendre un peu pour une aromatique plus complexe. TB.

Domaine Andrée - Anjou blanc 2014 : Robe claire, très beau nez qui fait penser à un chardonnay, avec du pétard, de la cacahuète grillée, des agrumes. Bouche vive, tendue, on retrouve bien le chenin, un peu de poire, des agrumes, légère amertume en finale, bonne longueur. Beau vin, qui souffre juste de la comparaison avec les deux Bourgognes. TB.

Jean Tardy - Nuits-Saint-Georges Au bas de Combe VV 2012 : Beau nez assez noble, fruits rouges et noirs, poivre. Bouche très fraîche, tendue, tannins fins, pas une grosse matière mais la finale est longue, fruitée, très poivrée, peut-être un peu trop. TB.

Christian Clerget - Vougeot 1er cru Les Petits Vougeots 2002 : nez très chaud, sur le pruneau, le café. Bouche très chaude aussi qui manque clairement d'acidité et de fraîcheur. Peu de longueur. Certains autour de la table ont été moins durs que moi, lui trouvant une certaine gourmandise. Moyen.

Brunel (Les Cailloux) - Chateauneuf-du-pape rouge 2001 : nez assez chaud, évolué, quelques notes en commun avec le vin précédent. La bouche est quand même plus fraîche, c'est un peu mieux mais ça manque de tension pour moi. B-.

Christophe Abbet - Ambre 2006 : (Valais, cépages petite arvine et marsanne, 6ans en barriques) Robe ambrée, beau nez sur le praliné, la nougatine, l'abricot sec, le miel, les dattes, le caramel, très gourmand, pas spécialement boisé ni oxydatif. La bouche est par contre décevante, elle manque d'acidité, pas de tension, pas de longueur. L'aromatique est pourtant gourmande, proche de celle du nez, la texture épaisse est agréable, mais un liquoreux qui manque d'acidité ça ne pardonne pas. Très décevant pour un vin qui a la réputation d'être parmi les meilleurs liquoreux du monde. B.

Jardins de Babylone (Dagueneau) - Jurançon moelleux 2011 : robe dorée, le nez nous amène tout de suite sur du manseng, très marqué ananas, fruits exotiques, miel, pas encore très complexe. La bouche est un modèle d'équilibre, les sucres passent tout seuls grâce à une superbe acidité, c'est frais, tendu, digeste et très long, presque salin en finale. Il a écrasé le vin précédent. TB+.

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Bouteilles du samedi soir

Boyer-Martenot - Meursault 1er cru Perrières 2010 : couleur dorée, nez assez discret, peu beurré pour un chardonnay, plus sur le citron et les fruits jaunes. Bouche puissante, voire un peu alcooleuse en finale, grasse, bonne tension, mais là aussi c'est peu aromatique. Pas mauvais, mais on en attend beaucoup plus d'un Perrières 2010. B.

La Barthassade - IGP Hérault blanc Les Cargadous 2015 : (chenin, roussanne) Robe assez claire, nez très fruité, marqué par la roussanne, poire, abriot, pêche. L'attaque en bouche est sur le même fruité, belle matière avec un peu de gras, mais l'ensemble s'effondre assez vite, la fin de bouche manque de tension, finale assez courte, pas assez fraîche. B.

Ostertag - Pinot Gris A360P Muenchberg 2009 : couleur dorée, nez original sur le caramel beurre salé, la tarte tatin, la brioche, un peu de poire. Attaque vive en bouche, grosse matière, beaucoup de gras, on retrouve le caramel, la tarte tatin, bonne longueur, à boire assez frais, dès que le vin s'est réchauffé il est apparu lourd et manquant de tension. TB-.

Reynaud - Pialade Côtes du Rhône 2008 : comme d'habitude très "confiture de fraise", mais avec plus de poivre et d'orange sanguine que la bouteille goûtée il y a un an, très frais, un peu plus évolué, finale très poivrée. TB.

Gonon - Saint-Joseph rouge 2011 : très sombre, beaucoup d'olive au nez, de l'anchois, des fruits noirs. Bouche très fraîche, tendue, fruitée, pleine d'olive, tanins fins, pas très concentrée, mais très longue. Après un superbe 2012 l'an dernier, Gonon fait coup double. TB+.

Beaucastel - CdP rouge 2001 : très poussiéreux, problème de bouteille a priori.

Clos des Papes - CdP rouge 2007 : (ouverte 24h à l'avance comme les 2 suivantes) Robe sombre, très beau nez encore tout jeune, sur les fruits noirs, la fraise, un peu d'épices, des notes florales. La bouche est puissante, encore un peu sur la retenue, mais avec beaucoup de fraîcheur, des tannins soyeux, une grande longueur, on peut déjà se faire plaisir si il est servi bien frais, mais dès qu'il s'est réchauffé l'alcool se sentait en finale. Grande bouteille en devenir. TB+.

Pontet-Canet - Pauillac 2009 : Robe très sombre aussi, nez sur un élevage gourmand, coco, vanille, barbe à papa, qui doit encore s'intégrer. La bouche est magnifique, épaisse, soyeuse, très fraîche, très longue, beaucoup de fruits noirs, moins d'élevage qu'au nez, déjà bien épanouie en l'état. TB+.

Mouton-Rothschild - Pauillac 2001 : Robe sombre encore assez jeune, nez "classique", légèrement vanillé, cassis, cèdre, tabac. Bouche fraîche, aux tannins soyeux, moins de matière que le Pontet-Canet, finale un peu courte pour un Mouton et par rapport au précédent. Bon vin mais pas exceptionnel. TB.

Guigal - Côte-Rôtie La Landonne 2001 : (ouverte juste avant dégustation) Là aussi c'est encore jeune, aucune trace d'évolution, très beau nez sur les fruits noirs, l'olive (un peu moins que Gonon quand même), le poivre, pas de boisé ressenti. Bouche d'une grande fraîcheur, beaucoup de fruit, tannins parfaitement intégrés, très long. Un bon cran au-dessus du précédent. TB+.

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9 juin 2017

Domaine Plageoles (Cahuzac-sur-Vère) ***

Dégustation à la Cave du Théâtre

Mauzac vert 2015 : nez légèrement marqué par la pierre-à-fusil, bouche citronnée, avec une belle tension, bien mieux que le 2014. Regoûté en bouteille, il est plus épais, moins citronné, un peu oxydatif. TB.

Braucol 2016 : plein de fruits rouges, réglisse, poivre, assez gouleyant, tannins bien fondus, glisse tout seul. TB.

Syrah 2016 : plus marqué fruits noirs, avec un peu plus de matière, des tannins encore plus fins, très juteux et facile à boire. TB.

Duras 2014 : moins fruité que les deux 2016, plus rustique, des notes d'agrumes, d'orange sanguine et de fruits noirs, moins mon style. B.

Prunelart 2014 : là aussi c'est rustique, épicé, plus tannique encore que le Duras, j'ai du mal aussi. B.

Loin de l'oeil 2015 : pas trop sucré, beaucoup de fruit, poire, pomme au four, brioche, très facile, manque un peu de tension et de longueur. TB-.

Mauzac 2015 petillant natrel : beau nez fruité, floral, bulle assez fine, légère amertume rafraîchissante en finale. TB.

 

 

 

Robert & Bernard Plageoles - Gaillac doux Mauzac Roux 2010

Couleur : or.

Nez : expressif dès l'ouverture, sur l'abricot, le miel, la pâte de coing. Ressemble un peu à un Sauternes légèrement évolué (7-10ans).

Bouche : on retrouve les arômes du nez, un peu de prune aussi, texture légèrement épaisse et liquoreuse, avec une bonne acidité. Bien équilibrée. Très facile à boire. Par contre je ne sens pas particulièrement de tilleul ou de verveine comme l'indique le site du domaine.

Finale : longueur moyenne, toujours sur les fruits jaunes et surtout le miel, petite pointe d'amertume.

Note : 16/20. Un bon liquoreux, à prix doux (11€ les 50cl).

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 Cépage : Mauzac roux. Rendements 25 hl/ha. Sucres résiduels : 120gr. Sols : argilo-calcaire.

 

Joli reportage sur le domaine ici : http://www.wineterroirs.com/2012/01/plageoles_gaillac_tres_cantous_tarn.html

 

 

Dégustation d'une partie de la gamme au domaine

Mauzac vert 2014 : sur la pomme bien mûre, un peu de poire et de fleur, manque un peu de tension. B.

Pét Nat 2014 : (mauzac rose majoritaire) sec sur ce millésime-là, beaucoup de fraîcheur, bulle assez fine, léger, beaucoup de fruits frais, facile à boire. B+.

Ondenc sec 2014 : le nez fait un peu moelleux, avec du miel, des fruits jaunes, de l’anis, bouche plus sèche, grasse, mielleuse, sur l’anis aussi, manque un poil de tension. B.

Braucol 2014 : très clair, nez sur le réglisse, le café, les petits fruits rouges, beaucoup de fraîcheur, léger en bouche, pas très long mais très facile. TB-.

Duras 2013 : encore plus épicé, poivré, un peu de réglisse aussi, plus de matière que le braucol, plus vif, un peu plus noir même si on reste sur un vin très fin pour du duras. B+.

Prunelart 2013 : on sent le millésime frais, le vin est léger, avec un très beau nez sur la confiture de fraise, la griotte, la bouche manque un peu de matière, du coup les tannins sont un peu secs sur la finale bien que pas très nombreux. B+.

Prunelart 2010 : beaucoup plus chaud, fruits noirs, tabac, plus de matière, manque un peu de fraîcheur à mon goût. B.

Loin de l’œil 2013 : nez très fruité, ananas, agrumes, fruits blancs (poire), assez vif en attaque, très gourmand, seule la finale manque un peu de longueur et de tension. Excellente année pour les liquoreux d'après Bernard Plageoles. TB-.

Vin d’Autan 2008 : (ondenc, passerillage sur souche, rendements 7hL/ha) nez sur le miel, l’abricot, la figue, les fruits confits, très bon équilibre en bouche, avec une grosse concentration (un peu plus de 200gr de résiduel de mémoire) mais de la fraîcheur. Belle longueur. TB+.

Vin de voile 2000 : (mauzac, élevage de 7ans en vieux demi-muids sans ouillage) beaucoup de noix, très typé vin jaune, des fruits secs, assez bonne acidité, moins puissant et fait presque un peu dilué par rapport aux vins jaunes. Une curiosité. B.

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Au final une gamme très intéressante, avec des cépages rares, des vins originaux, tous au minimum bons, et un excellent Vin d'Autan.

 

Plageoles - Muscadelle 2014 : Couleur dorée, nez sur le coing, l'abricot, un peu de poire. Attaque en bouche un peu légère, puis peu à peu l'acidité et quelques amers étendent le vin et lui donnent une bonne longueur, surtout très digeste, pas trop se sucres résiduels, comme s'il en avait mangé un peu, quelques notes d'abricots secs et d'orange amere en finale. Note : 16,5/20.

 

Plageoles - Mauzac roux 2014 : facile, un peu court. B.

 

Loin de l'oeil 2022 : manque un peu d'acidité pour un moelleux. B.

 

Mauzac roux 2017 ? : 190SR cette fois-ci contre moins de 100gr d'habitude, pâte de coing, miel, riche au nez mais reste frais en bouche. TB.

 

Plageoles - Vin d'autan 1994 : (ondenc) Couleur ambre clair, nez d'abricot sec, miel, figue, coing, pruneau, encore frais et jeune, subtil. Bouche un peu moins bien que le nez, le sucre a été en bonne parti "mangé", le vin est frais et digeste mais manque un peu d'intensité et de longueur pour chipoter, probablement en début de pente descendante. TB.

 

Vin d'Autan 1995 : là aussi il a commencé à manger ses sucres, style élégant, très complexe, pas très tendu mais reste équilibré. TB+.

 

 

7 juin 2017

De Bortoli (Australie) ****

De Bortoli - Noble One Botrytis Semillon 2009 : (1/2bt, capsule à vis, 185gr SR/L, élevage 46% fûts neufs, 33% fûts d'1ou2ans, 21% cuves) Couleur ambre clair, nez très expressif qui fait de suite penser à un Sauternes, avec beaucoup de miel, de l'abricot, de l'orange, des fruits exotiques (mangue, passion...) et un peu de pâte de coing. La bouche est épaisse, sirupeuse, assez légère en alcool (10,5% sur l'étiquette), peut-être à peine perlante à l'ouverture de la bouteille, pleine de miel, d'abricot, de fruits confits et de fruits exotiques, mais surtout parfaitement équilibrée grâce à une grosse acidité. Finale longue, sur l'abricot, les agrumes, fraîche, très digeste malgré les sucres. Je ne m'attendais pas à trouver ce vin à ce niveau-là, il égale les meilleurs Sauternes sur cette bouteille. Celui qu'on surnomme "l'Yquem australien" a la réputation de mal vieillir et de devenir lourd, mais j'ai du mal à imaginer que ce sera le cas tant il est bien équilibré dans sa jeunesse. Note : 18/20.

de bortoli noble one