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Mon carnet Vin
29 juin 2020

Matthiasson (Etats-Unis) ***

Matthiasson - Linda Vista Chardonnay Napa Valley 2017 : (domaine créé en 2003, membre du IPOB, démarche bio avec un côté expérimental, quelques cépages rares pour la Napa comme le refosco ou la ribolla travaillée en vin orange. Linda Vista est la plus grande parcelle du domaine, à côté du chai, au sud-ouest de Napa, elle profite de l'air frais de la baie de San Pablo. Vignes d'environ 25ans, rachetée à Beringer, certifié bio et non irrigué. Elevé en barriques usagées. 12% alcool. Environ 30€) 

Couleur or pâle, nez expressif sur le beurre frais, les fruits jaunes, l'ananas, pas de boisé ressenti, me fait de suite penser à un Chablis mûr à la Moreau-Naudet ou à un vin du Mâconnais. Bouche vive et tendue, moins beurrée que le nez, sur des fruits jaunes bien mûrs et des fruits exotiques, peu d'alcool. Finale de longueur moyenne où on retrouve le beurré bien marqué, salivante, avec de l'acidité et une légère amertume rafraîchissante. Plutôt simple mais très digeste et facile à boire. Bien plus proche de ce qu'on fait en France que du stéréotype du chardonnay de Napa. Bon rapport q/p à l'échelle américaine. TB-.

matthiasson linda vista 2017

 

 

Hanzell **** - Sonoma Valley Chardonnay 2016 : (Vieux domaine créé dans les années 1950, propriétaire de ses vignes, spécialisé dans le chardonnay et le pinot noir. Parcelles De Brye, Zellerbach, Ramos, Day et Ambassador 1953, sols volcaniques et argileux. Elevage 2/3 en cuves sans malo et 1/3 en barriques. 14% d'alcool) Couleur or pâle, nez expessif, de fleurs blanches (camomille, chèvrefeuille) de fruits jaunes, léger beurré, élevage discret et déjà bien intégré. Bouche avec beaucoup de tension, fruité pas trop mûr, les 14% ne se sentent pas, léger gras par dessus, bel équilibre, finale longue, sur le citron confit, salivante avec une grosse acidité, surtout le premier jour. Très beau chardonnay, pas trop lourd ni trop boisé, qui donne surtout l'impression d'avoir un gros potentiel au vieillissement. De loins le plus prometteur des chardonnays californien. TB+.

 

22 juin 2020

Soirée Californie et mouvement IPOB

Le mouvement IPOB

rajatt parr jasmine hirsch

 

Le "mouvement" IPOB, In Pursuit of balance ("A la recherche de l'équilibre") est né en 2011 grâce à Rajat Parr et Jasmine Hirsch. Le premer est le "wine director" des restaurants Michael Minna à San Francisco et co-gérant des domaines Sandhi, Domaine de la Côte, Evening Land.... La seconde est la fille de David Hirsch, le plus célèbre "grape grower" américain, elle vinifie désormais au domaine Hirsch. Le mouvement IPOB est parti d'une conférence dans laquelle Rajat Parr disait que pour trouver l'équilibre, les vins californiens devaient désormais avoir moins d'alcool et plus d'acidité. Il a ensuite été rejoint par d'autres vignerons qui partagent la même philosophie. S'il n'y a pas de règles précises, on remarque tout de même une philosophie commune : moins d'alcool, moins de sucre, plus de fraîcheur, le pinot noir et le chardonnay sont majoritaires, le travail est souvent bio et biodynamiques, le parcellaire et le vin de terroir ("sense of place") est mis en avant, les boisés sont moins marqués, les extractions moins poussés, les vins plus digestes et plus vite prêts à boire. La plupart des vignerons sont passés par la Bourgogne qui est vraiment la région qui sert de modèle. Si certains vignerons s'occupent de leurs propres vignes, on reste majoritairement dans une culture où le "grape grower" (le jardinier) n'est pas le même que le "wine maker" (le cuisinier). Chacun son job !

 

En 2016, 36 domaines faisaient partie de ce mouvement. S'il n'y a pas de règles, il existe tout de même un comité de dégustation pour y entrer. On remarque que certains domaines qui ont la même philosophie n'en font pas officiellement partie. Il faut avoir conscience que sur l'ensemble de la Californie, c'est un mouvement encore très marginal, en avance sur son temps. 

  • Au Bon Climat Winery
  • Big Basin Vineyards
  • Calera Wine Company
  • Ceritas
  • Chanin Wine Company
  • Cobb Wines
  • Copain Wines
  • Domaine de la Côte
  • Drew Family Cellars
  • Failla
  • Hanzell Vineyards
  • Hirsch Vineyards
  • Knez Winery
  • Kutch Wines
  • LaRue Wines
  • LIOCO
  • Liquid Farm
  • Littorai Wines
  • LUTUM Wines
  • Matthiasson Family Vineyards
  • Mignanelli Winery
  • Mindego Ridge
  • Mount Eden Vineyards
  • Native9 Wines
  • Ojai Vineyard
  • Poe Wines
  • Presqu’ile Winery
  • Red Car
  • Sandhi Wines
  • Small Vines Wines
  • Thomas Fogarty Winery
  • Twomey Cellars
  • Tyler Winery
  • Varner
  • Wenzlau Vineyard
  • Wind Gap Wines

 

Les vins sont principalement situés dans les zones les plus fraîches, là où le brouillard est le plus important, le fameux "Morning fog" : Sonoma County (avec les AVA Sonoma Coast et Russian River) et plus récemment Santa Barbara County (avec l'AVA Santa Rita Hills). Pour donner un ordre d'idée, les premiers vins de la dégustation sont tous aux alentours de 13% d'alcool.

sonoma map

 

 

 

La dégustation commençait par 7 pinots noirs de jeunes domaines (en comptant Williams Selyem certes plus ancien mais longtemps considéré comme en avance sur son temps) comparés à deux vins plus "old school". Idem ensuite pour les blancs avec un chardonnay IPOB opposé à des chardonnays à l'ancienne. Tous les vins ont été ouverts à midi pour le soir, sans carafage, dégustés en Zalto Universal.

 

 

1 - Anthill Farms, pinot noir 2016 AVA Sonoma Coast (Sonoma County)

Domine créé en 2003 par David Low, Anthony Filiberti et Webster Marquez (3 anciens de chez Williams Selyem). Principalement de l’achat de raisins. « Les raisins proviennent de deux des parties les plus fraîches et les plus côtières de cette appellation : la côte basse, à l'ouest de Sébastopol, au bord du Petaluma Gap ; et la haute côte, la première ou la deuxième crête intérieure des océans plus au nord. Ces sites sont unis par l'influence directe de l'air marin frais du Pacifique, retardant la maturation jusqu'en octobre. » Sols majoritairement sables et argiles. Environ 30% grappes entières.

Couleur rubis foncé, nez très expressif plein de fruits rouges légèrement confiturés. La bouche est très facile, ronde, fruitée, un peu sucrée, peu de tannins, une petite pointe d’orangette sur la finale. Un vin gourmand, mais auquel il manque la fraîcheur et la profondeur par rapport aux parcellaires du domaine. B+.

anthill farms

 

 

2 - Littorai, The Pivot pinot noir 2016 AVA Sonoma Coast (Sonoma County)

Créé en 1993 par Heidi et Ted Lemon (qui vinifiait chez Roulot fin 1980’s…). Ferme autosuffisante et biodynamie. Une partie de vignes « domaine », une partie d’achat de raisins, à Hirsch notamment. Vins de terroirs : « sense of place ». The Pivot : parcelle de 1,5 hectares à côté du domaine, vignes plantées en 2004. Sols de grès marins, argiles et sables. 16mois fûts de chêne français, environ 25% neufs et 20% grappes entières.

Une robe très claire, très beau nez plutôt expressif, sur la cerise, la framboise, la rose, élevage bien intégré. Bouche avec beaucoup de fruit, de fraîcheur, une vraie trame minérale dans le fond. Quelques petits tannins qui allongent encore plus ce vin. Très belle longueur. Beaucoup d’élégance, dans un style très bourguignon. Largement au niveau d’un bon premier cru de Côte de Nuits. TB++.

littorai pivot 2016

 

 

3 - Failla, Lola pinot noir 2015 AVA Sonoma Coast (Sonoma County)

Créé en 1998, une partie « domaine » en bio, une partie d’achat de raisins. Lola : parcelle sur la partie la plus proche de Petaluma Gap. Sols d’argiles lourdes et limons. 20% vendanges entières, environ 15% fûts neufs français.

Couleur à peine plus sombre, on revient sur un vin proche du Anthill Farms, très gourmand, facile, boisé à peine plus marqué même si ça reste léger. Bouche un peu trop sucrée, avec de l’orangette là aussi et un peu plus d’amertume en finale. Ca manque un peu de tension. Le millésime chaud n’aide probablement pas. B.

failla

 

 

 

4 - Domaine de la Côte, Bloom’s field 2016 AVA Sta. Rita Hills (Santa Barbara County)

Créé par Rajat Parr et Sashi Moorman, vignes plantées en 2007, premier millésime en 2012. Domaine de 16 hectares, bio, tout en « propriété ». Philosophie du parcellaire et du « add nothing, take nothing away ». Bloom’s field : 3 hectares. Sols avec un peu de schistes et de fer. 100% grappe entière, environ 40% de fûts neufs.

Couleur très sombre pour un pinot, premier nez plutôt désagréable, légèrement animal et surtout marqué par un boisé toasté. Mieux en bouche, légèrement toasté, grosse matière, fruits noirs, cerises, olives, presque anchois, bonne acidité dans le fond qui permet de maintenir un certain équilibre. Belle longueur, mais ça ne fait pas dans la finesse. Le vin possède un gros caractère : il divise et fait beaucoup parler, il met une « vraie baffe » à certains, d’autres le trouvent vite écœurant. On a l’impression que par rapport aux autres nous ne sommes pas tout à fait dans le « add nothing »…  l’extraction est poussée, le boisé aussi, même si en effet il n’y a pas trop d’alcool et une bonne acidité. Il faudrait goûter d’autres vins du secteur pour en tirer des conclusions. A voir au vieillissement aussi. TB-.

domaine de la cote

 

 

5 - Williams Selyem, Westside road neighbors pinot noir 2013 AVA Russian River (Sonoma County)

La légende du pinot noir américain ! Créé en 1980 par Burt Williams et Ed Selyem, d’abord des vins de garage. Achat de raisins aux meilleurs « grape growers » Rochioli, Allen, Hirsch, … Domaine racheté par Dyson en 1998.  2001 une vingtaine d’hectares « domaines » sont plantés. 2013 Jeff Mangahas succède à Bob Cabral comme winemaker. Westside road neighbors = une partie de raisins achetés aux « voisins » Allen, Bacigalupi, Bucher, Flax, Rochioli Riverblock + des raisins « Williams Selyem Estate ». Elevage 14mois, 60% fûts neufs (François frères). 10-20% grappe entière en moyenne.

Robe plutôt sombre, un nez plus fermé que les autres, qu’il faut aller chercher, plutôt orienté fruits noirs, un peu de cuir, plus sérieux, moins éclatant, élevage parfaitement fondu. Ca se confirme en bouche : le vin fait plus sérieux et plus austère que les autres, taillé pour la garde, très grosse matière (probablement un gros tri sur ce millésime « généreux ») superbe acidité dans le fond. L’équilibre est parfait mais on sent que le vin ne veut pas se livrer complètement au niveau aromatique, beaucoup de longueur. Le vin qui a le plus gros potentiel dans le temps, mais pas le meilleur ce soir-là. Peut-être difficile pour lui de passer dans une série de jeunes pinots « éclatants » conçus pour être bus jeunes pour la plupart. TB+.

williams selyem westside road 2013

 

 

6 - Hirsch, San Andreas fault pinot noir 2014 AVA Sonoma Coast (Sonoma County)

Domaine créé et planté par David Hirsch en 1979. Vente de raisins, « Hirsch Vineyards » à Littorai, Williams Selyem, Kistler, Failla… Puis en 2002, premier millésime vinifié par David puis par sa fille Jasmine Hirsch. 2014 : les 72 acres (=30 hectares) sont certifiés biodynamie. San Andreas Fault : cuvée d’assemblage, la plus représentative du domaine, une trentaine de parcelles, sols divers. Air frais provenant de la faille de San Andreas, quelques centaines de mètres au sud.  Environ 10% grappe entière. Elevage environ 18mois fûts français, dont 30% fûts neufs.

Robe très claire, nez assez ouvert, tout en élégance, framboise, rose, fraise. Bouche en dentelle, qui ne met pas une claque mais où tout est à la bonne place, pas très épaisse, très fraîche, fruitée, peu tannique, belle trame minérale derrière, peu d’alcool, très bourguignon lui aussi. Bonne longueur. Semble prêt à boire. TB++.

hirsch

 

 

 

7 - Rhys, Horseshoe vineyard pinot noir 2010 AVA Sta. Cruz Mountains (Santa Cruz County)

Domaine créé et planté en 1995 par Kevin Harvey. Premier millésime en 2003. Biodynamie et parcellaire. Horseshoe vineyard : schistes de Monterey. Parcelle de 7 hectares dont 4,5hectares de pinot. Environ 25% grappe entière. Fûts français 40% neufs environ.

Une couleur assez claire mais très évoluée, presque rouille. Un nez qui tranche avec tout le reste, très marqué pot-pourri, orange sanguine, anchois, cuir, le nom de « Reynaud » est très vite évoqué. La bouche est dans le même registre, assez évoluée mais très classe, fraîche, peu d’alcool, saline, fruitée, très marqué pot-pourri encore, rose fânée, une aromatique assez sudiste mais un équilibre très « nordiste » qui donne au final un vin complexe, élégant et gourmand à la fois, sur lequel on a envie de revenir sans cesse. Un grand vin là aussi. TB++.

rhys horseshoe pinot 2010

 

 

 

8 - Bonny Doon, Cigare volant rouge 2010

Créé en 1983 par Randall Grahm. « Rhône blend » Grenache, syrah, mourvèdre, carignan, cinsault. Raisins provenant principalement de Santa Cruz.

La couleur reste plutôt claire, peu évoluée. Le nez fait très grenache, fraise sucrée, épices du souk, menthol, orangette. Bouche pas trop alcooleuse, fruitée, assez sucrée, peu de tannins, encore jeune. Longueur moyenne. Pas mal fait même si le côté sucré écoeure assez vite. B+.

 

(Bonny Doon (Californie), Cigare Volant Central Coast 2010 : (regoûté en 2025) Couleur à peine plus foncée que les vins précédents, début d'évolution tuilé. Le nez fait hésiter entre grenache façon Châteauneuf avec des notes de cacao que n'avaient pas les précédents, mais il y a aussi un côté viande fumé et des fruits noirs plus typés syrah. La bouche est très ronde, très gourmande, pile à point, un fruité très mûr et légèrement sucré, mais une bonne acidité et assez peu d'alcool (13,2%) par rapport au Rhône sud. Tout le monde hésite, personne n'a vraiment tort ou raison. Très joli vin, pile à point. Merci Olivier. TB+.

 

 

 

9 - Shafer, One Point five cabernet sauvignon 2009 AVA Stag’s Leap District (Napa County)

Domaine créé en 1972.  209 acres (= 85 hectares) One point five : cuvée créée en 2007. 100% cabernet sauvignon. Sols volcaniques, 20 mois d’élevage, 100% fûts neufs français. 2 Vineyards : Hillside estate et borderline.

Couleur noire comme l’encre, nez de confiture de cassis, vanille, coco, élevage encore bien présent, un peu de menthol derrière. Bouche puissante, boisée, confiturée, très bodybuildée, avec une finale très lourde sur l’alcool, où les 15,3% se sentent bien. On frôle le 100/100 Parker. Un vin d’une autre époque, où il parait bien impossible de finir son verre pour nos palais habitués à un autre style. Moyen.

 

(Shafer  :  Cabernet sauvignon TD9 assemblage 2022 très boisé, pas de tanins, très confituré, bof.)

 

soiree ipob

 

 

 

 Les Blancs

 

10 - Sandhi wines, Rita’s crown chardonnay 2014 AVA Sta. Rita Hills (Santa Barbara County)

Domaine créé en 2010 par Rajat Parr, « wine director » de Michael Mina Restaurants, et Sashi Moorman. Majeure partie en « négoce », et biodynamie. Rita’s Crown (couronne de Santa Rita) est située à la plus haute altitude de la région, de 600 à 1 000 pieds (=300m). Les sols de sables et de diatomées pures = coquillages fossilisés, caractéristiques de l'appellation, qui apportent la minéralité.

Couleur dorée, nez très marqué par l'autolyse (réduction bourguignonne, ou élevage sur lies sans oxygénation), ça sent l'allumette dans toute la pièce, on a du mal à trouver autre chose. En bouche on comprend mieux l'intérêt de cette vinification, très grosse énergie, c'est tendu, grosse longueur, parti pour durer longtemps, pas de gras, pas de beurré. On est exactement dans ce que l'on voit apparaître de plus en plus en Côte de Beaune. Il faut vraiment aimer ce parti pris. Certains ont adoré, d'autres détesté. TB-.

sandhi ritas crown

 

 

 

11 - Paul Hobbs, chardonnay 2016 AVA Russian River (Sonoma County)

Domaine créé en 1991 à Sebastopol.  Assemblage de parcelles sur des sols de sables, argiles, loess. Elevage 10mois fûts, 45% fûts neufs français.

Couleur or pâle, nez plus élégant sur l'ananas, les fruits jaunes bien mûrs, un léger beurré, à peine vanillé. Ca se gâte en bouche où le vn fait très rond, peu d'acidité, l'alcool se sent vite. Dès que le vin se réchauffe, l'élevage se fait trop présent, avec une finale amère et alcooleuse. B-.

 

 

12 - Wente Morning fog chardonnay 2012 (Livermore Valley)

Un vin très coloré, qui sent le beurre rance, le caramel, des notes oxydées. Une bouteille peut-être mal conservée.

 

 

13 - Kistler, Chardonnay Les Noisetiers 2008 AVA Sonoma Coast (Sonoma County)

Couleur très dorée aussi. Le nez fait très beurré, caramel, noisette, vanille, praliné, on sent que c'est fatigué. La bouche confirme, très grasse et très ronde, plus beaucoup d'acidité, finale uniquement sur l'alcool. Là aussi, la personne qui a apporté la bouteille nous dit qu'elle a mal vieilli, d'autres ont mieux goûté. 

 

 

Bonus

14 - Marimar Estate, San Miguel Vineyard Albarino 2017 Russian River Valley

Couleur presque translucide, nez plein de fruits, pêche, fruits exotiques, presque un côté muscaté. Bouche fraîche, légère, un peu perlante, un côté riesling mosellan. Assez court, mais très facile à boire. B+.

soiree ipob blanc

 

 

 

Quelques pistes de conclusion : le niveau des pinots noirs a épaté tout le monde. Si deux d'entre eux avaient une sucrosité un peu trop marquée, quatre vins rivalisent sans problème avec de très grands Bourgognes. S'il fallait vraiment comparer avec des domaines connus (nous avons eu le débat en fin de soirée) je dirais que Hirsch a le côté presque évanescent d'un Fourrier ou d'un Rousseau, Littorai un peu plus sérieux à la Roumier, Williams Selyem taillé pour la garde (à la Cathiard ?) et Rhys dans un style pas du tout bourguignon, ce soir-là en tout cas. Seul le domaine de la Côte a montré un boisé un peu trop imposant. S'ils rivalisent avec les vins français niveau qualité, ils sont généralement encore plus chers malheureusement (30€ pour Anthill, 50€ Failla, 65€ Hirsch et domaine de la Côte, 90€ Littorai, 150€ environ Rhys et Williams Selyem). C'est pas en Californie qu'on trouvera des bonnes affaires...

Les vins sont souvent apparus comme faciles à boire dans la jeunesse, travaillés pour cela (probablement une question de public auquel ils sont destinés, peut-être aussi une question de climat qui apporte vite rondeur et sucrosité). On peut du coup se poser la question de l'intérêt de la garde pour pas mal d'entre eux.   

Les IPOBs semblent avoir compris que lorsqu'on monte en gamme, en passant du village aux parcellaires, les vins ne doivent pas forcément gagner en corpulence mais plutôt en profondeur : chose rare dans le monde...

Les vignes sont parfois très jeunes, le potentiel d'amélioration est donc particulièrement important.

Les chardonnays ont déçu, nous avons eu le choix entre les deux extrêmes : des vins trop boisés, lourds et trop "oxygénés" ou un vin trop "réduit" a contrario. Un juste milieu serait l'idéal... Il aurait fallu un panel plus grand pour en tirer des conclusions. Je me fais tout de même la réflexion que les terroirs (sableux, limoneux, argileux) manquent peut-être d'un peu de "caillou" dans l'ensemble pour donner de grands chardonnays, surtout dans une région solaire comme la Californie. Mais je compte bien poursuivre mes recherches...

 

 

Les vins sont souvent difficiles à trouver. Quelques pistes tout de même : les Littorai sont disponibles chez Délices des Terroirs. Hirsch, Domaine de la Côte, Sandhi, Anthill, Failla sont importés en Italie par Sun Import et donc trouvables sur certains sites italiens. Pour Rhys et Williams Selyem c'est malheureusement introuvable hors USA ou UK à la limite.

 

Le IPOB est officiellement terminé (https://punchdrink.com/articles/what-the-end-of-ipob-means-for-ca-wine-culture-wars/) mais nul doute que leur philosophie va perdurer tant la communication de Rajat Parr et Jasmine Hirsch a fait d'émules.

 

 

Les derniers millésimes à Sonoma

2017 : compliqué, très chaleureux.

2016 : (année d’inondations) très belle année, pas trop chaud en août, plus de fraîcheur que les millésimes précédents.

2015 : (année d’incendie) bon millésime, petits volumes, vins plutôt chauds et tanniques, comme en Europe.

2014 : gros volumes, plutôt un bon millésime classique.

2013 : gros volumes, idem.

 

 

Merci à tous ceux qui ont tenu jusqu'ici ! Prochaine étape : les jeunes Australiens !

 

10 juin 2020

Clos Lalfert (La Boissière) ***

Clos Lalfert - Vin de France blanc 2018 : tout juste mis en bouteille, pas tout à fait en place, un peu fermentaire, pas de boisé ressenti, un côté miel, tilleul, abricot. Bouche pas très grasse, qui manque d'un peu de tension, à peine miellé et florale, finale un peu courte, mais sans lourdeur. A regouter dans quelques mois.

 

Vin de France rouge 2018 : encore sombre et violet. Superbe nez, bien typé syrah, violette et belles notes de pivoine, à peine lardé, olive, fruits noirs. Belle texture en bouche, fraiche, florale, fruitée, pure et gourmande, assez longue. TB+.

 

Rouge 2020 : grosse souris, imbuvable. A l'évier...

 

 

10 juin 2020

JJ Confuron (Premeaux) ***

JJ Confuron - Nuits-St-Georges Les Fleurières 2017 : Couleur foncée, le nez ne pinote pas vraiment, fruité plutôt noir, mûre, cerise, épices, un côté végétal noble, pas de boisé ressenti. Bouche sérieuse, avec des tannins encore un peu serrés, moins le lendemain, fruit, épice, grosse acidité à l'ouverture, peu voire pas boisé, joli fond, mais on sent que le vin a besoin de se détendre. Finale de belle longueur pour un village, prometteuse. Un vin sérieux, avec du fond, à carafer ou à attendre quelques années dans l'idéal. TB.

 

Fleurières 2014 : semble plus serré que le 2017, encore un peu dur. B+.

 

Côtes de Nuits villages blanc La Montagne 2016 : pas de gras, pas de boisé, un côté pomme, noisette, assez plat, pointe grillée, finale limite oxydative. A voir même si ce n'est pas un défaut de bouteille... B-.

 

10 juin 2020

Anthill Farms (USA) ****

Domine créé en 2003 par David Low, Anthony Filiberti et Webster Marquez (3 anciens de chez Williams Selyem). Principalement de l’achat de raisins. Non membre du IPOB mais la philosophie s'en rapproche : quête de fraîcheur, peu d'extraction, pas trop d'alcool... Les vins sont assez peu sulfités sans aller jusqu'au nature, toujours propres, gourmands, assez ronds, légèrement confiturés, très expressifs, taillés pour être bus jeunes.

 

 

Anthill Farms - Sonoma Coast Pinot Noir Harmony Lane vineyard 2015 : (100% pinot noir dont une partie en grappes entières. Domaine fondé par David Low, Anthony Filiberti et Webster Marquez, qui se sont rencontrés chez Williams Selyem en 2003. Premier millésime d'Anthill Farms en 2004) Couleur claire avec des reflets marrons (comme certains sangiovese tradi), nez expressif dès l'ouverture, plein de confiture de fraise, un peu de rose, de griotte, zéro boisé, un mix de Bourgogne/Burlotto/Reynaud, qui ne pouvait que me plaire. La bouche est très légère, peu de tannins, fraîche, délicate, vraiment à la limite du dilué, mais du bon côté de la limite à mon goût, style très pur, on sent le vin peu sulfité mais sans défauts. Le lendemain, un côté orange sanguine en plus. Finale un peu courte pour être parfait, mais on y retourne facilement. Un vin très intéressant. Il va falloir que j'approfondisse la nouvelle génération californienne, reste plus qu'à trouver les vins... Note : 17/20.

anthill

 

 

Anthill Farms, pinot noir 2016 AVA Sonoma Coast (Sonoma County) : « Les raisins proviennent de deux des parties les plus fraîches et les plus côtières de cette appellation : la côte basse, à l'ouest de Sébastopol, au bord du Petaluma Gap ; et la haute côte, la première ou la deuxième crête intérieure des océans plus au nord. Ces sites sont unis par l'influence directe de l'air marin frais du Pacifique, retardant la maturation jusqu'en octobre. » Sols majoritairement sables et argiles. Environ 30% grappes entières.

Couleur rubis foncé, nez très expressif plein de fruits rouges légèrement confiturés. La bouche est très facile, ronde, fruitée, un peu sucrée, peu de tannins, une petite pointe d’orangette sur la finale. Un vin gourmand, mais auquel il manque la fraîcheur et la profondeur par rapport aux parcellaires du domaine. B+.

 

Campbell ranch pinot noir 2016 : à mi chemin entre les deux précédents, éclatant, assez coloré, fruits confiturés, assez rond, peu tannique, sucrosité un peu trop élevé par rapport à l'acidité, mais c'est gourmand et facile à boire. TB-.

 

Tina Marie 2016 AVA Russian River : bu à côté de Kutch, plus de densité, toujours très gourmand, légèrement confituré, pointe d'élevage au nez, surtout une finale très fraîche avec des notes d'anchois, finit long et salin, donne envie d'y retourner. TB++.

 

 

7 juin 2020

Soirée Chambolle-Musigny

Si les vins de Chambolle-Musigny sont réputés pour leur élégance, c'est en grande partie dû à la Combe Ambin qui coupe l'appellation en son milieu. Cependant, dès que l'on s'approche des extrémités sud et surtout nord, mais aussi en fonction des expositions, des types de sols, des millésimes, des styles de vinification...les vins peuvent devenir bien plus puissants que ce qu'on croit souvent. Les dix vins dégustés, provenant de parcelles, de milésimes et de producteurs différents nous l'ont bien montré.

 

Pour approfondir le sujet : http://monocepage.com/geologie-de-chambolle-musigny/  

 

carte chambolle

  

Les Chambolle « du sud »

1  Anne Gros - Chambolle-Musigny La Combe d’Orveau 2015 : couleur très claire, superbe nez plein de petits fruits rouges et de pivoine. Bouche légère, fruitée, gourmande. Seule la finale à peine chaleureuse rappelle le millésime. A servir assez frais.TB+.

 

Transition

2  JF. Mugnier - Chambolle-Musigny 2015 : (assemblage Combe d’Orveau + 1er cru Les Plantes) Un vin beaucoup plus sombre, au nez plus discret, la bouche est concentrée, sur les fruits noirs et les épices, elle reste plutôt fermée aussi. Un gros potentiel, mais il faudra revenir plus tard. Le millésime l’emporte sur le style habituellement très fin du domaine. TB.

 

Les Chambolle « de la combe »

3  Bertagna - Chambolle-Musigny 1er cru Les Plantes 2015 : Couleur une nouvelle fois très sombre, nez sur un boisé toasté un peu trop présent. Bouche puissante, serrée, sur des arômes torréfiés. Le vin manque d’élégance. Les 2015 vont désormais demander beaucoup de patience. B-.

4  Nicolas Groffier - Chambolle-Musigny 1er cru Les Hauts doix 2013 : On revient sur une robe plus claire, plus classique pour du pinot, très joli nez sur la cerise, la mûre, un peu de rafle et d’épices. Bouche toute en longueur avec beaucoup d’énergie, de fraîcheur et de longueur. Certains lui reprochent un côté végétal légèrement trop marqué. TB+.

5  Denis Mortet - Chambolle-Musigny 1er cru Aux beaux bruns 2011 : Une robe claire et à peine tuilé, le nez commence à montrer un peu d’évolution avec des notes de sous-bois, du fruit rouge. Très belle bouche à la fois fruitée, acidulée, tannins bien arrondis et belle longueur. Un délice, qui a fait l'unanimité. TB++.

6  Camille Giroud - Chambolle-Musigny 1er cru Les Charmes 1988 : Couleur sombre et évoluée, trouble. Très beau nez de vieux pinots, feuilles mortes, humus, sous-bois, rose fanée, fruits confits, à peine toasté, très complexe. La bouche a gardé une belle fraîcheur, encore du fruit, des tannins fondus par le temps. La magie des vieux vins a opéré. Merci Fred ! TB++

 

Les Chambolle « du nord »

7  Anne & Hervé Sigaut - Chambolle-Musigny 1er cru Les Sentiers 2013 : Couleur très noire, nez sur le cassis, la mûre, gourmand, même s’il fait très sudiste. La bouche est puissante, concentrée, avec des tannins légèrement asséchants. A l’opposé du stéréotype Chambolle. B.

8  Cyprien Arlaud - Chambolle-Musigny 1er cru Les Sentiers 2013 : Couleur sombre aussi, nez sur la mûre, la cerise noire, gourmand. Bouche mieux maîtrisée que le précédent, avec des tannins très fins, de l’élégance et de la concentration, beaucoup de fraîcheur et une finale très longue. Superbe bouteille. TB++.

Ghislaine Barthod - Chambolle-Musigny 1er cru Les Cras 2009 : bouchonné

 

Bonus - Les assemblages

9  Cyprien Arlaud - Chambolle-Musigny 2011 : on reste sur une couleur sombre, un nez un peu sucré avec de l’orangette, intéressant. La bouche reprend aussi ces étonnantes notes un peu sucrées, la finale est plus courte que sur le premier cru, mais cela reste un très bon "village". Merci Olivier ! B+.

10  Christophe Roumier - Chambolle-Musigny 2012 : On revient sur une couleur plus claire, rubis. Le nez est sur la fraise, la framboise, la pivoine, petite impression de rafle. Bouche concentrée pour un village, encore toute jeune, très noble, il faut aller la chercher, beaucoup de fraîcheur et de longueur même si on sent qu’il n'est pas encore tout à fait à son apogée. TB+.

soiree chambolle

soirée chambolle 2

 

7 juin 2020

Sadie Family (Afrique du Sud) *****

 

Créé en 2000 par Eben Sadie, après plusieurs années passées un peu partout en Europe et notamment à Terroir Al Limit. Style « européen ». Achats de raisins, sur 38 parcelles, surtout dans le Swartland, toutes en biodynamie.

 

 

Eben Sadie, WO Swartland Skerpioen 2022 (chenin, palomino) : ( 50% chenin, 50% palomino Entre Dwarskerbos et Eland Bay Vignes de 1946 65ans à 2kms de l’Atlantique, 30m altitude. 2000 pieds / ha. Sols calcaires et un peu de sable. Fermentation et Elevage 1an foudres anciens acacia et chêne)  Couleur or, nez de fruits du verger mûrs, miel, acacia, touche fumée, subtil mais il pourra gagner en complexité avec le temps. La bouche présente un très beau volume, mûre, sans être alcooleuse, avec une très belle acidité qui porte le vin très loin, la finale est très longue, salivante, avec une sensation de salinité et de minéralité. TB++.

 

Eben Sadie, WO Swartland Treinspoor 2016 (tinta barroca) : (à côté de Malmesbury, à côté d’un gare ferroviaire désaffectée d’où son nom. 135m altitude. 2500 pieds / ha. Vignes de 1974 sur granit et sables. 28hL/ha. 50% VE. 30 jours de fermentation en cuves béton + 13 mois d’élevage en foudres)  Couleur rubis, un peu trouble mais peu évoluée. Très joli nez, qui fait de suite penser à du nebbiolo, avec de la rose, des fruits rouges, un côté goudron, tabac, encore tout jeune. La bouche est fraîche, pas très épaisse, mais toute en allonge, avec une finale acidulée, aux tannins qui font claquer la langue sur le palais mais sans assécher, faisant saliver, sensation saline qui donne envie d’y revenir. Belle découverte pour tout le monde. TB++.

 

 Eben Sadie, WO Swartland Treinspoor 2022 (tinta barroca) : couleur rubis foncé, superbe nez très élégant de pivoine, mûre, framboise, fruité très pur, très floral aussi, éclatant. La bouche, comme sur le 2016, pourrait faire penser à un nebbiolo, mais avec un peu moins d’alcool, pas beaucoup de corps, mais beaucoup de pureté, de tension, quelques petits tannins qui donnent beaucoup d’allonge, toujours cette finale très acidulée, saline, qui donne envie d’y retourner sans cesse. Un vin d’esthète, déjà délicieux. TB++.

 

 

Eben Sadie, WO Swartland Columella 2021 (syrah, mourvèdre, grenache, carignan, cinsault et tinta barocca) : (A Paardeberg, Kasteelbarg, Malmesbury, Piquetberg, donc altitudes et terroirs variés. Granite + ardoises, graviers. Fermentation en cuves béton ouvertes de 3300 l sous levures indigènes pendant 3 semaines. Macération post-fermentaire de 3 semaines supplémentaires avant transfert en barriques. Elevage 12 mois en barriques de chêne français (5% neuf) puis 12 mois en foudres) Couleur sombre, nez sur les fruits noirs, l’orangette, les épices, la cannelle, la violette, le pin. Bouche élégante pour un rhône blend à 14%, avec des tannins souples, peu extraits, du volume, une grosse acidité, un fruité très pur, moins épicé que le nez. C’est surtout la finale qui est intéressante, comme tous les Sadie, très fraîche, salivante, même sensation saline. C’est bien sûr trop jeune, le vin demande à gagner en complexité, mais il se livre déjà bien. TB++.

 

 

Eben Sadie, WO Swartland Palladius 2021 (chenin, grenache Blanc, marsanne, roussanne, viognier, sémillon, colombard, verdellho et palomino) : (17 vignobles autour de Paardeberg, Piketberg & Santa Helena Bay planté entre 1900 et 2000 altitude et terroirs variés. Sols granits + sables et grès. vinification en amphores et cuves béton ovoïdes. Elevage 12 mois sur lies dans les mêmes contenants puis 12 mois en foudres) Couleur or, nez d’abricot, fruits blancs, miel, semble assez mûr mais sans lourdeur. La bouche est bien plus puissante que le précédent, avec un gros volume, mais aussi une grosse acidité, pas de bois, beau fruité à l’attaque plutôt gourmand pêche, abricot, la fin de bouche se retend, plus minérale, plus agrumes, très longue, salivante. Là aussi c’est encore un peu jeune probablement mais le vin se livre déjà. Très bel équilibre. TB++.

 

 

Eben Sadie - Columella 2014 : (Swartland, 75% syrah, 23% mourvèdre, 2% grenache) Robe grenat, encore toute jeune. Superbe nez, très ouvert, plein de fruits légèrement sucrés, principalement de la cerise burlat, quelques notes florales (plutôt violette), petite touche épicée, élevage parfaitement intégré. Bouche avec beaucoup de gourmandise, toujours ce côté très fruité, des tannins mûrs et très soyeux, belle concentration, trame minérale dans le fond qui équilibre le tout. Finale de belle longueur, sans perdre le fruit ni trop chauffer, à peine poivrée, florale (plus sur la rose désormais). Très joli vin, qui n'usurpe pas sa réputation de meilleure rouge sud-africain. TB++.

columella 14

sadie vineyards

 

 Eben Sadie - Pofadder 2017 : (cinsault) robe rubis claire, nez très expressif, compote de fraise, cerise, pointe garrigue et herbé grillée, orangette. Bouche à la fois légère, peu tannique, pleine de fruits rouges compotés, et solaire, avec une sucrosité importante même s'il y a aussi une certaine acidité. Finale moyenne, sur la compote de fruits rouges, les épices. Très gourmand au départ, mais peut écoeurer assez vite. TB-.

 

Eben Sadie : Poffader 2023 cinsault très clair, un poil serré, jolis arômes, frais et floral, bon.
 

 

Sadie - Skerpioen 2020 : (chenin, palomino. 12,5%) Couleur claire, nez un peu discret qu’il faut aller chercher mais élégant, fruits blancs, floral. Bouche légère en alcool, jolie texture, sans boisé, attaque assez vive, élégante, encore un peu jeune et sur la retenue, mais bonne longueur, fraîche, minéral. A ne pas servir trop chaud sous peine de voir la finale manquer un peu de tension. Très bien fait, beaucoup de fraîcheur pour le Swartland sans tomber dans la sous-maturité non plus. TB.