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Mon carnet Vin
17 février 2014

P. & J. Coursodon (Mauves) ***

Goûtés au Bon Cellier :

Saint Joseph rouge Silice 2011 : très frais, fruité, mais manque de longueur et de complexité. Bien-

L'Olivaie 2011 : plus puissant et plus épicé que le précédent. Bien-

La Sensonne 2011 : plus fruité que le précédent, bel équilibre avec de la fraîcheur, tannins souples, il sera vite prêt à boire. Bien+ (mais cher). (+- 16,5-17/20).

Le Paradis Saint Pierre 2011 : plus puissant, plus de matière que les autres, plus tannique, à besoin de s'assouplir encore un peu. Bien+ (mais trop cher).

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Soirée LPV Rhône 2 :

7 - Coursodon - St Joseph "Paradis St Pierre" 2007 : couleur noire et contours violets là aussi, nez très marqué crême de cassis, confiture de mûre. En bouche les tannins sont beaucoup plus fins que dans "Auro Rousso", très belle texture, un peu plus de fraîcheur. Joli vin, même si c'est pas trop mon style.

 

Coursodon - St Joseph Paradis St Pierre 2012 : Robe sombre, nez bien marqué fruits noirs, un peu de violette. Bouche facile, peu tannique, belle matière,  texture soyeuse, mais une finale un peu trop vanillée, à mon goût. Bien fait, mais dans un style trop moderne, un peu lisse, manquant de caractère mais aussi un peu de complexité. B+.

 

Silice 2018, Olivaie 2018 et Paradis 2018 tous les trois ultra mûrs, noirs, confiturés, dans un style à l'australienne (ou un maury ?), avec en plus beaucoup de bois sur Paradis. De pire en pire...

 

16 février 2014

Gourt de Mautens - Jérôme Bressy (Rasteau) ****

Goûtés au Bon Cellier :

Rasteau blanc 2010 (IGP Vaucluse depuis peu) : le nez fait de suite penser à un champagne ou à une liqueur de champagne, avec des notes de pain grillé, de brioche, des fruits confits. La bouche présente une bonne matière, et une belle longueur sur les fruits confits. TB et très original. (+- 17,5/20).

Rasteau rouge 2007 : bouteille ouverte 12h à l'avance, vin très fruité, sur des fruits à l'eau de vie (prune, cerise). Puissant mais on ne sent pas du tout l'alcool, belle finale. TB. (+- 18/20).

Rasteau rouge 2009 : très différent du précédent, beaucoup de tertiaire au nez, des notes animales, cuir, étable, très étonnant. Bouche puissante, fruits cuits, et toujours du tertiaire, vin très sauvage mais très bien fait. On se demande ce qu'il va donner dans quelques années. TB aussi. (+- 18/20).

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Soirée LPV Rhône 2 :  

8 - Gourt de Mautens - Rasteau 2006 : encore un vin bien noir, très marqué cassis lui aussi, un peu plus tannique que le précédent. La bouche est assez sucrée. Bonne longueur. Joli vin, mais difficile à accorder, et difficile aussi de passer derrière à cause du sucre. J'avais un peu mieux goûté 2007 et 2009.

 

Gourt de Mautens, IGP Vaucluse blanc 2012 : (picpoul, bourboulenc, picardan, roussanne, marsanne, viognier, clairette, grenaches blanc et gris) Robe dorée, nez réduit qui rappelle le vin du Mas del Périé, là aussi on reconnait plus le travail sur la réduction que la région. Bouche intéressante, plus tendue, moins opulente que par le passé avec ce domaine. Merci Olivier pour la bouteille.

 

Gourt de Mautens - Blanc 2014 : étonnamment très frais, 13,5% d'alcool sur ce millésime, marqué autolyse, voire un peu nature, me rappelle des styles comme Ganevat. Assez incompréhensible, mais très bon. TB+.

 

16 février 2014

Julien Pilon (Condrieu) ***

Julien Pilon - Crozes-Hermitage blanc "cuvée Nuit blanche" 2012 (100% marsanne) : très beau nez d’agrumes, un peu de miel, bouche assez fruitée, manque un peu tension et longueur, mais c'est bien fait. B+.

St Joseph blanc 2012 "Un Dimanche à Lima" (roussanne et marsanne) : l’élevage en barrique se sent ici, un peu de bois au nez, bouche grasse, manque tension, un peu d'amertume. B-.

VdP des Collines Rhodaniennes Viognier "Mn Gd Père était limonadier" 2012 : (seul vin élevé en cuves, en 2010 Julien Pilon vinifiait dans le garage de son grand-père, qui était limonadier) nez frais, fruité, abricot, floral, classique, bouche fruitée, assez fraîche, simple mais efficace. B+.

VdP Collines Rhodaniennes Viognier Seyssuel "Frontière" 2012 : un peu de bois, bouche peu fruitée, grasse, manque tension, le vigneron lui-même ne semble pas totalement satisfait de cette cuvée, il voudrait faire ses Viogniers dans le style du Condrieu Lône, plus frais avec plus de minéralité. B-.

Condrieu "Lône" 2012 : on a le gras, pas de bois, beau fruité, notes florales, plus de profondeur et de complexité, plus long, reste frais, déjà prêt. Un vigneron à suivre... TB- (+- 16,5/20).

Frontière 2011 : (bu en 2018) très doré, beaucoup de miel, tilleul, floral, encore un peu d'élevage, très gras, manque de fraîcheur, typé roussanne, à peine amer en finale. Un peu lourd à mon goût. B.

Saint-Péray 2013 : (bu en 2018) robe dorée, nez beurré, vanillé, à l'élevage très "bourguignon". Bouche grasse, lourde, manquant de tension et de pureté. B-.

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Bu lors de la soirée LPV Rhône 2 :

1 - Julien Pilon - "Mon Gd Père était limonadier" VdP Collines rhodaniennes 2012 : couleur assez claire, nez sur l'abricot, les fleurs blanches, un peu de litchi peut-être, violette. Bouche très florale, manque un peu de tension. Très légère amertume en finale. Longueur moyenne. Sympa là aussi.

 

Julien Pilon, Saint-Joseph blanc Dimanche à Lima 2022 : couleur bien dorée, nez de fruits mûrs, abricot, pêche, floral, joli mais fait craindre une certaine surmaturité en bouche. Pas du tout, la bouche a gardé une bonne fraîcheur pour 2022, moins exubérante que le nez, élégante. Déjà prêt à boire. Merci Denis ! TB.

 

14 février 2014

Weinbach - C. C. & L. Faller (Kaysersberg) *****

Domaine de 37 hectares en biodynamie, aujourd'hui dirigé par Catherine Faller et ses deux fils, Théo et Eddy. En sec comme sur les quelques cuvées sucrées, le terroir est toujours parfaitement respecté, les vins sont précis, racés, et vieillissent admirablement.

 

Weinbach - Furstentum GC Gewurztraminer 2008

Couleur : paille.

Nez : un peu fermé, même après quelques heures d'ouverture, notes terpéniques, pamplemousse, fruits jaunes, une petite pointe de litchi dans le fond. Mais on sent que le vin ne se livre pas complètement.

Bouche : attaque vive, puissante, minérale, grosse acidité qui équilibre bien les sucres (impression d'une cinquantaine de grammes), pas mal d'épices, toujours sur le pamplemousse, les agrumes, notes florales dans le fond. Pas une grosse matière, sans être fluet non plus.

Finale : très bonne longueur, fraîche et minérale, loin de la lourdeur rose/litchi de certains gewurz.

Note : 17,5/20. Très bon vin, malheureusement encore un peu sur la retenue, il devrait être excellent dans quelques années.

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Catherine Faller-domaine Weinbach, Alsace Pinot Gris Réserve Particulière 2016 : Robe un peu plus dorée, nez très engageant sur la pêche, l'abricot, le miel. Bouche très facile, à peine sucrée mais bien équilibrée par une fine acidité. Moins de longueur que le précédent mais beaucoup plus consensuel. TB-.

 

Weinbach - Riesling Grand cru Schlossberg 2015 : Couleur or pâle, nez sur la résine, le pétrole, les agrumes, des notes florales. Bouche dans la suite du nez, qui manque juste d'un peu de tension pour être parfaite, effet millésime chaud probablement. TB.

 

Weinbach - Pinot blanc 2013 : nez de fruits blancs, notes florales, épices. Bouche facile, manque un peu de tension, assez courte. B+.

 

Weinbach - Pinot gris clos des capucins 2018 : beau ez avec des fruits exotiques, des épices, du floral, bouche puissante en alcool où les 14,5% se sentent bien, manque un peu de tension et de fraîcheur. B.

 

Domaine Weinbach, Grand Cru Schlossberg riesling 2018 : (granit. 5,11gr SR) Nez à peine marqué pétrole/résine, surtout beaucoup de fruits, à peine exotique et miellé, agrumes. Bouche qui garde une jolie acidité pour 2018, beaucoup de fruits, gourmande, avec une finale salivante, de petits amers. TB+.

 

13 février 2014

Brooklyn Brewery (USA, NY) **

Brooklyn Brewery - Sorachi Ace 7,6% : saison avec du houblon sorachi ace. Couleur or pâle, mousse blanche abondante et épaisse. Le nez est citronné, sur les levures, quelques notes épicées. Bouche sèche, bonne amertume, beaucoup de levure, un côté "paic citron" un peu désagréable. Longueur moyenne, peu aromatique, sur l'amertume. Un peu décevante au final. Note : 14/20. (Notée 3,73 sur Ratebeer).

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9 février 2014

Pithon-Paillé (Beaulieu-sur-Layon) ***

Pithon-Paillé - Anjou blanc "La Fresnaye" 2008 : couleur or, nez très expressif, fruité, sur le coing surtout, avec des notes de noisette et un peu de noix. Bouche vive, tendue, très fraîche, toujours pleine de fruits mûrs (coing), et un peu de noisette. Il lui manque juste un peu plus de matière. Finale de bonne longueur, fruitée, avec une bonne acidité. Très beau chenin, à son apogée. Note : 16,5/20.

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9 février 2014

Clos de Mez (Fleurie) **

Clos de Mez - Fleurie "La Dot" 2010 : couleur assez sombre pour un beaujolais, nez peu expressif, sur les fruits rouges, un peu de mûre, et des notes vanillées. En bouche le vin ne se livre pas complètement non plus, bonne matière mais les tanins sont encore un peu raides, l'élevage un peu trop présent, le fruit en retrait, bonne acidité. Finale de bonne longueur. Un vin un peu trop jeune, mais avec un bon potentiel. Note : 15/20.

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8 février 2014

Château Lafite-Rothschild (Pauillac) *****

 

Domaine de 110ha, qui vient d'entamer sa conversion vers le bio. Style le plus raffiné de l'appellation, marqué par le cabernet sauvignon, fin, noble, vieillissant avec grâce.

 

 

Visite du Château Lafite-Rothschild

 

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Rdv pris par mail environ 2 mois à l'avance. Les visites ne se font pas par groupes chez Lafite, nous sommes donc seuls avec le guide. On commence par un topo sur l'histoire du domaine et sur la famille Rothschild face aux vignes. Le domaine possède presque 120 hectares, avec une part très importante de cabernet sauvignon, un peu de merlot, de petit verdot et depuis peu quelques plants de Malbec. Les parcelles sont un peu plus éparpillées qu'à Pontet-Canet, avec notamment quelques vignes (4,5ha) sur la commune de Saint-Estèphe. Le domaine possède une dérogation qui lui permet d'intégrer ces raisins dans son vin d'AOC Pauillac.

 

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La visite continue avec les cuveries, un premier chai, une partie de la cave et des galeries souterraines. Les employés sont en train de finir le soutirage et le collage. La vinification est ici beaucoup plus classique que chez Pontet-Canet (vendanges en vert, taille des vignes, filtration, collage...) Le grand vin passe entièrement en barriques neuves 18 à 20 mois, le second vin "Les Carruades de Lafite" en barriques d'1 vin. Environ 300 000 bts de Lafite sont produites par an, 400 000 de Carruades, plus quelques-unes du 3e vin. Il y en aura évidemment bien moins en 2013 où les rendements sont tombés de 45hL/ha en moyenne à un peu plus de 30hL, soit encore moins qu'en 2003.

 

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Puis passage dans le grand chai, imaginé en 1985 par l'architecte Ricardo Bofill et inauguré en 1987. Un concert de musique classique y est donné une fois par an pour l'acoustique exceptionnel du lieu. A noter que depuis 3-4ans le domaine ne remplace plus les bouchons des bouteilles des particuliers à cause des trop nombreuses contrefaçons.

 

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La dégustation d'un Lafite 2001 se fait à l'intérieur du chai, à la lueur des bougies. C'est un millésime qui présente un bon "compromis" entre des vins qui seraient trop jeunes, et des vins plus vieux qui commencent à se faire rares. C'est aussi un millésime sous-estimé, bien plus abordable financièrement que 2000 par exemple, et qui commence à donner beaucoup de plaisir (alors que 2000 ne sera pas prêt avant 10-20ans).

Enfin la sortie du chai. L'achat n'est pas possible au château. Au final, une très belle visite d'une bonne heure. Comme pour Pontet-Canet, c'est un vrai privilège de pouvoir être accueilli de la sorte dans ces grandes propriétés (gratuitement là aussi).

 

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Lafite-Rothschild 2001 : (près de 89% de cabernet sauvignon) couleur sombre, pas de traces d'évolution. Nez expressif, sur les fruits noirs (cassis surtout), le cèdre, très légèrement épicé, un peu de tabac aussi. Bouche d'une grande finesse, avec des tanins présents mais soyeux, pas de bois, une très belle acidité qui étire le vin. Sans être fluet le vin ne me semble pas non plus très épais. Finale très longue, très fraîche, fruitée. Un vin déjà excellent, pourtant pas encore tout à fait à son apogée. Il possède la fraîcheur qu'il manquait à Chevalier 2001 par exemple, la "tension" et la classe des grands cabernets sauvignons qu'il manquait à Latour et Mouton 2004, mais il joue moins sur la texture, il est par là plus proche d'un Margaux 2003 ou de Pontet-Canet 2007, des vins "en longueur". Le potentiel de garde est très élevé, il devrait être magnifique dans 15-20ans. Note : 18,5/20.

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Carruades de Lafite 2001 : bu à côté de Pavillon rouge 2000, ici le vin semble à point, un peu plus en finesse, plus de plaisir immédiat. TB.

 

8 février 2014

Pontet-Canet (Pauillac) *****

 

Le domaine a atteint un très haut niveau grâce à Jean-Michel Comme, à partir de 2006 environ. Les vins sont fins, profonds, et depuis le début des années 2010 d'une grande pureté de fruit avec l'arrivée des amphores.

 

 

Visite du domaine

 

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Rdv pris par téléphone presque 2 mois à l'avance. La visite se fait par petits groupes en général (7-8maximum), mais suite à un désistement nous nous retrouvons seuls avec la guide. Parfait, nous pouvons poser toutes nos questions ! On commence par une petite présentation historique du domaine et de la famille Tesseron. La personne habituellement chargée de faire les visites étant absente, nous devons laisser tomber la balade dans les vignes en Club car, ce n'est pas plus mal vu le froid. Nous avons quand même le droit à une présentation du vignoble (80 hectares, quasiment d'un seul tenant le long du château, les cabernets sauvignons sont majoritairement devant sur sols de graves, les merlots plutôt au fond sur sols argilo-calcaires), et à un topo sur la biodynamie.

 

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Le domaine a commencé sa conversion en biodynamie en 2004, mais en 2007 à cause des mauvaises conditions climatiques et du mildiou quelques traitements non bio ont été faits. La période officielle de 3ans de conversion a donc dû recommencer pour s'achever en 2010. Quelques techniques marquantes (et différentes de Lafite), pas de vendanges en vert, les vignes ne sont pas rognées, sur 30% du vignoble pas de machines mais uniquement des chevaux (il en faudrait beaucoup plus pour pouvoir faire les 80 hectares), les machines (notamment pour que les chevaux puissent passer entre les vignes) ont été entièrement pensées et dessinées au domaine, 2 vaches viennent d'arriver (la bouse sert aux préparations bio). C'est là aussi loin d'être suffisant pour 80 hectares, mais le domaine tend à devenir une "entreprise autosuffisante". Ensuite pas de filtration ni de collage au blanc d'oeuf contrairement à Lafite.

 

Le domaine pense pouvoir progresser encore beaucoup au niveau du travail de la vigne, alors que tout ce qui était possible ou presque a été fait en ce qui concerne les méthodes de vinification.

 

Nous passons désormais dans les cuveries, ancienne (cuves bois) puis moderne (cuves béton).

 

 

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A l'étage, les tables de tri sur roulettes permettent de faire tomber les raisins directement dans les cuves de fermentation, le but étant qu'il y ait le moins d'intermédiaires et d'interventions possibles entre le raisin et la cuve puis le fût. Puis nous passons dans le chai, avec un côté pour les barriques bordelaises (225L) et l'autre pour les 100 nouvelles amphores jaunes (900L). Ces dernières permettent de laisser passer un peu d'air contrairement aux cuves inox par exemple, sans boiser le vin contrairement aux barriques neuves. La forme est étudiée pour qu'il n'y ait ni trop ni pas assez de lies au fond de l'amphore. A l'intérieur du béton, des graves ont été mises pour les amphores de Cabernet, du calcaire broyé pour celles de merlot. Le millésime 2012 contient 50% de vin élevé en amphore, de la barrique neuve et de la barrique d'1 vin.

 

A noter que la récolte 2013 a été très faible, à cause de la pluie surtout. Le domaine est plutôt satisfait des premiers résultats au niveau qualitatif, mais il ne faut pas s'attendre au millésime du siècle sur Bordeaux en général.

 

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Après les chais, passage rapide dans la cave souterraine, puis la dégustation du grand vin sur 2007, millésime "accessible" en ce moment. L'achat au domaine est possible si l'on y tient vraiment à prix caviste "normal" (nous n'avons pas demandé les prix exacts)  depuis quelques années, mais c'est surtout pour les étrangers qui auraient du mal à trouver du vin chez eux, bien plus que pour les visiteurs français. Au final la visite aura duré une bonne heure, l'accueil était plus que satisfaisant, un très beau moment. Merci au domaine de permettre ce genre de visites, entièrement gratuites qui plus est.

 

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Pontet-Canet 2007 : (bouteille débouchée au moment de la dégustation) couleur assez sombre, pas encore évoluée, nez très expressif, sur les fruits rouges et noirs, assez classique, pas encore de notes tertiaires. La bouche est très fruitée, légèrement épicée, vive, avec une belle acidité, les tanins sont présents mais pas du tout agressifs. Bonne puissance, mais de la finesse en même temps. Finale de bonne longueur, fraîche. Si on doit trouver un défaut, il n'a pas la complexité de Lafite 2001 bu juste après mais c'est un vin encore très jeune et sur une année plus compliquée. Très convaincant, surtout pour un "petit millésime", bien plus que le 1990. Note : 17,5/20.

 

 

 

Pontet-Canet - Pauillac 1990

Couleur : grenat, reflets tuilés. Légèrement évoluée.

Nez : bouteille ouverte 8h à l'avance (sans carafe). C'est expressif, pas vraiment austère, avec des arômes assez classiques de tabac, de bois, de cacao et un peu de terre. Un tout petit peu de fruits noirs également. Très bien, la meilleure partie du vin.

Bouche : on retrouve les arômes du nez, c'est expressif, mais le vin manque d'acidité. Du coup il manque de fraîcheur et il manque une trame pour soutenir le vin, surtout qu'il manque de puissance. Le fait de passer derrière un Teroldego 2009 de Foradori ne l'a pas aidé, le Pontet-Canet étant moins fruité, moins frais, moins acide et moins puissant. C'était un tout petit peu mieux avec le second verre et le lendemain. Mais j'ai vraiment eu l'impression d'un vin sur sa fin. Sinon les tannins sont bien fondus, la matière est correcte.

Finale : longueur moyenne, manque d'acidité, sur le tertiaire, très peu de fruit.

Note : 15,5/20 Le nez était très bien, la bouche a manqué d'acidité et de puissance. Un vin sur sa fin. On pouvait s'y attendre en voyant le prix si peu élevé pour un 1990.

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Pontet-Canet - Pauillac 2009 : Robe très sombre aussi, nez sur un élevage gourmand, coco, vanille, barbe à papa, qui doit encore s'intégrer. La bouche est magnifique, épaisse, soyeuse, très fraîche, très longue, beaucoup de fruits noirs, moins d'élevage qu'au nez, déjà bien épanouie en l'état. TB+.

 

8 février 2014

Vieux Télégraphe (Bédarrides) ***

Domaine de 147 hectares appartenant à la famille Brunier, sur Châteauneuf et Gigondas. Style sur la puissance et très mûr (surtout sur La Crau). Les vins se sont néanmoins affinés sur les derniers millésimes.

 

 

Vieux Telegraphe - Chateauneuf du Pape 2008 : (65% grenache, 15% mourvèdre, 15% syrah, ...) couleur entre rubis et grenat, nez très expressif, sur la cerise, un côté compoté, un peu de caramel, pruneau ?, très gourmand. Bouche très puissante, voire un peu alcooleuse en finale, très légèrement épicée, encore un fruit très compoté, presque trop, mais une bonne acidité l'empêche de tomber dans la lourdeur. Tanins présents mais assez fins, un peu fluet. Bonne longueur. Moins convaincant que Charvin 2008. Note : 16/20.

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Les Pallières Au petit bonheur 2022 rosé : plus blanc que rosé, gras, un peu lourd.

 

Clos roquète chateauneuf blanc 2021 : chateauneuf sur le gras avec de l'élevage mais finale pas trop lourde, reste bien équilibré.

 

Les Pallières Gigondas terrasse du diable 2019 : assez puissant, massif, tannique

 

Châteauneuf 2020 Vieux Télégraphe : (la crau) assez classique, puissant, épicé, du fond, finale qui reste fraîche, pas trop cuit pour vieux télégraphe, à attendre un peu mais très bien fait, beau potentiel. TB+.

 

Brunier Vieux telegraphe - L'Hippolyte Châteauneuf du Pape 1995 : (cuvée expérimentale 1/3 grenache 1/3 syrah 1/3 mourvèdre) Couleur sombre encore jeune, superbe nez fruits rouges et noirs un peu sucrés, épices, garrigue, floral, encor jeune, bouche suave, qui combine gourmandise, volume et fraîcheur, en pleine forme et fondu à la fois, très long, puissant mais parfaitement équilibré. TB++

 

Vieux Télégraphe - Châteauneuf blanc 2005 : couleur dorée, nez assez mûr, ananas, une touche végétale. Bouche pas très haute en alcool pour le domaine 13,5%, acidité assez élevée, encore jeune, belle surprise. TB.

 

1 février 2014

Leyris Mazière (Cannes-et-Clairan) ***

Leyris-Marière - Alicante 2010 : (80% alicante, 20% carignan), robe très sombre, fruits noirs, épices, assez puissant mais tanins fins, belle matière et bonne longueur. TB. (+-17/20).

"Vendanges Tardives" 2007 : (60% grenache, 40% syrah), robe ambre foncé, nez sur les raisins secs, l'abricot sec, la noix, la bouche fait beaucoup moins sucrée que le nez, un côté xeres oloroso, avec beaucoup de noix, assez frais. TB-. (+- 16,5/20).

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