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Mon carnet Vin
28 mai 2014

Millésime 2013

Le dernier numéro de la RVF était consacré au millésime 2013. En voici un résumé avec les vins classés « réussites exceptionnelles ». Beaucoup de domaines n’ont pas envoyé d’échantillons (à moins que la RVF en réserve un peu pour son guide vert) et sont donc absents des listes. C'est aussi l'occasion d'apprendre 2-3 noms de domaines peu connus au milieu des "stars" (Fuchs, N. Vigot, Petite Marne, Paul Prieur, Martinelle...)

 

Alsace : millésime difficile dans l’ensemble. Les rieslings et pinots blancs s’en sortent mieux, surtout sur les terroirs classés grands crus. Année difficile en liquoreux. Les réussites exceptionnelles : 

Deiss : Schoenenbourg

Henri Fuchs : Riesling (7€) et Riesling GC Kirchberg de Ribeauvillé

Dirler-Cadé : Riesling Belzbrunnen

A. Mann : Riesling GC Furstentum, PG GC Furstentum, Gewurz Steingrubler et Schlossberg Epicentre VT

Bott Geyl : Riesling GC Schlossberg

V. Zusslin : Riesling GC Pfingstberg

 

Bordeaux : rouges très moyens, blancs secs biens et liquoreux très biens. En tête : Yquem, Climens, Coutet, Fargues, R. Lafon, Sigalas Rabaud. Juste derrière : Clos HP, Doisy Daene, Guiraud, Lafaurie, Tour blanche, Nairac, Rieussec, Suduiraut.

 

Bourgogne : Faibles quantités comme 2012 mais une qualité correcte dans l’ensemble. En rouge les Cotes de Nuits et Corton s’en sortent mieux, mais ils n’ont pas l’épaisseur des 2012, ils compensent par de beaux équilibres acidité/maturité/structure et des terroirs bien dessinés, plutôt des vins fruités et assez fins. En blanc de belles choses sur la Côte de Beaune, les grands crus ont été épargnés par la grêle mis à part Corton Charlemagne. Meursault St Aubin Chassagne et Puligny s’en sortent plutôt bien. Sur la Côte chalonnaise Rully et Montagny s’en sortent mieux que les autres appellations mais année difficile dans l’ensemble comme dans le Mâconnais. Année difficile pour Chablis aussi. Dans le Beaujolais, des matières riches et « pulpées », Chiroubles, Régnié et Saint-amour sont les plus réguliers, les secteurs « hauts et frais ont plus profité de la maturité tardive du millésime ».

Chablis 

Bernard Defaix : Chablis Bougros et Côte de Lechet

Droin : Chablis Les Clos

Moreau-Naudet : Chablis Valmur, Montmains, Vaillons et Chablis village

Côte de Beaune et Côte de Nuits

Marc Colin : Montrachet et Batard

Bouchard : Montrachet

Vougeraie : Batard, Musigny, Clos Vougeot, Bonnes mares, Charmes et NSG Les Damodes

Faiveley : Bienvenue

Girardin : Bienvenue

Prieur : Musigny

Arlot : Romanée St Vivant, NSG Clos de l’Arlot et Vosne Suchots

Rouget : Cros Parantoux

Tremblay : Echezeaux, Chapelle, Vosne Les rouges du dessus et Les Beaumonts et Chambolle Feusselottes.

Confuron Cotedidot : Echezeaux, Clos Vougeot, Charmes, Mazis, NSG Les vignes rondes, Vosne Suchots, Gevrey Lavaux St J et Petite Chapelle et Chambolle Derriere la grange.

Duband : Echezeaux, Clos de la roche, Charmes, Chambertin, Chambolle les Sentiers et Les Gruenchers.

Armand Rousseau : Clos de la roche, Beze, Chambertin, et Gevrey Clos St J.

Clos des Lambrays

Bart : Bonnes Mares et Beze

Groffier : Bonnes Mares et Chambolle Amoureuses

A. Guyon : Charmes

Trapet : Chapelle, Latricieres, Chambertin et Gevrey Petite Chapelle

Feuillet : Latricieres et NSG Les Procès

Manuel Olivier : NsG Les Chaboeufs

Domaine Laurent P&F : NsG Les Quatre vignes

Nathalie Vigot : Vosne Les Petits Monts

Heresztyn-Mazzini : Gevrey 1er cru La Perrière

Côte chalonnaise

Berthenet : Montagny blanc 1C Symphonie

Aladame : Montagny blanc 1C Les Coères

Menand : Mercurey rouge 1C Les croichots

Theulot Juillot : Mercurey rouge Les Combins

Patrick Guillot : Mercurey rouge 1C Clos des Montaigu

Maconnais

C. Cordier : Pouilly Fuissé Vignes blanches et Vers Cras

André Bonhomme : Viré Clessé Les hauts des Ménards

Beaujolais

Ruet : Brouilly Voujon

Nugues : Morgon

Laurent Gauthier : Morgon côte du Py

Didier Desvignes : Chiroubles nature

Domaine du Penlois : Juliénas

Château des Jacques : Fleurie

Domaine Laforest : Côte de Brouilly

 

Champagne : Chardonnay prometteur

 

Corse : belle année, de beaux rouges dans le sud, des blancs avec une bonne tension sur toute l’île.

Rouge 

Arena : Patrimonio Carco

Abbatucci : VdF CN

Alzipratu : VdF Porta Vecchia

Canarelli : VdF Terra d’Orazi et Amphora

Blanc 

Abatucci : VdF Général de la révolution

Arena : Patrimonio hauts de carco

Canarelli : Figari et VdF Amphora

Culombu : VdF Collection

Mariotti Bindi : Patrimonio Mursaglia

Signadore : Patrimonia A Mandria di Signadore

 

Jura : très faible quantité, les chardonnays s’en sortent bien. Les trousseau et pinots noirs aussi, très difficile pour le savagnin.

Domaine champ divin : Côtes du Jura Chardonnay

Rolet : Arbois chardonnay en Chagnon et Pinot noir les Trinquelins

Désiré Petit : Arbois savagnin l’essen’ciel

Marnes blanches : Côtes du Jura Pinot noir

Cartaux-Bougaud : Côte du Jura trousseau château de Quintigny

La Petite marne : Cotes jura Pinot noir et Côte Jura Trousseau

 

Languedoc : Grande réussite, beaucoup de fraîcheur, meilleur millésime depuis 1998 ! La région de 2013.

Uniquement des rouges

Borie La Vitarèle : St Chinian Les crès

Les Fusionels : Faugères In Tempus

Cébène : Faugères Belle Lurette

Foulaquier : Pic St Loup Les calades

Christophe Peyrus : Pic St Loup

Ermitage du Pic : Guilhem Gaucelm

Les Aurelles : Pézenas Aurel

Lacroix-Vanel : Pezenas Fine amor

La Traversée : Terrasses du Larzac la traversée

Mas des brousses : Terrasse larzac Mas des brousses

Mas des chimeres : terrasses larzac

La Marfée : St Geaorges d’Orques della Francesca

 

Loire : année compliquée, vins sur le fruit, peu de matière. Un peu mieux sur le Sancerrois.

Rouge 

Mellot : Sancerre generation XIX

Pallus : Chinon pensée de Pallus

Bel-Air : Bourgueil Clos Nouveau

T. Germain : Saumur-Champigny Les mémoires

P et C breton : Bourgueil clos sénéchal

Pierre Sourdais : Chinon les rosiers

St Nicolas : Fiefs vendéens Plante Gate

Cotelleraie : St Nicolas de B. Vau-Jaumier

Dittiere : Anjou Brissac clos de la grouas

Blancs 

Vacheron : Sancerre Les romains

Mellot : Génération XIX

Pinard : Chene Marchand

Aux Moines : Savennieres roche aux moines

St Nicolas : Fiefs vendeens le haut des clous

Huet : Vouvray clos du bourg

Grange tiphaine : Montlouis Clé de sol

Luneau Papin : Muscadet Les Pierres blanches

Brégeon : Muscadet Gorges

Chidaine : Montlouis Clos du breuil

Paul Prieur : Sancerre Monts Damnés

Clos de l’élu : Anjou ephata

Pellé : Menetou les Blanchais

Landron : muscadet Amphibolite

Pas de liquoreux

 

Provence : belle année en blanc, moins bien en rouge où comme à beaucoup d’endroits les vins seront légers, frais et digestes.

Rouge 

Trévallon

Tempier : Cabassaou

Hauvette : Baux de Provence Cornaline

Blancs 

Simone : Palette

Hauvette : Vin de France

Ste Anne : Bandol

 

Rhône : bon millésime, pas très riche ni volumineux, moins de degrés d’alcool que d’habitude, mais beaucoup de fraîcheur. Au sud, pas mal de coulures sur les grenaches donc assemblages avec plus de syrah qu’habituellement. Chateauneuf frais et peu tanniques mais manque de matière souvent. Au nord, année difficile pour la marsanne. Bonne année pour la syrah, surtout à Cornas. De beaux Condrieu, avec acidité, pas trop d’alcool. De beaux St Peray également.

Nord

Pierre Gaillard : Condrieu L’Octroi

Julien Pilon : Condrieu Vernon, Crozes Nuit blanche, St Jo Dimanche à Lima blanc et St Peray Les maisons de Victor

PJ Villa : Condrieu Jardin Suspendu, Cote Rotie Carmina, St Jo blanc saut de l’ange, St Jo rouge Tildé

Coulet : Cornas Billes noires

Voge : Cornas VV

Johann Michel : Cornas Jana

M et S Ogier : Côte Rôtie Belle hélène

Clusel Roch : Côte Rôtie Grandes Places

Pichon : Côte Rôtie La Comtesse en cote blonde

Les Bruyères : Crozes Georges Reynaud et Les Croix

Chapoutier : Crozes Varonniers, Hermitage Le Méal blanc et Pavillon rouge, St Peray Lieu dit Hongrie

Delas : Crozes Le Clos, St Jo Ste Epine

JL Chave : Hermitage blanc et rouge et St Jo Le clos

Coursodon : St Jo Paradis st Pierre blanc et rouge

Jaboulet : St Jo domaine de la croix des vignes

Tunnel : St Peray cuvee prestige

Sud (vins rouges sauf contre-indication)

Marcoux : CdP

Chapoutier : CdP Barberac

Rayas : CdP

Giraud : CdP

Mont Thabor : CdP

Jean Royer : CdP Prestige et sables de la crau

Vieux Tel : CdP blanc

Gradassi : CdP

Sabon : CdP Prestige et Le Secret

Martinelle : Beaumes de Venise Martinelle

Saint Amant : Beaumes de Venise Grangeneuve

 

Roussillon : très belle année, avec de grands vins blancs, des rouges bons, assez frais avec moins d’alcool que les autres années.

Rouge

Gauby : Calcinaires, la roque, la foun

Coume del Mas : Collioure quatratur

Roc des anges : Les Trabasseres

Mas Amiel : Maury sec Légende

Matassa : IGP Côtes catalanes Romanissa

Blancs

Gauby : Calcinaires, La Roque

Roc des Anges : Oca

Padié : Milouise

Danjou-Bannessy : La truffière

Pas de VdN en réussites exceptionnelles, mais une année assez bonne, avec fraîcheur, finesse.

(Encart sur Sylvain Lejeune-domaine de Sabbat avec son blanc et son Rivesaltes Grenat bien notés)

 

Savoie : année difficile en blanc, mais de très bons rouges (gamay et mondeuse surtout).

Rouges

Genoux : Mondeuse arbin belle romaine et La Noire

A et M Quénard : Mondeuse chignin VV et Mondeuse arbin

Fils Trosset : Mondeuse arbin et Mondeuse Prestige des arpents

X et M. Million Rousseau : Vin de savoie Gamay Jongieux

Blancs 

Yves Girard-Madoux : Chignin bergeron

Cave du prieuré : Roussette Marestel

JP et JF Quénard : Roussette de Savoie Anne-Sophie

 

Sud-Ouest : Rouges difficiles mais de belles choses en tannat (Madiran, Irouléguy) et Braucol (Marcillac, Gaillac). Bien un peu partout en blanc, voire très bien pour les liquoreux du bergeracois.

Rouge pas de réussites exc (Domaine Coquelicot Bergerac Lilas de Coquelicot bien noté)

Blancs secs

Plageoles : IGP Cotes du Tarn Verdanel

Larredya : Jurançon sec la Virada

Liquoreux

Château Barouillet : Monbazillac classic

Vignau la Juscle : Jurançon VT

Château Le Tap : Saussignac

Larredya : Jurançon Au Capceu

 

24 mai 2014

De Molen (Pays-Bas) *****

De Molen Amarillo 9,2% : Couleur ambre clair, mousse assez fine, nez sur le pamplemousse, le fruit de la passion, et beaucoup d'ananas. Bouche très fruitée, pas sèche ni résineuse, beaucoup d'ananas encore, d'autres fruits exotiques. Puissante, mais peu de caramel pour une IPA à 9%. Finale longue, très légère amertume, un tout petit peu de caramel et de céréales désormais. 17,5/20.

de molen amarillo

 

De Molen Op & Top 4,5% : (Houblons : cascade et amarillo) IPA légère, pas trop amère, très fraîche et rafraîchissante, sur les agrumes et les fruits exotiques. Ma bouteille avait très peu de bulles (pas assez). La Vuur & Vlam était un peu mieux. 16/20.

op top

 

De Molen Vuur & Vlam 6,2% : (houblons : chinook, cascade, simcoe, amarillo), dans le style de la précédente, mais un peu plus puissante, plus de bulles, un peu plus amère et résineuse. Beaucoup de fruits exotiques. Bonne longueur. 17/20.

vuur vlam

 

De Molen Hel & Verdoemenis 10% : bière noire, avec du chocolat et des fruits secs (prunes, cerises, oranges). Très puissante, très peu de bulles, un peu sucrée, finale longue et amère. 18/20.

hel verdoe

 

De Molen Rook & Vuur 8,2% : Bière fumée de couleur noire, qui sent vraiment la saucisse fumée, un peu de café, de poivre dans le fond. Très originale, à  essayer pour la curiosité mais vite écoeurante et vraiment trop portée sur le fumé. 15,5/20.

rock & vuur

 

De Molen Kopi Loewak coffee stout 11,2% : stout avec ajout de Kopi Loewak (café d'Indonésie avalé par la civette). Bière d'un noir très intense, avec énormément de café, très concentré, on a l'impression de manger des grains de café. Assez vite écoeurant, on ne sent qu'un arôme, presque un digestif. 15/20.

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De Molen Rasputin 10,2% 46IBU : (bottled 13/09/2012) Couleur entre marron et noire, plus proche d'une "Rochefort 10" que d'un IRS, mousse fine et peu présente. Très beau nez, expressif, sur le chocolat, la crème de cassis, les fruits noirs. La bouche est un peu sucrée, gourmande, sur les fruits noirs confiturés, un peu de chocolat, un côté "Quadruple belge". Les 10% passent tout seuls. Texture peu épaisse. Finale de longueur moyenne, manque un peu d'acidité ou d'amertume pour équilibrer le sucre. 17,5/20.

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De molen Tsarina Esra 11% 93IBU : couleur entre marron et noire, quasiment pas de mousse. Nez légèrement chocolaté, avec des raisins secs, de la prune, des fruits rouges. La texture en bouche est assez fluette, carbonatation faible, on trouve un peu de café, de chocolat, mais surtout beaucoup de fruits cuits (prunes, cerises, fraises), avec un côté vineux et aigre comme dans une Sour Ale (passage en fût ?). Les 11% ne se sentent pas du tout, les 93IBU non plus, c'est très gourmand, à peine sucré, mais bien équilibré par le côté aigre et une belle acidité. Finale longue, aigre, acide, avec une petite pointe de cendres. Note : 18/20.

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De Molen Hel & Verdemoenis Wild Turkey Barrel 11% 103IBU  : couleur noire, reflets marrons, nez sur le chocolat, le café, le côté vanillé du bourbon se sent beaucoup mais c'est parfaitement intégré, un côté crème praliné/caramel, et une impression d'un côté aigre, un peu vineux (cerises aigres ?). Bouche puissante, chaude, pas trop épaisse, un peu de sucre mais bien équilibré par une bonne amertume, encore du café, du bourbon, de la vanille, des raisins secs ?, de la praline. C'est assez gourmand. Finale longue, pas écoeurante. La meilleure finition bourbon/whisky que j'ai pu goûter. Note : 18/20.

 

De Molen Heaven & Hell Imperial stout 12% 95IBU : couleur très noire, quasiment pas de mousse, nez de café, chocolat, beaucoup de vanille. Bouche classique, mêmes arômes qu'au nez avec un superbe équilibre, puissante sans être alcooleuse, grosse amertume qui contrebalance le sucre. Texture épaisse. Finale longue, légèrement épicée. Un modèle d'Imperial stout. Note : 18/20.

 

 

19 mai 2014

Jacques Puffeney (Montigny-Les-Arsures) ****

Jacques Puffeney, Arbois Trousseau les Bérangères 2009 : couleur très claire, nez très fruits rouges, noyau de cerise et poivre. Bouche sur la même aromatique, bonne matière, tanins présents mais fins. On hésite entre pinot noir de bourgogne et trousseau. Finale de longueur moyenne, toujours marquée poivre et noyau de cerise. Un bon vin et un très bon trousseau, qui manque juste d'un brin de complexité. TB-. (+- 16/20).

 

Puffeney, Arbois Trousseau Bérangères 2008 : nez de vieux pinot très noble, bouche avec un peu plus de tannins qu’un pinot mais la grande classe aussi, pile à point. Top.

 

 

 

Puffeney - Vin jaune 2010 : bien marqué oxydatif, curry, morille, bonne intensité, finale saline, longue. TB+. Plus tard une autre bouteille encore meilleure, très umami en finale. TB++.

 

19 mai 2014

Ponsot (Morey-Saint-Denis) *****

 

Laurent Ponsot a quitté le domaine Ponsot début 2017 pour créer avec son fils une nouvelle structure (vignes en propriété + négoce) simplement appelée Laurent Ponsot. C'est donc désormais sa sœur Marie-Rose Ponsot et l'œnologue Alexandre Abel qui gèrent le domaine d'environ 8 hectares aujourd'hui. Le style n'a pas changé : on récolte des raisins mûrs, l'élevage se fait en vieux foudres, avec peu de sulfites. Les vins sont mûrs mais peu extraits, avec parfois une pointe de volatile, respectant parfaitement les terroirs, surtout après une longue garde.

 

 

6 - Ponsot, Bourgogne rouge Cuvée du pinson 2010 : couleur assez sombre (pour du pinot), le nez pinote, fruits rouges et noirs, bouche fruitée, élégante, tanins fondus. La table est sur un petit Côtes de Nuits en 2007. Ca manque d'un peu de longueur, mais c'est gourmand et facile, un générique très bien fait. Il fait quand même assez évolué pour 2010, à boire maintenant je pense. TB-.(+- 16/20).

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Ponsot (Gds jours 2018)

Morey 1er cru Monts Luisants blanc 15 : (aligoté !) léger beurré, bouche très fruitée, gourmande, à peine sucrée, pas ultra tendue, mais épaisse avec une belle longueur. Incroyable pour de l’aligoté. TB+.

Morey cuvée des grives 15 : fin, fruité, gourmand, soyeux, dans l’esprit d’un Chambolle, très gouleyant. TB+.

Morey 1er Cru cuvée des alouettes 15 : plus tendu, plus serré, encore un peu boisé en l’état. TB.

Clos de la Roche 15 : couleur sombre, très frais pour 2015, tannins présents mais de qualité, finale très longue, poivrée. Grand potentiel. TB++.

 

 

Ponsot (Gds jours 2022)

MOREY-SAINT-DENIS 1ER Monts LuisantsBlanc2018 : (aligoté) très frais pour 2018, nerveux, minéral, tendu, peu de gras, peu d’élevage, agrumes et amers nobles en finale, très long. TB++.

MOREY-SAINT-DENIS 1ER CRUCuvée des Alouettes2019 : (sur Monts luisants) couleur assez claire, beaux fruits rouges, pur, peu d’élevage, frais, tendu, racé, long. TB+

CLOS DE LA ROCHECuvée Vieilles VignesRouge2019 : un peu plus de couleur, plus de volume, même style, à peine plus serré, gros potentiel, mais déjà excellent en l’état. TB++.

 

 

 

Ponsot Gevrey-Chambertin Cuvée de l’abeille 2012 : très clair, nez de fraise et de rose, bouche toute en dentelle, légère, pleine de fruit, d'une grande buvabilité, ne fait pas du tout Gevrey ni 2012 sur le papier, grande élégance. Petit coup de cœur. TB+.

 

Ponsot, Chambolle-Musigny cuvée des cigales 2012 les herbues : (dernier mill. en 2015. élevage de 17mois en fûts de 15ans minimum, 100% égrappé) Couleur très claire, nez encore jeune, sur des fruits rouges frais, cerise rouge et notes florales, très délicat. Bouche pure, peu de volume, toute en tension, avec des tannins un peu serrés en finale mais qui donne de l'allonge, beaucoup de jeunesse et de fraîcheur pour 2012, dans un style trop austère pour certains. L'anti-rondeur d'un mortet par exemple. TB+.

 

Gevrey cuvée de l'abeille 2007 : couleur très claire, à peine tuilée, nez fruits rouges et fumé/lardé, bouche en tension, pas de rondeur, pas très épaisse, longue, pure, fumée, fruitée, beaucoup de longueur sur des petits tannins, tout en allonge, la classe. TB++.

Ponsot, Gevrey-Chambertin Cuvée de l’abeille 2007 : (les epointures) Couleur presque marron clair, nez giboyeux, cuir, kirsch. Bouche toute en tension, pas gros volume, mais surtout marquée viande fumée, salée, plus jeune que le nez, énergique, très longue, acidulée et salée en finale, fait claquer le palais. TB++.

 

Ponsot Bourgogne rouge cuvée du Pinson 2017 : couleur très claire, nez sur la cerise, petits fruits rouges, bouche en dentele, peu épaisse, pleine de fruit, très pur, acidité élevée, plutôt tendue et assez longue, très classe. TB+.

 

Ponsot St Romain Cuvée de la mésange 2015 : couleur dorée, nez fruits exotiques bien mûrs, à peine beurrés, pas de bois ressenti, mais impression d'une légère surmaturité. Ca se confirme en bouche, fruits mûrs, manque de tension, peu de gras, pas de bois, assez simple, longueur moyenne. B.

 

Ponsot - Morey-St-Denis 1er cru « Clos des Monts Luisants » 2015 : (100% aligoté !) Couleur plus dorée, nez sur l’ananas, fruits tropicaux et fruits jaunes bien mûrs. La bouche garde ce fruité avec une belle épaisseur et beaucoup d’acidité dans le fond qui permet d’allonger et d’équilibrer ce vin qui a fait l’unanimité. Superbe. TB++.

 

Ponsot - Morey 1er cru Clos des monts luisants 2014 : couleur dorée, nez très beurré, crème, un peu inquiétant... Bouche sublime grosse densité, beaucoup d'énergie, sur l'ananas, le coing, un peu miel, floral, puis fin de bouche plus agrumes citron, extrêmement longue et salivante. TB++.

 

Ponsot - Morey 1er cru Clos des Monts Luisants 2013 : nez légèrement moins beurré, bouche un peu plus en tension, moins de volume, plus fringante. TB++.

 

Ponsot, Bourgogne pinot noir cuvée du Pinson 2012 : Couleur plus sombre que le Fourrier, nez encore jeune pour 2012, fruité plus « noir », poivre, thé fumé, pot-pourri. Bouche qui combine volume, fraîcheur, maturité, un style très différent du précédent qui fait partir les dégustateurs plus au Sud. Finale très longue, digeste. Une entrée de gamme de très haute volée là aussi. TB++.

 

Ponsot, Chambolle 1er Cru Charmes 2010 : le nez demande un peu de temps, début dévolution, entre deux âges, un peu fermé à l'ouverture. C'est surtout la bouche qui est magnifique, plus fruitée que le nez, texture velours, grosse allonge avec une belle acidité, beaucoup de longueur, de petits fruits de sous-bois, ronce. TB++.

 

Ponsot, Morey 1er Cru Alouettes 2010 : plus chaud, plus kirsché, plus dense et en même temps une acidité peut-être encore un peu plus haute, plus solaire, aromatique un peu chateauneuf, presque encore un peu jeune, pas la finesse du Chambolle bu en parallèle. TB+.

 

 

Monts Luisants 2021 un peu mou. Monts Luisants 1998 très salin, voire salé, truffe, encore jeune, tendu, énorme. Gevrey Abeille 2021 (premier millésime depuis 2012 - vignes arrachées entre temps) très fin juteux, top. Chapelle-Chambertin 2021 tout en tension, finale salivante très longue sur des tannins qui allongent, minéral, top. Alouettes 21 plus coloré, plus puissant, très mûr pour un 2021, à attendre mais prometteur. Clos de la Roche 2021 entre les deux précédents, encore un peu fermé. Clos de la Roche 2016 début d'évolution, dans une belle phase, encore jeune dans l'idéal, très bon.

 

 

Monts Luisants 2022 très grand, pas de malo cette année, grosse tension, sans prendre en volume, très énergique, salivant, long. Gevrey 22 un peu serré. Morey 1er cru 2022 à la fois finesse, grosse allonge minérale, très long, superbe. Chapelle Chambertin 2022 plus chaud, un peu trop solaire. Clos de la Roche 2022 à aller chercher mais fraîcheur et finesse beaucoup de fond, très bien né.  Clos de la Roche 2015 semble très évolué derrière, kirsché, encore serré.

 

19 mai 2014

E. Reynaud - Rayas, Fonsalette, Château des tours (Châteauneuf-du-pape & Sarrians) *****

Les vins d'Emmanuel Raynaud, que ce soit à Rayas ou au Château des Tours, c'est avant tout un style particulier : vendanges très tardives, parfois en novembre, un mois après les voisins, avec les risques que cela peut engendrer, très peu d'extraction de couleur ou de tannins, de la grappe entière, des vinifications en très très vieux fûts. Le résultat - avec quelques nuances discrètes en fonction des terroirs - est des vins peu colorés, sans tannins, très gourmands et digestes, marqués par la confiture de fraise, la rose et l'orange sanguine, excellents jeunes, capables de bien vieillir, avec des réussites exceptionnelles sur les millésimes frais. Des OVNIS à Châteauneuf. Ce style, intemporel ici, semble pourtant être revenu à la pointe de la mode actuelle. Combien de vignerons (surtout en "nature") cherchent à faire ce genre de "jus de fruits" épurés et digestes mais aussi complexes, vivants et bons à tout âge ? Voilà sans doute pourquoi Rayas est devenu le vin le plus recherché du monde. Les blancs sont eux un peu plus classiques, moins réguliers, parfois excellents mais parfois un peu chaleureux.

 

 

 

Les vins des 3 domaines (Château Rayas, Château de Fonsalette, Château des tours) sont vinifiés sur 2 lieux :

- Château Rayas : Château Rayas CdP rouge (100% grenache) et CdP blanc (50% grenache, 50% clairette), Pignan CdP rouge (100% grenache), Fonsalette CdR rouge (50% grenache 35% cinsault 15% syrah) et CdR blanc (80% grenache blanc, 10% clairette, 10% marsanne), Pialade CdR rouge (80% grenache, 15% cinsault, 5% syrah)

- Château des Tours : Château des Tours Vacqueyras (80% grenache, 20% syrah) CdR rouge (65% grenache, 15% cinsault, 20% syrah) et CdR blanc (100% grenache blanc). Domaine des tours Vdp du Vaucluse rouge (grenache, counoise, syrah, cinsault, merlot, dious) et blanc (100% clairette), Parisy Vin de table rosé (grenache, cinsault).

 

 

Rayas, CdP rouge 2004 : robe très claire (ressemble à un pinot), nez de grenache, très fraise écrasée, beaucoup d'épices, rose. Bouche très fine, pas très tannique, pas une grosse matière mais très fruitée, surtout de la fraise écrasée, très fraîche, encore très jeune pour 2004. La bouche fait vin de soif pour moi, mais la finale a quand même une très bonne longueur. Très bon vin, mais pas exceptionnel pour moi. TB. (+- 17,5/20).

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Rayas rouge 2004 : quelques années après une autre bouteille est apparue en meilleure forme, plus de volume, plein de fraise là aussi, plus longue et plus ample. TB++

 

Rayas rouge 2006 : robe légèrement tuilée, claire. Nez de petits fruits rouges, un peu sous-bois, terre, chaud. Bouche fruitée mais un peu chaude avec quelques amers qui me gênent un peu, toujours un côté chaud et évolué, assez long. Pas une grande bouteille. B+. Robe claire avec des contours tuilés. Nez un peu chaud à l'ouverture mais parfait après 24h, très marqué fraise écrasée comme toujours, pas trop floral sur ce millésime. Bouche aux tannins ultra fins, mais avec la concentration suffisante pour passer derrière Boisrenard et le surclasser par son élégance et sa gourmandise. Très longue finale, sur la fraise, l'orange sanguine, finement épicée. TB++. Une autre bouteille toute aussi belle. TB++.

 

Rayas Rouge 2007 : couleur très claire, pas évoluée, nez de plein de fruits rouges confiturés, un peu d'anchois, très "Reynaud", attaque en bouche très élégante, fruitée, soyeuse, une pointe d'alcool en finale, mais la bouteille aurait pu être ouverte un peu plus en avance. TB+. Une autre bouteille 1 ou 2 ans plus tard n'avait pas cette pointe d'alcool. TB++. Une troisième bouteille idem. TB++. Une autre plus fermée derrière un Fonsalette plus ouvert mais carafé. TB+.

 

Rayas Rouge 2008 : Couleur très claire, nez fraise, olive, anchois, fumé. Bouche très élégante, fraîche, soyeuse, pas un gros volume, fraise, orange sanguine anchois, très belle longueur, tout est évident, parfait, d'une finesse extrême, éclatant. Exceptionnel.

 

Rayas - rouge 2009 : la dernière bouteille était très alcooleuse, belle surprise ici. Un nez très Rayas même à l'ouverture de fraise écrasée et de rose, pas trop d'alcool. Toujours cette bouche avec beaucoup de rondeur, très peu de tannins, fruité très mûr, confituré, la finale manque un peu d'acidité pour que ce soit parfaitement équilibré, mais une belle bouteille, même sans une grande ouverture, à servir assez frais par contre. TB+.

 

Rayas rouge 2010 : couleur assez sombre et pas trop tuilée pour reynaud. Nez ouvert, élégant, anchois, fruits rouges, pas très confiturée. Bouche élégante, encore simple d'expression, mais tannins fins et pas marquée par l'alcool, assez long, millésime très prometteur. TB++. Deuxième bouteille encore un peu plus ouverte, encore plus élégante. TB++. Troisième idem. TB++.

 

Rayas rouge 2011 : très fin, beaucoup de fruit, plus complexe que 2012 à ce stade, petite touche olive, reste frais, très gourmand. TB++.

 

Rayas rouge 2012 : jus de fruit ben équilibré, facile à boire, juste encore un peu simple aromatiquement. TB+. Autre bouteille plus tard, plus complexe, moins jus de fruit, un peu de tertiaire. TB+.

 

Rayas rouge 2013 : très tuilé, style du domaine, peu tannique, fruits rouge écrasées, élégant, pas de lourdeur, manque juste un poil d'éclat sur celle-ci par rapport à d'autres bouteilles. TB+.

 

Rayas – CdP blanc 2003 : couleur jaune citron, un peu de pierre à fusil, citron, agrumes, quelques fruits exotiques dans le fond. Bouche assez fine, tendue, bonne matière, un peu de gras quand même, finale assez longue, un peu saline. TB+.

 

Rayas, Châteauneuf-du-Pape blanc 2008 : (50% grenache blanc, 50% clairette sur sables) Couleur plus claire que les précédents, or pâle, nez avec un côté résine/pétrole au départ, citron vert, cédrat, fleurs blanches, abricot, envoûtant. Bouche grasse, épaisse, puissante, avec ce qu’il faut d’acidité et de fraîcheur dans le fond pour l’équilibrer. Beaucoup de longueur. Clairement le blanc de la soirée pour tout le monde. TB++. Une autre bouteille semblait un peu plus lourde. TB+.

 

Rayas - CdP Blanc 2009 : joli nez miellé, fruits jaunes, encore tout jeune, bouche qui manque un peu de tension et de fraîcheur, comme souvent, même si elle ne semble pas trop haute en alcool. TB.

 

Rayas blanc 2001 : encore jeune, fruits secs, miellé, pas une grosse acidité mais jolis petits amers. TB.

 

Château Rayas - Châteauneuf-du-Pape blanc 2007 : (50% grenache blanc, 50% clairette) Couleur or avec une intensité qui vire presque au fluo, le nez s’ouvre sur des notes étonnantes de carambar, avec une impression de sucrosité gourmande, puis de la pêche, abricot, miel, fleurs blanches, complexe. La bouche est puissante, probablement élevée en alcool, gros volume, complexe, sur les arômes du nez, pas beaucoup d’acidité, avec du gras, à peine beurrée, finale très longue dans un style plus rond et réchauffant que la série de chardonnay, il appelle la table. B+.

 

Rayas, Châteauneuf du Pape blanc 2012 : (50% grenache blanc, 50% clairette) Couleur or, nez évolué de cire, de miel, d'abricot, de pêche. La bouche est élégante, fruitée, miellée, du volume, peu d'élevage, avec une acidité plutôt basse, l'alcool se sent un peu en finale. B+.

 

Rayas blanc 2011 : manque de peps, bouteille qui fait un peu fatiguée. B.

 

Rayas blanc 2013 : plus exotique que d'habitude, presque un peu ananas, on se demande s'il n'y a pas un peu de sucre presque, c'est gourmand, gras, sans être lourd, bel équilibre, très joli, avec du fond, du potentiel encore. TB+.

 

Rayas Blanc 2010 : un peu lourd, chaleureux. B+.

 

 

Fonsalette - Rouge 2008 : robe claire et tuilée, nez de fraise écrasée mais aussi de l'olive, du sous-bois, un peu poussiéreux. Idem en bouche où la bouteille semble un peu fatiguée. B+.

Fonsalette Rouge 2007 : nez bien kirsché, évolué, fruits cuits, plus frais en bouche, plus marquée fraise, déjà évolué, peut-être un peu trop chaleureux par rapport aux meilleurs vins du domaine. TB. Une autre bouteille semblait plus fraîche. TB+. Une autre bouteille était chaleureuse, puissante, a eu besoin d'une bonne ouverture. TB. Une autre plus éclatante et plus fraîche. TB++.

Fonsalette rouge 2006 : couleur foncée, mais aromatique bien typé Reynaud sur la fraise, texture soyeuse, presque une impression d'élevage, assez rond, gourmand, encore tout jeune. TB+.

Fonsalette rouge 2009 : jeune, déjà très typé reynaud, pas trop alcooleux pour 2009, par contre un peu de sucrosité à intégrer. TB+.

Fonsalette rouge 2011 : couleur très claire, très Reynaud, un peu animal, fraise écrasée, bouche très fine, aérienne, gourmande un peu sucrée, puis finale sur l'anchois, salée, portée très loin. TB++.

 

Fonsalette - Côtes du Rhône rouge 2010 : sans suprise, très Reynaud, fraise, soyeux, gourmand, excellent. TB++.

 

Fonsalette syrah 2001 : couleur sombre, encore jeune et tannique, beau fond avec un peu de confiture, d'anchois, mûr, tout en restant équilibré, plus sérieux que les grenaches. TB.

 

Fonsalette 1999 : plus clair en couleur, plus typé Reynaud, encore jeune, fruité, anchois aussi, très frais derrière. TB++. Une autre bouteille semblait avoir mois de caractère plus fatiguée peut-être. TB+.

 

Fonsalette syrah 2006 : aromatique un peu typée grenache, anchois, tannins plus serrés par contre, belle longueur, du fond. TB+.

 

Fonsalette syrah 2012 : très syrah, à la fois frais et gourmand. TB++.

 

Fonsalette - CdR Blanc 2008 : (80% grenache blanc, 10% clairette, 10% marsanne) Couleur or pâle, nez étrange avec un côté un peu métallique, réduit peut-être, de la pêche, de la poire, du poivre, un peu grillé, pierre à fusil. En bouche l’acidité est assez bonne pour un vin du sud, mais ça manque un peu de matière, pas très fruité. Personne n’apprécie vraiment. Peut-être une mauvaise bouteille. Moyen.

Fonsalette - Blanc 2008 : Robe encore assez claire, nez agréable sur l'abricot, la poire, mais bouche un peu chaude avec de l'alcool en finale. Toujours pas convaincu par ce Fonsalette 2008... B.

Fonsalette blanc 2010 : un peu fatigué, peu d'acidité. B-.

 

Fonsalette – CdR blanc 2000 : nez légèrement bouchonné, dommage la bouche était tendue, grasse et exotique, assez longue, mais le léger goût de bouchon empêche de prendre du plaisir.

 

Pialade 2008 : tout le monde reconnait du Reynaud dès le nez, c’est du classique, confiture de fraise, orange sanguine, fleurs séchées, un peu d’épices. Bouche fruitée, semble légèrement sucrée, gourmande, peu tannique, bonne acidité. Très bon. Sans surprises. TB.

Reynaud - Pialade Côtes du Rhône 2008 : comme d'habitude très "confiture de fraise", mais avec plus de poivre et d'orange sanguine que la bouteille goûtée il y a un an, très frais, un peu plus évolué, finale très poivrée. TB.

 

Pialade 2012 : bien typé Reynaud, pas encore très complexe, belle matière, avec plus de puissance et de tannins que 2008 et une très belle longueur. Déjà bon et très prometteur pour l'avenir. TB+.

Pialade 2013 : très élégant, très fin, fraise et orange sanguine, semble prêt à boire. TB+.

 

Reynaud - La Pialade 2011 : encore un régal, pas de couleur ni de tannin, confiture, gourmand. TB++.

 

Reynaud - Fonsalette blanc 2007 : chaleureux, un peu lourd. B-. Quelques années après ouvert longtemps à l'avance, plus frais, miellé, cire, fruits jaunes. TB.

Reynaud - Pialade 2013 : encore une belle pialade, infusée, gourmande, facilement identifiable. TB++.

Pialade 2019 : couleur claire, très typé Reynaud, très fin, belle acidité pour 2019, frais, croquant, juteux, parfait. TB++.

Pialade 2020 : un peu léger, serré, pas encore en place, mais pas de lourdeur.

 

Pignan CdP rouge 2001 : robe sombre pour du Rayas, contours tuilés, beaucoup d’orange sanguine au nez, cuir, un côté poussiéreux, notes florales, bouche fraîche, presque un peu verte, tannins bien fondus. Longueur moyenne. Pas grand-chose à voir avec ce que j’ai déjà bu chez Reynaud. B+.

Pignan 2001 : sur une autre bouteille quelques années après, beau fruité, bouche pas très épaisse mais tendue, qui pinote un peu. Quelques notes de sous-bois et de terre me font partir sur un Bourgogne évolué, belle longueur, beaucoup de fraîcheur, sans le côté rose/confiture d'autres cuvées du domaine. TB.

 

Pignan 2006 : très Reynaud, robe claire, plein de fraises, un peu de rose, peu tannique, encore tout jeune, une pointe d'alcool en finale pour chipoter, on peut l'attendre encore. TB.

Pignan 2005 : TB+

Pignan 2007 : plus d'épaisseur et de longueur que 2005. TB++

 

Pignan 2008 : robe très claire, nez exubérant, envoûtant, très marqué par la rose, fruits rouges, poivre.  Bouche pleine de fruits, de rose, gourmande, très fraîche, tannins insensibles, belle matière et belle longueur, probablement mon meilleur Reynaud avec Rayas 2008. TB++. Une autre bouteille presque encore meilleure. Exceptionnel.

 

tours domaine

tours vignes

 

 

Château des Tours - Côtes du Rhône blanc 2008

Couleur : paille.

Nez : très expressif, sur la pêche blanche, l'abricot, et beaucoup de notes florales (fleurs blanches, anis). Annonce une belle fraîcheur.

Bouche : très perlante, c'est bien sûr un peu mieux le lendemain mais le gaz est toujours légèrement présent. Un peu moins de fruit qu'au nez mais surtout beaucoup plus de fleurs, c'en est presque écoeurant. Par contre bonne fraîcheur et bonne acidité. Texture assez grasse.

Finale : bonne longueur, légère amertume, très florale, un peu trop même.

Note : 14,5/20. Le nez et la fraîcheur sont convaincants, mais un vin trop perlant et trop floral à mon goût.

 

 

Château des Tours rouge 2014 : sans surprise, top. TB+.

 

Château des Tours 2012 : très clair et rouillé, nez fruits rouges et anchois, très fin et gourmand, sans lourdeur. TB++.

 

Château des tours Rouge 2001 : classique du domaine, pile à point. TB+.

 

Château des Tours Côtes du Rhône grande réserve 2014 : (vacqueyras non reçu à l'aoc car trop clair) Couleur très claire en effet, nez très Reynaud fraise écrasée et rose, bouche en dentelle, pleine de fruits frais, de fleurs, élégante, petite sucrosité, gourmand, excellent, même à l'ouverture de la bouteille, à servir assez frais. D'habitude je reproche au Vacqueyras d'être un peu trop massif dans la gamme Reynaud, là ce n'est pas le cas du tout sur ce millésime. Du grand art. TB++.

 

Château des tours rouge 2015 : un peu trop alcooleux, on sent la chaleur du millésime. B+.

 

Château des Tours rouge 2020 : très bien né, déjà très accessible, sans excès de chaleur. TB+. Une autre bouteille avec une bonne ouverture, très fine, encore meilleur.

Domaine des Tours 2020 : couleur claire, nez classique Reynaud, bouche qui manque un peu de fraîcheur. TB.

 

Domaine des Tours 2009 VdP du Vaucluse : c’est très marqué confiture de fraise, un peu d’épices derrière. Bouche un peu sucrée, toujours à fond sur la confiture de fraise, ça me plaît beaucoup les deux premières gorgées mais ça devient vite écœurant. A boire très frais, et encore… B.

 

Domine des Tours - IGP Vaucluse rouge 2010 : toujours la fraise écrasée des vins de Reynaud, épices, réglisse, beaucoup plus de fraîcheur que le 2009, excellent. TB-. 16,5/20. Regoûté quelques années après, plus marqué orange sanguine, un peu moins de fruits rouges, très bon, mais un peu moins sympa qu'en jeunesse peut-être. Note : 16/20.

 

Domaine des Tours - IGP Vaucluse rouge 2013 : robe un peu évoluée, nez fraise, orange sanguine, olive, anchois, rose. Bouche évoluée mais avec un beau fruité, bien typé Reynaud. Très bon, à boire sans trop tarder peut-être. Note : 16/20.

 

Domaine des Tours 2014 : robe claire et très tuilée, nez fraise écrasée et une pointe d'anchois, orange sanguine aussi. Bouche légère, peu tannique, déjà prête à boire. Note : 16/20.

 

Domaine des Tours Merlot 2004 : fruits cuits, prunes rouges, voire pruneau, vieille cave. Difficile à boire... B-.

 

Domaine des tours 2010 merlot : bien marqué fraise écrasée, mais aussi pruneau, semble plus confit que les grenaches, manque un peu de fraîcheur. B.

 

Château des Tours - Vacqueyras 2010 : fait très Châteauneuf "classique" plus puissant que les autres vins du domaine, a besoin d'aération, alcool élevé, moins gourmand. B+.

 

Vacqueyras 2001 : un peu fatigué, touche d'oxy. B-.

 

Domaine des Tours - IGP Vaucluse rouge 2011 : robe très claire avec des contours un peu tuilés, nez expressif, très marqué orange sanguine, puis derrière fruits rouges et épices, il pinote légèrement. En bouche les tannins sont quasiment imperceptibles, c'est très légèrement sucré, pas une grosse matière mais une texture un peu sirupeuse (surtout à l'ouverture). On retrouve l'orange sanguine, les épices, des fruits rouges acidulés. Finale de longueur moyenne, fraîche. Encore une fois c'est très facile à boire, mais il y a un peu moins de profondeur que le 2010. Etrangement je l'ai préféré à l'ouverture, l'alcool se sentait un peu quelques heures après (à même température). Note : 16/20.

 

Domaine des Tours blanc clairette 2020 : très alcooleux. Moyen.

 

Parisy rosé 2013 : couleur foncée pour un rosé, claire pour un rouge, à la fois acajou et rose. Nez de fraise, praliné, épices orientales, rose. Bouche avec une légère sucrosité, fraise, rose, loukoum, facile à boire, un côté dessert, longueur moyenne. TB. Une autre bouteille faisait plus jeune, nez très framboise, sucré, TB.

 

Parisy 2017 : rosé très fraise écrasée, très typé domaine des tours, orange sanguine, manque juste un peu d'acidité. TB.

 

Parisy rosé 2019 : très coloré, très "campari", avec une amertume marquée, presque quinine, du caractère, beau volume, reste frais, un OVNI, intéressant. TB-. Une autre bouteille beaucoup plus civilisée. TB.

 

19 mai 2014

Clos Joliette (Jurançon) *****

Histoire très compliquée que celle du mythique Clos Joliette : les descendants de Mme Migné, la famille Renaud, avaient confié la gestion du clos Joliette à Jean-Marc Grussaute, Matthieu Cosse et d'autres grands vignerons (le groupe A Bisto de Nas). Mais tout récemment les descendants de Michel Renaud ont décidé de vendre Joliette et une partie des stocks au négociant Lionel Osmin. Ils sont en procès pour déterminer qui aura quels fûts. Il y a donc à l'heure actuelle des bouteilles "A Bisto" en 2010 et 2013 notamment, de grande qualité, et des bouteilles "Lionel Osmin" de qualité très hétérogène qui sont commercialisés par caisses de 6 avec à chaque fois un ou deux très bons millésimes et d'autres très moyens... sans que l'on sache bien lesquels sont les moyens bien sûr. Les vieux Clos Joliette de Mme Migné ce sont d'abord des vins de garde, qui ont très bien vieilli (quelques irrégularités de bouteille tout de même) que ce soit en sec, demi-sec ou moelleux, puissants, avec de belles acidités, plein de truffe et d'ananas...

 

 

Clos Joliette, Jurançon demi-sec 1979 : couleur ambre clair, nez très marqué par la trufe et l'ananas. Bouche  assez sucrée, plus moelleuse que demi-sec, encore assez jeune pour 1979. Je m'attendais à un vin très complexe mais manquant de fraîcheur et en fait c'est plutôt l'inverse, la truffe et l'ananas dominent. Bonne longueur, avec un peu d'acidité qui lui donne de la fraîcheur même si ce n'est pas tendu non plus. Une expérience intéressante mais pas de coup de coeur pour moi. TB. (+- 17,5/20).

Une autre bouteille quelques années plus tard faisait moins truffe/ananas, moins sucrée, plus d'acidité, plus sur le thé vert, les fruits secs, comme un vieux clos jebsal. TB++.

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 Clos Joliette - Jurançon sec 1971 : Couleur qui tire sur l'ambrée, nez d'une grande complexité, encore beaucoup de fruit, mangue, coing, fruits secs, miel, encaustique, café, plantes médicinales, thé vert, pointe champignon. La bouche est encore d'une énergie incroyable pour un vin de cet âge-là, sèche, mais pas austère avec les arômes du nez, le côté fruits mûrs, le miel, avec une très belle acidité, qui ne faiblit pas jusqu'à la finale, longue, plus marquée café, caramel sec, thé vert. On le "sirote" tranquillement comme un spiritueux ou un vin de méditation. Quand Joliette est à ce niveau-là c'est un moment magique, qu'on ne rencontre que sur ces vieux vins mythiques. Exceptionnel.

 

Joliette - Vin de France 2013 : (11 gr SR/L) Couleur ambrée, nez de caramel, cannelle, noisette, petite touche oxydative, fruits secs, pas vraiment d’ananas ou ce genre de fruits frais pour Jurançon. La bouche est sur la tension, puissante, intense, avec une très belle acidité, mais c’est un Ovni, pas beaucoup de fruits, plutôt dans le style d’un oxydatif, tendu, quasi sec, avec beaucoup de longueur. Il s’ouvre dans le verre, sur du miel, de l’encaustique, très complexe. Lui aussi, un style très particulier qui a divisé. TB+.

 

19 mai 2014

René Muré (Rouffach) ****

11 - René Muré, Pinot Gris SGN Vorbourg clos St-Landelin 1990 : couleur ambrée, nez évolué, abricot sec, pralin, nougat, agrumes... Très beau. Un peu moins bien en bouche, ça manque d'un peu de concentration, d'épaisseur et de tension à mon goût pour être parfait. Ca reste très bon quand même, avec un peu d'acidité, du sucre mais pas trop (impression de 80-100gr) de la fraîcheur, on retrouve les arômes du nez, bonne longueur. Un style assez fin au final. C'est juste que j'en attendais un peu plus d'une SGN 1990. TB. (+- 17,5/20).

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René Muré - Pinot Noir "V" 2012 : (grand cru Vorbourg, sols calcaro-gréseux) Robe très claire, nez de petits fruits rouges et de cerise, qui pinote clairement et pourrait faire penser à un beau bourgogne. Bouche très légère, fruitée, quasiment pas de tannins, très fraîche et facile à boire. On peut lui reprocher un manque d'ampleur et de longueur, mais la bouteille se vide toute seule. TB.

 

René Muré - Pinot noir Clos St Landelin 2013 : nez de fruits rouges, cuir, à peine animal et sous-bois, déjà évolué et plutôt solaire pour 2013. Bouche gourmande, pleine de fruit, fraîche, complexe, boisé parfaitement intégré, texture soyeuse. Grand pinot. TB++.

 

René Muré, Clos St Landelain pinot noir 2013 : très clair en couleur, nez marqué par des notes de viande fumée, de l'anchois, de la confiture de fraise, il sent la grappe entière, assez sauvage et solaire. Bouche à la fois pas trop haute en alcool et bonne acidité donc très digeste combiné à une aromatique solaire, épicée, anchois, fruits rouges sucrés, salée, pas un très gros volume mais une finale longue, salivante, sur la tapenade. Rappelle les pinots de Franz Keller par exemple. TB++.

 

Clos St Landelain 2014 : couleur et nez très évolués pour 2014, sous-bois, superbe bouche, fraîche, texturée, juteuse, qui pinote clairement, finale umami, touche viande fumée, très facile à boire. TB+.

 

René Muré - Alsace pinot noir clos st landelain 1999 : Couleur sombre et contours marrons, nez évolué, tertiaire, kirsch, cuir, puis viande fumé, thé noir, poivre, menthol, complexe, même si manque de "fruits frais" bien sûr, un peu rustique. Bouche puissante, arômes évolués, mais encore beaucoup d'énergie, de volume, structure encore jeune, très viande fumée, cuir, tabac, old style Chambertin, long. Merci Olivier. TB+.

 

Salon Biodyvin

Crémant 2013 : (chardonnay et Riesling sur Vorbourg) TB.

Riesling Clos St Landelin 2016 : légèrement pétrolé, assez fin, finale très longue et tendue. TB+.

Pinot Noir V 2016 : pas mal de réduction, compliqué en l’état.

 

René Muré - Crémant d'Alsace Grand Millésime 2010 : très belle bulle, beaucoup de finesse, de la tension, de la rondeur malgré le peu de dosage. TB+.

René Muré, Crémant d'Alsace Grand millésime 2010 : (dég 2014, chardonnay et riesling) plus évolué dans la série, plus brioché, noisette, quand même un beau volume, moins crayeux en finale bien sûr, plutôt bon. Mais si son rouge a largement surclassé bon nombre de Chambolle la dernière fois, ici ce n'est pas le cas. TB.

 

Muré - Côte de Rouffach pinot noir 2015 : couleur très très claire, nez jus de fruit, petits fruits rouges, fraise confiturée, bouche ronde, soyeuse, évidente et éclatante, simple mais tout est à la bonne place, la bouteille tombe vite. TB+.

 

René Muré, Clos St Landelain Muscat VT 2011 : couleur très claire, nez rose litchi, on hésite entre gewurz et muscat. Bouche très aérienne, digeste, manque presque de volume, mais bonne acidité et bonne longueur. Pour du muscat c’est très bien fait. TB.

 

Muré, Clos St Landelain pinot gris SGN 1996 : très beau nez botrytis, champignon, pâte de fruit. Bouche qui a mangé un peu de sucre, belle acidité, frais, équilibre parfait, pile à point. TB++.

 

Muré, St Landelain Gewurz VT 1985 : couleur dorée, nez très joli truffe, rose, safran, épices orientales. Très elle aromatique en bouche, comme au nez, pas trop d'évolution, beaucoup d'épices, a mangé ses sucres, sinon ne fait pas forcément son âge, manque un peu d'acidité et d'allonge, mais super aromatique. TB+.

 

 

 

Muré (25ha, biodynamie)

Pinot noir lutzeltal 2018 : (derrière St Landelain, marno calcaire. 20% VE. Elevage demi-muids) couleur claire, texture soyeuse sans élevage marqué, finale qui semble un peu fatiguée sur cet échantillon…

Zinnkoepflé riesling 2019 : (colline plein sud, calcaire et grès ; Raisins foulés + pressoir vertical désormais pour extraire un peu plus. Inox sur celui-ci. Malo faite) Fruits exotiques, belle tension derrière, accessible en l’état. TB.

Vorbourg clos st landelin riesling 2019 : (vieux foudres, marno calcaires) attaque un peu large et gras, et finit tendu, beau fruité, assez exotique, sensation presque tannique zestée, qui donne de l’allonge. TB+.

Vorbourg clos st landelin riesling VT 2017 : (botrytis, 110gr SR, 10,5% vol) equilibre à l’allemande, très disgeste, fruits exotiques, pointe miel, cire, peu d’alcool. TB+.

 

18 mai 2014

Jean-Baptiste Sénat (Trausse) ***

JB Sénat - Minervois "La Nine" 2012 : couleur grenat clair, à l'ouverture le nez est légèrement réduit, le fruit discret et les tanins asséchants. C'est un peu mieux après 1h de carafe mais pas encore parfaitement en place. Après 3h de carafe toute la réduction est partie, très beau nez, plein de fruits, fraise des bois et mûre principalement (qui me rappellent Fayard 2012 de Fondrèche), en bouche les tanins sont fins, pas une grosse matière, on retrouve le fruit du nez, croquant et juteux, avec peut-être un peu de poivre et de violette. Le vin semble très peu soufré. Longueur moyenne, mais la finale reste fraîche. Un excellent vin de soif au fruité très pur. Note : 15,5/20.

senat

40% grenache, 30% carignan, 10% mourvèdre, 10% cinsault, 10% syrah. Sols argilo-calcaires. Elevage cuves et barriques. Mise en bouteille sans filtration jour fruit.

 

17 mai 2014

Clos Maïa (La Vacquerie) ***

Clos Maïa - IGP Hérault blanc 2011 : (50% terret bouret, 50% roussanne, 12 mois en demi-muids) Couleur paille, nez légèrement beurré et brioché à l'ouverture mais ces notes disparaissent assez vite pour laisser place à des fleurs blanches, du fenouil, des agrumes et fruits blancs. Bouche vive, minérale, florale, toujours un côté fenouil, et le fruité de la roussanne (abricot, fruits blancs). Finale de bonne longueur, malheureusement un peu trop amère pour qu'on puisse se régaler. Un bon vin blanc de gastronomie, avec beaucoup de fraîcheur pour la région. Un domaine qui monte, à suivre... Note : 15,5/20.

clos maia

 

Un article intéressant sur le domaine ici : http://www.blog-vin.fr/clos-maia-vin-de-pays-de-l%E2%80%99heraut-terrasses-du-larzac-languedoc/

 

11 mai 2014

Brouwerij't IJ (Pays-Bas) ***

Brouwerij't IJ - Struis 9% Barley Wine : couleur ambre foncé, légèrement trouble. Le nez fait un peu dilué, très caramel, sucre brun, chocolat, fruits secs. Mieux en bouche, bonne puissance et bonne ampleur, légèrement acidulée, pas trop sucrée, texture un peu épaisse, caramel, chocolat, fruits cuits (prunes, fruits noirs), raisins secs, réglisse. Bonne longueur. Une bonne bière, qui fait un peu plus Double ou Quadruple belge que Barley Wine. Note : 16,5/20. (Notée 3,6 sur Ratebeer).

brouw tij

 

8 mai 2014

Comte Armand (Pommard) ***

Comte Armand - Auxey-Duresses 1er cru 2010 : couleur rubis foncé, nez expressif, sur les fruits rouges légèrement confiturés (plutôt fraise), mais aussi des fruits rouges plus acides (groseille), une pointe de fruits noirs (mûre ?) et un côté végétal/ronce qui lui donne de la fraîcheur. Aucune trace de bois, peu extrait, beaucoup de classe. La bouche est très fruitée aussi, avec des tanins bien présents mais fins, une bonne acidité, de la fraîcheur, elle manque juste d'un peu de matière. Bonne longueur sans être exceptionnelle. Un très bon pinot, avec beaucoup de classe. Je l'aurais bien placé sur un Morey ou un Gevrey villages. Déjà beaucoup de plaisir maintenant, mais il peut être attendu sereinement. Note : 16,5/20.

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Informations complémentaires d'après le site du domaine : 100% égrapppé, Assemblage des lieux-dits "Breterins" exposé plein sud sur des terres blanches et légères conférant une maturité avancée pour l’appellation et des vins tout en fruit, et "Duresses", exposé Sud Est sur des terres à argiles bruns conférant des vins plutôt denses et tanniques. Elevage 18mois avec 25% fûts neufs.

 

 

 

Comte Armand

Volnay 2021 et VOLNAY 1ER CRUFrémietsRouge2021 excellents dans un style peu coloré, très fins, fleuris, pas du tout en sous-maturité. POMMARD 1ER CRUClos des EpeneauxRouge2020 semble très noir et très confit derrière…

 

 

Comte Armand Epeneaux 2017 : un style un peu trop arrondi par l'élevage, sinon fruité, rond, peu tannique, belle texture, pas trop de confit, la gourmandise des 2017. TB.

 

3 mai 2014

Domaine Mélaric (Doué-la-Fontaine) ***

Mélaric - Saumur blanc "Clos de la Cerisaie" 2010 : (100% chenin, 24mois en fûts neuf et de 4 vins, sols peu profonds d'argiles lourdes et de craie tuffeau). Couleur paille, nez expressif sur la tarte aux pommes, la poire, le citron, et quelques notes exotiques dans le fond (plus présentes le lendemain). Bouche vive, énergique, tendue, avec une très belle acidité, élevage léger et bien intégré, toujours ce côté tarte aux pommes et des agrumes (citron surtout), bonne matière. Finale de bonne longueur, tendue, un peu de noisette. Très bon vin, mais qui aura besoin de quelques années de plus pour atteindre son apogée. Note : 16/20.

mélaric

Un article intéressant sur le domaine ici : http://www.vin-terre-net.com/visites-de-domaines/loire/domaine-melaric-saumur-puy-notre-dame-hillaire-cunin-cerisaie

 

 

Liquoreux de la Cerisaie Vin de France 2011 : (50cl, 8%) Couleur ambrée, nez de pâte de coing, confiture d'abricot, figue. Bouche sirupeuse, probablement très riche en sucre vue la texture, mais parfaitement équilibée par une haute acidité, aromatique sur la pâte de fruits. Finale de très bonne longueur avec une touche de café. Un vin qui me rappelle les "monstres" du liquoreux ligérien, comme l'Anthologie, l'Après Minuit... pas encore ultra complexe mais parfaitement équilibré, taillé pour durer longtemps. TB++.

 

1 mai 2014

Clos Lapeyre (Jurançon) ****

Clos Lapeyre - Jurançon sec "Mantoulan" 2006 : (70% petit manseng + courbu et camaralet, élevage 1an en foudres + 6 mois en cuves, sols argilo-sableux), couleur or pâle, pas encore très évoluée, nez sur la noisette, les fruits exotiques (ananas, goyave ?), les agrumes bien mûrs, il ressemble presque à un nez de liquoreux. Mais la bouche est bien sèche, plus sur le citron, moins exotique et moins mûre, avec une bonne acidité et beaucoup de fraîcheur, toujours un peu de noisette, pas très grasse mais une bonne matière. Finale de bonne longueur, tendue et citronnée, un peu d'amertume. Un bon Jurançon, qui fait encore très jeune. Note : 15,5/20.

mantoulan

 

Clos Lapeyre - Jurançon La Magendia 2001 : (en magnum, 2 jours après ouverture) belle robe dorée, superbe nez expressif, sur les fruits exotiques, l'ananas, un peu d'abricot sec et de miel. En bouche l'équilibre sucre/acidité est parfait, il semblerait que sur ce millésime on soit plus proche du liquoreux que du moelleux. Finale très longue avec beaucoup de fraîcheur. Grand vin. Note : 18,5/20.

 

Clos Lapeyre - La Magendia 2004 : (en magnum) encore jeune, sur l'ananas, moins concentré que le 2001 mais très belle acidité là aussi, finale salivante. Note : 17,5/20.

 

Clos Lapeyre - Jurançon La Magendia 2005 en magnum : J'avais adoré 2001, 2004 et 2013 sur cette cuvée, le 2005 est lui aussi exceptionnel, plein d'ananas, de miel, une pointe de caramel, fruits exotiques, très frais et très long. TB+.

 

Goûtés sur IVBV 4 :

Jurançon sec 2015 : beaucoup de fruits, agrumes et fruits exotiques, vif, frais, un peu simple mais efficace. TB-.

Jurançon vintage vieilh 2012 : plus de gras et de rondeur que le précédent, fruité moins immédiat, boisé bien intégré, un peu brioché et noisette, plus de tension et de longueur. TB-.

Jurançon mantoulan 2010 : encore un peu d'élevage mais ça commence à bien s'intégrer, beaucoup de matière, gras mais aussi très tendu, sur les agrumes,un peu brioche et noisette, épices, à attendre encore un peu. TB.

Jurançon moelleux 2015 : aromatique classique du manseng sur l'ananas surtout, avec une belle tension, finale salivante qui donne enviie d'y retourner. Proche du Costat Darrer 2012 de Camin Larredya bu récemment. TB.

Jurançon La Magendia 2013 : (88gr SR) un peu plus concentré que le précédent, beaucoup d'acidité et de fraîcheur là aussi, petit côté brioché. Très bon, mais je le vois pas aller aussi loin que 2001 et même 2004 de la même cuvée. TB+.

Jurançon Vent Balaguer 2009 : (160gr SR, raisins vendangés fin novembre-début décembre puis mis sur clayettes environ 3 semaines) belle couleur ambrée, très beau nez sur l'abricot sec, la figue, le miel, fruits exotiques, texture sirupeuse, long et frais. Grand liquoreux. TB++. Coup de chapeau au domaine dont toutes les cuvées sont très réussies.

 

1 mai 2014

Elodie Balme (Rasteau) ***

Elodie Balme - Côtes du Rhône 2012 : (80% grenache + carignan et syrah, sols de grès caillouteux, exposition nord-est, élevage en cuves béton) Couleur rubis foncé, contours violets, nez sur la cerise, la mûre, la fraise, très fruité et très agréable. Bouche légèrement perlante à l'ouverture, assez légère, fluette, sur le fruit, proche d'un Beaujolais, violette, mûre, fruits rouges, un peu de poivre. Finale assez courte. Un bon petit vin de soif mais qui manque d'un peu de matière. Note : 14,5/20.

elodie balme

Un article sur le domaine ici : http://cote-du-rhone-news.over-blog.com/article-portrait-d-une-jeune-vigneronne-elodie-b-102312536.html

 

Côtes du Rhône 2017 : un peu de gaz à l'ouverture (mise en bouteille récente ? une autre bouteille se présentait mieux), ça part vite après remuage. Couleur grenat, nez sur la violette, les fruits des bois, la mûre. Bouche gourmande, très fruitée, un peu sauvage, belle texture, bien plus de matière que 2012, finale sur la garrigue, peut-être un peu trop confiturée. TB-.

 

Elodie Balme – Rasteau 2017 : couleur sombre, contours tuilés, nez de fruits noirs confiturés, un peu garrigue. Bouche ronde, moins confiturée que le nez, gourmande, quand même de la puissance alcoolique, bonne longueur, à attendre un peu pour qu’il s’affine peut-être. B+.

 

Elodie Balme - Côtes du Rhône 2018 : (75% grenache, 15% carignan, 10% syrah) Couleur rubis foncé, nez tout en fruit, cerise rouge et cassis. Bouche qui semble légère, fraîche et pleine de fruit. Pas très complexe mais très facile à boire.TB-.

 

Cotes du rhône 2020 : semble léger, plein de fruit, un peu bonbon cerise, simple, efficace. Une autre bouteille quelques mois plus tard larde un peu, moins bonbon. TB-.