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Mon carnet Vin
29 mars 2015

Pierre Gonon (Mauves) *****

Les frères Pierre et Jean Gonon sont à la tête du domaine familial de 10 hectares (dont 8 de rouges) depuis 1988. Grâce à un excellent travail à la vigne en bio, sur le secteur historique de Mauves, les vins sont d'une grande profondeur. Le style est plutôt puissant, sauvage, en grappes entières, peu boisé, donnant des vins de garde parfois un peu serrés jeunes mais avec de sublimes arômes de tapenade, d'anchois, de violette... Le blanc est lui aussi taillé pour la garde, gras, opulent, ayant besoin de temps pour trouver son équilibre sur les amers plutôt que sur l'acidité.

 

 

Pierre Gonon - St Joseph 2012 (1/2 bt) : couleur grenat, contours violets. Nez un peu réduit, animal, marqué par l'olive, le poivre, les fruits noirs (mûre et cassis). La bouche est fruitée, avec des tannins très fins, une bonne matière, le tout porté par une belle acidité, un côté végétal, mais des notes animales et un peu de réduction empêchent de vraiment prendre du plaisir. Finale de bonne longueur, fraîche, toujours marquée par l'olive, les fruits noirs, et un peu de violette. Sentiment mitigé donc pour une première rencontre avec le domaine. Note : 15/20.

gonon 2012

 

Pierre Gonon – Saint-Joseph 2012 : robe très sombre avec des contours violets, le nez est très marqué olive, anchois, avec des fruits noirs confiturés, de la violette, du menthol. La bouche présente une très belle matière, de la fraîcheur, il n'y a pas la réduction ni le côté vert que j'avais trouvé dans ce vin il y a un an, c'est encore très marqué anchois et olive, belle longueur. Très original, avec beaucoup de personnalité, il peut offrir des accords mets/vins très intéressants. TB+.

 

Gonon - Saint-Joseph rouge 2011 : très sombre, beaucoup d'olive au nez, de l'anchois, des fruits noirs. Bouche très fraîche, tendue, fruitée, pleine d'olive, tanins fins, pas très concentrée, mais très longue. Après un superbe 2012 l'an dernier, Gonon fait coup double. TB+.

 

Pierre Gonon - St Joseph rouge 2014 : sombre, toujours lardé, fumé, anchois. Bouche un peu plus ronde et moins étirée que 2011 et 2012 mais toujours aussi sauvage. TB+.

 

St Joseph rouge 2016 : toujours bien lardé/fumé, beaucoup de fraîcheur sur ce millésime, d'élégance, encore quelques petits tannins, mais on prend déjà beaucoup de plaisir. TB++.

 

Gonon Saint-Joseph rouge 2017 sauvage, lardé, tapenade, fruits noirs, très salin, encore un peu de tannins bien sûr, mais toujours la grande classe de ce style grappe entière. TB+. Une autre bouteille commence à s'ouvrir un peu plus. TB++.

 

Saint-Joseph rouge 2018 : proche du 17 en l'état, nez expressif bien sauvage, encore un peu serré en finale, gros potentiel aussi. TB++.

 

rouge 2019 : encore un peu serré, semble moins sauvage que le 2018, à attendre. TB+.

 

rouge 2020 : éclatant, très syrah, anchois, lardé, sauvage, superbe. TB++.

 

rouge 21 : lardé, très syrah, pur, frais, peu tannique, pas très long pour Gonon, mais gros plaisir immédiat. TB+. Autre bouteille nez sauvage, bouche ultra fine avec une allonge saline. TB++.

 

Gonon - St Joseph blanc les oliviers 2014 : robe dorée, nez très miel, un peu tilleul, camomille aussi. Idem en bouche avec du gras mais peu d'acidité, très lourd, pataud, pas mon truc. B-. Un autre bouteille quelques mois plus tard semblait avoir un peu plus d'acidité et une aromatique moins écœurante. B+. Une troisième manquait d'acidité. B-.

 

Gonon - St Joseph blanc les oliviers 2015 : robe bien plus claire que le 2014, nez très fruité, abricot, pêche, très tilleul, camomille aussi. Bouche grasse, belle texture, peu boisée, mais pas du tout construit sur l'acidité, finale assez longue, une pointe d'alcool. Encore un peu jeune, mais de toute façon moins mon style que les rouges. B+.

 

Gonon - St Joseph Blanc Les Oliviers 2016 : couleur or pâle, nez encore un peu grillé/toasté, floral, miel. Bouche moins grasse que le 2015, plus florale, encore un peu grillée, peu d'acidité. Longueur moyenne. A revoir dans quelques années, moins en place que le rouge 2016 au même stade. B.

 

Blanc 2017 : très marqué pêche fruité, pas trop lourd et pas trop d'élevage sur ce millésime. B+.

 

 Blanc 2018 : très gras, très peu d'acidité, opulent, lourd. B.

 

Blanc 2021 : bien plus frais, moins de gras, plus d'acidité sur ce millésime frais, plus à mon goût. TB.

 

Gonon, IGP Ardèche Les Iles Feray 2020 : couleur très noire, un nez très Gonon, marqué syrah sauvage, lardé, olive, anchois, violette, cassis. Bouche sauvage, à l’aromatique éclatante, avec volume et fraîcheur, sensation saline sur la finale très marquée olive noire, beaucoup de longueur. Au niveau des meilleurs Saint-Joseph, voire plus. TB++.

 

Iles Feray 2021 : déjà prêt, un peu plus léger que 2020 (12,5%), ultra digeste, tannins souples, garde son aromatique de syrah sauvage. TB++.

 

Gonon, IGP Ardèche Les Iles Feray 2018 : proche du 2020 de la semaine dernière, très marqué syrah sauvage en grappe entière à la Gonon, tapenade, lardé… Bouche avec un peu moins de finesse de texture que le 2020 même si ça reste excellent. TB+.

 

28 mars 2015

Fritz Haag (Allemagne - Moselle) ****

Fritz Haag - Riesling Kabinett Brauneberger 2012 : robe très claire, presque translucide, nez marqué par les fruits à chaire blanche et les agrumes, avec des notes florales. Bouche légèrement perlante, fruitée, minérale, très facile à boire à 8%, esprit demi-sec voire un peu plus, bonne acidité en attaque mais manque un peu de tension par la suite. Finale un peu courte. Un vin manquant un peu de complexité en l'état mais d'une buvabilité incroyable, qu'on aimerait croiser plus souvent en France. Note : 16/20.

fritz haag

 

 

Riesling trocken 2012 :  couleur claire, nez bien marqué riesling avec une pointe d'hydrocarbures. Bouche très facile, légère, fruitée, gourmande, probablement 5-10gr de SR, pas une longueur énorme, mais on y retourne très facilement. TB.

 

Riesling Brauneberger Juffer Spätlese 2012 (AP 05 13) : Couleur très claire, nez de fruits surmûris, pêche, mangue, goyave, papaye, presque trop mûr, pas de notes d'hydrocarbures. Mieux en bouche, sur les fruits exotiques, légère (8%), probablement une bonne soixantaine de grammes de SR, le tout bien équilibré par une très belle acidité, longueur moyenne, mais finale pleine de fruits et de fraîcheur. Note : 16,5/20.

 

Brauneberger Juffer spätlese 2018 : (AP 05) toujours léger en alcool et digeste, un peu moins de tension que sur 2012. B+.

 

Brauneberger Juffer kabinett 2020 : fruits blancs, aérien, 8,5% d'alcool, très digeste et très facile. Valeur sûre. TB.

 

 Fritz Haag, Brauneberger Juffer auslese riesling Goldkapsel 2007 (AP 22)  Moselle : Couleur or, nez très miel, coing, abricot, fruits exotiques, pâte de fruit, très joli. Beau volume en bouche, sirupeuse, très légère en alcool (7,5%), un joli vin mais qui a un peu de mal à passer derrière le Egon Müller, qui manque probablement d’un peu d’acidité aussi. Merci Bertrand ! TB.

 

13 mars 2015

Forey Père & Fils (Vosne-Romanée) ***

Forey Père & Fils - Vosne-Romanée 2010 : couleur rubis, nez expressif, sur le fruit, avec de la griotte, des petits fruits rouges, pas d'élevage ressenti. Bouche vive, grosse acidité, beaucoup de fruits comme au nez, les tannins ne sont pas très nombreux mais un poil secs, matière correcte pour un villages. Assez bonne longueur, grâce à une belle tension. Il peut être attendu encore un peu. Note : 16,5/20.

vosne_forey_2010

 

Forey Vosne 1er cru Gaudichots 2014 : encore très tannique en l'état, épicé, manque de finesse, aucun plaisir pour le moment. B-.

 

Forey

ECHEZEAUXRouge2020 : fruits noirs, sucré, toasté. B-.

 

11 mars 2015

Le chemin des rêves - Benoît Viot (Saint Gély du Fesc) **

Saltimbanque Vdp de l'héraut 2010

Bouteille ouverte 30 minutes à l'avance, pas besoin de carafe, le vin se livre très vite.
Le nez est sur les fruits noirs plutôt mûrs (mûre, cassis, cerises) avec quelques notes épicés.
En bouche les épices sudistes se font un peu plus sentir, avec un peu de cacao et toujours ces fruits noirs. Les tanins sont très légers, presque un peu trop lorsqu'on le boit avec des grillades. C'est un vin qui joue plutôt sur la finesse pour un Languedoc. C'est expressif et agréable.
La finale est un peu trop courte malheureusement.
Au final c'est un vin correct, et un bon rapport q/p pour 7,40€. Note : 14,5/20.

Cépage : 100% carignan       Sols : argilo-calcaire      Rendements : 20 hecto/hectare

saltim

 

Bois-moi 2011 : (Grenache - Syrah - Carignan - Cinsault) couleur grenat clair, reflets violets, nez et bouche sur le fruit, cerise croquante et fruits rouges. Tannins très fins et très belle matière. Superbe vin de soif, très bon rapport q/p (6,50€). Dispo, entre autres, sur Midi vin. Note : 15,5/20.

bois moi

 

Abracadabra blanc 2012 AOP Languedoc : (vermentinu, roussanne, marsanne, grenache blanc) nez très fruité (pêche, abricot, agrumes), bouche vive, fraîche, pêche blanche et notes florales, malheureusement un peu courte et alcooleuse en finale. Sympa pour l'apéritif. Note : 14,5/20.

 

Abracadabra Rosé 2018 : léger, frais, facile. B.

 

Abracadabra rouge Pic Saint Loup 2011 : (syrah, grenache, carignan) robe rubis foncé, nez très fruité, fruits rouges, quelques fruits noirs, un peu d'épices, un léger côté métallique (cuve inox ?). Bouche souple, les tannins ne se sentent pas, assez légère, gouleyante, fruitée, fraîche et facile à boire. Finale un peu courte. Très sympa, mais pas un gros écart avec la cuvée Bois-moi. Note : 15,5/20.

 

8 mars 2015

Henri Bonneau (Châteauneuf-du-Pape) *****

Depuis la mort d'Henri Bonneau en 2016, ce sont désormais ses enfants qui gèrent le domaine. Personnage emblématique, il a fait grimper les vins au sommet de l'appellation dans un style "ultra traditionnel" : petits rendements, pas de contrôle des températures, très vieux fûts poussiéreux, assemblages... Ses vins conjuguent à la fois finesse et puissance, ils sont rarement les plus précis, avec plein de petits défauts type volatile ou autres mais qui donnent une forte personnalité à ses vins, identitaires, plein de caractère. Les tout derniers millésimes semblent un peu plus lisses, on commence à voir apparaître des choses inquiétantes (palissage, fûts plus neufs...) Espérons que le domaine garde le même niveau et son état d'âme, surtout aux prix demandés.

 

 

Henri Bonneau - Châteauneuf-du-pape 2006 : couleur rubis foncé, contours très légèrement évolués, nez expressif, bien marqué grenache avec de la confiture de fraise, de la cerise, léger fumé et un peu de sous-bois. En bouche c'est gouleyant, avec des tannins très fins, de la fraîcheur, une bonne matière, toujours marqué confiture de fraise mais un peu moins que Rayas, épices, sous-bois, cuir. Bonne longueur. Grand vin, qui commence à être mûr mais devrait pouvoir tenir encore quelques années. Note : 18/20.

bonneau 2006

 

 

 Henri Bonneau - Les Rouliers Vin de France : (lot 0921) Couleur plus claire, nez plus confituré, fruits rouges presque sucrés, épices. La bouche est très ronde, suave, à l’alcool probablement élevé mais contrebalancé par une forme de sucrosité, des tannins très fins, il passe sans difficulté derrière la Grange, le style est un peu plus lisse et plus propre que les Bonneau du passé, mais toujours délicieux. TB++.

 

Rouliers (0424) : assez clair en couleur, grenache majoritaire, un peu sucré, rond, beaucoup d'alcool, un peu mieux avec ouverture, petite touche fumée, globalement un peu lourd.

 

 

Henri Bonneau - Marie Beurrier 2015 : pas très coloré, nez assez classique fruits rouges et noirs, épices, encore jeune, bouche puissante mais avec de la fraîcheur et une bonne acidité, tannins encore un peu serrés en finale mais une belle allonge, là aussi encore jeune et met du temps à se livrer, bien fait (aucune brett ou autre) presque trop, mais à voir avec le temps. TB+.