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Mon carnet Vin
31 décembre 2018

Robert Weil (Allemagne - Rheingau) ****

Vieux domaine historique d'environ 90 hectares situé à Kiedrich. Le style se veut plutôt à l'ancienne, riche et opulent, taillé pour la garde, même si l'on voit ici aussi de plus en plus de vins secs et de GG apparaître.

 

Robert Weil - Rheingau Riesling Kiedricher Gräfenberg Auslese 1993 1/2bt : (8,5% vol, AP 015 94) Bouchon complètement effrité, couleur or foncé, nez sur la confiture d'abricot, d'orange, un peu de miel, de coing, impossible de sentir le riesling pour moi, le vin me rappelle plutôt un Montbenault liquoreux ou un Scheurebe de Kracher. La bouche est elle aussi sur l'abricot, les fruits jaunes, bonne acidité, surtout une amertume (zeste d'orange) de plus en plus présente qui relance bien le vin. On sent que les sucres ont commencé à être "mangés". Bonne longueur sur l'orange amère. Le vin a encore un bon potentiel de garde, même en 1/2 bt, sans parler du bouchon. Note : 17/20.

Robert weil 1993

 

 Sekt brut 2019 attaque vif puis finit court et arrondi, moyen. Kiedricher Grafenberg GG 2002 servi en 6L couleur dorée, encore jeune miellé, fruité, il y avait probablement 4-5gr de SR au départ, tilleul, citron vert, résine, avec de l’épaisseur, soyeux, pas une acidité énorme mais juste ce qu’il faut, très long, complexe, grosse bouteille !

 

26 décembre 2018

Château le Calicé (Saint-Emilion) ****

Saint-Emilion Gd Cru 2016 : Couleur grenat, nez très élégant, sur la cerise, les fruits rouges, pas de boisé ressenti. Très belle matière en bouche, texture soyeuse à l'attaue, puis une finale pleine de fruits frais portée par une belle acidité et des tannins gras jamais asséchants. TB+.

St Emilion Gd Cru 2015 : plus sombre, plus marqué cerise noire, plus confit, sans être lourd non plus, à souligner 13,5% seulement. Même gestion du fût avec une texture soyeuse mais aucun ressenti boisé aromatiquement, belle longueur sur des tannins gras aussi. TB.

St Emilion Gd Cru 2014 : plus évolué, un peu de truffe et de sous-bois, tannins peut-être un poil plus secs et serrés en finale. TB.

Trois millésimes marqués par un style très cohérent, peu d'extraction, une parfaite gestion du fût, de l'élégance, de la fraîcheur, un gros travail à la vigne. Des vins passionnants faits par un passionné !

 

3 décembre 2018

Soiree grands vins

Salon, Champagne Blanc de blancs Brut 2006 : Couleur très claire, nez fin et élégant, floral, sur les agrumes, une pointe de noisette. En bouche la bulle est très fine, presque insensible, le vin semble évident, parfaitement équilibré, mais il faut aller le chercher (peut-être plus que sur d'autres millésimes plus puissants). Certains lui ont reproché d'être trop fin, s'attendant à plus d'épaisseur et d'exubérance, mais aussi de longueur. On se rattrapera avec la suite. TB.

 

Domaine d’Auvenay, Auxey-Duresses « Les clous » 2006 : Couleur dorée, le nez est magnifique, exubérant, avec comme toujouts une touche d'alumette mais parfaitement intégrée au milieu de miel, de fleurs, de fruits jaunes, de fruits secs... La bouche est à la fois très longue, tendue par une grosse acidité et très large avec une grosse épaisseur. Comme d'habitude tout le monde est bluffé, d'autant plus qu'il s'agit d'un village mais au niveau de bien des Montrachets. Exceptionnel.

 

Jean-Louis Chave, Hermitage blanc 2007 : La première bouteille a une pointe de liège au nez et à l'attaque, c'est vraiment léger mais ça suffit à gâcher le plaisir. Pas le choix, on la change. La seconde est bien mieux : d'une belle couleur dorée, un nez sur le miel, la poire, l'abricot. La bouche est épaisse, plus grasse que la première bouteille, puissante, massive, juste ce qu'il faut de fraîcheur derrière. Très belle longueur là aussi. TB+.

 

Bonus : Jacques-Frédéric Mugnier, Chambolle-Musigny 2013 : (bu à l'aveugle) pour ne pas attaquer les rouges directement par la DRC, nous avions choisi un vin de "transition", tout en élégance lui aussi pour "emmener" le suivant. La robe est claire, le nez plein de petits fruits rouges, beaucoup de fraîcheur, la bouche croquante, juteuse, peu tannique, pleine de fruit jusqu'à la finale de longueur moyenne. Un très beau vin, bien évidemment éclipsé par le suivant. TB+.

 

Domaine de la Romanée-Conti, Romanée-Saint-Vivant 2006 : Couleur plus soutenue que le Chambolle et le que le Chambertin, le nez est très élégant, encore plein de fruits rouges, de cassis et de mûre, avec des notes de réglisse, de rose et de pivoine comme dans un pot-pourri, pas vraiment de traces d'évolution. La bouche est incroyable, pleine de fruits frais qui rendent le vin juteux et croquant, une texture de velours, bien plus d'épaisseur que le Chambolle, et dans le fond une superbe acidité qui fait durer le vin pendant des heures. Il est moins démonstratif que le vin d'Auvenay, mais on se dit que tout est là, à la bonne place. Tout le monde en attendait beaucoup et personne n'a été déçu, bien au contraire. On frôle la perfection avec ce vin magique, qui en plus n'est qu'à l'aube de sa vie. Exceptionnel.

 

Jean-Louis Trapet, Chambertin Grand cru 2011 : Couleur rubis, un peu plus claire que le précédent, le nez fait plus "rustique", un peu terreux, fumé, épicé, avec de beaux petits fruits rouges. La bouche est plus puissante, moins soyeuse, moins épaisse, mais comme toujours chez Trapet très pure et minérale avec beaucoup de tension et de longueur, des tannins un peu plus présents. C'est un vin qui aurait pu paraître magnifique dans un autre contexte, mais là il est complètement éclipsé par la St Vivant. TB++.

 

Domaine Jamet, Côte-Rôtie 2011 : On passe à une couleur bien plus sombre, un nez "sauvage", lardé/fumé, sur l'olive, l'anchois, la violette, une vraie syrah ! La bouche est fine, fraîche, toujours très aromatique, encore toute jeune, très longue, une grande Côte-Rôtie, qui a surpris pas mal de monde par son style très pur. TB++.

 

soiree anthologie 2

 

Château Lynch-Bages, Pauillac 1983 : Couleur tuilée mais pas si évoluée que ça pour un 1983, le nez possède encore de beaux fruits rouges, un peu de sous-bois, de cèdre, de tabac. La bouche semble encore plus jeune, toujours fraîche, avec la noblese des grands Pauillac bus à leur apogée, les tannins sont fondus par le temps. Très belle bouteille, qui est une fois de plus la preuve que les grands Bordeaux nécessitent de la patience. TB+.

 

Château Yquem, Sauternes 1995 : Couleur or foncé, superbe nez sur l'abricot, les fruits exotiques, une pointe de cire et d'encaustique, du miel bien sûr. La bouche reste très digeste, sirupeuse sans être trop lourde. L'équilibre est parfait comme souvent avec Yquem. L'accord avec le crumble au coing est lui aussi parfait. On termine en beauté. TB++.

 

2 décembre 2018

Bonneau du Martray (Pernand-Vergelesses) ****

Bonneau du Martray, Corton-Charlemagne 1998 : Couleur dorée, nez sur le miel, sur des notes beurrées, quelques fruits jaunes, encore assez jeune. Bouche très ronde, grasse, acidité assez faible, c’est même un peu mou pour certains, à la texture soyeuse, qui renforce l’impression d’un vin sur le miel et le beurre frais. Finale plutôt longue. Mais ce vin peut être déstabilisant par son équilibre pas du tout construit sur l’acidité, et en cela plus proche de certains vins du Rhône que d’un Bourgogne. TB.

 

 

FDGV 2015

Bonneau du Martray Corton-Charlemagne 2011 : superbe nez, citron, fruits jaunes, amande, bouche tendue, briochée, élevage déjà bien intégré, beaucoup de fruit, assez longue, peut-être un léger manque de matière pour chipoter. TB+.