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Mon carnet Vin
26 juillet 2021

Emmanuel Brochet (Villers-aux-Noeuds) ****

Petit domaine de 2,5ha en montagne de Reims, certifié bio, dirigé par Emmanuel Brochet depuis 1997. Les raisins sont ramassés bien mûrs, les élevages se font en fûts, donnant des champagnes vineux, taillés pour la table.

 

Emmanuel Brochet - Champagne Le Mont Benoit Extra Brut : (Vendange 2017 marquée par le gel + 70% de vins de réserve de 2011à2016. 40% meunier, 40% PN, 20% chardo. Elevage 11mois fûts. Levures indigènes. Non collé, non filtré. Non dosé) Couleur dorée, un peu trouble. Nez expressif sur la pomme au four, les épices, petite touche vanille/bourbon, assez mûr, presque miellé, "baroque". Bouche gourmande avec de la rondeur à l'attaque, maturité très haute, bulle ultra fine, un peu d'élevage bien intégré, pas du tout ciselé/minéral comme on croise souvent aujourd'hui. On a d'abord un peu peur que ce soit lourd, mais heureusement c'est en zéro dosage et la finale garde juste ce qu'il faut d'acidité et de tension avec ue petite touche crayeuse pour rester digeste et élégant. L'équilibre est parfait. Ca se boit très facilement. On en oublie que la base est encore relativement jeune. Très beau Champagne. TB++.

 

Emmanuel Brochet, rosé de saignée Extra Brut 20 : (100% meunier à Villers-aux-noeuds) Couleur très foncée pour un rosé, nez très fraise, cerise, un peu bonbon, mais aussi, floral, épice, notes végétales nobles type eucalyptus, bouche vineuse, dense, très fruitée, gourmande, taillée pour la table, seule la finale manque un peu d’acidité et d’allonge. TB+.

 

E. Brochet, Mont Benoit Base 2021 : mûr, fruits exotiques, pas du tout d’oxydation, ni de lies, sur le fruit, prersque un léger manque d’acidité en finale, mais très gourmand, déjà patiné. TB+

 

23 juillet 2021

Pierre et Marie Bénetière (Condrieu) ***

Petit domaine de 3 hectares en Côte-Rôtie et Condrieu, commencé à la fin des années 1980, bio depuis 2003, possédant des vignes sur Cordeloux et sur La Turque (cuvée Dolium, parfois surnommée La kurde). Le domaine est peu médiatique, les vins très rares, travaillés à l'ancienne, en grappe entière, peu de bois neuf, légers en alcool.

 

Pierre Bénetière - Syrah Cordeloux 2015 Vin de France : (parcelle Corps de Loup à Tupin-et-Semons, une des plus au sud de Côte Rôtie. 12,5% vol.)  Couleur sombre un peu trouble, nez ouvert sans être démonstratif, fruits rouges et noirs, poivre, épices, menthol, petite touche végétale sans aller jusqu'au poivron non plus, pas de notes lardées/anchois ici. Bouche assez simple, légère en alcool, pas une grosse matière, plutôt fruits noirs avec un petit trait végétal, tannins peu présents légèrement poudrés, pas du tout de bois ressenti, c'est frais et digeste, d'une longueur moyenne. Un bon Côtes-du-Rhône frais, fin, dans un style très traditionnel (grappe entière, pas de bois...) mais il ne faut pas en attendre trop sous peine d'être déçu. B+.

 

19 juillet 2021

Soirée 2011 et 2001

Soirée 2011 - Les 10ans 

 

Starter – Famille Pugibet, Souvignier-Muscaris Nouveau cépage Pays d’Hérault 2018 : couleur or pâle, nez aromatique, exotique, un peu typé « colombard ». Bouche légère, peu épaisse voire diluée, fruitée, simple et facile, termine un peu court sur l’alcool. B.

1 – Bellivière, Jasnières Calligramme sec 2011 : couleur or profond, nez de liquoreux presque miel d’acacia, coing, fruits exotiques, rhubarbe, écorces. Bouche bien sèche, cire, fruits exotiques, zestes d’agrumes, belle acidité, assez long, sur des amers nobles. TB+.

2 – Les Aurelles, Solen 2011 : couleur rubis foncé, nez encore jeune plein de fruits rouges, cerise surtout, fait clairement penser à un pinot. Bouche avec du volume, acidité élevée, tannins soyeux, pointe de garrigue, tout en fraîcheur et en élégance, encore jeune, finale longue, très bourguignon dans l’esprit. Incroyable de voir ça à Pézenas à la levée de la chaussette. TB+.

3 – Egly-Ouriet, Coteaux Champenois rouge Ambonnay 2011 : couleur très claire un peu évoluée, superbe nez expressif dès l’ouverture, fraise, cerise, un peu confituré, pot-pourri, rose, éclatant. Bouche soyeuse, pleine de fruit, beau volume, tannins insensibles, on sent qu’il y a eu un élevage poussé mais c’est parfaitement intégré aujourd’hui, finale longue, gourmande. Grand pinot. TB++.

Ambonnay 2011 egly

 

 

4 – Domaine de la Butte, Bourgueil Mi-Pente 2011 : Couleur sombre, nez de cassis, violette, poivron, encoe tout jeune, bouche aussi encore jeune, un peu trop végétale, pas mauvaise mais souffre un peu derrière le pinot. B+.

5 – Le Soula, IGP Cotes Catalanes rouge 2011 : Couleur sombre, là aussi, c’est tout jeune, peu d’évolution encore, cassis, framboise, violette, épices. Bouche très fraîche peu d’alcool, bonne acidité, du fruit, peu de tanins, dur de placer ça dans le Roussillon, très élégant, et assez long. TB+.

6 – La Vieille Julienne, Châteauneuf du Pape Les trois sources 2011 : nez bizarre de chou ou de brocoli, avec un côté torréfié en plus, idem en bouche. Problème de bouteille malheureusement…

7 – Rémy Gresser, Alsace Grand cru Wiebelsberg VV riesling 2001 : (indice 4/10) Couleur or profond, nez qui ne pétrole pas du tout, fait chenin, coing, ananas, fruits exotiques, miel, pointe de résine en cherchant bien, superbe nez. Bouche dans la même lignée, demi-sec à moelleux aujourd’hui, mais elle manque un peu d’intensité et de longueur même si pour 20ans ça a plutôt bien tenu. TB.

8 – René Muré, Clos St Landelain Muscat VT 2011 : couleur très claire, nez rose litchi, on hésite entre gewurz et muscat. Bouche très aérienne, digeste, manque presque de volume, mais bonne acidité et bonne longueur. Pour du muscat c’est très bien fait. TB.

9 – Kracher, TBA Scheurebe cuvée n°8 2011 : (1/2 bt, 9,5% vol) Couleur dorée, nez plein de miel, de cire, de pâte de fruit, fruits exotiques et abricot, presque des épices, safran, souk. Bouche épaisse, sirupeuse, mais équilibre magnifique grâce à une bonne acidité, longueur énorme. TB++.

SOULA KRACHER

 

14 juillet 2021

Salon Jura Le Nez dans le Vert 2021

Le Nez dans le vert 2021

 

Très beau salon, bien organisé, sur 4 sites différents cette année (Grusse, Pupillin, Arbois, Château-Chalon) Covid oblige. Peu de monde le lundi. Ambiance très sympathique.

 

Excellent niveau d'ensemble, avec finalement peu de vins déviants pour un salon orienté bio voire nature pour beaucoup de vignerons. Quelques "souris" par-ci par-là mais qui bien sûr peuvent apparaître comme disparaître à tout moment, donc pas de jugement définitif... Les blancs se sont un peu mieux comportés que les rouges dans l'ensemble, avec un magnifique millésime 2019 concentré et tendu à la fois (malheureusement peu de volumes à cause du gel). Il faut dire aussi que beaucoup de blancs connaissent désormais des élevages longs (encore plus en 2018 qui avait beaucoup de sucres), de deux ans voire plus, en vieux fûts, demi-muids... donc peu marqués par le bois mais qui ont fini de "travailler" lorsqu'ils sortent. Les rouges connaissent en général des élevages plus courts, pas mal d'entre eux restent en cuves, présentant donc une expression un peu plus simple et pas toujours en place pour les quelques 2020 goûtés. 

 

Beaucoup de vignerons peu connus ont rivalisé avec les plus grands, ce jour-là en tout cas. Répétons-le encore une fois : en fouillant un peu les domaines qui bossent bien sont nombreux, les vins sont accessibles en prix et en volumes ne manquent pas.

 

Quelques notes succinctes, difficiles à prendre avec le crachoir personnel dans une main, le verre dans l'autre...

 

grusse le nez dans le vert

 

 

Domaine Nicolas Jacob

 

Pinot noir aux perrieres 2019, grappe entière sur Voiteur, clair en couleur, très fin, propre, petits fruits rouges. TB. Les Chazaux poulsard 2019 (égrappé) plus rouillé, plus épicé, plus rustique, pointe de gaz, propre aussi avec de la finesse. TB. Chardonnay là-haut 2018 (sur l’étoile) propre et précis lui aussi, un peu de pomme encore fermentaire, tendu, énergique, avec de la matière. TB. Savagnin le chazaux ? 2019 (prélevé sur fût) un peu plus large manquant un peu de tension derrière le précédent. Les Argales chardo savagnin  2018 légère macération pelliculaire, expérimental, un peu aigre, pas mon truc.

 

(Là-haut 2023 chardonnay : ouverture sur l'autolyse, petite volatile, citron confit, mieux après ouverture, Bouche très punchy, petite volatile, finale salivante, propre, énergique, on sent clairement la vinif nouvelle génération, mais c'est bien fait et très bon, déjà accessible. TB+.

 

NICOLAS JACOB

 

 

Domaine des Marnes Blanches

 

Trousseau 2020 (grappe entière) léger, infusé, bon mais presque trop léger, manquant d’intensité derrière les blancs de Nicolas Jacob, à bien servir dans le bon ordre… Chardonnay en 4 Vis 2019 (sera embouteillé dans 1 mois) à la fois beurré, gras et tendu derrière. Superbe. TB+. Chardonnay Normins 2019 sur calcaires semble encore plus tendu et salin superbe aussi. Savagnin aux bois 2019 très zestes d’agrumes, un peu amer, presque tannique, plus austère, très bien fait, juste un peu oins de plaisir en l’état, à attendre un peu. Savagnin muscaté jensillard 2020 bien muscaté il faut aimer… Vin Jaune 2014 fin, manque un poil d’intensité.

 

marnes blanches

 

 

Domaine Labet

La Reyne chardo 2018 un peu fermé au nez belle tension en bouche avec une pointe oxydative en finale. B+. Bardette chardo 2018 tendu mais finit sur la souris. Macération chardo/savagnin 2019 superbe vin orange, plein de fruit melon, pêche, en finesse, peu de tannins, belle finale. Top. Metis 2020 rouge fait un peu gamay facile, juteux, bonbon, encore simple en l’état. Macvin du Jura blanc bien équilibré, fruité, pas trop lourd, très sympa.

 

labet

 

 

Domaine Ganevat

Poulsard Chalasses VV 2020, en cours d’élevage, volatile, souris… Pinot noir Julien 2020 perlant mais déjà mieux en place sinon. Trousseau plein sud 2020 plus puissant, plus solaire, concentré, acidité assez haute, encore quelques tannins, prometteur. On passe au cran supérieur sur les blancs : chardo En varron 2018 en cours d’élevage aussi, brioché, citronné, très énergique, salin, top. TB+. Marguerite melon queue rouge 2018 petit trait oxydatif, assez long et tendu, à peine moins emballé mais c’est bon. Savagnin en billat 2018, revient à moins oxydatif, large, amers nobles, presque tannique, finit très long. Top. Savagnin champ bernard 2016 assez beurré et gras, finit plus sur les agrumes, manque un peu d’énergie par rapport aux 2018, il finit de digérer son élevage. Bon aussi.

 

ganevat

 

 

 

Domaine Guillaume Overnoy

Rougissime 2019 rouge léger, perlant, simple, sans plus. Pinot noir, 2019 ?, mieux en place, plus de matière même s’il reste fin, frais et juteux. B+. Chardo vigne derrière 2018 plutôt tendu, peu de gras, mais du volume, sur la pomme, finit salin. TB. Chardo le vignet muscaté 2019 vin orange goût de souris. Savagnin 2016 sous voile, assez puissant, intense, bien oxydatif, très long, excellent.

 

 

Domaine Buronfosse

Belemnites 2019 savagnin/chardo fruité, bonne matière, gourmand, moins tendu que la moyenne mais sans tomber dans le lourd non plus. Plus rond, appelle la table. Géode 2019 Magnum pur savagnin, beau nez très tourbé, on retrouve une bouche assez ronde, gourmande et facile. Varron savagnin 2019, sols plus calcaires, vin beurré, d’abord assez large, un peu d’élevage, puis finit plus tendu et plus salin. TB. Belle gamme de blancs. Trousseau 2020 fin, léger, presque trop derrière les blancs, acidité élevée mais ça reste facile à boire. Pinot noir 2020 un peu plus bonbon, juteux, facile.

 

 

Domaine de la Borde

Terre Lias blanc 2019 marqué autolyse, tout en tension, belle énergie et fond minéral. Très bon. Naturé 2018 (savagnin) plus large, plus riche mais reste énergique et très long aussi. Deux blancs au top. Ploussarperlipopette 2020, orangé, beaucoup de gaz, pas très propre.

 

 

Domaine A. Houillon & R. Bruyère

Chardo croix rouge 2018 souris, bof. Tourillons 2018 (90% chardo) grillé autolyse, tendu, propre, très long et énergique, excellent.

 

 

Domaine Les Bottes Rouges

Tot ou tard poulsard 2020, orange en couleur, très orange sanguine perlant, bizarre, mais plutôt sympa. Néo pinot noir 2020 (grappe entière) beau jus de fruit, petits fruits rouges, juteux, c’est bon. Gibus Trousseau 2019 un peu perlant, plus de sucrosité, plus de tannins, à attendre, plutôt prometteur. Des nouvelles chardonnay 2019 léger gras, manque un peu de tension mais c’est bon. Album savagnin 2019 il a la tension et le fond qu’il manquait aux vins précédents, à part un peu de gaz c’est propre, très long et même excellent.

 

 

Domaine de la Tournelle

Cul de Brey rouge 2018 pas mal d’acétate au nez, moins ressenti en bouche beau fruité. Trousseau corvées 2019 plus rustique, pas mal d’acétate aussi. Au lever du rouge pinot 2020 pointe de gaz mais sinon propre, juteux, du volume, assez bourguignon, prometteur. Terre de gryphées chardo 2019 sur la pomme un peu blette au nez mais bouche tendue, longue, propre, c’est bon. Fleur de savagnin 2018 tendu, énergique, du volume, du fruit, aussi large que long, excellent.

 

 

Domaine de la Touraize

Poulsard la cabane 2020 couleur rouille, bouche juteuse, légère. B+. Cotes à cotes trousseau pinot noir 2019 épicé, un peu rustique, propre. B+. Trousseau corvées 2018 encore tannique assez opulent, pour la garde, bien fait. Trousseau corvées 2019 plus fin, plus à mon goût. Chardonnay 2018 les voisines (calcaire et marnes) blanc marqué autolyse, avec une finale très droite, citronnée, saline. TB+. Les Moulins chardo savagnin 2019 très énergique, pointe de gras que n’avait pas le précédent, fait chardo bourguignon, encore meilleur peut-être TB+.  Savagnin oxydatif 2018 assez fin, sympa.

TOURAIZE

 

 

Domaine Cavarodes

IGP Franche Comté 2019 simple, vif, mais un peu de colle sur la finale. Savagnin cuvée 2018, légère macération ? pas très propre, acétate. Des blancs border mais ce sera mieux en rouge. Pinot noir lumachelles 2020 un peu grillé/réduit, beau jus en bouche, propre, prometteur. Trousseau lumachelles 2020 assez marqué orange sanguine, solaire avec un côté presque Rhône sud infusé, mais c’est propre, gourmand, fin, ça reste digeste et propre.

 

 

 

Domaine Ratapoil

Ingénu pinot noir 2020 et Clochette pet nat rosé, vraiment sale, souris, vol, acétate…

 

 

Domaine Pignier

Trousseau 2019 encore un peu perlant mais beau jus, tannins fins, du volume, fruits rouges épices, assez long. TB. GPS blanc 2020 simple, vif, citron et poire, efficace. Chardo de la reculée 2019 ouillé, énergique, agrumes, pointe d’autolyse, belle finale toute en longueur. TB+. Sauvageon 2018 (savagnin ouillé en œuf béton, un peu plus large, floral, propre comme les autres cuvées, manque un poil de tension par rapport au précédent. Très bon quand même.

 

 

Domaine P. Chatillon

Hari Om pinot noir 2020 souris, PN VV 2020 beaucoup de gaz pas très propre non plus. Le même en amphore : épices, réglisse, gros tannins qui doivent se fondre, on sent la longue macération, mais c’est propre ici. Savagnin ouillé Nouvelles 2019 là c’est propre, tendu, c’est bon. Savagnin sage vagnin 2019 en barriques neuves, assez boisé en l’état mais joli fond derrière à voir avec le temps. Vin jaune 2013 fin, manque un peu d’intensité.

 

 

Domaine Berthet-Bondet

Trio rouge 2019 très clair, simple, léger. B. Chardonnay poirière 2019 un peu sur l’élevage, beurré vanillé, joli fond derrière, à voir dans quelques années.

 

 

Domaine Les Dolomies

Pinot noir la cabane 2020 joli fruité assez mûr et concentré, ne fait pas du tout nature (alors qu’il l’est), tannins mûrs et fins. Prometteur.  Trousseau bordel c’est bon 2020 plus floral, plus puissant, encore un peu trop tannique, pas du tout nature non plus, concentré, taillé pour la garde, coloré pour un trousseau, prometteur aussi.

( Les Dolomies Vin de France Madeleine 2017 : couleur trouble, à l’ouverture un peu compliqué avec de la réduction et un peu de volatile, puis avec ouverture très joli, pinote clairement (du gamay pourtant ?), juteux, frais, floral, très bon, probablement à boire assez vite, mais sur cette phase très joli.)

 

 

Domaine des Miroirs

Annoncé mais malheureusement absent le lundi (il y avait deux blancs 2016 le dimanche soi-disant)… Vraiment dommage mais ce sera pour la prochaine fois…

 

 

 

Les offs

 

Domaine Tissot

Magnifique Chardonnay Graviers 2018, au nez très bourguignon grillé (autolyse) avec de l’ampleur sur ce millésime mais toujours une grosse tension derrière, déjà buvable et gros potentiel de garde. Une de meilleures bouteilles de la journée. Trousseau Singulier 2019 assez fin beau fruité, mais plus simple, Macvin Pinot noir plein de cerise, très gourmand, bel équilibre sucre/acide, toujours aussi bon.

 

 

Domaine Macle

Chardonnay sous voile 2016 oxydatif qui reste fin, tendu. Côtes du Jura sous voile chardo/savagnin 2016 un  peu plus incisif et tendu. Château Chalon 2013 plus oxydatif, plus noix verte, beau potentiel mais a besoin de temps. Macvin chardonnay (jus 2014 + marc 2007) gourmand, fruité, sucré, sans être lourd. Toujours un grand classique, indémodable. Merci pour l’accueil.

macle

 

 

9 juillet 2021

Maxime Cottenceau (Buxy) ***

 

Petit domaine de 7ha environ (dont 4,5 de blancs) créé par le jeune Maxime Cottenceau dont le premier millésime est 2018, après un stage chez Dureuil-Janthial dont il s'inspire du style. Ici aussi, les vins sont donc très marqués par le bois en jeunesse, mais ils possèdent suffisamment de fond pour absorber l'élevage après quelques années de garde, surtout sur les blancs.

 

 

Maxime Cottenceau - Montagny 1er cru Les Bassets 2019 : couleur or pâle, nez encore marqué par son élevage toasté, beurre et fruits jaunes derrière. Bouche tendue, reste fraîche, encore un peu d'élevage, mais joli fond minéral et bel équilibre, bonne longueur. La finale chauffe un peu et rappelle enfin qu'on est sur un millésime solaire. L'étiquette affiche 15%, parfaitement intégrés. Encore jeune mais très prometteur. Un domaine à suivre. TB.

 

Maxime Cottenceau sous les roches Montagny 2020 : couleur dorée, nez grillé, beurré, sur l'élevage plus fruits jaunes assez mûrs. Mieux en bouche avec de l'élevage certes mais bonne acidité, finale pas trop  sucrée, plutôt tendue même, prometteur. TB.

 

Bourgogne rouge 2020 : couleur sombre, nez fruits noirs, café, solaire. Bouche puissante, noire, bonne acidité, mais solaire et tannins un peu serrés. B.

 

Bourgogne rouge 2021 : léger,  très fin, fruité, petit trait végétal en finale. B+.

 

Maxime Cottenceau, Montagny 1er Cru Vignes Longues 2021 : (100% chardonnay) On termine par un chardonnay plus classique, qui combine gras et acidité, avec un peu d’élevage au nez mais une fin de bouche très minérale, très longue, encore un peu jeune mais avec beaucoup de fond. Très joli vin, globalement placé en Bourgogne. TB+.

 

Vignes du soleil 2021 : moins d'élevage, mais aussi moins d'acidité, pas de grillé, un peu solaire pour 2021. B+.

 

Montcuchot 2022 : bien dans le style du domaine, élevage encore marqué, mais du fond derrière, à attendre sereinement.

 

Cottenceau, Montagny 1er cru Les bassets 2022 : chardonnay bourguignon très classique, avec encore pas mal d'élevage et de grillé, du corps, du gras, vite identifié (plutôt Côte de Beaune), encore trop jeune en l'état mais avec un beau potentiel. B+.

 

9 juillet 2021

Prieuré-Roch (Nuits-St-Georges) ****

 

Domaine d'une quatorzaine d'hectares créé en 1988 par Henri-Frédéric Roch, co-gérant de la Romanée-Conti (petit-fils d'Henri Leroy), mort en 2018. Il est épaulé par Yannick Champ. Les vins sont bio, biodynamiques et natures.

 

 

Prieuré-Roch - Ladoix Le cloud 2017 : Couleur très claire, légèrement trouble, nez de petits fruits rouges, griotte, impression de grappe entière, pointe de volatile qui apporte de la fraîcheur. Bouche très fine, tendue par une acidité élevée et une pointe volatile, florale, très élégante. Puis avec l'ouverture la volatile prend le dessus, pointe d'acétate. Le lendemain goût de souris... Un joli vin à condition de ne pas l'aérer ! TB-.

 

Ladoix 2019 : fond du lendemain, très noyau de cerise, kirsch, belle acidité, floral, tannins qui serrent un poil, mais propre et joli style. TB.

 

 

8 juillet 2021

Clos Rougeard (Chacé) *****

Domaine familial d'une dizaine d'hectares (dont 9 de rouges), le Clos Rougeard doit sa notoriété à Jean-Louis et Bernard Foucault dit Charly et Nady. A la mort de Charly en 2015 (dernier millésime vinifié par Nady et son neveu Antoine Foucault), le domaine est racheté par Bouygues. Les frères Foucault ont été les précurseurs du bio dans la région. Leurs vins sont taillés pour la garde, avec des faibles rendements, des élevages longs en barriques, pour apporter de la finesse. Si Poyeux est la cuvée la plus "bourguignonne", le Bourg présente des tannins plus rustiques et doit être attendu longtemps. Le blanc "Brézé" est opulent, marqué par son élevage grillé en jeunesse, mais se montrant très tendu et salin au vieillissement. Des vins exceptionnels pour les amateurs patients.

 

 

 

Goûtés lors du slon RVF 2012 :

- Saumur Champigny 2008 : vin servi un peu chaud, encore un peu fermé, beau fruité et belle matière. TB-

- Saumur Champigny Les poyeux 2008 : servi trop chaud aussi, très fermé, gros potentiel mais à attendre. TB- (+- 17/20 en l'état).

 

 

Clos Rougeard, Saumur-Champigny Poyeux 2004 : (à l'aveugle) robe grenat, plus foncée que le précédent, un côté vanille et noix de coco au nez est assez désagréable. Pour beaucoup d'entre nous c'est la première fois qu'on sent de la noix de coco sur un vin rouge, voire de banane. Un vin des Caraïbes ! C'est incompréhensible... C'est moins marqué en bouche, avec beaucoup de fruits rouges, grosse acidité, assez fluet. Finale moyenne mais bien tendue. J'aime bien la bouche mais pas le nez. (+- 16/20).

rougeard

 

Clos Rougeard Saumur Brézé 2002 : robe dorée, nez sur la noix, fruits très mûrs (agrumes surtout et un peu de pomme), attaque vive, puissante, avec beaucoup d'acidité mais seulement au début, encore des fruits mûrs mais pourtant une impression de vin très sec, gras, un peu d'amertume en finale. Bonne longueur, mais la finale manque de tension à mon goût. Je préférais le Montbenault, où l'acidité était élevée et constante. Ce Brézé est cependant un joli vin, mais pas de coup de coeur pour moi. (+- 17/20).

rougeard bis

 

 

Clos Rougeard - Saumur-Champigny "Le Bourg" 2001 : robe grenat, contours tuilés. Nez sur le café, le poivron, la terre, un peu de fruit mais en retrait. C’est un peu trop vert à mon goût. Mieux en bouche, très bonne matière et des tannins de superbe qualité, moins de poivron, un peu de fraise et de fruits noirs. Bonne longueur. Bon vin mais pas trop à mon goût. TB-.

rougeard

 

 

Clos Rougeard - Samur-Champigny Poyeux 2011 : beaux fruits rouges, à peine végétal, frais. Bouche souple avec beaucoup de fruit, de la fraîcheur, facile, belle texture bien travaillée, pas une grosse longueur. TB.

 

Clos Rougeard, Saumur-Champigny Les Poyeux 2011 : (100% cabernet franc. Parcelle de 2,9ha, sols sableux) Couleur rubis, très claire, nez plein de petits fruits rouges, très légères notes végétales sans aller jusqu’au poivron non plus, qui donne ici un côté noble à ce vin. Bouche en dentelle, tout en fruit, peu de tannins, texture soyeuse, plus dans l’esprit d’un Chambolle que d’un Saumur. Belle longueur en plus. Tout le monde est un peu surpris mais entièrement convaincu par la finesse de ce vin. TB++.

 

Poyeux 2012 : proche du 2011, à peine plus végétal, très fin, élégant. TB+.

 

Clos Rougeard, Saumur-Champigny Les Poyeux 2012 et 2011 : (100% cabernet franc, parcelle de 2,9ha sur sols sableux. Elevage 2ans en fût d’un vin)  Deux bouteilles très proches l'une de l'autre, très claire en couleur, au nez mêlant petits fruits rouges quasi bourguignons avec un fond terreux/végétal plus typé cabernet. Une bouche aérienne, aux tannins soyeux, toute en fraîcheur et en élégance. TB+.

 

Clos 2012 : couleur claire, nez fruits rouges et poivron, bouche aux tannins fins, belle textre, fruits rouges, poivron, acidité élevée, assez long et tendu. TB. Une autre bouteille plus tard se présentait encore mieux, fine, fruitée, bourguignonne, sans le côté végétal. TB+.

 

Clos Rougeard Brézé 2011 : couleur bien dorée, vin qui semble un peu lourd à l'ouverture. Le lendemain beau nez, pierre-à-fusil, miel, bouche très tendue avec du volume, élevage bien intégré, surtout une finale très longue, saline, tendue, avec des amers nobles. TB++.

 

Clos Rougeard – Saumur blanc Brézé 2012 : Couleur claire, nez encore jeune, fruité, agrumes, léger bois toasté. Bouche plutôt vive, peu de gras, à peine fumée, fruitée acidulée, manquant peut-être d’un peu de longueur et d’intensité pour un Brézé. TB. Autre bouteille austère, tendue, beaucoup d'amers, brioche, floral, esprit pierre morey un peu. TB.

 

Brézé 2015 : un peu lourd sur ce millésime. B+

 

Poyeux 2007 : TB+.

 

Poyeux 2012 : autre bouteille, nez assez évolué, cabernet légèrement végétal, petits fruits rouges, sous-bois, beaucoup d'orangette aussi. Bouche aérienne, toute en finesse, manque un peu de punch peut-être mais la longueur est excellente, très digeste, on y retourne facilement. TB+.

 

 Clos Rougeard - Saumur Brézé 2012 : Couleur dorée, nez assez évolué, pomme au four, fruits jaunes mûrs, un peu torréfié, praliné. Bouche avec un gros volume, bien équilibrée entre fruits mûrs, élevage intégré, juste ce qu’il faut d’acidité pour soutenir cette matière riche, de la longueur. Semble à point. Il a fait l’unanimité. TB++.

 

Clos Rougeard - Saumur Brézé 2011 : Couleur dorée, nez très marqué réduction sur lies, allumette, avec à l’ouverture des fruits jaunes bien mûrs, des fruits secs, des notes torréfiées. Bouche très énergique, aussi large que longue, un élevage marqué mais bien intégré aujourd’hui, encore assez jeune pour 2011, sur les arômes du nez, avec une finale salivante, interminable. Dans un style très différent du 2012, il a lui aussi mis tout le monde d’accord. TB++.

 

Clos Rougeard - Saumur Champigny Poyeux 2008 : couleur intermédiaire, nez avec fruits rouges et noirs, pas si froid que ça pour un 2008, même petite sucrosité, pointe coco,.  Bouche très fruitée, dentelle, légère touche poivron qui donne du frais, joli fruité mûr, long, acidulée, du fond minéral. Très beau millésime pour Poyeux. TB++.

 

Clos Rougeard - Saumur-Champigny 2011 : couleur claire, nez qui poivronne un peu trop, bouche en dentelle, très fine. TB.

 

 Clos Rougeard - Saumur-Champigny 2014 : Couleur claire, nez qui poivronne un peu au départ, puis de plus en plus de fruits, un côté pivoine, voire pot-pourri sur la fin, de plus en plus bourguignon avec l’ouverture. La bouche est aérienne, légère, mais avec un côté soyeux, évidente, parfaite, sans le côté poivron du nez, qui peut se boire avec une facilité déconcertante. TB+.

 

Clos Rougeard, Les Poyeux 1997 : moins de couleur que les autres, un nez un peu poivron au départ, fraise, framboise, petite réduction animale. Avec l'ouverture de plus en plus de fruits rouges un peu écrasés et de pot-pourri, ça semble encore jeune. La bouche est élégante, toute en fraîcheur et verticalité, peu de volume, belle acidité, petite touche végétale mais sans aller trop loin, c'est très long, les tannins sont encore un peu présents en finale mais de qualité et contribuent à cette sensation d'allonge, c'est frais, salivant, énergique. Je suis surpris de voir que c'est un 1997 à la levée de la chaussette, je n'aurais jamais dit aussi vieux. Pas forcément meilleur que les autres vins du soir qui étaient d'un très haut niveau également, mais bien sûr on est ravis d'avoir pu goûter ce vin mythique. Un grand merci JM ! TB++.

 

Clos 2020 : couleur sombre, nez cabernet, cassis, végétal mûr, un côté cuir. Bouche avec un joli toucher, noble et classieuse, cabernet mûr, qui s'approche déjà mais peut aussi attendre longtemps, manque peut-être un poil de folie ? mais c'est bien né, à voir ce que ça donnera dans quelques années. TB+.

 

2 juillet 2021

Osamu Uchida (Pauillac) ****

 Osamu Uchida est né au Japon en 1977. Il débarque en France à ses 20ans, goûte tous les châteaux bordelais, fait une formation viti-oeno, apprend la langue puis s'installe à Pauillac en 2015. Ses références sont le Clos du Jaugueyron et Closerie des Moussis. Il travaille en bio et biodynamie (certification pour 2020) ses 0,6 hectares dans un garage. Les vins sont juteux, fruités, très fins et frais, accessibles dès leur jeunesse.

 

Osamu Uchida - Haut-Médoc Miracle 2019 : (100% cabernet sauvignon, 1500bts produites. Vignes d'environ 30ans à Cissac-Médoc sur sols argilo-sableux. Rendements 35hL/ha environ. Elevage 1an en 500L et jarres. 12% vol) Couleur grenat, pas trop soutenue pour du cabernet sauvignon. Nez expressif dès l'ouverture de la bouteille, très propre, plein de fruits, cassis, framboise, violette, et petite touche végétale noble (poivron mûr), pas d'élevage ressenti. La bouche est en dentelle, juteuse, fruitée, très fraîche, peu de tannins, peu d'alcool, sur les arômes du nez, avec un petit trait végétal. C'est élégant, peu extrait, impossible de penser à Pauillac à l'aveugle. On serait plus sur un beau cabernet franc de Loire en finesse. Ce n'est pas encore très complexe en l'état mais on y retourne facilement. La finale est de longueur moyenne, mais fraîche, fruitée, légèrement acidulée, appelle un second verre. Hâte de voir ce que ça peut donner avec quelques années de bouteille. En tout cas un Médoc atypique. La Révolution est en marche ! TB+.

 

1 juillet 2021

Pierre Vincent Girardin (Meursault) ****

 

Fils de Vincent Girardin, Pierre-Vincent s'est installé en 2016 (premier millésime 2017), à même pas 20ans, sur son domaine de 4,5ha (projet d'accéder à une dizaine d'hectares dans les années à venir). Avec un gros travail à la vigne, une cuverie ultra moderne, des fûts de 456L pour ne pas trop boiser... les vins sont de plus en plus prometteurs, dans un style bien plus tendu que les ceux de la maison Girardin.

 

 

PV Girardin - Bourgogne chardonnay Eclat de calcaire 2019 : Couleur claire, nez "nouvelle génération" légèrement grillé (autolyse), peu marqué par le bois, floral, et surtout citron confit. Bouche tendue par une belle acidité, du volume, du minéral, facilement lisible, pas beaucoup de gras ni de bois. Finale un peu moins emballante, marquée par le millésime solaire, très portée sur le citron confit, ce qui lui enlève le côté digeste au bout de quelques verres. Ca reste cependant du bon niveau pour un régional, et un style très intéressant. Un vigneron à suivre. TB.

 

PV Girardin - Le châtaignier 2023 : (Jura. "Massales de naturés jaunes et verts" = savagnin ouillé) Couleur très claire, nez de réduction sur lies à l'ouverture, grillé des lies, citron, il prend vite des notes fruitées assez aromatiques autour de la pêche en se réchauffant, un peu floral, fait très bourguignon. La bouche ressemble à celle des chardo du domaine, un peu perlant à l'ouverture, pas du tout de gras ou de beurré, très marquée par les lies, aromatique assez exubérante, belle tension. C'est plutôt très bon au final, mais très difficile de placer le vin dans le Jura, on est très proche de sa cuvée Eclat de calcaire dans le style. TB.