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Mon carnet Vin
3 août 2017

François Raquillet (Mercurey) ***

Raquillet - Mercurey VV 2011

Couleur rubis classique, nez très expressif toasté et vanillé, quelques fruits rouges dans le fond. Bouche très vanillée, encore un peu toastée, par contre la texture est très agréable, très douce, avec des tannins très fins. Peu de longueur. Un peu déçu par ce vin, trop marqué par le bois. Note : 13,5/20.

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Raquillet - Mercurey VV 2015 (en 1/2 bt) : Robe foncée, presque grenat, beau nez fruité, assez mûr, sur le cassis, la cerise, avec une touche de poivre, léger boisé déjà bien intégré. Bouche puissante, une pointe d'alcool, un peu trop jeune, mais un beau fruité gourmand, une légère acidité derrière, de la matière, des tannins déjà fondus et une belle longueur. Pas un énorme plaisir en l'état mais très bon potentiel, avec bien plus de longueur et un boisé mieux géré que sur le 2011. TB-.

 

29 juillet 2017

Berthaut-Gerbet (Fixin) ****

Amélie a repris le domaine familial Denis Berthaut en 2013. Les vins autrefois tanniques et concentrés ont complètement changé de style devenant fins, gourmands, plein de fruit, peu tanniques, avec parfois une légère sucrosité les rendant extrêmement faciles à boire dans la jeunesse. A voir ce qu'ils donneront au vieillissement, mais il faudra cacher les bouteilles...

 

 

Domaine Berthaut-Gerbet - Bourgogne Hautes Côtes de Nuits rouge 2015 : (parcelle plantée à Concoeur, hameau de Nuits-saint-Georges) Robe rubis, très beau nez qui pinote dès l'ouverture, sur les fruits rouges bien croquants, quelques notes de pivoine derrière. Bouche très fruitée, gourmande, pas un gros volume, belle acidité, tannins fins, très facile à boire. Longueur moyenne, sur la cerise, un peu d'épices. Très belle entrée de gamme qui donne envie de découvrir les autres cuvées sur 2015. Le style du domaine semble s'être affiné depuis l'arrivée d'Amélie, la fille de Denis Berthaut. Note : 15,5/20.

hautes cotes 15 berthaut

 

Berthaut - Fixin Les crais 2012 : (bu en 2014) puissant, arômes de kirsch, épices, tannins très raides en l'état, à attendre. B-.

 

Berthaut-Gerbet - Bourgogne prielles 2017 : clair, léger, plein de fruit, ultra juteux. TB.

 

Berthaut-Gerbet Hautes Côtes de Nuits 2017 : un peu plus sombre et concentré que Prielles, mais reste bien dans l‘esprit jus de fruit très facile à boire, peu tannique, gourmand, juteux. TB.

 

Bourgogne Prielles 2018 : tout juste embouteillé, toujours ce style léger, plein de fruit, gourmand, finale un peu plus épicée que 2017, doit finir de se mettre en place. TB-.

 

Berthaut-Gerbet - Fixin 2017 : plein de fruit, gourmand, peu de tannins mais de la matière, descend tout seul. TB+.

 

Berthaut-Gerbet Fixin 1er cru Arvelets 2017 : plein de fruits, très gourmand, du volume, petite sucrosité, pas une grosse acidité, tannins veloutés, encore un peu d'élevage, très gourmand, bien dans le style du domaine. Peut se boire dès maintenant. TB+.

 

Berthaut-Gerbet - Gevrey Chambertin 2015 : couleur sombre, nez réduit qui a besoin de beaucoup de carafe, fruits rouges et noirs confiturés assez mûr. Bouche puissante, peu de tannins, grosse acidité pour 2015, toujours ce côté réduit/nature, belle longueur. A attendre quelques années et à carafer. B.

 

Berthaut-Gerbet - Gevrey-Chambertin 2017 : Couleur rouge-violet, superbe nez de bonbon à la cerise, violette, très gourmand, bouche peu tannique, ronde, fruitée, pointe de sucrosité, pas très complexe mais facile à boire. TB+.

 

Fixin blanc Champs des charmes 2019 : couleur claire, peu d'élevage, nez sudiste, fenouil, abricot, fleurs blanches. Bonne acidité à l'attaque, aromatique sudiste, finale un peu alcooleuse manquant de tension. B.

 

Amélie Berthaut-Gerbet, Gevrey-Chambertin Combe dessus 2018 : Couleur sombre pour un pinot, caractéristique de ce millésime solaire, nez de fruits noirs, un peu confituré, très gourmand. Bouche avec un beau volume pour un village, gourmande, légèrement sucrée, aux tannins fins, beaucoup de rondeur, encore une petite touche d’élevage. Joli village, qui a beaucoup plu autour de la table. TB.

 

 Amélie Berthaut-Gerbet, Gevrey-Chambertin 1er cru Cazetiers 2017 : Robe d’intensité moyenne, nez fruits rouges et noirs et des notes d’orangette, assez solaire et gourmand. Bouche avec un touché de velours, très fine, fruitée, gourmande, petite sucrosité, offre déjà beaucoup de plaisir, très fin pour Cazetiers, longueur moyenne. TB+.

 

Berthaut-Gerbet, Chambolle-Musigny 1er cru Les Plantes 2018 : (10% VE environ, MPF, élevage court, 40% bois neuf) Couleur sombre et un peu violine, nez classique du domaine sur ce fruit croquant assez mûr, limite bonbon sans aller trop loin, violette. Bouche ronde, facile, peu de tannins, pleine de fruits croquants tout en ardant de la fraîcheur, élevage bien intégré, et assez long. TB+.

 

Berthaut-Gerbet, Gevrey 1er cru Cazetiers 2018 : couleur sombre, style du domaine identifiable, MPF, fruits noirs, gourmand, un peu d'élevage, bouche en rondeur, suave. TB.

 

Amélie Berthaut, Vosne-Romanée 1er Cru Petits Monts 2020 : (petite proportion de grappes entières) Couleur très sombre aussi, un nez réduit, animal, fruits noirs. Bouche encore serrée, bonne acidité dans le fond, élevage déjà absorbé, mais clairement trop jeune et pas tout en fait en place. On ne reconnaît pas la finesse habituelle d’Amélie. B-.

 

 

 

Berthaut-Gerbet

Vosne 16 : très gourmand, fin, frais, plein de fruit. TB.

Vosne 1er cru Petits monts 16 : (échantillon) gourmand, un peu sucré lui aussi, très fin, un peu plus long. TB+.

Vosne 1er cru Suchots 16 : plus sombre, un peu plus serré et solaire même si le registre reste plutôt fin. TB+.

Clos Vougeot 16 : (échantillon) gourmand aussi, bien plus épais, tannins soyeux, frais et long. Un des meilleurs Clos Vougeot du salon. TB++.

Echezeaux 16 : (en bt) plus sombre, sur le bois en l’état, plus serré, à attendre, dur à goûter. TB-.

 

Berthaut-Gerbet (gds jours 2022)

GEVREY-CHAMBERTINCombe du dessusRouge2019: gourmand, fruité, assez rond, facile. TB.

CLOS DE VOUGEOTRouge2020 : un peu trop toasté, sucrosité présente. B+.

VOSNE-ROMANÉERouge2020 : toujours ce style très gourmand du domaine, un peu confituré, épicé, rond, finale à peine vanillée. TB-.

 

11 juillet 2017

René Bouvier (Gevrey-Chambertin) *****

Domaine d'une trentaine d'hectares géré par Bernard Bouvier depuis 1986. Les vins étaient très extraits et boisés dans les années 1990 et 2000 mais le style a changé depuis 2010 environ, avec la conversion en bio (perdue en 2016 mais à nouveau en cours d'agrément), plus de grappe entière (50% sur la moyenne des cuvées), moins de bois neuf. Les vins sont désormais fins, plein de fruits, gourmands, jamais très sulfités, bien marqués par le côté sauvage de la grappe entière avec en même temps une pointe de sucrosité (proche de certains IPOB de Sonoma). Ils sont bien plus accessibles en jeunesse.

 

 

René Bouvier - Bourgogne "Le Chapitre" 2010 : couleur rubis, nez fruité, avec beaucoup de fruits rouges, la bouche manque un peu de fraîcheur, il y a maintenant un léger côté kirsché. Finale moyenne. Ca reste un générique correct, et un bon rapport q/p. 14/20.

bouvier

 

Goûtés lors du GT 2014 :

Marsannay clos du roy VV 2012 : sombre, beaucoup d’épices, manque un peu de fraîcheur. B.

Fixin Crais de chêne 2012 : plus clair, plus fin et plus tendu, manque un peu de matière. B+.

Gevrey Jeunes rois 2012 : léger boisé, plus de matière, plus long, tanins un peu raides en l’état. B+.

Charmes Chambertin 2012 : nez discret, bouche légèrement beurrée, assez long, à attendre. B+.

 

René Bouvier - Marsannay La Morisotte 2012 : fruits rouges et noirs, gourmand, de la finesse mais de la matière et une bonne longueur. B+.

 

Bouvier - bourgogne rouge chapitre suivant 2016 : pas ben en place avec un côté bonbon chimique au nez. A regoûter.

 

Bouvier - Gevrey-Chambertin Racines du temps 2016 : robe rubis, trouble. Nez de groseille, cerise, fraise, pointe de volatile, un peu typé nature. Bouche pure, belle densité, tannins fins, il y a du jus, toujours cette petite pointe volatile-cerise aigre. Belle longueur. TB.

 

Bouvier - Marsannay le clos blanc monopole 2017 : profil tendu, peu de gras, peu boisé, belle énergie. TB.

 

René Bouvier - Marsannay Le finage 2017 : assez sombre, semble un peu dur sur ce millésime, moins gourmand que les années précédentes. B+.

 

Bouvier - Marsannay Ouzeloy 2017 : très clair, très pivoine, ronce, petits fruits rouges très purs, un côté presque Jura comme dans les rouges des Marnes blanches, tout en fraîcheur et pureté. TB+.

 

Marsannay Le Finage 2018 : un peu de couleur pour du pinot, nez de fraise écrasée, pivoine, très gourmand, fait Ipob avec une impression de grappe entière. Bouche très gourmande aussi, belle pureté de fruit, floral, fin, presque infusé, ca n'a pas le fond des grosses cuvées, mais délicieux. TB+.

 

René Bouvier - Marsannay Le Finage 2015 : beau nez de fruits rouges croquants, à peine sucrés. Attaque en bouche plutôt légère, fruits rouges croquants, acidulés, très gourmand, finit juste un peu court sur un côté vanillé. B+.

Marsannay Le Finage 2016 : couleur foncée pour un 2016, beau nez fruits rouges, à peine viandé, beau fruité et belle acidité en bouche, moins rond et gourmand que le 2015, un peu plus tendu et plus long. TB-.

René Bouvier - Marsannay Ouzeloy 2015 : un peu plus mûr que le Finage, élevage un peu plus présent avec quelques notes grillées au nez, bouche gourmande, très belle matière, un peu plus long que Finage, un peu plus d'élevage. B+.

Clos du Roy VV 2016 : couleur claire, très beau nez de petits fruits rouges et pivoine, pas d'élevage ressenti, rien que du fruit. Bouche très fraîche et juteuse, pleine de fruit, très "2016", pas très concentrée, ni très longue mais délicieuse. Un vin évident, déjà très bon en ce moment. TB.

 

Vosne-Romanée 2017 de René Bouvier lors de la seconde soirée très élégant, floral et sur les petits fruits rouges, tout en finesse, infusé. TB+.

 

Gevrey La Justice 2019 : couleur très claire, nez très floral, rose, pot-pourri, fraise écrasée. Bouche en dentelle, infusée, florale, grappe entière, juste ce qu'il faut pour ne pas devenir sucrailleux, d'une pureté incroyable, déjà ultra accessible, évident. TB++.

 

René Bouvier - Chambolle-Musigny VV 2019 : toujours ce nouveau style Bouvier, fraise écrasée, pivione, grappe entière. Bouche avec un peu de sucrosité, peu tannique, tout en fruit confituré. TB+. Regoûté sur une autre bouteille quelques mois plus tard, un peu moins de sucrosité, plus de fraîcheur. TB++.

René Bouvier, Chambolle-Musigny VV 2019 fremières herbues et autres : (60% VE, 18mois 20% futs neufs) Couleur assez foncée pour bouvier 2019, nez de pinot grappe entière infusé, très pur, pot pourri, floral, éclatant. Bouche dans le nouveau style Bouvier, plein de fruit, de finesse, de pureté, très délicat, frais, végétal noble en finale. TB++.

René Bouvier, Chambolle-Musigny VV 2020 : couleur assez sombre pour le domaine, nez éclatant plein de fruits sauvages et de pivoine, marqué grappe entière, bouche avec de la finesse, fruité pur, belle acidité, très frais pour 2020, sans sucrosité, déjà délicieux, avec un beau potentiel de garde. TB++.

 

René Bouvier - Marsannay Ouzeloy 2019 : assez coloré, nez éclatant de cerise, pas trop marqué grappe entière, bouche fine, juteuse, très gourmande. TB+.

 

Longeroies 2020 : très grappe entière. TB+.

 

Aligoté VV 2022 : vif, classique, bien fait. B+.

 

Bouvier Gevrey Racines du temps 2018 : bien dans le nouveau style du domaine, un peu de couleur, très grappe entière, herbes, bouche avec de la rondeur, du fruit, pure, prête à boire, haut niveau pour un village. TB++.

René Bouvier, Gevrey Racines du Temps 2018 (Pince-Vin et Le Créot) : toujours dans le nouveau style du domaine, très grappe entière, un peu de couleur, tannins très fins, juteux, éclatant, épicé, ronce, infusé, long. TB++.

René Bouvier, Gevrey 1er cru Combe aux moines 2018 : aromatique proche, très grappe, ronce, épices, bouche avec plus de volume, plus de mache, plus de tension, moins de sucrosité aussi, à attendre un peu, mais quell classe déjà. TB++.

 

 

Bouvier (gds jours 2021)

MARSANNAYLe FinageRouge2020 : (changement de style complet depuis 2017) très clair, pinot infusé, très pivoine, grappe entière, floral, fruits rouges à peine sucrés, bouche fine en dentelle. TB+.

MARSANNAYLes LongeroiesRouge2020 ? cuvée sans soufre : aromatique un peu différente, très « herboriste », presque herbes de garrigue, bouche légère, fruitée, propre, qui manque d’un peu de volume et de longueur peut-être par rapport aux cuvées (légèrement) sulfitées. TB.

MARSANNAYClos du Roy - rouge2020 : proche du finage, mais un peu plus de volume et de longueur. TB++.

GEVREY-CHAMBERTINJeunes RoisRouge2020 : petite touche oxydative, semble un peu fatigué sur cette bouteille

GEVREY-CHAMBERTINRouge Racines du temps2020 : là aussi pinot infusé, très floral, fraise, tout en finesse, plus de longueur et de minéralité dans le fond que clos du Roy, ce style me fait vraiment penser aux Ipob californiens dans le côté infusé/grappe entière/peu sulfité, superbe. TB++.

Marsannay clos du roy blanc2020 : pas de gras ni de beurré, tout en tension, avec des amers nobles, presque une touche tannique, très salivant et minéral. TB+.

 

20 juin 2017

Michel Bouzereau (Meursault) ****

C'est désormais Jean-Baptiste qui gère ce domaine familial d'une douzaine d'hectares. Si par le passé les vins étaient plutôt gras et beurrés, ils sont désormais tout en tension, en élégance et en pureté, très rarement marqués par des notes grillées. Attention que sur certains millésimes les vins fatiguent vite et ne semblent pas supporter une longue garde. Il faudra voir si ce sera aussi le cas des derniers millésimes.

 

Michel Bouzereau - Bourgogne blanc 2010 : couleur or, nez expressif, beurré, boisé bien intégré, un peu de citron et de noisette. Bouche très grasse, épaisse, beurrée, qui manque un peu de fruit et de tension à mon goût. Finale de longueur moyenne, légèrement citronnée. Un Bourgogne générique à son apogée, qui devait être bien marqué par le fût au départ, qui bénéficie aujourd'hui de cet élevage appuyé pour donner une très belle texture mais qui manque un peu de finesse et de profondeur par rapport aux Meursaults. Note : 15/20.

bouzereau bourgogne 2010

 

Michel Bouzereau -  Meursault Les Tessons 2014 : (25% fûts neufs, sols "argilo-calcaire, roche à fleur, terre rouge") Couleur or pâle, nez moyennement expressif mais élégant, au boisé léger et bien intégré, avec des notes beurrées, des agrumes, légèrement floral, quelques fruits jaunes en se réchauffant. Bouche vive, avec une belle tension, de la finesse, légèrement beurrée, citronnée, pas ultra complexe en l'état mais bien équilibrée et élégante, avec une finale assez longue sur les agrumes. Je serais probablement parti sur Puligny à l'aveugle. TB+.

 

Michel Bouzereau, Meursault Les grands charrons 2014 : Robe presque translucide, le nez est un peu fermé, très citronné, minéral. Bouche toute en tension, à l'opposée du vin précédent, dans le style de beaucoup de Meursault d'aujourd'hui, puissante, un peu austère, avec beaucoup de longueur, mais le vin manque d'un peu de gras et de gourmandise. B+. Une autre bouteille avait plus de gras, moins d'austérité. TB.

 

Michel Bouzereau - Meursault 1er cru Genevrieres 2012 : encore assez clair, nez de beurre frais, commece à partir sur l'ananas, bouche grasse, beurrée, mais pas très vanillée, manque un poil de tension sur la finale. TB. Une autre bouteille semblait assez solaire, épicée, sudiste. TB.

 

Domaine Michel Bouzereau, Puligny-Montrachet 1er cru « Champs Gains » 2015 : (100% chardonnay sur sols très calcaires. Elevage d’un an en fûts dont 25% neufs) Robe très claire, nez minéral, citronné, calcaire, léger beurré et légèrement floral, une pointe de noisette grillée, très élégant. Bouche tendue, très léger gras par dessus, beaucoup d'agrumes. Finale très longue, minérale, salivante. Déjà excellent. TB++.

 

Domaine Michel Bouzereau, Puligny-Montrachet 1er cru "Le Cailleret" 2015 : (parcelle dans le prolongement du Montrachet) Même couleur, nez assez proche, peut-être à peine plus beurré et un peu plus sur la retenue. Bouche qui a la même puissance, la même minéralité avec un petit supplément de gras et de matière, finale encore plus longue. Déjà excellent, et probablement très grand dans quelques années. TB++.

 

Meursault « Grands charrons » 2015, domaine Michel Bouzereau : couleur très claire, nez plein de fruits, agrumes et fruits du verger. Bouche toujours aussi fruitée, tendue par une belle acidité, peu de gras, belle longueur pour un village, beaucoup d’élégance, comme souvent chez Bouzereau. TB.

 

Meursault Charmes dessus 2011 : pointe d'évolution fruits exotiques et miel, noisette au nez, bouche tendue, très droite, léger beurré, finale assez longue, notes de noisette. TB+.

 

Bouzereau - Bourgogne pinot noir 2017 : semble vert et assez dur en l'état. B-.

 

Bourgogne Aligoté 2017 : couleur très pâle reflets gris, nez sur le beurre frais, la crème, fleurs blanches, pointe de sucre vanillé, peut-être fruits jaunes. Attaque grasse, beurrée, fleurs blanches, sureau, puis fin de bouche sur l'acidité, en longueur, plus d'agrumes. Finale assez longue avec une belle tension. Un aligoté de haute volée, avec probablement un élevage fût, mais bien absorbé qui pourrait faire penser à un chardonnay. TB-.

 

Bourgogne côte d'or chardonnay 2018 : nez un peu grillé, boisé, bouche à l'élevage bien intégré, gourmande, vanillée, beurrée, mais finale fraîche, minérale. TB-.

 

Jean-Baptiste Bouzereau, Meursault 1er cru Genevrières 2014 (Genevrières dessous) : Couleur légèrement évoluée, nez sur les fruits exotiques, très léger beurré, pas de notes grillées. Bouche fruitée, pas très grasse, ni très volumineuse, elle manque un peu de tension. B+.

 

Jean-Baptiste Bouzereau, Meursault Les Tessons 2016 : Couleur déjà bien évoluée, nez sur le miel, les fruits exotiques, le coing, qui ne fait pas du tout chardonnay, déjà bien évolué. La bouche le confirme, la bouteille semble avoir déjà bien vieilli, manque d’intensité, la finale semble un peu courte et fatiguée. Pas une belle bouteille. B-.

 

M. Bouzereau - Puligny-Montrachet 1er cru Champ gain 2016 : Couleur très claire, nez assez proche du Champ gain de Caillon, épuré, fruits blancs, floral, pas de beurre, pas de bois. Bouche minérale, pure, toute en tension, pas de grillé ni d'autolyse non plus, avec beaucoup de longueur. Excellent. TB++.

 

Bouzereau - Meursault 1er cru perrieres 2018 : Couleur claire, nez de chardo beaunois beurré, à peine vanillé, floral. Attaque gras beurré mais finit tendu minéral, salivant, calcaire et très long. Deja excellent en l'état. A ne pas servir trop chaud par contre. TB++.

 

M. Bouzereau - Puligny 1er cru champs gains 2009 : Nez assez riche, début d'évolution, fait un peu peur. La bouche est mieux, avec de la finesse, pas trop grasse, surtout une finale tendue, sur des amers et salivante. TB.

 

Bouzereau - Puligny 1er cru Le Cailleret 2018 : moins toasté, un peu plus beurré, fin, élégant, finale plus minérale et plus longue. TB+.

 

Bouzereau - Meursault 1er cru Genevrieres 2018 : le nez est très vanillé, très boisé, beurré. Ca se confirme en bouche, du gras, du beurre et de la vanille, finale lourde sur l’élevage. Bizarre, j’ai goûté des 2018 chez lui bien mieux que celui-ci. B-.

 

Michel Bouzereau

Bourgogne côte d’or 2022, MEURSAULT grands charrons Blanc2022 et MEURSAULT 1ER CRU charmes Blanc2022, trois blancs fleuris, élégant, pas beaucoup d’élevage mais manquant un peu de tension pour les trois.

 

17 juin 2017

Michel Noëllat (Vosne-Romanée) ***

Michel Noëllat - Bourgogne Hautes Côtes de Nuits Rg 2015 : très beau nez de fruits rouges assez mûrs, bouche épicée, très fruitée, croquante, mais à peine alcooleuse en finale. TB-. Une deuxième bouteille avait perdu cette pointe d'alcool. TB.

Rg 2017 : un peu plus chaleureux encore que 2015, belle texture, bonne matière, bien fait, profil solaire. TB-.

Coteaux bourguignons 2017 : beau nez de cerise croquante, bouche un poil chaude en finale, mais globalement un bon rapport q/p. B+.

Michel Noëllat - Bourgogne Hautes Côtes de Nuits blanc 2014 : couleur très claire, vin avec peu de gras, très fumé, un peu iodé, citronné. B-.

Michel NoëllatBourgogne Hautes Côtes de Nuits blanc 2017 : très différent, plus doré, plus gras, sans être très beurré, marqué par la nougatine, praliné, gourmand et facile, pas très tendu. B+.

Domaine Michel Noëllat - Vosne-Romanée 1er cru Les Suchots 2015 : Couleur grenat, sombre pour du pinot noir. Superbe nez qui s'ouvre au fil de la dégustation, sur la cerise, la mûre, encore une pointe boisée/toastée. Bouche à la fois puissante et concentrée mais aussi gourmande et soyeuse, pleine de fruits, avec une finale immense. "La main de fer dans un gant de velours". Déjà beaucoup de plaisir en l'état. TB+.

 

 

Goûtés lors de la Fête des Grands Vins 2015 

Michel Noëllat Vosne 1er cru Suchots 2013 : très fin, plein de petits fruits rouges, bonne matière, tannins soyeux. TB+.

Michel Noëllat Vosne 1er cru Les Beaux Monts 2013 : nez encore plus expressif que Suchots, bouche assez proche, beaucoup de fruit et de finesse. TB+.

 

Grands Jours 2018 

Vosne 16 : gourmand, un peu sucré, pas très épais, très facile. B+.

Vosne 1er cru Suchots 16 : nez gourmand, un peu confit, bouche tendue, pas très épaisse, un peu serrée en finale. TB-.

Vosne 1er cru Beaux monts 16 : plus noir, plus confit, plus épais, tannins présents mais de qualité. Un peu mieux que Suchots. TB.

Echezeaux du dessus 16 : nez fermé, bouche un peu boisée, confite, semble moins longue. TB-.

Clos vougeot 16 : massif, très tannique, à attendre, grosse matière. TB-.

 

20 mai 2017

Ballorin (Morey-saint-Denis) **

Gilles Ballorin & Fils - Pinot Noir le Bon 2013 : robe assez coloré, beau nez sur les fruits noirs, la cerise, assez mûr pour un générique 2013. Bouche fruitée, tannins fins, belle acidité qui étire le vin, pas très concentré même si c'est plus que correct pour le millésime et le niveau d'appellation. Longueur moyenne. Beau générique, très élégant, qui ne fait pas du tout peu/pas soufré contrairement à un Morey goûté sur salon. Note : 15/20.

ballorin le bon 2013

 

 

G. Ballorin & Fils - Morey Très Girard 2014 : (goûté à la FDGV 2015) le nez sent la colle, bouche fruitée, typée nature, tannins présents pas trop secs, mais la colle rend cette bouteille imbuvable. B-.

 

19 avril 2017

Michel Lafarge (Volnay) ***

Michel Lafarge - Bourgogne Aligoté Raisins dorés 2013 : couleur or pâle, nez très discret, même le lendemain, seulement quelques notes de pomme granny. Bouche vive, fraîche, avec une bonne acidité, mais pas grand chose au niveau aromatique, un peu de pommes bien mûres et de citron confit. Finale assez courte. Un peu décevant. L'aligoté 2013 de JM Bouley bu récemment était meilleur. Note : 13/20.

lafarge aligoté

 

Fête des Grands Vins Nov. 2015 : 

Michel Lafarge Volnay 1er cru Clos des chênes 2015 : du gaz, tannins raides, difficile à juger…

Michel Lafarge Volnay 1er cru Clos des chênes 2011 : très beau fruité au nez (fruits exotiques ?), très grosse matière, tannins encore trop présents mais de qualité, beau potentiel mais à attendre encore. TB-.

 

Meursault "vendanges selectionnées" 15 : bien marqué noisette, pas très gras, sur la tension, un peu court. TB-.

Bourgogne pinot noir 15 : belle matière, du fruit, on reconnait le style Lafarge dans la finale tendue aux tannins un peu rustiques. TB-.

Volnay 1er cru Clos des chênes 15 : très belle matière, du fruit, de la tension, les tannins sont encore marqués sur la finale mais je les trouve plus fins qu'il y a deux ans (sur fût). Comme toujours des vins à attendre longtemps, mais un beau potentiel. TB.

 

Lafarge Meursault 2002 : couleur or profond, nez sur le caramel, le beurre, la noisette. Bouche molle, sur le caramel, fatiguée. B-.

 

Lafarge – Volnay 1er cru Clos des Chenes 2005 : couleur très noire, nez plein de truffe, très différent de tous les autres vins du salon, fait plutôt Barolo, bouche avec du cuir, de la truffe, des fruits noirs, assez longue. TB+.

 

Clos des Chênes 1999 : coloré, toujours ce style à l'ancienne, tabac froid, sous-bois, tannins présents qui donnent de l'allonge, très racé, noble. La grande classe du pinot à maturité. TB++.

 

16 avril 2017

François Carillon (Puligny-Montrachet) ****

François Carillon - Bourgogne blanc 2014 : couleur or pâle, nez sur l'ananas, les fruits jaunes mûrs. Bouche pas particulièrement grasse ni beurrée, sur les arômes du nez, semble ramassé assez mûr, manque un poil de tension en finale pour un 2014. B+.

 

F. Carillon - Puligny 2016 : assez clair, nez citronné, floral, élégant, peu d'élevage, peu beurré. Bouche tendue, citronnée, fruitée, minérale, assez longue, peu de gras et peu de boisé, assez classe, sans être d'une complexité folle en l'état. TB.

 

F. Carillon - Puligny 1er cru champ gain 2016 : assez fin, du gras, pas très boisé ni très tendu, pas de notes toastées ou souffrées, floral, élégant, mais manque un peu de peps, facile à boire. TB.

 

F. Carillon - Puligny-Montrachet 1er cru Champ gain 2016 : Couleur beaucoup plus claire, nez citronné, floral, très peu d'élevage ici. Bouche toute en tension, minérale, peu d'épaisseur, semble d'abord simple, puis s'étire doucement jusqu'à une finale très longue, acidulée avec des amer nobles. Un style opposé au précédent mais tout aussi bon. TB+.

F. Carillon - Puligny-Montrachet 1er cru Les Combettes 2016 : Couleur plus dorée que champ gain, nez un peu plus mûr, fruit jaunes, léger beurré, moins vanillé/sucré que Boillot. Bouche avec un gros volume, élevage bien intégré, plus grasse que Champ gain, plus puissante et plus solaire aussi, aussi large que longue, avec une finale où on retrouve les petits amers du précédent. Un gros potentiel mais semble un peu jeune et moins accessible en l'état que Champ gain. TB+.

F. Carillon - Puligny-Montrachet 1er cru Folatières 2016 : à mi-chemin entre les deux précédents. TB+.

 

 

 

FDGV 2015

François Carillon Puligny 1er cru Les champs Gain 2015 : encore marqué pomme bien mûre, brioche, amande, pas très long. TB-.

 

 

Chardonnay du Sud un peu mou et trop aromatique, BOURGOGNE CÔTE D’ORChardonnayBlanc2021 bof, PULIGNY-MONTRACHETBlanc2021 et PULIGNY-MONTRACHET 1ER CRUChamp-GainBlanc2021 ça devient sérieux à partir des Puligny, sur un style assez droit et élégant, très léger élevage qui apporte un peu de gourmandise, le Champ gain très long.

 

14 avril 2017

Claude Dugat (Gevrey-Chambertin) *****

Le domaine Claude Dugat est désormais géré par les 3 enfants, Bertrand, Laetitia et Jeanne. La transiton s'est faite doucement entre 2010 et 2015 : le domaine est passé de vins très durs, austères, très extraits, à des vins plus ronds et plus "sexys", un peu plus immédiats, avec des vendanges un peu plus précoces notamment. Il faudra voir ce qu'ils donnent au vieillissement. La structure de négoce de qualité, La Gibryotte, permet de faire un peu plus de volume, dans l'esprit du domaine.

 

 

Claude Dugat, Gevrey-Chambertin La Marie 2019 : couleur assez sombre, nez fruits noirs, cassis, cuir, bouche avec un beau volume, du fond, tannins encore un peu présents, jeune, style taillé pour la garde, bon potentiel. TB.

Claude Dugat, Gevrey-Chambertin 2019 : nez assez cassis, mûre et vanillé, bouche ronde, facile. TB-.

 

Claude Dugat - Bourgogne 2010 : robe rubis, nez expressif dès l'ouverture, sur la griotte principalement, quelques petits fruits rouges et de légères notes de sous-bois. Bouche acidulée, très marquée griotte, peu tannique, belle matière mais assez simple. Finale un peu courte, facile, toujours sur la griotte. Un générique correct, mais le domaine nous a habitué à mieux, loin du niveau du 2012 par exemple. B.

 

Claude Dugat - Gevrey 2007 : couleur claire, très trouble, nez réduit, il a besoin d'un gros coup de carafe. Puis il se développe sur la cerise aigre, pas mal de volatile, des notes végétales, je pense à un cabernet franc nature au départ, puis de plus en plus sur la fraise avec l'aération. Bouche tendue, encore quelques tannins, jeune, cerise aigre, fraise, pointe de rafle ? Finale très longue, avec de la matière, des tannins encore un peu serrés et à peine trop verts. Des qualités et des défauts. On a beaucoup réfléchi, trouvé plein de choses, mais pas un gros plaisir... Un vrai Gevrey de la période Claude Dugat, loin du côté sexy des derniers millésimes (des enfants) du domaine. TB-.

 

Claude Dugat - Gevrey-Chambertin 2008 : robe sombre, nez de cerise aigre, fruits noirs, à peine fumé. Bouche sur la même aromatique, pas spécialement acide pour 2008, mais manque un peu de longueur et de profondeur. TB-.

 

Claude Dugat - Gevrey-Chambertin 2009 : couleur sombre pour un pinot, aromatique cuir, fruits noirs, épices, sous-bois. Bouche sur cette même aromatique avec encore pas mal de tannins, une fraîcheur végétale, ronce, et une finale tendue, longue pour un village, noble. TB++.

 

Bourgogne 2021 : générique de beau niveau, rond, gourmand, encore un peu d'élevage, belle matière pour un régional, bien dans le style domaine. TB.

 

 

(07/2013) Visite au domaine Claude Dugat à Gevrey, place de la Cure. Visite rapide du cellier, puis descente à la cave pour une dégustation des 2012 sur fûts. Les vins en sont à peu près à 10 mois d'élevage, plus que 2-3 mois pour le générique, environ 6 mois pour les autres cuvées. Les malo sont terminées, ou presque terminées, Claude Dugat ne le sait pas lui-même, les analyses n'ayant pas encore été faites.

 

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Bourgogne 2012 : couleur relativement sombre, comme tous les vins goûtés du domaine (mais il faudrait vérifier cela en plein jour), nez assez ouvert et très fruité, bouche très douce, sur les fruits rouges surtout, pas beaucoup de longueur, mais d'une buvabilité déconcertante, ça commence très bien ! Je demande à M. Dugat d'où vient le côté un peu sombre de ses vins, s'il y a un lien avec l'extraction. Réponse : "Je n'aime pas le terme d'extraction, ça consiste à aller chercher quelque chose, il vaut mieux laisser les raisins donner ce qu'ils ont à donner". C'est vrai que tous les vins goûtés ensuite étaient peu extraits.

Gevrey-Chambertin Village 2012 : je trouve le nez particulièrement épicé ici, mais M. Dugat me dit que c'est probablement lié au gaz carbonique. Beaucoup plus de matière et de longueur que le précédent, mais je le trouve un peu chaud par rapport à tous les autres vins. C'est peut-être celui qui m'a le moins convaincu.

Gevrey-Chambertin 1er Cru 2012 : assemblage des 1ers Crus Perrière et Craipillot, celui-ci a l'acidité et la minéralité qui manquaient au précédent, toujours beaucoup de finesse (de "l'élégance" pardon, M. Dugat n'aime pas le mot "finesse", mais nous sommes d'accord sur le sens) et de fruit. Très long. Vraiment un excellent vin.

Gevrey-Chambertin 1er Cru Lavaux St-Jacques 2012 : encore plus minéral que le précédent, l'acidité en attaque est mordante, ensuite on retrouve le style des premiers vins, une couleur un peu sombre mais un vin peu extrait, de l'élégance, des tannins très soyeux, beaucoup de fruits (rouges surtout mais aussi un peu noirs), une belle matière, un vin déjà très accessible et très facile à boire, beaucoup de longueur.

 

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Si la dégustation s'était arrêtée là, le moment aurait déjà été magique, mais non, nous passons désormais aux grands crus. Elevage 100% bois neuf désormais (et non plus 50% bois neuf 50% fûts d'un an). C'est un vrai privilège quand on sait que Claude Dugat a perdu environ 30% de sa récolte sur 2012.

Charmes-chambertin 2012 : on pourrait le situer entre la finesse de Griotte et la puissance de Chapelle. Il m'est cependant apparu moins complexe que les deux suivants (mais on s'est est rendu compte plus tard, car sur le coup c'était magnifique, on ne pensait pas qu'il existait encore mieux). Aucune trace de bois, grosse matière, beaucoup de fruits et longueur phénoménale.

Griotte-Chambertin 2012 : le vin le plus fin et le plus élégant du domaine, avec un superbe nez aux notes de pétales de rose, une bouche soyeuse, on ne sent pas les tannins ici, des notes de griotte, de fruits rouges, et beaucoup de longueur. Probablement le meilleur Bourgogne que j'ai goûté.

Chapelle-Chambertin 2012 : changement de registre, on passe sur le vin le plus puissant du domaine. Seulement 1 pièce et 1/4 de pièce ont été produit en 2012 (comme pour Griotte) soit un peu plus de 300 bouteilles. La parcelle de C. Dugat est situé sur la partie des "Gémeaux", et non pas sur "Chapelle sous chapelle" qui donne elle des vins très fins. Ce serait une découverte assez récente que M. Dugat avait faite lors d'une dégustation avec Rossignol-Trapet qui possède des vignes sur les deux terroirs. Le nez du Chapelle-Chambertin est très ouvert, on trouve des cerises noires pour la première fois, la bouche est puissante, avec une matière énorme, plus de tannins que dans les autres cuvées, mais ça reste soyeux et très facile à boire. Finale interminable. Entre Griotte et Chapelle, mon coeur balance.

 

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En bouteille (eh oui chez M. Dugat quand il n'y en a plus...) :

Gevrey-Chambertin Village 2011 : en bouteille depuis janvier, le nez est plus ouvert que le village 2012, mais je trouve qu'ils se ressemblent par un côté épicé (le gaz carbonique d'après C. Dugat), belle matière, beaucoup de fruit, mais comme le 2012 il lui manque la minéralité et la fraîcheur des autres cuvées pour être parfait.

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Un petit mot sur les 2013 : la vigne a un peu de retard, mais pas de problèmes particuliers pour le moment, Claude Dugat redoute les coulures, mais le millésime s'annonce plutôt bien si le beau temps persiste.

 

Cette fois c'est vraiment terminé, ah non, pour la route :

Marc de Bourgogne (2002) sur fût : élevage de 12ans, le nez est très intéressant, fruité, sur le raisin de Corinthe et l'abricot, en bouche l'alcool se sent un peu trop à mon goût, je ne lui trouve pas une grande longueur. Je préfère le style de ses vins.

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Cette fois c'est vraiment terminé. Un grand merci à Claude Dugat pour son accueil chaleureux, sa générosité, ses explications, son humilité, et la dégustation de ses vins magnifiques. Que c'est beau la Bourgogne quand on a la chance de la voir de comme ça !

 

11 mars 2017

Joseph Roty (Gevrey-Chambertin) ***

Joseph Roty - Marsannay 2011 : Couleur rubis, nez expressif dès l'ouverture, qui "pinote" sur des arômes de fraise, framboise, griotte, un côté pivoine dans le fond. Bouche légère, peu tannique, pleine de fruits rouges comme au nez, à peine sucrée, gourmande, avec une belle matière et une texture soyeuse, aucun boisé ressenti, on a perdu le côté végétal/pivoine du nez, très belle acidité qui lui donne de la fraîcheur. Finale assez courte sur les fruits rouges avec une petite touche de poivre blanc. Très bon Marsannay, d'une grande buvabilité, qui manque bien sûr d'un peu de longueur et de complexité pour rivaliser avec les grands de la Côte de Nuits. A servir assez frais (15-16° environ). Note : 16,5/20.

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12 février 2017

Christian Clerget (Vougeot) **

Christian Clerget - Vougeot 1er cru Les Petits Vougeots 2002 : nez très chaud, sur le pruneau, le café. Bouche très chaude aussi qui manque clairement d'acidité et de fraîcheur. Peu de longueur. Certains autour de la table ont été moins durs que moi, lui trouvant une certaine gourmandise. Peut-être une bouteille mal conservée aussi. Moyen.

 

Christian Clerget Chambolle 1er cru Charmes 2015 : (FDGV15) tannins fins, beau fruité, de la matière, finale un peu courte. TB-.

 

4 février 2017

Moine-Hudelot (Chambolle-Musigny) ***

Daniel Moine-Hudelot - Chambolle-Musigny 1er cru Les Amoueruses 2004 : robe plus sombre que le précédent, peu évoluée. Beau nez sur la mûre, la cerise noire et des notes plus originales d'abricot confit, de coing. La bouche est superbe, avec une texture encore plus soyeuse que le précédent, on est encore monté d'un cran, beaucoup de fruit et de fraîcheur, plutôt fruits noirs, c'est légèrement confituré, gourmand, peu évolué. Finale de bonne longueur sans être exceptionnelle, à peu près comme le Bertheau, c'est le seul moment où on sent le petit millésime. TB+.

moine hudelot

 

 Moine-Hudelot, Bonnes-Mares 2006 : (vendu en 2008 à Pousse d’or en grande partie) Couleur très évoluée, nez de veux pinot sous-bois, humus, cerises à l'eau-de-vie. Bouche encore bien là avec une aromatique évoluée, mais de la puissance, un côté terreux, encore un peu tannique, assez long. Assez classique du terroir des bonnes-mares, mais manque un peu de subtilité pour être grand. TB+.

 

4 février 2017

François Bertheau (Chambolle-Musigny) ***

François Bertheau - Chambolle-Musigny 1er cru Les Charmes 2007 : robe plus claire que le précédent avec quelques signes d'évolution. Nez très marqué par la pierre-à-fusil, le grillé, avec derrière des notes de fraise écrasée, griotte. C'est bien mieux en bouche avec une belle matière et une texture soyeuse, beaucoup moins grillé et avec plus de fruits, toujours fraise, griotte, framboise, quelques épices, très fraîche et fruitée. Bonne longueur. TB-.

Bertheau chambolle charmes 2007

 

13 janvier 2017

Joblot (Givry) ***

Joblot - Givry Pied de chaume 2015 : Bouteille ouverte pour "prendre la température" des 2015. Couleur assez sombre pour du pinot avec des contours violets, nez de fruits mûrs, cerise, mûre, avec une petite touche vanillée et de l'amande dans le fond, encore un peu jeune. Bouche sur le même fruité bien mûr et légèrement sucré, belle acidité en attaque, tannins déjà bien fondus mais une finale très courte. Pas entièrement convaincu par ce vin, encore un peu jeune en l'état bien sûr, mais qui manque clairement de longueur. On verra dans quelques années ce que donnent les 1er crus 2015. Note : 14,5/20

 

 

Joblot - Givry Clos de la servoisine 1er cru 2009

Le nez est éxubérant, voilà un vin qui vient vraiment nous chercher. Beaucoup de fruits noirs (mûre, cerise), un peu confits, sucrés, confiturés. Ce n'est pas d'une grande complexité, plutôt simple même, mais quel plaisir ! Note : 17/20.

(CR de Julien) "Le vin suivant présente encore une très belle robe, profonde. Le nez est à fond sur les fruits noirs (cassis, mûre). C'est confit et très expressif tout en restant frais avec une sensation d'écorces d'orange. Egalement un léger poivré. C'est complexe et gourmand. La bouche présente une belle matière avec des tanins soyeux. J'ai trouvé une très belle longueur sur le fruit. C'est bien bon, très gourmand."

joblot

 

13 décembre 2016

Jean Fournier (Marsannay) ***

Jean Fournier - Marsannay Les Longeroies 2011 : couleur assez sombre, nez toasté et vanillé, derrière on trouve un beau fruité avec de la mûre surtout, un peu de cerise et de fraise. La bouche aussi est un peu trop boisée, derrière on retrouve la mûre, les fruits des bois, bonne matière et tannins soyeux. Finale courte, qui manque de tension par rapport au Marsannay Longeroies 2011 de Sylvain Pataille, bien plus fruité, tendu, moins boisé et surtout bien meilleur. Note : 14/20.

jean fournier longeroies 2011

 

J. Fournier Marsannay clos du roy 2015 : (FDGV15) plus toasté que celui de Pataille, plus puissant et plus tannique, moins fin, un peu trop boisé en l’état. B.

 

 

Jean Fournier

 

Très belle gamme de rouges, le Bourgogne Côte d’Or 2017 est frais et juteux, Marsannay Longeroies 2016, épais, belle longueur, tannins fins. Marsannay Clos St Urbain 17 un peu plus solaire. Excellent Marsannay Clos du Roy 2016 plus tendu que les précédents, plus minéral. Belle expression du terroir. Le Fixin Petits crais 17prélevé sur cuve s’annonce excellent, plein de fruit et de gourmandise. Rosé 17 bien fait, les blancs Marsannay St Urbain 2017 et Aligoté Champ Forey VV 2017 manquent un peu de tension, en-dessous des rouges, même s’ils sont loin d’être mauvais.

Bonne surprise avec le Bourgogne Côte d'Or Origines blanc 2017, pinot blanc et pinot gris, original, floral, belle tension, du volume.

 

Fournier Bourgogne Côte d’Or 2017 : fruité, épicé, simple, un peu chaud. B.

Marsannay St Urbain 2017 : tout en fruit, très gourmand, TB.

Marsannay Longeroies 2016 : chaud, kirsché, serré, compliqué dans cet ordre. B-.

 

Jolis 2019 blancs, frais et tendus, millésime bien géré. Les 2018 rouge sur plusieurs cuvées un peu chaud, colorés, et confiturés.

 

St Urbain blanc 2023 frais pour le millésime, bonne tension, bien géré. Marsannay longeroies blanc 2023, au nez un peu fleurs blanches fenouil mais superbe bouche ciselée, tendue, citron confit. St Urbain rouge 2023 léger, épicé, B.

 

4 décembre 2016

Anne et Hervé Sigaut (Chambolle-Musigny) ***

Petit domaine de Chambolle-Musigny géré aujourd'hui par Anne Sigaut. Le style est plutôt extrait, concentré, mûr, avec des boisés un peu marqués en jeunesse, à l'instar du voisin Amiot-Servelle. Les Morey et le Chambolle Les Sentiers surtout sont taillés pour la garde.

 

 

Passage au domaine à l'entrée du village de Chambolle-Musigny, juste en face de la parcelle des Gruenchers, où nous sommes accueillis par Hervé Sigaut. Ici on commence à s'inquiéter de la canicule et du manque d'eau pour le millésime 2015. Les 2014, dont certains sont encore en train de finir la malo s'annoncent plutôt bien, avec plus de quantité que 2012 et 2013. Dégustation d'une petite heure à la cave des vins suivants :

Chambolle Les Beaux bruns 2011 : vin assez fin, sur les fruits rouges, pas une grosse matière mais beaucoup de fraîcheur grâce à une belle acidité. B+.

Chambolle 1er cru Les Chatelots 2012 : (1/3 fût neuf) nez de fruits rouges et noirs, bouche un peu grasse et beurrée en attaque mais qui manque un peu de matière en fin de bouche pour un premier cru, tannins encore un peu serrés en finale. B.

Chambolle 1er cru Les Sentiers 2013 : (millésime très réussi ici d'après le producteur avec de la fraîcheur mais aussi des bonnes matières) plus sombre, beau nez sur les fruits noirs, avec des épices et de la réglisse. Bouche plus concentrée que les autres, avec des tannins présents mais de belle qualité, bonne longueur. TB.

A la vente seulement ces trois vins à 24, 36 et 39€, ainsi que le Morey 1er cru Les Charrières 2013 à 30€. Tout le reste est déjà vendu, notamment le 1er cru Les Groseilles, nouvelle parcelle du domaine. Légèrement déçu au final de n'avoir goûté que 3 vins et de ne pas avoir pu comparer les différents climats sur le même millésime (même sur fût). Les vins m'ont semblé un peu en-dessous de ce que j'avais goûté au SVI de Lyon, et ont souffert de la comparaison avec ceux de G. Barthod.

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Goûtés au SVI Lyon 2014 :

Chambolle Derrière le four 2012 : très beau nez fruité, fruits rouges, un peu de fruits noirs, notes florales, tout en finesse, assez long pour un village. TB. (+- 17-17,5/20).

Chambolle 1er cru Fuées 2012 : plus puissant, plus tendu, plus de matière, plus long, un peu le même fruité, moins floral. A attendre un peu mais c’est un régal en l’état. Confirme que 2012 est excellent en Côte de Nuits. TB+. (+-18/20).

Morey 1er cru Charrières 2011 : fruit plus cuit, plus d’épices, plus puissant mais moins de matière. Effet millésime sûrement. TB-.

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Sigaut Chambolle Les Bussières 2012 : (FDGV 2015) semble toasté, peu de matière. B-.

 

Sigaut Chambolle Les beaux bruns 2011 : regoûté en bouteille près d'un an et demi après mon passage au domaine, il s'est encore mieux goûté, beau nez plein de fruits rouges, surtout de la cerise, idem en bouche avec beaucoup de finesse, des tannins imperceptibles, de la fraîcheur, et un peu plus de matière qu'au domaine, d'une grande buvabilité. Longueur moyenne. Tout ce qu'on demande a un bon Chambolle "village". TB. (+- 17-17,5/20).

 

Sigaut - Chambolle-Musigny Derrière le four 2012 : (soirée LPV) robe grenat assez sombre pour du pinot, nez moyennement expressif, peut-être un peu jeune, il s'est refermé depuis ma dernière dégustation, sur le cassis, la mûre, la cerise, certains évoquent la syrah, d'autres le gamay, en se réchauffant un petit côté crème brûlée dans le fond. Bouche assez légère, peu tannique, beaucoup de fruit, assez frais, il manque un peu d'épaisseur par rapport aux suivants même si c'est tout à fait correct pour un village. Longueur moyenne. B+.

 

Anne & Hervé Sigaut - Chambolle-Musigny 1er cru Les Sentiers 2013 : Couleur très noire, nez sur le cassis, la mûre, gourmand, même s’il fait très sudiste. La bouche est puissante, concentrée, avec des tannins légèrement asséchants. A l’opposé du stéréotype Chambolle. B.

 

26 novembre 2016

Sylvain Pataille (Marsannay) ***

Sylvain Pataille - Marsannay Les Longeroies 2011 : couleur rubis foncé, nez très fruité, qui ne pinote pas vraiment, marqué fruits des bois, mûre surtout, un peu de fraise des bois, très élégant. Bouche fine, très fraîche, toujours marquée par ce côté fruit des bois, très gourmande, à peine confiturée, soutenue par une superbe acidité. Le style me rappelle un peu Thibault Liger-Belair. Bonne longueur, finale juteuse, encore pleine de fruits, pointe de ronce. Pour chipoter seule la texture manque un peu de soyeux. Sinon c'est un excellent vin avec fruit, fraîcheur et gourmandise avec un rapport q/p très intéressant (que seul Marsannay propose encore en Côte de Nuits?). Note : 17,5/20.

pataille longeroies 2011

 

Sylvain Pataille - Marsannay Clos du Roy 2015 : (FDGV2015) encore un peu de gaz, mais bouche très fine, fruitée, assez légère, bonne acidité, mieux que celui de J. Fournier. B+.

 

Marsannay clos du roy 2015 : (bu en 2020) Beaucoup de gaz à l'ouverture, il faut secouer un bon moment. Puis une couleur assez claire, un nez exubérant de fruits rouges et très floral, pivoine, presque un peu "parfum", un peu too much à la longue. Bouche très pure et fraîche, délicate, on sent le vin épuré, nature, sans gros féfauts si ce n'est que ça manque un peu d'ampleur, surtout pour 2015, c'est un peu light, longueur moyenne. B+.

Aligoté 2018 : vif, un peu autolyse, pauvre aromatiquement, pointe de pome blette, reste frais mais peu de plaisir. B-.

 

 

S. Pataille

Aligoté 2017 : un peu mou par rapport aux suivants. B-.

Bourgogne Bl Méchalots 2017 : (sur cuve) tendu mais un peu grillé/boisé en l’état. B.

Aligoté Champs forets 2017 : grosse tension et minéralité, long, mais aussi une belle matière épaisse, fins amers. TB+.

Aligoté charme aux pretres 2017 : (sols de marnes) finale un peu trop amère par rapport au précédent même si ça partait bien. TB.

Aligoté clos du roy 2017 : sur un fond de bouteille, semble plus gras, plus beurrré. TB-.

Marsannay 2017 : léger, poivré, facile. B.

Marsannay Longeroies 2017 : (90% VE) un peu de volatile et de gaz, belle fraîcheur derrière, mais compliqué. B-.

Marsannay Clos du Roy 2017 : se présente mieux, fruits juteux, frais, à peine de volatile, mais assez long. TB.

 

19 novembre 2016

Fête des grands vins 2016 et 2015

 

Comme l'an dernier il a été difficile de jongler entre les appellations et les millésimes. Sans surprise vu les faibles récoltes, peu de 2016 étaient en dégustation, les producteurs préférant envoyer des 2014, ou parfois des 2013 qui dans l'ensemble se goûtaient un peu mieux. Les stands étaient moins bien fournis que l'an passé (surtout en blanc), les allées moins remplies également, effet 2016 probablement. Il y avait quand même d'excellents vins à goûter si l'on arrivait le matin. Quelques notes à prendre avec des pincettes, pas forcément dans l'ordre de dégustation :

 

 

 

Stand Chambolle

G. Roumier Chambolle 1er cru Les Cras 2014 : robe sombre, nez encore un peu marqué boisé/vanillé, fruits noirs. Grosse concentration en bouche, tannins soyeux, belle trame minérale. Finale longue, épicée. S'annonce bien quand le bois sera parfaitement intégré. TB+.

G. Barthod Chambolle 1er cru Les Cras 2014 : plus clair que celui de Roumier, pas de boisé ici, plus marqué fruits rouges. Moins concentré, un peu plus tannique, dans un style plus tendu, belle trame minérale aussi. Finale aussi longue, un peu épicée aussi. Du même niveau, dans un autre style. TB+.

Amiot-Servelle Chambolle 1er Cru Les Charmes 2014 : plus fin que les Cras, sur les fruits rouges, pas de boisé ressenti, bonne longueur même si un peu moins que les Cras, moins minéral aussi, bonne matière, tannins fins. TB.

Mugnier Chambolle 1er Cru Les Fuées 2014 : robe très claire, très léger voire un peu maigre au premier abord, sur la griotte, tendu, peu tannique, mais il s'étire longtemps, belle longueur. Le 2013 de l'an passé m'avait semblé un peu mieux. TB.

Boursot Chambolle 1er cru Les Fuées VV 2014 : frais, fruité, belle entrée en bouche avec des tannins très fins mais malheureusement la finale sèche un peu. B+.

Drouhin Chambolle 1er cru 2014 : très clair, pas une grosse concentration mais beaucoup de fruit et une belle acidité, tout en finesse, sur la griotte, assez long, proche des Fuées de Mugnier. TB.

Hudelot Noëllat Chambolle 2014 : frais et fruité (fruits rouges), mais moins de matière que le 2013 de l'an passé, du coup les tannins ressortent un peu plus. B+.

Rion Jean-Charles Chambolle 2014 : assez mûr, gourmand, moins de tension que les autres, très facile, un peu plus court. B+.

Vogüé Chambolle 1er Cru 2012 : robe plus sombre que les 2014, plus mûr, gourmand, fruits plus noirs, mais il reste frais, bonne matière avec des tannins soyeux. TB+.

Vogüé Musigny 2012 : dans le style du précédent, noir, mûr, mais avec des notes de rose au nez qui lui donnent uné élégance folle, encore un peu plus de matière et des tannins de velours. Déjà exceptionnel en l'état. TB++.

 

 

 

Stand Vosne et Vougeot

L. Roumier Hautes Côtes de Nuits La Poirelotte 2014 : assez puissant, petits fruits rouges, bonne finale, épicée. J'avais préféré le 2013 de l'an passé, un peu plus frais. B+.

L. Roumier Clos Vougeot 2013 : de beaux fruits rouges, de la griotte, bonne matière, tannins soyeux, long, minéral, légèrement épicé en finale. TB+.

Bertagna Vougeot 1er cru clos de la perrière 2014 : un peu de gaz et un côté beurré, pas facile à goûter, bonne concentration, assez frais. B.

Château de la Tour Clos Vougeot 2014 : très tannique, austère, bodybuildé, aucun plaisir en l'état, comme l'an dernier. B-.

A. Gros Echezeaux 2015 : robe claire, nez original comme l'an passé sur le 2014 avec du thé noir, des épices. Bouche fruitée, tendue, qui manque peut-être d'un peu d'épaisseur par rapport au 2014 de l'an dernier. Mais c'est très long, fin et fruité. TB+.

Forey Vosne 1er cru Gaudichots 2014 : encore très tannique en l'état, épicé, manque de finesse, aucun plaisir pour le moment. B-.

J. Grivot Vosne Bossières 2014 : le nez est pas net, très toasté, mais aussi une forme de réduction étrange. Probablement un problème de bouteille. Moyen.

Sirugue Vosne 2014 : sombre, sur les fruits noirs, assez mûr, tannins un peu secs en finale. B+.

(GRANDS ECHEZEAUXGrand CruRouge2020 : maigre, finale épicée, un peu sur l’élevage. B.)

Arnoux-Lachaux Vosne Hautes Maizières 2014 : robe sombre, nez sur le cassis, assez mûr et gourmand, reste frais, tannins encore un peu trop présents en l'état. TB-.

F. Vigot Vosne La Colombière 2014 : très léger, un peu trop même, peu tannique, facile à boire, fruité. B+.

Michel Gros Vosne Brûlées 2014 : tannins très fins, bonne matière en bouche, frais et fruité, peut-être un peu simple et court pour un 1er cru. TB-.

 

 

 

Autres Côtes de Nuits

Tortochot Mazis-Chambertin 2014 : assez fin pour Mazis, frais et fruité, bonne longueur. TB.

Trapet Gevrey 2015 : robe violette des 2016, bouche assez gourmande et fruitée, mais on a l'impression d'un vin en début d'élevage. B+

Trapet Chambertin 2016 : pas du tout en place, marqué par des notes étranges d'amande, trop acide. Pas de raison de s'inquiéter mais c'est dommage de ne pas l'avoir laissé dans le fût. B-.

Pierre Amiot Clos de la Roche 2016 : frais, fruité, avec une bonne matière, il semble prometteur. TB.

Arlaud Morey 1er cru Aux Chéseaux 2014 : encore bien trop tannique en l'état, assez austère, fruits noirs, mais il y a de la longueur. B.

Hubert Lignier Morey 1er cru Chaffots 2014 : nez toasté étonnant pour Lignier, fruits noirs, bouche assez concentrée avec des tannins encore trop présents. B.

Taupenot Merme Morey 1er cru La Riotte 2015 : un côté beurré au nez, bouche épaisse mais tannins trop présents et secs en finale. B-.

Dujac Morey 2014 : bonne matière, assez long, fond minéral, fruits noirs, encore un peu trop tannique en l'état. TB-.

A. Jeanniard Morey VV 2014 : comme le Dujac, bonne matière, plus fruits rouges, frais, un peu trop tannique en l'état aussi. TB-.

(A. Jeanniard Chambolle 1er cru combottes 2012 : bu en 2025, pile à point, pinote clairement, gourmand, noble, excellent.)

A. Michelot NsG Les Cailles 2013 : très léger, peu tannique, fruits rouges, simple mais gourmand et très facile à boire. B+.

C. Lescure NsG Damodes 2013 : fruité plus intense que tous les derniers, peu de soufre ?, bonne matière, grosse acidité, assez long. TB.

Bart Marsannay Longeroies 2015 : robe sombre, fruité, léger, fruits noirs bien mûrs, finale tannique. B+.

Naudin Ferrand Htes Côtes rouge 2014 : fruits des bois, épices, léger, sympa, mais très fluet. B.

Naudin Ferrand Htes Côtes Myosotis Arvensis 2014 : (sans soufre ?), marqué par la volatile, peu tannique, court. B-.

Naudin Ferrand Htes Côtes blanc 2014 : tendu, très citronné, peut-être un peu trop sur l'acidité. B.

 

 

 

Autres rouges

Colinot Irancy cuvée Soufflot 2013 : frais, fruité, assez tendu dans le style. B+.

Follin-Arbelet Corton 2014 : fin, gourmand, assez frais, juste un peu simple. TB-.

Comte Senard Corton Les Paulands 2014 : robe plus sombre que le Follin, plus mûr, un peu plus tannique, plus long et complexe. TB.

F&D. Clair Santenay 1er cru Clos des Mouches 2015 : gourmand, avec une assez bonne matière, des tannins fins. B+.

AM&JM. Vincent Santenay 1er cru Passetemps 2014 : trop boisé, très concentré et tannique. B-.

M. Juillot Mercurey 1er cru Clos des Barraults 2015 : fruité, assez frais. B.

Domaine de Bellene Beaune 1er cru Cuvée du Cinquantenaire 2015 : assez mûr, fruité, frais, belle acidité, un peu sec en finale. B+.

Pousse d’Or Volnay 1er cru Bousse d’or 2013 : un peu toasté, pas très frais pour 2013, assez léger même un peu maigre. B-.

Violot-Guillemard Pommard 1er cru Epenots 2014 : arômes un peu kirschés, pas très épais mais fin, tendu et assez long. B+.

(Violot Guillemard Pommard 1er cru Epenots 2016 : clair en couleur, nez de petits fruits rouges, violette, bouche souple, toute en finesse, facile, un peu d'élevage encore, un peu lisse, pas une grande longueur, manque un peu de caractère pour Pomamrd Epenots et 2016 mais plutôt bon sinon. TB-.)

Rebourgeon-Mure Pommard 1er cru Clos des Arvelets 2014 : robe claire, fin, léger, épicé, un peu court. B.

Vaudoisey-Creusefond Pommard 1er cru Charmots 2015 : fruits confiturés, bien plus gourmand que les 2014, encore un peu tannique. B+.

Heitz-Lochardet Pommard 1er cru Clos des Poutures 2014 : bois toasté à plein nez. Moyen.

 

 

 

Blancs

Heitz-Lochardet Chassagne 1er cru La Maltroie 2014 : tendu, frais, bien citronné. B+.

(Armand Heitz :  BOURGOGNEBlanc2022, BOURGOGNERouge2022, CHASSAGNE-MONTRACHET 1ER CRULa Maltroie Blanc 2022 et BEAUNE Rouge2021  deux blancs et deux rouges très faibles, très grillés, chauffes très fortes, pas de fond.

Bachelet-Ramonet Chassagne 1er cru La grande Montagne 2014 : tendu, frais, finale de pamplemousse légèrement amère. B+.

(Bachelet-Ramonet – Chassagne Montrachet 1er cru Morgeot 2008 : Couleur claire pour un 2008, nez encore jeune, citronné, à peine beurré. Bouche droite, citronnée, minérale, avec une acidité assez haute, pas dam d’amers en finale, manque un peu d’épaisseur et d’intensité. TB-.)

Agnès Paquet Chassagne Les Bataudes 2015 : un peu de gras, aromatique sur la pomme granny, un peu d'alcool en finale. B.

B. Moreau Chassagne 2015 : plus de gras que dans la série des 2014, léger beurré, reste frais. B+.

Chartron Puligny 1er cru Folatières 2015 : marqué pomme granny, mûr, assez épais mais sans beurré, finale chaude manquant un peu de tension. B.

Chartron Puligny 1er cru Clos de la Pucelle 2015 : un peu plus minéral et tendu que le précédent. B+.

Château de Puligny Puligny 2013 : minéral, très tendu, peu de gras, assez long, bien dans le style De Montille. B+.

Aladame Montagny 1er cru Les maroques 2015 : finale chaude avec de l'alcool. B-.

JC Bachelet St Aubin Les Combes au sud 2014 : vif, tendu, citronné. B+.

JC Bachelet St Aubin Charmois 2014 : plus chaud, plus boisé que le précédent. B.

Château Fuissé Pouilly-Fuissé Le Clos 2014 : très tendu, citronné, assez long, petite pointe grillée. B.

 

 

Beaujolais

Domaine des Marrans Morgon Corcelette 2014 : assez fruité, tannins bien intégrés, mais pointe chimique en finale. B-.

Mee Godard Morgon Corcelette 2014 : un peu trop acide, pas très gourmand pour Corcelette. B-.

Mee Godard Morgon Grands Cras 2015 : très noir et très mûr, très tannique, un peu bodybuildé. B-.

 

 

 

 

 

Comme tous les ans, le week-end de la vente de charité des Hospices de Beaune, le Palais des Congrès accueille la Fête des Grands vins. Voici les vins dégustés et quelques notes même s'il n'est pas évident de jongler avec les appellations, les millésimes (surtout les échantillons de 2015 tirés sur fût particulièrement compliqués à goûter lorsqu'on n'a pas l'habitude) et les couleurs...

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Stand Chambolle-Musigny

G. Roumier Bonnes-Mares 2015 : robe violette, nez sur les fruits noirs, floral, très belle matière en bouche, de la longueur, tannins peu perceptibles, très prometteur. TB+.

Mugnier Chambolle 2013 : nez sur la griotte, un peu d’épices et de ronces, frais mais pas une grosse matière. TB-.

Mugnier Chambolle 1er cru Les fuées 2013 : un bon niveau au-dessus du village, beaucoup plus de matière, un peu plus tendu, aromatique assez proche, très fin. TB+.

Vogüé Chambolle 2011 : plus de matière que le vilage de Mugnier, mais l’élevage se sent encore un peu trop, plus chaleureux aussi. B+.

Vogüé Chambolle 1er cru 2011 : moins de bois ressenti que sur le village, nez un peu discret en l’état, plus tendu et plus tannique, bon potentiel. TB-.

Vogüé Musigny 2011 : l’élevage ne se sent pas du tout, nez plus expressif que sur le premier cru, de la matière, de la longueur, beau fruité (plus fruits noirs), déjà excellent en l’état. TB++.

Amiot-Servelle Chambolle Les amoureuses 2015 : très fruité, tannins d’une grande finesse, belle matière, le plus beau 2015 rouge du salon avec le Bonnes-Mares de Roumier. TB+.

Leymarie-CECI Chambolle 1er cru Aux échanges 2015 : bon 2015, avec beaucoup de fruit, style assez fin, bonne matière. TB.

Christian Clerget Chambolle 1er cru Charmes 2015 : tannins fins, beau fruité, de la matière, finale un peu courte. TB-.

Hudelot-Baillet Chambolle 1er cru Charmes 2015 : un côté amande au nez que n’avait pas le Charmes de Clerget, un peu plus tendu, mais moins gourmand. TB-.

Digioia-Royer Chambolle VV Frémières 2015 : tannins très raides en l’état, manque de finesse. B-.

Henri de Villamont Chambolle 1er cru Les groseilles 2014 : beau nez avec des fruits noirs, mais la bouche manque de matière et sèche un peu. B.

Roblot-Marchand Chambolle Les pas de chats 2013 : robe très claire, petits fruits rouges, un peu fluet, grosse acidité. B.

Roblot-Marchand Chambolle 1er cru Les Noirots 2013 : grosse acidité aussi, un peu plus de matière et de tannins mais pour un Premier cru ça reste assez fluet. B+.

Hudelot-Noëllat Chambolle 2013 : très bon village, fruité, gourmand, beaucoup de matière, assez fin. TB-.

B. Munier Chambolle Clos de l’orme 2013 : très clair, nez kirsché, bouche fluette et déjà évoluée. B-.

L. Roumier Hautes Côtes de Nuits 2013 La Poirelotte : plein de fruits rouges, grosse matière, impressionnant pour ce niveau d’appellation, dommage de ne pas avoir pu goûter les Chambolle. TB-.

Sigaut Chambolle Les Bussières 2012 : semble toasté, peu de matière. B-.

Gachot-Monnot Chambolle 2012 : un peu toasté, bonne matière mais assez chaud, manque de finesse. B-.

 

 

Stand Vosne-Romanée

Anne Gros Clos Vougeot Le grand Maupertuis 2015 : nez un peu réduit, bouche aux tannins fins, fruitée, assez mûre, de la matière. Devrait être excellent dans quelques années. TB.

Anne Gros Echezeaux Loachausses 2014 : très beau nez avec un côté épicé marqué (poivre sichuan, épices orientales ?) Grosse matière, bouche tendue, fine, épicée, très long. TB++.

Château de la Tour Clos Vougeot 2014 : robe très sombre, beaucoup d’élevage en l’état, peu élégant, tannins raides. B.

(Château de la Tour – Clos Vougeot 2008 : couleur sombre, nez un peu toasté qui me fait craindre le pire pour ed domaine que je n’apprécie guère d’habitude. La bouche est finalement fine, avec du fruit, moins boisée et extraite que sur d’autres millésimes, pas très long, mais sympa. TB.)

Mugneret-Gibourg Vosne 2013 : nez fruité et épicé, bouche tendue, fine, mais manque de matière et un peu courte. B+.

Georges Noëllat Vosne 1er cru Petits Monts 2012 : robe claire et tuilée, manque un peu de matière, assez court, décevant. B.

Michel Noëllat Vosne 1er cru Suchots 2013 : très fin, plein de petits fruits rouges, bonne matière, tannins soyeux. TB+.

Michel Noëllat Vosne 1er cru Les Beaux Monts 2013 : nez encore plus expressif que Suchots, bouche assez proche, beaucoup de fruit et de finesse. TB+.

Daniel Rion Vosne 1er cru Chaumes 2013 : toasté, fluet, décevant. B-.

François Gerbet Vosne Aux Réas 2012 : gourmand, frais, tannins présents mais de qualité, très beau village. TB-.

(F. Gerbet, Chambolle 1er cru les Plantes 2012 : couleur claire, nez de petits fruits rouges, épices, sureau, orangette, cuir. Bouche un peu maigre, fraîche mais légèrement dissociée, avec des tannins un peu secs en finale, manque un peu de matière probablement. B+.)

 

 Stand Morey

Chantal & Louis Rémy Clos de la Roche 2011 : encore un peu d’élevage, arômes kirschés, tannins encore serrés. Peu de plaisir en l’état. B.

Arlaud Clos de la roche 2015 : nez un peu réduit, encore beaucoup de gaz en bouche, impossible à juger…

Taupenot-Merme Morey 1er cru La Riotte 2014 : un peu d’élevage, tanins asséchants, décevant en l’état. B-.

Ballorin Morey Très Girard 2014 : le nez sent la colle, bouche fruitée, typée nature, tannins présents pas trop secs, mais la colle rend cette bouteille imbuvable. B-.

 

Stand Gevrey

Pierre Damoy Gevrey Clos Tamisot 2015 : assez sombre, fruits noirs et violette, bonne matière pour un village. TB-.

Pierre Damoy Chambertin Clos de Bèze 2015 : beau nez fruits noirs et violette comme le village, tannins fins, bouche gourmande, plus de matière et de longueur, très prometteur. TB+.

Heresztyn-Mazzini Gevrey 1er cru Les goulots 2014 : très épicé, puissant, un peu chaud. B.

Drouhin-Laroze Gevrey 2014 : tannins très serrés, fruité pas très mûr par rapport aux autres. B-.

P. Rossignol Gevrey 1er cru Corbeaux 2014 : robe violette des 2015, arômes des 2015 (erreur d’étiquette ?), tannins serrés, pas une grosse matière. B.

Harmand Geoffroy Gevrey 1er cru Les champeaux 2014 : encore un peu jeune, mais assez gourmand, fin, et fruité, pas une grosse matière pour un 1er cru, mais très facile. TB-.

René Leclerc Griottes-Chambertin 2014 : robe claire, nez de petits fruits rouges, bouche facile, peu tannique, manque un peu de matière et de longueur pour un grand cru. TB-.

 

 

Stand Marsannay

Pataille Marsannay Clos du Roy 2015 : encore un peu de gaz, mais bouche très fine, fruitée, assez légère, bonne acidité. B+.

J. Fournier Marsannay clos du roy 2015 : plus toasté que celui de Pataille, plus puissant et plus tannique, moins fin, un peu trop boisé en l’état. B.

Bruno Clair Marsannay Longeroies 2013 : très fin, tannins soyeux, fruité, belle matière. TB.

Bruno Clair Marsannay Vaudenelles 2013 : proche des Longeroies, peut-être un peu plus fin. TB.

 

 

Stands Beaune/Volnay/Maranges/Santenay

Domaine des Croix Beaune 1er cru les 100 Vignes 2015 : facile, fin et fruité. B.

Michel Lafarge Volnay 1er cru Clos des Chênes 2015 : du gaz, tannins raides, difficile à juger…

Michel Lafarge Volnay 1er cru Clos des chênes 2011 : très beau fruité au nez (fruits exotiques ?), très grosse matière, tannins encore trop présents mais de qualité, beau potentiel mais à attendre encore. TB-.

Pousse d’or Volnay 1er cru Bousse d’or 2009 : beaucoup d’élevage, chaud, toasté, puissant, épicé, grosse matière mais manque d’élégance. B.

Lucien Muzard Santenay 1er cru Maladière 2013 : très toasté, bonne matière derrière mais trop de bois à mon goût. B-.

Chevrot Maranges Sur le chêne 2015 : pointe de réduction an nez, bouche légère, fruitée, sympa. B.

 

 

 

 

Les blancs

Bonneau du Martray Corton-Charlemagne 2011 : superbe nez, citron, fruits jaunes, amande, bouche tendue, briochée, élevage déjà bien intégré, beaucoup de fruit, assez longue, peut-être un léger manque de matière pour chipoter. TB+.

Coche-Dury Meursault 2015 : encore jeune, sur des arômes de pomme verte, floral, pas spécialement marqué par le grillé ou la cacahuète, très belle matière, style pas ultra tendu. TB.

Coche-Dury Meursault 1er cru Perrières 2015 : proche du village, un peu plus de matière. TB+.

Mikulski Meursault 2013 : pas de bois ressenti, frais et citronné, sympa. B+.

 

 

Rémi Jobard Meursault En Luraule 2013 : vin assez gras, peu boisé, puissant, bonne longueur. TB-.

 

 

Ballot-Millot Meursault 1er cru Perrières 2015 : pas ultra tendu mais très fruité, gourmand, très bonne matière, moins de pomme et plus d’agrumes que les Perrières de Coche. TB.

Buisson-Charles Meursault 1er cru Bouches Chères 2013 : nez encore un peu boisé, bouche très grasse, beurrée, bonne acidité, à attendre encore un peu, bon potentiel. TB.

 

Matrot Meursault 1er cru Charmes 2015 : nez un peu réduit, beaucoup de cacahuètes, la bouche est bien mieux, très concentrée et très tendue, longue. TB-.

Morey-Coffinet Chassagne 1er cru La Romanée 2014 : un peu trop d’élevage au nez en l’état mais la bouche est superbe, tendue, grasse, grosse matière, longue. TB.

Thomas Morey Chassagne 1er cru Les Embrazées 2015 : pas de bois ressenti, beaucoup de fruit, très belle matière, tendu et citronné. Très prometteur. TB+.

Etienne Sauzet Puligny 1er cru Les Perrières 2015 : très expressif, plein d’amande, de brioche, tendu et gras à la fois, très long. TB+.

François Carillon Puligny 1er cru Les champs Gain 2015 : encore marqué pomme bien mûre, brioche, amande, pas très long. TB-.

Jacques Carillon Puligny 2015 : citronné, sympa. B+.

Jacques Carillon Puligny 2013 : semble très boisé, contrairement au 2015. B-.

Hubert Lamy Saint-Aubin 1er cru En Remilly 2014 : assez toasté au nez, bouche simple, citronné. B.

Château des Rontets Pouilly-Fuissé Les Birbettes 2013 : très minéral et tendu, beaux arômes citronnés, pamplemousse, abricot, assez long. Belle découverte. TB.

Clotilde Davenne Chablis 1er cru Montmains 2014 : style minéral, tendu et citronné. B+.

Drouhin Vaudon Chablis GC Les clos 2015 : robe trouble, nez sur la pomme, la poire, fruits frais, pas très tendu mais un peu gras avec une bonne matière. TB-.

C&C Maréchal Aligoté 2014 : un côté miel/tilleul au nez, bouche briochée, très grosse matière, un superbe aligoté. TB-.

C&C Maréchal Bourgogne blanc cuvée Antoine 2014 : un peu réduit, bouche florale, sympa. B+.

 

30 octobre 2016

Domaine de Courcel (Pommard) ****

Yves Confuron est l'œnologue de ce domine d'une dizaine d'hectares. Comme pour les vins de Confuron-Cotetidot, les vendanges se déroulent toujours très tard, les vins sont colorés, en grappe entière, avec une grosse charge tannique, sur la puissance, taillés pour une très longue garde. S'ils sont durs en jeunesse, les vins sont d'une grande noblesse si on les attend suffisamment.

 

 

De Courcel - Pommard 1er cru Les Rugiens 2006 : robe rubis foncé, nez moyennement expressif, encore jeune mais élégant, avec de la mûre, du kirsch, des fruits rouges, du poivre blanc et un peu de pivoine. La bouche présente un beau potentiel mais semble encore un peu jeune, puissante, austère, avec des tannins de qualité mais pas encore assez fondus à mon goût, très bonne acidité qui étire le vin, des fruits noirs et rouges, épices et pivoine. Le style est moins flatteur mais beaucoup plus intéressant que les vins du Château de Pommard par exemple, plus en longueur et tension avec beaucoup moins de travail sur le bois et la texture. Finale très longue sur les fruits rouges et les épices. Gros potentiel sur ce vin mais au final assez peu de plaisir malheureusement. A regoûter dans 5ans minimum. Note : 17/20.

 

De courcel - Bourgogne blanc 2008 : couleur paille, nez expressif dès l’ouverture très marqué par la pierre à fusil, un peu de citron aussi. Bouche vive, tendue, sur la pierre à fusil, très léger beurré, assez bonne matière. Finale assez longue, tendue, minérale et saline, mais la pierre à fusil omniprésente m'écœure un peu (surtout comparé au Bourgogne de Leflaive). Beau générique néanmoins. Note : 15,5/20.

de courcel

 

 

De Courcel - Pommard 1er cru Grands epenots 2008 : couleur rubis foncé, nez incroyable plein de petits fruits rouges, de pivoine, de fleurs séchées, très noble, on a l'impression d'un grand cru de Vosne, bouche toute en longueur, tendue, minérale, mais aussi pleine de fruits sans manquer de matière, tannins présents mais fins. Très grand vin. TB++. Une autre bouteille semblait plus dure, plus fermée. TB. Une troisième aussi montrait des tannins trop fermes, même un peu secs en finale. TB-.

 

Grands epenots 1999 : très racé, encore jeune, noble, puissant, pas mal de tannins, très long, profond, encore un peu serré. TB+.

 

Rugiens 2011 : très clair en couleur, végétal noble, racé, très tendu, un peu maigre, serré, esprit nebbiolo un peu, grosse allonge, à attendre encore. TB.

 

Pommard croix noires 2009 : sérieux, encre un peu serré mais jolie fraîcheur pour 2009, grosse allonge. TB+.

 

De Courcel Pommard Vaumuriens 2013 : couleur bien plus claire, fruits rouges, notes d'évolution, un peu de végétal. Bouche austère, stricte, un peu verte, belle fraîcheur et plutôt une bonne longueur. A attendre encore. B+.

 

21 octobre 2016

Henri Jayer (Vosne-Romanée) ******

Henri Jayer, décédé en 2006 (dernier millésime en 2001), est le mentor de nombreux vignerons bourguignons. Il a été l'un des premiers à clamer haut et fort que le vin devait se faire à la vigne plutôt qu'à la cave à une époque où cela n'était pas si évident. Sans aller jusqu'au bio il s'est opposé à l'usage intensif des produits chimiques. Il vinifiait des raisins issus de faibles rendements, totalement égrappés, en fûts neufs, faisant toujours attention aux températures de fermentation. Ses vins tout en gourmandise et en rondeur, mais sans jamais manquer de fond, capables de bien vieillir, ont d'abord connu le succès aux Etats-Unis et chez les Anglo-Saxons avant de devenir aujourd'hui les vins les plus recherchés du monde. Son célèbre Cros Parentoux a été divisé entre son neveu Emmanuel Rouget et le domaine Méo-Camuzet.

 

 

Henri Jayer - Echezeaux 1989 : le bouchon s'effrite complètement à l'ouverture mais il indique bien le domaine et 1989. La robe est rubis clair avec des contours tuilés, le nez est surtout sur le sous-bois au départ puis après une demi-journée d'ouverture on trouve un beau mélange de kirsch, de confiture de fraise, de griotte et de notes tertiaires, champignon, truffe, feuilles mortes, terre, cuir, mais pas de rose ou de notes florales. Il fait peut-être un peu chaud, mais ce n'est pas étonnant vu le millésime. La bouche est grandiose, avec une texture de velours, des tannins quasi imperceptibles, un peu moins de tertiaire qu'au nez même si on sent bien le côté truffe et sous-bois et un peu plus de fruits, moins kirschés, plus frais et confiturés. A l'ouverture il manquait un peu d'acidité pour équilibrer le vin mais après une une longue aération et servi plus frais je lui trouve la fraîcheur qu'il lui manquait jusque là, même si bien sûr on n'est pas sur un style tendu et minéral. C'est un vin très facile et gourmand, qui glisse tout seul. La finale est très longue, sans être exceptionnelle non plus, sur les fruits rouges confiturés et à nouveau un peu plus de sous-bois. Pas le plus grand vin de ma vie (même si on en est pas très loin) mais peut-être la plus grande émotion. Un moment inoubliable pour un amateur de bourgogne comme moi. Note : 19/20

 

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