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Mon carnet Vin
10 décembre 2017

Eric de Suremain (Château de Monthelie) **

Eric de Suremain Monthelie 1er cru sur la velle 2007 (magnum) : nez kirsché, très évolué, bouche plus jeune, ronde, facile. B+.

 

E. de Suremain Château de Monthélie - Monthélie 1er cru Sur la velle 2006 magnum : Robe rubis, nez encore jeune, plein de petits fruits rouges, bouche fruitée, gourmande, fraîche, pas très complexe mais très buvable. TB.

 

 

10 décembre 2017

Comte Senard (Aloxe-Corton) ***

Bourgogne blanc Ana 2016 : beaucoup de gras, un peu lourd. B-.

Aloxe-Corton rouge Jules 2016 : léger, facile, croquant, un peu boisé. B+.

Corton clos des meix Monopole 2016 : grosse épaisseur, tannins lissés par le bois, quand même du fruit. B+.

 

Comte Senard Corton Les Paulands 2014 : robe plus sombre que le Follin, plus mûr, un peu plus tannique, plus long et complexe. TB.

 

 

3 décembre 2017

Dureuil-Janthial (Rully) ****

 

Domaine familial de 20ha (dont 12 de blancs) principalement sur Rully (+ Mercurey, NSG, Puligny...) repris en 1994 par Vincent Dureuil. Les vins sont toujours marqués par des boisés très poussés en jeunesse, mais les blancs ont du fond et une acidité suffisante pour donner de beaux résultats après quelques années de garde. Les rouges ont souvent plus de mal à se "débarrasser" de ces élevages luxueux.

 

 

Céline et Vincent Dureuil (= négoce) - Rully rouge 2011 : Couleur rubis, très claire, le nez pinote dès l'ouverture de la bouteille, très classique, sur des petits fruits rouges, un léger côté floral, un peu de bois. Belle attaque, assez vive, beaucoup de fruits, c'est assez léger, les tannins sont fins, une bonne acidité et beaucoup de fraicheur, bonne matière mais malheureusement un boisé/vanillé un peu trop marqué à mon goût. Finale assez courte. Note : 14,5/20.

dureuil

 

Vincent Dureuil-Janthial, Rully blanc 2014 : Robe or pâle, le nez pourrait faire penser à un Meursault (à l'ancienne), gras, beurré, vanillé, floral, une pointe d'amande, boisé/toasté à peine présent dans le fond. La bouche est à la fois grasse, beurrée et tendue par une belle acidité et des notes d'agrumes. Très beau vin, qui a convaincu tout le monde. TB.

 

Vincent Dureuil-Janthial Rully blanc 2015 : Proche du 2014 avec un boisé un peu moins marqué, une pointe de sucrosité en plus, un peu d'ananas, à la fois large, gras et tendu, encore plus gourmand que le 2014. Il peut rivaliser avec de beaux Côtes de Beaune. TB+.

 

Vincent Dureuil-Janthial, Rully rouge 2015 : Robe rubis foncé, nez très fruité (fruits rouges surtout) à peine sucré et vanillé. Bouche gourmande, aux tannins fins, beau fruité, quelques notes de vanille, légère minéralité derrière qui apporte une certaine longueur. Très bien fait. TB.

 

Dureuil-Janthial - Rully rg 2017 : léger, peu de couleur, pas très épais, facile à boire, acidité élevée, finale un peu courte. Moins bien que dans les millésimes précédents. B+.

 

Dureuil-Janthial, Rully blanc 1er cru Meix Cadot 2019 : couleur un peu dorée, nez très chardo « beaunois » grillé, beurré, plus autolyse que fût sur ce millésime. Bouche grillée, avec du gras, fruits jaunes, attaque très ouverte, opulente, assez mûre, mais finale qui reste fraîche et calcaire, plus tendue, pas trop boisée pour un jeune Dureuil. Déjà très bon mais bien sûr le meilleur est à venir. TB+.

 

Grésigny blanc VV 2020 : encore de l'élevage beurré et grillé, mais bouche avec du fond, bonne acidité, pas de sensation de lourdeur ici, bien né. TB+.

 

Grésigny VV 2013 : doré, beurré, gras, classique tradi, manque un peu d'énergie et d'émotion. B+.

 

Dureuil-Janthial - Bourgogne rouge 2018 : beau pinot, encore assez sérieux, très beau nez sur le fruit, peu d'élevage, encore un poil serré en finale. Belle bouteille en devenir. TB.

 

Dureuil en guesnes rouge 23 : très boisé, toasté, vanillé.

 

Dureuil Rully rg fosse 2017 : tres boisé en l'état... B.

 

Dureuil-Janthial - Puligny corvées des vignes 2019 : très très boisé, beurré, vanillé, bouche qui a gardé du fond et une bonne tension, clairement à attendre pour digérer le bois. B+.

 

28 novembre 2017

Domaines familiaux de Bourgogne 2017

De passage chez Mugneret-Gibourg le matin, nous arrivons un peu après midi à la dégustation du millésime 2015 des Domaines familiaux de Bourgogne au château de Montchat. Un buffet nous attend, avec sur la table quelques bouteilles de "vieux" millésimes en libre accès. Difficile de résister : les 2015 attendront. On commence donc par là tant qu'il reste du vin, en goûtant un peu trop rapidement et en jonglant comme on peut avec les appellations et les millésimes. 

Tous les vins ont été bus dans des Zalto Bordeaux (finalement pas si mals) plus ou moins dans l'ordre suivant :

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G. Roumier - Morey St Denis 1er cru Bussière 2009 : nez un peu chaud, on sent bien le millésime solaire, la bouche est un peu plus fraîche mais ça reste bien moins convaincant que les 2015. TB-.

JF Mugnier - Chambolle-Musigny 1er cru Fuées 2015 : robe assez sombre par rapport aux Fuées 13 et 14, nez fermé en ce moment, bouche plus mûre, avec de beaux fruits noirs, toujours le toucher très fin des Chambolle de Mugnier et une belle fraîcheur. Prometteur. TB.

A. Rousseau - Gevrey-Chambertin 1er cru Lavaux St Jacques 2005 : robe évoluée, nez aussi très évolué, kirsché, assez chaud, comme le Bussière de Roumier c'est un peu plus frais en bouche, terreux, pas mauvais mais moins convaincant que les 2015. TB-.

Dujac - Morey St Denis 2002 magnum : robe sombre, nez encore jeune, fruits noirs, un peu de cuir, très frais et noble dans la série, bouche avec du fruit, de la puissance, des tannins de belle qualité, très long. Incroyable pour un "village". Grand vin, parmi les meilleurs de cette incroyable série. TB++.

Trapet - Chambertin 2002 magnum : robe tuilée, nez chaud et évolué, kirsché, idem en bouche, même s'il y a une certaine finesse et de la fraîcheur sur la finale, il souffre surtout de la comparaison avec le Dujac. TB-.

J. Drouhin - Musigny 2001 : robe et nez encore jeunes, beaucoup de finesse, du fruit, légèrement floral, texture soyeuse. Meilleur que le 1998 bu il y a quelques années. TB+.

E. de Suremain Château de Monthélie - Monthélie 1er cru Sur la velle 2006 magnum : Robe rubis, nez encore jeune, plein de petits fruits rouges, bouche fruitée, gourmande, fraîche, pas très complexe mais très buvable. TB.

Comtes Lafon - Volnay 1er cru Santenots du milieu 2015 : robe violine, nez très fruité, avec un peu de violette, bouche croquante, gourmande, juteuse, fraîche, avec une belle tension derrière. Très prometteur, déjà délicieux. TB+.

Comtes Lafon - Volnay 1er cru Santenots du Milieu 2011 magnum : on reconnait la parenté avec le vin précédent, un peu moins croquant, mais beau fruité, fin, avec cette belle tension. TB+.

Méo-Camuzet - Vosne-Romanée 1er cru Chaumes 2006 magnum : Robe grenat, nez à la fois fruité, floral, à peine épicé, bouche avec beaucoup de finesse, une texture de velours, belle longueur, un grand vin, qui confirme que les 2006 goûtent bien en ce moment. TB++.

Bruno Clair - Gevrey-Chambertin 1er cru Cazetiers 2009 : Robe sombre, nez toasté, assez chaud, le vin manque de finesse et de fraîcheur dans la série. B.

J. Grivot - Vosne-Romanée 2012 : s'il est assez frais, il semblait un peu maigre avec une amertume gênante en finale. B.

Marquis d'Angerville - Pommard 1er cru Combes dessus 2011 : robe claire, vin très fin loin du stéréotype Pommard, sur le fruit, la fraîcheur, presque tendu, pas du tout sur le bois contrairement à une autre cuvée du domaine bue il y a quelques années. TB+.

S. Bize - Savigny-les-Beaune 1er cru Fournaux 2005 : style à l'ancienne, puissant, avec des tannins bien présents, un peu rustiques, pas mal fait mais pas mon style. B+.

Michel Gaunoux - Pommard 1er cru Grands epenots 2014 : Bien plus dans le style Pommard que le vins d'Angerville, encore un peu trop serré. B+.

  (2019 : Gaunoux – Pommard Grands epenots 2006 : style à l’ancienne, kirsché, semble dur et ferrugineux. B-.)

Faiveley - Corton-Charlemagne 2006 magnum : on passe de suite à un grand blanc, beaucoup de gras, beurré, mais aussi tendu et très long, du même niveau qu'un excellent 2005, ce qui me conforte dans l'idée qu'il s'agit de la meilleure cuvée du domaine. TB++.

Leflaive - Puligny-Montrachet 1er cru Folatières 2009 : nez un peu soufré, vin citronné, floral, sur la tension, pas très gras, bon mais il souffre derrière le précédent. TB-.

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L'apéritif s'arrête ici, certains vins auraient mérité plus de temps et un ordre de service différent. Si le niveau était très élevé, plusieurs cuvées manquaient de fraîcheur, les 2015 se sont montrés potentiellement plus intéressants dans l'ensemble.

 

Les 2015

Place à la "vraie" dégustation des 2015, les conditions sont parfaites : peu de monde, bonnes températures de service, bons verres, et pas besoin de jongler entre les différents millésimes. 

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JF Mugnier

NsG blanc Clos de la maréchale : vin puissant, très minéral, peu de gras, tendu, très long, un poil chaud en finale. TB.

Chambolle : robe bien plus claire que Fuées 15, très croquant voire un peu sucré, gourmand, très immédiat, un délice, même s'il manque un peu de profondeur. TB.

NsG rouge clos de la maréchale : comme toujours, plus puissant et plus tannique que le Chambolle, moins gourmand, un peu plus long. TB.

 

A. Rousseau

Gevrey : très fruité, facile, bon village, même s'il n'a pas la matière ni la noblesse des suivants. TB-.

Charmes-Chambertin : beau fruité, mais avec plus de matière, un côté végétal noble, plus de longueur. TB+.

Chambertin clos de Bèze : plus sombre, plus mûr, plus de volume et de tannins, très long, toujours ce côté un peu plus austère que chez Mugnier ou Roumier qui lui donne beaucoup de classe. S'annonce grandiose. TB++.

 

Dujac

Morey : robe assez claire pour un Dujac, nez à peine toasté, beau fruité derrière, pas très épais, tannins bien présents de qualité. A voir s'il deviendra aussi grand que le 2002. TB-.

Vosne 1er cru Malconsorts : grosse différence avec le précédent, fruité, floral, mais surtout tendu mais une superbe minéralité sous-jacente, tout en longueur. Promis à un grand avenir. TB++.

Clos de la Roche : style bien plus épais, très grosse matière, il arrive à garder une certaine minéralité dans le fond même si elle est moins marquée que sur Malconsorts, plus de tannins mais jamais secs. Le vin le plus impressionnant avec le Bonnes-Mares de Roumier peut-être. TB++.

Puligny-Montrachet 1er cru Folatières : style tendu, pas très gras, avec une belle matière et de la longueur. Mais les rouges m'ont fait une plus grande impression. TB-.

 

G. Roumier

Chambolle : robe assez claire, nez peut-être un peu chaud, plus puissant et plus tannique que le Chambolle de Mugnier, à attendre (un peu de vendange entière ?) TB-.

Morey 1er cru Bussière : plus tannique et plus sauvage que le Chambolle mais il reste très digeste grâce à une matière plus concentrée, plus de longueur, beaucoup de fraîcheur. Plus convaincant que le 2009. TB+.

Bonnes-Mares : Matière énorme, puissant mais aussi plein de fruits, de fraîcheur, de tannins de grande qualité, probablement le vin avec la plus longue finale. Impressionnant. TB++.

 

Comtes Lafon

Meursault Clos de la barre : très gourmand avec du citron confit et de l'amande, belle tension, épais sans être beurré. TB.

Meursault 1er cru Charmes : proche du précédent, avec un peu plus de tout. TB+.

Volnay 1er cru Santenots du milieu : déjà goûté en "apéritif", on ne résiste pas à le regoûter, toujours aussi bon, même dans une série différente. TB+.

 

Méo-Camuzet

Hautes Côtes blanc St Philibert : manque de tension, même un peu mou. Décevant pour cette cuvée que j'avais adoré sur des millésimes plus frais. B-.

Vosne : gourmand, assez mûr, comme souvent chez Méo, belle finesse. TB-.

NsG 1er cru Boudots : beau fruité assez mûr, texture soyeuse et épaisse, de la fraîcheur et quelques tannins derrière. TB.

Corton Perrières : plus viril que le Nuits, un peu plus tannique et puissant, à attendre. TB. (Dans l'ensemble les vins étaient moins convaincants que ceux d'autres domaines mais les meilleures cuvées n'étaient pas présentées)

 

Bruno Clair

Marsannay Longeroies : beau fruité assez mûr, fin, gourmand, facile. TB-.

Gevrey 1er cru Clos du Fonteny : couleur sombre, nez chaud et grillé, épais mais manque d'élégance. B-.

Gevrey 1er cru Clos St Jacques : un peu plus frais, mais boisé trop marqué, légèrement beurré, finale un peu sèche. TB-.

Bonnes-Mares : très épais, élevage marqué, manque de fraîcheur, surtout impression d'un vin tout en largeur et en texture qui manque d'allonge et de longueur. La comparaison avec Roumierle dessert. TB-. Un peu décevant ce jour-là, est-ce la comparaison avec les meilleurs ? ou est-ce que les millésimes chauds conviennent moins au style du domaine (J'avais préféré certains 2013) ?

 

M. Lafarge

Meursault "vendanges selectionnées" : bien marqué noisette, pas très gras, sur la tension, un peu court. TB-.

Bourgogne pinot noir : belle matière, du fruit, on reconnait le style Lafarge dans la finale tendue aux tannins un peu rustiques. TB-.

Volnay 1er cru Clos des chênes : très belle matière, du fruit, de la tension, les tannins sont encore marqués sur la finale mais je les trouve plus fins qu'il y a deux ans (sur fût). Comme toujours des vins à attendre longtemps, mais un beau potentiel. TB.

 

Leflaive

Puligny : nez soufré, sur le citron, la poire, pas spécialement beurré, finale un peu chaude. B+.

Puligny 1er cru Fôlatières : nez soufré, même fruité, plus épais et plus tendu, la finale est plus fraîche. TB-.

Bâtard-Montrachet : le nez est encore plus marqué par le soufre, plus rond mais aussi plus tendu que Folatières, dommage que les vins sentent autant le soufre. TB-.

 

De Montille/Château de Puligny

Bourgogne blanc Clos du château : marqué pomme et noisette, assez simple. B+.

Puligny : style tout en tension comme souvent  avec le domaine, citronné. TB-.

Beaune 1er cru Les sizies : fruité, un peu fluet, tendu, tannins un peu durs en finale. B+.

Volnay 1er cru En champans : un peu maigre aussi, même style tendu, un peu plus long. Pas mauvais, mais il souffre lui aussi de la comparaison avec autant de grandes bouteilles. TB-.

 

A & P de Villaine

Bourgogne rouge côte chalonnaise La Fortune : beaux fruits rouges, très croquant, gourmand, simple mais efficace. TB-.

Bouzeron : grosse tension, nerveux, vif, citronné, brioché, un superbe aligoté, qui m'a semblé meilleur et plus tendu que sur d'autres millésimes. TB.

Bourgogne blanc côte chalonnaise les Clous aimé : très mou derrière le Bouzeron, très court. B-.

Rully 1er cru Grésigny 2014  : changement de millésime juste pour ce vin, boisé, gras, beurré, mais belle acidité derrière. TB-.

 

Trapet

Marsannay : bien dans le style Trapet, très fin, plein de petits fruits rouges, pas très épais mais tendu, très digeste. TB-.

Gevrey Ostrea : un peu plus d'épaisseur et de tannins mais on garde la patte tout en finesse de Trapet, belle longueur. TB.

Gevrey 1er cru Petite chapelle : plus mûr, on sent le climat plus solaire tout en gardant de la finesse, encore un cran au-dessus. TB+.

 

H. Gouges

NsG : gourmand, facile. TB-.

NsG 1er cru Porrets St Georges : un peu chaud au nez, plus frais en bouche, bien dans le style du stéréotype de NsG, puissant, tannique, pas trop mon truc. TB-.

NsG 1er cru Pruliers : style un peu plus tendu, mais les tannins sont encore trop présents à mon goût. A attendre, comme toujours avec le domaine. TB-.

NsG 1er cru Vaucrains : un peu plus boisé, mais on sent des tannins plus arrondis, beaux fruits noirs derrière, plus de finesse. TB.

 

28 novembre 2017

Mugneret-Gibourg (Vosne-Romanée) ****

 

Le domaine de 7,5 hectares est géré par les deux sœurs Marie-Christine et Marie-Andrée depuis 1988, désormais épaulées par leurs filles. Les vins sont plutôt "modernes", généralement égrappés (un peu de vendange entière sur l'Echezeaux tout de même), assez ronds, gourmands, colorés, avec des textures travaillées, parfois légèrement marqués par un élevage vanille/caramel en jeunesse mais qui s'intègre au vieillissement grâce à des jus bien concentrés.

 

 

 

Visite au domaine pour une dégustation des 2016 sur fûts

 

Vosne-Romanée 2016 : (jeunes et vieilles vignes situées à côté du domaine, 25% fûts neufs. Le domaine ayant recours à 4 tonneliers différents, nous goûtons un pré-assemblage de plusieurs fûts) Robe rubis, nez marqué par un côté boisé/vanillé avec de beaux fruits rouges croquants, bouche, fraîche, fruitée, facile, pas un gros volume, tannins fins, assez gourmande avec son côté vanillé, finale un peu courte. B+.

 

NsG 1er cru Les Chaignots 2016 : (45% fûts neufs) Robe rubis, on retrouve ce côté gourmand un peu sucré/vanillé au nez, la bouche est plus tendue que dans le vin précédent avec une belle minéralité sous-jacente qui le rend plus long et plus intéressant. TB-.

 

Pas de Chambolle les Feusselottes en 2016 à cause du gel. Sur l'ensemble des cuvées le domaine a fait une demi récolte. Le millésime 2017 a enfin donné une quantité "normale" pour la première fois depuis 2009, il s'annonce plutôt qualitatif mais hétérogène pour le moment même s'il faudra attendre les malo pour avoir plus de certitudes.

mugneret caves

 

Ruchottes-Chambertin 2016 : (70% fûts neufs, vignes sur "Ruchottes du bas") Un peu plus coloré, quelques fruits noirs, toujours le côté vanillé, voire un peu caramélisé ici, bouche un peu plus concentrée, toujours des tannins très fins, c'est gourmand, facile, un peu sucré, pas spécialement plus long. TB-.

Clos-Vougeot 2016 : (vignes sur les "Montiotes hautes") nez encore un peu plus marqué par le caramel, bouche plus épaisse, toujours des tannins fins, suaves, ce qui semble être la signature du domaine, un peu moins sucrée et donc plus noble, avec un peu plus de longueur désormais. TB.

Echezeaux 2016 : (vignes sur "rouges du bas" et "quartiers de nuits") robe plus sombre, nez un peu fermé, l'élevage semble plus discret, mieux absorbé par une matière plus épaisse où on sent les faibles rendements, des tannins un peu plus marqués même si ça reste plutôt fin dans l'ensemble, probablement le plus long de la série. Pas le plus facile à goûter mais le meilleur potentiel. TB.

mugneret echezeaux

 

Au  final, si les vins étaient bons dans l'ensemble avec beaucoup de finesse, du fruit, de la fraîcheur, de la gourmandise, ils m'ont paru un cran en-dessous de ceux des "Grands" (Roumier, Rousseau,Dujac...) goûtés l'après-midi, notamment à cause d'élevages trop appuyés qui donnent un côté sucré voire très légèrement caramélisé aux vins. Il faudra bien sûr regoûter en bouteille, ce que nous n'avons pas pu faire, surtout quand on sait à quel point l'élevage peut ressortir ou s'estomper d'une semaine à l'autre tant que les vins sont en fûts.

 

 

 

 

FDGV 2015 : 

Mugneret-Gibourg Vosne 2013 : nez fruité et épicé, bouche tendue, fine, mais manque de matière et un peu courte. B+.

 

Vosne 2014 : couleur rubis foncé, nez clairement sur l'élevage vanillé, fruits rouges mûrs derrière, bouche vanillée, sucrée, gourmande, quand même un peu de puissance, tannins lissés par le bois, finale qui manque de profondeur du coup. A revoir dans quelques années si le bois s'intègre, il y a de la matière pour un village. B.

 

NsG Chaignots 2015 : plutôt fruits noirs, concentré, tannins fins, sur un registre solaire, mais avec du fond, belle acidité, commence à bien se goûter, beau potentiel. TB.

 

NSG Chaignots 2018 : assez sombre, nez expressif, très ouvert, fruit plutôt mûr, bouche un peu confiturée, acisité basse, tannins lisses, finale un peu sur la vanilline, au boisé un peu trop présent en l'état. TB-.

 

Echezeaux 2018 : sombre, fruits noirs, assez confit, tout en rondeur, texture soyeuse, finale lissée par le bois, vanillée, très moderne. B+.

 

Mugneret-Gibourg, Vosne-Romanée La Colombière 2019 : (égrappé, 25% fûts neufs) Couleur très sombre, nez crème de cassis, confiture de mûre, un peu d’élevage vanillé. Bouche en rondeur et en gourmandise, beau volume et texture soyeuse travaillée par l’élevage, petite sucrosité, fruits noirs et vanille. Très joli dans son style, tout en largeur, à l’opposé du précédent qui était en longueur. TB.

 

Vosne Colombiere 2022 : bien dans le style domaine, couleur foncée, bouche très ronde, mûre, sucrée, encore pas mal d'élevage. 

 

Vosne 2022 : (bu en 2026, bien après le précédent) Fruité gourmand cerise, sans excès d'élevage ni de maturité, bouche juteuse, déjà accessible, fin, gourmand, très bon.

 

Mugneret-Gibourg, Vosne-Romanée 2019 (chalandins, croix blanche, pré de la folie, champs goudin) : proche de la Colombière de la semaine précédente, couleur très sombre, nez crème de cassis, confiture de mûre, un peu d’élevage vanillé. Bouche en rondeur et en gourmandise, beau volume et texture soyeuse travaillée par l’élevage, petite sucrosité, fruits noirs et vanille. Très joli dans son style, tout en largeur. TB.

 

Echezeaux 2020 : très sombre, encore pas mal d'élevage, on commence à sentir du fond derrière, il y a quand même de l'acidité, un joli jus, finale bien boisée à ce stade, mais pas trop d'inquiétude pour l'avenir, il va falloir être patient par contre.

 

 

 

Domaines familiaux 2019

Vosne 2017 : des couleurs assez sombres, des vins plutôt orientés fruits noirs, assez mûrs, aux textures travaillées et soyeuses, acidités plutôt basses, boisés parfois un peu marqués, moins de profondeur que les précédents, un style sexy sans tomber dans le vulgaire non plus. TB-.

NsG 1er cru Chaignots 2017 : idem. TB-.

Ruchottes-Chambertin 2017 : un peu plus de fond ici, on sent que le grand terroir est prêt à repasser devant si on lui laisse le temps. TB+.

Clos Vougeot 2014 : comme les 2017, fruits noirs assez mûrs, bouche ronde, tannins lisses pour Clos Vougeot, très bien fait dans son style « polissé ». TB.

 

 

Domaines familiaux 2021

NSG Chaignots 2019 : fruits noirs, coloré, du sucre, un peu lourd.

Ruchottes 2019 : idem, chaud et sucré, très arrondi. Très moyen.

Clos Vougeot 2019 : là aussi très confituré, un peu plus resseré en finale.

 

 

domaines familiaux 2022

Vosne 20 : rond, gourmand, sucré, un peu d’élevage, fruits noirs, caramel, finale arrondie. B-.

NSG Chaignots 20 : là aussi semble très sucré, confit, tannins un peu plus fermes en finale qui font presque du bien.

Chambolle Feusselottes : très rond et très sucré, belle texture ceci-dit. B-.

Echezeaux : un peu d’élevage toasté, plus de fond et de longueur que les précédents, plus serré, à attendre, finale épicée, plus prometteur. B+.

Mugneret-Gibourg - NSG Chaignots 2018 MAG : un peu moins confit que les 2020 maison garde ce style assez rond, facile, légèrement sucré. B+.

 

 

domaines familiaux 2023

Vosne 21 : couleur plus violacée que la moyenne, beau fruité gourmand, sucré, finale un peu boisée vanillée. B+.

NSG Chaignots : beau fruité, violet, un peu sucré, Elevage mieux intégré, finale épicée plus longue. TB.

Chambolle Feusselottes : très boisé, vanillé, très arrondi, un peu sucré, manque d’acidité. B.

Echezeaux 21 : (15% grappe entière ici, les autres 0%) très différent, un peu plus austère, plus en tension, moins sucré, moins boisé, allonge intéressante en finale. TB+.

 

 

 

Mugneret-Gibourg (gds jours 2022)

ECHEZEAUXRouge2020 : assez sombre en couleur, fruits noirs, un peu caramel, pointe de sucrosité à l’attaque, mais la finale montre un joli fond et une jolie longueur. C’est déjà mieux qu’au domaine il y a quelques mois. Il faudra être patient. TB+.

 

 

 

Visite au domaine Mugneret-Gibourg : les 2020 prélevés sur fût

MUGNERET GIBOURG

Vosne-Romanée : noir, concentré, confituré, un peu caramel, chaleureux.

Nuits St Georges Chaignots : idem, très noir, confituré, élevage caramel, manque de fraîcheur sur ce millésime.

Chambolle Feusselottes : un peu plus de finesse et de profondeur dans celui-ci, même si le millésime 2020 ressort bien.

Echezeaux : (25% grappe entière sur celui-ci uniquement) la grappe entière se sent, elle apporte un peu d'énergie, ça reste très "2020" noir et confit.

 

23 novembre 2017

Sylvain Cathiard (Vosne-Romanée) *****

C'est désormais Sébastien, le fils de Sylvain, qui est en charge du domaine. Le style des vins se veut concentré, extrait, avec des boisés appuyés en jeunesse, taillé pour une longue garde, bien que majoritairement egrappés. Il faut s'armer de patience pour les goûter à leur apogée, mais ils atteignent alors les sommets de la Côte de Nuits par leur densité et leur complexité. Le style semble cependant s'être affiné depuis l'arrivée de Sébastien. Quasiment toute la production est destinée à l'export. En 2019 le domaine est passé de 4,6 à 8 hectares, avec de nouvelles cuvées en Hautes côtes de Nuits, à Gevrey et un aligoté en Côte de Beaune.

 

 

Sylvain Cathiard - Bourgogne 2010 : (bu en 2014) couleur rubis foncé, nez expressif sur les fruits rouges et noirs assez mûrs mais avec des notes végétales qui donnent de la fraîcheur, boisé peu perceptible. Bouche vive, très belle acidité, bonne matière pour un générique, toujours un beau fruité assez mûr, de la ronce, des épices, et des tanins encore un peu trop présents en l'état mais de qualité. Bonne longueur pour un générique. Déjà très bon en l'état et sûrement encore meilleur dans quelques années. Une entrée de gamme de haute volée. Note : 16,5/20.

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Bourgogne 2013 : Robe rubis, nez plutôt discret, sur les fruits rouges, quelques épices, à peine floral. Bouche fruitée, fraîche, sur les fruits rouges, assez puissante avec un gros volume pour le niveau d'appellation et le millésime, bonne longueur, encore un peu jeune et sur la retenue mais un gros potentiel. Note : 16,5/20. Un an après une autre bouteille fait plus légère, moins de profondeur. 15/20.

 

 

Cathiard - Chambolle Les Clos de l'Orme 2013 : couleur soutenue pour Chambolle 2013, nez de petits fruits rouges et noirs, pas encore d'évolution, fines notes florales, élevage bien intégré, simple mais très élégant. Bouche en dentelle, beaucoup de fruit, de fraîcheur, peu de tannins, belle acidité derrière pour relancer le vin, assez bonne longueur pour un village, classe et élégant mais pas encore très complexe. Du haut niveau. Note : 17,5/20. Une autre bouteille plus tard, carafée longtemps semblait plus fine, au fruité éclatant. TB++.

 

NSG Murgers 2015 : assez clair en couleur pour un NSG 15, peu d'élevage, moins toasté que par le passé, bouche très juteuse, pure, belle acidité, finale tendue, racée, un poil serrée, mais tout de même une confirmation que le style s'affine. Déjà très bon et gros potentiel. TB++. Autre bouteille plus tard, commence à être pile à point, très fin pour 2015.

 

Murgers 2014 : assez sombre, début d'évolution, fruits noirs, cuir, bouche avec des tannins encore un peu serrés mais beaucoup d'allonge et de fraîcheur, noble, un peu trop austère pour certains. TB+.

 

Chambolle Clos de l'Orme 2015 : couleur assez claire pour Chambolle 2015, plus claire que le NSG, nez ultra boisé vanillé, bouche aussi très boisée, vanilline, limite coco, tannins lissés par le bois. Rien à voir avec le NSG, pas compris... B-. Un an plus tard rien à voir, tendu, racé, la grande classe ! TB++.

 

Vosne 2015 : petite réduction, nez un peu fermé, puis s'ouvre fruits noirs, végétal noble, bouche tendue, minérale, racée, grosse acidité, encore des tannins qui donnent de l'allonge, long, salin, austère mais grande classe, pas d'élevage ressenti, grand vin en devenir. TB+. Une autre bouteille était un peu réduite au départ puis surtout très belle bouche, sérieuse, tannins qui allongent très loin, classe, très proche de la précédente donc. TB+.

 

Vosne 16 : encore un peu d'élevage vanillé à intégré, style plus rond que 2015, tannins fins. TB.

 

Malconsorts 14 : (fond de bouteille) couleur claire, nez noble, floral, élevage bien intégré, bouche tendue, acidité élevée, encore des tannins qui donnent beaucoup d'allonge, tout en longueur. TB++.

Malconsorts 15 : (fond de bouteille aussi) comme 14 très long, grosse acidité, tannins encore serrés, racé, un peu plus de corps, moins floral, à attendre encore, gros potentiel

 

Hautes côtes de Nuits aux chaumes 2020 : couleur sombre, nez fruits noirs, peu d'élevage, beaucoup moins marqué que par le passé, bouche sur les fruits noirs mais reste fraîche, pas trop serrée, juste encore un peu simple, mais bien équilibrée et assez longue. TB.

 

Hautes Côtes aux chaumes 2021 : tout en finesse, pas d'élevage ressenti, tannins très fins, quand même du volume et de l'allonge, délicieux en l'état. TB+.

 

Cathiard, Bourgogne aligoté 2021 : Couleur claire, un nez citronné, floral, assez simple. Bouche énergique, belle tension, citronné, peu d’élevage, classique pour un aligoté, mais avec plus de volume et bien plus de longueur que la moyenne, très salivant, parfait pour commencer. TB.

Aligoté 22 : manque d'acidité. B.

 

Sylvain Cathiard, Vosne-Romanée 2017 : (6 parcelles, égrappé) Couleur assez sombre pour un 2017 mais moins que les suivants. Un nez légèrement toasté à l’ouverture, puis sur les fruits rouges et noirs et les épices. Une bouche finalement parmi les plus fines de la soirée, en tension, peu d’élevage ressenti, les tannins sont fins, pas un gros volume mais beaucoup d’allonge et de longueur pour un village. Ça commence fort. TB+.

 

Sylvain Cathiard, Vosne-Romanée 1er Cru Aux Reignots 2017 : couleur grenat, nez encore sur un fruité primaire sans aucune trace d’évolution, beaucoup de pureté, pas beaucoup d’élevage par rapport aux Cathiard du passé. La bouche est du velours, beaucoup de fruit, de finesse, du fond, de longueur, il manque juste un peu de complexité aromatique qui viendra avec le temps. Un grand en devenir. TB++.

 

Sylvain Cathiard, 1er cru Aux Murgers 2017 : couleur parmi les plus sombres, un vin qui semblait persque parfait, combinant fruité et floral ainsi que des notes de cuir, voire tabac, beaucoup de volume mais des tannins très fins, un fruité mûr et une belle acidité, de la longueur. TB++.

 

Sylvain Cathiard, 1er cru Aux Thorey 2017 : par rapport aux Murgers 2017 de la semaine précédente, un vin plus fermé, encore un peu serré, qui va demander du temps. TB+.

 

21 novembre 2017

Chantal et Louis Rémy (Morey-St-Denis) ***

Chantal Rémy (Gds jours 2018)

Morey Clos des rosiers 14 : léger, fin, fruité, juste un peu court. TB-.

Morey 1er cru Clos des Ormes 14 : plus épais, plus long, tannins très fins aussi. TB+.

Clos des Ormes 11 : moins de matière, plus chaud, confit. B+.

Clos de la Roche 14 : très belle matière, gourmand, fruits noirs un peu sucrés, reste frais derrière, tannins fins, manque un poil de tension en finale par rapport à Ponsot. TB+.

Clos de la Roche 11 : comme sur le Clos des Ormes, il semble chaud, kirsché, déjà bien évolué. B+.

 

FDGV 2015

Chantal & Louis Rémy Clos de la Roche 2011 : encore un peu d’élevage, arômes kirschés, tannins encore serrés. Peu de plaisir en l’état. B.

 

14 novembre 2017

Domaine de Pattes Loup - Thomas Pico (Courgis) ****

Thomas Pico - Vin de France Chardonnay 2016 : (négoce, raisins majoritairement de Limoux, les raisins de Chablis ayant été grêlés) Couleur or pâle, nez assez simple, fruité, sur la poire, les agrumes. Bouche sur le fruit, pas très grasse, un peu de vivacité en attaque mais pas de tension sur la fin de bouche, finale un peu courte. Petit vin facile à boire mais pas plus. B.

 

Pattes Loup - Chablis 2014 : robe dorée, nez très brioché, poire, fait chenin en légère surmaturité. Bouche riche mais avec une belle tension derrière, assez long. TB.

Beauregard 14 : (en 2026) nez truffe, évolué, bouche ananas, exotique, entre Huet et la Bongran, riche mais équilibré.

 

Pattes Loup - Chablis Mise Tardive 2015 : couleur dorée, nez sur l'ananas, fruits exotiques, agrumes. Bouche tendue et exotique à la fois, belle finale minérale tout en gardant du fruit, de fins amers. TB+.

 

Pattes Loup T. Pico - Chablis 1er cru Vaillons 2013 : robe dorée, nez bien mûr, sur l'ananas, qui me fait penser à un moelleux du type Layon, beaucoup de fruits, un côté exotique, élevage parfaitement intégré. La bouche fait un peu plus chardonnay, épaisse, grasse, assez puissante, bonne matière, toujours de l'ananas, quelques agrumes, une pointe de sucre. Bonne longueur. Un style très particulier, atypique pour Chablis, mais qui m'a beaucoup plu. TB+.

Vaillons 2014 : nez un peu chaud et grillé, plus typé Beaune que Chablis, mais bouche superbe avec un léger grillé, des fruits jaunes, surtout une finale très longue et saline qui finalement donne envie d'y retourner. TB+.

 

Pattes Loup - Chablis Vent d'Anges 2011 Mag : coquille d'huitre et fruits exotiques, bouche fruitée et tendue, longue. Superbe. TB++.

 

Pattes Loup (Thomas Pico), Chablis 1er cru Butteaux Mise Tardive 2018 : (élevage demi-muis puis cuves) couleur plus foncée, qui tire sur le doré, plus trouble aussi. Nez très typé "nature", réduction sur lies, volatile haute, citron confit, poires mûres, notes de malt/whisky. Bouche très énergique pour 2018, avec du volume, des fruits mûrs, du citron confit, portée loin par une volatile élevée. Un style très différent des autres, on adore ou on déteste. TB-.

 

Butteaux MT 2020 : énergique, mûr mais sans lourdeur, citron confit, très long. TB+.

 

Chablis Mise tardive 2021 : étonnamment assez mûr et un peu mou. B.

Mise tardive 22 : proche du 21.

 

 

Pattes loup (Vin de mes amis)

Chablis 2016 Mise Tardive : nez miellé, assez mûr comme toujours avec Pico, la bouche est tendue, avec un léger gras, on finit sur de beaux amers. TB+.

1er cru Beauregard 2016 : (MT ?) plus gras, plus beurré, mêmes amers en finale, un peu plus long. TB+.

1er cru Butteaux Mise tardive 2015 : moins beurré, plus puissant, plus tendu que les 2016, encore plus long. TB++.

 

 

Chablis 2011 Vent d'anges - Domaine de Pattes Loup


(CR de Julien) "Second pirate de la soirée alsace. La robe est claire, c'est citronné, beaucoup d'agrumes, de la pêche. C'est quand même un peu dans un registre "mûr" pour l'appellation, quelques touches de miel aussi. J'aime beaucoup le nez qui se complexifie à l'air.
La bouche est tendue, c'est droit et ciselé, pas très gras. Le problème est que ça fini un peu court en bouche avec une matière pas exceptionnelle. Belle finale saline par contre. Forcement, je me fais "lincher" quand mes compères apprennent le subterfuge... Pour ma part, un peu déçu par la bouche, même si ce n'est qu'un simple chablis, simple chablis se négociant tout de même presque 15€...et quand on voit la pépite qu'est le dernier blanc sec de la soirée et quand on connait son prix, et bien le choix est vite fait. A redécouvrir cependant sur les 1er cru notamment."

 Couleur très pâle, nez sur la pêche, la poire, le citron, le pamplemousse, ne fait pas du tout Chablis. Bouche en tension, très fraîche, bonne acidité, du pamplemousse et du citron surtout, manque un peu de matière et de longueur. Pas mal. 14/20.

pico

 

2 novembre 2017

Domaine de la Bongran - Thévenet (Clessé) ***

Domaine de la Bongran - Viré-Clessé Quintaine cuvée E. J. Thévenet 2005 1/2 bt

Couleur : or pâle.

Nez : très expressif, sur le miel, les fruits exotiques (ananas surtout), un peu d'agrumes, très légèrement beurré.

Bouche : assez vive, puissante, grasse, avec une très belle matière. Une bonne acidité vient équilibrer un fruité très mûr, exotique (ananas, mangue), et empêche le vin de tomber dans une certaine lourdeur. On retrouve aussi le côté mielleux du nez.

Finale : bonne longueur, mais malheureusement un peu amère.

Note : 17/20. Très beau vin, assez atypique dans le Mâconnais.

bongran

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Viré-Clessé Quintaine 2011 : Robe légèrement dorée, nez bien exotique sur l'ananas, fait un peu Layon sucré. Bouche épaisse, grasse mais sans être vraiment beurrée, beaucoup d'ananas,très gourmande, à peine sucrée, manque un peu de complexité, une pointe de miel. Finale assez longue qui reste fraîche. Déjà très bon, il sera du niveau du 2005 dans quelques années quand les sucres se seront fondus et qu'il aura gagné en complexité. Note : 16/20.

 

 

Quintaine 2013 : un poil moins exotique que 2011, manque un peu d'acidité dans le fond. Note : 15/20.

 

 

Viré clessé 2018 : très mûr, sudiste, manque de peps. B-.

 

Thévenet - Mâcon-villages 2014 : Robe légèrement doré, nez assez mûr, moins que le Viré quand même, avec de l’ananas, des fruits jaunes, bouche moins grasse que le Viré, moins beurrée, probablement élevage cuves vs fûts, la finale manque de tension et chauffe un peu sur ce Mâcon. B.

 

21 octobre 2017

Lamarche François (Vosne-Romanée) ***

Lamarche (Gds jours 2018)

Vosne 1er cru Malconsorts 16 : (échantillon) beau fruité, frais, fin, juste un peu court pour un 1er cru. TB-.

Echezeaux 16 : bien plus de matière, élevage déjà bien intégré, frais, long. TB+.

Clos vougeot 16 : à peine plus tannique, un peu plus confit, très bon aussi. TB+.

Clos Vougeot 15 : très vanillé, chaud, très décevant derrière le 2016. B-.

Clos Vougeot 14 : un peu chaud aussi, moins boisé, finale plus courte manquant de tension. A regoûter dans quelques années sans les comparer aux 2016. B.

 

 

Domaine François Lamarche - Bourgogne 2008 : B. (Bu vers 2010)

Domaine François Lamarche  - Vosne-Romanée 2008 : Beau village, assez fin, sur les fruits rouges, avec une matière correcte et une bonne longueur. Assez simple cependant. 15,5/20.

 

 

Nicole Lamarche

LA GRANDE RUERouge2020 : style plutôt fin, pas trop coloré, épicé, texture velours travaillée par le fût mais aromatique pas trop boisée, seule la finale manque un peu de longueur pour un grand cru. TB.

VOSNE-ROMANÉEVillageRouge2020 : clair en couleur, ultra toasté, boisé. Moyen.

CLOS DE VOUGEOTRouge2020 : clair en couleur, très vanillé. B-.

 

18 octobre 2017

JM Boillot (Pommard) ****

 

De très jolis blancs, style gras, beurré, mais avec du fond. Ils vieillissent bien. Les rouges autrefois un peu durs et extraits ont gagné en finesse sur les derniers millésimes.

 

 

Visite au domaine JM Boillot

 

Mâcon-chardonnay 2017 (en bt) : gras, beurré, mais avec une belle tension derrière, à peine anisé. TB.

Mâcon-Chardonnay le berceau 2017 : un peu plus de gras, toujours aussi tendue derrière, plus long. TB+.

Bourgogne blanc 2017 : moins gras, plus vif, un peu anisé aussi. TB-.

Puligny 2017 : encore plus gras, plus beurré, floral, superbe équilibre, jamais lourd, très long, on franchi un cap. TB++.

Puligny 1er cru Champs Canet 2017 : un peu plus sucré et miellé que le village, un futur grand. TB++.

Puligny 1er cru Combettes 2017 : moins immédiat, plus puissant, plus de longueur. Quelle série de blanc 2017 ! TB++.

Volnay 2017 (sur fût) : (sera mis en bt dans 2 mois, parcelle Les Pasquiers) jus de fruit, très élégant, gourmand. TB.

Volnay Carelles sous chapelle 2017 : un peu serré en l'état.

Pommard Jarollières 2017 : un peu réduit et serré en l'état

Puligny 1er cru Combettes 1994 : couleur dorée, nez plein de miel, d'ananas, de fruits exotiques, de fleurs blanches, bouche plus sèche, encore du gras, de l'acidité, du beurre frais, des fruits jaunes, en pleine forme et finale longue et tendue. Un millésime petit au départ et un peu fluet qui a retrouvé du gras de manière surprenante avec le temps nous dit Jean-Marc Boillot. Exceptionnel.

 

 

Montagny 1er cru 2017 : gras, très beurré, encore un peu d'élevage, mais belle matière. A attendre un peu. B+.

 

Puligny 1er cru 2017 : (assemblage sous le puits, champ canet) Couleur or pâle, nez beurré et floral, expressif, bouche bien équilibrée entre gras et tension. TB+.

 

Montagny 1er cru 2015 : (demi bt) très beurré, un peu mou et lourdaud. B-.

 

JM Boillot - Montagny 1er cru Le Vieux Château 2010 : couleur or pâle, nez expressif sur un léger beurré avec beaucoup de fruits, citron, pêche, un peu d'ananas. Bouche assez fine, avec une belle acidité, des agrumes, des fruits jaunes, léger beurré, un peu d'amande. Longueur moyenne, finale légèrement saline. Beau chardonnay. Note : 16,5/20.

boillot

 

JM Boillot - Bourgogne rouge 2015 : robe rubis, nez très gourmand, sur la fraise, la framboise, la cerise. Bouche croquante, gourmande, légère, peu tannique, fruits rouges à peine sucrés, un vrai régal, très facile à boire. Seule la finale est un peu courte. TB.

Bourgogne rouge 2018 : petite bombe de fruit aussi. TB.

 

JM Boillot Bourgogne blanc 2013 : robe or pâle, nez légèrement beurré, floral, fruité, élégant.  Bouche avec un très léger gras, belle tension derrière, sur les agrumes, facile à boire, petite pointe d’amertume en finale. Très bon générique. TB-.

JM Boillot Bourgogne blanc 2016 : robe paille, nez floral, avec du miel, un peu sucré, idem en bouche avec une belle vivacité, mais encore un peu trop de puissance et un peu d'alcool en ce moment, à attendre quelques années. B+.

 

Bourgogne blanc 2018 : très clair, nez floral anis, bouche grasse, ronde, pe d'acidité, florale et très sudiste, on sent le millésime chaud en l'état. A regoûter dans quelques temps. B.

Bourgogne blanc 2019 : très beurré, beurre frais, gras, pas trop chaleureux pour 2019. B+.

 

Bourgogne blanc 2008 : à son apogée, bien gras, beurré, avec du fond. TB.

 

JM Boillot Mâcon-villages 2016 : robe légèrement dorée, nez légèrement beurré, floral, fruité, à peine sucré. Bouche à la fois tendue et grasse, très élégante, d'abord beurrée et florale puis finit citronnée et salivante. Du haut niveau pour un Mâcon-villages, dans un style très Côte de Beaune. TB+.

 

Macon villages 2020 : bien beurré, encore un peu d'élevage, très bonne matière, la finale reste fraîche, plus minérale désormais, assez longue. TB.

 

Mâcon-Chardonnay 2018 : très belles notes beurrées, fruitées, florales, bouche grasse et tendue à la fois, élevage bien intégré, gourmand sans manquer de fond, et bon potentiel de garde. Super rapport q/p. TB+

Montagny 1er cru 2018 : un peu plus gras que le précédent, à peine moins d'acidité. TB.

 

Puligny-Montrachet 2017 : très beau gras, fruits jaunes bien mûrs, reste équilibré, très accessible en l'état. TB+

Puligny-Montrachet 1er cru Champ Canet 2016 : plus de minéralité, dans le fond, plus caillouteux, finale plus longue sur de petits amers très classe, déjà bon, mas surtout gros potentiel de garde. TB++.

 

Volnay 2017 : léger, petits fruits rouges, peu tannique, très frais, juteux, longueur moyenne. TB.

 

Pommard 1er cru Jarollières 2015 : assez fin pour Jarollières, le style des rouges semble s'affiner depuis que Lydie et François sont aux manettes, on garde du fruit, beaucoup de fraîcheur et de belles notes épicées/cuir nobles dans le fond. Déjà accessible, sûrement encore mieux dans quelques années. TB++.

 

JM Boillot Puligny-Montachet 2012 : robe dorée, nez beurré, floral, élégant, assez mûr. Bouche épaisse, beurrée, belle tension derrière, fruits jaunes, florale, bonne longueur. Beau village. TB.

 Puligny Montrachet 2014 : très beau beurré, floral, gourmand, à peine vanillé, gras et épais mais tendu derrière avec une belle longueur. TB+.

 

Macon cruzille gamay 2022 : très juteux, fin, acidité élevée pour 2022 mais bien intégrée, très typé pinot avec un peu d'élevage. TB.

 

Jean-Marc Boillot, Pommard 1er cru Jarollières 2011 : Robe grenat, plus sombre que les précédents, nez un peu plus fermé qui laisse quand même entrevoir du cassis, de la réglisse, des épices. Bouche puissante, assez austère mais très noble, bien dans le style des Pommard du sud aux sols ferrugineux, il contraste avec la gourmandise du précédent. La finale est plus longue. Très intéressant mais pas exceptionnel ce soir-là, il mériterait d'être attendu encore quelques années. TB-.

 

JM Boillot Puligny 1er cru Combettes 2008 : très beau chardo, élégant, avec une belle tension, encore jeune. TB+.

JM Boillot Puligny 1er cru Combettes 1998 : oxydé, sans surprise pour cette période (1996-2001).

 

Volnay 1er cru « Le Ronceret » 2012, domaine Jean-Marc Boillot : Couleur sombre et légèremnt tuilée, nez sur le kirsch, le fer des sols rouges est bien présent. Bouche puissante, semble solaire, manque un peu d’élégance, tannins encore un peu durs. Il y a de la longueur, mais au final peu de plaisir sur ce Volnay bien plus proche du stéréotype Pommard. Petite déception… B-.

 

JM. Boillot - Puligny-Montrachet 1er cru Champ canet 2014 : Couleur dorée, nez encore jeune, beurré, légèrement vanillé, fruits jaunes, bien mûrs. Bouche encore jeune, grasse, beurrée, gourmande, presque une petite sucrosité à l'attaque, mais une bonne acidité dans le fond le relance sur la finale et l'empêche de tomber dans la lourdeur. Beau début ! TB.

JM Boillot - Puligny-Montrachet 1er cru Combettes 2008 : Couleur dorée, nez là aussi beurré, plus floral, encore jeune. Bouche avec du gras, du beurre, un peu moins de sucrosité, belle finale minérale. Finalement pas si différent du 2014. TB.

 

30 septembre 2017

Naudin-Ferrand (Magny-lès-Villers) ***

 

Claire Naudin (Gds jours 2018)

Echezeaux 16 : très beau fruité, frais, tendu, long, encore quelques tannins à intégrer. TB+.

Echezeaux 13 : un peu réduit, avec de la rafle comme chez JY Bizot, plus confit que 16, encore serré. B.

 

 

FDGV 2016

Naudin Ferrand Htes Côtes rouge 2014 : fruits des bois, épices, léger, sympa, mais très fluet. B.

Naudin Ferrand Htes Côtes Myosotis Arvensis 2014 : (sans soufre ?), marqué par la volatile, peu tannique, court. B-.

Naudin Ferrand Htes Côtes blanc 2014 : tendu, très citronné, peut-être un peu trop sur l'acidité. B.

 

 

Hautes côtes de Beaune blanc 2018 très bien fait, rond gourmand. Hautes Côtes de Beaune rouge 2018 frais, friand, pointe de volatile. Orchis mascula 2018 idem, Myosotis 2018 un peu dur, à attendre, toujours sur la brêche du nature, sans gros défauts non plus.

 Hautes cotes beaune bl perennis 19, avec du volume finale saline. TB.

 

 

Claire Naudin

ECHEZEAUXRouge2017 : très clair, de la dentelle, tout en fruit, rose, très épuré, long, beaucoup de fraîcheur et de fond. TB++.

ECHEZEAUXRouge2020 : un peu plus compliqué en l’état, plus sombre, un peu végétal, assez long, mais il faut se projeter. TB.

 

29 septembre 2017

Alain Hudelot-Noellat (Chambolle-Musigny) ****

Charles Van Caneyt, petit fils d'Alain Hudelot a repris ce domaine d'une dizaine d'hectares en 2008 et lui a redonné ses lettres de noblesse après un petit creux dans les années 2000. Le style est assez rond, gourmand, parfois un peu marqué par le bois/vanillé, clair en couleur, peu tannique, même s'il faut ensuite relativiser en fonction de chaque terroir, partiellement egrappé, les vins se livrent bien dans la jeunesse mais peuvent aussi vieillir. A notre une gamme négoce Charles Van Canneyt.

 

 

Hudelot-Noëllat - Bourgogne rouge 2014 : robe rubis foncé, nez qui pinote, fruits rouges et noirs, bouche légère, peu tannique, fruitée, très croquante, avec une belle matière pour un générique et une belle longueur. Superbe entrée de gamme. TB-.

hudelot bourgogne

 

Hudelot-Noellat - Bourgogne rouge 2015 : robe assez sombre pour un pinot, nez plutôt marqué fruits noirs avec des notes de ronce. Bouche sur les fruits noirs, d'une grande fraîcheur pour 2015, assez noble, belle matière, encore un peu jeune, presque trop sérieux pour un générique, à attendre un  peu et il rivalisera avec de beaux villages de la Côte de Nuits. Très belle longueur, finale fruitée, fraîche. TB. Seconde bouteille un an après, plus sur les fruits rouges, très gourmand, fin, ouvert, plein de fruit, pointe de sucrosité et belle acidité. TB+.

 

Hudelot-Noëllat - Bourgogne aligoté 2015 : couleur or clair, nez un peu pomme blette, floral, bouche avec un peu d'épaisseur pour un aligoté, vive,  toujours ce côté pomme, bien mais à boire sans trop tarder. B+.

 

Hudelot-Noëllat - Vosne-Romanée 2013 : (principalement sur Basses Maizières) On change de registre avec une couleur rubis, un nez sur les fruits rouges et la rose. La bouche est moins épaisse mais plus tendue, peu de tannins, toute en finesse et en élégance. TB+.

 

Vosne 2016 : encore un peu d'austérité et d'élevage, très beau jus, avec de la tension, des épices, de la longueur, prometteur. TB.

 

Vougeot 1er cru petits vougeots 2018 : très fin, élevage déjà bien intégré, bel équilibre, pas trop sucré ni chaleureux pour 2018, épicé, manque juste la complexité à venir. TB+.

 

Chambolle 2018 : très fin, très rond, encore sur l'élevage vanillé en l'état, à attendre. B+.

 

Chambolle 16 : toujours ce style assez rond et suave, mais élevage intégré ici, très gourmand, pas ultra long. TB.

 

Hudelot-Noëllat, Vosne-Romanée 1er Cru Les Beaumonts 2018 : (égrappé) Couleur rubis, nez de fruits rouges type cerise croquante, élevage vanillé encore marqué. Bouche toute en rondeur, texturée, aux tannins soyeux, impression de sucrosité vanillée, gourmand mais pas beaucoup d’allonge. B+.

 

Hudelot-Noellat, Vosne-Romanée 2016 (Bossières) : couleur claire, nez de fruits rouges et pivoine, bouche très fruitée, gourmande, tannins fins, l’élevage est bien intégré, gros plaisir immédiat. TB+.

 

 

 

FDGV 2016 et 2015 

Hudelot Noëllat - Chambolle 2014 : frais et fruité (fruits rouges), mais moins de matière que le 2013 de l'an passé, du coup les tannins ressortent un peu plus. B+.

Hudelot-Noëllat - Chambolle 2013 : très bon village, fruité, gourmand, beaucoup de matière, assez fin. TB-. Regoûté en bouteille, toujours beaucoup de fruit et de finesse, une pointe d'élevage vanillé en finale que je n'avais pas encore ressenti sur les vins du domaine. TB. Une autre bouteille plus tard avait un élevage parfaitement intégré, fruits rouges confiturés, rose, pivoine. TB++.

 

12 septembre 2017

Manuel Olivier (Nuits-saint-Georges) **

Manuel Olivier - Vosne-Romanée Les Damaudes 2012 : Robe rubis clair, nez un peu fermé à l'ouverture, bien mieux le lendemain, sur des petits fruits rouges, fraise surtout, un peu de griotte, une pointe végétale, pas de bois ressenti. Bouche toute en finesse, pas une grosse matière, mais un beau fruité après une longue ouverture, peu de tannins, une belle trame minérale pour étirer le vin. Finale assez longue, fruitée, acidulée, à peine végétale. Beau village, fin et fruité, à ouvrir à l'avance ou plus probablement à garder encore un peu. (Le surlendemain un peu de bois et une légère oxydation sont apparus) Note : 15,5/20.

 

Manuel Olivier - Bourgogne Hautes Côtes de Nuits Chardonnay 2016 : nez beurré, vanillé, un peu trop boisé. Mieux en bouche, plus de fruit, toujours un beau gras, assez mûre, à peine sucrée, gourmande, pas très tendue, facile à boire, style moderne. B.

 

Manuel Olivier - Bourgogne Hautes Côtes de Nuits Pinot Noir VV 2015 : couleur sombre, nez un peu refermé, fruits noirs, léger boisé. Bouche avec une belle concentration, mais qui manque un peu de pureté de fruit et de minéralité. B-.

 

NSG 2020 : clair, léger, fruité, facile, très simple. B.

Manuel Olivier, 2019 (aux allots) : robe assez claire pour un 2019, nez fruité et épicé, bouche assez simple, plutôt légère et facile, sans la profondeur des vins suivants. B.

 

 

Manuel Olivier

Chambolle 2017 confituré mais peu de matière. Bien mieux le Vosne 2017 Damaudes, plus frais, plus long, joli vin. Morey 2015 trop chaud, lourd. Clos Vougeot 2012 très pataud aussi. Toujours pas convaincu par ce domaine au style très international…

 

Bourgogne pinot noir 2023 : très clair, fin, pas de chaleur pour un 2023, rond, et facile, beau fruité, belle entrée de gamme.


M. Olivier Hautes Côtes de Beaune blanc 2023 très beurré rond boisé.
 

9 septembre 2017

Olivier Merlin (La Roche-Vineuse) ***

Olivier Merlin - Pouilly-Fuissé 2014 : Couleur or pâle, nez beurré, légèrement boisé, pointe de vanille, citronné, assez floral. Bouche avec une belle matière, du gras, boisé déjà bien intégré, qui a gagné en volume avec l'aération, de beaux fruits jaunes, un côté floral à peine sucré, gourmand, bien équilibré par une belle acidité. Finale de bonne longueur, tendue, plus citronnée. Déjà très bon maintenant, et probablement excellent dans 2-3ans. Note : 16,5/20.

merlin pouilly fuissé 2014

 

Olivier Merlin - Mâcon La Roche Vineuse 2015 : robe or pâle, nez sur les agrumes, bouche toute en vivacité, un peu d'alcool, légère amertume, sur les agrumes, le pamplemousse, finale qui chauffe un peu. B-.

 

7 septembre 2017

Rollin (Pernand-Vergelesses) ***

Visite au domaine Rollin

Bourgogne aligoté 2017 : bel aligoté avec de la vivacité et une belle matière.

Hautes côtes blanc 2017 : fruit assez mûr, manque un peu de tension.

Pernand blanc 2017 : un gros cran au-dessus, vif, tendu, peu de gras.

Pernand blanc les cloux 2017 : un peu plus gras, moins tendu.

Pernand 1er cru sous frétille 2017 : il conjugue la vivacité du Pernand 17 avec la matière des cloux.

Corton-Charlemagne 2017 : (40% fût neuf) beau potentiel, beaucoup de gras, mais un peu sur l'élevage en ce moment.

Chorey Rg 2016 : léger, facile.

Pernand 2016 : un peu serré par rapport au 2015 qui goûte mieux en ce moment.

Savigny aux grands liards 2016 : très serré

Pernand 1er cru les vergelesses 2016 : bien 

Pernand 1er cru Les fichots 2016 : bof

Pernand Rg 2017 : s'annonce gourmand, plus mûr et plus facile que 2016.

Savigny Gds Liards 2017 : serré.

Pernand Fichots 2017 : idem

Savigny 2018 : (sur fût) comme les deux suivants les vins sont en train de travailler, on sent un fruit très mûr, couleur sombre, millésime solaire, mais il y a de la fraîcheur derrière, de la concentration. Probablement un grand millésime par la qualité et par la quantité pour ceux qui ont su trouver de la fraîcheur.

Pernand Les Vergelesses 2018 :

Pernand Ile des Vergelesses 2018 :

 

 

 

Rollin - Corton Charlemagne 2008 : robe claire, peu évoluée, le nez est malheureusement déviant, marqué par la croûte de fromage. Dommage car en bouche il y avait une très belle matière, de la tension, de la longueur. Un problème de bouteille apparemment car il ne goûte pas comme ça d’habitude. Les bouteilles ans ce défaut doivent être excellentes. NN. Une autre bouteille plus tard, mieux, mais sur la pente descendante. B+.

 

Rollin - Corton-Charlemagne 2012 : couleur dorée, très beau nez beurré, fruits jaunes, bouche grasse et tendue sur la finale. TB++. Une autre bouteille faisait un peu caramel eu nez, mais bouche et finale tendue, saline. TB+.

 

Rollin - Corton Charlemagne 2017 : très beurré, gras, encore un peu d'élevage, acidité basse. B+.

 

Rollin - Corton charlemagne 2022 : déjà accessible, tout en rondeur, du gras, pas trop d'élevage, manque un peu de tension. TB.

 

Rollin - Pernand-Vergelesses blanc 2008 magnum : robe dorée, nez légèrement beurrée, florale, fruits jaunes, bouche pas trop grasse, fine, tendue, encore assez jeune, petite pointe de noisette sur la finale qui peut renseigner sur son âge, très élégant. TB.

 

Rollin - Hautes côtes Rg 2017 : couleur claire, nez très marqué cerise rouge. Bouche facile souple, fruitée, pas mal d'acidité, longueur correcte. Facile à boire. B+.

 

Rollin - Hautes côtes bl 2017 : couleur claire, nez floral, sur les agrumes, pas du tout beurré (cuves ?). Bouche fruitée, un peu maigre, acidité moyenne, facile, pas très "bourguignonne", finit court. B.

 

Rollin - Hautes cotes rg 2020 : léger, tout en fruit, plus de matière que les millésimes précédents, plus long, acidité et alcool mieux intégrés. TB.

 

Rollin - Aloxe-Corton 2008 : robe tuilée, nez à peine réduit à l'ouverture puis sous-bois, prune, griotte. Bouche superbe, très fraîche, tendue, sans être maigre, un peu terreuse, très longue. TB+.

 

Aloxe 2020 mag : puissant, un peu trop chaleureux.

 

Rollin - Pernand-Vergelesses rouge 2015 : couleur claire, nez de fruits rouges un peu sucrés, très gourmand mais avec derrière une pointe toastée un peu gênante. Bouche fruitée, peu tannique, très belle matière, pleine de fruits rouges, mais toujours cette pointe toastée jusqu'à la finale. B+. Une deuxième bouteille était moins toastée, plus tendue, moins confiturée. TB.

 

Pernand rouge 2018 : très frais pour 2018, léger en couleur, beau fruité, précis, TB+.

Pernand rouge 2019 : plein de fruit, très pur, gourmand, frais pour un 2019, excellent. TB+.

 

Rollin, Pernand-Vergelesses 1er cru Fichots 2019 : le pinot dans toute sa splendeur, pile dans la bonne phase, combinant fruité frais, tannins soyeux, volume, l’élevage est parfaitement digéré, la finale est longue, acidulée. Superbe bouteille. TB++.

 

Rollin - Pernand 1er cru Ile des Vergelesses 2012 : robe rubis, nez élégant qui pinote, très fruits rouges, petite pointe évoluée. Bouche très fruitée, belle acidité dans le fond, c'est fin, juteux, tannins fins, pas un gros volume mais très facile à boire. Finale assez longue, légèrement épicée. Très beau vin. TB.

rollin pernand 2012

 

7 septembre 2017

Domaine de la Romanée-Conti (Vosne-Romanée) ******

Ce domaine mythique n'est pas si petit qu'on pourrait le croire avec ses 27 hectares (dont 0,85 de blanc), mais c'est probablement le plus prisé du monde. La famille De Villaine en a hérité par l'arrière-petite-fille de Jacques-Marie Duvault Blochet et la famille Leroy codétient l'autre partie depuis 1942. Il n'y a que des grands vins ici où il n'y a presque que des grands crus (l'ancien Vosne 1er cru étant fait avec les jeunes vignes des grands crus - depuis 2018 un Petits Monts est vinifié au domaine). La vigne est conduite en biodynamie (Biodyvin), les raisins sont vinifiés en grappe entière apportant aux vins la fraîcheur et au vieillissement de belles notes florales puis élevés en fûts neufs. Sans être particulièrement extraits, les grands terroirs et les faibles rendements donnent des vins colorés, parfois aux tannins très fins (Romanée-St Vivant, Romanée-Conti...) parfois aux tannins plus durs (Corton, La Tâche...). Ce sont probablement les pinots où les notes de roses (fanées au vieillissement) sont le plus marquées. Ils peuvent sembler simples, évidents, faciles si on les boit trop jeunes : il faut être patient pour qu'ils livrent tout leur potentiel. Le rare Montrachet est lui au contraire ramassé très mûr, sur l'opulence, l'épaisseur, sans manquer de fond bien sûr. Il faut le laisser en cave lui aussi.

Attention toutefois que le style est en train d'évoluer depuis l'arrivée d'Alexandre Bernier en 2018 (à la place de Bernard Noblet). Le tonnelier n'est plus uniquement François Frères, l'influence du bois a été réduite, les doses de sulfites deviennent plus faibles également (grâce au gros travail en biodynamie à la vigne).

 

 

 

Domaine de la Romanée-Conti – Echezeaux 2011 : (bt n° 8490/12366) couleur rubis foncé, nez discret à l’ouverture de la bouteille, en bouche même constat c’est un peu décevant. Mais après quelques heures le verre vide laisse enfin percevoir de belles notes de roses fanées. Le lendemain c’est beaucoup mieux, le nez est expressif, j’ai l’impression de retrouver la rose même si c’est moins évident que dans le verre vide, beaucoup de fruits rouges et noirs (framboise surtout, fraise, mûre) quelques épices, aucune trace d’élevage. La bouche est vive, assez puissante, fraîche, portée par une très belle trame acide, avec beaucoup de fruits, quelques épices, de légères notes florales, belle matière avec des tannins déjà parfaitement fondus. Finale tendue, un peu plus florale, de bonne longueur sans être exceptionnelle. Déjà beaucoup de plaisir, même si le vin va gagner en complexité avec le temps. Note : 18/20.

P1060130

 

 

 

Domaine de la Romanée-Conti - Richebourg 2005 : couleur rubis foncé, nez très marqué par la rose fanée, pivoine, fruits rouges et noirs, dans le fond menthol, épices… Bouche très fine, élégante, aux tannins parfaitement fondus, de la matière, de l’acidité, de la gourmandise avec des fruits légèrement confiturés, de la fraîcheur avec la rose, la pivoine. Là aussi comme pour le Margaux, c’est un vin très facile à boire et évident, pour lequel il est difficile de se retenir pour en apprécier la complexité. Tout est là, à la bonne place. La longueur est remarquable, le vin garde son élégance jusqu’au bout. Exceptionnel. Note : 20/20.

richebourg

 

 

Domaine de la Romanée-Conti - Hautes Côtes de Nuits blanc Abbaye de St Vivant pour les Caves Augé 2007 : robe bien plus dorée que le précédent, plus beurré, moins grillé, fruits plus mûrs, semble plus chaud. Bouche tendue, fruitée, beurrée, plus puissante et grasse que le précédent (St Philibert 2010), un peu moins d'élégance, belle longueur aussi. TB+.

 

 

DRC - Montrachet 2008 : couleur or profond, qui tire même sur l’ambrée, semble évoluée. Mais le nez est encore jeune, sur le miel, le beurre, les fruits secs, les fruits jaunes bien mûrs, il a un côté sémillon, des fleurs, de l’amande. Bouche puissante, opulente, à la matière énorme, il en met plein la vue dès le départ, mais ça ne s’arrête jamais grâce à une grosse tension derrière, c’est miellé, bien mûr, avec des fruits secs encore, un boisé parfaitement intégré. Finale monstrueuse. Mon plus grand vin blanc et le vin parfait s’il existe. Note : 20/20.

conti 2012

 

DRC - Romanée Conti 2012 : Robe rubis foncé, peu évolué. Le nez est expressif sans être exubérant, avec un très beau fruité, sur la cerise surtout, un peu de framboise, de mûre, une toute petite pointe de rose qui le rend assez noble, du végétal comme de la pivoine, aucune note boisée. Bouche en finesse, bonne matière mais rien d'impressionnant, tannins très fins déjà fondus, toujours le même beau fruité, mais je ne sens plus la rose, belle fraîcheur, bien équilibré, facile à boire, mais pas très complexe en l'état, on sent que c'est encore jeune. Bonne longueur, sur le fruit avec un côté pivoine un peu plus prononcé, une pointe d'épices peut-être. En l'état c'est excellent car très fruité et parfaitement équilibré mais la complexité aromatique n'est pas encore là, ce qui n'est pas si étonnant pour un 2012, ce sera tout autre chose dans 15ans. C'est en plus un style tout en finesse contrairement au blanc. Le Richebourg 2005 avait la même finesse et le même équilibre mais avait déjà pris un peu plus de complexité. Note : 19/20.

 

 

Romanée-Conti - Vosne Romanée 1er cru Duvault Blochet 2011 : Robe assez claire, nez très « Conti », avec un peu de rose, de la cerise, de la fraise. Bouche fruitée, très fine, fraîche, pas ultra complexe mais parfaitement équilibré. Bonne longueur sans être exceptionnelle. Comme souvent avec la Conti, on pourrait le prendre pour un super vin de soif. TB+.

 

 

Romanée-Conti La Tâche 1937 : une bouteille incroyable où comment être au bon endroit au bon moment. Une grande histoire dans un lieu incroyable... Le vin est encore en pleine forme, il ne s'écroulera pas même uelques heures après l'ouverture. Le nez est plein de rose fâné, pot-pourri, du sous-bois, encore plein de fruit. La bouche est d'une tension incroyable, pleine d'énergie après autant d'année, encore des petits tannins de qualité, du fruit, du tertiaire, de la longueur, de l'épaisseur. On se dit qu'on ne trouvera jamais meilleur. Un grand merci Pascal !

 

Domaine de la Romanée-Conti, Romanée-Saint-Vivant 2006 : Couleur plus soutenue que le Chambolle et le que le Chambertin, le nez est très élégant, encore plein de fruits rouges, de cassis et de mûre, avec des notes de réglisse, de rose et de pivoine comme dans un pot-pourri, pas vraiment de traces d'évolution. La bouche est incroyable, pleine de fruits frais qui rendent le vin juteux et croquant, une texture de velours, bien plus d'épaisseur que le Chambolle, et dans le fond une superbe acidité qui fait durer le vin pendant des heures. Il est moins démonstratif que le vin d'Auvenay, mais on se dit que tout est là, à la bonne place. Tout le monde en attendait beaucoup et personne n'a été déçu, bien au contraire. On frôle la perfection avec ce vin magique, qui en plus n'est qu'à l'aube de sa vie. Exceptionnel.

 

Romanée-Conti Echezeaux 2010 : Couleur étonnamment tuilée, nez un peu chaud, kirsché, terreux, pas vraiment de rose. Bouche puissante, jeune, beaucoup de fruits rouges, encore un peu massive et serrée, mais longueur et énergie incroyables. A attendre. La fin de bouteille était soi-disant plus détendue.

 

DRC - Marc de Bourgogne 1999 45% : (mise 2016) robe ambre clair, nez chaleureux, fruité, un peu d'amande, de noisette. Belle rondeur en bouche où l'alcool est bien intégré, bonne ampleur, pas du tout le côté bois vert du marc de Dujac, bonne longueur. TB.

 

DRC - Fine de Bourgogne 200062017 44,6% : (distillation des bourbes) un peu plus fin que le Marc. TB+.

 

 

Echezeaux 2017 : un peu réduit au départ, a besoin d'un peu d'ouverture, plutôt assez coloré, simple, fruité, facile, peu tannique, on a du mal à sentir le fond derrière, probablement encore trop jeune. C'est bon mais encore tout simple. A regoûter dans une dizaine d'années. TB-.

 

 

Domaine de la Romanée-Conti, La Tâche 2004 : Couleur grenat, bien plus foncée que le précédent, sans trace d’évolution. Le nez s’ouvre d’abord sur un côté lardé, viande fumée, plus typique d’un Rhône Nord que d’un pinot, on sent un vin puissant, très solaire pour 2004. Peu à peu le côté lardé se mêle au côté pot-pourri/rose fanée typique du domaine, avec du cuir, cassis, framboise… Très complexe et évolutif dans le verre. La bouche reprend ses arômes, plutôt puissante et mûre pour un pinot, mais une acidité très élevée dans le fond l’étire et lui permet de rester équilibré. Les tannins sont très fins. Finale encore plus longue que les précédents. Même si elle n’était probablement pas encore à son apogée, cette bouteille était exceptionnelle. Malgré des attentes très fortes, elle n’a déçu personne, bien au contraire. Exceptionnel.

 

DRC - La Tâche 2010 : Couleur rubis à peine orangée, nez très marqué fraise écrasée, encore plus avec l'ouverture, un peu typé grenache, beaucoup de pivoine et de rose, de plus en plus pot-pourri, peu d'arômes tertiaires. Bouche qui combine un fruité assez mûr, fraise confituré, avec une acidité haute, beaucoup de fraîcheur, pas très haut en alcool (13%), gros volume, beaucoup de fond avec une vraie tension minérale et en même temps de la gourmandise, tannins gras et mûrs qui commencent à devenir soyeux. Un gros potentiel de garde mais déjà beaucoup de plaisir. Longueur énorme. Exceptionnel.

 

DRC La Tâche 2014 : nez très DRC très pivoine ros, grappe entière, classe. Bouche très noble, qui combien volume, fruité, tannins fins, et un côté à peine austère dans le bon sens, de l'allonge, tout est à la bonne place, très DRC dans le style, déjà accessible mais bien sûr gros potentiel de garde. Plus fin et frais que 2012, moins confituré et rond que 2015, plus classique. Exceptionnel.

 

La Tâche 2008 : nez très DRC, très rose, mais ici il semble déjà évolué, même pile à point, tirant donc plus sur le pot-pourri, derrière début de tertiaire, sous-bois, ronce, très noble. La bouche est exceptionnelle, combinant fruit, matière, complexité, la grande classe, les tannins sont très fins, je m'attendais à plus serré et étriqué, mais il vient de rentrer sur son plateau d'apogée. Un des plus grands vins du domaine. Exceptionnel.

 

 

La Tâche 1997 : couleur clair et marron, nez kirsché, très évolué, terre, un peu rustique, ferreux, fruits à l'eau-de-vie, bouche serrée, pas un gros volume, façon vieux De courcel ou Cofuron-Cotetidot, manque un peu d'enrobage. Goûté à l'ouverture uniquement. B+.

 

La Tâche 2013 : début d'évolution au nez, très pot-pourri, bouche avec une attaque très ronde, soyeuse, finale qui allonge avec une belle acidité qui arrive, un côté salin, olive, anchois, très long. Exceptionnel.

 

 

Domaine de la Romanée-Conti, Romanée-St-Vivant 1997 : (100% pinot noir en grappes entières. Parcelle de 5,28ha sous la Romanée-Conti et les Richebourg. 90cm d’argiles sur calcaires de Premeaux. Elevage en fûts neufs) Couleur grenat, à peine évoluée. Superbe nez expressif et très complexe, plutôt orienté violette et fruits noirs, un peu kirsché, viande fumée, végétal noble, cuir... Bouche en dentelle, soyeuse, peu de tannins, moins d'acidité et d'énergie que le Richebourg 1998, mais plus de finesse. Une finale interminable là aussi, portée par la fraîcheur et le végétal noble de la grappe entière. TB++.

 

 

Richebourg 2007 : toujours ce style très DRC, floral, fruits noirs, très marqué grappe entière, intense, énergique, longueur énorme. Exceptionnel.

 

Richebourg 2009 : nez ouvert, éclatant, fraise écrasée, rose, bouche avec largeur, beaucoup de volume, tannins fins, pas d'excès de chaleur, beaucoup de longueur, pas vraiment de notes d'évolution, parfaitement en place. Exceptionnel.

 

Romanée-Conti 2009 : derrière le Richebourg, il demande du temps, plus "maigre", plus de tension, plus floral, petite touche fumée, tout en allonge, subtil, met du temps à se livrer, bien moins de matière, mais peut-être un peu plus de longueur, peut-être pas tout à fait prêt. Presque un petit avantage au Richebourg en l'état. Deux jours plus tard, le Richebourg commençait à fatiguer, la Conti non elle avait gagné en volume mais aromatique un poil fermé, probablement encore un peu jeune. TB++.

 

Romanée-Conti 2011 : bu juste après les 2009, couleur claire, nez épicé, un peu solaire à l'ouverture, puis vite très marqué rose, moins fraise écrasée que les 2009, beaucoup d'orange sanguine et de pot-pourri avec l'ouverture, bouche de velours, avec comme toujours cette élégance et cette allonge de la Conti. Semble dans une meilleure phase que 2009. Exceptionnel

 

 

Domaine de la Romanée-Conti, Richebourg 1998 : (100% pinot noir en grappes entières. Parcelle au nord de la Romanée-Conti. Le DRC possède 3,5ha des 9ha. Sols de marnes et calcaire de Premeaux. Elevage en fûts neufs) Couleur rubis, trouble et à peine évoluée. Superbe nez expressif et très complexe sur le pot-pourri, la pivoine, fruits rouges et noirs, pointe fumée... La bouche est puissante, énergique, avec une acidité élevée, une matière dense, encore beaucoup de fruits un peu plus sucrés que dans la St Vivant 1997, la noblesse de la grappe entière qui apporte beaucoup de fraîcheur, des tannins poudrés et une finale interminable. Encore une fois, tout le monde en attendait beaucoup et personne n'a été déçu. TB++.

 

DRC - Richebourg 2015 : couleur encore jeune et brillante, pas trop foncée pour 2015. Nez très ouvert, plein de fruits rouges et noirs, très pur, pas du tout d'élevage ressenti, de la violette, pivoine, des épices. La bouche est très gourmande, pleine de fruits, tannins soyeux, très gros volume, déjà étonnamment très approchable pour un 2015, avec une très belle acidité derrière, finale extrêmement longue. A ce moment-là on se demande comment il peut y avoir meilleur (pour un jeune vin - sans parler de la complexité aromatique des vins plus âgés donc). Exceptionnel.

 

DRC - La Tâche 2012 : le nez est très différent des 2015, on retrouve presque une filiation avec le Musigny 2012, un côté presque syrah, lardé, olive, réglisse, du cuir, moins floral et moins en fruit que les 2015, très noble aussi. La bouche déçoit un peu par contre, massive, musclée, très gros volume, très grosse longueur, mais probablement encore trop jeune, avec des tannins serrés, et une finale un peu chaleureuse, la fin de bouche est plus dans l'esprit nebbiolo. En comparaison avec les autres, ce n'est pas son soir. TB+.

 

DRC - Romanée-Conti 2015 : il sera forcément comparé au Richebourg 2015. Le nez demande un peu plus de temps pour se livrer, mais semble plus subtil encore, un peu plus floral, un peu plus sur la rose, peut-être moins épicé. La bouche est moins en volume, mais plus en longueur, avec une acidité très élevée pour un 2015 qui porte le vin encore plus loin. Toujours cette impression de finesse extrême, un style plus aérien. Là aussi c'est étonnamment très approchable pour un 2015. Il offre déjà un plaisir énorme. La finale est encore plus longue que celle du Richebourg. On en attendait beaucoup et il a répondu. Exceptionnel.

 

DRC Romanée St Vivant 2015 : compliqué, problème de bouteille probablement.

 

DRC - Vosne-Romanée 1er cru Les Petits Monts 2018 : (Premier millésime d'Alexandre Bernier à la place de Bernard Noblet, et premier millésime de cette cuvée. Auparavant les raisins étaient probablement vendus, sauf les années de Duvault-Blochet ? Vinif avec un peu moins de soufre ? Pas uniquement des barriques neuves de chez François Frères ? Difficile de savoir, le DRC communique peu sur ses "innovations") couleur rouge brillante, nez de fruits rouges confiturés, fraise écrasée, beaucoup de pivoine. Bouche très ronde, très gourmande, très fleurie, gros volume, tannins très fins, beaucoup de pureté. Le style me rappelle les nouveaux Arnoux-Lachaux, un côté un peu sudiste-grenache ou cinsault. Un délice mais il manque une petite pointe d'acidité en finale par rapport aux 2015. TB++.

 

"Mixture Vosne 1er Cru 2015" : 3e trie dans la tâche, la conti et le richebourg. Superbe nez très pot-pourri, jus de fruit éclatant, bouche en dentelle, on y retourne sans cesse, un vin évident. TB++.

 

Petits Monts 2020 : couleur sombre, nez lardé, presque un peu suie, cendre, toasté, fait un peu syrah. Bouche en rondeur, fruits noirs, et lardée, tannins très soyeux, encore un peu d'élevage, belle longueur. Très bien né. TB++.

 

 

 

Visite au DRC avec Perrine Fenal

 

En effet, depuis l'arrivée d'Alexandre Bernier pas uniquement des François Frères (même s'il reste le tonnelier référent à près de 90%), tout ce que nous avons goûté est passé en barriques neuves, tout en 100% grappe entière, quelques essais sur des cigares ou des demi-muids par exemple. Les Petits Monts juste sulfités après malo ou à la mise. Les autres cuvées un peu moins de sulfites diminution des sulfites peu à peu par rapport au passé. Les vignes trop vieilles ou fatiguées sont petit à petit remplacées avec les meilleures massales de plusieurs vignerons du secteur qui ont formé une association.

 

Corton 2023 : (Bressandes, Clos du Roi, Renardes) encore un peu serré, plus compliqué que les vins de la Côte de Nuits en l'état.

Echezeaux 2023 : se livre déjà très bien, d'une grande finesse, presque "facile", tannins plus fins que le Corton, comme tous les 2023 ici d'une fraîcheur incroyable, avec un beau fruité et du volume.

Grands Echezeaux 2023 : on monte d'un très gros cran, plus d'acidité à l'attaque, puis plus de volume en milieu de bouche, des tannins soyeux, l'élevage est déjà très bien digéré, beaucoup de fruit, de pureté, et une longueur phénoménale.

Romanée St Vivant 2023 : derrière le précédent, un peu plus maigre, un peu plus étriqué.

Richebourg 2023 : (sa partie Les Veroilles est en cours de replantation, un Richebourg plus fin en ce moment) Très beau Richebourg, effectivement plus fin qu'à l'accoutumée, sphérique, soyeux, se livre déjà bien. Assez proche de Grands Echezeaux.

La Tâche 2023 : probablement le summum de la dégustation ce jour-là, un fruité peut-être un peu plus mûr, plus noir, très pur, encore plus de volume, mais là aussi un grain de tannins ultra soyeux, sans prose de bois, d'une longueur hors norme.

La Romanée Conti 2023 : un peu plus fermé, moins de largeur, plus en longueur, plus épicé, peut-être plus subtil mais aussi plus réservé, il va demander du temps pour livrer tous ses secrets. Petite préférence personnelle pour La Tâche voire même Gds Ech ce jour-là.

Grands Echezeaux 2018 : on retrouve un peu le 2023, mais avec déjà un début d'évolution pour un 2018, beaucoup de finesse, il brille notamment par sa fraîcheur et son acidité pour un 2018 tout en livrant un fruité mûr. Du grand art !

Corton Charlemagne 2020 : joli nez expressif, floral, petite touche beurrée, bouche élégante, avec de la tension, fraîche pour 2020, se livre déjà bien, élevage en barriques neuves qui ne se sent pas beaucoup, déjà bien intégré, juste un peu de gras autour, très belle longueur. (Le 2019 est soi-disant bien plus opulent, très "Montrachet")

 

Un grand merci au domaine pour l'accueil et la dégustation. Le mythe est vraiment à la hauteur de sa réputation. Quel chance d'avoir pu accéder au Graal de tout amateur de vin.

 

6 septembre 2017

Raveneau (Chablis) *****

C'est désormais Isabelle, la fille de Bernard Raveneau, et son cousin Maxime, fils de Jean-Marie Raveneau, qui sont en charge du domaine. Les vins sont probablement les meilleurs de l'appellation : ils combinent à la fois minéralité, tension et gras, avec parfois un élevage beurré similaire à celui que l'on trouverait en Côte de Beaune. Ce sont des vins taillés pour une longue garde, qui peuvent être bridés par un excès de soufre en jeunesse. Cependant, les derniers millésimes s'avèrent plus accessibles en jeunesse, et justement moins marqué par le soufre depuis l'arrivée de la nouvelle génération.

 

 

 

Raveneau - Chablis 1er cru Montée de Tonnerre 2006 : (bu à l'ouverture de la bouteille) Robe claire, peu évoluée. Nez marqué par des notes de noisette, un léger grillé, le citron, légèrement floral. Bouche vive, citronnée, tendue, pas spécialement beurrée, manque un peu de gras et de matière à mon goût, quelques notes de noisette, saline. Finale de longueur moyenne, citronnée, saline. Bon vin, assez simple, facile à boire. J'avoue que j'en attendais un peu plus. Note : 16/20.

 

Raveneau - Chablis 1er cru Montée de tonnerre 2011 : bien plus convaincant que 2006, léger gras, beurré, belle tension derrière. Note : 17,5/20.

 

Raveneau - Chablis 1er cru Foret 2012 : couleur claire, nez citronné et minéral. Idem en bouche, bien équilibrée, tendue, citronnée, saline, peu de gras, pas très complexe en l'état, belle longueur. Note : 16/20. Une seconde bouteille semblait plus grasse, bien moins tendue, plus typée Côte de Beaune, plus boisée aussi. Note : 15,5/20.

 

Raveneau - Chablis 1er cru Foret 2012 : (un an plus tard) beau Raveneau classique, pas trop gras sur Foret, coquille d'huitre, long. TB+.

 

Foret 2014 : très chablisien, coquille d'huitre, peu d'élevage, très minéral, long, salivant. TB+

 

Raveneau - Chablis Grand cru Blanchot 2010 : (bu à l'ouverture de la bouteille) Robe légèrement dorée, nez beurré, boisé parfaitement intégré, agrumes, fruits jaunes, floral. Bouche avec un très beau gras, de la matière, grosse tension derrière, fruitée, florale. Finale impressionnante de longueur, saline, sur les agrumes, fait saliver longtemps. Grand vin. Note : 18,5/20.

 

Raveneau - Chablis Grand cru Blanchot 2011 : légèrement doré aussi, nez sur le beurre frais, le citron. Bouche avec le gras de Blanchot, finale plus tendue et saline, toujours plus facile d'accès que Valmur, très beau niveau sur ce 2011, à peine en dessous de 2010. Note : 18/20.

 

Raveneau - Blanchot 2018 : simple, élégant, pas trop fermé, pas beaucoup d'élevage, pas une grosse acidité, à attendre, il ne dévoile pas encore tout. B+.

 

Raveneau - Chablis Grand cru Valmur 2010 : Robe or pâle, nez très minéral, pierre-à-fusil, citron, coquille d'huître, croûte de fromage, bouche tendue, minérale, saline, moins épaisse et moins fruitée que Blanchot 2010, mais plus longue, plus ciselée, à attendre encore un peu peut-être même s'il offre déjà du plaisir. Finale interminable, très saline. TB+.

 

Valmur 2010 : 3-4ans plus tard, plus épanoui, plus miellé, coquille d'huitre, commence à être à maturité, très long. TB++.

 

Raveneau - Chablis Grand cru Valmur 2011 : très minéral, citronné et tendu, à peine moins long que le 2010. TB.

 

Valmur 2009 : bien dans le style du domaine, manque juste un poil de tension sur ce millésime solaire. TB+.

 

Valmur 13 : nez un peu miel, cire, bouche plus minérale et tendue que ce que laissait penser le nez, longue, précise, élégante, complexe, beau volume, sans être boisé, finale coquille d'huitre. TB++. Autre bouteille très proche. TB++.

 

Valmur 15 : étonnamment assez plat, probablement un problème de bouteille.

 

Raveneau - 1er cru Vaillons 2007 : robe dorée, nez encore jeune, miel, beurré, fruits jaunes, citron. Bouche avec du gras et de la tension, très longue, dans une bonne phase, commence à être à point. TB+.

 

Vaillons 2012 : simple, vit et citronné, manque de matière. B+.

 

Vaillons 2009 : assez tendu, aromatique beurre frais et coquille d'huitre, commence à bien se livrer. TB+. une autre bouteille avec quelques petites notes "bourgeon de cassis" font qu'elle m'emballe moins que celle bue il y a 1 mois. Ca reste très bon quand même. TB. Une troisième bouteille montrait une grosse réduction au nez, mais une bouche très tendue et minérale. TB+.

 

Vaillons 13 : tout de suite très chablisien, coquille d'huître, citron, très belle tension, long, salin, TB++.

 

Vaillons 14 : comme le 13 très chablisien, tendu. TB++.

 

Raveneau, Chablis 1er cru Vaillons 2012 : (100% chardonnay. Parcelle sur la rive gauche du Serein, exposition sud-est, sols calcaires. Elevage fût)  Couleur très claire, nez classique du domaine mélangeant coquille d’huitre, citron à des arômes plus « Côte de Beaune » beurré, fruits jaunes. Bouche qui combine une matière épaisse, un peu de gras et de beurré, à du fruité et une trame minérale très longue, très salivante en finale, d'une longueur incroyable. La magie Raveneau a encore opéré avec peut-être un supplément d'expressivité sur la seconde bouteille. TB++.

 

Butteaux 2013 : belle tension, bien marqué coquille d'huitre, déjà très abordable, léger gras par dessus. TB+. Seconde bouteille tendue, peu de gras, plus de fruit. TB+.

 

Butteaux 14 : petite touche buis à l'ouverture, puis style très chablisien ici, tendu, demi-corps, pas de gras, frais, minéral, tout en allonge. TB+.

 

Raveneau - Chablis Clos 2009 : joli beurré, opulent, (moins que le Comtes Lafon), super trame minérale dans le fond, finale tendue. TB++.

 

Raveneau Clos 2011 : miellé, beaux fruits jaunes, cire, bouche opulente, large, complexe, miellée et fruitée, manque un brin d'acidité et de tension pour être vraiment parfait, mais finale très longue, sans lourdeur non plus, encore assez jeune et en pleine forme, demande la table, il y a vraiment du vin, noble. TB++.

 

Raveneau - Chablis 1er cru Montée de Tonnerre 2013 : nez qui sauvignonne, exubérant, pamplemousse, fruits exotiques, buis, bouche avec du sucre, fait sauvignon new zélandais un peu, mais une jolie tension et longueur sur la finale. Pas bien en place, mais beau potentiel si l'on est patient. TB-.

Montée 2012 : peu de gras, très chablisien. TB.

Montée 18 : élégant, sans lourdeur, encore un peu jeune bien sûr, manque un poil de tension en finale, mais pour 2018 c'est plutôt bien géré. TB.

 

Raveneau Bernard & Jean-Marie, Chablis 1er cru Butteaux 2016 : (élevage fûts) Couleur un peu plus dorée, nez un peu plus mûr, petite touche d'élevage, plus jeune. Bouche avec plus de volume, léger gras à l'attaque, plus d'opulence, plus de complexité, la trame minérale est bien là dans le fond, beaucoup de longueur, encore un peu trop jeune dans l'idéal, comme souvent avec Raveneau, mais la densité est impressionnante. A peine moins de plaisir immédiat que le Dauvissat mais plus de potentiel. TB++.

 

Raveneau Bernard & Jean-Marie, Chablis 1er cru Forêt 2014 : couleur assez proche, un nez un peu plus simple, encore sur le fruit, une touche de miel, de beurre, de caillou. Bouche avec plus de rondeur, un peu plus puissante et opulente, un peu d'élevage, mais là aussi beaucoup de longueur, très belle acidité avec du volume autour, à peine moins salivant en finale, on sent qu'il peut encore vieillir très longtemps. TB+.

 

 

domaines familiaux 2019

Chablis 1er cru Butteaux 2017 : vins assez colorés pour Chablis, avec un peu d’élevage comme toujours chez Raveneau. Les vins se goûtent très bien pour des jeunes Raveneau, un peu de gras, fond minéral, coquille d’huître, finit assez long et salin. TB+.

Chablis 1er cru Montée de tonnerre 2017 : plus de volume, plus de longueur. Déjà très accessible. TB++.

Chablis 1er cru Butteaux 2012 : Pas si différent que ça du 2017, beau volume, du gras, tendu dans le fond, encore tout jeune, à attendre encore si possible, très prometteur et déjà bon. TB+.

 

 

domaines familiaux 2021

Chablis Butteaux 19 : un peu mentholé et sur la poire au nez, bouche un cran au-dessus, très droite, pas de gras, citronné, coquille d’huitre, très pure, pas de soufre ressenti, assez long. TB+.

Chablis Monteee de tonnerre 19 : idem, encore plus citronné et coquille d’huitre, très tendu, très frais, tout en longueur. TB++.

Chablis Les Clos 19 : nez à peine mentholé proche de celui e Butteaux, bouche tendue aussi, du volume, pas du tout beurré, aucun élevage ressenti, très droite et minérale. Superbe. TB++. Des vins étonnamment très accessibles pour de jeunes Raveneau, pas du tout bridés par le soufre comme ça pouvait être le cas par le passé. Lorsqu’on pose la question la réponse est qu’il n’y a pas eu de changement particulier, tout s’est fait petit à petit, les doses de soufre ont été limités grâce à des vendanges plus saines et du meilleur matériel en cave.

 

 

domaines familiaux 2022

Chablis Butteaux 2020 : le nez présente un léger beurré, fruits jaunes. La bouche combine gras, fruit avec une très belle tension, de la gourmandise, se goûte très bien en l’état. TB+.

Chablis Montée de tonnerre : style plus austère, plus coquille d’huître et citron, tendu, très belle acidité et longueur pour 2020. TB+.

Chablis Les Clos : un peu plus fermé, plus puissant, plus de volume, a clairement besoin de temps, mais le millésime semble là aussi parfaitement géré. TB.

Raveneau - Chablis Butteaux 2014 MAG : très coquille d’huître, tendu, citronné, long, salivant, très Chablis, pas surprenant, mais excellent. TB++.

 

 

domaines familiaux 2023

Chablis Montée de tonnerre 2021 : style un peu austère, droit, citronné, très chablisien, pas forcément beaucoup plus tendu que le 2020 l’an dernier. TB.

Chablis Butteaux : plus expressif ce jour-là, plus large, plus « argileux », petite touche de citron confit, beau volume, dans une phase éclatante. TB++.

Chablis Les Clos : il combine la largeur du précédent, avec la finale plus caillouteuse et noble du premier. Boisé déjà intégré, pas spécialement beurré. Confirme que les vins du domaine se goûtent très bien en jeunesse depuis quelques années. TB++.

 

24 août 2017

Dubuet (Monthélie) ***

Visite au domaine Dubuet

Bourgogne blanc Trait d'union 2017 : fruité, petite touche de gras, sympa.

Auxey Les hautés 2017 : on monte d'un cran, plus gras, beurré, sans le grillé qui me gêne sur les 2015.

Monthelie La Combe Danay 2017 : gras, beurré, floral, tendu derrière. Très beau vin. TB+.

Meursault 2017 : (Le Limozin et Les Vireuils) comme le précédent, gras, beurré, plus concentré, plus long, super rapport q/p. TB++.

Auxey 1er cru blanc 2016 : moins de gras, moins de longueur que les 17.

Pernand 1er cru Bl 2017 : pas tout à fait en place, élevage pas tout à fait fini pour lui ?

Bourgogne rouge les gamets 2017 : fruits rouges et notes poivrées très intéressantes, belle entrée de gamme.

Auxey Les hautés Rg 2016 :

Monthelie Les longènes 2016 : mon préféré de la série de rouge, pas très épais mais beau fruité, tout en  longueur. Les autres rouges semblaient un peu trop serrés en comparaison.

Auxey 1er cru Gds champs 2016 :

Monthelie 1er cru Champs fulliots 2016 :

Savigny 1er cru Serpentières 2017 :

Pernand 1er cru Les vergelesses 2015 :

Beaune 1er cru Les aigrots 2015 : très serré.

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Domaine Dubuet Guy & Fils - Auxey-Duresses rouge "Les Hautés" 2014 : Robe assez sombre, nez assez fermé, quelques fruits rouges et noirs, assez mûrs. Bouche marquée par une grosse acidité, qui ressort un peu trop l'aromatique étant un peu fermé, tannins bien fondus, assez bonne matière, longueur moyenne. A attendre encore un peu, il devrait être bien dans 2-3ans. B.

Auxey Rg Les Hautés 2016 : couleur claire, nez de petits fruits rouges, framboise, très élégant, bouche légère, fruitée, finale poivrée, déjà accessible, bien au-dessus du 2014. TB.

 

Dubuet - Auxey-Duresses Blanc Les Hautés 2015 : couleur dorée, nez très toastée, la bouche manque d'acidité, toastée aussi. Moyen.

 

Domaine Dubuet Guy & Fils - Bourgogne rouge "Les Gamets" 2014 : Un peu plus ouvert que l'Auxey-Duresses au nez, grosse acidité aussi en bouche, manque un peu de gourmandise, comme l'Auxey, une texture qui manque un peu de soyeux. B-.

Dubuet - Bourgogne rouge Les gamets 2016 : couleur claire aux contours violets, nez de cerise et fruits rouges croquants, fait un peu gamay, bouche légère, peu tannique, beaucoup de fruit, de la fraîcheur, de la gourmandise, très gouleyante, finale pas très longue mais un beau fruité qui donne envie de se resservir. Plus convaincant que le 2014. B+.

Dubuet - Bourgogne rouge Les Gamets 2017 : beaux petits fruits rouges croquants, légères notes poivrées en finale, encore un peu au-dessus du 2016, en pleine progression. TB-.

 

Dubuet - Auxey blanc les hautés 2021 : beurré, assez gra,s manque de tension pour 21. B.

Dubuet - Monthelie longenes rouge 2020 : aromatique assez primeur, bouche en finesse, fruitée, facile. B+.

 

Dubuet Meursault 2021 : nez fruité évolué déjà, bouche avec un joli gras à l'attaque, bonne tension ensuite, classique. TB.

 

Dubuet, Meursault 2021 : (assemblage de Vireuils et Limozin) Meursault classique parfaitement réalisé, combinant à la fois un léger gras/beurré avec une jolie tension, aussi large que long. Un beau classique d’une régularité exemplaire. TB+.

 

Dubuet, Meursault 2021 : (Vireuils et Limozin) une bouteille du même niveau que la semaine précédente mais dans un style un peu différent, celle-ci est très marquée ananas, plus exotique, étonnant pour 2021, mais c’est excellent aussi. TB+.

 

Monthelie rouge champs fulliot 2020 : coloré et mûr pour pinot noir mais bien fait, rond, gourmand, fruits noirs, sans excès de chaleur non plus, joli vin, bien typé du millésime. TB.

 

Bourgogne blanc 2022 trait d'union : léger gras beurré, bonne fraîcheur, petits amers en finale, classique bien fait. TB.

 

Domaine Dubuet Guy & Fils - Bourgogne blanc "Trait d'union" 2015 : robe or pâle, beau nez assez fin, légèrement beurré, peu boisé, floral. Un peu moins bien en bouche, moins grasse que ce que laissait penser le nez, belle acidité, la finale est un peu chaude. Ca reste quand même d'un bon niveau pour un générique, plus intéressant que les rouges. B+.

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23 août 2017

François Lumpp (Givry) ***

François Lumpp - Givry 1er cru Crausot rouge 2012 : Robe rubis foncé, nez marqué par la vanille avec pas mal de fruits derrière, plutôt des fruits noirs assez mûrs, gourmands. La bouche a une belle matière, une texture soyeuse, toute en rondeur, on sent que les tannins ont été lissés par un boisé appuyé. On retrouve la vanille, du fruit, une bonne fraîcheur. Malheureusement la finale est très courte. Un vin tout en "verticalité" comme dirait Hubert de Montille, avec un gros travail sur la texture, mais qui manque de tension et de longueur. Il a fait son effet auprès des novices, mais les amateurs de vin lui ont reproché ce boisé trop marqué. Note : 14,5/20.

 

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