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Mon carnet Vin
30 janvier 2016

Benito Santos (Espagne) ***

Benito Santos - D.O Rias Baixas "Pago de Xoan" 2010 : (Galice, vieilles vignes d'Albariño, sols granitiques sablo-arigleux, 24mois en cuves) couleur or pâle, nez expressif et fruité dès l'ouverture, avec beaucoup d'agrumes, un côté ananas (de plus en plus présent et beurré avec l'ouverture), fruits jaunes, et végétal (résine?). La bouche est vive, tendue, belle matière, sur les agrumes, les fruits exotiques (ananas, mangue), avec une très légère amertume (écorce d'orange). Finale de longueur moyenne, fraîche et saline. Très belle découverte. Note : 17/20.

(B. Santos Igrexario 2021 là aussi trop mûr. Pas compris j’aime plutôt bien l’alvarinho et quelques-uns de ces producteurs d’habitude….)

benito santos rias baixas

  

 

Goûtés sur le salon des vins natures de Chassignoles :

Barranco Oscuro (Espagne, proche de Grenade) *** - Salmonido : (rosé de pinot noir) rosé assez foncé, léger, légèrement grillé et épicé. B.

Barranco Oscuro - El Pino Rojo 2014 : (pinot noir) très belles notes de fruits rouges, un peu plus chaud et épicé qu’un bourgogne, mais une bonne acidité, de la finesse et de la longueur. TB.

Barranco Oscuro - Rubaiyat 2011 : (syrah) robe très noire, fruits noirs, épices, bonne acidité, mais trop de volatile gâche l’ensemble. B-.

Barranco Oscuro - Garnata 2011 : (grenache) très fruité, fruits rouges confiturés, tannins présents mais de belle qualité, les 15% ne se sentent pas, bonne acidité. TB.

Barranco Oscuro - 1368 Cerro Las Monjas 2005 : (grenache, cab sauv, cab franc, merlot) nez brioché, tabac, sous-bois, un peu « bordelais », pas trop mon truc. Bouche avec une belle matière, des tannins fondus. B+.

barranco oscuro garnata

 

25 janvier 2016

Jacques Maillet (Serrières-en-Chautagne) ***

Jacques Maillet - Autrement blanc Roussette de Savoie 2010 : (vieilles vignes de roussette ou altesse sur la parcelle "Le Cellier des Pauvres" à Motz, des sols constitués d'éboulis argilo-calcaires recouvrant des grès mollassiques. Ni levure, ni chaptalisation, ni filtration, léger sulfitage à la mise seulement si besoin) Couleur or profond, nez expressif, surtout marqué par le coing, un peu de miel et de pêche, assez classique de la roussette. Bouche vive, puissante, tendue, minérale, probablement peu/pas de sulfites, avec du coing, mais aussi un peu d'agrumes et de citron puis en se réchauffant un léger côté oxydatif et des notes de brioche et de noisette apparaissent. Finale longue, tendue, légèrement épicée, avec un côté salin. Très bonne Roussette, dans un style moins gourmand mais plus minéral que les Marestel de Dupasquier. Note : 17/20.

autrement blanc

 

24 janvier 2016

Soirée pinots et rieslings du monde

Vins 1 et 2 : Pompe à la fourme, biscuits de l’Atelier auvergnat fourme/noix et cantal/oignons, purée de carotte anis et curcumin. L’accord a bien fonctionné avec les deux vins.

Erath *** - Pinot Noir Oregon 2013 : (25% fûts neufs, différentes parcelles d’Oregon) Pinot très léger, fruité, frais, pas particulièrement boisé, il pourrait faire penser à un pinot de Sancerre, simple et court. Sympa pour commencer. B.

Kooyong ** - Pinot Noir Massale 2011 (Péninsule de Mornington - Australie) : (10 mois fûts français, 15% neuf, différentes parcelles) Nez désagréable avec un peu de réduction, de grillé, un peu mieux en bouche, assez léger, bonne acidité, pas une grande longueur. B-.

 

 

 

Vins 3 et 4 : Tarte aux champignons (cèpes, trompettes de la mort, bella rosé), salade vinaigrette. Convient parfaitement avec le Nelles qui a la puissance pour tenir tête aux champignons, un peu moins avec le Felton Road, qui aurait dû être placé avant.

Nelles *** – Spätburgunder « Ruber » 2012 (Ahr – Allemagne) : (sols d’ardoises, fûts anciens) Nez puissant, avec un côté grillé, fruit assez noir pour du pinot. Meilleur en bouche, puissant mais pas alcooleux, avec de la fraîcheur, un léger perlant, bonne matière, un peu plus long que les précédents, finale poivrée. B+.

Felton Road **** – Pinot noir “Bannockburn” 2011 (Central Otago - Nouvelle-Zélande) : (11mois fûts, assemblage de 3 parcelles, biodynamique). Le nez est un peu discret, mais plutôt agréable, là aussi sur un fruit assez noir pour du pinot. La bouche est vive, plus tendue que les précédents, plus fine que le Nelles, fruitée. Longueur moyenne. B+.

 

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Vins 5 et 6 : Dahl de lentilles corail aux patates douces curry lait de coco et coriandre. Accord difficile avec les pinots.

 

Lambrays ***** – Clos des Lambrays 2008 : (18 mois fûts 50% neuf, sols marnes, argilo-calcaire) Nez moyennement expressif, pinote plus que les précédents, fruits rouges et noirs, rose fanée, bouche assez fine, pas une grosse matière, mais très élégante et facile, portée par une belle acidité, les tannins sont fins. Manque un poil de longueur pour un grand cru. TB.

Alain Brumont *** – Le pinot noir d’Alain Brumont 2009 : (60% fûts neufs, argiles rouges et galets roulés) Vin très puissant, alcooleux, mal équilibré, peut-être encore un peu jeune. Aucun plaisir en l’état. Moyen.

 

 

 

Vins 7 et 8 : Lasagnes de légumes oubliés. Très bon accord avec le Schloss Johannisberg, le Red Newt manquait un peu de gras et de matière.

Red Newt *** – Dry Riesling 2013 (Finger Lakes – USA) : (assemblage de parcelles) Riesling vif, facile à boire, fruité, peu de pétrole, bonne acidité, manque un peu de matière et de gras. B+.

Schloss Johannisberg **** – Riesling Trocken Ertes Gewachs 2009 (Rheingau – Allemagne) : (sols limon et quartz, 6,7gr SR) Un peu plus de pétrole et de terpène que le précédent, surtout plus gras, plus de matière, belle tension, pas de sucre ressenti, beaucoup d’agrumes, pamplemousse, finale assez longue, légère amertume. TB.

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Vins 9 et 10 : Fromages (gaperon, brillat-savarin, chavignol, chèvre cendré, marotte) Bon accord chavignol/Maverick sur la tension, gaperon et brillat-savarin/Kreydenweiss plus sur le gras. Moins convaincu par les accords avec la marotte (brebis).

 

Maverick *** – Riesling Trial Hill 2010 (Eden Valley – Australie) : (biodynamie, micro-terroirs différents) Beaucoup de pétrole au nez, bouche austère, très tendue, mais peu de fruit, surtout du pétrole. Peu de plaisir à le boire seul, mais agréable sur le chavignol. Je suis un des rares autour de la table à lui trouver quelques qualités. B+.

Marc Kreydenweiss **** – Alsace Grand Cru Kastelberg 2008 : (biodynamie, sols de schistes) Beau nez avec du terpène, divers agrumes, en bouche l’élevage se sent un peu avec des arômes briochés, c'est assez gras, moins tendu que les précédents. Encore un peu jeune peut-être. Bien fait, mais pas trop mon style. Il a plu à quasiment tout le monde. TB-.

 

 

 

Vin 11 : Panettone Bonifanti, chocolats. Bon accord.

Dr Loosen **** - Urziger wuzgarten Spätlese 2003 (Mosel – Allemagne) : (sol volcanique, ardoise rouge, fer) Robe encore très pâle, très fruité au nez avec beaucoup d’ananas et de fruits exotiques, idem en bouche, très frais, facile à boire, plus moelleux que liquoreux, ananas et épices, pas très long, pas forcément très complexe mais quel régal ! TB.

 

 

Au final, d’excellents plats, des accords réussis (mis à part avec le dahl) mais quelques vins décevants : des confirmations mais peu de découvertes. En rouge, seul le bourgogne a fait l’unanimité (bu à l’aveugle), en blanc les rieslings alsaciens et allemands étaient loin au-dessus des deux autres.

 

23 janvier 2016

Domaine des Lambrays (Morey-Saint-Denis) *****

Le domaine des Lambrays, propriété de LVMH, possède 11 hectares de vignes, dont le célèbre Clos des Lambrays et quelques vignes sur Puligny. Jacques Devauges est arrivé du Clos de Tart en 2019, il succède ainsi à Boris Champy et Thierry Brouin. Afin de continuer à progresser le domaine est en cours de certification biodynamie. Les raisins sont vendangés tôt, laissés en grappe entière, donnant des vins sérieux, classiques, aux tannins souvent un peu raides en jeunesse, mais donnant au vieillissement des modèles de complexité et de profondeur.

 

Lambrays – Clos des Lambrays 2008 : (18 mois fûts 50% neuf, sols marnes, argilo-calcaire) Nez moyennement expressif, pinote plus que les précédents, fruits rouges et noirs, rose fanée, bouche assez fine, pas une grosse matière, mais très élégante et facile, portée par une belle acidité, les tannins sont fins. Manque un poil de longueur pour un grand cru. TB.

clos lambrays

 

 

Clos des Lambrays

Clos des Lambrays 2017 : (échantillon) Belle matière, frais, serré en finale. Prometteur. TB.

Clos des Lambrays 2016 : plus confit, plus solaire que les autres 2016 de Morey, tannins encore bien présents, très long. A attendre mais prometteur. TB+.

 

Clos des Lambrays

MOREY-SAINT-DENISRouge2020 : (haut de coteau, pas de grappe entière) assez noir mais frais, concentré, sérieux, long, plus qu’une entrée de gamme. TB.

CLOS DES LAMBRAYSRouge2020 : (grosse proportion de grappe entière) là aussi noir, concentré, sans aucun côté confit, tannins gras bien intégrés, élevage bien intégré aussi, très long, taillé pour la garde, très gros potentiel TB++.

 

19 janvier 2016

Alain Voge (Cornas) ****

Alain Voge - Saint-Péray "Harmonie" 2010 (100% marsanne)

Couleur : or pâle.

Nez : assez discret, avec des notes d'orange, de pêche, et beaucoup de fleurs blanches.

Bouche : manque un peu de vivacité en attaque, puis on trouve ensuite une très belle matière, assez grasse, avec beaucoup de notes florales.

Finale : assez courte, manque d'acidité à mon goût (mais c'est plutôt logique pour de la marsanne), très légère amertume.

Note : 14,5/20. Un vin qui manque un peu d'expressivité et de tension, mais la texture était convaincante.

voge

 

 

Goûtés lors du salon d'Ampuis 2014 :

Cornas Les Chailles 2011 : beaucoup plus noir que les précédents, puissant, cassis et fruits noirs, mais tanins assez fins. Bien fait mais pas mon style de vin. TB-.

Cornas VV 2011 : fruits noirs, belle acidité, le style du précédent mais plus long, plus complexe, tanins assez fins aussi. TB (+- 17-17,5/20).

 

Les bulles d’Alain Saint-Péray 2011 : peu aromatique, bulle un peu grosse, fraîcheur apportée par l’amertume plus que par l’acidité. B-.

 

St Joseph Les Côtes 2015 : Robe sombre, nez sur les fruits noirs, la violette, la prune. Bouche tendue, minérale, beaucoup de fruits bien mûrs, gourmands, encore quelques petits tannins. Très belle longueur, finale très fraîche, fruitée et florale, très beau. TB.

 

Alain Voge, Saint-Péray « Harmonie » 2016 (100% marsanne) Robe paille, le nez est malheureusement un peu réduit avec des notes d'écurie, mais la bouche est très belle avec beaucoup de minéralité, de la tension, de l'énergie, florale et fruitée, avec une belle longueur. B+.

 

Cornas Les Chailles 2015 : très beau fruité, toujours ce style frais et tendu du domaine, avec une belle longueur, tannins de qualité mais peut-être encore trop présents sur la finale pour être bu de suite. TB.

 

Alain Voge, Saint-Joseph « Les Côtes » 2016 : on renvient à une robe plus claire, nez de fruits rouges, floral, pointe d'olive et de graphite, très élégant. Bouche superbe, à la texture soyeuse, fruitée, minérale, large et longue à la fois, toute en élégance et en fraîcheur. Déjà excellent en l'état. TB+.

 

13 janvier 2016

Thibaud Boudignon (Savennières) *****

Ancien judoka, Thibaud Boudignon a créé son domaine en 2008, travaillant parallèlement au Château Soucherie jusqu'en 2018. Il possède aujourd'hui environ 7 hectares de vignes, qu'il bichonne dans une philosophie proche du bio (non certifié). Thibaud est l'un des vignerons les plus perfectionnistes du monde : les vignes de Savennières ont été plantées par ses soins suite à des sélections massales, il s'est construit un chai en géothermie, le parc à fût a été révisé avec notamment des 600L Stockinger et des essais en "Wine Globe"... Les vins ne font jamais la malo ici pour préserver le maximum de fraîcheur. Les blancs sont incroyablement tendus, énergiques, digestes, bien que ramassés plus tard que chez les voisins, et même sur des millésimes solaires comme 2018. Et dire que ce domaine entre à peine dans sa phase de maturité... A ce rythme, nul doute que les meilleurs chenins de Loire seront ici dans la prochaine décennie.

 

 

Reportage ici : https://www.lechenindesvignes.fr/2019/05/22/le-domaine-thibaud-boudignon-a-la-possonniere/

 

 

 

Thibaud Boudignon, Anjou blanc 2011 : couleur or pâle, assez sombre pour un chenin si jeune. Nez sur le coing, l'ananas, le citron, notes florales. C'est très beau mais la bouche est encore au-dessus, tendue, très belle acidité, un côté ananas beurré (beaucoup sont sur un chardonnay de la Côte de Beaune), du citron, du pamplemousse, du coing, très belle matière. Finale très longue, tendue et gourmande à la fois. Excellent vin, la bouteille de la soirée pour moi. Un vigneron que je compte bien suivre. A noter qu'à l'ouverture le vin était plus droit et plus tendu, il a gagné en rondeur et en gras avec le temps et en se réchauffant. TB+. (+- 18-18,5/20).

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Anjou blanc 2014 : robe bien dorée, nez sur le miel, floral, notes d'évolution type noisette. Bouche à la fois tendue et épaisse, miellée, longue, sur le citron confit, légers amers. TB+.

 

Boudignon, Anjou A Françoise 2013 : chenin clairement porté sur la tension, très citronné, minéral, frais, nez marqué par les lies, légèrement brioché/grillé, finale salivante. TB.

 

Thibaud Boudignon - Savennières Les Fougerais 2013 : couleur or pâle, nez moyennement expressif mais élégant, un peu de poire, de pomme mûre, du citron, du pamplemousse et en se réchauffant un léger côté brioché, l'élevage est discret. La bouche est vive, portée par une tension remarquable, un peu plus marquée agrumes que le nez, très belle matière. Il rappelle un peu les Nourissons de Bernaudeau. Finale très longue, sur le citron, le pamplemousse. Très beau vin, pourtant encore bien jeune, moins "bourguignon" que l'Anjou blanc 2011 et moins expressif mais un peu plus élégant et tendu. Note : 18/20.

 

 

 

 

Visite chez Thibaud Boudignon

 

Dégustation de la gamme, d’abord les fûts de 2019, l’Anjou blanc d’abord sur un fût manquant un peu de peps, puis sur un fût énorme de tension et d’énergie puis assemblage de fûts où on combine fruit, tension et gras. Très prometteur. A Françoise, toujours très tendu et énergique. Frémine, peut-être un peu plus lourd, très marqué banane. Vigne cendrée et Clos de la Hutte assez proches en l’état, plein de fruits, tendu et épais à la fois. Sublimes.

 

Les 2018 sont du même niveau, esprit proche, Anjou facile, Anjou A Françoise le plus tendu et minéral d’une énergie incroyable par rapport aux nombreux chenins 2018 goûtés la veille qui ne lui arrivent pas à la cheville. On monte d’un cran avec Cendrée et Hutte plus gras, tout en restant élégants. Frémine un peu banane.

 

On conclut sur Anjou blanc 2012 et A françoise 2011, encore jeune et plein de vie, montrent que les vins peuvent vieillir. On sent cependant que depuis 2-3ans avec le nouveau chai, les nouvelles parcelles, les vins ont franchi un cap, passant d’excellent à exceptionnel, probablement ce qu’il se fait de mieux en chenin à l’heure actuelle. 

 

chez boudignon

 

 

Vigne cendrée 2018 : bien sûr encore tout jeune, sur les agrumes, tout en fraîcheur et en élégance, pas très épais, mais parfaitement équilibré, pas encore une grosse complexité, mais ça viendra avec le temps. TB+.

 

Clos de la Hutte 2018 : encore un peu fermé, belle texture à l'attaque, à la fois confortable et aérienne, la finale se fait de plus en plus minérale, gros potentiel, à attendre. TB+.

 

clos de la hutte 2020 prélevée sur fût : (elevage prolongé) encore massif et opulent en l'état, pas encore en place

 

Anjou blanc 2019 : nez poire, fruits blancs assez mûrs, encore simple. Très belle bouche par contre où on retrouve la patte du domaine tout en tension et en énergie, finale longue, salivante, amers nobles. TB.

 

A françoise 2018 : tout en tension, étonnant pour 2018, amers nobles, très long, salivant. TB++. Plus tard autre bouteille, toujours une très belle bouche bien tendue, mais un nez un peu retrait, aromatique encore simple. TB+.

 

T. Boudignon - Savennières Frémine 2019 : Couleur très claire, nez qui met du temps à s’ouvrir, un peu réduit/lies au départ, de mieux en mieux avec l’oxygénation, sur le pamplemousse, les fruits jaunes, des notes florales. Bouche assez pure, minérale, fruitée, qu’il faut quand même aller chercher, avec une bonne acidité et une amertume élevée qui tend le vin. Difficile à cerner en l’état ceci-dit. Le vin qui a le plus divisé : le meilleur de la soirée pour certains le moins bon pour d’autres. TB+.

 

Boudignon - Savennières Clos de la Hutte 2019 : Couleur très claire, nez qui met du temps à s’ouvrir, de mieux en mieux avec l’oxygénation, sur le pamplemousse, les fruits jaunes, des notes florales. Bouche assez pure, minérale, fruitée, qu’il faut quand même aller chercher, avec une bonne acidité et une amertume élevée qui tend le vin. Difficile à cerner en l’état ceci-dit. Le vin qui a le plus divisé : le meilleur de la soirée pour certains le moins bon pour d’autres. TB+.

 

Frémine 2019 : le nez est un peu végétal, presque typé sauvignon, mieux en bouche, belle texture, manque un poil d'énergie sur ce millésime. TB.

 

Frémine 2021 : très clair, fruité, léger (12,5%), aérien, un côté "eau de roche" tout en pureté, il a les qualités de ses défauts, ultra digeste frais élégant et facile à boire, bien sûr ça manque d'un peu de volume et peut-être aussi d'un peu de folie. A voir comment il va évoluer maintenant. TB.

 

Frémine 2022 : beaucoup de finesse, belle tension pour ce millésime chaud, pas beaucoup d'alcool, pas forcément un gros volume, tout en allonge et en minéralité avec de petits amers en finale. TB+.

 

Thibaud Boudignon, Savennières Clos de la Hutte Franc de pied 2020 : (élevage en wine globe) Couleur claire, nez assez simple et aromatique, pêche, agrumes, floral, trait végétal. Bouche légère en alcool, vive et fruitée, demi-corps, assez simple en l’état, beaucoup de finesse mais presque trop peut-être, longueur moyenne. Petite déception à la levée de la chaussette, c’est bon, mais les fans du producteur et du Clos de la Hutte classique en attendaient plus. TB.

 

1 janvier 2016

Château de Suronde (Rochefort-sur-Loire) ****

Château de Suronde - Quarts-de-Chaume Trie Victor & Joseph 1996 : couleur ambrée, nez expressif dès l'ouverture, beaucoup de pâte de coing, ananas, pruneau, dans le fond un peu de caramel, d'orange, d'épices (cannelle ?), fruits secs. Bouche très épaisse, concentrée, probablement dans les 300-400g de sucres résiduels, superbe acidité pour équilibrer le tout, le vin n'est jamais écoeurant, l'aromatique est proche de celle du nez. Finale inteminable, d'une grande fraîcheur, un peu plus marquée fruits secs (abricot), toujours beaucoup de pâte de coing. Très grand vin. Note : 19,5/20.

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Suronde - Quarts de Chaume 2002

Couleur : or foncé.

Nez : très expressif, sur les abricots secs, les fruits confits, le miel, le coing. On sent déjà beaucoup de fraîcheur, très subtil.

Bouche : toute en finesse, on retrouve les arômes du nez, un tout petit peu de noix en fin de bouche aussi. Beaucoup d'acidité, très frais. Si on doit vraiment trouver un défaut ce serait peut-être un léger manque de concentration, mais on y perdrait peut-être en finesse. A noter que le vin s'est amélioré après quelques heures d'ouverture.

Finale : bonne longueur, fraîcheur, acidité. La bouteille ne fait pas long feu.

Note : 17,5/20. Très beau liquoreux, sur une année soi-disant moins bonne que 95, 96, 97 mais avec beaucoup de finesse et de fraîcheur.

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Château de Suronde – Quarts de Chaume 1997 : couleur or, nez sur les fruits jaunes bien mûrs, quelques épices, caramel. Bouche assez puissante, très concentrée, longue. Manque un poil d’acidité et de fraîcheur par rapport au 2002, mais plus de concentration et de complexité ici. TB. (+- 18/20).

 

Château de Suronde - Quarts de Chaume 1999 : nez safrané, abricot, peut faire penser à du sémillon, mais bouche nerveuse, très fraîche, encore jeune qui ramène vite sur du chenin. Encore un très beau Suronde. TB+.