Canalblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Mon carnet Vin
24 décembre 2016

Domaine de la Grange des Pères (Aniane) *****

 

Laurent Vaillé, disciple d'Eloi Durbach, de Jean-Louis Chave... a connu le succès dès son installation sur le massif d'Arboussas en 1992. Aujourd'hui à la tête d'un domaine d'environ 11 hectares, il produit, dans un esprit proche de la biodynamie sans recherche de certification, les plus grands vins du Languedoc et les plus recherchés. Le rouge est "explosif", à la fois plein de fruit, "sauvage", reconnaissable à ses arômes de garrigue et d'anchois (surtout en jeunesse), salin et surtout plein de fraîcheur grâce à l'acidité naturelle du cabernet sauvignon et au terroir très "caillouteux". Il est fougueux mais très accessible dans la jeunesse, et peut aussi vieillir admirablement, devenant plus "fondu". Le blanc est très "bourguignon", gras, opulent, riche, souvent un peu trop boisé en jeunesse, mais lui aussi vieillit très bien. Depuis le décès de Laurent, son frère Bernard a pris la suite : les premiers millésimes semblent tout aussi qualitatifs.

 

 

 

Grange des Pères - VdP de l'Hérault rouge 2005 : (40% syrah, 40% mourvèdre, cabernet sauvignon, counoise) Carafée 8h environ. Couleur rouge grenat. Nez très exubérant, magnifique, et très complexe, sur de la fraise et des fruits très mûrs, compotés. On trouve aussi un très léger fumé, tabac, des épices (poivre, olives noires), et un côté un peu iodé. La bouche est puissante mais en même temps très fine, les tannins sont très bien intégrés, moins asséchants que La Mission HB, l'acidité lui donne de la fraîcheur qui contrebalance bien les fruits très mûrs. C'est très agréable à boire même sans manger. Finale très longue. 19/20.

grange

 

 

Goûtés lors du Witch 2014 :

Grange des Pères 2009 : au nez l’élevage est encore présent, caramel, vanille, beaucoup de fruits noirs, un peu d’épices. Mieux en bouche, bonne matière et bonne acidité, il a besoin d’encore un peu de temps pour que l’élevage s’intègre, mais ça devrait être très bon dans 3-4ans. TB-.

Grange des Pères 2005 : nez évolué, sur le cuir, le champignon, mais malheureusement une petite pointe liégeuse me dérange. Pareil en bouche, très légèrement bouchonné, sinon on sentait de la fraîcheur, un beau fruité et des arômes plus évolués derrière. Dommage.

Grange des Pères 2010 blanc : (roussanne, chardonnay + marsanne) robe très foncée pour un blanc 2010, nez beurré, vanillé, proche d’un Meursault, avec aussi beaucoup d’abricot. C’est un peu jeune mais on se dit que dans quelques années ça pourra être très beau. Par contre la bouche est très décevante, épaisse, vanillée, mais très molle. Gros manque de tension. Un peu déçu. B-.

 

 

Grange des Pères blanc 2013 : couleur très dorée, nez très boisé, grillé surtout, miel, fruits mûrs voire exotique derrière. Bouche plus sèche, citronnée, avec de la puissance, finit sur l'amertume et toujours des notes grillées très marquées. Décevant en l'état. B-.

 

Blanc 2012 : oxydé.

 

Grange des Pères - Blanc 2004 : robe or profond, nez puissant, très beurré et boisé, avec du miel, de l’abricot, de la pêche qui m’évoque un chardonnay de Bourgogne sur une année chaude avec un élevage trop appuyé. Bouche puissante, très grasse et beurrée, fruits très mûrs, miel. Finale très longue, quelques épices, un peu alcooleuse. Peu de plaisir pour moi (encore une fois avec GdP blanc) même si ce n’est pas un mauvais vin, loin de là. Il va souffrir de la comparaison avec les autres vins de la soirée. B.

gdp blanc

 

Grange des Pères blanc 2008 : couleur dorée, très beau fruité au nez, ananas, pêche, des notes de camomille, tilleul, miel. Bouche avec une certaine puissante, mais une belle acidité derrière, de fins amers sur la finale, beaucoup de fruits (exotiques et fruits jaunes mûrs), du gras, mais ça reste très élégant. De loin mon plus beau blanc du domaine. TB++.

 

Grange des Pères rouge 2009 : nez expressif avec beaucoup d'herbes sauvages, garrigue, fruits noirs, bouche exubérante, avec des tannins fins, ça part un peu dans tous les sens mais sans que ce soit déséquilibré, finale légèrement saline. TB+.

 

Grange des Pères rouge 2012 : (soirée LPV) robe plus foncée, on sent qu’on a changé de région, le nez est exubérant, avec beaucoup d’anchois, de l’olive, du fruit assez mûr. Plusieurs pensent à la Grange des Pères autour de la table, pour l’anchois surtout. La bouche est à la fois exubérante et fraîche, avec des tannins de velours, belle longueur en plus avec un côté salin qui donne envie d’y retourner. Grand vin, déjà, que tout le monde a adoré. TB+.

Grange des Pères 2012 : à l’ouverture le vin est assez marqué pain grillé/toasté, mieux après une demi-journée de carafe, toujours très marqué anchois, un peu moins de matière que sur la précédente bouteille qui goûtait un peu mieux, même si ça reste excellent. TB.

 

Grange des Pères rouge 2010 : (ouverte à midi pour le soir) On retrouve bien le nez exubérant de la GdP avec des fruits rouges et noirs assez mûrs et sauvages, des notes de garrigue, un peu d'anchois, mais beaucoup moins que dans le 2012, mais toujours ce qu'il faut de fraîcheur. La bouche est par contre plus puissante que dans le 2012, et semble un peu trop jeune, plus brutale que sur les autres millésimes même après une longue ouverture. Très longue finale, sur la garrigue, l'olive, l'anchois. Déjà très bon, mais moins prêt à boire que 2012, il semble encore loin de son apogée. TB.

 

Grange des pères rouge 2005 : il s'est révélé très différent lors de la dernière dégustation, très "Reynaud", exubérant, sur la confiture de fraise, la rose, les épices, différent mais exceptionnel aussi. TB+.

 

Grange des Pères - Rouge 2008 : Robe sombre, nez sur les fruits noirs, quelues épices, pas très marqué anchois pour une GdP. Bouche facile, fruitée, pas très puissante, ronde, manque un peu de profondeur et de caractère pour une GdP, le style m'a semblé assez moderne et typé Rhône Nord à l'aveugle. Surprise en voyant l'étiquette. TB.

 

Grange des Peres rouge 2013 : superbe nez plein d'anchois, d'olives, lardé, fumé, sauvage. Bouche avec du fruit, ce même côté sauvage, finale encore un peu dure, chaleureuse, à attendre encore, beau potentiel de garde. TB. En 2023 ça commence à se détendre, finale qui perd son côté dur petit à petit. TB++Grange des Pères - IGP Hérault 2013 : s'est enfin détendu, une vraie grange bien portée sur les anchois et la garrigue avec beaucoup de finesse. Ca y est les 13 sont prêts et ça envoie ! TB++.

 

Grange des Pères Rouge 2015 : couleur assez claire, nez exubérant, sur l'anchois, la tapenade, fruits confiturés, garrigue. Bouche sur les arômes du nez, aucune trace d'élevage, beaucoup de fraîcheur pour 2015, grosse longueur. Déjà superbe. TB++. Depuis il semble s'être refermé, à attendre désormais... Regoûté en 2024 il commence à s'ouvrir à nouveau, typique du domaine anchois, olive... sans excès de chaleur. TB++.

 

GdP rouge 2016 : couleur plus sombre que le 2015, plein d'anchois et de tapenade, éclatant, dans la fougue de la jeunesse, belle fraîcheur, élevage parfaitement intégré, déjà délicieux. TB++.

 

Grange des Pères - IGP Hérault 2016 : (40% syrah, mourvèdre, CS, counoise) Couleur sombre, nez très « Grange » anchois, olive, garrigue, fruits noirs. Bouche qui combien intensité, puissance et fraîcheur, les tannins sont fins, dans une phase très ouverte. Délicieux. TB++.

 

Grange des Pères, IGP Hérault 2017 : (40% syrah, Mourv, CS, counoise) par rapport au 2016 bien plus chaleureux, chocolaté, encore un peu jeune probablement, peut-être même une bouteille sans. B+. Quelques années plus tard, encore jeune et un peu massif mais déjà mieux que la précédente, à attendre encore. B+.

 

Grange des Peres - rouge 2011 : fermé, pas au niveau de celle bu récemment, une bouteille sans. B+.

 

Rouge 2021 : dans une phase éclatante, encore du fruit, des notes sauvages, épices, garrigue, tannins très fins, beaucoup de fraîcheur. Exceptionnel.

Rouge 2022 : proche du niveau du 2021, déjà accessible, à peine plus de soleil et de tannins, mais ça reste fin, très porté anchois et encore excellent. TB++. Une autre bouteille idem, encore plus en finesse même. TB++.

 

Blanc 2020 : assez riche, élevé en alcool, peu d'acidité.

Blanc 2021 : plus de fraîcheur que 2020, pas trop d'élevage, début d'évolution, fruits secs, extraits secs, très joli.

 

Rouge 2019 : fermé en l’état, semble plutôt puissant en comparaison avec 2018.

Rouge 2018 : semble assez léger, facile, fruité, simple, déjà accessible, mais manque un peu de caractère.

Rouge 2017 : un peu fermé en ce moment, mais très prometteur, sauvage, belle acidité dans le fond, beaucoup de fond et d’énergie.

Rouge 2016 : éclatant en ce moment, très ouvert, fruité, sauvage, anchois, tapenade, texture avec beaucoup de finesse, fraîcheur, grandiose.

Rouge 2013 : rien à faire toujours fermé, trop puissant chaleureux, à attendre encore.

Rouge 2009 : bouteille un peu fatiguée peut-être semble très évolué, kirsché, anchois, sous-bois, à boire.

Blanc 2015 : assez riche et opulent, pas trop d’élevage, mais très peu d’acidité, mou, chiant au possible…

 

 

 

 

Verticale Grange des Pères

Les vins ont été servis dans l’ordre décroissant, en partant de 2014 pour finir en beauté avec 2007. Les bouteilles ont été ouvertes en début d’après-midi pour le soir, avec carafage en fin d'après-midi pour esayer de détendre 2013 et 2010.

 

Les rouges

(syrah, mourvèdre + cabernet sauvignon, counoise. Elevage de 2ans en barriques, dont 1/3 de fûts neufs)

2014 et 2012 : deux millésimes plutôt frais et légers, aux rendements pourtant faibles (drosophiles sur les mourvèdres en 2014, grêle en 2012) qui ont donné des vins facilement abordables en jeunesse, très expressifs à l’heure actuelle. Ce sont les deux bouteilles sur lesquelles l’aromatique « Grange des Pères » (tapenade, anchois, thym, laurier…) est la plus marquée. Tout le monde s’est régalé, bien que les vins ne soient probablement pas encore à leur apogée.

2013 et 2010 : deux millésimes assez proches, considérés comme de grands millésimes par la critique, qui possèdent à la fois concentration et fraîcheur. Cependant, les vins sont apparus trop jeunes, fermés, austères, par comparaison avec les précédents bien évidemment : il va falloir être patient. Le 2010 du vendredi (ouvert plus longtemps à l'avance car il a fallu remplacer une bouteille bouchonnée le jeudi...) semblait beaucoup plus évolué avec un nez presque truffé. Deviendront-ils grands un jour ? Réponse dans quelques années…

2008 : un vin un peu à part, léger, frais, déjà bien évolué sur ce « petit » millésime, non dénué d’un certain charme, mais qui manque d’intensité, surtout coincé entre 2009 et 2007.

2011, 2009 et 2007 : le tiercé gagnant, 2011 en tête, suivi de près par 2007, puis 2009. Des vins solaires, voire confituré pour 2009 surtout la bouteille du vendredi, mais sans jamais manquer de fraîcheur, avec de belles acidités dans le fond, qui viennent tous les trois d’entrer sur leur plateau de maturité, et devraient y rester encore pas mal d’années. 2011 a peut-être bénéficié d’être le seul vin servi en magnum...

De l’avis de tous, l’effet millésime a été frappant, tant les vins différaient les uns des autres, tout en gardant un niveau d’ensemble particulièrement élevé. Forcément, lorsque le travail se fait à la vigne plus qu'à la cave, il ne peut en être autrement.

 

IMG_15671

 

 

Le bonus : le blanc

(Roussanne + marsanne. Elevage en demi-muids, dont 1/3 de fûts neufs)

Pour terminer en beauté, un blanc du domaine était proposé à la dégustation. Le 2011 du jeudi est apparu marqué par une « réduction bourguignonne » d’élevage sur lies, à la Lalou-Bize Leroy, moins opulent, plus énergique que le suivant, mais un peu court. 2010 est beaucoup plus ample, plus puissant, plein de miel et de fruits jaunes, plus long aussi, avec peut-être un peu d'alcool en se réchauffant. L'opposition était un peu la même que sur un Meursault "old school" pour 2010 vs "Nouvelle génération" pour 2011. Les deux vins ont intéressé, voire déstabilisé par leur originalité, mais ont moins convaincu que les rouges.

 

22 décembre 2016

Pierre Luneau-Papin (Le Landreau) ***

Pierre Luneau-Papin - Muscadet Sèvre-et-Maine sur lie Le L d'Or 2012 : couleur paille, nez expressif, sur le citron, les agrumes, un peu de pomme granny, des notes minérales. Bouche vive, tendue, avec une très belle matière et une texture un peu grasse, belle trame minérale et saline, sur le citron, et un côté floral. Longueur moyenne, finale citronnée, minérale et saline. Excellent Muscadet. Note : 16/20.

papin l d'or

 

 Luneau-Papin - Muscadet L d'or 2013 : très beau nez de liquoreux presque, fruits exotiques, miel, acacia, passion, goyave, pêche. Bouche bien plus sèche, plus minérale, avec de petits amers, légère saliité. TB.

 

22 décembre 2016

Jean-Michel Alquier (Faugères) ***

Jean-Michel Alquier - Faugères Les Premières 2011 : couleur rubis foncé, nez légèrement alcooleux à l'ouverture puis bien mieux après quelques minutes, fruité, plus fruits rouges que noirs, avec une pointe de cacao. Bouche plutôt fine et légère, peu tannique, fruitée, fraîche, sur la cerise, la mûre, assez simple mais facile à boire. Longueur moyenne, finale sur le fruit, un peu de poivre. Note : 15/20.

alquier faugeres les premieres

 

17 décembre 2016

Fuleky (Hongrie) *** et Bencze Birtok ***

Fuleky - Tokaji Furmint Dry 2009 : couleur paille, nez expressif, fruité, sur les agrumes (citron vert, pamplemousse), légèrement exotique avec des notes de mangue et d'ananas, et un côté résine/végétal (écorce ? acacia ?) qui peut faire penser à du riesling. Bouche vive, tendue, fraîche, plus citronnée que le nez avec une légère amertume, sur le zeste de citron, le pamplemousse. Finale de longueur moyenne, mais qui fait saliver, sur le pamplemousse, l'écorce d'orange, la résine. Très beau Tokaji, qui semble encore tout jeune. Merci pour la bouteille JM ! Note : 16,5/20.

 

 

Fuleky - Tokaji 6puttonyos Aszu 2007 : (210gr SR) couleur or, très beau nez avec du miel, des fruits jaunes, de l’abricot, dans le fond un peu de safran, du menthol. Bouche épaisse en texture, mais assez légère et très fraîche, les 200gr de SR passent tout seul, très fine et facile à boire, sur les arômes du nez. Pour chipoter seule la finale manque un peu de longueur, mais c’est un excellent liquoreux. TB+. (+- 17,5-18/20).

fuleky tokaji

 

 

 

Bencze Birtok

Domaine de l'Ouest de la Hongrie créé en 2011 par Istvan Bencze, ancien informaticien, sur le lac Balaton. Vins naturels, en biodynamie, près de 15ha aujourd'hui.

 

Bencze Birtok, Autochton 2021 : (Jeunes vignes à 180m d'altitude sur sols basaltiques + un peu de sable et d'argile. furmint, harslevelu, keknyelu, rozsako, vinifiés séparément. Elevage amphores sauf pour 20% du harslevelu élevé en cuves.)  Couleur dorée et trouble, nez à peine réduit au départ mais ça part vite, petites notes grillées des lies, citron confit, petite volatile bien intégrée, abricot, miel, mûr pour un vin avec si peu d'alcool, très intéressant. Bouche avec un peu de gaz à l'ouverture, énergique, vive, seulement 11,5 d'alcool, très digeste du coup, tout en ayant du corps et le fruit mûr du nez et un petit côté fumé, avec une finale salivante sur le cédrat confit où on retrouve la petite volatile. Avec l'ouverture le gaz part et le vin perd un peu son côté énergique qui fait son intérêt à mon sens. Après 3h d'ouverture début de souris, on finit vite la bouteille. Un vin intéressant, à quand même réserver aux amateurs de vins naturels, attention à la fenêtre de tir pour le boire, il faut le dégazer à peine et le boire vite ensuite  selon moi. B+.

 

13 décembre 2016

Jean Fournier (Marsannay) ***

Jean Fournier - Marsannay Les Longeroies 2011 : couleur assez sombre, nez toasté et vanillé, derrière on trouve un beau fruité avec de la mûre surtout, un peu de cerise et de fraise. La bouche aussi est un peu trop boisée, derrière on retrouve la mûre, les fruits des bois, bonne matière et tannins soyeux. Finale courte, qui manque de tension par rapport au Marsannay Longeroies 2011 de Sylvain Pataille, bien plus fruité, tendu, moins boisé et surtout bien meilleur. Note : 14/20.

jean fournier longeroies 2011

 

J. Fournier Marsannay clos du roy 2015 : (FDGV15) plus toasté que celui de Pataille, plus puissant et plus tannique, moins fin, un peu trop boisé en l’état. B.

 

 

Jean Fournier

 

Très belle gamme de rouges, le Bourgogne Côte d’Or 2017 est frais et juteux, Marsannay Longeroies 2016, épais, belle longueur, tannins fins. Marsannay Clos St Urbain 17 un peu plus solaire. Excellent Marsannay Clos du Roy 2016 plus tendu que les précédents, plus minéral. Belle expression du terroir. Le Fixin Petits crais 17prélevé sur cuve s’annonce excellent, plein de fruit et de gourmandise. Rosé 17 bien fait, les blancs Marsannay St Urbain 2017 et Aligoté Champ Forey VV 2017 manquent un peu de tension, en-dessous des rouges, même s’ils sont loin d’être mauvais.

Bonne surprise avec le Bourgogne Côte d'Or Origines blanc 2017, pinot blanc et pinot gris, original, floral, belle tension, du volume.

 

Fournier Bourgogne Côte d’Or 2017 : fruité, épicé, simple, un peu chaud. B.

Marsannay St Urbain 2017 : tout en fruit, très gourmand, TB.

Marsannay Longeroies 2016 : chaud, kirsché, serré, compliqué dans cet ordre. B-.

 

Jolis 2019 blancs, frais et tendus, millésime bien géré. Les 2018 rouge sur plusieurs cuvées un peu chaud, colorés, et confiturés.

 

St Urbain blanc 2023 frais pour le millésime, bonne tension, bien géré. Marsannay longeroies blanc 2023, au nez un peu fleurs blanches fenouil mais superbe bouche ciselée, tendue, citron confit. St Urbain rouge 2023 léger, épicé, B.

 

9 décembre 2016

LPV 2016

Décembre 2016 : Movia

Octobre 2016 : chez le doc

Août 2016 : retour de vacances

Avril 2016 : moins de 20euros

Mars 2016 : de l'Ice Tea...

Janvier 2016 : Pinots et rieslings du monde

 

(Bonus : Week-end "champignon" juillet 2016)

 

8 décembre 2016

Movia (Slovénie) ****

Movia (Ales Kristancic) - Sivi Pinot Grigio Ambra 2012 : (ZGP Goriska Brda, vin orange 100% pinot gris en surmaturité avec une macération pelliculaire de 10 jours en cuves, élevage 18 mois en barriques de 220L, pas d'ajout de soufre) Couleur rose pâle avec des reflets orangés, très beau nez, expressif, complexe et original avec des fruits mûrs, beaucoup de melon, un peu de pastèque, de la pêche, du pamplemousse, de la rose et un petit côté bonbon arlequin, on s'attend à trouver du sucre. Mais la bouche est sèche, avec beaucoup de finesse pour un vin orange, d'une tension remarquable, les tannins sont très légers, toujours beaucoup de melon, un peu de pêche. Finale très longue, tendue, avec une légère amertume, un peu plus sur les agrumes et le pamplemousse. Superbe vin, à la fois original et magnifiquement réalisé. Note : 18/20.

movia pinot ambra

 

Dispo ici : http://www.levertetlevinbio.com/domaine/228-movia

 

 

 Soirée LPV

Movia Puro Rose 2006 : (pinot noir, pétillant naturel non dégorgé, à dégorger soi-même dans une bassine d’eau par exemple !) Couleur rose pâle, nez sur la groseille, la framboise, semble peu/pas soufré. Bouche un peu trop effervescente juste après l’ouverture de la bouteille mais parfait au bout de quelques minutes, avec une bulle très fine et légère, c’est finement acidulé, sur les fruits du nez, très frais, on se ressert facilement. Original et excellent. TB.

Movia Lunar 8 2013 : (100% rebula, raisins égrappés à la main et placés en barriques où ils vont fermenter, puis plus aucune intervention ! Après 8 mois le vin est soutiré par gravité dans les bouteilles. Vendu en bouteille d’1L à cause du dépôt abondant) Le nez est plein de fruits exotiques, mangue, passion, litchi, miel. Il me rappelle plus les bières IPA, voire les hydromels au fruit que le vin mais c’est excellent. La bouche est exubérante aussi, pleine de fruits exotiques, mais sèche, elle semble légère en alcool, fine acidité qui l’empêche d’être écœurante. Finale un peu courte. Vraiment très original et très bon. TB.

Movia Rebula 2014 : nez sur les agrumes, les fruits jaunes, un côté thé vert, melon. Bouche fine, légère, fraîche, bonne acidité, longueur moyenne. Très sympa. TB.

Movia Beliko Velo 2009 : (70% rebula, 20% sauvignon, 10% pinot gris) Bu à côté du précèdent, le ne zest très changeant d’abord très marqué cassis, puis un moment coca, puis enfin plus fruits jaunes assez mûrs, melon, sureau, menthol, thé vert, très complexe.  Bouche plus grasse que le précédent, plus de matière, un peu plus puissante, fraîche, bonne acidité aussi, un peu plus de longueur. Un grand vin, original et excellent, qui fait encore tout jeune. TB+.

Movia Sivi Pinot 2014 : nez très marqué tarte tatin, caramel, gourmand. Bouche aussi sur le caramel, la tarte, mais bonne acidité qui l’empêche d’être écœurant. Longueur moyenne. Encore un vin original et très bon. TB.

Movia Pinot Ambra 2012 : je retrouve bien le vin que j’avais adoré il y a quelques semaines, très beau nez de melon, pastèque, pêche, thé vert encore une fois… Bouche plus tendue que les vins précédents, très fine pour du vin orange. Finale bien plus longue que les précédents. Encore un grand vin très original. TB+.

Movia Merlot 2009 : léger boisé au nez, avec un côté végétal, typé cabernet franc, bouche assez droite, pas une grosse matière, finale un peu sèche. B-.

Movia  Cabernet Sauvignon 2011 : plus fruits noirs que le précédent, plus boisé, plus de matière, bonne fraîcheur, mais finale sèche et boisée aussi. B-.

Movia Modri Pinot noir 2010 : nez très marqué vanilla et café, écoeurant, pas de finesse. Moyen.

Movia Essenca Merlot 2008 : robe sombre, nez réduit, désagréable, bouche avec un peu de gaz, pas si sucrée. Il se goûte mal, a priori une bouteille défectueuse. B-.

Très belle soirée (avec un super menu), et des vins alternant le meilleur comme le pire. Les blancs de Movia sont exceptionnels, très originaux, alors que les rouges ne sont pas d'une grande qualité et en plus assez standardisés.

movia wines

 

Movia - Veliko Belo 2009 (Slovénie) : (70% ribolla, sauvignon, pinot gris) Couleur or foncé, nez de miel, fleurs, plantes des montagnes type genépi, gentiane, fruits exotiques type melon, légère macération pelliculaire. Bouche grasse, puissante, belle acidité, beaucoup d'amertume. Finale très longue, mais qui devient un peu écoeurante à la longue, avec ces notes de plantes amères de plus en plus marquées. TB.

 

7 décembre 2016

Dr Thanisch (Allemagne - Moselle) *****

Domaine de 9 hectares, membre du VDP géré par Sofia Thanisch (à ne pas confondre avec le voisin d'en face Dr. Thanisch Erben Müller-Burggraef moins qualitatif). La spécialité ici reste les vins sucrés, aériens, cristallins, qui vieillissent à merveille.

 

 

Dr Thanisch - Berncasteler Doctor Riesling Auslese 2012 : (AP 6 13, 7% vol.) couleur paille, nez bien marqué par le côté minéral du Berncasteler Doctor, pierre-à-fusil, un peu d'hydrocarbure, agrumes et fruits exotiques. La bouche est perlante, légère, aérienne à 7%, sucrée, beaucoup d'agrumes et de fruits exotiques encore, parfaitement équilibrée grâce à une bonne acidité, on sent le grand terroir en-dessous. Finale assez longue sans être exceptionnelle non plus. Un grand vin, encore tout jeune, mais déjà très bon et facile à boire, l'aromatique est assez simple mais va se complexifier avec le temps. Note : 17,5/20.

bernkasteler 2012

 

 

Dr Thanisch, Berncasteler doctor spätlese 2012 : superbe notes de fruits blancs et de fruits exotiques, pointe de résine, de mirabelle et d’agrumes dans le fond, complexe, classe, et ultra facile à boire avec son peu d’alcool. TB++.

 

Dr. Thanisch – Riesling Berncasteler Doctor Auslese 1992 (AP n°14) : bouchon…

 

Dr Thanisch - Doctor GG 2015 : (AP15) assez gras, large, un peu chaud, pourtant 12,5% sur l'étiquette. Sensation de malo faite, un peu décevant.

 

6 décembre 2016

Ferme de la Sansonnière - Mark Angeli (Thouarcé) ****

Ferme de la Sansonnière - La Lune (Vin de France) 2010

Couleur : or pâle, un peu évoluée.

Nez : expressif, sur la noisette, le coing assez mûr et l'abricot. Quelques notes pâtissières aussi (tarte aux pommes ?), légères notes oxydatives de pommes blettes.

Bouche : attaque vive, très belle tension, beaucoup d'acidité, du fruit (coing, abricot), un tout petit peu de sucre (10gr ?). Bien équilibrée.

Finale : très longue, fraîche, portée par une belle acidité, un peu plus sur les agrumes.

Note : 18/20. Très beau vin, déjà délicieux et qui devrait pouvoir tenir quelques années.

P1040339

Joli reportage ici : http://www.wineterroirs.com/2014/08/mark_angeli_ferme-de-le-sansonniere_anjou_loire.html

 

 

Ferme de la Sansonnière - Coteau du Houet 2006 : (Moût de raisins..., vignes sur Bonnezeaux, 155gr SR) Couleur ambrée, très beau nez sur le coing, le miel, l'abricot sec, l'ananas rôti. L'attaque en bouche est sirupeuse, sur les arômes du nez, mais la fin de bouche manque un peu d'acidité malheureusement, et la finale est légèrement marquée par l'alcool. C'est quand même mieux le lendemain. Pas un grand millésime pour les liquoreux... Note : 15,5/20.

 

Mark Angéli, Ferme de la Sansonnière - "Mathilde" Moût de raisins partiellement fermenté 1995 : Robe or profond, assez claire pour un chenin de 1995, le nez est bien marqué par le coing, fruits exotiques bien mûrs, miel. La bouche n'est pas si concentrée que ça, on sent que le vin a mangé une parrtie de ses sucres même s'il en reste encore pas mal,  beaucoup de fruits exotiques et de coing, frais et digeste, très agréable. Longueur moyenne. TB.

 

 

Lune 2018 mou, Lune 2018 Amphore chaud et anisé. Fourchades 2017 brioché déjà plus tendu et plus frais. VV de blanderies 2017 plus long dans un style oxydatif. 2018 semble vraiment compliqué en blanc…

 

 

Rosé 2024 travaillé presque comme un blanc, frais, léger en alcool, tendu, citronné, met les papilles en éveil. B+.

 

4 décembre 2016

Domaine JM Gerin (Ampuis) ***

Domaine familial d'environ 15 hectares (dont 12 de rouges), dirigé par Jean-Mchel Gérin, épaulé par ses fils Michaël et Alexis. Les vins sont ici "modernes", travaillés sur la texture, la "largeur". S'ils présentent de belles textures soyeuses, ils sont lissés et aromatiquement très marqués par un élevage en fût plus qu'ambitieux, apportant des notes de café et de mélasse qui masquent le terroir.

 

 

Côte-Rôtie - Les Grandes Places 2005

CR de Julien : "Heureusement, le vin suivant va bien remonter le niveau.
La robe est violacée. Le nez est fin et complexe, c'est très élégant. De la mûre, du cassis, un léger côté poivré que j'aime beaucoup balancé par la fraicheur de la menthe et de la réglisse. Envoutant !
La bouche est d'une classe évidente, c'est soyeux avec des tanins enrobés. Le vin est ample et fin à la fois, il remplit la bouche sans jamais la rendre lourde. La longueur est longue et fruité avec une salivation en toute fin de bouche apporté par une belle tension. C'est très très beau."


Robe grenat, très beau nez, sur les fruits rouges et noirs, légèrement épicé, et très frais. La bouche suit bien le nez, c'es très fin, très frais et en même temps on a plus de matière et plus de corps que dans tous les vins précédents, c'est un peu plus tannique aussi (mais des tannins très soyeux). Finale longue, vin très équilibré. Une grande étiquette qui ne nous a pas déçu. 17,5/20.

gerin

 

 

Dégustation au Bon Cellier (Cébazat) :

Condrieu La Loye 2011 : Beau fruité, c'est très frais, simple, facile à boire mais manque un peu de longueur et de complexité. B (+- 15/20).

Condrieu La Loye 2012 : meilleur millésime que 2011 d'après le producteur, ça s'est véréfié dans le verre, bouche plus grasse, un peu moins fruitée, plus florale, plus longue, plus complexe. TB- (+- 16,5/20).

Côte Rôtie Champin le seigneur 2010 : Nez très toasté, vanillé, bouche boisée, vanillée, grillée. Beau fruité en entrée de bouche mais beaucoup trop de bois. Moyen+

Côte Rôtie Viallière 2010 : Moins boisé que le précédent, mais très chaud, arômes grillées, bonne finale cependant. Moyen

Côte Rôtie Grandes Places 2010 : Encore fermé, bien trop jeune, mais mieux équilibré que les deux autres, plus frais, moins boisé. Ca devrait devenir très bon dans 10ans. TB (+- 17,5-18/20).

 

 

Gérin - Côte Rôtie les grandes places 2005 : nez à l'élevage parfaitement intégré, fruits noirs, poivre, violette, classe même si ce n'est pas encore très expressif. La bouche a une belle matière, de la fraîcheur, des tannins fins, mais on sent que le fruit ne se livre pas encore totalement, c'est encore très jeune. Belle longueur. Très prometteur.TB.

 

Gérin - Grandes places 2003 : très sombre, évolué, joli nez, bouche un peu chaleureuse sur ce millésime. TB-.

 

Gérin - La champine rouge Vin de France 2015 : robe sombre, nez discret qui manque un peu de fruit, la bouche aussi, dans une mauvaise phase apparemment. B-. Regoûté en 2018, bien marqué olive/anchois, fumé/lardé, superbe syrah pleine de caractère. TB.

 

Jean-Michel Gérin, Côte-Rôtie Champin le Seigneur 2017 : (11 parcelles surtout en Côte brune. 5% viognier.22 mois fûts dont 30% neufs. Egrappé) Couleur légèrement plus claire, nez très toasté, café, marqué par la barrique surchauffée, bouche ronde, lisse, moins concentrée que le précédent et très boisée aussi. Décevant. B-.

 

JM Gérin - Côte Rotie Grandes places 2007 : en pleine forme, nez très lardé, olive, pas trop d'élevage, sauvage, bouche avec de la mâche, de la fraîcheur, sauvage et longue, belle surprise. TB++.

 

 

Gérin (en off) Ampuis 2018

Champine blanc 2016 : petit viognier en cuves, vif, fruité, assez simple, fait le job. B+.

Condrieu La Loye 2016 : viognier bien plus gras, boisé, vanillé, fenouil, manque de tension. B.

Condrieu Les Eguets 2016 : encore un peu plus gras que le précédent, boisé aussi, mais un peu plus tendu derrière. B+.

Champine rouge 2016 : syrah fraîche, plus fine que sur 2015, beau fruité, quelques tannins en finale, simple mais bien fait, comme le blanc. B+.

St Joseph 2016 : fruits noirs un peu sucrés, gourmand, assez frais, finit sur des tannins encore un peu serrés. Bon potentiel. B+.

Côte Rôtie Champin 2016 : très boisé, vanillé, sur le caramel, pas de fruit. Moyen.

Viallière 2016 : boisé très marqué aussi, mais plus de tension, un peu de fruit quand même, tannins un peu durs sur la finale en l’état. B.

Landonne 2016 : boisé présent mais différent, plus brioché et moins vanillé, bouche fine, belle matière, tannins déjà soyeux, bien fait, dans un style très moderne. TB-.

Grandes places 2016 : même type d’élevage, plus tannique et serré en l’état que Landonne, mais plus de fraicheur, plus droit, et plus long. TB.

 

 

Loye 2018 : pas trop lourd pour l'année, plus frais que le 2016 par exemple. TB.

Champine rouge 2017 : réduit, un peu serré.

Saint-Joseph 2017 : très réduit, pas en place.

Champin le seigneur 2017 : pas de réduction ici, mais très boisé. Moyen.

Viallière 2017 : ultra boisé aussi, très mûr. Moyen

 

4 décembre 2016

Anne et Hervé Sigaut (Chambolle-Musigny) ***

Petit domaine de Chambolle-Musigny géré aujourd'hui par Anne Sigaut. Le style est plutôt extrait, concentré, mûr, avec des boisés un peu marqués en jeunesse, à l'instar du voisin Amiot-Servelle. Les Morey et le Chambolle Les Sentiers surtout sont taillés pour la garde.

 

 

Passage au domaine à l'entrée du village de Chambolle-Musigny, juste en face de la parcelle des Gruenchers, où nous sommes accueillis par Hervé Sigaut. Ici on commence à s'inquiéter de la canicule et du manque d'eau pour le millésime 2015. Les 2014, dont certains sont encore en train de finir la malo s'annoncent plutôt bien, avec plus de quantité que 2012 et 2013. Dégustation d'une petite heure à la cave des vins suivants :

Chambolle Les Beaux bruns 2011 : vin assez fin, sur les fruits rouges, pas une grosse matière mais beaucoup de fraîcheur grâce à une belle acidité. B+.

Chambolle 1er cru Les Chatelots 2012 : (1/3 fût neuf) nez de fruits rouges et noirs, bouche un peu grasse et beurrée en attaque mais qui manque un peu de matière en fin de bouche pour un premier cru, tannins encore un peu serrés en finale. B.

Chambolle 1er cru Les Sentiers 2013 : (millésime très réussi ici d'après le producteur avec de la fraîcheur mais aussi des bonnes matières) plus sombre, beau nez sur les fruits noirs, avec des épices et de la réglisse. Bouche plus concentrée que les autres, avec des tannins présents mais de belle qualité, bonne longueur. TB.

A la vente seulement ces trois vins à 24, 36 et 39€, ainsi que le Morey 1er cru Les Charrières 2013 à 30€. Tout le reste est déjà vendu, notamment le 1er cru Les Groseilles, nouvelle parcelle du domaine. Légèrement déçu au final de n'avoir goûté que 3 vins et de ne pas avoir pu comparer les différents climats sur le même millésime (même sur fût). Les vins m'ont semblé un peu en-dessous de ce que j'avais goûté au SVI de Lyon, et ont souffert de la comparaison avec ceux de G. Barthod.

sigaut

 

Goûtés au SVI Lyon 2014 :

Chambolle Derrière le four 2012 : très beau nez fruité, fruits rouges, un peu de fruits noirs, notes florales, tout en finesse, assez long pour un village. TB. (+- 17-17,5/20).

Chambolle 1er cru Fuées 2012 : plus puissant, plus tendu, plus de matière, plus long, un peu le même fruité, moins floral. A attendre un peu mais c’est un régal en l’état. Confirme que 2012 est excellent en Côte de Nuits. TB+. (+-18/20).

Morey 1er cru Charrières 2011 : fruit plus cuit, plus d’épices, plus puissant mais moins de matière. Effet millésime sûrement. TB-.

sigaut fuees

 

Sigaut Chambolle Les Bussières 2012 : (FDGV 2015) semble toasté, peu de matière. B-.

 

Sigaut Chambolle Les beaux bruns 2011 : regoûté en bouteille près d'un an et demi après mon passage au domaine, il s'est encore mieux goûté, beau nez plein de fruits rouges, surtout de la cerise, idem en bouche avec beaucoup de finesse, des tannins imperceptibles, de la fraîcheur, et un peu plus de matière qu'au domaine, d'une grande buvabilité. Longueur moyenne. Tout ce qu'on demande a un bon Chambolle "village". TB. (+- 17-17,5/20).

 

Sigaut - Chambolle-Musigny Derrière le four 2012 : (soirée LPV) robe grenat assez sombre pour du pinot, nez moyennement expressif, peut-être un peu jeune, il s'est refermé depuis ma dernière dégustation, sur le cassis, la mûre, la cerise, certains évoquent la syrah, d'autres le gamay, en se réchauffant un petit côté crème brûlée dans le fond. Bouche assez légère, peu tannique, beaucoup de fruit, assez frais, il manque un peu d'épaisseur par rapport aux suivants même si c'est tout à fait correct pour un village. Longueur moyenne. B+.

 

Anne & Hervé Sigaut - Chambolle-Musigny 1er cru Les Sentiers 2013 : Couleur très noire, nez sur le cassis, la mûre, gourmand, même s’il fait très sudiste. La bouche est puissante, concentrée, avec des tannins légèrement asséchants. A l’opposé du stéréotype Chambolle. B.

 

1 décembre 2016

Léon Barral (Lenthéric) ****

Didier Barral est une figure emblématique du vin nature, certifié bio, mais allant quasiment jusqu'à la ferme autosuffisante. Les vins peuvent être exceptionnels et procurer de très grandes émotions par leur fraîchur et leur authenticité mais ils peuvent aussi parfois être très déviants.

 

Léon Barral - Faugères Valinière 2005 (80% mourvèdre, 20% syrah)

 Couleur : grenat, assez sombre, avec pas mal de dépôt.

Nez : après 2 heures d'ouverture, le vin est bien ouvert, c'est très expressif. On est sur des fruits bien mûrs, des cerises à l'eau de vie, des fruits noirs (cassis). Je ne trouve pas ça très épicé pour un Faugères, on est plutôt sur le fruit. Ca me plaît beaucoup.

Bouche : encore au-dessus du nez, très fruitée, toujours ces fruits bien mûrs, avec une très grosse acidité qui lui donne beaucoup de fraîcheur. Il y a un superbe équilibre entre la puissance et des tannins très soyeux. Beaucoup de matière également.

Finale : très longue, fruitée, un peu de cacao, les épices sont toujours discrètes.

Note : 18/20. C'est très gourmand, et très complexe à la fois.

P1020894

 

Léon Barral - Faugères 2014 : très typé nature, avec de la volatile, pas une belle bouteille. Moyen.