Canalblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Mon carnet Vin
30 octobre 2023

Soirée vieux liquoreux d'anthologie

Lallier - Champagne Grand rosé Brut Grand cru : (dég 2015) champagne rosé, très gourmand, beaucoup de fruit, encore assez sucré, mais on sent que le temps en cave lui a fait du bien, la bulle s'est bien affinée, pas très long, plutôt en rondeur, mais c'est bon. TB.

 

Doisy-Daëne - Barsac 1989 : nez assez classique et plutôt joli safan, abricot, encore un peu d'élevage vanille, coco, petite touche caramel. La bouche est plus décevante, pas en forme avec un manque d'acidité évident, un peu étonnant pour le domaine d'ailleurs. B.

 

Cotnari - Cotnari Grasà SGN 1966 : (importé, et même sélectionné ici, par Dionis. Vin de moldavie Roumaine donc Nord-Est de la Roumanie. Cépage Grasa - apparenté au furmint ? et parfois aussi du cépage Tamaioasa. Certaines vignes seraient préphylloxériques) Couleur acajou, nez magnifique très figue, datte, coing, encaustique, un peu de coca, une certaine fraîcheur verveine/menthol, très complexe. La bouche est concentrée, avec une attaque sirupeuse, puis une fin de bouche qui donne l'impression d'avoir mangé une partie de ses sucres, très belle acidité, encore jeune, on le placerait plutôt sur un chenin des années 80-90. La finale est sur des amers nobles, jamais lourde, très longue. Premier gros coup de coeur de la soirée. Avec peut-être un peu plus d'émotion à la levée de l'étiquette par l'âge du vin et son histoire. Le vin c'est aussi ça. Exceptionnel.

 

cotnari

 

Landauer - Ruster Welschriesling Eiswein 1997 : celui pour lequel j'ai le moins de souvenir le lendemain, pourtant j'avais bien aimé sur le coup, mais probablement dans le milieu du tableau, avec un nez très pâte de coing, une bouche riche, sirupeuse mais une bonne acidité, beaucoup pensent à un chenin sur l'Anjou. Il souffre juste de la comparaison avec le précédent. TB+.

 

Domaine de Montgilet - Coteaux de l'Aubance Le Tertereaux 1995 : couleur acajou, nez très pruneau, caramel, la bouche est un peu lourde et plus simple que les autres. B+.

 

Château de Sàrospatak - Tokaji Aszu 6p 1993 : Couleur acajou, nez très figue, datte, cire, un peu de caramel, pâte de coing bien sûr, assez "lourd" au sens plus du tout sur le fruit frais. La bouche est magnifique, épaisse, semble avoir mangé un peu de sucres, très grosse acidité, le plus de la soirée, il arrive du coup à équilibrer son aromatique très confite, avec une finale très longue, sur de jolis amers, avec presque une touche de bois tannique. Exceptionnel.

(autre dégust : fond de Tokaji aszu Esszencia 1988 Sarospatak, sucre bien mangé, moins aérien que le 6p, même si très bon quand même.)

 

 

Clos Naudin - Vouvray moelleux reserve 1989 : (bouchon en forme, ouf !) Couleur bien plus claire, le nez est très frais et aérien, miel, thé vert, zestes d'agrumes, fuits confits aussi bien sûr, assez subtil. La bouche est aérienne, pas trop sucrée, avec une belle acidité, encore de la jeunesse, une petite touche champignon-cèpe me gêne un peu pour être parfait et je suis peut-être resté bloqué dessus. Mais sinon un très beau liquoreux, qui se dévoile petit à petit. On me souffle dans l'oreillette encore mieux le lendemain. TB++.

 

Descendientes de J Palacios - Petalos del Bierzo 2015 : petit interlude vin rouge pour faire une pause. Le nez fait plutôt penser à une syrah, lardé, violette, poivre, fruits noirs, un peu animal, c'est très joli. La bouche est assez fraîche mais par contre la finale semble trop tannique, sèche, avec beaucoup d'amertume. Trop de sucres sur les papilles probablement, même après avoir rincé un peu. Le lendemain, joli nez aussi, bouche bien moins tannique, par contre la finale a gardé un côté amer et végétal un peu gênant. B+.

 

Klein Constantia - Vin de Constance 2001 : couleur très sombre, un nez très porté coca, figue, pruneau. En bouche il y a finalement de l'acidité, mais c'est un peu dissocié ici. On ne sent pas trop le muscat, mais pour un vieux Constantia ça ne semble pas en pleine forme. Aparemment une autre bouteille du même millésime a été mise à l'évier. Celle-ci n'est pas mauvaise mais on a connu mieux. B+.

 

constance 2003

 

Patrick Baudouin - Coteaux du Layon Maria Juby 1997 : couleur très foncée, nez très pâte de coing, bouche très sirupeuse, très concentrée, beaucoup de sucre, manque d'acidité pour équilibrer tout ça. Un peu monolithique pâte de fruit aussi en comparaison du suivant. TB.

 

Patrick Baudouin - Maria Juby 2002 : couleur déjà plus claire, le nez a bien sûr de la pâte de coing, de l'abricot, du miel, mais aussi des fruits exotiques, encore un côté fruits frais, aérien. Ca se confirme en bouche, ça semble aérien, même si la texture sirupeuse nous confirme que c'est par rapport au 1997, il doit y avoir beaucoup de sucre, peu d'alcool, équilibre parfait, encore tout jeune et très long. Exceptionnel.

 

Huet - Vouvray Constance 2003 : Robe proche du précédent, le style aussi, encore tout jeune, combine pâte de coing et fruits très frais, même encore plus ici, avec de l'ananas frais, bouche encore plus aérienne, avec une finale très mandarine, un peu zestée, très longue, et très fraîche, incroyable pour 2003. Exceptionnel.

 

Un grand merci à nos hôtes pour ces bouteilles exceptionnelles. Quel honneur et quel plaisir de boire ces mythes à leur apogée - ou presque - et parfaitement conservés. Encore une fois la preuve que le temps n'a pas d'emprise sur eux. On se sent parfois bien petit...

 

Quelques remarques :

- même pour des "becs à sucres" comme nous, pas facile d'enchaîner autant de liquoreux... Les compte rendus du lendemain de mémoire sont d'habitude plus simples.

- beaucoup de notes reviennent dans tous les vins, la pâte de coing etc...

- très difficile à l'aveugle. Même en identifiant en gros le taux de sucre, le taux d'alcool (ce qui est loin d'être évident avec le jeu des équilibres) ça n'aide pas beaucoup : le chenin par exemple pouvant être moelleux, liquoreux, très liquoreux.. etc... Les terroirs sont difficiles à lire.

- l'acidité est encore une fois la clé...

- l'ordre joue beaucoup, si un vin plus aérien arrive après un vin plus sucré il s'en tire mieux etc... C'est le jeu, aucun ordre idéal ne semblait possible.

- il y a bien sûr sur ces vieux vins (un peu moins que sur des secs, certes) un facteur très aléatoire d'une bouteille à l'autre qui a plus ou moins bien vieilli.

- c'est difficile de donner un âge à ces vins. Le Cotnari 66 a été placé dans les années 80-90. Il en sera sûrement de même pour Constance dans 30ans.

- Le niveau était tout simplement exceptionnel. Pas étonnant que les liquoreux lorsqu'ils sont réussis s'en sortent toujours avec des notes au-delà des 96-97/100 un peu partout. Quand l'équilibre est là il y a alors tout, le corps, la complexité, la longueur, l'intensité, l'expressivité du nez...

 

30 octobre 2023

Château Le Puy (Saint-Cibard) ****

 

Château le puy (Vin de Mes amis)

 

Emilien 2016 : léger, fruité, un peu vert. B.

Barthélémy 2016 : nez évolué, kirsché, un peu chaud, mais bouche bien plus fraîche, confiture de fruits rouges, texture de velours, à la Tertre Roteboeuf sans le côté caramel/vanille ici, assez long. TB+.

Barthélémy 2011 : nez évolué et chaud aussi, texture de bouche superbe comme le 2016, un peu de volatile en finale. TB.

 

Château Le Puy - Emilien 2016 : pas en place sur cette bouteille. B-.

 

Château Le Puy, Vin de France « Emilien » 2017 (Francs-Côtes de Bordeaux) : Robe assez claire, nez sur les fruits rouges, pas de boisé, notes végétales, poivron vert, très typé cabernet de Loire. Bouche légère, aérienne, digeste, épurée, mais en légère sous-maturité, un peu poivron. TB-.

 

Château Le Puy Barthélémy 2003 : Couleur rubis très claire et tuilée, nez de fruits rouges, fraise sucrée, pivoine, sous-bois, très "bourguignon" finalement, bouche avec un beau volume, suave, toute en fruit, alcool assez bas (12%), très belle acidité, beaucoup de fond, à la fois largeur, longueur, profondeur, encore jeune, mais déjà complexité avec un début de tertiaire, très long, gourmand et frais à la fois. Bu à l'aveugle, le graal des Gouttes de Dieu est en effet à la hauteur du mythe. Exceptionnel.

 

Blanc Marie-Cécile 2023 nez avec une pointe de volatile, citron confit, bouche avec volume gras, beaucoup d'extraits secs, pas trop lourde pour 14%, garde de la fraîcheur. Le même avec un jour d'ouverture, très orange confite, écorces, très riche en extraits secs, petits amers, parfaitement propre et précis. Très bon.  Rosé 2023 (seulement 1h de macération cette année) rosé très foncé, mais fruité, frais, fin, pas trop vineux, très joli. Emilien 2021 un peu serré et végétal. Barthélémy 2021 déjà évolué, truffé, joli nez, bouche avec fraîcheur sans le côté végétal du précédent, très joli.

 

Closerie Saint Roc 2020, coloré, un peu confituré, encore jeune avec pas mal de tannins.  Closerie Saint Roc Les Noyers 2021 majorité cabernet franc, très fin, belle tension, joli.

 

30 octobre 2023

Muchada-Leclapart (Espagne) ***

Association du champenois David Leclapart et de l'Andalou Alejandro Muchada, créé vers 2016 sur 3ha à Marco de Jerez. Ils proposent des vins de terroir, non mutés et pas sous voile, à base de palomino (et un peu de moscatel). Le domaine est en biodynamie, avec un gros travail à la vigne. Vinif sans intrants juste un peu de SO2 à la mise. Les vins sont vieillis en cuve acier pour Univers+, et vieux fûts pour les autres cuvées.

 

" La plus grande parcelle (1,7 ha) s'appelle La Platera, elle se situe dans le fameux Pago Miraflores, à Sanlúcar. Un demi-hectare environ est planté de Palomino California de 20 ans, le reste, 1,2 ha, de vieilles vignes de Palomino de 60 ans. Les sols sont constitués du calcaire typique de la zone, l'albariza, sur deux mètres de profondeur, avec des galets argilo-calcaires en surface.

 

Le deuxième vignoble, toujours dans le Pago Miraflores, s'appelle Miraflores Alta, et compte 0,7 ha. Il est planté de vieux Palomino de 50 ans. Ici aussi, les sols sont constitués d'albariza (de Lentejuela), sur 2,5 m de profondeur.

 

Enfin, une parcelle de 0,9 ha à Chipiona, au lieu-dit Camino del Puerto (Pago Abugalar). Elle est plantée de vieux Muscat de plus de 40 ans, sur des sols pauvres de sable avec quelques veines d'argile." Source labuenavida.be

 

 

 

Muchada-Léclapart - Univers+ 2020 : (vina la platera pago miraflores. En cuve acier avec les jeunes vignes du domaine -20ans, à Sanlucar) Couleur légèrement dorée et trouble. Nez pas très aromatique, légèrement fruits blettes, citrique, déjà une impression de minéralité, de caillou mouillé, un peu de lies, en se réchauffant quelques fruits jaunes plus mûrs, citron confit, épices. En bouche beaucoup de gaz à l'ouverture, mais parfait après secouage, là aussi on sent une aromatique un peu "neutre" où l'on cherche à mettre le terroir en avant plus que le fruit, grosse sensation minérale et saline, crayeuse, c'est énergique, belle acidité, alcool moyen (13%), la finale est assez longue, portée par les amers et un côté umami. Clairement un vin qui n'offre pas un gros plaisir pour lui seul et qui a besoin de la table. A noter qu'il était mieux le lendemain et servi à 12-13°. Très original (même si ce genre de vin se développe en Andalousie) et donc très intéressant à découvrir. TB.

 

Lumière 2019 : excellent dès l'ouverture, fait un peu savagnin au nez, fruits secs, pointe oxy ménagée, brioche. Bouche avec du volume, acidité moyenne mais sensation minérale qui s'amplifie avec une finale longue, saline. TB+.

 

26 octobre 2023

Soirée inauguration

Selosse - Champagne Côte Faron Aÿ (dég 2021) : superbe champagne, pas trop oxydatif pour un Selosse, plein de fruits secs, d'épices, de miel, déjà bien évolué et patiné pour un dég. 2021. Avec l'aération un côté crémeux, ne fait pas très pinot noir. Bulle ultra fine, matière bien mûre, pas besoin de dosage, finale umami. Superbe. Pas forcément besoin d'attendre des années supplémentaires en cave. TB++.

 

De Montille - Pernand-Vergelesses 1er cru sous frétille blanc 2012 : encore tout jeune, léger, un peu végétal/buis, frais, élégant, mais assez simple. B+.

 

Huet - Vouvray Le mont demi-sec 1999 : couleur bien dorée, nez très safran, épices, miel, coing, ananas... Comme toujours avec Huet la bouche combine gourmandise avec fruits exotiques, miel, un peu de sucre et grosse tension, finale sur les amers, orange confite. Exceptionnel !

 

selosse

 

Alberto Orte - A Portela Valdeorras 2016 : réduit à l'ouverture, parfait le soir, nez plutôt typé syrah, violette, poivre, bouche très élégante et fine, très pot-pourri, esprit pinot un peu. Pas forcément une grosse longueur, mais beaucoup de finesse et de fraîcheur. TB.

 

La Rasina - Brunello di Montalcino 2017 : encore trop marqué par son élevage coconut, à attendre impérativement. B-.

 

Grange des Pères - IGP Hérault 2013 : s'est enfin détendu, une vraie grange bien portée sur les anchois et la garrigue avec beaucoup de finesse. Ca y est les 13 sont prêts et ça envoie ! TB++.

 

Frèrejean Frères - Champagne VV26 : joli blanc de blancs, crémeux, très typé chardo, assez rond, avec un peu de sucrosité, bulle fine, et finale quand même bien crayeuse. TB.

 

25 octobre 2023

Domaine des Cavarodes (Cramans) ***

 

Domaine des Cavarodes - Etienne Thiébaud

 

 

Salon Nez dans le Verre

IGP Franche Comté 2019 simple, vif, mais un peu de colle sur la finale. Savagnin cuvée 2018, légère macération ? pas très propre, acétate. Des blancs border mais ce sera mieux en rouge. Pinot noir lumachelles 2020 un peu grillé/réduit, beau jus en bouche, propre, prometteur. Trousseau lumachelles 2020 assez marqué orange sanguine, solaire avec un côté presque Rhône sud infusé, mais c’est propre, gourmand, fin, ça reste digeste et propre.

 

 

Cavarodes - Arbois Trousseau du messagelin 2019 : gaz à l'ouverture et très vite goût de souris. 1e rencontre ratée. Moyen.

 

Cavarodes, Ostrea Virgula Côtes du Jura 2022 : (savagnin ouillé) couleur or, nez très autolyse, citron confit, volatile, fruit mûr, petite touche vernis. Bouche très énergique, clairement nature autolyse, mûre, dense, pas forcément haute en alcool, très salivante, très longue, rappelle Labet, voire L'Apollin. On sent clairement le parti pris de vinif. Très bon dans ce style. TB.

 

23 octobre 2023

Cantalapiedra (Espagne) ****

Vieille famille de viticulteurs qui vendaient ses raisins jusqu'en 2014 et l'arrivée du fils d'Isaac Canlatapiedra, Manuel. Les vignes sont situées à La Seca (Valladolid) dans la DO Rueda à 750m d'altitude en moyenne. La force du domaine est de posséder des verdejo préphylloxériques, ayant jusqu'à 150ans. Le domaine vinifie aujourd'hui 7 des 20 hectares qu'il possède, avec l'objectif d'augmenter cette proportion à l'avenir. Depuis l'arrivée de Manuel, le domaine est bio, avec quelques pratiques biodynamiques, travaille sur le parcellaire, en levures indigènes, à peine de SO2 à la mise (voire pas du tout sur la nouvelle gamme Mondo y Lirondo). Le domaine travaille aussi quelques rouges en tempranillo provenants de Venialbo (Toro, mais sans la DO car le chai est à La Seca).

 

 

 

Cantalapiedra - El Parvon pie franco 2020 VT Castilla y Leon : Goûté il y a 6mois environ, à l'aveugle
(environ 85% tinta de toro + cépages blancs verdejo malvasia moscatel)
Couleur assez claire (surtout pour du tempranillo majoritaire), nez un poil réduit au départ puis fruits rouges, épices, floral, esprit un peu grenache grappe entière (il me rappelle certaines cuvées des sœurs Saladin). Bouche avec une certaine puissance alcoolique (14,5-15%), des tannins présents mais fins et enrobés, belle profondeur, fruité pur, bonne acidité bien intégrée, beaucoup de longueur, encore un peu jeune, à attendre 2-3ans dans l'idéal je pense, mais belle découverte. TB+.

 

Cantalapiedra (Castille-et-Leon), VT Castilla-y-Leon Majuelo del Chiviritero 2021 : (domaine qui vinifie depuis 2014 7ha sur les 20ha qu’il possède de longue date, à La Seca (Rueda). 700m d’altitude, 100% verdejo. Sols de galets, argile et calcaire, vignes d’environ 40ans sur cette parcelle. Elevage vieux fûts puis cuves. Vinif proche du nature.)       Couleur dorée, nez citron confit, petite volatile, levure, floral. La bouche est très propre, citronnée aussi, avec du volume, de plus en plus en se réchauffant, une bonne acidité qui lui permet de garder l’équilibre, une finale sur les amers, mais il reste assez simple. B+.

 

Cantalapiedra, Cantayano S. Martin 2024 : (verdejo) couleur or pâle, nez citron confit, paille, foin. Bouche vive à l'attaque, un peu d'extraits secs, presque tannique, l'acidité retombe assez vite, pas une grosse longueur, petite chaleur sur la finale si on laisse le vin se réchauffer, mais plutôt une bonne entrée de gamme, déjà accessible. B.

 

 

22 octobre 2023

Lalù (Piémont) ***

"Lalù, c’est l’histoire de deux amies – Lara Rochetti et Luisa Sala, qui se sont rencontrées en 2010 pendant leurs études à l’Université des Sciences de la Gastronomie de Pollentia. Après un séjour, chacune de leur côté du globe, elles se retrouvent chez Trediberri où Fréderico Oberto les aide à acquérir 0.5 hectare sur la Morra. Elles continuent leur formation chez Claudia Conterno, puis chez Cécile Tremblay et les Comtes Lafon. De retour en Itaile, elles acquierrent encore quelques parcelles, principalement sur le secteur de La Morra et se lancent avec 3.5ha en 2019. Les vins sont principalement vinifiés et élevés en cuves ciment." Source Mes Vendanges.

 

 

Lalù - Langhe Nebbiolo 2021 : (vignes sur La Morra et Monforte. A moitié egrappé) Couleur rubis foncé, pas spécialement rouillée. Nez sur des arômes de nebbiolo classique mais tout de même assez mûr, framboise, fraise, quelques fruits plus noirs, réglisse, pivoine... Bouche avec du corps et une certaine puissance pour un Langhe, jolie aromatique pure, assez mûre sans être confite, belle acidité derrière, la finale est plutôt longue mais encore bien serrée par des tannins pointus en l'état. C'était un peu mieux le lendemain mais pas encore tout à fait ça. A attendre 2-3ans je pense. B+.

 

20 octobre 2023

Suertes del Marques (Espagne) ***

Petit domaine de Tenerife (Canaries) qui a commencé à embouteiller ses vins en 2006. Suertes del Marques est situé dans la vallée de Orotava, au nord de l'île de Tenerife. Le domaine possède 11 hectares entre 300 et 750m d'altitude + 15 hectares de contrats avec des "grapegrowers", sur des expositions et sols variés. Les vignes sont pour beaucoup centenaires, en franc de pied. Le domaine utilise les levures indigènes, un peu de SO2 à la mise uniquement.

 

 

Suertes del Marques - Tenerife Vidueno 2019 : ("2019 Vidueño is a complex blend from two experimental plots planted between 10 and 20 years ago with more than 25 grape varieties from the islands - Malvasía Rosada, Negramoll, Vijariego Negro, Baboso Negro, Castellana Negra, Marmajuelo, Listán Negro, Gual, Verdello—90% red grapes and the rest whites, with only 11.5% alcohol. The full clusters fermented in a plastic bin with indigenous yeasts, and the wine matured in 228- and 500-liter oak barrels for 10 months.")  Couleur très claire et rouillée, nez réduit à l'ouverture, mieux ensuite mais dans un style "rustique", fumé, épicé, réglissé, ferrugineux, plutôt prunes rouges et kirsch. On se dit que ça va être costaud. Pas du tout, la bouche est très légère, bonne acidité, tannins souples, facile à boire, pas un gros volume ni beaucoup de longueur, par contre ça fait un peu poussiéreux, toujours ce côté réglissé, fer. Original, mais pas un gros plaisir pour moi. B.

 

Suertes del Marques (Canaries), DO Tenerife Vidonia 2020 : (domaine de 11ha + 15ha négoce créé en 2006. Tendance nature. 100% listan blanco ou palomino, Vignes à Las Suertes, La Florida et La Mocana sur argiles. Elevage 11mois en foudres de 2500L et fûts de 500L.)    Nez très fumé, un peu soufré, réduit, volcanique, qui a tendance à s’accentuer avec l’aération. C’est mieux en bouche où ce côté fumé est moins dominant, jolies notes citronnées, salines, très énergique, très long et salivant. TB.

 

Suertes del Marques

Vidonia 2022 (listan blanco) : léger fumé, belle autolyse classe, grillé des lies, citron, surtout grosse allonge très umami, salivante, top. TB++.

7 fuentes rouge 2021 : très fumé, réduit, compliqué.

 

 

 

Matias i torres (Victoria Torres Pecis) **, DO La Palma Listan Prieto 2018 : (Piezas N3. Vignes de 80ans sur sols volcaniques non greffées) Couleur claire, rubis, nez fruits rouges, un peu fraise écrasée, mais aussi réduction tenace, animale, mais aussi un côté fumé, fer, terreux. Bouche légère, peu de tannins, beau fruité un peu sucré, bonne acidité, mais la réduction tenace gâche un peu le plaisir, fond volcanique derrière bien marqué. B+.

 

 

Borja Perez **, Ignios origenes vijariiego 2019 : (Ycoden Daute Isora) couleur assez claire, léger fruité, fumé, nature, mais grosse volatile, un peu acétate, peu de plaisir au final.

 

Bodegas el sitio **, De yanes baboso negro finca las lapas 2023 : (100% baboso) vin puissant, confit, un bon 15%, chocolaté, façon grenache trè solaire. B.

 

20 octobre 2023

Enric Soler (Espagne) ****

Professeur en œnologie à Barcelone, Enric Soler a monté en parallèle un tout petit domaine en biodynamie dans le Penedes en 2004.

 

 

Enric Soler - Penedes Nun Vinya dels taus 2007 : (xarello) couleur dorée et fluo ! Nez très bourguignon, réduction grillée, brioche, léger beurré, citron confit, bouche épaisse, tendue, finale avec de beaux amers, très longue, superbe découverte. TB++.

 

Enric Soler - Improvisacio 2018 : grillé des lies, xarello sur lies, frais, peu d'alcool, digeste. B+.

 

Enric Soler (Catalogne), DO Penedes Nun Vinya dels Taus 2020 : (domaine bio de 1,5ha créé en 2004 par ce professeur d’œnologie de Barcelone. 100% xarello, vignes de 70ans, sols argilo-calcaires. Elevage 8mois fûts dont 50% neufs)    Couleur or pâle, nez encore un peu marqué par son élevage, très bourguignon dans l'esprit, beurré, légèrement toasté et vanillé. La bouche est plus jolie et moins marquée, avec une belle tension, des agrumes, une finale longue et fraîche plus minérale sur des amers nobles. Un beau vin, encore un peu trop jeune, qui a eu besoin d'une longue ouverture. TB.

 

20 octobre 2023

Bodega Callejuela (Espagne) ***

Domaine familial de 28 ha, créé en 1980 à Sanlucar de Barrameda, géré aujourd'hui par les fils Pepe et Paco Blanco Martinez. Le domaine produit des xeres mutés mais aussi une large gamme de vins blancs non mutés mettant en avant les beaux terroirs de Sanlucar.

 

 

Vina la callejuela - Oloroso el cerro : (élevage oxydatif + de 20ans) Couleur marron très clair, nez très expressif, très noix, dattes, fruits secs, café, très porté oxydatif, whisky fût de sherry. Bouche très intense, puissante (21%), très longue, très sèche et très fraîche, très saline, longueur exceptionnelle, manque peut-être un peu de complexité aromatique. TB++.

 

Sobajanera anima 2019 : 2ans sous voile, non muté, 13,5%. Nez légèrement oxydatif, noble, bouche très saline, oxydatif fin, intense, très long et salivant, digeste. TB+.

 

 

 

Luis Perez 

Domaine créé en 2002 par Luis Perez, maintenant épaulé par son fils Willy Perez.

 

Luis Perez - Tintilla Carrascal VT Càdiz 2020 : (100% tintilla, sols très calcaires ici craie, égrappé à 60%, élevage vieux fûts puis quelques mois de cuves) Couleur grenat un peu rouillée, nez de cerise amarena, chocolat, pruneau, déjà un peu évolué, entre Châteauneuf et la Toscane peut-être. La bouche est assez fine, mais en même temps du caractère avec cette aromatique de fruits confits, de chocolat, floral, mais seulement 13,5% d'alcool, des tannins très fins, assez rond, une acidité qui n'est pas très haute mais suffisante pour ne pas tomber dans le confit, bel équilibre entre finesse et caractère sudiste, très belle longueur, épicée, un côté vieux pinot également. Belle découverte. TB+.

 

20 octobre 2023

Javi Revert (Espagne) ***

Jeune vigneron, sur un petit domaine bio, sur les hauteurs de la DO Valencia, entre Alicante et Valence. Ancien œnologue de Celler del Roure, Javi Revert monte son propre domaine en 2014, vignes en altitude sur de vieux cépages autochtones. Sa cuvée phare, "Simeta", est un vin rouge en 100% arcos.

 

 

Javi Revert - Micalet blanc 2021 DO Valencia : (trapadell, tortosi, malvasia merseguera. VV sur calcaire en altitude. 12,5%) Couleur claire, nez poire, fruits blancs. Bouche légère, sur la vivacité, fruitée, très fraîche, pas un gros volume, pas de gras, simple niveau aromatique, assez longue, avec une finale presque légèrement tannique, un peu de lies. Intéressant. B+.

 

Javi Revert - Simeta 2020 : (100% arcos. Sols calcaires 650m d'altitude. Parcelle Tossal de l'angel. Elevage foudre. Une part de grappes entières. 1800bts. 14%) Couleur grenat, nez de cerise, mûre, un peu confituré, avec des notes terreuses et herbacées dans le fond, touche balsamique aussi. La bouche attaque sur un côté rond, confituré, gras, acidité moyenne, puis elle se resserre en finale sur des tannins un peu trop présents en l'état. Elle est assez simple, donne l'impression de manquer de fraîcheur. On reste plus sur une impression de confit que de minéral. Le projet avait l'air beau sur le papier mais ça ne s'est pas concrétisé dans le verre. A voir sur un autre millésime ou surtout sur un vin plus évolué. B+.

 

 

 

Finca Sandoval, DO Manchuela Salia 2022 : syrah grenache alicante sur les hauteurs du sud-Est espagnol, fruits confits, garrigue, pas trop d'alcool et une bonne acidité derrière, tannins un peu serrés en finale. Assez classique, rien de très émouvant. B. Une autre bouteille plus tard fait plus syrah, lardé, tanins plus fins. B+.

 

 

 

Oxer Wines (Txakoli & Rioja)

Oxer Bastegieta *** - Bizkaiko txakolina Marko Gure arbasoak 2022 : (petit courbu, gros courbu, gros manseng) couleur dorée, nez beurré, fruits jaunes, un peu esprit chardo en fût, la bouche est différente, léger beurré et gras en attaque puis plus citronnée, florale ensuite, la finale est assez courte. Bien mieux que la moyenne des txakoli avec une bonne maturité et un élevage ambitieux, mais pas du tout au niveau des jeunes Irouléguy bus récemment. B+.

 

 

 

Gorka Izagirre (Txakoli) ***

Gorka Izagirre - Bizkaiko Txakolina Zura 2019 : (100% hondarribi zuri. En fût) Couleur or profond, nez très fruits exotiques, miel, acacia, tire sur le jurançon sec par exemple. La bouche est ample, pleine de fruits exotiques, gourmande, l'élevage est discret, la finale manque un poil de tension pour chipoter. TB.

(valade) Txakoli de Bizkaia 24 pomme léger simple mais bon. G22 2023 acide, citrique, assez long, marqué lies, brioché grillé, pas un gros plaisir.

Ilun 2023 rouge : (cépage hondarrabi beltza ou courbu noir faux) Robe assez colorée, nez un peu rustique, animal, entre cabernet franc et gamay canaille. Bouche qui reste assez légère, acidulée, juteuse, pointe de froideur et de rusticité mais plutôt dans le bon sens donnant un peu de caractère, tannins qui restent fins. B.

 

 

 

Juanjo Tellaetxe *** - Tantaka 2022 DO Arabako Txakolina : (100% hondarrabi zuri) Elevage cuve sur lies, esprit peu interventionniste. Txakoli vif, frais, citronné, pomme verte, sensation minéral, 12,5% d'alcool sans manquer de maturité ni de volume, finale tendue, légers amers, très bien fait. TB.

 

20 octobre 2023

Holdvölgy (Hongrie) ****

 

Holdvölgy (Tokaji)

 

Hold and hollo dry Tokaji 2016 : servi trop froid, très vif, caillou fume, minéral, sur les amers, zestes d’agrumes, bonne longueur. TB-.

 

Signature Tokaji 6 puttonyos 2007 : miel, pèche, abricot, bien confit et concentré, bonne acidité derrière, plus court que les Disznoko mais très bon. TB.

 

Holdvolgy sweet 2011 : superbe nez typé riesling miel, cire, pointe pétrole. Bouche qui manque un peu de peps, à ne pas attendre plus longtemps. B+.

 

Vision tokaji dry 2017. B+.

 

Hold & hollo dry 2016 : grosse réduction soufré, élevage sur lies très marqué, plutôt tendu, caillou fumé. Peu de changement par rapport à la dernière degust. TB-.

 

Eloquence Edes szamorodny 2010 : bel équilibre avec une bonne acidité, concentré, un peu fermé niveau aromatique entre deux âges peut-être. TB-.

 

Harslevelu 2009 expression becsek : superbe nez typé riesling miel, résine, noisette, fruits jaunes, complexe... bouche avec de l'amertume, résine, miel, manque un poil d'énergie, probablement 6-7gr de SR un peu mangés, peut encore tenir quelques années. Assez long. TB+. 

 

Holdvoldgy (Hongrie) – Tokaji sec Vision 2017 : (furmint, harslevelu, kabar) toujours ce côté cire, miel, floral, zestes d’agrumes, résine, bonne acidité, amers nobles, assez long. TB.

 

Holdvoldgy - Meditation 2017 Kiraly vineyard : (furmint. Fût hongrois 228L) un peu plus coloré, toujours une aromatique miellé, résine, zestes, mais plus de volume, du gras, tout en gardant beaucoup de tension, élevage parfaitement intégré, pas de notes boisées, très long, salivant. TB++. Une autre bouteille plus tard très jolie aussi mais des amers marqués en finale qui appellent la table. TB++.

 

2016 : manque un peu de peps par rapport à 2017. TB.

 

Intuition n°3 Furmint 2018 : un peu plus alcooleux que les précédents. TB-.

 

Holdvoldgy - Expression 2017 Becsek vineyard : (harslevelu) proche du précédent, peut-être un peu plus en largeur, plus floral/miellé encore mais pas trop variétal, élevage bien intégré aussi. Très long, amers nobles. TB++.

 

Signature 2007 : manque d'acidité. B.

 

Culture 6putt 2013 : belle liqueur, manque un poil d'acidité. TB.

 

18 octobre 2023

Domaine des Murmures - Emmanuel Lançon (Les Arsures) ****

 

Domaine des Murmures - Poulsard 2016 : couleur très claire, presque rosée, nez réduit, compliqué, bouche légère, juteuse, de mieux en mieux avec l'aération, petits fruits rouges et pivoines, très fraîche et pure. B+.

 

17 octobre 2023

Veronica Ortega (Espagne) et B. Estevez ****

Originaire de Cadix, Veronica Ortega a beaucoup voyagé avant de s'installer en 2012 à Valtuille, Bierzo en Galice. Elle a travaillé chez Clos Erasmus, A Palacios, Comte Armand, DRC, Combier, Burn Cottage, Niepoort puis chez celui qui deviendra son mentor Raul Perez. Elle possède désormais 5ha avec une majorité de rouge. Les vignes sont conduites en biodynamie non certifiée, les vins sont travaillés avec très peu d'intrants, doses minimes de SO2 à la mise, généralement en grappe entière avec très peu d'extraction.

 

 

"Verónica aime les terroirs pauvres et sablonneux de Valtuille, où sont situées la plupart de ses parcelles. Mais elle possède aussi d'autres parcelles, sur des terroirs très particuliers comme celui de San Juan de la Mata - une vigne à 650 m d'altitude, sur calcaire pur; c'est ici qu'elle produit sa cuvée de blanc "Cal" - dernier millésime en 2020. Ou encore, à Cobrana (près de Bembibre), où elle produit le vin éponyme à partir de 8 parcelles différentes, à 700 m d'altitude. Le sols est constitué de schiste bleu et d'argile, ce qui préserve l'acidité dans les raisins. Il s'agit d'ardoises très différentes de celles que l'on trouve à Corullón, par exemple.

 

 

 

Veronica Ortega - Cobrana 2021 DO Bierzo : (79% mencia + cépages blancs complantés godello, dona blanca, palomino. Vendangé 2 semaines plus tard qu'à Valtuille où les vins sont très rhodaniens. Ici 8 parcelles à Cobrana, 700m altitude sur ardoises bleues et argiles. Grappe entière macération dans un grand foudre de 3000L puis élevage de 15mois en jarres et fûts de 228L non neufs)  Couleur rubis, très claire, nez très pivoine, grenadine, fraise, framboise, ça pinote, très élégant. Bouche légère en alcool (12,5%), de corps moyen, aux tannins très fins, toute en élégance et en pureté, pas de bois ressenti, quelques épices, une bonne acidité dans le fond avec pas mal d'allonge. Ne fait pas du tout nature. Juste encore un peu simple aromatiquement mais le temps devrait y remédier. Très belle découverte. TB+.

cobrana

 

Veronica Ortega (Castille-et-Leon), DO Bierzo Cal 2020 : (domaine de 5ha bio créé en 2012. 100% godello. 650m d’altitude sur calcaire. Elevage 14mois vieux fûts et amphores)      Couleur or pâle, moins brillante que le précédent, nez qui fait penser à un chenin, sur la poire, la pomme au four, le citron. Bouche énergique, peu d'alcool (12,5°), en fraîcheur, travaillée plutôt en réduction, un peu nature mais parfaitement propre, pas un gros volume, mais une finale fraîche et minérale, citronnée, zestée. TB.

 

 

 

Bernardo Estevez **** - Chanselus Castes Brancas 2021 DO Ribeiro : (Disciple de Fukuoka, permaculture et biodynamie. vin naturel. Vallée de Arnoia. Granite avec schistes et argiles. Cépages albillo, godello, lado, loureira, treixadura, verdelho, vignes de 20 à 100ans. Elevage foudres puis cuves) Couleur or pâle à or, nez expressif dès l’ouverture, citron légèrement confit, fleurs blanches, toute petite touche volatile qui s’intègre bien dans l’équilibre du vin. Le lendemain il développe des notes de fruits exotiques, mandarine, tilleul. Bouche légère en alcool, avec du volume, vive à l’attaque, joli pep’s emmené par la légère volatile, toujours cette aromatique citron, fleur, herbe, paille, puis de plus en plus fruits mûrs avec l’aération. Pour chipoter la finale manque un poil de tension et de relance pour être vraiment grand. Mais on sent un beau travail avec du fond, et il devrait encore gagner en complexité avec un peu d’âge. Belle tenue à l’air, le vin est parfaitement propre le lendemain. TB+.

 

16 octobre 2023

Soirée Vins du Portugal - Les trésors enfouis

Soirée Vins du Portugal - Les trésors enfouis

carte portugal

 

 

Quelques chiffres

Surface : 195 000 hectares plantés en 2020 (230 000 en 2012). 9e puis 10e Mondial, en baisse. = 2,7% du monde.

50% caves coopé. Mais aussi énormément de viticulteurs avec moins d’1 ha. Moyenne nat autour d’1 ha.

Cépages : Environ 300 cépages.  Dans l’ordre : tempranillo ou aragonez, touriga franca, castelao, fernao pires ou maria gomes, touriga nacional, trincadeira, baga, siria, arinto, syrah, loureiro.

Rendement moyen : 33 HL/ha, un des plus faibles du monde

Répartition rouge/blanc : 70% rouge pour 30% blanc. Le blanc est encore plus en baisse.

31 DOC, 14 Vinho regional (ou IGP), et vinho (Vin de Table)

Export 35% (le Porto 64%). 10e mondial. Destinataires : France, Angola, Royaume-Uni, Etats Unis, Belgique-Allemagne.

Portugal = 70% du liège mondial

Comme souvent sur le bassin méditerranéen, nous voyons que la production est en baisse, car moins de consommation, travail des vignes très difficile, qui rapporte peu. Beaucoup de vignes sont à l'abandon, certaines sont arrachés au profit d'agricultures qui rapportent plus : oliviers et depuis peu amandiers dans le sud du pays.

 

 

Les principales régions

Vinho Verde : au Nord du Portugal, sous la Galice, le Vinho Verde bénéficie d'une forte pluviométrie et d'un climat frais par rapport au reste du Pays. Idéal pour produire des blancs frais, pas forcément pétillants, il y a aussi d'excellents vinho verde. Les sols sont grnitiques et schisteux. La vigne est parfois plantée en pergola, on y trouve aussi quelques vignes grimpantes. Les cépages : le très fruité alvarinho, les plus secs loureiro et arinto. uelques rouges légers également.

vinho verde

 

Le Douro : région du Porto, mais pas que ! Sur les pentes en terrasse, le long du fleuve, l'ensoleillement est bien plus marqué que dans le vinho verde, avec une pluviométrie de plus en plus faible lorsque l'on rentre dans les terres. En allant vers l'est on trouve des Douro rouges non mutés souvent puissants. Au Nord du fleuve par exemple de nombreux Douro blancs très frais montrent qu'il s'agit en fait d'une région variée. Sols de schistes et granits, cépages très variés.

douro

 

Dao et Bairrada : régions centrales du Portugal, au climat relativement frais, car atlantique sur Bairrada où l'on produit aussi bien des blancs, des rouges que des bulles. A Dao c'est surtout l'altitude qui apporte de la fraîcheur, notamment vers la Serra de Estrela (Montagne de l'Etoile) qui culmine à 1993m. L'amplitude thermique entre le jour et la nuit permet une onne maturité tout en préservant de belles acidités. Beaucoup de granit. Cépages variés, citons tout de même le bical en blanc et le baga en rouge.

serra de estrela

 

Lisbonne et Setubal : la région bénéficie d'un climat atlantique qui permet de produire des vins relativement frais. Les petites appellations Colares (rouges avec du ramisco et quelques blancs avec de la malvoisie), Bucelas (en blanc, arinto) ou Carcavelos (VDN blancs) sont des pépites en voie d'extinction. De très jolis blancs sont aussi produits à Setubal avec entre autre le Galego Dourado.

lisbonne

 

Alentejo : région du sud, très sèche et très solaire, où il faut absolument chercher les quelques massifs pour trouver un peu de fraîcheur. Cépages autochtones variés comme souvent.

alentejo

 

Madère et Les Açores : deux archipels très intéressants, produisants surtout des VDN à Madère (et quelques ovnis..) et plutôt des vins blancs volcaniques sur les Açores.

madere et acores

 

 

 

La dégustation - Les trésors enfouis de Portugal

Plutôt que de choisir des vins représentatifs du Portugal, ou des bons rapports qualité/prix (certes très nombreux), la dégustation mettait l'accent sur le patrimoine exceptionnel de vieux cépages, de vieilles vignes et de beaux terrois malheureusement en voie d'extinction, qui fait à mon sens tout l'attrait du pays. Ce sont donc des cuvées rares, plutôt haut de gamme, qui nous prouvent que le potentiel est là pour faire de grands vins, à condition de s'en donner les moyens bien sûr.

 

 

Les Blancs

1 Marcio Lopes, Vinho verde Pequenos rebentos Selvagem 2020 : (Winemaker qui a débuté en 2010, se considérant plutôt comme un explorateur à la recherche des cépages et terroirs oubliés du nord du Portugal et de la Galice. Cépage 100% azal, vigne sauvage qui grimpe le long des arbres, plantée en 1932 à Amarante proche de la rivière Tamega. Sols de granit. Egrappé, fermenté 30jours en amphore puis élevé 9mois en fûts non neufs avec les lies)  Couleur à peine orangée, nez d'agrumes, un peu de cire, puis des notes de melon qui font penser à une légère macération. La bouche est vive, toute en fraîcheur, basse en alcool (12%), très digeste, fruitée, acidulée, ça manque juste un peu de corps. La longueur est moyenne, mais le côté frais, salivant avec quelques amers donne envie d'y retourner. TB.

 

2 Companhia dos profetas e dos Villoes, Porto Santo Listrao dos Profetas 2021 : (Tout nouveau domaine du winemaker Antonio Maçanita et du restaurateur Nuno Faria qui viennent de redécouvrir les vins de l'île de Porto Santo, petite île au nord-est de Madère. Cépage 100% listrao ou palomino fino. Vignes de 80ans sur calcaires limons et sables. Elevage 10mois fûts non neufs) Couleur or pâle, nez qui s'ouvre sur une petite réduction grillée sur lies, puis des notes citronnées, des agrumes, une imperssion d'embruns marins aussi. La bouche est très énergique, avec beaucoup de tension, donnant une impression de salinité, légère en alcool mais sans manque de volume, la finale très longue le pousse très loin. Superbe. TB++.

vigne porto santo

 

 

3 Antonio Maçanita, Douro As Olgas Letra F 2019 : (Winemaker sur plusieurs régions du Portugal, Antonio Maçanita a commencé dans les années 2000 ayant toujours pour but de mettre en avant les grands terroirs oubliés du pays, à l'instar de Telmo Rodriguez ou Raul Perez en Espagne. Ici vignes de 90-110ans avec une quinzine de cépages complantés à Carlao 440m d'altitude, sur granit, 20kms au nord du fleuve. Fermentations à froid, élevage 12mois barriques "neutres". Vignoble classé F en 1932 dans la notation Moreira da Fonseca car pas assez chaud, inadapté pour du porto et par conséquent oublié) Couleur dorée, nez très expressif, beurré, brioché, fruits jaunes, déjà évolué, un côté champagne blanc de blancs sans les bulles. Idem en bouche c'est gras, beurré, brioché, déjà prêt à boire, plutôt sur l'opulence, mais le taux d'alcool moyen (13%) et l'acidité élevée lui permettent de rester équilibré. Très belle longueur. Joli vin, taillé pour la table. TB+.

 

4 Wine & Soul, Douro Guru 2016 : (Cépages viosinho, rabigato, codega, gouveio) Couleur or pâle, nez fruité, agrumes, buis, rappelle un sauvignon, très marqué par le viosinho donc, encore jeune. La bouche rappelle un peu Sancerre aussi, très minérale, fruitée, jeune, énergique, légère en alcool, pas construite sur le volume, mais une belle tension, c'est long et salivant. Très joli aussi, dans un style très différent du précédent. Merci Bertrand ! TB+.

 

5 Antonio Madeira, Dao vinhas velhas 2019 : malheureusement une bouteille avec un défaut, dommage pour cet excellent petit producteur qu'on regoûtera un jour...

 

 

 

Les rouges

6 Azores Wine Company, A proibida 2018 : (Vignes sur les sols volcaniques de l'île de Pico. Cépage Isabella donc un cépage hybride (HPD) interdit, issu du croisement d'une vitis labrusca et de petit meslier, naturellement résistant au phylloxéra, à l'oïdium...) Couleur étonnamment claire pour un cépage hybride, un nez exubérant, très bonbon à la fraise, un peu chimique, quelques notes végétales, le côté animal de l'anthranylate de méthyle des hybrides n'est pas trop marqué. On sent que c'est "soft" pour un hybride ! La bouche est exubérante aussi, fruitée bonbon et végétale, seulement 11% d'alcool, c'est donc frais, mais l'aromatique peut quand même vite écoeurer. Un vin qui était surtout là pour évoquer le sujet bouillonnant des hybrides et qui en ce sens à rempli son rôle. B.

 

7 Adega Regional de Colares, Colares Arenae ramisco 2014 : (Appellation qui jadis faisait 1800ha, tombée aujourd'hui à 15ha sous l'effet de la pression immobilière. Cépage 100% ramisco. Vignes franc de pied dans du sable à moins d'1km de l'océan. Elevage long en foudres de bois exotiques puis en fût et en bouteille. 50% grappe entière) Couleur rubis, le nez évoque un nebbiolo, sur la fraise, la cerise, un côté cuir, goudron. La bouche est légère en alcool, fruitée, fraîche, avec une belle acidité, en longueur, avec des tannins qui donnent de l'allonge. Très élégant. TB.

vigne colares

 

 

8 Viuva Gomes, Colares reserva 1969 : (emb en 1973, reconditionné en 2000. 100% ramisco. 100% grappe entière. Fermenté en cuve bois puis élevage en fûts d'acajou et de châtaignier) Couleur claire et tuilée, nez très tertiaire, sous-bois, humus, café, fumé, champignon, kirsch... La bouche est encore en forme avec une belle acidité, du corps, surtout pour un vin à 11,5% d'alcool, des tannins encore présents peut-être un peu secs pour chipoter, bien sûr plus sur le tertiaire que sur le fruit frais, mais avec beaucoup de charme. TB.

 

9 Fitapreta, Alentejo Os Paulistas Chao dos Eremitas 2019 : (Cépages tinta carvalha, castelao, moreto, alfrocheiro, trincadeira. Vignes de 1970 sur granit et sable, dans le massif de Serra d'Ossa 260m d'altitude. 30% grappe entière. Elevage 18mois fûts de chêne non neufs. Deuxième millésime de cette cuvée) Couleur rubis foncé, nez très fruité, cerise un peu sucrée, très floral aussi, gourmand. La bouche confirme, c'est rond, gourmand, beaucoup de fruit, alcool modéré (13,5%) surtout pour l'Alentejo, ça reste digeste, tannins soyeux avec une belle texture travaillée sans être marquée par le bois. Manque juste un peu d'allonge si on compare au suivant. TB+.

 

10 Quinta da Pellada, Dao Muleta 2017 : (Domaine familial de 60ha aujourd'hui sur 3 lieux. Ici vignes centenaires sur la Serra de Estrela à 450m d'altitude sur granit. Cépages jaen, baga, touriga nacional, bastardo, alfrocheiro etc… Elevage fûts non neufs) Couleur grenat, nez très élégant de cerise noir, de goudron, de pin, balsamique, de ronce... La bouche est à la fois fruitée, floral, avec un végétal noble, quelques épices, un côté graphite marqué, surtout une finale portée très loin par une belle acidité, et des tannins présents mais fins dignes des plus beaux barolos. La longueur est impressionnante. L'équilibre puissance/fraîcheur aussi. C'est déjà bon et avec un gros potentiel de garde aussi. On termine en beauté. TB++.

 

 

Les vins mutés

11 Andresen, Porto blanc 40ans (50cl, codega, rabigato, arinto, malvasia. Muté à 77°) Couleur ambre clair, nez assez proche du Madère qui suivra, sur le café, la noisette, l'amande, la datte, fruits secs, encaustique. La bouche est parfaitement équilibrée, avec une attaque sucrée et une finale plus sèche, puissant, intense, long. La preuve qu'il peut y avoir de grands portos blancs. Merci Michel ! TB+.

 

12 D'Oliveiras, Madère verdelho 1986-2016 : (cépage verdelho donc demi-sec. Muté à 96°. Chauffage en canteiro puis élevage en "pipas" demi-muids avec une part des anges qui stagne autour des 10%) Couleur acajou, nez encore plus marqué café, noix, toffee, cannelle, sucre brun... La bouche est comme souvent incroyable de puissance, d'intensité, combiné à une acidité très élevée (bien plus que sur le porto blanc) et une finale d'une longueur stratosphérique, avec une impression de salinité. Le tour de force est de réussir à rester très digeste, faire saliver, avec la même buvabilité qu'un riesling. Exceptionnel.

 

listrao dos profetas

colares

 

 

Au final, une dégustation de très haut niveau. Tout le monde est pleinement convaincu par le niveau global des vins, avec une forte impression des vins blancs secs notamment. Je dois bien avouer qu'en travaillant sur les vins portugais depuis plusieurs mois maintenant, je ne m'attendais pas à tomber sur des vins aussi frais et aussi variés. Plein d'autres pépites n'ont malheureusement pas pu être retenues pour cette soirée. Le patrimoinde vieilles vignes et de grands terroirs semble ici sans limites. Nul doute qu'il faudra aller explorer chaque région encore plus en détail à l'avenir.

Merci à tous les participants de cette belle soirée, qui en appellera forcément d'autres.

 

 

16 octobre 2023

Miolanne (Neschers) **

Le domaine Miolanne a été repris en 2012 par Jean-Baptiste Deroche et sa compagne Laure Cartier, tout en conservant le nom de l’ancien propriétaire. Ils se sont rencontrés du côté de St Tropez. En cherchant à s’installer dans une région où l'on peut acheter à prix décent, le hasard les a menés en Auvergne où ils ont eu une vraie impression de terroir en goûtant les vins de l’ancien domaine Miolanne.

chai miolanne

 

Le travail a été de suite Bio, la cerfitication obtenue en 2016. Un chai plus moderne, spacieux et écologique a été construit au milieu des vignes (le chai de Miolanne était dans le village), il est en cours d’agrandissement. Un bar à vin a aussi été créé pour les étés depuis 5ans environ, mais il est fermé cette année à cause des travaux d’agrandissement justement.

Des vignes ont été plantées dès leur début, afin de passer le domaine de 6ha à 12ha.

Mis à part quelques petites parcelles sous le plateau de Gergovie, toutes les vignes sont à Neschers autour du domaine.

A Gergovie ce sont de vieux gamays plantés à 10 000 pieds/ha sur basalte.

Lorsqu’on est face au domaine on trouve à gauche des vignes sur sols volcaniques (pierre ponce), de chardonnay, pinot gris, pinot noir, gamay…

à droite des vignes sur argilo-calcaire en chardonnay, pinot noir, syrah…

et sous le domaine les Gewurztraminer sur argilo-calcaire ainsi que d’autres gamay.

Mais beaucoup plus d’argile que de calcaire, finalement assez peu présent sur Neschers…

sous le domaine

vignes au dessus domaine

Les syrahs sont des clones de Côte-Rôtie, les chardonnays des massales de Chassagne-Montrachet… sur divers porte-greffes. Achat chez le pépiniériste Mercier. Densité à 4400 pieds/ha ici 2m40/90cm pour pouvoir passer les machines. A Gergovie tout était déjà planté à 10 000 pieds/ha, tout y est fait à la main du coup.

Les sols sont travaillés. Le plus souvent à la « griffe » donc pas trop en profondeur. Enherbement 1 rang sur 2 en général. Quelques préparations comme de l’orties et autres. Tout est taillé en Poulsard, palissé assez haut, vendanges en vert quand nécessaire.

Le domaine est sous le massif du Sancy, il a une influence montagnarde plus importante qu’ailleurs dans les Côtes d’Auvergne. La vigne débourre ici plus tard (presque 10jours plus tard qu’à Boudes), et finit son cycle à peu près en même temps. Il y a donc mois de problèmes de gel de printemps, même si malheureusement ça commence à arriver quand même… Le vent y est plus fort, donc moins de maladies cryptogamiques, moins besoin de traitement au cuivre contre le mildiou, l’oïdium…

En 2023 cependant besoin de traiter 7-8fois, alors que les autres années 3-4 passages suffisent, avec des doses très loins des 4 kg/ha/an autorisés.

Des filets anti-grêle ont été installés, prêts à être déployés au printemps et en été.

filets anti grele

 

 

Les cuvées :

Seules les cuvées disponibles à l'heure actuelle ont été goûtées, seulement 3 donc : la rançon du succès (mérité)... 

vins goutes

Rouges

Volcane rouge (sur pierre ponce, à gauche du domaine, gamay et pinot noir)

Pinot noir 2022 : (sur pierre ponce et argilo-calcaire, vignes de 35ans moyenne. Elevage 9mois en 228L Taransaud, Seguin et Chassin qui ont 5ans environ. En moyenne 1/3 grappe entière mais variable suivant le millésime. Sur les pierres ponces peu de couleur, beaucoup de finesse)  Couleur claire, nez sur la cerise, fruits rouges, poivre, léger fumé, pas de notes vanillées et toastées. Bouche assez ronde, avec un beau volume, acidité et alcool moyens (13%), belle texture soyeuse, sans que l’élevage ne se sente aromatiquement, finale assez longue, légèrement poivrée. Très joli. Le style me semble plus fin que le 2021 bu récemment dans un autre contexte.

Syrah 2022 : (1/2 ha sur ponce et ½ ha sur argilo. 30% fût, 70% cuve. Environ 1/3 grappe entière suivant le millésime) Couleur sombre, nez très fin, pivoine, violette, un peu lardé, très syrah, bouche aérienne, très juteuse, peu de tannins, avec une finale légèrement acidulée, un peu salée et salivante. Glisse tout seul. Très joli là aussi.

Haka : 2022 sera le premier millésime, vieux gamays de 90ans sur Gergovie, 40% fût, 60% cuve. Fûts de 228, 300 et 400L. Sortira fin 2023.

Ephémère : achat de gamays centenaires sur Châteaugay. 2023 sera le dernier millésime, le domaine voulant arrêter tout négoce.

Hors Piste : était une expérience, gamay sans sulfites.

 

Blancs

Blanc 2022 : (anciennement cuvée volcane blanc). 50% chardo, 45% gewurz, 5% pinot gris.  Gewurz sur argilo-calcaire. Chardonnay et Pinot gris sur pierre ponce. Le chardonnay passe en fûts d’environ 10ans (certains récupérés chez Yquem) sur lies, parfois bâtonné parfois non. Les pinots gris sont vieux, Miolanne en faisait une VT. Légère macération d’environ 6h sur le gewurz, parfois sur le chardonnay. Egrappé quand il y a macération, sinon pressé grappe entière. Pas de malo.    Nez aromatique, pas trop marqué gewurz, plutôt chardonnay avec un côté très floral, fruits du verger. La bouche est ronde, assez grasse, aromatique, précise, par contre manque légèrement de tension sur ce millésime. Mais comme la plupart des blancs des Côtes d’Auvergne...

Chardonnay : un chardonnay 100% est produit en plus sur les millésimes qui le permettent.

Marc de gewurz.

 

Les 2023 seront plus tendus sur les blancs. Ici le chardonnay n’a pas trop souffert de la sécheresse contrairement aux rouges. Les pinots seront solaires en 2023. 25hL/ha à cause de la sécheresse contre 45hL/ha en moyenne au domaine. 65000bts en 2022. Plutôt 45000 environ sur 2023…

Tous ces vins ont des doses de SO2 entre 20 et 40 mg total selon les cuvées et les millésimes. Les élevages de 6mois sont filtrés. Les élevages qui sont passés à 9mois ne sont plus filtrés. Levures indigènes sur la gamme (sauf une cuvée qui a eu besoin de levures Bayanus une année pour finir la fermentation).

 

Bulles

Aujourd’hui une bulle méthode trad mais non faite au domaine. Elle devrait disparaître.

Lahars : (Les Lahars sont des coulées de boues volcaniques) bulle de gamay, VV sur pierre ponce, méthode trad, non dosé sans soufre, non filtré, 1an sur lattes. Premier millésime en 2021.

Lahars blanc en chardo devrait voir le jour bientôt. Le but est de tout faire au domaine.

 

Je n'avais pas goûté les vins du domaine depuis longtemps et je suis très heureux de voir de tels progrès. Mais rien de surprenant : entre les vignes qui commencent à prendre de l'âge, le travail en viticulture, le parc à fût qui s'agrandit, les élevages qui ont été rallongés, la petite partie négoce qui s'arrête doucement... Tout est là pour obtenir des vins de qualité, sur de beaux terroirs, vinifiés par des gens très compétents. Et ce n'est que le début de l'aventure finalement. J'ai hâte de voir où en sera le domaine dans 10ans.

 

 

 

 

Vieilles dégustations :

Miolanne - Pinot noir 2021 : Couleur rubis, brillante. Nez un peu fumé boisé, fruits rouges et noirs, épices, poivre, cuir. Bouche avec une certaine puissance et chaleur pour 2021, un peu extraite, boisé fumé, très poivré, épicé, quelques fruits rouges un peu confiturés, bonne acidité, finale assez longue quand même, poivrée. Plutôt bien fait, mais dans un style qui manque un peu de finesse à mon goût, qui rappelle plutôt des pinots d’Oregon ou d’Otago que de France. Le lendemain le vin semble vite fatigué (trop travaillé ?). B+.

sur le salon Vinora :

Bl 2019 : (prélevé sur cuve, chardo, gewurz, pinot gris) très fruité, vif, très prometteur. TB.

Volcane rg 2019 : (sur cuve, pinot, gamay) plein de fruit, juteux, prometteur aussi. TB.

Ephemere 2018 : (gamay carbo) notes de vin blanc et brioche, un peu réduit. B-.

Ancien propriétaire

Miolanne - Brut traditionnel : effervescent assez léger, frais, fruité, idéal pour l'apéritif. 14,5/20.

Miolanne - Volcane rouge 2011 : assemblage gamay/pinot, le fruité du Gamay ressort, vin léger, finale assez courte. 14/20.

 

Miolanne, Haka 2023 : un style très noir, 15% d’alcool, épicé, confituré, grain de tannins assez fin plutôt bien fait mais dans un registre qui fait très sudiste.


Miolanne, Lahars : pet nat rosé, finale brouillonne. 


Miolanne Volcane 2024 rouge : léger, juteux, fruité, bien fait.


Miolanne, IGP Puy-de-Dôme syrah 2022 (100% syrah, à Neschers) : couleur très sombre, nez très marqué syrah, violette, fruits noirs, lardé, semble annoncer un vin puissant. Mais la bouche est finalement légère, aérienne, avec des tannins très souples, très facile à boire, avec une belle fraîcheur, tout en gardant une aromatique de belle syrah très pure. Très joli. TB+.

 

15 octobre 2023

Forstmeister Geltz Zilliken (Allemagne - Sarre) **** et Karthäuserhof ****

Forstmeister Geltz Zilliken - Saarburg Riesling trocken 2017 : (AP 14) Couleur or pâle, nez sur la pomme granny, un peu de pamplemousse et de melon, pas du tout de pétrole ou de résine. Bouche pas du tout perlante, qui ne fait pas très riesling, sur les fruits du nez, florale, peu de sucres résiduels même pour un trocken, il me manque surtout le côté cristallin des vins de la Sarre. Pas mauvais, surtout pour le prix (11€) mais j'ai connu mieux dans cette gamme. Note : 14/20

Zilliken - Saarburger Rausch Riesling Spätlese 2014 : (AP 04, en 1/2 bt, 7,5% alc) couleur claire, nez citronné, fruits blancs, surtout une bouche très tendue, aérienne, sur le citron vert, belle longueur, superbe équilbre. TB++.

 

 

Dégustation Zilliken vs Karthäuserhof

Zilliken butterfly riesling 2022 : très fruité, demi sec, léger, facile, simple. B+.

Karthäuserhof Bruno riesling dry 2021 : un peu réduit, fumé, perlant, mais très long très tartrique en finale. TB.

Zilliken trocken 2022 : moins long, fruits blancs, 8gr de SR, léger et facile, simple. B+.

Karthäuserhof schieferkristall trocken 2021 : très porté sur les amers, zestes, pamplemousse, un peu réduit, très tendu, finale qui claque, très longue et très tartrique. TB+

Zilliken Sarbourg trocken 2021 : fruité, facile au départ, fruits exotiques, une pointe de sucre, la finale allonge bien quand même, avec une belle relance acidulée. TB+.

Karthäuserhof Alte Reben riesling trocken 2021 : assez mûr, ouvert de la veille il semble s'être un peu écroulé bizarrement...

Zilliken Rausch GG 2022 : fruits blancs, verveine/menthe, gros volume, pointe de sucre, beaucoup de fruits en bouche, gourmand et épais, belle acidité derrière qui tient le tout, c'est long, déjà du plaisir, style accessible jeune. TB+.

Karthäuserhofberg GG 2022 : moins de volume, plus en tension, plus sec, un peu réduit, pétrole, acidité plus intégrée que sur les cuvées précédentes mais ça reste long, plus par l'aromatique que par le tartrique ici. TB+.

Zilliken Rausch et Bockstein Kabinett 2022 : un peu plus exotique sur Rausch. Les deux manquent un peu de peps dans ce millésime. B+.

Karthäuserhofberg spätlese 2020 : toujours ce côté réduit, pétrole, mais tout en tension, laser, sucre très bien intégré. TB.

zilliken und karthauserhof

 

 

Maximin Grünhäuser (Von Schubert) *** - Riesling Abtsberg GG 2015 : (AP 21, 1/2bt) couleur dorée, nez pas trop mûr et minéral, peu de pétrole mais malheureusement léger bouchon. La bouche semblait bien droite et tendue, mais malheureusement bouchonnée. A regoûter.

 

9 octobre 2023

Roagna (Piémont) ****

Domaine familial d'une quinzaine d'hectares, dans un style traditionnel (élevages longs en foudres), travail en biodynamie non certifié. Luca a succédé à son père Alfredo en 2001. Les vignes sont situées sur Barbaresco, Barolo avec aussi 2 blancs (en timorasso et chardonnay/nebbiolo).

 

 

Luca Roagna - Barbaresco Pajè 2011 : (domaine familial de 15ha poursuivi par Luca depuis 2001. Biodynamie, peu sulfité. Macérations de 2à3 mois en chapeau immergé. Elevages près de 5ans en foudres.  Pajè : 1,8ha sud-ouest riche en calcaire et en calcium. Bas en altitude mais ouvert sur le fleuve Tanaro) Couleur très brique aussi, semble un peu réduit au départ, puis fruits noirs, là aussi un peu oxydatif, figue, kirsch, puis de plus en plus végétal avec l’oxydation. La bouche semble un peu dissociée, avec de l’amertume, des notes végétales, puis une oxydation qui arrive rapidement, des tannins serrés. Très peu de plaisir sur cette bouteille. Moyen.

 

Roagna - Derthona Montemarzino 2018 : (100% timorasso. Quelques heures de macération contre les peaux) Couleur or pâle, nez très résine, cire, zestes d'agrumes, limite sous-maturité, pas du tout de bois ressenti. Bouche avec une acidité élevée, peu de corps, alcool bas (12,5%), clairement sur la tension, avec des amers marqués, très cire, résine, zestes d'agrumes, sensation minérale. Finale fraîche et salivante, vin très digeste, d'autant plus pour du timorasso. Ca ne ressemble pas aux vins de Walter Massa. Il me fait penser aux sémillons de Tyrell par exemple, je ne connais rien en France dans ce style. TB.

 

8 octobre 2023

Soirées Monts

1 Taille aux loups, Montlouis-sur-Loire Clos Michet 2019 : couleur or, nez brioché, légère touche vanillée, pomme au four, fruits jaunes presque exotiques avec l’aération. Bouche avec un léger gras à l’attaque, belle acidité qui étire le vin très loin. Finale longue et salivante. Un classique, toujours très bon pour commencer. TB.

2 Bachelet-Monnot, Puligny-Montrachet 2020 : couleur or pâle, nez plutôt sur un élevage grillé encore un peu marqué, notes florales et fruitées. Bouche plutôt sur la tension, léger grillé, minérale, peu de gras, assez longue, salivante. Joli vin, encore un peu jeune dans l’idéal. TB.

3 Les Bruyères David Reynaud, Crozes-Hermitage Beaumont 2021 : Couleur sombre, nez très typé syrah, violette, poivre, lard… Bouche toute en finesse, légère, tannins souples, ça glisse tout seul, beaucoup de plaisir en l’état. TB+.  

comtes lafon

 

4 Castello Tricerchi, Brunello di Montalcino 2018 : Couleur rubis claire, nez plein de fruits rouges, pivoine, beaucoup pensent pinot noir, puis cinsault, en se réchauffant quelques épices, tomates séchées. La bouche est très fine, pure, fruitée, avec une belle acidité, tout en élégance. Très joli piège. TB+.

5 Abbatucci, Monte Bianco Vin de France 2019 : (100% sciaccarellu) Couleur très claire là aussi, nez de fruits rouges un peu plus sucrés, badiane. Bouche plus puissante que le précédent, un peu plus d’alcool et de sucrosité, mais aussi plus de volume, plus intense, plus sudiste, tannins très fins là aussi, grosse longueur. Tout le monde est séduit, une fois de plus lorsque ce cépage est bien travaillé. TB+.

6 Arnaud Lambert, Saumur-Champigny Montée des Roches 2020 : pour le St-Nectaire on revient à un vin plus sombre en couleur, mais plus frais, avec des notes de cassis, un peu de poivron au nez. La bouche est finalement assez mûre et fine, avec des tannins soyeux, une finale qui reste fraîche, ça semble déjà prêt à boire. Il réussit finalement très bien à passer derrière le Monte Bianco, ce qui n’allait pas de soi. TB.

7 Dagueneau, Sancerre Le Mont damné 2014 : la seule déception de la soirée, un nez très marqué H2S (sulfure d’hydrogène) avec un mélange de pierre à fusil/pétrole/œuf pas très agréable, derrière des notes de buis bien marqués, avec l’aération léger fruit exotique mais qui reste timide. C’est mieux en bouche, avec une bonne minéralité, un côté salivant en finale et de la longueur. Mais on en attendait un peu plus. B.

8 L’Ancienne Cure, Monbazillac Jour de fruit 2021 : couleur dorée, nez sur les fruits exotiques, l’ananas, le miel, assez fin et frais, beaucoup pensent plutôt à du manseng. La bouche est fraîche, pas trop sucrée, acidulée, très ananas, loin du stéréotype vin lourd de Monbazillac. La dégustation à l’aveugle a encore frappé. Très joli pour finir. TB.

grand mont 2018

 

Domaine du Bel-Air, Bourgueil Grand Mont 2018 : couleur sombre, fruits noirs, léger poivron mais plutôt mûr dans l’ensemble. Bouche avec un gros volume, encore des tannins un peu serrés, frais, long. Joli vin mais encore jeune. TB.

JC Bachelet, Puligny-Montrachet Les Aubues 2019 : couleur doré, nez encore marqué par l’élevage un peu grillé et vanillé. Bouche avec du gras, du volume, encore un peu d’élevage mais belle tension pour un 2019. Millésime bien géré. Très beau vin, mais à attendre encore. TB+.

Comtes Lafon, Monthélie 1er cru Les Duresses 2019 : couleur assez sombre pour pinot, nez avec un peu d’élevage grillé mais joli fruit aussi. Bouche assez ronde, suave, très soyeuse, en largeur, élevage classe, manque un peu d’acidité pour l’allonger. Très joli dans son style « moderne ». TB.

G. Boulay, Sancerre Monts Damnés 2013 : nez un peu brioché, lies, pas du tout variétal, légère évolution, bouche très fraîche, tendue, minérale, pas variétale, longue, salivante, encore jeune pour 2013. TB+.

Belluard, Ayze Perles du Mont Blanc 2016 : nez oxydatif, souris en finale.

Faivelay & Hospices de Beaune, Monthélie cuvée Lebelin 2018 : (adjugé à oenolife) Couleur sombre, nez assez fruits noirs et un peu café, mûr. Bouche à la fois puissante, un peu sudiste avec des tannins extraits mais une très bonne acidité qui maintient la fraîcheur, Grain un peu sec en finale. B+.

 

6 octobre 2023

Marie et Vincent Tricot à Orcet ***

 

Marie et Vincent Tricot sont des historiques du vin naturel en Auvergne. Comme Jean Maupertuis par exemple, ce sont des vins réguliers, toujours propres, vendus à prix sages, par des vignerons qui sot restés humbles et discrets, malgré le succès que peuvent rencontrer leurs vins dans certains pays.

 

 

Domaine d'un peu moins de 5ha, quasiment d'un seul tenant, à Orcet, sur la route des Martres-de-Veyre, sur des sols sédimentaires avec des dépôts volcaniques. Vincent et Marie se sont rencontrés dans le Beaujolais. Après un stage au Chili et au Château de Nages en Costières de Nîmes, ils se sont installés en 2002 en Auvergne, récupérant un domaine entièrement bio depuis 1971, entouré de céréaliers bio. Le domaine est bien sûr bio depuis le début, intégralement sans sulfites depuis 2011. Les élevages se font en cuves, fûts (pas mal de fûts d'occasion chauffe très douce de chez Louis Latour) ou amphores en grès de Limoges (porosité légère).

 

2025 a été un millésime solaire, avec deux épisodes de canicule coup sur coup, et beaucoup de sécheresse. Chez les Tricot la vigne a bien résisté, les rendements restent corrects, et le tri un peu moins drastique que dans les secteurs les plus chauds de l'appellation. Les réserves emmagasinés en hiver au début du printemps ont joué un rôle important, et le travail des sols également.

 

Les 2024 seront embouteillés en novembre 2025 soit un peu plus tard que d'habitude (sauf les petites cuvées "de fruit" qui ont déjà été mises en bouteilles).

 

 

Blancs

 

Rasséréné 2023 sur fût (il reste un fût qui sera assemblé avec les 2024 probablement) : sauvignon avec un peu de muscat, marqué par une légère macération, énergique, pas trop aromatique, belle allonge avec de beaux amers.

2024 : sauvignon plus marqué, un peu plus pamplemousse rose, les deux devraient bien s'assembler.

 

Escargot chardonnay 2024 : chardonnay assez classique, gras, encore un peu d'élevage, manque un poil d'allonge.

 

Désiré 2025 aligoté : cette année solaire, suivie de pluies qui ont dilué les raisins, l'aligoté a un profil aromatique manquant un peu de peps. Plutôt bon, mais ce n'est pas le profil habituel de la cuvée, elle sera probablement assemblée.

 

White Light 2025 : chardonnay/muscat et du coup aligoté cette année, pour voir ce que donnerait cette assemblage, le muscat domine encore, on reste donc sur le profil des années précédentes, aromatique, apéritif, pas trop écœurant non plus, car vif, peu d'alcool et plutôt fin pour du muscat.

 

Désiré 2023 en bouteille : en effet un profil plus vif et citronné, pas très long, mais frais.

 

 

Rosé

Rosé 2025 : encore un peu de sucres, coloré cette année, plutôt gourmand, plein de fruit.

 

 

Rouges

petites fleurs 2025 gamay d'auvergne en carbo : carbo sur le fruit, gourmande, on pourrait déjà le sortir comme ça en primeur.

 

plusieurs pinots 2024 sur fûts et amphores, plus ou moins égrappés et plus ou moins extraits, mais tous d'un beau fruité, frais, avec de belles acidités sur ce millésime. Ils rentreront dans l'assemblage des 3 Bonhommes et dans l'assemblage des Milans.

 

syrah 2025 (vigne plantée en 2020, syrah du Rhône) syrah vendangé plus tard que les gamays et les pinot ici en Auvergne, syrah foncée, mais tout est plus foncé en 2025, florale, très violette, plutôt fraîche, pas très élevée en alcool, tannins fins. Encore une preuve que le cépage se plaît bien ici. Il rentrera probablement dans l'assemblage de la Côte Ouest.

 

parcelle des Marcottes 2024, vieux pinots en pente, plus solaire, plus puissant et un peu plus extrait, rentre dans l'assemblage de la Côte Ouest désormais, cuvée faite avec les raisins les plus mûrs en général.

 

 

Non goûtés ce jour-là MC (avec du pineau d'aunis), Rouge lux (gamay), bulleversante (pet' nat blanc) et le vin paillé (non produit depuis plus de 10ans)

 

 

Comme souvent, il n'y a pas de vins disponibles au domaine. Il faudra attendre la prochaine mise...

 

 

 

 

anciennes dégustations

 

Marie et Vincent Tricot (Orcet) ** - Désiré 2011 Vin de France : (chardonnay et muscat ottonel, élevage en fûts de plusieurs vins, très légèrement soufré 15mg/L) nez moyennement expressif mais prometteur, brioché avec des fruits mûrs (fruits jaunes, poire), du miel, peut-être un côté eucalyptus. Belle matière en bouche, avec des fruits très mûrs (fruits jaunes), c'est gourmand, l'attaque manque un peu d'acidité mais pas la fin de bouche ce qui l'empêche d'être écoeurant. La finale n'est pas très longue, elle manque un peu de tension, mais elle a un côté salin qui fait saliver et donne envie de se resservir. Bon vin de soif et bon rapport q/p (7,50€), la bouteille ne fait pas long feu. Note : 15,5/20.

 

Marie et Vincent Tricot - L'Escargot 2011 Vin de France : (100% chardonnay) couleur or assez foncée, très beau nez sur l'ananas beurrée, pointe de vanille, élevage parfaitement intégré. Bouche vive, minérale, beaucoup d'ananas, menthe, réglisse, très fraîche. Seule la finale est légèrement alcooleuse. Mais ça reste un très bon vin. La référence du Puy-de-dôme en blanc. 15,5/20.

 

Marie et Vincent Tricot - L'Escargot 2015 Vin de France : robe très trouble, nez très discret, une pointe de pomme blette, mieux en bouche, très vive, tendue, puissante, citronnée, florale, pas de bois ressenti, belle matière et belle longueur. Très bon dans un style plus nature que le 2011, moins consensuel. TB.

 

Marie et Vincent Tricot - Rosé 2015 : (goûté à Chassignoles) foncé, assez vineux, fruité, perlant. Pas mauvais, mais loin du niveau de leurs blancs ou de leur vin de paille, malheureusement déjà épuisés. B.

 

Marie et Vincent Tricot - Les Milans rouge 2015 : très trouble, nez très marqué noyau de cerise, bouche légère, noyau de cerise et pointe balsamique, légère, facile. B. Trois ans plus tard, jus nature très fin, très pot-pourri, légère volatile, mais très juteux, frais, évident. TB+.

 

Tricot - Marcottes 2014 : (gamay) robe trouble et évoluée, nez très animal réduit au départ, un peu lardé, mieux avec aération, bouche avec une petite volatile, bonne acidité, léger en alcool, tannins souples, mais joli fond acide. TB.

 

Marie & Vincent Tricot - Vin Paillé n°10 : (100% gamay, raisins séchés 3 mois sur paille, 2010) couleur ambrée, trouble. Nez très marqué par la fraise, mais aussi de la prune, pruneau, raisins de Corinthe. L’attaque en bouche est perlante, le vin est reparti en fermentation, mais le gaz part très vite dans le verre, le vin est léger, sucré, mais frais, aussi proche d’un jus de fraise que d’un vin tant il y a de fruit. Finale de longueur moyenne. Très facile à boire. J’aime beaucoup, mais le vin divise l’opinion autour de la table. Une curiosité. TB.

 

1 2 > >>