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Mon carnet Vin
22 mai 2018

Prieuré-Lichine (Margaux-Cantenac) ***

 

Style fin et élégant. Si auparavant les vins étaient un peu maigres, ce n'est plus le cas depuis quelques années. 

 

Vinexpo 2019

Prieuré Lichine Margaux 2010 : pas photo dans la série, cuir, boîte à cigare, sous-bois, cassis, cèdre, belle fraîcheur, tannins très fins, classieux. TB++.

 

B&D 2012

Prieuré-Lichine - Margaux 2009, plus trop de souvenir, juste noté Bien.

 

26 janvier 2018

Léoville las Cases (Saint-Julien-Beychevelle) *****

 

"L'élégance de Saint-Julien avec la puissance de Pauillac. Il rappelle parfois Château Latour" RVF. Probablement le Saint-Julien qui demande le plus de temps de garde.

 

 

Clos du Marquis - Saint-Julien 2010 : couleur sombre aux contours violets, nez encore sur le bois, la vanille, du cassis derrière, aucune note de poivron. Bouche avec une belle matière, des tannins soyeux bien arrondis par le fût, l'aromatique est encore sur le café, la vanille, belle fraîcheur derrière et plutôt une bonne longueur. Beau potentiel, à revoir dans 10ans. TB-.

 

 

Léoville Las Cases 2002 : assez sombre, encore jeune, nez très cuir, cassis, graphite, aucune trace d'élevage, très noble. Bouche en tension, très fraîche, racée, sur le cuir, tabac, acidité élevée, donne de l'allonge, finale longue, racée, la grande classe. TB++.

 

Léoville Las Cases, Saint-Julien 1993 : nez café et viande fumée, petite touche bordeaux noble avec du sous-bois et un léger végétal. Bouche encore jeune, légèrement végétale, bonne allonge avec une finale un peu plus longue que le précédent, mais là aussi pas une grande émotion. B+.

 

15 juillet 2017

Château Peyrat (Cérons) **

Château Peyrat (Vignobles Martial-Dulor) - Graves blanc 2016 : (80% sémillon, 20% sauvignon) Couleur or pâle, nez plutôt typé sauvignon sur le bourgeon de cassis, quelques fruits exotiques, bouche très fruitée, vive, légère, mais avec une belle longueur et une impression de très légère sucrosité en finale. Très facile à boire. Bon rapport q/p (10€). TB.

Peyrat graves blanc

 

Château Peyrat (Vignobles Martial-Dulor) - A la source Vin de France 2016 : (90% merlot, 10% cabernet franc) Robe claire qui annonce un vin peu extrait, très beau nez, ultra fruité, sur la framboise, la cerise rouge, la fraise. La bouche garde le même fruité avec une pointe de sucrosité et un côté acidulé qui fait penser à un bonbon aux fruits rouges. C'est très gourmand et facile à boire. Finale courte, on ne pouvait pas tout avoir non plus sur un vin à 10€, qui reste un excellent rapport q/p. TB.

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Château Peyrat (Vignobles Martial-Dulor) - Graves rouge 2015 : (85% merlot, 15% cabernet sauvignon) Moins accessible que la cuvée "A la source", plus puissant, encore un peu tannique, mais un beau fruité, plus classique du bordelais, avec du cassis, des épices, pas de bois. Il sera très bien dans un an ou deux. B.

 

11 mai 2017

Château Gilette **** et Château les Justices *** (Preignac)

Soirée Gonet-Médeville

Ch. les Justices - Sauternes 2011 : (88% sémillon, 18 mois cuves) Robe légèrement dorée, très beau nez plein de fruits exotiques, idem en bouche avec beaucoup de fraîcheur, assez léger, frais et digeste, très facile à boire contrairement à de nombreux Sauternes. TB.

Ch. Gilette - Sauternes Crème de tête 1997 : (90% sémillon, environ 18ans en cuves béton) Robe dorée, nez encore jeune, plus complexe que le précédent, fruits jaunes, miel, beaucoup d'épices, safran, cannelle, un peu d'ananas. Bouche avec une belle concentration, pas trop lourde ni trop sucrée (un peu plus de 100gr de SR), fruitée, épicée, avec une très belle longueur. Pour chipoter, manque un poil d'acidité. TB+.

 

Salon RVF 2012 :

Gilette - Crême de Tête 1989 : très puissant, lourd, il fait très jeune, vanillé (élevage cuve pourtant ! Le verre devait être encore marqué par le vin précédent), peu de plaisir en l'état, mais à regoûter.

Château les Justices - Sauternes 2009 : bon rapport q/p, un beau Sauternes déjà prêt. B+.

 

Ch. Les Justices Bordeaux supérieur 2016 : beau nez de fruits noirs, sans bois, bouche peu épaisse qui finit sur des tannins encore très serrés en l'état. B-.

2017 : tannins plus élégants, léger, fruits rouges cuits et réglisse. B.

Sauternes 2015 : nez de fruits exotiqques, miel, fruits du verger, bouche plus puissante et moins fraîche que 2011. B+.

 

Château Gilette, Sauternes « Crème de Tête » 1989 : (90% sémillon, 8% sauvignon, 2% muscadelle. Elevage d’environ 20ans en cuves) Très belle robe ambre clair, nez d'abricot, de coing, miel, safran. Bouche miellée, très digeste, pas trop sucrée, à peine épicée, encore beaucoup de fruit, et finale très longue. Grand Sauternes. TB++.

 

22 novembre 2016

Château Tire Pé (Gironde-sur-Dropt) ***

Château Tire Pé - Bordeaux 2009 : (100% merlot, élevage cuves) Robe grenat, nez expressif à l'ouverture sur des notes de fruits rouges et de prunes cuites voire un peu de kirsch, puis se développant de plus en plus sur le cassis avec l'aération, il semble bien plus frais et fruité après 2-3h de carafe. La bouche est vive, assez puissante, épicée, avec beaucoup de fruits, qui comme au nez partent de plus en plus sur les fruits noirs, une très belle acidité derrière pour un 2009. Finale assez longue, fraîche, fruitée, légèrement poivrée, les tannins sans être nombreux pourraient être un peu plus soyeux. Ca reste néanmoins un bon Bordeaux, à prix très sage (9-10€). Note : 15,5/20.

chateau tire pé

 

22 novembre 2015

Beau-Séjour Bécot (Saint-Emilion) ****

Château Beau-Séjour Bécot 1998 : robe assez claire, sans trace d'évolution, nez moyennement expressif sur les fruits rouges, légèrement glycériné, de légères notes de sous-bois. Bouche fine et classieuse, sur les fruits rouges, avec une bonne acidité, des notes de cèdre et de bois précieux, puis du cassis, avec beaucoup de fraîcheur et des tannins encore bien présents mais de belle qualité, peu de tertiaire. Longueur moyenne, sur le fruit, léger vanillé bien intégré, cèdre. Note : 17/20.

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21 novembre 2015

Soirée Bordeaux

Crêt de Bine Beaujolais Nouveau 2015 : nez assez discret, annonce un vin puissant, sur les fruits rouges. Bouche assez puissante, belle matière, fruité différent des beaujolais nouveau, plus sur les fruits rouges, fruité moins immédiat et peut-être moins gourmand mais plus de profondeur et de complexité. Finale assez longue pour du Beaujolais nouveau. Bon vin, qui mériterait d'être attendu quelques mois de plus. B+.

 

Château Caillou Sauternes cuvée spéciale 1992 : robe presque ambre clair, nez sur le safran, le miel, l'abricot, quelques fruits exotiques, ananas. Bouhe vive, tendue, très fine, pleine de fruits exotiques et d'agrumes. Finale longue, tendue, saline, toute en fraîcheur. Très grand Sauternes. TB++.

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Closerie des Moussis Haut-Médoc 2010 : couleur sombre encore jeune, nez un peu réduit, bouche sur les fruits noirs, encore un peu trop tannique, qui sèche un peu, notes de cacao et d'épices. Finale un peu amère. B-.

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Sociando Mallet Haut Médoc 1995 : robe légèreemnt tuilé, beau nez animal, un peu de café, de grillé, la bouche manque un peu de matière mais elle est assez tendue et fraîche avec des tannins de qualité. Finale fraîche et de bonne longueur. TB.

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Sociando-Mallet Haut-Médoc 1990 : Vin qui fait encore assez jeune, sombre, sur les fruits noirs, mais la bouche est très tannique et sèche, le vin semble surextrait. Peu de plaisir. B-.

 

Château Haut-Bailly Pessac 1993 : robe légèrement tuilé, nez sur le bois précieux, un peu tertiaire. Bouche fraîche, avec des tannins présens mais de très bonne qualité. Bonne longueur. Très beau vin. TB+.

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Château Haut-Brion Pessac 1992 : nez très tartiaire, comme la bouche, tannins secs, le vin est dissocié même si la matière est plutôt bonne. C'est frais mais l'acidité est trop présente. Une déception à la vue de l'étiquette. B.

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Cos d’Estournel St Estephe 1990 : robe tilé, nez très marqu sous-bois et feuilles mortes, trop à mon goût. C'est mieux en bouche, avec pas mal d'épices, de poivre, de la puissance, des tannins présents mais pas secs, assez long. TB.

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Montrose St Estephe 1995  : robe sombre légèrement tuilée, nez sur le bois précieux, la boîte à cigare, de la rose, des fruits noirs, assez mûr. Bouche très fraîche avec beaucoup de matière, des tannins soyeux, très long. Très grand vin. TB++.

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Château Palmer Margaux 1991 : très tuilé, nez un peu trop tertiaire à mon goût, un peu vert, puis un côté pot-pourri et floal intéressant. Belle bouche, tendue avec des fruits rouges et du café, des tannins fins et de la matière, de la longueur. Comme pour le Cos, j'aime beaucoup la bouche mais le nez est trop tertiaire pour moi. TB.

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Château Margaux Margaux 1991 : nez de fruits noirs, assez mûr, avec du bois précieux, des épices. Bouche tendue, encore assez jeune, matière, tannins et longueur excellents. A peine en-dessous du Montrose 1995, mais grand vin aussi. TB+.

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Sigalas Rabaud Sauternes 1989 : robe ambrée, nez très marqué orange confite qui me rappelle Yquem 1996, un peu de caramel et de safran en bouche aussi. Ble fraîcheur, mais une petite pointe d'alcool en fin de bouche. Beau Sauternes, mais il souffre de la comparaison avec Caillou 1992. TB.

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Château d’Arche Sauternes 1983 : bouchon.

 

21 juin 2015

Château Palmer (Margaux) ****

 

"Style fait d'opulence et de rondeur, avec un soyeux magnifique, très marqué par le merlot, très différent de Château Margaux." RVF "Les derniers millésimes sont superbes de distinction avec un éclat sublime du fruit."

 

 

Propriété des héritiers de deux grandes familles, les Mähler-Besse et les Sichel, Palmer est dirigé par Thomas Duroux depuis 2004. Après quelques essais sur un hectare en 2008, sur 3 puis sur 30 hectares ensuite, le domaine est en cours de conversion en bio et en biodynamie pour l'ensemble de son vignoble depuis 2014 et devrait donc être certifié en 2017. Peu d'informations précises nous sont données sur la biodynamie à Palmer, mais heureusement on trouve des interviews sur le net (ici par exemple http://www.terredevins.com/actualites/chateau-palmer-chemin-vers-bio-ineluctable-les-grands-crus-classes/)

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Le domaine possède 55 hectares de vignes, disséminés un peu partout sur l'appellation Margaux. Sur la photo les vignes proches du château avec au loin l'église et à sa droite le toit du Château Margaux. L'estuaire de Gironde est à 900m environ. L'originalité de Palmer tient dans la forte proportion de merlot, près de 50%, inhabituelle pour la région, ce qui lui donne un style "fait d'opulence, de rondeur, avec un soyeux magnifique" (RVF).

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Les sols de Palmer sont majoritairement composés d'une couche de graves sableuses, puis d'une couche de graves argileuses et à nouveau d'une couche de graves sableuses. 

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Après un passage par le tri optique, les raisins sont directement montés par un système de poulie dans les 54 cuves (tronconiques pour les plus récentes, cylindriques pour les plus anciennes). Des levures sont ajoutées pour éviter le soufre avant l'entrée des raisins en cuves. L'extraction se fait grâce à plusieurs remontages par jour pendant 5 à 7 jours, pas de pigeages.

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Le chai des 2014. Les malo se font en barriques d'octobre à décembre environ. Alter Ego reste en fûts 18 mois, le grand vin 20 à 22 mois.

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Le chai des 2013, Alter Ego s'apprête à être embouteillé. Pour le grand vin on utilise 60 à 70% de fûts neufs, 30 à 40% pour Alter Ego, avec 6 tonneliers différents et des chauffes moyennes.

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L'Alter Ego a été renommé ainsi en 1998 pour montrer qu'il s'agit d'un autre vin, avec une plus forte proportion de merlot, plus vite accessible, et pas d'un second vin fait avec les jeunes vignes ou les moins bonnes barriques. En 2014, 45% de la récolte a servi pour l'Alter Ego.

 

Alter Ego 2011 : (48% merlot, 37% cabernet sauvignon, 15% petit verdot) robe assez sombre, nez sur des fruits rouges mûrs, un peu de cassis, bouche volumineuse, puissante, avec une belle matière mais manquant de fraîcheur, encore trop tannique en l'état. B.

 

Palmer 2006 : (56% cabernet sauvignon, 44% merlot) robe foncée, contours légèrement tuilés, nez de fruits noirs, cassis et mûre, avec dans le fond de légères notes de truffe et de tabac. Attaque en bouche très soyeuse, belle texture, une bonne matière, il y a la fraîcheur qu'il manquait à l'Alter Ego ici, les tannins sont déjà bien fondus, moins marquée par les arômes tertiaires, plus par le chocolat et le cassis. Finale de bonne longueur, manquant peut-être d'un peu de tension pour être parfait. TB.

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Visite groupée (10à12 personnes) gratuite, sur rendez-vous, par une employée du domaine sympathique mais pas toujours compétente, comme c'est souvent le cas à Bordeaux où on ne rencontre que trop rarement le vigneron.

 

 

Château Palmer - Margaux 1991 : très tuilé, nez un peu trop tertiaire à mon goût, un peu vert, puis un côté pot-pourri et floal intéressant. Belle bouche, tendue avec des fruits rouges et du café, des tannins fins et de la matière, de la longueur. Comme pour le Cos, j'aime beaucoup la bouche mais le nez est trop tertiaire pour moi. TB.

 

20 juin 2015

Château Troplong Mondot (Saint-Emilion) ****

 

Visite au Château Troplong Mondot, situé sur le lieu-dit Mondot, en haut de la butte de Saint-Emilion, entre La Mondotte, Pavie-Macquin et Pavie-Decesse. Avec ses 33hectares situés tout autour du château, le domaine est l'un des plus grands de l'appellation. Il a été acquis et rénové par la famille Pariente dans les années 1980.

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Le domaine privilégie le merlot (et la finesse) qui représente 90% de l'encépagement, complété par 8% de cabernet sauvignon et 2% de cabernet franc. Les vignes sont assez jeunes, 25ans de moyenne d'âge, les rendements limités à 35hL/ha environ. 

 

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Les sols sont majoritairement composés d'argile et de calcaire, avec parfois des sous-sols de sables et du silex sur certaines parcelles. Depuis peu, 10hectares sont labourés au cheval, pour ne pas trop brusquer les sols, auxquels le domaine fait particulièrement attention, le but étant d'étendre cette pratique à tout le domaine d'ici quelques années ; mais pas de passage en bio ou en biodynamie prévu.

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Ici, comme souvent à Bordeaux les parcelles sont vinifiées séparément avant d'être assemblées peu avant les primeurs.

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La fermentation se fait dans les 21 cuves, 10 cylindriques et 11 tronconiques quasiment neuves. L'extraction est assez importante mais se déroule très lentement, sur un mois environ,  avec quelques pigeages et aération ou non suivant les cuves. Le château est conseillé par Jean-Phillippe Faure, bras droit de Michel Rolland. Tout est contrôlé par ordinateur.

 

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La fermentation malolactique se fait en fût dans une salle chauffée à part. Le chai de 360 barriques, dont 85à100% de neuves, avec 7 tonneliers différents.

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Château Troplong Mondot 2011 (en 1/2 bt) : robe assez claire, nez sur la cerise, la mûre, le cassis avec dans le fond des notes de menthol et de réglisse (les marqueurs de la propriété apparemment, qui se renforcent généralement après quelques années). Bouche assez légère, pas une grosse matière, beaucoup de fraîcheur, du fruit. La finale est assez longue, avec des tannins peut-être un peu secs et un léger boisé désormais. Au final un vin assez fin, fruité, frais et facile à boire, qui se délivre déjà pas trop mal. TB-.

 

Le domaine produit un second vin "Mondot" dont l'étiquette a aussi changé récemment. Les deux étiquettes actuelles sont celles de gauche. 

 

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Visite d'une bonne heure par une employée du domaine très agréable et compétente, 15€ pour une visite privée (12€ en groupe).

 

16 juin 2015

Château Pavie (Saint-Emilion) ***

 

"Rendements bas, extractions poussés, élevages luxueux..." RVF ont fait la réputation du domaine. Sur les derniers millésimes, les cabernets sont bien plus présents pour gagner en fraîcheur, les vins sont un peu moins extraits et tanniques.

 

 

 

Visite au Château Pavie

 

Rdv pris par mail via le site du Château, visite privative d'environ 1h avec dégustation d'un millésime de Pavie, 25€. Ici au moins c'est clair, plutôt facile d'obtenir un rendez-vous, ça change des domaines qu'on ne peut pas visiter mais qu'on peut quand même visiter si on connait du monde... 

 

pavie

 

Le Château Pavie, sur les pentes sud de Saint-Emilion, racheté par Gérard Perse (qui possédait quelques hypermarchés Continent) en 1998 avec les propriétés Pavie-Decesse, Monbousquet et Bellevue-Mondotte un peu plus tard. Le nom "Pavie" provient de la variété de pêche présente sur la côte au IVe siècle lorsque les Romains y ont planté les premières vignes. Le domaine possède aujourd'hui 37 hectares, à la fois sur la pente sud (sol brun calcaire sur terres argilo-calcaires), sur le pied de la pente (sol brun calcaire sur sable argileux, où l'on trouve plutôt les cabernets) et surtout sur le plateau de Saint-Emilion (sol blanc calcaire). 60% merlot, 30% cabernet franc, 10% cabernet sauvignon.

 

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Le hall d'entrée, rénové, de même que les chais, par l'architecte Alberto Pinto en 2013. On a l'impression d'être dans un musée d'art, musée de 8500m2 tout de même...

 

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Le cuvier (20 cuves bois pour une cuvaison d'environ 3 semaines) puis le chai sur deux étages, construit en 1998. Les murs sont soutenus par les arcades de l'ancienne gare de Bordeaux Bastide. Fermentations malolactiques en barriques. Les élevages sont longs, 18à32 mois suivant les millésimes, 70% à 100% de bois neuf.

 

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Suite de la visite du "musée" Pavie avec l'entrée de l'oenothèque et un tonneau de 40hL fabriqué à partir du chêne de Morat, un arbre de 340ans qui allait être coupé. Il a permis de faire ce foudre ainsi qu'une soixantaine de barriques ! A l'heure actuelle, une partie du second vin 2014 vieillit dans ce tonneau, pour l'expérience. Beaucoup de choses intéressantes chez Pavie, mais nous n'avons toujours pas vu une vigne !

 

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Les bouteilles "noires" de Pavie 2012, pour fêter le passage en Grand Cru classé A, dont on est très fier ici (on le voit écrit partout) et une partie de l'immense salle de dégustation. Ici on recherche une haute maturité des raisins, les rendements sont plus bas que sur les autres propriétés de l'appellation (30hL/ha contre 40-45 ailleurs), l'extraction est un peu plus poussée que chez les voisins pour obtenir des vins très concentrés. Le domaine produit aussi un second vin "Arômes de Pavie" contenant un peu plus de merlot (70% en moyenne contre 60à65% pour le grand vin) pour être plus vite prêt à boire. "Esprit de Pavie" n'est pas vraiment un troisième vin mais une autre propriété de Gérard Perse, en AOC Bordeaux, qu'il travaille dans le même style.

 

 

Château Pavie Saint-Emilion 2006 : robe très sombre, pas de traces d’évolution, nez épicé, marqué par les fruits noirs, légèrement vanillé et torréfié. Bouche puissante, épicée, très épaisse et très tannique, manquant clairement de finesse et de fraîcheur. Finale longue, réglisse, fruits noirs, vanille, tannique. Un vin à attendre impérativement, aucun plaisir en l’état. B-.

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16 juin 2015

Vieux Château Certan (Pomerol) *****

 

Visite au Vieux Château Certan

 

Rdv pris par téléphone, même si les visites sont très rares ici pour les particuliers. D'ailleurs à mon arrivée, la secrétaire s'étonne de ma présence, "on ne reçoit que des professionnels". Après quelques minutes d'explication, j'obtiens le droit de me joindre à un groupe de texans venant juste de commencer la visite avec Alexandre Thienpont en personne, qui lui s'excuse pour le malentendu et a su nous mettre à l'aise. Visite assez brève dans les vignes, en anglais, peu d'informations donc, mais on passera plus de temps dans le chai.

 

 

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Le Vieux Château Certan, une propriété achetée par le grand-père d'Alexandre Thienpont il y a un peu moins d'un siècle. 14hectares de vignes, sols argileux pour les 60% de merlot et sablo-graveleux pour la majorité des cabernets francs (30%) et cabernets sauvignons (10%). C'est d'ailleurs cette forte proportion de cabernet qui caractérise le Vieux Certan, donnant des vins qui se rapprochent de ceux du Médoc, avec beaucoup de fraîcheur mais peut-être moins de gourmandise que la plupart des Pomerols. La proportion cabernet/merlot est variable selon les millésimes, lorsque les cabernets ont du mal à mûrir une grande partie se retrouve dans le second vin "Gravette de Certan". Les bons millésimes peuvent être ici différents que sur les propriétés voisines, par exemple 2011, belle année pour le cabernet franc est très prometteur selon Alexandre Thienpont.

 

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Ici, comme à la Conseillante, on met des plaquettes d'hormones pour créer une confusion sexuelle chez les papillons afin que les femelles ne pondent pas dans les vignes. Plaquettes non présentes au Tertre Roteboeuf...

 

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Le cuvier (cuves bois) et une des deux salles du chai. Elevage en barriques neuves, 18 à 22 mois selon les millésimes.

 

2006 : (70% merlot, 25% cabernet franc, 5% cabernet sauvignon) couleur grenat sombre, nez expressif, beaucoup de tabac, fruits noirs, prunes, un côté rive gauche (mais je suis peut-être influencé par l'encépagement), bouche portée par une belle acidité (signe de la maison, grâce au cabernet franc), fruits noirs, légères notes tertiaires sous-bois, tabac, belle longueur, un peu moins de matière que 2014 mais un vin plus complexe, prêt à boire. TB.

 

2014 sur fût : (80% merlot, 19% CF, 1% CS, même assemblage que celui présenté lors des primeurs) couleur assez sombre, bien plus que La Conseillante, nez plus mûr, fruits plus noirs, confiturés, très bonne matière, plus concentrée encore que le 2006, ou que La Conseillante 2014, tannins bien intégrés, beaucoup de fraîcheur, très accessible grâce aux 80% de merlot cette année, finale longue. TB.

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15 juin 2015

Mitjavile : Tertre Roteboeuf, Cambes, Aurage, Martet ****

 

La famille Mitjavile, François et sa fille Nina au Tertre Roteboeuf et au Roc de Cambes, son fils Louis sur L'Aurage, Martet et Le Versant, règne sur la rive droite depuis la fin des années 1970. Tertre Roteboeuf est un amphithéâtre particulièrement solaire à l'est de Saint-Emilion. C'est un terroir idéal pour le style des vins Mitjavile, la rondeur poussée à l'extrême, gommer l'austérité naturelle des vins de Bordeaux. Les vignes sont très basses, avec beaucoup de feuilles pour avoir le maximum de photosynthèse. Ici, on vendange très tard des raisins le plus mûr possible, avec beaucoup de merlot. L'élevage se fait ensuite en barriques neuves Radoux (un tonnelier dont les boisés vanillés/caramel marquent fortement les vins) pendant deux années pleines. Les vins sont donc très ronds, légèrement sucrés, les tannins complètement lissés par le bois, gourmands, prêts à boire dès qu'ils sortent. L'inconvénient est qu'ils sont fortement marqués par un boisé vanillé qui masque le terroir. 

 

La méthode étant la même sur les autres propriétés Mitjavile, on peut reprocher aux vins d'être tous un peu les mêmes...

 

 

 

Visite au Château Tertre Roteboeuf

 

Rdv pris par mail il y a 2 mois, les visites pour les particuliers ne sont pas courantes mais sont néanmoins possibles si l'on accepte de se "greffer" sur un groupe de professionnels. Pas de vente. Après une petite mésentente avec la secrétaire sur l'horaire, je suis invité à patienter dans le salon en attendant que Nina Mitjavile, la fille de François, ne revienne avec un groupe suédois puis un peu plus tard avec un second groupe français. C'est l'occasion d'aller admirer le point de vue et de prendre quelques photos. La visite est particulière, moitié en français, moitié en anglais... mais tout se fait dans la bonne humeur ; ici on prend son temps, près de 3h de discussion et de dégustation.

 

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La maison familiale, très sobre par rapport à Pavie. Le premier millésime est 1978 pour le Tertre. Puis le domaine a souhaité s'agrandir, mais n'a pas trouvé de belles vignes en pente accessibles sur Saint-Emilion d'où l'achat du Roc de Cambes en Côtes de Bourg à la fin des années 1980, ainsi que du domaine de Cambes, partie plate du Roc qui n'entre pas entièrement dans l'air d'appellation Côtes de Bourg, d'où l'AOC Bordeaux. Le travail et les moyens mis en œuvre au Roc sont exactement les mêmes qu'au Tertre.

 

 

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Les vignes du domaine, seulement 5 hectares, sur les pentes sud de Saint-Emilion. Au fond à droite on aperçoit l'église de Saint-Laurent des Combes. C'est un endroit privilégié de l'appellation, qui permet d'avoir beaucoup de soleil mais aussi de la fraîcheur. Les sols sont argilo-calcaires, avec environ 80% de merlot, 20% de cabernet franc. Ce qui caractérise le Tertre Roteboeuf c'est la recherche d'une haute maturité, toujours à la limite de la surmaturité, pour avoir des vins très fruités et gourmands. Tous les choix qui sont faits à la vigne ou au chai en découlent. Les vendanges se font très rapidement, en une journée généralement, pour cueillir exactement le jour où la maturité souhaitée est atteinte, mais aussi parce qu'il n'y a qu'une seule parcelle ici alors que les autres domaines ramassent parcelles par parcelles sur plusieurs semaines parfois.

 

 

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Dans les vignes, on fauche (on ne désherbe pas) un rang sur deux pour laisser de quoi se cacher aux insectes. On utilise ensuite la taille de l'herbe pour absorber plus ou moins d'eau selon le temps. C'est une des rares propriétés du secteur à ne pas utiliser la taille Guyot. Les vignes sont enfoncées plus profondément dans le sol qu'ailleurs. Selon Nina Mitjavile 95% du travail se fait à la vigne, qui doit être cultivée comme un jardin. 5 employés y travaillent, chacun sur un hectare. Tous aident au chai lorsqu'il y a besoin, mais "il n'y a pas assez de travail pour y prendre un employé à temps plein".

 

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Les fûts du millésime 2014, 70 barriques de 225L. Dans le chai, la température est élevée pour que les vins "travaillent" constamment, alors qu'ailleurs ils sont "en pause" tout l'hiver. De plus, la durée d'élevage est particulièrement longue, elle peut durer plus de 2ans. A la mise en bouteille les vins doivent être prêts à boire, commencer à développer des arômes tertiaires pour ensuite ne pas connaître de phases de fermeture.

 

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Les cuves de fermentation et quelques-uns des fûts de 2013, seulement 35 barriques à cause de fortes pluies au moment de la floraison ! Pas de parcellaires au domaine, tout est assemblé dans un seul vin dès le départ. Lors de la macération, il n'y a que des remontages, pas de bâtonnages ou de pigeages pour garder la pureté du fruit. Les malo se font en barriques.

  

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Un seul type de fût au Tertre Roteboeuf, uniquement du 100% neuf, ce qui permet d'éviter toute "cacophonie" qu'apporteraient des fûts divers, mais aussi d'avoir une relation privilégiée avec le distributeur qui garde ses meilleurs bois pour le domaine.

 

 

 

La dégustation :

Tertre 2014 : couleur grenat, bien moins sombre que Pavie (un peu plus que La Conseillante), nez sur les fruits rouges très mûrs, confiturés, un peu de cassis, et dans le fond un côté légèrement désagréable, d’épices apporté par l’élevage ? La bouche est superbe, assez puissante, très bonne matière, de la fraîcheur, de la tension, des tannins déjà soyeux, la longueur est au rendez-vous. Très prometteur. TB.

 

Tertre 2013 : (seulement 35 barriques contre 70 en 2014 à cause de fortes pluies, embouteillage prévu bientôt mais aucune n’a encore été déterminée). Couleur un peu plus claire, nez de fruits rouges très mûrs, confiturés, un côté caramel lié à l’élevage, bouche plus légère que 2014, tannins très soyeux, beaucoup de fruits et de gourmandise, un petit côté sucré, un peu moins d’acidité que 2014, finale plus courte. TB-.

 

Tertre 2012 en bouteille : plus sombre que 13, fruits très mûrs caractéristiques de la maison, noirs et rouges ici, un peu de menthol et de réglisse. Bouche plus vive, plus acide et plus tannique que le 2013 même si ça reste fin, plus de longueur. Déjà excellent en l’état. TB+.

 

Tertre 2004 en 1/2bt : robe très légèrement évoluée, nez assez chaud, partant sur le tertiaire, sous-bois notamment, fruits noirs. La bouche est sublime, différente du nez, très vive et fraîche, des tannins présents mais très fins comme sur 2012, toujours du fruit mûr, très belle longueur. TB.

 

Domaine de Cambes 2013 (prélevé sur fût) : couleur et nez pas trop éloignés de Tertre 2013, avec des fruits rouges confiturés, côté caramel un peu moins prononcé. La bouche a un peu moins de matière, mais un peu plus d’acidité et de tannins donc plus de fraîcheur mais un peu moins de gourmandise. Au moins aussi long que Tertre 2013. Une belle réussite. TB-.

 

Roc de Cambes 2014 : plus sombre que les 2013, très mûr là encore, plus sur les fruits noirs (cassis, mûre). Tannins à peine plus présents que sur Tertre 2014, peut-être un peu moins de longueur, mais pas une grosse différence non plus en l’état. Encore un futur très beau vin. TB.

 

Bref, tout est bon, fruité, gourmand avec des tannins soyeux, que ce soit au Tertre ou au Roc. Je m'attendais à une telle excellence des vins du Tertre mais je suis particulièrement surpris de voir Roc et Domaine de Cambes à un tel niveau, qui en font de très bons rapports q/p. Un grand merci au domaine et à Nina Mitjavile pour l'accueil chaleureux.

 

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Domaine de Cambes 2013 : regoûté en bouteille, toujours beaucoup de fruit, cerise surtout, élevage très bien intégré, tannins encore un peu trop présents peut-être en l'état mais ils sont de bonne qualité, jamais asséchants. TB-.

 

Roc de Cambes 14 : assez évolué, boisé, fumé, fruits noirs, sous-bois, manque de fraîcheur. B.

 

Roc de Cambes 2005 : encore puissant, jeune, caramel, vanille, gras, rond, dans le style du domaine, assez opulent sur ce millésime. B+.

 

Roc de Cambes 2010 : café, vanille, un peu coco, très noir, lourd, pas de fruit.

 

 

Château Martet - 2017 : très boisé vanillé, confit. B-.

 

15 juin 2015

Château La Conseillante (Pomerol) ****

 

Comme beaucoup de domaines bordelais, La Conseillante a eu pendant un temps sa période extraction + bois neuf. Ils en reviennent depuis quelques années, avec une viticulture plus propre et précise, des vins beaucoup plus fins et plus épurés.

 

 

Visite au Château La Conseillante

 

Rdv pris par téléphone environ 2 mois à l'avance, visite gratuite et personnelle d'environ 1h avec dégustation du millésime en cours d'élevage. Pas de vente. Accueil très agréable et compétent, toutes nos questions ont trouvé réponse.

 

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Le nom La Conseillante vient de Catherine Conseillant, propriétaire du domaine avant la famille Nicolas. Le domaine appartient à cette famille depuis 5 générations maintenant, avec en plus Jean-Michel Laporte directeur depuis 2004 et Michel Rolland consultant depuis 2013.

 

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Les 18 parcelles de La Conseillante, réparties sur 12 hectares autour du château, 80% merlot sur sols à dominante d'argiles, 20% cabernet franc sur sols de graves, sous-sols d'argiles rouges ou "crasse de fer". Elles sont vinifiées séparément avant l'assemblage au printemps, peu avant les primeurs. Depuis 2007, ce qui n'est pas gardé pour le premier vin entre dans le second vin, Duo de Conseillante.

   

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Le nouveau cuvier avec ses 22 cuves bétons revêtues de résine époxy, utilisé pour la première fois sur le millésime 2012. La macération se fait sur plusieurs semaines, mais seulement avec des remontages, pas de batonnage ni de pigeage, pour une extraction "naturelle". Les "malo" se font directement en cuves ici, et non pas en barriques, peu après la fermentation alcoolique.

 

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Les fûts vides de 2013, tout juste embouteillé. Les fûts de 2014 sont dans la pièce de droite. Ici 2014 est présenté comme un très bon millésime, bien au-dessus de 2013, même s’il n’est pas non plus au niveau de 2010.

  

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De la salle de dégustation, vue sur Cheval Blanc, La Dominique tout à gauche...

 

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L'Evangile,

 

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 et Pétrus.

 

 

Château La Conseillante - Pomerol 2014 : (78% merlot, 22% Cabernet Franc, 75% de barriques neuves pour 18mois normalement) même vin que celui présenté lors des primeurs, couleur assez claire, nez très fruité, cassis, petits fruits rouges, violette (influence de l’étiquette ?) frais, pas de bois ressenti, bouche très légère, fruitée, avec beaucoup de fraîcheur et d’acidité, des tannins de bonne qualité déjà bien intégrés, manque un peu de complexité en l’état bien sûr mais aussi d’un peu de matière. Finale de bonne longueur, bien étirée par l’acidité. Un style tout en finesse et sur le fruit, très facile. TB-.

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4 avril 2015

Château Climens (Barsac) *****

Climens - Barsac 2002 : couleur or pâle, pas encore très évoluée, superbe nez très expressif, beaucoup de miel, abricot confit, pâtes de coing, un peu de noisette aussi, il fait un peu évolué pour un 2002. Beaucoup de finesse en bouche, toujours sur le miel et les fruits jaunes, du classique, mais superbe équilibre sucre/acidité. Il manque juste un poil de concentration et de longueur pour être parfait (effet 2002 peut-être). Note : 18/20.

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Climens

Barsac Cyprès de Climens 2015 : notes de caramel, peu de sucres mais peu d’acidité donc vite lourdaud. B-.

Barsac 2012 : (100% sémillon, 116gr SR, 14% alc) Encore tout jeune, semble un peu fermé mais il était servi trop froid, élégant, floral, pas très riche, longueur moyenne. Rien d’exceptionnel, peut-être pas le meilleur choix de millésime ou juste servi trop froid. Un peu déçu par ce château que j’aime beaucoup d’habitude. TB.

 

Climens Asphodele 2018 : couleur or pâle, nez assez mûr, de miel, pêche, fruits jaunes bien mûrs. Bouche avec beaucoup de rondeur, mûre, riche, peu d'acidité, ça finit mou, on a du mal à y retourner. B-.

 

Lilium sec 2023 : beaucoup de gaz à l'ouverture, petite refermentation. Couleur claire, nez anisé, floral. Bouche avec peu d'alcool mais très peu d'acidité, pas de peps, impression d'un peu de sucrosité, très moyen.

 

24 décembre 2014

Château Pichon Longueville baron (Pauillac) ****

Pichon Longueville baron - Pauillac 2002 : couleur grenat, pas de traces nettes d'évolution. Le nez lui commence à montrer quelque notes tertiaires de sous-bois, de truffe, mais aussi du tabac, du café, du cassis. Bouche peut-être un peu moins tertiaire et plus fruitée que le nez, avec de la fraîcheur, des tanins présents mais parfaitement fondus, il lui manque juste un peu de matière à mon goût. Finale d'assez bonne longueur. Beau vin, dans un millésime pourtant réputé difficile. Note : 17,5/20.

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Pichon baron 2002 : robe très sombre, nez sur le cassis, fruits noirs, cèdre, tabac, très noble, bien moins tertiaire qu'une autre bouteille bue il y a un an. Bouche encore jeune, avec des tannins présents mais de grande qualité, très frais, mentholé, assez droit, long. Un excellent Pauillac, dans un style très classique. TB+.

 

13 décembre 2014

Château de Fargues (Fargues-de-Langon) ****

Château de Fargues - Sauternes 1996 (1/2bt) : couleur ambre clair, très beau nez sur l'abricot, l'orange, les fruits secs, un peu de caramel et d'épices. L'attaque en bouche est vive, assez puissante, la texture est épaisse et concentrée mais peu à peu l'acidité laisse place à une forte amertume, avec une impression d'orange amère. La finale est de longueur moyenne, un peu trop amère, sur l'orange, les fruits secs. Dommage pour la finale, ça partait très bien. Note : 17/20.

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Sauternes 2015 : très vanillé, chaud et lourd. Décevant pour Fargues. B.

 

15 novembre 2014

Dégustation Bordeaux

La Piecelle * - Bordeaux supérieur 2011 : très clair, léger, fruits rouges, peu tannique, fluet, très court. B-.

Château La Rame ** - Bordeaux 2012 : un peu plus puissant que le précédent, pas trop tannique, plus sur les fruits noirs, merlot assez mûr, manque un peu de longueur. Bon rapport q/p (8-9€). B+.

Château La Rame ** - « Charmille » Cadillac 2011 : bcp de bois, vanille, plus tannique et plus long que le précédent. A attendre un peu. B.

Château Léhoul * - Graves 2011 : beaucoup de poivron, épices. Moyen.

Château Lehoul * - « Pur sang » 2011 : fruits noirs, poivre, plus tannique que le précédent, pas de poivron dans celui-ci. B+.

Château Lehoul * - Grand Vin Graves 2011 : beaucoup de bois, très noir, une odeur de coca-cola très étrange. B.

Château Poitevin * - Médoc 2011 : torréfié, un peu de poivron, bonne fraîcheur derrière, mais trop marqué par le café à mon goût. B-.

Château Clément St Jean * - Médoc 2011 : nez boisé/vanillé, Bouche épicée, gourmand, tanins bien polis par le bois, pas mal fait dans un style moderne. B.

Château Léo de Prades * - St Estephe 2011 : beau nez, moyennement expressif mais assez noble, beau fruité, bouche peu puissante pour St Estephe, un peu plate, peu de longueur. B.

Château Mamin * - Graves 2011 : très boisé. B-.

Château Mancède * - Pessac-Léognan 2011 : très léger goût de poivron, bonne fraîcheur, belle acidité, fruits rouges et noirs. B+.

Château Mancède * - 2007 : couleur déjà bien évoluée, poivron, peu de matière.

Château des graviers ** - Margaux 2010 : beaucoup de fraîcheur mais pas de poivron ici, de beauc fruits rouges acidulés, très fin, mais belle longueur. Au-dessus du lot. TB-.

Château Monbrison ** - Bouquet de Monbrison Margaux 2012 : pas mûr, moyen.

Château Gaudin * - Pauillac 2011 : un goût étrange, certains pensent à du bouchon, pas évident mais il faut espérer. NN.

Château Lalande de Tayac * - Francs Côtes de Bordeaux 2011 et 2009 : le 2011 est léger, un peu fleut sur le cassis. B-. Le 2009 a plus de matière, déjà bien évolué, mais peu de longueur. B-.

Château Haut Tuquet * - Castillon 2011 : Assez bonne matière mais des tannins encore bien raides en l'état, un peu vert aussi. B-.

Château Mondésir Gazin *** - 2010 Blaye Côtes de Bordeaux : ouvert depuis plus longtemps, réglisse, fruits noirs, très gourmand, tanins encore présents mais de qualité, peut être attendu mais c’est déjà bon en l’état. TB-.

 

1 août 2014

Château Lafaurie-Peyraguey (Bommes) ***

Lafaurie-Peyraguey - Sauternes 2005 (1/2 bt) : couleur or pâle, nez peu expressif à l'ouverture, mieux le lendemain, beaucoup de miel, fruits jaunes, vanille, abricot, pêche, citron, assez frais, encore très jeune et peu évolué. Bouche puissante, voire alcooleuse à l'ouverture, mieux le lendemain aussi, avec une superbe concentration, elle ne donne pas l'impression d'être très sucrée, ni très acide, toujours sur le miel et les fruits jaunes. Finale très longue, avec un peu d'acidité et une fraîcheur mentholée. Un Sauternes bien trop jeune mais avec un gros potentiel, à regoûter dans 10ans. Note : 16,5/20.

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Lafaurie Peyraguey

Sauternes 2016 : (93% sémillon) vanille et fruits exotiques, goûte un peu sur l’élevage, vite écœurant. Peut-être que 2016 n’était pas le meilleur choix pour ce jour-là… B-.

 

Lafaurie-Peyraguey 2004 : couleur ambrée, nez bien safrané, abricot, rôti, fruits secs, à son apogée. Bouche grasse, épaisse, mais bonne fraicheur derrière, finale sur le safra, des amers nobles qui laissent le vin assez digeste. Comme souvent, beaucoup de plaisir sur ces "petits" millésimes où les vins sont moins cocnentrés, moins lourds, et plus vite prêts à boire. TB+.

 

Lafaurie-Peyraguey - Sauternes 1990 : Couleur ambrée, nez exotique, miel, coing, cire, acacia, avec l’aération développe enfin des notes de sémillon (à l’aveugle plutôt chenin ou PG au départ) plus vanille/coco/safran. La bouche est probablement riche en sucre, épaisse, mais parfaitement équilibrée, pas trop lourde. Le grand millésime a parlé. TB++.

 

25 avril 2014

Château Fleur-Haut-Gaussens (Vérac) ***

Château Fleur-Haut-Gaussens - Bordeaux Supérieur 2009 : (90% merlot, 5% Cabernet sauvignon 5% cabernet franc, 50% barriques neuves, sols argilo-calcaires) Couleur grenat, nez expressif, sur les fruits noirs légèrement confiturés, assez mûrs, boisé léger et très bien intégré. Bouche assez puissante, mais tanins fins avec une belle texture soyeuse, l'attaque est plutôt molle mais une légère acidité en fin de bouche lui permet de rester frais, beaucoup de fruits noirs bien mûrs, un peu d'épices. Longueur moyenne. Un bon rapport q/p (7-8€), prêt à boire. Lors d'une seconde dégustation quelques mois plus tard, le boisé ressortait un peu plus (15/20). Note : 15,5/20.

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4 avril 2014

Château Cheval Blanc (Saint-Emilion) *****

 

Domaine de 39ha, appartenant à LVMH. De nombreux investissements ont été faits depuis 2010 pour gagner encore en qualité. Possédant environ 50% de cabernet franc, Cheval Blanc fait toujours partie des Saint-Emilion les plus frais et distingués.

 

 

Château Cheval Blanc - Saint Emilion 2006 : robe entre rubis et grenat, on monte d'un cran au niveau de la couleur mais ça reste quand même assez clair. Le nez est très brioché, un peu vanillé, l'élevage domine encore, on sent du fruit rouge et des notes florales dans le fond. C'est bien mieux en bouche, elle est assez vive, avec une très bonne acidité, tanins très fins et texture de velours, très belle matière. Le côté brioché se sent moins, on a plus de fruits (rouges et noirs), légères notes florales. Finale longue mais pas exceptionnelle. Au final je suis déçu par le nez et plutôt convaincu par la bouche. Il faudra surement attendre quelques années pour que le bois se fonde bien, en l'état j'avais préféré Canon-la-Gaffelière 2006. Mais surtout je ne pensais pas que Cheval-Blanc faisait des vins dans un style aussi "moderne" avec un travail sur le bois et la texture. Encore une fois ce n'est qu'une impression sur une bouteille bue trop jeune. Note : 17,5/20.

 

1995 : marqué par le cabernet franc, pas trop en rondeur, pas spécialement boisé, mais pas un gros volume, une certaine noblesse, mais aussi un végétal à peine trop prononcé. TB-.

 

 

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