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Mon carnet Vin
20 février 2014

Château Chasse-Spleen (Moulis-en-Médoc) ***

Soirée LPV Rhône 2 :

Chasse-Spleen - Moulis 1989 : (ouvert à la dernière minute), couleur grenat, contours tuilés, superbe nez, classique, tabac, cèdre, prunes, fruits noirs, assez frais, évolué mais il a encore de belles années devant lui. La bouche est un peu en-dessous, il a du mal derrière le VdN, elle est un peu sèche, pas une grosse matière, manque un peu de fruits. Belle longueur. Un vin qui valait vraiment le coup rien que pour le nez.

 

Chasse-Spleen - Moulis en Médoc 1995 : vin évolué, légèrement tuilé, nez sur le sous-bois, le tabac, quelques fruits noirs, bouche un peu sèche, pas une grosse matière, bonne longueur cependant. Un peu en-dessous du 1989. B.

 

8 février 2014

Château Lafite-Rothschild (Pauillac) *****

 

Domaine de 110ha, qui vient d'entamer sa conversion vers le bio. Style le plus raffiné de l'appellation, marqué par le cabernet sauvignon, fin, noble, vieillissant avec grâce.

 

 

Visite du Château Lafite-Rothschild

 

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Rdv pris par mail environ 2 mois à l'avance. Les visites ne se font pas par groupes chez Lafite, nous sommes donc seuls avec le guide. On commence par un topo sur l'histoire du domaine et sur la famille Rothschild face aux vignes. Le domaine possède presque 120 hectares, avec une part très importante de cabernet sauvignon, un peu de merlot, de petit verdot et depuis peu quelques plants de Malbec. Les parcelles sont un peu plus éparpillées qu'à Pontet-Canet, avec notamment quelques vignes (4,5ha) sur la commune de Saint-Estèphe. Le domaine possède une dérogation qui lui permet d'intégrer ces raisins dans son vin d'AOC Pauillac.

 

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La visite continue avec les cuveries, un premier chai, une partie de la cave et des galeries souterraines. Les employés sont en train de finir le soutirage et le collage. La vinification est ici beaucoup plus classique que chez Pontet-Canet (vendanges en vert, taille des vignes, filtration, collage...) Le grand vin passe entièrement en barriques neuves 18 à 20 mois, le second vin "Les Carruades de Lafite" en barriques d'1 vin. Environ 300 000 bts de Lafite sont produites par an, 400 000 de Carruades, plus quelques-unes du 3e vin. Il y en aura évidemment bien moins en 2013 où les rendements sont tombés de 45hL/ha en moyenne à un peu plus de 30hL, soit encore moins qu'en 2003.

 

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Puis passage dans le grand chai, imaginé en 1985 par l'architecte Ricardo Bofill et inauguré en 1987. Un concert de musique classique y est donné une fois par an pour l'acoustique exceptionnel du lieu. A noter que depuis 3-4ans le domaine ne remplace plus les bouchons des bouteilles des particuliers à cause des trop nombreuses contrefaçons.

 

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La dégustation d'un Lafite 2001 se fait à l'intérieur du chai, à la lueur des bougies. C'est un millésime qui présente un bon "compromis" entre des vins qui seraient trop jeunes, et des vins plus vieux qui commencent à se faire rares. C'est aussi un millésime sous-estimé, bien plus abordable financièrement que 2000 par exemple, et qui commence à donner beaucoup de plaisir (alors que 2000 ne sera pas prêt avant 10-20ans).

Enfin la sortie du chai. L'achat n'est pas possible au château. Au final, une très belle visite d'une bonne heure. Comme pour Pontet-Canet, c'est un vrai privilège de pouvoir être accueilli de la sorte dans ces grandes propriétés (gratuitement là aussi).

 

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Lafite-Rothschild 2001 : (près de 89% de cabernet sauvignon) couleur sombre, pas de traces d'évolution. Nez expressif, sur les fruits noirs (cassis surtout), le cèdre, très légèrement épicé, un peu de tabac aussi. Bouche d'une grande finesse, avec des tanins présents mais soyeux, pas de bois, une très belle acidité qui étire le vin. Sans être fluet le vin ne me semble pas non plus très épais. Finale très longue, très fraîche, fruitée. Un vin déjà excellent, pourtant pas encore tout à fait à son apogée. Il possède la fraîcheur qu'il manquait à Chevalier 2001 par exemple, la "tension" et la classe des grands cabernets sauvignons qu'il manquait à Latour et Mouton 2004, mais il joue moins sur la texture, il est par là plus proche d'un Margaux 2003 ou de Pontet-Canet 2007, des vins "en longueur". Le potentiel de garde est très élevé, il devrait être magnifique dans 15-20ans. Note : 18,5/20.

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Carruades de Lafite 2001 : bu à côté de Pavillon rouge 2000, ici le vin semble à point, un peu plus en finesse, plus de plaisir immédiat. TB.

 

8 février 2014

Pontet-Canet (Pauillac) *****

 

Le domaine a atteint un très haut niveau grâce à Jean-Michel Comme, à partir de 2006 environ. Les vins sont fins, profonds, et depuis le début des années 2010 d'une grande pureté de fruit avec l'arrivée des amphores.

 

 

Visite du domaine

 

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Rdv pris par téléphone presque 2 mois à l'avance. La visite se fait par petits groupes en général (7-8maximum), mais suite à un désistement nous nous retrouvons seuls avec la guide. Parfait, nous pouvons poser toutes nos questions ! On commence par une petite présentation historique du domaine et de la famille Tesseron. La personne habituellement chargée de faire les visites étant absente, nous devons laisser tomber la balade dans les vignes en Club car, ce n'est pas plus mal vu le froid. Nous avons quand même le droit à une présentation du vignoble (80 hectares, quasiment d'un seul tenant le long du château, les cabernets sauvignons sont majoritairement devant sur sols de graves, les merlots plutôt au fond sur sols argilo-calcaires), et à un topo sur la biodynamie.

 

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Le domaine a commencé sa conversion en biodynamie en 2004, mais en 2007 à cause des mauvaises conditions climatiques et du mildiou quelques traitements non bio ont été faits. La période officielle de 3ans de conversion a donc dû recommencer pour s'achever en 2010. Quelques techniques marquantes (et différentes de Lafite), pas de vendanges en vert, les vignes ne sont pas rognées, sur 30% du vignoble pas de machines mais uniquement des chevaux (il en faudrait beaucoup plus pour pouvoir faire les 80 hectares), les machines (notamment pour que les chevaux puissent passer entre les vignes) ont été entièrement pensées et dessinées au domaine, 2 vaches viennent d'arriver (la bouse sert aux préparations bio). C'est là aussi loin d'être suffisant pour 80 hectares, mais le domaine tend à devenir une "entreprise autosuffisante". Ensuite pas de filtration ni de collage au blanc d'oeuf contrairement à Lafite.

 

Le domaine pense pouvoir progresser encore beaucoup au niveau du travail de la vigne, alors que tout ce qui était possible ou presque a été fait en ce qui concerne les méthodes de vinification.

 

Nous passons désormais dans les cuveries, ancienne (cuves bois) puis moderne (cuves béton).

 

 

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A l'étage, les tables de tri sur roulettes permettent de faire tomber les raisins directement dans les cuves de fermentation, le but étant qu'il y ait le moins d'intermédiaires et d'interventions possibles entre le raisin et la cuve puis le fût. Puis nous passons dans le chai, avec un côté pour les barriques bordelaises (225L) et l'autre pour les 100 nouvelles amphores jaunes (900L). Ces dernières permettent de laisser passer un peu d'air contrairement aux cuves inox par exemple, sans boiser le vin contrairement aux barriques neuves. La forme est étudiée pour qu'il n'y ait ni trop ni pas assez de lies au fond de l'amphore. A l'intérieur du béton, des graves ont été mises pour les amphores de Cabernet, du calcaire broyé pour celles de merlot. Le millésime 2012 contient 50% de vin élevé en amphore, de la barrique neuve et de la barrique d'1 vin.

 

A noter que la récolte 2013 a été très faible, à cause de la pluie surtout. Le domaine est plutôt satisfait des premiers résultats au niveau qualitatif, mais il ne faut pas s'attendre au millésime du siècle sur Bordeaux en général.

 

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Après les chais, passage rapide dans la cave souterraine, puis la dégustation du grand vin sur 2007, millésime "accessible" en ce moment. L'achat au domaine est possible si l'on y tient vraiment à prix caviste "normal" (nous n'avons pas demandé les prix exacts)  depuis quelques années, mais c'est surtout pour les étrangers qui auraient du mal à trouver du vin chez eux, bien plus que pour les visiteurs français. Au final la visite aura duré une bonne heure, l'accueil était plus que satisfaisant, un très beau moment. Merci au domaine de permettre ce genre de visites, entièrement gratuites qui plus est.

 

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Pontet-Canet 2007 : (bouteille débouchée au moment de la dégustation) couleur assez sombre, pas encore évoluée, nez très expressif, sur les fruits rouges et noirs, assez classique, pas encore de notes tertiaires. La bouche est très fruitée, légèrement épicée, vive, avec une belle acidité, les tanins sont présents mais pas du tout agressifs. Bonne puissance, mais de la finesse en même temps. Finale de bonne longueur, fraîche. Si on doit trouver un défaut, il n'a pas la complexité de Lafite 2001 bu juste après mais c'est un vin encore très jeune et sur une année plus compliquée. Très convaincant, surtout pour un "petit millésime", bien plus que le 1990. Note : 17,5/20.

 

 

 

Pontet-Canet - Pauillac 1990

Couleur : grenat, reflets tuilés. Légèrement évoluée.

Nez : bouteille ouverte 8h à l'avance (sans carafe). C'est expressif, pas vraiment austère, avec des arômes assez classiques de tabac, de bois, de cacao et un peu de terre. Un tout petit peu de fruits noirs également. Très bien, la meilleure partie du vin.

Bouche : on retrouve les arômes du nez, c'est expressif, mais le vin manque d'acidité. Du coup il manque de fraîcheur et il manque une trame pour soutenir le vin, surtout qu'il manque de puissance. Le fait de passer derrière un Teroldego 2009 de Foradori ne l'a pas aidé, le Pontet-Canet étant moins fruité, moins frais, moins acide et moins puissant. C'était un tout petit peu mieux avec le second verre et le lendemain. Mais j'ai vraiment eu l'impression d'un vin sur sa fin. Sinon les tannins sont bien fondus, la matière est correcte.

Finale : longueur moyenne, manque d'acidité, sur le tertiaire, très peu de fruit.

Note : 15,5/20 Le nez était très bien, la bouche a manqué d'acidité et de puissance. Un vin sur sa fin. On pouvait s'y attendre en voyant le prix si peu élevé pour un 1990.

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Pontet-Canet - Pauillac 2009 : Robe très sombre aussi, nez sur un élevage gourmand, coco, vanille, barbe à papa, qui doit encore s'intégrer. La bouche est magnifique, épaisse, soyeuse, très fraîche, très longue, beaucoup de fruits noirs, moins d'élevage qu'au nez, déjà bien épanouie en l'état. TB+.

 

26 décembre 2013

Château Montrose (Saint-Estephe) ****

 

Style sur la puissance, noble, taillé pour la garde. Les derniers millésimes ont gagné en finesse.

 

 

Château Montrose **** - Saint-Estèphe 2004 1/2bt : (64% CS, 32% Merlot, 3%CF, 1%PV), couleur presque grenat, plutôt claire pour un Saint-Estèphe pas de traces d'évolution, très beau nez, expressif dès l'ouverture, fruits noirs, un peu de fruits rouges, épices, tabac... Bouche fruitée, belle matière, très beaux tanins bien fondus. Malheureusement ça manque de longueur, et d'un peu d'acidité en finale. Le Barolo 2007 de Gagliardo bu juste avant était plus frais, plus acide et beaucoup plus long, mais un peu moins complexe. Cependant ça reste une belle réussite sur 2004. 17,5/20.

 

Joli reportage sur le domaine ici :  http://www.wineterroirs.com/2005/07/montrose_st_est.html

 

Montrose St Estephe 1995  : robe sombre légèrement tuilée, nez sur le bois précieux, la boîte à cigare, de la rose, des fruits noirs, assez mûr. Bouche très fraîche avec beaucoup de matière, des tannins soyeux, très long. Très grand vin. TB++ (19/20).

 

Montrose 1995 : autre bouteille quelques années plus tard, bu derrière Angludet et Ducru 1995, plus mûr, plus noir chez Montrose, plus jeune, peu d'évolution, matière plus dense qui enrobe les tannins, très joli, mais impression qu'il gagnera à être attendu encore. TB+.

 

La Dame de Montrose - St Estephe 2009 : plus fruité, plus jeune, moins boisé que le Clauzet 2009, plus gourmand. Très beau second. TB.

 

Dame de Montrose 2011 : encore serré, très marqué cabernet avec un côté végétal bien présent. A attendre. B+.

 

 Montrose 1990 : bouteille décevante, avec peut-être un léger TCA... dommage.

 

Château Montrose, Saint-Estèphe 1964 : Montrose est plus foncé, plus sur les fruits noirs, plus noble et distingué mais aussi plus austère, il faut aller le chercher un peu, il en a encore sous la pédale, encore quelques tannins mais de qualité, la longueur et la fraîcheur sont vraiment incroyables.

 

9 décembre 2013

Grand Tasting 2013 Bordeaux

Bordeaux blancs secs

 

Larrivet Haut-Brion ** - Pessac blanc 2009 : Nez très boisé, bouche boisée, grasse, beurrée, finale boisée. Moyen.

 

Olivier ** - Pessac blanc 2009 : que du bois. Moyen.

Olivier - Pessac rouge 2019 : noir, boisé vanillé très marqué, que du bois, imbuvable. Moyen

 

Malartic-Lagravière **** - Pessac blanc 2011 : très beau nez avec beaucoup de fruits exotiques, bouche tendue, léger boisé, mais déjà pas mal intégré, bonne longueur. TB. (+- 17,5-18/20).

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Bordeaux rouges - Rive droite

 

Château La Gaffelière *** - St Emilion 2009 : très chaud, puissant, tanins de qualité, mais manque de fraîcheur et de longueur. B-.

(dame de gaffelière 19 : joli second, peu boisé, du fruit, des tannins mûrs et fins)

 

Clos Badon (Thunevin) ** - St Emilion 2011 : couleur très noire, nez boisé, en bouche les tanins sont fins, boisé bien intégré, beau fruité (assez noir), assez simple mais bien fait, quasiment prêt à boire. B.

 

Valandraud (Thunevin) **** - St Emilion 2011 : 80% merlot 20% CF, noir comme du pétrole, contours violets, nez un peu toasté, peu intéressant, mais bouche de qualité, puissante, pleine de fruits noirs (cassis surtout), des épices, bonne longueur. TB-.

 

Clos du beau-père (Thunevin) ** - Pomerol 2011 : nez boisé, très noir aussi, tanins encore raides. On a bien compris que sur ce stand il y avait de la vente, "pas cher, pas cher", un vrai marchand de tapis Mme Andraud. B-.

 

Rouget *** - Carillon de Rouget Pomerol 2009 : couleur assez claire, vin léger, tanins fins, épices, mais un peu chaud. B.

Rouget *** - Pomerol 2008 : couleur un peu évolué, nez boisé, bouche de même, bonne longueur cependant. B-.

 

 

 

Bordeaux rouges - Rive gauche

 

Lespault-Martillac ** - Pessac 2011 : (65% merlot), beau fruité, léger, très sympa. B+.

 

Château Villa Bel-Air (Cazes) ** - Graves 2010 : assez noir, léger, fruits noirs, tanins fins, Facile et très sympa. B.

 

Les ormes de Pez (Cazes) ** - St Estèphe 2006 : très beau nez déjà un peu évolué, bouche manque un peu de maturité, tanins fins, assez léger. B.

 

 

Château Dauzac *** (depuis 10ans les vins ont gagné en profondeur et qualité, style charmeur, élégant) - Margaux 2012 : ( GT 2014) légèrement boisé, beaucoup de tabac, fruits noirs assez mûrs, tanins fins, manque un peu de fraîcheur. B+.

2011 : plus sombre que 2012, un peu sec en bouche en l’état, sur des fruits noirs bien mûrs aussi. B.

2009 : couleur encore plus sombre, mais bizarrement un peu de poivron sur ce millésime solaire. B.

 

 

 

Bordeaux liquoreux

Raymond Lafon *** - Jeunes pousses 2010 : trop sucré, manque de longueur. Moyen.

Raymon Lafon *** - 2009 : nez discret, un peu boisé, mieux en bouche avec une bonne liqueur et une bonne acidité pour 2009. B+.

(Raymond Lafon - Sauternes 2002 : couleur or, nez safran, encore vanillé. Bouche épaisse, bonne acidité dans le fond, mel, orange, abricot, encore un peu d'élevage. assez long. TB-.)

 

 

Rayne-Vigneau *** - 2006 : belle couleur dorée, nez discret, bouche fruitée, moins épaisse que Guiraud et Coutet, manque un peu de tension, mais c'est bien pour un 2006. B+.

Rayne Vigneau - Liquoreux du monde 2019

Sauternes 2015 : bel équilibre, plutôt sur un style, fruité et très digeste, pas très chargé en sucres. TB+.

Sauternes 2003 : superbe nez de Sauternes évolué, abricot sec, pâte de coing, épices, la finale nous rappelle un peu le millésime chaud, pas une grosse acidité, mais pas trop lourd non plus, la canicule a été bien gérée. TB+.

 (Rayne Vigneau 1947 : bouchon très fatigué, mais joli vin, safran, il a mangé beaucoup de ses sucres, fruits secs, reste digeste, complexe. TB++.)

 

9 décembre 2013

Château Léoville Barton (Saint-Julien-Beychevelle) ****

 

"Le plus distingué des Léoville. Derrière un vin gourmand et séduisant en jeunesse, on trouve un cru capable de vieillir à merveille" RVF

 

 

Goûtés lors du GT 2013 :

 

Réserve de Barton 2009 : (70%CS, 20%merlot, 10%CF), très noir, nez assez chaud, bouche légère, gourmande, assez court. B.

St Julien 1999 : noir, contours tuilés, nez légèrement fumé, sous-bois, cèdre, tabac, tanins assez fins en bouche, manque un peu de fraîcheur, bonne longueur. Enfin un domaine qui emmène un vin prêt à boire. TB-. (+- 17-17,5/20).

 

 

Goûté lors du GT 2012 :

St Julien 2004 : bien mieux que le précédent (Langoa Barton 2007), encore très jeune, mais il a une belle puissance et une bonne finale. Bien, surtout pour un 2004. TB-.

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9 décembre 2013

Domaine de Chevalier (Léognan) ****

Goûtés lors du GT 2013 :

Pessac rouge 2011 : (65% CS), très boisé, rien d'autre pour le moment. Moyen.

rouge 2001 (en double magnum) : un peu tuilé, beau nez légèrement fumé, fruits cuits, tabac, bouche assez fine, fruitée, manque un tout petit peu de longueur pour être très grand. TB. (+- 17,5-18/20).

 

Goûté lors du GT 2012 :

Pessac blanc 2005, peut-être le vin de la journée, un superbe nez très complexe, fruité, frais, végétal... une bouche vive et explosive mais qui ne s'arrête jamais, une matière et une finale énorme, une vraie tuerie. TB++. (+- 19/20).

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Chevalier Clos des Lunes - Lune d'argent Bordeaux blanc 2014 : (70¨sémillon, 30% sauvignon, vin sec, vignes sur Sauternes) Couleur claire, nez de brioche, poire, un peu typé chenin, élevage bien intégré. Bouche avec du volume, belle tension derrière sur les arômes du nez, assez long. TB.

  

Domaine de Chevalier, Pessac rouge 2008 : Pessac très classique, assez noble, entre deux âges, commence à avoir un peu de tertiaire, bien fait, mais sans grande émotion. TB.

 

9 décembre 2013

Château Suduiraut (Preignac) ****

Goûté lors du GT 2013 :

Sauternes 2009 : très boisé, puissant, pas en place. J'ai du mal avec Suduiraut. Moyen.

 

Goûtés lors du salon RVF 2012 :

Lions de Suduiraut 2010 : très facile, bonne fraîcheur, déjà plaisant. Regoûté quelques années après en bouteille, il semble plus lourd, manquant un peu d'acidité, puissant, avec beaucoup de miel. B+

Sauternes 1999 : très puissant, peu sucré, grosse matière, pas mon style, mais très bien fait. TB- (+- 17-17,5/20).

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Suduiraut (Grands liquoreux du monde 2019)

Sauternes 2013 : (153gr, 93% sémillon) beau nez, fruits frais, miel acacia, bouche concentrée, riche en sucres, mais plutôt bien équilibrée par l’acidité, moins lourd que ce que j’avais goûté par le passé chez Suduiraut. TB+.

Sauternes 2005 : (97% sémillon) encore très jeune, miel et acacia aussi, élégant pour Suduiraut 2005, une bonne surprise qui me réconcilie avec le château. TB+.

 

Sauternes 2005 : environ un an après les grands liquoreux du monde, il m'est apparu lourd, marqué coconut et vanille, beaucoup de sucre, acidité faible. B.

 

9 décembre 2013

Château Coutet (Barsac) ****

Goûté lors du GT 2013 :

Barsac 2007 : un peu moins foncé que Guiraud 2009, plus expressif, un peu plus acide. Je l'ai un peu moins bien goûté que l'an passé. TB.

 

Goûté lors du salon RVF 2012 :

Barsac 2007 : beaucoup de finesse, déjà superbe et il a la longueur pour tenir le temps. TB+ (+- 18,5/20).

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Barsac 2010 : (1er millésime du nouvel œnologue) Tout en fraîcheur, pas très marqué miel, peu de sucres pour Sauternes-Barsac, notes de fleurs blanches, pin, acacia. Finale avec un côté végétal (pin ?) qui me gêne un peu, mais son côté très digeste pourrait probablement convaincre pas mal d’anti-sémillon. TB.

 

9 décembre 2013

Château Canon-la-Gaffelière (Saint-Emilion) ****

Goûtés lors du GT 2013 :

Canon-la-Gaffelière - St Emilion 2006 : commence à faire un peu évolué, beaux fruits rouges, prunes, tabac, très fin, bonne fraîcheur, long. Tout est là. TB. (+- 17,5-18/20).

Canon-la-Gaffelière - 2008 : couleur bien plus noire, très beau nez, plus sur les fruits noirs et moins évolué que 2006. La bouche manque un peu de maturité (poivron ?) à mon goût, mais la fraîcheur est là. Moins convaincant que 2006, pas encore tout à fait en place, mais prometteur. B+.

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9 décembre 2013

Château Lynch-Bages (Pauillac) ****

 

"Depuis longtemps Lynch-Bages joue sur la texture crémeuse et généreusement fruitée de ses vins, avec des tanins très suaves, ne décevant jamais" RVF

 

 

Goûtés lors du GT 2013 :

Lynch-Bages (Cazes) - Echo 2008 : jus de poivron. Moyen.

Lynch-Bages - Pauillac 2006 : (79%CS), couleur noire, très beau nez, frais, fruité, un tout petit peu de tertiaire, bouche fraîche, fruitée, les tanins sont encore à peine trop présents (un vrai 2006 ?), bonne longueur. C'est prometteur. TB-. (+- 17-17,5/20).

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Lynch-Bages - blanc 2001 : robe dorée, nez oxydatif avec pas mal de noix, un peu de miel et de pain grillé, manque un peu de fraîcheur. Pas mon style. B-.

 

Lynch-Bages Pauillac 2001 : couleur un peu plus évoluée, nez avec des notes tertiaires, du sous-bois surtout, des fruits rouges. La bouche est un peu verte, austère, pas une grosse matière. Encore plus décevant que le précédent, car il n’a pas l’excuse de l’âge. B-.

 

Château Lynch-Bages, Pauillac 1983 : Couleur tuilée mais pas si évoluée que ça pour un 1983, le nez possède encore de beaux fruits rouges, un peu de sous-bois, de cèdre, de tabac. La bouche semble encore plus jeune, toujours fraîche, avec la noblesse des grands Pauillac bus à leur apogée, les tannins sont fondus par le temps. Très belle bouteille, qui est une fois de plus la preuve que les grands Bordeaux nécessitent de la patience. TB+.

 

Lynch-Bages 1990 : TB+.

 

Lynch Bages 22 : ultra serré, très moyen.

 

21 septembre 2013

Château d'Yquem (Sauternes) *****

Yquem 1997 : (bu salon RVF 2012) Un grand Sauternes, très liquoreux, très sucré. Au nez on trouve des fruits jaunes, pâtes de coin et fruits secs qui commencent à arriver, un peu d'exotisme également. Il peut attendre longtemps encore, il fait assez jeune. Seul léger bémol, on aurait pu attendre un peu plus d'acidité et de fraîcheur encore, même s'il n'y avait rien d'écoeurant loin de là. Un grand vin mais un rapport qualité/prix pas terrible, la différence avec les Coutet, Doisy Daëne, Haut Peyraguey, Guiraud... des bonnes années n'est pas si énorme que ça. Après une discussion avec des experts du Sauternes, il paraît que la différence se fera après 30 ans. Patience ! patience ! (Note +- 18,5/20).

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Yquem 1997 : Couleur or profond, nez encore jeune, miellé, fruits jaunes, abricot, safran, cire, miel d'acacia... Bouche à la fois plus sucrée et plus acide, belle liqueur, bien concentré, intense et toujours frais à la fois, très long, déjà excellent et encore à l'aube de sa vie. Très beau Yquem. On a vraiment été gâté ce soir-là. TB++.

 

 

Yquem Sauternes 1996 : (bu soirée Malleval 2015) couleur or profond, déjà évoluée. Superbe nez très marqué agrumes, oranges confites, mandarine, avec du safran, du caramel, un peu d'ananas. Bouche assez puissante, toujours sur les agrumes, un peu plus confits désormais, du caramel, léger manque d'acidité à mon goût. Finale longue, avec des amers nobles, beaucoup d'orange confite, des épices. Après un nez magnifique, comme souvent sur Sauternes je trouve qu'il manque un peu d'acidité, même si ça reste dangereusement buvable. J'avais légèrement préféré 1997, qui sans être plus acide était plus concentré, plus sur les fruits jaunes avec moins de caramel et d'amertume. Note : 17,5/20.

 

 

Yquem 1999 : robe dorée, nez très marqué par le miel, fruits jaunes, agréable mais pas encore très complexe ni évolué. Bouche puissante, un peu chaude, à l’aveugle je pensai plus à Suduiraut ou Lafaurie, elle manque un peu de fraicheur et d’élégance. Belle longueur. Bon vin, mais pas un grand millésime d’Yquem d’après cette bouteille. TB-.(+- 17/20).

 

 

Château Yquem, Sauternes 1995 : Couleur or foncé, superbe nez sur l'abricot, les fruits exotiques, une pointe de cire et d'encaustique, du miel bien sûr. La bouche reste très digeste, sirupeuse sans être trop lourde. L'équilibre est parfait comme souvent avec Yquem. L'accord avec le crumble au coing est lui aussi parfait. On termine en beauté. TB++. (+- 18,5/20)

 

 

Yquem 1991 : couleur or foncé, nez encore jeune miel, safran, abricot sec, acacia, pointe de cire d'abeille. Bouche encore jeune et miellé, pas trop riche, abricot sec, un peu d'orange amère sur la finale, pas une grosse acidité mais elle suffit à équilibrer le sucre (pas trop élevé), bonne longueur sans être exceptionnelle. Un Yquem élégant, encore fringant, qui montre que ce Château a besoin de temps pour faire la différence avec les autres, même en petites années. TB+.

 

 

Yquem 1981 : couleur or profond, pas si foncé que ça pour l'âge, nez en pleine forme, miel, épices, abricot sec, pointe encaustique. Bouche qui a retrouvé un bel équilibre avec des amers nobles, sucres et texture épaisse encore bien là, finale digeste, longue, abricot sec, zestes d'orange, safran. TB++.

 

 

Château d’Yquem, Sauternes 1983 : (80% sémillon, 20% sauvignon. Elevage de 3ans en fûts neufs)  Couleur ambrée, nez magnifique, de safran, ananas, fruits exotiques, miel, cire, pêche… Bouche concentrée, sirupeuse, qui attaque sur le caramel, moins exotique que le nez, la finale retrouve un bel équilibre avec de fins amers, sur l’orange, l’abricot sec, encore une belle acidité, reste finalement très digeste. Accord parfait avec le financier ananas/coco. TB++.

 

 

Yquem 1993 : assez simple au nez, encore jeune, belle bouche avec beaucoup de fraîcheur et d'acidité pour Yquem, très digeste, pas une grosse longueur, mais on y retourne facilement, l'avantage des "petits" millésimes. TB+

 

 

Château d’Yquem, Sauternes 1989 : Couleur or profond, nez assez classique, jeune, de miel, safran, fruits jaunes. La bouche trouve son équilibre sur les amers plus que sur l’acidité, on sent le millésime assez solaire. C’est excellent mais un poil plus d’acidité lui aurait permis d’être grand. Bon derrière les VDN, je suppose que je n'ai plus les papilles bien en place. Ceux qui sont à l'aveugle le trouvent sublime en tout cas. TB+.

 

 

Yquem 2015 Mag,  et 2022 : gros coup de cœur sur le 2022, millésime pourtant concentré et riche sur le papier (près de 160gr de SR au final cette année-là) mais l’équilibre est là, le bois bien digéré, déjà bon en l’état, et bien sûr gros potentiel de garde.  2015 en magnum m’a semblé un peu plus lourd, encore un peu vanillé.

 

 

Yquem (Salon Grands liquoreux du monde)

Sauternes 2009 : (80% sémillon, 20% sauvignon) un peu fermé, beaucoup de notes florales, du miel, peu de fruit, concentré, pas une grosse acidité. La finale longue avec des notes épicées le sauve. Petite déception, car loin d’être mauvais, il ne sort pas du lot, loin de là. Peut-être que ça arrivera avec le temps ? Peut-être que je suis passé à travers sur un salon où on ne donne pas beaucoup de temps à chaque vin. En tout cas pas emballé plus que ça, en comparaison avec les autres grands liquoreux du monde bien sûr. Mais Yquem demande du temps. TB+.

 

 

28 mars 2013

Château Latour (Pauillac) *****

 

"Latour incarne le grand classicisme médocain, plein, riche et complet, développant avec l'âge un bouquet racé" RVF. Propriété d'Artémis (Pinault), le domaine a encore investi dans de meilleures installations. Les vins ne sont vendus que lorsqu'ils sont à maturité depuis le millésime 2012.

 

 

 

Latour - Pauillac 2004

Couleur : grenat foncé, plus coloré qu'Haut-Brion.

Nez : très ouvert, très expressif, plein de fruits noirs, de kirsch, de cassis, de prunes cuites, du café, du tabac aussi. Très beau nez.

Bouche : assez fine, moins puissante qu'Haut-Brion 2002, très soyeuse, du velours. Très belle matière, avec une entrée de bouche assez vive, mais qui chute un peu en fin de bouche. Peu tannique, ça manque un tout petit de corps en fin de bouche, et peut-être d'acidité aussi pour structurer le tout et donner de la fraîcheur. Les arômes sont très expressifs, comme au nez, avec un beau fruité.

Finale : longue, mais moins qu'Haut-Brion, manque un peu de puissance, un peu en retrait par rapport au nez et à l'entrée de bouche.

Note : 18/20. Très beau nez, et texture de velours, dommage que ça ne dure pas jusqu'au bout. Un vin à mon avis prêt à boire, je ne suis pas sûr qu'il aille très loin dans le temps.

latour-2004

 

 

Forts de Latour 2003 : légère trace de bouchon au nez, la bouche a une très belle texture soyeuse, sur les fruits noirs, manque un peu d'acidité, assez long mais léger arrière goût de bouchon malheureusement.

 

Château Latour, Pauillac 1964 : plutôt dans l’esprit du Montrose, là aussi c’est encore très jeune, encore plus que Montrose, sur de beaux fruits noirs légèrement confiturés, une impression un peu minéral graphite, le tertiaire est très léger et apporte juste ce qu’il faut de complexité. Il devance les précédents surtout par sa texture de velours, un beau volume et un grain de tannin très fin. On était sur du très haut juste avant, là on est au summum. Unanimité autour de la table, un très grand vin.

 

28 mars 2013

Château Mouton Rothschild (Pauillac) *****

 

Domaine de 90ha, "Le plus flamboyant et expressif des 1ers, souvent marqué par des notes fumées... Son style s'est affiné ces dernières années", (RVF) après notamment un passage à vide dans les années 1990.

 

 

Mouton Rothschild - Pauillac 2004

Couleur : grenat foncé, à peine plus coloré que Latour, contours tuilés.

Nez : très expressif aussi, proche de Latour, peut-être à peine plus mûr et plus évolué. Très beau aussi, sur les fruits noirs (cassis), les fruits cuits (prunes, cerises), un peu de bois, de tabac et de cacao.

Bouche : attaque un peu plus puissante que Latour, un peu plus de tannins, mais ils sont très soyeux, un peu moins de matière par contre. Comme Latour, si le début est très beau, c'est un peu mou en fin de bouche, ça manque un peu d'acidité, de fraîcheur et de puissance. Mais on a de beaux fruits noirs, et de belles notes de cacao et de tabac. A peine plus boisé et sec que Latour aussi.

Finale : longue, autant que Latour, un peu plus tannique et sèche, manque un peu de puissance.

Note : 17,5/20. Superbe nez et entrée en bouche, finale un peu en-dessous. La texture a un peu moins de charme que celle de Latour. Il me semble déjà prêt à boire lui aussi.

mouton 04

 

Mouton-Rothschild - Pauillac 2001 : Robe sombre encore assez jeune, nez "classique", légèrement vanillé, cassis, cèdre, tabac. Bouche fraîche, aux tannins soyeux, moins de matière que le Pontet-Canet, finale un peu courte pour un Mouton et par rapport au précédent. Bon vin mais pas exceptionnel. TB.

 

Mouton Rothschild 2011 : couleur noire, nez très caramel, mélasse et coconut, bouche très boisée, très arrondie, inintéressante au possible. A regouter dans 20ans. B-.

 

Petit Mouton Rothschild 2015 Mag, élégant, semble presque à point, frais.

 

27 février 2013

Grand Tasting B&D 2012 - Bordeaux

Fieuzal *** : Pessac blanc 2008, des notes un peu plus grillées que dans le précédent, un peu plus gras et plus frais, mais un peu moins de longueur et de complexité, c'est excellent là aussi. (+- 18/20).

Fieuzal Pessac rouge 1998 : (goûté au Witch 2014) nez très sous-bois, prunes, peu de matière en bouche et peu de longueur. B-.

 

 

Domaine de l’A *** : Côtes de Castillon 2009, ouvert, gourmand, sucré, fruit mûrs, belle longueur. Tbien. (+-17/20).

 



Canon **** : St Emilion 2008, plus ouvert que Figeac 2008, avec un très beau fruité, une belle longueur, il fait beaucoup plus envie du coup, même si lui aussi est encore trop jeune.

 



Rauzan-Ségla **** : Margaux 2004, le nez est sympa, l’entrée en bouche aussi mais ça tombe assez vite, la finale est trop courte, il lui manque un peu de corps et de tannins pour structurer le tout. Ca manque un peu de puissance à mon goût, le problème va se répéter sur plusieurs Margaux et plusieurs 2004.

 



Boyd-Cantenac *** (style boisé, extrait) : Margaux 1999, on apprécie l’initiative d’emmener un vin prêt à boire même si ce n’est pas un grand millésime. On a enfin un peu de tertiaire (tabac, cacao…) Tout en finesse, un peu trop même, il manque un peu de corps et de finale, comme le Rauzan-Ségla.

 



Lascombes *** (style extrait et boisé) : Margaux 2006, j’ai moins de souvenir de celui-là, assez classique de mémoire, plutôt bien mais encore trop jeune.

Lascombes Margaux 2022 : beaucoup de cassis, mûr, serré, bof.

 

 

Kirwan *** (bel éclat de fruit, accessibles jeunes) : Margaux 2005, encore jeune, plutôt en finesse pour un 2005. Bien.

 

 

Latour-Martillac *** : Pessac rouge 2005, encore jeune, un peu plus de tannins et de puissance que dans le Kirwan. Bien.

 

 

Poujeaux *** : Moulis 2008, pas encore en place, boisé, tannins encore raides, peu de fruit. Moyen.

(Château Poujeaux - Moulis 2008 : Robe noire, nez d'abord marqué par une note étrange de yaourt à la fraise, qui petit à petit se transforme en vanille sucrée. La bouche est plus bordelaise, sur les fruits noirs, épaisse, mais trop boisée à mon goût avec des tannins un peu secs sur la finale. Pas mon style. B-.)

(Château Poujeaux Moulis 2016 très boisé. Bof.)

 



Talbot *** (style classique, élégance et profondeur) : St Julien 2009, nez très fermé, bon équilibre puissance/finesse, assez long. Bien.

Talbot 1986 : nez tertiaire mais bouche encore jeune avec une belle texture, fraîche. TB+.

 



Beychevelle **** : St Julien 2009, tout est là, fruité très mûr, fraîcheur, grosse matière, parfait équilibre puissance/finesse, tannins soyeux et longueur. Un coup de cœur pour moi. (+- 18,5/20).

 


Langoa-Barton (un air de famille avec Léoville, moins dense, il se livre plus vite) ** : St Julien 2007, plutôt moyen, il a un côté assez gênant en bouche que je n’ai pas réussi à décrire.

 

 

RVF

Rauzan-Gassies : "pas la puissance et la profondeur des meilleurs, mais ils se goûtent bien jeunes".

Dufort-Vivens : "très fins, et soyeux, sans artifices, excellents depuis 2018".

Gruaud-Larose : "après avoir produit longtemps des vins riches et puissants, ils sont désormais mieux équilibrés, bien plus en finesse".

Calon-Ségur : "puissants, taillés pour la garde. Mais les derniers millésimes possèdent un grain très fin en plus".

Cantenac-Brown : "expressif, avec un joli soyeux".

Ferrière : "soyeux, finesse, naturel, les derniers millésimes sont admirables"

Malescot St Exupéry : "vins raffinés, toujours expressifs".

Grand Puy Lacoste : "le plus fin des Pauillac".

Clerc-Milon : "un peu plus enveloppé que son frère Armailhac, avec plus de merlot, plus de charme en jeunesse."

Armailhac : "des Pauillacs droits, avec une forte proportion de cabernet".

Duhart-Milon : "style classique pour Pauillac, ils ont désormais la chair qu'il manquait autrefois".

Saint-Pierre : "style enfin moins boisé que par le passé, tout en gardant de belles textures".

Batailley : "style classique, sans esbrouffe".

 

26 février 2013

Château Labégorce (Margaux) **

Château Labégorce Margaux 2004 : carafée 2h, robe foncée là aussi, le nez fait tout de suite plus âgé, avec des cerises bien mûres surtout, très léger boisé, très agréable. La bouche fait moins âgée, beaucoup de puissance mais très peu de tannins. Pas une grosse matière. Un peu d'épices et de tabac. Finale correcte. Ca manque un peu de structure quand même, sûrement le millésime 2004. 15/20.

faivelay

 

26 février 2013

Château Marjosse (Tizac-de-Curton) **

Château Marjosse Entre-deux-mers blanc 2007 : couleur or pâle, nez assez frais, citronné, un peu de pamplemousse aussi. L'entrée en bouche est assez vive, avec une belle acidité, et des notes florales, mais ça tombe un peu en milieu de bouche. Finale moyenne aussi. Dommage, il n'a pas tenu la longueur, ça partait pourtant bien. 14/20.

marjosse

 

26 février 2013

Château La Mission Haut-Brion (Talence) *****

Château La Mission Haut-Brion - Pessac-Léognan rouge 1986 : Soi-disant le dernier millésime en finesse de La Mission HB, encore dans le style Haut Brion. Carafée quelques minutes seulement. Couleur rouge grenat, pas de reflets tuilés, fait assez jeune. Très beau nez, sur des notes tertiaires, surtout de sous-bois (terre, champignons), un peu de fumé, et de tabac aussi, le fruité fait un peu compoté là aussi (plutôt fruits noirs). La bouche est quand même assez puissante, elle fait encore très jeune, beaucoup de tannins, un poil trop asséchant (mais le vin a été bu sans manger). Grosse matière et belle acidité. Finale très longue avec un léger boisé. TBien mais j'ai préféré la GdP passée juste avant. 18,5/20. (dégusté lors d'une soirée aux caves Naudot).

mission

 

La Chapelle de la Mission Haut-Brion 2006 (Dégusté lors de la soirée LPV Bordeaux)

(CR de Julien) Tout de suite, un beau fruit nous saute au nez! Du cassis, de la mûre, le boisé est fondu, un poivré léger donne également de la complexité. C'est élégant et noble tout en restant gourmand.
La bouche présente un beau volume avec une belle matière. C'est assez large et concentré. Les tanins sont encore présents avec une très légère sécheresse je trouve, sans que ça soit dérangeant. Une fine acidité étire le vin sur une finale très honnete. C'est bon mais je pense que ça a besoin de quelques années pour s'affiner un peu.
Il s'agit de La Chapelle de la Mission Haut-Brion 2006.

Nez de fruits noirs, qui a mis un peu de temps à s'ouvrir. La bouche est superbe, avec du cacao, des tannins qui ont peut-être besoin de s'assouplir encore un peu. Le vin a besoin de 2-3ans encore pour s'exprimer pleinement mais il a déjà une matière et une longueur énormes. Un très beau vin. (+- 17/20).

chapelle

 

 

La Mission Haut-Brion - Pessac rouge 1999 : couleur noire, rien à voir avec le précédent, fruits noirs plus mûrs, bois précieux, tabac. Bouche avec beaucoup de fruit, de la fraîcheur derrière, toute jeune, tannins encore un peu trop présents à mon goût en finale, on peut l'attendre, mais c'est une grande bouteille. TB++.

 

9 février 2013

Clos Haut-Peyraguey (Bommes) ****

Clos Haut-Peyraguey - Sauternes 2003 1/2 bt

Couleur : or profond.

Nez : expressif, belles notes d'abricots secs, quelques notes exotiques (ananas, mangue), beaucoup de fruits frais maison commence à avoir un côté légèrement confit.

Bouche : beaucoup de fraîcheur, belle acidité, aucune lourdeur ici, beaucoup de finesse (qui m'avait déjà plu dans le 2009 du même domaine). On retrouve ce bel équilibre du nez entre les fruits frais et les fruits secs.

Finale : belle longueur, fraîche, un peu de pâte de coing désormais.

Note : 18/20. Très beau Sauternes. La finesse du Clos Haut-Peyraguey m'a encore séduit sur 2003, après le 2006 et le 2009 goûtés en salon.

P1030125

 

Informations complémentaires : Cépage 90% sémillon 10% sauvignon. Rendements 2003 16hl/ha. 25 000 bts produites. SR : 152 g/L. Acidité 3,85 g/L. (http://www.closhautpeyraguey.com/vins_clos_2003_note_degustation.html)

 

Goûtés lors du salon RVF 2012 :

- Sauternes 2009 : Beaucoup de finesse, très frais, superbe matière, un peu exotique. TB+ (+- 18,5/20).

- Sauternes 2006 : très agréable en ce moment, mais moins de longueur et de concentration que le précédent. B+

 

Clos haut Peyraguey

Sauternes 2015 : (95% sémillon 5% sauvignon) semble très mou dans la série, surtout à côté de la Tour blanche. B-.

Sauternes 2007 : riche, un peu lourd, mais quand même bien mieux que le précédent. B+.

 

15 décembre 2012

Soirée LPV : Bordeaux

CR de Julien auquel j'ai ajouté mes notes perso sous les siennes

 

 Château La Gasparde ** - Côtes de castillon 2007

"Le deuxième vin, qui donc est un rouge ( et qui n'est pas servi dans une coupe, je vous rassure ) est de robe assez claire. C'est peu profond mais d'un beau rubis.
Le nez est assez peu expressif, c'est un poil fermé mais je crois déceler un assez beau fruité derrière avec des petits fruits rouges et noirs. A coté de ça, pas grand chose.
La bouche trace la même route, il n'y a pas beaucoup d'arômes. De plus, je dirais que la couleur du vin reflète assez bien ce qu'il nous donne au palais. La matière n'est pas immense, la finale est courte. Les tanins sont sages et polis. Un vin sans vice ni vertu. Pas de gros plaisir éprouvé, même pas de plaisir du tout, pour ma part."

Un vin qui m'a beaucoup déçu hier soir, la bouteille que j'avais goûtée récemment était ultra fruitée, sans grande complexité mais j'avais pris beaucoup de plaisir alors que là.... Je n'aurai pas parié sur une dominante Merlot déjà. J'ai un peu peur pour les bouteilles qu'il me reste.

gaspard

 (La Gasparde 2014 : léger, fruits rouges, assez fin, facile, sympa. B+)

 

 

Chateau des Graves D'Ardonneau * - 1ères cotes de Blayes 2005

"Nous avons ensuite un vin plus dense, déjà à l'oeil, plus charnu. Quand soudain, patatra, on entend un "bouchon?"....
Le doute est permis. En effet, un odeur suspecte se dégage en premier lieu. Pour être honnete, j'ai un peu de mal à la décrire, et si je n'avais pas entendu ce fameux "bouchon", je ne sais pas si je serais parti dessus. Je pense plus à une odeur parasite. En fait je ne sais pas trop. C'est plutot dommage car il y a de belles choses derrière, tout comme la bouche qui est concentrée et plutot de bonne qualité. Cependant, c'est difficile de passer à travers cette odeur. A revoir."

Je l'ai surtout trouvé très boisé, plus que bouchonné. En tout cas rien d'intéressant.

graves_da

 

Chateau de Pez *** - Saint-Estèphe 2005

"Le premier rouge a la robe dense, très légerement évoluée.
Superbe nez! J'adore. C'est très complexe avec des fruits noirs un peu mûrs, une belle fraicheur est présente, on a de la terre fraiche, du poivre, des épices douces mais également une belle palette sur le cuir et le bois noble. Vraiment envoutant.
La bouche est concentrée, ample et pleine. Les tanins sont présents mais très soyeux, la texture et le touché de bouche sont veloutés. Le vin reste frais pour autant avec une très légère amertume en finale, qui fait rappeler à certains un côté cacaoté ( petit débat sur le nesquik ou le van houten...).
Très beau vin, élégant et précis, donnant beaucoup de plaisir."

Un vin que j'aurai plutôt placé sur Margaux ou St Julien à l'aveugle, et pas sur un millésime chaud comme 2005. Un vin plutôt fin, avec des tannins soyeux, un boisé bien intégré, de beaux fruits noirs, une belle matière... Excellent. (+- 17,5/20).

pez

 (Château de Pez 2016 : noble, menthol, cèdre, typé cabernet malgré un 50% merlot environ, encore un peu serré, jeune, mais beau potentiel, long. TB.

2d de Pez 2019 : premier millésime suite à la transformation de Haut Beauséjour, facile, rond, fruité, souple, quand même du volume, de la maturité sans être confituré, déjà accessible. TB-.)

 

 

Chateau Planquette ** - Médoc 2008

"Le huitième vin parait un peu réduit pour certains?
Le nez est plutot beau, autour des fruits rouges et du menthol, un coté floral le rendant frais.
Je trouve la bouche par contre un peu fluette avec des tanins un peu secs, c'est acide et de l'amertume en finale. Vraiment pas exceptionnel. A revoir pour ce vin qui aurait peut etre dû resté planqué pour cette soirée........je suis déjà sorti"

Je ne sais pas si le vin est dans une mauvaise phase ou si il y a eu un problème de bouteille, mais plusieurs personnes ont senti du choux, un peu de sel aussi.

planquette

 

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