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Mon carnet Vin
28 septembre 2017

Château Soucherie (Beaulieu-sur-Layon) ***

Château Soucherie - Anjou rouge Reliefs 2015 : cabernet franc assez classique, avec beaucoup de fruits rouges, légèrement végétal, pas trop mûr pour un 2015, du fruit et de la fraîcheur, légèrement tannique, pas une grosse matière. B-. Un an plus tard, très sous-bois, tannins secs. B-.

IGP Loire "rouge carmen" 2016 : (80% gamay, cabernet franc, grolleau) Robe très claire, nez sympa et facile sur les fruits rouges, bouche légère, peu de matière, finale aux tannins un peu secs. B-.

Anjou villages rouge Champs aux loups 2014 : Robe foncée, nez marqué par l'élevage en barrique, sur la vanille, le sucre, voire la coco. Bouche puissante, gros volume, mais aux tannins trop présents en l'état, un peu bodybuildé, à attendre impérativement. B-.

Anjou blanc Ivoire 2016 : robe assez claire, beau nez sur les agrumes, un peu de poire, il fait surtout la différence en bouche, avec une superbe tension, l'élevage en demi-muids apporte un peu de gras, très belle longueur, sur le pomelo et de fins amers. Impressionnant pour une entrée de gamme. TB+.

Château Soucherie - Anjou blanc Ivoire 2015 : nez légèrement beurré avec une bouche plus grasse que le 2016 mais moins de tension, un peu moins de longueur peut-être. TB.

Savennière Perrières 2014 : robe assez claire aussi, une pointe d'élevage au nez mais déjà presque intégré, plus de rondeur en bouche que l'Anjou, même tension, avec de beaux amers et une finale encore plus longue, à attendre encore un peu peut-être mais gros potentiel. TB+.

Coteaux du Layon VV 2014 : (107gr SR) Robe dorée, nez simple, classique, sur l'ananas surtout, manque un peu d'acidité en bouche. B.

Coteaux du Layon Exception 2015 : (110gr SR) Robe un peu plus claire, beaucoup plus de tension et de fraîcheur que dans le précédent, plus sur les agrumes que sur l'ananas, les 110gr de sucres ne se sentent pas, belle longueur. TB.

Coteaux du Layon 1er cru Chaume 2014 : (130gr SR) Robe dorée, nez dans l'esprit du VV mais en plus complexe, miel, coing, ananas. Bouche concentrée, bel équilibre grâce à une bonne acidité. TB+.

savennieres perrieres

 

 

Goûtés lors du Grand Tasting 2014 :

Anjou Ivoire 2013 : sec, citronné, vif, pas de malo comme tous les vins du domaine. B.

Savennières Clos des perrières 2012 : proche du précédent, à peine plus de tout. B+.

Coteaux du layon 2013 : beaucoup d’ananas, frais, manque un peu de longueur. TB-.

Coteaux Layon 1C Chaume 2011 : miel, ananas, très frais, concentré, long. Accueil sympa de Thibaud Boudignon qui vinifie une partie des vins du domaine. TB+

 

Soucherie - Coteaux du Layon Premier cru Chaume 2013 : Robe or profond, superbe nez plein de fruits exotiques, mangue, coing, ananas, bouche épaisse mais tendue, bien équilibrée, une vraie réussite, surtout pour un 2013. TB+.

 

Château Soucherie, Savennières "Clos des perrières" 2014 (100% chenin) : Robe plus claire, nez minéral sur le pamplemousse, le citron vert, un peu floral. Bouche très tendue, minérale là aussi, à l'élevage parfaitement intégré, une belle matière, et une finale saline très longue. Superbe bouteille encore toute jeune qui devrait donner un grand vin dans 4-5ans. TB++.

Clos des Perrières 2013 : proche du 2014, belle tension, finale saline, millésime parfaitement géré. TB++.

 

Château Soucherie - Anjou Blanc ivoire 2017 : un peu plus gras que 2016, élevage plus poussé ?, toujours cette même tension derrière, amers nobles en finale, super rapport q/p. TB+. Un an plus tard, très beurré (malo faite ?) mais pas boisé, un côté "bourguignon" derrière, plus de fruits au nez, toujours tendu derrière. TB+.

 

21 juillet 2017

Domaine des Hauts Baigneux (Cheillé) ***

Domaine des Hauts Baigneux (Nicolas Grosbois et Philippe Mesnier) - Touraine Azay le Rideau "Les Chênes" 2014 : (100% chenin) Couleur paille, nez marqué par la pierre-à-fusil,  avec derrière des agrumes et des fruits blancs, de la cire, peut-être un peu brouillon. Très belle bouche, tendue, minérale, toujours de la pierre-à-fusil, du citron, du pamplemousse, bonne matière. Finale longue, saline, fraîche, sur le zeste d'agrumes. Très beau chenin au rapport q/p incroyable (11€). Note : 17/20.

 

Blanc chenin 2023 : plutôt austère, noble, tendu, citronné, avec un côté presque tannique des lies, beaux amers. B+. 2025 assez proche.

 

Hauts Baigneux : Tete blanche 23 (moitié de raisins rhône sud) reste frais et pas lourd, floral, simple. Le Sauvignon 2023 très joli sur ce climat frais + argiles à silex, sauvignon pas du tout variétal, ni exotique, reste frais, petite rondeur et confort, très bon. Le chenin 2023 semble plus maigre derrière, manque un peu de fruit au nez mais jolie finale tendue. Blanc chenin 2023 combine tension et confort de texture en bouche, déjà très bon et du potentiel. Clos des Brancs 2023 plus solaire, un peu plus large. Rosé de silex 23 joli rosé astronomique avec de la texture mais peu d’alcool.  Tete red 23 (avec un peu d’achat à gaillac) simple bien fait.  La Cuisine de ma mère Grosbois 23 un peu réducteur. Le Pineau d’aunis 2024 léger, infusé, aérien, très clair, très frais. Le Cabernet Franc 2023 en cuve ultra juteux, gourmand, plein de fruit, top. Sanguine 2022 un peu cacao, fruits mûrs, un peu trop solaire.

Joli Grolleau 2025 assez sérieux par rapport au pineau d'aunis 2025, presque rosé.

hauts baigneux 2014

 

 

Nicolas Grosbois et Hauts Baigneux

Chinon Cuisine de ma mère 2017 un peu vert, Gabare 2017 bien mieux, fruits noirs, encore serré, Noyer 17encore un cran au-dessus, avec une grosse matière et des tannins plus soyeux, Gabare 16 un peu moins bien, puis Noyer 2009 qui commence juste à partir sur le sous-bois, plein de fruits mûrs, très beau. Hauts Baigneux Blanc Chenin 2014 très marqué poire, et pomme au four, manque un peu de tension.

 Sanguine rouge 2019 sur Azay le Rideau. style assez mûr, sanguin, juteux. B+

 

 

20 juillet 2017

Domaine Godefroy (Chouzé-sur-Loire) **

Domaine Jérôme Godefroy - St Nicolas de Bourgueil 2016 : Couleur rubis, nez expressif, très fruité, sur les fruits rouges légèrement sucrés, fraise, cerise. Bouche légère, quasiment pas de tannins, pleine de fruit, gouleyante. Pas beaucoup de longueur mais très facile à boire. Dans le style des "Cuisine de ma mère" de Grosbois. Note : 14,5/20.

godefroy nicolas de bourgueil

 

St Nicolas de Bourgueil 2017 : même esprit que 2016, mais avec un peu d'alcool en finale. Note : 14/20.

2018 : on revient sur la qualité du 2016, gourmand, facile.

 

8 juillet 2017

Domaine de Bellevue Jérôme Bretaudeau (Gétigné) ****

Domaine de Bellevue (Jérôme Bretaudeau) - Muscadet Sèvre-et-Maine 2015 : couleur paille, nez expressif, fruité, sur les agrumes surtout, avec des notes de pêche et de pomme granny. Bouche vive, très tendue, minérale, sans être austère pour autant grâce à un beau fruité sur les agrumes légèrement confits, bonne matière, peu de gras. Finale longue, fraîche, légèrement saline, toujours cette acidité mordante qui fait saliver et donne envie d'y retourner. Note : 16/20.

bellevue muscadet

 

 

Bretaudeau

Muscadet Granit clos des perrières 2019 (sur cuves) tendu, joli. Gaïa 2017 ajoute un peu de gras tout en gardant la fraîcheur. Justice (chardo, savagnin) moins intéressant. Macération pinot gris 2019 joli vin orange assez fin. Solera (chardonnay) joli beurré, gras, reste digeste. Rouge Cinq sens 2018, très fin poivronne un peu. Gaïa 2013 Mag montre que les vins du domaine vieillissent admirablement.

 Muscadet 2018 très belle entrée de gamme, tendue, fins amers.

 

Bretaudeau - Gaia 2012 ? Mag : top muscadet, à point. TB.

Bretaudeau - Statera 2018 Mag  : (pinot noir) style pur et tendu, végétal noble, frais. TB.

 

Granit 2019 : sent les lies, bouche tendue, saline. TB.

 

 Bretaudeau - Gaia 2020 : étonnamment très gras, manquant d’acidité là aussi, bizarre pour Bretaudeau. B. Une autre bouteille semblait avoir plus d'acidité, registre assez gras, plusieurs pensent bourgogne. TB.

 

Bretaudeau, Muscadet Gabbro 2021 : (100% melon de Bourgogne) On attaque par un vin clair en couleur, au nez citronné, légèrement marqué par le grillé des lies, sans bois. La bouche est tendue, dynamique, légère en alcool (12%), pas très épaisse mais avec une belle longueur. Beaucoup ont répondu chardonnay sur ce très beau Muscadet. TB.

 

Jérôme Bretaudeau, Muscadet Gaïa 2022 (100% melon de bourgogne) : couleur un peu plus dorée, nez qui au départ fait un peu chardonnay en autolyse avec une touche allumette. La bouche est à la fois énergique et avec un beau volume, plus de gras que dans le vin précédent, on sent la malo, elle se retend sur la fin avec une sensation saline/umami présente, peut-être un peu moins que sur le Nanclares, mais peut-être plus enrobée par le gras du vin. TB.

 

Statera 2023 : pinot noir très fin, fruité, floral, très élégant, sans manquer de volume, grosse longueur, salivant, avec du fond, grande bouteille, déjà très accessible, pourra se garder aussi. TB++.

 

Charmes chardonnay 2020 Magnum : nez élégant, citronné, floral, peu d'élevage, pas trop marqué autolyse. Bouche en tension, élégante, citronnée, sans être austère, plutôt "chablisien" dans l'esprit". Encore tout jeune. TB+.

 

21 mars 2017

Nicolas Grosbois (Panzoult) ***

Nicolas Grosbois - "La Cousine de ma mère" 2016 Vin de France "Chiner" en magnum : (La "cuisine de ma mère" est devenue "la cousine" en 2016, Nicolas ayant été obligé d'acheter du raisin du côté de Gaillac, de "chiner", à cause de la grêle, il n'est donc pas en AOC Chinon) Robe rubis, nez très expressif, plein de petits fruits rouges, avec en plus un côté très original, légèrement sucré et gourmand qui me rappelle des yaourts poire/caramel façon tarte amandine ! La bouche est légère, avec des tannins quasi inexistants, une texture soyeuse superbe, pleine de fruits, très gouleyante, à peine sucrée avec juste ce qu'il faut d'acidité pour que ça ne soit jamais écoeurant. La finale est assez courte, mais on a tout de suite envie d'y retourner. Le vin de soif par excellence. Note : 16,5/20.

grsbois 2016

 

Nicolas Grosbois - Chinon "La cuisine de ma mère" 2015 : plus "rustique" que le 2016, plus de tannins, plus puissant, on retrouve le côté légèrement végétal du cabernet. Moins convaincant. Note : 14/20.

 

Négoce, chardonnay 25 un peu mou. Pinot noir 2025 léger, sur le fruit facile. Cabernet franc 2024 gourmand, bien fait. Saumur blanc à regoûter, joli Vouvray. Le Pressoir 24 moins bien.

 

 

Nicolas Grosbois et Hauts Baigneux

Chinon Cuisine de ma mère 2017 un peu vert, Gabare 2017 bien mieux, fruits noirs, encore serré, Noyer 17encore un cran au-dessus, avec une grosse matière et des tannins plus soyeux, Gabare 16 un peu moins bien, puis Noyer 2009 qui commence juste à partir sur le sous-bois, plein de fruits mûrs, très beau. Hauts Baigneux Blanc Chenin 2014 très marqué poire, et pomme au four, manque un peu de tension.

 Chinon Montet 2017 sombre en couleur, nez truffé, assez riche, confituré, fruits noirs, un peu trop vite écoeurant, mais beau jus, à voir à l'évolution, pourra faire un beau pomerol par exemple.

 

22 décembre 2016

Pierre Luneau-Papin (Le Landreau) ***

Pierre Luneau-Papin - Muscadet Sèvre-et-Maine sur lie Le L d'Or 2012 : couleur paille, nez expressif, sur le citron, les agrumes, un peu de pomme granny, des notes minérales. Bouche vive, tendue, avec une très belle matière et une texture un peu grasse, belle trame minérale et saline, sur le citron, et un côté floral. Longueur moyenne, finale citronnée, minérale et saline. Excellent Muscadet. Note : 16/20.

papin l d'or

 

 Luneau-Papin - Muscadet L d'or 2013 : très beau nez de liquoreux presque, fruits exotiques, miel, acacia, passion, goyave, pêche. Bouche bien plus sèche, plus minérale, avec de petits amers, légère saliité. TB.

 

6 décembre 2016

Ferme de la Sansonnière - Mark Angeli (Thouarcé) ****

Ferme de la Sansonnière - La Lune (Vin de France) 2010

Couleur : or pâle, un peu évoluée.

Nez : expressif, sur la noisette, le coing assez mûr et l'abricot. Quelques notes pâtissières aussi (tarte aux pommes ?), légères notes oxydatives de pommes blettes.

Bouche : attaque vive, très belle tension, beaucoup d'acidité, du fruit (coing, abricot), un tout petit peu de sucre (10gr ?). Bien équilibrée.

Finale : très longue, fraîche, portée par une belle acidité, un peu plus sur les agrumes.

Note : 18/20. Très beau vin, déjà délicieux et qui devrait pouvoir tenir quelques années.

P1040339

Joli reportage ici : http://www.wineterroirs.com/2014/08/mark_angeli_ferme-de-le-sansonniere_anjou_loire.html

 

 

Ferme de la Sansonnière - Coteau du Houet 2006 : (Moût de raisins..., vignes sur Bonnezeaux, 155gr SR) Couleur ambrée, très beau nez sur le coing, le miel, l'abricot sec, l'ananas rôti. L'attaque en bouche est sirupeuse, sur les arômes du nez, mais la fin de bouche manque un peu d'acidité malheureusement, et la finale est légèrement marquée par l'alcool. C'est quand même mieux le lendemain. Pas un grand millésime pour les liquoreux... Note : 15,5/20.

 

Mark Angéli, Ferme de la Sansonnière - "Mathilde" Moût de raisins partiellement fermenté 1995 : Robe or profond, assez claire pour un chenin de 1995, le nez est bien marqué par le coing, fruits exotiques bien mûrs, miel. La bouche n'est pas si concentrée que ça, on sent que le vin a mangé une parrtie de ses sucres même s'il en reste encore pas mal,  beaucoup de fruits exotiques et de coing, frais et digeste, très agréable. Longueur moyenne. TB.

 

 

Lune 2018 mou, Lune 2018 Amphore chaud et anisé. Fourchades 2017 brioché déjà plus tendu et plus frais. VV de blanderies 2017 plus long dans un style oxydatif. 2018 semble vraiment compliqué en blanc…

 

 

Rosé 2024 travaillé presque comme un blanc, frais, léger en alcool, tendu, citronné, met les papilles en éveil. B+.

 

5 novembre 2016

Domaine du Bel Air (Benais) ****

Domaine du Bel Air - Bourgueil "Clos nouveau" 2011 : robe grenat, nez expressif dès l'ouverture, avec beaucoup de fruit, mûre surtout, un peu de cerise, un côté végétal très léger qui donne de la fraîcheur (ronce, poivron vert), aucun boisé ressenti. La bouche est très fruitée aussi, juteuse, principalement sur la mûre, un peu de ronce et de réglisse, avec une bonne matière, des tannins présents mais d'une grande finesse, le tout bien soutenu par une très belle tension minérale. Finale longue, fraîche, fruitée. Très beau vin, l'un de mes meilleurs cabernet franc. Par contre le lendemain il se goûtait moins bien avec quelques notes vanillées au nez, et des tannins un peu plus raides. Note : 17,5/20.

 

Domaine du Bel Air - Bourgueil "Jour de soif" 2011 : nez expressif, sur les fruits rouges (groseille, framboise), bouche fraîche, fruitée, peu tannique, facile à boire, assez légère, mais bonne matière. Longueur moyenne. Un joli vin de soif. 14,5/20.

jour de

 

Bourgueil 20 Lieux dits 2018 : couleur sombre, encore jeune, nez fruits noirs, violette, presque garrigue. Bouche avec du volume, du fruit, de la profondeur, encore quelques tannins à intégrer, une bonne longueur. Très bon, sur un profil solaire et sudiste en 2018, qui pourra vieillir sans problèmes. TB-.

 

Jour de soif 2020 : assez mûr, violette, fruits noirs, épices, gourmand, tannins fins. B+.

2021 : plus léger, sur le fruit, tire sur le jeune gamay. B.

 

Domaine du Bel-Air, Bourgueil Grand Mont 2018 : couleur sombre, fruits noirs, léger poivron mais plutôt mûr dans l’ensemble. Bouche avec un gros volume, encore des tannins un peu serrés, frais, long. Joli vin mais encore jeune. TB.

 

30 octobre 2016

Clos Roussely (Angé-sur-Cher) **

Clos Roussely - Le clos AOP Touraine 2014 : (100% sauvignon) couleur paille, nez expressif surtout sur la pêche blanche, quelques agrumes, pas trop variétal. Bouche vive, très fruitée, sur la pêche, un peu de bourgeon de cassis désormais, simple mais efficace. Finale un peu courte mais fraîche, sur la pêche et le pamplemousse. Bon petit vin. Note : 15/20.

 

Clos Roussely - Libertine n°14 : (Vin de France, Bio, 100% sauvignon, 60gr SR/L, sol argilo-calcaire, rendements 12 hL/ha, 37,5cl) Couleur or pâle, nez expressif et agréable sur les fruits exotiques (ananas, mangue, passion), un peu de pamplemousse et de mandarine dans le fond. L'attaque en bouche est assez vive, exotique aussi, le sucre est présent mais plutôt bien équilibré au départ. Malheureusement la fin de bouche est alcooleuse (moins le lendemain) et un peu verte, la finale assez courte. On comprend pourquoi le sauvignon est rarement travaillé en moelleux. Note : 14/20.

roussely libertine

 

8 octobre 2016

Eric Morgat (Savennières) ****

Eric Morgat - Savennières l'Enclos 2011 : Couleur or, nez expressif sur des fruits mûrs : poire, agrumes, coing, puis en se réchauffant de plus en plus sur des fruits secs et un côté brioché. Le lendemain on trouve un peu de pommes blettes. La bouche est vive, avec une très belle matière, du gras, un élevage très bien intégré, avec de la brioche, de la poire, de la pomme blette, du pamplemousse. C'est assez opulent mais ça reste très digeste grâce à une magnifique tension. La finale est longue, sur l'amertume du pamplemousse, les fruits secs et la brioche. Un Savennières de gastronomie, qui commence à bien se goûter mais qui a encore tout l'avenir devant lui. Après je garde une légère préférence pour le style plus fin et aérien des Savennières de T. Boudignon (d'après le 2013 en tout cas). Note : 17/20.

morgat l'enclos

 

L'enclos 2010 : nez miel, un peu oxydatif , mais bouche tendue, saline, pas trop opulente, en longueur, bien plus jeune que le nez, encore pleine de peps. TB.

 

Eric Morgat - Savennieres Fides 2015 : mûr, opulent, grosse acidité et grosse matière à la fois, finale un peu chaude. B+.

 

Eric Morgat, Savennières Fidès 2014 : une bouteille malheureusement oxydée.

 

Eric Morgat, Savennières Fidès 2018 : aromatique qui sauvignonne un peu, bouche avec un peu de gras et de volume mais aromatique étonnante, toujours buis, cassis. Mieux le lendemain. B.

 

7 septembre 2016

Pierre Ménard (Faye d'Anjou) ***

Pierre Ménard - Anjou Le Quart des Noëls 2013 : couleur or, à l'ouvrture le nez est très marqué par le bois, avec de la vanille, un léger beurré, et des notes de fruits mûrs, ananas, coing. Le style opulent me rappelle le Chenin du Puy de Mabileau. En bouche le vin est moins boisé même si on garde un peu de vanille, l'attaque est vive, avec une très bonne acidité qui étire le vin, de la matière, des notes d'agrumes, une fin de bouche sur le pamplemousse avec une légère amertume. Assez bonne longueur, finale fraîche, bien plus en tension que le nez, sur le pamplemousse. Le lendemain, le nez semble un peu moins boisé, surtout servi bien frais. Bon vin, qui deviendra peut-être très bon si le boisé se fait plus discret. Note : 15/20.

menard quart des noels 2013

 

 

Pierre Ménard, Varenne de Chanzé 2020 : (parcelle à côté du Clos des Mailles. base de schiste et spilite altérée. Elevage barriques de 1à10vins foudres et jarres en grès) Couleur dorée, nez qui fait de suite partir sur un chenin avec de la poire, du coing, dans un style bien mûr, solaire, pas d'élevage ressenti. La bouche confirme cette impression, marquée chenin solaire, avec un fruité mûr, de la puissance, du volume, une acidité moyenne, c'est gourmand au départ mais la finale manque un peu de tension et d'allonge. B+.

 

20 août 2016

Vignoble de L'arbre blanc - Fred Gounan (Saint-Sandoux) ***

 

L'Arbre Blanc

 

(domaine repris par les danois Jacob et Julie en novembre 2023 avec le stock. Les vins suivants ont été prélevés sur fût, mise en bouteille bientôt...)

 

Blanc 2021 : un blanc encore tout jeune, mais déjà bien en place, pas du tout d'oxydation, très frais, beau volume, petits amers.

Macération 2022 : très belle macération à venir, plus rose qu'orange, avec beaucoup de finesse.

Rouge 2022 : (sera probablement les Grandes Orgues sur ce millésime très fin) Couleur claire, nez avec une volatile marquée, bouche très fumée, tannins fins, la volatile est bien intégrée, beau volume et très belle acidité, ça allonge loin en finissant fumé et poivré. Joli.

 

 

 

Visite au domaine de l'Arbre blanc 

 

P1060058

 

Tous les vins goûtés sont des 2013, sur fût (pour encore 2-3mois, il y aura ensuite un retour en cuves avant l'embouteillage). Les cuvées ne sont pas encore déterminées, mais en tout cas il y aura un assemblage. Bonne nouvelle, il y aura pas mal de vin en 2013, la récolte a été bonne contrairement à 2012.

 

blanc "Les Fesses" en 1/2 muid : (pinot gris infusé dans du sauvignon, à moins que ce soit l'inverse, sans soufre, pour tous les blancs!) couleur or, tirant même sur l'orange, le nez est déconcertant, il fait presque liquoreux, avec du miel, de l'abricot, des notes florales, un côté thé vert. La bouche est bien sèche, avec une bonne matière, de l'acidité, de la longueur, l'aromatique ressemble à celle du nez, mais le vin n'est pas particulièrement tannique contrairement aux vins oranges. Très original, une curiosité à découvrir.

 

blanc "Les Fesses" fût 220L : nez plus expressif, plus marqué par un côté vanillé, plus mielleux, il fait encore plus liquoreux. La bouche est un peu plus vive en attaque, plus grasse, mais moins acide en finale.

 

blanc jus de presse fût 220L : le nez ressemble à un marc de raisin, sur l'abricot sec notamment. La bouche est épaisse, avec de très légères notes oxydatives. Belle longueur aussi. A regoûter absolument quand tout sera assemblé.

 

rouge haut de parcelle 1/2 muid : (100% pinot noir, sans soufre, comme tous les rouges) beaucoup de réduction au nez, mais une réduction "minérale" que le vigneron apprécie et non pas sur des notes d'étable désagréables. Bouche légère et fruitée, sur la groseille et la framboise. Le vin le moins convaincant de la série pour moi.

 

rouge bas de parcelle 1/2 muid : rien à voir avec le précédent, pas de réduction ici, de beaux fruits noirs de pinot assez mûr, belle matière avec des tanins de qualité. Très prometteur.

 

rouge assemblage haut et bas fût 220L : très légère réduction, entre fruits rouges et noirs, bonne acidité comme tous les vins, un vin gouleyant.

 

rouge haut de parcelle fût 220L : un peu plus de réduction, plus sur les petits fruits rouges acidulés, moins de matière que le précédent mais plus que le 1/2 muid, très gouleyant aussi.

 

 

Vignoble de L'arbre blanc - Les Orgues 2011 Vin de France : (100% pinot, élevage en fûts environ 2ans, pas de soufre, égrappage entre 20 et 40%) Le nez est marqué par le vinaigre, le vernis, avec un côté kriek voire de la prune. En bouche beaucoup de vinaigre, du vernis. Dommage car les tanins étaient très fondus et la matière intéressante. Probablement un problème de bouteille. NN.

 

 

 

Joli reportage ici : http://www.wineterroirs.com/2014/07/vignoble_larbre_blanc_auvergne_frederic_gounan.html

 

 

 

Passage au domaine pour goûter les 2015, la qualité est vraiment au rendez-vous, et il y a un peu plus de quantité que d'habitude. Le grand millésime annoncé se confirme. Les 2016 devraient pas être trop mal, la grêle n'a pas touché les vignes et le mildiou a été traité à temps. Un vin jaune est en préparation (un fût de 2013 et un de 2014, sauvignon et pinot gris)... 

Les 2015 :

Blanc 100% jus de goutte ½ muid 500L : (toujours du pinot gris infusé dans du sauvignon, sans soufre) Couleur qui tire sur le rose pâle, sur la rhubarbe et le pamplemousse, bouche un peu pataude qui manque de tension, a priori normal à ce stade de l’élevage, finale épicée intéressante.

 

Blanc 20% jus de presse fût 220L : nez plus complexe avec rhubarbe, pamplemousse, pêche blanche, amande, très bonne matière, finale sur de fins amers, ça s’annonce grandiose.

 

Blanc avec des fins de presse 220L : un peu moins de complexité au nez, bouche légèrement tannique, belle longueur aussi. Ces 2015 s’annoncent très bien.

 

Blanc 100% jus de goutte 600L : d’abord un peu réduit puis proche du premier mais un peu plus de vivacité en bouche, finale épicée aussi.

 

Rouge parcelle du haut 600L : nez avec une réduction « minérale » de la pierre à fusil, bouche assez gourmande sur les fruits rouges, très frais et très fruité.

 

Rouge bas 600L : nez moins en place que le précédent, mais bouche un peu plus tannique avec surtout une grosse matière, des tannins ultra fins, belle longueur.

 

Rouge haut 220L : plus proche de la fin de l’élevage que les 600L, très beau nez plein de fruits rouges confiturés, des notes florales, bouche ultra fruitée, ça descend tout seul.

 

Rouge bas 220L : on retrouve les fruits mûrs du millésime, ça ne manque pas d’acidité pour autant ,à peine moins bien que le fût précédent, moins en place.

 

Blanc 100% jus de goutte ½ muid 500L : (même fût que le premier) regoûté en « fin » de dégustation, manque toujours d’un peu de tension.

 

100% fin de presse sur cuve : superbe nez, pêche, mangue, rhubarbe, amande, fleurs sucrés, un peu plus sec en bouche, belle matière, légers tannins, finale acidulée avec de fins amers et des épices.

 

Petites orgues 2014 en bouteille : (embouteillé depuis 2mois environ, commercialisation dans quelques semaines) Très légère réduction mais elle disparaît vite, nez sur la griotte, fruits rouges, pointe de volatile, ça pinote pas vraiment comme souvent avec les vins de l’Arbre blanc, on se demande si c’est vraiment du 100% pinot ou s’il y a pas un peu de gamay. Très bien en bouche, peu tannique, très gouleyante, pleine de fruits rouges, quelques notes florales, avec beaucoup de fraîcheur. La bouteille se vide dangereusement...

 

22 juillet 2016

Richard Leroy (Rablay-sur-Layon) *****

Petit domaine de 2,7 hectares, géré par Richard Leroy et sa femme Sophie. Richard est d'abord un banquier passionné de vin qui quitte la vie parisienne pour s'installer en Anjou en 1996, grâce notamment à la famille Ménard (domaine des Sablonnettes). D'abord certifié bio, puis travaillant en biodynamie et même en nature (sans soufre) depuis 2011, Richard s'est essayé aux vins liquoreux avant de se consacrer entièrement aux secs. Les vins sont issus de raisins vendangés à maturité optimale, puissants et concentrés, mais aussi très énergiques et tendus, élevés en autolyse pour préserver de la fraîcheur, à l'aromatique très marquée par le grillé des lies en jeunesse. Si ses vins peuvent être exceptionnels d'intensité, certaines bouteilles présentent aussi des réductions plus que tenaces.

 

 

Sophie et Richard Leroy - Coteaux du Layon Faye d'Anjou SGN 1999 (12% vol, 50cl) : couleur or aux reflets orangés, nez un peu alcooleux à l'ouverture, bien mieux le lendemain, avec beaucoup d'abricot confit, un peu d'orange, de mandarine et de pâte de coing, un côté mentholé dans le fond. Bouche vive, avec une grosse acidité, concentration moyenne, impression d'un peu plus de 150gr de SR, à nouveau beaucoup d'abricot confit, de confiture d'orange (comme un Scheurebe TBA de Kracher) et le coing du chenin. Longueur moyenne, bonne acidité et légère amertume en finale. Excellent liquoreux, peut-être un peu plus simple que les tout meilleurs d'Anjou mais on est ici sur une "petite" année. Note : 17,5/20.

richard leroy sgn

 

 

Richard Leroy - Les Noëls de Montbenault 2010 (Vin de France) : couleur assez pâle aussi, nez sur la noisette, la compote de poire, puis de plus en plus sur des notes de chenins oxydatifs (pommes blettes surtout), bouche puissante, minérale, tendue, grosse "énergie", un peu de mirabelles maintenant, fruits assez mûrs, très long. Superbe vin ! (+- 18/20).

leroy

 

 

Richard Leroy - Les Noëls de Monbenault 2011 : couleur or profond, nez très réducteur, plein de pétard, d'allumette, presque de soufre, (paradoxal pour un vin sans soufre) même une heure après. Difficile de sentir autre chose. La bouche est tendue, minérale, dominée par le pétard, mais belle finale saline. A voir si avec 24h de carafe on peut faire partir cette réduction tenace. B-.

 

Montbenault 2022 : beaucoup d'extraits secs, il y a du jus, du peps, mais pas encore tout à fait en place, à J+2 début de souris. à attendre.

 

Noëls de Montbenault 2014 : couleur or profond, nez à l'ouverture sur la pomme blette, petite réduction grillée, pas trop méchante pour un Leroy, un peu de gaz aussi. Quelques heures plus tard c'est parfait, il a même évolué très positivement sur le fond de bouteille. Nez sur la pomme au four, touche grillée, miellée, épicée, puis avec l'ouverture fruits mûrs, presque ananas, coing à la fin. Bouche avec un gros volume, énergique, bien dans le style du domaine avec beaucoup de largeur et de longueur, une finale très salivante. Belle bouteille. TB++.

 

4 juillet 2016

Les Poëte (Preuilly) ***

Domaine Les Poëte (Guillaume Sorbe) - Quincy blanc 2013 : couleur paille, nez expressif avec des notes minérales, beaucoup de citron et de pamplemousse, un peu de buis et de bourgeon de cassis, aucun doute possible sur le cépage. Bouche très vive, tendue, à nouveau des notes minérales, du bourgeon de cassis et beaucoup de pamplemousse et de citron. Longueur moyenne, avec une belle acidité salivante, sur le zeste d'agrumes. Très bon à condition de ne pas craindre l'aromatique du sauvignon. Note : 15/20.

quincy poete

 

 

Les Poète (Guillaume Sorbe)

Touraine Le S des Poète 2016, vif très pamplemousse. Argos Quincy Blanc 2015 puis Orphée Reuilly 2015 plus rond, moins aromatique que le précédent mais un peu réduit. Pinot gris Toison d’or 2016 un peu mou. Reuilly Odyssée rouge 2017 prélevé sur cuve et fûts, prometteur. Un peu déboussolé pas cette gamme, certes avec de beaux jus et pas trop variétale, mais des vins avec parfois de la réduction, parfois pas en place, pas toujours très précis. A regoûter au calme.

 Regoûtés au calme, le S des Poëte bien mieux, pêche et pamplemouse, gourrmand. Argos et Orphée 2015 sur une réduction fumée vite lassante, Orphée manque de tension en plus. Le pinot gris original... Toujours pas convaincu.

 

Sauvignon 2018 toujours sexy et exotique, belle entrée de gamme, Argos 2016, manque de tension et pas très net. pinot 2017 odyssee sur la groseill, la framboise, très délicat, très sympa.

 

Les Poete - Argos 2017 : bien mais manque un peu de tension. B+.

 

19 juin 2016

Frédéric Mabileau (Saint-Nicolas-de-Bourgueil) ***

Frédéric Mabileau - Saumur Chenin du Puy 2010 : couleur or foncé, nez encore boisé et vanillé mais bien intégré dans beaucoup de fruits mûrs, ananas, coing, citron, miel, beurre, un peu de noisette dans le fond. Bouche assez puissante, riche, très bonne matière, beurrée et vanillée avec encore des fruits mûrs mais plus de citron qu'au nez et une belle acidité qui 'empêche d'être lourd. Bonne longueur, un peu plus de fruits secs en finale. Un beau Saumur de gastronomie, bien travaillé mais dans un style un peu trop opulent à mon goût. Note : 16,5/20.

mabileau chenin 2010

 

29 mai 2016

Château de Chamboureau (Savennières) ****

Château de Chamboureau - Savennières Roche aux moines "Cuvée d'avant" 2002 : couleur or, nez expressif sur le coing, l'ananas, le miel, et des notes de sous-bois, de pierre-à-fusil qui se sont atténuées avec l'aération au détriment de l'ananas surtout. Bouche puissante, avec peut-être quelques grammes de sucres résiduels, sur le miel, les fruits mûrs, le coing, l'ananas, la mangue, belle matière, quelques épices en fin de bouche. Finale de longueur moyenne, qui manque un peu de tension pour chipoter. Très beau vin, à son apogée. Note : 18/20.

savennieres cuvee d'avant

 

Château racheté en 2007 par le domaine FL (Fournier-Longchamps) qui avait déjà racheté le domaine Jo Pithon en 2006.

 

25 mai 2016

Domaine de Bellivière - Eric Nicolas (Lhomme) ****

Jasnières - Prémices 2008 (100% chenin)

Couleur : or pâle.

Nez : très beau nez, très expressif, à peine beurré, plein de fruits bien mûrs, un peu confits même, poire, abricot, pêche, pamplemousse, mais aussi coing, papaye et goyave.

Bouche : un petit peu de sucre, mais bien contrebalancé par une grosse acidité qui donne beaucoup de fraîcheur. Légère minéralité, toujours ces fruits bien mûrs (fruits jaunes, poire et fruits exotiques dont papaye et goyave), quelques notes briochées aussi.

Finale : Bonne longueur, fraîche, fruitée, confite.

Note : 17/20. Pour l'entrée de gamme du domaine c'est du très haut niveau, un coup de coeur pour cette bouteille.

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Bellivière - Coteaux du Loir Rouge-Gorge 2008 : (100% pinot d'aunis), bien plus coloré que le précédent, fruits noirs, beaucoup de poivre (trop à mon goût), tanins présents mais bien fondus, ca manque un peu de matière quand même, mais c'est frais avec une belle acidité. Dommage qu'il soit si poivré. (+-14,5/20).

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Bellivière - Vin de France Les P'tits vélos : couleur paille, nez très fruité et très mûr, beaucoup de coing, de pomme, d'ananas, voire papaye. Bouche un peu sucrée (demi-sec ?), la bulle est fine, c'est très fruité et très gourmand. Ca reste frais. Il lui manque juste un peu de longueur. Le vin me rappelle le Jasnières Prémices 2008 mais avec des bulles en plus. C'est excellent, très belle découverte. TB-. (+- 16/20).

 

Bellivière - Jasnières Les Rosiers 2006 : couleur or, nez expressif à l'ouverture, sur l'ananas, la papaye, la mangue, le coing, avec des notes florales, un peu beurré. Après ouverture il semble un peu plus fatigué avec des notes de sous-bois. Bouche sur un fruité bien mûr, les 7gr de SR ont été bien digérés, avec de la matière et une belle acidité, mais après quelques heures d'ouverture les 14% se font de plus en plus sentir et comme au nez le sous-bois apparaît. Longueur moyenne, un peu plus sur les fruits secs. Un vin qui a atteint son plateau de maturité, à boire sans trop d'aération. Note : 16,5/20.

 

 

Salon Biodyvin

Prémices 2017 : facile, quelques fruits exotiques, une pointe de sucre, belle entrée de gamme. B+.

Les Rosiers 2017 : quelques grammes de sucres au départ, mais finale tendue, saline avec quelques amers nobles. TB++.

L’Effraie 2017 : moins tendu que le précédent, un cran en dessous. TB.

VV Eparses 2015 : très marqué par un boisé grillé gênant. Moyen.

Calligrammes 2015 : plus de volume que les autres, goûte sec, très belle finale saline. TB++.

Rouge-Gorge 2017 : (pinot d’aunis) plus léger que d’autres millésimes, encore quelques tannins en finale, un peu de poivron. B.

 

Bellivière, Jasnières Calligramme sec 2011 : couleur or profond, nez de liquoreux presque miel d’acacia, coing, fruits exotiques, rhubarbe, écorces. Bouche bien sèche, cire, fruits exotiques, zestes d’agrumes, belle acidité, assez long, sur des amers nobles. TB+.

 

Belliviere elixir de tuf 1997 : super nez coing, pate de fruit, cire miel, bel équilibre bcp de sucres et bcp d'acidité. Très classique des 97. TB++.

 

Bellivière Rosiers 2011 : Couleur ambrée, nez un peu trop évolué, un peu d'oxy, coing. Belle bouche encore vive, pointe de sucre, gourmande, assez longue. TB.

 

Rouge Gorge 2022 : un peu de réduction, clair en couleur, un peu végétal et serré, pas très poivré, pas tout à fait en place. B-.

 

Prémices 2022 : un peu de SR, manque d'acidité, un peu pataud. B-.

 

30 avril 2016

Philippe Delesvaux (Saint-Aubin de Luigné) **** et Drost ***

 

Drost (repreneurs de Delesvaux en 2021), Anjou blanc la corniche 2023 : Couleur or, nez très chenin, très joli pomme au four, poire, miel, coing, petite touche de lies. Attaque énergique, avec un peu de gaz, fin de bouche un peu opulente et miellée avec le lendemain n côté fleurs blanches un peu plus entêtant. TB-.

 

 

Delesvaux - Anjou "Feuille d'or" 2011 (sec-tendre 10gr SR)

Couleur : paille.

Nez : après 30 minutes d'ouverture il s'exprime pleinement, avec beaucoup de fruits mûrs, des abricots, du coing, de la poire, un peu d'ananas aussi. Annonce un vin un peu sucré.

Bouche : le sucre n'est pas si présent en fait, très grosse acidité dès l'attaque et qui dure de bout en bout, superbe minéralité, le tout bien équilibré avec les fruits mûrs et presque exotiques du nez. Belle matière, légèrement grasse.

Finale : très bonne longueur, de l'acidité, de la fraîcheur, un peu plus sur les agrumes.

Note : 17/20. Très beau chenin, super rapport q/p.

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Autres vins du domaine goûtés lors du salon In Vin Bio Veritas 1 :

Anjou Feuille d'or 2012 : grosse acidité, fruits assez mûrs comme dans le 2011, beaucoup d'agrumes, très long, belle minéralité, moins de SR (3 ou 4 gr) que le 2011, mais du même niveau. TB.

Coteaux du Layon St Aubin Les Clos 2011 : nez un peu fermé, très sucré mais belle acidité, manque un peu de longueur. B+.

Coteaux du Layon SGN 2010 : déjà très confit, très concentré, un peu de noisette, ananas, abricot, superbe équilibre. TB.

 

Goûtés lors du salon In Vin Bio Veritas 3 :

Anjou Feuille d’or 2013 : (malo faite contrairement à 11 et 12) le vin tire légèrement sur l’oxydatif, un peu de noix, très différent de 11 et 12, moins à mon goût. B-.

Anjou Authentique 2013 : plus tendu que le précédent, tire encore plus sur l’oxydatif. B-.

St Aubin Les clos 2011 : beaucoup de fruits jaunes, ananas, coing, sucres bien équilibrés par l’acidité, bonne longueur, il s'est bien ouvert en 2ans. TB.

 

Goûtés lors du salon In Vin Bio Veritas 4 :

Anjou Feuille d’or 2014 : on retrouve l’esprit du 2012, beau fruité classique du chenin (poire, coing), de la matière et de la tension. TB. Regoûté en bouteille près d'un an plus tard il est apparu plus exotique, très gourmand. TB.

Anjou Feuille d’or 2013 : style oxydatif (parfaitement assumé par le producteur), sur la noisette, un peu de caramel que je n’avais pas senti l’année dernière. Toujours pas mon style. B-.

 

Delesvaux - Coteaux du Layon "Passerillé" 2013 : (70gr SR) robe or pâle, nez moyennement expressif, assez classique, sur l'ananas surtout, agrumes, miel. Bouche assez vive, pas très concentrée, très digeste, les 70gr de résiduel ne se sentent pas, sur l'ananas, miel, orange, thé vert, finale un peu courte. Bon Layon, un peu en-dessous de la cuvée Les Clos (bue sur 2011). TB-. (+- 16/20).

 

Philippe Delesvaux - Coteaux du Layon Carbonifera 1997 : (trie du 30 octobre 1997, 27° potentiel soit 459gr SR potentiel, environ 380gr au final, 2900bts de 50cl) Couleur ambre clair, superbe nez de "chenin 1997", plein de pâte de coing, d'abricot, de rhubarbe, de confiture de mirabelle, de figue, quelques épices. Personne n'a senti de notes tourbées sur cette bouteille, contrairement à ce qu'on peut lire dans certains CR. Attaque en bouche magnifique, ultra concentrée, sirupeuse, épaisse, sur les fruits du nez avec principalement la pâte de coing, encore très jeune. Il y a juste ce qu'il faut d'acidité pour que ce ne soit pas écoeurant, même si le vin précédent était plus frais (mais bien moins sucré). Finale très longue, sur la pâte de coing, la confiture d'abricot et d'orange. Pour chipoter, j'ai trouvé qu'il manquait un peu d'acidité pour égaler l'Après Minuit 1997 dans le même registre. Ca reste néanmoins un vin exceptionnel. TB++. (+- 19/20).

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Coteaux du Layon SGN 2011 : très frais, fruité plutôt typé, poire, fruits du verger, facile, digeste. TB+.

SGN 2010 : plus confit, plus concentré, peut-être un peu plus lourd, mais beaucoup plus long. TB+.

 

Delesvaux Anthologie 1996 : (probablement plus de 400gr SR) Couleur ambrée, nez très miel et coing, cire, abricot confit, bouche parfaitement équilibrée, onctueuse, épaisse, beaucoup de sucre et beaucoup d'acidité, encore jeune, pâte de coing, safran ?, miel, très long, réussit à rester digeste. Exceptionnel.

 

Delesvaux – Anjou Authentique franc de pied 2014 : robe dorée, nez miellé, fruits jaunes mûrs, gourmand, bouche assez ronde, un peu miellée, 3-4gr de SR probablement, belle aromatique, facile à boire, léger en alcool, manque un peu de tension sur la finale. TB.

 

27 avril 2016

Gilles Bonnefoy (Champdieu) ***

Gilles Bonnefoy/La Madone - IGP Urfé blanc Roussanne de Madone 2014 : (5 mois cuves inox) Couleur or, nez très discret à l'ouverture, un peu plus ouvert le lendemain, sur la poire, l'abricot et quelques notes de pomme bien mûre. La bouche présente une belle texture assez grasse, de la matière, une bonne acidité sans trop d'amertume pour de la roussanne, une aromatique sur la poire, la pêche, l'abricot, un peu de fleurs et de miel dans le fond. Finale de longueur moyenne, sur l'abricot. Un bon vin qui mériterait peut-être d'être attendu pour que le fruité soit plus présent, il s'est mieux comporté sur un plat qu'à l'apéritif grâce à sa texture. Note : 14,5/20.

roussanne de madone

 

Côtes du Forez Dacite 2019 : (gamay sur granit)  Couleur grenat aux contours violets. Nez expressif, bien typé gamay, de fruits noirs, cassis, mûre, avec une pointe de sucrosité, gourmand. Bouche juteuse, peu de tannins, gouleyante, bonbon à la mûre, cerise noire, très facile à boire, longueur moyenne. Pour chipoter on aimerait un poil plus d'acidité, mais le vin est une gourmandise. Note : 15/20.

Migmatite 2019 : un peu plus épicé, un peu plus de tension sur la finale. TB.

Mémoire de Madone 2019 : plus "ferreux", plus serré en l'état, beau potentiel. TB.

Rougeots du Clos 2018 ? : (gamay de chaudenay, gamay de bouze, gamaret) cépages teinturiers qui lui donnent une couleur intense, violette, poivre, un peu typé rhône nord, finit encore un poil serré. TB-.

Rougeots 2019 : moins serré ce jour là, plus juteux. TB.

Sauvignons 2019 : bien fait, assez variétal. B+.

 Sauvignons 2020, plus de peps, frais, moins variétal. TB-.

 Dacite 2022 : toujours aussi juteux, fruité, un peu plus mûr sur ce millésime, pas très haut en alcool mais sur le cassis. TB-.

 

 

Madone, joli Sauvignons 2024 fruité, un peu aromatique mais frais, avec du peps. Nouvelle cuvée Diorite 2024 jeunes vignes, léger, plein de fruit. Dacite 2024, un peu plus poivré un peu plus de volume,. Mi noir Mi bouze un peu réduit nez compliqué jolie bouche.

Rosé 24 très frais, peu d'alcool, beau fruité et floral, facile, très efficace. Gamay sur volcan VV 2024 très pur, floral, pivoine, infusé, beaucoup de fraîcheur, finale salivante, top.

Diorite 2024 léger, floral, joli gamay sur le fruit. La Madone 2024 un peu plus mûr, un peu plus long et épicé. Joli.

 

La Madone, Côtes du Forez gamay sur volcan vieilles vignes 2024, gamay léger sur ce millésime, déjà très accessible très floral et plein de fruit, frais, avec de la gourmandise. Le gamay a été trouvé facilement. TB+.

 

Sauvignons 2025 jolie aromatique, un peu moins de peps que 24, très belle Diorite 2025 juteuse, plein de fruit. Dacite plus en tension, plus de fond mais doit finir de se mettre en place, moins juteux dans l'immédiat. Migmatite 2025 plus sérieux, joli fond. Très  bel assemblage des teinturiers Rougeots du clos sur 2024 dans un phase très syrah, lardé, presque salé en finale.

 

20 février 2016

Domaine du Clos Naudin - Philippe Foreau (Vouvray) *****

 

Domaine de 12 hectares géré par Philippe Foreau et son fils Vincent, en bio (certification d'ici peu ?). S'il y a eu des problèmes de bouchon par le passé, le seul défaut que l'on pouvait reprocher au domaine est corrigé depuis 2015. Les secs sont très tendus, parfois austères en jeunesse, moins gourmands et plus secs qu'au domaine Huet. Les moelleux (y compris les fameuses Goutte d'or 1947, 1990, 2011 et 2015) sont à la fois plus riches en sucres mais aussi plus tendus, moins marqués par l'ananas que chez le voisin. Les bulles sont aussi d'un excellent niveau, à la fois briochées et crayeuses, pouvant rivaliser avec bon nombre de champagnes.

 

 

Passage au domaine pour goûter les 2015 sur fût et acheter quelques 2014. Pas de drosophiles en 2015, sans que l’on sache vraiment pourquoi, les rendements sont donc un peu plus élevés, mais pas tant que ça non plus (34hL en 2015 contre 30hL en 2014). Le millésime s’annonce grandiose, avec des bulles, des secs qui seront encore bien meilleurs que les 2014 selon Philippe Foreau, demi-secs, moelleux, moelleux réserve, et peut-être une goutte d’or.

Les vins viennent juste ou sont encore en train de finir la fermentation alcoolique, premier soutirage pour la plupart des fûts puis un premier assemblage en lots la semaine prochaine ce qui permettra d’y voir un peu plus clair pour les futures cuvées.

Fût issu du 1e jour de vendange, 8 fûts de la sorte, avec 12,5% de potentiel : vin vif, citronné, encore du gaz carbonique, peu de matière. Utile pour redonner un peu de vivacité aux lots qui en manqueront.

Fût issu du 5e jour de vendanges, 13 barriques de la sorte, 13,6% potentiel : bien plus puissant et plus concentré que le précédent, grosse tension, encore quelques arômes fermentaires de pomme verte, très bon.

Fût issu du 11e jour de vendanges, 13,7% potentiel : moins fermentaire que les précédents, belle aromatique avec beaucoup d’agrumes, citron, poire, moins tendu que le précédent, mais plus gourmand. Très beau aussi.

Fût demi-sec, 30gr SR, déjà 1 soutirage, 12,9% potentiel : belle aromatique très exotique avec du litchi, de l’ananas, de la pêche, très facile et gourmand mais manque un peu de tension.

Fût liquoreux 70gr SR : un fût qui se goûtait moins bien que les autres, pas encore assez avancé dans sa fermentation.

Fût liquoreux 100gr SR, 3 barriques ½ de la sorte : on ne sait pas encore si elles entreront dans le moelleux ou le moelleux réserve, très confit, exotique, ultra gourmand.

Fût liquoreux 130gr SR : plus frais que le précédent, poire, pêche, plus tendu et plus long, excellent.

Fût liquoreux 150gr SR : même série de fûts, plus sur l’abricot, encore plus concentré, léger côté exotique, très long, excellent aussi.

Fût liquoreux 200gr SR, 4 barriques de la sorte : nez un peu fermentaire, bouche à la fois exotique, gourmande, confite et fraîche avec de la poire, de la pêche. Encore un niveau au-dessus des précédents. Peut-être un fût des futures gouttes d’or. Mais s’il n’y en a pas, ça va donner un grand moelleux réserve 2015.

 

 

Foreau - Vouvray sec 2010

Couleur : paille.

Nez : peu expressif à l'ouverture de la bouteille mais bien mieux le lendemain, assez classique, citronné, un peu de poire et de coing. Un peu jeune pour être d'une grande complexité, mais tout est là pour l'avenir.

Bouche : là aussi elle ne s'exprimera pleinement que le lendemain, grosse acidité, superbe tension, minérale à souhait, mais c'est encore un peu jeune. Bonne matière. Dans un registre sec. L'aromatique est sur le coing, les agrumes avec des notes patissières qui me rappellent La Lune 2010 de Mark Angéli bue récemment. Un peu d'amertume en fin de bouche.

Finale : longue, très fraîche, superbe tension.

Note : 17,5/20. Un très bon vin, mais qui aurait besoin de quelques années encore pour atteindre son apogée.

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Très bon article sur le domaine ici : http://maigremont.canalblog.com/archives/2010/08/07/18719677.html

 

 

Foreau - Vouvray moelleux reserve 2003 : (150gr SR) belle robe ambre clair, nez très expressif sur le miel, le coing, la mangue, l'ananas, un peu de noisette, de toffee, voire d'épices. En bouche l'attaque est vive, assez puissante avec une belle concentration, on retrouve les fruits du nez avec un côté fruits secs un peu plus marqué. Sur la fin de bouche et la finale le vin manque un peu d'acidité pour être parfait. La longueur est quand même bonne, le vin jamais trop lourd même avec ce petit manque de tension. Note : 18/20.

 

Clos Naudin, Vouvray moelleux reserve 2003 : couleur presque ambrée, superbe nez complexe, de thé vert, tilleul, abricot, orange confite, coing. Bouche qui semble avoir mangé un peu de ses sucres, pas très riche mais parfaitement équilibrée, à point, avec beaucoup de fraîcheur et d’élégance pour 2003. TB++.

 

 

Vouvray effervescent demi-sec 2009 : or pâle, nez sur la noisette, un peu de poire, de pomme et d'agrumes. Bouche gourmande, sucrée, encore sur la noisette, un peu briochée, mais manquant un peu de fraîcheur et d'acidité par rapport aux brut. Longueur moyenne. A garder pour le dessert. Note : 15/20.

 

Vouvray sec 2014 : regoûté en bouteille, la première a un nez étrange à l'ouverture (champignon ?) qui se dissipe très vite, puis nez moyennement expressif sur la poire, beaucoup d'agrumes. Bouche très vive, tendue, grosse acidité, sur le pamplemousse et le citron, appelle les fruits de mer en l'état. Finale longue, sur le pamplemousse avec de l'amertume. A attendre un peu pour que tout se mette en place, déjà pas si mal si on recherche la tension. Note : 16,5/20.

 

Sec 2013 : nez poire, pâte à pain, très floral, à peine miellé, bouche tendue, très sèche, avec une finale frangipane et poire. TB.

 

Moelleux 2009 : poire, brioché, a mangé pas mal de ses sucres, très belle acidité derrière. TB+.

 

Vouvray demi-sec 2005 : encore jeune, mais un peu entre deux âges, pas fruité éclatant, pas encore très tertiaire, finale un peu chaleureuse. B+.

 

Clos Naudin Vouvray demi sec 2011 : robe paille, le nez a des similitudes avec le Bouzeron pour le côté brioche, noisette, de la poire et un peu plus d’agrumes ici. Bouche vive, qui fait presque sèche, plus en tension que le Bouzeron, longueur moyenne sur l’amertume du pamplemousse. Il manque quand même un peu de gourmandise à mon goût pour un demi-sec. TB-.

 

Vouvray sec 2020 : fruité, très poire, un peu mûr, bouche avec de la tension, qui finit sur l'amertume. A attendre un peu. TB.

 

Sec 21 : tendu, un peu noisette évolution déjà, manque un peu de fruit.

 

Vouvray sec 2019 : plus caillou mouillé, plus tendu, minéral, finale très longue, amers nobles. TB+.

 

Vouvray demi sec 2016 : très caillou aussi, fruits frais, très long et minéral, peu de SR (18gr). TB++.

 

Vouvray moelleux 2018 : bel équilibre, fruits frais, manque un poil de tension pour être un grand millésime. TB+.

 

 

 

Visite chez Philippe Foreau, Domaine du Clos Naudin à Vouvray

Le domaine possède environ 12 hectares, dont la plupart sont situées sur la partie qui correspond au Mont d’Huet, donnant des vins particulièrement minéraux. Les vinifications sont très courtes, les vins sont mis en bouteilles en avril ou mai, après environ 6 moins de vieillissement dans de vieux fûts de 300L dont seulement 5% sont renouvelées chaque année. Le domaine essaye d’éviter la fermentation malolactique sur tous les vins pour garder le maximum d’acidité. Le côté gras et lacté comme le boisé peuvent convenir au chardonnay mais pas au chenin pour Philippe Foreau. Pas de cuvées parcellaires, le domaine préfère assembler pour que toutes les bouteilles vendues soient au minimum très bonnes, plutôt qu’il y ait de l’excellent et du « moyen ».

clos naudin foreau

 

Début de la dégustation dans les bureaux en attendant le maître

Brut 2010 : (6mois de fût + environ 4ans en bouteille avant d’être commercialisé) très vif, citronné, le millésime a donné une bonne acidité, très frais, un peu simple par rapport au brut réserve, mais efficace. B+.

Brut réserve 2007 : (même méthode que le 2010, mais 7ans en bouteille, il n’y a pas eu de simple « brut » sur ce millésime) robe plus foncée, nez brioché, un peu beurré, sur la frangipane, bouche très vineuse, bonne acidité, bulle fine, finale longue et citronnée. TB.

Sec 2012 : (bouteille ouverte 3j avant, Millésime « moyen », léger manque de maturité, 2,9gr SR, rendements assez faibles) Nez fruité, poire, citron, beaucoup de fleurs blanches. Bouche un peu maigre, sèche, citronnée, minérale, pas une grosse acidité mais probablement à cause de l’ouverture 3jours avant. Légers amers en finale. Le vin me semble légèrement passé.

Sec 2013 : (18hL/ha au lieu d’environ 38 à cause de la grêle sur le domaine, là aussi millésime manquant d’un peu de maturité, bouteille tout juste ouverte) Le vin est encore un peu austère, nez sur le citron, un peu de frangipane, très belle tension en bouche, minéral, finale saline assez longue. A attendre un peu mais il accompagnera parfaitement les fruits de mer dans quelques années. TB-.

 

naudin

 

Passage à la cave avec M. Foreau pour une dégustation de quelques fûts et quelques bouteilles :

Sec 2014 Lot n°3 fût 1 : (En 2014 les rendements ont encore été faibles, mais cette fois-ci à cause des drosophiles. M. Foreau est très inquiet de voir ces insectes revenir régulièrement les prochaines années. Il n’y a que du sec et de la bulle en 2014, mais la qualité est au rendez-vous)  Le lot n°3 est déjà issu d’un pré-assemblage. Plus de maturité que 2012 et 2013, on est autour de 5gr ici, plus de matière, un vin déjà gourmand et accessible, fruité et floral, avec une bonne tension. TB.

Lot n°3 fût 2 : le même sur un autre fût, plus « direct », plus tendu, tout en gardant le fruit du précédent. Très prometteur. TB+.

Lot n°2 : un lot plus austère, plus minéral, avec un peu moins de maturité, qui offre un peu moins de plaisir en l’état. TB-.

Lot n°1 fût 1 : lot présentant le plus de maturité avec un peu plus de 5gr SR/L, ce premier fût est fruité, floral, se rapproche du Lot n°3 fût 1 avec un peu moins de minéralité. TB-.

Lot n°1 fût 2 : floral et fruité comme le précédent mais plus tendu, plus proche du second fût du Lot n°3. Excellent, le millésime 2014 s’annonce supérieur à 2012 et 2013. TB+.

 

Demi-sec 2005 (bouteille ouverte depuis 3j) : un vin un peu plus évolué, très légères notes fumées au nez, amande, "fèves de tonka" pour M. Foreau, bouche encore assez jeune, le vin manque un peu de tension, "il se comporte bien mieux juste après ouverture, les vins du domaine ne doivent jamais être carafés".

Demi-sec 2005 (bouteille tout juste ouverte) : pour me le prouver on ouvre une bouteille, le nez est assez proche mais la bouche très différente, avec un meilleur équilibre ici, beaucoup plus d'acidité et de tension, finale plus longue. Une grande année. TB+.

Moelleux 2010 (ouvert depuis 4j) : (60gr SR) la bouteille a mieux tenu que le demi-sec 2005, le nez est encore sur le fruit mûr, coing, agrumes, fruits exotiques, on sent le millésime 2010 par une acidité très élevée, beaucoup de fraîcheur. Une future belle bouteille. TB.

Demi-sec 2003 (ouvert depuis 3j) : (23gr SR) on change de registre, robe plus évoluée, le nez peut rappeler des SGN alsaciennes d'après le producteur, avec un côté légèrement truffé, des fruits secs, en bouche on sent le millésime chaud avec un léger manque d'acidité, on sent bien les sucres du coup pour un demi-sec, mais la longueur est là. A marier avec du sucré-salé ou des plats épicés pour M. Foreau qui tient beaucoup à l'accord mets/vins. TB-.

Moelleux 2009 : nez sur le coing et la pomme bien mûre, bouche épaisse, concentrée, très mûre et à la fois portée par une grosse acidité pour le millésime, grande longueur. TB+.

Goutte d'or 2011 : (240 gr SR ?) après 1947 et 1990 c'est 2011 qui a été choisi pour faire une Goutte d'or, mais en quantité bien inférieure à 1990, d'abord parce qu'il y avait la possibilité de le faire, ensuite parce qu'il n'y en avait pas eu depuis longtemps mais aussi parce que beaucoup de producteurs ont décrié le millésime et ont vendangé un peu tôt. Au Clos Naudin on a pris le risque d'attendre une semaine supplémentaire, et ça a payé. M. Foreau me dit que le seul millésime où il regrette de ne pas avoir fait une goutte d'or est 1989, mais la réserve 1989 est l'une des meilleures selon lui. Belle robe dorée, nez expressif, sur le fruit mûr, avec des fruits rouges, de la pomme, des fruits exotiques. La bouche est épaisse, sirupeuse, mais finalement légère pour du 240gr de résiduel, avec une bonne acidité, facile à boire. Très belle longueur. Bien sûr ça manque un peu de complexité par rapport à ce que ça donnera dans quelques années, mais c'est déjà excellent. TB+.

Un grand merci au domaine pour cet accueil !

 

 

Clos Naudin - Vouvray demi-sec 2017 : Couleur dorée, nez sur la pomme au four, le coing, la noisette. La bouche est très légèrement sucrée, facile d’accès, peut-être un peu simple, mais efficace. TB.

 

Clos Naudin - Vouvray moelleux 2009 : Couleur presque ambrée, nez sur la pâte de coing, l’abricot, le miel, un peu d’évolution noisette. Bouche qui reste assez digeste, pas trop sucrée, complexe, fraîche, qui manque un peu de longueur par rapport aux grandes bouteilles du domaine. TB.

 

Clos Naudin - Vouvray moelleux reserve 1989 : (bouchon en forme, ouf !) Couleur bien plus claire, le nez est très frais et aérien, miel, thé vert, zestes d'agrumes, fruits confits aussi bien sûr, assez subtil. La bouche est aérienne, pas trop sucrée, avec une belle acidité, encore de la jeunesse, une petite touche champignon-cèpe me gêne un peu pour être parfait et je suis peut-être resté bloqué dessus. Mais sinon un très beau liquoreux, qui se dévoile petit à petit. On me souffle dans l'oreillette encore mieux le lendemain. TB++.

 

Foreau, Goutte d'or 1990 : couleur de PX, nez fruits confits, figue, datte, pruneau, café, coing. Bouche très concentrée, sirupeuse, mais grosse acidité, le tout est bien équilibré, dans un style très concentré, qui tire doucement sur l'essenzia. Exceptionnel.

 

Clos Naudin Foreau, Vouvray méthode traditionnelle Extra-Brut 2019, bulle sèche et tendue, un peu vineuse, qui a bien rempli son rôle de réveiller les papilles à ce moment-là de la soirée. TB.

 

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