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Mon carnet Vin
2 août 2019

Rudolf Fürst (Allemagne - Franconie) ****

Rudolf Fürst - Riesling Centgrafenberg GG 2015 : (AP 08. VdP Grosse Lage, sols de grès. 12,5% alcool, 1,8gr SR, 8gr acide tartrique) Couleur or pâle, nez expressif dès l'ouverture, mûr et exotique, mandarine, agrumes, mangue, passion, pas du tout de pétrole. Bouche plus sèche que ce que laissait entrevoir le nez, à peine perlante, grosse acidité, du volume, beaucoup de fruit, dans un style riche et mûr mais la tension et la minéralité dans le fond lui permettent de rester équilibrée. Finale très longue, salivante, légère amertume. Superbe vin, qui semble encore loin de son apogée. Note : 18/20.

 

 

 

Bürgerspital (à Würzburg, Franconie) - Würzburger Stein-Harfe GG Silvaner trocken 2021 : (13,5%) Couleur or pâle, nez très expressif, épicé, floral, pêche, fruits jaunes, une sensation d'opulence et de maturité, dans l'esprit d'un grüner veltliner, assez aromatique. La bouche reste quand même bien équilibrée, gros volume, mais il y a de l'acidité, toujours une aromatique puissante, épicée, fruitée, assez long, mais clairement destiné à la table, encore un peu jeune, bon potentiel. TB.

 

29 juillet 2019

Georg Breuer (Allemagne - Rheingau) *****

Domaine historique de 38ha, certifié Fair and Green, situé à Rüdesheim sur le Rhin, toujours réputé comme l'un des meilleurs de la région. Le style autrefois plutôt axé sur l'opulence s'est affiné depuis quelques années, les vins sont désormais travaillés sur la tension, avec beaucoup de profondeur, sans avoir perdu de volume pour autant.

 

 

Georg Breuer - Berg Rottland Riesling 2016 : (parcelle classée Grand cru à Rüdesheim, exposition sud, sol d'ardoises et loess) Couleur or pâle, reflets verts, nez peu expressif, même le lendemain, notes florales, peu exotique, thé vert, citron, fruits blancs. Bouche parfaitement équilibrée, tendue, saline, cristalline, peu d'alcool et peu de sucres, très minérale, mais aromatique un peu fermée. Belle longueur. Un vin bien né, à regoûter dans quelques années. Le style tout en finesse fait très mosellan. Note : 17/20.

 

 Georg Breuer – Riesling Berg Schlossberg 2005 (AP n°1) : (sols d'ardoises et sables) Couleur dorée, nez très complexe, encore jeune, pointe fumée, miel, fruits jaunes et fruits exotiques, riche et solaire. Bouche opulente, encore plus épaisse que le Pechstein, plus miellée, mais aussi plus d'acidité dans le fond qui lui permet de ne pas tomber dans la lourdeur, même si on sent que ça se joue à pas grand chose. Finale encore plus longue, presque poivrée. Très belle bouteille. Merci Jean-Paul ! TB++.

 

Breuer - Riesling Estate Rüdesheim 2017 : (bu au Pré) couleur légèrement dorée, joli nez, citronné, agrumes, pas trop mûr, bouche tendue, citronnée, zestes d'agrumes, fraîche, salivante, minérale, super niveau pour un village. TB+.

 

Breuer - Berg Schlossberg 2017 : riesling noble, léger pétrole, beau fruité, grosse tension, sans manquer de volume, long. Top.

 

Breuer Rheingau Auslese 2023 1/2 bt : (AP 013) Nez qui muscate un peu pointe litchi, bouche pas trop sucrée, 9%, mais qui manque un peu de peps. B+.

 

Breuer, terra montesa riesling 2022 : riesling sec, tendu, beaux amers, très zestes, thé, feuilles mandarines, citron vert, déjà très bon, beau potentiel aussi. TB+.

 

Gris 2023 : léger, perlant, floral, court. vite lassant tout de même.

 

Georg Breuer, Berg Rottland riesling 2017 (AP 05)   Rheingau : (légende des vins secs du Rheingau, grand cru sec sur les bords du Rhin. Plein sud. Sols ardoises avec quartzite, graviers et lœss. En foudres. Pas de malo) Couleur dorée, nez avec un début d’évolution très noble sur la cire, petite touche miellée, pétrole léger, beaux fruits jaunes, mirabelle, le plus « alsacien » pour certains. Bouche qui combine volume, fraîcheur et tension, aromatique noble et complexe, même un peu de gourmandise avec probablement 5gr de sucres résiduels bien intégrés, semble à point mais le sera pour encore trop longtemps. Très grand vin. TB++.

 

Georg Breuer, Berg Roseneck riesling 2017 (AP 07)  Rheingau : comme la semaine précédente, peut-être la bouteille de la soirée, moins d’opulence que le Wittmann, plus de tension, prêt à boire aujourd’hui, même s’il y a aussi un gros potentiel de garde, début d’évolution noble sur la cire (moins que le Berg Rottland), il combine fruité, minéralité, volume et longueur, très grand riesling. Il ira probablement plus loin que Rottland 17. TB++.

 

18 juillet 2019

Peter Lauer (Allemagne - Sarre) ****

 

Domaine de 8 hectares, géré par Florian Lauer, de manière bio, non certifié, sans utilisation de cuivre. Sur les GG c'est un des rares domaines où la malo est faite, un style opulent. Les vins avec sucres résiduels sont plus classiques.

 

 

Peter Lauer - Riesling Ayler Kupp GG 2016 "Faß 18" : (AP 18 17, 12,5% alc, 7,5gr SR, 7,5gr acide tartrique) Couleur or pâle, nez qui a besoin d'un peu de temps pour s'ouvrir, puis très expressif après 2-3h, sur les fruits surmûris, papaye, melon, voire coco, un peu de poivre, un côté Grüner veltliner, des notes minérales dans le fond mais aussi du pamplemousse. La bouche est moins riche/opulente que ce que laissait présager le nez, très tendue et cristalline, minérale, léger perlant, les sucres sont quasi imperceptibles mais donnent juste ce qu'il faut de gourmandise au vin. L'aromatique fait moins exotique, plus sur les agrumes, le thé vert. Finale très longue, minérale, toute en élégance (effet 2016 ?). On y retourne très facilement. Superbe vin, même s'il est encore loin de son apogée. Note : 18/20. (Noté 100 Lobenberg, 37,5€)

lauer ayler kupp 2016 18

 

 

Peter Lauer - riesling Schonfels Fass11 GG 2018 : couleur dorée, nez très mûr, ananas, mangue, papaye, presque coco, pointe pétrole. Bouche riche, miellée, exotique bien que sèche, manquant d'acidité et de tension. Un peu lourd en l'état (faute au millésime 2018 ?). A voir au vieillissement. B.

 

Peter Lauer, Kupp riesling kabinett 2022 (fass 8) : (49gr SR, 7,5% vol) couleur très claire, un peu de réduction à l’ouverture, puis du pétrole, des fruits jaunes. Bel équilibre en bouche, qui elle a convaincu tout le monde contrairement au nez, très digeste, aérien, cristallin, juste ce qu’il faut d’acidité pour contrebalancer le sucre. TB-.

 

Peter Lauer, Kupp GG riesling 2021 (AP 18)    Sarre : (à 5kms du précédent, GG = grand cru sec, le Kupp du village d’Ayl ici, style plus opulent. 13% vol. Elevage foudres. Malo faite en général chez Lauer. Bio aussi) Couleur plus dorée, nez plus fruits exotiques, ananas, miel, moins de pétrole. Bouche avec plus de volume, moins d’acidité, probablement plus complexe mais forcément moins digeste que le précédent. Très bien fait, dans un style opposé. Chacun a eu sa préférence. TB+.

 

13 juillet 2019

Markus Molitor (Allemagne - Moselle) ****

 

Très grand domaine d'environ 120 hectares. Une bonne partie de la gamme est très grand public, à l'intérêt limité pour l'amateur, même s'il n'y a jamais de défauts, mais les cuvées haut de gamme sont intéressantes. Un style assez mûr, qui risque parfois de manquer un peu de tension.

 

 

Pinot blanc Wehlner Klosterberg (Moselle allemande), Markus Molitor, 2010:
Très bon pinot blanc, assez fruité, très citronné, belle tension, pas très complexe mais très facile et très frais.

Pinot Blanc Wehlner Klosterberg (Moselle allemande) 2010 vieillissement en fut de Bowmore :
Très très surprenant. Le nez est légèrement iodé et citronné. La bouche est très très acide (trop acide), finale très légèrement tourbée, saline et citronnée. Expérience intéressante, dommage qu'il y ait autant d'acidité en bouche.

Bowmore (car il fallait le goûter quand même), d'un forum allemand, 13 ans, 54° :

Bowmore un peu trop alcooleux, qui fait assez jeune, iodé, citronné, légèrement tourbé.

markus_m

 

Markus Molitor - Riesling Erdener Treppchen Kabinett 2014 : (capsule blanche) robe paille, nez sur le citron, le pamplemousse, un petit côté végétal (écorces d’agrumes) qui était un peu plus marquée le lendemain, pas de pétrole ici. La bouche est minérale, tendue, citronnée, salivante, une impression d’une dizaine de grammes de résiduel qui lui ajoute de la gourmandise, facile à 10,5%, manque juste d’un poil de longueur pour être un très grand vin. Rapport q/p incroyable (environ 13€). TB+.

 

Markus Molitor - Riesling Graacher Domprobst Kabinett 2014 : (capsule blanche, AP 05 15) couleur or pâle, nez expressif avec une pointe de pétrole, résine, citron vert, fruits jaunes et mirabelle, très engageant. Bouche légère avec ses 10% d'alcool, probablement 5-10gr de sucres bievenues, grosse acidité, très portée citron vert, zestes d'agrumes, avec pas mal d'amertume. La fin de bouche manque un peu d'intensité et d'épaisseur pour être parfaite (effet millésime ou lié à l'évolution ?) Finale de longueur moyenne, très minérale, salivante, rafraîchissante par ces températures, qui donne envie d'y retourner. Beaucoup de plaisir personnellement pour ce vin à l'excellent rapport q/p (14€), mais dans un style très tendu/ciselé bien moins consensuel que les Loosen par exemple. TB.

 

 Markus Molitor – Spätburgunder Brauneberger Klostergarten ** 2013 (AP n°14) : (sols d'ardoises) Couleur claire avec des reflets marrons, nez avec une pointe de caillou fumé, kirsch, confiture de fraise, rose, pointe d'élevage caramel. La bouche est délicate, soyeuse, beaucoup de fruit, confiture de fraise, assez solaire avec une belle fraîcheur derrière, bonne longueur, mais il est surclassé par le suivant. A noter qu'une ouverture à midi pour le soir sans carafage lui fait beaucoup de bien. TB+.

 Markus Molitor – Spätburgunder Brauneberger Klostergarten *** 2011 (AP n°80) : Couleur claire avec des reflets marrons voire tuilés encore plus marqués, nez légèrement animal, cuir, du sous-bois, un lardé-fumé digne d'une belle Côte-Rôtie et beaucoup de fruit. Bouche épaisse, soyeuse, élevage parfaitement intégré, sur les arômes du nez, avec peut-être plus de fruit encore (fraise écrasée, cerise) et moins d'évolution. Les 14% ne se sentent absolument pas. Superbe longueur. Comme le précédent, à ouvrir bien à l'avance. Merci Fred pour la bouteille ! TB++.

 

Riesling Graacher Himmelreich auslese *** 2016 : (colerette blanche donc "sec". AP32 12% vol) couleur dorée, nez léger pétrole résine, zestes, miel. Bouche plutôt esprit demi-sec, très portée zestes avec pas mall d'amertume, végétal résine, long, bonne acidité, du volume. TB+.

 

Einstern pinot noir 2019 : frais et léger. B.

 

9 juillet 2019

Philipp Kuhn (Allemagne - Palatinat) ***, Wasenhaus ****

Philipp Kuhn - Riesling "Vom Kalksteinfels" trocken 2017 : (AP n°23, VdP Ortswein, sols calcaires, assemblage des parcelles grands crus Steinbuckel et Kirschgarten à Laumersheim) Couleur entre or et or pâle, intense pour un riesling 2017 élevé en cuve, nez sur un fruité plutôt mûr, fruits jaunes, melon, miel, citron vert, peu voire pas de pétrole, puis au réchauffement un peu de soufre. Bouche tendue, épaisse, citronnée, beaucoup de gaz à l'ouverture (capsule vis), complètement sèche, avec le côté fruits jaunes et miellé du nez. Une pointe citrique en milieu de bouche me fait penser à un vin corrigé en tartrique. Finale de longueur moyenne, citronnée, où on retrouve ce côté soufré. Avis mitigé pour ce vin qui certes pour 12€ fait le job, mais qui me semble par moment un peu techno, ou alors l'élevage court en cuve inox n'est pas adapté à la matière trop riche (rendements faibles à cause du gel de printemps) ? Toujours difficile à savoir avec les vins qui nous sont étrangers... Note : 14/20. A noter : belle amélioration 48h après ouverture.

 

 

 

Hansen-Lauer  (Allemagne - Moselle) ** - Bernkasteler Graben Riesling Spätlese 2009 : (AP 04) Couleur dorée, nez de pétole, de pierre fumée, toasté, fruits exotiques et miel derrière. Bouche légère, un peu molle mais facile à boire, pas mal de sucres, fruits exotiques, léger perlant. Finale courte. B.

 

 

Wasenhaus (Baden) **** - Gutedel 2019 : (chasselas) couleur trouble, nez fermier, pomme blette, cidre. Bouche clairement nature, perlante, cidre. Seul point positif à 10% c'est léger, très digeste. Finale courte, pas grand fond. Moyen.

Wasenhaus - Spätburgunder 2022 : (pinot noir)  couleur rubis, nez pas spécialement nature, beau fruité, fraise écrasée, pivoine, bouche gourmande, peu d'alcool, peu de tannins, très juteuse, beau fruité, floral, fraise, bonne fraîcheur dans le fond, pas ultra long, mais très efficace, beaucoup d'élégance et d'évidence. TB+.

Pinot blanc 2024 bof, chardo 2024 vif, mieux, chardo Hohlen 24 fumé, minéral, plus complexe mais un peu plus mou, Grand Ordinaire 25 léger facile, Spatburgunder 2024 là on rentre dans du grandiose, un nez de fruits rouges façon Sonoma, de rose, bouche ultra juteuse, évidente, soyeuse, fraîche, Kalk 2024 pinot noir plus d’acidité et un peu plus serré en finale, intéressant mais moins de plaisir immédiat, Hohlen 2024 proche du Spät avec plus de volume, encore plus long. De grands pinots noirs.

 

 

Hanspieter Ziereisen *** - Spätburguner Tschuppen 2020 : couleur rubis foncé, très joli nez sauvage, fruits rouges des bois, ronce, pas de bois. Bouche un peu dure, serrée, peut-être un peu trop extrait, taillée pour la garde même pour l'entrée de gamme. Joli potentiel. B+.

Ziereisen, Gutedel Jaspis 10hoch4 Alte Reben 2021 : (à Baden, chasselas, en 650L pendant 22mois. Domaine historique, spécialiste du pinot noir, qui depuis quelques années veut produire des grands chasselas, "cépage d'avenir qui atteint son pic de maturité autour des 11% d'alcool et ensuite ne bouge plus" selon le producteur) Couleur or, nez qui embaume la pièce de pétard, poudre à canon, façon Leroy/Auvenay, tellement marqué par cette autolyse qu'on ne sent absolument que ça. Idem en bouche, difficile de sentir autre chose, le seul point positif c'est que le vin est à 10,5% tout en ayant du corps, mais il n'y a clairement pas l'intensité d'un Auvenay, le vin est vite écœurant. Aucun terroir ressenti. On est vraiment tombé dans la caricature. Le fond du lendemain était pareil. 100/100 Lobenberg et 125€ la bête de concours...

Ziereisen, pinot noir TS 2023 : pinot un peu brouillon, mûr, mais acidité élevée, un peu volatil, un peu de bois en finale, pas convaincu.

 

5 juillet 2019

Gut Hermannsberg (Allemagne - Nahe) ****

Les vignes d'Etat (de Prusse) plantées dans les années 1900 ont été récupérées en 2010 par l'entrepreneur Jens Reidel qui renomme le domaine en "Gut Hermannsberg". Il rénove le chai et engage entre autres Karsten Peter (frère de Tim Fröhlich - domaine Schäfer-Fröhlich) à la vigne. Le vignoble de 30 hectares est conduit en bio et biodynamie avec pour seule philosophie de laisser s'exprimer les terroirs : le Hermannsberg (Montagne d'Hermès - au milieu duquel se situe le domaine), le Kupfergrube, le Bastei, le Felsenberg, le Steinberg, le Kertz et le Rotenberg. Le style du domaine est un peu moins en tension que Schäfer-Fröhlich ou Dönnhoff avec des vins légèrement plus larges et exotiques.

 Les sols sont très variés dans la Nahe, même sur des parcelles pourtant voisines :

Hermannsberg : schistes argileux recouverts de loess.

Kupfergrube : roche volcanique appelée "mélaphyre" (proche du gabbro) recouverte d'ardoises de carbone.

Bastei : rhyolite (= équivalent volcanique du granite)

Kertz et Steinberg : porphyre

Felsenberg : mélaphyre et argiles

 

 

Gut Hermannsberg - Hermannsberg Riesling GG 2015 : (AP 05 17) Couleur entre or et or pâle, nez d'abord sur le citron vert, une pointe de résine et de pétrole, surtout à l'ouverture, moins après quelques heures, de plus en plus de fruits jaunes et fruits exotiques (ananas, papaye). Bouche avec une attaque vive, l'acidité continue en trame de fond, devant on retrouve surtout les fruits jaunes et les fruits exotiques, matière épaisse et riche, le vin est opulent (effet 2015 ?), nerveux, plutôt puissant pour la Nahe, pas de sucres, seulement des fruits mûrs. Finale longue, où on retrouve le citron vert, la résine, peut-être une pointe d'amertume. Excellent vin, qu'on peut encore garder sans soucis. Donnhoff commence à avoir de sérieux concurrents dans son secteur ! Note : 18/20. (Noté 100/100 Lobenberg, 42€)

gut hermannsberg 2015

Prowein

 Just riesling 2021 pêche, poire, trop mûr. 7 terroirs 2021 nez mûr, 3gr SR, mais bouche fraîche, minérale, bonne. Riesling vom vulkan 2021 mûr mais tendu petite touche tannique, bon. Vom schiefer 2021 plus frais dans les arômes, mieux, pas forcément plus tendu. Steinterrassen 2020 un gros cran au-dessus, concentré, touche noisette en bouche, long, minéral, plus frais. Top. Steinberg GG 2020 un peu trop réduit, manque de peps. Steinberg GG 2019, 5gr de SR qui ne se sentent pas du tout, nez plus pétrole, lime, zeste, plus « riesling », bouche ultra tendue, minérale, gros fond, très long amer noble… Grand vin ! Steinberg GG 2018 très réduit fumé, grillé, semble plus mûr et moins tendu.

 

 

 

 

Schlossgüt Diel (Nahe) **** - Goldloch Riesling GG 2016 : couleur or pâle, bulles presque visibles. Nez moyennement expressif mais élégant, melon, citron vert, pêche, thé vert. Bouche bien perlante, tendue et minérale, beau fruité, pêche, melon, 3-4gr de sucres parfaitement équilibrés, finale très longue, tendue sur les zestes d'agrumes, très élégant. TB++.

 

Diel - riesling burg layer schlossberg 2018 (VdP erste lage, AP22, 13%) très bel équilibre entre fruité mûr, volume et tension/fraîcheur, avec du thé vert, citron vert, belle acidité, petits amers, long. TB+.

 

Diel - pinot noir reserve 2020 : assez mûr et coloré, un peu évolué, encore tannique. B.

 

Diel - BA Goldloch : (AP26. 9%. Demi bt) très beau sucre, riche concentré, mais belle acidité derrière. TB+

 

 

 

Jakob Schneider (Nahe) ** - riesling trocken Niederhäuser Hermannshöhle 2021 : (AP 35) Couleur or pâle, nez mûr, variétal, pêche, litchi, raisin blanc, facile, simple. Bouche avec un peu de sucre, pas une grosse acidité, assez légère en alcool (12,5), très simple, pas très minérale, pas beaucoup de fond ni de longueur, facile à boire. Fait petit riesling à 10€, mais clairement pas grand cru. B.

 

 

Adenauer (Ahr) *** - Rosenthal GG 2019 pinot noir : coloré, viande fumé, beaucoup d'élevage mais aussi du volume, bien fait dans son style mais assez "moderne". B+.

 

5 juillet 2019

Bründlmayer (Autriche) ***

Bründlmayer - Kamptaler Terrassen grüner 2010 : (100% Grüner Veltliner) couleur paille, nez peu expressif à l'ouverture, un peu mieux le lendemain, sur le citron, le pamplemousse et des notes florales. Bouche vive, légèrement perlante, minérale et citronnée, qui conviendrait bien aux fruits de mer. Longueur moyenne. Note : 14/20.

Brundlmayer Kamptal Riesling Terrassen 2017 : belle entrée de gamme, riesling vif, sec, tendu.

Brundlmayer Ried Berg Vogelsang Grüner 2016 : beau grüner, frais, pas du tout variétal, minéral, pierre-à-fusil, classe.

 Bründlmayer, Kamptal Zöbinger Heiligenstein riesling 2014 : (sols de grès, riches en feldspath) couleur claire aux reflets verts, encore tout jeune. Le nez s’ouvre sur le pétrole, la résine, le citron vert, les zestes, le fruité se fait légèrement exotique avec l’ouverture. La bouche est tendue, minérale, pas un gros volume, mais très longue, salivante, sans tomber dans le trop austère non plus grâce à 3-4gr de sucres résiduels probablement. Parfait pour finir avec le fromage sur une note de fraîcheur. TB+. Autre bouteille très tendue, précise, semble sec. TB++.

brundlmayer

 

 

Hafner Family Estate ** - Muskat ? Old Vienna Composition ice wine : (millésime ? - Vinidôme) Très fruité, très marqué raisin blanc, peu d'alcool, sucré, très facile à boire, mais peu de longueur malheureusement. TB.

 

Helmut Lang *** - Eiswein 2006 Rheinriesling Neusiedlersee : (1/2 bt, 11,5%) couleur or profond, nez très miel, abricot, fruits jaunes, bouche facile, pas trop sucrée, pas une grosse acidité, finit assez court. B+.

 

Muhr & Niepoort *** - Samt & seide Blaufrankisch 2014 : robe rubis très claire, nez sur les petits fruits rouges, évoque un pinot, avec du poivre, bouche légère, peu tannique, peu épaisse, mais fraîche et très facile à boire, presque désaltérante, petits fruits rouges acidulés, finale poivrée  de longueur moyenne. Très sympa. TB-.

Dorli-Muhr (Carnuntum) Ried Kirchweingarten 2021 blaufrankisch nez un peu vert, mieux en bouche. B.

 

 

Markus Huber *** - Berg Erste Lage riesling 2012 : (région Traisental) Riesling assez mûr, avec probablement 7-8gr de SR, miel et fruits exotiques, nez joli, finale qui manque un peu de tension. TB-.

Terrassen Gruner 2019 : un peu réduit sur lies, pas trop aromatique, assez vif, frais, droit, TB-.

Berg Erste Lage 2021 grüner : grüner sur calcaire, moins aromatique, attaque avec une certaine largeur, rond, gourmand, se retend en finale avec du fond, déjà accessible mais beau potentiel aussi bien sûr. TB+.

 

 

Stadlmann *** - Zierfandler traiskirchner Mandel-höh 2020 : (Thermenregion) Couleur or pâle, nez fleurs blanches, abricot, pêche, presque fenouil, sudiste, aromatique. Bouche avec un peu de SR (4-5 gr ?), assez ronde, un peu pataude, pourtant 13,5% d'alcool sur l'étiquette mais qui ressortent un peu, sudiste et un peu trop aromatique, manquant de tension. Un peu décevant pour une première rencontre avec le producteur phare de la région. B-.

 

 

Mantlerhof (Kremstal) *** - Roter Veltliner Reisenthal 2020 : couleur or pâle, nez aromatique expressif, fleurs blanches, abricot, sudiste, miel, banane, ananas. Bouche avec beaucoup de perlant, aromatique sudiste et florale un peu trop entêtante, acidité moyenne, tien sa fraîcheur du perlant principalement, avec une longueur correcte, mais assez vite écoeurant manque un peu de fraîcheur et de tension sur ce millésime. B.

Mantlerhof, Röter veltliner 2012 : déjà bien évolué, un peu champignon, manque un peu de longueur.

 

 

Bruno Landauer ** - Ruster Eiswein pinot blanc/furmint 2018 : joli nez fruits exotiques et fruits blancs, bon équilibre, peu d'alcool, reste aérien et digeste, pas très sucré pour un eiswein (autour de 150gr), pas une grosse acidité mais suffisante pour que ça reste digeste facile à boire, manque un peu de relance en finale. TB-.

Landauer - Ruster Welschriesling Eiswein 1997 : celui pour lequel j'ai le moins de souvenir le lendemain, pourtant j'avais bien aimé sur le coup, mais probablement dans le milieu du tableau, avec un nez très pâte de coing, une bouche riche, sirupeuse mais une bonne acidité, beaucoup pensent à un chenin sur l'Anjou. Il souffre juste de la comparaison avec le précédent. TB+.

Landauer Ruster ausbruch neuburger 1993 : manque d'acidité, a mangé pas mal de sucres. B.

 

 

Ebner-Ebenauer *** - Grüner Veltliner ried Hermannschachern 2020 Niederösterreich : (à Poysdorf. Vignerons de l'année Falstaff 2022. Bio. Sol loess et calcaire) Couleur presque translucide, nez timide, à aller chercher, mieux le lendemain, pas du tout exotique ou surmûri, sur la poire, floral, épicé, caillou mouillé. Bouche perlante, minérale, pas très aromatique, un peu fermée, alcool moyen (13%), acidité moyenne, mais ça reste équilibré, minéral, avec une finale plus sur les agrumes de bonne longueur. Ca semble trop jeune mais le style est intéressant. TB.

 

Hirsch **, Ried Heiligenstein-Rotfels Kamptal riesling 2023 un peu trop soufré et mûr en même temps.    

 

J. Reinisch ** (Thermenregion) Ried Kastenbaum pinot noir 2024 ? fin et élégant,    Ried Holzspur St Laurent 2016 ? un peu chaud, manque un peu de fruité.  Pinot noir Gumpolds… alte reben 2024 ? moins bien.
 

2 juillet 2019

Soirée Espagne et pirates

Bodegas Bocopa - Marina Espumante 7° : (Alicante - 100% muscat d’alexandrie) Nez bien muscaté, raisins blancs, litchi. Bouche légère, peu d’alcool, fraîche, désaltérante, pas trop sucrée par rapport à un Moscato d’Asti, moelleux ? finale courte, mais on y retourne facilement. Parfait pour commencer. B+.

 

Bodegas Ponce - Manchuela « Reto » 2018 : (100% albilla) Couleur claire, nez très fumé/soufré, citronné, résineux. Bouche tendue, pierre-à-fusil, allumette, résine, citron, finale minérale, tendue, pas mal d’amertume. Très original. B+.

Bodegas Ponce (Castille-La Manche), DO Manchuela Pino 2021 : (17ha + 18ha en fermage bio et bioD. Vieilles vignes. 100% bobal 900m d’altitude sur calcaires. Elevage 11 mois en demi-muids de 600L)      Couleur grenat, contours violets. Le nez évoque un gamay avec de la mûre, cerise, cassis, violette. La bouche est très fruitée, florale, élégante, fraîche avec ses 12,5% d’alcool, étirée par une belle acidité qui lui donne de la longueur et une sensation minérale, quelques petits tannins en fin de bouche accentue l’allonge du vin. Très joli bobal d’altitude. TB+.

 

A. Palacios - Priorat « Les terrasses » 2015 : (55% grenache, 45% carignan) Couleur rubis foncé, nez bien marqué grenache sur la confiture de fruits rouge, sucre, pointe de vanille. Bouche ronde, texture soyeuse, fruits rouges confiturés, épices, devient un peu écœurante à la longue, on retrouve la pointe d’élevage vanillé en finale. B+.

 

Domaine de la Garance - Languedoc « Les Armières » 2013 : (90% carignan, 10% syrah) Couleur sombre, nez chocolaté, fruits noirs, menthol. Bouche avec un peu de gaz, même le lendemain ! mais une belle fraîcheur, de la matière, des tannins présents mais de qualité, une belle énergie et de la longueur, on peut l'attendre encore un peu. TB.

 

La Rioja Alta - Rioja « Gran Reserva 904 » 2004 : (tempranillo, graciano) Couleur tuilée, nez sur l'orange sanguine, le kirsch, encore un élevage vanillé bien marqué, peu évolué. La bouche est soyeuse, épaisse, plutôt fraîche avec pas mal d'acidité dans le fond, du fruit, mais un élevage vanillé trop poussé à mon goût. A voir si il finit par s'intégrer car le vin fait encore tout jeune et peut tenir longtemps. TB-.

(La rioja alta (Rioja), DOCa Rioja Gran Reserva 904 2011 : (vieux domaine de 400ha + 300 en négoce, 90% tempranillo 10% graciano. Elevage 4ans en fûts de chêne américain)   Couleur sombre, nez très coconut, vanille et fruits noirs, aussi un début d’évolution tabac et sous-bois. En bouche aussi l’élevage domine, les tannins sont bien arrondis par le bois, c’est encore jeune, il y a un peu de fruit et une acidité quand même présente. La finale est longue mais sur la sucrosité de l’élevage. Il fait son effet au départ, mais peut devenir assez vite écœurant. B-.)

 

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Clos Mogador - Priorat « Manyetes » 2010 : (majorité carignan sur schistes) Couleur noire comme l'encre, nez sur la violette, les fruits noirs, le menthol. Bouche puissante, fruitée, très minérale, superbe trame caillouteuse dans le fond qui étire et rafraichit le vin, notes graphite, menthol, fruits noirs, tannins encore présents mais jamais secs, très long. Déjà sublime, et pourtant encore tout jeune. TB++.

 

Bodegas Bilbainas - Vina Pomal Haro-Rioja 1975 : oxydé.

(autre bouteille de Pomal 1975, intéressante, nez un peu madère, bouche sauce soja, gourmande)

 

Achaval Ferrer - Mendoza « Quimera » 2011 : (38% Malbec + 26% cabernet franc, 23%merlot, 10%CS, 3%petit verdot) Couleur sombre, nez gourmand, confiture de mûre et de cassis, pointe de fraîcheur végétale derrière apportée par les cabernets, élevage bien intégré. Bouche confiturée et gourmande aussi, toujours cette pointe de fraîcheur bienvenue qui l'empêche d'être trop lourd. Longueur moyenne. TB.

 

Hacienda Monasterio - Ribera del Duero 2016 : (80% Tempranillo, 10%Cabernet Sauvignon, 8% Merlot, 2%Malbec) Couleur très noire, concentrée, le ne zest très marqué par l’élevage, vanille, coco, fruits noirs confiturés, très mûr. Bouche puissante, concentrée, confiturée, tannins bien polis par le bois, quand même une bonne longueur, mais en l’état difficile de voir derrière cet élevage très poussé. B-.

 

Toro Albala - Montila-Moriles PX 2017 : (100% pedro ximenez) Couleur acajou, nez exubérant, café, caramel, un peu d’abricot et de pâte de coing. Bouche sirupeuse, peu acide, beaucoup de caramel, puissant assez long. Pas très subtil mais efficace pour prendre sa dose de sucre en fin de repas. B+.

 

 

Bonus

Hacienda Monasterio - Ribera del duero reserva especial 2012 : très boisé, vanille, coconut, tannins complètement lissés par le bois. B-.

 

Telmo rodriguez - Gaba do Xil Valdeorras godello 2017 : simple, vif. B.

 

1 juillet 2019

L'Avenir (Afrique du sud) **

L'Avenir - Chenin blanc Block 30 Stellenbosch 2012 bt 1146/3000 : couleur or pâle, nez moyennement expressif sur la pêche, l'ananas, la poire, le pamplemousse, et des notes mentholées. Bouche très grasse, toute en "largeur", manquant de tension et de fraîcheur, sur la pêche, les fruits blancs et des notes de fenouil. Longueur moyenne, la finale est un peu chaude. Ressemble plus à certains de nos vins sudistes qu'à nos chenins de Loire. Note : 14/20.

l'avenir block 30

 

 

MAN Family ** - Coastal Region "Free run steen" Chenin blanc 2016 :  couleur claire, nez expressif sur les fruits exotiques, assez mûr, melon aussi. Bouche avec un peu de vivacité à l'attaque et du fruit, qui finit très court. Entrée de gamme correcte. B.

MAN Family - Coastal Region "Padstal" Chardonnay 2016 : nez légèrement beurré/grillé, bien typé chardonnay du monde, bouche plus sur la vivacité, citronné, avec une acidité tartrique assez marquée. Pas mauvais, mais probablement pas très "naturel". B-.

MAN Family - Bosstok pinotage 2017 : couleur rubis foncé, nez de coulis de fruits rouges, pointe épicée, élevage bien intégré, fait un peu grenache. Bouche avec des fruits rouges confiturés, bonne acidité derrière, tannins fins, assez rond, finale un peu courte et chaude sur les épices. Bonne entrée de gamme. B+.

 

 

Beyerskloof *** - Pinotage Reserve 2016 : couleur rubis foncé, nez sur la cerise, la mûre, fruits un peu sucrés et gourmands, pointe vanillée, notes de viande fumée du cépage. Bouche assez fraîche, beau fruité gourmand, tannins bien lissés par le bois, longueur moyenne, sur les fruits, donne envie d'y revenir. Style un peu trop moderne peut-être mais très bien fait. TB.

 

 

Glenelly ** - Chardonnay unoaked glass collection 2016 : chardo un peu réduction/grillé, vif, pas de gras, citronné, tombe assez vite, fait le boulot pour le prix. B.

Glennelly syrah glass collection 2017 : très confit. B-.

 

 

Crystallum ** - Pinot Noir Peter Max 2018 : sucre, orangette, très vite écoeurant, manque d'acidité et de fraîcheur. Moyen+.

Crystallum :   Peter Max pinot noir 2023 fin et salin, petite touche orangette, clair en couleur, quand même de l’allonge, très bon.

 

 

Bouchard Finlayson ** - Pinot noir galpin peak 2017 Hemel-en-Aarde : sucre, orangette, caramel, élevage vanillé très marqué, vite écoeurant. Moyen.

Bouchard Finlayson (Af sud) – Sauvignon 2020 Walker bay : très variétal, bourgeon de cassis, vite écœurant, mais frais ceci-dit. B.

Bouchard Finlayson – Missionvale chardonnay 2011 : très dorée, nez beurre rance, champignon, évoluée, bouche sympa, beurrée, truffée, fait vieux bourgogne, manque un poil de peps sur la finale, mais joli vin de gastronomie. B+.

 

 

Hamilton Russell Vineyards ***, Chardonnay 2019 Hemel-en-Aarde : Couleur or pâle, nez qui sauvignonne légèrement, pas de beurré, ni vraiment d’élevage ressenti, bouche assez droite, en tension, pas de gras, sur les agrumes, sauvignonne un poil aussi sans excès, finale un peu sur le soufre. TB.

 

 

Gabrielskloof **, chenin blanc 2024 : chenin bien maitrisé, joli fruité, pas de lourdeur, très facile, déjà prêt. B+.

 

Springfontein **, pinotage 2022 terroir selection : très chocolat, tout rond, coconut et boisé. B-.

 

False Bay vineyards (Waterkloof) **, chenin blanc slow 2025 : chenin classique, acidité moyenne, en rondeur, mais pas de lourdeur, simple et facile, bonne entrée de gamme. B.

 

23 avril 2019

Dr. Bürklin-Wolf (Allemagne - Palatinat) *****

Weingut Dr. Bürklin-Wolf - Riesling Ruppertsberger Gaisböhl Spätlese trocken 1997 : (AP 10 99, 13,5% vol., région du Palatinat) Couleur or, nez moyennement expressif même s'il est bien mieux après quelques heures d'ouverture, sur la résine, le citron vert, le pamplemousse, assez jeune, pas particulièrement pétroleux. Bouche vive, tendue, avec une belle acidité, probablement encore 4-5gr de SR, beaucoup d'amertume, zeste de citron et de pamplemousse. Finale longue, à la fois sur l'acidité et l'amertume, résine, écorce, citron, pamplemousse. Un peu austère seul, mais il permet des accords intéressants à table. Note : 15/20.

dr-burklin-wolf-ruppertsberger-gaisbohl 1997

 

Weingut Dr. Bürklin-Wolf - Wachenheimer Böhlig Riesling P.C trocken 2015 : Couleur d’un beau jaune doré avec de petits cristaux de tartre qui restent collés aux parois du verre. Nez moyennement expressif, sur des fruits jaunes bien mûrs, un peu de mirabelle, de miel, de citron puis quelques notes terpéniques dans le fond. On sent un côté solaire. La bouche n’est finalement pas si chaude au sens où si l’on garde les fruits jaunes bien mûrs elle n’est pas si puissante, tendue par une belle trame acide et minérale, légèrement perlante, ce qui lui confère un bel équilibre entre fraîcheur et maturité des arômes. Le vin goûte sec et semble encore tout jeune finalement. Finale de longueur moyenne, sur les zestes d’agrumes, le citron confit, on retrouve les terpènes. TB.

 

Burklin-Wolf - riesling trocken 2023 Wachenheim : (village) riesling fruité, petite touche buis, frais, mais manque un peu de tension, fruité un peu trop exubérant en l'état, ça reste une bonne entrée de gamme sur le fruit, facile. B+.

 

 

 

Christmann ***** - Idig Riesling GG 2008 : (1/2 bt, AP n°33)  Couleur or profond tirant doucement sur l'ambrée, semble très évoluée. Nez expressif, légèrement marqué par le pétrole, plein de miel, de l'acacia, fruits secs, orange confite, un peu de noisette et de praliné, sublime. La bouche reprend cette aromatique, peut-être 2-3gr de sucres, belle rondeur miellée, pas une grosse acidité pour un riesling, mais juste ce qu'il faut dans le fond pour que le vin reste très digeste, d'autant plus que la finale citron confit, et orange amère, sans être très longue, donne envie d'y retourner. Très beau vin, beaucoup de complexité, manque juste un poil de longueur et d'acidité pour être parfait, déjà bien évolué pour 2008, dans un style encore "baroque" alors que les derniers millésimes du domaine sont soi-disant plus tendus/minéraux. TB++.

Riesling Aus den Lagen 2021 nez très réduit, mais il a l’avantage d’être moins en fruit donc moins mûr que les autres. Bouche très bonne. Aus den Lagen 2021 pinot noir que du bois vanillé bof. Schlossel Premier cru pinot noir 2019 un peu moins boisé que le précédent mais très moderne…

 

 

Knipser *** - Blauer Spätburgunder trocken 2017 : couleur claire et rouillé, nez fruits rouges, orangette, pinot solaire. Bouche simple, un peu d'alcool, de soleil. Pas un grand fond. Entrée de gamme correcte. B.

 

Bassermann-Jordan **** - Riesling Ungeheuer GG 2018 : (AP n° 39) Couleur assez claire pour un GG 2018, nez de fruits jaunes, pointe de rose un peu gênante, assez mûr. Bouche perlante, mnérale, belle tension, 5-6gr de sucres probalement, fruits jaunes mais toujours ces notes un peu dérangeantes de parfum de rose. Belle longueur. A voir dans quelques années. A part ce petit côté rose le reste est très prometteur. TB-.

 

18 mars 2019

Benoît Dorsaz (Suisse) ****

Benoît Dorsaz - AOC Valais Cornalin de Fully Les Perches 2015 : (100% cornalin) Couleur grenat aux contours violacés, nez gourmand sur le bonbon à la cerise, mûre, violette, sureau, pas d'élevage. Bouche avec une belle matière, fraîche, juteuse, fruitée, peu de tannins, facile à boire, ce qui s'en rapprocherait le plus en France serait peut-être un beau gamay. Finale un peu courte. Beaucoup de plaisir sur ce cornalin, pas très complexe, mais élégant. Il doit probablement exister des interprétations bien plus rustiques. Note : 16/20.

 

 

Bolney * - Pinot noir 2014 : (Angleterre - Sussex) couleur claire un peu marron, nez qui semble à la fois chaleureux et un peu passé. Pas frand hose en bouche, fruits rouges, fait dilué, peu de tannins, très court. Moyen.

 

3 mars 2019

Penfolds (Australie) *** et Chris Ringland ***

Penfolds est une maison immense, possédant plus de 1000ha de vignes + près de 3000ha en négoce. Créée en 1844 la maison Penfolds s'est fait connaitre dans les années 1950 grâce à Max Schubert qui amène le domaine vers des vins tranquilles et secs avec notamment le mythique Penfolds Grange, assemblage de plusieurs régions ! Depuis les années 1990 les vinifications sont gérées par l'oenologue Peter Gago. Les vins de Penfolds sont "modernes", très confiturés, très boisés, riches en alcool, opulents. Cependant, les quelques vignes que le domaine a pu aquérir ces dernières années en Tasmanie (notamment présentes dans la cuvée Yattarna) apportent plus de fraîcheur.

 

 

Bin 8 2017 : (cabernet, syrah) très mûr, très noir, un côté pruneau et brûlé. Moyen.

Koonunga Hill chardonnay 2017 : (cuves) plutôt vif et tendu, mais très marqué par le soufre et un côté grillé gênant. On sent qu'ici aussi on est passé de chardonnays très ronds et beurrés à des vins plus tendue en autolyse. B-.

 

Penfolds, RWT Barossa shiraz 1999 : (13,5%) belle surprise, très lardé, évolution noble, assez fin pour Penfolds.

 

Penfolds - Koonunga Hill Shiraz Cabernet 2012 1/2 bt : (assemblage de différentes régions, Barossa Valley, McLaren Vale, Clare Valley, Coonawara...) couleur grenat, nez expressif, sur le cassis, la prune, l'orange sanguine, quelques épices, léger boisé bien intégré. Bouche aux tannins peu perceptibles, bonne matière, fruits noirs, épices, et un côté métallique un peu gênant, reste assez frais. Finale courte. Une entrée de gamme correcte mais pas plus. Note : 14/20.

penfolds

 

 

 

Chris Ringland - RBJ Theologicum Barossa Valley 2012 : (50% grenache, 50% mourvèdre) Couleur grenat, nez de fruits mûrs, fruits rouges et quelques fruits noirs, poivre, chocolat. Bouche très dense, concentrée, puissante, encore jeune, on sent bien les 15,2%, élevage bien intégré, tannins mûrs gras et fondus, un peu confiturée. Assez longue, Encore un peu jeune. Bien dans le style Barossa très opulent, même si je m’attendais à pire pour un RIngland. C’est une cuvée plutôt d’entrée de gamme chez lui, bien faite si on cherche la densité, encore jeune et massive pour nos palais français derrière les Bordeaux. B+.

 

 

19 février 2019

Wittmann (Allemagne - Rheinhessen) *****

Vieux domaine historique d'environ 30ha situé à Westhofen en Rheinhessen, qui a franchi un cap en passant bio en 1990 puis biodynamie en 2004 sous l'impulsion de Philippe Wittmann (le fils de Günter). Le travail à la vigne est impressionnant et se sent dans la profondeur des vins, surtout sur les grands terroirs du Kirschspiel, du Morstein ou du Brunnenhäuschen. Si le domaine possède quelques chardonnays, pinots noirs... ce sont les rieslings secs qui font la fierté de la maison. Ils sont pressés en grappe entière, pas de malo, macération de quelques heures, fermentation spontanée en foudres, avec contrôle des températures (en cela plus moderne qu'Heymann Lowenstein ou JJ Prüm par exemple).

 

 

Wittmann (Renaissance des appellations 2019)

Riesling trocken 2018 : Riesling tendu, minéral, salin, très long pour une entrée de gamme, ça démarre fort. TB+.

Riesling Vom Kalkstein trocken 2018 : même trame tendue et saline, plus d’épaisseur, plus long. TB++.

Riesling Westhofener trocken goldkapsul 2016 : plus pétrolé, plus austère, plus amer, résine, un poil plus court. TB+.

Riesling Kirchspiel GG goldkapsul 2015 : pointe de résine et pétrole, plein d’agrumes, zestes, ulta long et minéral avec une matière énorme, aussi long que large. Déjà sublime avec un gros potentiel de garde. Gros coup de coeur. Exceptionnel.

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 Wittmann – Riesling Kirchspiel GG 2017 (AP n°17) : (sols calcaires) Couleur or pâle, nez un peu fermé, fruits jaunes, miel, tilleul, camomille, fleurs blanches. Bouche avec de l’épaisseur, bien marquée tilleul aussi, très belle acidité dans le fond, beaucoup de minéralité, de profondeur et de longueur, avec une finale crayeuse et saline. Un vin un peu jeune qui manque de complexité à l’heure actuelle, mais à l’équilibre parfait. TB+.

 

Wittmann - Riesling Westhofener 2017 : couleur dorée, nez miel, citron vert, fruits jaunes, pas de pétrole, plus mûr que 2016. Bouche avec de l'épaisseur, de la tension, marqué par les zestes d'agrumes avec une finale sur les amers assez longue. Très beau pour un village, peut se garder. TB.

 

Riesling estate trocken 2020 : toujours ce style tranchant, énergique, citronné, zesté, très frais, long, salivant, superbe entrée de gamme. TB+.

 

Riesling estate 2021 bon, plus tendu, plus citrique, moins écœurant que les autres, top. Vom kalkstein 2021 un peu plus mûr, on arrive à nouveau sur un côté pêche/viognier sans aller trop loin non plus. Moins bien que le estate en l’état.

 

Wittmann, Morstein GG riesling 2019 (AP 19)  Rheinhessen : Couleur or, nez riche, fruits jaunes, cédrat, thé vert, eucalyptus, complexe. Bouche opulente à l’attaque, fruité mûr, très camomille, miel, tilleul, fruits jaunes, finale avec une bonne acidité et des amers zestés de citron vert marqués qui appellent la table. Gros vin, encore un peu jeune dans l’idéal. TB+.

 

Valade

Estate 2024 nez aromatique, jolie bouche tendue avec un peu de fruit, belle longueur. Westhofen 2022 riesling très tendu salin, dans le style du domaine, extraits secs, top.  Morstein GG 2023 va encore plus loin en volume longueur, presque tannique, petits amers, grosse tension salivante, superbe. (pas de malo)

 

18 février 2019

Benziger (USA) **

Benziger - Pinot Noir Sonoma Coast 2014 : Couleur rubis claire, reflets marrons. Nez expressif, de cerise rouge, de fraise, de vanille, on reconnait le pinot dans un style moderne. Bouche légère, peu tannique, beau volume, beaucoup de fruit mais aussi un côté vanillé présent, belle texture grâce à l'élevage, finale un peu courte. Bien fait, dans un style moderne, qui ne tombe pas non plus dans la caricature. Note : 14/20.

benziger sonoma pinot noir

 

12 février 2019

August Kesseler (Allemagne - Rheingau) ****

August Kesseler - The Daily August Rheingau Pinot Noir 2016 : (VdP Gutswein, AP 007 18. Jeunes vignes du Höllenberg, de Rüdesheim et d'Erbach, 100% égrappé. Vieux fûts, foudres et cuves) Couleur rubis claire, nez de petits fruits rouges acidulés, framboise, groseille, cerise rouge, pointe de caillou fumé. Bouche légère, peu épaisse, belle acidité, beaucoup de fruits rouges acidulés, petite pointe végétale. Finale un peu plus solaire, avec une pointe d'alcool. Beau petit pinot, surtout pour une entrée de gamme à 10€. Note : 15/20.

 

August Kesseler, Daily August Riesling 2017 : Riesling sec, peu épais mais vif, tendu, presque désaltérant. TB-.

 

23 janvier 2019

Soirée Wachau

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 Seulement 15kms séparent Spitz d'Unterloiben et pourtant on vendange en moyenne deux semaines plus tôt à l'Est.

 

 

En 1983 le Codex Vinea Wachau (association d’une vingtaine de producteurs au départ, environ 200 aujourd’hui) impose, entre autres, le respect de l’origine des raisins, la non-chaptalisation et la distinction les 3 catégories suivantes :

- Steinfeder : moins de 11,5% d’alcool.

- Federspiel : entre 11,5% et 12,5%.

- Smaragd : plus de 12,5% d’alcool.

Si c’était plutôt une bonne idée au départ, les vins étant plus « lisibles » et faciles à accorder à table, elle commence à être critiquée. Le problème est que la plupart des producteurs essayent à tout prix de faire du Smaragd, et n’hésitent pas à vendanger très tard des raisins botrytisés (régulièrement à la mi-novembre). En plus de donner des vins lourds, le terroir s’en trouve masqué. Mais les Smaragd se vendent plus chers et plaisent à la critique locale, avec en tête le guide Falstaff, qui aime l’opulence, la richesse, et dont les goûts sont assez éloignés de nos palais français.

On peut ainsi distinguer des domaines qui ramassent très tard, qui recherchent l’opulence (Hirtzberger, Knoll, FX Pichler…) et d’autres qui visent beaucoup plus la tension et qui critiquent le Codex, soit sans aller jusqu’à en sortir (Prager, Alzinger…) soit en se passant du Codex (Pichler-Krutzler, Veyder-Malberg…).

Pour approfondir le sujet je conseille le numéro 107 de la revue Le Rouge et le Blanc, ainsi que le site de la Vinea Wachau, d'où proviennent les photos : https://www.vinea-wachau.at/

 

 

Place à la dégustation : les vins sont goûtés dans des Zalto White Wine. Ouverture des bouteilles en début d’après-midi pour le soir, sauf pour le 1994 ouvert quelques minutes avant.

 

 

Apéritif

1 Franz Hirtzberger - Riesling federspiel “Steinterrassen” 2017 : assemblage de parcelles autour de Spitz. Couleur claire, nez expressif et élégant sur des notes de fleurs blanches, de citron vert, de fruits jaunes, ne fait pas très riesling. Bouche vive, perlante, beaucoup de fruits, d'agrumes surtout, et une finale très fraîche, désaltérante, qui donne envie d'y revenir. Belle entrée de gamme, pas très complexe, mais parfaite pour l'apéritif. TB-.

 

2 Emmerich Knoll - Riesling federspiel 2016 : assemblage de parcelles autour d’Unterloiben. Climat plus chaud (Courants froids de la forêt du Wadviertel au Nord-Ouest vs Courants chauds de la plaine de Pannonie à l’Est). Même couleur, nez plus marqué par des fruits mûrs et fruits exotiques, petite touche de pétrole, on sent un peu plus le riesling, du silex aussi. La bouche est plus mûre, moins vive, moins perlante, facile à boire car légère en alcool et fruité, mais ça manque un peu d'acidité par rapport au précédent. Ca reste néanmoins un bon petit vin d'apéritif. B+.

 

 

Horizontale 2016

3 Hofstätter - Riesling federspiel “Singerriedl” 2016 : sols de paragneiss (= gneiss sédimentaire) avec mica-schistes,  quartzites et sables. Sols plus maigres en haut de coteau. Exposition ouest. Couleur un peu plus dorée, nez un peu réduit au départ avec un côté fumé, silex, qui devient plus léger à l'aération, moins fruité, mais plus minéral que les précédents. La bouche est perlante, vive, tendue, minérale, citronnée, un côté zeste de pamplemousse aussi et une légère amertume. Finale pas très longue, mais salivante qui donne envie d'y revenir. Un excellent rapport q/p sur ce vin à 10€. TB-.

singerriedel wachau

 

4 Leo Alzinger - Grüner Veltliner federspiel  “Hochstrasser” 2016 : sols d’orthogneiss (= gneiss magmatique) + limons. Exposition sud. Bas de la parcelle “Loibenberg”. Couleur claire, nez différent, on sent qu'on a changé de cépage, miel, fruits exotiques, poivre, sans être exubérant et donc jamais écoeurant. Bouche vive, perlante, minérale, où on sent que tout est fait pour garder de la fraîcheur sur une parcelle et un cépage qui pourraient vite donner un vin lourd, mais ce n'est pas le cas, on reste toujours sur une belle acidité et des fruits mûrs. Bon petit vin, taillé pour l'apéritif là aussi. TB-.

hochstrasser wachau

 

5 Högl - Grüner Veltliner smaragd “1000 Eimerberg” 2016 : sols de paragneiss + marbre de silicate. Exposition sud. Couleur or clair, nez bien plus opulent et démonstratif, on sent le passage à la catégorie "Smaragd", très marqué fleurs blanches, un peu violette et anis le soir, comme un viognier trop lourd, plutôt sur la rose à la gewurz le lendemain, des fruits surmûris, c'est très variétal. La bouche est très grasse, opulente, mais vite lourde et écoeurante. Le seul vin de la série que je n'ai vraiment pas aimé. Moyen.

tausend eimer berg wachau

 

6 Pichler-Krutzler - Grüner Veltliner “Supperin”  2016 : sols d’orthogneiss, sables et alluvions. Exposition sud-ouest. Couleur dorée, nez très minéral avec une touche de miel, peu de fruit, pas du tout variétal, il faut aller le chercher, peut-être une pointe d'épices (safran ?). La bouche est vive et tendue pour du Grüner, ultra minérale, le cépage est complètement effacé au profiter du terroir, le vin n'est pas encore très complexe, peut-être un peu fermé pour être jubilatoire, mais il s'annonce très grand dans quelques années. Finale de longueur moyenne, fraîche, sur le miel et le minéral. Un style très convaincant, d'autant plus qu'on n'est pas sur la parcelle la plus qualitative du coin en théorie. TB.

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7 Prager (Toni Bodenstein) - Riesling smaragd “Achleiten” 2016 : sols hétérogènes : orthogneiss sur le haut, migmatites et amphibolites sur le bas, paragneiss à l’ouest. Exposition sud-est et ouest. Couleur bien plus claire avec ce passage aux Rieslings "Smaragd", nez très élégant, pas d'hydrocarbures mais des notes florales, des agrumes, de la mirabelle, on sent qu'il lui manque juste quelques années pour développer plus de complexité. La bouche est impressionnante d'énergie, de tension, parfaitement équilibrée par un beau volume et une impression minérale qu'il n'y avait pas au nez. La finale est bien plus longue et persistante, plus saline aussi que celle des autres vins. Le gagnant de la soirée à l'unanimité, même s'il faudrait encore un peu de temps pour être qualifié de grand vin. TB+.

achleiten wachau

 

 

Vieux millésimes

8 Johann Donabaum - Riesling smaragd “Offenberg” 2003 : sols de paragneiss avec dépôts de marbre et d’ardoises. Exposition sud-ouest. Couleur dorée, nez bien marqué pétrole, c'est le premier riesling aussi facilement identifiable, avec des notes de miel, de résine, de fruits jaunes. La bouche est sur la même aromatique, encore jeune pour 2003, même si le fruit a laissé place au minéral et aux hydrocarbures, seule la finale est un peu plus décevante avec une pointe de caramel et peu de longueur. Cette fois-ci on sent qu'il s'agit d'un vin "moyen" mais bu à son apogée. TB.

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9 Rudi Pichler - Grüner Veltliner smaragd “Hochrain” 2008 : Sols de loess avec sables et argiles. Exposition sud-est. Couleur dorée, nez très marqué par des notes fumées/grillées, comme du silex, voire par moment du pneu brûlé, du caoutchouc, un peu repoussant au premier nez mas on s'y fait petit à petit. Derrière quelques notes miellés, très peu de fruit, très austère. La bouche est très énergique, tendue, avec un beauc volume, surtout à l'aération, voire un peu de gras le lendemain, c'est le seul qui rivalise avec le Prager à ce niveau-là. Le cépage est impossible à reconnaître. La finale est longue, toujours à fond sur le caillou fumé/grillé, une pointe de poivre aussi. J'ai adoré la bouche mais j'ai eu plus de mal avec le nez. TB.

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10 FX Pichler - Grüner Veltliner smaragd “Kellerberg” 2010 : sols d’orthogneiss et loess. Exposition sud. Couleur dorée, le nez évoque un liquoreux, encore bien plus miellé que les précédents, fruits mûrs, ananas, coing, voire papaye, du poivre, très beau, même si on reconnaît facilement le cépage. C'est plus compliqué en bouche où l'attaque est ronde et épaisse, sur les arômes du nez avec des noes minérales aussi mais on sent peu à peu les 14,5% passer devant. C'est puissante avec une grosse ampleur de la longueur, mais le vin manque cruellement d'acidité, il finit lourd, pataud, uniquement sur l'alcool. Un peu décevant pour ce qui était censé la grande bouteille réunissant un beau millésime, une belle parcelle et un bon producteur. Certains sont moins difficiles que moi autour de la table mais tout le monde s'accorde à dire qu'il est impossible d'en boire 2 verres. On comprend avec le nez et l'attaque pourquoi ce genre de vin peut plaire, mais avec la fin de bouche on perçoit aisément les raisons pour lesquelles les gros Smaragd commencent à être critiqués. TB-.

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11 FX Pichler - Grüner Veltliner smaragd Terrassen 1994 : assemblage de parcelles autour de Dürnstein à l’est. Couleur plus claire que le précédent, nez très minéral, caillou fumé, peu de fruit, presque un côté hydrocarbures, on ne sent plus le cépage. La bouche est encore là, manquant de fruit certes, mais avec de belles notes minérales, encore une acidité correcte. La finale par contre est très courte. Pour une entrée de gamme, ça a sacrément bien vieilli. TB-.

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 wachau sols geologie

Une petite synthèse des sols, bien utile... (http://www.krier-thilion.eu/wachau_geologie.html)

 

Conclusion : sans trop de surprises, nos palais français ont préféré en général les rieslings, plus acides, aux grüners, et les producteurs travaillant sur la tension (Prager, Pichler-Krutzler, Rudi Pichler) plutôt que sur l'opulence. Tout le monde a apprécié la diversité des 11 vins, très marquée grâce aux différents terroirs mais peut-être encore plus par les styles de vinification. Par contre si on devait comparer avec une région comme l'Alsace, les rapports qualité/prix ne sont pas très intéressants et le niveau général un peu plus faible à l'unanimité. Les vins que certains pourraient éventuellement racheter un jour sont le Prager (38€) et le Hofstatter (10€). C'est peut-être dans les petits rieslings federspiel de producteurs méconnus qu'il faudrait fouiller, ou alors dans la région voisine du Kremstal, moins célèbre mais plus dynamique.

 

 

Afters :

P. Alliet - Chinon Vieilles Vignes 2004 : on termine tranquillement avec un vin servi à l'aveugle, la couleur est claire, le nez sur les fruits rouges, une pointe végétale, pas très évolué pour 2004. Beaucoup de fruit en bouche, c'est léger mais sans manquer d'épaisseur, très élégant, légèrement floral aussi, assez bonne longueur. TB.

B. Baudry - Chinon La Croix Boissée 2004 : couleur noire, nez de champignon, de tabac, de sous-bois, peu de fruit. Bouche puissante, tannins encore très présents et astringeants. Pas photo ce jour là avec le VV de Baudry. C'était quand même un peu mieux le lendemain. B-.

 

31 décembre 2018

Robert Weil (Allemagne - Rheingau) ****

Vieux domaine historique d'environ 90 hectares situé à Kiedrich. Le style se veut plutôt à l'ancienne, riche et opulent, taillé pour la garde, même si l'on voit ici aussi de plus en plus de vins secs et de GG apparaître.

 

Robert Weil - Rheingau Riesling Kiedricher Gräfenberg Auslese 1993 1/2bt : (8,5% vol, AP 015 94) Bouchon complètement effrité, couleur or foncé, nez sur la confiture d'abricot, d'orange, un peu de miel, de coing, impossible de sentir le riesling pour moi, le vin me rappelle plutôt un Montbenault liquoreux ou un Scheurebe de Kracher. La bouche est elle aussi sur l'abricot, les fruits jaunes, bonne acidité, surtout une amertume (zeste d'orange) de plus en plus présente qui relance bien le vin. On sent que les sucres ont commencé à être "mangés". Bonne longueur sur l'orange amère. Le vin a encore un bon potentiel de garde, même en 1/2 bt, sans parler du bouchon. Note : 17/20.

Robert weil 1993

 

 Sekt brut 2019 attaque vif puis finit court et arrondi, moyen. Kiedricher Grafenberg GG 2002 servi en 6L couleur dorée, encore jeune miellé, fruité, il y avait probablement 4-5gr de SR au départ, tilleul, citron vert, résine, avec de l’épaisseur, soyeux, pas une acidité énorme mais juste ce qu’il faut, très long, complexe, grosse bouteille !

 

13 octobre 2018

Pittnauer (Autriche) ***

Pittnauer - Burgenland Blaufränkisch "Heideboden" 2013 : (parcelle plate entre Gols et le lac de Neusiedl, sols de graves + calcaires) Couleur rubis, joli nez sur les fruits rouges un peu confiturés (fraise, cerise) et quelques notes de prune peut-être liées à l'évolution. Bouche légère, peu tannique, fruitée, facile à boire. Finale assez courte, avec un peu plus de chaleur et moins de fruit. Bon vin de soif qui remplit tout à fait son rôle d'entrée de gamme (8-10€). A ne pas garder plus longtemps je pense. Note : 14/20.

Pittnauer - Blaufänkisch Rosenberg 2012 : (sols de sables et limons surtout) Couleur grenat, sombre et intense, peu évoluée. Nez de fruits rouges et noirs,surtout des notes herbacées, poivre, violette, réglisse. Bouche concentrée, fruité légèrement confituré, on sent un vin puissant mais équilibré par une belle acidité, tannins assez fins. Finale de bonne longueur, épicée. Plus puissant et chaleureux, moins élégant que le Uwe Schiefer. Pas pour les pdf, bien que ce ne soit pas la cuvée ni le millésime les plus puissants du domaine. Si on devait le comparer à un vin français, peut-être un gamay sérieux, en grappes entières sur une année très chaude. TB-.

 

 

 

Josef Schmid *** - DAC Kremstal Reserve Riesling Heiliger Geist 2013 : couleur or pâle, nez agrumes, résine, pointe de pétrole classe. Bouche avec  une belle épaisseur, minérale, agrumes, résine, assez longue, manue une pointe de tension en finale pour chipoter, mais une belle bouteille. TB.

 

Allram *** - DAC Kamptal Riesling 1er cru Gaisberg 2017 : couleur or pâle, nez avec du fruit exotique, pointe de sucre, gourmand. Bouche avec un peu de sucre, fruts exotiques, voire litchi, gourmande, facile, pas trop lourde non plus, finale un peu courte, qui arrive à rester fraiche. Bon petit vin, qui manque de profondeur pour aller plus loin. B+.

 

Sigl *** - Kirnberg Grüner Veltliner Smaragd 2016 : (14%) Couleur bien dorée, nez de fruits exotiques, ananas, goyave, un peu de miel, très mûr. Bouche opulente, exotique, mais qui reste équilibrée grâce à une acidité élevée, bonne matière, assez bonne longueur avec une finale miellée, et légèrement épicée. Bon Grüner, dans un style classique, sur l'opulene du smaragd. TB-.

 

Paul Achs *** - Heideboden Burgenland 2019 : (St Laurent, Blaüfrankisch, zweigelt. Capsule vis. Elevage fût). Couleur claire, nez un peu réduit à l'ouverture, puis se développe sur des fruits rouges et noirs, mûre, framboise, léger floral. Bouche très ronde, un peu lisse même, fruitée, petite sucrosité, gourmande, légère en alcool, rappelle un gamay, manque un peu de tension, facile à boire, très simple. Une bonne petite entrée de gamme. Le lendemain, plus sérieux, léger boisé, bon aussi. B+.

 

 

Uwe Schiefer **** – Blaufränkisch Szapary Reserve 2013 DAC Eisenberg : (élevage foudres environ 2 ans, sols schistes et fer) couleur grenat clair, trouble, pas filtrée. Joli nez dès l'ouverture, sur la violette, fruits rouges et noirs, mûre notamment, graphite/mine de crayon, petite touche végétale de type poivron sans excès de sousmaturité. Bouche avec beaucoup de fruit, toujours de la violette, plutôt tendue, belle profondeur avec une fine trame acide, toujours  ces petites notes végétales qui apportent de la fraîcheur et un grain de tannins poudrés légèrement présent qui étire surtout le vin en finale. Belle longueur, sur le cassis, la mûre, le poivron. Un vin qu'il faut aller chercher un peu, ni gourmand, ni confituré, mais de belle noblesse avec beaucoup de fond. Il me rappelle de très beaux cabernets francs. TB.

 

 

2 septembre 2018

Oliver Conti (Espagne) ** et autres Emporda

Oliver Conti - DO Emporda "Indispensable" blanc 2017 : (maccabeu, grenache blanc, sauvignon, muscat) Couleur claire, nez très fruité sur l'abricot, la pêche, quelques notes florales. Bouche vive, avec quelques agrumes apportés par le sauvignon, de légères notes muscatées (rose, raisin blanc), de l'abircot, peut-être 4-5gr se sucres résiduels qui rendent ce vin très gourmand. Finale courte, mais qui reste fraîche. Sans être indispensable, c'est un excellent rapport q/p (5,50€). Les cépages "internationaux" apportent juste ce qu'il faut à la base grenache/maccabeu. TB.

oliver conti indispensable blanc

 

Oliver Conti - DO Emporda "Indispensable" rouge 2016 : (grenache, carignan, cabernet sauvignon) Couleur rubis foncé, nez de fruits rouges confiturés et épices plutôt sympa, bouche légère, peu tannique mais un peu de gaz et une finale légèrement alcooleuse empêchent de vraiment prendre du plaisir. B-.

 

JOC (Jordi Oliver Conti) ** - DO Emporda 9set2 2014 : (65% grenache, 15% syrah, cabernet sauvignon, cabernet franc) Couleur sombre, nez très mûr et confituré, fruits rouges, prunes, voire pruneau. Bouche puissante mais bien contrebalancée par un fruité compoté, tannins soyeux, belle matière, mais manque un peu de tension et de fraîcheur. Finale très confiturée, sur la prune, le pruneau. B.

 

Cellers Santamaria * - Emporda criança gran recosind 2014 : plein de bois, imbuvable. Moyen-.

 

Celler Gerisena ** - Emporda Gerisena negre 2018 : (grenache, cabernet) fruité, mûr et confituré, élevage bien intégré, on sent un peu l'alcool. A revoir dans quelques mois mais plutôt bien fait. B+.

 

Marti Fabra * - DO Emporda "Verd Albera" blanc 2017 : (grenache blanc, muscat, chardonnay) Couleur claire, nez sur l'abricot, la rose, les fleurs blanches. Bouche avec beaucoup d'acidité à l'attaque mais mal intégrée, pas mal d'alcool aussi. Les arômes de rose ressortent un peu trop et écoeurent vite. B-.

 

Espelt ** - Chardonnay 2019 : pas de gras, vif, anisé, finit sur l'alcool. B-.

Espelt ** - Emporda Quinze roures 2020 blanc : (grenache gris et blanc) nez fruité, fruits blancs et abricot, bouche travaillée sur la vivacité, peu d'élevae mais l'alcool ressort en finale. B.

 

Coca i Fito & Roig Parals ** - DO Emporda "Tocat de l'Ala" blanc 2016 : (grenache blanc, maccabeu) Encore une robe très claire (élevage cuve aussi), mais une aromatique très différente, sur les agrumes, le citron vert, un côté écorce, presque résine aussi qui peut rappeler le riesling. Bouche vive, sèche, avec une belle acidité et une petite amertume rafraîchissante, finale correcte sur le zeste d'agrumes. Très sympa (10€). TB-.

 

Freixenet * - Cava Brut Cordon negro Gran seleccion : couleur paille, nez fruité, sur la poire et l'abricot, un peu plus simple que le Recaredo mais dans le même style. Bouche fruitée, à la bulle plutôt fine, plus de sucre et moins de fraîcheur que le Terrers, finale un peu plus courte et légèrement amère. Mais c'est plus que correct pour le prix (5€). Note : 13/20.

 

16 août 2018

Denis Mercier (Suisse) ****

Denis Mercier - AOC Valais Ermitage flétrie sur souche 2008 : (100% marsanne, 1/2bt) Couleur or profond, superbe nez sur le miel, le coing, des fruits exotiques bien mûrs comme de la goyave, de l'abricot, de la mandarine. Bouche épaisse, sirupeuse, assez puissante, encore très jeune mais déjà excellente, le sucre est bien équilibré par une acidité élevée, à peine moins exotique que le nez avec un peu plus d'abricot sec. Finale longue avec quelques amers, des agrumes. Très beau liquoreux, mon meilleur vin suisse pour le moment. Note : 18/20.

denis mercier ermitage fletrie

 

 

 

Mabillard-Fuchs Madeleine et Jean-Yves ** - Valais Humagne blanc 2015 : (100% humagne blanc) Couleur or pâle, beau nez, expressif, très marqué par les fleurs blanches, un peu de pêche et de miel. Bouche épaisse, grasse, où on retrouve bien les arômes du nez, surtout les fleurs blanches, un peu de poivre aussi, le vin semble puissant, il manque d'acidité, l'alcool ressort vite. Finale courte, vite écoeurante, alcooleuse. Le nez était très beau dommage que le bouche soit mal équilibrée. Note : 13/20.

 

 

Domaine de Beudon *** - Riesling x sylvaner 2016 AOC Valais : (müller-thurgau) que de l'alcool, pas de fruit, pas d'acidité, déjà trop vieux ou défaut de bouteille... Moyen.

 

 

Simon et Régis Bagnoud ** - Johannisberg Coteaux de Sierre 2022 : un sylvaner très fleuri, fruité, perlant, manque de tension en finale. B.

 

 

Patrick Chabrier ** vinifié par Frédéric Zufferey Syrah Valais 2022 et Petite Arvine 2022 : deux vins très simples sans défauts majeurs mais manquant clairement de fond. B.

 



JR Germanier **

(à Prowein) Fendant les terrasses 2021 variétal, floral, mou. Petie arvine 2021 gras fruité du cépage pas trop lourd garde une bonne fraîcheur derrière, très bon. Heida de Vex 2020 (savagnin, 15% fût) mou, rond, boisé, bof. Mitis 2016 amigne flétrie gras, mou, très boisée, bof.

(Mitis 2000, peu d'acidité mais boisé intégré. B.

 

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