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Mon carnet Vin
3 janvier 2023

D'Oliveiras (Portugal) *****

 


D'Oliveiras est l'un des producteurs historiques de Madère. Fondée en 1820, ils conservent actuellement plus d’1 millions de litres de Madère dans leurs caves de 1619 situées à Funchal. Le style est de loin le plus salin et le plus tendu des producteurs de l'ile, avec beaucoup de fraîcheur.

 


 

Madère 10ans dry : construit sur la tension, très salin, long, très bon.

 

10ans doux : attaque un peu caramel, fruité, se retend sur la fin, un peu trop sucré à mon goût mais bien fait pour un "sweet".

 

10ans demi doux : très bel équilibre, attaque un peu sucrée, "enrobante", finale longue, saline, plus sèche.

 

Malvazia 2005 : assez sucré, manque un peu de tension, un peu trop caramel.

 

Boal 1992 : bien plus noble, plus oxydatif, sur la noix, très salin, umami, finale très longue, excellent.

 

(emb de 2022 pour la plupart ?) Malvoisie 2003 assez sombre et assez sec pour malvoisie, très café, chocolat noir, noisette, vieux meuble, excellent. Boal 2006 un peu plus faible encore jeune, Boal 1988 très tendu, salin, exceptionnel. Verdelho 2007 très punchy, assez sec, très salin aussi, déjà excellent. Sercial 1989 tout en tension, fruits secs, goudron, longueur interminable surtout, exceptionnel. Terrantez 1988 assez puissant, un côté vieux Speyside, goudron, fruits secs, toffee, ample, long, salin, exceptionnel de complexité.

 

Oliveira's Madère : Verdelho 2007-2022 toujours aussi punchy et salin, Terrantez 1988-2022 plus coloré plus complexe, très intense, interminable, toujours aussi exceptionnel.

 

Malvoisie 1996-2018 : sur le caramel, fruits secs, un peu plus chaleureux. TB+.

 

Oliveira's Terrantez 1899-2021 : plus sombre en couleur, nez très chocolat, café, un peu pruneau, très typé whisky sherry. Bouche assez sèche pour un madère annoncé demi-doux, chocolat, épices, le verre vide plus caramel, sirop pour la toux, sirop d'érable, encore très jeune, très punchy, long, umami. Exceptionel.

 

Terrantez 1977-2022, toujours au top, un style assez puissant sur cette cuvée, mais ultra long et salivant.

 

 Oliveiras - Madère Malvoisie 2002-2020 : grand Madère, puissant, intense, avec une attaque sucrée noisette chocolat mais surtout une finale très fraîche, saline, plus sèche, longueur énorme. Le vin de méditation par excellence. Exceptionnel.

 

Oliveiras - Boal 2001-2022 : nez encore plus complexe que le malvoisie 2002, bouche qui attaque avec un bel équilibre sucre et salinité déjà présente dès l'attaque, un côté caramel salé très gourmand, la finale me semble par contre un peu plus courte que le précédent. TB++.

 

Oliveiras - Boal 1987-2018 : nez un peu caramel, toffee, noisette. Bouche avec un bel équilibre, assez longue, manque un peu de complexité par rapport aux meilleurs. TB+.

 

Boal 2006-2023 : manque un poil de tension. TB.

 

Verdelho 2004-2022 : verdelho qui tire un peu sur le boal en sucrosité, qui combine gourmandise et tension finale. TB++.

 

Verdelho 2003-2023 : pas très sucré, grosse tension, finale un poil trop noisette peut-être. TB++.

 

Malvoisie 2002-2022 : semble avoir un peu plus d'acidité que la version embouteillée en 2020, style tendu, punchy pour une malvoisie pas si sucrée. TB++.

 

Malvoisie 1992-2022 : malvoisie punchy, avec un peu d'amertume, semble moins sucré que certains boal presque, très long, très frais. TB++.

 

Malvoisie 2005-2023 : très porté noisette, manque un peu de peps. TB-.

 

 D'Oliveiras, Madère verdelho 1986-2016 : (cépage verdelho donc demi-sec. Muté à 96°. Chauffage en canteiro puis élevage en "pipas" demi-muids avec une part des anges qui stagne autour des 10%) Couleur acajou, nez encore plus marqué café, noix, toffee, cannelle, sucre brun... La bouche est comme souvent incroyable de puissance, d'intensité, combiné à une acidité très élevée (bien plus que sur le porto blanc) et une finale d'une longueur stratosphérique, avec une impression de salinité. Le tour de force est de réussir à rester très digeste, faire saliver, avec la même buvabilité qu'un riesling. Exceptionnel.

 

D’Oliveiras, Madère Malvoisie 2009-2024 : toujours ce style D’Oliveiras d’une fraîcheur et d’une intensité exceptionnelles, le sucre est parfaitement contrebalancé, l’oxydatif est présent sans prendre trop le dessus, finale interminable. TB++.

 

Madère Verdelho 2007 emb. 2023 (demi-sec) :  couleur ambrée, nez très différent du précédent, beaucoup plus chocolat noir, café, noix, cannelle, date… Bouche très punchy, pas très riche en sucre, avec une très belle acidité, peut-être pas le plus complexe de la soirée mais l’équilibre est parfait, avec une sensation de fraîcheur et de vin digeste malgré les 20%, l’ampleur et la longueur des grands Madère.

 

Madère Sercial 1969 emb. 2018 (sec) : couleur acajou, nez plus marqué par le temps en fût, encore plus « noir », proche d’un vieux whisky du Speyside en fût de sherry, peu de fruit, mais très riche en café, encaustique, polish, cire, tabac, boîte à cigare, girofle. La bouche est légèrement plus sèche que le verdelho 2007, mais de peu, un peu plus en rondeur avec un peu moins d’acidité, plus complexe, mais un peu moins aérien, il demande plus de temps, longueur exceptionnelle là aussi.

 

Madère Boal 2006 emb. 2024 (demi-doux) : un boal qui semble encore un peu fermé, compact, puissant et riche, probablement encore un peu jeune pour un boal, en tout cas dans cette séquence-là.

 

Madère malvoisie 2002 emb. 2022 (doux) : couleur acajou, très beau nez sur le café, la noisette, la noix, un côté menthol/eucalyptus. Comme le Verdelho 2007 c’est surtout l’équilibre qui est parfait sur cette version. La bouche est assez riche en sucre, mais avec une acidité très élevée, beaucoup de fraîcheur, et presque un côté aérien sur ce Madère, sans perdre en intensité et en longueur. Une nouvelle grande bouteille. Signe que les Verdelho et les Malvoisie nécessitent moins de temps que les Boal ou les sercial réputés plus nobles.

 

Madère Tinta Negra 1998 emb. 2021 (doux) : robe acajou, quelques reflets rouges, nez de chocolat noir, café, un côté fruits rouges également. Bouche sucrée, avec un peu moins d’acidité que la malvoisie, un peu plus vineuse et en rondeur avec un peu moins d’allonge.

 

 

Madère Sercial 1990 emb. 2022 (sec) : très belle bouteille dans un style austère, qui a semblé plus sec et punchy que le 1969 de la précédente soirée.

 

Madère Verdelho 2007 emb. 2023 (demi-sec) : derrière le Sercial 1990, le vin a d'abord semblé un peu alcooleux. Mieux sur la fin de la dégustation. Mais un peu moins de plaisir pris que sur la bouteille de la semaine précédente.

 

Madère Boal 1988 emb. 2018 (demi-doux) : très belle bouteille, pas trop sucrée pour un Boal, équilibre parfait entre gourmandise sucrée et tension acidulée, longueur interminable.

 

Madère malvoisie 2003 emb. 2020 (doux) : une belle bouteille mais qui aura été surclassée par la suivante, un peu plus de fruit et de rondeur ici mais moins d'intensité.

 

Madère malvoisie 2002 emb. 2022 (doux) : comme lors de la soirée précédente, une très grande bouteille qui a fait l'unanimité.

 

29 décembre 2022

Szent Tamas Mad Winery *** et Zoltan Demeter (Hongrie) ****

Créée en 2009 "the Szent Tamás Estate and Winery has become an important player in Mád and the entire Tokaj wine region. They have 25 hectares, of which 20 hectares are currently cultivated, in the Szent Tamás, Percze, Nyulászó, Kővágó, Betsek. Király, Dongó, Birsalmás, Teleki and Szilvás vineyards, but the winery, run by István Szepsy Jr also purchases grapes from significant areas. As well as the dry estate wines reflecting the Mád terroir, they also have several single-vineyard wines. These mature in 300-500-litre Zemplén oak. The Első Mádi Borház that they run has become the settlement’s agora. Wine region: Tokaj Winemaker: István Szepsy Jr Estate size: 20 ha under cultivation, estate 25 ha Main vineyards: Szent Tamás, Percze, Nyulászó, Kővágó, Betsek, Király, Dongó, Birsalmás, Teleki, Szilvás. Winemaking/technology: single-vineyard dry and sweet wines are fermented and matured for 8-10 months in 300 or 500-litre Zemplén oak barrels. Fresh, reductive styles of wines are made in temperature-controlled stainless steel tank."

 

Szent Tamas Winery - Tokaji dry Mad furmint 2019 : (bouchon verre) Couleur très claire, nez à peine réduit (lies) à l'ouverture, typé riesling mosellan, citron, résine, agrumes. Bouche avec un léger perlant, légère en alcool (12,5%), sèche, très fraîche, digeste, pas très épaisse, vive, sur les agrumes et les zestes, finale avec de légers amers, citronnée, salivante. Joli vin tout en fraîcheur (9€). TB-.

 

 

 

Zoltan Demeter, créé en 1996 domaine de 7 hectares. En 2013 il est le premier à recevoir la licence pour produire des "champagnes" effervescents en méthode traditionnelle.

Zoltan Demeter - Tokaji Pezsgo Brut furmint 2016 : (60 mois sur lattes. 13% vol.) Couleur très claire, peu de bulles, fine mousse blanche. Nez élégant, floral, fruits blancs, agrumes, petite touche noisette. Bouche avec peu de bulles (probablement pas du 5 bars de pression), aérienne, fraîche, pas un gros volume, digeste, léger dosage qui la rend confortable, avec une finale pas très longue mais sur des amers très fins, salivante. On y retourne très facilement. Dans l'esprit d'un excellent prosecco ou crémant d'alsace plus qu'un champagne. TB.

 

Zoltan Demeter - Tokaji dry 2019 : (90% furmint, 10% harslevelu. 12,5%) couleur claire, nez discret, floral, pêche. Bouche légère en alcool, peut-être 2-3gr de SR, un peu molle, manque d'énergie, assez simple, fermée à l'ouverture, mieux le lendemain, plus de fruit, pêche et abricot. B.

 

Szamorodni 2023 frais, fruits frais, pas très long, mais sympa et très digeste. Tokaji 6p 2016 (286gr) équilibre grandiose, vin proche de la perfection.

 

24 décembre 2022

P.J. Kuhn (Rheingau) *****

 

Domaine historique de 21ha à Oestrich dans le Rheingau, au style très tendu, généralement très sec, avec des entrées de gamme laser magnifiques. Les GG peuvent parfois être un peu trop dans l'opulence.

 

 

P.J. Kuhn (Rheingau) - Millésime bio

Riesling Oestrich Trocken 2017 : léger, très minéral, salin, très long, superbe entrée de gamme. TB+.

 

Riesling Oestricher Klosterberg Trocken 2017 : un peu plus épais, très tendu et salin aussi, plein d’énergie. TB++.

 

Riesling Hallgartener Hendelberg 2017 Trocken : idem, finale encore plus longue et saline. TB++.

 

Riesling Doosberg GG 2016 : goûte un peu sur le boisé en ce moment, plus gras, moins salin que les autres. B+.

 

Riesling Landgeflecht Trocken 2015 : plus doré, miel, fruits secs, reste long et salin en finale. TB++.

 

Riesling Lenchen Auslese 2016 : le nez muscate un peu, bouche sur le miel, le fruit, manque un poil d’acidité. TB.

 

 

 

Riesling Jakobus trocken 2017 (AP 1) : très nerveux, bien sec, tendu, d'abord fruits mûrs, puis ensuite très citrique, belle entrée de gamme qui sur ce millésime concentré demanderait quelques années pour s'assagir dans l'idéal. TB.

 

Pinot noir Fruhenberg 2015 : couleur claire, à peine rouillée, nez vanillé, fruits rouges. Bouche lisse, peu de caractère, finit court et sur la vanille. Décevant par rapport aux blancs. B.

 

Riesling Doosberg GG 2017 : (bu en 2024) fruité mûr au nez, beau volume, mais surtout une bouche vibrante, très tendue, bien plus que le 2016, superbe équilibre. TB++.

 

 

Salon Angers

Jacobus 2020 toujours ce style laser, très citronnée tendu top., Hallgarten alte reben 2020 aromatique un peu plus mûr mais aussi long et tendu, Oestrich Quarzit 2020 là encore excellent tout droit, très minéral avec un beau volume en plus, plus frais que le précédent, Hendelberg 2020 nez un peu réduction grillé, on attaque des vins plus larges, même si ça reste droit en finale, Klosterberg 2020 fait un peu bois toasté, belle longueur, à attendre. Comme toujours des entrées de gamme laser exceptionnelles ici.

 

29 novembre 2022

Rockford (Australie) ****

 

Rockford - Basket Press shiraz 2012 (Barossa) : (bu en 2022) Couleur pas si sombre que ça pour une syrah de Barossa. Le nez est très expressif, fruits noirs, beaucoup d'épices, orangette, pointe fumée, encore un peu d'élevage vanille, cacao, complexe, encore jeune. Bouche avec de la rondeur, travail sur la texture, tannins affinés par l'élevage, beaucoup de fruits, d'épices, pas trop riche, pas une grosse acidité mais suffisamment pour ne pas être lourd non plus, la finale est encore un peu sur l'élevage. A attendre. Beau potentiel, mais 10ans de plus lui feront du bien. TB.

 

21 novembre 2022

Soirée Suisse

Soirée Suisse

 

vignoble suisse

 

 

 

Quelques chiffres

15 000 ha environ, soit 20e pays producteur mondial, soit la taille de l’Alsace.

Ratio de producteurs/hectares très élevé. Quasiment 7000 viticulteurs de mémoire. Beaucoup de micro-domaines, pas toujours professionnel même.

4e consommateur mondial : le Suisse boit beaucoup de vin (suisse, italien et français) !

Pays au climat continental globalement frais, entre les Alpes et le Jura, où l’on va chercher le soleil grâce aux expositions, à la pente, à l’effet « miroir » du soleil sur l’eau. Les vins que nous avons goûtés sont en moyenne autour de 400-500m d’altitude.

Histoire assez « classique » : du vin avec les Romains, puis avec les moines au Moyen-Age. Crise du phylloxéra : quasiment plus de vin au début du 20e siècle. Puis la viticulture reprend dans les années 60 avec une viticulture de masse, peu qualitative. Dans les années 1990 on comprend que les vins seront trop chers et pas assez nombreux pour faire de l’export, on se tourne alors vers la qualité, des vins de terroir, identitaires et on replante les vieux cépages autochtones.

Forte proportion de vins en biodynamie certifiée (de mémoire autour de 4% certifié). Ils sont un peu moins bons en Vins certifiés bio par contre (« seulement » 5%).

Seulement 1% d’export !

 

 

 

Les cépages (par ordre décroissant)

Cépages rouges : pinot noir 26%, merlot 8%, gamay 8%, gamaret 3%, garanoir, syrah, cornalin, humagne rouge, diolinoir, cabernet franc…

Cépages blancs : chasselas/fendant 24%, müller-thurgau 3%, chardonnay 3%, sylvaner, petite arvine, pinot gris, savagnin/païen/heida, sauvignon, pinot blanc, viognier, muscat, ermitage/marsanne, amigne, johanniter, humagne blanche, malvoisie/pinot gris…

L’humagne et le cornalin, s’ils restent minoritaires, sont en très fortes progression depuis 10ans. Lire à ce sujet le numéro 140 de la revue Le rouge et le blanc. Passionnant, comme toujours ! De même que le livre « Cépages suisses » de José Vouillamoz.

 

 

Les Régions

Valais : De loin la plus grande région en terme de volume produit. Climat chaud et sec qui lui vaut parfois le surnom de « californie suisse ». Sur le versant Nord des Alpes ; le canton bénéficie de l’effet de Foehn (il pleut sur le versant Sud). C’est là qu’on trouve le plus de cépages autochtones. 61% de rouge / 39% blanc. Sols de granit dans le « coude », de Martigny à Fully environ puis sols argilo-calcaires en allant vers l’est.

Vaud : 2e région en terme de volume. Région fraîche. Les vignes sont exposés au sud, en terrasse au-dessus du lac Léman pour la majorité. Le chasselas est largement majoritaire. Sols argilo-calcaires.

Genève : 3e région en terme de volume. 56% de vins rouges. Le gamay est le cépage dominant.

Trois Lacs : Neuchâtel, Bienne, Morat. Région fraîche, où l’on plante sur les meilleures expositions en bord de lac. 55% de rouges. Le pinot domine devant le chasselas. Sols argilo-calcaires.

Suisse alémanique : grande région fraîche, humide. Sols principalement argilo-calcaires. Légère majorité de rouge. Le pinot noir domine nettement, on trouve aussi du chardonnay et du müller-thurgau.

Tessin : petite région de Suisse italienne, sur granit, à la fois très chaude et très humide. Région du merlot.

 

 

 

La Dégustation

1 Raymond Paccot La Colombe, AOC La Côte Mont-sur-Rolle Petit clos chasselas 2016 : (vieux domaine de 20ha en biodynamie. Elevage cuve 7 mois, malo faite. Vignes entre 35et60ans, 500m altitude, pente forte, sols à dominante d’argile) Couleur très claire, nez encore jeune pour 2016 très minéral, caillou mouillé, notes discrètes de citron, fleurs blanches, cire derrière. Bouche avec du volume pour chasselas, presque une certaine opulence pour ses 12%, acidité moyenne, très « terroir », avant-tout minérale, aromatique assez neutre derrière, de légers amers. La finale manque un peu de tension, surtout dès que le vin se réchauffe. TB.

 

2 Gérard Dorsaz, AOC Valais Ma petite arvine Fully 2017 : (domaine de 5ha créé en 1998. Sols granitiques de Fully. Elevage 8 mois cuves sans malo en règle générale) Couleur or pâle, nez encore jeune, typique de la petite arvine sans être trop exubérant non plus, très miellé, fruits exotiques, floral. Bouche avec de la puissance, de l’opulence, une superbe texture presque huileuse, c’est long, avec de légers amers, mais la finale manque un peu d’acidité et chauffe un peu. TB.

 

3 Simon Maye, AOC Valais Syrah Chamoson 2017 : (Domaine de 10ha créé en 1948 en conversion bio. Lieu-dit Près des Pierres à Chamoson. Sol calcaire très graveleux. Elevage cuves béton, égrappé à 100%)  Couleur noire aux contours violets, nez très syrah, très pur, lardé, violette, fruits noirs. Bouche légère en alcool (13%), pas un gros volume, mais toute en pureté, racée, belle acidité, facile à boire, avec une finale salivante aux tannins poudrés. TB+.

 

4 Valentina Andrei, AOC Valais Rouge du Pays (cornalin) 2020 : (Premier millésime en 2015 pour cette élève de Chappaz et du domaine de Beudon. En biodynamie sur 4ha. Lieu-dit La crête à Chamoson, argilo-calcaire. Elevage barrique usagée court et aujourd’hui une amphore. Un peu de vendange entière.) Couleur noire, nez à peine réduit à l’ouverture, très bien le soir, sur des fruits noirs, réglisse, cerise noire, violette. La bouche est plutôt en finesse, avec des tannins qui restent fins pour un jeune cornalin, pas du tout de bois ni de sucrosité, fruits noirs frais, notes végétales et florales, belle acidité, alcool moyen (13,3%), une finale de longueur moyenne mais très fraîche et jamais saturante. Déjà accessible, mais bon potentiel de garde. TB+.

 

5 Christophe Abbet, AOC Valais Humagne rouge 2016 : (Domaine de 4ha créé dans les années 1990, pas de certification mais plutôt peu interventionniste. Sols de granit, élevage en cuves, sur Martigny et Fully. 450m altitude environ. Egrappé. L’humagne descend du cornalin et d’un cépage inconnu. Attention qu’on l’appelle cornalin dans le val d’Aoste)  Couleur rubis très claire et trouble, nez magnifique dès l’ouverture, de sureau/cranberry, groseille, framboise, rose, pot-pourri. Bouche aérienne, légère en alcool (12%), acidulée, toute en fruit et floral, pure, évidente, évanescente même, on a peur que le vin s’oxyde mais le fond de bouteille était nickel, peu de volume, finale acidulée, très fraîche, petite note végétale noble, ultra digeste, évident. TB++.

andrei

 

6  Les Landions, AOC Neuchâtel Pinot noir Les Cailloutis 2019 : (famille de Morgan Meier à Cortaillod. Depuis 2010 5ha des 25 sont vinifiés par le domaine. 20% fûts neufs 18mois. Egrappé. Plusieurs parcelles, calcaire surtout + cailloux de rivière) Couleur rubis claire, nez sur l’élevage vanillé, derrière quelques notes cerise, fraise. Bouche marquée par le bois aussi, derrière on sent le fruit du pinot et l’acidité à l’attaque est bonne, pas trop d’alcool (13% environ). La finale est très sucrailleuse, avec des notes de vanille et de coco écœurantes. Impossible de se resservir tant l’élevage est marqué. Moyen.

 

7 Daniel & Martha Gantenbein, AOC Graubunden Pinot Noir Fläscher 2017 : (Créé en 1982, 6ha environ, sols schistes et argilo-calcaires. Pas d’études d’oeno mais les Gantenbein ont beaucoup voyagé et ont une cave personnelle énorme grâce à des échanges dans le monde entier. Planté à 8000 pieds/ha à 500m d’altitude avec les meilleurs clones bourguignons. Plusieurs pacelles à Fläsch et Malans. 100% bois neuf. Chai ultra-moderne, machine qui permet d’égrapper par vibration tout en laissant les baies entières par exemple. Puis 1 pigeage par jour ensuite. Je ne sais pas exactement quand le domaine commence à piger donc à vérifier si une intrapelliculaire a le temps de se faire ou non…) Couleur très claire et à peine rouillée, nez exubérant dès l’ouverture sur la viande fumée, presque anchois, pain grillé, fruits rouges acidulés derrière. Bouche avec une grosse densité, très bonne acidité, il y a du vin, moderne, exubérante, pas sucrée pas contre, alcool moyen (13% environ), marquée par un élevage fumé très présent, beaucoup de longueur, le côté à la fois acidulé et salé l’empêche d’être trop lourd. Doit être attendu quelques années dans l’idéal. Mais des qualités indéniables. Ceci-dit pas trop mon style de pinot. TB.

 

8 Christian Zündel, DOC Ticino Terraferma merlot 2018 : (4ha sur gneiss bruns. Domaine créé fin 1970’, une vigne de 1905 (début merlot en Tessin) et des vignes plus récentes. Certifié demeter. 1an et demi barriques bourguignonnes usagées. Peu interventonniste. Vignes sur Nisciora) Robe rubis foncée, nez à peine réduit à l’ouverture mais très bien le soir, avec un côté végétal presque poivron qui rappelle le cabernet franc, un floral plutôt typé pivoine, beau fruité rouge et noir frais. Bouche légère en alcool (12,5% environ), pas gros volume, toute en fraîcheur, fruitée, floral, végétale, dur d’identifier le merlot, aucune sucrosité, les tannins serrent un peu la finale par contre. TB+.

 

9 Marie-Thérèse Chappaz, AOC Valais Grain Noble 2018 50cl : (Prononcez « Chappa ». Début en 1987, passage biodynamie vers 1997. 10ha environ. Assemblage en 2018 de 55% ermitage, 40% petite arvine, 5% malvoisie, passerillé sur souche (peu de botrytis cette année). 80gr de SR « seulement » contre environ 140 les années où ça botrytise. 2ans en fût de 228 et 500L. Parcelles sur Fully et Leytron, donc granit 450à650m altitude.) Couleur dorée, nez magnifique de mangue, ananas, passion, en fruits frais, miel, cire d’abeille, pêche, thé…d’une grande fraîcheur et complexité. La bouche n’est pas trop sucrée, elle attaque assez vive et toujours sur les fruits exotiques, mais la finale manque un petit peu de tension et finit un peu courte pour être un grand vin. TB+.

CHAppaz

 

 

Bonus :  Domaine Mia - Mercurey clos de la marche monopole 2019 : bu derrière le Gantenbein... couleur assez foncé, nez classique de pinot fruits rouges et noirs, pas trop riche ni trop mûr, ni trop d'élevage. Bouche facile, fruitée, ronde, un peu lisse peut-être, mais gourmande, sans être chaleureuse pour un mercurey 2019, la longueur est moyenne mais on y revient facilement. TB-.

 

 Michael Broger - AOC Thurgau Blauburgunder (pinot noir) schnellberg 2019 : intensité colorante moyenne, nez marqué par l'élevage léger grillé mais surtout vanillé, quelques fruits rouges croquants derrière. La bouche est très arrondie par l'élevage, beau jus derrière frais, fruité, pas trop mûr, mais finale sucrée vanillée. Le lendemain le vin semble beaucoup moins boisé, plutôt frais et croquant, bien plus intéressant. B+.

 

Markus Ruch - Pinot noir Klettgau 2017 : (Schaffhouse) Couleur claire un peu rouillée, nez de cerise aigre, épices. Bouche avec une grosse acidité, pas mal d'aigreur aussi, un côté sour ale, pas un gros volume, a le mérite d'être frais et peu boisé, longueur moyenne. B.

 

Histoire d'Enfer - Valais pinot noir L'enfer du plaisir 2017 : (demi-bouteille, à Sierre) Couleur déjà un peu évoluée, à l'ouverture joli nez, pas beaucoup d'élevage, très pinot avec une pointe d'évolution, bouche fraîche, fruitée, typé Côte de Beaune un peu. Regoûté le soir, on sent une pette sucrosité, un peu d'évolution, pile à point dans un style gourmand, bien fait, pas des plus complexe mais offre un joli plaisir. TB.

 

 

Steve Bettschen - Rèze du Haut plateau 2022 MetaPhusis Vin de Pays Romand : (vigne à 700m d'altitude au Grugnay, à Chamoson dans le Valais. Vieux cépage rare. 11,5%)  Couleur très claire, nez très fleurs blanches, glycine, melon. Bouche légère en alcool avec un léger gras mais une acidité basse et peu d'énergie, très floral, aromatique, vite lassant. B-.

 

5 septembre 2022

Bodegas y Vinedos Raul Perez - Castro Ventosa... (Espagne) ****

Tout a commencé au domaine familial Castro Ventosa à Valtuille, où Raul Perez a pu s'initier dans les années 1990. En 2003 il lance son propre domaine avec notamment les cuvées Ultreia. En 2011 il commence la série des Vizcaina avec son neveu Cesar, des parcellaires vinifiés à Castro Ventosa. Et plus récemment il crée Castro Candaz avec son ami Rodrigo Mendez, non plus dans le Bierzo mais en Ribeira Sacra cette fois-ci. Raul Perez n'a eu de cesse de mettre en avant Bierzo puis toute la Galice de par ses domaines, les jeunes qu'il forme et les bodegas où il joue le rôle de consultant. Il est aussi à la tête de nombreux projets avec des amis comme Niepoort ou Sadie. Aucun dogmatisme dans ses méthodes de travail, qui peuvent être différentes d'un endroit à l'autre, il avance en toute liberté avec pour seule règle de mettre en avant les grands terroirs de Galice.

 

 

Raul Perez Valtuille Bierzo cepas centenarias 2018 : (mencia majoritaire) tres typé syrah lardée fraiche juteuse salée longue ultra digeste. Fantastique ! TB++.

 

Raul Perez St Jacques Ultreia 2017 DO Bierzo: (mencia) couleur sombre pour l’appellation, confiture de fruits noirs, peu de tannins, très lisse, pas de longueur.

 

 

4 juin 2022

Kai Müller Goldener Ring (Rheinhessen) ****

Petite parcelle d'1,8ha située sur les hauteurs de la ville d'Oppenheim, celle-ci a été replantée en 2011, à 14 000 pieds/ha, après 50ans de jachère. Kai Müller et sa femme, anciens enseignants, passionnés de pinot noir se sont lancés dans ce projet fou, sur cette parcelle calcaire avec un peu de loess dessus. Travail sans chimie, sélection massale, rendements minuscules, travail des pédicelles en partie aux ciseaux, seulement 2 barriques produites par millésime (une pour Lobenberg, une pour Max Gerstl)

 

Kai Müller Goldener Ring - Pinot noir Pilgersberg 2018 : (30% grappe entière, fûts d'un vin. Bt n°22/632. AP 01/20) Couleur rubis foncé un peu trouble, nez expressif dès l'ouverture, sur la pivoine, fruits rouges à noirs légèrement sucrés (fraise, cerise amarena), avec le réchauffement petite touche d'élevage et de viande fumée, il tire plutôt côté pinot californien infusé/grappe entière/sucrosité. La bouche reprend ce côté éclatant, pleine de fruit et de floral, mais avec une acidité élevée qui équilibre bien le vin (un peu plus que chez Daniel Twardowski mais on est dans le même style), moins de sucrosité que ne le laissait présager le nez, matière dense, un peu d'élevage bien intégré qui donne une texture soyeuse, à peine marqué niveau aromatique. C'est assez mûr mais pas très haut en alcool (12,5%) ce qui donne un vin très gourmand et qui descend dangereusement, la finale est un peu courte pour être un grand vin, mais elle reste fraîche et on y retourne de suite. Très belle découverte, et d'après l'âge des vignes cette cuvée devrait progresser très rapidement. TB+.

kai muller

 

13 mai 2022

Kollwentz (Autriche) ****

Andi Kollwentz a repris le domaine familial de 25ha en 1993, épaulé par sa femme Heidi et désormais par ses deux filles. Situé à Grosshöflein, sur le Leithaberg (environ 20kms à l'ouest du lac de Neusiedl), le domaine réussit aussi bien ses Blaufrankisch, cabernet sauvignon sur les sols argileux et sableux de bas de coteau que ses pinots noirs et chardonnays sur les sols calcaires plus en altitude. Le travail à la vigne est très propre, sans être certifié, les rendements faibles, les élevages en caves très justes donnant des vins concentrés et tendus, sans être trop boisés, qui supportent très bien la garde.

 

 

Kollwentz - Gloria chardonnay 2017 : (parcelle la plus haute du Leithaberg exposée sud-est, sous la forêt à 300-325m d'altitude. Sol très calcaire riche en chaux avec une fine couche d'argile par dessus. Fermentation et élevage 12mois en fûts bourguignons + 6 mois cuves sur lies fines. Rendement 30hL/ha. 14% vol

Couleur dorée, nez qui met du temps à s'ouvrir, subtil, il faut aller le chercher au départ, floral, tilleul, miel, verveine, fruits jaunes et presque exotique papaye/goyave, très légères notes d'élevage grillé/lies déjà bien intégrées. La bouche est puissante, avec du volume mais sans être grasse, de l'ampleur, on sent la richesse alcoolique. Le tout reste bien équilibré par une acidité élevée, un superbe fond minéral calcaire bien présent qui étire le vin, sur des arômes un peu plus citrique qu'au nez, très peu de bois. Finale longue, puissante où on revient sur des notes plus miel/tilleul, peut-être un poil trop riche pour que le vin soit qualifié de digeste seul. On est plutôt sur un chardonnay de gastronomie, encore un peu jeune probablement sur ce millésime beau mais assez solaire, il était encore meilleur le lendemain. Excellente découverte, surtout pour ce fond minéral où on sent le beau terroir et la gestion de l'élevage. J'ai hâte de goûter les autres cuvées, avec un peu plus d'âge dans l'idéal. TB+.

 

 

 

gloria

KOLLWENTZ 2017 gloria

 

 

Kollwentz chardonnay Katterstein 2021 : chardo boisé, gras, peu d’acidité, décevant pour un Kollwentz.

 

10 mai 2022

Salon South world wines

Salon South World Wine

 

 

Shaw & Smith (Australie) – Sauvignon 2020 Adélaïde Hills : nez un peu réduit au départ, pas variétal. Bouche avec du peps, minérale, un peu plus sauvignon qu’au nez mais sans tomber dans le trop exubérant, fin et tendu. TB. 

 

Bouchard Finlayson (Af sud) – Sauvignon 2020 Walker bay : très variétal, bourgeon de cassis, vite écœurant, mais frais ceci-dit. B.

 

Greywacke (NZ) – wild sauvignon marlbrough 2018 : nez boisé/vanillé, fait chardo bourguignon, ne sent pas le sauvignon au moins, bouche fruitée, sent un peu plus le cépage, finale ronde grasse et vanillée. A attendre. B.

 

 

Grant Burge (Australie) - Benchmark chardonnay 2020 : très exotique, ananas, trop mûr. B-.

 

Bouchard Finlayson – Missionvale chardonnay 2011 : très dorée, nez beurre rance, champignon, évoluée, bouche sympa, beurrée, truffée, fait vieux bourgogne, manque un poil de peps sur la finale, mais joli vin de gastronomie. B+.

 

Tolpuddle – chardonnay Tasmanie 2019 : toujours ce nez très allumette, autolyse, très bourguignon nouvelle génération, bouche avec une belle énergie, longue, salivante, certes marqué par l’élevage sur lies, mais bien faite. TB+.

 

 

Mount Horrocks (Australie, Clare valley) – Watervale riesling 2020 : floral, léger pétrole, très sec, nerveux, manque un peu de volume. B+.

 

Pewsey Vale (Australie, Eden valley) – 1961 block riesling 2018 : plus pétrole, plus citrique, plus de volume, très minéral, sec, perlant, plus long. TB.

 

Dreissigacker (Allemagne, rheinhessen) – riesling organic dry 2020 : nez exotique, tire sur le muscat. Bouche avec un peu de sucre, fruit exotique, simple, facile. B.

 

 

Holdvoldgy (Hongrie) – Tokaji sec Vision 2017 : (furmint, harslevelu, kabar) toujours ce côté cire, miel, floral, zestes d’agrumes, résine, bonne acidité, amers nobles, assez long. TB.

 

Holdvoldgy - Meditation 2017 Kiraly vineyard : (furmint. Fût hongrois 228L) un peu plus coloré, toujours une aromatique miellé, résine, zestes, mais plus de volume, du gras, tout en gardant beaucoup de tension, élevage parfaitement intégré, pas de notes boisées, très long, salivant. TB++.

 

Holdvoldgy - Expression 2017 Becsek vineyard : (harslevelu) proche du précédent, peut-être un peu plus en largeur, plus floral/miellé encore mais pas trop variétal, élevage bien intégré aussi. Très long, amers nobles. TB++.

 

 

Tyrell’s (Australie, Hunter Valley) – HVD semillon 2015 : nez à peine grillé sur lies, floral, cire. Bouche agrumes, cire, peu d’alcool, peu de volume, finale un peu courte, manque d’acidité par rapport au VAT 1 2015. B.

 

 

By Bouchon (Chili) – Salvaje Pais rouge 2020 : toujours cette couleur très claire, nez fruits rouges écrasés, épices, peu de tannins, jus de fruit avec pointe de sucrosité, esprit domaine des tours. TB+.

 

Otronia (Argentine) – pinot noir rugientes 45° Patagonie 2018 : aromatique très fruits rouges un peu confiturés, tannins soyeux, élevage bien intégré, bonne acidité dans le fond, reste frais, gourmand, du volume. TB+.

Otronia Chardonnay Block III et VI 2018 : un chardonnay très fruits exotiques, pas beaucoup d'élevage, manque un peu de minéralité mais assez bonne acidité, plutôt facile à boire, assez simple. TB-.

Otronia, 45° Rugientes Corte Blancas (pinot gris, chardo, gewurz) 2019 Chubut : (Otronia est le producteur phare de la région de Chubut. Le vignoble occupe une cinquantaine d’ha dans l’extrême sud de la province, à Sarmiento, sur les rives du lac Musters appelé « Otrón » par les anciens colons, à 300 m d’altitude. Vignoble le plus au sud du monde ! Beaucoup de gel. Sols souvent calcaires. Le projet est né en 2008, mais premiers millésimes autour de 2017, le temps de tout planter. Ici assemblage de plusieurs parcelles. Entrée de gamme par rapport aux « blocks ». 50% égrappé. Elevage 1an et demi en foudres de chêne français et cuves béton)    Couleur dorée, nez très fruité, très exotique, pourrait faire penser à un liquoreux, ananas, mangue, miel, pas vraiment marqué par le litchi/rose du gewurz. La bouche garde ce fruité, vive et légère en alcool, facile à boire, de longueur moyenne. B+.

Otronia, 45° Rugientes pinot noir 2019 Chubut : Couleur très claire, à peine rouillée. Nez de petits fruits rouges, groseilles, airelles, pivoine, notes végétales. Bouche très légère, peu de corps, peu de tannins, acidité élevée, tout en fruit et en fraîcheur, pas très loin d’un rosé. Très digeste et facile à boire, on sent clairement le climat froid. Intéressant à goûter, les nouveaux millésimes du projet ont déjà bien progressé. Un domaine à suivre. B+.

 

 

Olim Bauda – Barbera d’Asti La villa 2019 : (cuve) assez clair en couleur pour Barbera, fruits rouges, épices, simple, reste frais et pas trop confituré. B+.

 

Stark Condé (Af sud) – syrah stellenbosch 2017 : pas beaucoup de couleur pour syrah, mais très vanillé, boisé, écœure vite. B-.

Stark Condé - Three Pines Syrah 2018 : là aussi très boisé, vanille. B-.

Stark-Condé, WO Jonkershoek Valley Stellenbosch syrah 2018 : (Jonkerschoek valley sud-est de Stellenbosch. De 100à600m. Domaine créé en 1989 sur 240 ha dont 40 de vignes. Ici 3 parcelles. 98% syrah 1% roussanne 1% viognier. 10% grappe entière. Sols granit décomposé et argile. 20mois fûts chêne français 300L 10% neufs. 14%.) Une syrah très noire, au nez très cassis, mûre, un peu de violette. La bouche est très ronde, un peu sucrée, gourmande, pas très boisée par rapport aux grandes cuvées du domaine. La finale n’a pas la longueur ni le fond des précédents, mais c’est une entrée de gamme typique, bien vinifiée. B+.

 

 

Torbreck – Old vines GMS Barossa 2018 : très confituré, épicé, pneu brulé. Moyen.

 

Torbreck – Hillside vineyard grenache Barossa 2018 : très rouge rubis en couleur, très gourmand, peu de tannins fraise confiturée, velouté, suave, pas une grosse acidité, mais alcool bien intégré. TB.

 

Torbreck – Descendant Barossa valley 2018 : (shiraz + viognier) Plus noir, fait syrah lardé, fumé, tapenade, nez assez noble, pas trop boisé, la bouche est pas trop confiturée par rapport aux autres cuvées. TB+.

 

Torbreck – The Factor Barossa valley 2018 : (shiraz) Très noir, très sirupeux, ultra épais, tannins lissés par le bois, très marqué coconut, très écoeurant. A revoir dans 20ans minimum. B-.

 

 

Henshcke (Australie, Eden valley)  – Mount edelstone 2010 : (shiraz) Assez clair en couleur pour shiraz, nez de fruits rouges confiturés et épices du souk. Bouche assez ronde, facile, pas trop d’élevage, mais pas beaucoup de fond non plus, finale sucrée et épicée. B+.

 

 

Kanonkop (Af sud, Stellenbosch) – Kadette Cape blend 2018 : (CS, merlot, CF, pinotage) pas trop coloré, simple mais bien fait, aucun excès de bois, pas trop confituré, assez facile à boire. B.

 

 

Chambers Rosewood (Australie, Rutherglen) - Muscat : (muscat à petits grains rouges, 232gr SR, 18%) Couleur entre rosé et rouge, nez muscaté, rose, fruits rouges, assez élégant, pas trop variétal. Bouche plus compliquée, très sucrée, sirupeuse, peu acide, alcool trop élevé. B.

 

8 février 2022

Hofgüt Falkenstein (Allemagne, Sarre) ****

Petit domaine d’environ 9hectares situé dans la Sarre, à Konz-Niedermennig (5km au Nord-Est de chez Egon Müller), créé par Erich Weber en 1979, désormais épaulé par son fils Johannes Weber. Le domaine est bio, très traditionnel, fermentations spontanées, pas de contrôle des températures, peu de chimie, pressurage en grappe entière et élevage parcelle par parcelle en foudres de 1000L. Les vins sont toujours légers en alcool, très tendus, très purs, les Kabinett et les Spätlese peu sucrés et cristallins. A noter aussi un pinot noir très fin qui ne fait pas la malo.

 

 

Hofgüt Falkenstein - Niedermenniger Herrenberg Riesling spätlese feinherb 2017 : (AP n°15. 9%) Couleur très claire, nez très typé riesling mosellan, citronné, un peu résineux, pointe pétrole. Bouche très droite, laser, sur les agrumes, les environ 20gr de SR se sentent à peine mais suffisent à laisser le vin confortable, aromatique assez simple, mais c’est très précis, bien équilibré, diablement efficace en fin de repas. Bon accord avec un baba au limoncello. TB+.

 

Falkenstein - Niedermenniger sonnenberg riesling kabinett trocken 2019 : (AP 9, 10,5%) couleur très claire, nez très austère, citron, agrumes, pétrole. Bouche très droite, limite de la sous-matiruté, sèche, citronnée, minérale, tendue, un laser, pas du tout de gras, finale sur des amers très marqués, très zestes, très frais, bien dans le style du domaine, austère, pur, tendu, presque trop ici, à ne pas mettre entre toutes les mains... Le lendemain le vin a gagné un peu de fruit, moins austère, pas de pétrole, déjà bien mieux. TB.

 

Falkenstein - Krettnacher euchariusberg spätlese 2021 AP6 : couleur claire, nez encore sur le fruit, très frais, fruits blancs surtout, minéral. Bouche cristalline, légère en alcool (8%), toute en tension, beaucoup de fond, de l’allonge, super acidité, salivante, déjà très facile à boire et accessible, gros potentiel. TB++.

 

Falkenstein - Krettnacher euchariusberg alte reben kabinett 2021 AP 8 Gisela : pur et cristallin bien sûr, mais en l'état pas de grosse différence avec les cuvées en-dessous. TB+.

 

Falkenstein, Sonnenberg riesling kabinett trocken 2022 (AP 09 Munny)   Sarre : (sur ardoises grises, foudre de 1000L, le numéro 9 surnommé Munny. 10,5% vol.  Ramassé « kabinett » mais presque tout fermente et finit sec ou quasi. Le domaine n’est pas membre du VdP, il n’a donc pas les mêmes règles)  Couleur très claire, nez un peu pétrole, citron, un peu plus de fruits avec ouverture. Bouche laser, très droite, cristalline, ciselée, probablement 5-6gr de sucres qui l’empêchent d’être austère, finale très « minérale », salivante, surtout ultra digeste. Coup de cœur unanime. TB+.

 

8 février 2022

Soirée vins étrangers

Apéritif Egly Ouriet Millésimé 2002 : robe dorée, nez beurré, évolué, qui commence à champignonné un peu. Bouche à maturité, pâtiné, bulle ultra fine, beau volume et superbe texture, vineux, fruits jaunes, beurre, truffe, finale longue et fraîche. Grand champagne. TB++.

 

soiree vins etrangers

 

1 Agusti Torello Mata - Cava Gran Reserva Brut Nature 2014 : (45% macabeu, 35% parellada, 20% xarello. 6ans sur lattes. zero dosage. Dégorgé dec 2020. 11,5%) Couleur claire, nez fruité, fruits du verger, encore jeune, légèrement floral, élégant. Bouche facile, bulle pas trop marquée, frais, fruité, petite sucrosité, pas une grosse tension derrière, mais se boit facilement. B+.

 

 

2 Prager - Wachstum Bodenstein riesling Smaragd 2016 : (Wachau, Autriche. 13%) Couleur or pâle, très joli nez expressif, floral, à peine résineux, fruits jaunes, fraîcheur herbacée, thé vert, agrumes. Bouche avec une beau fruité, du volume, de l’élégance, probablement 2-3gr de SR, presque gourmande et en même temps trame minérale, bien marquée, finale très tendue, très longue, bien caillou, zetes d’agrumes, digeste. Grand riesling, qui se goûte très bien en ce moment. TB++.

3 Keller - Kirchspiel riesling GG 2016 : (Rheinhessen.AP n°30. 13%) Couleur à peine plus dorée, nez plus fermé qu’il faut aller chercher, moins fruité, plus minéral, ne pétrole pas trop là non plus. Bouche plus puissante, un peu plus de volume, encore jeune, plus sèche et encore plus minérale, une certaine austérité mais très noble. C’est surtout sur la finale qu’il impresionne et qu’on sent le potentiel, encore plus longue et plus tendue que le Prager, très caillou. Sûrement plus grand que le précédent, mais a besoin d’un peu plus de temps. TB++.

 

On attaque par du lourd avec cette très belle paire de rieslings. Si le cépage est vite identifié, difficile de trouver la région exacte bien sûr. On a envie de mettre les deux en Allemagne et pas spécialement en Moselle…

 

 

4 MT Chappaz - Grain Pinot Chamoson 2014 : (Valais Suisse, 100% pinot noir egrappé. 13%) Couleur très claire à peine évoluée/tuilée, nez très frais, qui pinote, avec un côté toasté, voire viandée. Bouche jus de fruit, très fraîche et facile à boire, à peine austère, pas trop longue, ni un gros volume, mais bien équilibrée, très facile à boire. TB+.

5 Bass Philipp - Pinot noir Estate 2018 : (Gippsland, Australie. 100% egrappé. 13,7%) Couleur infusée, contours à peine orangés. Nez plus solaire, fraise écrasée, orangette, épices, impression de soleil et d’un peu de sucrosité. Ca se confirme en bouche, un peu fou-fou en l’état, sur la brêche du nature, semble encore jeune, un peu sucré, on tire sur l’Anglore ou ce genre de vin. La finale manque un peu de fraîcheur, un peu brouillonne aussi et de plus en plus avec l’aération. Un vin que j’ai déjà eu l’occasion de bien mieux goûter. B+.

6 Kutch - Pinot Noir Falstaff 2016 Sonoma Coast : (Californie. 100% grappe entière. 12%) On change de registre, un peu plus coloré, nez très marqué grappe entière, pétale de rose, fraise un peu sucrée, éclatant, gourmand. La bouche est très fraîche, équilibrée, pleine de fruits rouges mûrs, de floral, pot-pourri, assez longue. TB++.

 

S’il a été assez facile de placer le premier dans le secteur Suisse/Allemagne/Italie et le second dans le nouveau monde, Kutch a déboussolé : on l’aurait bien vu en Bourgogne…

 

 

7 Giodo - Alberelli di Giodo 2018 Sicilia Nerello Mascalese : (100% nerello mascalese sur l’Etna. 14%) Couleur rubis, proche des pinots. Nez de petits fruits rouges, framboise plutôt aussi, floral, pointe fumée peut-être (quand on sait….). Bouche élégante, pas très tannique pour un jeune Nerello, belle tension, frais, élégant. Pourrait faire nebbiolo. TB+.

8 Stella di Campalto - Rosso di Montalcino 2015 : (100% sangiovese. 14,5%) Couleur rubis mais aux contours plus orangés. Nez plus solaire, plus éclatant, plus sur la brêche du nature comme souvent avec Stella sans jamais dériver trop loin, un peu volatile, beaucoup de fruit, herbes du sud, fait un peu grenache ou cinsault par rapport aux autres. La finale est encore un peu serrée, puissante, jeune. Le 2014 se goûtait mieux l’autre jour. A attendre un peu mais joli style. TB.

9 G. Rinaldi - Langhe Nebbiolo 2016 : (14%. 100% nebbiolo) Couleur un peu plus foncée que les deux précédents, à peine rouillée. Le nez fait très nebbiolo (quand on sait…) fruit, floral, cuir/goudron… Bouche en tension, très pure là aussi, clairement tradi, avec ces petits tannins qui donnent beaucoup d’allonge, acidité élevée. Je l’avais juste trouvé un peu plus éclatant il y a 1 an. TB+.

 

Très jolie série des 3 « pinots du sud », qui a été vite placée en Italie. Par contre pour trouver la région à l’aveugle c’est vraiment compliqué…

 

 

10 Emilio Moro - Ribera del duero Riserva 1990 : (tempranillo. 13%) Bouchon très fatigué bien sûr. Couleur sombre, du dépôt. Le nez est très porté cacao, encore un peu boisé/vanillé/coco mais bien fondu dans du cuir, du tabac, du sous-bois… Belle complexité, il est encore bien là et pourra même tenir quelques années de plus (sauf le bouchon). La bouche est très fruits noirs, cacao, texture veloutée, très arrondie, peu d’acidité, ça se boit facilement, mais il manque un peu de tension sur la finale pour relancer le vin. TB.

11 Bertani - Amarone della Valpolicella classico 2010 : (80% corvina, 20% rondinella. 7ans en foudres. 15%) Couleur assez claire, bien rouillée, nez très complexe, à peine oxydatif, kirsch, fruits à l’eau de vie, floral, un peu poussiéreux au départ, puis regagne en fraîcheur et en fruits « frais » avec l’aération. Bouche est très sèche pour un Amarone, puissante, tannins assez fins pour un Amarone, acidité élevée, même grose tension, c’est tout droit, pas forcément épais, beaucoup de longueur sur des tannins un peu typés Nebbiolo. Encore jeune bien sûr mais déjà très intéressant, dans un style à l’opposé des opulents Romano dalForno ou Quintarelli. TB+.

 

Une paire (servie avec un gibier je crois) un peu plus compliquée, certains ont adoré le côté évolué de Moro mais se sont cassés les dents sur l’Amarone. Plutôt l’inverse pour d’autres. Le tempranillo a été vite trouvé, par contre personne n’a pensé Amarone pour le Bertani, probablement à cause de l’absence totale de sucrosité.

 

 

12 Dominio del Aguila - Ribeara del duero albillo Vinas Viejas 2016 : (36 mois en barriques françaises sans soutirage ni bâtonnage. 13%) Couleur or pâle, assez claire. Le nez est sans surprise bien marqué autolyse, grillé, allumette, fruits jaunes un peu citron confit derrière. La bouche aussi est marquée par les lies, très nouvelle génération bourguignonne dans l’esprit, mais plus le vin prend l’air, plus la réduction part et plus on sent la chaleur, un petit côté caramel, manque un peu de tension et de profondeur, même si c’est plutôt bon (surtout à l’ouverture). TB.

13 Sandhi Wines - Mt Carmel chardonnay 2014 Santa Rita Hills : (sud Californie. 12%) Couleur dorée, nez très proche du précédent, très autolyse, grillée, un peu plus soufré ici. La bouche par contre montre plus de fond, plus de fraîcheur. Avec aération, le grillé s’estompe légèrement, beau floral, fruité, encore jeune, moins gras, moins d’alcool, plus d’acidité, belle longueur, salivante. TB+.

 

Une paire intéressante à analyser, qui a beaucoup fait parler, où on sent 2 jolis vins, ayant gardé une certaine fraîcheur grâce à la vinif, avec en contre-partie une vinif justement un peu trop marquée qui a tendance à masquer le terroir. On pense bien sûr à chardonnay solaire pour le premier et chardonnay d’un climat frais/européen pour le second.

 

 

14 Hofgüt Falkenstein - Niedermenniger Herrenberg Riesling spätlese feinherb 2017 : (AP n°15. 9%) Couleur très claire, nez très typé riesling mosellan, citronné, un peu résineux, pointe pétrole. Bouche très droite, laser, sur les agrumes, les environ 20gr de SR se sentent à peine mais suffisent à laisser le vin confortable, aromatique assez simple, mais c’est très précis, bien équilibré, diablement efficace en fin de repas. Bon accord avec un baba au lioncello. TB+.

 

Très belle soirée, avec un excellent niveau d’ensemble, assez homogène, où peu de vins ont semblé lourdauds/boisés à outrance, et où un bon paquet aurait probablement été placé en France si le thème avait été différent.

 

6 février 2022

Dominio del Aguila (Espagne) **** et Dominio de Es ***

Jeune domaine créé en 2010 par Jorge Monzon et sa femme Isabel, possédant 30ha de vieilles vignes parfois préphylloxériques, en bio + 5 hectares de jeunes vignes. Il possède en plus du tempranillo des vignes complantées de carignan, grenache, blanca del pais, bobal pour les rouges, et albillo mayor, moscatel, malvoisia, brunal pour les blancs. Les rouges sont travaillés sur la finesse (pour la région), et le blanc en autolyse. Le domaine fournit en raisin quelques grandes structures comme Vega Sicilia et Pingus " Valade.

 

 Dominio del Aguila - Ribeara del duero albillo Vinas Viejas 2016 : (36 mois en barriques françaises sans soutirage ni bâtonnage. 13%) Couleur or pâle, assez claire. Le nez est sans surprise bien marqué autolyse, grillé, allumette, fruits jaunes un peu citron confit derrière. La bouche aussi est marquée par les lies, très nouvelle génération bourguignonne dans l’esprit, mais plus le vin prend l’air, plus la réduction part et plus on sent la chaleur, un petit côté caramel, manque un peu de tension et de profondeur, même si c’est plutôt bon (surtout à l’ouverture). TB.

 

 

 

 

Dominio de Es est un petit domaine récent, créé par Bertrand Sourdais (domaine de Pallus à Chinon, et à une époque dominio de Atauta). Travail en biodynamie, vignes pré phylloxériques, recherche de fraîcheur, barriques achetées à la Romanée-Conti...

 

Dominio de Es - Vinas Viejas de Soria Ribera del Duero 2018 : (95% tempranillo, 5% albillo mayor. Une partie en grappe entière. 14,5%) Couleur grenat, pas trop foncée pour tempranillo. Nez qui s'ouvre sur la coco, la vanille, puis coulis de mûre, framboise, cassis, expressif, un peu violette aussi, mais l'élevage domine. Bouche très ronde, grasse, texture de velours, très travaillée par le fût, un peu de sucrosité, coulis de fruit, manque de peps surtout sur la finale, très coco et vanille, trop lissée. Par contre l'alcool est discret, une certaine finesse. A voir si l'élevage s'intègre un jour et si il y a quelque chose derrière qui ressortira, en l'état c'est inintéressant au possible. B-.

 

 

 

 

Dominio de Atauta est dirigé par Ismael Sanz (vigne) et Jaime Suarez (cave). Vignes préphylloxériques à plus de 1000m d'altitude dans la région de Soria. 30ha en propriété + 26ha d'achat.

 

Dominio de Atauta *** - Albillo mayor 2022 : (vignes de 138ans. Sols sables calcaires et graviers. Légère macération contre les peaux dont une partie en amphore, puis élevage fûts de 600L sur lies. 13,5%.) Couleur or pâle, nez discret à l'ouverture, poire, citron, brioche. Avec l'ouverture les lies vont marquer un peu plus le vin, plus brioché, moins fruité, un peu d'amande. La bouche m'a semblé assez puissante pour 13,5%, un beau volume, pas de gras, petite touche "tannique" avec de légers amers, acidité moyenne, là aussi les lies vont peu à peu prendre le dessus avec un côté brioché. Je m'attendais à une sensation minérale plus marquée. Longueur moyenne. B+.

 

1 février 2022

Vassaltis (Grèce) ***

"Vassaltis a vu le jour sur l’île de Santorin en 2015. Il est dirigé par l’un des plus jeunes entrepreneurs de l’île, Yannis Valabous et il se situe à Vourvoulos sur la route côtière qui mène à Ola dans le nord-ouest de l’ile. Le nom Vassaltis veut dire basalte en grec. C’est la roche qui se forme après le rapide refroidissement de la lave. Le domaine produit 3 vins dont 1 en IGP Santorini, Nassistis (assemblage de 35% d’athiri, de 30% aidani et de 35% assyrtiko) et 2 en PDO Santorini, 100% assyrtiko. L’un est fermenté et élevé en cuve et l’autre élevé sous bois en fûts de 500 et 225 L pendant 3 mois." Valade

 

Vassaltis - Nassitis 2018 PGI Cyclades : (50% assyrtiko, 25% athiri, 25% aïdani, en cuves. 13,5%. Pressurage en grappes entières cépage par cépage) Couleur presque, dorée, nez sur les fruits exotiques voire surmûris, goyave, mangue, fruits jaunes, pointe miellé, cire. La bouche est bien plus sèche que ne le laissait présager le nez, quelques fruits exotiques, mais aussi des agrumes, plutôt vive à l'attaque, peu épaisse, fruitée, la finale est par contre assez courte, manque de tension, finit un peu sur l'alcool. B.

 

11 novembre 2021

Antonio Madeira (Portugal) *** et Quinta da Pellada ***

"António Madeira est un vigneron français d’origine portugaise. En 2010, il décide de revenir s’installer sur le terroir de ses ancêtres, la Serra da Estrela, une sous-région du Dão. C’est au pied de ces montagnes qu’António a isolé des parcelles de vieilles vignes complantées qui se distinguent par la typicité des cépages, la qualité du sol granitique et une exposition idéale. La Philosophie du domaine est simple : respect du sol, de la plante et du fruit afin de se concentrer sur l’essentiel, à savoir l’expression du terroir. Pour y parvenir, António Madeira n’utilise aucun pesticide et travaille ses sols au cheval, utilise des levures indigènes..." Valade

 

 

Antonio Madeira - Dao Vinhas Velhas branco 2017 : (arinto, bical, cercial, encruzado, fernao pires, siria et autres. Elevage moitié cuve, moitié demi-muids de 500L. 13,5%) Couleur bien dorée, nez expressif très marqué par l'autolyse, grillé, allumette, très "bourguignon nouvelle génération". Derrière un peu de fruits jaunes et de citron. La bouche a un beau volume, de la puissance, pas de gras, très marquée réduction sur lies aussi, grillée/toastée, accompagnée d'un fruité mûr, solaire, fond minéral intéressant même si le grillé prend un peu le dessus sur le terroir en l'état. C'est mieux après aération ceci-dit. Finale assez longue, toujours sur le grillé des lies avec un peu de citron confit. Très bon rapport q/p (20€). TB.

 

Antonio Madeira, Dao vinhas velhas 2019 : malheureusement une bouteille avec un défaut, dommage pour cet excellent petit producteur qu'on regoûtera un jour...

 

Antonio Madeira (Portugal), Dao Vinhas Velhas branco 2020 : (15% Arinto, 15% Bical, 15% Cercial, 15% Encruzado, 15% Fernao Pires, 15% Siria, 10% Autres. A 600m d’altitude sur granit dans la Serra da Estrela. Moitié 500L moitié cuve.) Retour au blanc pour le fromage, couleur or pâle et trouble, nez d’abord sur l’autolyse grillé, puis fruits bletts, notes florales, un peu brouillon. Jolie bouche énergique, tendue, minérale, citronnée, anisée, florale, à la finale salivante. TB.

 

Antonio Madeira, Dao A Palheira 2019 : (jaen, tinta amarela, baga et autres) Couleur d'intensité moyenne, nez fruits noirs et rouges, épices, graphite. Bouche avec un joli fruité, alcool moyen, attaque assez ronde sur le fruité gourmand, puis fin de bouche sur une acidité élevée, des tannins qui allongent, esprit nebbiolo, on a l'impression que le vin est plus marqué baga que tempranillo, beaucoup de fraîcheur, impression de fond minéral, encore jeune, c'est bon mais à ne pas mettre entre toutes les mains avec sa finale "pointue". Après ouverture, très différent, plus rond, semble plus mûr, à peine confituré, moins d'acidité, moins tannique, peut-être une touche de volatile le lendemain mais bien intégré. TB.

 


Tinto 2022 majorité alfrocheiro, réduit et souris. Vinhas velhas 2021 jaen et autres plutôt très bon tout en allonge, pas épais, mais sensation minérale, fraîcheur, façon nebbiolo un peu. A Palheira 2021 baga et autres bcp de réduction, compliqué, derrière comme le précédent jolie allonge et longueur sinon.

 

 

 

 Quinta da Pellada, Dao Muleta 2017 : (Domaine familial de 60ha aujourd'hui sur 3 lieux. Ici vignes centenaires sur la Serra de Estrela à 450m d'altitude sur granit. Cépages jaen, baga, touriga nacional, bastardo, alfrocheiro etc… Elevage fûts non neufs) Couleur grenat, nez très élégant de cerise noir, de goudron, de pin, balsamique, de ronce... La bouche est à la fois fruitée, floral, avec un végétal noble, quelques épices, un côté graphite marqué, surtout une finale portée très loin par une belle acidité, et des tannins présents mais fins dignes des plus beaux barolos. La longueur est impressionnante. L'équilibre puissance/fraîcheur aussi. C'est déjà bon et avec un gros potentiel de garde aussi. On termine en beauté. TB++.

 

Quinta da Pellada *** - Dao Alto 2017 tinto : (jaen, alvarelhao, tinta pinheira, tinta carvalha, bastardo... parcelle la plus haute du domaine. Elevage fûts français non neufs) Couleur rubis foncé, nez sur les fruits rouges type prune, kirsch, et quelques fruits rouges frais, un peu mentholé, champignon, cuir, donne l'impression qu'il va pinoter dans quelques années. La bouche est peu tannique, belle texture, pas de bois, du volume, légère en alcool (13%), acidité moyenne, plutôt ronde, souple, sur les fruits du nez, manque une pointe de fruits frais peut-être, main arômes intéressants cuir, épices, prune, avec une finale de longueur moyenne. Le lendemain il a justement trouvé un peu de fruits rouges frais, très joli vin. TB.

 

31 octobre 2021

Klaus Peter Keller (Rheinhessen) *****

 

Klaus Peter Keller et sa femme Julia ont repris le domaine familial (d'environ 18ha aujourd'hui) à Flörsheim-Dalsheim à la fin des années 1990. Après avoir fait son stage en Bourgogne et notamment chez Armand Rousseau, Klaus Peter Keller continue de s'y rendre deux fois par an pour échanger des bouteilles avec les plus grands vignerons (Pierre Duroché...). Il a été l'un des premiers en Rheinhessen à croire au potentiel du pinot noir avec le réchauffement climatique. Il produit désormais de grands vins rouges très "bourguignons" dans l'esprit (avec une partie de vendange entière, peu de bois neuf). Il a continué à améliorer les rieslings secs, à la profondeur exceptionnelle. Sa célèbre cuvée G-Max (G pour son grand-père, Max pour son fils) est apparue en 2001. C'était au départ son vin de table, que tous ses amis ont voulu lui acheter. Il raconte que pour être "tranquille", il a fixé un prix exorbitant... Il est aujourd'hui considéré par beaucoup comme le plus grand vigneron allemand.

 

 

 

KP Keller - Riesling Trocken Von der fels 2016 : (AP 13) Couleur claire, nez pétrole, minéral, citron confit, pamplemousse. Bouche perlante, très minérale, tendue, sûrement 3-4gr de SR, sur les arômes du nez, pas une grosse matière, bonne longueur. Belle "entrée de gamme" au style Keller, guère étonnant avec quelques vignes de Morstein et Kirschpiel dans l'assemblage. TB.

 

 KP Keller - Spätburgunder S trocken 2013 : (AP 40) Couleur claire reflets oranges. Nez expressif, cerise griotte, framboise, pointe florale, touche fumée avec l'ouverture (viande fumée). Bouche légère, presque sans tannins, quand même de l'épaisseur, assez ronde, très léger boisé bien intégré. Finale un peu courte, mais un vin très facile à boire, on se ressert très vite. TB.

 

Keller - Kirchspiel riesling GG 2016 : (Rheinhessen.AP n°30. 13%) Couleur à peine plus dorée, nez plus fermé qu’il faut aller chercher, moins fruité, plus minéral, ne pétrole pas trop là non plus. Bouche plus puissante, un peu plus de volume, encore jeune, plus sèche et encore plus minérale, une certaine austérité mais très noble. C’est surtout sur la finale qu’il impresionne et qu’on sent le potentiel, encore plus longue et plus tendue que le Prager, très caillou. Sûrement plus grand que le précédent, mais a besoin d’un peu plus de temps. TB++.

 

Keller - Kirchspiel riesling GG 2020 : (AP24, 12,5%) Couleur or pâle, nez très citron, citron vert, zestes, pointe résine, pas trop pétrole. Bouche pleine d'énergie, très tendue, sèche, grosse acidité, zestes, citron, beaucoup d'amers nobles, trame calcaire derrière, finale très longue, parfaitement équilibrée, déjà délicieux en l'état. Et dire que c'est trop jeune... TB++.

 

Keller Kirchspiel GG 2021 : pointe de SR probablement, attaque fruitée, assez gourmande, finale plus tendue, zestée, citron vert, très joli, à attendre un peu dans l'idéal bien sûr. TB++.

 

Keller - Riesling limestone Kabinett 2018 : (AP 06) très clair, très perlant, semble assez peu sucré, très tendu, citronné, frais, 9% d'alcool, se boit tout seul, simple mais très précis. TB.

 

Keller, riesling limestone 2020 : (AP03, 10%) beau riesling, un peu pétrole, tendu, citronné, probablement 6-9gr de SR environ, frais, très belle entrée de gamme. TB.

 

Limestone Kabinett 2021 : très tendu, peu d'alcool, minéral, équilibre parfait. TB+.

 

Keller - Bürgel pinot noir GG 2020 : (AP 17) Couleur claire, nez un peu réduit à l'ouverture, léger élevage tosté. Bouche par contre très élégante, pure, fruitée, fraîche, acidité assez haute, joli fond minéral, long, salivant. TB++. Une autre bouteille plus tard était très claire, toute en fruit, finesse extrême, ultra buvable, fleurie, évidente, moins d'élevage, peut-être un peu moins de tension en finale. TB++.

 

Keller Rieslaner Auslese 2021 : (demi-bt) couleur or, nez très fruits exotiques frais, mangue, ananas, bonne acidité et peu d'alcool en bouche, très gourmand, frais, exotique, pas très long mais efficace. TB+.

 

Keller, Weissburgunder & chardonnay 2023 (AP 07)   Rheinhessen : (cuvée d’entrée de gamme de la légende allemande du riesling sec. Plusieurs parcelles, majorité d’argilo-calcaire. 60% pinot blanc 40% chardonnay environ. Elevage 2/3 en cuves et 1/3 vieux fûts)  Couleur claire, nez citronné, floral, petite touche abricot. Bouche très fraîche, pas beaucoup de corps ni d’alcool, pas de gras, en tension et en fraîcheur, parfait pour réveiller les papilles. TB.

Keller, Weissburgunder & chardonnay 2023 (AP 07)  Rheinhessen : comme la semaine précédente, une entrée de gamme sur la fraîcheur, salivante, avec un petit grillé des lies cette fois-ci, ainsi que des notes qui rappellent l’ananas au fur et à mesure que le vin prend l’air et se réchauffe. TB.

 

26 octobre 2021

Tyrrell's (Australie) ***

 

Tyrrell's est un vieux domaine (1858) d'un peu plus de 100 hectares situé dans la Hunter Valley (Nord de Sidney), certifié ISEM (International standard for environmental management)

 

 

Tyrrell's - Vat 1 Semillon 2015 : (plus vieilles vignes du domaine, certaines sont de 1923. Sols très sableux. Elevage court en cuves sur lies puis près de 5ans en bouteille avant commercialisation. 11% vol)  Couleur or pâle, reflets verts. Nez encore jeune, expressif, citron vert, agrumes, résine, pointe de cire et miel. Bouche légère en alcool, pas de gras, pas une grosse matière, belle acidité, très fraîche et digeste, presque tendue, très zestée, fruits jaunes. Finale assez longue, acidulée, presque saline, amers nobles, zestes de citron, le lendemain pointe noisette qui commence à apparaître. Un vin assez déconcertant avec son élevage cuve et ses 11%, on sent qu'il est ramassé en quasi sous-maturité, comme les Marsanne de Tahbilk, beaucoup plus frais et digeste que les sémillons secs bordelais (il se rapproche bien plus d'un riesling ou d'un alvarinho). Bel équilibre, mais encore assez simple dans son aromatique. Pour plus de complexité à regoûter dans 10ans. TB. Regoûté plus tard, il a gagné en volume et longueur sans perdre sa tension. TB+.

 

 

Tyrell’s (Australie, Hunter Valley) – HVD semillon 2015 : nez à peine grillé sur lies, floral, cire. Bouche agrumes, cire, peu d’alcool, peu de volume, finale un peu courte, manque d’acidité par rapport au VAT 1 2015. B.

 

Tyrrell's Old Hillside vineyard shiraz 2018 : syrah marqué cassis eucalyptus, pas trop lourde ni confite mais pas très intéressante niveau aromatique. B.

 

Shiraz 2022 : entrée de gamme de syrah, nez très fruits noirs et pneu brûlé, barbecue, mieux en bouche, plus élégante et facile à boire. B.

 

Tyrrell's VAT47 chardonnay 2021 : chardonnay avec un léger boisé mais déjà bien intégré, pas trop d'alcool (13,5) ni trop d'opulence, encore pas mal de fruit peche abricot, gourmand, belle acidité, peut-être à peine soufré technique (acidifié ?) mais tout est déjà pas si mal intégré, beau potentiel de garde. TB.

 

19 octobre 2021

Torbreck (Australie) ***

Domaine d'environ 250ha situé à Marananga au centre la Barossa Valley, créé en 1994 par David Powell. Le domaine est racheté par le californien Peter Knight en 2013. Les vins sont assez classiques pour la région, très confiturés, avec beaucoup de sucrosité, hauts en alcool, boisés, mais on peut toujours avoir une bonne surprise en les attendant très très longtemps...

 

Torbreck - The Struie 2011 : (Syrah. Barossa Valley + 5% Eden Valley plus fraîche. 15,2% vol. pH 3,71) Couleur grenat, pas trop noire pour une syrah australienne, peu évoluée. Nez confituré, sur les fruits noirs, le cacao, pas trop boisé pour Torbreck mais ça sent la sucrosité élevée. La bouche le confirme, c'est très rond, sucré, tannins très gras, beaucoup de cacao et de confiture de fruits noirs, assez simple, quand même un peu d'acidité derrière, l'alcool est bien intégré au départ mais ressort en finale et devient de plus en plus évident lorsque le vin se réchauffe. La finale est assez longue, plus épicée, un peu d'orangette et toujours du cacao. Si le vin fait son effet sur les premières gorgées on se lasse très vite, ça devient même écoeurant dès le second verre. B-.

 

Torbreck – Old vines GMS Barossa 2018 : très confituré, épicé, pneu brulé. Moyen.

 

Torbreck – Hillside vineyard grenache Barossa 2018 : très rouge rubis en couleur, très gourmand, peu de tannins fraise confiturée, velouté, suave, pas une grosse acidité, mais alcool bien intégré. TB.

 

Torbreck – Descendant Barossa valley 2018 : (shiraz + viognier) Plus noir, fait syrah lardé, fumé, tapenade, nez assez noble, pas trop boisé, la bouche est pas trop confiturée par rapport aux autres cuvées. TB+.

 

Torbreck – The Factor Barossa valley 2018 : (shiraz) Très noir, très sirupeux, ultra épais, tannins lissés par le bois, très marqué coconut, très écoeurant. A revoir dans 20ans minimum. B-.

 

Torbreck steading blanc 2017 : (rhone blend) nez pêche, abricot, floral, facile, sans être exubérant non plus, la bouche a le mérite d'être pas trop haute en alcool, ni trop grasse, peu d'acidité en finale par contre. B+.

 

27 septembre 2021

Daniel Twardowski (Allemagne, Moselle) ****

Daniel Twardowski a créé son domaine Pinot Noix en 2011 (premier millésime). Il possède désormais 3 hectares sur le Hofberg à Dhron, juste au sud de Piesport. Son but avoué est de concurrencer les grands bourgognes. Les meilleurs clones de pinot noir ont été plantés à partir de 2006.

 

 

Daniel Twardowski - Pinot Noix Ardoise 2016 : (30% VE) Couleur très claire, infusée, et à peine trouble, nez éclatant dès l'ouverture, plein de petits fruits rouges légèrement sucrés, framboise, griotte, pointe de cerise aigre, léger élevage vanillé, très marqué par la rose également. La bouche est éclatante elle aussi, sur les fruits rouges un peu sucrés, toute en rondeur, avec une texture ultra soyeuse, rien ne dépasse, c'est très gourmand, encore tout jeune, toujours un peu d'élevage vanillé, beaucoup de rose/pivoine (j'ai l'impression qu'il y a un peu de grappe entière, mais je n'ai pas trouvé l'info...?), léger en alcool (12%). Ca garde tout de même juste ce qu'il faut d'acidité dans le fond pour que la finale reste digeste et relativement longue, même si on reste plus sur un profil en largeur qu'en longueur. La bouteille ne fait pas un pli avec cette finesse et cette gourmandise là. Un pinot pas du tout bourguignon me semble-t-il, mais plutôt très proche des Ipob californiens ou d'un Bass Philipp par exemple. Belle découverte. TB+.

 

Twardowski - Pinot noix Ardoise 2018 (Moselle allemande) : couleur sombre par rapport au 2016, trouble. Un peu de gaz, besoin de carafe. Nez très différent de 2016 ici bien plus fruits noirs, notes végétales de grappe entière. Bouche avec un petit côté animal, cerise noire, très belle texture et acidité haute, tannins fins, élevage déjà bien intégré, très juteux et gourmand avec du fond, un côté un peu grappe entière végétal en finale. TB.

 

Daniel Twardowski, Pinot Noix Ardoise 2018   Moselle : (3,5ha sur le grand cru Höfberg, Expo sud, sur le Dhron, sols d’ardoises rouges. Premier millésime en 2011 avec des massales de pinot bourguignon. 30-40% grappe entière, 10-20% fûts neufs environ) Couleur un peu plus claire que le précédent, nez plus bourguignon, mêlant, fraise, cerise, ronce, à des notes légères d’élevage vanillé, toasté qui ne dominent pas. Bouche à laquelle certains ont reproché une acidité un peu trop élevée, quelques amers également, un côté un peu froid et austère mais noble et frais, élevage bien intégré en bouche. Différent des 2016 et 2017 qui semblaient plus en rondeur et « sucrosité ». TB.

 

Twardowski - Pinot noix ardoise 2017 : Couleur très claire, presque diluée, nez expressif, petits fruits rouges, léger fumé, lardé, pivoine, pointe d’élevage vanillé. Bouche en dentelle, beaucoup de finesse, élevage mieux intégré qu’au nez, tannins très fin, belle acidité, jus de fruit, tire à peine sur le nature, sans défauts, infusé, long, acidulé, une touche fumée, pas un gros volume, mais de la dentelle. TB+.

2017 : autre bouteille plus tard, très clair, fin, un peu évolué déjà, élevage vanillé encore présent. TB.

 

21 septembre 2021

Dominio do Bibei (Espagne) ***

 Domaine créé en 2001 par Javier Dominguez, dans la sous-zone de Quiroga-Bibei, partie la plus sèche de Ribeira Sacra (Galice). Le domaine s'étend désormais sur 45 hectares, il a un moment été conseillé par Sara Perez (Mas Martinet) et René Barbier Jr (Clos Mogador). Il cherche notamment à remettre au goût du jour les vieux cépages autochtones avec un travail en grande partie en biodyamie.

 

Dominio do Bibei - Dominio do Bibei Ribeira Sacra 2015 : (80% brancellao, 20% Mouraton. Egrappé et fermenté en fûts de 500L à toit ouvert. Déplacé par gravité en barriques de 300L pour le malo. Elevé en vieilles barriques pendant 15 mois puis 6 mois en foudre 15HL. 13,5% vol) Couleur rubis avec des reflets marrons, déjà un peu évolué. Premier nez un peu poussiéreux, terre, vieux bois, puis le fruit arrive, plutôt fruit à l'alcool, kirsch, prune, un peu de fruits rouges, pointe tabac, réglisse, m'évoque un merlot un peu évolué. La bouche est plus fraîche que le nez, plus de fruit, du volume, une belle texture, des tannins fins, très léger boisé avec une pointe beurré mais bien intégré à l'ensemble, acidité moyenne mais suffisante, bonne longueur sur le fruit rouge à l'alcool, quelques épices. Un vin original, qui donne envie de s'intéresser à cette région. TB.

 

 

Dominio do Bibei Lalume 2019 blanc (96% treixadura) fruits blancs, et fruits mûrs au nez, bouche qui reste vive, fraîche, bon.

 

Dominio do Bibei Lalama 2019 rouge (mencia) bof.

 

29 août 2021

Eva Fricke (Allemagne, Rheingau) **** et Künstler ****

Jeune domaine créé en 2006 à Eltville. Après avoir vinifié pour le domaine Josef Leitz, Eva Fricke a décidé de s'installer à son compte dans le Rheingau, commençant avec 0,4 ha mais possédant désormais une quinzaine d'hectares. Inspirée par la nouvelle génération, dans une région vieillissante mais aux grands terroirs, comme PJ Kühn par exemple, Eva Fricke travaille en bio cherchant la minéralité, la tension, produisant des vins majoritairement secs.

 

 

Eva Fricke - Riesling Kiedrich trocken 2019 : couleur claire, vif et tendu, très minéral, pur, citronné, belle longueur pour un « village ». Déjà accessible sur la vivacité et la jeunesse, peut se garder aussi. TB.

 

Eva Fricke - riesling Lorchhäuser Seligmacher 2020 : (11,5%, 19gr SR) couleur claire, joli nez pas très pétrole, très zestes, fruits blancs, élégant, minéral. Bouche tendue, beaux amers, minérale, légère, on lui donne plutôt 10gr de SR, finale sur des amers nobles, encore jeune mais excellent, très noble, pas trop mûr pour un Rheingau 2020. TB++.

 

 

 

Domaine historique du Rheingau d'une cinquantaine d'hectares situé à Hocheim, aujourd'hui géré par Günter et Monika Künstler. Sa force est de posséder quelques très grands terroirs comme le Kirchenstück et le Hölle à Hocheim et quelques ares de Rottland et Schlossberg à Rüdesheim. En 2016 le domaine rentre dans l'association bio Fair & Green. 

 

 

Künstler - Riesling trocken 2018 : couleur claire, très vif, tendu, laser, peu de matière, citrique, pas du tout de surmaturité, finale sur une amertume végétale un peu gênante. Une entrée de gamme "régionale" tout à fait dispensable. B-.

 

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