Coffinet-Duvernay - Chassagne blanc 2013 : fatigué, un peu oxydatif... Moyen.
Coffinet-Duvernay, Chassagne 1er Cru Fairendes 2022 : blanc classique, avec un léger gras, pas trop d'alcool pour 2022, reste assez frais, pas beaucoup de bois neuf, la finale manque un poil d'allonge par contre. TB.
Blanchots dessus 2021 : style en tension, nez discret, mais très belle bouche, très caillou, longue, salivante, ni beaucoup d'autolyse, ni beaucoup de gras ou de boisé. TB++.
Antonio Quari est le chef de cave du domaine Prieuré-Roch. Il ne produit qu'une seule cuvée sous son nom propre.
Antonio Quari, Ladoix Les Briquottes 2023 : Couleur rubis trouble, nez qui s'ouvre sur la griotte, une volatile marquée, des notes florales et ronce, assez simple, marqué par la vinif nature et grappe entière. La bouche est fraîche et juteuse, peu d'alcool pour 2023, beau volume, là aussi on sent la volatile, aromatique assez simple, petite touche végétale avec quelques amers (pas gênant pour moi) qui donnent un côté relativement sérieux au vin, quelques petits tanins sur la finale qui donnent un peu de relief. C'est encore un peu jeune dans l'idéal. Au final un bon Ladoix, clairement typé nature, qu'il ne faut surtout pas surpayer tant certains prix sont délirants.... B+.
Stefano Occhetti, Langhe nebbiolo 2023 : couleur rubis claire, nez très fraise et pivoine, très nebbiolo, plein de fruit, gourmand, pur. Bouche très fine, beaucoup de fruit et de fleur, délicate, aérienne, quelques tannins légers sur la finale qui rappellent le nebbiolo, mais ça reste fin. Le Langhe idéal, d’une grosse buvabilité. TB+.
Piero Busso ***, Langhe Nebbiolo 2023 : (à Neive, jeunes vignes de Barbaresco) Couleur rubis, nez de fruits rouges légèrement confiturés, avec ouverture réglisse, herbes aromatiques, très joli. Bouche sur l'aromatique du nez, avec une bonne acidité, du corps pour un Langhe, finale encore un peu trop serrée, mais très belle aromatique, un nebbiolo très bien fait, style classique, qui demanderait encore un peu de garde. TB.
Jorge Olivera, Kemisio 2023 : (vin naturel, nord de l’Aragon, vers Huesca. Cépages non identifiés, environ 30% de cépages blancs) Couleur rouge très claire, ou rosé foncé, nez de petits fruits rouges acidulés, groseille, canneberge, un peu de végétal et d’épices, pivoine. Bouche légère, sans tannins, jus de fruit nature, fruits rouges acidulés, trait végétal, simple, facile à boire, propre (même si le lendemain petite souris qui commence à arriver sur le fond de bouteille). Pas très long mais c’est efficace et facile. B+.
Domaine de 5ha, situé à Coutures, près de Saumur-Brézé. Xavier Caillard a subitement arrêté son domaine Les Jardins Esméraldins en 2016 (le domaine avait été créé fin des 1990', après la rencontre de Mark Angéli - vins naturels avec des élevages très longs). Il a retrouvé un repreneur idéal en 2018, Kaya Tsutsui, un japonais issu d'une famille d'importateur. Le domaine est renommé Jardins de la Martinière. Il est notamment aidé par Hirotake Ooka (Grande Colline à Saumur).
Jardins de la Martinière, X/Rg Rouge 2014 : (vinifié par Xavier Caillard, 10 jours macération grappe entière. 4ans cuves + 4ans fûts. Embouteillé en 2022 par les repreneurs) couleur sombre avec un peu de dépôt, nez qui fait vieux cabernet, on lui donnerait 20ans de plus, très champignon, sous-bois, saucisse fumé, un peu poussiéreux à l'ouverture. Bouche sur les arômes du nez, pas spécialement nature, semble légère en alcool, pas de poivron du tout, avec des tannins encore un peu marqués et rustiques, on se dit qu’il serait bien de le faire vieillir encore un peu à ce niveau-là, mais en même temps ça manque un peu de fruits frais, il y a quand même de la longueur et de la complexité, un peu l'impression de boire un très vieux Médoc. Plutôt intéressant, même s’il manque un peu de fruit à mon goût. TB-.
Jardins de la Martinière, Akane no oka Vin de France rouge 2019 : Couleur assez claire, nez réduit à l'ouverture, avec aussi de la volatile et beaucoup de colle scotch. Bouche bien perlante, pas très nette non plus, réduit, volatile. Ne tient pas une longue ouverture non plus. Bref, pas grand chose qui va sur cette bouteille-là.
Domaine de 2,2ha créé en 2019, après une formation chez Ganevat. Vignes du côté d'Arlay et de l'Etoile. Vins natures.
Alexandre Plassat, Pan 2022 : (chardonnay, savagnin) Couleur or foncé, nez qui fait plutôt savagnin, fruits secs, petite touche oxydative, pas d'autolyse ici, il me rappelle un peu les savagnins des notes bleues avec un peu plus de volatile ici. Bouche avec du volume, mûr et énergique à la fois, nature avec un peu de volatile mais ça reste du bon côté, toujours cette touche oxydative, c'est assez long et intense, ça semble à point, pas spécialement taillé pour la garde. A boire quand même assez vite après ouverture, sans carafer. TB.
Château d'Arlay ***, Vin jaune 1979 : couleur ambre, nez un peu typé Madère sec avec du caramel, des fruits secs, un peu de noix, noisette, épices. En bouche l'oxydatif est finalement assez discret, très complexe, sur les arômes du nez, attaque assez ronde, élégante, puis l'acidité arrive en seconde partie de bouche, très longue et surtout très saline, umami. Très grand vin.
Domaine tout récent, créé vers 2020 par Heiner Bollig et sa femme Veronika, sur 2 hectares. Heiner est le chef de cave d'Egon Müller, sa femme travail dans la partie commerce du domaine... Les vignes sont sur l'Apotheke à Trittenheim, le Juffer à Brauneberg et le Laurentiuslay à Leiwen. Levures indigènes, la cuve est privilégiée.
Unterlind, Trittenheimer Apotheke riesling kabinett AP02 2023 : couleur très claire, nez très épuré, citronné, pas trop de pétrole. Bouche très droite et cristalline, on se demande où sont les sucres, pas beaucoup de corps, mais très pur, frais, minéral, finale salivante, très digeste. Très joli et déjà accessible pour un vin si jeune. TB+.
Micro-négoce créé par Nicolas Protin, officiellement lancé en 2022 (même si quelques cuvées ont été vinifiées pour les amis à partir de 2020). Nicolas Protin est un amateur de vin, qui a travaillé auparavant en Australie, Nouvelle-Zélande, chez Comte Armand et Terres de Velle. Il travaille dans les vignes qu'il vinifie ensuite, même si elles ne lui appartiennent pas. Les blancs sont travaillés grappes entières avec les "lies fines" seulement pour ne pas avoir trop de réduction, en cuves et fûts, sans batonnage, peu sulfités. Les rouges sont en grappes entières 100%, tout est fait par gravité sans pompes, plutôt peu interventionniste avec une quantité de bois neuf limitée.
Maison Aymon, Beaune 1er Cru 2023 : (1ers crus Toussaints et Bressandes. 1er millésime de la cuvée. Sa cuvée la plus concentrée. 12,5%) Couleur claire et brillante, nez expressif dès l'ouverture, très cerise rouge, un peu floral, on sent un peu la grappe entière au niveau aromatique au sens où il y a une petite touche amylique (petit départ en carbo ?) mais sans excès. La bouche a été travaillée sur le fruit et le floral, peu d'alcool, mais dès le milieu de bouche on sent un côté rafle avec des amers et des notes végétales, des tannins encore un peu serrés aussi, le plaisir est limité en l'état sur la bouche. A voir au vieillissement désormais car c'est bien sûr encore un peu jeune. Mais on a eu la sensation d'un vin où on a cherché à faire un jus de fruit nature/grappe entière sans trop assumer le côté puissant du terroir et du millésime. Mais à regoûter sur d'autres cuvées. B.
Domaine d'Eric Fimbel et Lydia Houillon, débuté en 2021, sur 1,5a environ. En nature.
Fimbel-Houillon, Genèse 2022 : (lot Plou 22) rien qui va sur cette bouteille, nez réduit et acétate, un peu de gaz. Avec ouverture la souris arrive et l'acétate est encore plus présente.
1 JF. Mugnier, 1er cru clos de la Maréchale blanc 2021 : chardonnay tendu, citronné, austère, très calcaire, pas un gros volume, un peu mieux en se réchauffant avec des notes briochées. Jolie finale assez longue et salivante, mais un plaisir limité en l'état. B+.
2 Méo-Camuzet F&S, 2022 (bas de combe + grandes vignes) : vin coloré, reflets violets, nez très expressif, fruits noirs, vanille, violette. Bouche très gourmande, texturée, ronde, fruité mûr un peu confituré et vanillé, pas beaucoup d'allonge, encore un peu de bois, bien dans le style du domaine. TB.
3Edouard Confuron, Aux allots 2022 : un style quasi opposé au précédent, un peu de couleur quand même, fruité plus clair et un peu de ronce, végétal, bouche qui n'a pas un gros volume, pas de travail de texture, mais grosse allonge, plus en acidité, avec une finale salivante umami qui donne envie d'y revenir, joli style. TB+.
Bonus Friedrich Becker, Heydenreich pinot noir 2016 (Palatinat) : un vin beaucoup plus clair que les autres, où on a eu l'impression d'un climat plus frais, plus d'acidité, mais beaucoup d'élégance, sur des petits fruits rouges, une touche d'élevage viande fumée. On part vite plus au Nord que la Bourgogne. Une cuvée qui a paru très élégante, avec peu d'extraction pour un grand cru de Friedrich Becker. Très accessible en l'état, un vin qui a fait l'unanimité. TB+.
4 Thibault Liger-Belair, La Charmotte 2017 : couleur très claire, nez très floral, beaucoup de rose, de baies rouges. Bouche en dentelle, aérienne, au fruité éclatant, très florale aussi, très "vosnienne" disent certains, probablement marquée par la vinification en infusion avec une partie de grappes entières, ce n'est pas très dense, mais c'est le vin qui offre le plus de plaisir immédiat. TB++.
5 Jean Grivot, 1er cru Aux Boudots 2017 : couleur sombre, nez marqué par l'élevage, café, bouche mûre, confiturée, boisée, assez ronde mais sans beaucoup d'allonge. B+.
6 Henri Gouges, 1er cru Clos des Porrets St Georges 2021 : un domaine qui a changé de style récemment, ce vin en était la preuve, fini les vins très durs du passé, ce Porrets 2021 a montré un très joli fruité, très épuré, peu de bois, une bouche élégante, pas forcément de volume ni de texture mais beaucoup d'allonge avec une finale très calcaire. TB+.
7 Sylvain Cathiard, 1er cru Aux Murgers 2017 : couleur parmi les plus sombres, un vin qui semblait persque parfait, combinant fruité et floral ainsi que des notes de cuir, voire tabac, beaucoup de volume mais des tannins très fins, un fruité mûr et une belle acidité, de la longueur. TB++.
8 Robert Chevillon, 1er cru Les Chaignots 2010 : enfin un Nuits-St-Georges qui collait au stéréotype de l'appellation, avec des tannins plus fermes, un côté plus terreux, cuir, presque encore trop jeune pour ce 2010, probablement dû au style traditionnel du domaine puisque les Chaignots est une parcelle proche de Vosne. TB+.
9 Château de Puligny, 1er cru Clos des grandes vignes 2005 : couleur assez claire et peu évoluée pour 2005, nez de fruits rouges, semble avoir eu un élevage poussé, bouche jeune, sur le fruit peu tannique, étonnante pour 2005, plutôt facile à boire, sans grand fond. B.
Soirée n°2
1 JF. Mugnier, 1er cru clos de la Maréchale blanc 2014 : on retrouve le côté frais et tendu du 2021, mais un peu plus fondu ici, le chardonnay bourguignon se sent déjà un peu plus, avec peut-être un peu plus de volume et moins d'austérité, encore tout jeune. TB.
2 Manuel Olivier, 2019 (aux allots) : robe assez claire pour un 2019, nez fruité et épicé, bouche assez simple, plutôt légère et facile, sans la profondeur des vins suivants. B.
3 Méo-Camuzet F&S, 2022 (bas de combe + grandes vignes) : vin coloré, reflets violets, nez très expressif, fruits noirs, vanille, violette. Bouche très gourmande, texturée, ronde, fruité mûr un peu confituré et vanillé, pas beaucoup d'allonge, encore un peu de bois, bien dans le style du domaine. TB.
4 Jean Grivot, 1er cru Aux Boudots 2016 : un 2016 qui s'est bien mieux goûté que le 2017 de la semaine précédente, moins d'élevage, plus de fraîcheur dans le fond et beaucoup plus d'allonge. TB+.
5 Sylvain Cathiard, 1er cru Aux Thorey 2017 : par rapport aux Murgers 2017 de la semaine précédente, un vin plus fermé, encore un peu serré, qui va demander du temps. TB+.
6 Anne Gros, Damodes 2013 : couleur très claire, peu d'évolution pour un 2013, encore plein de petits fruits rouges acidulés, très frais, on sent le millésime plus froid que les précédents, pas beaucoup de volume, mais très digeste, facile à boire, presque rafraîchissant, un vin qui offre beaucoup de plaisir. TB+.
7 Arnoux-Lachaux, 2019 : (6 parcelles) Couleur plus foncée que le Anne Gros mais assez claire par rapport aux autres, un vin complètement différent, un nez de fruits rouges confiturés, de pot-pourri et de rose. Une bouche qui évoque presque un grenache, dense, mûre, très florale, tannins fondus, mais avec l'acidité du pinot, on sent la concentration à la vigne, et ensuite les vinif en grappe entière avec peu d'extraction, peu de bois neuf, beaucoup de longueur. Coup de cœur unanime. TB++.
8 Henri Gouges, 1er cru Clos des Porrets St Georges 2021 : un domaine qui a changé de style récemment, ce vin en était la preuve, fini les vins très durs du passé, ce Porrets 2021 a montré un très joli fruité, très épuré, peu de bois, une bouche élégante, pas forcément de volume ni de texture mais beaucoup d'allonge avec une finale très calcaire. TB+.
9 Thibault Liger-Belair, Belle Croix 2018 : un vin à l'opposé de Charmotte 2017, plus puissant, plus mûr, avec un peu de réduction, des notes animales, moins d'élégance. B.