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Mon carnet Vin
9 juillet 2021

Prieuré-Roch (Nuits-St-Georges) ****

 

Domaine d'une quatorzaine d'hectares créé en 1988 par Henri-Frédéric Roch, co-gérant de la Romanée-Conti (petit-fils d'Henri Leroy), mort en 2018. Il est épaulé par Yannick Champ. Les vins sont bio, biodynamiques et natures.

 

 

Prieuré-Roch - Ladoix Le cloud 2017 : Couleur très claire, légèrement trouble, nez de petits fruits rouges, griotte, impression de grappe entière, pointe de volatile qui apporte de la fraîcheur. Bouche très fine, tendue par une acidité élevée et une pointe volatile, florale, très élégante. Puis avec l'ouverture la volatile prend le dessus, pointe d'acétate. Le lendemain goût de souris... Un joli vin à condition de ne pas l'aérer ! TB-.

 

Ladoix 2019 : fond du lendemain, très noyau de cerise, kirsch, belle acidité, floral, tannins qui serrent un poil, mais propre et joli style. TB.

 

 

1 juillet 2021

Pierre Vincent Girardin (Meursault) ****

 

Fils de Vincent Girardin, Pierre-Vincent s'est installé en 2016 (premier millésime 2017), à même pas 20ans, sur son domaine de 4,5ha (projet d'accéder à une dizaine d'hectares dans les années à venir). Avec un gros travail à la vigne, une cuverie ultra moderne, des fûts de 456L pour ne pas trop boiser... les vins sont de plus en plus prometteurs, dans un style bien plus tendu que les ceux de la maison Girardin.

 

 

PV Girardin - Bourgogne chardonnay Eclat de calcaire 2019 : Couleur claire, nez "nouvelle génération" légèrement grillé (autolyse), peu marqué par le bois, floral, et surtout citron confit. Bouche tendue par une belle acidité, du volume, du minéral, facilement lisible, pas beaucoup de gras ni de bois. Finale un peu moins emballante, marquée par le millésime solaire, très portée sur le citron confit, ce qui lui enlève le côté digeste au bout de quelques verres. Ca reste cependant du bon niveau pour un régional, et un style très intéressant. Un vigneron à suivre. TB.

 

PV Girardin - Le châtaignier 2023 : (Jura. "Massales de naturés jaunes et verts" = savagnin ouillé) Couleur très claire, nez de réduction sur lies à l'ouverture, grillé des lies, citron, il prend vite des notes fruitées assez aromatiques autour de la pêche en se réchauffant, un peu floral, fait très bourguignon. La bouche ressemble à celle des chardo du domaine, un peu perlant à l'ouverture, pas du tout de gras ou de beurré, très marquée par les lies, aromatique assez exubérante, belle tension. C'est plutôt très bon au final, mais très difficile de placer le vin dans le Jura, on est très proche de sa cuvée Eclat de calcaire dans le style. TB.

 

5 juin 2021

Jean-Marc Pillot (Chassagne-Montrachet) ****

Jean-Marc a rejoint son père Jean au domaine familial en 1985, avant d'en prendre complètement les rênes en 1991 avec sa femme Nadine et sa sœur Béatrice. Aujourd'hui 70% de ce domaine d'environ 15 hectares est exporté. Le domaine possède quelques très vieilles vignes, notamment dans le Clos St jean rouge et le Clos St Marc blanc (à l'intérieur des Vergers). Les rouges sont égrappés, les blancs plutôt sur la tension. Antonin, le fils, a encore peaufiné les vins, avec moins de bois neuf notamment.

 

 

 

Jean-Marc Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Clos St Jean rouge 2017 : Couleur rubis foncé, soutenue pour un 2017. Joli nez, expressif, fruits rouges et noirs, épices, élevage déjà très bien intégré. Bouche avec du fruit, assez mûre, du volume, de la puissance, tannins déjà fondus, élevage bien intégré, bonne acidité. Finale assez longue, épicée, qui appelle la table. Un joli vin, encore tout jeune, qui semble avoir un gros potentiel de garde. TB+.

 

JM. Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Clos St Jean 2017 : Couleur très claire, nez de pinot infusé, fruits rouges un peu sucrés, fraise et cerise, pivoine. Bouche très fruitée, peu tannique, semble assez solaire pour 2017 (effet des très vieilles vignes de la cuvée) mais élégante à la fois, un peu moins de longueur que le suivant. TB-. La seconde bouteille servie plus fraîche peut-être est très florales, élégante puis s'ouvre sur le poivre, le lardé, presque tapenade, syrahte, mais sans la chaleur de la première bouteille. TB+.

 

JM. Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Macherelles 2017 : Couleur très claire, là aussi très beau nez de fruits rouges, floral, infusé, encore plus délicat, moins solaire que St Jean. Bouche à l'attaque légère, fruitée et facile, pas un gros volume, finale un peu courte et qui chauffe un peu par contre. B+.

 

Jean-Marc Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Les Caillerets blanc 2018 : Couleur dorée, nez sur le citron confit, floral, peu d'élevage, ni beurré/vanillé, ni grillé, assez élégant. Bouche avec une attaque minérale, tendue, sur les arômes du nez, joli fond au départ, mais la finale chauffe un peu avec de l'alcool ressenti. Au final, impression d'un vin travaillé sur l'élégance et la tension mais le millésime chaleureux le rattrape sur la fin. Difficile de faire mieux ceci-dit sur 2018. TB.

 

Jean-Marc Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Champs Gain 2018 : Couleur plus claire que Caillerets, nez sur les agrumes, citron mais pas citron confit comme sur Caillerets, moins mûr, très léger beurré, peu marqué par l'élevage dans l'ensemble. Bouche légère, élégante, minérale, citronnée, un peu moins de matière que Caillerets, plus de fraîcheur, mais plus simple et un peu moins long. Difficile de trouver 2018 à l'aveugle, c'est frais, pur, élégant, mais à la limite du dilué et assez simple en l'état. TB-.

 

JM Pillot - Chassagne blanc 2021 : nez avec un élevage classieux, sur lies, légèrement marqué grillé/allumette, citron confit, floral. Bouche avec une très belle tension, longue, salivante, déjà très bon, avec du potentiel. TB+.

 

Chassagne blanc 2024 : déjà très accessible, fin, peu de bois, pas trop marqué autolyse, pas beaucoup de gras ni de corps, mais beaucoup d'élégance et d'harmonie, et un côté aérien, très facile à boire. Ca peut bien sûr vieillir et encore gagner en complexité. TB+

 

 

 

 

Visite au domaine JM Pillot : les 2020 prélevés sur fût

Jm pillot chassagne

JM PILLOT

Bourgogne rouge 2020 : (à Remigny. Tous les rouges sont egrappés) encore jeune, très énergique, très frais pour 2020, pas trop coloré.

 

Chassagne VV : à peine plus fondu, très frais, très énergique, beaucoup de fraîcheur, du volume. Prometteur.

 

Santenay Champ claude : un peu plus mûr et fruits noirs, plus solaire, grosse acidité aussi, demandera un peu plus de temps, prometteur aussi.

 

Macherelles 2018 en demi-bouteille : à peine moins d’acidité que dans les 2020 mais on sent une recherche de fraîcheur, gourmand, fruits rouges à peine sucrés, pas d’élevage ressenti là non plus. TB.

 

Bourgogne bl haut des champs : floral, facile. B.

 

Montagny 1er cru : (négoce ?) un peu plus de gras, floral et élégant, pas d’élevage ressenti. B+.

 

Rully : (négoce ?) très bon, un peu plus nerveux que le précédent, gourmand à l’attaque et salivant en finale. TB.

 

Chassagne bl : finale qui manque un peu de peps.

 

Chenevottes : puissant, très léger gras, pas de grillé ni de vanillé, floral, fruits jaunes, finale avec de la tension. TB.

 

Farendes : (dans Morgeot) plus tendu, plus salin, finale très salivante. Prometteur. TB+.

 

20 mars 2021

Grands Jours de Bourgogne en cave 2021

Les millésimes : si tous les vignerons ne sont pas forcément du même avis, et qu’il faudrait affiner par secteur, la tendance générale est que 2018, 2019, 2020 sont trois millésimes très solaires, avec des rendements faibles sur 2019 et 2020.Les 2019 nous ont paru encore plus confiturés et concentrés que les 2018, il va vraiment falloir aller chez les meilleurs producteurs, ceux qui ont su préserver de la fraîcheur. La tendance pour 2020, même s’il faudra attendre la fin des malo, est bien plus positive (pour les rouges comme pour les blancs) avec des vins certes solaires, colorés et élevés en alcool mais avec de meilleures acidités et de meilleurs équilibres (surtout qu’il y a souvent peu d’acides maliques et plus d’acides tartriques).

La situation Covid : d’après les quelques infos que nous avons recueillies, plus que jamais la Bourgogne avance à deux vitesses. Les 1ou2% des domaines phares n’ont aucun problème et vendent toujours aussi bien leurs vins. Par contre pour les autres ça peut être très compliqué, bien sûr beaucoup moins en Côte de Nuits et si l’on a des grands crus que dans la Mâconnais ou la Côte chalonnaise. De nombreux domaines, plus qualitatifs que jamais, ont du stock à vendre…

 

 

Mongeard-Mugneret

Vosne-Romanée rouge 2019 : (embouteillé il y a qqs semaines) Elevage vanille caramel, fruit sucré, peu d’acidité. Moyen.

Vosne-Romanée 1er Cru En Orveaux rouge 2019 : plus coloré, plus épicé, un peu plus de fraîcheur (parcelle dans une combe). Finale marquée caramel. B.

Echezeaux Grand Cru rouge 2019 : (prélevé sur fûts, une partie de grappe entière, comme les suivants) là aussi marqué par le caramel, très confit, sucré. Enfin un peu d’acidité sur la finale. Les tannins sont complètement lissés par le bois comme sur toutes les cuvées. B.

Clos de Vougeot Grand Cru rouge 2019 : bien plus sombre, sur les fruits noirs et le café, vite lourd. B-.

Grands Échezeaux Grand Cru rouge 2019 :  plus fermé mais élevage mieux intégré, grosse matière, là aussi un peu trop confit et manquant d’énergie. B.

Vosne En Orveaux 2017 : robe tout de suite plus claire, nez un peu évolué, kirsché, grillé, bouche plus tendue et saline, avec des notes d’anchois et de pain grillé, plus d’acidité et de fraîcheur. B+.

Grands Echezeaux 2017 : couleur claire, nez plus floral, pivoine, fruits rouges, tannins fins, une bonne longueur avec une finale minérale et fraîche. On termine sur une bonne note. TB.

Des 2019 assez faibles, qui sont tombés dans l'écueil du millésime avec un côté très confit. C'était mieux sur les 2017. Les vins manquent globalement de pureté et surtout de profondeur. Les élevages nous ont paru souvent trop poussés. Accueil au top par contre.

mongeard

 

 

Anne Gros

Les Vins sont 100% égrappés, tout a été embouteillé en décembre. Les vins sont clairs en couleur, ils restent frais pour des 2019, tous sur des fruits rouges très purs et très gourmands, déjà délicieux à boire en l’état. Les 2018 sont soi-disant plus marqués fruits rouges encore, moins concentrés, encore plus faciles à boire en ce moment. Les 2020 devraient par contre être plus concentrés encore que les 2019 et encore plus mûrs, plus fruits noirs.

Crémant de Bourgogne : (pinot majoritaire) assez rond, très floral, violette, vite écœurant.

Bourgogne Hautes Côtes de Nuits blanc cuvée marine 2019 : (fût 500L) Très gras, rond, un peu anisé. B-.

Bourgogne blanc 2019 : (dans la plaine, vignes entre NsG et Flagey, sols + argileux que le précédent) Semble plus vif, plus tendu que le précédent, les jeunes vignes donnent du peps, reste assez frais. B+.

Hautes Côtes de Nuits rouge 2019 : petits fruits rouges, épices, simple, léger, facile, mais assez court. B+.

Bourgogne rouge 2019 : (vignes en NsG et Flagey aussi) plus concentré, plus puissant, sur la cerise rouge croquante, beau volume et belle longueur, les vignes sont plus vieilles que dans le Hautes Côtes, du niveau d’un beau village. TB+.

Chambolle-Musigny Combe d’orveau 2019 : très frais, très élégant, sur la rose, les petits fruits rouges, manque un peu de volume peut-être, très aérien. TB+.

Vosne-Romanée Les Barreaux 2019 : plus mûr, beaucoup plus concentré, mais on garde de la fraîcheur, de beaux fruits rouges gourmands, framboise à peine confiturée, finale longue et fraîche. Du niveau d’un beau 1er cru. TB++.

Echezeaux Grand Cru Les Loachausses rouge 2019 : on sent une pointe d’élevage contrairement au précédent, l’attaque semble plus ronde, beau volume, tannins fondus, la finale épicée et acidulée est plus tendue et prometteuse. TB+.

Clos de Vougeot Grand Cru rouge 2019 : (vignes de 80ans) Couleur assez claire comme tous les vins du domaine, on sent un fruit un peu plus confituré, plus de matière, un peu plus de tannins que dans les autres cuvées, pour la garde. TB+.

Richebourg Grand Cru rouge 2019 : un peu plus fermé, à aller chercher, mais il combine les qualités des autres, finesse des tannins, fruité très pur et très frais, notes florales, déjà buvable et gourmand, avec une bonne longueur. TB++.

Cinso 2019 : difficile de passer derrière les bourgognes... Cinsault très fruité, facile, léger, fruits rouges sucrés et épices, peut-être un poil trop de sucrosité. B.

L’O de la Vie 2019 : (syrah) lardé, assez frais et relativement léger. B+.

Ciaude 2019 : (syrah, carignan, grenache) encore un peu d’élevage, attaque ronde, mais finale assez longue et saline, prometteur pour l’avenir. TB-.

Combettes 2019 : (marselan) toujours un peu de mal personnellement avec ce cépage rustique et épicé…

Grenache 2019 : clair en couleur, facile, fruité, assez léger. B.

 

 

Heresztyn-Mazzini

Bourgogne rouge 2017 : (parcelle champ franc, bas de Gevrey. Egrappé ici) clair en couleur, beau fruité, encore quelques tannins sur la finale, mais belle concentration et de la longueur pour le niveau d’appellation. B+.

Gevrey-Chambertin Les Jouises Vieilles Vignes rouge 2017 : (Jouises et fourneaux. 50% grappe entière, 25% fûts neufs) Coloré, tannins encore un peu serrés, petit élevage toasté, rafle bien maîtrisée, finale assez longue et saline. TB-.

Gevrey-Chambertin 1er Cru La Perrière rouge 2017 : couleur un peu évoluée, ferreux, animal, un peu dur, à l’ancienne. Moins mon style. B.

Gevrey-Chambertin 1er Cru Les Goulots rouge 2017 : beau volume, les tannins restent assez fins par rapport aux autres cuvées du domaine, il combine fruits noirs et fraîcheur de la rafle. TB.

Morey-Saint-Denis 1er Cru Les Millandes rouge 2017 : (60% grappe entière) noir, concentré, café, kirsch, déjà un peu évolué, plus solaire (raisins millerandés) que les gevreys. B-.

Bourgogne rouge 2018 : beaucoup de matière, plus concentré que le 2017, encore un peu dur, à attendre. B.

Gevrey VV 2018 : (50% grappe entière, dans l’ensemble plus de rafles que dans les 2017 pour aller chercher de la fraîcheur, mais moins d’extraction) marqué rafle, végétal, un peu grillé aussi. B-.

Gevrey 1er cru Goulots 2018 : plus serré que le 2017, mais là aussi il semble plus frais, ce climat est plus à mon goût. TB.

Gevrey 1er cru Champonnets 2018 : (100% grappe entière) très noir et concentré, belle acidité, mais tannins fermes, à attendre impérativement et longtemps. B+.

Morey-Saint-Denis 1er Cru Les Millandes rouge 2018 : (100% grappe entière) très noir, toast, anchois, solaire, dur, à attendre. B-.

Des vins avec des qualités (concentration, bonnes acidités sur 2018), un gros travail à la vigne en biodynamie depuis la reprise du domaine par Florence et son mari en 2012 qui commence à se faire sentir, mais qui doivent encore progresser à mon sens au niveau finesse surtout.

(FDGV 2015 : Heresztyn-Mazzini Gevrey 1er cru Les goulots 2014 : très épicé, puissant, un peu chaud. B.)

herezstyn

 

 

Pierre Damoy

Bourgogne blanc Les Raveries 2017 : (vignes sur Fixin, chardonnay, pas de malo) nerveux, tendu, citronné, floral, levure, un petit côté brioche, me rappelle les Bouzeron de De Villaine. B+.

Bourgogne rouge 2017 : belle couleur rouge rubis, brillante, fruits rouges très purs à peine confiturés, belle acidité, tannins encore un peu serrés mais belle longueur pour le niveau d’appellation. Je trouve un petit côté nebbiolo dans certains de ses vins. TB-.

Fixin Les Mogottes rouge 2017 : on retrouve cette couleur et cette « brillance aromatique » (le vigneron tient à ce terme), c’est épuré, un peu confituré mais sans tomber dans la lourdeur, finale tendue et un rien serrée. TB.

Gevrey-Chambertin Clos Tamisot 2017 : (30% grappe entière) comme le précédent, mais un peu plus épicé et plus de profondeur. TB+.

Chapelle-Chambertin Grand Cru rouge 2017 : on garde la même profondeur, la même pureté, mais la matière est plus épaisse, plus arrondie à l’attaque, avec des tannins fins, un petit côté fraise sucrée et le vin se retend sur la finale. Magnifique. TB++.

Chambertin-Clos de Bèze Grand Cru rouge 2017 : là aussi c’est mûr, sur la fraise confiturée, mais peu extrait, avec une superbe profondeur minérale, aussi large que long, un peu plus fermé en l’état que le précédent peut-être, mais encore plus long. TB++.

Gevrey Clos Tamisot 2015 : proche du 2017, encore jeune, plein de fruit, mûr, mais parfaitement équilibré. TB+.

Chambertin Clos de Bèze 2018 : plus sombre en couleur, plus fruits noirs, plus fermé, un peu plus concentré, mais la fraicheur est là. A attendre absolument, pas encore tout à fait en place nous dit Pierre Damoy mais tout à fait normal à ce stade. A regoûter dans quelques années. TB+.

Des vins et un vigneron paradoxaux, avec des méthodes qui ne sont pas forcément celles couramment admises, vendanges très tardives qui permettraient d’obtenir des vins ni trop colorés ni trop alcooleux, une fois passé le pic de « pigmentation », (ça m’a tout de suite évoqué Reynaud) puis élevages très longs, etc... Lorsqu’on demande à Pierre Damoy s’il a changé de style car ses vins semblent s’être affinés, il répond qu’il n’a jamais cherché à faire des vins durs mais qu’il a aujourd’hui un meilleur matériel (pressoir, micro-collage…). Les millésimes solaires de ces dernières années lui conviennent parfaitement. On ressort pleinement convaincu par les vins, et complètement désorientés par ces méthodes de vinification. Une rencontre passionnante !

 

 

Jérôme Castagnier

Les 2019 ont été embouteillés il y a 4-5 jours environ. Comme nous étions en retard, nous n’avons pu faire qu’une partie de la gamme. Les vins nous ont semblé fins, gourmands, pas trop confits, prometteurs, moins durs que ce que j’avais goûté sur salon par le passé et plus convaincants. Il faudra regoûter d’autres millésimes pour mieux m’imprégner du style du domaine.

Bourgogne aligoté blanc 2019 : (vignes sur Morey) simple, vif, rafraîchissant. Bien fait. B+.

Coteaux bourguignons pinot noir 2019 : léger, plein de fruits rouges, juteux, pas très long mais glisse tout seul. TB-.

Chambolle-Musigny Aux Echanges rouge 2019 : plein de fruits rouges, à peine sucré, facile, très rond, manque un peu de profondeur, à peine vanillé. TB-.

Clos Saint-Denis Grand Cru rouge 2019 : (100% egrappé, 40% fûts neufs) couleur assez sombre, c’est mûr et un peu confituré à l’attaque avec des tannins déjà fondus et un beau volume, la finale est par contre longue et saline, nous laissant sur une impression de bonne fraîcheur. TB+.

 

 

Rossignol-Trapet

Beaune 1er Cru Les Teurons rouge 2018 : beaux fruits rouges assez purs et acidulés, assez tendu, frais, finit un poil serré (les vins sont servis à température de cave donc un peu froids pour les tannins) B+.

Gevrey-Chambertin rouge VV 2018 : (environ 60% de grappe entière sur la gamme des 2018) beaux fruits rouges plus mûrs et plus confiturés que dans le Beaune, manque un peu de vivacité, finale encore un peu serrée. B+.

Gevrey-Chambertin 1er Cru Clos Prieur rouge 2018 : nez un peu poussiéreux au départ et ferrugineux, bouche assez fine, mieux que le nez, bon équilibre, tannins fins. TB-.

Gevrey-Chambertin 1er cru Corbeaux 2018 : plus fruits noirs, quelques notes animales, un peu trop de sucrosité. B+.

Gevrey-Chambertin 1er Cru Petite Chapelle rouge 2018 : nez plus sur la terre, le fer, pointe de pruneau, mieux en bouche, grosse matière, plus d’acidité que dans le précédent, encore un peu serré, pour la garde. Beau potentiel. TB.

Latricières-Chambertin Grand Cru rouge 2018 : assez rond et épicé, élevage encore présent qui le rend rondouillard, un peu pataud par rapport au précédent. TB-.

Chapelle Chambertin 2018 : plus puissant, plus concentré, plus solaire, plus fruits noirs, un peu confituré, encore un peu de tannins, à attendre, mais plus prometteur que le précédent. TB.

Chambertin Grand Cru rouge 2018 : couleur sombre, très concentré, épicé, assez mûr à l’attaque mais finit frais. Clairement à garder longtemps, mais prometteur. TB+.

Gevrey Clos prieur 2017 : bien sûr plus clair en couleur, plus maigre, plus d’acidité, plus « classique » dans l’équilibre, avec pas mal d’épices, c’est assez long, encore un peu serré. TB.

De vrais gevreys, terriens, avec de la concentration, des tannins (mais de qualité, rien d’inquiétant pour la garde), quelques cuvées nous ont paru un poil trop confiturée, mais à voir dans le temps. Accueil au top par un vigneron humble et passionnant.

 

 

 Georges Noëllat 

Tous les vins sont 100% égrappés. Les 2019 seront mis en bouteille au printemps a priori. Si les 2018 s’en sortent pas trop mal, les 2019 nous ont semblé très confits en l’état. Maxime Cheurlin n’aime pas trop ce millésime (2018 non plus d’ailleurs), il est par contre très confiant sur l’équilibre de ses 2020.

Hautes côtes rouge 2018 : clair en couleur, plein de fruits rouges à peine sucrés, gourmand, juteux, facile, quand même du volume. Ca commence bien. TB-.

Vosne-Romanée rouge 2018 : (assemblage de 4 parcelles) proche du précédent, un poil plus long. TB.

Gevrey-Chambertin 1er cru Le Fonteny 2019 : bien plus noir, confiture de fruits noirs, épices, solaire, un peu lourd. B.

Morey St Denis 1er cru Monts Luisants rouge 2019 : très confituré presque sucré, crème de cassis. B-.

Vosne-Romanée 1er Cru Les Petits Monts rouge 2019 : sur cette parcelle de haut de coteau, déjà un peu plus d’acidité et de fraîcheur, même si ça reste bien mûr. TB.

Vosne-Romanée 1er Cru Les Beaux Monts rouge 2019 : plus mûr et plus concentré, bien confituré aussi, enfin quelques tannins alors que jusqu’à présent les vins semblaient très ronds. B+.

Grands-Echezeaux rouge 2019 : très sombre, là aussi, beaucoup de confiture, peu d’acidité, grosse matière toute ronde. A voir dans le temps s’il retrouve un meilleur équilibre. B+.

 

 

Hubert Lignier

Gevrey Chambertin Seuvrées 2019 : (sera embouteillé en juin comme la plupart des 2019. Jeunes vignes) Encore un peu d’élevage caramel au nez, sur la prise des bois en ce moment, la bouche présente une belle matière, des tannins fins et un bel équilibre sucre/acidité, sans avoir le fond des vins suivants. B+.

Pommard chanlins 2019 : (vignes de 2013) un jus assez pur, sur les fruits noirs, avec plus d’acidité et de profondeur que le précédent, on sent un peu la rafle ici sans que ce soit gênant. TB.

Chambolle-Musigny Les Bussières rouge 2019 : (environ 20% fûts neufs) un peu sur la prise de bois aussi, caramel au nez, belle attaque en bouche, florale, aérienne, la finale chauffe un peu. TB-.

Morey-Saint-Denis Trilogie rouge 2019 : (Parcelles Porroux, Clos solon, Chenevery. Vignes plus âgées) on rentre dans le sérieux à partir de ce vin-là, avec des fruits noirs, beaucoup de tension, une vraie colonne vertébrale minérale, des tannins qui donnent de l’allonge et une finale saline, le style me rappelle de suite Dujac. TB+.

Chambolle 1er cru Chabiots 2019 : très floral, très différent, petits fruits rouges, très aérien, de de la dentelle, un peu moins d’acidité dans le fond, plus facile à boire en l’état. TB+.

Morey St Denis 1er cru VV 2019 : (Faconnières et Chenevery) proche du Morey trilogie, mais plus de tout, surtout une finale encore plus tendue et plus saline. TB++.

Clos de la roche 2019 : il combine la noble austérité du Morey VV, sa minéralité, avec en même temps la finesse, le côté floral de Chabiots, déjà délicieux en l’état, mais aussi d’une profondeur incroyable. Le vin de la journée pour tout le monde, sans discussion. Exceptionnel.

Chambolle 1er cru Chabiots 2018 : (à l’ouverture de la bouteille) il réussit le tour de force de passer derrière le Clos de la Roche, très floral, très aérien, comme le 2019, peut-être un peu plus sur le noyau de cerise. TB++.

Nous terminons donc en beauté avec les vins de Laurent Lignier, qui au final sont probablement ceux qui nous ont le plus émerveillés par leur profondeur surtout. Quand en plus ils sont servis par un vigneron généreux et passionnant, qui tâtonne constamment, et se remet toujours en question (à la manière d’un Thibault Liger-Belair par exemple) que demander de plus !

 

5 février 2021

Etienne Sauzet (Puligny-Montrachet) ****

Le domaine d'une quinzaine d'hectares est dirigé par Emilie Boudot (arrière petite-fille d'Etienne Sauzet) et son mari Benoît Riffault qui a quitté Sancerre pour la Bourgogne en 2002. Les vins sont certifiés en bio depuis 2006 et en biodynamie depuis 2009. Le style parfois un peu opulent avant l'arrivée de la nouvelle génération est aujourd'hui sur la finesse et la pureté.

 

 

Etienne Sauzet - Puligny-Montrachet 2017 : Joli nez expressif dès l'ouverture, très floral, beurre frais et fruits jaunes acidulés. La bouche est décevante, très alcooleuse, avec beaucoup d'amertume. A voir dans quelques années s'il trouve un autre équilibre, ou peut-être une mauvaise bouteille. B-.

 

Hautes côtes de Beaune Clos du calvaire 2019 : (vigne derrière la Rochepot, proche du Bout du Monde de Colin-Morey) Couleur claire, nez très citron, pas de trace de beurré ni de grillé. Bouche toute en tension, citronnée, simple, taillée pour fruits de mer, longueur moyenne, salivante, fraîche. B+.

 

Etienne Sauzet : Puligny 22 très fin et épuré, pas du tout de gras, frais, mais ça manque presque un peu de vin, idem avec Puligny sous le Puits 22 va un peu loin dans l’épuré, Champ Canet 22 a le volume qu’il manquait aux autres, petit élevage autolyse présent sans aller trop loin, très réussi.

 

 

FDGV 2015

Etienne Sauzet Puligny 1er cru Les Perrières 2015 : très expressif, plein d’amande, de brioche, tendu et gras à la fois, très long. TB+.

 

11 décembre 2020

Fourrier (Gevrey-Chambertin) *****

Jean-Marie Fourrier a repris les vignes familiales au milieu des années 1990, après un stage chez Henri Jayer. Ses vins sont peut-être les plus fins de toute la Bourgogne, peu extraits, très clairs en couleur, peu tannique, peu boisés, entièrement égrappés, d'une grande pureté de fruit. La partie négoce est l'une des plus réussies de la Côte de Nuits. Depuis 2020, Jean-Marie Fourrier vinifie également pour le domaine Bass Phillip en Australie. Il a acheté en 2022 le domaine Comte de Chapelle (7,5ha) en Côte de Beaune. Son fils Louis aide désormais au domaine, ainsi qu'au Château de l'Etoile dans le Jura.

 

 

 

Fourrier - Gevrey-Chambertin VV 2009

Couleur : rubis foncé, classique pour un Gevrey 2009.

Nez : très expressif dès l'ouverture, sur les fruits rouges et les fruits noirs (cerise, mûre notamment), un léger côté floral et aussi végétal (vendanges entières en 2009 ?).

Bouche : légèrement perlante à l'ouverture, parfaite après une dizaine d'heures de carafe. On trouve tout ce qu'on peut attendre d'un bon 2009, c'est à la fois très fruité, les fruits rouges et noirs tirent sur le confit, c'est gourmand, et en même temps c'est très frais avec une belle acidité et un léger côté végétal. Très bonne matière, il manque juste un peu de complexité.

Finale : longue, fraîche, fruitée.

Note : 17,5/20. Très grand village, un modèle de 2009.

fourrier gevrey

 

 

Fourrier - Gevrey VV 2015 : Couleur rubis, nez ultra gourmand de fruits rouges sucrés, à peine floral. Bouche toute en finesse, avec des tannins imperceptibles, texture soyeuse, plus "Chambolle" que "Gevrey", d'une buvabilité incroyable. Pour chipoter le longueur n'est pas énorme mais quel régal. TB++.

 

Fourrier - Gevrey VV 2014 : couleur très claire aussi, tout en dentelle et en élégance, comme le 2015, à peine moins de sucrosité, à peine plus d'acidité, tannins insensibles également. TB++.

 

Fourrier - Bourgogne Rouge 2014 : très clair, petits fruits rouges, framboise, très léger, gouleyant, tendu, mais belle longueur, un style pour amateur de vins ultra fins, parfaitement maitrisé. TB.

 

Fourrier - Bourgogne blanc 2017 : couleur or pâle, nez très bourguignon à l'ouverture, beurré, pointe vanillée, notes florales, quelques agrumes, pas du tout toasté ni réduit. Bouche grasse, avec du volume, beurrée, belle acidité dans le fond, finit sur les agrumes avec un petit côté amer zeste de pamplemousse. Le lendemain l'élevage est un peu moins présent, plus de tension, d'agrumes, un peu moins boisé et vanillé. La finale manque un poil de longueur pour être parfait. Tout jeune mais déjà excellent. Il surclasse largement le niveau d'appellation. TB+.

 

Fourrier - Bourgogne blanc 2016 : (vignes sur la droite de la RN au niveau de Chambolle) Couleur assez claire, nez très beurré, beurre de barate, sur le côté lactique, un peu de citron confit et de floral. Bouche grasse, beurrée, ronde, facile, semble légère en alcool, plus mûre que le 2017, étrangement moins acide et moins tendu, tout en rondeur, avec une finale qui manque un peu de peps pour aller plus loin. Ca reste un très joli Bourgogne régional, facile à boire. TB.

 

Fourrier - Bourgogne rouge 2017 : couleur plutôt sombre pour du Fourrier même si ça reste très "pinot", nez déjà superbe de cerises rouges, pivoine, fraise, plus solaire que 2014. Bouche encore un peu serrée en l'état (embouteillage très récent) mais belle matière, avec de la longueur, fait plus sérieux et moins facile que 2014 avec probablement plus de cencentration et une garde qui s'annonce plus importante. TB. Après quelques mois on retrouve plus la "patte Fourrier", il semble plus clair en couleur, plus marqué petits fruits rouges, tout en longueur, avec beaucoup de fraîcheur. TB+.

 

Fourrier - Bourgogne rouge 2018 : couleur plus sombre que 2017, très joli nez sur la cerise principalement, moins pivoine, plus mûr que 2017. Bouche un peu plus concentrée, plus solaire, même si on garde le style très fin de Fourrier, semble un peu plus taillé pour la garde mais bel équilbre et très joli fond pour un régonal, devrait donner une très belle bouteille dans quelques années. TB. Un an plus tard, semble plus énergique, plus tendu, mieux en place. TB+.

 

Bourgogne rouge 2019 : un peu plus sombre que 2018, nez très Fourrier, explosion de fruits rouges. Fin de bouche un peu plus tannique sur ce millésime. TB.

 

Bourgogne rouge 2020 : couleur assez sombre, nez plutôt cerise noire, cassis, sans être confit. Bouche plutôt fine, pas trop haute en alcool (13%) avec une bonne acidité, très juteuse et facile, finit juste un peu courte. TB. Autre bouteille qui commence à être plus complexe, très fin, frais pour 2020. TB+.

 

Fourrier, Bourgogne pinot noir 2021 : Couleur très claire, un nez éclatant plein de framboise, de fraise, de rose. Bouche toute en fruit et en gourmandise, sur des fruits rouges très frais, aux tannins soyeux, pas forcément très long, mais un vin parfait, évident, qui ne devrait exister qu’en magnum. TB++. Une autre bouteille plus tard manquait peut-être d'un poil de matière et de complexité par rapport à l'impression laissée par la première. TB+.

 

Hautes côtes Marguerite MAG 2022 : fruits rouges infusés et floral du domaine, avec une petite sucrosité sur ce millsime chaud, manque un poil d'acidité, tire un peu cinsault. B+.

 

Gevrey Cherbaudes 2021 : style fourrier, clair, floral et fraise écrasée, mais avec peut-être un peu de trop de sucrosité et de rondeur pour 21. TB.

 

 

Fourrier, Gevrey-Chambertin Vieille Vigne 2017 : (95% champerrier, 5% Combe du dessus) Couleur très claire, à peine trouble. Nez éclatant, envoûtant, plein de framboise, de fraise, de rose, tout en délicatesse. Bouche du même niveau, évidente, où tout est à la bonne place, très fruitée, florale, tannins insensibles, texture de velours, on pourrait se resservir sans cesse. A l’opposé du stéréotype Gevrey-Chambertin (un peu comme Reynaud à Châteauneuf). La magie Fourrier a encore opéré. Exceptionnel.

 

Fourrier - Gevrey VV 2008 : étriqué, manque de matière, un peu serré, très typé 2008, très frais, trop même. B+.

 

Fourrier Gevrey VV 2019 : toujours le style très fin du domaine, frais pour 2019, déjà excellent. TB++.

 

Jean-Marie Fourrier, Gevrey-Chambertin Vieille vigne 2018 : Couleur très claire, nez de groseille, framboise, pivoine, fraise, très fin. Bouche sur les mêmes arômes, avec beaucoup de fraîcheur, pas très épaisse mais toute en longueur avec une belle acidité pour le millésime qui étire ce vin tout en subtilité. TB++.

 

 Jean-Marie Fourrier, Gevrey-Chambertin Aux Echezeaux 2017 : couleur claire et déjà un peu tuilée, nez très « Fourrier », fraise écrasée, pot-pourri… Bouche facile, évidente, toute en finesse, pas de tannins, assez ronde, pas une grosse acidité sur ce millésime, touché de velours, beaucoup de plaisir. Seule la longueur moyenne nous rappelle que ce n’est que le village. TB++.

 

Fourrier, Chambolle VV 2017 : (parcelle mombies) très typique Fourrier, fin, floral, en rondeur, très gourmand et sexy, tout en gardant de la fraîcheur derrière, très velours, très beau village, à peine moins éclatant que les Gevrey (mais qui avaient été bus dans la jeunesse). TB+.

 

6 décembre 2020

Bachelet Jean-Claude (Saint-Aubin) ****

Jean Baptiste et Benoît ont repris le domaine familial, en cours de conversion bio. Les vins y sont à la fois large (avec du gras, du beurré et des élevages parfois un peu marqués dans la jeunesse) et à la fois très longs et tendus. Il faut généralement les attendre quelques années pour que l'élevage s'intègre mais ils se révèlent magnifiques si l'on est patients. Les rouges sont un petit cran en-dessous des blancs.

 

 

JC Bachelet - Saint-Aubin 1er cru 2017 : couleur dorée, nez beurré, encore un peu d'élevage vanillé, fruits jaunes. Bouche ronde, grasse, beurrée, facile, manque un peu de tension et de profondeur sur cette cuvée par rapport aux autres. B+.

Saint Aubin 1er cru Chateniere 2017 : dorée, nez beurré, fruits jaunes, encore un peu d'élevage vanillé. Bouche beurrée avec du gras, du fruit jaune, un peu plus de tension que dans le précédent et un peu plus de longueur. TB.

 

Chassagne 1er cru Macherelles 2018 : nez assez élevé, beurré, boisé vanillé. Bouche à l'attaque grasse, beurrée, épaisse, bonne acidité dans le fond, surtout pour 2018, finale avec des amers chaleureux un peu trop marqués. Probablement encore un peu jeune. Bon potentiel de vieillissement. TB-.

 

JC. Bachelet - Chassagne-Montrachet 1er cru Les Macherelles 2017 : Couleur or pâle, nez encore jeune, beurré, vanillé, fruits jaunes. La bouche présente du gras, du beurré, proche du Bollot mais en plus nerveux derrière, belle acidité. Là aussi beaucoup de longueur, avec une finale plus minérale. TB.

 

JC Bachelet, Puligny-Montrachet Les Aubues 2019 : couleur doré, nez encore marqué par l’élevage un peu grillé et vanillé. Bouche avec du gras, du volume, encore un peu d’élevage mais belle tension pour un 2019. Millésime bien géré. Très beau vin, mais à attendre encore. TB+.

 

Saint-Aubin charmois 2020 : nez encore un peu sur l'élevage beurré vanillé, bouche avec pas mal d'amertume, pas encore en place, bonne acidité pour 2020. B+.

 

 


JC Bachelet, Saint Aubin Combes au sud 2020 : chardo classique, nez beurré, léger grillé, vanillé, bouche en rondeur, encore un peu d’élevage mais classieux, finale avec une pointe d’amertume, qui manque un peu d’allonge. Mais pas de chaleur excessive pour 2020. A attendre sereinement. TB.

 

 

FDGV 2016

JC Bachelet St Aubin Les Combes au sud 2014 : vif, tendu, citronné. B+.

JC Bachelet St Aubin Charmois 2014 : plus chaud, plus boisé que le précédent. B.

 

5 décembre 2020

Thibault Liger-Belair (Nuits-Saint-Georges) *****

Thibault a repris puis agrandi le domaine familial en 2001. Les vins n'ont cessé de progressé depuis. Le travail est à la vigne est colossal, en biodynamie avec tout récemment une nouvelle cuverie en géothermie. Le vigneron est peut-être le plus minutieux de la région, attentif à tous les détails, allant même choisir ses fûts avec son tonnelier directement sur l'arbre ! Aucun dogmatisme, la proportion de grappe entière et celle de fûts neufs varient d'une cuvée à l'autre et d'une année à l'autre. Cette démarche "expérimentale" a valu à Thibault quelques cuvées un peu trop boisés par le passé. Mais avec l'expérience, la meilleure connaissance de ses vignes et de ses bois, le tir a été parfaitement corrigé. Les vins sont tout en pureté de fruit, peu sulfités, avec souvent une petite réduction à l'ouverture (carafez-les), avec beaucoup de fond, de minéralité, tout en finesse et en longueur plus qu'en largeur.

 

 

Thibault Liger-Belair - Hautes Côtes de Nuits Corvée de Villy 2017 : (sur les hauteurs de NsG, sur le plateau de Chaux) couleur claire, nez tout en pureté de fruits, griottes, épices, pointe de volatile. Bouche sur le fruit, un peu "nature" pas très épaisse, minérale et tendue, encore quelques petits tannins pas arrondis, longueur moyenne, beaucoup de fraîcheur, très digeste. TB-.

 

Bourgogne grands chaillots 2017 : très ouvert, plein de fruits, éclatant, tannins fins, bouche plus épaisse et plus gourmande que le Hautes cotes, moins de tannins, moins rustique, d'un niveau village sans problème. TB+.

 

Thibault Liger-Belair - Bourgogne "Les grands chaillots" 2013 : couleur grenat, assez sombre pour un pinot 2013, un peu de réduction à l'ouverture, bien mieux après une bonne heure de carafe, nez moyennement expressif sur des notes de mûre, de fraise des bois, de cerise noire et de violette. La bouche est tendue par une belle acidité, beaucoup de fruits, des tannins souples, seule la matière un peu fluette nous rappelle qu'il ne s'agit que de l'entrée de gamme. Finale de bonne longueur pour un générique, fruitée, acidulée, un peu de poivre désormais. Très bon générique, qui annonce le meilleur pour le reste de la gamme, dans un millésime très frais, fruité et gourmand mais probablement pas taillé pour la garde. Note : 16/20.

 

Thibault Liger-Belair successeurs - Chambolle-Musigny 1er cru Les gruenchers 2011 : (négoce) il se présente mal à l'ouverture, pas de réduction mais un peu de gaz et des notes toastées trop marquées, bien mieux après une bonne ouverture. Robe rubis claire, nez légèrement toasté, un peu végétal, sur les fruits rouges, un peu de mûre. La bouche est légère, pas beaucoup de matière pour un 1er cru, mais un beau fruité, tannins soyeux, de la fraîcheur, mais moins tendu que d'autres 2011 du domaine. Longueur moyenne. Bon vin, mais très loin des St Georges 2011, pas vraiment mieux que Charmotte. Note : 16/20

 

Hautes Côtes de Nuits "La Roche" 2014 : belle finesse, mais un côté toasté à peine trop poussé à mon goût. B.

 

Nuits St Georges "La Charmotte" 2014 : Couleur rubis, claire et trouble (non filtré), nez de petits fruits rouges, rose, pointe végétale, pas très complexe mais très élégant et très frais. Bouche peu tannique, légère, presque évanescente, toute en finesse, pleine de fruits et de notes florales, finale un peu courte qui nous rappelle le millésime "moyen", mais un style très intéressant loin du stéréotype NsG, qui ne laisse pas indifférent. TB.

 

Thibault Liger-Belair - NSG La Charmotte 2019 : couleur rubis foncé, nez éclatant dès l'ouverture, fruits rouges et noirs, petite touche d'élevage, floral. Bouche en dentelle, avec un beau volume, tannins soyeux, équilibre parfait, pas trop de sucrosité, très long pour un village, surtout dans une phase sur le fruit, éclatant. TB++.

 

Thibault Liger-Belair, Nuits-St-Georges 1er cru Les St Georges 2017 : Couleur assez sombre pour un pinot avec un début d’évolution. Le nez est très kirsché, noyau de cerise, cuir, début de sous-bois. Bouche avec du caractère, encore jeune, où l’on sent bien le grand terroir des St Georges plus que le millésime facile 2017, c’est sérieux, noble, demande une bonne ouverture, finale très longue sur des tannins encore présents mais de qualité qui allongent très loin. Un grand vin, qui demanderait encore quelques années dans l’idéal. TB++.

 

T. Liger-Belair, NSG Les Saint-Georges 2017 : (2-3ans après la précédente, ouverte le matin) superbe nez très floral, pot-pourri, rose, fruité rouge très délicat. Bouche ultra élégante, très beau fruité, floral, très pure, belle allonge derrière, sensation minérale, très longue, toujours en élégance et pureté. Grand vin.

 

Les St Georges 2020 : couleur sombre, du volume, fruité noir assez mûr, mais il y a de l'acidité derrière, texture velours, beaucoup de rondeur, très bien nez, gourmand, peut déjà se boire avec plaisir quelque part même si le potentiel est énorme bien sûr. TB++.

 

Th. Liger-Belair - NSG Charmotte et Les St Georges 2013 : fonds de bouteille du lendemain, charmotte un peu fatigué, Les St Georges long, tendu, racé, peu épais, tannins qui allongent, minéral. TB++.

 

Charmotte 2021 : léger, infusé, clair, floral, très facile à boire. TB+.

 

T. Liger-Belair, Bourgogne pinot noir Grands chaillots 2020 : Couleur sombre pour un pinot, nez mûr, fruits noirs, un peu de volatile. Bouche puissante, concentrée, presque sudiste, encore trop jeune, pas tout à fait en place, bonne acidité derrière mais qui semble un peu dissociée. On ne reconnait pas la finesse habituelle du domaine en l’état, mais pas de grosse inquiétude, à réessayer dans quelques années. Merci pour la bouteille Charles. B.

 

T. Liger-Belair, Vosne-Romanée Aux Réas 2018 : (égrappé, 50% fûts neufs sur cette cuvée, dévers qui donne une expo quasi sud) Couleur légèrement plus claire que le précédent, mais ça reste foncé pour du pinot, légèrement trouble. Nez très élégant, sur la rose, le pot-pourri, les petits fruits rouges. En bouche, l’élevage semble complètement absorbé, pas d’excès de chaleur ou de maturité pour ce 2018, tout en élégance et en noblesse, plus floral que les autres, il semble un peu plus à point aussi. Coup de cœur unanime. TB++.

 

Thibault Liger-Belair, La Charmotte 2017 : couleur très claire, nez très floral, beaucoup de rose, de baies rouges. Bouche en dentelle, aérienne, au fruité éclatant, très florale aussi, très "vosnienne" disent certains, probablement marquée par la vinification en infusion avec une partie de grappes entières, ce n'est pas très dense, mais c'est le vin qui offre le plus de plaisir immédiat. TB++.

 

Thibault Liger-Belair, Belle Croix 2018 : un vin à l'opposé de Charmotte 2017, plus puissant, plus mûr, avec un peu de réduction, des notes animales, moins d'élégance. B.

 

 

 

Visite au domaine Thibault Liger-Belair

Passage au domaine avec un ami allocataire, nous sommes accueillis (et quel accueil !) par Thibault. En attendant un importateur australien en retard, on nous propose de goûter quelques 2012 sur fûts. L'exercice est un peu difficile, surtout lorsqu'on a peu d'expérience, car les vins sont encore très jeunes, à la moitié de leur élevage pour la plupart, et parfois en pleine malo. Tous les nez présentent un peu de réduction, mais elle part assez vite à chaque fois avec l'aération. Thibault nous invite à souffler dans le verre et à bien le faire tourner et à chercher le potentiel du vin.

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Moulin à vent  "Les Rouchaux" 2012 : parcelle située sur les bas coteaux, malo tout juste terminée, un peu perlant, beaucoup de fruit (cerise croquante), un peu de minéralité, puissant et assez tanique, un peu fluet, longueur tout à fait correcte mais il va souffrir de la comparaison avec les suivants. B.

 

MàV VV 2012 : encore en pleine malo, plus réduit que le précédent, mais surtout plus tendu et plus minéral, plus de longueur, tannins plus présents, encore un peu raides. B+.

 

MàV La Roche 2012 : malo finie depuis 1 mois (car les fûts des rangées du bas sont à environ 0,5° plus frais que ceux du haut nous explique Thibault) donc plus accessible, très tendu et très minéral, longueur incroyable pour un Beaujolais. Fruité un peu différent, plus complexe, fruits rouges et noirs et pas seulement cerise croquante. Encore assez puissant, taillé pour la garde. TB.

 

MàV Les Vignes centenaires 2012 : cuvée qui existe depuis 2011, goûtée en débu de malo sur un fût non neuf (il y aura un 1/3 fûts neufs à l'arrivée), couleur plus sombre que les précédents, très grosse matière, un peu difficile à goûter en l'état mais on sent un gros potentiel, avec beaucoup de longueur, de la puissance, et de la minéralité. TB.

 

Bourgogne "Les Grands chaillots" 2012 : malo tout juste finie, style très différent des Beaujolais, on passe sur des vins tout en finesse, avec des tannins très soyeux. Celui-ci est vraiment sur le fruit, beaucoup de finesse, une belle acidité. Très bon générique, même s'il n'a évidemment pas la profondeur des vins suivants. TB-.

 

Nuits St Georges "Charmottes" 2012 : 20% vendange entière, malo tout juste finie aussi, un style tout en finesse, un peu plus d'acidité et de longueur que le précédent. TB.

 

NsG 1er cru "Les St Georges" 2012 : rendements de 12hl/ha sur ce 2012 ! toujours un style tout en finesse, plus de matière, beaucoup de tension. Très prometteur. TB+.

 

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Nous ne goûtons pas le reste de la gamme, a priori très difficile d'accès en ce moment. Thibault nous propose de goûter les 2011 à la place. L'importateur australien arrive, nous pouvons continuer. Tous les vins sont goûtés sur des échantillons, ils seront embouteillés la semaine prochaine, avant le début des vendanges. En parlant des vendanges 2013, Thibault estime le retard à environ 15 jours.

 

Vosne-Romanée "Aux Réas" 2011 : la différence avec les 2012 est évidemment frappante puisque nous avons désormais des vins "terminés", la transition est un peu compliquée. Le nez me semble légèrement boisé (c'est la seule fois de la journée où j'ai senti une trace de bois), la bouche est très suave, avec une belle matière soyeuse, beaucoup de rondeur, sur les petits fruits rouges, bonne acidité, très léger manque de longueur par rapport aux suivants. TB- (pour 2011).

 

Charmes-Chambertin Grand cru 2011 : 50% fûts neufs, un vin qui s'offre tout de suite à nous, très accessible, très fruité, un peu plus confit et compoté que le précédent, mais la fraîcheur est au rendez-vous, tannins de velours. Pas le plus complexe de la série mais peut-être le plus charmeur en l'état. TB+.

 

Corton Grand Cru Les Renardes 2011 : le nez est plus fermé, celui-ci il faut aller le chercher, par contre la bouche est fantastique, sur un fruité un peu plus noir (cassis, mûre), assez mûr, légèrement plus puissant que le Charmes, mais en même temps c'est un vin très tendu, avec une longueur incroyable. TB+.

 

NsG 1er cru "Les St Georges" 2011 : Thibault nous annonce que les 3 vins qui vont suivre sont un peu moins en place pour le moment, en effet le nez est plus discret ici, sur les petits fruits rouges, avec des notes florales très subtiles, la bouche est encore très fine, même si les tannins sont à peine plus présents que sur les vins précédents, toujours une grosse acidité. Beau potentiel, mais à attendre. TB.

 

Clos Vougeot GC 2011 : nez un peu fermé, bouche très puissante (surtout comparée aux précédents), tannique, matière énorme, le fruité est un peu plus noir que sur le NsG, la finale présente des amers très nobles et un côté chocolaté. Grande classe mais à attendre impérativement. TB+.

 

Richebourg GC 2011 : Thibault nous demande de bien faire tourner le verre car le vin est encore un peu fermé, on sent un nez très subtil avec des fruits rouges et un côté chocolaté. La bouche est assez puissante (mais moins que le Clos Vougeot), sur les fruits rouges, avec beaucoup d'acidité et un peu plus de longueur encore que les vins précédents. A l'heure actuelle il ne me semble pas au-dessus des autres, mais il a un gros potentiel, avec de la longueur, et un bel équilibre entre la puissance du Vougeot et la finesse du NsG. TB+.

 

NsG 1er cru "Les St Georges" 2006 : un vin "à point" pour finir, la couleur est légèrement tuilée, le nez fait très évolué (une dizaine d'années), sur les fruits cuits, le kirsch, un peu chaud. La bouche est dans la même lignée, mais l'acidité est présente et lui donne une belle fraîcheur. Beaucoup plus expressif que tout ce qu'on a goûté jusque-là, mais un peu moins d'élégance que les grands crus. TB-.

 

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Un grand merci au vigneron pour son accueil, pour ses vins et toutes ses explications très précises. Je retiendrai surtout celles sur les fûts, Thibault sélectionne lui-même ses arbres en fôret et assemble des douelles de région différente pour faire un fût. Il attend les premières étapes de la vinification pour choisir ses fûts en fonction de ce que laissent présager les premiers jus. Un travail très méticuleux, qui demande de grandes connaissances en ébénisterie ! Ensuite des chauffes très courtes pour que les vins ne prennent jamais d'arômes toastés.

 

Si on devait résumer le "style" Liger-Belair : des passages en fûts très longs (2 ans en général), mais des fûts peu actifs au sens où ses vins ne sont pas du tout boisés, très peu d'extraction, une culture peu interventionniste (vins ni collés ni filtrés), des vins taillés pour la garde, avec un grand respect des terroirs, beaucoup d'acidité, de fraîcheur et de minéralité, de la finesse pour la plupart de ses bourgognes (sauf le Richebourg peut-être et surtout le Clos Vougeot). Par contre un style très différent pour ses Moulin-à-Vent, de la puissance, des tannins bien présents, et toujours beaucoup de minéralité.

 

Un article intéressant et complémentaire, avec une vidéo de Thibault dans son chai ici : http://www.sommelier-vins.com/article-thibault-liger-belair-53068897.html

 

 

 

 

Dégustation avec le producteur (série complète dans Vins - Salons et guides) :

Bourgogne « Les Grands chaillots » 2012 : (vignes sur NsG, Ladoix, Chorey, Marsannay) robe rubis foncé, nez sur les fruits rouges, fraîcheur mentholée, quelques épices. Bouche peu extraite, vin facile, gouleyant, peu tannique, mais sans être fluet. Très bon vin de soif. B+.

 

Hautes Côtes de Nuits « clos du prieuré » 2012 : (sols de marnes, vin plus chaud) plus sombre, un peu de réduction, sur la cerise, la mûre, le poivre, bonne acidité, des tanins encore un peu raides en l’état. Belle longueur. B+.

 

NsG « La Charmotte » 2012 : (30% vendanges entières) couleur très claire, peu d’extraction sur ce vin, petits fruits rouges, peu tannique, un vrai jus de fruit, soyeux, mais ça ne manque pas de matière ni de longueur, une belle acidité comme colonne vertébrale. On a franchi un cap par rapport aux précédents vins. TB.

 

Gevrey « La Croix des champs » 2012 : (50% vendanges entières) beaucoup plus sombre, légère réduction, fruits noirs, un côté végétal à peine trop marqué à mon goût, mais une belle fraîcheur, longueur moyenne. B+.

 

NsG 1er cru « Les St Georges » 2012 : rubis foncé, il met un peu de temps à s’ouvrir, beau mélange de fruits rouges et noirs. Superbe matière en bouche, avec des tannins d’excellente qualité, de la tension, finale très longue. Excellent en l’état, mais il devrait bien vieillir aussi. TB+.

 

2011 : plus clair que le 2012, plus ouvert, plus marqué par les fruits rouges acidulés, framboise, groseille, un peu moins de matière mais plus fruité et plus gouleyant, presque prêt à boire, grande fraîcheur et de la longueur là aussi. TB+.

 

2010 : plus sombre, nez de fruits noirs, un petit côté kirsch, pinote un peu plus que les précédents, très grosse matière mais un peu moins gouleyant en l’état, fruits mûrs, tannins encore présents mais de belle qualité. Très long et très frais là aussi. A attendre encore un peu. TB+.

 

2007 : couleur rubis contours un peu tuilés, nez sur le fumé, le sous-bois, les fruits rouges, le kirsch, les épices, très belle tension en bouche, moins concentré que 2010 ou 2012, mais vraiment prêt à boire, très frais et très long. TB+.

 

2005 : plus sombre, moins évolué que 2007, un peu de sous-bois et de cuir, pas de fumé ici, plus sur les fruits noirs, tannins plus présents que dans 2007, mais il lui manque un peu de tension, finale un peu plus courte que les autres millésimes. On commence à se faire difficile. TB.

 

Corton Renardes 2011 : robe rubis foncé, nez un peu réduit, de beaux fruits rouges, des épices, style assez fin, très gouleyant, et comme toujours de la matière, beaucoup de fraîcheur, de l’acidité qui porte le vin jusqu’à une très longue finale. TB+.

 

Clos Vougeot 2011 : à peine plus foncé, plus puissant que le précédent, les tannins sont encore un peu raides, très belle longueur. Un peu moins de plaisir que les autres en l’état, un vin à attendre, mais il ira sûrement très loin. TB.

 

Richebourg 2007 : légèrement bouchonné malheureusement. Et pourtant le domaine réalise un travail colossal pour avoir le moins de problèmes possible, et ils sont très rares. Vraiment pas de chance donc ! On goûte quand même, vin moins évolué que les St Georges, beaux fruits rouges, c’est fin, gouleyant avec des tannins de velours, mais une superbe matière en même temps.

 

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Bourgogne "Les grands chaillots" 2009

Couleur : rouge rubis (un peu plus clair que ce que rend la photo).

Nez : un peu de réduction au début, quelques heures d'ouverture lui font du bien. On trouve des petits fruits rouges acidulés, beaucoup de fraîcheur, et un côté pivoine et végétal aussi. C'est assez expressif et très agréable.

Bouche : je suis vite dérangé par un excès d'acidité. Le vin gagnerait peut-être à vieillir encore un peu. Sinon la matière est très belle, les tannins sont présent mais très bien fondus, bonne puissance et une fraîcheur très agréable. On ne sent pas la chaleur de 2009. On retrouve les fruits rouges du nez, et le côté végétal (pivoine, ronce), et un peu d'épices. D'abord servi assez frais, je trouve que pour une fois le vin gagne à ne pas être bu trop froid, ça calme un peu l'acidité. Le lendemain le vin pinote plus, il est un peu plus kirsché et moins acide.

Finale : bonne longueur, fraîche, fruitée, un peu trop acide.

Note : 15/20. Dommage que l'acidité soit un peu trop présente, ce vin a  la matière pour faire un excellent générique dans 2-3ans.

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T. Liger-Belair (gds jours 2018)

Vosne aux Réas 16 : très fin, plein de fruit, pas très long, mais très facile. TB.

Clos Vougeot 16 : (30% VE) bien plus sur les fruits noirs, belle tension, tannins encore présents mais de qualité. TB+.

Richebourg 16 : (30% VE) Très gourmand, plein de fruits et de fraîcheur, plus de tension, d’énergie que les autres Richebourg, tannins soyeux, finale interminable. Peut-être le vin du salon. Exceptionnel.

 

 

Thibault Liger Belair (Gds jours 2022)

NUITS-SAINT-GEORGESLa CharmotteRouge2020 : toujours ce style tout en finesse de la cuvée, frais, plein de fruit, évident. TB+.

NUITS-SAINT-GEORGESLes Belles CroixRouge2020 : un peu plus massif, à peine trop toasté par rapport au précédent. TB-.

CHAMBOLLE-MUSIGNY VV 2020 : un peu plus marqué fruits noirs, pointe de sucrosité à l’attaque, belle texture, la finale reste fraîche. TB+.

NUITS-SAINT-GEORGES 1ER CRULes Saint Georges2020 : à peine réduit au nez, bouche bien née, équilibre parfait sucre/acide, matière, fraîcheur. Gros potentiel. TB++.

VOSNE-ROMANÉEAux RéasRouge2020 : se goûte moins bien que les 2020 du matin...

CLOS DE VOUGEOTRouge2020 : goût de souris, dommage. Je suis persuadé que si Thibault avait été là pour faire goûter ses vins, il aurait enlevé cette cuvée dans une mauvaise phase (en cours d’élevage je suppose).

 

28 septembre 2020

Soirée Gevrey-Chambertin

1 Berthaut-Gerbet, Gevrey-Chambertin 2017 : (Les Crais et La Burie) Robe qui fait très jeune encore un peu violette, très beau nez expressif, sur la cerise avec une légère sucrosité, très gourmand, bouche pleine de fruit, aux tannins fins, avec de la fraîcheur. Un vin tout en finesse, très facile à boire. TB+.

 

2 Fourrier, Gevrey-Chambertin Vieille Vigne 2017 : (95% champerrier, 5% Combe du dessus) Couleur très claire, à peine trouble. Nez éclatant, envoûtant, plein de framboise, de fraise, de rose, tout en délicatesse. Bouche du même niveau, évidente, où tout est à la bonne place, très fruitée, florale, tannins insensibles, texture de velours, on pourrait se resservir sans cesse. A l’opposé du stéréotype Gevrey-Chambertin (un peu comme Reynaud à Châteauneuf). La magie Fourrier a encore opéré. Exceptionnel.

 

3 Armand Rousseau, Gevrey-Chambertin 2015 : (les crais, creux brouillard, clos prieur bas, en champs, les cercueils, 1e cru perrières, 1e cru les etournelles, 1e cru craipillots) Couleur plus sombre que le précédent, nez qu’il faut aller chercher un peu plus, plus puissant, plus de fruits noirs. En bouche on retrouve la finesse de Rousseau combnée au côté solaire/confituré du millésime, plus concentré que le précédent, avec une superbe longueur pour un village, mais on sent qu’il aurait besoin de quelques années supplémentaires pour s’exprimer complètement. TB++.

 

4 Dominique Gallois, Gevrey-Chambertin 1er cru Les Goulots 2014 : le vin en-dessous dans cette soirée, avec des tanins un peu verts et une matière un peu trop fluette. Difficile pour lui dans cette soirée où tout le reste s’est montré d’un haut niveau. B.

 

5 Denis Mortet, Gevrey-Chambertin 1er cru Lavaux St Jacques 2012 : Couleur sombre, nez de fuits noirs, légèrement confituré, à peine torréfié. C'est surtout la bouche qui impressionne comme souvent chez Mortet avec une matière épaisse et une texture de velours, très belle longueur, avec juste ce qu'il faut de fraîcheur pour Lavaux et 2012. TB++.

 

6 Bruno Clair, Gevrey-Chambertin 1er cru Les Cazetiers 2000 : Couleur bien tuilée, nez animal, cuir, fourrure, viande fumée, sous-bois, kirsch, on rentre vraiment dans les arômes tertiaires. La bouche est peu épaisse, mais noble et très complexe, encore assez longue. Un vin à son apogée. TB+.

 

7 Bruno Clair, Gevrey-Chambertin 1er cru Clos St Jacques 2007 : (bu à l'aveugle) Vin sombre, très beau nez sur le cuir, le tabac, les fruits noirs, encore jeune. Bouche puissante, massive, encore des tannins un peu durs, mais grosse matière et grosse longueur, surtout pour 2007, on a l'impression d'être sur un grand millésime qui demande quelques années de garde supplémentaires. Mais il ira certainement plus loin que le précédent. Merci Bertrand ! TB+.

fourrier rousseau

 

8 Marchand-Tawse, Gevrey-Chambertin 1er cru Fonteny 2012 : Couleur sombre, nez duquel se dégage une impression de fraîcheur, presque mentholé, plutôt sur les fruits noirs, un peu confituré. Bouche épaisse, tannins soyeux, proche du Lavaux de Mortet, avec plus de fraîcheur mais peut-être un peu plus simple. TB++.

 

9 Trapet, Gevrey-Chambertin 1er cru Clos Prieur 2011 : On repasse sur une robe rubis, bien plus claire, comme souvent avec Trapet, le nez est sur les petits fruits rouges, la pivoine. La bouche fait un peu maigre, mais toute en tension, en longueur, très fraîche, avec un côté végétal noble apporté par la vendange entière, une impression de minéralité. Un vin peu démonstratif, mais avec beaucoup de fond, plus difficile à comprendre. Il a divisé l'assemblée. TB++.

 

10 Pierre Damoy, Chambertin Grand cru 2003 : Couleur très sombre, nez chocolaté, fumé, torréfié, kirsché, un peu de cuir et de sous-bois, belle complexité. Bouche massive, encore marquée par son élevage torréfié, puissante, qui appelle un plat en sauce ou qui peut se suffir à lui-même, presque comme un vin de dessert. Finale très longue, sur le café, le chocolat, la prune, presque pruneau même. Le stéréotype du Gevrey puissant arrive enfin, sans trop de surprises pour un Damoy sur une année chaude. Que de chemin parcouru depuis la première série ! TB-.

 

 

 

Bonus : Henri Boillot, Puligny-Montrachet 1er cru Clos de la mouchère 2018 : un chardonnay encore légèrement marqué par son élevage grillé, avec une belle matière en bouche, et une finale très longue, minérale, bien tendue, surtout pour 2018. Déjà très bon, et probablement encore bien meilleur dans quelques années pour les plus patients. Merci Vincent ! TB.

Henri Boillot, Bourgogne blanc 2018 : nez grillé, beurré, encore un peu d'élevage à intégrer. Bouche à l'attaque nerveuse, du volume, semblant d'abord très vive, puis fin de bouche plus mûre, plus chaleureuse, avec une finale sur le tartrique, citronnée. B.

Henri Boillot - Puligny 1er cru Clos de la mouchère 2017 : chardonnay gras, beurré, élevage marqué vanillé, toasté, beau volume et belle acidité, encore jeune, un peu trop soufré en finale. TB.

 Henri Boillot Volnay 1er cru chevrets 2017 : assez mûr pour 2017, déjà un peu évolué, semble travaillé, joli fond, beau volume, tannins soyeux, juste la finale qui termine un peu sur une sucrosité due à l'élevage plutôt que sur une tension minérale. TB.

Henri Boillot, Volnay 1er cru Les Caillerets 2022 : boisé très présent, encore trop jeune.

Henri Boillot, Bonnes Mares 2014 : bourgogne un peu évolué, austère, frais, petite touche végétale, mais noble, classe après un peu d'ouverture. TB+.

H. Boillot Puligny Clos de la Mouchère 2013 pile à point. TB+.

H. Boillot  Bourgogne rouge 2022 : Très bien, racé, beau fruit, joli fond.

Puligny Pucelle 2020 : très gras, beurré, encore de l'élevage, un peu pataud en finale.

Puligny Mouchère 2020 : beaucoup plus de tension que la Pucelle 2020, finale longue et salivante, fraîche, très bon.

 

21 septembre 2020

Henri Germain (Meursault) *****

Petit domaine familial de 8 hectares dirigé aujourd'hui par Jean-François Germain. Les Meursault sont parfois austère en jeunesse, jamais bodybuildés ni opulents mais au contraire tendus, racés, proches du terroir, demandant du temps. Les rouges ne cessent de progresser et sont aussi d'un très bon niveau sur des terroirs à moins fort potentiel.

 

 

Henri Germain - Meursault 2016 : très clair, pas de boisé, pas vraiment de beurré, ni de gras, tout en tension, marqué par une forte amertume un peu végétale à l'ouverture, bien mieux ensuite. A regoûter dans quelques années ou en carafant. TB-. Une autre bouteille carafée longtemps semblait moins autère, un peu plus de gras. Toujours une belle tension. TB+

Henri Germain, Meursault 2016 (Au moulin judas et Vireuils) Bu en 2021. Couleur or pâle, nez expressif, sur les agrumes, même un peu de fruits exotiques avec l'aération, floral, pas du tout de beurré ni de vanillé, très pur. La bouche le confirme, très droite, très intense avec une excellente longueur pour un village. C'est enfin prêt à boire, même si on peut aussi le garder sans problèmes. TB++.

 

Henri Germain - Meursault 1er cru Charmes 2017 : étonamment déjà accessible, très ouvert, un peu de grillé, du fruit, assez gras, belle acidité derrière, assez long, superbe. TB+.

Meursault Charmes 2019 : sur l'élevage toasté/grillé, marqué à ce stade, assez chaleureux en bouche, on ne reconnait pas trop la finesse du domaine. A voir avec le temps. B.

 

Meursault 2018 : plus de rondeur et plus de gras que sur les millésimes précédents, le style fait un peu moins "Germain" mas ça reste bon, gourmand, sans tomber dans le trop lourd non plus. TB-.

 

Henri Germain - Bourgogne cote d'or 2018 : couleur claire, nez expressif, petite réduction bourguigonne grillée, léger beurré, fruits jaunes. Bouche à mi-chemin entre le style "Germain" et la richesse de 2018, bien équilibrée donc, pas trop austère, bonne matière pour le niveau d'appellation, seule la finale fait un peu citron confit et à peine plus chaleureuse. Le millésime a été bien géré. TB-.

 

Henri Germain - Chassagne Montrachet rouge 2017 : clair en couleur, petits fruits rouges, pointe végétale, frais, très fin, plus en tension qu'en rondeur, avec la noble austérité de la côte de Beaune, très facile à boire. TB.

 

 

6 août 2020

Frederic Cossard - Domaine de Chassorney (Saint-Romain) ***

Frederic Cossard - Bourgogne Pinot noir Le Bedeau 2016 : Couleur assez foncée pour un pinot 2016, nez un peu réduit à l'ouverture, mieux après un tour en carafe, sur la cerise, la framboise, quelques notes de rafle bien intégrés, pointe de volatile. Bouche juteuse, fruitée, pure, bonne acidité, quand même de la matire pour un générique, typée vin nature. Longueur moyenne, finale un peu plus brouillonne. B+.

 

10 juin 2020

JJ Confuron (Premeaux) ***

JJ Confuron - Nuits-St-Georges Les Fleurières 2017 : Couleur foncée, le nez ne pinote pas vraiment, fruité plutôt noir, mûre, cerise, épices, un côté végétal noble, pas de boisé ressenti. Bouche sérieuse, avec des tannins encore un peu serrés, moins le lendemain, fruit, épice, grosse acidité à l'ouverture, peu voire pas boisé, joli fond, mais on sent que le vin a besoin de se détendre. Finale de belle longueur pour un village, prometteuse. Un vin sérieux, avec du fond, à carafer ou à attendre quelques années dans l'idéal. TB.

 

Fleurières 2014 : semble plus serré que le 2017, encore un peu dur. B+.

 

Côtes de Nuits villages blanc La Montagne 2016 : pas de gras, pas de boisé, un côté pomme, noisette, assez plat, pointe grillée, finale limite oxydative. A voir même si ce n'est pas un défaut de bouteille... B-.

 

7 juin 2020

Soirée Chambolle-Musigny

Si les vins de Chambolle-Musigny sont réputés pour leur élégance, c'est en grande partie dû à la Combe Ambin qui coupe l'appellation en son milieu. Cependant, dès que l'on s'approche des extrémités sud et surtout nord, mais aussi en fonction des expositions, des types de sols, des millésimes, des styles de vinification...les vins peuvent devenir bien plus puissants que ce qu'on croit souvent. Les dix vins dégustés, provenant de parcelles, de milésimes et de producteurs différents nous l'ont bien montré.

 

Pour approfondir le sujet : http://monocepage.com/geologie-de-chambolle-musigny/  

 

carte chambolle

  

Les Chambolle « du sud »

1  Anne Gros - Chambolle-Musigny La Combe d’Orveau 2015 : couleur très claire, superbe nez plein de petits fruits rouges et de pivoine. Bouche légère, fruitée, gourmande. Seule la finale à peine chaleureuse rappelle le millésime. A servir assez frais.TB+.

 

Transition

2  JF. Mugnier - Chambolle-Musigny 2015 : (assemblage Combe d’Orveau + 1er cru Les Plantes) Un vin beaucoup plus sombre, au nez plus discret, la bouche est concentrée, sur les fruits noirs et les épices, elle reste plutôt fermée aussi. Un gros potentiel, mais il faudra revenir plus tard. Le millésime l’emporte sur le style habituellement très fin du domaine. TB.

 

Les Chambolle « de la combe »

3  Bertagna - Chambolle-Musigny 1er cru Les Plantes 2015 : Couleur une nouvelle fois très sombre, nez sur un boisé toasté un peu trop présent. Bouche puissante, serrée, sur des arômes torréfiés. Le vin manque d’élégance. Les 2015 vont désormais demander beaucoup de patience. B-.

4  Nicolas Groffier - Chambolle-Musigny 1er cru Les Hauts doix 2013 : On revient sur une robe plus claire, plus classique pour du pinot, très joli nez sur la cerise, la mûre, un peu de rafle et d’épices. Bouche toute en longueur avec beaucoup d’énergie, de fraîcheur et de longueur. Certains lui reprochent un côté végétal légèrement trop marqué. TB+.

5  Denis Mortet - Chambolle-Musigny 1er cru Aux beaux bruns 2011 : Une robe claire et à peine tuilé, le nez commence à montrer un peu d’évolution avec des notes de sous-bois, du fruit rouge. Très belle bouche à la fois fruitée, acidulée, tannins bien arrondis et belle longueur. Un délice, qui a fait l'unanimité. TB++.

6  Camille Giroud - Chambolle-Musigny 1er cru Les Charmes 1988 : Couleur sombre et évoluée, trouble. Très beau nez de vieux pinots, feuilles mortes, humus, sous-bois, rose fanée, fruits confits, à peine toasté, très complexe. La bouche a gardé une belle fraîcheur, encore du fruit, des tannins fondus par le temps. La magie des vieux vins a opéré. Merci Fred ! TB++

 

Les Chambolle « du nord »

7  Anne & Hervé Sigaut - Chambolle-Musigny 1er cru Les Sentiers 2013 : Couleur très noire, nez sur le cassis, la mûre, gourmand, même s’il fait très sudiste. La bouche est puissante, concentrée, avec des tannins légèrement asséchants. A l’opposé du stéréotype Chambolle. B.

8  Cyprien Arlaud - Chambolle-Musigny 1er cru Les Sentiers 2013 : Couleur sombre aussi, nez sur la mûre, la cerise noire, gourmand. Bouche mieux maîtrisée que le précédent, avec des tannins très fins, de l’élégance et de la concentration, beaucoup de fraîcheur et une finale très longue. Superbe bouteille. TB++.

Ghislaine Barthod - Chambolle-Musigny 1er cru Les Cras 2009 : bouchonné

 

Bonus - Les assemblages

9  Cyprien Arlaud - Chambolle-Musigny 2011 : on reste sur une couleur sombre, un nez un peu sucré avec de l’orangette, intéressant. La bouche reprend aussi ces étonnantes notes un peu sucrées, la finale est plus courte que sur le premier cru, mais cela reste un très bon "village". Merci Olivier ! B+.

10  Christophe Roumier - Chambolle-Musigny 2012 : On revient sur une couleur plus claire, rubis. Le nez est sur la fraise, la framboise, la pivoine, petite impression de rafle. Bouche concentrée pour un village, encore toute jeune, très noble, il faut aller la chercher, beaucoup de fraîcheur et de longueur même si on sent qu’il n'est pas encore tout à fait à son apogée. TB+.

soiree chambolle

soirée chambolle 2

 

19 mai 2020

Benoit Ente (Puligny-Montrachet) ****

Benoit Ente, le frère d'Arnaud, se lance en solo en 1998 avec d'abord 2,5 hectares (5,5 aujourd'hui). Le millésime 2003, caniculaire, lui fait prendre conscience de la fin des vins trop gras/boisés/bâtonnés. Il se lance à la quête de l'énergie grâce à un gros travail à la vigne (bio non certifié) ainsi qu'à la cave, avec des élevages longs dans différents contenants, sur lies.

 

 

Benoit Ente - Bourgogne chardonnay 2018 : Robe très claire qui ne laisse pas paraître de signe d'élevage axcessif ni de millésime chaleureux, nez expressif dès l'ouverture, pointe de grillé (autolyse), beaucoup d'agrumes, citron confit notamment, très léger beurré. Superbe bouche, très "précise", tendue, pas beaucoup de gras, on retrouve les arômes du nez, assez gourmande avec un côté citron à peine sucré, surtout une finale très longue, minérale, calcaire, salivante, qui donne envie d'y retourner. Du haut niveau pour un générique, surtout aussi jeune, qui va surclasser bien des villages. TB+.

 

3 mai 2020

Moreau-Naudet (Chablis) ***

Moreau-Naudet, Chablis Vieilles Vignes Les Pargues 2017 : (les étiquettes pour l'export indiquent Les Pargues Vieilles vignes, et les étiquettes françaises "Caractère")

Couleur entre l’or pâle et l’or, je l’attendais bien plus claire.
Nez sur des fruits jaunes bien mûrs, presque ananas, petite touche beurrée, pointe de miel et de fleurs blanches dans le fond.
Bouche gourmande avec ce beau fruité bien mûr, belle trame acide dans le fond qui étire le vin et lui donne de la profondeur. Très léger gras et beurré, signe d’un passage en fût léger, bien maîtrisé et déjà intégré. Le vin est très confortable.
Finale de longueur moyenne, plus sur des notes de citron et d’agrumes. On y retourne facilement. TB.

Joli vin, que j'aurais probablement placé dans le Mâconnais à l'aveugle.

 

11 mars 2020

Morey-Coffinet (Chassagne-Montrachet) ***

Chassagne houillerres 2018,Puligny 1er cru Combettes 2018 marqués par un élevage un peu trop grillé, bouche assez tendue, moins beurrée que par le passé. Chassagne 1er cru La Romanée 2018, plus extraverti, plus gras, un peu plus boisé. Chassagne 1er cru en Cailleret plus tendu mais assez grillé aussi, des nez assez proches où l'élevage domine le terroir à ce stade. Chassagne Rouge 2018 les chaumes assez mûr et boisé, Corton rouge grand cru 2018 très réduit ce jour là, dur à juger.

 

Morey-Coffinet, Saint-Aubin 1er Cru Le Charmois 2023 : couleur dorée, nez assez classique avec des fruits jaunes et un léger beurré, bouche avec du gras, du beurré, un beau volume, une vendange mûre et concentrée, avec de la gourmandise, tout en restant du bon côté de la limite, sans jamais tomber dans la lourdeur non plus. TB

 

Chassagne blanc 2023 : moins de tension, plus en rondeur que Charmois. TB-.

 

 

FDGV 2015

Morey-Coffinet Chassagne 1er cru La Romanée 2014 : un peu trop d’élevage au nez en l’état mais la bouche est superbe, tendue, grasse, grosse matière, longue. TB.

 

Morey-Coffinet - Chassagne La Romanée 2017 : un peu autolyse, belle tension, long. TB+.

 

4 janvier 2020

Robert Chevillon (Nuits-St-Georges) ****

Domaine de 13 hectares géré par les fils de Robert Chevillon, Denis et Bertrand. Ici les vins sont "traditionnels", avec peu de fûts neufs, des élevages longs, des textures qui ne sont pas spécialement travaillés, donnant des vins parfois un peu rêches en jeunesse (sur certains terroirs plus que d'autres bien sûr) bien qu'ils ne soient jamais très extraits et généralement égrappés, toujours nobles, énergiques, en longueur. Une valeur sûre, intemporelle, à prix encore raisonnable.

 

Robert Chevillon - NsG 1er cru Les Bousselots 2011 :  robe assez sombre, nez de fruits noirs, un peu fumé, terreux, bouche aux tannins fins, en longueur, pas très épaisse, un peu toastée, fruitée, minérale, un peu austère mais bien faite, assez longue. Une seconde bouteille était très différente, plus chaude, plus épaisse, typée grenache, mais très bien aussi. TB.

 

Robert Chevillon, 1er cru Les Chaignots 2010 : enfin un Nuits-St-Georges qui collait au stéréotype de l'appellation, avec des tannins plus fermes, un côté plus terreux, cuir, presque encore trop jeune pour ce 2010, probablement dû au style traditionnel du domaine puisque les Chaignots est une parcelle proche de Vosne. TB+.

 

28 novembre 2019

Domaines familiaux 2019

Roumier

Chambolle 2017 : robes plutôt claires sur les trois vins, aromatique fruits rouges, pivoine avec un peu de vendange entière très classe. Des vins tout en longueur, pas d’élevage ressenti, très nobles, sérieux, même le Chambolle, beaucoup de longueur et de pureté. TB++.

Morey 1er cru clos de la Bussière 2017 : un peu plus serré que le Chambolle. TB++.

Bonnes-Mares 2017 : plus de volume que les précédents, tannins moins serrés que Bussière. Plus accessible que sur les millésimes précédents, alors que le Morey était assez proche de 2016. Avec Dujac, le domaine qui a survolé la dégustation. Exc.

roumier

 

Rousseau

Gevrey-Chambertin 2017 : robes très claires sur les trois vins, encore plus que chez Roumier. Aromatiques plutôt fruits rouges confiturés, fraise, sans la pointe végétale/grappe entière qui rajouter de la classe aux vins de Roumier. Fruité un peu plus mûr/confituré donnant des vins très gourmands et faciles à boire. TB+.

Charmes-Chambertin 2017 : idem, plein de fruit, facile, mais sans la profondeur des 2016. TB+.

Gevrey 1er cru Clos St Jacques 2017 : petit fond fumé qui lui ajoute la classe qu’il manquait aux précédents. TB++.

 

Trapet

Gevrey-Chambertin Ostréa 2017 : on revient sur des couleurs claires, aromatique sur la fraise, assez frais, des vins moins axés sur la tension que par le passé, beaucoup plus rond et moins serré, où on sent moins la grappe entière, plus de volume, moins austères et c’est peut-être pas plus mal... TB++.

Gevrey-Chambertin 1er cru petite chapelle 2017 : proche du précédent. TB++.

Chambertin 2017 : goûté juste à l’ouverture de la bouteille, style des précédents, beau volume, tannins fins, mais aromatique pas tout à fait en place, un peu lactique, j’aurais aimé regoûter sur la fin de bouteille. TB++.

 

Dujac

Morey 2017 : robes bien plus sombres que les deux précédents, aromatique plus proche du fruit noir, tout en gardant beaucoup de fraîcheur, un végétal noble de vendanges entières (90% en moyenne) parfaitement maîtrisé. Des vins tout en longueur et très racés, avec des tannins encore un peu serrés mais de belle qualité. Le Morey village manque un poil d’épaisseur peut-être, un poil trop austère en l’état, mais comme souvent sur cette cuvée qui demande du temps. TB+.

Clos de la Roche 2017 : plus de volume, plus de longueur, encore un peu serré, sur une finale interminable. Exc.

Vosne 1er cru Malconsorts 2017 : tannins un peu plus arrondis, moins serré, plus facile en l’état, tout aussi long. Exc.

Puligny 1er cru Folatières 2017 : un peu plus d’épaisseur que les années précédentes, sans avoir perdu la tension, une jeune cuvée (premier millésime en 2012) qui progresse d’années en années. TB.

dujac

 

Mugnier

Chambolle 2017 : des robes encore plus sombres dans l’ensemble. Aromatique fruits noirs. Le Chambolle fait léger, voire même un peu dilué, en tout cas loins des 3-4 millésimes précédents. B+.

NsG Clos de la Maréchale 2017 : bien plus de volume, de longueur mais très serré en l’état. TB+.

Musigny 2013 : couleur sombre, très fruits noirs, légère évolution déjà au nez, bouche épaisse, bien plus fraîche que ce que laissait penser le nez, gros volume et grosse longueur mais encore très serré en l’état, il va falloir être patient. TB++.

mugnier

 

Mugneret Gibourg

Vosne 2017 : des couleurs assez sombres, des vins plutôt orientés fruits noirs, assez mûrs, aux textures travaillées et soyeuses, acidités plutôt basses, boisés parfois un peu marqués, moins de profondeur que les précédents, un style sexy sans tomber dans le vulgaire non plus. TB-.

NsG 1er cru Chaignots 2017 : idem. TB-.

Ruchottes-Chambertin 2017 : un peu plus de fond ici, on sent que le grand terroir est prêt à repasser devant si on lui laisse le temps. TB+.

 

Pierre Morey

Meursault Tessons 2017 : robes presque translucides, vins ultra purs, tout en tension et minéralité, ultra austère, un peu trop, même pour moi. Mais lorsqu’on goûte un 2013 on comprend ces choix. B+.

Meursault 1er cru Perrières 2017 : trop austère là aussi en l’état, même si plus long. TB-.

Meursault rouge Les Durots 2017 : léger, sur le fruit, sympa. B+.

 

Comtes Lafon

Volnay 1er cru Santenots 2017 : beaux fruits rouges, pas très épais, mais tendu, assez long, au grain de tannins très fin. Il confirme que depuis quelques années les rouges sont au niveau des blancs. TB+.

Meursault 2017 : pas très coloré mais assez gras avec une réduction grillée assez marquée (moins que Leflaive quand même). B+.

Meursaut clos de la barre 2017 : mêmes notes de réduction grillée, un peu plus épais et minéral. TB-.

Meursault 1er cru Charmes 2017 : là aussi cette réduction grillée est trop présente à mon goût, pas rop mon style mais bien fait, reste équilibré. TB.

 

Raveneau

Chablis 1er cru Butteaux 2017 : vins assez colorés pour Chablis, avec un peu d’élevage comme toujours chez Raveneau. Les vins se goûtent très bien pour des jeunes Raveneau, un peu de gras, fond minéral, coquille d’huître, finit assez long et salin. TB+.

Chablis 1er cru Montée de tonnerre 2017 : plus de volume, plus de longueur. Déjà très accessible. TB++.

 

Henri Gouges

Hautes Côtes Dames Huguette 2017 : des vins assez sombres, qui semblent peu sulfités désormais, avec parfois un peu de réduction et des aromatiques pas tout à fait en place, tannins moins serrés que par le passé, style plus fin. Ce Hautes côtes est facile, juteux, simple. B.

NsG 2017 : on monte d’un gros cran en épaisseur et en longueur. TB.

NsG 1er cru clos des Porrets 2017 : encore serré, un peu réduit, mais beau jus, à voir au vieillissement. TB.

NsG 1er cru Pruliers 2017 : ultra réduit, compliqué à goûter. TB-.

 

D’Angerville

Volnay 1er cru Fremiet 2017 : couleurs sombres, des vins serrés, un peu froids, parfois un peu poussiéreux. Fremiet manque un peu de volume. B+.

Volnay 1er cru Champans 2017 : plus de volume ici, mais tannins encore serré, à attendre. TB.

Volnay 1er cru Clos des ducs 2017 : encore plus de volume et plus serré, semble pas tout à fait en place, à attendre. TB.

 

Bernard Moreau

Chassagne Rg VV 2017 : léger en couleur, petits fruits rouges, peu épais, belle finale épicé. B+.

Chassagne bl 2017 : léger grillé toasté, bouche épaisse et tendue à la fois avec une finale sur des amers nobles. TB.

Chassagne 1er cru Chenevottes 2017 : on monte d’un cran, plus de matière, aromatique proche, un peu plus long. TB+.

Chassagne 1er cru La Maltroie 2017 : style un peu plus gras que Chenevottes. Des vins déjà très accessibles en l’état, à voir ce qu’ls donneront au vieillissement. TB+.

 

Leflaive

Puligny 2017 : des vins peu colorés, tous très marqués par des notes grillées/soufrées, très peu de gras. B-.

Puligny 1er cru Folatieres 2017 : un peu plus de matière, citron et soufre. B.

Puligny 1er cru Les Pucelles 2017 : là aussi un peu plus long, mais très grillé/soufré. B+.

leflaive

 

Méo-Camuzet

Vosne-Romanée 1er cru Chaumes 2017 : des vins très sombres, assez extraits, mûrs, un peu chauds, plus que les 2016 de l’an dernier. B+.

NsG 1er cru Murgers 2017 : plus serré, noir et extrait là aussi. B+.

Corton Les Perrieres 2017 : idem avec un boisé très marqué à ce stade, à attendre. Un peu décevant par rapport aux années précédentes. B.

 

Joseph Drouhin

Beaune 1er cru clos des mouches Rg 2017 : couleur claire, style assez fin, fruité, peu extrait. TB.

Musigny 2017 : reste assez fin, clair, pas très épais, manquerait presque d’un peu de concentration, mais plutôt long et très frais, avec quelques épices nobles en finale. TB+.

Drouhin-Vaudon Chablis Grand cru Vaudésir 2017 : rien de mauvais mais plus proche d’un petit chablis que d’un grand cru. B.

Clos des Mouches blanc 2017 : de la matière mais boisé trop marqué, très gras. B.

 

Bruno Clair

Marsannay Longeroies 2017 : un peu comme chez Méo-Camuzet, des vins noirs, extraits, encore plus chaleuerux et plus boisé. Même impression qu’avec les 2015, ce domaine pourtant qualitatif fait pâle figure lorsqu’il passe derrière les meilleurs. Ce « petit » Marsannay s’en sort le mieux avec un peu de fraîcheur. B+.

Gevrey 1er cru Cazetiers 2017 : très noir et chaleureux. B.

Gevrey 1er cru Clos St Jacques 2017 : très marqué par un boisé brioché/toasté très marqué. B-.

Bonnes-Mares 2017 : bois mieux intégré, tannins serrés, un peu secs. B.

 

Jean Grivot

Vosne-Romanée Bossières 2017 : des vins assez sombres, avec une certaine fraîcheur et de beaux jus tout de même, mais très réduits ce jour-là, compliqués à goûter, vraiment taillés pour la garde. B+.

NsG 1er cru Aux Boudots 2017 : un boisé un peu gênant sur cette cuvée uniquement. B-.

Vosne 1er cru Beaux Monts 2017 : beau jus mais très réduit, il faut se projeter. B+

Clos Vougeot 2017 : idem. B+.

 

Vieux Millésimes

Toujours difficile de jongler entre les millésimes, les styles… et surtout de passer des 2017 très frais et sur le fruit à des vins plus évolués. Mais on ne va pas se plaindre non plus !

tables

 

Roumier - Morey 1er cru Clos de la Bussière 2011 : tannins fins, beaucoup de fruits rouges confiturés, manque un peu de fraîcheur. TB+.

Dujac - Gevrey 1er cru Combottes 2007 MAG : assez sombre en couleur, fruits noirs, cuit, déjà assez évolué, un peu chaleureux. Moins convaincant que les Morey villages 2002 et 2006 des années précédentes qui étaient grandioses. TB+.

Rousseau - Gevrey 1er cru Lavaux St Jacques 2014 : plutôt marqué fruits rouges, légèrement confituré, tannins ultra fins, tout en fruit, un vin évident. TB++.

Trapet - Chambertin 1999 : superbe nez avec à la fois du fruit et du tertiaire, bouche parfaitement équilibré, avec du volume, de la fraîcheur, des tannins fondus. La bouteille de la table. Exceptionnel.

Méo-Camuzet – NsG 1er cru Boudots 2009 MAG : un 2009 qui fait très 2009, assez chaud, noir, déjà évolué. B+.

Raveneau – Chablis 1er cru Butteaux 2012 : Pas si différent que ça du 2017, beau volume, du gras, tendu dans le fond, encore tout jeune, à attendre encore si possible, très prometteur et déjà bon. TB+.

Château de la Tour – Clos Vougeot 2008 : couleur sombre, nez un peu toasté qui me fait craindre le pire pour ed domaine que je n’apprécie guère d’habitude. La bouche est finalement fine, avec du fruit, moins boisée et extraite que sur d’autres millésimes, pas très long, mais sympa. TB.

Pierre Morey – Meursault Terres blanches 2013 : superbe vin qui justifie les choix entraperçus sur les 2017, c’est austère mais juste ce qu’il faut, tout en tension, pas de gras, pas de boisé, citron vert, écorce, résine, menthol, finale ultra longue sur des amers nobles dignes des meilleurs clos Ste-Hune. Exceptionnel.

Comtes Lafon – Meursault 1er cru Charmes 2012 : nez un peu trop grillé/toasté à mon goût, bouche avec gras, et tension derrière, encore tout jeune. TB.

Leflaive – Puligny 1er cru Folatieres 2003 : nez intéressant avec du miel, des fruits exotiques, bouche plate, aucune acidité. Moyen.

Gouges – NsG Clos des Porrets St Georges 2013 : beau nez fruité, végétal noble, animal, mais la fin de bouche est un peu astringente et amère. TB-.

Simon Bize - Savigny 1er cru Aux Guettes 2006 : style un peu rustique du domaine, kirsché, rose fané, cuir, peu de volume, tnnins serrés, tout en longueur, bien fait. TB.

Grivot – Vosne 1er cru Beaux Monts 2012 : encore du gaz, de la réduction, compliqué. Moyen.

Mugneret Gibourg – Clos Vougeot 2014 : comme les 2017, fruits noirs assez mûrs, bouche ronde, tannins lisses pour Clos Vougeot, très bien fait dans son style « polissé ». TB.

Bernard Moreau – Chassagne bl 1er cru La Maltroie 2014 : semble un peu fatigué, trop travaillé ? bouteille en-dessous ? B-.

De Montille – Volnay 1er cru Taillepieds 2005 MAG : fruits noirs assez mûrs, un peu confituré, bouche ronde, encore un peu d’élevage, fait assez moderne pour un De Montille mais bien fait. TB+.

Faivelay – Corton Clos des cortons 1998 MAG : très beau nez évolué, proche du Trapet 1999, avec un fruité un peu plus mûr, la fin de bouche est un peu astringente pour chipoter. TB++.

Lafarge – Volnay 1er cru Clos des Chenes 2005 : couleur très noire, nez plein de truffe, très différent de tous les autres vins du salon, fait plutôt Barolo, bouche avec du cuir, de la truffe, des fruits noirs, assez longue. TB+.

Bruno Clair – Savigny Dominode 2011 : comme les 2017 fait très chaud, kirsché. Moyen.

Chandon de Briailles – Savigny 1er cru Lavières 2010 MAG : couleur très claire, bouche tout en petits fruits rouges, assez pure et délicate. TB+.

Gaunoux – Pommard Grands epenots 2006 : style à l’ancienne, kirsché, semble dur et ferrugineux. B-.

 

4 novembre 2019

Arnaud Tessier (Meursault) ***

 

Arnaud Tessier - Bourgogne blanc Champ Perrier 2017 : Couleur claire, nez sur un joli beurré, très floral, peu de fruits à l'ouverture un peu mieux ensuite. Bouche avec du gras à l'attaque, bonne acidité ensuite, florale et beurrée, finale un peu chaleureuse et courte à l'ouverture, qui semble bien plus élégante le lendemain même si on reste sur un profil assez solaire pour la Côte de Beaune. Bon générique, qui demanderait quelques années de plus en cave dans l'idéal. A voir sur les autres cuvées et sur d'autres millésimes. B+.

 

 

 Je suppose prélevé sur fût pour les Meursault. Bourgogne blanc 2022 très pomme granny très simple. MEURSAULT Blanc 2022 un peu mou, ni de gras, ni de tension, pas grand-chose du coup… MEURSAULTLes Casse TêtesBlanc2022 mieux avec à peine plus d’élevage et plus de tension. MEURSAULT 1ER CRULe Poruzot DessusBlanc2022 et MEURSAULT 1ER CRULes Charmes DessusBlanc2022 manquent clairement de tension, peu de gras, mais pas grand-chose, peu de fond. Une gamme décevante ce jour-là.

 

8 octobre 2019

Bertagna (Vougeot) **

Bertagna - Chambolle-Musigny 1er cru Les Plantes 2015 : Couleur une nouvelle fois très sombre, nez sur un boisé toasté un peu trop présent. Bouche puissante, serrée, sur des arômes torréfiés. Le vin manque d’élégance. Les 2015 vont désormais demander beaucoup de patience. B-.

 

Bertagna Vougeot 1er cru clos de la perrière 2014 : (FDGV 2016) un peu de gaz et un côté beurré, pas facile à goûter, bonne concentration, assez frais. B.

 

Bertagna

CLOS DE VOUGEOTRouge2020 : B.

 

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