Canalblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Mon carnet Vin
25 mai 2023

Arnaud Baillot (Beaune) ***

Domaine créé en 2017 par Arnaud Baillot et Laure Van Canneyt, avec environ 7ha (une partie rachetée à Rossignol-Changarnier avec Thibault Clerget) + du négoce. Depuis 2023 le domaine a déménagé son chai dans la zone des Cerisières à Beaune pour plus de confort.

 

 

Arnaud-Baillot - Vosne-Romanée 2021 : Couleur rubis claire, nez très expressif, fruitée, framboise, ceris, petits fruits rouges, floral, simple mais très élégant. La bouche présente une petite pointe de gaz à l'ouverture, on retrouve les arômes du nez, légère (12,5% d'alcool), pleine de fruits frais et croquants, pas forcément une grosse acidité pour 2021, un jus de fruit assez simple mais évident, peu de tannins, pas un gros volume, pas forcément un gros potentiel de garde, semble déjà prêt à boire et offre beaucoup de plaisir, peut-être un peu lisse sur la finale (un peu de sucrosité de l'élevage) et pas très long, mais c'est bon. TB.

Comme beaucoup de 2021 de super jus de fruits à boire jeune, avec lesquels on va se régaler. Par contre à ces prix-là (75€ env.) le rapport q/p n'est clairement pas bon, sans surprise pour une appellation devenue aussi prestigieuse.

 

 

Arnaud Baillot, Pernand-Vergelesses rouge A ma fille Mahaut 2022 : Couleur très claire, nez de petits fruits rouges, pivoine. Bouche légère, peu d’alcool, peu de tannins, pas un gros volume, jus de fruit acidulé très frais, qui glisse tout seul. Il ressemble plus à un 2021 qu’à un 2022 finalement. TB.

 

 Arnaud Baillot, Echezeaux Grand Cru 2021 : couleur claire, un nez grillé, torréfié, avec de la réduction et encore pas mal d’élevage. C’est un peu mieux en bouche, mais elle semble assez mûre pour 2021, encore de l’élevage grillé, beau volume et tannins soyeux, mais clairement trop jeune et dans une phase compliquée. B-.

 

19 mars 2023

Soirées Gevrey-Chambertin

 2 soirées Gevrey-Chambertin

 

Edouard Confuron, Gevrey Les Seuvrées 2021 : couleur claire, nez éclatant de jeune pinot (esprit sur fût), floral, petits fruits rouges, acidulé, jus de fruit, quand même du fond, une allonge minérale, très prometteur. TB+.

 

Duroché,  Gevrey 1er cru Lavaux St Jacques 2018 : couleur claire, nez un peu évolué à l'ouverture de la bouteille, le soir étonnamment réduit, animal, Mieux en bouche, juteuse, toute en allonge, pure, acidulée, longue, prometteur, mais à attendre (et carafer). Probablement pas sous son meilleur jour ce soir-là. TB.

 

Duroché, Gevrey Le Clos 2018 : même chose que Lavaux, encore plus de gaz à l'ouverture, gros carafage. Du fond, esprit nature. A attendre. TB.

 

lavaut st jacques duroché

 

Claude Dugat, Gevrey-Chambertin La Marie 2019 : couleur assez sombre, nez fruits noirs, cassis, cuir, bouche avec un beau volume, du fond, tannins encore un peu présents, jeune, style taillé pour la garde, bon potentiel. TB.

 

Claude Dugat, Gevrey-Chambertin 2019 : nez assez cassis, mûre et vanillé, bouche ronde, facile. TB-.

 

Henri Magnien, Gevrey 1er cru Estournelles St Jacques 2020 : couleur sombre, nez fruits noirs, sans sucrosité, élevage déjà bien intégré. Bouche avec du volume, égrappé probablement, fruits noirs, encore jeune, bonne acidité dans le fond, assez long, mais clairement à attendre, style assez civilisé, propre tout de même. TB.

 

JL Trapet, Gevrey-Chambertin Ostrea 2019 : (En Dérée, Champerrier…) Clair en couleur, nez éclatant de fruits rouges et pivoine, bouche en dentelle, fraîche, peu tannique, en allonge, longue, pure. TB++.

 

René Bouvier, Gevrey Racines du Temps 2018 (Pince-Vin et Le Créot) : toujours dans le nouveau style du domaine, très grappe entière, un peu de couleur, tannins très fins, juteux, éclatant, épicé, ronce, infusé, long. TB++.

 

René Bouvier, Gevrey 1er cru Combe aux moines 2018 : aromatique proche, très grappe, ronce, épices, bouche avec plus de volume, plus de mâche, plus de tension, moins de sucrosité aussi, à attendre un peu, mais quelle classe déjà. TB++.

 

Berthaut-Gerbet, Gevrey 1er cru Cazetiers 2018 : couleur sombre, style du domaine identifiable, MPF, fruits noirs, gourmand, un peu d'élevage, bouche en rondeur, suave. TB.

 

Ponsot, Gevrey-Chambertin Cuvée de l’abeille 2007 : (les epointures) Couleur presque marron clair, nez giboyeux, cuir, kirsch. Bouche toute en tension, pas gros volume, mais surtout marquée viande fumée, salée, plus jeune que le nez, énergique, très longue, acidulée et salée en finale, fait claquer le palais. TB++.

 

Lucien Boillot, Gevrey-Chambertin 1er cru Les Corbeaux 2013 : encore assez jeune, nez marqué orangette, pinot légèrement épicé, tannins fins pour le domaine, mais pas grand fond, court, simple. B.

 

François Feuillet, Charmes-Chambertin Grand cru 2017 : couleur sombre, nez fruits noirs, épices, grappe entière, encore un peu d'élevage, bouche mûre, concentrée, puissante, encore jeune, tannins lisses, un peu vanillée, longue, mais à attendre encore. TB.

 

Jérôme Castagnier, Chambertin Clos de Bèze Grand Cru 2012 : nez classique de pinot évolué, sous-bois, noyau de cerise, bouche avec un beau volume mais peu de fond, une finale de longueur moyenne. B+.

 

Dugat-Py, Gevrey Coeur de Roy 2002 : couleur sombre, trouble, un peu évoluée, nez fruits noirs, cuir, sous-bois, noble, racé. Bouche encore jeune, avec de l'énergie, des tannins encore présents, jeune, tendue, racée. TB+.

 

28 novembre 2022

Soirées Chambolle-Musigny

Les Chambolle de la combe

Ponsot, Chambolle-Musigny cuvée des cigales 2012 les herbues : (dernier mill. en 2015. élevage de 17mois en fûts de 15ans minimum, 100% égrappé) Couleur très claire, nez encore jeune, sur des fruits rouges frais, cerise rouge et notes florales, très délicat. Bouche pure, peu de volume, toute en tension, avec des tannins un peu serrés en finale mais qui donne de l'allonge, beaucoup de jeunesse et de fraîcheur pour 2012, dans un style trop austère pour certains. L'anti-rondeur d'un mortet par exemple. TB+.

Berthaut-Gerbet, Chambolle-Musigny 1er cru Les Plantes 2018 : (10% VE environ, MPF, élevage court, 40% bois neuf) Couleur sombre et un peu violine, nez classique du domaine sur ce fruit croquant assez mûr, limite bonbon sans aller trop loin, violette. Bouche ronde, facile, peu de tannins, pleine de fruits croquants tout en ardant de la fraîcheur, élevage bien intégré, et assez long. TB+.

Denis Mortet, Chambolle-Musigny 1er cru Les Beaux bruns 2018 : (un peu de VE. élevage 18mois 60% fûts neufs) Couleur sombre, nez sur les fruits noirs, encore quelques notes d'élevage café. Bouche avec une très belle texture, soyeuse, toute en rondeur, un peu de sucrosité, des fruits noirs, quand même une bonne acidité derrière. Aromatique encore dominée par l'élevage, mais joli fond, à attendre selon moi, même si tout le monde a adoré autour de la table. TB.

René Bouvier, Chambolle-Musigny VV 2019 fremières herbues et autres : (60% VE, 18mois 20% futs neufs) Couleur assez foncée pour bouvier 2019, nez de pinot grappe entière infusé, très pur, pot pourri, floral, éclatant. Bouche dans le nouveau style Bouvier, plein de fruit, de finesse, de pureté, très délicat, frais, végétal noble en finale. TB++.

René Bouvier, Chambolle-Musigny VV 2020 : couleur assez sombre pour le domaine, nez éclatant plein de fruits sauvages et de pivoine, marqué grappe entière, bouche avec de la finesse, fruité pur, belle acidité, très frais pour 2020, sans sucrosité, déjà délicieux, avec un beau potentiel de garde. TB++.

F. Gerbet, Chambolle 1er cru les Plantes 2012 : couleur claire, nez de petits fruits rouges, épices, sureau, orangette, cuir. Bouche un peu maigre, fraîche mais légèrement dissociée, avec des tannins un peu secs en finale, manque un peu de matière probablement. B+.

CHAMBOLLE MUSIGNY

 

 

 

Les Chambolle hors de la combe

Lignier-Michelot, Chambolle-Musigny VV 2016 les drazey et les gammaires : (70% VE environ 15% bois neuf. Elevages d'1an + 4 mois de cuves) Couleur sombre, nez cuir, véétal noble, fruits noirs. Bouche puissante, joli jus, un peu austère, fraîche, épaisse pour un village, plutôt taillé pour la garde avec joli fond et de la longueur. TB+.

Geantet-Pansiot, Chambolle-Musigny 1er cru Les Baudes 2013 : (MPF de 10jours, 30% fût neuf, egrappé) Nez qui semble fatigué, un peu brouillon, pareil sur l'attaque en bouche, avec une finale par contre un peu dure. Vin trop extrait, trop travaillé?, peu de plaisir ce soir-là. Il se goûtait mieux il y a un an ceci-dit. B-.

Méo-Camuzet F&S, Chambolle-Musigny 1er cru Les Cras 2011 : (négoce, égrappé, 50% fûts neufs) Couleur sombre, nez un peu fermé, bouche entre deux âges, ni très fruitée ni encore évoluée, simple, par contre bel équilibre avec de la matire du soyeux de la fraîcheur... mais pas un plaisir fou. TB.

Moine-Hudelot, Bonnes-Mares 2006 : (vendu en 2008 à Pousse d’or en grande partie) Couleur très évoluée, nez de veux pinot sous-bois, humus, cerises à l'eau-de-vie. Bouche encore bien là avec une aromatique évoluée, mais de la puissance, un côté terreux, encore un peu tannique, assez long. Assez classique du terroir des bonnes-mares, mais manque un peu de subtilité pour être grand. TB+.

Arlaud, Chambolle 1er cru les sentiers 2019 : Couleur sombre, très beau nez très pur (peu de sulfites ?) assez différent des autres hormis Bouvier, avec pas mal de fruits noirs, de grappe entière, de ronce, sauvage. Bouche avec beaucoup de fraîcheur, de profondeur, aux tannins déjà fins, offre beaucoup de plaisir sur le fruit, avec un joli style, et beau potentiel. TB++.

G. Barthod, Chambolle 1er cru Les Véroilles 2014 : Couleur rouillée, nez assez évoluée de kirsch, sous-bois... Bouche par contre qui semble encore jeune, cuir, animal, tannins durs, austère, bien dans le style Véroilles, compliquée en l'état, complexe, mais offrant peu de plaisir. B+.

 

Bonus :

René Muré, Clos St Landelain pinot noir 2013 : très clair en couleur, nez marqué par des notes de viande fumée, de l'anchois, de la confiture de fraise, il sent la grappe entière, assez sauvage et solaire. Bouche à la fois pas trop haute en alcool et bonne acidité donc très digeste combiné à une aromatique solaire, épicée, anchois, fruits rouges sucrés, salée, pas un très gros volume mais une finale longue, salivante, sur la tapenade. Rappelle les pinots de Franz Keller par exemple. TB++.

 

Cloudy Bay, Te Wahi pinot noir central otago 2010 : (capsule vis) Couleur sombre, encore jeune, nez très puissant, fruits noirs, lardé, fumé, épices, plus solaire, tire sur une syrah. Bouche avec du fruit, toujours lardée, fumé, pas si haute que ça en alcool (13,5 environ) avec une belle acidité derrière, ça reste frais, appelle la table, à mi chemin entre pinot et une belle côte-rôtie, très long, un peu salée-viandée sur la finale, finalement assez digeste avec encore une bonne structure tannique, peut vieillir encore, belle surprise. TB+.

 

14 novembre 2022

Domaines familiaux de Bourgogne 2022

Domaines familiaux de Bourgogne

Dégustation des 2020 

a DOMAINES FAMLIAUX

 

Un millésime que l’on commence à connaitre : le dernier de la trilogie caniculaire 2018-2019-2020 avec sur certains secteurs/vignerons des acidités un peu plus hautes que sur les deux millésimes précédents mais à d’autres endroits un profil encore plus mûr et extrême. C’était surtout l’occasion de goûter les grands noms dans la même journée et de voir comment chacun a pu gérer ces fortes chaleurs. Sans surprise, il y a eu du très bon mais aussi des vins trop confits, avec quelques différences par rapport aux 2019 de l’an dernier. Les secteurs frais s’en sortent mieux bien sûr, certains styles de vinification aussi (vendange entière ? autolyse ?).

Voici quelques notes à prendre avec des pincettes. Des collègues qui n’ont pas dégusté dans le même ordre n’ont pas eu exactement les mêmes ressentis (surtout sur Rousseau-Roumier). Et pour avoir fait l’expérience sur un Cailleret en fin de bouteille vs un début de bouteille peut-être pas tout à fait à même température, le vin n’avait rien à voir…Comme sur tous les salons.

 

 

Raveneau

Chablis Butteaux : le nez présente un léger beurré, fruits jaunes. La bouche combine gras, fruit avec une très belle tension, de la gourmandise, se goûte très bien en l’état. TB+.

Chablis Montée de tonnerre : style plus austère, plus coquille d’huître et citron, tendu, très belle acidité et longueur pour 2020. TB+.

Chablis Les Clos : un peu plus fermé, plus puissant, plus de volume, a clairement besoin de temps, mais le millésime semble là aussi parfaitement géré. TB.

 

Rousseau

Gevrey : (egrappé, pas de bois neuf sur cette cuvée) coloré, encore un peu violet, style très gourmand, sucré, rond, trop confituré pour moi. Décevant après le 2019 de l’an dernier qui était grandiose. B.

Clos de la Roche : là aussi fruit mûr, très confit, attaque avec un peu plus de peps mais la finale est sucrée. On regarde la bouteille : 15% sur l’étiquette, c’est ce qu’on pressentait en goûtant. Ceci-dit il faut être prudent, nous n’avons pas regardé les taux d’alcool ailleurs, c’était peut-être pareil… B.

Chambertin clos de Bèze : (14,5% indiqué ici) plus noir, élevage encore un peu marqué, semble moins confit mais ce n’est clairement pas ça. Une déception. Difficile à comprendre, car nous avions eu l’impression inverse l’an dernier sur Roumier-Rousseau. Pas mal de collègue semblent les avoir mieux goûté que nous. B+.

ROUSSEAU

 

 

Roumier

Morey Bussière : couleur assez claire pour un Roumier 2020, nez de fruits rouges à peine sucré, floral. Bouche avec un très beau fruité, pure, fraîche, pas de sucrosité cette année, la finale par contre est bien serrée en l’état, mais très noble. Je retrouve la classe et le sérieux que j’aime chez Roumier. TB+.

Chambolle : très clair pour Roumier aussi, petits fruits rouges, moins de volume, plus d’allonge, tannins serrés aussi, pas de travail de texture ici, mais impression minérale. Comme tout Roumier, il faudra 10ans minimum mais très prometteur. TB+

Bonnes Mares : même trame, un peu plus mûr, et un peu plus coloré, tannins un peu plus gras, texture plus enveloppante, moins serré, presque plus accessible. TB++.

ROUMIER

 

Trapet

Gevrey 1859 : (100% VE) couleur assez sombre un peu violette, aromatique plutôt fruits noirs mais belle acidité, pas de sucrosité ici. Assez long, à peine serré en finale. Fait 2020 mais bien géré. TB+

Latricières Chambertin : (rarement servi jeune car terroir froid et austère, mais sur ce millésime il se présente bien jeune) Bien plus clair en couleur, aromatique fruits rouges et pivoine, végétal noble. Peu de volume mais beaucoup de tension et de noblesse, tannins très fins, tout en allonge minéral. J’aime beaucoup ce style, qui me rappelle un peu les Trapet d’avant en moins austère peut-être, après 2-3 millésimes un peu plus en rondeur. TB++.

Chambertin : style proche du précédent, clair en couleur, sur la tension, avec une acidité haute, des tannins à peine plus marqués mais déjà du plaisir en l’état, et quelle fraîcheur pour 2020. TB++.

 

 

Mugnier

Chambolle : assez coloré, aromatique fruit noirs cassis, pointe de végétal derrière, reste frais en finale, pas très long. TB.

Chambolle Fuées : plus clair en couleur, nez le plus floral, le plus évident du salon, avec une bouche qui combine fraîcheur, soyeux de texture, noblesse, longueur… Equilibre parfait. Déjà excellent en l’état. Exceptionnel.

NSG Maréchale : très noir, très mûr, pas forcément très sucré, mais aromatique trop mûre, difficile ce jour-là alors que l’an dernier c’était presque le plus frais du domaine. B+.

Musigny 2015 : style sur la finesse pour un Musigny 2015, peu de tannins, pas un gros volume, pas simple à goûter au milieu des 2020, fruit plus cuit, plus évolué, surtout un peu fermé en l’état, pas très causant, semble assez long cependant et bien équilibré, à regoûter dans quelques années. TB++.

 

 

Leflaive

Puligny : comme l’an passé on sent un peu de soufre mais quand même beaucoup moins que sur la période 2015-2017, élevage en autolyse marqué mais maitrisé, un peu de gourmandise avec des notes de citron confit, pas de beurré, finale salivante. Beau village. TB+.

Puligny Clavoillon : très tendu, travaillé en autolyse, grillé des lies marqué mais avec beaucoup de fond minéral, grosse longueur, énergique, frais, finale caillou très salivante. Excellent. TB++.

Puligny Pucelles : un peu plus fermé, plus de puissance, à attendre, mais bien géré là aussi. TB+.

LEFLAIVE

  

Marquis d’Angerville

Bourgogne rouge : (tout égrappé sur la gamme) vignes sur le bas de Volnay, très frais, croquant, acidulé, à peine serré en finale. Belle entrée de gamme. TB.

Volnay 1er cru Taillepieds : assez coloré, attaque fruits noirs un peu confits mais la finale reste fraîche et digeste, tannins soyeux. TB.

Volnay 1er cru Champans : plus de puissance, surtout plus de fond minéral, plus noble, plus long. TB+.

Volnay 1er cru clos des ducs : encore plus puissant, rustique, serré, à attendre longtemps. TB.

 

Domaine Dujac

Morey : (90% VE sur les rouges) assez clair pour Dujac, sur la finesse, pas un gros volume, mais une belle fraîcheur, fruit pur, pas très tannique pour Dujac, plutôt évident, un peu simple peut-être, mais un bon village. TB.

Clos de la Roche : plus coloré, plus épicé, un peu plus de volume, mais pas construit sur la texture, plutôt en allonge et en fraîcheur, noble. TB++.

Vosne Malconsorts : peut-être un peu moins de volume, plus de tension et de longueur, beaucoup de fond, la grande classe là aussi, à l’équilibre parfait. TB++.

Puligny 1er cru Folatieres : assez simple, pas du tout de gras, mais pas non plus une grande tension, une certaine finesse et de l’élégance, mais ça manque d’énergie à mon goût. B.

 

 

Domaine Henri Gouges

Hautes Côtes dames huguettes : coloré, aromatique assez mûre mais acidité haute, pas trop sucrée, un peu serrée en finale mais une belle allonge. TB.

Nuits St Georges : proche, mais avec une pointe végétale en plus. TB.

NSG Pruliers : semble un peu plus confit, avec une finale encore serrée. B+.

 

Jean Grivot

Vosne Bossières : (tout égrappé sur les rouges) fait assez léger, rond, sucré, simple. B.

NSG Boudots : pas très coloré, là aussi rond, confit, un peu plus de fond et de longueur quand même. B.

Vosne Beaux Monts : nez plus floral, plus noble, très rond et facile, mais un peu plus de charme, peut-être moins de sucrosité sur la finale. B+.

Clos Vougeot : plus noir, plus marqué cuir/animal, plus puissant, mais aussi plus énergique, plus long. TB+.

 

 

Comtes Lafon

Meursault Clos de la Barre : pas très beurré ni très gras, on sent que l’on a voulu éviter de pousser l’élevage et le bâtonnage mais reste assez mou. B.

Meursault Charmes : sans avoir une grosse acidité c’est déjà un gros cran au-dessus cette année aussi, à peine plus d’élevage mais déjà bien intégré, on sent une belle longueur et une finale salivante. TB+.

Monthelie Les Duresses : très bonbon, rond, gourmand, un peu sucré, assez court. B+.

Volnay Santenots milieu : assez sucré, gourmand et facile, un peu trop arrondi. Petite déception cette année sur les rouges du domaine que j’avais adorés lors des 2 dernières éditions. B+.

 

De Montille

Racines - Santa Barbara pinot noir Rinconada 2019 : (2/3 VE) très clair en couleur, très beau nez petits fruits rouges, pivoine. Bouche très fine élégante, pointe de sucrosité en finale sans aller trop loin. TB+.

Beaune Les Sizies : (50% VE) plus foncé, un peu de gaz encore, style sur la tension, frais, peu épais, finale serrée, fraîche, à attendre. TB.

Volnay Taillepieds : très clair, tout en finesse, pas un gros volume, petits fruits rouges acidulés, très frais, surtout une finale portée très loin, avec un fond minéral bien présent. Très belle bouteille, déjà accessible. TB++.

Racines - Santa barbara Bentrock chardonnay 2020 : nez exubérant, fruité, élevage grillé/soufré marqué, bonne acidité en bouche ceci-dit. B+.

Saint Aubin Remilly : plus discret, plus citrique, plus frais, mais la finale manque un peu de tension pour le domaine. B+.

Puligny Le Cailleret : fin de bouteille, marqué par l’élevage en autolyse, mais aussi du fruit derrière, bouche très tendue, pas de gras ni de beurré ici, très minéral, salivant, finale sur le caillou portée très loin. TB++.

 

 

Bernard Moreau

Chassagne blanc : style plutôt grillé/lies, peu de gras pour Moreau, un côté fruité, poire, simple, pas une grosse acidité, un peu court, facile. B+.

Chassagne Maltroie : plus de gras, léger beurré, toujours un côté lies aussi, presque tannique, bien équilibré, avec une belle acidité. TB+.

Chassagne VV rouge : (30% VE) beau fruité croquant, juteux, un peu de sucrosité mais pas trop, finale encore serrée, à attendre. TB.

Chassagne cardeuse : très serré en l’état, puissant, à attendre longtemps, un peu riche. B+.

 

Pierre Morey

Aligoté : très marqué poire, fruits du verger, simple, pas une grosse tension cette année. B-.

Meursault Tessons : un peu de gras, légèrement beurré pour du Morey, moins austère que par le passé, presque gourmand, pas une grosse longueur, mais un plaisir immédiat qui est là. TB.

Meursault rouge Les Durots : nez sur la violette et les fruits noirs, encore un côté primeur, bouche à l’attaque très croquante, juteuse, un peu de sucrosité, à peine serré en finale. TB.

 

Mugneret-Gibourg

Vosne : rond, gourmand, sucré, un peu d’élevage, fruits noirs, caramel, finale arrondie. B-.

NSG Chaignots : là aussi semble très sucré, confit, tannins un peu plus fermes en finale qui font presque du bien.

Chambolle Feusselottes : très rond et très sucré, belle texture ceci-dit. B-.

Echezeaux : un peu d’élevage toasté, plus de fond et de longueur que les précédents, plus serré, à attendre, finale épicée, plus prometteur. B+.

 

 

Vieux Millésimes

TABLE

Rousseau - Gevrey Cazetiers 2016 : fin, texture soyeuse, aromatique un peu kirsché évoluée par rapport aux 2020 mais tout en gardant de la fraîcheur, beaucoup de fruit, rien ne dépasse, évident. TB++.

Roumier - Chambolle Les Cras 2019 : je retrouve la même impression que sur les 2019 l’an passé, contrairement aux 2020 le fruité est ici un peu trop confit, de la sucrosité. La texture est belle mais ça manque d’acidité à mon goût pour équilibrer le tout. B+.

Trapet - Chambertin 2005 : couleur clair et début d’évolution, nez très « tomate confite », fruits rouges, style sangiovese. Bouche avec un côté kirsché, pas très épais mais sur la tension, viande fumé, tomate, fruits rouges mûrs, me rappelle clairement la toscane. J’aime beaucoup ce style. TB++.

Drouhin - Musigny 2009 MAG : le vin semble un peu fatigué, fruits cuits, sans grand volume. B.

Dujac - Gevrey Combottes 2018 MAG : assez coloré, nez fruits noirs, épices, c’est surtout en bouche que la différence se fait avec une très grosse énergie, attaque vive, puis du volume, une acidité haute, des tannins présents mais gras et une finale très longue, fraîche, épicée, salivante. Excpetionnel.

Mugneret-Gibourg - NSG Chaignots 2018 MAG : un peu moins confit que les 2020 maison garde ce style assez rond, facile, légèrement sucré. B+.

Raveneau - Chablis Butteaux 2014 MAG : très coquille d’huître, tendu, citronné, long, salivant, très Chablis, pas surprenant, mais excellent. TB++.

Comtes Lafon - Meursault clos de la barre 2014 MAG : style à la fois gras beurré sans aller trop loin et une belle tension derrière, du volume, reste frais, un vrai Comtes Lafon, excellent. TB++.

De Montille - Meursault Perrières 2018 MAG : très clair, tout en tension, un côté lies, presque tannique, citronné, très long. TB++.

 

13 octobre 2022

Paul Pillot (Chassagne-Montrachet) *****

Domaine de 13 hectares (9 de blancs, 4 de rouges) géré désormais par le fils Thierry Pillot et sa femme Chrystelle Pllot-Mortet. Le style a bien changé en quelques années : les vins se sont affinés et nettement améliorés. Proche du bio sans être certifié, Thierry Pillot privilégie des élevages longs avec peu de bois neufs (10% maximum), sans bâtonnages. Les vins sont très tendus, énergiques, avec des notes de réduction bourguignonne (autolyse), d'une gande pureté, en blanc comme en rouge. L'avenir de Chassagne est ici.

 

 

Thierry Pillot (domaine Paul Pillot) - Visite au domaine

Vins vendangés tôt. Gros travail à la vigne, vignes tressées, hautes. Elevages en fûts de 350 et 500 L très peu de bois neuf (les quelques fûts neufs sont pour les « entrées de gamme » pour « faire » les fûts, jamais sur les belles cuvées. Pas de débourbage, pas de bâtonage, pas ou peu de soutirage. Tout est fait pour garder de l’énergie dans les vins.

Les 2021 seront emb vers mars-avril 2023.

Aligoté 2021 : très bel aligoté, tendu, avec des accents de chardo, léger gras. Ca commence fort.

Bourgogne chardonnay : (sur chassagne et remigny) goute un peu plus grillé, marqué par l’élevage à ce stade, ce sera le seul.

St Aubin Pitangerets : travaillé en réduction, tendu, énergique, salin, top.

St Aubin charmois 21 : plus en largeur que le précédent, mais garde cette belle tension finale.

Chassagne 21 : (2 parcelles côté Morgeot) là aussi léger gras, et toujours des finales longues et sapides.

Chassagne Mazures 21 : équilibre parfait pour un village, entre largeur et longueur.

Chassagne St Jean 21 : floral, experssif, un peu exubérant au nez, bouche florale, qui là aussi se retend sur la finale.

Chassagne champs gain : plus « chassagne », plus de confort, plus fruits jaunes et moins agrumes/citron, gourmand, sans jamais tomber dans la lourdeur non plus.

Chassagne caillerets 21 : plus fermé, à aller chercher en l’état, mais finale très longue, minérale, saline. Prometteur.

Chassagne rouge Clos st Jean 21 : (grappe entière) petits fruits rouges, acidulé, sans manquer de volume pour autant, pas de travail sur la texture, mais plutôt sur la profondeur, minéral, tendu, long, salivant. Superbe.

Très grand niveau des 2021 ici. On s’en doutait un peu mais la confirmation est là : les meilleurs Chassagnes sont probablement ici désormais !

 

 

Paul Pillot - Bourgogne rouge 2015 : Couleur rubis, beau nez sur la fraise, la cerise rouge, très fruité, encore un peu simple mais efficace. Bouche très fruitée, pas du tout de bois, belle texture soyeuse, peu de tannins, très jus de fruit, frais, pas sucrailleux du tout, seule la finale est un peu courte. Très bon vin, d'une grande buvabilité. Note : 16,5/20.

bourgogne pillot

 

 Paul Pillot - Bourgogne blanc 2014 : couleur claire, nez moyennement expressif, citronné, bouche tendue, petite pointe de gras en se réchauffant, sur les agrumes, manque un peu de longueur, mais un bon niveau pour un générique. B+.

 

Bourgogne rouge 2016 : couleur plus sombre que 2015, nez plus axé sur les fruits noirs, moins sexy, moins confituré, bouche plus droite, moins de sucre, plus d'acidité, plus de tension, peut-être plus de longueur et de profondeur, un peu moins d'épaisseur, un vrai 2016. TB.

 

Pillot - Chassagne blanc 1er cru champs gain 2015 : couleur clair, nez bien marqué réduction bourguignonne grillée, bouche florale, plutôt vive et tendue, très léger gras, finit citron et réduction grillée. TB.

 

Paul Pillot - Santenay rg VV 2017 : Couleur rubis très claire, nez de petits fruits rouges, pivoine, infusé, le lendemain il prend un peu de sucrosité, sur la confiture de fraise. Bouche pas très épaisse, peu tannique, mais très précise, digeste, avec une acidité élevée à l’ouverture, puis de plus en plus gourmand avec l’ouverture, presque un peu de sucrosité même, la finale reste fraîche et assez longue pour un village. La bouteille ne fait pas un pli. TB++.

 

Paul Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Clos St jean bl 2016 : (Soirée chassagne et puligny) Couleur très claire, nez plus proche du Carillon, à l'opposé du Ramonet, minérale, à peine grillé sur lies, citron, poire. Bouche très épurée, peu d'élevage, toute en longueur et en minéralité, finale très longue, acide, amers nobles. Dans un style très différent, une grande bouteille aussi. TB++.

 

Clos st jean rouge 2018 : à l'aveugle, clair en couleur, très fin, juteux, peu d'élevage mas un style quand même assez rond sans trop d'acidité en finale pour le domaine, on ne sent pas la grappe entière, très gourmand et facile à boire. TB+. Seconde bouteille un peu plus fermée austère. TB.

 

Pillot - Bourgogne chardonnay 2021 : couleur claire, nez sur le grillé des lies, citron. Bouche fraîche, citronnée, grillée, pas un gros volume ni une grosse longueur, facile et frais. B+.

 

Pillot - Chassagne rouge VV 2021 : pinot très clair, infusé, léger, mais évident, tout à la bonne place, jus de fruit mais avec du fond et une finale tendue, salivante, ultra digeste, déjà prêt. TB++.

 

Pillot - St Aubin Pitangerets 2020 : très belle bouteille, légèrement beurré et avec un peu d'élevage pour un Pillot, la finale rappelle bien le domaine par contre avec une belle tension pour le millésime, déjà accessible et gros potentiel. TB+.

 

Paul Pillot, Chassagne blanc Champs Gain 2020 : très frais pour 2020, belle tension, très léger gras, beaucoup de finesse et de pureté. Pour chipoter manque un brin de folie, mais c'est encore tout jeune. TB++.

 

Paul Pillot, Bourgogne aligoté 2020 : Couleur encore plus claire, nez qui semble plus austère, plus citronné, plus « minéral ». Bouche très tendue, pas de gras du tout ici, très énergique, encore plus longue et plus salivante, dans un style un peu plus austère. Très bel aligoté également. TB+.

 

 

Paul Pillot, Saint-Aubin 1er Cru Les Pitangerets 2021 : bouteille la plus marquée par la réduction sur lies (peu de débourbage, pas de bâtonnage, peu/pas de soutirage), allumette, sésame grillé, jolies notes de citron confit derrière, bouche très droite, salivante, un peu de lies, du fruit confit, très énergique, avec beaucoup de longueur. Peut-être le meilleur de la série, même si le style a été clivant. TB++


Paul Pillot, Saint-Aubin 1er Cru Les Charmois 2023 : vin moins marqué par l'autolyse que le précédent, profil plus classique, très léger gras, un peu de fruits jaunes, élégant, presque gourmand pour un Pillot, très floral, belle tension finale, déjà très accessible. TB+. Une autre bouteille était un peu plus marquée autolyse. TB+.


Paul Pillot, Saint-Aubin 1er Cru Les Charmois 2022 : peu d'autolyse aussi, différent du 2023, pas du tout de gras ici, peu de fruit, très floral, frais, épuré comme souvent avec les vins de Thierry, finale un peu moins tendue que le 2023. TB.

 

13 octobre 2022

Hubert Lamy (Saint-Aubin) ****

Domaine de 18 hectares géré par Olivier Lamy et Karine. Ici les vins sont élevés en demi-muids de 600L avec peu de bois neufs, suivi de 6 mois en cuves. Les vins sont austères dans la jeunesse, jamais très gras, souvent sur des notes grillées d'autolyse, épurés, très énergiques. Ils se révèlent avec le temps et montrent alors beaucoup de tension et de longueur.

La visite au domaine est très intéressante, avec un travail sur les types de SO2, la cire et la haute densité : des vignes à 30 000 pieds/ha (pas beaucoup moins de grappes mais des baies plus petites chez lui, donc un rapport peau/jus différent avec plus d'acidité et plus de "sensation minérale").

 

LAMY

 

 

Visite au domaine Hubert Lamy

St Aubin Derrière chez Edouard rouge 2015 : (90% VE) beau nez, petits fruits rouges, frais et tendu pour 2015, racé, mais finale un peu trop serrée.

Chassagne rouge goujonne 2020 : plein de fruits frais, pas d’élevage ressenti, long, croquant, gourmand et salivant à la fois, top.

St Aubin derriere chez edouard 2020 : (en 600 L sur les blancs) style sans gras ni beurré, mais manque d’intensité ici, joli fond minéral. Bouteille peut-être ouverte depuis plusieurs jours.

St Aubin Clos chateniere 2020 : plus gras, plus intense, plus énergique, long, très bon.

St Aubin Princée 2016 : déjà début d’évolution noisette, pas beaucoup de gras, mais un vin posé, minéral.

St Aubin Princée 2016 mise en bt à chèvre à 2 becs : beaucoup plus tendu, énergique, fait plus jeune, très différent, top.

St Aubin Remilly 2017 soufre classique (à base de pétrole, certifié produit alimentaire) : un vin très tendu, très énergique, citrique, salivant, avec une « fausse » impressio de calcaire en finale, légers amers qui font frétiller les gencives.

St Aubin Remilly 2017 soufre volcanique de mine (achat de la base en Italie, fin de la conception avec une machine de T. Bouley) : un vin plus posé, semble plus évolué, manque un peu d’énergie et de tension par rapport au précédent. Très intéressant. Olivier nous dit avoir le même résultat sur des vins cires/pas cires avec lus de jeunesse sur l’un.

St Aubin Remilly 2017 assemblage des 2 soufre : à mi-chemin entre les deux.

St Aubin Clos du Meix 2013 : commence à évoluer noisette, là aussi peu de gras et de beurré, encore de la tension, minéral, finale longue, très bon.

 

 

 

 

Hubert Lamy - Saint-Aubin 1er cru En Remilly 2014 : (FDGV2015) assez toasté au nez, bouche simple, citronné. B.

 

Hubert Lamy - Saint-Aubin La Princée 2014 : couleur paille, nez marqué par le grillé des lies ?, bouche très vive, tendue, citronnée, pas grand chose d'autre, pas du tout de gras. Assez bonne longueur cependant. A voir ce que ça donnera après quelques années de garde. B-.

 

H. Lamy - St Aubin En Rémilly 2014 : très minéral aussi, citronné, moins toasté qu'à sa sortie, surtout une impression d'un vin devenu un peu plus épais, avec un léger gras, bien meilleur. TB-. Le même en magnum quelques années plus tard, joli nez, belle attaque, à peine trop beurré sur la finale. TB.

 

Hubert Lamy - St Aubin 1er cru Frionnes 2014 : tendu, autolyse, minéral, pas un gros volume comme souvent chez Lamy. Excellent. Bel hommage. Merci pour tout M. Lamy .TB+.

 

Hubert Lamy, Saint-Aubin 1er Cru En Remilly 2022 : couleur or, nez de fruits jaunes, cire, un peu de lies, pas de beurré ici, très peu de bois. Bouche avec un beau volume, aussi large que longue, où on sent à la fois une vendange mûre, quelques amers qu’on a été chercher au pressurage, le côté caillouteux de Remilly est bien marqué, long. Déjà accessible mais un gros potentiel de garde aussi. TB+


Hubert Lamy, Saint-Aubin La Princée 2022 : (10 parcelles) même style que le précédent, peut-être un peu moins de corps, clairement sur la tension, pas de gras, salivant, belle entrée en matière. TB.

 

 

Hubert Lamy (salon Gds Jours)

SAINT-AUBIN Frionnes 2021, un peu mou et sans grand volume. SAINT-AUBINEn RemillyBlanc2021 excellent, bien plus énergique, léger élevage bien maitrisé, beau volume. Frionnes 2013 en carafe fruits exotiques au nez bouche encore jeune et tendue, saline, superbe.

 

13 octobre 2022

Chavy-Chouet (Meursault) **

Visite au domaine Chavy-Chouet

Bourgogne femelottes 2021 : (sur puligny) maigre, un peu réduit, pas de gras ni de bois, simple.

Meursault Narvaux (dessus) 2020 : un peu grillé, plutôt tendu, pas un gros volume pour 2020, frais, manque un peu de fond.

St Aubin dents de chien 2020 : semble plus tendu, plus calcaire, bon.

Meursault genevrieres dessous 2020 : équilibré entre gras et tension, plutôt bon pas trop boisé, mais reste assez simple pour un premier cru.

Meursault charmes 2020 : austère, dur, un peu plat, pas grand fond pour charmes.

Puligny folatieres 2020 : très léger gras, plutôt tendu ensuite, pas mal mais un peu juste pour folatières encore une fois.

Bourgogne rouge la taupe 2020 : (sur pommard) un peu dur, rustique.

Pommard chanlins 2018 : idem, dur, rustique, manque de fond.

CHAVY CHOUET

 

13 octobre 2022

JF Coche-Dury (Meursault) ****

Domaine phare de l'appellation Meursault, qui a toujours eu la réputation d'être facilement identifiable à son aromatique sur la noisette, le pop-corn, le sésame grillé. Depuis l'arrivée de Raphaël, fils de Jean-François Coche-Dury, le style évolue peu à peu : les blancs semblent plus tendus, moins gras et moins marqués par ce fameux élevage grillé, les rouges eux semblent gagner en densité. On continue ici à mettre en bouteille parcelle par parcelle (mais sans l'indiquer sur le Meursault village - assemblage depuis 2-3ans ? ), à la chèvre à deux becs (après mise en masse). Depuis 2016 tout les vins sont simplement étiquetés "Coche-Dury" car rassemblés sous une entité de négoce, ce qui permet au domaine d'ajouter quelques achats de raisins dans les petites cuvées certaines années.

 

 

 

Visite au domaine Coche-Dury (les 2017)

Bourgogne blanc 2017 : nez très ouvert, qui fait plus beurré, plus gras que le 2016. Bouche en effet plus grasse, plus opulente, très accessible à l'heure actuelle, mais avec moins de tension et de profondeur que le 2016 qui devrait aller plus loin dans le temps. Ce 2017 sera de toute façon difficile à garder tant il se présente bien de suite. TB.

Meursault 2017 : (mise Luraules + Pelles) un peu la même impression que le précédent, pas de grillé, de sésame ou de cacahuètes, uniquement du fruit, du beurré, voire un peu de floral, millésime sur le gras et l'opulence, très accessible lui aussi. TB.

Meursault 1er cru Caillerets 2017 : on monte d'un gros cran, surtout avec une finale qui possède ce qu'il manquait au précédent, de la tension, de la salinité, une trame minérale plus marquée, avec quelques amers nobles, beaucoup plus long. Superbe. TB++.

Auxey-Duresses Rouge 2017 : marqué par la cerise aigre, beaucoup de fruit, acidité élevée avec une pointe de verdeur, tannins fins, facile à boire. B+.

coche dury

 

 

 

Visite au domaine Coche-Dury (les 2019)

COCHE DURY ROUGEOTS

Bourgogne blanc 2019 : encore un peu sur l'élevage vanillé, mûr, assez gras, pas du tout de grillé ou de pop-corn, manque un peu d'acidité sur ce millésime solaire.

Meursault Rougeots 1999 : nez qui champignonne, sous-bois, croute de fromage, grillé, pop corn, bouche qui attaque avec un peu de gras, petit creux en milieu de bouche mais finale ultra tendue, citronnée, fruitée, très longue et salivante, encore fraîche. TB++.

Bourgogne rouge 2019 : (tout en propriété) assez coloré, nez plein de fruits rouges pas trop mûrs pour 2019, bouche juteuse, avec du volume, de l'énergie, de la fraîcheur. Gros niveau pour un régional.

 

 

 

Visite au domaine Coche-Dury (les 2020)

Bourgogne blanc 2020 : (vignes à côté du domaine sur cette mise) Floral, très opulent, solaire, du volume, pas spécialement grillé, ni beurré, sudiste, sans grand fond ni grande longueur.

Bourgogne blanc 2018 : là aussi gras opulent, puissant, avec des amers un peu gênant, manquant de finesse et de fraîcheur.

Meursault 2020 (les cloux) : gras, beurré, caramel, solaire, rond, pataud.

Meursault Rougeots 2020 : plus floral, plus tendu, moins d’élevage, plus minéral, avec un peu de longueur, salivant.

Corton-Charlemagne 2020 : bouchonné…

Puligny enseigneres 2020 : plus élégant, plus en finesse, assez rond sur la finale, confortable, bon.

Bourgogne rouge 2020 : (un peu de VE) très coloré, simple, cassis, du volume, mais pas de fraîcheur, ni fond, ni finesse.

Auxey rouge 2020 : petits fruits rouges, floral, tendu, joli fond, assez droit, fin, élégant, top !

 

 

 

Coche-Dury - Bourgogne Rouge 2010

Couleur : rubis foncé, assez sombre pour un générique 2010.

Nez : à l'ouverture de la bouteille, servi un peu chaud je sens des notes toastées qui vont complètement disparaître après un passage au frigo. Le nez est ensuite moyennement expressif, avec un peu de fruits noirs, puis il s'ouvre doucement et passe de plus en plus sur les petits fruits rouges, avec un petit côté floral/végétal qui lui donne de la fraîcheur. Ca pinote de plus en plus.

Bouche : le vin est très fin, assez léger, peu tannique, il glisse tout seul, c'est d'une buvabilité déconcertante mais ce n'est pas très complexe. Je ne retrouve pas les quelques fruits noirs du nez, on est sur du fruit rouge, toujours des notes florales, une belle acidité, beaucoup de fraîcheur. Bonne matière pour un générique.

Finale : longueur moyenne, qui nous rappelle qu'on est sur un simple "Bourgogne Pinot noir" mais c'est frais et ça donne envie d'y retourner.

Note : 16/20. Excellent générique, qui vaut très largement le prix allocataire, mais qui est assez loin de valoir le prix en seconde main aujourd'hui.

P1050042

 

 

Coche-Dury Meursault 2015 : (FDGV novembre 2015) encore jeune, sur des arômes de pomme verte, floral, pas spécialement marqué par le grillé ou la cacahuète, très belle matière, style pas ultra tendu. TB.

Coche-Dury Meursault 1er cru Perrières 2015 : proche du village, un peu plus de matière. TB+.

 

Coche-Dury Bourgogne blanc 2016 : couleur claire, nez fruité, peu d'élevage, peu de beurre, pas de noisette ou de cacahuète. Bouche facile, légère, fruitée, pas une grosse longueur. B+. Une autre bouteille quelques semaines plus tard montre plus de volume, plus de gras, une pointe d'élevage et de grillé. Il commence enfin à causer. TB.

 

Coche-Dury - Aligoté 2009 : encore jeune, vif et tendu, très frais pour 2009, brioché et citronné, dans l'esprit du Bouzeron de De Villaine. B+.

 

Coche-Dury - bourgogne chardonnay 2009 : nez réduit allumette (plus autolyse que pop corne habituel), bouche tendue avec du gras, très longue. TB+.

 

Coche-Dury - Bourgogne aligoté 2013 : le nez a un côté cire, il fait un peu nature (bu à l'aveugle), avec des agrumes, un peu brouillon. Bouche sympa, vive, tendue, sur les agrumes, pas très épaisse, facile à boire, pas très longue. B+.

 

Coche-Dury - aligoté 2011 : bouchon.

 

Coche-Dury - Meursault blanc 2006 : couleur dorée, nez bien beurré, noisette, grillé, pointe de miel, pas de doutes ça "coche". Bouche grasse, beurrée, ronde, très facile, encore jeune, juste ce qu'il faut d'acidité derrière mais on ne peut pas parler d'un vin tendu. La finale manque un peu d'acidité pour le relancer. Ca reste très beau pour un village. TB+.

 

Coche-Dury Meursault rouge 2011 : couleur claire, nez de petits fruits rouges, fraise, pointe florale. Bouche toute en délicatesse, fruitée, toute jeune, pe de tannins, belle acidité dans le fond qui étire le vin dans une très longue fnale. Très beau village. TB++.

 

Coche-Dury, Volnay 1er cru 2011 : (100% pinot noir. Assemblage des premiers crus Taillepieds et Clos des Chênes) Couleur rubis proche du précédent, là aussi une aromatique sur les petits fruits rouges, la fraise surtout, moins de notes végétales, plutôt une pointe épicée et un peu de cuir. La bouche est toute en fruit, à peine plus de tannins que le Clos Rougeard, surtout dans le fond une minéralité et une acidité plus élevées, qui vont vraiment étirer ce vin tout en longueur et en fraîcheur, encore plus long. Il a parfaitement emmené La Tâche, jouant dans la même cour, dans un registre plus fin. Exceptionnel.

Volnay 2012 : serré à l'ouverture de la bouteille en tout cas, à attendre...

 

Coche-Dury - Bourgogne rouge 2013 : un peu maigre, serré, froid, pas aussi juteux que d'habitude. B. Un autre bouteille encore jeune, serrée, qui a besoin de se détendre, par contre plus chaleureuse. B+.

 

Coche-Dury - Bourgogne blanc 2018 : assez coloré, gras, beurré, élevage bien intégré, fruit un peu mûr mais sans être lourd, déjà très accessible. TB.

 

Coche-Dury - Bourgogne chardonnay 2021 : très beurré, un peu rondouillard pour 2021. B+.

 

Coche-Dury - Meursault 2021 : beurré, pas mal de gras pour 2021, pas de pop corn ou d'autolyse, plus de tension et de fond que le Bourgogne chardonnay. TB.

 

Meursault 2022 : profil plus gras et large que 2021, encore un peu d'élevage, mais du fond, plutôt bien parti, devrait être très bien dans 3-4ans.

 

Meursault 2023 : attaque sur la vivacité, finale sur le beurre, assez grasse, très classique en vinif, typique du millésime, plutôt quelconque à ce stade. 

 

Meursault 2012 : plutôt axé sur la tension, pas beaucoup de gras, sensation caillou, pas beaucoup de pop-corn, tout en allonge, très long et salivant. TB++.

 

Coche-Dury - Meursault 2018 : couleur or, nez expressif, bien marqué le grillé/toasté du fût, un peu soufré, derrière du beurré, des fruits jaunes, encore un peu d'élevage, il "Coche" un peu, bien plus que les 2017 et 2016. Bouche plutôt sur le gras, assez gourmande, pas une grosse énergie, mais on y retourne facilement, un cran au-dessus du Bourgogne chardonnay, avec plus de volume. Finale plutôt longue, qui garde quand même de l'acidité, un peu plus citron confit, gourmande, à peine vanillée. Déjà très accessible en l'état. A attendre un peu pour que l'élevage s'intègre pleinement. Probablement pas un millésime de grande garde, mais plutôt de plaisir en jeunesse. TB+. Autre bouteille un an plus tard, exubérante, toujours marquée par l'élevage un peu grillé soufré, à attendre. TB.

 

Coche-Dury, Meursault 2017 (En Luraule et Pelles) Couleur entre les deux premiers, nez expressif, beurré, légèrement vanillé, petite touche toastée, bouche avec du gras mais aussi beaucoup de tension derrière, aussi large que longue, finale très longue, minérale, fraîche. Semble presque prêt à boire en ce moment. Un peu plus de tout par rapport au Pernot-Belicard. Un des vins de la soirée à l’unanimité. TB++. Une autre bouteille à l'ouverture semblait plus grasse, encore trop boisée. TB-.

Meursault 2017 : (pas sûr de la mise sur celle-ci) nez citrique, tendu, grillé, soufré, bouche énergique, tendue, un peu trop soufrée, long mais à attendre encore. TB.

 

Meursault 2020 : première bouteille bouchonnée, seconde idem. Troisième bouteille, légères notes grillées lies au nez, bouche plutôt tendue, encore un peu jeune fermée, sur les amers, mais c'est frais pour 2020. TB.

 

Monthelie rouge 2022 : encore pas mal d'élevage, très simple, pas grand fond. B.

 

Auxey Rouge 2013 : un peu dur, on sent le côté froid, mais bonne longueur. B+.

 

Coche-Dury - Meursault 2019 : (perrières dessous ?) style sans aucune note grillé, très frais et citronné, calcaire, étonnant pour un 2019 très belle tension, finale caillouteuse minérale, longue. TB+.

Meursault 2019 : même cuvée un an plus tard, plus typé Beaune, sur le grillé soufré, tendu, citronné, mais une finale tartrique et soufrée qui brûle un peu les gencives. B+.

 

12 octobre 2022

Domaine Petit-Roy (Chorey-les-Beaune) ***

Domaine de 2ha créé en 2017. Seiichi Saito a créé le restaurant La Lune puis a travaillé au domaine Simon Bize avant de créer le sien. Pas de bois neuf, faibles doses de sulfites...

 

 

Petit-Roy - Chorey les Beaune 2018 : Couleur rubis foncé, nez expressif de fruits rouges légèrement sucrés, pointe florale, gourmand, sans être très complexe, pas d'élevage ressenti. La bouche attaque ronde fruitée avec une légère sucrosité, puis une petite acidité bienvenue fait son apparition en milieu de bouche avec quelques tannins qui allongent la finale. L'aromatique reste proche du nez, c'est gourmand et ça glisse tout seul, très digeste sans être très complexe. Pas spécialement typé nature, juste une pointe de gaz qui disparait très vite. C'est bon (mais il ne faudrait pas que ça augmente plus - 38€) TB-.

 

Petit-Roy Saint-Romain blanc 2021 : très porté lies voire bourbes, énergique, frais, salivant, mais reste très simple.

 

25 mai 2022

Les Horées (Beaune) *****

Catharina Saade et son mari Guilhem ont créé ce domaine d'1,3ha (+ quelques achats de raisins) en 2019. Catharina a été formée au domaine de la Romanée Conti, Vogüé et surtout Marquis d'Angerville où elle a a pu expérimenter la biodynamie. Les vins sont vinifiés sans intrants, juste une légère dose de sulfites à la mise.

 

 

 

Les Horées - Coteaux Bourguignons mon poulain 2020 : (pinot noir + gamay. Sur Savigny et Pommard) Couleur violine, nez expressif dès l'ouverture sur la violette, la cerise, bonbon anglais, clairement plus typé gamay que pinot, un petit côté primeur sans aller trop loin (juste le bon côté éclatant). Bouche pleine de fruit aussi, petite sucrosité, florale, peu tannique, lisse, bonne acidité, peu d'alcool, pas très complexe mais fin et élégant, de longueur moyenne. Très facile à boire. Tout ce qu'on demande à un bon coteaux bourguignons. TB.

 

Les horées aligoté en coulezain 2022 : un peu réduit au départ, bien en place ensuite, avec du volume, mais manque de tension sur ce millésime, reste assez simple. B.

 

Les Horées, Savigny les Beaune rouge Les plaisirs et les jours 2022 : pinot très clair, infusé, jus de fruit très floral, bouche avec peu de volume pour 2022 mais très élégante, déjà prête à boire, surtout une grosse allonge en finale, sensation minérale, tout en finesse et pureté. TB++.

 

Les Horées, Savigny-lès-Beaune Les Plaisirs et les jours 2023 : (les Vermots et les Peuillets) Couleur claire un peu violacée, nez très floral, qui sent l’infusion en grappe entière, proche du nature, très épuré. La bouche n’est pas très volumineuse, très fraiche, acidulée, en longueur, avec quelques petits tannins qui donnent du relief à la finale, surtout une superbe aromatique très fleurie. TB+.

 

Les Horées, Beaune Les Prévolles 2022 : même style que sur le Savigny du domaine, proche du nature parfaitement maîtrisé, infusé, éclatant, un poil plus solaire et tannique que le Savigny, même s’il reste parmi les plus fins de la série. TB+.

 

Les Horées, Gevrey-Chambertin 2022 : fruité un peu plus noir, mais aussi éclatant, floral, vanillé. Bouche vanillée, élevage qui demande à s'intégrer, très ronde, tannins lisses, pas l'allonge du Savigny, en l'état offre moins de plaisir que le Coteaux Bourguignons par exemple. TB.

 

Les Horées Rosé Bonheur 2022 : (vignes sur Beaune) Couleur grenadine, nez très fruité, grenadine, framboise, rose, bonbon. Bouche légère, facile, pleine de fruits, petite acidité qui lui fait du bien, très élégant, glisse tout seul. TB.

 

Les Horées, Bourgogne rg Des six ifs 2022 : (raisins sur Mâcon) plus chaleureux, plus coloré et concentré que le coteaux bourguignons, un peu serré, moins de finesse.

 

Les Horées, Coteaux Bourguignons Mon poulain 2022 : (pinot noir/gamay) Couleur très claire, contours violets. Nez éclatant dès l’ouverture, bonbon framboise, fraise, rose, pivoine. Bouche infusée, jus de fruit, pas de tannins, avec une acidité proche d’un blanc, très frais et facile à boire, une aromatique nature éclatante, un vrai bouquet de fleur et de framboise, pas forcément très long mais d’une efficacité redoutable avec un très joli style. TB++.

 

12 mai 2022

Arnaud Ente (Meursault) *****

Arnaud Ente a débuté au début des années 1990 sur son domaine d'environ 4ha autour de Meursault (beaucoup de vins proviennent de la parcelle En l'ormeau). Il s'est imposé depuis comme l'un des eilleurs vinificateurs de chardonnay. Le travail à la vigne est colossal avec una attention particulière pour la taille, les maturités des vendanges (toujours parmi les premiers à récolter)... puis à la cave, au pressoir et à l'élevage (de plus en plus en wine globe pour ne pas marquer les vins). Il recherche des vins concentrés, équilibrés et tendus. Ses vins sont peu boisés, parfois un peu en autolyse même si Arnaud n'aime pas lorsque lies marquen trop.

 

Arnaud Ente - Bourgogne chardonnay 2014 : Couleur claire, nez à peine autolyse au départ puis fruit mûr type ananas ensuite, peu voire pas de beurré. Bouche avec un léger gras, fruits mûrs, peu d'alcool, acidité moyenne, pas beaucoup de fond ni de longueur par rapport aux précédents. B+.

 

Arnaud Ente - Meursault 2016 : plusieurs pensent Chablis, c'est tendu, minéral, pas de notes grillées ni beurrées, pas très complexe, frais. TB.

 

 

3 mai 2022

Arnoux-Lachaux (Vosne-Romanée) *****

 

Charles Lachaux a repris le domaine familial de 14 hectares en 2012. Les vins qui autrefois étaient très boisés/extraits ont complètement changé de style. Le modèle est désormais Lalou-Bize Leroy, avec des vins infusés, en grappe entière, des palissages hauts à la vigne. Mais Charles s'est donné les moyens d'aller encore plus loin désormais : régénérative viticulture, céramique, gobelets... Malheureusement la hausse qualitative correspond à la très forte hausse tarifaire.

 

 

 

 Visite au domaine Arnoux-Lachaux

Début du passage à une "regenerative viticulture" vers 2018. No-tilling (non labour) vers 2019-2020. Herbe juste "pliée" enter les rangs, comme un paillage. Quelques vignes en gobelets désormais. 

 

Essais de céramiques sur 2 "cuves" en 2020, sur une demi-récolte en 2021 et 100% en 2022. L'élevage durera minimum 2ans mais peut-être plus si besoin. Céramiques Clayver fabriquées main en Ligurie. L'épaisseur, le temps et la température de chauffe... garantissent un certain nveau de porosité. Environ 5cm d'épaisseur, pas "bombé" à l'intérieur. Facile à nettoyer. Gain de place aussi. Ouillage nécessaire tous les 3 mois environ (au lieu de toutes les semaines). Donc moins de prise d'oxygène, besoin de moins de SO2. La plupart sont des 650L, mais aussi des 520. Les vins resteront sur lies pendant l'élevage, pendant 2ans voire plus si nécessaire, pas de soutirage. Pas de vortex ou de mouvement brownien, les lies restent au fond.

 

La qualité de la vendange est primordiale pour ne pas avoir de vins réduits et pour garder une certaine finesse des tannins.

 

Le but est d'accéder à la pureté absolue, grâce à un contenant neutre, de faire ressortir au maximum chaque terroir sur chaque millésime. L'énorme travail à la vigne ne doit pas être gâché par des vinif marquées.

ceramique

 

 

Dégustation des 2020 en bouteille environ 8-9 mois après la mise (tous 100% grappe entière, élevage de 2 ans en fûts, aucun fût neuf)

 

arnoux lachaux serie

 

Bourgogne Pinot fin : (bas de chambolle et de Premeaux) très serré en l'état, couleur sombre, légèrement marqué grappe entière, frais, pas très épais, tout en allonge, frais, finale assez longue portée par les tannins.

 

NSG : sombre aussi, nez plus marqué grappe entière, pivoine, pot-pourri, bouche là aussi serrée, pas très épaisse, étirée par les tannins.

 

Chambolle : très différent, plus clair et violacé, nez plus primeur", un peu bonbon, floral, bouche plus en rondeur, suave, moins d'allonge, plus facile, dans le plaisir immédiat.

 

Vosne : on revient à du plus foncé, plus végétal, grappe, ronce, plus serré que le Chambolle, un peu moins que le NSG.

 

NSG  Les Poisets : couleur très sombre, nez noir, cassis, mûre, un peu de sucrosité, bouche massive, tannique, c'est le seul (avec reignots) qui manque un peu de fraîcheur.

 

Vosne Hautes Maizieres : un peu moins coloré, moins épais, très tannique, tout en allonge, finale longue et saline, nebbiolo dans l'esprit.

 

NSG 1er cru Les Procès : un peu plus clair, plus de volume, ce qui donne un peu de rondeur à l'attaque, les tannins resserrent en finale.

 

Vosne 1er cru Les Chaumes : plus clair en couleur, nez subtil à aller chercher, un peu fermé en ce moment, mais semble élégant, superbe équilibre en bouche, prometteur.

 

NSG 1er cru Clos des corvées pagets : assez clair, nez encore un peu primeur, végétal noble, attaque assez confortable et se resserre en finale lui aussi.

 

Clos Vougeot Quartier de la Maréi : assez clair et violacé, nez encore jeune aussi, bouche assez fine, très grande longueur, très salin sur la finale.

 

Echezeaux Les rouges : très différent des autres, très épicé, poivré, un peu rhône nord dans l'esprit, très long.

 

Latricières-Chambertin : assez clair, très fleuri pivoine au nez, fruits rouges, bouche plus en dentelle que les autres, sans manquer de longueur pour autant, déjà très accessible.

 

Vosne 1er cru Les grands Suchots : plus sombre, très accessible lui aussi, élégant et floral, beau volume en bouche, toucher confortable, tannins fins sans manquer de longueur non plus. Très belle série avec le Latricières.

 

Vosne 1er cru Aux Reignots : un peu plus clair, beau volume, très rond, gourmand voire un peu confituré, semble moins long, moins profond, plus rond et facile.

 

Romanée St Vivant : assez clair, nez ouvert, sur un fruité mûr, moins fleuri que d'autres. Bouche assez ronde et facile à l'attaque mais sans sucrosité, frais, élégant, se resserre à peine en finale. Plus de fond que le précédent. Pas forcément plus long que d'autres. Clairement un vin qui a besoin de temps pour livrer tous ses secrets.

 

arnoux lachaux st vivant

 

 

 

Visite pour les 2022

 

Visite des vignes dans les Reignots. Le domaine a surtout insisté sur la hauteur des vignes sur échalas, pour ne pas rogner et arriver à pleine maturité plus vite que les autres (la vigne n'est pas tressée non plus pour ne pas avoir un amas de feuilles et éviter les maladies fongiques). Le but c'est surtout de vendanger avant l'arrivée du botrytis par exemple. Ils ont une dizaine de jours d'avance sur les voisins en moyenne. Le domaine a ensuite insisté sur les sols enherbés naturellement, sans engrais, ils tondent quand même 1 ou 2 fois dans l'année voire 3 si besoin, les micro-organismes présents aident à lutter naturellement (les araignées empêchent les boarmies, ils ont moins de mildiou etc...) ce qui leur permet de passer bcp moins de fois que les voisins en soufre/cuivre et donc moins tasser les sols au final.

La dégustation des 2022 100% céramique pour la première fois (3ans complet pour toutes les cuvées + 2 mois en masse en cuves. 100% grappes entières, pas de sulfites jusqu'à la fin des vinifs) : je m'attendais à bien plus réducteur et tannique. Mais non, les vins sont même très accessibles jeunes (ce qui est aussi le but du domaine). Tous ont des jolis fruités assez purs et floraux, peu tanniques a part le bourgogne pinot fin, pas de lourdeur pour 2022, des terroirs bien définis. Par contre dans l'ensemble les vins manquent un peu de volume (ce qui ne me gêne pas spécialement) mais ils n'ont pas de grosses allonges non plus. Le plus frappant était la St Vivant un jus de fruit très facile à boire, élégant et très plaisant, mais pas beaucoup de corps, assez rond et court pour un grand cru. Je suppose qu'ils ont tellement peur des tannins qu'ils ne vont pas du tout extraire, il y a un côté presque trop parfait peut-être. Il faudra voir comment les vins vont vieillir. 

Bourgogne pinot fin : joli nez, mais bouche trop serrée.

NSG : le fruité le plus "noir" des trois villages, un peu chaleureux, solaire.

Chambolle : très fin, très floral, rose, en dentelle, top.

Vosne : fraise écrasée, plus de volume, tannins qui restent fins.

NSG Poisets : fruits noirs, tannins fins, pas gros volume, bonne acidité.

Chambolle Clos des danguerrins : floral, soyeux, fruits rouges un peu sucrés, très élégant, excellent.

Vosne Hautes Maizières : plus chaud, un peu serré.

NSG 1er Cru Procès : floral, bouche serrée, droite, pas un gros volume.

Vosne Chaumes : beau nez, fruits noirs, cassis, bouche un peu serrée mais belle allonge, épicée, long.

NSG Clos Corvées Pagets : tannins fins mais fruité sucré.

Clos Vougeot : nez élégant, très fraise, bouche fine, pas gros volume, élégant.

Echezeaux : facile, élégant, proche du chambolle, très bon, manque presque un peu d'allonge en finale, qui semble un peu ronde.

Latricières-Chambertin : un poil plus long, touche lactée, tannins fins.

Vosne Grands suchots : cassis, sucré, mais gros volume, soyeux.

Vosne 1er Cru Aux Reignots : floral, joli nez, bouche en tension, qqs tannins, pas un gros volume mais enfin une grosse allonge saline avec une sensation minérale.

Romanée-St-Vivant : très fin, nez éclatant, pas gros volume ni grosse longueur derrière Reignots, mais élégant, floral, facile à boire.

Echezeaux les rouges 2012 : on termine avec un Echezeaux de 10ans de plus, qui marque l'arrivée de Charles au domaine, et le début de la grappe entière par exemple. Nez fumé viandé, encore un peu d'élevage, bouche avec un début d'évolution, mûre, viandée, beau volume, tannins fins, assez long, joli.

 

 

 

Arnoux-Lachaux - Bourgogne pinot fin 2018 : couleur claire et légèrement trouble, nez marqué par la grappe entière, très pivoine, fruits rouges, petite sucrosité. Bouche avec un beau volume, peu de tannins, très pinot infusé/grappe entière, solaire, un peu de sucrosité, semble plus puissant qu'il ne l'est. Très digeste et gourmand grâce à la grappe entière. Finale de bonne longueur pour un générique. TB+. Une autre bouteille m'a semblé un poil trop chaleureuse/solaire. TB.

 

Nuits St Georges 2018 : couleur grenat et trouble, nez très marqué grappe entière, très pivoine, noyau de cerise, ronce. Bouche avec une belle pureté de fruit, éclatante, acidité haute, peu de sucrosité pour 2018, très florale, petits tanins qui donnent de l'allonge, finale racée, saline. TB++.

 

Bourgogne pinot fin 2019 : couleur très claire, un peu trouble. Nez très pivoine, grappe entière, et fraise sucrée, qui m'évoque au début plutôt un sciaccarellu, ou un grenache infusé un peu nature. La bouche a un beau volume, elle semble là aussi assez solaire avec un peu de sucrosité, très belle aromatique fruits rouges, pot pourri très marqué, c'est assez long, encore quelques petits tannins, à servir assez frais cependant pour que le caractère solaire ne ressorte pas trop. TB+.

 

Arnoux-Lachaux, Bourgogne pinot fin 2019 : Le vin qui a le plus divisé peut-être. Couleur plus sombre, nez qui fait d’abord penser à un grenache avec un côté solaire, fruits rouges confits, orangette, épices, pot-pourri. La bouche est concentrée, encore jeune, l’acidité nous éloigne du grenache cette fois-ci, avec des tannins encore présents (effet petits rendements, grappe entière et pas de bois neuf ?) qui ont gêné certains, presque un côté nebbiolo. Il faut aller chercher le vin, moins de plaisir immédiat que les précédents, mais probablement plus de potentiel. TB+.

 

Arnoux-Lachaux, NSG 2019 : (6 parcelles) Couleur plus foncée que le Anne Gros mais assez claire par rapport aux autres, un vin complètement différent, un nez de fruits rouges confiturés, de pot-pourri et de rose. Une bouche qui évoque presque un grenache, dense, mûre, très florale, tannins fondus, mais avec l'acidité du pinot, on sent la concentration à la vigne, et ensuite les vinif en grappe entière avec peu d'extraction, peu de bois neuf, beaucoup de longueur. Coup de cœur unanime. TB++.

 

 Arnoux-Lachaux, Vosne-Romanée Hautes Maizières 2014 : couleur tuilée, nez très tertiaire, sous-bois. La bouche fait bien plus jeune, encore serrée, austère, un peu façon nebbiolo, manque un peu de gourmandise. B.

 

Arnoux-Lachaux - Bourgogne Pinot fin 2012 : (ancienne variété de pinot noir aux rendements plus faibles) Robe rubis, à peine tuilée, nez finalement encore jeune, simple, fruité, bouche légère, fruitée, qui manque un peu d'épaisseur, finale fraîche, acidulée, peut-être à peine sèche. B. Une autre bouteille un an après avait retrouvé de l'épaisseur, du fruit, de l'énergie. TB.

 

 

FDGV 2016 : 

Arnoux-Lachaux Vosne Hautes Maizières 2014 : robe sombre, nez sur le cassis, assez mûr et gourmand, reste frais, tannins encore un peu trop présents en l'état. TB-.

 

 

Gds Jours 2018

Vosne Hautes Maizières 16 : boisé, sombre, pas très long. B-.

Vosne 1er cru suchots 16 : (100% VE, en bt) pas une grosse matière, austère en l’état, serré, pas très long. B.

Echezeaux 16 : (idem) Bien mieux, encore à peine serré, un peu de bois bien intégré, plus de matière, plus de longueur, même s’il ne faisait pas partie des meilleurs Echezeaux de la journée. TB-.

 

23 avril 2022

Mark Haisma (Gilly-les-Citeaux) ***

Ancien winemaker de Yarra Yering (Yarra Valley - Australie), Mark Haisma fait désormais un peu de vin de négoce en France, en Bourgogne mais aussi à Cornas.

 

Saint-Romain 2019 : Couleur claire, nez pas trop boisé, ni beurré, élégant, floral, citron confit, petite touche de lies. Bouche qui attaque assez tendue et minérale mais finale un peu alcooleuse où l'on sent la chaleur du millésime. B+.

 

 

25 mars 2022

Soirées Chassagne et Puligny-Montrachet

puligny chassagne carte

Bus sur 3 soirées

 

Les blancs

JM. Boillot - Puligny-Montrachet 1er cru Champ canet 2014 : Couleur dorée, nez encore jeune, beurré, légèrement vanillé, fruits jaunes, bien mûrs. Bouche encore jeune, grasse, beurrée, gourmande, presque une petite sucrosité à l'attaque, mais une bonne acidité dans le fond le relance sur la finale et l'empêche de tomber dans la lourdeur. Beau début ! TB.

JM Boillot - Puligny-Montrachet 1er cru Combettes 2008 : Couleur dorée, nez là aussi beurré, plus floral, encore jeune. Bouche avec du gras, du beurre, un peu moins de sucrosité, belle finale minérale. Finalement pas si différent du 2014. TB.

F. Carillon - Puligny-Montrachet 1er cru Champ gain 2016 : Couleur beaucoup plus claire, nez citronné, floral, très peu d'élevage ici. Bouche toute en tension, minérale, peu d'épaisseur, semble d'abord simple, puis s'étire doucement jusqu'à une finale très longue, acidulée avec des amer nobles. Un style opposé au précédent mais tout aussi bon. TB+.

F. Carillon - Puligny-Montrachet 1er cru Les Combettes 2016 : Couleur plus dorée que champ gain, nez un peu plus mûr, fruit jaunes, léger beurré, moins vanillé/sucré que Boillot. Bouche avec un gros volume, élevage bien intégré, plus grasse que Champ gain, plus puissante et plus solaire aussi, aussi large que longue, avec une finale où on retrouve les petits amers du précédent. Un gros potentiel mais semble un peu jeune et moins accessible en l'état que Champ gain. TB+.

F. Carillon - Puligny-Montrachet 1er cru Folatières 2016 : à mi-chemin entre les deux précédents. TB+.

M. Bouzereau - Puligny-Montrachet 1er cru Champ gain 2016 : Couleur très claire, nez assez proche du Champ gain de Caillon, épuré, fruits blancs, floral, pas de beurre, pas de bois. Bouche minérale, pure, toute en tension, pas de grillé ni d'autolyse non plus, avec beaucoup de longueur. Excellent. TB++.

Leflaive - Puligny-Montrachet 1er cru Clavoillon 2014 : Couleur dorée, nez un peu plus marqué par la réduction sur lies, grillé, allumette, puis citron confit, floral. Bouche tendue et minérale, plus austère que le précédent, avec une sensation presque tannique au niveau de la texture, semble un peu moins long. TB+. Les deux autres bouteilles étaient un peu plus énergiques et longues. TB++.

 

LEFLAIVE RAMONET

 

JC. Bachelet - Chassagne-Montrachet 1er cru Les Macherelles 2017 : Couleur or pâle, nez encore jeune, beurré, vanillé, fruits jaunes. La bouche présente du gras, du beurré, proche du Bollot mais en plus nerveux derrière, belle acidité. Là aussi beaucoup de longueur, avec une finale plus minérale. TB.

Ramonet - Chassagne-Montrachet 1er cru Les Vergers 2017 : Couleur dorée, le nez semble plus mûr, plus concentré aussi, fruits jaunes bien mûrs, floral, presque miellé, beurré, pointe toasté qui tire sur l'anchoiade/fumé. Bouche très grasse, beurrée, très dense par rapport aux autres, avec là encore un fond suffisant sur le terroir des Vergers pour ne jamais être lourd. Finale très longue, on reste sur la fraîcheur. Très belle bouteille, encore toute jeune avec un gros potentiel. TB+

Paul Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Clos St jean 2016 : Couleur très claire, nez plus proche du Carilon, à l'opposé du Ramonet, minérale, à peine grillé sur lies, citron, poire. Bouche très épurée, peu d'élevage, toute en longueur et en minéralité, finale très longue, acide, amers nobles. Dans un style très différent, une grande bouteille aussi. TB++.

B. Moreau - Chassagne-Montrachet 1er cru La Maltroie 2016 : Couleur claire, nez assez pur, minéral, floral, à peine beurré. Bouche avec un léger gras à l'attaque puis tendue, finale minérale très longue. Proche de Folatières de Carillon dans le style. TB++.

 Gros niveau d'ensemble sur la série de blanc

 

 

Les rouges

JM. Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Clos St Jean 2017 : Couleur très claire, nez de pinot infusé, fruits rouges un peu sucrés, fraise et cerise, pivoine. Bouche très fruitée, peu tannique, semble assez solaire pour 2017 (effet des très vieilles vignes de la cuvée) mais élégante à la fois, un peu moins de longueur que le suivant. TB-. La seconde bouteille servie plus fraîche peut-être est très florales, élégante puis s'ouvre sur le poivre, le lardé, presque tapenade, syrahte, mais sans la chaleur de la première bouteille. TB+.

JM. Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Macherelles 2017 : Couleur très claire, là aussi très beau nez de fruits rouges, floral, infusé, encore plus délicat, moins solaire que St Jean. Bouche à l'attaque légère, fruitée et facille, pas un gros volume, finale un peu courte et qui chauffe un peu par contre. B+.

B. Moreau - Chassagne-Montrachet 1er cru La Cardeuse 2016 : Couleur bien plus sombre, nez de fruits noirs, ronce, marqué par le côté végétal de la grappe entière. Bouche plutôt puissante avec des tannins encore un peu serrés, fruits noirs, épices, végétal-grappe entière, belle acidité derrière. Bonne longueur. Beaucoup de potentiel, mais à attendre. Les rouges se sont révélés un cran en-dessous des blancs. TB-.

Lamy-Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Boudriotte 2016 : couleur sombre, nez cuir ancore de l'élevage, un peu trop extrait aussi. Bouche serrée, presque ferrugineuse, qui manque de pureté et de fruit, assez bonne longueur ceci dit. B.

 

24 mars 2022

Grands jours de Bourgogne 2022

Grands Jours de Bourgogne 2022 - Côte de Nuits

 

Quelques notes de dégustation brèves (pas toujours facile avec le crachoir individuel dans une main et le verre dans l’autre). Comme toujours il n’a pas été facile de jongler avec les millésimes, les appellations, les températures de service… Pas mal de vins semblaient un peu bousculés par la mise en bouteille récente, d’autres encore en fûts se présentaient parfois mieux.  Ce qu’on peut retenir d’un salon comme celui-ci c’est 2-3 noms à regoûter dans d’autres conditions et c’est que globalement les rouges 2020 étaient jolis, concentrés, plus frais que les 2019 avec un peu plus d’acidité. Mais attention pas mal de vins sont apparus trop confiturés avec des sucrosités trop importantes.

Les conditions étaient plutôt propices à une bonne dégustation le matin, pas trop de monde, bonnes températures dans l’ensemble…. Bien plus difficiles l’après-midi (à cause de normes covid bizarres) : dans le Clos Vougeot les vins étaient sur des grandes tables, servis un peu trop chauds, sans explication des producteurs qui ne servaient pas leurs cuvées, dans un ordre très aléatoire en fonction de l’affluence…

 

 

Château de Gilly-Les-Citeaux

 

Ponsot

MOREY-SAINT-DENIS 1ER Monts LuisantsBlanc2018 : (aligoté) très frais pour 2018, nerveux, minéral, tendu, peu de gras, peu d’élevage, agrumes et amers nobles en finale, très long. TB++.

MOREY-SAINT-DENIS 1ER CRUCuvée des Alouettes2019 : (sur Monts luisants) couleur assez claire, beaux fruits rouges, pur, peu d’élevage, frais, tendu, racé, long. TB+

CLOS DE LA ROCHECuvée Vieilles VignesRouge2019 : un peu plus de couleur, plus de volume, même style, à peine plus serré, gros potentiel, mais déjà excellent en l’état. TB++.

 

Arlaud

CHAMBOLLE-MUSIGNYRouge2020 : couleur encore violette, tout jeune, joli fruité, assez pur, manque un peu d’acidité dans le fond peut-être. B+.

CHAMBOLLE-MUSIGNY 1ER CRULes Sentiers2020 : là aussi encore toute violine, un peu plus tendu, plus marqué grappe entière, plus long. TB+.

MOREY-SAINT-DENIS 1ER CRULes Ruchots2020 : couleur assez sombre, aromatique frits noirs réglisse, bouche serrée, encore jeune, il faut se projeter, un peu bousculer par la mise en bouteille peut-être, mais belle fraîcheur dans le fond, bon potentiel. TB+.

CLOS DE LA ROCHERouge2020 : là aussi pas éclatant aujourd’hui, fermé, serré mais un peu moins que Ruchots, taillé pour la garde, frais et long, beau potentiel. TB+.

arlaud

 

 

 

Lignier Michelot (emb depuis fin janvier)

MOREY-SAINT-DENISEn la Rue de Vergy2020 : pointe de sucrosité, fruits noirs, assez rond, gourmand, facile. B+.

MOREY-SAINT-DENISVieilles VignesRouge2020 : grosse acidité bien intégré, gros fond minéral, épicé, beau touché, tannins gras, très long, mois serré que les suivants. TB++.

MOREY-SAINT-DENIS 1ER CRUAux Charmes2020 : fruité un peu plus kirsché, plus clair en couleur. TB.

MOREY-SAINT-DENIS 1ER CRUAux Cheseaux2020 : serré, noir, goute un peu sur l’élevage toasté. B.

MOREY-SAINT-DENIS 1ER CRULes Faconnières2020 : beaucoup plus tendu, plus frais, TB+.

CLOS DE LA ROCHERouge2020 : un peu de sucrosité à l’attaque, bouche très serrée, clairement taillée pour une longue garde, pas un gros plaisir en l’état. TB-.

 

 

Arlot

NUITS-SAINT-GEORGES Clos ArlotRouge2020 : un peu trop de sucrosité, finale assez longue, étirée par des petits tannins bien intégrés. B+.

NUITS-SAINT-GEORGES Clos des Forêts SaintRouge2017 : grosse matière, plutôt orienté petits fruit rouges, kirsché, cuir, épicé, belle fraîcheur, encore jeune. TB.

NUITS-SAINT-GEORGES Clos des Forêts SaintRouge2020 : assez noir en couleur, plus mûr, superbe texture, gros volume tannins fins, finale longue, minérale. TB++.

NUITS-SAINT-GEORGES Clos ArlotBlanc2020 : assez simple en l’état, pas de gras, peu d’élevage, pas lourd. B+.

 

Thibault Liger Belair

NUITS-SAINT-GEORGESLa CharmotteRouge2020 : toujours ce style tout en finesse de la cuvée, frais, plein de fruit, évident. TB+.

NUITS-SAINT-GEORGESLes Belles CroixRouge2020 : un peu plus massif, à peine trop toasté par rapport au précédent. TB-.

CHAMBOLLE-MUSIGNY VV 2020 : un peu plus marqué fruits noirs, pointe de sucrosité à l’attaque, belle texture, la finale reste fraîche. TB+.

NUITS-SAINT-GEORGES 1ER CRULes Saint Georges2020 : à peine réduit au nez, bouche bien née, équilibre parfait sucre/acide, matière, fraîcheur. Gros potentiel. TB++.

 

Hubert Lignier

CHAMBOLLE-MUSIGNYLes Bussières Rouge2020 : fruitée, léger, frais, un peu maigre peut-être. B+.

MOREY-SAINT-DENISTrilogie BIORouge2020 : à peine réduit au nez, couleur assez sombre, bouche fraîche avec une jolie profondeur, assez long. TB+.

NUITS-SAINT-GEORGESLes Poisets Rouge2020 : un peu trop de sucrosité, fruits noirs.

CHAMBOLLE-MUSIGNY 1ER CRU Les Baudes2020 : plus clair en couleur, fruits rouges kirsché. TB.

MOREY-SAINT-DENIS 1ER CRUVieilles Vignes 2020 : tendu, encore serré sur la finale, mais belle profondeur, très long, très droit, beau potentiel. TB+.

MOREY-SAINT-DENIS 1ER CRU Les Chaffots2020 : à peine plus de sucrosité à l’attaque, fin de bouche serrée, à attendre, finit frais et long. TB+. Des vins pas dans une bonne phase, sur lesquels il faut se projeter, mais beau pontiel.

lignier

 

 

 

Lecheneaut

NUITS-SAINT-GEORGESRouge2019 : peu de couleur, kirsché, maigre, serré en finale. B-.

NUITS-SAINT-GEORGES 1ER CRULes Damodes2019 : très toasté. B-.

NUITS-SAINT-GEORGES 1ER CRULes Pruliers2019 : moins toasté, plus sauvage, animal, un peu serré, finit un peu sur l’élevage. B.

 

 

Pierre Olivier Garcia (Moron-Garcia)

NUITS-SAINT-GEORGESAux Saints JuliensRouge2020 : couleur sombre, fruits noirs, fruit assez pur, pas trop confit, peu d’élevage, tire sur le nature, propre, juteux. TB.

NUITS-SAINT-GEORGESLes CharmoisRouge2020 : un peu réduit au nez, bouche plus sur la tension moins gourmande. TB.

NUITS-SAINT-GEORGESLes Grandes VignesRouge2020 : très noir en couleur, un peu plus massif, encore un peu serré. TB.

NUITS-SAINT-GEORGESLes Grandes VignesRouge2018 : végétal, animal, marqué grappe entière, serré. B-.

 

 

Clos des Lambrays

MOREY-SAINT-DENISRouge2020 : (haut de coteau, pas de grappe entière) assez noir mais frais, concentré, sérieux, long, plus qu’une entrée de gamme. TB.

CLOS DES LAMBRAYSRouge2020 : (grosse proportion de grappe entière) là aussi noir, concentré, sans aucun côté confit, tannins gras bien intégrés, élevage bien intégré aussi, très long, taillé pour la garde, très gros potentiel TB++.

cls lambrays

 

La Vougeraie

VOUGEOTClos du Prieure MonopoleBlanc2019 : marqué par son élevage toasté. B-.

VOUGEOT 1ER CRULe Clos Blanc de Vougeot MonopoleBlanc2019 : un peu d’élevage mais presque moins que le précédent, plus de fond, belle matière, attaque gras, mais finale plus tendue. TB.

CHAMBOLLE-MUSIGNYRouge2019 : clair en couleur mais très toasté. B-.

BONNES MARESRouge2019 : très clair en couleur, fin, floral, peu de tannins, en dentelle. TB+.

 

 

Julien Gerard & Etienne (mise en bouteille la semaine prochaine, meilleure phase ?)

Côte de Nuits Village 2020 : beau fruité, juteux, frais. TB.

Côte de Nuits village armand 2020 : (25% VE) plus sérieux, un peu trop serré. B+.

NUITS-SAINT-GEORGESRouge2020 : (plutôt sud de l’aoc, egrappé) plutôt fruits noirs, surtout trame minérale impressionnante pour un village, tendu, calcaire, très long, salivant. TB++

NUITS-SAINT-GEORGESAux Saints-JuliensRouge2020 : un peu plus en largeur, plus de volume, garde une belle trame minérale aussi, finit presque salin. TB++

NUITS-SAINT-GEORGES 1ER Aux BousselotsRouge2020 : un peu plus sombre, joli fond aussi, pointe cacao ici, petite touche d’élevage en finale que n’avaient pas les autres. Pour une première rencontre avec les vins du domaine, excellente impression d’ensemble. TB+.

 

 

Tonnellerie Rousseau Gevrey-Chambertin

 

Nicolas Burguet

BOURGOGNE CÔTE D’ORVieilles VignesRouge2020 : (vendanges assez tardives sur tous les vins du domaine, sans que ça se ressente forcément) fruité, simple, bonne acidité, assez pur, proche du nature, propre. B+.

FIXINRouge2020 poirier gaillard : robe rubis, idem, fruité, frais, assez simple, sympa. B+.

MARSANNAYChamps de PerdrixRouge2020 : fait un peu plus nature, sans gros défauts, léger, simple. B+.

 

Bouvier

MARSANNAYLe FinageRouge2020 : (changement de style complet depuis 2017) très clair, pinot infusé, très pivoine, grappe entière, floral, fruits rouges à peine sucrés, bouche fine en dentelle. TB+.

MARSANNAYLes LongeroiesRouge2020 ? cuvée sans soufre : aromatique un peu différente, très « herboriste », presque herbes de garrigue, bouche légère, fruitée, propre, qui manque d’un peu de volume et de longueur peut-être par rapport aux cuvées (légèrement) sulfitées. TB.

MARSANNAYClos du Roy - rouge2020 : proche du finage, mais un peu plus de volume et de longueur. TB++.

GEVREY-CHAMBERTINJeunes RoisRouge2020 : petite touche oxydative, semble un peu fatigué sur cette bouteille

GEVREY-CHAMBERTINRouge Racines du temps2020 : là aussi pinot infusé, très floral, fraise, tout en finesse, plus de longueur et de minéralité dans le fond que clos du Roy, ce style me fait vraiment penser aux Ipob californiens dans le côté infusé/grappe entière/peu sulfité, superbe. TB++.

Marsannay clos du roy blanc2020 : pas de gras ni de beurré, tout en tension, avec des amers nobles, presque une touche tannique, très salivant et minéral. TB+.

 

 

Bart

MARSANNAYLes EtallesBlanc2020 : nez toasté, bouche manque de peps. B-.

MARSANNAYRouge2020 : couleur rubis, brillante, bouche juteuse, bonne matière, simple, fruitée, très efficace. TB

MARSANNAYLes LongeroiesRouge2020 : même couleur, goute un peu sur l’élevage, rond, fruité, facile. TB-.

MARSANNAYLes Grandes VignesRouge2020 : très poivré, un peu serré, prometteur. TB.

FIXIN 1ER CRUHerveletsRouge2020 : (encore en cours d’élevage) assez serré en l’état, rien d’anormal non plus.

MARSANNAYEs ChezotsRouge2019 : plus clair que les 2020, beaux fruits rouges, pas trop extrait, élevage intégré, manque un peu d’acidité. TB-.

+ Marsannay champ salomon 2018 : bien dans l’esprit des autres vins du domaine, pas trop coloré, beau fruité, facile, pas beaucoup de tannins, pas une grande longueur. TB-.

 

 

 

Lucien Boillot (vins en masse)

GEVREY-CHAMBERTINRouge2020 : couleur assez sombre, fruits plutôt noirs mais pas confits, grosse tension calcaire ans le fond, tannins fins. TB+.

GEVREY-CHAMBERTINLes Evocelles2020 : légèrement plus serré, beaucoup de tension. TB.

GEVREY-CHAMBERTIN 1ER CRULa Perrière2020 : frais, éclatant, toujours ce fond très minéral qui allonge les vins. TB++.

GEVREY-CHAMBERTIN 1ER CRULes Corbeaux2020 : un peu plus serré ici. TB.

GEVREY-CHAMBERTIN 1ER CRUCherbaudes2020 : moins serré, plus de matière, beaucoup de longueur, frais, racé. TB++. Les vins du domaine semblent s’être affinés, ou les millésimes chauds leur conviennent bien, les tannins sont plus enrobés, sans perdre en fraîcheur. Le style rappelle un peu Rossignol Trapet.

(Lucien Boillot, Gevrey-Chambertin 1er cru Les Corbeaux 2013 : encore assez jeune, nez marqué orangette, pinot légèrement épicé, tannins fins pour le domaine, mais pas grand fond, court, simple. B.)

 

 

Galeyrand

Marsannay blanc champ perdrix 2020 : réglissé, assez mou. B-.

GEVREY-CHAMBERTINRouge2020 En billard : plutôt fruits rouges, assez pur, tendu, fond calcaire, peu sulfité mais sans que ça se sente vraiment. TB+.

FIXINRouge2020 champ des charmes : pivoine, réglisse, assez tendu, beau fond minéral, juteux. TB+.

GEVREY-CHAMBERTINRouge2020 En croisette :  plus noir, trop serré en l’état, tannins durs. B+.

 

 

A Burguet

BOURGOGNECuvée Les Pince VinRouge2020 : couleur noire, nez réduit, bouche pas très propre, réduction végétale.

GEVREY-CHAMBERTINCuvée SymphonieRouge2020 : un côté oxydé et végétal.

GEVREY-CHAMBERTINCuvée Mes FavoritesRouge2020 : là aussi un peu nature pas très propre. Moyen.

 

Damoy

FIXINLes MogottesRouge2019 : clair en couleur brillant, fruits rouges très mûrs (un peu grenache mais avec plus d’acidité), tannins serrés, un peu chaud. B.

GEVREY-CHAMBERTINClos TamisotRouge2019 : assez proche mais avec des tannins un peu moins serrés en finale. B+.

CHAPELLE-CHAMBERTINRouge2019 : très clair, très floral, très fruits rouges bien mûrs, solaire, grosse matière, tannins présents mais bien plus enrobés que dans les précédents, taillé pour la garde, dans un style très particulier. TB+.

CHAMBERTIN-CLOS DE BÈZERouge2019 : proche du précédent, un peu plus en largeur. Toujours ce style qui fait très sangiovese je trouve. TB+.

 

 

Laurent Pataille

MARSANNAYLes LongeroiesRouge2019 : un peu nature, mais propre, léger, pointe de gaz, facile, jus de fruit. B+.

 

Marchand Tawse

GEVREY-CHAMBERTINRougeEn champs 2018 : végétal. B-.

 

Olivier Guyot

MARSANNAY longeroiesRouge2018 : un peu maigre, un peu de gaz. B-.

 

Marchand freres

GEVREY-CHAMBERTINRouge2020VV : léger, un peu sucré, facile. B+.

 

Charlopin

GEVREY-CHAMBERTINRouge la justice 2017 : couleur claire, toujours ce style très toasté du domaine. B-.

 

Ghislain Kohut

Marsannay blanc en Mormain 2019 : très simple. B.

 

Thierry Mortet

Gevrey-Chambertin 2019 : très maigre, simple. B-.

 

 

 

Château du Clos Vougeot

 

clos de vougeot

 

Nicole Lamarche

LA GRANDE RUERouge2020 : style plutôt fin, pas trop coloré, épicé, texture velours travaillée par le fût mais aromatique pas trop boisée, seule la finale manque un peu de longueur pour un grand cru. TB.

VOSNE-ROMANÉEVillageRouge2020 : clair en couleur, ultra toasté, boisé. Moyen.

CLOS DE VOUGEOTRouge2020 : clair en couleur, très vanillé. B-.

 

Claire Naudin

ECHEZEAUXRouge2017 : très clair, de la dentelle, tout en fruit, rose, très épuré, long, beaucoup de fraîcheur et de fond. TB++.

ECHEZEAUXRouge2020 : un peu plus compliqué en l’état, plus sombre, un peu végétal, assez long, mais il faut se projeter. TB.

 

JY Bizot

VOSNE-ROMANÉERouge2019 : couleur très claire, nez infusé, fruits rouges, pétales de rose, pot pourri, nature, propre, sûrement grappe entière. Bouche en dentelle, éclatante, infusée, gourmande, sans être sucrée, évidente, tout à la bonne place. Exceptionnel.

bizot

 

 

Confuron-Gindre

VOSNE-ROMANÉE 1ER CRULes ChaumesRouge2020 : très marqué cassis, confiture. B-.

VOSNE-ROMANÉERouge2020 : noir, serré, confituré. B-.

 

 

Eugénie

VOSNE-ROMANÉERouge2020 : sombre, sur l’élevage, assez rond et court. B-.

CLOS DE VOUGEOTRouge2020 : sucré, boisé vanillé, très arrondi, court. B-.

 

Cécile Tremblay

ECHEZEAUXDu DessusRouge2020 : nez un peu réduit, mélange de rafle et de toasté, bouche avec une jolie texture, pas trop lourde mais aromatique compliquée en l’état. B+.

VOSNE-ROMANÉE 1ER CRULes BeaumontsRouge2020 : idem , assez marqué grappe entière, végétal, café toasté, pas en place. B.

VOSNE-ROMANÉERouge2020 : plus en place, moins réduit, beau volume pour un village, couleur sombre, épicé, mais pas du tout confituré. TB.

 

 

 

Gros F&S

VOSNE-ROMANÉERouge2020 : bon, fruité, facile, clair en couleur, pas beaucoup de fond. TB-.

ECHEZEAUXRouge2020 : clair en couleur, fruits rouges sucrés, épicé, un peu chaleureux. TB-.

 

Anne Gros

CLOS DE VOUGEOTLe Grand MaupertuiRouge2020 : tout en finesse et en gourmandise, comme souvent avec le domaine, à peine plus noir que le 2019 à cette époque peut-être, rond, gourmand, facile. TB+.

 

Forey

ECHEZEAUXRouge2020 : fruits noirs, sucré, toasté. B-.

 

Comte Liger Belair

ECHEZEAUXRouge2020 : noir en couleur, bouche avec une grosse densité, encore jeune, très longue, un peu massive, beau potentiel mais il faut se projeter. TB+.

VOSNE-ROMANÉE 1ER CRUAux ReignotsRouge2020 : gros jus là aussi, c’est concentré, mûr, coloré, bois bien intégré moins toasté que les années précédentes, jolie trame minérale dans le fond qui ressort un peu plus ce jour-là que dans l’Echezeaux. TB++.

VOSNE-ROMANÉELa ColombièreRouge2020 : fruits noirs, un peu de sucrosité, épices, grosse densité pour un village, bâti pour la garde, manque une pointe d’acidité dans le fond dans cet ordre-là en tout cas. TB.

 

 

Berthaut-Gerbet

GEVREY-CHAMBERTINCombe du dessusRouge2019: gourmand, fruité, assez rond, facile. TB.

CLOS DE VOUGEOTRouge2020 : un peu trop toasté, sucrosité présente. B+.

VOSNE-ROMANÉERouge2020 : toujours ce style très gourmand du domaine, un peu confituré, épicé, rond, finale à peine vanillée. TB-.

 

Mugneret-Gibourg

ECHEZEAUXRouge2020 : assez sombre en couleur, fruits noirs, un peu caramel, pointe de sucrosité à l’attaque, mais la finale montre un joli fond et une jolie longueur. C’est déjà mieux qu’au domaine il y a quelques mois. Il faudra être patient. TB+.

 

Tardy

ECHEZEAUXLes TreuxRouge2020 : couleur sombre, mais pas particulièrement confit, jolie trame minérale, finale longue, fraîche, sérieuse, racée. TB+

VOSNE-ROMANÉEVigneuxRouge2020 : style sérieux, sombre, reste frais et tendu, joli village. TB.

 

R. Sirugue

GRANDS ECHEZEAUXGrand CruRouge2020 : maigre, finale épicée, un peu sur l’élevage. B.

 

G. Mugneret

ECHEZEAUXRouge2020 : style fin, pas trop mûr, pas trop coloré, plutôt bon, manque aussi d’un peu de fond. TB.

VOSNE-ROMANÉECuvée PrécolombièreRouge2020 : pointe de sucrosité à l’attaque, mais finale plus fraîche, beau volume pour un village, gourmand. TB.

VOSNE-ROMANÉE 1ER CRUAux BrûléesRouge2020 : couleur rubis, léger, fin, pas de surmaturité ici, mais manque un peu de fond pour Brulées. TB.

(vosne quatrain 2020, style fin, pas trop confit, respect du fruit, déjà approchable. TB)

 

Méo-Camuzet

VOSNE-ROMANÉE 1ER CRULes ChaumesRouge2020 : très épicé, grosse matière, manque une pointe de fraîcheur. TB.

CLOS DE VOUGEOTRouge2020 : ?

 

Thibault Liger Belair

VOSNE-ROMANÉEAux RéasRouge2020 : se goûte moins bien que les 2020 du matin...

CLOS DE VOUGEOTRouge2020 : goût de souris, dommage. Je suis persuadé que si Thibault avait été là pour faire goûter ses vins, il aurait enlevé cette cuvée dans une mauvaise phase (en cours d’élevage je suppose).

 

JM Millot

ECHEZEAUXRouge2020 : très moyen.

 

Louis Latour

Romanée st vivant 2020 : pas un gros volume, fruitée, épicée, un peu d’élevage, plutôt bon et accessible, mais manque de fond et de longueur pour un grand cru. TB.

 

A Chopin

CLOS DE VOUGEOTRouge2019 : très toasté. B-.

clos vougeot

 

 

Jean Grivot

ECHEZEAUXRouge2020 : très sombre, un peu de sucrosité, mais aussi de réduction café/végétale au nez. La finale est plus sérieuse, encore serrée. Comme souvent avec ce domaine en jeunesse c’est compliqué, il faut se projeter. TB-.

 

Bertagna

CLOS DE VOUGEOTRouge2020 : B.

 

Faiveley

CLOS DE VOUGEOTRouge2020 : TB.

 

Camille Giroud

 

VOSNE-ROMANÉERouge Les chalandins2020 : couleur sombre pur le domaine, attaque avec un peu de sucrosité, puis grosse acidité, finale tenue, minérale, calcaire, joli pour un village. TB+.

 

6 décembre 2021

Soirées Meursault

Vinification à l'ancienne

1 Philippe Pernot-Belicard, Meursault 1er cru Les Perrières dessous 2017 : Couleur dorée, nez encore légèrement marqué par l’élevage, beurré, vanillé, fruits jaunes assez mûrs, gourmand. La bouche est grasse, beurrée, mais alors qu’on s’attend à un vin un peu lourdaud, le grand terroir des Perrières Dessous marque son empreinte sur la finale, très caillouteuse, acidulée, qui permet au vin de garder un bon équilibre. Ca commence fort. TB+.

 

Vinification nouvelle

2 Antoine Jobard, Meursault En la Barre 2017 : Couleur plus claire, nez marqué par le grillé des lies, allumette, plus floral, fruité moins mûr, plus citronné. La bouche est très droite, énergique, un brin austère même, toute en longueur, pas du tout beurrée. Une opposition de style très intéressante. TB+.

 

Parcelles du milieu de coteau

3 Raphaël Coche-Dury, Meursault 2017 (En Luraule et Pelles) Couleur entre les deux premiers, nez expressif, beurré, légèrement vanillé, petite touche toastée, bouche avec du gras mais aussi beaucoup de tension derrière, aussi large que longue, finale très longue, minérale, fraîche. Semble presque prêt à boire en ce moment. Un peu plus de tout par rapport au Pernot-Belicard. Un des vins de la soirée à l’unanimité. TB++.

4 Dominique Lafon, Meursault 1er cru Charmes 2017 (Charmes dessus) Couleur proche du précédent, nez un peu plus fermé, semble moins beurré, un peu plus grillé. La bouche montre un gros volume, bien équilibrée entre gras et acidité, mais un peu plus fermée que le Coche-Dury, la finale semble plus longue encore mais offre un peu moins de plaisir en l’état. A attendre encore un peu mais plus gros potentiel. TB++.

5 Pierre Morey, Meursault Les Perrières 2015 (perrières dessous) : Couleur dorée, nez légèrement miellé, fruits secs, silex, pas du tout beurré, très différent des autres. Bouche très minérale, tendue, avec en même temps le côté solaire du millésime qui ressort au niveau aromatique. Finale très longue, marquée caillou fumé là encore. Un grand vin de gastronomie, bien dans le style austère du domaine, taillé pour une très longue garde. TB++.

5 Jean-Baptiste Bouzereau, Meursault 1er cru Genevrières 2014 (Genevrières dessous) : Couleur légèrement évoluée, nez sur les fruits exotiques, très léger beurré, pas de notes grillées. Bouche fruitée, pas très grasse, ni très volumineuse, elle manque un peu de tension. B+.

 

Parcelles du haut de coteau

6 Pierre Morey, Meursault Les Tessons 2015 : Couleur légèrement dorée, nez de brioche, noisette, pain grillé, pas du tout beurré. Bouche très droite, grosse énergie, beaucoup de fraîcheur pour 2015, tout en longueur, sur les agrumes, austère, avec une sensation presque tannique, des amers nobles en finale. Coup de cœur pour certains, trop en tension pour d’autres. TB++.

6 Jean-Baptiste Bouzereau, Meursault Les Tessons 2016 : Couleur déjà bien évoluée, nez sur le miel, les fruits exotiques, le coing, qui ne fait pas du tout chardonnay, déjà bien évolué. La bouche le confirme, la bouteille semble avoir déjà bien vieilli, manque d’intensité, la finale semble un peu courte et fatiguée. Pas une belle bouteille. B-.

7 Jean-François Germain, Meursault 2016 (Au moulin judas et Vireuils) Couleur or pâle, nez expressif, sur les agrumes, même un peu de fruits exotiques avec l'aération, floral, pas du tout de beurré ni de vanillé, très pur. La bouche le confirme, très droite, très intense avec une excellente longueur pour un village. TB++.

8 Jean-Marc Roulot, Meursault Vireuils 2016 (Vireuils dessous) Couleur un peu plus claire, nez qui demande du temps, très léger grillé des lies, pas du tout beurré, notes minérales, un peu mentholé, quelques fruits presque exotiques dans le fond. Bouche très droite, épurée, avec de la tension, des amers, une très bonne longueur, austère, qui demanderait quelques années de cave en plus dans l’idéal. TB+.

 

Meursault Rouge

9 Vincent Latour, Meursault rouge 1er cru Les Cras 2017 : Couleur assez claire, nez éclatant, plein de petits fruits rouges, presque de l’orangette, des épices. Bouche très fruitée, légère, peu de tannins, gourmande, mais assez longue tout de même. Très belle surprise pour tout le monde. TB+.

9 Vincent Latour, Meursault rouge 1er cru Les Cras 2018 : Couleur foncée pour du pinot, nez de cerise et presque de fruits noirs, éclatant en ce moment. La bouche est gourmande, très fruitée, beau volume, tannins très fins, peu d’élevage ressenti, finale longue. Là aussi, très belle surprise pour tout le monde. TB+.

 

25 novembre 2021

Camille Thiriet (Comblanchien) ***

Micro-domaine créé en 2016 par Camille Thiriet et Matt Chittick qui se sont rencontrés lorsqu'ils travaillaiet au domaine de Bellene.

 

Camille Thiriet - Côte de Nuits villages "Aux Montagnes" 2019 : Couleur sombre pour du pinot, nez qui a besoin de temps pour s'ouvrir, sur les fruits noirs, la violette, semble mûr, ne pinote pas vraiment. Bouche avec un peu de perlant, mieux après carafage, puissante, mûre, belle matière, sudiste, acidité élevée mais à ce stade pas parfaitement intégré. C'est mieux le lendemain mais on sent que ce n'est pas encore en place et que ça manque d'élégance. A voir au vieillissement. B.

 

23 novembre 2021

Domaines familiaux de Bourgogne 2021 - Les 2019

Domaines familiaux de Bourgogne 2021 – Dégustatation du millésime 2019

 

Excellente dégustation parfaitement organisée comme toujours. Les 2019 se sont très bien présentés, beaucoup mieux que lors des dernières dégustations (Grands jours...) ce qui n'est guère étonnant vu la qualité des vignerons ici. Peu de vins étaient marqués par l'élevage ou surextraits. On sent que beaucoup ont privilégié la finesse... Dans l'ensemble le millésime a quand même donné des vins assez ronds et gourmands avec un peu de sucrosité. Les cartes semblent rebattues avec le réchauffement climatique. Certaines stars des années précédentes étaient un poil trop confiturées (sur Chambolle, Morey, ou certains bas de coteaux notamment), les terroirs plus frais de Côte de Beaune ou les hauts de coteaux s'en sortent bien mieux que sur 2017 et 2016.

 

Roumier

Chambolle : couleur violette assez jeune, fruits noirs et violette, gourmand, facile, un peu de sucrosité, peu de tannins. Un peu trop confituré pour Roumier, on reconnait davantage le millésime. TB.

Morey Bussière : Un peu confituré aussi, mais déjà plus racé, on sent la patte Roumier, un peu plus de grappe entière, plus de longueur et de fraîcheur dans le fond. TB+.

Bonnes Mares : (70% VE ici) à peine toasté, sent un peu plus la rafle, encore jeune, et un peu serré, mais la fraîcheur est là. A voir dans 10ans désormais. TB+. A peine moins emballé au final par l’ensemble de la gamme qui d’habitude survole ce salon.

roumier

 

Rousseau

Gevrey : très clair derrière Roumier, petits fruits rouges et pivoine, très facile à boire, très fin, pas du tout confituré. Cette cuvée a vraiment progressé ces dernières années. TB+.

Charmes Chambertin : plus noir, plus confituré, un peu de sucre, gourmand, sans gros volume, un peu en dedans ce jour-là. TB.

Chambertin : encore un peu sur l’élevage toasté au nez, mais bouche magnifique d’équilibre, avec fraîcheur, densité, longueur, soyeux… Un bébé au potentiel énorme. TB++.

rousseau

 

Mugnier

Chambolle : très clair en couleur, gourmand, un peu de sucrosité, très rond, très fin, un côté orangette, on sent le millésime chaleureux, plus que d’habitude. TB

Chambolle Fuées : idem, mais avec plus de volume, plus concentré, on sent aussi un côté un peu confit dans l’aromatique, plus épicé. Un peu moins emballant que d’autres années. TB

NSG Maréchale : plus droit, plus frais, plus étriqué, mais grosse longueur, profondeur calcaire un peu plus présente, il s’en sort bien mieux que les CHambolle sur ce millésime chaud. TB++.

Musigny 2014 : très clair en couleur (contrairement au 2013 de la dernière édition), nez sur la rose, le pot-pourri, petits fruits rouges, bouche aérienne, pas un gros volume ni une grosse énergie mais beaucoup de délicatesse, rien ne dépasse, déjà très accessible. On se demande un peu du coup s’il tiendra aussi longtemps que les auters millésimes. Exc.

mugnier

 

Leflaive

Puligny : un peu d’autolyse, de soufre, mais beau volume cette année, tension aussi, resta frais. Pas du tout étriqué comme lors des précédentes éditions. TB.

Puligny Clavoillon : assez soufré niveau aromatique, mais gros volume, belle tension derrière. TB+.

Puligny Pucelles : plus large, plus riche, presque une sensation tannique, amers nobles. Les terroirs sont bien dessinés cette année. Les millésimes solaires semblent convenir au domaine. TB++.

 

Raveneau

Chablis Butteaux : un peu mentholé et sur la poire au nez, bouche un cran au-dessus, très droite, pas de gras, citronné, coquille d’huitre, très pure, pas de soufre ressenti, assez long. TB+.

Chablis Monteee de tonnerre : idem, encore plus citronné et coquille d’huitre, très tendu, très frais, tout en longueur. TB++.

Chablis Les Clos : nez à peine mentholé proche de celui e Butteaux, bouche tendue aussi, du volume, pas du tout beurré, aucun élevage ressenti, très droite et minérale. Superbe. TB++. Des vins étonnamment très accessibles pour de jeunes Raveneau, pas du tout bridés par le soufre comme ça pouvait être le cas par le passé. Lorsqu’on pose la question la réponse est qu’il n’y a pas eu de changement particulier, tout s’est fait petit à petit, les doses de soufre ont été limités grâce à des vendanges plus saines et du meilleur matériel en cave.

 

Marquis d’Angerville

Volnay 1er cru Champans 2018 : un petit trait oxydatif, serré, compliqué.

Volnay 1er cru Champans 2019 : peu de couleur, plus ouvert que 2018, frais, tendu, serré, minéral. TB.

Volnay 1er cru clos des ducs 2019 : très clair aussi, infusé, un peu étriqué, pas une grosse matière, tout en tension, très droit, minéral, encore serré, pointe de réduction. TB.

 

Chandon de Briailles

Savigny 1er cru Lavières (100% VE. Sulfites à la mise uniquement) : très clair, un peu typé nature, propre, très marqué par la grappe entière au niveau aromatique, très pivoine, un peu épicé, fruits rouges infusés, très différent des autres domaines du salon. TB-.

Pernand Ile des Vergelesses : comme le précédent, avec une trame plus calcaire dans le fond, plus tendu. TB.

Corton Bressandes : (argiles et fer) plus puissant, plus « rustique », plus pour la garde. TB.

Pernand Ile des Vergelesses bl : (sulfites à la mise seulement, gros contenant) à peine réducteur, citron, pas de gras, sur la tension, assez simple. B+.

 

Domaine Dujac

Morey 2019 : couleur violet assez clair, nez un peu sur la réduction végétale en l’état, bouche fruits noirs, un peu étriquée. Pas encore tout à fait en place.

Vosne Malconsorts : violet aussi, assez mûr, sur les fruits noirs, la violette, bien plus long, mieux en place que Morey. TB+.

Clos de la Roche : assez clair, très tendu, grosse profondeur, très racé, parfait équilibre. Un des vins du salon. TB++.

Puligny 1er cru Folatieres : peu de gras, pointe miellé, citron confit, marqué par le millésime chaud, touche de réduction grillée. B+.

 

Domaine Henri Gouges

Hautes Côtes dames huguettes : violet foncé, nez un peu oxydé, dur.

Nuits St Georges : servi froid, encore serré, tendu, pas un gros volume, bonne fraîcheur derrière. B+.

NSG Clos des Porrets : un gros cran au-dessus, plus de volume, tannins plus soyeux, long, frais, aromatique fruits noirs, fond calcaire intéressant. TB+.

NSG Pruliers : joli fond et matière, mais encore serré, à attendre plus longtemps que le précédent. TB.

 

Jean Grivot

Vosne Bossières : couleur très sombre, assez mûr, rond et facile. B+.

Vosne Beaux Monts : noir, réduit en l’état, semble frais dans le fond.

NSG Boudots : idem, sur la réduction, compliqué en l’état.

Clos Vougeot : Mois réduit, plus dense, noir, un peu de sucrosité, mais bien équilibré par l’acidité, belle longueur. Gros potentiel. TB+.

 

Comtes Lafon

Meursault : léger gras, petit toasté, simple, facile, manque un peu d’acidité.

Meursault Clos de la Barre : très gourmand, facile, pointe citron confit, reste assez simple et manque de peps aussi.

Meursault Charmes : Un gros cran au-dessus, plus de fraîcheur, de tension, beau volume, longueur. TB++.

Volnay Santenots milieu : peu coloré, assez droit, frais, long, fruits rouges avec une pointe de sucrosité gourmande et belle acidité, tannins fins. TB+.

 

Méo-Camuzet

Hautes cotes St Philibert blanc : nez grillé, un peu confit, un peu lourd cette année.

Bourgogne cote d’or Etienne Camuzet : gourmand, facile, épicé. B+.

Vosne Les chaumes : couleur pas trop sombre pour Méo, pas trop boisé pour Méo, fruits un peu mûrs avec une pointe de sucrosité gourmande mais sans aller trop loin, bonne fraîcheur derrière, assez rond. TB.

Clos vougeot : très cair en couleur, élégant, aérien, frais, floral, manque un peu de volume pour chipoter, mais très accessible en l’état. TB+.

 

De Montille

Beaune Les Sizies : couleur très clair, style infusé, aérien, petits fruits rouges et rose, tout en fraîcheur, pas gros volume mais délicieux. TB+.

Volnay Taillepieds : le même avec plus de volume, plus de longueur, plus de fond. Parmi les plus fins du salon. Loin du style d’origine du domaine. TB++.

Puligny : tout droit, citronné, frais, austère, un peu trop. B+.

Corton charlemagne : un peu plus de volume, à peine plus de gras, qui lui fait du bien, reste très tendu. TB.

 

Bernard Moreau

Chassagne bl : simple, fruité, pu de gras, manque de tension. B.

Chassagne Maltoie : largement au-dessus, léger gras, peu boisé, bonne tension et longueur. TB.

Chassagne VV rouge : clair en couleur, fruits rouges et épices, assez pur, frais, finale encore un peu serrée. TB.

Chassagne cardeuse : idem nez classieux, grappe entière, floral, rose, petits fruits rouges, finale aux tannins un peu serrés en l’état. TB.

 

Mugneret Gibourg

NSG Chaignots : fruits noirs, coloré, du sucre, un peu lourd.

Ruchottes : idem, chaud et sucré, très arrondi. Très moyen.

Clos Vougeot : là aussi très confituré, un peu plus resseré en finale.

 

Trapet

Gevrey 1859 : nouvelle cuvée, de la couleur pour Trapet, beau volume, fruit assez mûr mais reste frais derrière avec une bonne acidité. Ne fait pas trop grappe entière, moins tendu qua par le passé. TB.

Gevrey Clos Prieur : idem bel équilibre, gros volume, fond minéral plus marqué, finale plus droite, plus longue. Gros potentiel. TB+.

Latricières Chambertin : un peu plus sur l’élevage toasté en l’état, mais gros potentiel lorsque ce sera fondu. TB.

 

Vieux Millésimes

Rousseau Lavaux St Jacques 2018 : sur la réduction en l’état, compliqué.

Roumier Morey Bussiere 2018 : très fruité, facile, assez rond bizarrement pour Roumier, dans une phase sur le fruit très accessible. TB+.

Trapet Chambertin 2018 : là aussi étonnamment très accessible, beau volume, tout en fruit, à peine floral, peu tannique, reste frais et digeste, se boit tout seul. TB++.

 

17 novembre 2021

Yvon Clerget (Volnay) ****

Depuis le retour du fils, Thibaud Clerget, au domaine en 2015, après des stages chez Hudelot Noellat, en Nouvelle-Zélande et aux Etats-Unis, le domaine ne cesse de progresser. Le domaine s'étend sur 6 hectares avec depuis 2019 un peu de négoce en supplément sur des blancs. Les vins sont fins et délicats, peu tanniques, avec des macérations préfermentaires à froid, extraction tout en douceur, peu de pigeages, un peu de vendanges entières uniquement sur les sols argileux, usage limité du SO2.

 

 

Yvon Clerget - Volnay 1er cru Santenots 2019 : Couleur rubis brillante, nez ouvert, gourmand, sur la cerise rouge légèrement sucrée, assez simple en l'état, élevage déjà bien intégré. La bouche est très gourmande, fruitée éclatant, toujours cette cerise à peine sucrée, bonne acidité derrière, l'équilibre est bon, pas trop d'alcool, peu de tannins, belle matière, c'est juteux, déjà très bon en l'état, semble egrappé alors qu'il y a une touche de grappe entière. Finale assez longue, un poil lisse pour chipoter mais on y retourne très facilement. Belle découverte. A voir désormais sur d'autres cuvées et d'autres millésimes surtout. TB+.

 

 

Volnay 1er cru Clos du Verseuil 2016 : un peu de couleur, nez classieux, végétal noble, touche fumé, épices. Bouche juteuse, avec de la matière, une certaine noblesse, élevage intégré, et en même temps beaucoup de fruit et de plaisir. Merci Vincent TB+.

 

Y. Clerget, Volnay 1er Cru Carelle sous la chapelle 2016 : un nez étrange, un peu réduit, animal, café, mais aussi un peu végétal. La bouche est austère, encore stricte, mais il y a du fond. Pas dans une bonne phase, à attendre. Merci Vincent. B.

 

 

Clerget - Volnay 1er cru Clos du verseuil 2018 : assez coloré, fruité gourmand, un peu de fruits noir, assez mûr, bouche dense, tannins soyeux, poivre, joli, mais dans un style clairement millésime chaud. TB. Seconde bouteille plus tard, impression d'un vin solaire, concentré. TB-.

 

Volnay Petits poisots 2022 : petits fruits rouges acidulés, pivoine, en tension, frais, belle acidité pour le millésime, tannins fins, très joli style. TB+.

 

Meursault 1er Cru Boucheres 2020 : fruité, ananas, peu de gras, acidité moyenne, pas d'autolyse, bonne longueur. TB.

 

 

Yvon Clerget

VOLNAYRouge2022, VOLNAY 1ER CRUMonopoleClos du VerseuilRouge2022, POMMARD 1ER CRULes Rugiens-HautsRouge2022 (0%, 15% et 25% VE) trois vins très clairs, pivoine, très fins, peu tanniques, déjà très accessibles, même le Rugiens, beaucoup de plaisir.

20 septembre 2021

Domaine de Cassiopée (Sampigny-les-Maranges) ***

 

Domaine de 5ha créé en 2020 par Hugo et Talloulah Mathurin, deux anciens ingénieurs en agronimie et oenologue. Après de beaux stages, chez JM Roulot entre autres, ils parient sur Maranges, secteur frais, commencent la conversion en bio... Un projet extrêmement prometteur. Les premiers jus sortent mi-2021.

 

 

Domaine de Cassiopée - Aligoté mitacherie 2020 : un aligoté avec de l'énergie, de la matière (rendements faibles), de la puissance, une finale minérale, saline et précise.

Hautes Côtes de Beaune Bl Les Côtés 2020 : plus de gras sur le chardonnay bien sûr, un peu plus proche du nature mais sans défauts, même finale saline, caillouteuse, précise.

Hautes Côtes de Beaune rouge Les Côtés 2020 : assez clair en couleur bien que ce soit vendangé assez tard pour 2020, peu extrait, en finesse, belle pureté de petits fruits rouges, bouche fraîche acidulée, toujours cette trame saline, caillouteuses, aux tannins encore un peu serrés mais qui donnent de l'allonge. Un vin pointu, pour amateurs avertis. Très beau niveau d'ensemble pour un premier millésime.

 

Hautes cotes de Beaune bl 2020 : quelques mois après, nez assez pur fruits blancs, bouche qui manque de tension, acidité faible sur ce millésime chaud. B-.

 

Hautes cotes de Beaune blanc 2021 : nouveau millésime, plus convaincant que le 2020. Un peu de gaz à l'ouverture. Nez avec un peu d'élevage, gourmand, beurré, pâte d'amande, citron confit. Bouche avec du gras, de la rondeur, un peu d'élevage, petite sucrosité presque, pas trop haut en alcool, garde ce qu'il faut d'acidité pour rester équilibré, on y retourne facilement, la finale manque un peu d'allonge et de tension pour aller plus loin. TB-.

 

 Cassiopée - Hautes Cotes de Beaune rouge Les Cotés 2021 : beaucoup de gaz, couleur très claire, nez de petits fruits rouges, floral. Bouche légère, acidulée, pas beaucoup d’épaisseur, petite volatile, facile à boire. B+.

 

Aligoté Gerlieu 2022 autolyse énergique très bon. Aligoté Gerlieu 2023 autolyse aussi, grosse tension, on sent l’élevage prolongé façon joli jura ouillé, très long, top. Les Côtés 23 chardonnay, joli aussi un peu plus gras que l’aligoté. Les Côtés rouge 23 ?, Gerlieu 24 et Maranges Vignes centenaires 24 plus simples, même si rien de mauvais, fruités et frais, le dernier encore un peu jeune bien sûr.

 

 

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>