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Mon carnet Vin
1 avril 2024

Adrien Lattard (Chassagne-Montrachet) ***

Adrien Lattard a commencé son micro-négoce sur le millésime 2022 (3000 bts) dans une cuverie partagée à Chassagne. Il a notamment fait ses classes chez Colin-Morey, Sauzet, Duband, en Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande (Pegasus Bay), Etats-Unis (Bergström...).

 

 

Adrien Lattard - Bourgogne Côte d'or chardonnay 2022 : Couleur or pâle, nez discret à l'ouverture mais qui va vite s'ouvrir, l'aromatique ne fait pas forcément très bourguignonne, aucune trace d'autolyse ici, plutôt des fruits mûrs (pêche, mirabelle), un côté pomme au four, citron confit, très légère touche volatile, petite touche vanillée déjà bien intégrée, le style m'évoque plutôt des chardonnays ouillés du Jura sur un millésime mûr, ou certains chenins d'Anjou. La bouche est à la fois très ample, mûre, grasse sans être spécialement boisée, et très énergique, on a l'impression qu'il y a plus que les 13% d'alcool indiqués même si c'est bien intégré. L'aromatique est proche du nez avec un travail sur la texture à l'attaque, et une fin de bouche légère tannique, assez longue. Le style rappelle des producteurs spécialistes d'élevage longs, avec aussi une sensation d'un vin pas très sulfité par rapport à la moyenne bourguignonne. Le lendemain le vin a perdu un peu d'énergie, la finale est un peu plus arrondie. Au final, un style un peu à part, un joli vin encore tout jeune, avec un beau potentiel de garde. A suivre. TB+.

 

 

 

Thatcher's Wine :

After assisting in the vineyard work throughout the growing season, Adrien will receive the pressed juice from his selected parcels; he prefers to take not only the free-run juice, but also the press juice (up to 1.2 bars) and the fine lees, loving the phenolics and the density & nutrients the lees provide to the fermenting juice. He mimics some pieces of the Colin-Morey method, in terms of in-barrel fermenting and an 18-month elevage, but does not aim for the same level of reduction in his wines; he will utilize a screw-in bung to prevent more oxygen seeping in, and top-up as necessary. The lees will be divided into the barrels (228L) and aged with the wine (without batonnage) until Summer when the wine is racked off the lees and back into barrel. The following spring, there is another racking into tank, where it will settle before bottling. Sulfur is kept to a minimum, another difference from his experience at Colin-Morey, as the resulting flavors and aromatics Adrien found less to his liking. Overall, the use of new oak is about 33%, with the Bourgogne Chardonnay the lightest with only 1 new barrel out of 6.

21 mars 2024

Lamy-Pillot (Chassagne-Montrachet) ***

De très beaux progrès depuis le changement de matériel et les investissements depuis 2021 environ.

 

 

Domaine Lamy-Pillot  - Saint-Aubin 1er cru "en créot" 2009 : 14/20.

Domaine Lamy-Pillot  - Chassagne-Montrachet blanc 2008 : 15/20.

Domaine Lamy-Pillot  - Chassagne-Montrachet rouge Champs de Morgeot 2012 : robe rubis, beau nez sur les fruits rouges avec un peu de ronce. Bouche légère, très facile, fraîche. Longueur moyenne. 15/20.

Domaine Lamy-Pillot  - Chassagne-Montrachet Pot bois 2016 : fruit assez mûr, beurré, belle tension derrière, finale un peu trop tartrique. B+.

Domaine Lamy-Pillot  - Saint-Aubin 1er cru Charmois 2015 : nez sur le souffre et boisé, bouche puissante qui manque de fruit, un peu pataude. B.

Domaine Lamy-Pillot  - Bourgogne rouge 2016 : très beau nez de cerise et fruits noirs, bouche un peu plus verte, à peine trop végétale, en finale surtout. B.

Domaine Lamy-Pillot  - Bourgogne rouge 2017 : beau nez, plus solaire et confituré que 2016. Bouche là aussi un peu verte mais surtout de l'alcool en finale. B-.

Santenay charron 2018 : coloré et concentré, extrait, on sent le millésime solaire, bonne matière. B+.

 

Domaine Lamy-Pillot  - Chassagne 1er Cru Boudriotte rouge 2015 : robe sombre, très beau nez de fruits noirs et cerise, bouche sur des fruits noirs, assez mûre, on sent le millésime 2015 avec un côté solaire, pas une grosse tension, mais belle concentration et complexité, à attendre encore un peu si possible. TB.

 

Domaine Lamy-pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru « Morgeot » 2015 : Couleur à peine plus dorée, nez un peu grillé et citronné, la bouche n’est pas très grasse non plus, moins fruitée que le Meursault, mais avec un peu plus de volume et de longueur, aussi un côté tartrique trop prononcé. Encore un bon potentiel de vieillissement. TB-.

 

Domaine Lamy-Pillot - Chassagne blanc pot bois 2018 : nez léger beurré fruits jaunes, pas trop d'élevage. Bouche avec de la tension pour 2018, quelques amers en finale, millésime bien géré, cette parcelle en altitude convient bien pour les millésimes solaires. TB.

 

Chassagne blanc pot bois 2019 : sur l'élevage, plus gras et beurrée, boisée que 2018. B.

 

Lamy-Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Boudriotte 2016 : couleur sombre, nez cuir encore de l'élevage, un peu trop extrait aussi. Bouche serrée, presque ferrugineuse, qui manque de pureté et de fruit, assez bonne longueur ceci dit. B.

 

SAINT-AUBIN 1ER CRULe CharmoisBlanc2022, CHASSAGNE-MONTRACHETPot BoisBlanc2022, CHASSAGNE-MONTRACHET 1ER CRUMorgeotBlanc2022 trois blancs qui se sont bien goûtés avec de belles tensions, tout en gardant du volume, élevages plus légers que par le passé. Mention au pot bois, en haut de coteau encore plus intense et énergique, forte empreinte minérale.

 

SAINT-AUBINLes ArgilliersRouge2022, CHASSAGNE-MONTRACHETChamps de MorgeotRouge2022, CHASSAGNE-MONTRACHET 1ER CRULa BoudriotteRouge2022 Le domaine a aussi bien progressé sur les rouges, depuis le millésime 2021 avec surtout du meilleur matériel en cave, des vins plus fins, très élégants, encore un poil d’élevage sur Boudriotte à intégrer, mais là aussi belle surprise, du très haut niveau désormais.

 

21 mars 2024

Rémi Jobard (Meursault) *****

Des vins sur la tension, qui demandent un peu de temps, avec des élevages peu marqués (de plus en plus de demi-muids)

 

 

FDGV15

Rémi Jobard Meursault En Luraule 2013 : vin assez gras, peu boisé, puissant, bonne longueur. TB-.

 

 

Grands Jours 2024

MEURSAULTEn LurauleBlanc2022, MEURSAULTSous la VelleBlanc2022, MEURSAULTLES NARVAUXBlanc2022 , MEURSAULTLES CHEVALIERESBlanc2022, MEURSAULT 1ER CRUPorusotBlanc2022, MEURSAULT 1ER CRUGenevrièresBlanc2022. (pas sur de l’ordre pour les deux premiers, il me semble qu’il y avait un Bourgogne blanc…) Superbe gamme, tout est énergique, tendu, très léger grillé des lies, puis des belles finales fraîches, impression saline. Peut-être Chevalières un petit cran en-dessous, mais les entrées de gamme superbe. Les deux derniers combinent un supplément de matière à la tension des premiers. Second coup de cœur du jour.

 

 

Côte d'Or chardonnay VV 2022 : bel équilibre entre léger gras et beurré et tension, reste frais pour 2022, classique, très bon niveau pour un régional.

 

Meursault sous la velle 2022 : clair en couleur, nez fruits blancs et jaunes, floral, subtil, toute petite touche d'élevage mais plutôt classieux, pas trop marqué lies. Belle tension en bouche, en se réchauffant il prend un peu de gras, mais reste sur un profil assez tendu pour un 2022 avec beaucoup d'allonge, finale salivante, quelques amers nobles, très long pour un village, surtout du bas de coteau, excellent. TB++.

 

18 mars 2024

Samuel Billaud (Chablis) ****

Domaine de de 4ha né en 2009 de la séparation avec Billaud-Simon. Samuel fait partie des vignerons les plus connaisseurs de chaque terroir de l'appellation. Ses vins sont désormais parmi les plus précis, même si les élevages bois peuvent être marqués sur les grands crus en jeunesse.

 

 

Samuel Billaud - Chablis 2021 : chablis classique, léger, minéral, citronné, pas une grosse matière, manque un peu d'intensité et d'énergie pour le millésime. B.

 

 Samuel Billaud, Chablis 1er cru Vaillons VV 2022 : couleur or pâle, nez qui va se développer sur des fruits jaunes et de plus en plus d’ananas avec l’aération, caillou mouillé. Bouche avec un beau volume, peu d’élevage, à la fois un fruité mûr et une sensation minérale dans le fond sans qu’il n’y ait une très grosse acidité. Un chablis mûr qui a un peu dérouté à l’aveugle. TB.

 

7 mars 2024

Arnaud Lopez - Maison Pinot Noar (Nuits-St-Georges) ***

 

Employé du domaine Prieuré-Roch depuis 2007, Arnaud Lopez monte en parallèle son petit négoce en 2018. Il achète uniquement des raisins bio auprès d’amis qui le laissent s’occuper des vignes. Tout est vinifié grappes entières, sans intrants, sans sulfites, sans bois neuf, avec des macérations plutôt longues.

 

 

Arnaud Lopez - Pinot Noar 2022 Hautes Côtes de Nuits : couleur très claire encore un peu violine sur les contours, nez très propre et très ouvert dès l’ouverture, très fruité, marqué cerise rouge, fraise, annonce un vin croquant. La bouche présente une petite pointe de gaz à l’ouverture, très fruitée aussi, le fruit croquant annoncé par le nez est bien là, très cerise, fruit frais à peine sucré, comme peut l’être un pinot sur fût par exemple, léger en alcool (12,5%), frais. La finale est par contre étonnamment resserrée par des tannins qu’on n'attendait pas. Ils donnent un peu de caractère, d’allonge, voire une impression de profondeur à ce vin qui était un jus de fruit facile et assez simple jusque là. C’est au final un joli vin sur lequel on retourne facilement. Le lendemain, il n'a pas bougé. A voir désormais s’il peut vieillir un peu. TB.

 

 

Rosé 24 (saignée du blouge) rosé un peu coloré et trouble, rose orangé, dense, vineux. Savigny Rouge 2024 nature propre, léger en alcool, reste assez simple. Rien de mauvais, mais pas de coup de cœur.

 

21 février 2024

Lucien Muzard (Santenay) ***

 

Fdgv15

Lucien Muzard Santenay 1er cru Maladière 2013 : très toasté, bonne matière derrière mais trop de bois à mon goût. B-.

 

 

Muzard Santenay VV 2018 : beau nez fruité, bouche chaleureuse, trop mûre. B-.

Muzard Santenay VV 2019 : plus clair, plus élégant que 2018, plutôt fin et juteux pour 2019, très gourmand, belle surprise. TB.

Muzard Bourgogne 2020 : un peu d'alcool, encore serré en l'état. B-.

Muzard Maranges 2020 : beau fruité, mûr, juteux, gourmand. TB.

Muzard Complicité Syrah, grenache 2021 : (négoce) très frais, juteux, fruité, rond, pas de tannins, simple, facile à boire. B+.

Muzard Santenay VV 2022 : rond, léger boisé, facile, bien fait.

 

21 février 2024

François Mikulski (Meursault) ****

Domaine réputé pour ses vins très tendus et épurés

 

 

FDGV 2015

Mikulski Meursault 2013 : pas de bois ressenti, frais et citronné, sympa. B+.

 

 

Mikulski – Meursault 1er cru Poruzots 2008 : Couleur or profond, nez sur le miel, le coing, la mirabelle, ne fait pas chardonnay, assez mûr pour le domaine mais très joli. Bouche sans aucun gras, ni beurré, sur les arômes du nez, assez droite, fraîche, bonne acidité, assez longue. TB+.

 

Mikulski, Meursault 1er cru Genèvrières 2018 : couleur or profond, nez de cire, pomme au four, bouche élégante, pas de gras, peu d’alcool, bonne acidité, pas un gros volume, semble être un chenin à l’aveugle, manque juste un peu de longueur. TB.

 

Gds jours

Bourgogne cote d’or 2022, MEURSAULTBlanc2022, MEURSAULT 1ER CRU Le PorusotBlanc2022. Trois vins bien dans le style du domaine, sur la tension, pas du tout de gras, très citronnés, longs, frais, on ne joue pas sur le volume mais il y en a suffisamment à mon goût sur ce millésime. Typiquement le genre de domaine dont le style convient bien au millésime je trouve.

 

18 février 2024

Edouard Confuron **** et Confuron-Gindre *** (Vosne-Romanée)

Le domaine Confuron-Gindre est un historique de Vosne-Romanée, produisant sur 11ha des vins assez simples, dans un style rond, mûr, égrappé avec du bois neuf, sans grande profondeur mais à prix sages. Le fils, Edouard Confuron est appelé à prendre la relève. En attendant, il produit des vins sous son propre nom depuis 2021, en partie avec les vignes familiales, dans un style très différent : grappe entière, infusion, moins de sulfites pendant la vinification, moins de bois neuf. Son premier millésime est très prometteur.

 

 

Edouard Confuron - Bourgogne pinot noir 2021 : couleur claire, nez de noyau de cerise, pivoine, juteux. Bouche aérienne, belle tension derrière, facile et fraîche, bien moins d'élevage que la gamme confuron gindre. TB. Deuxième bouteille idem, très juteux, plein de fruit. TB.

 

Edouard Confuron, Gevrey Les Seuvrées 2021 : couleur claire, nez éclatant de jeune pinot (esprit sur fût), floral, petits fruits rouges, acidulé, jus de fruit, quand même du fond, une allonge minérale, très prometteur. TB+.

 

Edouard Confuron, Vosne-Romanée Hautes Maizières 2021 : couleur sombre pour 2021, un peu de réduction et de gaz au départ, bien mieux après carafage, fruits noirs, ronce, à peine animal. Bouche mûre pour 2021, beau fruité, il y a de l’acidité dans le fond, des tannins encore un peu présents. Il a mis beaucoup de temps à se détendre. Probablement encore un peu jeune. B+.

 

Edouard Confuron, Aux allots 2022 : un style quasi opposé au précédent, un peu de couleur quand même, fruité plus clair et un peu de ronce, végétal, bouche qui n'a pas un gros volume, pas de travail de texture, mais grosse allonge, plus en acidité, avec une finale salivante umami qui donne envie d'y revenir, joli style. TB+.

 

 

Confuron-Gindre (Grands jours 2022)

VOSNE-ROMANÉE 1ER CRU Les Chaumes Rouge 2020 : très marqué cassis, confiture. B-.

VOSNE-ROMANÉE Rouge2020 : noir, serré, confituré. B-.

 

Nuits st Georges 2020 : très café, élevage, sucrosité, sudiste. B-

Bourgogne rouge 2021 : beau jus fruité, tannins fins, du volume en plus. TB.

 

13 février 2024

Domaine Bessin-Tremblay (La Chapelle Vaupelteigne) ****

 

Domaine de 12,3 ha situé à La Chapelle Vaupelteigne, à côté de Chablis. Romain a pris la suite de son père Jean-Claude. Le domaine travaille désormais en partie en biodynamie, avec des élevages plus longs, sur lies.

 

 

Bessin - Chablis 1er cru La Fourchaume 2018 : couleur or pâle, nez de fruits blancs bien mûrs, fleurs blanches, anis, semble sudiste. Bouche solaire, sudiste, manquant de fraîcheur. Le millésime s'annonce très compliqué pour les blancs. B-. Le lendemain le vin semble plus frais, plus ouvert, plus sur les fruits jaunes, bien moins lourd. A regouter dans quelques années maintenant. B+.

 

Bessin - Chablis VV 2019 : plutôt tendu minéral, du fruit, pas trop riche. TB.

 

Bessin Jean-Claude & Romain, Chablis Grand cru Valmur 2013 : (élevage cuves et fûts. Vignes dans l'envers de Valmur, la partie fraîche) Couleur dorée, nez qui semble bien mûr. La bouche semble un peu alcooleuse, manquant d'acidité. Il semble avoir vieilli un peu vite. Etrange pour cette cuvée sur ce millésime, et pas représentatif de la qualité du domaine. NN

 

Valmur 2021 : très belle tension, très classique, très coquille d'huitre, salivant, déjà très bon. TB+.

 

Bessin, Chablis 1er Cru Montmains 2022 : (100% montmains, exposition sud-est, élevage fûts et cuves) un Chablis très légèrement beurré, sur une aromatique classique, dans un style élégant, avec une acidité moyennement élevée sur ce millésime solaire, encore jeune avec un peu d'élevage, globalement placé sur un chardonnay. TB.

 

13 février 2024

La Pierre Ronde - Antoine Lepetit de La Bigne (Beaune) ****

 

La Pierre Ronde - Antoine Lepetit de La Bigne

 

Gds Jours de Bourgogne 2024

BOURGOGNEPinot Noir Jeunes VignesRouge2022 (entre Rully et Mercurey 40% VE, toute la gamme est en négoce) jus de fruit infusé, floral, élégant, nature, précis, gourmand.

 

BOURGOGNE ALIGOTÉJeunes VignesBlanc2022 (sur Puligny, vines de 3ans) assez aromatique, bof. BOURGOGNE ALIGOTÉVieilles VignesBlanc2022 (60ans, sur Ladoix-Corton, 15 mois de foudres et amphores) un aligoté tendu, un peu nature sur une légère réduction sur lies, long et salin, superbe. BOURGOGNE CÔTE D’ORBlanc2022 plus de gras mais ça reste énergique, long, avec beaucoup de classe. LADOIX 1ER CRULes GréchonsBlanc2022 très marqué autolyse, mais combine tension et largeur, avec une forme de « liberté », peu sulfité mais parfaitement propre, précis, finale umami, un des blancs de la journée. A noter un temps d’échange très intéressant sur les mises, l’inertage, l’azote… avec ce vigneron très pointu.

 

La Pierre Ronde (Antoine Lepetit de La Bigne), Bourgogne Aligoté VV 2022 : Robe assez claire aussi, légère réduction sur lies, fruits blancs, notes florales. La bouche combine fruit, fraîcheur, tension et un très léger gras, beaucoup de longueur, salivant. Très bel aligoté. TB+.

 

Bourgogne pinot noir 2023 : (sur Volnay, 25% VE). Couleur rubis, nez très cerise rouge, floral, petite touche ronce/grappe entière. Bouche gourmande, sur le fruit, un peu primeur encore à ce stade, reste frais. TB.

 

Bourgogne cote d'or chardonnay 2023 : joli nez mais bouche qui manque d'acidité, peu de tension.

 

 

Wine Paris 2025

Lepetit de la bigne Meursault perchots 2022 : super équilibre, mûr, du volume, élevage présent mais noble reste tendu et salin, top. Lepetit de La Bigne Pinot noir Amphore 2022 épicé, juteux, frais, très beau niveau.

 

Perchots 2022 : regoûté en bouteille, très fin, tendu, sensation minérale et saline, pas d'excès d'autolyse, déjà très accessible, peu de bois. TB++.

 

21 janvier 2024

Buisson-Charles (Meursault) ***

 

FDGV15

Buisson-Charles Meursault 1er cru Bouches Chères 2013 : nez encore un peu boisé, bouche très grasse, beurrée, bonne acidité, à attendre encore un peu, bon potentiel. TB.

 

 

Gds jours 2024

Buisson-Charles : Pas pu noter le nom des premiers vins, je pense un Bourgogne chardonnay 2022 et un meursault village (Tessons ?)  MEURSAULT 1ER CRULes BouchèresBlanc2022, MEURSAULT 1ER CRUCharmes dessus Blanc2022  une gamme avec de l’acidité, pas trop d’élevage, à peine grillé, très citronné, pas mal faite mais où tout se ressemble un peu et des vins qui semblent un peu trop soufrés, avec des finales qui brulent un peu sur la gencive. Pas de coup de cœur personnellement

 

Bourgogne hautes coutures 2021 blanc : style plutôt tendu et salivant, pas de bois, pas de gras, reste assez simple. B+.

 

5 janvier 2024

Henri Magnien (Gevrey-Chambertin) ****

 

Domaine historique de 6ha, possédant un beau patrimoine de vignes centenaires sur Gevrey, repris en 2009 par le fils Charles Magnien. Les vins ont depuis bien progressé, gagnant en finesse sur les derniers millésimes.

 

 

Henri Magnien, Gevrey 1er cru Estournelles St Jacques 2020 : couleur sombre, nez fruits noirs, sans sucrosité, élevage déjà bien intégré. Bouche avec du volume, égrappé probablement, fruits noirs, encore jeune, bonne acidité dans le fond, assez long, mais clairement à attendre, style assez civilisé, propre tout de même. TB.

 

Henri Magnien, Gevrey VV 2021 : couleur très claire, nez de petits fruits rouges très élégant, pas de sous-maturité, ni d'élevage marqué. Bouche en dentelle, très légère, fraîche, joli fond, noble, un très joli 21, bien géré. TB+.

 

Gevrey VV 2022 : couleur claire, fin et déjà accessible, peu de tannins, sur le fruit, pas trop d'élevage, reste assez simple. TB.

 

Henri Magnien, Aloxe-Corton 1er Cru La coutière 2021 : couleur très claire, un peu tuilée déjà. Joli nez fruits rouges avec des notes d'élevage toasté encore présentes. Bouche suave, en rondeur, avec un beau volume et de la maturité pour 2021, encore un peu boisé toasté et vanillé, à attendre encore un peu, mais il y a du fond, prometteur. Vite identifié en pinot noir. TB-.

 

24 décembre 2023

Ballot-Millot (Meursault) ****

 

Comme dans beaucoup de domaines de Meursault, un style autrefois gras/boisé, en train de s'affiner avec des vins plus tendus sur les derniers millésimes. Des rouges plus infusés que par le passé également.

 

 

Bu à la FDGV 2015 prélevé sur fût

Ballot-Millot Meursault 1er cru Perrières 2015 : pas ultra tendu mais très fruité, gourmand, très bonne matière, moins de pomme et plus d’agrumes que les Perrières de Coche. TB.

 

Bu en 2024 

Meursault Perrières 2014 : nez gras, beurré, encore un peu boisé vanillé, dans le style du domaine, bouche qui a gardé une belle acidité, joli fond derrière l'élevage, commence à bien se goûter. TB+.

 

12 décembre 2023

Domaine Chanterêves (Savigny-les-Beaune) ****

 

Chanterêves - Bourgogne hautes côtes de Beaune "Paris l'hôpital" 2018 : couleur sombre pour un pinot, nez bien réduit à l'ouverture mieux après carafage, toujours un peu animal, fruits noirs, un petit côté colle. Bouche serrée, du volume, concentré, puissant, grosse acidité derrière, pas très élégant. Finale encore trop tannique, à attendre. B-.

 

Chanterêves - Bourgogne Hautes côtes de Beaune rouge "paris l'hopital" 2020 : (au restaurant Table du square) Vin nature, manque un peu de précision, volatile un peu haute, juteux et frais par contre, facile, pas forcément un grand fond derrière, on se demande s'il ne va pas vite partir en souris, finale pas très propre. B.

 

Aligoté 2023 Bas es Ees superbe d’énergie et de profondeur, travaillé en autolyse façon Lalou. Chardo Monts de Fussy 23 un côté ananas, moins d’autolyse, plus simple. Savigny blanc 23 un côté autolyse grillé marqué mais qui manque un peu de nuances pour chipoter par rapport à l’aligoté. Savigny Rouge 2023 superbe jus de fruit très floral, évident.

 

14 novembre 2023

Domaines familiaux de Bourgogne 2023

Domaines familiaux de Bourgogne

 

Dégustation des 2021

 

J’ai pris beaucoup de plaisir sur ces 2021, en blanc comme en rouge, probablement plus que sur les 2019 et les 2020. Un millésime frais, avec des vins très fins, déjà accessibles, plein de fruit, peu colorés, peu concentrés. Très peu d'entre eux étaient en sous-maturité, très peu présentaient un excès d'acidité, les blancs n’étaient pas si tendus que ça (même si bien plus que 2018-2019-2020), Très peu de vins aux tannins trop serrés également, signe que ces vignerons-là ont bien géré et n'ont pas cherché à trop extraire. Par contre quelques boisés un peu moins bien absorbés que les autres années. Pas mal de producteurs qui d'habitude font des vins concentrés ont sorti des "jus de fruits" cette année-là, allant parfois peut-être un peu trop loin. Mais c'était peut-être la meilleure solution ? Parmi ceux-là, seul Dujac a vraiment fait du Dujac avec des vins sérieux, nobles, racés, 80% de grappe entière... il fallait oser, et c'est réussi !

 

Quelques notes par producteur, à prendre avec des pincettes comme toujours car ce sont des conditions de salon…

 

 

 

Raveneau

Chablis Montée de tonnerre : style un peu austère, droit, citronné, très chablisien, pas forcément beaucoup plus tendu que le 2020 l’an dernier. TB.

Chablis Butteaux : plus expressif ce jour-là, plus large, plus « argileux », petite touche de citron confit, beau volume, dans une phase éclatante. TB++.

Chablis Les Clos : il combine la largeur du précédent, avec la finale plus caillouteuse et noble du premier. Boisé déjà intégré, pas spécialement beurré. Confirme que les vins du domaine se goûtent très bien en jeunesse depuis quelques années. TB++.

raveneau

 

 

Rousseau

Gevrey : très clair, rond, facile, manque un peu d’acidité, finale un peu vanillée. B+.

Charmes-Chambertin : très clair, nez un peu plus violette et fruits noirs, un peu lacté aussi. Plus de volume en bouche avec une finale plus épicée et plus longue. TB+.

Chambertin : plus foncé, nez toasté, bouche un peu plus serrée avec une bonne acidité ici, joli fond, à attendre un peu plus. TB+.

rousseau

 

 

Roumier

Chambolle : couleur clair, nez un peu toasté, à peine réduit, bouche ronde, facile, peu tannique pour les vins du domaine, facile à boire. TB.

Morey Bussière : très clair en couleur, fruité un peu plus noir au nez cependant, pas de boisé ressenti, la finale allonge plus, avec une trame épicée, noble, un peu plus de tannins que le précédent (mais beaucoup moins que les 2020). TB+.

Bonnes Mares : très clair, très floral, pas forcément plus de volume mais plus de tension, finale un peu plus serrée et végétale, noble. TB+.

roumier

 

 

Trapet

Gevrey 1859 : (30% VE) Couleur très clair, superbe nez très griotte, noyau, petits fruits rouges, bouche très fine mais avec une belle allonge acidulée. TB+.

Gevrey Aux Combottes : (50% VE) un peu plus serré, pas forcément plus de volume, plus austère. TB.

Chambertin : (60% VE, contre près de 100% les derniers millésimes) pas un gros volume non plus, très clair, tout en finesse et en élégance, avec une belle tension et une sensation minérale en finale. TB++.

 

 

 

Mugnier

Chambolle : le village parfait, clair en couleur, bouche pleine de fruit (plutôt petits fruits rouges), tannins très fins, velours, sans être marqué par l’élevage, il y a quand même un beau volume et de la longueur. TB++.

Chambolle Amoureuses : très proche mais un peu plus de tout, la finesse absolue, de la soie, sans manquer de concentration ni de longueur pour autant. Exceptionnel.

Bonnes Mares : nez un peu poussiéreux, plus austère, pas causant ce jour-là, pas forcément un gros volume. B+.

NSG Maréchale : très différent, plus sombre, avec des tannins un peu plus marqués, une acidité un peu plus élevée aussi, plus pointu, mais noble, avec une superbe longueur. TB++.

mugnier

 

 

Leflaive

Puligny : nez un peu fermé par rapport aux suivants, mais belle bouche, tendue, citronnée. TB.

Puligny Clavoillon : très tendu, pas de gras ni de beurré, travail en autolyse, gros volume pour 2021, sacrée longueur. TB++.

Puligny Pucelles : un peu plus austère, mais une finale qui allonge encore plus, presque tannique, bien dans le style du domaine, et finalement pas si différents des 2020. TB++.

 

 

 

Marquis d’Angerville

Volnay 1er cru : (tout égrappé comme tous les ans. Mitans et Pitures ici) très très clair, très léger, maire, pas de tannins, simple. B.

Volnay 1er cru Taillepieds : très maigre voire un peu diluée, finale un peu plus longue et tendue que le précédent. B+.

Volnay 1er cru Champans : ultra clair et infusé aussi, quand même un peu plus de volume que les précédents, acidité un peu plus élevée qui allonge la finale. TB.

 

 

 

Domaine Dujac

Morey : (80% VE sur les rouges en moyenne cette année, contre 90% l’an dernier, donc presque autant. « Les rafles étaient mûres chez nous, le problème c’est aussi la proportion par rapport au jus. A 80% on ne voyait que des rafles ») Couleur plus marquée que la moyenne comme souvent chez Dujac, fruité plus « noir », notes de ronce, style sérieux, avec beaucoup d’allonge, en tension. Très noble. TB+.

Morey 1er cru : un peu plus sombre, plus serré, beau volume, plus épicé, sérieux, à attendre, mais gros potentiel. Très « Dujac ». TB++.

Clos de la Roche : proche du précédent mais avec encore plus de volume. La grande classe. TB++.

dujac

 

 

Bruno Clair

Marsannay Longeroies : (moyenne 25% grappe entière donc bien oins que les autres années) plus coloré que la moyenne, élevage toasté marqué, finale trop arrondie. B-.

Savigny La Dominode : boisé marqué aussi, finale plus longue, encore un peu serré, à attendre. B.

Bonnes-Mares : là aussi marqué par un boisé vanillé insistant. B.

 

 

 

Jean Grivot

Vosne Bossières : (tout égrappé sur les rouges, comme d’habitude) Clair en couleur, un peu de gaz, léger et fruité, facile. B+.

NSG Boudots : très clair, joli nez fruité, petits fruits rouges, assez rond, mais très gourmand, très différent des autres années. TB+.

Vosne Beaux Monts : semble plus mûr, un peu plus noir, beaucoup plus de volume, belle allonge. TB++.

Clos Vougeot : encore un petit élevage lacté, attaque plus large, mais finale quand même longue et épicée. TB+.

 

 

 

Comtes Lafon

Meursault Clos de la Barre : nez floral, un peu anisé, pas de beurré. Bouche acidulée, pas très épaisse, pas vraiment de gras, assez simple. B+.

Meursault Charmes : on saute un cap, plus gras, plus mûr, plus de volume, très léger beurré, boisé déjà intégré, la finale est plus longue, elle garde une bonne acidité. TB++.

Monthelie Les Duresses : très fin, aérien, subtil, offre beaucoup de plaisir maintenant. TB+.

Volnay Santenots milieu : semble plus chaud, un peu kirsché, un peu serré en finale. B+.

comtes lafon

 

 

 

De Montille

Racines - Santa Barbara pinot noir : clair en couleur, fruité gourmand, sur la fraise, à peine plus de sucrosité que les bourgognes, mais pas plus d’alcool, garde une bonne acidité en finale. TB+.

Pommard Pézerolles : plus clair en couleur que le Santa Barbara cette année, un peu de gaz et de réduction, semble un peu végétal derrière, pas une gros volume, belle acidité. B+.

Volnay Taillepieds : vin en tension, à peine végétal, finale qui allonge beaucoup, à peine serrée, mais noble. TB+.

Racines - Santa barbara chardonnay : floral, léger beurré, pas beaucoup d’alcool, bonne acidité mais un côté un peu trop exubérant. B+.

Chassagne-Montrachet : citronné, tendu, pas de gras, pas un gros volume, assez simple. B+.

Puligny Folatières : bien plus de volume, très tendu, marqué par les lies aussi, peu de gras, finale très longue, très minérale. TB++.

 

  

 

Alex Moreau

Chassagne rouge cardeuse : très beau fruité, fraise, pivoine, très élégant, gourmand, la bouche est bien moins serrée que sur les millésimes précédents, déjà accessible. TB+.

Chassagne blanc : assez simple, floral, citronné, pas de gras, peu boisé. B+.

Chassagne Maltroie : bien plus de volume, un peu citron confit, gourmand à l’attaque, belle finale tendue. TB++.

Chassagne blanc 2017 : très noisette, brioche, pas beaucoup de gras, semble déjà bien évolué. B+.

 

 

 

Chandon de Briailles

Savigny Les Lavières : (zéro sulfites en 2021 car « non nécessaire cette année ». 50% grappe entière, moins que les années précédentes donc) Très clair, trouble, marqué pot-pourri, pivoine, très différent des autres, plus floral, c’est joli, un peu plus serré que les autres en finale. TB+.

Pernand Ile des Vergelesses : belle souris en finale. Autant je comprends que ça puisse arriver, autant je ne comprends pas pourquoi le laisser à la dégustation…

Corton Bressandes : souris aussi, mais je ne sais pas si ça vient de ce vin ou si c’est à cause du précédent.

 

 

 

Mugneret-Gibourg

Vosne : couleur plus violacée que la moyenne, beau fruité gourmand, sucré, finale un peu boisée vanillée. B+.

NSG Chaignots : beau fruité, violet, un peu sucré, Elevage mieux intégré, finale épicée plus longue. TB.

Chambolle Feusselottes : très boisé, vanillé, très arrondi, un peu sucré, manque d’acidité. B.

Echezeaux : (15% grappe entière ici, les autres 0%) très différent, un peu plus austère, plus en tension, moins sucré, moins boisé, allonge intéressante en finale. TB+.

 

 

 

Vieux Millésimes

 

domaines familiaux de bourgogne

 

Rousseau - Gevrey Lavaux St Jacques 2017 : un peu compliqué derrière les 2021, ça fait bien sûr moins frais, un peu kirsché, lacté, épicé. B+.

Méo-Camuzet - Vosne 1er cru Les chaumes 2017 MAG : plus coloré, plus gourmand, dans le style assez rond du domaine, facile à boire, pas une grosse longueur. TB.

Roumier - Chambolle Les Cras 2018 : très sombre en couleur, très crème de cassis, confituré. B+.

Grivot - Vosne Beaux Monts 2015 : il combine un fruit noir assez mûr mais sans impression de sucrosité avec une bonne acidité, des épices, de l’allonge, une texture soyeuse. TB++.

Trapet - Chambertin 2019 : très beau sur un joli fruit rouge un peu confituré, type fraise écrasée, mais là aussi un équilibre magistral, beaucoup de longueur, ça finit frais et minéral. TB++.

Faiveley - Corton Clos des Cortons Faiveley 1998 : pour 1998 encore fringant, avec une structure tannique marquée, clairement le style Faiveley à l’ancienne, c’est noble et racé, peut encore vieillir. TB+.

Drouhin - Musigny 2011 MAG : très porté sous-bois, champignon, semble déjà bien évolué, manque un peu de fraîcheur. B+.

De Montille - Pommard Pézerolles 2010 MAG : plus fin, plus fringant que le précédent. TB.

Dujac - Gevrey Combottes 2019 MAG : fruits noirs, épices, comme le Trapet ou le Grivot, pas de sensation de sucre, gros volume, tannins fins, beaucoup d’allonge et de fraîcheur en finale. On termine fort. TB++.

 

25 septembre 2023

Patrick Piuze (Chablis) ****

Québecois d'origine, Patrick Piuze a d'abord travaillé en sommellerie, puis a vinifié en Australie, Af sud, chez Olivier Leflaive, JM Gufens, JM Brocard... avant de s'installer à Chablis en 2008. S'il s'agit sur le papier d'une maison de négoce, en réalité Patrick suit de près le travail à la vigne et réalisé les vendanges. Il met toujours les terroirs en avant, avec un travail sur la tension et la minéralité, utilisant peu de fûts neufs. Ses expériences passées font que ses vins partent majoritairement à l'export où il fait partie des grands noms de l'appellation, mais sont finalement peu médiatisés en France.

 

 

Piuze Patrick, Chablis 1er cru Vaillons Les Minots 2021 : couleur or pâle, nez avec un joli fruité et qui semble gourmand pour un 2021, la bouche combine ce fruité avec beaucoup de minéralité et de tension, c'est long et déjà bien en place, très salivant. Ca commence fort. TB+.

 

Piuze - Bourgogne cotes d'auxerre 2020 : léger, tendu, citronné, élevage cuve, qui sent un peu la réduction sur lies, peu de volume, sur la fraîcheur. B+.

 

23 septembre 2023

Soirée Chablis

Soirées Chablis

carte chablis

La plupart des informations suivantes proviennent de l'excellent site monocépage.com : http://monocepage.com/concept-des-chablis/

 

Située au Nord de la Bourgogne, dans l'Yonne, l'AOC Chablis bénéficie d'un climat très froid et humide. L'AOC Chablis a été aggrandie au fil du temps, jusqu'à atteindre 6800 hectares (103 en Grands crus, 735 en Premiers crus, 4400 en Chablis ! et "seulement" 1550 en Petit chablis).

Chablis est une AOC très "mécanisée", avec un bon espacement entre les rangs (densité à 5 500 pieds/ha minimum), des vignes palissées taillées le plus souvent en guyot double (14 yeux par pieds maximum), des rendements autorisés élevés (60hL/ha en Chablis avec un butoir poussé à 70hL certaines années, 54hL/ha butoir à 64 en Grand cru) et un taux d'alcool minimum autorisé très bas (10° en Chablis, 11° en Grand cru). La chaptalisation y est bien sûr autorisée.

 

Géologie

roche chablis

Deux types de roches composent les sols chablisiens : le calcaire du Barrois de l'ère Portlandienne (en haut) et le fameux calcaire à exogyra virgula "fossiles d'huîtres" de l'ère Kimméridgienne. La première repose sur la seconde en suivant une pente de 2à3%. Si bien qu'au sud de l'AOC on trouve principalement du kimméridgien, au nord de l'AOC du Portlandien. Quant au secteur central (celui des premiers crus et grands crus), la vigne est plantée dans du Portlandien allant de 35cm à 1m environ, avec en-dessous une roche mère kimméridgienne. Or, nous savons aujourd'hui que ce sont bien dans les premières dizaines de centimètres que tout se joue : "Une autre idée reçue doit être mise en perspective : l'origine des nutriments dont le cep a besoin. Dans la roche mère les minéraux ne sont pas immédiatement disponibles pour les racines... Le microbiote et le complexe argilo-humique jouent alors un rôle clé dans le biodisponible de ces éléments pour la plante. Ce dernier est un peu le coffre-fort" (Mille Vignes, Pascaline Lepeltier). Bref, la légende du chablis kimméridgien est en bonne partie usurpée.

 

D'où provient alors ce fameux arôme "coquille d'huître" toujours associé à Chablis ? D'abord, de notre cerveau, car nous avons été conditionné depuis de nombreuses années à appeler un certain arôme "coquille d'huître". Mais conditionné par quoi/qui ? Il faut bien comprendre que sur cette grande AOC, l'INAO a longtemps eu beaucoup de vin à vendre, ce qui était loin d'être évident à une époque où les vins étaient très acides, maigres, en sous-maturité, parfois sans malo... Si le Muscadet avait pour lui la proximité de la mer pour l'accord huître/citron, le Chablis devait trouver une justification pour cet accord facile. Avec ces petits fossiles dans le sous-sol, l'accord sur le "pont aromatique" était une aubaine. Et voilà qu'on forme les futurs vignerons, les sommeliers, les consommateurs... à cette légende pendant que l'on vend sur toutes les tables parisiennes puis du monde entier du Chablis avec les douzaines d'huîtres. Demandez à un Raveneau si ses belles cuvées s'accordent bien avec l'huître ! Sancerre, par exemple, tout aussi kimméridgien n'a pas pu bénéficier de la même "typicité de son AOC" (heureusement, le silex fera bien l'affaire !). Ensuite, comprenons bien aussi que le goût particulier que l'on trouve parfois à Chablis commuément appelé "coquille d'huître" n'est guère étonnant pour un chardonnay sur climat froid, dans un sol calcaire, donc issu de sédiments marins...

Heureusement pour la qualité des vins de Chablis, dans les années 1980, deux domaines précurseurs, Raveneau et Dauvissat, ont eu l'ambition de montrer que de grands vins pouvaient être issus de ces terroirs, à condition de limiter les rendements, de vendanger à la main, de travailler les sols, de rallonger les élevages, de passer les vins en fûts, de faire les malos... Ils sont désormais suivis par une nouvelle génération de vignerons très talentueux.

 

Les expositions

 Ce n'est donc pas vraiment la géologie qui distingue les différentes parcelles du centre du village (attention tout de même aux différences géologiques entre les bas et hauts de coteaux), mais plutôt les expositions. Ce qui ne veut pas dire qu'un climat possède une homogénéité dans son exposition ici (voir le cas de Valmur par exemple). Globalement, la rive droite du Serein est exposée Ouest Sud-Ouest et bénéficie donc du soleil chaleureux du soir, alors que la rive gauche orientée Est Sud-Est bénéficie de la lumière plus fraîche du matin. Les grands crus sont donc en règle générale plus solaires et plus opulents que les premiers crus de la rive gauche. Les vallées possèdent souvent un "adroit" et un "envers", l'envers étant souvent trop dans l'ombre et "déclassé en simple" Chablis.

chablis expositions

 

 

 Soirée n°1

1 Moreau Christian & Fabien, Chablis 1er cru Vaillons 2017 : (assemblage de plusieurs climats du regroupement Vaillons. Elevage cuves et fûts) Couleur or pâle, joli nez, classique, fruits jaunes, notes minérales, floral. Bouche qui combine un léger gras confortable à l'attaque puis s'étire ensuite grâce à une belle acidité sur des des notes d'agrumes, avec une finale assez longue et salivante. On commence très bien. TB.

vaillons et montmains

 

2 Vocoret Yvon & Laurent, Chablis 1er cru Fourchaume 2017 : (élevage cuves. Vignes sur Fourchaume même) Couleur qui tire sur le doré, nez plus mûr que le précédent, presque sur la mangue, la goyave, on sent le terroir plus solaire. La bouche est un peu plus simple avec moins de fond et de longueur. B.

 

3 Grossot Corinne & Jean-Pierre, Chablis 1er cru Mont de Milieu 2017 : (élevage cuves) Couleur or pâle, nez proche du Vaillon de Moreau, fruits jaunes... Bouche plus en tension, un peu moins de gras à l'attaque, semble du coup un peu plus minéral, jolie longueur pour un premier cru. TB.

 

4 Dauvissat Vincent, Chablis 2012 : (élevage fûts) Couleur guère plus évoluée, nez très minéral, la fameuse "coquille d'huître", un peu croûte de fromage, miel. Bouche toute en tension, encore jeune, énergique, pas un gros volume, mais une finale vraiment salivante, qui porte le vin très loin, très digeste et très fraîche, impressionnante pour le niveau d'appellation. Un vin pile à point, pas le plus complexe, mais celui qui offre le plus de plaisir. TB++.

 

5 Raveneau Bernard & Jean-Marie, Chablis 1er cru Butteaux 2016 : (élevage fûts) Couleur un peu plus dorée, nez un peu plus mûr, petite touche d'élevage, plus jeune. Bouche avec plus de volume, léger gras à l'attaque, plus d'opulence, plus de complexité, la trame minérale est bien là dans le fond, beaucoup de longueur, encore un peu trop jeune dans l'idéal, comme souvent avec Raveneau, mais la densité est impressionnante. A peine moins de plasir immédiat que le Dauvissat mais plus de potentiel. TB++.

 

6 Pattes Loup (Thomas Pico), Chablis 1er cru Butteaux Mise Tardive 2018 : (élevage demi-muis puis cuves) couleur plus foncée, qui tire sur le doré, plus trouble aussi. Nez très typé "nature", réduction sur lies, volatile haute, citron confit, poires mûres, notes de malt/whisky. Bouche très énergique pour 2018, avec du volume, des fruits mûrs, du citron confit, portée loin par une volatile élevée. Un style très différent des autres, on adore ou on déteste. TB-.

 

7 Bessin Jean-Claude & Romain, Chablis Grand cru Valmur 2013 : (élevage cuves et fûts. Vignes dans l'envers de Valmur, la partie fraîche) Couleur dorée, nez qui semble bien mûr. La bouche semble un peu alcooleuse, manquant d'acidité. Il semble avoir vieilli un peu vite. Etrange pour cette cuvée sur ce millésime, et pas représentatif de la qualité du domaine. NN

valmur chablis

 

8 Droin Jean-Paul & Benoît, Chablis Grand cru Les Clos 2013 : (élevage cuves et fûts) Couleur encore assez claire pour un 2013, très joli nez, à peine fumé/grillé, miellé, fruité. Bouche qui combine un beau volume et des notes minérales, longue et tendue, où on sent plus la fraîcheur de 2013 que l'opulence des Clos. Très belle bouteille pour finir les blancs. TB+.

 

9 Lavantureux Roland, Bourgogne Epineuil rouge Les Fauconniers 2020 : Couleur rubis, nez sur la framboise et la pivoine à l'ouverture, puis de plus en plus de fumé voire tabac et cendre, de poivre, de notes animales. Bouche plus sur le fruit que le nez, très juteuse, tannins fins, gourmande et très digeste. On termine bien avec ce joli rouge. TB.

Chablis dauvissat raveneau

 

 

Soirée n°2

1 Piuze Patrick, Chablis 1er cru Vaillons Les Minots 2021 : couleur or pâle, nez avec un joli fruité et qui semble gourmand pour un 2021, la bouche combine ce fruité avec beaucoup de minéralité et de tension, c'est long et déjà bien en place, très salivant. Ca commence fort. TB+.

 

2 Domaine de l’Enclos (Romain & Damien Bouchard), Chablis 1er cru Montmains 2017 : Bien plus coloré, nez plus mûr, pommes au four, ananas. La bouche est plus puissante (1,5% de plus), plus opulente, moins de finesse, mais elle garde une bonne acidité. C'est bon, dans un style opposé au précédent. B+.

 

3 Droin Jean-Paul & Benoît, Chablis 1er cru Montée de Tonnerre 2018 : On revient à une couleur plus claire, un nez plus végétal, presque des notes de buis, agrumes, citron. Bouche minérale, avec un beau volume, qui manque un peu d'acidité sur la finale. B.

 

4 Pattes Loup (Thomas Pico), Chablis 1er cru Butteaux Mise Tardive 2018 : couleur plus foncée, qui tire sur le doré, plus trouble aussi. Nez très typé "nature", réduction sur lies, volatile haute, citron confit, poires mûres, notes de malt/whisky. Bouche très énergique pour 2018, avec du volume, des fruits mûrs, du citron confit, portée loin par une volatile élevée. Un style très différent des autres, on adore ou on déteste. TB-.

 

5 Dauvissat Vincent, Chablis 1er cru Vaillons 2014 : couleur dorée, nez très complexe, croûte de fromage à l'ouverture, mousseron, caillou, puis du fruit, presque de l'ananas. Bouche très tendue, sans enrobage, très minérale, salivante, avec une finale qui claque d'une longueur exceptionnelle. TB++.

 

6 Raveneau Bernard & Jean-Marie, Chablis 1er cru Forêt 2014 : couleur assez proche, un nez un peu plus simple, encore sur le fruit, une touche de miel, de beurre, de caillou. Bouche avec plus de rondeur, un peu plus puissante et opulente, un peu d'élevage, mais là aussi beaucoup de longueur, très belle acidité avec du volume autour, à peine moins salivant en finale, on sent qu'il peut encore vieillir très longtemps. TB+.

 

7 Bessin Jean-Claude & Romain, Chablis Grand cru Valmur 2013 : couleur qui tire sur l'ambrée, nez très évolué de fruits très mûrs et presque une petite touche oxydative. C'est beaucoup mieux en bouche où le vin a gardé une bonne acidité. Ca reste nénamoins étrange pour cette cuvée sur ce millésime, et pas représentatif de la qualité du domaine. NN

 

8 William Fèvre, Chablis Grand cru Vaudésir 2008 : couleur bien plus claire que le précédent, nez relativement simple, sur un fruit mûr et miellé. Bouche par contre de grande qualité qui combine volume, tension, pureté, avec une finale très minérale, encore en pleine forme. TB+.

 

9 Lavantureux Roland, Bourgogne Epineuil Les Fauconniers 2020 : Couleur rubis, nez sur la framboise et la pivoine à l'ouverture, puis de plus en plus de fumé, de poivre, de notes animales. Bouche plus sur le fruit que le nez, très juteuse, tannins fins, gourmande et très digeste. Avec l'aération les notes fumées, de tabac voire de cendrier prenent de plus en plus de place. B+.

chablis 2

 

4 septembre 2023

Thomas Boccon (Meursault) ***

Thomas Boccon a commencé à travailler chez Mikulski en 2011. Tout juste la trentaine il crée en parallèle en 2016 son micro-négoce Thomas Boccon, travaillant lui aussi sur la tension avec peu de bois neuf.

 

Thomas Boccon - Bourgogne Côte d'Or chardonnay 2020 : Couleur soutenue, qui tire sur le doré, nez assez mûr avec du miel, de la poire, des fruits exotiques surtout le lendemain, aucune trace d'élevage, ça ne fait pas chardonnay bourguignon, aucun beurré ni grillé. La bouche contraste avec le nez, très énergique, avec une grosse acidité, un gros volume, ça semble un peu dissocié, mieux en place le lendemain, la finale est de bonne longueur mais avec des amers très marqués, pas un gros plaisir. Un vin assez déroutant, qui ne me convainc pas pour une première avec le domaine. A voir si tout se met en place ceci dit, car il y a un gros volume et une belle longueur pour un régional. B.

 

30 août 2023

Simon Colin (Chassagne-Montrachet) ***

Simon Colin est le fils du producteur Philippe Colin. Il se lance en solo en 2017 avec une structure de négoce, puis récupère quelques vignes en propriété à partir de 2021. Le domaine de 9ha est en cours de certification bio. Après un passage chez Etienne Sauzet, Simon Colin est plutôt partisan du "travail sur lies, fûts usagées et doses modérées de soufre" (source RVF)

 

Simon Colin - Bourgogne chardonnay 2021 : Couleur or pâle, nez expressif dès l'ouverture, assez classique, chardonnay légèrement beurré, petite touche grillé, encore un peu d'élevage mais plutôt classieux, à mi-chemin entre réduction et oxygénation, aussi du fruité, du floral, sans notes de sous-maturité. La bouche attaque large et confortable avec un peu d'élevage, beau volume pour un Chardo 21, puis s'étire assez vite sur une belle acidité, un côté plus minéral et citronné, ça finit assez long pour un "régional" et salivant, pas d'élevage ressenti sur la finale. On y retourne facilement avec une impression d'élégance. Très belle entrée de gamme, qui donne envie de voir le reste. TB+.

 

4 août 2023

Domaine Rougeot (Meursault) ****

Domaine de 13ha sur Meursault, Monthelie, St Romain, Volnay et Pommard. Pierre-Henri, le fils de Marc Rougeot, est reveu au domaine il y a une dizaine d'années mais a vraiment pris la main il y a 3-4ans seulement, avec un travail plus pointu à la vigne et en cave. Bio à partir de 2020, en conversion BioD Demeter à partir de 2021. Les rouges et les blancs sont travaillés en grappe entière, pas de bâtonnage ni soutirage sur les blancs. Pierre-Henri goûte les vins régulièrement et ne met du SO2 que s'il le juge nécessaire. D'où les 2 étiquettes différentes : vins avec SO2, vins sans SO2.  En 2021, il a paradoxalement sur cette année difficile réussi à produire 85% sans SO2.

 

 

 

Tout sans SO2 ici 

La Monatine Côte d’Or blanc 2021 : (bas de Meursault) Nez avec un petit côté amandine, gourmand, Bouche qui attaque avec un léger gras, puis finale tendue, salivante et saline, précise, propre, garde un côté gourmand amandine, pointe un peu caramel, sans être très boisée pourtant. TB.

Les Lameroses Bourgogne rouge 2021 : (sur Meursault) frais, floral, petits fruits, un peu serré, austère, très propre, mais un peu froid. B+.

Les Vercherres Passetoutgrains 2022 : très coloré, surtout sur ce 2022, joli fruit, mûr, gourmand, juteux, encore une pointe de gaz, a besoin de finir de se mettre en place, mais un passetoutrains de haut niveau. TB.

Pommard Clos des roses 2021 : très clair, nez expressif, très rose, pivoine, pot pourri, bouche en dentelle, la finesse absolue, le grand pinot, nature, libre mais parfaitement propre. Exceptionnel.

Volnay Santenots 2021 : juste difficile derrière le précédent, un peu plus végétal, fin aussi. TB+.

 

 

 

 Pierre-Henri Rougeot - Pommard Clos des roses 2021 : (sans sulfites ajoutés) Explose de fleurs et de petits fruits rouges, tout en finesse, très élégant, pas un gros volume, mais évident, beaucoup de plaisir. TB++.

 

Bourgogne rouge cote d'or Les Vaux 2020 : goûté à l'ouverture, réduit, un peu végétal, compliqué. B.

 

Bourgogne côte d’or les grandes gouttes 2022 clairement pas propre. Le même version Grandes gouttes sans soufre 2022, bien plus propre, élégant, manque un poil d’intensité mais c’est plutôt bon. MEURSAULTAu Près du ChâteauBlanc2022 et  MEURSAULTSous la VelleBlanc2022 manquent de tension et d’énergie, Meursault sous la Velle sans soufre 2022 est joli, bien maitrisé. MEURSAULT 1ER CRUCharmesBlanc2022 bof. Bourgogne rouge Les Vaux sans soufre 2022 souris. Bref une gamme décevante. Clairement des vins qui ne sont pas faits pour les salons avec la chaleur, les temps d’ouverture, les mises en échantillons juste avant (les derniers ne sont pas encore en bouteille)…., j’avais mieux goûté la gamme dans d’autres contextes. Ce jour-là ce n’était pas en place.

 

1 semaine plus tard

Vaux sans soufre rouge 2022 toujours petite souris. Clos des Roses 2022 avec soufre très fin, très bon. Volnay Santenots 2022 avec soufre un peu trop volatile. Au près du château avec soufre meursault blanc 2022 bof. Meursault sous la velle sans soufre 2022 mis en bouteille 5 jours avant en pleine forme ce jour-là.

 

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