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Mon carnet Vin
21 février 2024

Lucien Muzard (Santenay) ***

 

Fdgv15

Lucien Muzard Santenay 1er cru Maladière 2013 : très toasté, bonne matière derrière mais trop de bois à mon goût. B-.

 

 

Muzard Santenay VV 2018 : beau nez fruité, bouche chaleureuse, trop mûre. B-.

Muzard Santenay VV 2019 : plus clair, plus élégant que 2018, plutôt fin et juteux pour 2019, très gourmand, belle surprise. TB.

Muzard Bourgogne 2020 : un peu d'alcool, encore serré en l'état. B-.

Muzard Maranges 2020 : beau fruité, mûr, juteux, gourmand. TB.

Muzard Complicité Syrah, grenache 2021 : (négoce) très frais, juteux, fruité, rond, pas de tannins, simple, facile à boire. B+.

Muzard Santenay VV 2022 : rond, léger boisé, facile, bien fait.

 

21 février 2024

François Mikulski (Meursault) ****

Domaine réputé pour ses vins très tendus et épurés

 

 

FDGV 2015

Mikulski Meursault 2013 : pas de bois ressenti, frais et citronné, sympa. B+.

 

 

Mikulski – Meursault 1er cru Poruzots 2008 : Couleur or profond, nez sur le miel, le coing, la mirabelle, ne fait pas chardonnay, assez mûr pour le domaine mais très joli. Bouche sans aucun gras, ni beurré, sur les arômes du nez, assez droite, fraîche, bonne acidité, assez longue. TB+.

 

Mikulski, Meursault 1er cru Genèvrières 2018 : couleur or profond, nez de cire, pomme au four, bouche élégante, pas de gras, peu d’alcool, bonne acidité, pas un gros volume, semble être un chenin à l’aveugle, manque juste un peu de longueur. TB.

 

Gds jours

Bourgogne cote d’or 2022, MEURSAULTBlanc2022, MEURSAULT 1ER CRU Le PorusotBlanc2022. Trois vins bien dans le style du domaine, sur la tension, pas du tout de gras, très citronnés, longs, frais, on ne joue pas sur le volume mais il y en a suffisamment à mon goût sur ce millésime. Typiquement le genre de domaine dont le style convient bien au millésime je trouve.

 

18 février 2024

Edouard Confuron **** et Confuron-Gindre *** (Vosne-Romanée)

Le domaine Confuron-Gindre est un historique de Vosne-Romanée, produisant sur 11ha des vins assez simples, dans un style rond, mûr, égrappé avec du bois neuf, sans grande profondeur mais à prix sages. Le fils, Edouard Confuron est appelé à prendre la relève. En attendant, il produit des vins sous son propre nom depuis 2021, en partie avec les vignes familiales, dans un style très différent : grappe entière, infusion, moins de sulfites pendant la vinification, moins de bois neuf. Son premier millésime est très prometteur.

 

 

Edouard Confuron - Bourgogne pinot noir 2021 : couleur claire, nez de noyau de cerise, pivoine, juteux. Bouche aérienne, belle tension derrière, facile et fraîche, bien moins d'élevage que la gamme confuron gindre. TB. Deuxième bouteille idem, très juteux, plein de fruit. TB.

 

Edouard Confuron, Gevrey Les Seuvrées 2021 : couleur claire, nez éclatant de jeune pinot (esprit sur fût), floral, petits fruits rouges, acidulé, jus de fruit, quand même du fond, une allonge minérale, très prometteur. TB+.

 

Edouard Confuron, Vosne-Romanée Hautes Maizières 2021 : couleur sombre pour 2021, un peu de réduction et de gaz au départ, bien mieux après carafage, fruits noirs, ronce, à peine animal. Bouche mûre pour 2021, beau fruité, il y a de l’acidité dans le fond, des tannins encore un peu présents. Il a mis beaucoup de temps à se détendre. Probablement encore un peu jeune. B+.

 

Edouard Confuron, Aux allots 2022 : un style quasi opposé au précédent, un peu de couleur quand même, fruité plus clair et un peu de ronce, végétal, bouche qui n'a pas un gros volume, pas de travail de texture, mais grosse allonge, plus en acidité, avec une finale salivante umami qui donne envie d'y revenir, joli style. TB+.

 

 

Confuron-Gindre (Grands jours 2022)

VOSNE-ROMANÉE 1ER CRU Les Chaumes Rouge 2020 : très marqué cassis, confiture. B-.

VOSNE-ROMANÉE Rouge2020 : noir, serré, confituré. B-.

 

Nuits st Georges 2020 : très café, élevage, sucrosité, sudiste. B-

Bourgogne rouge 2021 : beau jus fruité, tannins fins, du volume en plus. TB.

 

13 février 2024

Domaine Bessin-Tremblay (La Chapelle Vaupelteigne) ****

 

Domaine de 12,3 ha situé à La Chapelle Vaupelteigne, à côté de Chablis. Romain a pris la suite de son père Jean-Claude. Le domaine travaille désormais en partie en biodynamie, avec des élevages plus longs, sur lies.

 

 

Bessin - Chablis 1er cru La Fourchaume 2018 : couleur or pâle, nez de fruits blancs bien mûrs, fleurs blanches, anis, semble sudiste. Bouche solaire, sudiste, manquant de fraîcheur. Le millésime s'annonce très compliqué pour les blancs. B-. Le lendemain le vin semble plus frais, plus ouvert, plus sur les fruits jaunes, bien moins lourd. A regouter dans quelques années maintenant. B+.

 

Bessin - Chablis VV 2019 : plutôt tendu minéral, du fruit, pas trop riche. TB.

 

Bessin Jean-Claude & Romain, Chablis Grand cru Valmur 2013 : (élevage cuves et fûts. Vignes dans l'envers de Valmur, la partie fraîche) Couleur dorée, nez qui semble bien mûr. La bouche semble un peu alcooleuse, manquant d'acidité. Il semble avoir vieilli un peu vite. Etrange pour cette cuvée sur ce millésime, et pas représentatif de la qualité du domaine. NN

 

Valmur 2021 : très belle tension, très classique, très coquille d'huitre, salivant, déjà très bon. TB+.

 

Bessin, Chablis 1er Cru Montmains 2022 : (100% montmains, exposition sud-est, élevage fûts et cuves) un Chablis très légèrement beurré, sur une aromatique classique, dans un style élégant, avec une acidité moyennement élevée sur ce millésime solaire, encore jeune avec un peu d'élevage, globalement placé sur un chardonnay. TB.

 

13 février 2024

La Pierre Ronde - Antoine Lepetit de La Bigne (Beaune) ****

 

La Pierre Ronde - Antoine Lepetit de La Bigne

 

Gds Jours de Bourgogne 2024

BOURGOGNEPinot Noir Jeunes VignesRouge2022 (entre Rully et Mercurey 40% VE, toute la gamme est en négoce) jus de fruit infusé, floral, élégant, nature, précis, gourmand.

 

BOURGOGNE ALIGOTÉJeunes VignesBlanc2022 (sur Puligny, vines de 3ans) assez aromatique, bof. BOURGOGNE ALIGOTÉVieilles VignesBlanc2022 (60ans, sur Ladoix-Corton, 15 mois de foudres et amphores) un aligoté tendu, un peu nature sur une légère réduction sur lies, long et salin, superbe. BOURGOGNE CÔTE D’ORBlanc2022 plus de gras mais ça reste énergique, long, avec beaucoup de classe. LADOIX 1ER CRULes GréchonsBlanc2022 très marqué autolyse, mais combine tension et largeur, avec une forme de « liberté », peu sulfité mais parfaitement propre, précis, finale umami, un des blancs de la journée. A noter un temps d’échange très intéressant sur les mises, l’inertage, l’azote… avec ce vigneron très pointu.

 

La Pierre Ronde (Antoine Lepetit de La Bigne), Bourgogne Aligoté VV 2022 : Robe assez claire aussi, légère réduction sur lies, fruits blancs, notes florales. La bouche combine fruit, fraîcheur, tension et un très léger gras, beaucoup de longueur, salivant. Très bel aligoté. TB+.

 

Bourgogne pinot noir 2023 : (sur Volnay, 25% VE). Couleur rubis, nez très cerise rouge, floral, petite touche ronce/grappe entière. Bouche gourmande, sur le fruit, un peu primeur encore à ce stade, reste frais. TB.

 

Bourgogne cote d'or chardonnay 2023 : joli nez mais bouche qui manque d'acidité, peu de tension.

 

 

Wine Paris 2025

Lepetit de la bigne Meursault perchots 2022 : super équilibre, mûr, du volume, élevage présent mais noble reste tendu et salin, top. Lepetit de La Bigne Pinot noir Amphore 2022 épicé, juteux, frais, très beau niveau.

 

Perchots 2022 : regoûté en bouteille, très fin, tendu, sensation minérale et saline, pas d'excès d'autolyse, déjà très accessible, peu de bois. TB++.

 

21 janvier 2024

Buisson-Charles (Meursault) ***

 

FDGV15

Buisson-Charles Meursault 1er cru Bouches Chères 2013 : nez encore un peu boisé, bouche très grasse, beurrée, bonne acidité, à attendre encore un peu, bon potentiel. TB.

 

 

Gds jours 2024

Buisson-Charles : Pas pu noter le nom des premiers vins, je pense un Bourgogne chardonnay 2022 et un meursault village (Tessons ?)  MEURSAULT 1ER CRULes BouchèresBlanc2022, MEURSAULT 1ER CRUCharmes dessus Blanc2022  une gamme avec de l’acidité, pas trop d’élevage, à peine grillé, très citronné, pas mal faite mais où tout se ressemble un peu et des vins qui semblent un peu trop soufrés, avec des finales qui brulent un peu sur la gencive. Pas de coup de cœur personnellement

 

Bourgogne hautes coutures 2021 blanc : style plutôt tendu et salivant, pas de bois, pas de gras, reste assez simple. B+.

 

5 janvier 2024

Henri Magnien (Gevrey-Chambertin) ****

 

Domaine historique de 6ha, possédant un beau patrimoine de vignes centenaires sur Gevrey, repris en 2009 par le fils Charles Magnien. Les vins ont depuis bien progressé, gagnant en finesse sur les derniers millésimes.

 

 

Henri Magnien, Gevrey 1er cru Estournelles St Jacques 2020 : couleur sombre, nez fruits noirs, sans sucrosité, élevage déjà bien intégré. Bouche avec du volume, égrappé probablement, fruits noirs, encore jeune, bonne acidité dans le fond, assez long, mais clairement à attendre, style assez civilisé, propre tout de même. TB.

 

Henri Magnien, Gevrey VV 2021 : couleur très claire, nez de petits fruits rouges très élégant, pas de sous-maturité, ni d'élevage marqué. Bouche en dentelle, très légère, fraîche, joli fond, noble, un très joli 21, bien géré. TB+.

 

Gevrey VV 2022 : couleur claire, fin et déjà accessible, peu de tannins, sur le fruit, pas trop d'élevage, reste assez simple. TB.

 

Henri Magnien, Aloxe-Corton 1er Cru La coutière 2021 : couleur très claire, un peu tuilée déjà. Joli nez fruits rouges avec des notes d'élevage toasté encore présentes. Bouche suave, en rondeur, avec un beau volume et de la maturité pour 2021, encore un peu boisé toasté et vanillé, à attendre encore un peu, mais il y a du fond, prometteur. Vite identifié en pinot noir. TB-.

 

24 décembre 2023

Ballot-Millot (Meursault) ****

 

Comme dans beaucoup de domaines de Meursault, un style autrefois gras/boisé, en train de s'affiner avec des vins plus tendus sur les derniers millésimes. Des rouges plus infusés que par le passé également.

 

 

Bu à la FDGV 2015 prélevé sur fût

Ballot-Millot Meursault 1er cru Perrières 2015 : pas ultra tendu mais très fruité, gourmand, très bonne matière, moins de pomme et plus d’agrumes que les Perrières de Coche. TB.

 

Bu en 2024 

Meursault Perrières 2014 : nez gras, beurré, encore un peu boisé vanillé, dans le style du domaine, bouche qui a gardé une belle acidité, joli fond derrière l'élevage, commence à bien se goûter. TB+.

 

12 décembre 2023

Domaine Chanterêves (Savigny-les-Beaune) ****

 

Chanterêves - Bourgogne hautes côtes de Beaune "Paris l'hôpital" 2018 : couleur sombre pour un pinot, nez bien réduit à l'ouverture mieux après carafage, toujours un peu animal, fruits noirs, un petit côté colle. Bouche serrée, du volume, concentré, puissant, grosse acidité derrière, pas très élégant. Finale encore trop tannique, à attendre. B-.

 

Chanterêves - Bourgogne Hautes côtes de Beaune rouge "paris l'hopital" 2020 : (au restaurant Table du square) Vin nature, manque un peu de précision, volatile un peu haute, juteux et frais par contre, facile, pas forcément un grand fond derrière, on se demande s'il ne va pas vite partir en souris, finale pas très propre. B.

 

Aligoté 2023 Bas es Ees superbe d’énergie et de profondeur, travaillé en autolyse façon Lalou. Chardo Monts de Fussy 23 un côté ananas, moins d’autolyse, plus simple. Savigny blanc 23 un côté autolyse grillé marqué mais qui manque un peu de nuances pour chipoter par rapport à l’aligoté. Savigny Rouge 2023 superbe jus de fruit très floral, évident.

 

14 novembre 2023

Domaines familiaux de Bourgogne 2023

Domaines familiaux de Bourgogne

 

Dégustation des 2021

 

J’ai pris beaucoup de plaisir sur ces 2021, en blanc comme en rouge, probablement plus que sur les 2019 et les 2020. Un millésime frais, avec des vins très fins, déjà accessibles, plein de fruit, peu colorés, peu concentrés. Très peu d'entre eux étaient en sous-maturité, très peu présentaient un excès d'acidité, les blancs n’étaient pas si tendus que ça (même si bien plus que 2018-2019-2020), Très peu de vins aux tannins trop serrés également, signe que ces vignerons-là ont bien géré et n'ont pas cherché à trop extraire. Par contre quelques boisés un peu moins bien absorbés que les autres années. Pas mal de producteurs qui d'habitude font des vins concentrés ont sorti des "jus de fruits" cette année-là, allant parfois peut-être un peu trop loin. Mais c'était peut-être la meilleure solution ? Parmi ceux-là, seul Dujac a vraiment fait du Dujac avec des vins sérieux, nobles, racés, 80% de grappe entière... il fallait oser, et c'est réussi !

 

Quelques notes par producteur, à prendre avec des pincettes comme toujours car ce sont des conditions de salon…

 

 

 

Raveneau

Chablis Montée de tonnerre : style un peu austère, droit, citronné, très chablisien, pas forcément beaucoup plus tendu que le 2020 l’an dernier. TB.

Chablis Butteaux : plus expressif ce jour-là, plus large, plus « argileux », petite touche de citron confit, beau volume, dans une phase éclatante. TB++.

Chablis Les Clos : il combine la largeur du précédent, avec la finale plus caillouteuse et noble du premier. Boisé déjà intégré, pas spécialement beurré. Confirme que les vins du domaine se goûtent très bien en jeunesse depuis quelques années. TB++.

raveneau

 

 

Rousseau

Gevrey : très clair, rond, facile, manque un peu d’acidité, finale un peu vanillée. B+.

Charmes-Chambertin : très clair, nez un peu plus violette et fruits noirs, un peu lacté aussi. Plus de volume en bouche avec une finale plus épicée et plus longue. TB+.

Chambertin : plus foncé, nez toasté, bouche un peu plus serrée avec une bonne acidité ici, joli fond, à attendre un peu plus. TB+.

rousseau

 

 

Roumier

Chambolle : couleur clair, nez un peu toasté, à peine réduit, bouche ronde, facile, peu tannique pour les vins du domaine, facile à boire. TB.

Morey Bussière : très clair en couleur, fruité un peu plus noir au nez cependant, pas de boisé ressenti, la finale allonge plus, avec une trame épicée, noble, un peu plus de tannins que le précédent (mais beaucoup moins que les 2020). TB+.

Bonnes Mares : très clair, très floral, pas forcément plus de volume mais plus de tension, finale un peu plus serrée et végétale, noble. TB+.

roumier

 

 

Trapet

Gevrey 1859 : (30% VE) Couleur très clair, superbe nez très griotte, noyau, petits fruits rouges, bouche très fine mais avec une belle allonge acidulée. TB+.

Gevrey Aux Combottes : (50% VE) un peu plus serré, pas forcément plus de volume, plus austère. TB.

Chambertin : (60% VE, contre près de 100% les derniers millésimes) pas un gros volume non plus, très clair, tout en finesse et en élégance, avec une belle tension et une sensation minérale en finale. TB++.

 

 

 

Mugnier

Chambolle : le village parfait, clair en couleur, bouche pleine de fruit (plutôt petits fruits rouges), tannins très fins, velours, sans être marqué par l’élevage, il y a quand même un beau volume et de la longueur. TB++.

Chambolle Amoureuses : très proche mais un peu plus de tout, la finesse absolue, de la soie, sans manquer de concentration ni de longueur pour autant. Exceptionnel.

Bonnes Mares : nez un peu poussiéreux, plus austère, pas causant ce jour-là, pas forcément un gros volume. B+.

NSG Maréchale : très différent, plus sombre, avec des tannins un peu plus marqués, une acidité un peu plus élevée aussi, plus pointu, mais noble, avec une superbe longueur. TB++.

mugnier

 

 

Leflaive

Puligny : nez un peu fermé par rapport aux suivants, mais belle bouche, tendue, citronnée. TB.

Puligny Clavoillon : très tendu, pas de gras ni de beurré, travail en autolyse, gros volume pour 2021, sacrée longueur. TB++.

Puligny Pucelles : un peu plus austère, mais une finale qui allonge encore plus, presque tannique, bien dans le style du domaine, et finalement pas si différents des 2020. TB++.

 

 

 

Marquis d’Angerville

Volnay 1er cru : (tout égrappé comme tous les ans. Mitans et Pitures ici) très très clair, très léger, maire, pas de tannins, simple. B.

Volnay 1er cru Taillepieds : très maigre voire un peu diluée, finale un peu plus longue et tendue que le précédent. B+.

Volnay 1er cru Champans : ultra clair et infusé aussi, quand même un peu plus de volume que les précédents, acidité un peu plus élevée qui allonge la finale. TB.

 

 

 

Domaine Dujac

Morey : (80% VE sur les rouges en moyenne cette année, contre 90% l’an dernier, donc presque autant. « Les rafles étaient mûres chez nous, le problème c’est aussi la proportion par rapport au jus. A 80% on ne voyait que des rafles ») Couleur plus marquée que la moyenne comme souvent chez Dujac, fruité plus « noir », notes de ronce, style sérieux, avec beaucoup d’allonge, en tension. Très noble. TB+.

Morey 1er cru : un peu plus sombre, plus serré, beau volume, plus épicé, sérieux, à attendre, mais gros potentiel. Très « Dujac ». TB++.

Clos de la Roche : proche du précédent mais avec encore plus de volume. La grande classe. TB++.

dujac

 

 

Bruno Clair

Marsannay Longeroies : (moyenne 25% grappe entière donc bien oins que les autres années) plus coloré que la moyenne, élevage toasté marqué, finale trop arrondie. B-.

Savigny La Dominode : boisé marqué aussi, finale plus longue, encore un peu serré, à attendre. B.

Bonnes-Mares : là aussi marqué par un boisé vanillé insistant. B.

 

 

 

Jean Grivot

Vosne Bossières : (tout égrappé sur les rouges, comme d’habitude) Clair en couleur, un peu de gaz, léger et fruité, facile. B+.

NSG Boudots : très clair, joli nez fruité, petits fruits rouges, assez rond, mais très gourmand, très différent des autres années. TB+.

Vosne Beaux Monts : semble plus mûr, un peu plus noir, beaucoup plus de volume, belle allonge. TB++.

Clos Vougeot : encore un petit élevage lacté, attaque plus large, mais finale quand même longue et épicée. TB+.

 

 

 

Comtes Lafon

Meursault Clos de la Barre : nez floral, un peu anisé, pas de beurré. Bouche acidulée, pas très épaisse, pas vraiment de gras, assez simple. B+.

Meursault Charmes : on saute un cap, plus gras, plus mûr, plus de volume, très léger beurré, boisé déjà intégré, la finale est plus longue, elle garde une bonne acidité. TB++.

Monthelie Les Duresses : très fin, aérien, subtil, offre beaucoup de plaisir maintenant. TB+.

Volnay Santenots milieu : semble plus chaud, un peu kirsché, un peu serré en finale. B+.

comtes lafon

 

 

 

De Montille

Racines - Santa Barbara pinot noir : clair en couleur, fruité gourmand, sur la fraise, à peine plus de sucrosité que les bourgognes, mais pas plus d’alcool, garde une bonne acidité en finale. TB+.

Pommard Pézerolles : plus clair en couleur que le Santa Barbara cette année, un peu de gaz et de réduction, semble un peu végétal derrière, pas une gros volume, belle acidité. B+.

Volnay Taillepieds : vin en tension, à peine végétal, finale qui allonge beaucoup, à peine serrée, mais noble. TB+.

Racines - Santa barbara chardonnay : floral, léger beurré, pas beaucoup d’alcool, bonne acidité mais un côté un peu trop exubérant. B+.

Chassagne-Montrachet : citronné, tendu, pas de gras, pas un gros volume, assez simple. B+.

Puligny Folatières : bien plus de volume, très tendu, marqué par les lies aussi, peu de gras, finale très longue, très minérale. TB++.

 

  

 

Alex Moreau

Chassagne rouge cardeuse : très beau fruité, fraise, pivoine, très élégant, gourmand, la bouche est bien moins serrée que sur les millésimes précédents, déjà accessible. TB+.

Chassagne blanc : assez simple, floral, citronné, pas de gras, peu boisé. B+.

Chassagne Maltroie : bien plus de volume, un peu citron confit, gourmand à l’attaque, belle finale tendue. TB++.

Chassagne blanc 2017 : très noisette, brioche, pas beaucoup de gras, semble déjà bien évolué. B+.

 

 

 

Chandon de Briailles

Savigny Les Lavières : (zéro sulfites en 2021 car « non nécessaire cette année ». 50% grappe entière, moins que les années précédentes donc) Très clair, trouble, marqué pot-pourri, pivoine, très différent des autres, plus floral, c’est joli, un peu plus serré que les autres en finale. TB+.

Pernand Ile des Vergelesses : belle souris en finale. Autant je comprends que ça puisse arriver, autant je ne comprends pas pourquoi le laisser à la dégustation…

Corton Bressandes : souris aussi, mais je ne sais pas si ça vient de ce vin ou si c’est à cause du précédent.

 

 

 

Mugneret-Gibourg

Vosne : couleur plus violacée que la moyenne, beau fruité gourmand, sucré, finale un peu boisée vanillée. B+.

NSG Chaignots : beau fruité, violet, un peu sucré, Elevage mieux intégré, finale épicée plus longue. TB.

Chambolle Feusselottes : très boisé, vanillé, très arrondi, un peu sucré, manque d’acidité. B.

Echezeaux : (15% grappe entière ici, les autres 0%) très différent, un peu plus austère, plus en tension, moins sucré, moins boisé, allonge intéressante en finale. TB+.

 

 

 

Vieux Millésimes

 

domaines familiaux de bourgogne

 

Rousseau - Gevrey Lavaux St Jacques 2017 : un peu compliqué derrière les 2021, ça fait bien sûr moins frais, un peu kirsché, lacté, épicé. B+.

Méo-Camuzet - Vosne 1er cru Les chaumes 2017 MAG : plus coloré, plus gourmand, dans le style assez rond du domaine, facile à boire, pas une grosse longueur. TB.

Roumier - Chambolle Les Cras 2018 : très sombre en couleur, très crème de cassis, confituré. B+.

Grivot - Vosne Beaux Monts 2015 : il combine un fruit noir assez mûr mais sans impression de sucrosité avec une bonne acidité, des épices, de l’allonge, une texture soyeuse. TB++.

Trapet - Chambertin 2019 : très beau sur un joli fruit rouge un peu confituré, type fraise écrasée, mais là aussi un équilibre magistral, beaucoup de longueur, ça finit frais et minéral. TB++.

Faiveley - Corton Clos des Cortons Faiveley 1998 : pour 1998 encore fringant, avec une structure tannique marquée, clairement le style Faiveley à l’ancienne, c’est noble et racé, peut encore vieillir. TB+.

Drouhin - Musigny 2011 MAG : très porté sous-bois, champignon, semble déjà bien évolué, manque un peu de fraîcheur. B+.

De Montille - Pommard Pézerolles 2010 MAG : plus fin, plus fringant que le précédent. TB.

Dujac - Gevrey Combottes 2019 MAG : fruits noirs, épices, comme le Trapet ou le Grivot, pas de sensation de sucre, gros volume, tannins fins, beaucoup d’allonge et de fraîcheur en finale. On termine fort. TB++.

 

25 septembre 2023

Patrick Piuze (Chablis) ****

Québecois d'origine, Patrick Piuze a d'abord travaillé en sommellerie, puis a vinifié en Australie, Af sud, chez Olivier Leflaive, JM Gufens, JM Brocard... avant de s'installer à Chablis en 2008. S'il s'agit sur le papier d'une maison de négoce, en réalité Patrick suit de près le travail à la vigne et réalisé les vendanges. Il met toujours les terroirs en avant, avec un travail sur la tension et la minéralité, utilisant peu de fûts neufs. Ses expériences passées font que ses vins partent majoritairement à l'export où il fait partie des grands noms de l'appellation, mais sont finalement peu médiatisés en France.

 

 

Piuze Patrick, Chablis 1er cru Vaillons Les Minots 2021 : couleur or pâle, nez avec un joli fruité et qui semble gourmand pour un 2021, la bouche combine ce fruité avec beaucoup de minéralité et de tension, c'est long et déjà bien en place, très salivant. Ca commence fort. TB+.

 

Piuze - Bourgogne cotes d'auxerre 2020 : léger, tendu, citronné, élevage cuve, qui sent un peu la réduction sur lies, peu de volume, sur la fraîcheur. B+.

 

23 septembre 2023

Soirée Chablis

Soirées Chablis

carte chablis

La plupart des informations suivantes proviennent de l'excellent site monocépage.com : http://monocepage.com/concept-des-chablis/

 

Située au Nord de la Bourgogne, dans l'Yonne, l'AOC Chablis bénéficie d'un climat très froid et humide. L'AOC Chablis a été aggrandie au fil du temps, jusqu'à atteindre 6800 hectares (103 en Grands crus, 735 en Premiers crus, 4400 en Chablis ! et "seulement" 1550 en Petit chablis).

Chablis est une AOC très "mécanisée", avec un bon espacement entre les rangs (densité à 5 500 pieds/ha minimum), des vignes palissées taillées le plus souvent en guyot double (14 yeux par pieds maximum), des rendements autorisés élevés (60hL/ha en Chablis avec un butoir poussé à 70hL certaines années, 54hL/ha butoir à 64 en Grand cru) et un taux d'alcool minimum autorisé très bas (10° en Chablis, 11° en Grand cru). La chaptalisation y est bien sûr autorisée.

 

Géologie

roche chablis

Deux types de roches composent les sols chablisiens : le calcaire du Barrois de l'ère Portlandienne (en haut) et le fameux calcaire à exogyra virgula "fossiles d'huîtres" de l'ère Kimméridgienne. La première repose sur la seconde en suivant une pente de 2à3%. Si bien qu'au sud de l'AOC on trouve principalement du kimméridgien, au nord de l'AOC du Portlandien. Quant au secteur central (celui des premiers crus et grands crus), la vigne est plantée dans du Portlandien allant de 35cm à 1m environ, avec en-dessous une roche mère kimméridgienne. Or, nous savons aujourd'hui que ce sont bien dans les premières dizaines de centimètres que tout se joue : "Une autre idée reçue doit être mise en perspective : l'origine des nutriments dont le cep a besoin. Dans la roche mère les minéraux ne sont pas immédiatement disponibles pour les racines... Le microbiote et le complexe argilo-humique jouent alors un rôle clé dans le biodisponible de ces éléments pour la plante. Ce dernier est un peu le coffre-fort" (Mille Vignes, Pascaline Lepeltier). Bref, la légende du chablis kimméridgien est en bonne partie usurpée.

 

D'où provient alors ce fameux arôme "coquille d'huître" toujours associé à Chablis ? D'abord, de notre cerveau, car nous avons été conditionné depuis de nombreuses années à appeler un certain arôme "coquille d'huître". Mais conditionné par quoi/qui ? Il faut bien comprendre que sur cette grande AOC, l'INAO a longtemps eu beaucoup de vin à vendre, ce qui était loin d'être évident à une époque où les vins étaient très acides, maigres, en sous-maturité, parfois sans malo... Si le Muscadet avait pour lui la proximité de la mer pour l'accord huître/citron, le Chablis devait trouver une justification pour cet accord facile. Avec ces petits fossiles dans le sous-sol, l'accord sur le "pont aromatique" était une aubaine. Et voilà qu'on forme les futurs vignerons, les sommeliers, les consommateurs... à cette légende pendant que l'on vend sur toutes les tables parisiennes puis du monde entier du Chablis avec les douzaines d'huîtres. Demandez à un Raveneau si ses belles cuvées s'accordent bien avec l'huître ! Sancerre, par exemple, tout aussi kimméridgien n'a pas pu bénéficier de la même "typicité de son AOC" (heureusement, le silex fera bien l'affaire !). Ensuite, comprenons bien aussi que le goût particulier que l'on trouve parfois à Chablis commuément appelé "coquille d'huître" n'est guère étonnant pour un chardonnay sur climat froid, dans un sol calcaire, donc issu de sédiments marins...

Heureusement pour la qualité des vins de Chablis, dans les années 1980, deux domaines précurseurs, Raveneau et Dauvissat, ont eu l'ambition de montrer que de grands vins pouvaient être issus de ces terroirs, à condition de limiter les rendements, de vendanger à la main, de travailler les sols, de rallonger les élevages, de passer les vins en fûts, de faire les malos... Ils sont désormais suivis par une nouvelle génération de vignerons très talentueux.

 

Les expositions

 Ce n'est donc pas vraiment la géologie qui distingue les différentes parcelles du centre du village (attention tout de même aux différences géologiques entre les bas et hauts de coteaux), mais plutôt les expositions. Ce qui ne veut pas dire qu'un climat possède une homogénéité dans son exposition ici (voir le cas de Valmur par exemple). Globalement, la rive droite du Serein est exposée Ouest Sud-Ouest et bénéficie donc du soleil chaleureux du soir, alors que la rive gauche orientée Est Sud-Est bénéficie de la lumière plus fraîche du matin. Les grands crus sont donc en règle générale plus solaires et plus opulents que les premiers crus de la rive gauche. Les vallées possèdent souvent un "adroit" et un "envers", l'envers étant souvent trop dans l'ombre et "déclassé en simple" Chablis.

chablis expositions

 

 

 Soirée n°1

1 Moreau Christian & Fabien, Chablis 1er cru Vaillons 2017 : (assemblage de plusieurs climats du regroupement Vaillons. Elevage cuves et fûts) Couleur or pâle, joli nez, classique, fruits jaunes, notes minérales, floral. Bouche qui combine un léger gras confortable à l'attaque puis s'étire ensuite grâce à une belle acidité sur des des notes d'agrumes, avec une finale assez longue et salivante. On commence très bien. TB.

vaillons et montmains

 

2 Vocoret Yvon & Laurent, Chablis 1er cru Fourchaume 2017 : (élevage cuves. Vignes sur Fourchaume même) Couleur qui tire sur le doré, nez plus mûr que le précédent, presque sur la mangue, la goyave, on sent le terroir plus solaire. La bouche est un peu plus simple avec moins de fond et de longueur. B.

 

3 Grossot Corinne & Jean-Pierre, Chablis 1er cru Mont de Milieu 2017 : (élevage cuves) Couleur or pâle, nez proche du Vaillon de Moreau, fruits jaunes... Bouche plus en tension, un peu moins de gras à l'attaque, semble du coup un peu plus minéral, jolie longueur pour un premier cru. TB.

 

4 Dauvissat Vincent, Chablis 2012 : (élevage fûts) Couleur guère plus évoluée, nez très minéral, la fameuse "coquille d'huître", un peu croûte de fromage, miel. Bouche toute en tension, encore jeune, énergique, pas un gros volume, mais une finale vraiment salivante, qui porte le vin très loin, très digeste et très fraîche, impressionnante pour le niveau d'appellation. Un vin pile à point, pas le plus complexe, mais celui qui offre le plus de plaisir. TB++.

 

5 Raveneau Bernard & Jean-Marie, Chablis 1er cru Butteaux 2016 : (élevage fûts) Couleur un peu plus dorée, nez un peu plus mûr, petite touche d'élevage, plus jeune. Bouche avec plus de volume, léger gras à l'attaque, plus d'opulence, plus de complexité, la trame minérale est bien là dans le fond, beaucoup de longueur, encore un peu trop jeune dans l'idéal, comme souvent avec Raveneau, mais la densité est impressionnante. A peine moins de plasir immédiat que le Dauvissat mais plus de potentiel. TB++.

 

6 Pattes Loup (Thomas Pico), Chablis 1er cru Butteaux Mise Tardive 2018 : (élevage demi-muis puis cuves) couleur plus foncée, qui tire sur le doré, plus trouble aussi. Nez très typé "nature", réduction sur lies, volatile haute, citron confit, poires mûres, notes de malt/whisky. Bouche très énergique pour 2018, avec du volume, des fruits mûrs, du citron confit, portée loin par une volatile élevée. Un style très différent des autres, on adore ou on déteste. TB-.

 

7 Bessin Jean-Claude & Romain, Chablis Grand cru Valmur 2013 : (élevage cuves et fûts. Vignes dans l'envers de Valmur, la partie fraîche) Couleur dorée, nez qui semble bien mûr. La bouche semble un peu alcooleuse, manquant d'acidité. Il semble avoir vieilli un peu vite. Etrange pour cette cuvée sur ce millésime, et pas représentatif de la qualité du domaine. NN

valmur chablis

 

8 Droin Jean-Paul & Benoît, Chablis Grand cru Les Clos 2013 : (élevage cuves et fûts) Couleur encore assez claire pour un 2013, très joli nez, à peine fumé/grillé, miellé, fruité. Bouche qui combine un beau volume et des notes minérales, longue et tendue, où on sent plus la fraîcheur de 2013 que l'opulence des Clos. Très belle bouteille pour finir les blancs. TB+.

 

9 Lavantureux Roland, Bourgogne Epineuil rouge Les Fauconniers 2020 : Couleur rubis, nez sur la framboise et la pivoine à l'ouverture, puis de plus en plus de fumé voire tabac et cendre, de poivre, de notes animales. Bouche plus sur le fruit que le nez, très juteuse, tannins fins, gourmande et très digeste. On termine bien avec ce joli rouge. TB.

Chablis dauvissat raveneau

 

 

Soirée n°2

1 Piuze Patrick, Chablis 1er cru Vaillons Les Minots 2021 : couleur or pâle, nez avec un joli fruité et qui semble gourmand pour un 2021, la bouche combine ce fruité avec beaucoup de minéralité et de tension, c'est long et déjà bien en place, très salivant. Ca commence fort. TB+.

 

2 Domaine de l’Enclos (Romain & Damien Bouchard), Chablis 1er cru Montmains 2017 : Bien plus coloré, nez plus mûr, pommes au four, ananas. La bouche est plus puissante (1,5% de plus), plus opulente, moins de finesse, mais elle garde une bonne acidité. C'est bon, dans un style opposé au précédent. B+.

 

3 Droin Jean-Paul & Benoît, Chablis 1er cru Montée de Tonnerre 2018 : On revient à une couleur plus claire, un nez plus végétal, presque des notes de buis, agrumes, citron. Bouche minérale, avec un beau volume, qui manque un peu d'acidité sur la finale. B.

 

4 Pattes Loup (Thomas Pico), Chablis 1er cru Butteaux Mise Tardive 2018 : couleur plus foncée, qui tire sur le doré, plus trouble aussi. Nez très typé "nature", réduction sur lies, volatile haute, citron confit, poires mûres, notes de malt/whisky. Bouche très énergique pour 2018, avec du volume, des fruits mûrs, du citron confit, portée loin par une volatile élevée. Un style très différent des autres, on adore ou on déteste. TB-.

 

5 Dauvissat Vincent, Chablis 1er cru Vaillons 2014 : couleur dorée, nez très complexe, croûte de fromage à l'ouverture, mousseron, caillou, puis du fruit, presque de l'ananas. Bouche très tendue, sans enrobage, très minérale, salivante, avec une finale qui claque d'une longueur exceptionnelle. TB++.

 

6 Raveneau Bernard & Jean-Marie, Chablis 1er cru Forêt 2014 : couleur assez proche, un nez un peu plus simple, encore sur le fruit, une touche de miel, de beurre, de caillou. Bouche avec plus de rondeur, un peu plus puissante et opulente, un peu d'élevage, mais là aussi beaucoup de longueur, très belle acidité avec du volume autour, à peine moins salivant en finale, on sent qu'il peut encore vieillir très longtemps. TB+.

 

7 Bessin Jean-Claude & Romain, Chablis Grand cru Valmur 2013 : couleur qui tire sur l'ambrée, nez très évolué de fruits très mûrs et presque une petite touche oxydative. C'est beaucoup mieux en bouche où le vin a gardé une bonne acidité. Ca reste nénamoins étrange pour cette cuvée sur ce millésime, et pas représentatif de la qualité du domaine. NN

 

8 William Fèvre, Chablis Grand cru Vaudésir 2008 : couleur bien plus claire que le précédent, nez relativement simple, sur un fruit mûr et miellé. Bouche par contre de grande qualité qui combine volume, tension, pureté, avec une finale très minérale, encore en pleine forme. TB+.

 

9 Lavantureux Roland, Bourgogne Epineuil Les Fauconniers 2020 : Couleur rubis, nez sur la framboise et la pivoine à l'ouverture, puis de plus en plus de fumé, de poivre, de notes animales. Bouche plus sur le fruit que le nez, très juteuse, tannins fins, gourmande et très digeste. Avec l'aération les notes fumées, de tabac voire de cendrier prenent de plus en plus de place. B+.

chablis 2

 

4 septembre 2023

Thomas Boccon (Meursault) ***

Thomas Boccon a commencé à travailler chez Mikulski en 2011. Tout juste la trentaine il crée en parallèle en 2016 son micro-négoce Thomas Boccon, travaillant lui aussi sur la tension avec peu de bois neuf.

 

Thomas Boccon - Bourgogne Côte d'Or chardonnay 2020 : Couleur soutenue, qui tire sur le doré, nez assez mûr avec du miel, de la poire, des fruits exotiques surtout le lendemain, aucune trace d'élevage, ça ne fait pas chardonnay bourguignon, aucun beurré ni grillé. La bouche contraste avec le nez, très énergique, avec une grosse acidité, un gros volume, ça semble un peu dissocié, mieux en place le lendemain, la finale est de bonne longueur mais avec des amers très marqués, pas un gros plaisir. Un vin assez déroutant, qui ne me convainc pas pour une première avec le domaine. A voir si tout se met en place ceci dit, car il y a un gros volume et une belle longueur pour un régional. B.

 

30 août 2023

Simon Colin (Chassagne-Montrachet) ***

Simon Colin est le fils du producteur Philippe Colin. Il se lance en solo en 2017 avec une structure de négoce, puis récupère quelques vignes en propriété à partir de 2021. Le domaine de 9ha est en cours de certification bio. Après un passage chez Etienne Sauzet, Simon Colin est plutôt partisan du "travail sur lies, fûts usagées et doses modérées de soufre" (source RVF)

 

Simon Colin - Bourgogne chardonnay 2021 : Couleur or pâle, nez expressif dès l'ouverture, assez classique, chardonnay légèrement beurré, petite touche grillé, encore un peu d'élevage mais plutôt classieux, à mi-chemin entre réduction et oxygénation, aussi du fruité, du floral, sans notes de sous-maturité. La bouche attaque large et confortable avec un peu d'élevage, beau volume pour un Chardo 21, puis s'étire assez vite sur une belle acidité, un côté plus minéral et citronné, ça finit assez long pour un "régional" et salivant, pas d'élevage ressenti sur la finale. On y retourne facilement avec une impression d'élégance. Très belle entrée de gamme, qui donne envie de voir le reste. TB+.

 

4 août 2023

Domaine Rougeot (Meursault) ****

Domaine de 13ha sur Meursault, Monthelie, St Romain, Volnay et Pommard. Pierre-Henri, le fils de Marc Rougeot, est reveu au domaine il y a une dizaine d'années mais a vraiment pris la main il y a 3-4ans seulement, avec un travail plus pointu à la vigne et en cave. Bio à partir de 2020, en conversion BioD Demeter à partir de 2021. Les rouges et les blancs sont travaillés en grappe entière, pas de bâtonnage ni soutirage sur les blancs. Pierre-Henri goûte les vins régulièrement et ne met du SO2 que s'il le juge nécessaire. D'où les 2 étiquettes différentes : vins avec SO2, vins sans SO2.  En 2021, il a paradoxalement sur cette année difficile réussi à produire 85% sans SO2.

 

 

 

Tout sans SO2 ici 

La Monatine Côte d’Or blanc 2021 : (bas de Meursault) Nez avec un petit côté amandine, gourmand, Bouche qui attaque avec un léger gras, puis finale tendue, salivante et saline, précise, propre, garde un côté gourmand amandine, pointe un peu caramel, sans être très boisée pourtant. TB.

Les Lameroses Bourgogne rouge 2021 : (sur Meursault) frais, floral, petits fruits, un peu serré, austère, très propre, mais un peu froid. B+.

Les Vercherres Passetoutgrains 2022 : très coloré, surtout sur ce 2022, joli fruit, mûr, gourmand, juteux, encore une pointe de gaz, a besoin de finir de se mettre en place, mais un passetoutrains de haut niveau. TB.

Pommard Clos des roses 2021 : très clair, nez expressif, très rose, pivoine, pot pourri, bouche en dentelle, la finesse absolue, le grand pinot, nature, libre mais parfaitement propre. Exceptionnel.

Volnay Santenots 2021 : juste difficile derrière le précédent, un peu plus végétal, fin aussi. TB+.

 

 

 

 Pierre-Henri Rougeot - Pommard Clos des roses 2021 : (sans sulfites ajoutés) Explose de fleurs et de petits fruits rouges, tout en finesse, très élégant, pas un gros volume, mais évident, beaucoup de plaisir. TB++.

 

Bourgogne rouge cote d'or Les Vaux 2020 : goûté à l'ouverture, réduit, un peu végétal, compliqué. B.

 

Bourgogne côte d’or les grandes gouttes 2022 clairement pas propre. Le même version Grandes gouttes sans soufre 2022, bien plus propre, élégant, manque un poil d’intensité mais c’est plutôt bon. MEURSAULTAu Près du ChâteauBlanc2022 et  MEURSAULTSous la VelleBlanc2022 manquent de tension et d’énergie, Meursault sous la Velle sans soufre 2022 est joli, bien maitrisé. MEURSAULT 1ER CRUCharmesBlanc2022 bof. Bourgogne rouge Les Vaux sans soufre 2022 souris. Bref une gamme décevante. Clairement des vins qui ne sont pas faits pour les salons avec la chaleur, les temps d’ouverture, les mises en échantillons juste avant (les derniers ne sont pas encore en bouteille)…., j’avais mieux goûté la gamme dans d’autres contextes. Ce jour-là ce n’était pas en place.

 

1 semaine plus tard

Vaux sans soufre rouge 2022 toujours petite souris. Clos des Roses 2022 avec soufre très fin, très bon. Volnay Santenots 2022 avec soufre un peu trop volatile. Au près du château avec soufre meursault blanc 2022 bof. Meursault sous la velle sans soufre 2022 mis en bouteille 5 jours avant en pleine forme ce jour-là.

 

25 mai 2023

Arnaud Baillot (Beaune) ***

Domaine créé en 2017 par Arnaud Baillot et Laure Van Canneyt, avec environ 7ha (une partie rachetée à Rossignol-Changarnier avec Thibault Clerget) + du négoce. Depuis 2023 le domaine a déménagé son chai dans la zone des Cerisières à Beaune pour plus de confort.

 

 

Arnaud-Baillot - Vosne-Romanée 2021 : Couleur rubis claire, nez très expressif, fruitée, framboise, ceris, petits fruits rouges, floral, simple mais très élégant. La bouche présente une petite pointe de gaz à l'ouverture, on retrouve les arômes du nez, légère (12,5% d'alcool), pleine de fruits frais et croquants, pas forcément une grosse acidité pour 2021, un jus de fruit assez simple mais évident, peu de tannins, pas un gros volume, pas forcément un gros potentiel de garde, semble déjà prêt à boire et offre beaucoup de plaisir, peut-être un peu lisse sur la finale (un peu de sucrosité de l'élevage) et pas très long, mais c'est bon. TB.

Comme beaucoup de 2021 de super jus de fruits à boire jeune, avec lesquels on va se régaler. Par contre à ces prix-là (75€ env.) le rapport q/p n'est clairement pas bon, sans surprise pour une appellation devenue aussi prestigieuse.

 

 

Arnaud Baillot, Pernand-Vergelesses rouge A ma fille Mahaut 2022 : Couleur très claire, nez de petits fruits rouges, pivoine. Bouche légère, peu d’alcool, peu de tannins, pas un gros volume, jus de fruit acidulé très frais, qui glisse tout seul. Il ressemble plus à un 2021 qu’à un 2022 finalement. TB.

 

 Arnaud Baillot, Echezeaux Grand Cru 2021 : couleur claire, un nez grillé, torréfié, avec de la réduction et encore pas mal d’élevage. C’est un peu mieux en bouche, mais elle semble assez mûre pour 2021, encore de l’élevage grillé, beau volume et tannins soyeux, mais clairement trop jeune et dans une phase compliquée. B-.

 

19 mars 2023

Soirées Gevrey-Chambertin

 2 soirées Gevrey-Chambertin

 

Edouard Confuron, Gevrey Les Seuvrées 2021 : couleur claire, nez éclatant de jeune pinot (esprit sur fût), floral, petits fruits rouges, acidulé, jus de fruit, quand même du fond, une allonge minérale, très prometteur. TB+.

 

Duroché,  Gevrey 1er cru Lavaux St Jacques 2018 : couleur claire, nez un peu évolué à l'ouverture de la bouteille, le soir étonnamment réduit, animal, Mieux en bouche, juteuse, toute en allonge, pure, acidulée, longue, prometteur, mais à attendre (et carafer). Probablement pas sous son meilleur jour ce soir-là. TB.

 

Duroché, Gevrey Le Clos 2018 : même chose que Lavaux, encore plus de gaz à l'ouverture, gros carafage. Du fond, esprit nature. A attendre. TB.

 

lavaut st jacques duroché

 

Claude Dugat, Gevrey-Chambertin La Marie 2019 : couleur assez sombre, nez fruits noirs, cassis, cuir, bouche avec un beau volume, du fond, tannins encore un peu présents, jeune, style taillé pour la garde, bon potentiel. TB.

 

Claude Dugat, Gevrey-Chambertin 2019 : nez assez cassis, mûre et vanillé, bouche ronde, facile. TB-.

 

Henri Magnien, Gevrey 1er cru Estournelles St Jacques 2020 : couleur sombre, nez fruits noirs, sans sucrosité, élevage déjà bien intégré. Bouche avec du volume, égrappé probablement, fruits noirs, encore jeune, bonne acidité dans le fond, assez long, mais clairement à attendre, style assez civilisé, propre tout de même. TB.

 

JL Trapet, Gevrey-Chambertin Ostrea 2019 : (En Dérée, Champerrier…) Clair en couleur, nez éclatant de fruits rouges et pivoine, bouche en dentelle, fraîche, peu tannique, en allonge, longue, pure. TB++.

 

René Bouvier, Gevrey Racines du Temps 2018 (Pince-Vin et Le Créot) : toujours dans le nouveau style du domaine, très grappe entière, un peu de couleur, tannins très fins, juteux, éclatant, épicé, ronce, infusé, long. TB++.

 

René Bouvier, Gevrey 1er cru Combe aux moines 2018 : aromatique proche, très grappe, ronce, épices, bouche avec plus de volume, plus de mâche, plus de tension, moins de sucrosité aussi, à attendre un peu, mais quelle classe déjà. TB++.

 

Berthaut-Gerbet, Gevrey 1er cru Cazetiers 2018 : couleur sombre, style du domaine identifiable, MPF, fruits noirs, gourmand, un peu d'élevage, bouche en rondeur, suave. TB.

 

Ponsot, Gevrey-Chambertin Cuvée de l’abeille 2007 : (les epointures) Couleur presque marron clair, nez giboyeux, cuir, kirsch. Bouche toute en tension, pas gros volume, mais surtout marquée viande fumée, salée, plus jeune que le nez, énergique, très longue, acidulée et salée en finale, fait claquer le palais. TB++.

 

Lucien Boillot, Gevrey-Chambertin 1er cru Les Corbeaux 2013 : encore assez jeune, nez marqué orangette, pinot légèrement épicé, tannins fins pour le domaine, mais pas grand fond, court, simple. B.

 

François Feuillet, Charmes-Chambertin Grand cru 2017 : couleur sombre, nez fruits noirs, épices, grappe entière, encore un peu d'élevage, bouche mûre, concentrée, puissante, encore jeune, tannins lisses, un peu vanillée, longue, mais à attendre encore. TB.

 

Jérôme Castagnier, Chambertin Clos de Bèze Grand Cru 2012 : nez classique de pinot évolué, sous-bois, noyau de cerise, bouche avec un beau volume mais peu de fond, une finale de longueur moyenne. B+.

 

Dugat-Py, Gevrey Coeur de Roy 2002 : couleur sombre, trouble, un peu évoluée, nez fruits noirs, cuir, sous-bois, noble, racé. Bouche encore jeune, avec de l'énergie, des tannins encore présents, jeune, tendue, racée. TB+.

 

28 novembre 2022

Soirées Chambolle-Musigny

Les Chambolle de la combe

Ponsot, Chambolle-Musigny cuvée des cigales 2012 les herbues : (dernier mill. en 2015. élevage de 17mois en fûts de 15ans minimum, 100% égrappé) Couleur très claire, nez encore jeune, sur des fruits rouges frais, cerise rouge et notes florales, très délicat. Bouche pure, peu de volume, toute en tension, avec des tannins un peu serrés en finale mais qui donne de l'allonge, beaucoup de jeunesse et de fraîcheur pour 2012, dans un style trop austère pour certains. L'anti-rondeur d'un mortet par exemple. TB+.

Berthaut-Gerbet, Chambolle-Musigny 1er cru Les Plantes 2018 : (10% VE environ, MPF, élevage court, 40% bois neuf) Couleur sombre et un peu violine, nez classique du domaine sur ce fruit croquant assez mûr, limite bonbon sans aller trop loin, violette. Bouche ronde, facile, peu de tannins, pleine de fruits croquants tout en ardant de la fraîcheur, élevage bien intégré, et assez long. TB+.

Denis Mortet, Chambolle-Musigny 1er cru Les Beaux bruns 2018 : (un peu de VE. élevage 18mois 60% fûts neufs) Couleur sombre, nez sur les fruits noirs, encore quelques notes d'élevage café. Bouche avec une très belle texture, soyeuse, toute en rondeur, un peu de sucrosité, des fruits noirs, quand même une bonne acidité derrière. Aromatique encore dominée par l'élevage, mais joli fond, à attendre selon moi, même si tout le monde a adoré autour de la table. TB.

René Bouvier, Chambolle-Musigny VV 2019 fremières herbues et autres : (60% VE, 18mois 20% futs neufs) Couleur assez foncée pour bouvier 2019, nez de pinot grappe entière infusé, très pur, pot pourri, floral, éclatant. Bouche dans le nouveau style Bouvier, plein de fruit, de finesse, de pureté, très délicat, frais, végétal noble en finale. TB++.

René Bouvier, Chambolle-Musigny VV 2020 : couleur assez sombre pour le domaine, nez éclatant plein de fruits sauvages et de pivoine, marqué grappe entière, bouche avec de la finesse, fruité pur, belle acidité, très frais pour 2020, sans sucrosité, déjà délicieux, avec un beau potentiel de garde. TB++.

F. Gerbet, Chambolle 1er cru les Plantes 2012 : couleur claire, nez de petits fruits rouges, épices, sureau, orangette, cuir. Bouche un peu maigre, fraîche mais légèrement dissociée, avec des tannins un peu secs en finale, manque un peu de matière probablement. B+.

CHAMBOLLE MUSIGNY

 

 

 

Les Chambolle hors de la combe

Lignier-Michelot, Chambolle-Musigny VV 2016 les drazey et les gammaires : (70% VE environ 15% bois neuf. Elevages d'1an + 4 mois de cuves) Couleur sombre, nez cuir, véétal noble, fruits noirs. Bouche puissante, joli jus, un peu austère, fraîche, épaisse pour un village, plutôt taillé pour la garde avec joli fond et de la longueur. TB+.

Geantet-Pansiot, Chambolle-Musigny 1er cru Les Baudes 2013 : (MPF de 10jours, 30% fût neuf, egrappé) Nez qui semble fatigué, un peu brouillon, pareil sur l'attaque en bouche, avec une finale par contre un peu dure. Vin trop extrait, trop travaillé?, peu de plaisir ce soir-là. Il se goûtait mieux il y a un an ceci-dit. B-.

Méo-Camuzet F&S, Chambolle-Musigny 1er cru Les Cras 2011 : (négoce, égrappé, 50% fûts neufs) Couleur sombre, nez un peu fermé, bouche entre deux âges, ni très fruitée ni encore évoluée, simple, par contre bel équilibre avec de la matire du soyeux de la fraîcheur... mais pas un plaisir fou. TB.

Moine-Hudelot, Bonnes-Mares 2006 : (vendu en 2008 à Pousse d’or en grande partie) Couleur très évoluée, nez de veux pinot sous-bois, humus, cerises à l'eau-de-vie. Bouche encore bien là avec une aromatique évoluée, mais de la puissance, un côté terreux, encore un peu tannique, assez long. Assez classique du terroir des bonnes-mares, mais manque un peu de subtilité pour être grand. TB+.

Arlaud, Chambolle 1er cru les sentiers 2019 : Couleur sombre, très beau nez très pur (peu de sulfites ?) assez différent des autres hormis Bouvier, avec pas mal de fruits noirs, de grappe entière, de ronce, sauvage. Bouche avec beaucoup de fraîcheur, de profondeur, aux tannins déjà fins, offre beaucoup de plaisir sur le fruit, avec un joli style, et beau potentiel. TB++.

G. Barthod, Chambolle 1er cru Les Véroilles 2014 : Couleur rouillée, nez assez évoluée de kirsch, sous-bois... Bouche par contre qui semble encore jeune, cuir, animal, tannins durs, austère, bien dans le style Véroilles, compliquée en l'état, complexe, mais offrant peu de plaisir. B+.

 

Bonus :

René Muré, Clos St Landelain pinot noir 2013 : très clair en couleur, nez marqué par des notes de viande fumée, de l'anchois, de la confiture de fraise, il sent la grappe entière, assez sauvage et solaire. Bouche à la fois pas trop haute en alcool et bonne acidité donc très digeste combiné à une aromatique solaire, épicée, anchois, fruits rouges sucrés, salée, pas un très gros volume mais une finale longue, salivante, sur la tapenade. Rappelle les pinots de Franz Keller par exemple. TB++.

 

Cloudy Bay, Te Wahi pinot noir central otago 2010 : (capsule vis) Couleur sombre, encore jeune, nez très puissant, fruits noirs, lardé, fumé, épices, plus solaire, tire sur une syrah. Bouche avec du fruit, toujours lardée, fumé, pas si haute que ça en alcool (13,5 environ) avec une belle acidité derrière, ça reste frais, appelle la table, à mi chemin entre pinot et une belle côte-rôtie, très long, un peu salée-viandée sur la finale, finalement assez digeste avec encore une bonne structure tannique, peut vieillir encore, belle surprise. TB+.

 

14 novembre 2022

Domaines familiaux de Bourgogne 2022

Domaines familiaux de Bourgogne

Dégustation des 2020 

a DOMAINES FAMLIAUX

 

Un millésime que l’on commence à connaitre : le dernier de la trilogie caniculaire 2018-2019-2020 avec sur certains secteurs/vignerons des acidités un peu plus hautes que sur les deux millésimes précédents mais à d’autres endroits un profil encore plus mûr et extrême. C’était surtout l’occasion de goûter les grands noms dans la même journée et de voir comment chacun a pu gérer ces fortes chaleurs. Sans surprise, il y a eu du très bon mais aussi des vins trop confits, avec quelques différences par rapport aux 2019 de l’an dernier. Les secteurs frais s’en sortent mieux bien sûr, certains styles de vinification aussi (vendange entière ? autolyse ?).

Voici quelques notes à prendre avec des pincettes. Des collègues qui n’ont pas dégusté dans le même ordre n’ont pas eu exactement les mêmes ressentis (surtout sur Rousseau-Roumier). Et pour avoir fait l’expérience sur un Cailleret en fin de bouteille vs un début de bouteille peut-être pas tout à fait à même température, le vin n’avait rien à voir…Comme sur tous les salons.

 

 

Raveneau

Chablis Butteaux : le nez présente un léger beurré, fruits jaunes. La bouche combine gras, fruit avec une très belle tension, de la gourmandise, se goûte très bien en l’état. TB+.

Chablis Montée de tonnerre : style plus austère, plus coquille d’huître et citron, tendu, très belle acidité et longueur pour 2020. TB+.

Chablis Les Clos : un peu plus fermé, plus puissant, plus de volume, a clairement besoin de temps, mais le millésime semble là aussi parfaitement géré. TB.

 

Rousseau

Gevrey : (egrappé, pas de bois neuf sur cette cuvée) coloré, encore un peu violet, style très gourmand, sucré, rond, trop confituré pour moi. Décevant après le 2019 de l’an dernier qui était grandiose. B.

Clos de la Roche : là aussi fruit mûr, très confit, attaque avec un peu plus de peps mais la finale est sucrée. On regarde la bouteille : 15% sur l’étiquette, c’est ce qu’on pressentait en goûtant. Ceci-dit il faut être prudent, nous n’avons pas regardé les taux d’alcool ailleurs, c’était peut-être pareil… B.

Chambertin clos de Bèze : (14,5% indiqué ici) plus noir, élevage encore un peu marqué, semble moins confit mais ce n’est clairement pas ça. Une déception. Difficile à comprendre, car nous avions eu l’impression inverse l’an dernier sur Roumier-Rousseau. Pas mal de collègue semblent les avoir mieux goûté que nous. B+.

ROUSSEAU

 

 

Roumier

Morey Bussière : couleur assez claire pour un Roumier 2020, nez de fruits rouges à peine sucré, floral. Bouche avec un très beau fruité, pure, fraîche, pas de sucrosité cette année, la finale par contre est bien serrée en l’état, mais très noble. Je retrouve la classe et le sérieux que j’aime chez Roumier. TB+.

Chambolle : très clair pour Roumier aussi, petits fruits rouges, moins de volume, plus d’allonge, tannins serrés aussi, pas de travail de texture ici, mais impression minérale. Comme tout Roumier, il faudra 10ans minimum mais très prometteur. TB+

Bonnes Mares : même trame, un peu plus mûr, et un peu plus coloré, tannins un peu plus gras, texture plus enveloppante, moins serré, presque plus accessible. TB++.

ROUMIER

 

Trapet

Gevrey 1859 : (100% VE) couleur assez sombre un peu violette, aromatique plutôt fruits noirs mais belle acidité, pas de sucrosité ici. Assez long, à peine serré en finale. Fait 2020 mais bien géré. TB+

Latricières Chambertin : (rarement servi jeune car terroir froid et austère, mais sur ce millésime il se présente bien jeune) Bien plus clair en couleur, aromatique fruits rouges et pivoine, végétal noble. Peu de volume mais beaucoup de tension et de noblesse, tannins très fins, tout en allonge minéral. J’aime beaucoup ce style, qui me rappelle un peu les Trapet d’avant en moins austère peut-être, après 2-3 millésimes un peu plus en rondeur. TB++.

Chambertin : style proche du précédent, clair en couleur, sur la tension, avec une acidité haute, des tannins à peine plus marqués mais déjà du plaisir en l’état, et quelle fraîcheur pour 2020. TB++.

 

 

Mugnier

Chambolle : assez coloré, aromatique fruit noirs cassis, pointe de végétal derrière, reste frais en finale, pas très long. TB.

Chambolle Fuées : plus clair en couleur, nez le plus floral, le plus évident du salon, avec une bouche qui combine fraîcheur, soyeux de texture, noblesse, longueur… Equilibre parfait. Déjà excellent en l’état. Exceptionnel.

NSG Maréchale : très noir, très mûr, pas forcément très sucré, mais aromatique trop mûre, difficile ce jour-là alors que l’an dernier c’était presque le plus frais du domaine. B+.

Musigny 2015 : style sur la finesse pour un Musigny 2015, peu de tannins, pas un gros volume, pas simple à goûter au milieu des 2020, fruit plus cuit, plus évolué, surtout un peu fermé en l’état, pas très causant, semble assez long cependant et bien équilibré, à regoûter dans quelques années. TB++.

 

 

Leflaive

Puligny : comme l’an passé on sent un peu de soufre mais quand même beaucoup moins que sur la période 2015-2017, élevage en autolyse marqué mais maitrisé, un peu de gourmandise avec des notes de citron confit, pas de beurré, finale salivante. Beau village. TB+.

Puligny Clavoillon : très tendu, travaillé en autolyse, grillé des lies marqué mais avec beaucoup de fond minéral, grosse longueur, énergique, frais, finale caillou très salivante. Excellent. TB++.

Puligny Pucelles : un peu plus fermé, plus de puissance, à attendre, mais bien géré là aussi. TB+.

LEFLAIVE

  

Marquis d’Angerville

Bourgogne rouge : (tout égrappé sur la gamme) vignes sur le bas de Volnay, très frais, croquant, acidulé, à peine serré en finale. Belle entrée de gamme. TB.

Volnay 1er cru Taillepieds : assez coloré, attaque fruits noirs un peu confits mais la finale reste fraîche et digeste, tannins soyeux. TB.

Volnay 1er cru Champans : plus de puissance, surtout plus de fond minéral, plus noble, plus long. TB+.

Volnay 1er cru clos des ducs : encore plus puissant, rustique, serré, à attendre longtemps. TB.

 

Domaine Dujac

Morey : (90% VE sur les rouges) assez clair pour Dujac, sur la finesse, pas un gros volume, mais une belle fraîcheur, fruit pur, pas très tannique pour Dujac, plutôt évident, un peu simple peut-être, mais un bon village. TB.

Clos de la Roche : plus coloré, plus épicé, un peu plus de volume, mais pas construit sur la texture, plutôt en allonge et en fraîcheur, noble. TB++.

Vosne Malconsorts : peut-être un peu moins de volume, plus de tension et de longueur, beaucoup de fond, la grande classe là aussi, à l’équilibre parfait. TB++.

Puligny 1er cru Folatieres : assez simple, pas du tout de gras, mais pas non plus une grande tension, une certaine finesse et de l’élégance, mais ça manque d’énergie à mon goût. B.

 

 

Domaine Henri Gouges

Hautes Côtes dames huguettes : coloré, aromatique assez mûre mais acidité haute, pas trop sucrée, un peu serrée en finale mais une belle allonge. TB.

Nuits St Georges : proche, mais avec une pointe végétale en plus. TB.

NSG Pruliers : semble un peu plus confit, avec une finale encore serrée. B+.

 

Jean Grivot

Vosne Bossières : (tout égrappé sur les rouges) fait assez léger, rond, sucré, simple. B.

NSG Boudots : pas très coloré, là aussi rond, confit, un peu plus de fond et de longueur quand même. B.

Vosne Beaux Monts : nez plus floral, plus noble, très rond et facile, mais un peu plus de charme, peut-être moins de sucrosité sur la finale. B+.

Clos Vougeot : plus noir, plus marqué cuir/animal, plus puissant, mais aussi plus énergique, plus long. TB+.

 

 

Comtes Lafon

Meursault Clos de la Barre : pas très beurré ni très gras, on sent que l’on a voulu éviter de pousser l’élevage et le bâtonnage mais reste assez mou. B.

Meursault Charmes : sans avoir une grosse acidité c’est déjà un gros cran au-dessus cette année aussi, à peine plus d’élevage mais déjà bien intégré, on sent une belle longueur et une finale salivante. TB+.

Monthelie Les Duresses : très bonbon, rond, gourmand, un peu sucré, assez court. B+.

Volnay Santenots milieu : assez sucré, gourmand et facile, un peu trop arrondi. Petite déception cette année sur les rouges du domaine que j’avais adorés lors des 2 dernières éditions. B+.

 

De Montille

Racines - Santa Barbara pinot noir Rinconada 2019 : (2/3 VE) très clair en couleur, très beau nez petits fruits rouges, pivoine. Bouche très fine élégante, pointe de sucrosité en finale sans aller trop loin. TB+.

Beaune Les Sizies : (50% VE) plus foncé, un peu de gaz encore, style sur la tension, frais, peu épais, finale serrée, fraîche, à attendre. TB.

Volnay Taillepieds : très clair, tout en finesse, pas un gros volume, petits fruits rouges acidulés, très frais, surtout une finale portée très loin, avec un fond minéral bien présent. Très belle bouteille, déjà accessible. TB++.

Racines - Santa barbara Bentrock chardonnay 2020 : nez exubérant, fruité, élevage grillé/soufré marqué, bonne acidité en bouche ceci-dit. B+.

Saint Aubin Remilly : plus discret, plus citrique, plus frais, mais la finale manque un peu de tension pour le domaine. B+.

Puligny Le Cailleret : fin de bouteille, marqué par l’élevage en autolyse, mais aussi du fruit derrière, bouche très tendue, pas de gras ni de beurré ici, très minéral, salivant, finale sur le caillou portée très loin. TB++.

 

 

Bernard Moreau

Chassagne blanc : style plutôt grillé/lies, peu de gras pour Moreau, un côté fruité, poire, simple, pas une grosse acidité, un peu court, facile. B+.

Chassagne Maltroie : plus de gras, léger beurré, toujours un côté lies aussi, presque tannique, bien équilibré, avec une belle acidité. TB+.

Chassagne VV rouge : (30% VE) beau fruité croquant, juteux, un peu de sucrosité mais pas trop, finale encore serrée, à attendre. TB.

Chassagne cardeuse : très serré en l’état, puissant, à attendre longtemps, un peu riche. B+.

 

Pierre Morey

Aligoté : très marqué poire, fruits du verger, simple, pas une grosse tension cette année. B-.

Meursault Tessons : un peu de gras, légèrement beurré pour du Morey, moins austère que par le passé, presque gourmand, pas une grosse longueur, mais un plaisir immédiat qui est là. TB.

Meursault rouge Les Durots : nez sur la violette et les fruits noirs, encore un côté primeur, bouche à l’attaque très croquante, juteuse, un peu de sucrosité, à peine serré en finale. TB.

 

Mugneret-Gibourg

Vosne : rond, gourmand, sucré, un peu d’élevage, fruits noirs, caramel, finale arrondie. B-.

NSG Chaignots : là aussi semble très sucré, confit, tannins un peu plus fermes en finale qui font presque du bien.

Chambolle Feusselottes : très rond et très sucré, belle texture ceci-dit. B-.

Echezeaux : un peu d’élevage toasté, plus de fond et de longueur que les précédents, plus serré, à attendre, finale épicée, plus prometteur. B+.

 

 

Vieux Millésimes

TABLE

Rousseau - Gevrey Cazetiers 2016 : fin, texture soyeuse, aromatique un peu kirsché évoluée par rapport aux 2020 mais tout en gardant de la fraîcheur, beaucoup de fruit, rien ne dépasse, évident. TB++.

Roumier - Chambolle Les Cras 2019 : je retrouve la même impression que sur les 2019 l’an passé, contrairement aux 2020 le fruité est ici un peu trop confit, de la sucrosité. La texture est belle mais ça manque d’acidité à mon goût pour équilibrer le tout. B+.

Trapet - Chambertin 2005 : couleur clair et début d’évolution, nez très « tomate confite », fruits rouges, style sangiovese. Bouche avec un côté kirsché, pas très épais mais sur la tension, viande fumé, tomate, fruits rouges mûrs, me rappelle clairement la toscane. J’aime beaucoup ce style. TB++.

Drouhin - Musigny 2009 MAG : le vin semble un peu fatigué, fruits cuits, sans grand volume. B.

Dujac - Gevrey Combottes 2018 MAG : assez coloré, nez fruits noirs, épices, c’est surtout en bouche que la différence se fait avec une très grosse énergie, attaque vive, puis du volume, une acidité haute, des tannins présents mais gras et une finale très longue, fraîche, épicée, salivante. Excpetionnel.

Mugneret-Gibourg - NSG Chaignots 2018 MAG : un peu moins confit que les 2020 maison garde ce style assez rond, facile, légèrement sucré. B+.

Raveneau - Chablis Butteaux 2014 MAG : très coquille d’huître, tendu, citronné, long, salivant, très Chablis, pas surprenant, mais excellent. TB++.

Comtes Lafon - Meursault clos de la barre 2014 MAG : style à la fois gras beurré sans aller trop loin et une belle tension derrière, du volume, reste frais, un vrai Comtes Lafon, excellent. TB++.

De Montille - Meursault Perrières 2018 MAG : très clair, tout en tension, un côté lies, presque tannique, citronné, très long. TB++.

 

13 octobre 2022

Paul Pillot (Chassagne-Montrachet) *****

Domaine de 13 hectares (9 de blancs, 4 de rouges) géré désormais par le fils Thierry Pillot et sa femme Chrystelle Pllot-Mortet. Le style a bien changé en quelques années : les vins se sont affinés et nettement améliorés. Proche du bio sans être certifié, Thierry Pillot privilégie des élevages longs avec peu de bois neufs (10% maximum), sans bâtonnages. Les vins sont très tendus, énergiques, avec des notes de réduction bourguignonne (autolyse), d'une gande pureté, en blanc comme en rouge. L'avenir de Chassagne est ici.

 

 

Thierry Pillot (domaine Paul Pillot) - Visite au domaine

Vins vendangés tôt. Gros travail à la vigne, vignes tressées, hautes. Elevages en fûts de 350 et 500 L très peu de bois neuf (les quelques fûts neufs sont pour les « entrées de gamme » pour « faire » les fûts, jamais sur les belles cuvées. Pas de débourbage, pas de bâtonage, pas ou peu de soutirage. Tout est fait pour garder de l’énergie dans les vins.

Les 2021 seront emb vers mars-avril 2023.

Aligoté 2021 : très bel aligoté, tendu, avec des accents de chardo, léger gras. Ca commence fort.

Bourgogne chardonnay : (sur chassagne et remigny) goute un peu plus grillé, marqué par l’élevage à ce stade, ce sera le seul.

St Aubin Pitangerets : travaillé en réduction, tendu, énergique, salin, top.

St Aubin charmois 21 : plus en largeur que le précédent, mais garde cette belle tension finale.

Chassagne 21 : (2 parcelles côté Morgeot) là aussi léger gras, et toujours des finales longues et sapides.

Chassagne Mazures 21 : équilibre parfait pour un village, entre largeur et longueur.

Chassagne St Jean 21 : floral, experssif, un peu exubérant au nez, bouche florale, qui là aussi se retend sur la finale.

Chassagne champs gain : plus « chassagne », plus de confort, plus fruits jaunes et moins agrumes/citron, gourmand, sans jamais tomber dans la lourdeur non plus.

Chassagne caillerets 21 : plus fermé, à aller chercher en l’état, mais finale très longue, minérale, saline. Prometteur.

Chassagne rouge Clos st Jean 21 : (grappe entière) petits fruits rouges, acidulé, sans manquer de volume pour autant, pas de travail sur la texture, mais plutôt sur la profondeur, minéral, tendu, long, salivant. Superbe.

Très grand niveau des 2021 ici. On s’en doutait un peu mais la confirmation est là : les meilleurs Chassagnes sont probablement ici désormais !

 

 

Paul Pillot - Bourgogne rouge 2015 : Couleur rubis, beau nez sur la fraise, la cerise rouge, très fruité, encore un peu simple mais efficace. Bouche très fruitée, pas du tout de bois, belle texture soyeuse, peu de tannins, très jus de fruit, frais, pas sucrailleux du tout, seule la finale est un peu courte. Très bon vin, d'une grande buvabilité. Note : 16,5/20.

bourgogne pillot

 

 Paul Pillot - Bourgogne blanc 2014 : couleur claire, nez moyennement expressif, citronné, bouche tendue, petite pointe de gras en se réchauffant, sur les agrumes, manque un peu de longueur, mais un bon niveau pour un générique. B+.

 

Bourgogne rouge 2016 : couleur plus sombre que 2015, nez plus axé sur les fruits noirs, moins sexy, moins confituré, bouche plus droite, moins de sucre, plus d'acidité, plus de tension, peut-être plus de longueur et de profondeur, un peu moins d'épaisseur, un vrai 2016. TB.

 

Pillot - Chassagne blanc 1er cru champs gain 2015 : couleur clair, nez bien marqué réduction bourguignonne grillée, bouche florale, plutôt vive et tendue, très léger gras, finit citron et réduction grillée. TB.

 

Paul Pillot - Santenay rg VV 2017 : Couleur rubis très claire, nez de petits fruits rouges, pivoine, infusé, le lendemain il prend un peu de sucrosité, sur la confiture de fraise. Bouche pas très épaisse, peu tannique, mais très précise, digeste, avec une acidité élevée à l’ouverture, puis de plus en plus gourmand avec l’ouverture, presque un peu de sucrosité même, la finale reste fraîche et assez longue pour un village. La bouteille ne fait pas un pli. TB++.

 

Paul Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Clos St jean bl 2016 : (Soirée chassagne et puligny) Couleur très claire, nez plus proche du Carillon, à l'opposé du Ramonet, minérale, à peine grillé sur lies, citron, poire. Bouche très épurée, peu d'élevage, toute en longueur et en minéralité, finale très longue, acide, amers nobles. Dans un style très différent, une grande bouteille aussi. TB++.

 

Clos st jean rouge 2018 : à l'aveugle, clair en couleur, très fin, juteux, peu d'élevage mas un style quand même assez rond sans trop d'acidité en finale pour le domaine, on ne sent pas la grappe entière, très gourmand et facile à boire. TB+. Seconde bouteille un peu plus fermée austère. TB.

 

Pillot - Bourgogne chardonnay 2021 : couleur claire, nez sur le grillé des lies, citron. Bouche fraîche, citronnée, grillée, pas un gros volume ni une grosse longueur, facile et frais. B+.

 

Pillot - Chassagne rouge VV 2021 : pinot très clair, infusé, léger, mais évident, tout à la bonne place, jus de fruit mais avec du fond et une finale tendue, salivante, ultra digeste, déjà prêt. TB++.

 

Pillot - St Aubin Pitangerets 2020 : très belle bouteille, légèrement beurré et avec un peu d'élevage pour un Pillot, la finale rappelle bien le domaine par contre avec une belle tension pour le millésime, déjà accessible et gros potentiel. TB+.

 

Paul Pillot, Chassagne blanc Champs Gain 2020 : très frais pour 2020, belle tension, très léger gras, beaucoup de finesse et de pureté. Pour chipoter manque un brin de folie, mais c'est encore tout jeune. TB++.

 

Paul Pillot, Bourgogne aligoté 2020 : Couleur encore plus claire, nez qui semble plus austère, plus citronné, plus « minéral ». Bouche très tendue, pas de gras du tout ici, très énergique, encore plus longue et plus salivante, dans un style un peu plus austère. Très bel aligoté également. TB+.

 

 

Paul Pillot, Saint-Aubin 1er Cru Les Pitangerets 2021 : bouteille la plus marquée par la réduction sur lies (peu de débourbage, pas de bâtonnage, peu/pas de soutirage), allumette, sésame grillé, jolies notes de citron confit derrière, bouche très droite, salivante, un peu de lies, du fruit confit, très énergique, avec beaucoup de longueur. Peut-être le meilleur de la série, même si le style a été clivant. TB++


Paul Pillot, Saint-Aubin 1er Cru Les Charmois 2023 : vin moins marqué par l'autolyse que le précédent, profil plus classique, très léger gras, un peu de fruits jaunes, élégant, presque gourmand pour un Pillot, très floral, belle tension finale, déjà très accessible. TB+. Une autre bouteille était un peu plus marquée autolyse. TB+.


Paul Pillot, Saint-Aubin 1er Cru Les Charmois 2022 : peu d'autolyse aussi, différent du 2023, pas du tout de gras ici, peu de fruit, très floral, frais, épuré comme souvent avec les vins de Thierry, finale un peu moins tendue que le 2023. TB.

 

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