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Mon carnet Vin
12 décembre 2024

Bastian Wolber - Laisse Tomber (Volnay) ***

 

Premier millésime 2019 à Baden, 2020 à Auxey, 2021 à Volnay. Bastian Wolber est le frère de Christoph (formé en partie en Bourgogne lui aussi) qui vinifie les vins du domaine Wasenhaus en Allemagne. Bastian a donc appris auprès de son frère, puis auprès de JY Bizot, Ganevat, Dreyer... Petit à petit il a réussi à trouver quelques petites parcelles, il continue de faire du négoce, un peu de fermage aussi, en France et avec des projets en Allemagne.

 

Les blancs comme les rouges sont tous en grappe entière, élevages en veux fûts, extraction minimale sur les rouges, pas de collage ni de filtration, très léger sulfitage si nécessaire à la mise uniquement.

 

 

Bastian Wolber Laisse Tomber - Gamay 2023 : (à Beaujeu, à l'ouest de Lantignié et de Morgon. Grappe entière. Carbo ? Elevage vieux fûts. 10mg à la mise seulement) Couleur claire pour un gamay avec des contours violets. Nez avec une très légère réduction au départ, qui part vite, puis très expressif, beaucoup de fruits, mûre, framboise, pas trop amylique pour une carbo, beaucoup de pivoine/violette aussi, pas du tout d'élevage ressenti. La bouche est juteuse, croquante, aromatique encore assez simple, fruitée/florale, acidité élevée pour 2023 qui lui va bien, pas très haut en alcool (12,5-13), très digeste, la finale montre quelques petits tannins qui donnent un peu d'allonge et un petit brin de rusticité plutôt bienvenu. Joli gamay sur le fruit, pas spécialement typé nature. TB.

 

Bastian Wolber, Côte d'or bourgogne blanc 2022 : (chardo, bas de Puligny ?) assez coloré, nez un peu pomme blett, levure. Bouche vive, tendue, légère en alcool, fraiche, pas du tout de gras, pas de bois ressenti, finale un peu brouillonne. B-.

 

7 décembre 2024

Kuheiji (Morey St Denis) ***

 

Kuheiji, Bourgogne chardonnay 2020 : style mûr, fruits exotiques, opulent, encore de l'élevage, un début d'oxydation (trop travaillé) pas gênant, mais on se dit que ça ne vieillira peut-être pas beaucoup plus. B.

 

6 décembre 2024

Jérémy Recchione (Messanges) **

 

Jérémy Recchione - Hautes cotes de Nuits 2022 rouge : couleur trouble, assez foncée, nez très aigre, grosse volatile, kriek, groseille, vinaigre. Bouche avec une très grosse volatile aussi, vraiment compliquée, clairement du mauvais côté du nature, avec une finale un peu dure en plus. Moyen.

 

2 décembre 2024

Maison En Belles lies (Saint-Aubin) ***

 

"Pierre Fenals, millésime 1948, se lance dans la viticulture à 52 ans après avoir découvert les travaux de Steiner dans les années 90. Il entreprend alors un virage à 180°, puisqu’après avoir participé au déploiement de groupes à l’international, c’est vers la terre qu’il se tourne. De retour sur les bancs de l’école en Bourgogne, puis simple ouvrier viti-vinicole, il s’installe le 09/09/09 ! Avec deux hectares et demi en exploitation directe et trois hectares et demi d’achat de raisins, Pierre accorde un soin particulier à chaque pied de vigne : il ne se contente pas d’appliquer la biodynamie à la lettre mais cultive aussi les plantes qui lui servent à préparer tisanes et purins. Vinifications naturelles, juste un peu de SO2 à la mise" Cave pur jus

 

 

Maison En belles lies - Bourgogne chardonnay 2022 : (élevage 15 mois en 350L) Couleur dorée, nez de fruits jaunes bien mûrs, un peu de réduction autolyse grillé à l'ouverture mais elle disparait assez vite, floral, pas beaucoup d'élevage. Bouche avec de l'ampleur, mûre, joli fruité gourmand, on a du mal à croire qu'il n'y a que 12,5% comme annonce l'étiquette. En finale l'alcool ressort un peu, ça manque un poil d'acidité et de relance. C'est plutôt très bon au départ, mais on a du mal à finir la bouteille. Le lendemain le côté alcooleux a disparu, ça semble un peu plus frais et tendu bizarrement, il se goûte très bien. Très propre sur deux jours en tout cas, pas spécialement typé "nature" si ce n'est une toute petite volatile. TB.

 

1 décembre 2024

Théo Dancer - Roc Breïa (Bray) ***

Le fils de Vincent Dancer, Théo, produit à la fois les vins du domaine familial à Chassagne, des vins de négoce (Jura, Rhône, Savoie) et des vins sur son nouveau domaine, Roc Breïa dans le Maconnais : 10ha, autrefois en conventionnel, "un défi passionnant" pour redonner vie à la vigne.

 

 

 

Roc Breïa - Bourgogne chardonnay 2022 : couleur or pâle, nez assez simple, floral, agrumes, pas beaucoup d'élevage, pas spécialement typé nature. Bouche ronde, florale, anisée, qui manque d'acidité, presque une petite sucrosité façon sureau, simple, assez courte, mais sans défauts. B.

 

22 novembre 2024

Jérémy Carteret (La Rochepot) ***

 

Micro-négoce créé en 2020 par cet ancien bras droit de Benjamin Leroux, qui a commencé avec une parcelle sur Monthélie prêtée par ce dernier.

 


Jérémy Carteret (SAS A fleur de peau), Euphoria 2023 Hautes Côtes de Beaune : (12,5%)  Couleur rubis clair, nez éclatant, un peu primeur, cerise rouge, bonbon, floral, petite sucrosité. La bouche est légère en alcool, jus de fruit, pas de tannins, beaucoup de rondeur, pas une grosse acidité, toujours ces notes de cerise rouge sucré, bonbon, pas une grosse longueur. Mais le côté éclatant et léger en alcool suffisent pour donner envie d’y retourner. Même avec un peu d’ouverture, on ne sent pas spécialement que c’est en nature. Bref, un vin jus de fruit très bien fait, mais assez simple et sans grand fond. A une trentaine d'euros, on serait bien... TB.
 

20 octobre 2024

Maison de la Chapelle (La Chapelle-Vaupelteigne) ***

Jeune domaine de 7,5ha créé en 2014 par Grégory et Delphine Viennois. Grégory est en parallèle consultant dans une démarche "holistique" sans dogmatisme pour de nombreux autres domaines : Champagne Marie Demets, Domaine de la Pâturie, Laroche... Les blancs du domaine sont à la fois mûrs et tendus. Les Irancy rouges sur la fraîcheur, avec un style différent sur la cuvée Version Libre. Un des domaines les plus passionnants du secteur.

 

 

Domaine de la Chapelle - Irancy Version Libre 2022 : (sans soufre. Sur 3 Climats, 100% pinot noir à 7 700 pieds/ha. 50% grappe entière. Elevage fûts de 2à5 vins) Couleur sombre pour un pinot, contours violets façon gamay, le nez est propre et expressif dès l'ouverture, cassis, mûre, violette, c'est joli même si ça ne fait pas pinot. La bouche est mûre, ronde, très gourmande, peu tannique, beau volume, sans excès de confit et garde de la fraîcheur dans le fond, parfaitement propre et maîtrisé, longueur moyenne sur un fruit noir acidulé. Assez différente des autres Irancy donc, mais c'est bon. TB.

 

 

Maison de La Chapelle

Aligoté 22 sympa, classique, frais. Chablis 2023 aromatique mais quand même du peps en bouche. Montmains 23 (butteaux et forets) noisette un peu, B. Mont de milieu 2023 plus de volume, mais garde une finale saline.  Fourchaumes 23 nez un peu toasté, bouche qui reste assez tendue pour fourchaumes. Irancy 23 (7 parcelles, 30% VE) frais et fin très bon, peut-être le meilleur ce jour-là. BeauxMonts 2023 un peu trop mûr. Les Batardes 2023 (plus calcaire) pinot infusé, plus de grappe entière, plus floral, très joli.  Version Libre 23 trop mûr, très cassis.  Les 2022 Irancy Beaux Monts et Batardes idem mais en plus chauds et plus lourds, plus serrés aussi.

 

2 octobre 2024

Julien Guillot - Clos des Vignes du Mayne (Cruzille) ****

 

Clos des Vignes du Mayne - Mâcon rouge Cuvée 910 2018 : (pinot noir, gamay, chardonnay) Couleur claire, presque rosée, nez tout en pureté, petits fruits rouges, pivoine. Bouche ultra juteuse, légère, fraîche, aérienne, très pure, la bouteille se vide toute seule. Très beau vin. TB+.

 

Vignes du Mayne Macon cruzille manganite 2019 réduit à l’ouverture, a besoin d’air, puis joli fruit avec du fond, très pur. TB.

 

Vignes du Mayne - Mâcon cuvée 910 2023 : tout juste sorti et semble déjà prêt, clair en couleur, petits fruits rouges acidulés type groseille, jus de fruit, plein de finesse, floral, semble un peu simple au départ mais tout est à la bonne place, parfait, évident, aérien, le millésime solaire ne se sent absolument pas. TB++.

 

1 septembre 2024

Jérémy Arnaud (Viviers) **

 

Domaine créé en 2017 sur environ 5ha. 

 

Jérémy Arnaud, Chablis Sous le Parc village de Béru 2022 : Couleur or pâle, nez très marqué coconut. Bouche très coco aussi, peu d'acidité, vite écœurante, l'élevage est très marqué et ne semble pas adapté à ce vin, ça finit très rondouillard et très court. Moyen.

 

 

30 août 2024

Jacques Carillon (Puligny-Montrachet) ****

 

Créé en 2010 de la séparation du domaine Louis Carillon en Jacques (5ha) et son frère François. Les vins ont été un peu cadenassés par le soufre dans les premières années, mais bien moins aujourd'hui. Style classique, avec en général de belles tensions.

 

 

J. Carillon, Puligny-Montrachet 2022 : couleur or pâle, nez classique de chardonnay beaunois, léger grillé, beurré. Bouche qui combine gras et tension, encore un peu d’élevage, pas de lourdeur pour le millésime, très bien né, bien sûr à attendre encore un peu dans l’idéal. TB.

 

 

FDGV 2015

Jacques Carillon Puligny 2015 : citronné, sympa. B+.

Jacques Carillon Puligny 2013 : semble très boisé, contrairement au 2015. B-.

 

25 août 2024

Boisson-Vadot, Anne et Pierre Boisson (Meursault) ****

 

Boisson-Vadot - Meursault Grands charrons 2016 : Robe dorée, nez marqué allumettes et lies, mais aussi fruits jaunes et miel. Bouche sur la tension, pas mal d'autolyse, un beau volume, des fruits jaunes mûrs, finale longue et salivante. Très bon, semble à point. TB+.

 

Pierre Boisson - Bourgogne chardonnay 2018 : robe très claire, le nez ne sent pas du tout le grillé, ni le soufre, on est sur le beurre, quelques fruits blancs, pointe de sureau, des notes maltées, corn flakes sucrés. Bouche ronde avec du gras, sur les arômes du nez, pas une grosse acidité. La longueur est correcte mais on sent que ça manque de tension et de profondeur. Ca reste d'un nveau tout à fait correct pour un régional mais dans un style que je n'attendais pas pour Boisson, où on sent bien le millésime solaire. B.

 

Pierre Boisson - Meursault 2015 : légèrement marqué autolyse mais moins que le A. Jobard 2017, bouche plus ronde, plus facile d'accès, sans être très boisé, un peu plus mûre, plus simple et plus courte mais c'est gourmand. TB.

 

Pierre Boisson - Auxey-Duresses 1er cru En reugne 2017 : Couleur claire, style plus autolyse, grillé des lies, citron. Bouche toute en tension, explosive sur les arômes du nez, très énergique, finale très longue et minérale aussi. Superbe. TB++.

 

En Reugne 2021 : proche du 2017 de la dernière fois, mais encore un peu jeune, un peu strict à l'ouverture, avec un élevage encore un peu marqué, excellent le lendemain. TB+.

 

Pierre Boisson - Hautes cotes de Beaune rouge 2020 : couleur foncé, beau nez fruité noir, bouche juteuse, tannins fins, belle pureté de fruit. TB.

 

13 juin 2024

Bruno Lorenzon (Mercurey) ***

 

Bruno Lorenzon - Mercurey 1er cru Piece 13 2019 : beau pinot à point, sous-bois, cerise, du volume, de la fraîcheur pour 2009, tannins fins, gourmand. TB+.

 

1 juin 2024

Maison Gautheron d'Anost (Dijon) ***

Domaine créé en 2020 par Bastien Gautheron, provisoirement installé à Meursault en attendant la nouvelle cuverie à Dijon. Une partie de vignes en propriété autour de Savigny et une partie en négoce. Ancien élève d’Olivier Leflaive puis de PH Rougeot, le style des vins s’inspire plutôt de ce dernier avec des vinifications peu interventionnistes et peu de bois neuf.

 

 

 

Maison Gautheron d’Anost, Marsannay Au Quartier 2021 : (zone « champ perdrix » en haut de coteau) Couleur rubis assez classique, nez expressif très joli dès l'ouverture, épicé, ronce, très floral, fruits rouges et noirs frais. Bouche légèrement perlante à l'ouverture, ça part très vite avec un coup de carafe, ensuite bonne tenue à l'air et même meilleur le lendemain, on retrouve le côté sauvage du nez, épicé, ronce, fruité, floral, pas de bois ressenti, tannins fins, finale légèrement végétale comme pouvait laisser présager le départ, avec une petite pointe d'amertume. On sent le millésime frais. Personnellement j'ai bien aimé ce trait végétal qui est à mon sens bien intégré dans l'ensemble et ne va pas trop loin, il était un peu trop marqué pour d'autres autour de la table. TB.

 

28 mai 2024

Jessica Litaud (Vergisson) **** et Simon Faure ***

Domaine familial repris en 2018 par Jessica, après des stages chez Guffens et Ganevat et une longue expérience à l'étranger. Travail en bio sur un peu plus de 2ha, vinifications peu interventionnistes.

 

 

Jessica Litaud, Saint-Véran Les Pommards 2021 : Couleur dorée, nez mûr, ananas, citron confit, touche beurrée, miel, floral. La bouche combine cette maturité étonnante pour 2021 avec la fraîcheur du millésime, 12% d'alcool, sans manquer de volume, léger gras et en même temps belle acidité, finale un peu plus sur le citron confit, salivante, petits amers. Au final un très joli vin, marqué Maconnais plus que 2021 mais à l'équilibre parfait enter richesse et fraîcheur, volume et tension. Excellent à l'ouverture (petite touche de gaz), le lendemain je le trouve à peine trop riche. TB+.

 

Jessica Litaud, Pouilly Fuissé, la simplexité ? 2023 : un peu décevant aussi, pas tout à fait en place, pas le peps des 2021.

 

 

 

Simon Faure, le mari de Jessica Litaud, s'est installé en 2023. Achat de raisins.

 

Simon Faure, Saint Véran Les Cras 2023 : nez un peu fermentaire, encore jeune, a besoin de se mettre en place. Très belle attaque en bouche, avec du peps, du fruit, du volume, seulement 12,5% pour 2023, puis la finale se fait un peu plus ronde avec beaucoup de beurre qui apparait vraiment sur la toute fin de bouche et qui devient un peu gênant. Mais pour un premier c'est prometteur, orienté nature mais parfaitement propre. B+.

 

21 avril 2024

Bachelet-Monnot (Dezize-lès-Maranges) ****

 

 

Bachelet-Monnot - Santenay Les Prarons 2014 : robe claire, nez un peu trop boisé. Bouche avec du fruit, légère, mais un peu fluette, finale assez courte. B-. Une seconde bouteille était pleine de fruits rouges, juteuse, gouleyante, pas très longue mais délicieuse. TB.

 

Bachelet-Monnot - Bourgogne 2015 : robe claire, le nez pinote clairement plein de petits fruits rouges, une touche de pivoine. Bouche légère, belle pureté de fruit, très fraîche et facile, finale quand même assez longue pour un générique avec une belle acidité. TB.

 

Bachelet-Monnot - Maranges 1er cru fussière 2018 : assez coloré, gourmand, à peine confituré mais reste frais et fin, long. TB+.

 

Bachelet-Monnot - Bourgogne rouge 2019 : superbe fruité, juteux, mûr, croquant, mais reste élégant, peu tannique. TB+.

 

Bourgogne 2020 : plus sérieux, au niveau du Maranges; TB+.

 

Bachelet-Monnot - Maranges 1er cru Fussiere 2020 : Couleur très sombre pour un pinot, nez fruits noirs, épices, poivre. Bouche épaisse, concentrée, mûre, encore jeune, un peu de tannins. Le millésime solaire ressort clairement même si on n'est pas très haut en alcool. A attendre. B+.

 

Bachelet-Monnot, Puligny-Montrachet 2020 : couleur or pâle, nez plutôt sur un élevage grillé encore un peu marqué, notes florales et fruitées. Bouche plutôt sur la tension, léger grillé, minérale, peu de gras, assez longue, salivante. Joli vin, encore un peu jeune dans l’idéal. TB.

 

Puligny 2023 : encore un peu jeune bien sûr, style en tension, toute petite pointe chaleureuse en finale, mais joli bourgogne, classique. TB.

 

1 avril 2024

Adrien Lattard (Chassagne-Montrachet) ***

Adrien Lattard a commencé son micro-négoce sur le millésime 2022 (3000 bts) dans une cuverie partagée à Chassagne. Il a notamment fait ses classes chez Colin-Morey, Sauzet, Duband, en Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande (Pegasus Bay), Etats-Unis (Bergström...).

 

 

Adrien Lattard - Bourgogne Côte d'or chardonnay 2022 : Couleur or pâle, nez discret à l'ouverture mais qui va vite s'ouvrir, l'aromatique ne fait pas forcément très bourguignonne, aucune trace d'autolyse ici, plutôt des fruits mûrs (pêche, mirabelle), un côté pomme au four, citron confit, très légère touche volatile, petite touche vanillée déjà bien intégrée, le style m'évoque plutôt des chardonnays ouillés du Jura sur un millésime mûr, ou certains chenins d'Anjou. La bouche est à la fois très ample, mûre, grasse sans être spécialement boisée, et très énergique, on a l'impression qu'il y a plus que les 13% d'alcool indiqués même si c'est bien intégré. L'aromatique est proche du nez avec un travail sur la texture à l'attaque, et une fin de bouche légère tannique, assez longue. Le style rappelle des producteurs spécialistes d'élevage longs, avec aussi une sensation d'un vin pas très sulfité par rapport à la moyenne bourguignonne. Le lendemain le vin a perdu un peu d'énergie, la finale est un peu plus arrondie. Au final, un style un peu à part, un joli vin encore tout jeune, avec un beau potentiel de garde. A suivre. TB+.

 

 

 

Thatcher's Wine :

After assisting in the vineyard work throughout the growing season, Adrien will receive the pressed juice from his selected parcels; he prefers to take not only the free-run juice, but also the press juice (up to 1.2 bars) and the fine lees, loving the phenolics and the density & nutrients the lees provide to the fermenting juice. He mimics some pieces of the Colin-Morey method, in terms of in-barrel fermenting and an 18-month elevage, but does not aim for the same level of reduction in his wines; he will utilize a screw-in bung to prevent more oxygen seeping in, and top-up as necessary. The lees will be divided into the barrels (228L) and aged with the wine (without batonnage) until Summer when the wine is racked off the lees and back into barrel. The following spring, there is another racking into tank, where it will settle before bottling. Sulfur is kept to a minimum, another difference from his experience at Colin-Morey, as the resulting flavors and aromatics Adrien found less to his liking. Overall, the use of new oak is about 33%, with the Bourgogne Chardonnay the lightest with only 1 new barrel out of 6.

21 mars 2024

Lamy-Pillot (Chassagne-Montrachet) ***

De très beaux progrès depuis le changement de matériel et les investissements depuis 2021 environ.

 

 

Domaine Lamy-Pillot  - Saint-Aubin 1er cru "en créot" 2009 : 14/20.

Domaine Lamy-Pillot  - Chassagne-Montrachet blanc 2008 : 15/20.

Domaine Lamy-Pillot  - Chassagne-Montrachet rouge Champs de Morgeot 2012 : robe rubis, beau nez sur les fruits rouges avec un peu de ronce. Bouche légère, très facile, fraîche. Longueur moyenne. 15/20.

Domaine Lamy-Pillot  - Chassagne-Montrachet Pot bois 2016 : fruit assez mûr, beurré, belle tension derrière, finale un peu trop tartrique. B+.

Domaine Lamy-Pillot  - Saint-Aubin 1er cru Charmois 2015 : nez sur le souffre et boisé, bouche puissante qui manque de fruit, un peu pataude. B.

Domaine Lamy-Pillot  - Bourgogne rouge 2016 : très beau nez de cerise et fruits noirs, bouche un peu plus verte, à peine trop végétale, en finale surtout. B.

Domaine Lamy-Pillot  - Bourgogne rouge 2017 : beau nez, plus solaire et confituré que 2016. Bouche là aussi un peu verte mais surtout de l'alcool en finale. B-.

Santenay charron 2018 : coloré et concentré, extrait, on sent le millésime solaire, bonne matière. B+.

 

Domaine Lamy-Pillot  - Chassagne 1er Cru Boudriotte rouge 2015 : robe sombre, très beau nez de fruits noirs et cerise, bouche sur des fruits noirs, assez mûre, on sent le millésime 2015 avec un côté solaire, pas une grosse tension, mais belle concentration et complexité, à attendre encore un peu si possible. TB.

 

Domaine Lamy-pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru « Morgeot » 2015 : Couleur à peine plus dorée, nez un peu grillé et citronné, la bouche n’est pas très grasse non plus, moins fruitée que le Meursault, mais avec un peu plus de volume et de longueur, aussi un côté tartrique trop prononcé. Encore un bon potentiel de vieillissement. TB-.

 

Domaine Lamy-Pillot - Chassagne blanc pot bois 2018 : nez léger beurré fruits jaunes, pas trop d'élevage. Bouche avec de la tension pour 2018, quelques amers en finale, millésime bien géré, cette parcelle en altitude convient bien pour les millésimes solaires. TB.

 

Chassagne blanc pot bois 2019 : sur l'élevage, plus gras et beurrée, boisée que 2018. B.

 

Lamy-Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Boudriotte 2016 : couleur sombre, nez cuir encore de l'élevage, un peu trop extrait aussi. Bouche serrée, presque ferrugineuse, qui manque de pureté et de fruit, assez bonne longueur ceci dit. B.

 

SAINT-AUBIN 1ER CRULe CharmoisBlanc2022, CHASSAGNE-MONTRACHETPot BoisBlanc2022, CHASSAGNE-MONTRACHET 1ER CRUMorgeotBlanc2022 trois blancs qui se sont bien goûtés avec de belles tensions, tout en gardant du volume, élevages plus légers que par le passé. Mention au pot bois, en haut de coteau encore plus intense et énergique, forte empreinte minérale.

 

SAINT-AUBINLes ArgilliersRouge2022, CHASSAGNE-MONTRACHETChamps de MorgeotRouge2022, CHASSAGNE-MONTRACHET 1ER CRULa BoudriotteRouge2022 Le domaine a aussi bien progressé sur les rouges, depuis le millésime 2021 avec surtout du meilleur matériel en cave, des vins plus fins, très élégants, encore un poil d’élevage sur Boudriotte à intégrer, mais là aussi belle surprise, du très haut niveau désormais.

 

21 mars 2024

Rémi Jobard (Meursault) *****

Des vins sur la tension, qui demandent un peu de temps, avec des élevages peu marqués (de plus en plus de demi-muids)

 

 

FDGV15

Rémi Jobard Meursault En Luraule 2013 : vin assez gras, peu boisé, puissant, bonne longueur. TB-.

 

 

Grands Jours 2024

MEURSAULTEn LurauleBlanc2022, MEURSAULTSous la VelleBlanc2022, MEURSAULTLES NARVAUXBlanc2022 , MEURSAULTLES CHEVALIERESBlanc2022, MEURSAULT 1ER CRUPorusotBlanc2022, MEURSAULT 1ER CRUGenevrièresBlanc2022. (pas sur de l’ordre pour les deux premiers, il me semble qu’il y avait un Bourgogne blanc…) Superbe gamme, tout est énergique, tendu, très léger grillé des lies, puis des belles finales fraîches, impression saline. Peut-être Chevalières un petit cran en-dessous, mais les entrées de gamme superbe. Les deux derniers combinent un supplément de matière à la tension des premiers. Second coup de cœur du jour.

 

 

Côte d'Or chardonnay VV 2022 : bel équilibre entre léger gras et beurré et tension, reste frais pour 2022, classique, très bon niveau pour un régional.

 

Meursault sous la velle 2022 : clair en couleur, nez fruits blancs et jaunes, floral, subtil, toute petite touche d'élevage mais plutôt classieux, pas trop marqué lies. Belle tension en bouche, en se réchauffant il prend un peu de gras, mais reste sur un profil assez tendu pour un 2022 avec beaucoup d'allonge, finale salivante, quelques amers nobles, très long pour un village, surtout du bas de coteau, excellent. TB++.

 

18 mars 2024

Samuel Billaud (Chablis) ****

Domaine de de 4ha né en 2009 de la séparation avec Billaud-Simon. Samuel fait partie des vignerons les plus connaisseurs de chaque terroir de l'appellation. Ses vins sont désormais parmi les plus précis, même si les élevages bois peuvent être marqués sur les grands crus en jeunesse.

 

 

Samuel Billaud - Chablis 2021 : chablis classique, léger, minéral, citronné, pas une grosse matière, manque un peu d'intensité et d'énergie pour le millésime. B.

 

 Samuel Billaud, Chablis 1er cru Vaillons VV 2022 : couleur or pâle, nez qui va se développer sur des fruits jaunes et de plus en plus d’ananas avec l’aération, caillou mouillé. Bouche avec un beau volume, peu d’élevage, à la fois un fruité mûr et une sensation minérale dans le fond sans qu’il n’y ait une très grosse acidité. Un chablis mûr qui a un peu dérouté à l’aveugle. TB.

 

7 mars 2024

Arnaud Lopez - Maison Pinot Noar (Nuits-St-Georges) ***

 

Employé du domaine Prieuré-Roch depuis 2007, Arnaud Lopez monte en parallèle son petit négoce en 2018. Il achète uniquement des raisins bio auprès d’amis qui le laissent s’occuper des vignes. Tout est vinifié grappes entières, sans intrants, sans sulfites, sans bois neuf, avec des macérations plutôt longues.

 

 

Arnaud Lopez - Pinot Noar 2022 Hautes Côtes de Nuits : couleur très claire encore un peu violine sur les contours, nez très propre et très ouvert dès l’ouverture, très fruité, marqué cerise rouge, fraise, annonce un vin croquant. La bouche présente une petite pointe de gaz à l’ouverture, très fruitée aussi, le fruit croquant annoncé par le nez est bien là, très cerise, fruit frais à peine sucré, comme peut l’être un pinot sur fût par exemple, léger en alcool (12,5%), frais. La finale est par contre étonnamment resserrée par des tannins qu’on n'attendait pas. Ils donnent un peu de caractère, d’allonge, voire une impression de profondeur à ce vin qui était un jus de fruit facile et assez simple jusque là. C’est au final un joli vin sur lequel on retourne facilement. Le lendemain, il n'a pas bougé. A voir désormais s’il peut vieillir un peu. TB.

 

 

Rosé 24 (saignée du blouge) rosé un peu coloré et trouble, rose orangé, dense, vineux. Savigny Rouge 2024 nature propre, léger en alcool, reste assez simple. Rien de mauvais, mais pas de coup de cœur.

 

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