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Mon carnet Vin

19 août 2015

Château de Pommard (Pommard) **

Château de Pommard - Pommard 2010 : couleur rubis foncé, nez expressif, légèrement toasté, vanillé, avec quand même pas mal de fruit derrière (mûre, cerise). En bouche l'attaque est un peu molle, mais le vin possède une très bonne matière et une texture de velours, les tannins sont complètement fondus par le bois. Comme au nez l'aromatique est sur la vanille, la mûre, la cerise et une pointe d'épices. C'est un vin moderne, avec un gros travail sur la texture, mais il manque un peu de tension. Finale de longueur moyenne, vanillée, manquant d'acidité. C'est bien fait mais un style bien trop "moderne" à mon goût. Même si le bois pourra se fondre avec le temps, il y a peu de chances que le vin trouve l'acidité suffisante pour devenir grandiose. Note : 15,5/20.

chateau de pommard 2010

 

19 juillet 2015

Château Margaux (Margaux) *****

 

Domaine de 94 hectares, qui brille par sa finesse et son côté floral. Très marqués cabernet sauvignon, les vins vieillissent avec grâce.

 

 

Château Margaux 2003

Couleur : pas très foncée, vire légèrement au tuilé sur les contours, déjà un peu d'évolution.

Nez : un peu d'évolution a priori, un peu de tertiaire, sous-bois, tabac, cuir, mais surtout beaucoup de fruits rouges. Très fruité et peu boisé, déjà assez expressif.

Bouche : très fraîche et très fruitée (fruits rouges), superbe acidité, tannins très fins. Pas de tertiaire en bouche contrairement au nez. Texture très agréable, beaucoup de finesse. Très léger manque de matière si on doit vraiment lui trouver un défaut.

Finale : très longue, fruits rouges, belle acidité, il a de quoi durer longtemps je pense.

Note : 19/20. Un vin étonnamment déjà accessible, qui a le potentiel pour traverser le temps et gagner en complexité. C'est le 1er GCC qui m'a le plus convaincu, même s'il est encore très jeune.

 

 

 

Château Margaux – Margaux 1998 : couleur sombre, encore très jeune. Nez sur les fruits noirs, bois précieux, boîte à cigare et toutes les épices qui vont avec, très noble. Bouche toute en finesse, à la fois complexe et très facile à boire, tannins de velours, bonne matière, du cassis un peu confituré et gourmand, de la fraîcheur. Très élégant, ça n’en met pas plein la vue mais tout est là à la bonne place. Pour chipoter la finale est longue mais pas autant que celle du Chevalier ou du Richebourg. Grand vin. Note : 19/20.

margaux

 

 

Château Margaux - Margaux 1991 : nez de fruits noirs, assez mûr, avec du bois précieux, des épices. Bouche tendue, encore assez jeune, matière, tannins et longueur excellents. A peine en-dessous du Montrose 1995, mais grand vin aussi. TB+ (18,5-19/20).

 

1994 : encore un petit millésime, parfaitement réussi, très fin, pile à point. TB++.

 

Pavillon rouge 2000 : bordeaux classique, frais, noble, encore jeune, marqué cabernet, encore un peu serré en finale mais elle allonge. TB.

 

15 juillet 2015

Jacques-Frédéric Mugnier (Chambolle-Musigny) *****

Ce domaine géré par Frédéric Mugnier depuis 1978 est passé de 4 à 14 hectares en 2004, lorsque les vignes du Clos de la Maréchale, louées à Faivelay pendant 53ans, ont été récupérées. Le style se veut tout en finesse (un peu moins sur le Clos de la Maréchale ou le Musigny bien sûr), égrappé, toujours très régulier, aux élevages parfaitement maîtrisés, accessible en jeunesse et capable de bien vieillir.

 

 

J.F. Mugnier - Chambolle-Musigny 2011 : (vignes issues de la Combe d'Orveau, du 1er cru Les Plantes et des jeunes vignes du Musigny) Couleur rubis foncé. Nez expressif sur la cerise griotte, la framboise, la mûre et des notes florales. Bouche fruitée, légèrement florale avec de la réglisse dans le fond, pas une grosse matière, peu tannique, bonne acidité, frais et gouleyant. Finale de longueur moyenne sur les fruits rouges et la réglisse. Un bon village, facile d'accès, souvent vendu trop cher malheureusement. Note : 16/20.

chambolle mugnier

 

 

Mugnier Chambolle 2013 : (FDGV15) nez sur la griotte, un peu d’épices et de ronces, frais mais pas une grosse matière.TB-.

Mugnier Chambolle 1er cru Les fuées 2013 : un bon niveau au-dessus du village, beaucoup plus de matière, un peu plus tendu, aromatique assez proche, très fin. TB+.

 

Mugnier Chambolle 1er Cru Les Fuées 2014 : (FDGV16) robe très claire, très léger voire un peu maigre au premier abord, sur la griotte, tendu, peu tannique, mais il s'étire longtemps, belle longueur. Le 2013 de l'an passé m'avait semblé un peu mieux. TB.

 

 

 

Domaines familiaux 2017

JF Mugnier - Chambolle-Musigny 1er cru Fuées 2015 : robe assez sombre par rapport aux Fuées 13 et 14, nez fermé en ce moment, bouche plus mûre, avec de beaux fruits noirs, toujours le toucher très fin des Chambolle de Mugnier et une belle fraîcheur. Prometteur. TB.

NsG blanc Clos de la maréchale 15 : vin puissant, très minéral, peu de gras, tendu, très long, un poil chaud en finale. TB.

Chambolle 15 : robe bien plus claire que Fuées 15, très croquant voire un peu sucré, gourmand, très immédiat, un délice, même s'il manque un peu de profondeur. TB.

NsG rouge clos de la maréchale 15 : comme toujours, plus puissant et plus tannique que le Chambolle, moins gourmand, un peu plus long. TB.

 

 

Domaines familiaux 2018

Chambolle « Trente deux » 2016 : (assemblage des Plantes et du Musigny, environ 1500bts) couleur sombre pour Mugnier, nez fruits noirs, à peine toasté. Beau volume en bouche, tannins fins, très belle finale minérale. Il faudra être patient pour cette cuvée collector. TB+.

NsG Clos de la Maréchale 2016 : couleur plus claire, nez fruité, floral. Bouche tendue, encore quelques petits tannins en finale, belle fraîcheur. TB+.

Bonnes-Mares 2016 : réduit, difficile à goûter ce jour-là…

Mugnier NsG Clos de la Maréchale blanc 2011 : nez de pomme granny assez simple, bouche vive, fruitée, simple aussi. B+. Regouté une autre bouteille plus tard, idem. B+.

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 Domaines familiaux 2019

Chambolle 2017 : des robes encore plus sombres dans l’ensemble. Aromatique fruits noirs. Le Chambolle fait léger, voire même un peu dilué, en tout cas loins des 3-4 millésimes précédents. B+.

NsG Clos de la Maréchale 2017 : bien plus de volume, de longueur mais très serré en l’état. TB+.

Musigny 2013 : couleur sombre, très fruits noirs, légère évolution déjà au nez, bouche épaisse, bien plus fraîche que ce que laissait penser le nez, gros volume et grosse longueur mais encore très serré en l’état, il va falloir être patient. TB++.

NsG blanc 2011 : B+.

 

 

Domaines familiaux 2021

Chambolle 19 : très clair en couleur, gourmand, un peu de sucrosité, très rond, très fin, un côté orangette, on sent le millésime chaleureux, plus que d’habitude. TB

Chambolle Fuées 19 : idem, mais avec plus de volume, plus concentré, on sent aussi un côté un peu confit dans l’aromatique, plus épicé. Un peu moins emballant que d’autres années. TB

NSG Maréchale : plus droit, plus frais, plus étriqué, mais grosse longueur, profondeur calcaire un peu plus présente, il s’en sort bien mieux que les Chambolle sur ce millésime chaud. TB++.

Musigny 2014 : très clair en couleur (contrairement au 2013 de la dernière édition), nez sur la rose, le pot-pourri, petits fruits rouges, bouche aérienne, pas un gros volume ni une grosse énergie mais beaucoup de délicatesse, rien ne dépasse, déjà très accessible. On se demande un peu du coup s’il tiendra aussi longtemps que les autres millésimes. TB++.

 

 

domaines familiaux 2022

Chambolle 20 : assez coloré, aromatique fruit noirs cassis, pointe de végétal derrière, reste frais en finale, pas très long. TB.

Chambolle Fuées 20 : plus clair en couleur, nez le plus floral, le plus évident du salon, avec une bouche qui combine fraîcheur, soyeux de texture, noblesse, longueur… Equilibre parfait. Déjà excellent en l’état. Exceptionnel.

NSG Maréchale 20 : très noir, très mûr, pas forcément très sucré, mais aromatique trop mûre, difficile ce jour-là alors que l’an dernier c’était presque le plus frais du domaine. B+.

Musigny 2015 : style sur la finesse pour un Musigny 2015, peu de tannins, pas un gros volume, pas simple à goûter au milieu des 2020, fruit plus cuit, plus évolué, surtout un peu fermé en l’état, pas très causant, semble assez long cependant et bien équilibré, à regoûter dans quelques années. TB++.

 

 

domaines familiaux 2023

Chambolle 21 : le village parfait, clair en couleur, bouche pleine de fruit (plutôt petits fruits rouges), tannins très fins, velours, sans être marqué par l’élevage, il y a quand même un beau volume et de la longueur. TB++.

Chambolle Amoureuses 21 : très proche mais un peu plus de tout, la finesse absolue, de la soie, sans manquer de concentration ni de longueur pour autant. Exceptionnel.

Bonnes Mares 21 : nez un peu poussiéreux, plus austère, pas causant ce jour-là, pas forcément un gros volume. B+.

NSG Maréchale 21 : très différent, plus sombre, avec des tannins un peu plus marqués, une acidité un peu plus élevée aussi, plus pointu, mais noble, avec une superbe longueur. TB++.

 

 

 

Domaine JF Mugnier, Nuits-St-Georges 1er cru « Clos de la Maréchale 2013 : (100% pinot noir sur sols argilo-calcaires. Elevage 18 mois en fûts dont 15% neufs) Couleur rubis, superbe nez d'une grande élégance, sur les fruits rouges, rose et pivoine. Bouche très fine aussi, pas très concentrée, mais beaucoup de fruit, de fraîcheur et de longueur. Finale encore à peine serrée, surtout à l'ouverture de la bouteille mais bien mieux après un long carafage. TB++.

 

Domaine JF Mugnier, Nuits-St-Georges 1er cru "Clos de la Maréchale" 2014 : Robe plus foncée que 2013, nez plus mûr, plus marqué cerise et moins petits fruits rouges, plus gourmand. Bouche pleine de finesse et d'élégance aussi, un peu moins tendue, la finale est à peine plus courte, un peu moins serrée. TB++.

 

Clos de la Maréchale 2005 : couleur rubis, pas d'évolution, nez très marqué viande fumée, fruits rouges. Bouche très fraiche, tendue, toujours fruits rouges un peu sucrés et viande fumée, très classe et très long. A priori il lui aura fallu beaucoup de temps pour s'affiner, mais c'est un grand vin désormais. TB++.

 

JF. Mugnier - Nuits-St-Georges 1er cru « Clos de la Maréchale » 2012 : Nez bien plus animal avec un côté un peu strict, presque ferreux, bien différent des Maréchales 2013 et 2014 par exemple. Bouche puissante, encore tannique et un peu trop animale, beaucoup de longueur par contre. Il lui manque l’élégance habituelle, très étonnant pour un vin du domaine Mugnier ! Loin d’être mauvais, mais on prend moins de plaisir qu’avec les cinq vins précédents, d’un haut niveau ce soir-là. TB-.

 

Clos de la Maréchale Rouge 2017 : en 1/2 bt, s'il était serré l'an dernier, il semble désormais plus fin, plein de fruit, ouvert, très élégant. TB+.

Clos de la Maréchale rouge 2017 : en bouteille qqs années plus tard, nez réduit, bouche encore un peu serrée, fermée, joli fond. TB.

 

Maréchale 19 : style assez rond, gourmand, déjà très accessible, tannins fins, presque une petite pointe de sucrosité sans aller trop loin. TB+.

 

Maréchale 22 : un peu comme le 19, déjà très accessible, très rond, peu tanique, petite sucrosité, manque un poil d'acidité, mais déjà du plaisir. TB.

 

Mugnier NsG 1er cru Clos de la Maréchale 2010 : Ouvert juste avant service pour remplacer le Lecheneaut, grosse réduction, étrange chez Mugnier, bouche pas nette. On me dit à l'oreillette que le vin se présentait bien mieux le lendemain. Dommage, j'aurais aimé le goûter dans des conditions optimales. Mais qui aurait pu penser qu'un Mugnier 2010 serait aussi réduit ? A retenter...

 

Maréchale 2009 : un peu pareil qu'au-dessus, réduit, dur, souci de bouteille on dirait...

 

Mugnier - Chambolle 2013 : robe claire, nez de petits fruits rouges (framboise, fraise). Bouche toute en finesse, légère, tannins quasi imperceptibles, pleine de fruit, de fraîcheur, mais ne manquant pas de matière par rapport à la bouteille goûtée lors de la FDGV. Un vin évident, pas encore très complexe peut-être. TB+.

 

Mugnier - Chambolle 2014 : vin aérien, de la dentelle, évident comme le 2013, peut-être un peu moins de matière, mais ultra frais et digeste. TB+.

 

Mugnier - Chambolle 2015 : robe très claire, nez plein de petits fruits rouges, floral, aérien. Bouche en dentelle, pas de tannins, moins sucré que le vin bu sur salon il y a un an, belle acidité derrière, très frais pour 2015, de la soie. L'élégance à l'état pur. TB++.

Mugnier - Chambolle-Musigny 2015 : (assemblage Combe d’Orveau + 1er cru Les Plantes) Un vin beaucoup plus sombre, au nez plus discret, la bouche est concentrée, sur les fruits noirs et les épices, elle reste plutôt fermée aussi. Un gros potentiel, mais il faudra revenir plus tard. Le millésime l’emporte sur le style habituellement très fin du domaine. TB.

 

Mugnier - Fuées 2015 : semble un peu fermé et assez solaire, à attendre, beau potentiel. TB.

 

Mugnier - Bonnes Mares 2016 : très fin, jus de fruit, frais écrasée, pivoine, aérien, évident, manque un peu de relance en finale. TB++.

 

Mugnier - Chambolle-Musigny 2010 : étriqué, fermé, végétal, une mauvaise phase ou un souci de bouteille. B-.

Mugnier - Nuits St Georges 1er cru Clos de la Maréchale 2010 : bien mieux que le Chambolle de la veille, encore un peu jeune dans l'idéal. TB+. Idem sur une autre bouteille. TB+.

 

JF. Mugnier, 1er cru clos de la Maréchale blanc 2021 : chardonnay tendu, citronné, austère, très calcaire, pas un gros volume, un peu mieux en se réchauffant avec des notes briochées. Jolie finale assez longue et salivante, mais un plaisir limité en l'état. B+.

 

JF. Mugnier, 1er cru clos de la Maréchale blanc 2014 : on retrouve le côté frais et tendu du 2021, mais un peu plus fondu ici, le chardonnay bourguignon se sent déjà un peu plus, avec peut-être un peu plus de volume et moins d'austérité, encore tout jeune. TB.

 

Chambolle Amoureuses 2017 : très clair, infusé, en dentelle, très pivoine, un côté orange ?, framboise, lumineux, parfait. Exceptionnel.

 

Chambolle 2009 : fond de bouteille un peu fatigué, déjà beaucoup d'évolution, de la matière, tannins fins. A boire. TB.

 

Chambolle 2015 : très beau nez, un peu évolué, viande fumé, bouche soyeuse, à point, petite chaleur en finale où on sent qu'il manque un poil d'allonge, mais beaucoup de gourmandise. TB+.

 

Mugnier - Chambolle-Musigny Les Amoureuses 2015 : couleur très claire, nez très fruits rouges et pivoine, élégant, assez simple. Bouche toute en rondeur, ultra gourmande, rien ne dépasse, soyeuse, tannins ultra fins, facile à boire, presque une petite sucrosité, il manque un peu d'acidité par rapport aux 2015 DRC qui vont suivre. TB++.

 

Amoureuses 2014 : très beau volume pour 2014, beaucoup de fraîcheur, presque un peu austère pour Mugnier, mais noble, encore quelques tannins par rapport à 2015, à attendre encore un peu. TB+.

 

Amoureuses 2019 : jus de fruit ultra élégant, gourmand, évident, pas de tannins, pas forcément un gros volume, pas une grosse complexité en l'état, mais gros plaisir. TB++.

 

Mugnier - Musigny 2012 : couleur plus rouillée, mais claire aussi. Un nez très différent, plus kirsché, plus cuir, presque un peu olive, lardé-fumé, un côté syrah presque. La bouche n'a pas un gros volume, mais beaucoup de noblesse, en tension, avec beaucoup d'allonge, un brin austère mais très noble, à aller chercher par rapport aux Amoureuses. Le Musigny est moins immédiat mais plus complexe. Exceptionnel. Une autre bouteille semblait plus fine, fruitée dès l'ouverture, plus ouverte, plus facile. Exceptionnel.

 

 

Mugnier Musigny 2013 : pas un gros volume, encore sur un beau fruité frais, mais ne se livre pas totalement, clairement encore trop jeune pour être à son apogée. Mais aucune inquiétude non plus. TB.

 

 

 

Visite au domaine Mugnier

Chambolle 2017 (sur fût) : (Combe d'Orveau + 1er cru Les plantes) un vrai bonbon, assez mûr, à peine confituré, tannins soyeux, très élégant. On commence fort. TB++.

Chambolle 1er cru Fuées 2017 : un peu plus noir et concentré mais il garde lui aussi une texture de velours. TB++.

NsG Clos de la maréchale 2017 : comme toujours plus serré que les Chambolle mais on sent le millésime de fruit, gourmand qui se livrera vite. TB+.

Bonnes-Mares 2017 : pas en place, un peu de gaz, à revoir un autre jour

Chambolle 1er cru Les Amoureuses 2017 : la même élégance et la texture de velours des deux premiers Chambolle, beaucoup de gourmandise pour lui aussi, mais avec la longueur et la profondeur supplémentaire. Exceptionnel

Musigny 2017 : (Grand et Petit Musigny) un peu plus sombre, il se livre moins que les Amoureuses, texture de velours, un peu plus de minéralité dans le fond, il faut aller le chercher un peu, mais la longueur est superbe. Exceptionnel. Quelle série de 2017, le millésime s'annonce très gourmand et facile, moins profond qque 2016, il ira sûrement moins long dans le temps. A part chez Dujac qui a grêlé sur quelques parcelles, les volumes sont là.

NsG Clos de la maréchale 2016 (en bt) : plus serré que les 2017, plus d'acidité, superbe de fraîcheur et d'élégance mais à attendre un peu. Confirmation que les 2016 vont être grands, plein de fraîcheur, ils devraient aussi tenir dans le temps, peut-être plus que ce qu'on annonçait à leur sortie.

NsG clos de la maréchale blanc 2017 (sur fût) : léger, peu de gras, beaucoup de fruits du verger, facile, mais moins convaincant que les rouges.

 

14 juillet 2015

Jean-Jacques Lamoureux (Les Riceys) **

Jean-Jacques Lamoureux - Rosé des Riceys 2012 : (100% pinot noir) Couleur rose foncé, nez très discret à l'ouverture puis un peu mieux avec une bonne aération, avec un peu de cerise et de framboise. Bouche assez grasse, acidulée à l'attaque, fraîche, très légèrement tannique, sur la griotte, la framboise, la groseille, avec des épices en fin de bouche. Finale assez courte. Intéressant pour découvrir l'appellation, mais pas un grand rosé en l'état. Note : 14/20

rosé des riceys

 

14 juillet 2015

Saint Clair Family Estate (Nouvelle-Zélande) **

Saint Clair Family Estate - Marlborough Premium Pinot Noir 2010 : couleur rubis aux contours légèrement tuilés, le nez pinote avec beaucoup de cerise, de la framboise et de la groseille, aucun boisé. Bouche vive, avec une grosse acidité en milieu de bouche, de la fraîcheur, beaucoup de fruit, une matière correcte, peu de tannins, quelques épices en fin de bouche. Finale un peu courte. Un bon pinot, très fruité et gouleyant, qui n'a peut-être pas la classe des grands Côtes de Nuits mais qui représente une belle alternative (17€). Note : 16/20.

saint clair pn

 

 

Château Ste-Michelle (USA, Washington) ** – Columbia Valley Dry riesling 2012 : couleur paille, le nez pétrole légèrement, le cépage est facilement identifiable, beaucoup d’agrumes, citron, pamplemousse, mandarine. La bouche est vive, fraîche, sur les agrumes, un peu de pétrole, de résine, peut-être 5-6g de résiduel. Finale de longueur moyenne, citronnée, bonne acidité. Un riesling très classique, bien fait, typé alsacien. Note : 15,5/20.

ste michelle

 

Elephant Hill ** - Central Otago pinot noir 2013 : (bu face à un Rully de Dureuil-Janthial) le pinot de Nouvelle-Zélande est plus sombre, plus solaire, plus puissant, il finit sur une amertume désagréable. B-.

 

Devotus *** - Pinot noir single vineyard 2016 Martinborough : (capsule vis, 50% grappe entière) Couleur grenat et très trouble, nez de vin nature mais propre, noyau de cerise, prune, fruits rouges mais surtout de la grappe entière, pivoine, éclatant, floral, libre. Bouche jus de fruit éclatant, nature mais avec un peu de couleur, pas très haut en alcool, quand même une sucrosité un peu haute, et une acidité basse, mais reste digeste, sur la grappe entière surtout, un peu dans un style ipob. Le lendemain toujours propre. TB+.

 

Escarpment Vineyard *** - Pinot Noir 2015 Martinborough : couleur rubis foncé, nez de cerise noire, pointe boisée. Bouche ronde, suave, assez solaire, qui finit un peu court et sucrée, manquant de profondeur. Ca reste assez gourmand cependant. B+.

Escarpment Te Rehua 2020 : pinot coloré, un peu extrait, fruits noirs sucrés, un peu d'élevage, fumé, bouche aux tannins bien enrobés par la maturité, avec du fond, pas trop haut en alcool, taillé pour la garde, bon potentiel. TB-.

 

 

Greywacke *** - Sauvignon blanc 2019 Marlborough : couleur claire, pointe réduction presque pétrolée à l'ouverture mais qui se dissipe vite, très marqué pamplemousse rose, on croque dans le fruit, juteux, frais, très expressif. TB-.

Greywacke pinot noir 2019 : très boisé, toasté, vanillé. Moyen.

Greywacke (NZ) – wild sauvignon marlbrough 2018 : nez boisé/vanillé, fait chardo bourguignon, ne sent pas le sauvignon au moins, bouche fruitée, sent un peu plus le cépage, finale ronde grasse et vanillée. A attendre. B.

 

 

The Ned ** - Sauvignon blanc 2018 Marlborough Waihopai river : sauvignon classique new-zélandais, fruits exotiques et agrumes, bouche vive, léger perlant, rafraîchissante,  beau fruité, longueur moyenne. B+.

The Ned - pinot noir 2020 : plutôt frais pour Marlborough, facile, fruité, juteux, bien fait. TB-.

 

Pegasus Bay *** - North Canterbury Riesling 2016 : couleur dorée reflets verts, nez très marqué pétrole, citron vert puis fruits exotiques. La bouche est par contre très gourmande, avec du sucre (demi-sec à moelleux), fruits exotiques et fruits jaunes, riche, opulente, un peu beurrée, mais belle acidité dans le fond, finale assez longue avec de l’acidité quelques amers et zestes de citron vert. Un style « moderne », pas du tout cristallin mais bien réalisé, avec du fond. TB-.

 

13 juillet 2015

Jean David (Séguret) ***

Jean David - Côtes du Rhône 2012 : couleur rubis foncé, nez expressif, fruité, sur la fraise des bois, la mûre, les épices, la garrigue. Bouche très fruitée, légère pour le Rhône, peu tannique, pleine de fruits des bois, quelques épices, beaucoup de fraîcheur, très gouleyante. Finale assez courte, qui nous rappelle qu'on est sur une entrée de gamme du domaine. Très bon vin, dans le style du "Fayard" de Fondrèche ou de la "Poignée de raisins" de Gramenon. Note : 16/20.

jean david

 

12 juillet 2015

Benoît Lahaye (Bouzy) ****

Benoît Lahaye - Champagne rosé de macération : (extra brut dosé à 3g/L, 100% pinot noir de 2012, dégorgé 10/2014) : couleur rose pâle, nez expressif, très fruité, framboise, fraise, grenadine. Bouche aux bulles ultra fines, sur les fruits rouges de nez, bonne acidité, très frais, gourmand et facile à boire pour de l’extra-brut, manque juste d’un peu de complexité. Finale de longueur moyenne, fraîche et fruitée. Très bon champagne, d’apéritif plus que de gastronomie, la bouteille n’a pas fait un pli. Note : 16,5/20.

benoit lahaye

 

Goûtés sur le salon In Vin Bio Veritas IV :

Champagne Violaine : (2011, 50% chardo 50% pinot noir, zéro dosage) champagne très frais, vif et acidulé, tendu, minéral, notes de pomme et de citron, longueur moyenne. TB.

Champagne Blanc de Noirs : (2012, extra brut 4,5gr) un cran au-dessus du précédent, très beau nez agrumes, légèrement brioché, fruits secs, bulles très fines, bouche tendue, mais avec la rondeur qu’il manquait au précédent, finale longue et salivante. Grand vin. La bouteille du salon pour moi. TB++.

 

Benoît Lahaye - Champagne Grand cru Brut Nature : (demi-bt, anciennement appelé Brut Essentiel, 90% pinot noir, 10% chardonnay, dégorgé 10/2016) Couleur foncée, évoluée, nez légèrement évolué aussi avec de fines notes oxydatives, bouche toujours très tendue, minérale, avec une finale sur les fruits secs. Bulle un peu moins fine que le Blanc de noirs. TB.

 

Benoit Lahaye - Brut nature Champagne grand cru : très porté pomme blette, oxydation ménagée, assez austère, vineux, (dégordement d'il y a assez longtemps je pense), pas la meilleure bouteille goûtée chez ce producteur et cette cuvée. B+.

 

Benoît Lahaye - Champagne Naturessence Brut 2008 magnum : (moitié chardo, moitié pinot noir) Très beau champagne à la fois tendu et gras, avec une belle rondeur apportée par le petit passage en fûts, de la gourmandise avec quelques grammes de sucre, un beau fruité, finale longue et salivante. TB+.

 

9 juillet 2015

Ghislaine Barthod (Chambolle-Musigny) ****

Petit domaine de 6,5 hectares géré par Ghislaine Barthod et son mari Louis Boillot, vigneron lui aussi. Depuis 2018 c'est leur fils Clément qui a pris les commandes du domaine. Le style est très traditionnel, avec des vins peu extraits, peu colorés, assez peu boisés, montrant parfois des tannins durs et austères sur les parcelles côté Morey comme Les Cras ou Les Véroilles, bien plus aimables dans la Combe (Beaux bruns, Charmes...). Bref, de vrais vins de terroir, jamais trop démonstratifs. Espérons que le fils perpétue ce style.

 

 

Visite au domaine où nous sommes accueillis par Ghislaine Barthod en personne, très généreuse, qui devait au départ nous consacrer qu'une heure mais qui au final a tenu à nous faire goûter plusieurs premiers crus. La dégusation a duré une bonne heure et demi. Ici, les 2013 viennent d'être embouteillés mais ne seront commercialisés qu'à l'automne, comme tous les ans, se goûtant mal juste après la mise. Le millésime est tout en fraîcheur, avec de belles acidités mais pas de grosses matières. Nous dégusterons donc des 2014 sur fût, qui ont fini la malo depuis quelques temps déjà et qui commencent à bien se livrer. 2014 marque le retour à des quantités normales, le millésime est un peu moins frais que 2013, mais avec plus de concentration. 

 

Pour tous les vins dégustés, Ghislaine prélève sur différents fûts (plus ou moins neufs) pour nous faire goûter quelque chose qui ressemblera à l'assemblage final.

barthod cave

 

  

Bourgogne Les bons bâtons 2014 : encore un peu de gaz, vin léger, avec beaucoup de petits fruits rouges, pas une grosse matière, mais très frais, fruité et facile à boire. B.

Chambolle 2014 : (assemblage de 13 parcelles) couleur plus sombre, un peu de réduction au nez, beau fruité en bouche avec de la tension. B+.

Chambolle 1er cru Les Beaux bruns 2014 : (30% fût neuf, 70% fûts de 1à5vins) se goûte déjà très bien, fraise, framboise, belle matière, tout en finesse et en gourmandise avec des fruits croquants. TB.

Chambolle 1er cru Les charmes 2014 : un peu fermé en ce moment, difficile à goûter, fruit plus noir que sur beaux bruns, un peu plus tannique. B+.

Chambolle 1er cru Les fuées 2014 : plus ouvert, il possède la gourmandise des beaux bruns, mais un peu plus de tannins et d'acidité, finale très longue. TB.

Chambolle 1er cru Les Cras 2014 : plus sombre que les autres, très beau nez, sur le noyau de cerise, le cassis, en bouche les tannins sont encore serrés, beaucoup de minéralité, gros potentiel. TB.

Chambolle 2012 en 1/2bt : (Très bon millésime d'après Ghislaine Barthod, où il y a eu peu de quantité, mais de belles concentrations, avec plus d'acidité qu'en 2014) très beau nez expressif sur la framboise, la groseille, quelques épices. Bouche gourmande, fruits croquants, bonne matière, de la tension, encore quelques tannins mais de bonne qualité, déjà délicieux, et probablement encore mieux dans quelques années. TB.

chambolle barthod

 

 

Au final, des vins excellents, bien dans le style en finesse de Chambolle, avec des terroirs bien marqués, peu d'extraction (un seul pigeage en général et quelques remontages pendant la macération), peu de bois, de la pureté, de la tension, de la gourmandise avec un beau fruité et une structure tannique qui permet de donner des vins de garde. Rien à la vente en ce moment malheureusement. Un grand merci à Mme Barthod pour son accueil très chaleureux. Un domaine qui devient ma référence à Chambolle.

 

 

G. Barthod, Chambolle 1er cru Les Véroilles 2014 : Couleur rouillée, nez assez évoluée de kirsch, sous-bois... Bouche par contre qui semble encore jeune, cuir, animal, tannins durs, austère, bien dans le style Véroilles, compliquée en l'état, complexe, mais offrant peu de plaisir. B+.

 

 

G. Barthod Chambolle 1er cru Les charmes 2013 : (FDGV 2015) plus marqué fruits rouges que les Charmes d'autres domaines, encore un peu tannique en l’état mais pas du tout asséchant. Devrait être excellent dans quelques années. TB.

 

G. Barthod Chambolle 1er cru Les Cras 2014 : (FDGV16) plus clair que celui de Roumier, pas de boisé ici, plus marqué fruits rouges. Moins concentré, un peu plus tannique, dans un style plus tendu, belle trame minérale aussi. Finale aussi longue, un peu épicée aussi. Du même niveau, dans un autre style. TB+

 

Chambolle 2018 : clair, joli fruité, très pur, frais pour 2018, finale encore un peu trop serrée. TB.

 

Beaux Bruns 2017 : en finesse, élégant, manque juste un poil d'éclat. TB.

 

 

Ghislaine Barthod (gds jours 2018)

Bourgogne 16 : Robe très claire, très fruité, léger, gouleyant, pas très long, délicieux, superbe générique. TB.

Chambolle 16 : on se régale autant qu’avec le précédent, très fin et aérien, pour chipoter pas une grosse différence entre les deux. TB.

Chambolle 1er cru Cras 16 : très clair, très frais et fruité aussi, plus concentré, plus long, plus tannique. TB+.

 

7 juillet 2015

Bodega Cecchin (Argentine) **

Bodega Cecchin *** - Moscatel de Alejandria 2012 I.P Mendoza : (19,5g SR/L) couleur or, nez discret à l'ouverture mais très expressif le lendemain, sur le miel, les fruits jaunes, les épices, l'anis. Bouche moelleuse qui semble faire un peu plus que 20gr de SR, épaisse, mielleuse, avec une fine acidité à l'attaque, puis une certaine fraîcheur grâce à des arômes mentholés, l'anis et les épices. Finale de longueur moyenne, manquant un peu de tension. Bon vin, assez original. Note : 15/20.

cecchin moscatel

Malbec Mendoza 4 Manos 2011 : (vinifié par V. Wallard) encore beaucoup de gaz, arômes kirschés, impression d’un vin un peu sucré, léger, mais pas en place. Moyen.

Bodega Cecchin Mendoza Carignan 2012 : (vin de la famille Cecchin, importé par V. Wallard) vin gourmand, sur le cacao, les fruits noirs, tannins souples, un peu trop sucré et manquant un peu d’acidité à mon goût. B.

Bodega Cecchin Graciana 2011 : tannins plus présents que sur le carignan mais de qualité, plus puissant, sur des fruits rouges bien mûrs, des épices, plus de longueur. B+.

Sémillon Hulk Via revolucionaria 2014 : (produit par M. Micelini, importé par V. Wallard) fruité classique du sauvignon, un peu de miel, vin sec, manquant de tension. B-.

  

 

Clemens Busch (Allemagne-Moselle) **** - Riesling trocken 2013 : (trocken = sec, 9gr SR/L ici, sols de schistes) couleur paille, nez moyennement expressif, sur le citron, le pamplemousse, la poire. Bouche vive, légèrement perlante, fraîche, facile à boire à 10,5%, se goûte sec, sur les agrumes, avec un peu de résine et d'amertume en fin de bouche qui rappelle le pamplemousse. Finale de longueur moyenne, tendue et saline. Très bonne entrée de gamme. Note : 15,5/20.

clemens busch

Clemens Busch Riesling Halftrocken 2018 : couleur claire, nez citronné, à peine résine, bouche tendue, à peine sucrée pour un demi-sec mais ça lui permet de ne pas être trop austère, finale assez longue et minérale, superbe entrée de gamme. TB.

Riesling Marienburg rothenpfad GG 2014 : couleur très dorée, nez pétrol et fruits exotiques, un peu de miel. Labouche manque un peu de tension sur c millésime difficile, mais elle est prête à boire, aromatique très noble. TB.

Clemens Busch (greniers 2022)

Vom roten schiefer 20 nez exotique, solaire, un peu mou pour du Clemens, Nonnengarten 19 bien plus tendu et frais, laser, juste un peu maigre. vom blauer schiefer 18 idem un peu maigre manque un peu de peps par rapport au précédent, rothenpfad GG 20 très tendu, citron caillou, pas très épas non plus mais belle allonge, très bon, Falkenlay 18 un pu plus mûr, plus large, belle finale minérale très bon aussi, Farhlay reserve 17 plus large, plus épas avec son élevage long mais un peu moins tendu, alter Native 2020 (nature) bof. Si la gamme est belle elle souffre de passer derrière PJ Kuhn, les vins mosellans apparaissent un peu trop maigres en comparaison, il aurait fallu faire l’ordre inverse, mais sur salon on ne fait pas toujours ce qu’on veut…

 

3 juillet 2015

Gérald Besse (Suisse) **

Gérald Besse - Valais Fendant les bans 2011 : (cépage fendant ou chasselas) couleur paille, nez peu expressif, très floral (fleurs blanches, tilleul ?), quelques notes de fruits blancs très mûrs. Bouche à l'attaque vive, minérale, légèrement perlante mais peu aromatique, notes florales et un peu de citron, plus grasse en milieu de bouche. Finale assez courte. Note : 14/20.

fendant besse

 

 Besse, Valais syrah les serpentines 2019 : (100% syrah) Une syrah suisse très sombre, puissante, épicée, encore quelques tannins, chaleureuse, qui demande presque à vieillir encore un peu. Les participants pensent globalement à une syrah du sud. B+.

 

3 juillet 2015

Alvaro Palacios (Espagne) **** et R. Palacios

Alvaro Palacios - Priorat "Camins del Priorat" 2010 : (carignan, grenache, cabernet sauvignon, syrah) robe grenat, nez expressif sur le cassis, la mûre, la confiture de fraise, un peu d'épices, léger boisé/vanillé. Bouche gourmande, sur les fruits confiturés du nez, bonne matière, tannins bien arrondis par le bois, reste assez frais. Longueur moyenne. Bien fait, dans un style assez moderne. Note : 15,5/20.

camins del priorat

 

Alvaro Palacios - Priorat "Finca Dofi" 2010 : robe grenat, nez assez "moderne", fruits mûrs, vanille, boîte à cigare, bois précieux. Bouche assez fine, aux tannins lisses, beaucoup de fruit, boisé plus discret, belle acidité derrière. Bonne longueur. TB.

 

A. Palacios - Priorat « Les terrasses » 2015 : (55% grenache, 45% carignan) Couleur rubis foncé, nez bien marqué grenache sur la confiture de fruits rouge, sucre, pointe de vanille. Bouche ronde, texture soyeuse, fruits rouges confiturés, épices, devient un peu écœurante à la longue, on retrouve la pointe d’élevage vanillé en finale. B+.

 

Priorat gratallops 22 assez clair, épices, orangette, peu de tannins, pas beaucoup de volume ni de puissance, un peu court. Finca Dofi 22 très clair, fin, calcaire, peu boisé, manque presque un peu de corps par rapport à avant, très fin, mais il y a quand même plus d’allonge que sur la grosse cuvée de Bierzo (des Descendientes) bue avant. On sent tout de même le même virage stylistique.

 

 

 

Remondo Palacios : (domaine des Palacios dans la Rioja, créé par Jose Palacios Remondo, le père d'Alvaro Palacios. Aujourd'hui les vins sont eux aussi vinifiés par Alvaro Palacios. Domaine dans la Rioja Baja.

 

J Palacios Remondo, Rioja La vendimia garnacha 2023 : (grenache) Couleur assez claire, style assez léger, tout en rondeur, peu d'acidité, un boisé qui le rend un peu lisse, simple, finale vanillée. B.

 

2 juillet 2015

Barbeito (Portugal, Madère) ****

 

Fondée en 1946, la maison Barbeito a en partie été rachetée par un groupe japonais en 1991. Contrairement à D'Oliveiras, elle ne possède que peu de vieux millésimes. Mais Ricardo de Freitas, le petit fils du fondateur, se rattrape grâce à quelques innovations : des single casks, une gamme non mutée, un beau travail sur les jeunes Madère etc... Tout est en achat de raisins. Le style se veut ici comme chez d'Oliveiras sur la tension, la salinité et la fraîcheur. Sans atteindre tout à fait le niveau de ces derniers, nous sommes ici loin au-dessus des Madères très grands publics, ronds et caramélisés des Borges, Justino, Blandy...

 

 

 

Barbeito - Madeira Boal 1999 cask 8a+d : (cépage boal ou bual, embouteillé en 2007) couleur ambre clair avec des reflets oranges, nez expressif sur l'abricot sec, l'orange confite, le raisin de Corinthe, le caramel, des notes fumées, quelques épices et un côté mentholé. Attaque moelleuse en bouche sur le caramel et le sucre brun mais très vite une grosse acidité apparaît qui va tendre le vin, avec un côté salin et beaucoup de fruits secs. Finale très longue, tendue, saline, qui termine sur les épices, les fruits secs, la noisette, la noix, dans l'esprit d'un oloroso sec désormais. Très belle découverte. Note : 18/20.

barbeito

 

 

Barbeito - Madeira Boal Reserva : (19% 50cl) Couleur plus claire que le single cask, bien oxydatif aussi et assez sec, belle finale longue et saline, mais moins de fruit, pas le côté fumé non plus. TB-.

 

Barbeito - Malvasia Single cask 2005 83 B+C : TB.

 

Boal 10ans : sur le caramel, girofle, un peu trop sur le sucre. B+.

 

Malvoisie 1994 cask 18a mis en bouteille en 2004 : TB+.

 

Rainwater 5yo medium dry un peu trop sucré. Boal reserva 5yo idem un peu trop sur le sucre. Bastardo quatro pipas res especial medium dry très clair, très salin, très tendu, top. Sercial 10yo dry là aussi peu de couleur, très tendu, très salin, top. Malvazia 10yo sweet 111gr très concentré, sucré à l’attaque mais finale fraîche saline très longue, superbe. Malvasia candida Res especial Faja dos padres (10-15yo) attaque sucrée aussi et finale saline/umami très salivante d’une longueur incroyable, superbe. Un gros cran au-dessus des deux suivants.

 

Barbeito, Rainwater 5ans, Boal 5ans et Malvoisie 5ans : jolie gamme bien maitrisée pour des jeunes Madère, avec une préférence pour le Boal, bel équilibre, finale qui noisette.

 

Barbeito, Madère Tres Pipas Bastardo Reserva velha Medium dry : semble plus sucré que medium-dry, assez rond et facile d'accès, manque un peu d'acidité et d'allonge pour Barbeito, même si c'est bon.

 

Verdelho 2019 DOP Madeirense : (vin non muté, 11% vol) Couleur assez dorée, nez un peu chenin qui tire sur le nature, poire, noisette, un peu pomme blette. Bouche légère bien sûr, avec un côté vif et acidulé à l'attaque mais peu d'intensité, peu d'allonge, un peu maigre, un côté salin sympa par contre, à peine noisette/oxy, mais finale assez courte. Ca reste digeste car peu d'alcool mais l'acidité est pas si haute que ça en fait. B.

 

Barbeito, Vinhas do Farrobo Bastardo 2022 : (100% trousseau) rouge très léger (10%), très clair en couleur, proche d’un rosé, fait sr le Nord de l’île principale, très framboise, groseille et floral. Bouche légère, acidulée, quand même texturée, assez courte mais très digeste, presque désaltérante. B+.

 

 Barbeito, Madère Boal Reserva 5ans (100% boal) : un jeune Madère parfaitement réalisé, avec un bel équilibre entre sucrosité et acidité, un peu d’oxydatif mais aussi du fruit, gourmand, sans être lourd, la finale est très clairement umami. Accord parfait avec une vieille mimolette. TB+.

 

 

Cossart Gordon ***

Bual 2008 19% : (emb 2016) couleur ambre clair contours orangés, nez légèrement oxydatif, noix, abricots, fruits secs, pas mal de sucres pour un boal, bonne acidité derrière, assez long, manque un peu de salinité sur la finale. TB.

 

26 juin 2015

Soirée vins prestige cave Malleval

 

Tous les vins ont été dégustés dans des Riedel Vinum Tempranillo, étiquette découverte.

 

 

Krug Champagne Brut 2000 : (50% chardonnay, 50% PN) couleur or pâle, peu de bulles visibles. Nez légèrement brioché, avec beaucoup d'agrumes, un peu de coing et de noisette, très élégant même si l'aromatique n'a rien d'extraordinaire. Bouche sublime, bulles ultra-fines, beaucoup de fruits frais, agrumes surtout, pas très vineux pour du Krug, mais plutôt sur une très belle tension minérale. Finale très longue, citronnée, saline, avec quelques épices, qui montre à quel point un champagne est bel et bien un vin blanc. Ca commence très fort. Note : 19/20.

krug 2000

 

 

Faiveley Corton-Charlemagne 2005 : couleur or, nez élégant légèrement beurré et lacté, quelques notes grillées, mentholées, puis avec l'ouverture de plus en plus citronné même si dans l'ensemble ça manque un peu de fruit. Bouche assez puissante, très belle matière, texture soyeuse, élevage présent mais parfaitement intégré, beurre, citron et agrumes avec l'ouverture, ainsi que des notes florales, bonne acidité dans le fond. Finale longue, avec quelques notes de fruits secs. Un vin très bien fait, tout est là sans que rien ne domine, mais il lui manque un brin de folie et de charme (peut-être encore un peu jeune ?), surtout comparé au suivant. Note : 18,5/20.

faivelay corton charlemagne

 

 

D'Auvenay Meursault 1er Cru Les Gouttes d'or 2004 : couleur or pâle, un peu trouble. Le premier nez est très grillé, avec un peu de cacahuète, mais avec l'ouverture ça s'estompe un peu et beaucoup de choses apparaissent derrière : citron, gingembre, abricot, beurre, notes florales. Bouche massive, très concentrée, avec une grosse tension, du poivre et du gingembre qui la rendent très vive, beaucoup de citron, de fruits jaunes. Finale interminable, portée très loin par l'acidité et son côté épicé. Très grand vin, d'une énergie incroyable, qui a complètement éclipsé le Faivelay. Je n'ai pas été trop gêné par le côté grillé que je crains habituellement, mais il était soi-disant peu prononcé pour du d'Auvenay. Note : 19,5/20.

meursault goutte sd'or

 

 

Comte de Vogüé Bonnes-Mares 2002 : rubis foncé, un peu évolué et trouble. Nez sur le noyau de cerise, le sous-bois, la terre, un peu de rose et de fraise sucré, assez envoûtant. La bouche fait plus jeune que le nez, moins de traces d'évolution, beaucoup de puissance, et malheureusement un peu d'alcool, des tannins parfaitement fondus, soyeux, fruits mûrs, cerise et fraise surtout. Bonne longueur, mais le côté légèrement alcooleux dérange un peu. Note : 17,5/20.

 

Leroy Romanée-Saint-Vivant 2007 : robe rubis, trouble. Le premier nez est réduit, fumé, mais l'odeur part après une bonne agitation du verre. On trouve des notes de rafle, (ronce, pivoine) rose, et plein de petits fruits rouges. La bouche est un cran au-dessus, très florale, sur la framboise, les fruits rouges, beaucoup de finesse, on n'est pas sur un vin qui en met forcément plein la vue comme le Meursault de D'Auvenay mais c'est une d'une buvabilité déconcertante. Les tannins sont présents mais parfaitement fondus, une très belle acidité soutient le vin pendant longtemps. Finale très longue. Grand vin, qui me rappelle un peu le style de Clavelier (peu de soufre ?). Note : 19,5/20.

leroy romanee saint vivant

 

 

Petrus Pomerol 2003 : robe grenat, nez de fruits rouges très mûrs, un peu sucrés, du cassis, du zan, un côté balsamique, élevage bien intégré, encore très jeune et sur le fruit. Moins bien en bouche, assez puissante, pas forcément une très grosse matière, fruits très mûrs, manque de fraîcheur et d'acidité, on sent vraiment le millésime solaire. Les tannins semblent bien fondus à l'attaque, mais un poil secs sur la finale. Pas une grosse longueur. Sans être mauvais, tout le monde est déçu autour de la table, les cavistes nous disent avoir très bien goûté 2004 et d'autres millésimes récemment. Pour eux le problème vient de 2003. Le fait de passer derrière Leroy ne l'a sûrement pas aidé non plus. Note : 16,5/20.

petrus 2003

 

 

Yquem Sauternes 1996 : couleur or profond, déjà évoluée. Superbe nez très marqué agrumes, oranges confites, mandarine, avec du safran, du caramel, un peu d'ananas. Bouche assez puissante, toujours sur les agrumes, un peu plus confits désormais, du caramel, léger manque d'acidité à mon goût. Finale longue, avec des amers nobles, beaucoup d'orange confite, des épices. Après un nez magnifique, comme souvent sur Sauternes je trouve qu'il manque un peu d'acidité, même si ça reste dangereusement buvable. J'avais légèrement préféré 1997, qui sans être plus acide était plus concentré, plus sur les fruits jaunes avec moins de caramel et d'amertume. Note : 17,5/20.

 

 

Quelques extras pour finir : Toro Albala PX 1986, puissant, moins sucré que le 1985 bu récemment, moins sur le pruneau, moins gourmand, mais plus complexe peut-être, sur le pain grillé et le café. Cognac Tesseron Lot 53 XO Perfection 40%, très beau nez de fruits secs, frangipane et d'épices, bouche assez puissante pour du 40%, finale épicée. Chartreuse verte VEP 54%, beau nez, poivrée en bouche, peut-être un peu trop sucrée, mais les 54% sont parfaitement intégrés.

 

21 juin 2015

Château Palmer (Margaux) ****

 

"Style fait d'opulence et de rondeur, avec un soyeux magnifique, très marqué par le merlot, très différent de Château Margaux." RVF "Les derniers millésimes sont superbes de distinction avec un éclat sublime du fruit."

 

 

Propriété des héritiers de deux grandes familles, les Mähler-Besse et les Sichel, Palmer est dirigé par Thomas Duroux depuis 2004. Après quelques essais sur un hectare en 2008, sur 3 puis sur 30 hectares ensuite, le domaine est en cours de conversion en bio et en biodynamie pour l'ensemble de son vignoble depuis 2014 et devrait donc être certifié en 2017. Peu d'informations précises nous sont données sur la biodynamie à Palmer, mais heureusement on trouve des interviews sur le net (ici par exemple http://www.terredevins.com/actualites/chateau-palmer-chemin-vers-bio-ineluctable-les-grands-crus-classes/)

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Le domaine possède 55 hectares de vignes, disséminés un peu partout sur l'appellation Margaux. Sur la photo les vignes proches du château avec au loin l'église et à sa droite le toit du Château Margaux. L'estuaire de Gironde est à 900m environ. L'originalité de Palmer tient dans la forte proportion de merlot, près de 50%, inhabituelle pour la région, ce qui lui donne un style "fait d'opulence, de rondeur, avec un soyeux magnifique" (RVF).

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Les sols de Palmer sont majoritairement composés d'une couche de graves sableuses, puis d'une couche de graves argileuses et à nouveau d'une couche de graves sableuses. 

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Après un passage par le tri optique, les raisins sont directement montés par un système de poulie dans les 54 cuves (tronconiques pour les plus récentes, cylindriques pour les plus anciennes). Des levures sont ajoutées pour éviter le soufre avant l'entrée des raisins en cuves. L'extraction se fait grâce à plusieurs remontages par jour pendant 5 à 7 jours, pas de pigeages.

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Le chai des 2014. Les malo se font en barriques d'octobre à décembre environ. Alter Ego reste en fûts 18 mois, le grand vin 20 à 22 mois.

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Le chai des 2013, Alter Ego s'apprête à être embouteillé. Pour le grand vin on utilise 60 à 70% de fûts neufs, 30 à 40% pour Alter Ego, avec 6 tonneliers différents et des chauffes moyennes.

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L'Alter Ego a été renommé ainsi en 1998 pour montrer qu'il s'agit d'un autre vin, avec une plus forte proportion de merlot, plus vite accessible, et pas d'un second vin fait avec les jeunes vignes ou les moins bonnes barriques. En 2014, 45% de la récolte a servi pour l'Alter Ego.

 

Alter Ego 2011 : (48% merlot, 37% cabernet sauvignon, 15% petit verdot) robe assez sombre, nez sur des fruits rouges mûrs, un peu de cassis, bouche volumineuse, puissante, avec une belle matière mais manquant de fraîcheur, encore trop tannique en l'état. B.

 

Palmer 2006 : (56% cabernet sauvignon, 44% merlot) robe foncée, contours légèrement tuilés, nez de fruits noirs, cassis et mûre, avec dans le fond de légères notes de truffe et de tabac. Attaque en bouche très soyeuse, belle texture, une bonne matière, il y a la fraîcheur qu'il manquait à l'Alter Ego ici, les tannins sont déjà bien fondus, moins marquée par les arômes tertiaires, plus par le chocolat et le cassis. Finale de bonne longueur, manquant peut-être d'un peu de tension pour être parfait. TB.

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Visite groupée (10à12 personnes) gratuite, sur rendez-vous, par une employée du domaine sympathique mais pas toujours compétente, comme c'est souvent le cas à Bordeaux où on ne rencontre que trop rarement le vigneron.

 

 

Château Palmer - Margaux 1991 : très tuilé, nez un peu trop tertiaire à mon goût, un peu vert, puis un côté pot-pourri et floal intéressant. Belle bouche, tendue avec des fruits rouges et du café, des tannins fins et de la matière, de la longueur. Comme pour le Cos, j'aime beaucoup la bouche mais le nez est trop tertiaire pour moi. TB.

 

20 juin 2015

Ridge (USA) **** et Birichino (USA) ****

Ridge - Lytton Springs 2011 Dry Creek Valley AVA : (82% Zinfandel, 16% petite syrah, 2% carignan, sols d'argiles et graves, élevage 14 mois en barrique dont 25% neuves) Couleur grenat, nez très expressif, beaucoup de fruits rouges confiturés, framboise, fraise et cerises noires, léger boisé/vanillé bien intégré. Bouche assez puissante (mieux après quelques heures d'ouverture), toujours ces fruits rouges très mûrs et des épices qui rappellent les grenaches du Rhône, belle matière, tannins lisses et une bonne acidité. Finale longue, épicée, fraîche. Très bon vin, gourmand en ce moment, qui peut aussi être attendu quelques années. Note : 17,5/20.

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Ridge, Merlot Ridge Estate Sta Cruz 2010 : nez un peu truffe et cassis, bouche très ronde, très cassis, fruits noirs, encore un peu d'élevage, gourmande, pas une grosse acidité, heureusement il n'y a pas beaucoup d'alcool, 13,2% ce qui lui évite d'être lourd. B.

 

 

 

Birichino ****

Domaine créé en 2008 par John Locke et Alex Krause, qui se sont rencontrés au domaine Bonny Doon. Un style sur la fraîcheur et la finesse.

 

Birichino - Cinsault Bechthold Vineyard 2016 : (cinsault centenaires de Lodi en Californie) Couleur rubis claire, nez de framboise, grenadine, rose, caillou fumé. Bouche toute en fruit, légère, élégante, peu de tannins, fruits rouges confiturés, belle finale d'une fraîcheur étonnante pour la Californie. TB+.

Birichino - Enz Vineyard 2017 Mourvedre : mourvèdre très clair, infusé, fruits rouges confiturés et quelques épices, proche du cinsault du même domaine bu récemment (les deux font cinsault), belle fraîcheur. TB+.

Birichino, Yount Mill Vineyard Sémillon 2021 Napa : (cuves et fûts) nez beurré et grillé, bouche qui n’a pas beaucoup d’alcool, mais peu d’acidité, du gras, vite écœurant. B-.

Birichino Zinfandel : (millésime ?) zinfandel qui reste assez frais et pas trop confit, mais moins intéressant que le cinsault ou le mourvèdre du domaine. B.

Birichino :  Besson grenache 2023 tannins encore serrés en l’état, aromatique jolie, fruitée et florale, pas de lourdeur. (moins fin que le cinsault de mémoire)

Cinsault 2021 : très pot-pourri, rose, fruits rouges, pinote clairement, tannins fins, superbe. TB++.

Mourvèdre 2023 : mourvèdre très frais, touche végétale noble , du fond et de l'allonge peu tannique pour 2023, c'est joli, un brin austère en l'état, mais noble, avec du fond. TB+.

 

 

Beaux frères *** - Pinot noir Upper terrace Ribbon Ridge 2007 : robe évoluée, assez claire avec des contours tuilés, nez un peu chaud, voire brûlé, avec une certaine complexité, sous-bois, épices, kirsch. Bouche assez puissante, épicée, moins chaude que le nez, du sous-bois là aussi. La finale est courte, sur le poivre, un peu d'alcool, bien moins élégant que le précédent. B-.

 

20 juin 2015

Château Troplong Mondot (Saint-Emilion) ****

 

Visite au Château Troplong Mondot, situé sur le lieu-dit Mondot, en haut de la butte de Saint-Emilion, entre La Mondotte, Pavie-Macquin et Pavie-Decesse. Avec ses 33hectares situés tout autour du château, le domaine est l'un des plus grands de l'appellation. Il a été acquis et rénové par la famille Pariente dans les années 1980.

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Le domaine privilégie le merlot (et la finesse) qui représente 90% de l'encépagement, complété par 8% de cabernet sauvignon et 2% de cabernet franc. Les vignes sont assez jeunes, 25ans de moyenne d'âge, les rendements limités à 35hL/ha environ. 

 

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Les sols sont majoritairement composés d'argile et de calcaire, avec parfois des sous-sols de sables et du silex sur certaines parcelles. Depuis peu, 10hectares sont labourés au cheval, pour ne pas trop brusquer les sols, auxquels le domaine fait particulièrement attention, le but étant d'étendre cette pratique à tout le domaine d'ici quelques années ; mais pas de passage en bio ou en biodynamie prévu.

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Ici, comme souvent à Bordeaux les parcelles sont vinifiées séparément avant d'être assemblées peu avant les primeurs.

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La fermentation se fait dans les 21 cuves, 10 cylindriques et 11 tronconiques quasiment neuves. L'extraction est assez importante mais se déroule très lentement, sur un mois environ,  avec quelques pigeages et aération ou non suivant les cuves. Le château est conseillé par Jean-Phillippe Faure, bras droit de Michel Rolland. Tout est contrôlé par ordinateur.

 

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La fermentation malolactique se fait en fût dans une salle chauffée à part. Le chai de 360 barriques, dont 85à100% de neuves, avec 7 tonneliers différents.

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Château Troplong Mondot 2011 (en 1/2 bt) : robe assez claire, nez sur la cerise, la mûre, le cassis avec dans le fond des notes de menthol et de réglisse (les marqueurs de la propriété apparemment, qui se renforcent généralement après quelques années). Bouche assez légère, pas une grosse matière, beaucoup de fraîcheur, du fruit. La finale est assez longue, avec des tannins peut-être un peu secs et un léger boisé désormais. Au final un vin assez fin, fruité, frais et facile à boire, qui se délivre déjà pas trop mal. TB-.

 

Le domaine produit un second vin "Mondot" dont l'étiquette a aussi changé récemment. Les deux étiquettes actuelles sont celles de gauche. 

 

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Visite d'une bonne heure par une employée du domaine très agréable et compétente, 15€ pour une visite privée (12€ en groupe).

 

16 juin 2015

Château Pavie (Saint-Emilion) ***

 

"Rendements bas, extractions poussés, élevages luxueux..." RVF ont fait la réputation du domaine. Sur les derniers millésimes, les cabernets sont bien plus présents pour gagner en fraîcheur, les vins sont un peu moins extraits et tanniques.

 

 

 

Visite au Château Pavie

 

Rdv pris par mail via le site du Château, visite privative d'environ 1h avec dégustation d'un millésime de Pavie, 25€. Ici au moins c'est clair, plutôt facile d'obtenir un rendez-vous, ça change des domaines qu'on ne peut pas visiter mais qu'on peut quand même visiter si on connait du monde... 

 

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Le Château Pavie, sur les pentes sud de Saint-Emilion, racheté par Gérard Perse (qui possédait quelques hypermarchés Continent) en 1998 avec les propriétés Pavie-Decesse, Monbousquet et Bellevue-Mondotte un peu plus tard. Le nom "Pavie" provient de la variété de pêche présente sur la côte au IVe siècle lorsque les Romains y ont planté les premières vignes. Le domaine possède aujourd'hui 37 hectares, à la fois sur la pente sud (sol brun calcaire sur terres argilo-calcaires), sur le pied de la pente (sol brun calcaire sur sable argileux, où l'on trouve plutôt les cabernets) et surtout sur le plateau de Saint-Emilion (sol blanc calcaire). 60% merlot, 30% cabernet franc, 10% cabernet sauvignon.

 

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Le hall d'entrée, rénové, de même que les chais, par l'architecte Alberto Pinto en 2013. On a l'impression d'être dans un musée d'art, musée de 8500m2 tout de même...

 

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Le cuvier (20 cuves bois pour une cuvaison d'environ 3 semaines) puis le chai sur deux étages, construit en 1998. Les murs sont soutenus par les arcades de l'ancienne gare de Bordeaux Bastide. Fermentations malolactiques en barriques. Les élevages sont longs, 18à32 mois suivant les millésimes, 70% à 100% de bois neuf.

 

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Suite de la visite du "musée" Pavie avec l'entrée de l'oenothèque et un tonneau de 40hL fabriqué à partir du chêne de Morat, un arbre de 340ans qui allait être coupé. Il a permis de faire ce foudre ainsi qu'une soixantaine de barriques ! A l'heure actuelle, une partie du second vin 2014 vieillit dans ce tonneau, pour l'expérience. Beaucoup de choses intéressantes chez Pavie, mais nous n'avons toujours pas vu une vigne !

 

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Les bouteilles "noires" de Pavie 2012, pour fêter le passage en Grand Cru classé A, dont on est très fier ici (on le voit écrit partout) et une partie de l'immense salle de dégustation. Ici on recherche une haute maturité des raisins, les rendements sont plus bas que sur les autres propriétés de l'appellation (30hL/ha contre 40-45 ailleurs), l'extraction est un peu plus poussée que chez les voisins pour obtenir des vins très concentrés. Le domaine produit aussi un second vin "Arômes de Pavie" contenant un peu plus de merlot (70% en moyenne contre 60à65% pour le grand vin) pour être plus vite prêt à boire. "Esprit de Pavie" n'est pas vraiment un troisième vin mais une autre propriété de Gérard Perse, en AOC Bordeaux, qu'il travaille dans le même style.

 

 

Château Pavie Saint-Emilion 2006 : robe très sombre, pas de traces d’évolution, nez épicé, marqué par les fruits noirs, légèrement vanillé et torréfié. Bouche puissante, épicée, très épaisse et très tannique, manquant clairement de finesse et de fraîcheur. Finale longue, réglisse, fruits noirs, vanille, tannique. Un vin à attendre impérativement, aucun plaisir en l’état. B-.

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16 juin 2015

Vieux Château Certan (Pomerol) *****

 

Visite au Vieux Château Certan

 

Rdv pris par téléphone, même si les visites sont très rares ici pour les particuliers. D'ailleurs à mon arrivée, la secrétaire s'étonne de ma présence, "on ne reçoit que des professionnels". Après quelques minutes d'explication, j'obtiens le droit de me joindre à un groupe de texans venant juste de commencer la visite avec Alexandre Thienpont en personne, qui lui s'excuse pour le malentendu et a su nous mettre à l'aise. Visite assez brève dans les vignes, en anglais, peu d'informations donc, mais on passera plus de temps dans le chai.

 

 

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Le Vieux Château Certan, une propriété achetée par le grand-père d'Alexandre Thienpont il y a un peu moins d'un siècle. 14hectares de vignes, sols argileux pour les 60% de merlot et sablo-graveleux pour la majorité des cabernets francs (30%) et cabernets sauvignons (10%). C'est d'ailleurs cette forte proportion de cabernet qui caractérise le Vieux Certan, donnant des vins qui se rapprochent de ceux du Médoc, avec beaucoup de fraîcheur mais peut-être moins de gourmandise que la plupart des Pomerols. La proportion cabernet/merlot est variable selon les millésimes, lorsque les cabernets ont du mal à mûrir une grande partie se retrouve dans le second vin "Gravette de Certan". Les bons millésimes peuvent être ici différents que sur les propriétés voisines, par exemple 2011, belle année pour le cabernet franc est très prometteur selon Alexandre Thienpont.

 

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Ici, comme à la Conseillante, on met des plaquettes d'hormones pour créer une confusion sexuelle chez les papillons afin que les femelles ne pondent pas dans les vignes. Plaquettes non présentes au Tertre Roteboeuf...

 

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Le cuvier (cuves bois) et une des deux salles du chai. Elevage en barriques neuves, 18 à 22 mois selon les millésimes.

 

2006 : (70% merlot, 25% cabernet franc, 5% cabernet sauvignon) couleur grenat sombre, nez expressif, beaucoup de tabac, fruits noirs, prunes, un côté rive gauche (mais je suis peut-être influencé par l'encépagement), bouche portée par une belle acidité (signe de la maison, grâce au cabernet franc), fruits noirs, légères notes tertiaires sous-bois, tabac, belle longueur, un peu moins de matière que 2014 mais un vin plus complexe, prêt à boire. TB.

 

2014 sur fût : (80% merlot, 19% CF, 1% CS, même assemblage que celui présenté lors des primeurs) couleur assez sombre, bien plus que La Conseillante, nez plus mûr, fruits plus noirs, confiturés, très bonne matière, plus concentrée encore que le 2006, ou que La Conseillante 2014, tannins bien intégrés, beaucoup de fraîcheur, très accessible grâce aux 80% de merlot cette année, finale longue. TB.

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15 juin 2015

Mitjavile : Tertre Roteboeuf, Cambes, Aurage, Martet ****

 

La famille Mitjavile, François et sa fille Nina au Tertre Roteboeuf et au Roc de Cambes, son fils Louis sur L'Aurage, Martet et Le Versant, règne sur la rive droite depuis la fin des années 1970. Tertre Roteboeuf est un amphithéâtre particulièrement solaire à l'est de Saint-Emilion. C'est un terroir idéal pour le style des vins Mitjavile, la rondeur poussée à l'extrême, gommer l'austérité naturelle des vins de Bordeaux. Les vignes sont très basses, avec beaucoup de feuilles pour avoir le maximum de photosynthèse. Ici, on vendange très tard des raisins le plus mûr possible, avec beaucoup de merlot. L'élevage se fait ensuite en barriques neuves Radoux (un tonnelier dont les boisés vanillés/caramel marquent fortement les vins) pendant deux années pleines. Les vins sont donc très ronds, légèrement sucrés, les tannins complètement lissés par le bois, gourmands, prêts à boire dès qu'ils sortent. L'inconvénient est qu'ils sont fortement marqués par un boisé vanillé qui masque le terroir. 

 

La méthode étant la même sur les autres propriétés Mitjavile, on peut reprocher aux vins d'être tous un peu les mêmes...

 

 

 

Visite au Château Tertre Roteboeuf

 

Rdv pris par mail il y a 2 mois, les visites pour les particuliers ne sont pas courantes mais sont néanmoins possibles si l'on accepte de se "greffer" sur un groupe de professionnels. Pas de vente. Après une petite mésentente avec la secrétaire sur l'horaire, je suis invité à patienter dans le salon en attendant que Nina Mitjavile, la fille de François, ne revienne avec un groupe suédois puis un peu plus tard avec un second groupe français. C'est l'occasion d'aller admirer le point de vue et de prendre quelques photos. La visite est particulière, moitié en français, moitié en anglais... mais tout se fait dans la bonne humeur ; ici on prend son temps, près de 3h de discussion et de dégustation.

 

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La maison familiale, très sobre par rapport à Pavie. Le premier millésime est 1978 pour le Tertre. Puis le domaine a souhaité s'agrandir, mais n'a pas trouvé de belles vignes en pente accessibles sur Saint-Emilion d'où l'achat du Roc de Cambes en Côtes de Bourg à la fin des années 1980, ainsi que du domaine de Cambes, partie plate du Roc qui n'entre pas entièrement dans l'air d'appellation Côtes de Bourg, d'où l'AOC Bordeaux. Le travail et les moyens mis en œuvre au Roc sont exactement les mêmes qu'au Tertre.

 

 

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Les vignes du domaine, seulement 5 hectares, sur les pentes sud de Saint-Emilion. Au fond à droite on aperçoit l'église de Saint-Laurent des Combes. C'est un endroit privilégié de l'appellation, qui permet d'avoir beaucoup de soleil mais aussi de la fraîcheur. Les sols sont argilo-calcaires, avec environ 80% de merlot, 20% de cabernet franc. Ce qui caractérise le Tertre Roteboeuf c'est la recherche d'une haute maturité, toujours à la limite de la surmaturité, pour avoir des vins très fruités et gourmands. Tous les choix qui sont faits à la vigne ou au chai en découlent. Les vendanges se font très rapidement, en une journée généralement, pour cueillir exactement le jour où la maturité souhaitée est atteinte, mais aussi parce qu'il n'y a qu'une seule parcelle ici alors que les autres domaines ramassent parcelles par parcelles sur plusieurs semaines parfois.

 

 

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Dans les vignes, on fauche (on ne désherbe pas) un rang sur deux pour laisser de quoi se cacher aux insectes. On utilise ensuite la taille de l'herbe pour absorber plus ou moins d'eau selon le temps. C'est une des rares propriétés du secteur à ne pas utiliser la taille Guyot. Les vignes sont enfoncées plus profondément dans le sol qu'ailleurs. Selon Nina Mitjavile 95% du travail se fait à la vigne, qui doit être cultivée comme un jardin. 5 employés y travaillent, chacun sur un hectare. Tous aident au chai lorsqu'il y a besoin, mais "il n'y a pas assez de travail pour y prendre un employé à temps plein".

 

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Les fûts du millésime 2014, 70 barriques de 225L. Dans le chai, la température est élevée pour que les vins "travaillent" constamment, alors qu'ailleurs ils sont "en pause" tout l'hiver. De plus, la durée d'élevage est particulièrement longue, elle peut durer plus de 2ans. A la mise en bouteille les vins doivent être prêts à boire, commencer à développer des arômes tertiaires pour ensuite ne pas connaître de phases de fermeture.

 

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Les cuves de fermentation et quelques-uns des fûts de 2013, seulement 35 barriques à cause de fortes pluies au moment de la floraison ! Pas de parcellaires au domaine, tout est assemblé dans un seul vin dès le départ. Lors de la macération, il n'y a que des remontages, pas de bâtonnages ou de pigeages pour garder la pureté du fruit. Les malo se font en barriques.

  

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Un seul type de fût au Tertre Roteboeuf, uniquement du 100% neuf, ce qui permet d'éviter toute "cacophonie" qu'apporteraient des fûts divers, mais aussi d'avoir une relation privilégiée avec le distributeur qui garde ses meilleurs bois pour le domaine.

 

 

 

La dégustation :

Tertre 2014 : couleur grenat, bien moins sombre que Pavie (un peu plus que La Conseillante), nez sur les fruits rouges très mûrs, confiturés, un peu de cassis, et dans le fond un côté légèrement désagréable, d’épices apporté par l’élevage ? La bouche est superbe, assez puissante, très bonne matière, de la fraîcheur, de la tension, des tannins déjà soyeux, la longueur est au rendez-vous. Très prometteur. TB.

 

Tertre 2013 : (seulement 35 barriques contre 70 en 2014 à cause de fortes pluies, embouteillage prévu bientôt mais aucune n’a encore été déterminée). Couleur un peu plus claire, nez de fruits rouges très mûrs, confiturés, un côté caramel lié à l’élevage, bouche plus légère que 2014, tannins très soyeux, beaucoup de fruits et de gourmandise, un petit côté sucré, un peu moins d’acidité que 2014, finale plus courte. TB-.

 

Tertre 2012 en bouteille : plus sombre que 13, fruits très mûrs caractéristiques de la maison, noirs et rouges ici, un peu de menthol et de réglisse. Bouche plus vive, plus acide et plus tannique que le 2013 même si ça reste fin, plus de longueur. Déjà excellent en l’état. TB+.

 

Tertre 2004 en 1/2bt : robe très légèrement évoluée, nez assez chaud, partant sur le tertiaire, sous-bois notamment, fruits noirs. La bouche est sublime, différente du nez, très vive et fraîche, des tannins présents mais très fins comme sur 2012, toujours du fruit mûr, très belle longueur. TB.

 

Domaine de Cambes 2013 (prélevé sur fût) : couleur et nez pas trop éloignés de Tertre 2013, avec des fruits rouges confiturés, côté caramel un peu moins prononcé. La bouche a un peu moins de matière, mais un peu plus d’acidité et de tannins donc plus de fraîcheur mais un peu moins de gourmandise. Au moins aussi long que Tertre 2013. Une belle réussite. TB-.

 

Roc de Cambes 2014 : plus sombre que les 2013, très mûr là encore, plus sur les fruits noirs (cassis, mûre). Tannins à peine plus présents que sur Tertre 2014, peut-être un peu moins de longueur, mais pas une grosse différence non plus en l’état. Encore un futur très beau vin. TB.

 

Bref, tout est bon, fruité, gourmand avec des tannins soyeux, que ce soit au Tertre ou au Roc. Je m'attendais à une telle excellence des vins du Tertre mais je suis particulièrement surpris de voir Roc et Domaine de Cambes à un tel niveau, qui en font de très bons rapports q/p. Un grand merci au domaine et à Nina Mitjavile pour l'accueil chaleureux.

 

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Domaine de Cambes 2013 : regoûté en bouteille, toujours beaucoup de fruit, cerise surtout, élevage très bien intégré, tannins encore un peu trop présents peut-être en l'état mais ils sont de bonne qualité, jamais asséchants. TB-.

 

Roc de Cambes 14 : assez évolué, boisé, fumé, fruits noirs, sous-bois, manque de fraîcheur. B.

 

Roc de Cambes 2005 : encore puissant, jeune, caramel, vanille, gras, rond, dans le style du domaine, assez opulent sur ce millésime. B+.

 

Roc de Cambes 2010 : café, vanille, un peu coco, très noir, lourd, pas de fruit.

 

 

Château Martet - 2017 : très boisé vanillé, confit. B-.

 

15 juin 2015

Château La Conseillante (Pomerol) ****

 

Comme beaucoup de domaines bordelais, La Conseillante a eu pendant un temps sa période extraction + bois neuf. Ils en reviennent depuis quelques années, avec une viticulture plus propre et précise, des vins beaucoup plus fins et plus épurés.

 

 

Visite au Château La Conseillante

 

Rdv pris par téléphone environ 2 mois à l'avance, visite gratuite et personnelle d'environ 1h avec dégustation du millésime en cours d'élevage. Pas de vente. Accueil très agréable et compétent, toutes nos questions ont trouvé réponse.

 

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Le nom La Conseillante vient de Catherine Conseillant, propriétaire du domaine avant la famille Nicolas. Le domaine appartient à cette famille depuis 5 générations maintenant, avec en plus Jean-Michel Laporte directeur depuis 2004 et Michel Rolland consultant depuis 2013.

 

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Les 18 parcelles de La Conseillante, réparties sur 12 hectares autour du château, 80% merlot sur sols à dominante d'argiles, 20% cabernet franc sur sols de graves, sous-sols d'argiles rouges ou "crasse de fer". Elles sont vinifiées séparément avant l'assemblage au printemps, peu avant les primeurs. Depuis 2007, ce qui n'est pas gardé pour le premier vin entre dans le second vin, Duo de Conseillante.

   

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Le nouveau cuvier avec ses 22 cuves bétons revêtues de résine époxy, utilisé pour la première fois sur le millésime 2012. La macération se fait sur plusieurs semaines, mais seulement avec des remontages, pas de batonnage ni de pigeage, pour une extraction "naturelle". Les "malo" se font directement en cuves ici, et non pas en barriques, peu après la fermentation alcoolique.

 

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Les fûts vides de 2013, tout juste embouteillé. Les fûts de 2014 sont dans la pièce de droite. Ici 2014 est présenté comme un très bon millésime, bien au-dessus de 2013, même s’il n’est pas non plus au niveau de 2010.

  

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De la salle de dégustation, vue sur Cheval Blanc, La Dominique tout à gauche...

 

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L'Evangile,

 

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 et Pétrus.

 

 

Château La Conseillante - Pomerol 2014 : (78% merlot, 22% Cabernet Franc, 75% de barriques neuves pour 18mois normalement) même vin que celui présenté lors des primeurs, couleur assez claire, nez très fruité, cassis, petits fruits rouges, violette (influence de l’étiquette ?) frais, pas de bois ressenti, bouche très légère, fruitée, avec beaucoup de fraîcheur et d’acidité, des tannins de bonne qualité déjà bien intégrés, manque un peu de complexité en l’état bien sûr mais aussi d’un peu de matière. Finale de bonne longueur, bien étirée par l’acidité. Un style tout en finesse et sur le fruit, très facile. TB-.

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