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Mon carnet Vin

9 octobre 2023

Roagna (Piémont) ****

Domaine familial d'une quinzaine d'hectares, dans un style traditionnel (élevages longs en foudres), travail en biodynamie non certifié. Luca a succédé à son père Alfredo en 2001. Les vignes sont situées sur Barbaresco, Barolo avec aussi 2 blancs (en timorasso et chardonnay/nebbiolo).

 

 

Luca Roagna - Barbaresco Pajè 2011 : (domaine familial de 15ha poursuivi par Luca depuis 2001. Biodynamie, peu sulfité. Macérations de 2à3 mois en chapeau immergé. Elevages près de 5ans en foudres.  Pajè : 1,8ha sud-ouest riche en calcaire et en calcium. Bas en altitude mais ouvert sur le fleuve Tanaro) Couleur très brique aussi, semble un peu réduit au départ, puis fruits noirs, là aussi un peu oxydatif, figue, kirsch, puis de plus en plus végétal avec l’oxydation. La bouche semble un peu dissociée, avec de l’amertume, des notes végétales, puis une oxydation qui arrive rapidement, des tannins serrés. Très peu de plaisir sur cette bouteille. Moyen.

 

Roagna - Derthona Montemarzino 2018 : (100% timorasso. Quelques heures de macération contre les peaux) Couleur or pâle, nez très résine, cire, zestes d'agrumes, limite sous-maturité, pas du tout de bois ressenti. Bouche avec une acidité élevée, peu de corps, alcool bas (12,5%), clairement sur la tension, avec des amers marqués, très cire, résine, zestes d'agrumes, sensation minérale. Finale fraîche et salivante, vin très digeste, d'autant plus pour du timorasso. Ca ne ressemble pas aux vins de Walter Massa. Il me fait penser aux sémillons de Tyrell par exemple, je ne connais rien en France dans ce style. TB.

 

8 octobre 2023

Soirées Monts

1 Taille aux loups, Montlouis-sur-Loire Clos Michet 2019 : couleur or, nez brioché, légère touche vanillée, pomme au four, fruits jaunes presque exotiques avec l’aération. Bouche avec un léger gras à l’attaque, belle acidité qui étire le vin très loin. Finale longue et salivante. Un classique, toujours très bon pour commencer. TB.

2 Bachelet-Monnot, Puligny-Montrachet 2020 : couleur or pâle, nez plutôt sur un élevage grillé encore un peu marqué, notes florales et fruitées. Bouche plutôt sur la tension, léger grillé, minérale, peu de gras, assez longue, salivante. Joli vin, encore un peu jeune dans l’idéal. TB.

3 Les Bruyères David Reynaud, Crozes-Hermitage Beaumont 2021 : Couleur sombre, nez très typé syrah, violette, poivre, lard… Bouche toute en finesse, légère, tannins souples, ça glisse tout seul, beaucoup de plaisir en l’état. TB+.  

comtes lafon

 

4 Castello Tricerchi, Brunello di Montalcino 2018 : Couleur rubis claire, nez plein de fruits rouges, pivoine, beaucoup pensent pinot noir, puis cinsault, en se réchauffant quelques épices, tomates séchées. La bouche est très fine, pure, fruitée, avec une belle acidité, tout en élégance. Très joli piège. TB+.

5 Abbatucci, Monte Bianco Vin de France 2019 : (100% sciaccarellu) Couleur très claire là aussi, nez de fruits rouges un peu plus sucrés, badiane. Bouche plus puissante que le précédent, un peu plus d’alcool et de sucrosité, mais aussi plus de volume, plus intense, plus sudiste, tannins très fins là aussi, grosse longueur. Tout le monde est séduit, une fois de plus lorsque ce cépage est bien travaillé. TB+.

6 Arnaud Lambert, Saumur-Champigny Montée des Roches 2020 : pour le St-Nectaire on revient à un vin plus sombre en couleur, mais plus frais, avec des notes de cassis, un peu de poivron au nez. La bouche est finalement assez mûre et fine, avec des tannins soyeux, une finale qui reste fraîche, ça semble déjà prêt à boire. Il réussit finalement très bien à passer derrière le Monte Bianco, ce qui n’allait pas de soi. TB.

7 Dagueneau, Sancerre Le Mont damné 2014 : la seule déception de la soirée, un nez très marqué H2S (sulfure d’hydrogène) avec un mélange de pierre à fusil/pétrole/œuf pas très agréable, derrière des notes de buis bien marqués, avec l’aération léger fruit exotique mais qui reste timide. C’est mieux en bouche, avec une bonne minéralité, un côté salivant en finale et de la longueur. Mais on en attendait un peu plus. B.

8 L’Ancienne Cure, Monbazillac Jour de fruit 2021 : couleur dorée, nez sur les fruits exotiques, l’ananas, le miel, assez fin et frais, beaucoup pensent plutôt à du manseng. La bouche est fraîche, pas trop sucrée, acidulée, très ananas, loin du stéréotype vin lourd de Monbazillac. La dégustation à l’aveugle a encore frappé. Très joli pour finir. TB.

grand mont 2018

 

Domaine du Bel-Air, Bourgueil Grand Mont 2018 : couleur sombre, fruits noirs, léger poivron mais plutôt mûr dans l’ensemble. Bouche avec un gros volume, encore des tannins un peu serrés, frais, long. Joli vin mais encore jeune. TB.

JC Bachelet, Puligny-Montrachet Les Aubues 2019 : couleur doré, nez encore marqué par l’élevage un peu grillé et vanillé. Bouche avec du gras, du volume, encore un peu d’élevage mais belle tension pour un 2019. Millésime bien géré. Très beau vin, mais à attendre encore. TB+.

Comtes Lafon, Monthélie 1er cru Les Duresses 2019 : couleur assez sombre pour pinot, nez avec un peu d’élevage grillé mais joli fruit aussi. Bouche assez ronde, suave, très soyeuse, en largeur, élevage classe, manque un peu d’acidité pour l’allonger. Très joli dans son style « moderne ». TB.

G. Boulay, Sancerre Monts Damnés 2013 : nez un peu brioché, lies, pas du tout variétal, légère évolution, bouche très fraîche, tendue, minérale, pas variétale, longue, salivante, encore jeune pour 2013. TB+.

Belluard, Ayze Perles du Mont Blanc 2016 : nez oxydatif, souris en finale.

Faivelay & Hospices de Beaune, Monthélie cuvée Lebelin 2018 : (adjugé à oenolife) Couleur sombre, nez assez fruits noirs et un peu café, mûr. Bouche à la fois puissante, un peu sudiste avec des tannins extraits mais une très bonne acidité qui maintient la fraîcheur, Grain un peu sec en finale. B+.

 

6 octobre 2023

Marie et Vincent Tricot à Orcet ***

 

Marie et Vincent Tricot sont des historiques du vin naturel en Auvergne. Comme Jean Maupertuis par exemple, ce sont des vins réguliers, toujours propres, vendus à prix sages, par des vignerons qui sot restés humbles et discrets, malgré le succès que peuvent rencontrer leurs vins dans certains pays.

 

 

Domaine d'un peu moins de 5ha, quasiment d'un seul tenant, à Orcet, sur la route des Martres-de-Veyre, sur des sols sédimentaires avec des dépôts volcaniques. Vincent et Marie se sont rencontrés dans le Beaujolais. Après un stage au Chili et au Château de Nages en Costières de Nîmes, ils se sont installés en 2002 en Auvergne, récupérant un domaine entièrement bio depuis 1971, entouré de céréaliers bio. Le domaine est bien sûr bio depuis le début, intégralement sans sulfites depuis 2011. Les élevages se font en cuves, fûts (pas mal de fûts d'occasion chauffe très douce de chez Louis Latour) ou amphores en grès de Limoges (porosité légère).

 

2025 a été un millésime solaire, avec deux épisodes de canicule coup sur coup, et beaucoup de sécheresse. Chez les Tricot la vigne a bien résisté, les rendements restent corrects, et le tri un peu moins drastique que dans les secteurs les plus chauds de l'appellation. Les réserves emmagasinés en hiver au début du printemps ont joué un rôle important, et le travail des sols également.

 

Les 2024 seront embouteillés en novembre 2025 soit un peu plus tard que d'habitude (sauf les petites cuvées "de fruit" qui ont déjà été mises en bouteilles).

 

 

Blancs

 

Rasséréné 2023 sur fût (il reste un fût qui sera assemblé avec les 2024 probablement) : sauvignon avec un peu de muscat, marqué par une légère macération, énergique, pas trop aromatique, belle allonge avec de beaux amers.

2024 : sauvignon plus marqué, un peu plus pamplemousse rose, les deux devraient bien s'assembler.

 

Escargot chardonnay 2024 : chardonnay assez classique, gras, encore un peu d'élevage, manque un poil d'allonge.

 

Désiré 2025 aligoté : cette année solaire, suivie de pluies qui ont dilué les raisins, l'aligoté a un profil aromatique manquant un peu de peps. Plutôt bon, mais ce n'est pas le profil habituel de la cuvée, elle sera probablement assemblée.

 

White Light 2025 : chardonnay/muscat et du coup aligoté cette année, pour voir ce que donnerait cette assemblage, le muscat domine encore, on reste donc sur le profil des années précédentes, aromatique, apéritif, pas trop écœurant non plus, car vif, peu d'alcool et plutôt fin pour du muscat.

 

Désiré 2023 en bouteille : en effet un profil plus vif et citronné, pas très long, mais frais.

 

 

Rosé

Rosé 2025 : encore un peu de sucres, coloré cette année, plutôt gourmand, plein de fruit.

 

 

Rouges

petites fleurs 2025 gamay d'auvergne en carbo : carbo sur le fruit, gourmande, on pourrait déjà le sortir comme ça en primeur.

 

plusieurs pinots 2024 sur fûts et amphores, plus ou moins égrappés et plus ou moins extraits, mais tous d'un beau fruité, frais, avec de belles acidités sur ce millésime. Ils rentreront dans l'assemblage des 3 Bonhommes et dans l'assemblage des Milans.

 

syrah 2025 (vigne plantée en 2020, syrah du Rhône) syrah vendangé plus tard que les gamays et les pinot ici en Auvergne, syrah foncée, mais tout est plus foncé en 2025, florale, très violette, plutôt fraîche, pas très élevée en alcool, tannins fins. Encore une preuve que le cépage se plaît bien ici. Il rentrera probablement dans l'assemblage de la Côte Ouest.

 

parcelle des Marcottes 2024, vieux pinots en pente, plus solaire, plus puissant et un peu plus extrait, rentre dans l'assemblage de la Côte Ouest désormais, cuvée faite avec les raisins les plus mûrs en général.

 

 

Non goûtés ce jour-là MC (avec du pineau d'aunis), Rouge lux (gamay), bulleversante (pet' nat blanc) et le vin paillé (non produit depuis plus de 10ans)

 

 

Comme souvent, il n'y a pas de vins disponibles au domaine. Il faudra attendre la prochaine mise...

 

 

 

 

anciennes dégustations

 

Marie et Vincent Tricot (Orcet) ** - Désiré 2011 Vin de France : (chardonnay et muscat ottonel, élevage en fûts de plusieurs vins, très légèrement soufré 15mg/L) nez moyennement expressif mais prometteur, brioché avec des fruits mûrs (fruits jaunes, poire), du miel, peut-être un côté eucalyptus. Belle matière en bouche, avec des fruits très mûrs (fruits jaunes), c'est gourmand, l'attaque manque un peu d'acidité mais pas la fin de bouche ce qui l'empêche d'être écoeurant. La finale n'est pas très longue, elle manque un peu de tension, mais elle a un côté salin qui fait saliver et donne envie de se resservir. Bon vin de soif et bon rapport q/p (7,50€), la bouteille ne fait pas long feu. Note : 15,5/20.

 

Marie et Vincent Tricot - L'Escargot 2011 Vin de France : (100% chardonnay) couleur or assez foncée, très beau nez sur l'ananas beurrée, pointe de vanille, élevage parfaitement intégré. Bouche vive, minérale, beaucoup d'ananas, menthe, réglisse, très fraîche. Seule la finale est légèrement alcooleuse. Mais ça reste un très bon vin. La référence du Puy-de-dôme en blanc. 15,5/20.

 

Marie et Vincent Tricot - L'Escargot 2015 Vin de France : robe très trouble, nez très discret, une pointe de pomme blette, mieux en bouche, très vive, tendue, puissante, citronnée, florale, pas de bois ressenti, belle matière et belle longueur. Très bon dans un style plus nature que le 2011, moins consensuel. TB.

 

Marie et Vincent Tricot - Rosé 2015 : (goûté à Chassignoles) foncé, assez vineux, fruité, perlant. Pas mauvais, mais loin du niveau de leurs blancs ou de leur vin de paille, malheureusement déjà épuisés. B.

 

Marie et Vincent Tricot - Les Milans rouge 2015 : très trouble, nez très marqué noyau de cerise, bouche légère, noyau de cerise et pointe balsamique, légère, facile. B. Trois ans plus tard, jus nature très fin, très pot-pourri, légère volatile, mais très juteux, frais, évident. TB+.

 

Tricot - Marcottes 2014 : (gamay) robe trouble et évoluée, nez très animal réduit au départ, un peu lardé, mieux avec aération, bouche avec une petite volatile, bonne acidité, léger en alcool, tannins souples, mais joli fond acide. TB.

 

Marie & Vincent Tricot - Vin Paillé n°10 : (100% gamay, raisins séchés 3 mois sur paille, 2010) couleur ambrée, trouble. Nez très marqué par la fraise, mais aussi de la prune, pruneau, raisins de Corinthe. L’attaque en bouche est perlante, le vin est reparti en fermentation, mais le gaz part très vite dans le verre, le vin est léger, sucré, mais frais, aussi proche d’un jus de fraise que d’un vin tant il y a de fruit. Finale de longueur moyenne. Très facile à boire. J’aime beaucoup, mais le vin divise l’opinion autour de la table. Une curiosité. TB.

 

3 octobre 2023

Buçaco - Antonio Rocha (Portugal) ****

Le Palazzo Buçaco, hôtel 5 étoiles, est une véritable institution au Portugal. En 1917 Alexandre de Almeida, après de nombreux voyages sur la Côte d'Azur notamment, décide de copier le principe de la Cave hôtelière de luxe. D'abord réservés à l'élite, puis aux seuls clients de l'hôtel, les vins sont désormais disponibles au public mais en faible quantité. Le palais se trouve entre Dao et Bairrada, les vins sont des assemblages des deux régions : Baga et touriga nacional pour le rouge, baga pour le rosé, encruzado, bical et maria gomes pour le blanc. Les vinifications sont très traditionnelles, un peu dans l'esprit des Tondonia et co, désormais gérées par Antonio Rocha...

 

 

Buçaco - Branco reservado 2019 : (Encruzado de Dao, Bical et maria gomes de Bairrada. Fermentation et Elevage 12mois fûts de chêne français. Malo pas toujours faite. 13,5%) Couleur or pâle, reflets verts. Nez expressif, avec des notes de cire, de citron vert, zestes pamplemousse, petite touche noisette, assez peu marqué par l'élevage finalement, puis avec l'aération menthol, quelques fruits jaunes et exotiques. La bouche surprend par sa fraîcheur et son acidité élevée, d'un beau volume, sur les zestes, toujours un peu cire et noisette, alcool moyen, avec une finale longue, tannique, sur des amers marqués, très zestes citron vert pamplemousse. Un vin taillé pour la garde et pour la table mais qui finalement offre déjà du plaisir en l'état, dans un style original et très intéressant. TB.

bucaco

28 septembre 2023

Château de Plaisance (Rochefort-sur-Loire) ***

Domaine de 25ha (dont 4 de rouge) qui appartenait jadis à la famille Rochais, en bio et biodynamie, repris en 2019 par la jeune angevine Vanéssa Cherruau, bien épaulée à la cave par Guillaume Kieffer. Si auparavant une grosse partie de la gamme était en liquoreux, la dominante est aujourd'hui en sec. Le travail à la vigne est bien plus poussé, vinifications sans intrants; micro-doses de SO2 à la mise uniquement...

 

Château de Plaisance - Anjou Ronceray 2021 : (schistes, spilite et grès sur la butte de Chaume. Elevage barrique, foudre et amphore, pendant un an. Malo partielle. 13,5%) Couleur or, nez expressif, avec une vinif marqué à l'ouverture, petite touche d'autolyse grillée, touche vanillée aussi, citron confit, légère volatile. La bouche est bien perlante, c'est mieux après secouage, mêle un beau volume et une belle maturité pour 2021 à une acidité élevée, toujours ce côté nature, mais propre, avec une finale, précise, longue, l'élevage n'est pas gênant, sur des amers un peu trop marqués le jour de l'ouverture, mieux le lendemain. Un style là aussi nouvelle génération, entre un Leroy et un Labet. L'aération a clairement fait du bien au vin. A attendre encore un peu dans l'idéal. TB.

 

 

Goûté à Vinidôme

Château Plaisance  - Savennières 2010 : Moyen-

Château Plaisance  - Savennières le clos 2010 : Moyen

Château Plaisance  - Chaume 2009 : B

Château Plaisance  - Chaume Les Charmelles 2010 : B+

Château Plaisance - Chaume Les Zerzilles 2010 : B+

Château Plaisance  - Quarts de Chaume 2010 : TB-

Château Plaisance  - Quarts de Chaume Confidence 2007 : TB-

 

27 septembre 2023

Thierry Renard - Renards des côtes (Clermont-Ferrand) **

Visite au domaine Thierry Renard - Clermont-Ferrand

 

 

Premier millésime en 2002 avec des vignes à St Georges sur Allier. En 2005 premier millésime sur Clermont.

 

 

- Cuvée Le Crapaud, location d'une parcelle d'environ 1ha sur les Coteaux de Clermont. Vigne plantée en 1904, à 10 000 pieds/ha "voire un peu plus", quelques vignes sont peut-être en franc de pied... Vieux gamays d'Auvergne "de plusieurs sortes" avec quelques teinturiers. Environ 1000 pieds ont été replantés en sauvignon, viognier, chardonnay, pinot noir... Exposition Sud mais plus frais qu'à Sayat, les Côtes de Clermont font de l'ombre le soir. Sols argilo-calcaires avec quelques petits cailloux de basalte. Taille principalement en guyot simple. Pas de travail des sols, herbe juste coupée. 

renard coteaux de clermont

 

 

- Cuvée Cheire de Poule, en location depuis 2018. Environ un demi hectare à Sayat. Gamays d'Auvergne de 65ans. Quelques endroits en marcottage. Là aussi dur de savoir ce qu'il y a exactement, peut-être quelques francs de pied. Environ 10 000 pieds/ha. Exposition est, beaucoup moins de pente qu'à Clermont. Au soleil toute la journée. Sols que du caillou (basalte). Taille guyot simple, pas de labour non plus.

vigne sayat

 

 

- A suivre : Une parcelle est en location au Puy de Var (Clermont-Nord) avec près de 7000 pieds plantés en 2021 cépages divers, secteur solaire. Et quelques massales de chardonnay de Roulot dans le jardin d'un particulier plantées en 2019 pour les premières.

Puy de Var

 

 

 

Chardonnays (massales Roulot)

 

 

 

2023 : les oiseaux ont tout dévoré sur Clermont (quelques renards, chevreuils aussi au Puy de Var). Aucun dégât à Sayat. Pas mal de coulures sur les pinots. Un peu de mildiou. Seulement 2 traitements au cuivre, commencés très tôt cette année (juin). Volumes limitées à venir donc... En 2023 tout devrait être assemblé dans la cuvée Danse avec le Moût, qui avait déjà existé en 2013 par exemple, réalisée lorsque tout est est assemblé avec aussi les raisins provenant d'une parcelle d'un ami sur Blanzat avec des cépages variés... et réalisé si le profil est assez mûr.

 

Vinifications : Le mini "chai" est dans la cave sous la maison. Rouges tout égrappés. Blancs non égrappés. Elevages en cuves et fûts. La plupart des fûts d'occasion proviennent de Rauzan-Ségla aujourd'hui, (il y a eu une période Camille Giroud aussi). Aucun intrant, non collé, non filtré, sans sulfites. Mise en bouteille personnelle sans gaz neutre. Tous les vins sortent en Vin de France. Pas de certif.

 

 

 

 

 Les dégustations (certaines datent un peu...)

 

Renards des Côtes - Vin de France blanc 2015 : robe dorée, qui tire presque sur l'ambrée, nez exubérant sur le miel, le tilleul, envoûtant mais il pourrait devenir écoeurant assez vite. Bouche puissante, grasse, épaisse, pleine de miel et de tilleul, manque un peu de tension derrière. Très original, il doit permettre des accords culinaires intéressants. B+.

 

 

Blanc 2009 chardonnay  : miellé, acacia, semble avoir fait une petite macération pelliculaire, la bouche est encore là avec de la fraîcheur 11ans plus tard. Bravo. TB.

 

Renard des Côtes Rouge 2016 : Couleur claire, nez de griotte, poivre fruits rouges. Bouche fraîche, avec une certaine puissance alcoolique, fruitée, poivrée, pas très épaisse, plutôt en longueur. Un nature maîtrisé, surtout qu'il a été bu sans aération et probablement trop jeune pour donner son maximum. B+.

 

Renard des Côtes rosé 2018 : (sur cuve) couleur claire, nez de pâte d'amande, fruits rouges, agrumes, bouche avec du volume et de la tension, texture proche d'un rouge, notes aromatiques d'un blanc de macération, assez long. TB.

 

Chaire de Poule 2020 : (gamay sur Sayat, sols de basalte) Assez clair en couleur pour gamay, le nez a besoin de se mettre en place, un peu fou-fou, mais il pinote un peu, fruits rouges, notes florales. Bouche juteuse, beaucoup de fruit, mûr (14%) mais bien équilibré par une acidité élevée. TB-.

Crapaud 2020 : Encore plus clair en couleur, moins en place que le précédent, pointe d'oxydation, mêmes qualités en bouche de jus peu extrait, juteux, mûr mais très digeste, acidité élevée, tannins fins, à peine plus présents que dans le précédent. Peut-être un plus gros potentiel, mais moins immédiat. TB-.

 

 

Renards des Côtes, Vin de France Cheire de Poule 2022 (100% gamay, à Sayat) : dès l’ouverture de cette bouteille c’est très marqué vernis à ongle (acétate d’éthyle) et encore pire avec l’ouverture, le vin ne sera pas bu. Etonnant, car d'autres bouteilles de la même cuvée se goûtaient très bien.

 

 

Thierry Renard (Renards des côtes) *** - Danse avec le moût 2013 Vin de France : (Vignes de 110 ans. Assemblage de Gamay d'Auvergne, Pinot Noir, Syrah, Grolleau... sur des sols volcaniques et calcaires. Macération de l'ensemble des raisins pendant 4 mois, zéro intrant oenologique. Elevage 8 mois en vieux fûts. Pas de soufre) Légèrement réduit à l'ouverture, avec un peu de volatile, des arômes de cerise aigre, proche du Cornelissen bu récemment. Le lendemain le vin se présente bien mieux. Robe rubis, superbe nez de vieux pinot avec de la confiture de fraise, de la griotte, un peu de kirsch, une touche fumée dans le fond avec un peu de tertiaire, plus du tout de volatile. Belle matière en bouche, toujours ce côté pinot sur la confiture de fraise, très gourmand, manquant peut-être d'un peu de tension, on a l'impression d'être sur un millésime chaud. Finale de bonne longueur, tannins un poil secs. Note : 16,5/20.

Renard danse avec le mout gougis

 

 

 

 

Jean-Baptiste Gougis (Aubière) *** - "La cuvée du plateau Gergovie" 2015 Vin de France : (cépage gamay N) Couleur assez sombre avec des contours violets, le nez confirme qu'il s'agit d'un vin mis en bouteille récemment, on sent bien la gamay avec une belle maturité, de la mûre, de la cerise noire, de la violette, un petit côté bonbon moins agréable à peine chimique dans le fond. La bouche est juteuse, bien concentrée, avec des tannins présents mais de qualité, une bonne acidité, un peu simple par rapport au vin de T. Renard. Longueur moyenne, finale qui reste fraîche et fruitée. Note : 15/20.

 

Jean-Baptiste Gougis - rouge puy de joie 2016 : (goûté brut de fûts, à un mois de la mise. 100% gamay élevage 1an en fûts de plusieurs vins) Robe plus claire que le 2015, ça se confirme au nez où on est plus sur des fruits rouges croquants, moins de matière que 2015 mais un fruité plus facile, plus frais, plus gouleyant. B+. En bouteille, le nez est proche, peut-être un peu plus mûr, tannins un peu plus présents en finale mais de qualité avec de belles notes poivrées. TB.

 

Jean-Baptiste Gougis, Vin de France Puy de Joie 2017 : (quasi 100% gamay sur le plateau de Gergovie) Couleur soutenue, nez de cerise, cassis, poivre, réglisse. Bouche puissante, un peu rustique avec des épices et un côté presque "ferrugineux", tannins encore serrés. Beau potentiel, à attendre quelques années si possible.

 

Jean-Baptiste Gougis - blanc Noces volcaniques 2016 : (chardonnay, tout juste mis en bouteille) Robe légèrement dorée, nez très marqué poire qui fait penser à un chardonnay en début d'élevage. Bouche sur la même aromatique mais avec une très belle matière, du fruit, une bonne fraîcheur, assez puissante et longue. Devrait faire un très bon vin dans quelques mois. B+. En bouteille, le vin s'est refermé, il semble manquer de tension. B-.

 

Blanc 2018 : un peu réduit, peu sulfité, plus vif que l’an passé. B.

Rouge 2018 : (80% gamay, 20% pinot noir) juteux, croquant, avec de la matière. TB.

 

25 septembre 2023

Patrick Piuze (Chablis) ****

Québecois d'origine, Patrick Piuze a d'abord travaillé en sommellerie, puis a vinifié en Australie, Af sud, chez Olivier Leflaive, JM Gufens, JM Brocard... avant de s'installer à Chablis en 2008. S'il s'agit sur le papier d'une maison de négoce, en réalité Patrick suit de près le travail à la vigne et réalisé les vendanges. Il met toujours les terroirs en avant, avec un travail sur la tension et la minéralité, utilisant peu de fûts neufs. Ses expériences passées font que ses vins partent majoritairement à l'export où il fait partie des grands noms de l'appellation, mais sont finalement peu médiatisés en France.

 

 

Piuze Patrick, Chablis 1er cru Vaillons Les Minots 2021 : couleur or pâle, nez avec un joli fruité et qui semble gourmand pour un 2021, la bouche combine ce fruité avec beaucoup de minéralité et de tension, c'est long et déjà bien en place, très salivant. Ca commence fort. TB+.

 

Piuze - Bourgogne cotes d'auxerre 2020 : léger, tendu, citronné, élevage cuve, qui sent un peu la réduction sur lies, peu de volume, sur la fraîcheur. B+.

 

23 septembre 2023

Soirée Chablis

Soirées Chablis

carte chablis

La plupart des informations suivantes proviennent de l'excellent site monocépage.com : http://monocepage.com/concept-des-chablis/

 

Située au Nord de la Bourgogne, dans l'Yonne, l'AOC Chablis bénéficie d'un climat très froid et humide. L'AOC Chablis a été aggrandie au fil du temps, jusqu'à atteindre 6800 hectares (103 en Grands crus, 735 en Premiers crus, 4400 en Chablis ! et "seulement" 1550 en Petit chablis).

Chablis est une AOC très "mécanisée", avec un bon espacement entre les rangs (densité à 5 500 pieds/ha minimum), des vignes palissées taillées le plus souvent en guyot double (14 yeux par pieds maximum), des rendements autorisés élevés (60hL/ha en Chablis avec un butoir poussé à 70hL certaines années, 54hL/ha butoir à 64 en Grand cru) et un taux d'alcool minimum autorisé très bas (10° en Chablis, 11° en Grand cru). La chaptalisation y est bien sûr autorisée.

 

Géologie

roche chablis

Deux types de roches composent les sols chablisiens : le calcaire du Barrois de l'ère Portlandienne (en haut) et le fameux calcaire à exogyra virgula "fossiles d'huîtres" de l'ère Kimméridgienne. La première repose sur la seconde en suivant une pente de 2à3%. Si bien qu'au sud de l'AOC on trouve principalement du kimméridgien, au nord de l'AOC du Portlandien. Quant au secteur central (celui des premiers crus et grands crus), la vigne est plantée dans du Portlandien allant de 35cm à 1m environ, avec en-dessous une roche mère kimméridgienne. Or, nous savons aujourd'hui que ce sont bien dans les premières dizaines de centimètres que tout se joue : "Une autre idée reçue doit être mise en perspective : l'origine des nutriments dont le cep a besoin. Dans la roche mère les minéraux ne sont pas immédiatement disponibles pour les racines... Le microbiote et le complexe argilo-humique jouent alors un rôle clé dans le biodisponible de ces éléments pour la plante. Ce dernier est un peu le coffre-fort" (Mille Vignes, Pascaline Lepeltier). Bref, la légende du chablis kimméridgien est en bonne partie usurpée.

 

D'où provient alors ce fameux arôme "coquille d'huître" toujours associé à Chablis ? D'abord, de notre cerveau, car nous avons été conditionné depuis de nombreuses années à appeler un certain arôme "coquille d'huître". Mais conditionné par quoi/qui ? Il faut bien comprendre que sur cette grande AOC, l'INAO a longtemps eu beaucoup de vin à vendre, ce qui était loin d'être évident à une époque où les vins étaient très acides, maigres, en sous-maturité, parfois sans malo... Si le Muscadet avait pour lui la proximité de la mer pour l'accord huître/citron, le Chablis devait trouver une justification pour cet accord facile. Avec ces petits fossiles dans le sous-sol, l'accord sur le "pont aromatique" était une aubaine. Et voilà qu'on forme les futurs vignerons, les sommeliers, les consommateurs... à cette légende pendant que l'on vend sur toutes les tables parisiennes puis du monde entier du Chablis avec les douzaines d'huîtres. Demandez à un Raveneau si ses belles cuvées s'accordent bien avec l'huître ! Sancerre, par exemple, tout aussi kimméridgien n'a pas pu bénéficier de la même "typicité de son AOC" (heureusement, le silex fera bien l'affaire !). Ensuite, comprenons bien aussi que le goût particulier que l'on trouve parfois à Chablis commuément appelé "coquille d'huître" n'est guère étonnant pour un chardonnay sur climat froid, dans un sol calcaire, donc issu de sédiments marins...

Heureusement pour la qualité des vins de Chablis, dans les années 1980, deux domaines précurseurs, Raveneau et Dauvissat, ont eu l'ambition de montrer que de grands vins pouvaient être issus de ces terroirs, à condition de limiter les rendements, de vendanger à la main, de travailler les sols, de rallonger les élevages, de passer les vins en fûts, de faire les malos... Ils sont désormais suivis par une nouvelle génération de vignerons très talentueux.

 

Les expositions

 Ce n'est donc pas vraiment la géologie qui distingue les différentes parcelles du centre du village (attention tout de même aux différences géologiques entre les bas et hauts de coteaux), mais plutôt les expositions. Ce qui ne veut pas dire qu'un climat possède une homogénéité dans son exposition ici (voir le cas de Valmur par exemple). Globalement, la rive droite du Serein est exposée Ouest Sud-Ouest et bénéficie donc du soleil chaleureux du soir, alors que la rive gauche orientée Est Sud-Est bénéficie de la lumière plus fraîche du matin. Les grands crus sont donc en règle générale plus solaires et plus opulents que les premiers crus de la rive gauche. Les vallées possèdent souvent un "adroit" et un "envers", l'envers étant souvent trop dans l'ombre et "déclassé en simple" Chablis.

chablis expositions

 

 

 Soirée n°1

1 Moreau Christian & Fabien, Chablis 1er cru Vaillons 2017 : (assemblage de plusieurs climats du regroupement Vaillons. Elevage cuves et fûts) Couleur or pâle, joli nez, classique, fruits jaunes, notes minérales, floral. Bouche qui combine un léger gras confortable à l'attaque puis s'étire ensuite grâce à une belle acidité sur des des notes d'agrumes, avec une finale assez longue et salivante. On commence très bien. TB.

vaillons et montmains

 

2 Vocoret Yvon & Laurent, Chablis 1er cru Fourchaume 2017 : (élevage cuves. Vignes sur Fourchaume même) Couleur qui tire sur le doré, nez plus mûr que le précédent, presque sur la mangue, la goyave, on sent le terroir plus solaire. La bouche est un peu plus simple avec moins de fond et de longueur. B.

 

3 Grossot Corinne & Jean-Pierre, Chablis 1er cru Mont de Milieu 2017 : (élevage cuves) Couleur or pâle, nez proche du Vaillon de Moreau, fruits jaunes... Bouche plus en tension, un peu moins de gras à l'attaque, semble du coup un peu plus minéral, jolie longueur pour un premier cru. TB.

 

4 Dauvissat Vincent, Chablis 2012 : (élevage fûts) Couleur guère plus évoluée, nez très minéral, la fameuse "coquille d'huître", un peu croûte de fromage, miel. Bouche toute en tension, encore jeune, énergique, pas un gros volume, mais une finale vraiment salivante, qui porte le vin très loin, très digeste et très fraîche, impressionnante pour le niveau d'appellation. Un vin pile à point, pas le plus complexe, mais celui qui offre le plus de plaisir. TB++.

 

5 Raveneau Bernard & Jean-Marie, Chablis 1er cru Butteaux 2016 : (élevage fûts) Couleur un peu plus dorée, nez un peu plus mûr, petite touche d'élevage, plus jeune. Bouche avec plus de volume, léger gras à l'attaque, plus d'opulence, plus de complexité, la trame minérale est bien là dans le fond, beaucoup de longueur, encore un peu trop jeune dans l'idéal, comme souvent avec Raveneau, mais la densité est impressionnante. A peine moins de plasir immédiat que le Dauvissat mais plus de potentiel. TB++.

 

6 Pattes Loup (Thomas Pico), Chablis 1er cru Butteaux Mise Tardive 2018 : (élevage demi-muis puis cuves) couleur plus foncée, qui tire sur le doré, plus trouble aussi. Nez très typé "nature", réduction sur lies, volatile haute, citron confit, poires mûres, notes de malt/whisky. Bouche très énergique pour 2018, avec du volume, des fruits mûrs, du citron confit, portée loin par une volatile élevée. Un style très différent des autres, on adore ou on déteste. TB-.

 

7 Bessin Jean-Claude & Romain, Chablis Grand cru Valmur 2013 : (élevage cuves et fûts. Vignes dans l'envers de Valmur, la partie fraîche) Couleur dorée, nez qui semble bien mûr. La bouche semble un peu alcooleuse, manquant d'acidité. Il semble avoir vieilli un peu vite. Etrange pour cette cuvée sur ce millésime, et pas représentatif de la qualité du domaine. NN

valmur chablis

 

8 Droin Jean-Paul & Benoît, Chablis Grand cru Les Clos 2013 : (élevage cuves et fûts) Couleur encore assez claire pour un 2013, très joli nez, à peine fumé/grillé, miellé, fruité. Bouche qui combine un beau volume et des notes minérales, longue et tendue, où on sent plus la fraîcheur de 2013 que l'opulence des Clos. Très belle bouteille pour finir les blancs. TB+.

 

9 Lavantureux Roland, Bourgogne Epineuil rouge Les Fauconniers 2020 : Couleur rubis, nez sur la framboise et la pivoine à l'ouverture, puis de plus en plus de fumé voire tabac et cendre, de poivre, de notes animales. Bouche plus sur le fruit que le nez, très juteuse, tannins fins, gourmande et très digeste. On termine bien avec ce joli rouge. TB.

Chablis dauvissat raveneau

 

 

Soirée n°2

1 Piuze Patrick, Chablis 1er cru Vaillons Les Minots 2021 : couleur or pâle, nez avec un joli fruité et qui semble gourmand pour un 2021, la bouche combine ce fruité avec beaucoup de minéralité et de tension, c'est long et déjà bien en place, très salivant. Ca commence fort. TB+.

 

2 Domaine de l’Enclos (Romain & Damien Bouchard), Chablis 1er cru Montmains 2017 : Bien plus coloré, nez plus mûr, pommes au four, ananas. La bouche est plus puissante (1,5% de plus), plus opulente, moins de finesse, mais elle garde une bonne acidité. C'est bon, dans un style opposé au précédent. B+.

 

3 Droin Jean-Paul & Benoît, Chablis 1er cru Montée de Tonnerre 2018 : On revient à une couleur plus claire, un nez plus végétal, presque des notes de buis, agrumes, citron. Bouche minérale, avec un beau volume, qui manque un peu d'acidité sur la finale. B.

 

4 Pattes Loup (Thomas Pico), Chablis 1er cru Butteaux Mise Tardive 2018 : couleur plus foncée, qui tire sur le doré, plus trouble aussi. Nez très typé "nature", réduction sur lies, volatile haute, citron confit, poires mûres, notes de malt/whisky. Bouche très énergique pour 2018, avec du volume, des fruits mûrs, du citron confit, portée loin par une volatile élevée. Un style très différent des autres, on adore ou on déteste. TB-.

 

5 Dauvissat Vincent, Chablis 1er cru Vaillons 2014 : couleur dorée, nez très complexe, croûte de fromage à l'ouverture, mousseron, caillou, puis du fruit, presque de l'ananas. Bouche très tendue, sans enrobage, très minérale, salivante, avec une finale qui claque d'une longueur exceptionnelle. TB++.

 

6 Raveneau Bernard & Jean-Marie, Chablis 1er cru Forêt 2014 : couleur assez proche, un nez un peu plus simple, encore sur le fruit, une touche de miel, de beurre, de caillou. Bouche avec plus de rondeur, un peu plus puissante et opulente, un peu d'élevage, mais là aussi beaucoup de longueur, très belle acidité avec du volume autour, à peine moins salivant en finale, on sent qu'il peut encore vieillir très longtemps. TB+.

 

7 Bessin Jean-Claude & Romain, Chablis Grand cru Valmur 2013 : couleur qui tire sur l'ambrée, nez très évolué de fruits très mûrs et presque une petite touche oxydative. C'est beaucoup mieux en bouche où le vin a gardé une bonne acidité. Ca reste nénamoins étrange pour cette cuvée sur ce millésime, et pas représentatif de la qualité du domaine. NN

 

8 William Fèvre, Chablis Grand cru Vaudésir 2008 : couleur bien plus claire que le précédent, nez relativement simple, sur un fruit mûr et miellé. Bouche par contre de grande qualité qui combine volume, tension, pureté, avec une finale très minérale, encore en pleine forme. TB+.

 

9 Lavantureux Roland, Bourgogne Epineuil Les Fauconniers 2020 : Couleur rubis, nez sur la framboise et la pivoine à l'ouverture, puis de plus en plus de fumé, de poivre, de notes animales. Bouche plus sur le fruit que le nez, très juteuse, tannins fins, gourmande et très digeste. Avec l'aération les notes fumées, de tabac voire de cendrier prenent de plus en plus de place. B+.

chablis 2

 

21 septembre 2023

Soirée club n°8

Mas delmas - IGP Cotes catalanes Dona Lisa 2014 : (grenache gris) Couleur évoluée, nez brioche, élevage poussé mais intégré, pointe oxy noisette, puis poire, citron confit, très Catalan, voire Rioja blanc. Bouche avec une bonne acidité pour le sud, pas trop lurde, du volume, taillée pour la table, finale avec des amers bien marqués, peut-être un peu trop, mais joli fraîcheur sur ces vieilles vignes d’altitude. TB.

 

Huet - Vouvray sec le haut lieu 2012 : couleur or, nez très typique du domaine, agrumes, puis de plus en plus de fruits exotiques, ananas surtout. Bouche qui combine fruits exotiques, gourmandise, 4-5gr de SR probablement, encore jeune, avec une acidité très haute de l’attaque jusqu’à la finale, porte le vin très loin, très frais, salivant. TB++.

 

Chidaine - Montlouis Les Bournais 2017 : couleur presque ambrée, nez qui semble évolué, fruits mûrs, poire, miel. Bouche avec du volume, de l’opulence, beau fruité, peut-être une pointe de SR, la finale chauffe un peu. Plusieurs pensent jurançon sec par exemple. TB.

 

Chidaine - Montlouis Les Bournais Franc de Pied 2017 : couleur un peu plus claire, nez plus élégant, moins mûr, plus jeune, plus fringant. Idem en bouche, plus frais, plus minéral, plus tendu, impression qu’il y a moins d’alcool, finale plus salivante. TB++.

 

bournais franc de pied

 

Ardoisières - Argile rouge 2018 : (gamay, mondeuse, persan) couleur assez sombre pour cette cuvée, moins infusée que sur d’autres millésimes, fumé, fruits noirs, poivre, un peu austère, avec des tannins un peu serrés, pas un gros volume. Mais alcool bas et bonne acidité, ce qui le rend très digeste. B+.

 

Stéphane Magnien - Morey 1er cru Faconnieres 2021 : couleur assez sombre pour un pinot 21, nez fruits noirs, poivre, élevage toasté. Bouche assez mûre, sérieuse, boisée, extraite, étonnante pour 2021, clairement taillée pour la garde. B.

 

Faurie - Hermitage 2019 (greffieux bessards) : Couleur noire, intense. Nez très violette, poivre, lard, vanille, sent la syrah à plein nez. Bouche massive, trop jeune, étonnamment très boisée vanillée pour le domaine. A regoûter dans 20ans. B-.

 

Ornellaia Serre Nuove 2013 : bouchon.

 

Per Se - Inseparable 2019 Gualtallary Valle de Uco Mendoza : couleur sombre, nez fruits noirs, un côté graphite. Bouche avec à la fois une certaine puissance et une acidité élevée, pas de bois, pas de sucrosité, très pure, avec une mpression caillouteuse, finale assez longue, racée, sur une acidité élevée et des tanns qui allongent, encore un peu jeune, mais on sent le joli travail sur terroir d’altitude. TB+.

 

Nekowitsch - Schilfwein 1998 Neusiedlersee : (1/2 bt) Couleur marron foncé, nez un peu typé PX, café, caramel, pruneau, figue, coca. La bouche est concentrée, sirupeuse, manque d’acidité. B.

 

Wenzel - Ruster Ausbruch Am fusse des berges 1999 : (1/2 bt. 227gr SR) Couleur ambrée, nez très pâte de coing, abricot, miel, Bouche concentrée, bien plus d’acidité que le Nekowitsch, plus long, plus frais, même si ça reste un liquoreux très concentré. Encore un peu plus d’acidité n’aurait pas fait de mal. TB.

 

14 septembre 2023

Smögen (Suède) ***

 

Smögen - 100proof 6ans 57,1% batch 2 : (sherry cask) Couleur or profond, nez légèrement fumé, viande fumée, noisette, je m'attendais à plus tourbé, marqué par le sherry, chocolaté, viandé, abricot. Bouche puissante, épaisse, un côté gourmand aussi, noisette, abricot, léger fumé, épices, très long, un peu d'alcool, bien fait pour un 6ans, même si je m'attendais à mieux par rapport aux notes du précédent batch (91 Serge, 90 Angus). Note : 86/100.

 

Smögen 2014-2025 DRFS for Wu Dram Clan Ex Bourbon Barrel n°13 59,1% : bien tourbé, puissant, encore jeune, assez violent, plutôt bien fait dans son style sans concession. 87/100.

 

8 septembre 2023

Moric (Autriche) ****

Domaine créé en 2001 par Roland Velich à Grosshöflein, à l'Ouest du lac Neusiedl dans le Burgenland. Il n'a eu de cesse de mettre en avant le Blaüfankisch et les terroirs de la région, à l'opposé de la mode internationale de l'époque. Le travail est sur la finesse, avec des vignes âgées et à haute densité (souvent 8000pieds/ha) faibles rendements, en levures indigènes, élevages longs dand des grands contenants bois pour garder la pureté du fruit et ne pas masquer le terroir... Quelques Grüner sont aussi produits.

A noter aussi les Moric Hidden projects, des collaborations avec de jenes vignerons autrichiens ou hongrois, dans le but de mettre en avant des terroirs oubliés.

 

 

Moric - Blaufränkisch 2013 : couleur rubis foncé, nez sur les fruits rouges avec aussi des notes de mûre et de cerise et une légère touche végétale dans le fond, il peut faire penser à un gamay sur un terroir ou sur une année fraîche. La bouche est assez légère, fruitée, avec une belle tension, pas une grosse matière, quelques tannins bien fondus. Finale de longueur moyenne, fraîche, sur les fruits rouges. Une belle entrée de gamme. Note : 15/20.

moric blaufrankisch

 

 

Moric - Blaufränkisch reserve 2015 : robe grenat, encore des reflets violets. Nez assez mûr en 2015, cassis, fruits noirs légèrement confiturés, un côté sanguin, poivre, violette, petites notes herbacés, pas de boisé ressenti. Bouche avec une grosse matière, fruits mûrs bien équilibrés par une grosse acidité, des tannins de qualité à peine poudrés qui allongent le vin, belle longueur sur des fruits noirs acidulés. Joli bouteille, encore toute jeune, avec un beau potentiel de garde, dans un style mûr et gourmand sur 2015. TB.

 

Moric Hidden projects n°3 - Balaton 2020 with Villa Tolnay : (50% riesling 50% furmint, sols volcaniques basalte et sédiments à la pointe nord-ouest du lac Balaton. Cépages élevés séparément en grands contenants bois. 13%) Couleur paille, nez sur l'anis, réglisse, girofle, notes végétales, citron confit, petite touche fumée. Bouche à peine perlante, aromatique, vive, pas très épaisse, un peu trop aromatique et mûre mais l'équilibre reste bon grâce à l'acidité élevée, longueur moyenne. On se lasse quand même assez vite. B.

 

 

Moric chez Valade


NR3 Villa tolnay 2022 sec, vif à l’attaque, manque un peu de longueur et presque de tension pour lui qui est présenté comme ça. NR2 Kis Tamas 22 sur les amers, un peu mou, noisette.  Moric blaufrankisch 23 un peu réduit mais ouche bien juteuse aux tannins fins. Reserve blaufrankisch 2020 un peu sous-bois évolué, tannins fins, fruits noirs, finale un peu arrondie qui manque un poil d’acidité. Lutzmanns Burg alte reben 2018 évolué, truffe un peu, mais bouche plus fraîche, salé, longue, tannins fins, très bon.

 

6 septembre 2023

Domaine 7 Abel Benmaamar (Bellevigne-en-Layon) ***

 

Amateur de vin, Abel Benmaamar a créé son propre domaine en 2018, dans le secteur de schistes de Martigné-Briand, non loin de chez Stéphane Bernaudeau. Après des stages chez Thillardon ou Corbineau il a pu reprendre quelques hectares au domaine des Roches Sèches avec des vignes certifiées bio depuis 2010. Abel poursuit le travail bio à la vigne, des vinif en levures indigènes, élevages en cuves et fûts peu marqués, léger sulfitage à la mise.

 

 

Abel Benmaamar Domaine 7 - Vin de France La Nouette 2020 : (100% chenin, pressurage direct en pressoir hydrolique vertical, sols de schistes sur Martigné-Briand, élevage 15 mois cuves inox et fûts. Pas de bâtonnage. 20mg SO2 à la mise uniquement. 12,5% vol) Robe proche du doré, limpide. Nez expressif, mûr, pomme et poire au four, miel, verveine, puis avec l'ouverture citron confit, ananas, coing. C'est plutôt joli. Pas spécialement typé nature, pas d'élevage ressenti. La bouche attaque avec un gros volume et une bonne acidité, on retrouve la maturité aromatique du nez, on a l'impression qu'il y a plus que 12,5% d'alcool, la fin de bouche chauffe un peu. La finale est longue au niveau des arômes, quelques jolis amers, mais ça manque un peu de relance et d'énergie. On a finalement l'impression que l'acidité, même si elle est plutôt élevée, a du mal à contenir cette matière riche et imposante jusqu'au bout, alors que ça commençait très bien. On reste plutôt sur une sensation d'opulence que de finesse. A voir avec le temps désormais... B+.

 

 

Domaine 7, Abel Benmaamar - Nuage blanc 2023 Vin de France :
(Assemblage de Guimardiere et Nouette sur ce millésime compliqué en Loire. Vendu presque moitié prix que les parcellaires 2022. 10%) Je m'attendais à un "jus de citron" en voyant le taux d'alcool, eh bien pas du tout. La couleur est dorée, au nez l'aromatique est mûr avec des notes de fruits jaunes et de coing. Un peu de perlant à l'attaque en bouche, pas un gros volume, sur l'aromatique du nez, bien sûr un poil aqueux à ce taux d'alcool, mais c'est très digeste, pas forcément une grosse acidité, la finale a quand même une assez bonne longueur. Ça reste précis et propre sur deux jours. Il a parfaitement rempli son rôle sur les beaux jours d'été. Bon rapport qualité prix. TB.

 

4 septembre 2023

Thomas Boccon (Meursault) ***

Thomas Boccon a commencé à travailler chez Mikulski en 2011. Tout juste la trentaine il crée en parallèle en 2016 son micro-négoce Thomas Boccon, travaillant lui aussi sur la tension avec peu de bois neuf.

 

Thomas Boccon - Bourgogne Côte d'Or chardonnay 2020 : Couleur soutenue, qui tire sur le doré, nez assez mûr avec du miel, de la poire, des fruits exotiques surtout le lendemain, aucune trace d'élevage, ça ne fait pas chardonnay bourguignon, aucun beurré ni grillé. La bouche contraste avec le nez, très énergique, avec une grosse acidité, un gros volume, ça semble un peu dissocié, mieux en place le lendemain, la finale est de bonne longueur mais avec des amers très marqués, pas un gros plaisir. Un vin assez déroutant, qui ne me convainc pas pour une première avec le domaine. A voir si tout se met en place ceci dit, car il y a un gros volume et une belle longueur pour un régional. B.

 

30 août 2023

Simon Colin (Chassagne-Montrachet) ***

Simon Colin est le fils du producteur Philippe Colin. Il se lance en solo en 2017 avec une structure de négoce, puis récupère quelques vignes en propriété à partir de 2021. Le domaine de 9ha est en cours de certification bio. Après un passage chez Etienne Sauzet, Simon Colin est plutôt partisan du "travail sur lies, fûts usagées et doses modérées de soufre" (source RVF)

 

Simon Colin - Bourgogne chardonnay 2021 : Couleur or pâle, nez expressif dès l'ouverture, assez classique, chardonnay légèrement beurré, petite touche grillé, encore un peu d'élevage mais plutôt classieux, à mi-chemin entre réduction et oxygénation, aussi du fruité, du floral, sans notes de sous-maturité. La bouche attaque large et confortable avec un peu d'élevage, beau volume pour un Chardo 21, puis s'étire assez vite sur une belle acidité, un côté plus minéral et citronné, ça finit assez long pour un "régional" et salivant, pas d'élevage ressenti sur la finale. On y retourne facilement avec une impression d'élégance. Très belle entrée de gamme, qui donne envie de voir le reste. TB+.

 

27 août 2023

Bodegas Frontonio (Espagne) ****

Domaine créé en 2008 (1er millésime en 2010) par le MW Fernando Mora et Mario Lopez à Valdejalon (Aragon). Les 64 hectares sont aujourd'hui en conversion bio. Les vieilles vignes de grenache, grenache blanc et maccabeu sont en altitude pour la plupart. Le domaine met en avant le parcellaire et le travail sur le terroir et la fraîcheur.

 

 

Bodegas Frontonio The Garage Wine - Single Estate Garnacha 2019 : (bt 1681/1863. 13,5%. 100% grappe entière. 14mois en foudres) Couleur rubis clair, nez expressif, fruité, fraise, pivoine, quelques épices du « souk », pas trop sucré. Bouche très bien équilibrée, pas un gros volume, mais des tannins fins, une acidité élevée pour un grenache, pas de sucrosité, beaucoup de fruit et de floral, déjà très accessible, avec un joli fond minéral. La longueur est là en plus. Tout en élégance et en fraîcheur, sans être dilué non plus. TB++.

 

 Frontonio - Microcosmico garnacha 2020 IGP Valdejalon : (40% de VE environ. sols argilo-calcaires. Elevage cuves béton et un peu de vieux fûts) Couleur claire, nez très violette, framboise, un peu de poivre, frais, herbes sauvages. Bouche fraîche, tannins souples, légere en alcool pour un grenache (13,5%), très juteux, pur, pas de bois, bonne acidité, glisse tout seul, on retrouve cette aromatique un peu herbes sauvages et épices du souk, orangette. Longueur moyenne. TB+.

 

Bodegas Frontonio (Aragon), Vino (Valdejalon) El Jardin de las Iguales 2020 : domaine de 60ha créé en 2008 par le MW Fernando Morra et Mario Lopez à Valdejalon, au nord de Catalayud. Viti régénérative. 96% grenache, 4% macabeu. Vignes de 100ans, 700m d’altitude. Sols d’ardoise et calcaire. Expo Nord. 100% grappe entière, 3mois de macération. Elevage fûts 465L.    Couleur ultra claire et limpide, brillante, nez de rose, de fraise, orangette, épices du souk, bouche en dentelle, pas très épaisse, toute en allonge et en subtilité, raffinée, qui gagnera en complexité avec le temps, mais elle est déjà excellente en l’état, très longue, fraîche, un grenache aérien. TB++.

 

Frontonio (Aragon), Vino La Cerqueta 2021 : (domaine de 60ha créé en 2008 par le MW Fernando Morra et Mario Lopez à Valdejalon, au nord de Catalayud. Viti régénérative. 630m d’altitude sur ardoise, 100% grenache de 75ans, grappe entière. Elevage divers fûts)           Comparaison intéressante avec le Comando G, couleur rubis, très claire en soi mais beaucoup plus foncé que le précédent, nez très fraise, cerise rouge, un peu bonbon, pivoine aussi. La bouche est très fine aérienne, mais toute en rondeur, sans tannins, offrant déjà beaucoup de plaisir, un peu plus immédiat et gourmand mais un peu plus court en finale par rapport au Comando G. TB++.

 

Frontonio, Botijo rojo 2022 : grenache très clair, léger, infusé, pas de tannins, à peine sucré. Superbe pour 10€. TB.

 

 

Macabeo 23 aromatique, simple. La Loma & Los Santos 22 plus de fond, un peu cire, belle fraîcheur. Botijo rg 23 grenache infusé ultra fin, top. Microcosmico 23 assez proche, grenache très fin, un peu plus de volume. Telescopico 22 moins bien, un peu de carignan, plus chaud. Cerqueta 22 un peu d’oxy, grenache très fin, infusé, presque trop loin dans le style, pas forcément beaucoup mieux que les premiers.

 

Frontonio (Aragon), IGP Valdejalon Botijo rojo 2023 : (100% grenache, 450m altitude. Expo nord, Cuves béton, 10% VE) Couleur très claire, nez très fruité, fraise, framboise, pivoine aussi. Bouche ultra juteuse et digeste, pas beaucoup d’alcool, peu de tannins, ultra fruitée et gourmande, juste une petite sucrosité sans aller trop loin. Il y a quand même du corps et de la longueur pour cette entrée de gamme qui a scotché tout le monde. TB+.

2024 : encore plus frais, plus floral, finale plus en allonge, plus salin, superbe.

 

Frontonio, Botijo garnacha blanca IGP Valdejalon 2021 : couleur claire, nez expressif sans tomber dans le trop aromatique, sur la poire, la pêche, fruité, facile. Bouche avec un peu de vivacité à l'attaque, probablement aidé par une touche de gaz, fruitée, pas trop d'alcool (13,5%), la finale est plus arrondie, pas très longue, mais le vin reste digeste. Très bien fait, bon rapport q/p pour 10€ en Espagne. B+.

 

 

 

Lagravera *** - Ciclic Blanc 2019 DO Costers del Segre : (Catalogne. Biodynamie, élevage foudres ou fûts 9mois, 100% grenache blanc sols graviers, sables, gypse. Vignes plantées en 2006, 350m altitude) clair en couleur, nez poire, floral, cire, en se réchauffant un côté beurre, noisette, esprit Rioja blanc. Bouche moyenne en alcool (13,5%), bonne acidité pour un grenache blanc de cette latitude, pas un gros volume, plutôt travaillé sur la fraîcheur, sur les arômes du nez avec un peu de pêche, l’élevage ressort un peu quand le verre se réchauffe tout en restant classieux, et apportant un léger gras. Longueur moyenne, la finale manque un poil de relance, mais c’est plutôt bon, digeste et reste relativement frais. TB.

 

4 août 2023

Domaine Rougeot (Meursault) ****

Domaine de 13ha sur Meursault, Monthelie, St Romain, Volnay et Pommard. Pierre-Henri, le fils de Marc Rougeot, est reveu au domaine il y a une dizaine d'années mais a vraiment pris la main il y a 3-4ans seulement, avec un travail plus pointu à la vigne et en cave. Bio à partir de 2020, en conversion BioD Demeter à partir de 2021. Les rouges et les blancs sont travaillés en grappe entière, pas de bâtonnage ni soutirage sur les blancs. Pierre-Henri goûte les vins régulièrement et ne met du SO2 que s'il le juge nécessaire. D'où les 2 étiquettes différentes : vins avec SO2, vins sans SO2.  En 2021, il a paradoxalement sur cette année difficile réussi à produire 85% sans SO2.

 

 

 

Tout sans SO2 ici 

La Monatine Côte d’Or blanc 2021 : (bas de Meursault) Nez avec un petit côté amandine, gourmand, Bouche qui attaque avec un léger gras, puis finale tendue, salivante et saline, précise, propre, garde un côté gourmand amandine, pointe un peu caramel, sans être très boisée pourtant. TB.

Les Lameroses Bourgogne rouge 2021 : (sur Meursault) frais, floral, petits fruits, un peu serré, austère, très propre, mais un peu froid. B+.

Les Vercherres Passetoutgrains 2022 : très coloré, surtout sur ce 2022, joli fruit, mûr, gourmand, juteux, encore une pointe de gaz, a besoin de finir de se mettre en place, mais un passetoutrains de haut niveau. TB.

Pommard Clos des roses 2021 : très clair, nez expressif, très rose, pivoine, pot pourri, bouche en dentelle, la finesse absolue, le grand pinot, nature, libre mais parfaitement propre. Exceptionnel.

Volnay Santenots 2021 : juste difficile derrière le précédent, un peu plus végétal, fin aussi. TB+.

 

 

 

 Pierre-Henri Rougeot - Pommard Clos des roses 2021 : (sans sulfites ajoutés) Explose de fleurs et de petits fruits rouges, tout en finesse, très élégant, pas un gros volume, mais évident, beaucoup de plaisir. TB++.

 

Bourgogne rouge cote d'or Les Vaux 2020 : goûté à l'ouverture, réduit, un peu végétal, compliqué. B.

 

Bourgogne côte d’or les grandes gouttes 2022 clairement pas propre. Le même version Grandes gouttes sans soufre 2022, bien plus propre, élégant, manque un poil d’intensité mais c’est plutôt bon. MEURSAULTAu Près du ChâteauBlanc2022 et  MEURSAULTSous la VelleBlanc2022 manquent de tension et d’énergie, Meursault sous la Velle sans soufre 2022 est joli, bien maitrisé. MEURSAULT 1ER CRUCharmesBlanc2022 bof. Bourgogne rouge Les Vaux sans soufre 2022 souris. Bref une gamme décevante. Clairement des vins qui ne sont pas faits pour les salons avec la chaleur, les temps d’ouverture, les mises en échantillons juste avant (les derniers ne sont pas encore en bouteille)…., j’avais mieux goûté la gamme dans d’autres contextes. Ce jour-là ce n’était pas en place.

 

1 semaine plus tard

Vaux sans soufre rouge 2022 toujours petite souris. Clos des Roses 2022 avec soufre très fin, très bon. Volnay Santenots 2022 avec soufre un peu trop volatile. Au près du château avec soufre meursault blanc 2022 bof. Meursault sous la velle sans soufre 2022 mis en bouteille 5 jours avant en pleine forme ce jour-là.

 

2 août 2023

Rings (Allemagne, Palatinat) ****

Domaine d'une trentaine d'hectares, certifié bio, géré depuis 2008 par les deux frères Steffen et Andreas Rings, situé à Freinsheim dans le Nord du Palatinat. Contrairement au voisin Koehler Ruprecht par exemple qui représente le style baroque, mûr et opulent de la région, les vins de Rings sont travaillés sur la tension et l'expression du terroir (les vins de Philipp Kuhn état entre les deux).

 

Rings - Spätburgunder Vom Kalkfels 2018 VdP Ortswein : (AP 21. 12,5%. Cuvée "milieu de gamme", 19€) Couleur rubis, nez expressif dès l'ouverture qui pinote clairement sur la cerise rouge principalement, une petite fraîcheur "ronce" derrière, peu d'élevage ressenti, en se réchauffant un petit côté viande fumé apparaît. Bouche pleine de fruit, juteuse, peu de tannins, quand même un beau volume, très léger élevage bien intégré, texture confortable, et surtout une belle tension calcaire derrière. La finale reste très fraîche et salivante, elle appelle un autre verre. Un vin encore assez simple mais évident, très frais, dans un style très Côte de Beaune. La bouteille n'a pas fait un pli. TB+.

 

Rings - Kalk & Stein 2021 : (85% chardonnay sur calcaire à Kallstadt, pinot blanc sur grès rouges à Ungstein. 12,5%. Elevage 16 mois en bois sur lies) Couleur dorée, un peu trouble et fluo. Nez expressif dès l'ouverture, citron, petite touche volatile, pointe de fumé/lies, quelques fruits jaunes et bergamote dans le fond. Bouche avec beaucoup d'énergie, tendue, minérale, belle acidité, peu d'alcool, en même temps beau volume, léger gras, très tarte au citron légèrement salé, agrumes, yuzu, avec une finale traçante, longue, salivante, saline. Très joli vin, où on sent la vinif qui tire sur le nature mais précise et maîtrisée, qui rappelle un peu Labet et consorts, chose que j'ai rarement vue sur les chardo allemands. TB++.

 

Spätburgunder 2021 : nez réduit à l'ouverture de la bouteille. Bouche superbe pleine de fruit, fraiche, avec un joli travail sur le touché de bouche, soyeux, sans notes boisées. TB-. Deuxième bouteille, même impression, un poil plus austère en finale peut-être.

 

26 juillet 2023

Antonio Maçanita - Fitapreta, Azores, Companhia dos profetas (Portugal) ***

Le winemaker Antonio Maçanita a débuté dans les années 2000. Il gère désormais les domaines Maçanita (Douro) avec sa soeur Joana, Companhia dos profetas e dos villoes (Madère et Porto Santo), Azores Wine Company (Açores) et Fitapreta (Alentejo). Explorateur, il met en avant les vieux cépages et les teroirs abandonnés. Il demande à ses viticulteurs un travail propre à la vigne. Les vinifications peu marquées pour mettre en avant les terroirs.

 

 

Maçanita - Douro blanc As Olgas 2018 : (vignes de 85-100ans, à Carlao, Cima Corgo 600m d'altitude, schistes et granits. Plus de 20 cépages dont Donzelinha Branco, Reconco, Carrega Branco. Pressurage direct grappe entière. Elevage 10mois barriques neutres. 12,5%) Couleur or pâle, nez à peine beurré, avec des notes de fruits blancs et jaunes, peu d'élevage ressenti, aromatique assez simple. Bouche qui attaque avec un léger gras, une texture travaillée presque soyeuse, léger beurré mais pas vraiment de boisé, légère en alcool, puis se retend en finale, avec une acidité finalement haute, légère amertume, finale assez longue, très salivante, umami. Un joli vin, techniquement très maitrisé (presque trop ?), à l'équilibre global parfait, qui manque un brin de folie peut-être. Le lendemain des notes de fruits exotiques apparaissent, un peu plus beurré aussi. Mieux à l'ouverture finalement. TB.

as olgas macanita

 

A partir de 2019 As Olgas est étiqueté "Lettra F" (de 201à400 points) d'après la méthode de notation Moreira da Fonseca : le secteur où les raisins sont achetés n'étant pas assez proche du fleuve, trop haut en altitude, pas les bons cépages, etc...

 

 

Antonio Maçanita, Douro As Olgas Letra F 2019 : (Winemaker sur plusieurs régions du Portugal, Antonio Maçanita a commencé dans les années 2000 ayant toujours pour but de mettre en avant les grands terroirs oubliés du pays, à l'instar de Telmo Rodriguez ou Raul Perez en Espagne. Ici vignes de 90-110ans avec une quinzine de cépages complantés à Carlao 440m d'altitude, sur granit, 20kms au nord du fleuve. Fermentations à froid, élevage 12mois barriques "neutres". Vignoble classé F en 1932 dans la notation Moreira da Fonseca car pas assez chaud, inadapté pour du porto et par conséquent oublié) Couleur dorée, nez très expressif, beurré, brioché, fruits jaunes, déjà évolué, un côté champagne blanc de blancs sans les bulles. Idem en bouche c'est gras, beurré, brioché, déjà prêt à boire, plutôt sur l'opulence, mais le taux d'alcool moyen (13%) et l'acidité élevée lui permettent de rester équilibré. Très belle longueur. Joli vin, taillé pour la table. TB+.

 

 

E sousao ou sera vinhao 2019 Douro : (cépage sousao ou vinhao, teinturier) Couleur très sombre et concentrée, nez de fruits rouges mûrs, sucrés, quelques fruits noirs aussi, petite réduction à l'ouverture. Bouche où l'on sent bien le côté teinturier, épaisse, sucrée, avec une bonne acidité derrière, très simple voire presque un peu grossière. Longueur moyenne. Original. B.

 

 

Letra F 2023 : (65 cépages rouges + 10% blanc) clair en couleur, ultra juteux et frais, fruits rouges un peu sucrés, garrigue, grenadine, pivoine, un côté sciaccarellu corse/grenache infusé/pinot noir, léger en alcool gourmand et ultra digeste à la fois. Superbe. Comme Caniveis, regoûté en bouteille, facile, léger, fruité, moins de fond que la dégust sur salon. Ca reste un on rapport q/p.

Os Caniveis 2022 : (17 cépages) un letra F aussi, parcellaire, très fin, assez clair en couleur, proche d’un sciaccarellu corse mais à 12,5% d’alcool, encore plus de fond que le précédent, superbe. Regoûté en bouteille, léger, fruité, épicé, a semblé un poil plus simple.

Letra A Touria Nacional 2022 : noir, plus chaud, puissant, un peu serré, jolie aromatique thym lavande.

 

 

 

 

Nouveau domaine créé par le winemaker Antonio Maçanita et le restaurateur Nuno Faria. Ce sont des vins non fortifiés des îles de Madère et Porto Santo (toute petite île au nord-est de l'île principale de Madère), à base de Tinta Negra pour le rouge, Caracol et Listrao pour les blancs. Vinification peu interventionniste.

 

Companhia dos profetas e dos villoes - DOP Madeirense Tinta Negra dos Villoes 2021 : (100% tinta negra. 30% grappe entière. Elevage 8mois fûts. Bouchon Diam30 "TCA Free") Couleur rubis claire et brillante, nez expressif de bonbon fraise, cerise, légère réduction animale qui demande oxygénation, des notes florales mais aussi végétales type poivron/cabernet sans être trop vert non plus. Bouche légère en alcool (11;5%), sur un fruit très pur, pas une grosse matière, acidité élevée, beaucoup de fraîcheur, tannins plutôt fins, toujours une petite touche végétale, avec une pointe de rusticité qui rappelle un cabernet ligérien. Finale de longueur moyenne, mais ça reste très frais et digeste, salivant, on y retourne facilement. TB-.

 

 

Companhia dos profetas e dos Villoes, Porto Santo Listrao dos Profetas 2021 : (Tout nouveau domaine du winemaker Antonio Maçanita et du restaurateur Nuno Faria qui viennent de redécouvrir les vins de l'île de Porto Santo, petite île au nord-est de Madère. Cépage 100% listrao ou palomino fino. Vignes de 80ans sur calcaires limons et sables. Elevage 10mois fûts non neufs) Couleur or pâle, nez qui s'ouvre sur une petite réduction grillée sur lies, puis des notes citronnées, des agrumes, une imperssion d'embruns marins aussi. La bouche est très énergique, avec beaucoup de tension, donnant une impression de salinité, légère en alcool mais sans manque de volume, la finale très longue le pousse très loin. Superbe. TB++.

villoes tinta negra

Profetas rosé 24 : fin, bon.  Verdelho 23 : tendu et salin, bien mais pas l’énergie des suivants.  Sercial 24 : un côté oxydatif, très umami, fait petit jaune, belle allonge.  Fazendas caracol 2023 marqué belle autolyse très belle tension, très umami grosse allonge, superbe.   Listrao 23 pareil en encore mieux.    Crosta Calcaria 23 pareil en encore mieux, plus salivant, plus long, grosse énergie, grosse sensation caillou, sublime.  Vinho da Corda fait avec les dernières presses, (pas vraiment un orange mais y ressemble fortement) très beau vin comme une macération en très frais et long, pas trop tannique.  Tinta Negra 23 très léger aérien plein de fruit, top. Vale de Sao Vicente 23 tinta negra un peu plus de tout par rapport au précédent mais moins gourmand du coup.    

 

 

 

Fitapreta - Branco de Talha 2017 Vinho regional Alentejano : (blanc en amphore, cépages roupeiro et antao vaz) Couleur claire, nez qui rappelle des chenins en amphore, poire, pomme limite blette, brioche, levure, notes pâtissières, tarte aux pommes. Bouche avec une belle énergie, fraîche et tendue sur les arômes du nez, bonne longueur. TB.

 

Fitapreta - Chao dos Eremitas Moreto 2018 Alentejo : (cépage moreto. ENviron 30% VE, ) Couleur grenat, nez sauvage, expressif, fruits noirs, fruits des bois, mûres, poivre, menthe poivrée, violette. Bouche assez pure, fruitée, peu boisée, aromatique sauvage, les 15% d'alcool ne se sentent pas du tout, tannins présents mais fins, bonne acidité, reste frais, assez long, me rappelle certains vins de Fondrèche ou Gramenon par exemple. Le lendemain un peu de colle au nez, moins convaincant. TB.

 

 Fitapreta, Alentejo Os Paulistas Chao dos Eremitas 2019 : (Cépages tinta carvalha, castelao, moreto, alfrocheiro, trincadeira. Vignes de 1970 sur granit et sable, dans le massif de Serra d'Ossa 260m d'altitude. 30% grappe entière. Elevage 18mois fûts de chêne non neufs. Deuxième millésime de cette cuvée) Couleur rubis foncé, nez très fruité, cerise un peu sucrée, très floral aussi, gourmand. La bouche confirme, c'est rond, gourmand, beaucoup de fruit, alcool modéré (13,5%) surtout pour l'Alentejo, ça reste digeste, tannins soyeux avec une belle texture travaillée sans être marquée par le bois. Manque juste un peu d'allonge si on compare au suivant. TB+.

 

Chao dos Eremitas Blanc 2022 : (Alicante Branco, Rabo de Ovelha, Roupeiro, Tamarez) vin dans l'esprit d'un maccabeu catalan par exemple, un peu cire, miellé, mirabelle, peu d'élevage ici, un beau volume et une belle texture, peu d'alcool (12,5%), belle acidité dans le fond, le vin reste frais, élégant, assez "sage" et contrôlé comme souvent avec le domaine, impressionnant pour l'Alentejo. TB+.

 

 

 

Azores Wine co.

Arinto sur lies 2017 : B.

Arinto 2018 : très sec, vif, simple. B-.

Verdelho 3 iles original 2017 : plus sur la noix, reste simple. B.

Tinto vulcano 2018 Bl : un peu plus d’épaisseur et de profondeur, sec, citronné. B+.

Tinto vulcano 2018 Rg : très rustique. B-.

 

Eruptio Terrantez do Pico 2020 : couleur dorée, nez qu'il faut aller un peu chercher, fine réduction fumée, fruits jaunes mûrs. Bouche à la texture huileuse, alcool bas (12,5%), pas de boisé ressenti malgré le travail de texture, pas une haute acidité mais clairement minérale avec une légère salinité, fruits jaunes mûrs, un peu floral tilleul aussi, du volume et une longueur moyenne. Très joli vin, assez différent des autres de la gamme. TB.

 

 Azores Wine Company, A proibida 2018 : (Vignes sur les sols volcaniques de l'île de Pico. Cépage Isabella donc un cépage hybride (HPD) interdit, issu du croisement d'une vitis labrusca et de petit meslier, naturellement résistant au phylloxéra, à l'oïdium...) Couleur étonnamment claire pour un cépage hybride, un nez exubérant, très bonbon à la fraise, un peu chimique, quelques notes végétales, le côté animal de l'anthranylate de méthyle des hybrides n'est pas trop marqué. On sent que c'est "soft" pour un hybride ! La bouche est exubérante aussi, fruitée bonbon et végétale, seulement 11% d'alcool, c'est donc frais, mais l'aromatique peut quand même vite écoeurer. Un vin qui était surtout là pour évoquer le sujet bouillonnant des hybrides et qui en ce sens à rempli son rôle. B.

 

Azores Arinto 23 citronné, tendu, B. Arinto 2e presse plus de volume et de « tannins », plus d’extraits secs, TB.

 

Verdelho o original 2023 : nez un peu trop aromatique, bouche fraîche, saline.

Arinto dos Acores 2023 : plus citronné avec de petits amers.

Terrantez do Pico 2023 : un peu plus de gras et de volume, finale sensation iodée intéressante, bel équilibre gras/tension, là où il manquait un peu de volume aux précédents.

Arinto dos Açores solera : (5 millésimes, début en 2018) fait encore jeune, beaucoup de grillé des lies, brioche, intéressant.

Canada do Monte 2021 : très porté autolyse, grillé des lies, très long et très umami.

Vinha Centenaria 2021 : le fût se sent un peu plus (1/3 fût 2/3 cuve pourtant, comme le précédent) plus de gras, touche beurrée, on retrouve la salinité finale intéressante.

Vinha dos utras 2022 : combine gras/texture et tension, grosse intensité finale salivante, bois déjà bien intégré, équilibre magistral.

Thomas Jefferson (Vin fortifié 10ans) : un muté oxydatif, très intéressant, nez de voile façon fino, bouche un peu plus proche d’un madère sercial sec, noisette, fruits secs, oxydatif noble, très long et intense.

 

30 juin 2023

Telmo Rodriguez - Remelluri ... (Espagne) ***

"we have enjoyed the 355 little plots we have, some 80 hectares in total, and working with the 43 different varieties of native grapes". Le flying winemaker Telmo Rodriguez a commencé en 1994 avec Alma (Navarre), puis se sont enchaînés des vins de Malaga, Molino Real, puis Lanzaga (Rioja), Gago (Toro), divers vignobles en Galice (Falcoeira, As Caborcas...), Pegaso, Las Beatas, Matallana, Valvuxan...

Mais Telmo Rodriguez est aussi le fils de Jaime Rodriguez. Il a hérité du domaine familial d'une centaine d'hectares en Rioja en 1989. Il quitte le domaine en 1994 pour se consacrer à ses autres projets, avant de revenir au domaine familial en 2010.

 

 

Gaba do Xil - Valdeorras rouge 2019 : (mencia) nez très typé syrah, poivre, violette, lard. Bouche poivrée, fraîche, assez légère, un peu véétale, finale fraîche sur des amers un peu végétaux mais qui donnent de la race et de la fraîcheur, très typé syrah rhône nord grappe entière. TB.

Telmo rodriguez - Gaba do Xil Valdeorras godello 2017 : simple, vif. B.

 

 

Telmo Rodriguez (Galice), DO Valdeorras O Diviso 2018 : (flying winemaker et explorateur en Galice, Rioja… vieilles vignes 80% mencia + merenzao, souson, grenache… sur granit entre 700 et 800m, en partie exposé nord. Egrappé, Elevage en demi-muids 600L)    Couleur grenat, le nez évoque cette fois-ci la syrah avec du poivre, des fruits noirs, de la violette, des notes lardées. La bouche reprend cette aromatique avec une texture soyeuse, tannins fins, de la fraîcheur, pas très haut en alcool (13,5%), finale poivrée assez longue. Très beau vin. TB+.

 

 

Prowein - Valdeorras DO

Telmo Rodriguez As caborcas single vineyard 2019 (mencia et autres) bien, O Diviso single vineyard 2019 (mencia, grenache, caino, mouraton, souson…) très différent, plus noir et Falcoeira A Capilla 2019 (mencia, brancellao, souson, grenache…) très fruité, infusé, fait un peu pinot grappe entière, plus léger que le précédent, plus immédiat. Branco de Sta Cruz blanc 2019 (godello + dona blanca, palomino, treixadura) un peu mou mais servi assez chaud.

 

Prowein - Autres

Pegaso Zeta Vino de Garnacha 2020 Sierre de gredos, bof.

Remelluri blanc 2019 (rhône blend et autres, biody et altitude) plutôt frais, bon, pas boisé.

(Remelluri blanc 2016 : cire, à peine miellé, très belle acidité, jolis amers en finale, peu de bois, très bon. TB+.

(Remelluri -Telmo Rodriguez (Rioja), DOCa Rioja blanco 2017 : (Rioja alavesa, 9 cépages, plutôt rhône blend)    Changement complet de registre, robe dorée, nez très pêche, abricot, un peu de beurre, de caramel. Bouche avec du volume, du gras, puissante, moins acide, plus opulente que les précédents, sur les arômes du nez, bonne longueur mais il appelle la table. Un millésime moins tendu que 2019 ou 2016 de mémoire. B+.)

Bodega Lanzaga La estrada rioja 2019  très boisé, chaud.

 

 

Telmo Rodriguez (Espagne) Salon Vins Liquoreux du monde

M. R. 2015 Malaga : (muscat d’Alexandrie en cuves) petit muscat léger, vif, facile. B.

Molino Real 2014 Malaga : (muscat d’Alexandrie 2ans en fût) élevage bien intégré, très gras et sirupeux, belle acidité, puissant, aromes de muscat et d’herbes aromatiques du sud. TB.

 

29 juin 2023

Soirée Club n°7

Karanika - Amyndeo Cuvee Prestige Extra Brut 2017 : (méthode trad. 70% assyrtiko 30% xinomavro, 4ans lattes. Dég 2022) Couleur or profond, nez fruits secs, fruist jaunes, mirabelle, miellé, pas très marqué par les lies. Bouche avec une bulle fine, une certaine vinosité, de la tension mais aussi de la largeur à l’attaque, beau fruité mûr, finale longue, saline plus que crayeuse. Dans l’esprit d’un bon Recaredo. TB+.

Damien Bastian Ca boit Libre - Blanc des Alpes 2021 : (chasselas) Couleur un peu dorée, nez à peine beurré, lactique, bourguignon, fruits jaunes, élevage classieux. Bouche fraîche, aérienne, avec une belle texture, fine et assez longue, un peu typé chablis. Belle découverte. TB+.

Domaine de l’ecu - Muscadet Expression de Granite 2005 MAG : couleur encore jeune, reflets un peu verts. Nez miellé, buis, fruits jaunes, ananas, exotique. Bouche légère, aérienne, fruits exotiques et belle tension, encore tout jeune, finale longue minérale. TB+.

karanika

Domaine Fleuriet - Sancerre Côte de Marloup 2013 : Sancerre classique, encore tout jeune, un peu de buis au nez, proche du précédent quelque part. Bouche très tendue, minérale, citronnée. TB.

Gaba do Xil - Valdeorras 2019 : nez très typé syrah, poivre, violette, lard. Bouche poivrée, fraîche, assez légère, un peu véétale, finale fraîche sur des amers un peu végétaux mais qui donnent de la race et de la fraîcheur, très typé syrah rhône nord grappe entière. TB.

Bass Phillip - Pinot noir Estate 2017 : couleur pinot, nez très expressif, plein de fruit, envoûtant, typé Côte de Nuits. Bouche soyeuse, dense, aérienne, fruitée, évidente, belle maturité, gourmandise et haute acidité. Grosse quille. TB++.

Ysios - Rioja Reserva 2011 : Couleur noire, nez fruits noirs, boisé, bouche puissante, avec des tannins trop présents, une certaine fraîcheur dans le fond cependant, encore jeune. B.

Domaine Les Grandes vignes - Anjou La Varenne de Combre chenin 2018 : très typé nature, autolyse, allumette, fruits blettes. Bouche énergique, tendue, fraîche pour 2018, beau volume, rappelle Richard Leroy, Labet dans le style. Va loin dans le nature mais propre. TB+.

Château Bela (Egon Müller Slovaquie) - riesling 2019 : clair en couleur, nez surtout citron, herbacé. Bouche très acide, un peu verte, finale citrique et amère, pas de sucre ressenti, difficile dans cette série. B-.

bass philipp

3 Fonteinen - Oude Kriek PX Geturfd (2019/20) : nez très cerise aigre, volatile, vinaigre, balsamique. Bouche très acide et très aigre, extrême, tendue, les 7% d’alcool ne se sentent pas, très long, très clivant. TB.

Hill Farmstead - Charlie Farmhouse Ale 2% : nez très houblonné, très frais, typé IPA bien fraîche. Bouche plus végétale, amère, moins de fruit, digeste car peu d’alcool, manque un peu de corps, moins bien que le nez. TB-.

 

 

Hill Farmstead, Nonconformist 03 : (1an en fût, avec du miel) joli nez typé lambic, attaque percutante, mais finale un peu trop arrondie par l'ajout de miel. TB- .