Canalblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Mon carnet Vin

27 février 2016

Inniskillin (Canada) ****

Inniskillin - Vidal Gold oak aged Icewine 2012 VQA Niagara Peninsula : (1/2 bt, 9,5% vol., 258gr SR/L, élevage 4mois en fûts) couleur or, nez très expressif, plein de fruits et assez exotique, beaucoup de mangue, passion, mandarine, fruits jaunes bien mûrs. La bouche est sur la même aromatique, fraîche, avec une belle acidité, très bon équilibre, facile à boire à 9%, belle texture assez épaisse sans être sirupeuse non plus, très digeste. Pas encore très complexe en l'état mais tout est là pour le devenir avec le temps. Finale assez longue sans être exceptionnelle. Belle découverte. Note : 18,5/20.

inniskillin

 

Inniskillin Cabernet franc Icewine 2006 : (1/2 bt, 220gr SR, 9%) Couleur marron clair, nez sur la pâte de fruit, pas forcément évident de savoir si c'est issu de cépage à peau rouge ou blanche..., pâte de coing, abricot sec, confiture de fraise et de prune, un côté vin de paille un peu. Bouche encore jeune et sur le fruit, très concentrée et sucrée mais belle acidité, pas lourde finalement, surtout qu'il y a peu d'alcool, sur les arômes du nez, avec une belle longueur. Probablement un liquoreux à boire plus sur la jeunesse sur le fruit, là c'est à point. TB+.

 

Vidal 2005 : bel équilibre sucre/acide, mais aromatique un peu moins en fraîcheur que sur la jeunesse. TB.

 

 

Inniskillin (Canada)

 

Sparkling Vidal Icewine Niagara Peninsula 2017 : (vidal, 9,5% alc) aromatique très pomme bien mûre, comme un cidre de glace (voire pas de glace), un peu simple en l’état mais sympa. Beaucoup de bulles assez fines, très concentré, il reste relativement digeste grâce à la bulle plutôt qu’à l’acidité. TB.

 

Riesling Icewine 2017 : (8,5% alc, 268gr SR) très concentré, litchi, ananas, fruits exotiques, reste assez frais sans être très acide non plus. Bien mais j’avais préféré le Vidal oak aged chez eux. TB+.

 

 

 

Ziraldo **** - VQA Niagara Peninsula vidal icewine 2019 : (1/2 bt) couleur or, nez plein de fruits exotiques, manue, ananas, sureau aussi, miel, bouche sirupeuse, très belle acidité, pâte de fruits exotiques, entre un Jurançon très sucré et un riesling TBA. TB++.

Vidal 22, bel équilibre un peu moins fruits frais que le 19.

 

27 février 2016

La Soufrandière - Bret Brothers (Vinzelles) ****

La Soufrandière - Pouilly-Vinzelles X-taste 2006 : (1/2 bt, chardonnay bortrytisé ramassé le 7 novembre sur le climat "Les Quarts", élevé en quartauts 18mois, 300gr SR/L) Robe ambrée, nez à l'ouverture sur le champignon, un peu de solvant qui disparaît avec l'aération, puis de la noix et des fruits séchés (figues, mandarines), fait assez évolué. En bouche on se demande où sont passés les 300gr de SR, on a plus l'impression d'une centaine, et d'un vin évolué qui aurait mangé ses sucres, sur la noix, un peu de champignon, figues, raisins secs, agrumes confits, la texture a une belle épaisseur, pas une grosse acidité mais des amers assez nobles en fin de bouche. Finale assez longue sans être exceptionnelle, manquant d'un peu de fraîcheur. Un liquoreux très original. Note : 17/20.

x taste 2006

Dispo ici : http://www.levertetlevinbio.com/description/165-x-taste-domaine-la-soufrandiere

 

 

Domaine de la Soufrandière - Pouilly-Vinzelles 2006

Couleur : or pâle.

Nez : très évolué, sur la brioche surtout, la noix et la noisette, un peu d'agrumes et quelques notes florales aussi. Très expressif mais un peu chaud. Le lendemain on trouve un peu moins de brioche, du coing et un fruité presque exotique, plus à mon goût.

Bouche : attaque vive avec une belle acidité, plus fraîche que le nez, on retrouve la brioche, la noisette, du citron confit, bonne matière pas particulièrement grasse. Le lendemain le côté brioché s'est un peu atténué, on a un peu plus de fruits sans perdre l'acidité, plus à mon goût.

Finale : longue, sur la noix, la brioche, bonne acidité.

Note : 16/20. Un bon Chardonnay, à son apogée, seul le nez était un peu chaud. Pas trop mon style à l'ouverture de la bouteille, bien mieux après.

P1030929

 

20 février 2016

Domaine du Clos Naudin - Philippe Foreau (Vouvray) *****

 

Domaine de 12 hectares géré par Philippe Foreau et son fils Vincent, en bio (certification d'ici peu ?). S'il y a eu des problèmes de bouchon par le passé, le seul défaut que l'on pouvait reprocher au domaine est corrigé depuis 2015. Les secs sont très tendus, parfois austères en jeunesse, moins gourmands et plus secs qu'au domaine Huet. Les moelleux (y compris les fameuses Goutte d'or 1947, 1990, 2011 et 2015) sont à la fois plus riches en sucres mais aussi plus tendus, moins marqués par l'ananas que chez le voisin. Les bulles sont aussi d'un excellent niveau, à la fois briochées et crayeuses, pouvant rivaliser avec bon nombre de champagnes.

 

 

Passage au domaine pour goûter les 2015 sur fût et acheter quelques 2014. Pas de drosophiles en 2015, sans que l’on sache vraiment pourquoi, les rendements sont donc un peu plus élevés, mais pas tant que ça non plus (34hL en 2015 contre 30hL en 2014). Le millésime s’annonce grandiose, avec des bulles, des secs qui seront encore bien meilleurs que les 2014 selon Philippe Foreau, demi-secs, moelleux, moelleux réserve, et peut-être une goutte d’or.

Les vins viennent juste ou sont encore en train de finir la fermentation alcoolique, premier soutirage pour la plupart des fûts puis un premier assemblage en lots la semaine prochaine ce qui permettra d’y voir un peu plus clair pour les futures cuvées.

Fût issu du 1e jour de vendange, 8 fûts de la sorte, avec 12,5% de potentiel : vin vif, citronné, encore du gaz carbonique, peu de matière. Utile pour redonner un peu de vivacité aux lots qui en manqueront.

Fût issu du 5e jour de vendanges, 13 barriques de la sorte, 13,6% potentiel : bien plus puissant et plus concentré que le précédent, grosse tension, encore quelques arômes fermentaires de pomme verte, très bon.

Fût issu du 11e jour de vendanges, 13,7% potentiel : moins fermentaire que les précédents, belle aromatique avec beaucoup d’agrumes, citron, poire, moins tendu que le précédent, mais plus gourmand. Très beau aussi.

Fût demi-sec, 30gr SR, déjà 1 soutirage, 12,9% potentiel : belle aromatique très exotique avec du litchi, de l’ananas, de la pêche, très facile et gourmand mais manque un peu de tension.

Fût liquoreux 70gr SR : un fût qui se goûtait moins bien que les autres, pas encore assez avancé dans sa fermentation.

Fût liquoreux 100gr SR, 3 barriques ½ de la sorte : on ne sait pas encore si elles entreront dans le moelleux ou le moelleux réserve, très confit, exotique, ultra gourmand.

Fût liquoreux 130gr SR : plus frais que le précédent, poire, pêche, plus tendu et plus long, excellent.

Fût liquoreux 150gr SR : même série de fûts, plus sur l’abricot, encore plus concentré, léger côté exotique, très long, excellent aussi.

Fût liquoreux 200gr SR, 4 barriques de la sorte : nez un peu fermentaire, bouche à la fois exotique, gourmande, confite et fraîche avec de la poire, de la pêche. Encore un niveau au-dessus des précédents. Peut-être un fût des futures gouttes d’or. Mais s’il n’y en a pas, ça va donner un grand moelleux réserve 2015.

 

 

Foreau - Vouvray sec 2010

Couleur : paille.

Nez : peu expressif à l'ouverture de la bouteille mais bien mieux le lendemain, assez classique, citronné, un peu de poire et de coing. Un peu jeune pour être d'une grande complexité, mais tout est là pour l'avenir.

Bouche : là aussi elle ne s'exprimera pleinement que le lendemain, grosse acidité, superbe tension, minérale à souhait, mais c'est encore un peu jeune. Bonne matière. Dans un registre sec. L'aromatique est sur le coing, les agrumes avec des notes patissières qui me rappellent La Lune 2010 de Mark Angéli bue récemment. Un peu d'amertume en fin de bouche.

Finale : longue, très fraîche, superbe tension.

Note : 17,5/20. Un très bon vin, mais qui aurait besoin de quelques années encore pour atteindre son apogée.

foreau

Très bon article sur le domaine ici : http://maigremont.canalblog.com/archives/2010/08/07/18719677.html

 

 

Foreau - Vouvray moelleux reserve 2003 : (150gr SR) belle robe ambre clair, nez très expressif sur le miel, le coing, la mangue, l'ananas, un peu de noisette, de toffee, voire d'épices. En bouche l'attaque est vive, assez puissante avec une belle concentration, on retrouve les fruits du nez avec un côté fruits secs un peu plus marqué. Sur la fin de bouche et la finale le vin manque un peu d'acidité pour être parfait. La longueur est quand même bonne, le vin jamais trop lourd même avec ce petit manque de tension. Note : 18/20.

 

Clos Naudin, Vouvray moelleux reserve 2003 : couleur presque ambrée, superbe nez complexe, de thé vert, tilleul, abricot, orange confite, coing. Bouche qui semble avoir mangé un peu de ses sucres, pas très riche mais parfaitement équilibrée, à point, avec beaucoup de fraîcheur et d’élégance pour 2003. TB++.

 

 

Vouvray effervescent demi-sec 2009 : or pâle, nez sur la noisette, un peu de poire, de pomme et d'agrumes. Bouche gourmande, sucrée, encore sur la noisette, un peu briochée, mais manquant un peu de fraîcheur et d'acidité par rapport aux brut. Longueur moyenne. A garder pour le dessert. Note : 15/20.

 

Vouvray sec 2014 : regoûté en bouteille, la première a un nez étrange à l'ouverture (champignon ?) qui se dissipe très vite, puis nez moyennement expressif sur la poire, beaucoup d'agrumes. Bouche très vive, tendue, grosse acidité, sur le pamplemousse et le citron, appelle les fruits de mer en l'état. Finale longue, sur le pamplemousse avec de l'amertume. A attendre un peu pour que tout se mette en place, déjà pas si mal si on recherche la tension. Note : 16,5/20.

 

Sec 2013 : nez poire, pâte à pain, très floral, à peine miellé, bouche tendue, très sèche, avec une finale frangipane et poire. TB.

 

Moelleux 2009 : poire, brioché, a mangé pas mal de ses sucres, très belle acidité derrière. TB+.

 

Vouvray demi-sec 2005 : encore jeune, mais un peu entre deux âges, pas fruité éclatant, pas encore très tertiaire, finale un peu chaleureuse. B+.

 

Clos Naudin Vouvray demi sec 2011 : robe paille, le nez a des similitudes avec le Bouzeron pour le côté brioche, noisette, de la poire et un peu plus d’agrumes ici. Bouche vive, qui fait presque sèche, plus en tension que le Bouzeron, longueur moyenne sur l’amertume du pamplemousse. Il manque quand même un peu de gourmandise à mon goût pour un demi-sec. TB-.

 

Vouvray sec 2020 : fruité, très poire, un peu mûr, bouche avec de la tension, qui finit sur l'amertume. A attendre un peu. TB.

 

Sec 21 : tendu, un peu noisette évolution déjà, manque un peu de fruit.

 

Vouvray sec 2019 : plus caillou mouillé, plus tendu, minéral, finale très longue, amers nobles. TB+.

 

Vouvray demi sec 2016 : très caillou aussi, fruits frais, très long et minéral, peu de SR (18gr). TB++.

 

Vouvray moelleux 2018 : bel équilibre, fruits frais, manque un poil de tension pour être un grand millésime. TB+.

 

 

 

Visite chez Philippe Foreau, Domaine du Clos Naudin à Vouvray

Le domaine possède environ 12 hectares, dont la plupart sont situées sur la partie qui correspond au Mont d’Huet, donnant des vins particulièrement minéraux. Les vinifications sont très courtes, les vins sont mis en bouteilles en avril ou mai, après environ 6 moins de vieillissement dans de vieux fûts de 300L dont seulement 5% sont renouvelées chaque année. Le domaine essaye d’éviter la fermentation malolactique sur tous les vins pour garder le maximum d’acidité. Le côté gras et lacté comme le boisé peuvent convenir au chardonnay mais pas au chenin pour Philippe Foreau. Pas de cuvées parcellaires, le domaine préfère assembler pour que toutes les bouteilles vendues soient au minimum très bonnes, plutôt qu’il y ait de l’excellent et du « moyen ».

clos naudin foreau

 

Début de la dégustation dans les bureaux en attendant le maître

Brut 2010 : (6mois de fût + environ 4ans en bouteille avant d’être commercialisé) très vif, citronné, le millésime a donné une bonne acidité, très frais, un peu simple par rapport au brut réserve, mais efficace. B+.

Brut réserve 2007 : (même méthode que le 2010, mais 7ans en bouteille, il n’y a pas eu de simple « brut » sur ce millésime) robe plus foncée, nez brioché, un peu beurré, sur la frangipane, bouche très vineuse, bonne acidité, bulle fine, finale longue et citronnée. TB.

Sec 2012 : (bouteille ouverte 3j avant, Millésime « moyen », léger manque de maturité, 2,9gr SR, rendements assez faibles) Nez fruité, poire, citron, beaucoup de fleurs blanches. Bouche un peu maigre, sèche, citronnée, minérale, pas une grosse acidité mais probablement à cause de l’ouverture 3jours avant. Légers amers en finale. Le vin me semble légèrement passé.

Sec 2013 : (18hL/ha au lieu d’environ 38 à cause de la grêle sur le domaine, là aussi millésime manquant d’un peu de maturité, bouteille tout juste ouverte) Le vin est encore un peu austère, nez sur le citron, un peu de frangipane, très belle tension en bouche, minéral, finale saline assez longue. A attendre un peu mais il accompagnera parfaitement les fruits de mer dans quelques années. TB-.

 

naudin

 

Passage à la cave avec M. Foreau pour une dégustation de quelques fûts et quelques bouteilles :

Sec 2014 Lot n°3 fût 1 : (En 2014 les rendements ont encore été faibles, mais cette fois-ci à cause des drosophiles. M. Foreau est très inquiet de voir ces insectes revenir régulièrement les prochaines années. Il n’y a que du sec et de la bulle en 2014, mais la qualité est au rendez-vous)  Le lot n°3 est déjà issu d’un pré-assemblage. Plus de maturité que 2012 et 2013, on est autour de 5gr ici, plus de matière, un vin déjà gourmand et accessible, fruité et floral, avec une bonne tension. TB.

Lot n°3 fût 2 : le même sur un autre fût, plus « direct », plus tendu, tout en gardant le fruit du précédent. Très prometteur. TB+.

Lot n°2 : un lot plus austère, plus minéral, avec un peu moins de maturité, qui offre un peu moins de plaisir en l’état. TB-.

Lot n°1 fût 1 : lot présentant le plus de maturité avec un peu plus de 5gr SR/L, ce premier fût est fruité, floral, se rapproche du Lot n°3 fût 1 avec un peu moins de minéralité. TB-.

Lot n°1 fût 2 : floral et fruité comme le précédent mais plus tendu, plus proche du second fût du Lot n°3. Excellent, le millésime 2014 s’annonce supérieur à 2012 et 2013. TB+.

 

Demi-sec 2005 (bouteille ouverte depuis 3j) : un vin un peu plus évolué, très légères notes fumées au nez, amande, "fèves de tonka" pour M. Foreau, bouche encore assez jeune, le vin manque un peu de tension, "il se comporte bien mieux juste après ouverture, les vins du domaine ne doivent jamais être carafés".

Demi-sec 2005 (bouteille tout juste ouverte) : pour me le prouver on ouvre une bouteille, le nez est assez proche mais la bouche très différente, avec un meilleur équilibre ici, beaucoup plus d'acidité et de tension, finale plus longue. Une grande année. TB+.

Moelleux 2010 (ouvert depuis 4j) : (60gr SR) la bouteille a mieux tenu que le demi-sec 2005, le nez est encore sur le fruit mûr, coing, agrumes, fruits exotiques, on sent le millésime 2010 par une acidité très élevée, beaucoup de fraîcheur. Une future belle bouteille. TB.

Demi-sec 2003 (ouvert depuis 3j) : (23gr SR) on change de registre, robe plus évoluée, le nez peut rappeler des SGN alsaciennes d'après le producteur, avec un côté légèrement truffé, des fruits secs, en bouche on sent le millésime chaud avec un léger manque d'acidité, on sent bien les sucres du coup pour un demi-sec, mais la longueur est là. A marier avec du sucré-salé ou des plats épicés pour M. Foreau qui tient beaucoup à l'accord mets/vins. TB-.

Moelleux 2009 : nez sur le coing et la pomme bien mûre, bouche épaisse, concentrée, très mûre et à la fois portée par une grosse acidité pour le millésime, grande longueur. TB+.

Goutte d'or 2011 : (240 gr SR ?) après 1947 et 1990 c'est 2011 qui a été choisi pour faire une Goutte d'or, mais en quantité bien inférieure à 1990, d'abord parce qu'il y avait la possibilité de le faire, ensuite parce qu'il n'y en avait pas eu depuis longtemps mais aussi parce que beaucoup de producteurs ont décrié le millésime et ont vendangé un peu tôt. Au Clos Naudin on a pris le risque d'attendre une semaine supplémentaire, et ça a payé. M. Foreau me dit que le seul millésime où il regrette de ne pas avoir fait une goutte d'or est 1989, mais la réserve 1989 est l'une des meilleures selon lui. Belle robe dorée, nez expressif, sur le fruit mûr, avec des fruits rouges, de la pomme, des fruits exotiques. La bouche est épaisse, sirupeuse, mais finalement légère pour du 240gr de résiduel, avec une bonne acidité, facile à boire. Très belle longueur. Bien sûr ça manque un peu de complexité par rapport à ce que ça donnera dans quelques années, mais c'est déjà excellent. TB+.

Un grand merci au domaine pour cet accueil !

 

 

Clos Naudin - Vouvray demi-sec 2017 : Couleur dorée, nez sur la pomme au four, le coing, la noisette. La bouche est très légèrement sucrée, facile d’accès, peut-être un peu simple, mais efficace. TB.

 

Clos Naudin - Vouvray moelleux 2009 : Couleur presque ambrée, nez sur la pâte de coing, l’abricot, le miel, un peu d’évolution noisette. Bouche qui reste assez digeste, pas trop sucrée, complexe, fraîche, qui manque un peu de longueur par rapport aux grandes bouteilles du domaine. TB.

 

Clos Naudin - Vouvray moelleux reserve 1989 : (bouchon en forme, ouf !) Couleur bien plus claire, le nez est très frais et aérien, miel, thé vert, zestes d'agrumes, fruits confits aussi bien sûr, assez subtil. La bouche est aérienne, pas trop sucrée, avec une belle acidité, encore de la jeunesse, une petite touche champignon-cèpe me gêne un peu pour être parfait et je suis peut-être resté bloqué dessus. Mais sinon un très beau liquoreux, qui se dévoile petit à petit. On me souffle dans l'oreillette encore mieux le lendemain. TB++.

 

Foreau, Goutte d'or 1990 : couleur de PX, nez fruits confits, figue, datte, pruneau, café, coing. Bouche très concentrée, sirupeuse, mais grosse acidité, le tout est bien équilibré, dans un style très concentré, qui tire doucement sur l'essenzia. Exceptionnel.

 

Clos Naudin Foreau, Vouvray méthode traditionnelle Extra-Brut 2019, bulle sèche et tendue, un peu vineuse, qui a bien rempli son rôle de réveiller les papilles à ce moment-là de la soirée. TB.

 

19 février 2016

Huet (Vouvray) *****

Noël Pinguet, figure emblématique de la Loire et de la biodynamie, a élevé le domaine au firmament des grands blancs du monde. Bien que repris par la famille Hwang en 2003, le style n'a pas changé. Noël Pinguet a été remplacé avec brio par son bras droit Jean-Bernard Berthomé, lui-même parti à la retraite en 2019 et remplacé par Benjamin Joliveau. Ici les élevages sont très courts pour éviter les malo, les vins restent en vieux fûts ou en cuves pour éviter toute note boisé et rester fidèle au terroir. Les secs qui comportent généralement 4-5gr de SR sont gourmands, fruités, légèrement exotiques mais toujours équilibrés par une belle acidité. Les demi-secs, moelleux et moelleux reserve sont toujours digestes, exotiques, gourmands, faciles à boire jeunes, vieillissant avec brio. Seules les bulles pourraient gagner en tension et minéralité.

 

 

Passage au domaine pour goûter les 2014, millésime très réussi, malheureusement certaines cuvées sont déjà épuisées :

Haut-Lieu sec 2014 : beaucoup de fruits frais au nez, poire, agrumes, pêche. Belle matière en bouche pour le Haut-lieu, frais, avec une fine acidité, assez léger, finale sur une légère amertume. TB-.

Mont sec 2014 :  nez plus floral, plus citronné, moins de poire, plus de pamplemousse. Bouche plus vive, plus tendue comme toujours avec le Mont, à peu près autant de matière mais plus de longueur, finale sur le pamplemousse, mais moins d'amertume. TB.

Clos du Bourg demi-sec 2014 : beau nez sur les agrumes, un peu d'ananas et de miel, grosse concentration en bouche, avec de la puissance, de la tension et de la fraîcheur, on retrouve un peu de pamplemousse dans la finale, très longue. TB+.

Mont Moelleux 2003 : beau nez confit, d'abricot surtout, bouche pas trop sucrée, sur l'abricot, l'ananas, pointe de truffe, mais manque de tension, finale un peu chaude. B.

Bourg Moelleux 1e trie 2008 : très beau nez de miel, de coing, d'ananas bien mûr, bouche tendue, puissante, avec des épices, pointe de truffe mais légère pour 2008, très bonne longueur. TB+.

 

 

Visite au domaine Huet

huet facade

 

Le domaine a été créé en 1928 par Victor Huet et son fils Gaston, il était dirigé de 1976 à février 2012 par Noël Pinguet, gendre de Gaston, partisan de la biodynamie (voir la vidéo http://www.obiwine.com/Decouvrir-les-vins-de-Vouvray-avec-Noel-Pinguet-Domaine-HUET-Episode-17-25_v157.html), Le domaine a été repris en 2003 par le financier américain Anthony Hwang. Depuis le départ de Noël Pinguet, Sarah Hwang (fille d’Anthony Hwang) est la présidente du Domaine Huet.

 

Le domaine s'étend sur 35 hectares (sur les 2000 de Vouvray et ses 300 exploitants). Le domaine est réparti sur 3 propriétés :

Le haut-lieu (9 hectares) : sol profond, à dominante d'argile marron, produit des vins souples.

Le clos du bourg - en photo ci-dessous (6 hectares) : situé au-dessus de l'église de Vouvray, sol peu profond composé d'argile et de calcaire non actif. Produit des vins puissants, avec plus de matière que le Haut-Lieu.

P1040800

Le Mont (8 hectares) : sol d'argile verte et de silex, près de la Loire, produit un vin plus minéral et légèrement moins puissant que le Clos du Bourg.

Le reste du vignoble est réparti sur diverses parcelles situées à proximité des trois propriétés précédemment décrites.

 

Malgré une année difficile et une perte de récolte d'environ 50%, les 2012 sont excellents. Pour le moment la famille Hwang tient à ce que le domaine continue dans la même voie qu'à l'époque de Noël Pinguet. Le style des premiers vins goûtés est resté le même. 2013 a aussi vu une perte de 50% de la récolte, la vendange s'annonce tardive (10-12 octobre, contre mi-septembre les dernières années). Il est encore trop tôt pour parler de la qualité de ce millésime.

 

Lors de notre visite nous avons eu le droit à une "simple" dégustation, la visite des caves et des vignes se fait assez rarement, sur rendez-vous et par groupe. Nous avons toutefois aperçu la galerie des vins effervescents avant dégorgement, la salle des cuves Inox, et nous avons pu nous promener dans les vignes après la dégustation. Les vins à la dégustation étaient plus ou moins ceux à la vente sur le site Internet du domaine, mais les vieux millésimes n'étaient pas forcément ouverts (Le Mont sec 2001 ou Constance 2003), et il était possible d'acheter d'autres cuvées en magnum ou en demi-bouteilles (Haut-Lieu sec et demi-sec 2002, Le Mont 2009 moelleux pour les 1/2). Accueil chaleureux et compétent.

 

Les vins dégustés

Haut-Lieu sec 2012 : (4gr SR) assez ouvert, avec un très beau nez, très fruité (agrumes, pamplemousse), attaque assez vive, bouche très fraîche et fruitée. Léger manque de matière par rapport au suivant. TB.

Clos du Bourg sec 2012 : (4,5 gr SR) assez expressif aussi, nez proche du précédent, sur des agrumes assez mûres, poire, pêche blanche, quelques notes florales, c'est vif, minéral, avec une très belle acidité, beaucoup plus gras que le Haut-Lieu, belle matière, plus de longueur. Niveau proche du 2010. TB+.

Le Mont sec 2011 : (5,5 gr) le vin s'est aparemment refermé, beaucoup plus minéral que les 2 précédents, mais la finale laisse un peu d'amertume et un côté zeste de citron un peu gênant. B.

Le Mont demi-sec 2007 : (24gr) un peu fermé aussi, plus sur le citron que sur le pamplemousse (comme le Mont sec 2011), manque un peu d'acidité. B.

Clos du bourg moelleux 2007 : (46gr) les arômes changent assez nettement, on passe sur l'abricot et le miel désormais, avec un beau nez de liquoreux, belle matière et bonne acidité. Bien équilibré. Semble déjà prêt à boire TB.

Haut-Lieu moelleux 2009 : (53gr) un peu plus vif et minéral que le précédent, moins épais, mais je lui ai trouvé moins de longueur et moins de "liqueur". Peut-être à attendre encore un peu. TB-.

Clos du Bourg 1e Trie 2006 : (65gr) on retrouve le côté miel et abricot, mais c'est un peu léger, pas très épais ni très acide, manque un peu de longueur. Un millésime assez difficile on dirait. B.

Au final, quelques vins excellents, surtout le Clos du Bourg sec 2012 qui s'annonce grandiose dans quelques années, et des vins un peu en-dessous dans les années difficiles comme 2011 et 2006. Hâte de goûter quelques 2002.

 

 

Huet - Le Haut-Lieu Demi-sec 2002 1/2 bt

Couleur : or pâle, pas encore très évoluée.

Nez : très expressif, surtout sur le coing, un léger côté exotique (ananas, goyave), un peu de cire et de miel. Fait vraiment envie.

Bouche : le fruité du nez est au rendez-vous, encore du coing principalement, toujours légèrement exotique, très bonne acidité. Un vin en pleine forme. Bonne matière, sans être exceptionnelle non plus.

Finale : longueur moyenne, on voudrait que ça dure plus longtemps.

Note : 18/20. Très beau vin, très fruité, à son apogée, il lui manque un tout petit peu de matière et de longueur par rapport aux meilleurs Clos du bourg.

P1040828

 

Le Haut-Lieu sec 2002 1/2 bt : robe or claire, nez un peu plus évolué que le demi-sec, avec plus de noisette, toujours beaucoup de coing, un peu de fruits exotiques (ananas), bouche très fruitée avec une belle tension, toujours de la noisette, finale moyenne, un peu d'amertume. Toujours un délice, mais le demi-sec me semblait encore plus expressif et un peu plus acide peut-être. Note : 17,5/20.

 

Huet Vouvray Clos du bourg sec 2010

Couleur : or pâle

Nez : citronné et floral avec un côté thé vert, puis il devient de plus en plus fruité. Le verre vide laisse une odeur de mirabelle.

Bouche : attaque franche, sur l'acidité sans que ce soit gênant. Beaucoup de matière, beaucoup de puissance mais à aucun moment alcooleux. L'équilibre est parfait. On retrouve le côté citronné, des agrumes, de la poire.

Finale : immense, très fraîche, donne envie d'y retourner de suite. C'est à la fois un vin complexe et un vin de plaisir.

Note 19/20 La référence en chenin blanc sec.

huet

 

Huet, Vouvray Clos du Bourg Bourg Moelleux 1969 : superbe robe qui tire sur l'ambrée, nez de fruits secs, pralins, noix, un peu de fruits confits, très agréable. Bouche peu sucrée, qui fait encore jeune (à l'aveugle plusieurs d'entre nous mettaient ça dans les années 1990), sur les arômes du nez. Bonne longueur. Encore un joli vin, mais ça manque un peu de sucre à mon goût. (+- 17/20).

huet

 

Huet - Clos du Bourg moelleux 2007 : (46gr SR)  le nez fait assez peu sucré, sur l'abricot, l'ananas, le coing. Bouche sur la même aromatique, bonne acidité, assez frais. Manque un peu de longueur et de complexité peut-être par rapport à mon souvenir au domaine, mais après 13 vins les papilles sont fatiguées. TB.

 

Clos du Bourg moelleux 2009 : plein de fruits exotiques, ananas, abricot, superbe acidité derrière. TB+.

 

Huet - Le Mont moelleux 2009 (1/2 bt) : couleur or, le nez est assez discret, sur le coing, l'ananas, les fruits jaunes et le miel. C'est plus expressif en bouche, sur la même aromatique, avec une belle tension minérale, le vin est très digeste, la cinquantaine de grammes de résiduel passe toute seule. Ce n'est pas très concentré mais d'une fraîcheur remarquable. Bonne longueur, avec de l'acidité et des fruits frais. Très bon vin, encore un peu jeune peut-être. 17,5/20.

 

Huet - Clos du Bourg sec 2013 : robe claire, nez très fruité, poire, citron, pamplemousse, légèrement floral. Bouche citronnée, vive, un peu moins de matière et de puissance que 2010 et 2012, assez bonne longueur. En l'état un millésime peut-être un peu en-dessous des précédents. TB-.

 

Huet - Le Mont Moelleux 1973 : robe or, nez avec beaucoup de coing, de l’ananas beurré. Bouche sur le coing aussi, mais un côté champignon gênant. Quasiment plus de sucre en bouche. Manque de gourmandise. Ca me semble un peu trop tard pour le boire. Moyen.

 

Haut lieu moelleux 1e trie 1989 : TB+.

 

Huet - Le Mont demi-sec 2002 : robe dorée, nez exotique sur le coing, l'ananas, attaque en bouche légèrement sucré et exotique puis la fin de bouche est plutôt sur les agrumes avec une belle tension et une légère amertume, manque à peine de longueur par rapport aux toutes meilleures bouteilles du domaines. TB-.

 

Huet - Clos du bourg sec 1998 : couleur or, nez sur le miel, le coing, une pointe de cire, de cédrat, de fruits secs. Bouche encore fruitée, vive, fraîche, pas un gros volume, surtout portée par les amers, citron vert, zeste de pamplemousse, un petit côté miel et coing. Longueur moyenne, finale sur les zestes d'agrumes qui fait saliver. Un peu difficile à boire seul, très bien sur des plats à base de citron et gingembre. TB-.

 

Domaine Huet, Vouvray "Haut-Lieu" demi-sec 2003 (100% chenin) : Apport mystère de Fred, robe dorée, nez sur le coing, l'ananas, un peu de miel, très gourmand. Bouche avec un peu de sucre, mais très digeste, avec des fruits exotiques, pas trop chaud pour un 2003, bien équilibré. Voilà qui rattrape largement la déception sur le Chinon. TB.

 

Domaine Huet, Vouvray "Clos du bourg" Moelleux 1e Trie 2005(100% chenin) : Le hasard a fait qu'un Huet était déjà prévu dans la dégustation. Robe encore plus dorée, nez là aussi sur l'ananas, le coing, plus confit, plus de miel, une pointe de caillou. Bouche plus concentrée, mais là aussi un équilibre parfait grâce à une belle acidité, très digeste, un peu plus de longueur. TB+.

 

Clos du Bourg demi-sec 2014 : (bu en 2020) fruit très mûr, ananas, voire papaye, bouche assez opulente, ça garde juste ce qu'il faut de fraîcheur dans le fond, mais on sent plus l'opulence du Clos du Bourg que le millésime frais. Moins impressionnant qu'en jeunesse. TB.

 

Huet moelleux 1989 : (haut lieu) manque un peu de pep's, sur le déclin. B.

 

Huet - Vouvray Le mont moelleux première trie 2009 : Couleur or profond, nez ananas, fruits exotiques, miel, bouche qui fait plus moelleux que liquoreux, très tendue, très digeste, grosse acidité pour 2009, long. TB++.

 

Clos du Bourg sec 2005 : beaucoup de fruit, bonne acidité, d'but de notes de fruits à coque, manque un peu de longueur, à point. TB+.

 

 

Biodyvin 2019

Vouvray Brut 2014 : bulle fine, fruité, à peine trop riche pour moi. B.

Le Mont sec 2017 : toujours le style droit et tendu du Mont, mais certains millésimes m’ont semblé plus longs et encore plus tendus. TB.

Clos du Bourg demi-sec 2017 : comme le précédent, excellent, dans son style plus opulent, toujours un grand vin sans réel défaut, mais pas dans son meilleur millésime. TB.

Haut Lieu Moelleux 2005 : superbe nez d’ananas rôti et de miel, bouche fraîche et tendue. Superbe. TB++.

 

 

Liquoreux du monde 2019

Vouvray Clos du Bourg Moelleux 1e trie 2002 : (passerillage) Semble peu sucré dans la série, notes d’ananas, abricot, orange amer, très frais et digeste, belle longueur. TB+.

Constance 2015 : (botrytis, 142gr) Aromatique encore toute jeune, fruits frais, poire, c’est surtout en bouche qu’il impressionne, les 140gr passent tout seuls, grosse acidité dans le fond, tendu, frais, belle longueur, donne envie d’y retourner de suite. Très différent des Moelleux 1e trie du domaine, plus proche des liquoreux du Clos Naudin. Déjà sublime et bientôt Exceptionnel.

 

 

Huet - Vouvray clos du bourg sec 2010 : couleur dorée, nez très fruitée, exotique, d’ananas, de coing, de miel. Bouche légèrement sucrée (5gr environ), très gourmande, fruitée, bonne acidité dans le fond, encore jeune. Un vin excellent, mais qui tranche totalement avec les Saumur. TB++.

 

Huet - Vouvray Le Mont demi-sec 2018 : (remplace un 2015 bouchonné) Couleur dorée, nez sur l’ananas, fruits exotiques, miel. Bouche très facile, gourmande, peu sucrée, manque un tout petit peu d’acidité pour étirer le vin sur ce millésime solaire. TB.

 

Huet - Vouvray clos du bourg sec 2012 : couleur dorée, nez très mangue, coing, exotique, miellé, probablement 3-4gr de SR. Bouche très gourmande, fruitée, exotique, juste ce qu’il faut d’acidité pour pas être lourd, délicieux. Manque juste un peu de longueur par rapport aux toutes meilleures bouteilles du domaine. TB++.

 

Huet, clos du bourg moelleux 1e trie 1995 : encore en pleine forme, a mangé un peu de ses sucres, fruits exotiques, miel, et début d'évolution, manque juste un poil d'acidité par rapport aux meilleurs millésimes. TB+.

 

 Huet - Haut lieu moelleux 2020 : simple, fruité, digeste car peu de sucres mais pas une grosse allonge minérale sur ce millésime. B+.

 

 Huet - Vouvray sec le haut lieu 2012 : couleur or, nez très typique du domaine, agrumes, puis de plus en plus de fruits exotiques, ananas surtout. Bouche qui combine fruits exotiques, gourmandise, 4-5gr de SR probablement, encore jeune, avec une acidité très haute de l’attaque jusqu’à la finale, porte le vin très loin, très frais, salivant. TB++.

 

 Huet - Vouvray Le mont demi-sec 1999 : couleur bien dorée, nez très safran, épices, miel, coing, ananas... Comme toujours avec Huet la bouche combine gourmandise avec fruits exotiques, miel, un peu de sucre et grosse tension, finale sur les amers, orange confite. Exceptionnel !

 

 Huet - Vouvray Constance 2003 : Robe proche du précédent, le style aussi, encore tout jeune, combine pâte de coing et fruits très frais, même encore plus ici, avec de l'ananas frais, bouche encore plus aérienne, avec une finale très mandarine, un peu zestée, très longue, et très fraîche, incroyable pour 2003. Exceptionnel.

 

7 février 2016

Vinidôme 2016 Vins du monde et autres

Barichet ** – Valais Fendant roux (ou chasselas) 2013 : vif, très fleurs blanches, un peu court. B-.

Barichet – Blonay Fleur de Lys 2012 : (riesling x sylvaner ou müller-thurgau) là aussi c’est vif, très floral, encore plus que le chasselas, sureau, un peu écoeurant. B-.

Barichet – Blonay St-Justin La cuvée du poète 2012 : (cépage kerner ou st-justin, issu du croisement du riesling et du trollinger) Plus vif que les précédents, plus puissant, très floral aussi, avec de l’abricot, fait un peu Condrieu, assez long. B+.

Barichet Solaris 2012 : (cuvée expérimentale, bio, cépage solaris) vin moelleux, probablement autour des 50gr de SR, texture sirupeuse, avec des fruits exotiques, du miel, des fleurs blanches, pas très tendu, un peu court. B.

barichet

 

 

Bodegas Muriel ** – Rioja Crianza 2012 (Espagne) : (100% tempranillo) fruits noirs assez gourmands, légèrement vanillé, tanins présents mais bien fondus, style moderne. B.

 

Hermanos Lurton *** – Toro 2013 (Espagne) : (100% tempranillo) très puissant, beaucoup de tannins mais de qualité, grosse matière, fruits rouges, pruneau, long. B+.

 

LA Cetto * – Petite Syrah 2013 (Mexique) : sucré, épais, fruits noirs très confiturés, vite écœurant. Moyen+.

 

Hacienda Araucano (Lurton) * – Carmenere reserva 2013 (Chili) : assez puissant, chaud, fruits noirs confiturés, poivre, réglisse, tannins bien lissés par le bois, moderne. B-.

 

Ravenswood ** – Zinfandel Lodi 2013 (USA) : léger et fruité, fruits rouges, épices, manque un peu d’acidité et de longueur. B.

 

Warwick * – 1st Lady Cabernet sauvignon 2013 (Afrique du sud) : nez de tabac, cèdre, balsamique, bouche verte, sur le poivron, un côté viniaigre ?, désagréable. Moyen.

 

Miolo-Seival Estate * – Alisios Tempranillo Touriga 2012 (Brésil) : (région campanha gaucha) vin assez épais, chaud, fruits noirs, tannins lisses, un côté végétal dans le fond. B-.

 

Allegrini – Amarone della Valpolicella Corte Giara 2012 (Italie) : très grosse matière, épais, un peu de sucre, beaucoup de fruits confiturés, tannins encore trop présents mais prometteurs, très long. Beau potentiel. TB.

 

Massandra – Nectar de Massandra 2011 (Ukraine) : (muscat) beaucoup de fruits secs, abricot, caramel, bouche épaisse, pas mal de sucre mais bon équilibre, très gourmand, assez long. TB.

 

Bonus :

Dionysos, La bodega de las estrillas ** - Tempranillo barrica 2006 : (bio, vino de la tierra de Castilla la Mancha) : nez au léger boisé bien intégré, un peu de kirsch, de cacao, bouche puissante, aux tannins bien intégrés, fruitée. B+.

 

Baturrica ** - Tarragona Gran Reserva 2010 : (tempranillo, cabernet sauvignon) assez fruité, peu tannique, léger, sur le fruit, simple, un peu court. Bon rapport q/p. B+.

 

Bodegas Ponce ** - Clos lojen DO Manchuela 2010 : (cépage bobal) un peu typé grenache sur le fruit, fraise sucré, prune, léger, facile, malheureusement pas mal de gaz le rend difficile à goûter. B-.

Bodegas Ponce - Manchuela « Reto » 2018 : (100% albilla) Couleur claire, nez très fumé/soufré, citronné, résineux. Bouche tendue, pierre-à-fusil, allumette, résine, citron, finale minérale, tendue, pas mal d’amertume. Très original. B+.

Bodegas Ponce (Castille-La Manche), DO Manchuela Pino 2021 : (17ha + 18ha en fermage bio et bioD. Vieilles vignes. 100% bobal 900m d’altitude sur calcaires. Elevage 11 mois en demi-muids de 600L)      Couleur grenat, contours violets. Le nez évoque un gamay avec de la mûre, cerise, cassis, violette. La bouche est très fruitée, florale, élégante, fraîche avec ses 12,5% d’alcool, étirée par une belle acidité qui lui donne de la longueur et une sensation minérale, quelques petits tannins en fin de bouche accentue l’allonge du vin. Très joli bobal d’altitude. TB+.

 

4 février 2016

Marc Colin (Saint-Aubin) ***

Marc Colin - Saint-Aubin 1er cru En remilly 2008 : beau nez élégant, avec un élevage bien intégré, fruits jaunes, citron, une bouche tendue, avec un peu de gras, de la matière, longue finale. Un vin qui s'ouvre enfin après plusieurs années où il était soi-disant fermé. TB+.

marc colin

 

 

Marc Colin – Saint-Aubin La Châtenière 2010 : robe or, nez un peu trop boisé, vanillé, sur les fruits jaunes et le beurre. La bouche est grasse, beaucoup de matière, sur le beurre, la vanille, avec un élevage encore trop présent. Bonne longueur, mais peu de plaisir au final à cause de l’élevage. B-.

 

Marc Colin – Saint Aubin En Remilly 2010 : robe or aussi, un élevage un peu moins présent, plus de fruits du coup, agrumes, pêche, fruits jaunes, un petit côté noisette/brioche et vanille en se réchauffant, bouche grasse, volumineuse, avec de la longueur. Bien mieux que Châtenière, mais il manque un peu de tension par rapport à Remilly 2008 bu récemment. B+.

 

 

SAINT-AUBIN 1ER CRUSous Roche DumayBlanc2022, SAINT-AUBIN 1ER CRUEn RemillyBlanc2022, CHASSAGNE-MONTRACHETBlanc2022 changement de style au domaine à partir de 2017, beaucoup moins de bois. Les trois vins manquaient de tension et d’intensité, peu de bois, peu de gras, pas grand-chose du coup… Un peu mieux sur le dernier.

 

30 janvier 2016

Benito Santos (Espagne) ***

Benito Santos - D.O Rias Baixas "Pago de Xoan" 2010 : (Galice, vieilles vignes d'Albariño, sols granitiques sablo-arigleux, 24mois en cuves) couleur or pâle, nez expressif et fruité dès l'ouverture, avec beaucoup d'agrumes, un côté ananas (de plus en plus présent et beurré avec l'ouverture), fruits jaunes, et végétal (résine?). La bouche est vive, tendue, belle matière, sur les agrumes, les fruits exotiques (ananas, mangue), avec une très légère amertume (écorce d'orange). Finale de longueur moyenne, fraîche et saline. Très belle découverte. Note : 17/20.

(B. Santos Igrexario 2021 là aussi trop mûr. Pas compris j’aime plutôt bien l’alvarinho et quelques-uns de ces producteurs d’habitude….)

benito santos rias baixas

  

 

Goûtés sur le salon des vins natures de Chassignoles :

Barranco Oscuro (Espagne, proche de Grenade) *** - Salmonido : (rosé de pinot noir) rosé assez foncé, léger, légèrement grillé et épicé. B.

Barranco Oscuro - El Pino Rojo 2014 : (pinot noir) très belles notes de fruits rouges, un peu plus chaud et épicé qu’un bourgogne, mais une bonne acidité, de la finesse et de la longueur. TB.

Barranco Oscuro - Rubaiyat 2011 : (syrah) robe très noire, fruits noirs, épices, bonne acidité, mais trop de volatile gâche l’ensemble. B-.

Barranco Oscuro - Garnata 2011 : (grenache) très fruité, fruits rouges confiturés, tannins présents mais de belle qualité, les 15% ne se sentent pas, bonne acidité. TB.

Barranco Oscuro - 1368 Cerro Las Monjas 2005 : (grenache, cab sauv, cab franc, merlot) nez brioché, tabac, sous-bois, un peu « bordelais », pas trop mon truc. Bouche avec une belle matière, des tannins fondus. B+.

barranco oscuro garnata

 

25 janvier 2016

Jacques Maillet (Serrières-en-Chautagne) ***

Jacques Maillet - Autrement blanc Roussette de Savoie 2010 : (vieilles vignes de roussette ou altesse sur la parcelle "Le Cellier des Pauvres" à Motz, des sols constitués d'éboulis argilo-calcaires recouvrant des grès mollassiques. Ni levure, ni chaptalisation, ni filtration, léger sulfitage à la mise seulement si besoin) Couleur or profond, nez expressif, surtout marqué par le coing, un peu de miel et de pêche, assez classique de la roussette. Bouche vive, puissante, tendue, minérale, probablement peu/pas de sulfites, avec du coing, mais aussi un peu d'agrumes et de citron puis en se réchauffant un léger côté oxydatif et des notes de brioche et de noisette apparaissent. Finale longue, tendue, légèrement épicée, avec un côté salin. Très bonne Roussette, dans un style moins gourmand mais plus minéral que les Marestel de Dupasquier. Note : 17/20.

autrement blanc

 

24 janvier 2016

Soirée pinots et rieslings du monde

Vins 1 et 2 : Pompe à la fourme, biscuits de l’Atelier auvergnat fourme/noix et cantal/oignons, purée de carotte anis et curcumin. L’accord a bien fonctionné avec les deux vins.

Erath *** - Pinot Noir Oregon 2013 : (25% fûts neufs, différentes parcelles d’Oregon) Pinot très léger, fruité, frais, pas particulièrement boisé, il pourrait faire penser à un pinot de Sancerre, simple et court. Sympa pour commencer. B.

Kooyong ** - Pinot Noir Massale 2011 (Péninsule de Mornington - Australie) : (10 mois fûts français, 15% neuf, différentes parcelles) Nez désagréable avec un peu de réduction, de grillé, un peu mieux en bouche, assez léger, bonne acidité, pas une grande longueur. B-.

 

 

 

Vins 3 et 4 : Tarte aux champignons (cèpes, trompettes de la mort, bella rosé), salade vinaigrette. Convient parfaitement avec le Nelles qui a la puissance pour tenir tête aux champignons, un peu moins avec le Felton Road, qui aurait dû être placé avant.

Nelles *** – Spätburgunder « Ruber » 2012 (Ahr – Allemagne) : (sols d’ardoises, fûts anciens) Nez puissant, avec un côté grillé, fruit assez noir pour du pinot. Meilleur en bouche, puissant mais pas alcooleux, avec de la fraîcheur, un léger perlant, bonne matière, un peu plus long que les précédents, finale poivrée. B+.

Felton Road **** – Pinot noir “Bannockburn” 2011 (Central Otago - Nouvelle-Zélande) : (11mois fûts, assemblage de 3 parcelles, biodynamique). Le nez est un peu discret, mais plutôt agréable, là aussi sur un fruit assez noir pour du pinot. La bouche est vive, plus tendue que les précédents, plus fine que le Nelles, fruitée. Longueur moyenne. B+.

 

P1060504

 

 

Vins 5 et 6 : Dahl de lentilles corail aux patates douces curry lait de coco et coriandre. Accord difficile avec les pinots.

 

Lambrays ***** – Clos des Lambrays 2008 : (18 mois fûts 50% neuf, sols marnes, argilo-calcaire) Nez moyennement expressif, pinote plus que les précédents, fruits rouges et noirs, rose fanée, bouche assez fine, pas une grosse matière, mais très élégante et facile, portée par une belle acidité, les tannins sont fins. Manque un poil de longueur pour un grand cru. TB.

Alain Brumont *** – Le pinot noir d’Alain Brumont 2009 : (60% fûts neufs, argiles rouges et galets roulés) Vin très puissant, alcooleux, mal équilibré, peut-être encore un peu jeune. Aucun plaisir en l’état. Moyen.

 

 

 

Vins 7 et 8 : Lasagnes de légumes oubliés. Très bon accord avec le Schloss Johannisberg, le Red Newt manquait un peu de gras et de matière.

Red Newt *** – Dry Riesling 2013 (Finger Lakes – USA) : (assemblage de parcelles) Riesling vif, facile à boire, fruité, peu de pétrole, bonne acidité, manque un peu de matière et de gras. B+.

Schloss Johannisberg **** – Riesling Trocken Ertes Gewachs 2009 (Rheingau – Allemagne) : (sols limon et quartz, 6,7gr SR) Un peu plus de pétrole et de terpène que le précédent, surtout plus gras, plus de matière, belle tension, pas de sucre ressenti, beaucoup d’agrumes, pamplemousse, finale assez longue, légère amertume. TB.

P1060505

 

 

 

Vins 9 et 10 : Fromages (gaperon, brillat-savarin, chavignol, chèvre cendré, marotte) Bon accord chavignol/Maverick sur la tension, gaperon et brillat-savarin/Kreydenweiss plus sur le gras. Moins convaincu par les accords avec la marotte (brebis).

 

Maverick *** – Riesling Trial Hill 2010 (Eden Valley – Australie) : (biodynamie, micro-terroirs différents) Beaucoup de pétrole au nez, bouche austère, très tendue, mais peu de fruit, surtout du pétrole. Peu de plaisir à le boire seul, mais agréable sur le chavignol. Je suis un des rares autour de la table à lui trouver quelques qualités. B+.

Marc Kreydenweiss **** – Alsace Grand Cru Kastelberg 2008 : (biodynamie, sols de schistes) Beau nez avec du terpène, divers agrumes, en bouche l’élevage se sent un peu avec des arômes briochés, c'est assez gras, moins tendu que les précédents. Encore un peu jeune peut-être. Bien fait, mais pas trop mon style. Il a plu à quasiment tout le monde. TB-.

 

 

 

Vin 11 : Panettone Bonifanti, chocolats. Bon accord.

Dr Loosen **** - Urziger wuzgarten Spätlese 2003 (Mosel – Allemagne) : (sol volcanique, ardoise rouge, fer) Robe encore très pâle, très fruité au nez avec beaucoup d’ananas et de fruits exotiques, idem en bouche, très frais, facile à boire, plus moelleux que liquoreux, ananas et épices, pas très long, pas forcément très complexe mais quel régal ! TB.

 

 

Au final, d’excellents plats, des accords réussis (mis à part avec le dahl) mais quelques vins décevants : des confirmations mais peu de découvertes. En rouge, seul le bourgogne a fait l’unanimité (bu à l’aveugle), en blanc les rieslings alsaciens et allemands étaient loin au-dessus des deux autres.

 

23 janvier 2016

Domaine des Lambrays (Morey-Saint-Denis) *****

Le domaine des Lambrays, propriété de LVMH, possède 11 hectares de vignes, dont le célèbre Clos des Lambrays et quelques vignes sur Puligny. Jacques Devauges est arrivé du Clos de Tart en 2019, il succède ainsi à Boris Champy et Thierry Brouin. Afin de continuer à progresser le domaine est en cours de certification biodynamie. Les raisins sont vendangés tôt, laissés en grappe entière, donnant des vins sérieux, classiques, aux tannins souvent un peu raides en jeunesse, mais donnant au vieillissement des modèles de complexité et de profondeur.

 

Lambrays – Clos des Lambrays 2008 : (18 mois fûts 50% neuf, sols marnes, argilo-calcaire) Nez moyennement expressif, pinote plus que les précédents, fruits rouges et noirs, rose fanée, bouche assez fine, pas une grosse matière, mais très élégante et facile, portée par une belle acidité, les tannins sont fins. Manque un poil de longueur pour un grand cru. TB.

clos lambrays

 

 

Clos des Lambrays

Clos des Lambrays 2017 : (échantillon) Belle matière, frais, serré en finale. Prometteur. TB.

Clos des Lambrays 2016 : plus confit, plus solaire que les autres 2016 de Morey, tannins encore bien présents, très long. A attendre mais prometteur. TB+.

 

Clos des Lambrays

MOREY-SAINT-DENISRouge2020 : (haut de coteau, pas de grappe entière) assez noir mais frais, concentré, sérieux, long, plus qu’une entrée de gamme. TB.

CLOS DES LAMBRAYSRouge2020 : (grosse proportion de grappe entière) là aussi noir, concentré, sans aucun côté confit, tannins gras bien intégrés, élevage bien intégré aussi, très long, taillé pour la garde, très gros potentiel TB++.

 

19 janvier 2016

Alain Voge (Cornas) ****

Alain Voge - Saint-Péray "Harmonie" 2010 (100% marsanne)

Couleur : or pâle.

Nez : assez discret, avec des notes d'orange, de pêche, et beaucoup de fleurs blanches.

Bouche : manque un peu de vivacité en attaque, puis on trouve ensuite une très belle matière, assez grasse, avec beaucoup de notes florales.

Finale : assez courte, manque d'acidité à mon goût (mais c'est plutôt logique pour de la marsanne), très légère amertume.

Note : 14,5/20. Un vin qui manque un peu d'expressivité et de tension, mais la texture était convaincante.

voge

 

 

Goûtés lors du salon d'Ampuis 2014 :

Cornas Les Chailles 2011 : beaucoup plus noir que les précédents, puissant, cassis et fruits noirs, mais tanins assez fins. Bien fait mais pas mon style de vin. TB-.

Cornas VV 2011 : fruits noirs, belle acidité, le style du précédent mais plus long, plus complexe, tanins assez fins aussi. TB (+- 17-17,5/20).

 

Les bulles d’Alain Saint-Péray 2011 : peu aromatique, bulle un peu grosse, fraîcheur apportée par l’amertume plus que par l’acidité. B-.

 

St Joseph Les Côtes 2015 : Robe sombre, nez sur les fruits noirs, la violette, la prune. Bouche tendue, minérale, beaucoup de fruits bien mûrs, gourmands, encore quelques petits tannins. Très belle longueur, finale très fraîche, fruitée et florale, très beau. TB.

 

Alain Voge, Saint-Péray « Harmonie » 2016 (100% marsanne) Robe paille, le nez est malheureusement un peu réduit avec des notes d'écurie, mais la bouche est très belle avec beaucoup de minéralité, de la tension, de l'énergie, florale et fruitée, avec une belle longueur. B+.

 

Cornas Les Chailles 2015 : très beau fruité, toujours ce style frais et tendu du domaine, avec une belle longueur, tannins de qualité mais peut-être encore trop présents sur la finale pour être bu de suite. TB.

 

Alain Voge, Saint-Joseph « Les Côtes » 2016 : on renvient à une robe plus claire, nez de fruits rouges, floral, pointe d'olive et de graphite, très élégant. Bouche superbe, à la texture soyeuse, fruitée, minérale, large et longue à la fois, toute en élégance et en fraîcheur. Déjà excellent en l'état. TB+.

 

13 janvier 2016

Thibaud Boudignon (Savennières) *****

Ancien judoka, Thibaud Boudignon a créé son domaine en 2008, travaillant parallèlement au Château Soucherie jusqu'en 2018. Il possède aujourd'hui environ 7 hectares de vignes, qu'il bichonne dans une philosophie proche du bio (non certifié). Thibaud est l'un des vignerons les plus perfectionnistes du monde : les vignes de Savennières ont été plantées par ses soins suite à des sélections massales, il s'est construit un chai en géothermie, le parc à fût a été révisé avec notamment des 600L Stockinger et des essais en "Wine Globe"... Les vins ne font jamais la malo ici pour préserver le maximum de fraîcheur. Les blancs sont incroyablement tendus, énergiques, digestes, bien que ramassés plus tard que chez les voisins, et même sur des millésimes solaires comme 2018. Et dire que ce domaine entre à peine dans sa phase de maturité... A ce rythme, nul doute que les meilleurs chenins de Loire seront ici dans la prochaine décennie.

 

 

Reportage ici : https://www.lechenindesvignes.fr/2019/05/22/le-domaine-thibaud-boudignon-a-la-possonniere/

 

 

 

Thibaud Boudignon, Anjou blanc 2011 : couleur or pâle, assez sombre pour un chenin si jeune. Nez sur le coing, l'ananas, le citron, notes florales. C'est très beau mais la bouche est encore au-dessus, tendue, très belle acidité, un côté ananas beurré (beaucoup sont sur un chardonnay de la Côte de Beaune), du citron, du pamplemousse, du coing, très belle matière. Finale très longue, tendue et gourmande à la fois. Excellent vin, la bouteille de la soirée pour moi. Un vigneron que je compte bien suivre. A noter qu'à l'ouverture le vin était plus droit et plus tendu, il a gagné en rondeur et en gras avec le temps et en se réchauffant. TB+. (+- 18-18,5/20).

P1050875

 

 

Anjou blanc 2014 : robe bien dorée, nez sur le miel, floral, notes d'évolution type noisette. Bouche à la fois tendue et épaisse, miellée, longue, sur le citron confit, légers amers. TB+.

 

Boudignon, Anjou A Françoise 2013 : chenin clairement porté sur la tension, très citronné, minéral, frais, nez marqué par les lies, légèrement brioché/grillé, finale salivante. TB.

 

Thibaud Boudignon - Savennières Les Fougerais 2013 : couleur or pâle, nez moyennement expressif mais élégant, un peu de poire, de pomme mûre, du citron, du pamplemousse et en se réchauffant un léger côté brioché, l'élevage est discret. La bouche est vive, portée par une tension remarquable, un peu plus marquée agrumes que le nez, très belle matière. Il rappelle un peu les Nourissons de Bernaudeau. Finale très longue, sur le citron, le pamplemousse. Très beau vin, pourtant encore bien jeune, moins "bourguignon" que l'Anjou blanc 2011 et moins expressif mais un peu plus élégant et tendu. Note : 18/20.

 

 

 

 

Visite chez Thibaud Boudignon

 

Dégustation de la gamme, d’abord les fûts de 2019, l’Anjou blanc d’abord sur un fût manquant un peu de peps, puis sur un fût énorme de tension et d’énergie puis assemblage de fûts où on combine fruit, tension et gras. Très prometteur. A Françoise, toujours très tendu et énergique. Frémine, peut-être un peu plus lourd, très marqué banane. Vigne cendrée et Clos de la Hutte assez proches en l’état, plein de fruits, tendu et épais à la fois. Sublimes.

 

Les 2018 sont du même niveau, esprit proche, Anjou facile, Anjou A Françoise le plus tendu et minéral d’une énergie incroyable par rapport aux nombreux chenins 2018 goûtés la veille qui ne lui arrivent pas à la cheville. On monte d’un cran avec Cendrée et Hutte plus gras, tout en restant élégants. Frémine un peu banane.

 

On conclut sur Anjou blanc 2012 et A françoise 2011, encore jeune et plein de vie, montrent que les vins peuvent vieillir. On sent cependant que depuis 2-3ans avec le nouveau chai, les nouvelles parcelles, les vins ont franchi un cap, passant d’excellent à exceptionnel, probablement ce qu’il se fait de mieux en chenin à l’heure actuelle. 

 

chez boudignon

 

 

Vigne cendrée 2018 : bien sûr encore tout jeune, sur les agrumes, tout en fraîcheur et en élégance, pas très épais, mais parfaitement équilibré, pas encore une grosse complexité, mais ça viendra avec le temps. TB+.

 

Clos de la Hutte 2018 : encore un peu fermé, belle texture à l'attaque, à la fois confortable et aérienne, la finale se fait de plus en plus minérale, gros potentiel, à attendre. TB+.

 

clos de la hutte 2020 prélevée sur fût : (elevage prolongé) encore massif et opulent en l'état, pas encore en place

 

Anjou blanc 2019 : nez poire, fruits blancs assez mûrs, encore simple. Très belle bouche par contre où on retrouve la patte du domaine tout en tension et en énergie, finale longue, salivante, amers nobles. TB.

 

A françoise 2018 : tout en tension, étonnant pour 2018, amers nobles, très long, salivant. TB++. Plus tard autre bouteille, toujours une très belle bouche bien tendue, mais un nez un peu retrait, aromatique encore simple. TB+.

 

T. Boudignon - Savennières Frémine 2019 : Couleur très claire, nez qui met du temps à s’ouvrir, un peu réduit/lies au départ, de mieux en mieux avec l’oxygénation, sur le pamplemousse, les fruits jaunes, des notes florales. Bouche assez pure, minérale, fruitée, qu’il faut quand même aller chercher, avec une bonne acidité et une amertume élevée qui tend le vin. Difficile à cerner en l’état ceci-dit. Le vin qui a le plus divisé : le meilleur de la soirée pour certains le moins bon pour d’autres. TB+.

 

Boudignon - Savennières Clos de la Hutte 2019 : Couleur très claire, nez qui met du temps à s’ouvrir, de mieux en mieux avec l’oxygénation, sur le pamplemousse, les fruits jaunes, des notes florales. Bouche assez pure, minérale, fruitée, qu’il faut quand même aller chercher, avec une bonne acidité et une amertume élevée qui tend le vin. Difficile à cerner en l’état ceci-dit. Le vin qui a le plus divisé : le meilleur de la soirée pour certains le moins bon pour d’autres. TB+.

 

Frémine 2019 : le nez est un peu végétal, presque typé sauvignon, mieux en bouche, belle texture, manque un poil d'énergie sur ce millésime. TB.

 

Frémine 2021 : très clair, fruité, léger (12,5%), aérien, un côté "eau de roche" tout en pureté, il a les qualités de ses défauts, ultra digeste frais élégant et facile à boire, bien sûr ça manque d'un peu de volume et peut-être aussi d'un peu de folie. A voir comment il va évoluer maintenant. TB.

 

Frémine 2022 : beaucoup de finesse, belle tension pour ce millésime chaud, pas beaucoup d'alcool, pas forcément un gros volume, tout en allonge et en minéralité avec de petits amers en finale. TB+.

 

Thibaud Boudignon, Savennières Clos de la Hutte Franc de pied 2020 : (élevage en wine globe) Couleur claire, nez assez simple et aromatique, pêche, agrumes, floral, trait végétal. Bouche légère en alcool, vive et fruitée, demi-corps, assez simple en l’état, beaucoup de finesse mais presque trop peut-être, longueur moyenne. Petite déception à la levée de la chaussette, c’est bon, mais les fans du producteur et du Clos de la Hutte classique en attendaient plus. TB.

 

1 janvier 2016

Château de Suronde (Rochefort-sur-Loire) ****

Château de Suronde - Quarts-de-Chaume Trie Victor & Joseph 1996 : couleur ambrée, nez expressif dès l'ouverture, beaucoup de pâte de coing, ananas, pruneau, dans le fond un peu de caramel, d'orange, d'épices (cannelle ?), fruits secs. Bouche très épaisse, concentrée, probablement dans les 300-400g de sucres résiduels, superbe acidité pour équilibrer le tout, le vin n'est jamais écoeurant, l'aromatique est proche de celle du nez. Finale inteminable, d'une grande fraîcheur, un peu plus marquée fruits secs (abricot), toujours beaucoup de pâte de coing. Très grand vin. Note : 19,5/20.

P1060495

 

Suronde - Quarts de Chaume 2002

Couleur : or foncé.

Nez : très expressif, sur les abricots secs, les fruits confits, le miel, le coing. On sent déjà beaucoup de fraîcheur, très subtil.

Bouche : toute en finesse, on retrouve les arômes du nez, un tout petit peu de noix en fin de bouche aussi. Beaucoup d'acidité, très frais. Si on doit vraiment trouver un défaut ce serait peut-être un léger manque de concentration, mais on y perdrait peut-être en finesse. A noter que le vin s'est amélioré après quelques heures d'ouverture.

Finale : bonne longueur, fraîcheur, acidité. La bouteille ne fait pas long feu.

Note : 17,5/20. Très beau liquoreux, sur une année soi-disant moins bonne que 95, 96, 97 mais avec beaucoup de finesse et de fraîcheur.

P1030814

 

Château de Suronde – Quarts de Chaume 1997 : couleur or, nez sur les fruits jaunes bien mûrs, quelques épices, caramel. Bouche assez puissante, très concentrée, longue. Manque un poil d’acidité et de fraîcheur par rapport au 2002, mais plus de concentration et de complexité ici. TB. (+- 18/20).

 

Château de Suronde - Quarts de Chaume 1999 : nez safrané, abricot, peut faire penser à du sémillon, mais bouche nerveuse, très fraîche, encore jeune qui ramène vite sur du chenin. Encore un très beau Suronde. TB+.

 

31 décembre 2015

Comte Liger-Belair (Vosne-Romanée) *****

Domaine de 8 hectares géré par Louis-Michel Liger-Belair (cousin de Thibault), comprenant de très belles parcelles sur Vosne-Romanée dont le grand cru La Romanée. Si les vins sont un rien toastés en jeunesse, mais pas forcément très extraits, ils prennent avec l'âge la finesse et l'élagance des gands Vosne, avec souvent de magnifiques notes de rose. Ils sont partiellement vinifiés en grappe entière en foncton des cuvées. Malheureusement, ils sont vendus très chers et de plus en plus difficiles à trouver.

 

 

Comte Liger-Belair - Vosne-Romanée La Colombière 2012 : (bt 1149/2243) couleur rubis, nez moyennement expressif, très légèrement toasté, sur les fruits rouges avec une petite pointe d’épices. La bouche est vive en attaque, avec une belle rondeur, une texture de velours, peu de tanins, mais une aromatique assez simple toujours sur les fruits rouges et légèrement toastée, elle manque un peu de tension et de minéralité. Longueur moyenne. Un bon village, mais pas plus (à l’heure actuelle en tout cas). Note : 16/20.

P1060052

 

Comte Liger-Belair - Echezeaux 2010 : (fond de bouteille, 24h après ouverture) robe rubis foncé, nez très expressif, beaucoup de rose, fruits rouges et noirs, léger côté toasté, il me rappelle une Saint-Vivant de Leroy. La bouche est magnifique, très tendue, soutenue par une superbe acidité, pleine de rose et de fruits rouges, tannins d'une grande finesse. Longueur incroyable. Grand vin, pourtant encore très jeune. Note : 19/20.

 

Comte Liger-Belair

Vosne Colombiere 16 : un peu toasté au nez, beau fruité derrière, léger, peu épais. Même impression que sur un 2012 en bouteille bu il y a quelques temps. B.

Vosne Clos du Château 16 : même nez toasté, un peu plus de matière. B+.

Vosne 1er cru Reignots 16 : moins toasté, plus noir, plus mûr et confit, plus épais, plus tannique, à attendre. Beau potentiel. TB.

Echezeaux 16 : encore un peu plus confit, sur la cerise noire, gourmand, bien équilibré par une belle acidité, très long, tannins encore présents mais de qualité. Bien au-dessus du précédent. TB++.

 

 

Comte Liger Belair

ECHEZEAUXRouge2020 : noir en couleur, bouche avec une grosse densité, encore jeune, très longue, un peu massive, beau potentiel mais il faut se projeter. TB+.

VOSNE-ROMANÉE 1ER CRUAux ReignotsRouge2020 : gros jus là aussi, c’est concentré, mûr, coloré, bois bien intégré moins toasté que les années précédentes, jolie trame minérale dans le fond qui ressort un peu plus ce jour-là que dans l’Echezeaux. TB++.

VOSNE-ROMANÉELa ColombièreRouge2020 : fruits noirs, un peu de sucrosité, épices, grosse densité pour un village, bâti pour la garde, manque une pointe d’acidité dans le fond dans cet ordre-là en tout cas. TB.

 

25 décembre 2015

Gérard Boulay (Chavignol) ****

Gérard Boulay - Sancerre Clos de Beaujeu 2010 : (100% sauvignon, élevage en fûts de plusieurs vins, sol argilo-calcaire comme la parcelle des Monts Damnés mais orientation est, sud-est et non pas sud) Couleur paille, nez expressif, minéral, sur les agrumes, fruits exotiques dans le fond, puis en se réchauffant un côté brioché. Bonne matière en bouche, on retrouve le citron, le pamplemousse, un peu plus de fruits exotiques qu'au nez. Avec l'ouverture le vin devient plus gras, avec des arômes de brioche, miel, noisette. L'acidité est correcte mais ce n'est pas un Sancerre particulièrement tendu. Finale sur les agrumes, les fruits secs, longueur moyenne. Note : 16,5/20.

boulay beaujeu 2010

 

Plus d'infos sur le domaine et ses terroirs ici : http://www.sommelier-vins.com/article-gerard-boulay-sancerre-108974980.html

 

Gérard Boulay, Sancerre rouge 2013 (100% pinot noir) : Couleur rubis, le nez pinote sur de beaux petits fruits rouges. Bouche élégante, fine, très fruitée, peu tannique, fraîche, avec une belle finale légèrement épicée. Beau début. TB.

 

Monts damnés 2014 : assez variétal, beaucoup de buis et de notes végétales. B.

 

 G. Boulay, Sancerre Monts Damnés 2013 : nez un peu brioché, lies, pas du tout variétal, légère évolution, bouche très fraîche, tendue, minérale, pas variétale, longue, salivante, encore jeune pour 2013. TB+.

 

22 décembre 2015

Wine blog Trophy 2016

"Depuis 2007, le Salon des Vins de Loire anime le Wine Blog Trophy, LE rendez-vous incontournable de la communauté virtuelle, qui récompense les meilleurs blogs dédiés aux  vins. Pour la 2ème année consécutive, le concours aura une portée internationale et sera ainsi ouvert aux blogueurs anglophones et francophones... Les participants blogueurs reçoivent 2 bouteilles mystères, complètement anonymes pour lesquelles ils doivent deviner l'appellation de Loire et le millésime de chaque cuvée. Cette année, ils devront également noter leurs commentaires de dégustation pour chaque cuvée."

wine blog trophy 2016

 

Vin n°1 : couleur or pâle, nez très expressif, très marqué par le bourgeon de cassis, le pamplemousse et les agrumes, un nez de sauvignon très variétal. La bouche est vive, tendue, avec beaucoup de matière, sur le cassis, le pamplemousse, une amertume assez élevée. Assez bonne longueur, finale sur le pamplemousse. Un vin avec une belle matière, mais encore un peu trop variétal. A priori un Sauvignon (Sancerre, Menetou, Pouilly, Reuilly, Quincy, Touraine ?). La concentration me fait partir sur une bonne année, une bonne appellation et un vin encore un peu trop jeune. Un Sancerre 2012 ?

 

Vin n°2 : couleur rubis, contours un peu violets, nez expressif, très fruits rouges, un peu de mûre et des notes florales, il fait très gamay. Bouche juteuse, très fruitée, peu tannique, pas une grosse concentration mais une belle fraîcheur, sur les arômes du nez. Très facile à boire. Il me semble assez peu soufré contrairement au premier (biodynamie ?). Finale de longueur moyenne, avec un peu de poivre. Très bon canon. Pour moi c'est un gamay (Côte roannaise, Forez, Auvergne, St Pourçain, Touraine ?) sur une année assez fraîche et récente. Il me fait un peu penser aux blondins de Sérol par son fruité et sa finale très légèrement poivrée. Côte roannaise 2013 ?

 

Résultats :

Vin n°1 : Coteaux du Giennois 2014, Vignobles Berthier, "terre de silex" (100% sauvignon).

Vin n°2 : Côte Roannaise 2014, Domaine Sérol, "Eclat de granit" (100% gamay saint romain).

 

20 décembre 2015

Montirius (Sarrians) ***

Montirius - Côtes du Rhône "Jardin secret" 2005 : (100% grenache, en cuves) robe grenat, nez expressif, marqué grenache, fruits noirs, confiture de fraise, cacao, épices. Bouche puissante sans être alcooleuse, beaucoup de fraîcheur, encore jeune, très fruitée, légèrment chocolatée, tannins fins, manque juste d'un peu de matière. Finale d'assez bonne longueur, fraîche, sur la mûre, le cassis, les épices. Très beau vin, surtout pour une entrée de gamme. Note : 16/20.

montirius

 

 Côtes du Rhône Muse Papilles 2017 léger, facile. Jardin secret 2015 plus riche, Sérine 2015 un peu trop solaire. Vaqcqueyras Garrigues 2015 solaire aussi, Le Clos 2013 plus évolué, plus fondu, plus frais. Top. Gigondas Terre des aînés 2015 fait un peu pruneau, Confidentiel 2015 très tannique à attendre absolument. Pas facile en fin de salon…

 

19 décembre 2015

Lucien Le Moine (Beaune) ****

Lucien Le Moine (Rotem & Mounir Saouma) - Bourgogne rouge 2011 : robe rubis foncé, nez boisé, beaucoup de vanille, légèrement toasté, des noes florales, des fruits noirs et de la griotte derrière. En bouche l'élevage se sent un peu moins, très belle matière, tannins soyeux, beaucoup de fruits noirs, cerise, une bonne acidité pour soutenir le tout. Finale fraîche, toujours un peu trop de bois, du fruit, quelques épices, assez bonne longueur. Un vin très bien travaillé, mais un peu trop boisé en l'état. Note : 15,5/20. 

le moine bourgogne 2011

 

 Inopia cotes du rhône rouge 2019 boisé, tannique. Chateauneuf Omnia 2019 clair, confituré, tannique, moderne. Arioso 2016 châteauneuf rouge très confiture, sucré. Inopia blanc sur le fruit peu acide. Magis Pierredent 2019 chateauneuf blanc, très réduction sur lies, très bourguignon, avec du peps de l’énergie, très bon.  Hospices de Beaune St Romain 2019 boisé beurré, vanillé, mou. Grandes ruchottes chassagne blanc 2019 boisé, moderne, joli fond quand même. Arioso chateauneuf blanc 2016 que du bois.  Gevrey Cazetiers 2019 un peu moderne serré boisé, finale ok.  Vosne Au dessus de malconsorts 2019 plus vendange entière, plus frais, plus salin, moins boisé, très joli.

 

13 décembre 2015

André Perret (Chavanay) ***

André Perret - Condrieu Chéry 2011 : couleur or pâle, nez expressif, très floral, beaucoup de fleurs blanches, un peu d'abricot, de la vanille, de l'anis, un côté mentholé. Bouche vive, bonne acidité pour un Condrieu, grasse, puissante, l'élevage ne se sent plus, sur les fleurs blanches, un peu de pêche, d'anis, beaucoup de poivre en fin de bouche. Finale longue, florale, poivrée. Un style qui rappelle les grandes cuvées de Vernay mais sans les égaler. Note : 17,5/20.

perret chery 2011

 

 

André Perret, Condrieu 2022 : (100% viognier) Un Condrieu classique marqué par la pêche, l’abricot, au nez exubérant. La bouche est fruitée, grasse, puissante (14%), avec une acidité un peu trop basse pour être un chardonnay. Le Rhône est globalement bien identifié par les participants. B+.

 

André Perret, Saint-Joseph 2022 : (100% syrah) Couleur sombre, nez encore marqué par l’élevage, vanillé, bouche qui semble plus puissante qu’elle ne l’est réellement, très poivrée, un peu dissociée et boisée. Par déduction la syrah est globalement trouvée. B.

 

13 décembre 2015

Dominio de Pingus - Peter Sisseck (Espagne) ****

Pingus - PSI de Peter Sisseck Ribera del Duero 2011 : robe rouge foncé, brillante. Nez expressif, boisé et vanillé, avec des arômes de fruits noirs, des épices. Bouche puissante, avec une bonne acidité, peu de matière, des tannins présents mais de qualité, un peu moins boisée que le nez, on retrouve les fruits noirs, un peu de fraise, beaucoup de poivre. Finale de longueur moyenne, poivrée, puissante mais qui a le mérite de rester assez fraîche. Un peu décevant en l'état. Note : 15/20.

psi sisseck

 

PSI 2010 : (bu en 2019) Couleur rouge foncé, nez fruits rouges, prunes, épices, tabac, pointe fumée, peu d'élevage ressenti. Bouche longue, fruits rouges légèrment confiturés, épices, tabac, belle acidité, plutôt en tension, avec une belle longueur, des tannins encore présents mais de qualité. TB+.