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Mon carnet Vin

14 janvier 2020

Domaine de Vaccelli (Cognocoli Monticchi) ****

Gérard Courrèges, le fils d'Alain, est revenu au domaine au début des années 2000. Depuis le domaine ne cesse de progresser : passage en bio, identification précise des parcelles et des sols, meilleure gestion des élevages... Les rouges sont principalement issus de sciaccarellu, vinifiés sur la finesse, très "bourguignons", plein de petits fruits rouges mais avec le soleil de la Corse. Les blancs sont eux aussi plutôt bourguignons dans l'esprit, avec de jolis gras, légèrement beurrés par l'élevage (parfois un peu marqué en jeunesse sur les grandes cuvées), avec une belle profondeur minérale apportée par les sols "caillouteux".

 

 

 

Vaccelli - Ajaccio "Granit" blanc 2015 : couleur or pâle, nez légèrement beurré et boisé, un peu de caramel, d'amandes, de fleurs et d'agrumes. Bouche assez grasse, où on retrouve ce petit côté caramel, bonne matière, la finale manque un peu de tension à mon goût. A attendre encore un peu pour que l'élevage finisse de s'intégrer. TB-.

 

Granit blanc 2016 : moins boisé, moins caramel que le 2015, plus frais et plus tendu. Plus typé vermentino, plus floral et citronné. TB.

 

Vaccelli - Cuvée Vaccelli rouge 2015 : robe très claire, nez confiture de fraise, de grenadine, bouche tendue, fraîche, fruitée, confiturée, sans tannins. Superbe. TB++.

 

Vaccelli - Unu rouge 2015 : robe foncé, nez un peu poussiéreux à l'ouverture, puis fruits confiturés, garrigue, un peu typé Rhône sud. Bouche puissante, encore un peu d'alcool à ce stade, tannins un peu serrés en finale. A attendre. B

 

Vaccelli - Ajaccio Unu Rouge 2015 : (70% sciaccarellu, 30% grenache) Robe rubis, nez de confiture de fraise et de figue. Bouche légère, peu tannique, pleine de confiture de fruits rouges, belle énergie. TB+.

 

Domaine Vaccelli - Vin de France « Sirocco » 2017 : (vermentino, carcaghjolu bianco, genovese, cudiverta, riminese) Couleur à peine plus foncée, très beau nez beurré, fleurs blanches, pêche, miel. Bouche à la fois grasse et tendue, élégante, boisée très bien intégré, belle longueur. Le blanc de la soirée à l'unanimité. TB+.

 

Vaccelli - Unu rouge 2016 : couleur de pinot, nez de pinot, petits fruits rouges, bouche très marquée par l'alcool en l'état, peu de plaisir, pas tout à fait en place, à voir s'il suit la même évolution que 2015, peut-être une belle bouteille dans quelques mois. B-. Après quelques mois, beaucoup plus de fruit, pas d'alcool ressenti. TB.

 

Vaccelli - Granit 174 2016 : très alcooleux, un peu cuit, un problème de bouteille probablement...

 

Granit 174 2017 : joli nez, fruits rouges, pinote  presque, mais bouche ultra tannique, très serrée.

 

Vaccelli - Granit 174 2018 : couleur claire, nez fruits rouges, grenadine, orangette, épices. Bouche peu tannique, un peu de sucrosité, haute en alcool, bien intégré avec bonne acidit, petite amertume, long, sans trop chauffer, plus fin que 2016 et 2017. TB+.

 

Granit 174 2019 : clair en couleur, impression de beaucoup d'alcool, riche, un côté chocolaté, beaucoup de sucrosité ressentie, peu de tannins, mais trop chaleureux.

 

 Vaccelli, AOP Ajaccio Granit 2018 : (Bio100% sciaccarellu. Elevage fût) On revient à une couleur extrêmement claire et brillante, nez de petits fruits rouges et de rose, très bourguignon. Bouche soyeuse, pleine de fruit, dans laquelle les 15% ne se sentent absolument pas, l’impression d’un pinot légèrement plus solaire et épicée, à la longueur et à l’élégance incroyable. Il a remporté tous les suffrages ! Du grand art. TB+.

 

Unu rouge 2018 : proche de Granit avec peu de couleur, fruits rouges, un peu plus de sucrosité que Granit, un peu moins de minéralité dans le fond, très gourmand, et facile, manque un poil d'acidité pour étirer la finale. TB.

 

Quartz blanc 2018 : abricot, pêche, bouche avec du gras, de la matière, pas beaucoup d'alcool mais peu d'acidité, facile à boire, mais manque de minéralité et de tension pour aller plus loin. B+.

 

 Vaccelli - Ajaccio Vaccelli 2019 : très clair et brillant, aromatique grenadine, anis étoilé. Bouche avec des tannins souples et bonne acidité mais alcool très présent qui chauffe un peu trop la finale. B.

 

Campo di Magna bl 2020 : nez et aromatique un peu fermé, floral, Bouche fraîche, légère en alcool sur ce millésime, acidité haute pour du vermentino, minéral, salivant, jolie finale. TB+.

 

Rosé vaccelli 2019 : rosé un peu évolué, qui se goûte plutôt comme un blanc avec de la tension, fin. B+.

 

 Domaine Vaccelli - Ajaccio blanc Aja Donica 2021 : un peu jeune et sur la retenue, miellé, floral, fruits jaunes, belle texture sans être très boisé, frais, élégant, bonne acidité pour un vermentino. Prometteur, à voir s'il ne devient pas trop exubérant quand même. TB.

 

Vaccelli - Vaccelli blanc 2021 : vermentino très aromatique, simple, mollasson, finale un peu amère où l'alcool ressort vite. B-.

 

Vaccelli, IGP Ile de Beauté Quartz rouge 2020 : (carcajholo, minustellu, sciaccarellu) Couleur assez claire, nez très orangette, épices, fruits sucrés. La bouche est en fait assez ronde et légère en alcool, tannins souples, très élégant, sans avoir une grande longueur. B+.

 

13 janvier 2020

Ostertag (Epfig) ****

Domaine de 15 hectares aujourd'hui géré par Arthur, le fils d'André Ostertag, en biodynamie. Les vins sont purs, précis, proches du terroir, mais certaines cuvées manquent parfois d'un brin de tension.

 

Ostertag - Pinot Gris A360P Muenchberg 2009 : couleur dorée, nez original sur le caramel beurre salé, la tarte tatin, la brioche, un peu de poire. Attaque vive en bouche, grosse matière, beaucoup de gras, on retrouve le caramel, la tarte tatin, bonne longueur, à boire assez frais, dès que le vin s'est réchauffé il est apparu lourd et manquant de tension. TB-.

 

Ostertag (Greniers 2020)

Pinot gris jardins 18 mou mais servi trop chaud, zellberg Pinot gris 18 bof, riesling jardins 18 muscaté, chaud, riesling heissenberg 18 un peu moins lourd. Fronholz Pinot noir 2018 sent la rafle. Quand même chez Ostertag tout est mou on se dit qu’on est vraiment dans un mauvais jour…

 

Gewurz VT Fronholz 2006 : le nez fait plus sauternes que Gewurz, sur le miel, le safran, pas de litchi ni de rose. Finale qui manque un peu d'acidité. B+.

 

 

4 janvier 2020

Robert Chevillon (Nuits-St-Georges) ****

Domaine de 13 hectares géré par les fils de Robert Chevillon, Denis et Bertrand. Ici les vins sont "traditionnels", avec peu de fûts neufs, des élevages longs, des textures qui ne sont pas spécialement travaillés, donnant des vins parfois un peu rêches en jeunesse (sur certains terroirs plus que d'autres bien sûr) bien qu'ils ne soient jamais très extraits et généralement égrappés, toujours nobles, énergiques, en longueur. Une valeur sûre, intemporelle, à prix encore raisonnable.

 

Robert Chevillon - NsG 1er cru Les Bousselots 2011 :  robe assez sombre, nez de fruits noirs, un peu fumé, terreux, bouche aux tannins fins, en longueur, pas très épaisse, un peu toastée, fruitée, minérale, un peu austère mais bien faite, assez longue. Une seconde bouteille était très différente, plus chaude, plus épaisse, typée grenache, mais très bien aussi. TB.

 

Robert Chevillon, 1er cru Les Chaignots 2010 : enfin un Nuits-St-Georges qui collait au stéréotype de l'appellation, avec des tannins plus fermes, un côté plus terreux, cuir, presque encore trop jeune pour ce 2010, probablement dû au style traditionnel du domaine puisque les Chaignots est une parcelle proche de Vosne. TB+.

 

24 décembre 2019

Selosse et Guillaume S. (Avize) *****

Anselme a repris le domaine familail de 8,4hectares en 1979 avant de laisser sa place à son fils Guillaume en 2018. Les vins du domaine sont principalement composés de chardonnay de la Côte des blancs sur Avize, Cramant, Oger et Le-Mesnil-sur-Oger, mais aussi de quelques pinots sur Aÿ, Ambonnay et Mareuil. Selosse c'est d'abord un gros travail à la vigne avec des raisins ramassés bien mûrs, puis un travail sur les fûts (entre autres en solera) à la cave. Ce sont des champagnes concentrés, larges, mais aussi profonds et salins, souvent marqués par le brioché et de légères notes oxydatives. Ils ne se dévoilent pleinement qu'après plusieurs années suplémentaires en cave et vieillissent admirablement.

 

 

Salon RVF

Selosse ***** - Les Carelles : (assemblage 2003 2004 et 2005) : très bon, très fruité et très frais avec un côté brioché bien marqué. Assez vineux. TB+.

Selosse ***** - Champagne 2002 : plus brioché, plus puissant, plus de matière, plus minéral aussi, excellent. TB++ (+- 18,5/20).

 

 

Selosse, Champagne Brut Initial : (100% chardonnay sur les grands crus Avize, Cramant et Oger. Dégorgé en novembre 2014)  Couleur or foncé, nez brioché, avec es notes oxydatives de noix et fruits secs bien marqués comme toujours chez Selosse. La bouche reprend ces arômes, avec une bulle très fine, une matière épaisse, presque grasse et une bonne acidité dans le fond. Longueur moyenne. TB.

 

Initial (dég 2016) : miellé, très umami, très long, TB++.

 

Selosse - VO Extra Brut Blanc de blancs : (dég 2014) proche du pécédent. TB.

 

Selosse - Champagne Côte Faron Aÿ (dég 2021) : superbe champagne, pas trop oxydatif pour un Selosse, plein de fruits secs, d'épices, de miel, déjà bien évolué et patiné pour un dég. 2021. Avec l'aération un côté crémeux, ne fait pas très pinot noir. Bulle ultra fine, matière bien mûre, pas besoin de dosage, finale umami. Superbe. Pas forcément besoin d'attendre des années supplémentaires en cave. TB++.

 

Selosse 2012 : très oxydatif, pas un gros plaisir.

 

Selosse - Lubie coteaux champenois 2002 : ultra clair, tout en rose, framboise, à boire assez vite après ouverture de la bouteille, aérien, la finesse ultime. TB++.

 

 

Visite au domaine Selosse avec Guillaume

 

Guillaume est au domaine, à Avize, depuis 10ans, la transition se fait petit à petit de manière très intelligente avec son père Anselme. Le domaine fait aujourd'hui environ 9 hectares, sur près de 60 parcelles. Les méthodes sont ici "originales", inspirées de l'Espagne, différentes de ce qu'il se fait partout ailleurs, avec une impression de maîtrise totale et un côté visionnaire, toujours un temps en avance sur tous les voisins.

chai selosse

Les jus clairs sur fût, sans SO2, pour le moment les 2020 n'ont pas encore pris "le voile" ou "la flor" (Guillaume distingue les deux) mais ça ne devrait plus tarder, bien qu'ici on laisse toujours faire la nature. Guillaume ne sait pas du tout si les malos sont déjà faites ou non.

sur Avize "Mont de Cramant" 2020 (devrait finir dans Substance) : gros volume, très dense, concentré, beaucoup plus que les jus clairs que nous avons goûté ailleurs, probabblement plus mûrs et avec de faibles rendements. Il garde une grosse tension dans le fond. Ca commence très fort.

sur Oger "Pierre Vaudon" (pour Initial) : grosse matière aussi, avec beaucoup de tension. Très beau aussi. On a envie de le mettre en bouteille.

sur Avize "Pierre Vaudon" mais la partie exposée Est (probablement pour Initial) : plus aérien, grosse tension aussi.

Mesnil sur Oger "les carelles" chardo (il peut y en avoir dans le millésimé depuis 2007 s'il est sélectionné à la dégust à l'aveugle pour le faire, sinon le reste est pour le parcellaire "Les Carelles) sols de plaques de silex et craie. Petite réduction bourguignonne noble, léger gras beurré et grosse tension finale sline interminable. Le meilleur des jus clairs.

sur Avize "les chantereines" sur fût neuf : (chardo) en général 2 pièces sont gardées pour le parcellaire "Chantereines" et 2 pièces vont soit dans le millésimé soit dans Initial. Sur la prise de bois, moins bien en ce moment.

sur Ambonnay "Bout du clos" = clos de Bouzy : (80% pinot, 20% chardo assemblés au pressoir) sur fût neuf, gros volume, très rond, élevage un peu marqué en l'état.

sur Aÿ " Côte faron" pinot noir : sur fût neuf, couleur presque rosée, très vineux, très dense.

sur Mareuil "Sous le Mont" pinot noir 2020 : encore plus rosé foncé, très vineux et concentré aussi.

 

Champagne tranquille 2019 sur Ambonnay, rouge de pinot noir, en grappe entière, pas encore de SO2, donnera probablement la cuvée "Lubie", un seul fût. Très coloré, très marqué orange sanguine, mûr, garde de la fraîcheur, certains trouvent un petit côté Reynaud ou Anglore. S'annonce grandiose. Guillaume tient à ce qu'on parle de Champagne tranquille plutôt que de Coteaux Champenois. D'après lui dans une dizaine d'années les vins tranquilles seront très nombreux dans la région à cause du réchauffement climatique et de la difficulté que commencent à avoir les champagnes à faire leur seconde fermentation à cause des hauts degrés d'alcool.

 

 

Un mot sur les millésimes 

2018 : solaire, un peu lourd.

2019 : rendements très faibles (heureusement il y a des vins de reserve ici) très dense, un peu lourd aussi.

2020 : s'annonce comme un très beau millésime, solaire mais bons équilbres.

 

selosse degustation

 

En bouteille 

Initial base 2014 :(que des parcelles de bas de coteau avec de l'argile alors que les hauts de coteau vont dans V.O) on commence par une cuvée représentative du style domaine, légèrement oxydative, grosse matière, de la vinosité, un fond minéral. Très bon mais un cran en dessous des parcellaires ou des millésimés. TB+.

 

2006 : (chardonnay) chardonnay qui semble vineux, épais, grosse énergie et gros volume, encore jeune. TB++.

 

2008 : (sera commercialisé dans un an après 2009. Pas le millésime préféré du vigneron, ni de celui de Chartogne d'ailleurs) pas oxydatif, différent des auters cuvées du domaine, tout en tension, semble un poil fermé, avec moins de volume, mais une finale saline interminable, très prometteur, il lui faudra du temps. Guillaume dit qu'il faudra quand même qu'il se livre avant d'être trop vieux, ce qui a été le cas de certains "grands millésimes". TB++.

 

Bout du clos base 13 : (dégorgé en 2019) style vineux, à peine oxydatif, très bon mais moins de plaisir que sur les 100% chardonnay personnellement. TB+.

 

Carelles base 13 : comme sur fût, un petit côté bourguignon, à peine grillé, beurré, volume, tension minérale, proche de la perfection. Exceptionnel.

 

Substance : (solera, 4,8% de base 2010, le millésime le plus présent. Puis on descend jusqu'en 1986 environ) style plus oxydatif que les autres, semble plus évolué, épais, moins tendu. TB+.

 

2005 Mag : bouteille bonus, très bel équilibre, entre 2006 et 2008, semble à son apogée. Exceptionnel.

 

 

Un grand merci à Guillaume pour cette dégustation mémorable !

 

 

 

 

Guillaume Selosse produit (produisait ?) 2 cuvées sous son nom : Au-dessus du Gros Mont, une parcelle de chardonnay sur Cramant qui lui a été donnée par sa grand-mère pour ses 18ans en 2008 et une cuvée Lagillier commencé en 2012 avec des raisins achetés à Jérôme Coessens en Côte des Bar. La méthode y est un peu différente avec des élevages "de 3années en tonneau sur lies pour changer un peu de méthode".

 

Guillaume Selosse - Champagne Largillier : (pinot noir 2015, dégorgé sept 2019 raisins achetés à Jérome Coessens à Ville sur Arce) Couleur très foncée, entre or et ambre, nez très évolué, truffe, brioche, pointe oxydative, léger beurré. La bouche est large, opulente, évoluée, bulle ultra fine, rappelle les Tarlant Louis 2002/2003, clairement pour la table, manque un poil de tension pour relancer la finale, mais superbe de volume et de complexité. On est néanmoins surpris par autant d’évolution sur un 2015, mais difficile de savoir si elle est normale ou non ne connaissant pas cette cuvée. On a clairement l’impression d’un élevage sous voile, bien plus qu’avec les vins du père, alors que ce n’est peut-être pas le cas ici… Pas mal d’interrogations subsistent donc même si le plaisir était au rendez-vous. TB+.

 

21 décembre 2019

Salon (Le Mesnil-sur-Oger) *****

Salon fut créé en 1911 par Eugène-Aimé-Salon, puis racheté en 1988 par Laurent Perrier-Delamotte. Salon est aujourd'hui dirigé par Didier Depond et par le chef de cave Michel Fauconnet. Sur une dizaine d'hectares, au Mesnil-sur-Oger, en 100% chardonnay, Salon ne fait que du millésimé, et uniquement les grandes années. Les malos sont bloqués pour préserver le maximum de fraîcheur. Les champagnes sont élégants, dosés à 5-6gr, parfois fermés en jeunesse, ne se révélant qu'avec le temps, beaucoup de temps...

 

Salon, Champagne Blanc de blancs Brut 2006 : Couleur très claire, nez fin et élégant, floral, sur les agrumes, une pointe de noisette. En bouche la bulle est très fine, presque insensible, le vin semble évident, parfaitement équilibré, mais il faut aller le chercher (peut-être plus que sur d'autres millésimes plus puissants). Certains lui ont reproché à raison d'être trop fin, s'attendant à plus d'épaisseur et d'exubérance, mais aussi de longueur. On se rattrapera avec la suite. Probablement bu trop jeune pour être à son réel niveau. TB.

 

Salon 1997 (deg. 2020) : très beurré, presque bourguignon, assez opulent, mûr et gras pour Salon avec une bulle ultra fine et surtout la patine des années sur lies pour fondre tout ça. Joli champagne. TB++.

 

2 décembre 2019

Soirée grands vins

rayas 2008

Selosse, Champagne Brut Initial : (100% chardonnay sur les grands crus Avize, Cramant et Oger. Dégorgé en novembre 2014)  Couleur or foncé, nez brioché, avec es notes oxydatives de noix et fruits secs bien marqués comme toujours chez Selosse. La bouche reprend ces arômes, avec une bulle très fine, une matière épaisse, presque grasse et une bonne acidité dans le fond. Longueur moyenne. TB.

 

Bonneau du Martray, Corton-Charlemagne 1998 : Couleur dorée, nez sur le miel, sur des notes beurrées, quelques fruits jaunes, encore assez jeune. Bouche très ronde, grasse, acidité assez faible, c’est même un peu mou pour certains, à la texture soyeuse, qui renforce l’impression d’un vin sur le miel et le beurre frais. Finale plutôt longue. Mais ce vin peut être déstabilisant par son équilibre pas du tout construit sur l’acidité, et en cela plus proche de certains vins du Rhône que d’un Bourgogne. TB.

 

Rayas, Châteauneuf-du-Pape blanc 2008 : (50% grenache blanc, 50% clairette sur sables) Couleur plus claire que les précédents, or pâle, nez avec un côté résine/pétrole au départ, citron vert, cédrat, fleurs blanches, abricot, envoûtant. Bouche grasse, épaisse, puissante, avec ce qu’il faut d’acidité et de fraîcheur dans le fond pour l’équilibrer. Beaucoup de longueur. Clairement le blanc de la soirée pour tout le monde. TB++.

 

Clos Rougeard, Saumur-Champigny Les Poyeux 2011 : (100% cabernet franc. Parcelle de 2,9ha, sols sableux) Couleur rubis, très claire, nez plein de petits fruits rouges, très légères notes végétales sans aller jusqu’au poivron non plus, qui donne ici un côté noble à ce vin. Bouche en dentelle, tout en fruit, peu de tannins, texture soyeuse, plus dans l’esprit d’un Chambolle que d’un Saumur. Belle longueur en plus. Tout le monde est un peu surpris mais entièrement convaincu par la finesse de ce vin. TB++.

 

la tache 2004

Coche-Dury, Volnay 1er cru 2011 : (100% pinot noir. Assemblage des premiers crus Taillepieds et Clos des Chênes) Couleur rubis proche du précédent, là aussi une aromatique sur les petits fruits rouges, la fraise surtout, moins de notes végétales, plutôt une pointe épicée et un peu de cuir. La bouche est toute en fruit, à peine plus de tannins que le Clos Rougeard, surtout dans le fond une minéralité et une acidité plus élevées, qui vont vraiment étirer ce vin tout en longueur et en fraîcheur, encore plus long. Il a parfaitement emmené La Tâche, jouant dans la même cour, dans un registre plus fin. Exceptionnel.

 

Domaine de la Romanée-Conti, La Tâche 2004 : Couleur grenat, bien plus foncée que le précédent, sans trace d’évolution. Le nez s’ouvre d’abord sur un côté lardé, viande fumée, plus typique d’un Rhône Nord que d’un pinot, on sent un vin puissant, très solaire pour 2004. Peu à peu le côté lardé se mêle au côté pot-pourri/rose fanée typique du domaine, avec du cuir, cassis, framboise… Très complexe et évolutif dans le verre. La bouche reprend ses arômes, plutôt puissante et mûre pour un pinot, mais une acidité très élevée dans le fond l’étire et lui permet de rester équilibré. Les tannins sont très fins. Finale encore plus longue que les précédents. Même si elle n’était probablement pas encore à son apogée, cette bouteille était exceptionnelle. Malgré des attentes très fortes, elle n’a déçu personne, bien au contraire. Exceptionnel.

 

Jean-Louis Chave, L’Hermitage 2011 : (100% syrah. Assemblage des parcelles Bessards, Méal, Beaume, Diognères, Ermite et Péléat) Couleur noire, on change clairement de registre. Nez de fruits noirs, graphite, qui semble un peu sur la retenue même après très long carafage, notes végétales dans le fond. Bouche puissante, sur les fruits noirs, avec une fraîcheur et une acidité très hautes derrière. Beaucoup de longueur, mais une aromatique qui refuse de se livrer complètement. Il faut vraiment aller chercher ce vin, contrairement aux précédents. Probablement encore un peu trop jeune. Mais comme on dit parfois, « un Chave c’est toujours trop jeune ». TB.

 

Justino’s, Madère Terrantez Old Reserve : (100% Terrantez. Vin muté. Assemblage de fûts de 10 à 50 ans environ) Couleur ambrée, reflets rougeâtres. Nez exubérant, sur la noix, la noisette, l’abricot sec, la figue, la datte, les plantes méditerranéennes, très complexe. Bouche puissante (19%), à l’ampleur impressionnante, sur les arômes du nez, plutôt demi-sec, voire presque sec sur la finale. Il finit très long, avec une belle acidité, une impression de salinité, qui donne envie d’y retourner. Ce vin atypique a pour beaucoup a pleinement convaincu. Accord parfait avec la tarte aux noix. TB++.

 

28 novembre 2019

Domaines familiaux 2019

Roumier

Chambolle 2017 : robes plutôt claires sur les trois vins, aromatique fruits rouges, pivoine avec un peu de vendange entière très classe. Des vins tout en longueur, pas d’élevage ressenti, très nobles, sérieux, même le Chambolle, beaucoup de longueur et de pureté. TB++.

Morey 1er cru clos de la Bussière 2017 : un peu plus serré que le Chambolle. TB++.

Bonnes-Mares 2017 : plus de volume que les précédents, tannins moins serrés que Bussière. Plus accessible que sur les millésimes précédents, alors que le Morey était assez proche de 2016. Avec Dujac, le domaine qui a survolé la dégustation. Exc.

roumier

 

Rousseau

Gevrey-Chambertin 2017 : robes très claires sur les trois vins, encore plus que chez Roumier. Aromatiques plutôt fruits rouges confiturés, fraise, sans la pointe végétale/grappe entière qui rajouter de la classe aux vins de Roumier. Fruité un peu plus mûr/confituré donnant des vins très gourmands et faciles à boire. TB+.

Charmes-Chambertin 2017 : idem, plein de fruit, facile, mais sans la profondeur des 2016. TB+.

Gevrey 1er cru Clos St Jacques 2017 : petit fond fumé qui lui ajoute la classe qu’il manquait aux précédents. TB++.

 

Trapet

Gevrey-Chambertin Ostréa 2017 : on revient sur des couleurs claires, aromatique sur la fraise, assez frais, des vins moins axés sur la tension que par le passé, beaucoup plus rond et moins serré, où on sent moins la grappe entière, plus de volume, moins austères et c’est peut-être pas plus mal... TB++.

Gevrey-Chambertin 1er cru petite chapelle 2017 : proche du précédent. TB++.

Chambertin 2017 : goûté juste à l’ouverture de la bouteille, style des précédents, beau volume, tannins fins, mais aromatique pas tout à fait en place, un peu lactique, j’aurais aimé regoûter sur la fin de bouteille. TB++.

 

Dujac

Morey 2017 : robes bien plus sombres que les deux précédents, aromatique plus proche du fruit noir, tout en gardant beaucoup de fraîcheur, un végétal noble de vendanges entières (90% en moyenne) parfaitement maîtrisé. Des vins tout en longueur et très racés, avec des tannins encore un peu serrés mais de belle qualité. Le Morey village manque un poil d’épaisseur peut-être, un poil trop austère en l’état, mais comme souvent sur cette cuvée qui demande du temps. TB+.

Clos de la Roche 2017 : plus de volume, plus de longueur, encore un peu serré, sur une finale interminable. Exc.

Vosne 1er cru Malconsorts 2017 : tannins un peu plus arrondis, moins serré, plus facile en l’état, tout aussi long. Exc.

Puligny 1er cru Folatières 2017 : un peu plus d’épaisseur que les années précédentes, sans avoir perdu la tension, une jeune cuvée (premier millésime en 2012) qui progresse d’années en années. TB.

dujac

 

Mugnier

Chambolle 2017 : des robes encore plus sombres dans l’ensemble. Aromatique fruits noirs. Le Chambolle fait léger, voire même un peu dilué, en tout cas loins des 3-4 millésimes précédents. B+.

NsG Clos de la Maréchale 2017 : bien plus de volume, de longueur mais très serré en l’état. TB+.

Musigny 2013 : couleur sombre, très fruits noirs, légère évolution déjà au nez, bouche épaisse, bien plus fraîche que ce que laissait penser le nez, gros volume et grosse longueur mais encore très serré en l’état, il va falloir être patient. TB++.

mugnier

 

Mugneret Gibourg

Vosne 2017 : des couleurs assez sombres, des vins plutôt orientés fruits noirs, assez mûrs, aux textures travaillées et soyeuses, acidités plutôt basses, boisés parfois un peu marqués, moins de profondeur que les précédents, un style sexy sans tomber dans le vulgaire non plus. TB-.

NsG 1er cru Chaignots 2017 : idem. TB-.

Ruchottes-Chambertin 2017 : un peu plus de fond ici, on sent que le grand terroir est prêt à repasser devant si on lui laisse le temps. TB+.

 

Pierre Morey

Meursault Tessons 2017 : robes presque translucides, vins ultra purs, tout en tension et minéralité, ultra austère, un peu trop, même pour moi. Mais lorsqu’on goûte un 2013 on comprend ces choix. B+.

Meursault 1er cru Perrières 2017 : trop austère là aussi en l’état, même si plus long. TB-.

Meursault rouge Les Durots 2017 : léger, sur le fruit, sympa. B+.

 

Comtes Lafon

Volnay 1er cru Santenots 2017 : beaux fruits rouges, pas très épais, mais tendu, assez long, au grain de tannins très fin. Il confirme que depuis quelques années les rouges sont au niveau des blancs. TB+.

Meursault 2017 : pas très coloré mais assez gras avec une réduction grillée assez marquée (moins que Leflaive quand même). B+.

Meursaut clos de la barre 2017 : mêmes notes de réduction grillée, un peu plus épais et minéral. TB-.

Meursault 1er cru Charmes 2017 : là aussi cette réduction grillée est trop présente à mon goût, pas rop mon style mais bien fait, reste équilibré. TB.

 

Raveneau

Chablis 1er cru Butteaux 2017 : vins assez colorés pour Chablis, avec un peu d’élevage comme toujours chez Raveneau. Les vins se goûtent très bien pour des jeunes Raveneau, un peu de gras, fond minéral, coquille d’huître, finit assez long et salin. TB+.

Chablis 1er cru Montée de tonnerre 2017 : plus de volume, plus de longueur. Déjà très accessible. TB++.

 

Henri Gouges

Hautes Côtes Dames Huguette 2017 : des vins assez sombres, qui semblent peu sulfités désormais, avec parfois un peu de réduction et des aromatiques pas tout à fait en place, tannins moins serrés que par le passé, style plus fin. Ce Hautes côtes est facile, juteux, simple. B.

NsG 2017 : on monte d’un gros cran en épaisseur et en longueur. TB.

NsG 1er cru clos des Porrets 2017 : encore serré, un peu réduit, mais beau jus, à voir au vieillissement. TB.

NsG 1er cru Pruliers 2017 : ultra réduit, compliqué à goûter. TB-.

 

D’Angerville

Volnay 1er cru Fremiet 2017 : couleurs sombres, des vins serrés, un peu froids, parfois un peu poussiéreux. Fremiet manque un peu de volume. B+.

Volnay 1er cru Champans 2017 : plus de volume ici, mais tannins encore serré, à attendre. TB.

Volnay 1er cru Clos des ducs 2017 : encore plus de volume et plus serré, semble pas tout à fait en place, à attendre. TB.

 

Bernard Moreau

Chassagne Rg VV 2017 : léger en couleur, petits fruits rouges, peu épais, belle finale épicé. B+.

Chassagne bl 2017 : léger grillé toasté, bouche épaisse et tendue à la fois avec une finale sur des amers nobles. TB.

Chassagne 1er cru Chenevottes 2017 : on monte d’un cran, plus de matière, aromatique proche, un peu plus long. TB+.

Chassagne 1er cru La Maltroie 2017 : style un peu plus gras que Chenevottes. Des vins déjà très accessibles en l’état, à voir ce qu’ls donneront au vieillissement. TB+.

 

Leflaive

Puligny 2017 : des vins peu colorés, tous très marqués par des notes grillées/soufrées, très peu de gras. B-.

Puligny 1er cru Folatieres 2017 : un peu plus de matière, citron et soufre. B.

Puligny 1er cru Les Pucelles 2017 : là aussi un peu plus long, mais très grillé/soufré. B+.

leflaive

 

Méo-Camuzet

Vosne-Romanée 1er cru Chaumes 2017 : des vins très sombres, assez extraits, mûrs, un peu chauds, plus que les 2016 de l’an dernier. B+.

NsG 1er cru Murgers 2017 : plus serré, noir et extrait là aussi. B+.

Corton Les Perrieres 2017 : idem avec un boisé très marqué à ce stade, à attendre. Un peu décevant par rapport aux années précédentes. B.

 

Joseph Drouhin

Beaune 1er cru clos des mouches Rg 2017 : couleur claire, style assez fin, fruité, peu extrait. TB.

Musigny 2017 : reste assez fin, clair, pas très épais, manquerait presque d’un peu de concentration, mais plutôt long et très frais, avec quelques épices nobles en finale. TB+.

Drouhin-Vaudon Chablis Grand cru Vaudésir 2017 : rien de mauvais mais plus proche d’un petit chablis que d’un grand cru. B.

Clos des Mouches blanc 2017 : de la matière mais boisé trop marqué, très gras. B.

 

Bruno Clair

Marsannay Longeroies 2017 : un peu comme chez Méo-Camuzet, des vins noirs, extraits, encore plus chaleuerux et plus boisé. Même impression qu’avec les 2015, ce domaine pourtant qualitatif fait pâle figure lorsqu’il passe derrière les meilleurs. Ce « petit » Marsannay s’en sort le mieux avec un peu de fraîcheur. B+.

Gevrey 1er cru Cazetiers 2017 : très noir et chaleureux. B.

Gevrey 1er cru Clos St Jacques 2017 : très marqué par un boisé brioché/toasté très marqué. B-.

Bonnes-Mares 2017 : bois mieux intégré, tannins serrés, un peu secs. B.

 

Jean Grivot

Vosne-Romanée Bossières 2017 : des vins assez sombres, avec une certaine fraîcheur et de beaux jus tout de même, mais très réduits ce jour-là, compliqués à goûter, vraiment taillés pour la garde. B+.

NsG 1er cru Aux Boudots 2017 : un boisé un peu gênant sur cette cuvée uniquement. B-.

Vosne 1er cru Beaux Monts 2017 : beau jus mais très réduit, il faut se projeter. B+

Clos Vougeot 2017 : idem. B+.

 

Vieux Millésimes

Toujours difficile de jongler entre les millésimes, les styles… et surtout de passer des 2017 très frais et sur le fruit à des vins plus évolués. Mais on ne va pas se plaindre non plus !

tables

 

Roumier - Morey 1er cru Clos de la Bussière 2011 : tannins fins, beaucoup de fruits rouges confiturés, manque un peu de fraîcheur. TB+.

Dujac - Gevrey 1er cru Combottes 2007 MAG : assez sombre en couleur, fruits noirs, cuit, déjà assez évolué, un peu chaleureux. Moins convaincant que les Morey villages 2002 et 2006 des années précédentes qui étaient grandioses. TB+.

Rousseau - Gevrey 1er cru Lavaux St Jacques 2014 : plutôt marqué fruits rouges, légèrement confituré, tannins ultra fins, tout en fruit, un vin évident. TB++.

Trapet - Chambertin 1999 : superbe nez avec à la fois du fruit et du tertiaire, bouche parfaitement équilibré, avec du volume, de la fraîcheur, des tannins fondus. La bouteille de la table. Exceptionnel.

Méo-Camuzet – NsG 1er cru Boudots 2009 MAG : un 2009 qui fait très 2009, assez chaud, noir, déjà évolué. B+.

Raveneau – Chablis 1er cru Butteaux 2012 : Pas si différent que ça du 2017, beau volume, du gras, tendu dans le fond, encore tout jeune, à attendre encore si possible, très prometteur et déjà bon. TB+.

Château de la Tour – Clos Vougeot 2008 : couleur sombre, nez un peu toasté qui me fait craindre le pire pour ed domaine que je n’apprécie guère d’habitude. La bouche est finalement fine, avec du fruit, moins boisée et extraite que sur d’autres millésimes, pas très long, mais sympa. TB.

Pierre Morey – Meursault Terres blanches 2013 : superbe vin qui justifie les choix entraperçus sur les 2017, c’est austère mais juste ce qu’il faut, tout en tension, pas de gras, pas de boisé, citron vert, écorce, résine, menthol, finale ultra longue sur des amers nobles dignes des meilleurs clos Ste-Hune. Exceptionnel.

Comtes Lafon – Meursault 1er cru Charmes 2012 : nez un peu trop grillé/toasté à mon goût, bouche avec gras, et tension derrière, encore tout jeune. TB.

Leflaive – Puligny 1er cru Folatieres 2003 : nez intéressant avec du miel, des fruits exotiques, bouche plate, aucune acidité. Moyen.

Gouges – NsG Clos des Porrets St Georges 2013 : beau nez fruité, végétal noble, animal, mais la fin de bouche est un peu astringente et amère. TB-.

Simon Bize - Savigny 1er cru Aux Guettes 2006 : style un peu rustique du domaine, kirsché, rose fané, cuir, peu de volume, tnnins serrés, tout en longueur, bien fait. TB.

Grivot – Vosne 1er cru Beaux Monts 2012 : encore du gaz, de la réduction, compliqué. Moyen.

Mugneret Gibourg – Clos Vougeot 2014 : comme les 2017, fruits noirs assez mûrs, bouche ronde, tannins lisses pour Clos Vougeot, très bien fait dans son style « polissé ». TB.

Bernard Moreau – Chassagne bl 1er cru La Maltroie 2014 : semble un peu fatigué, trop travaillé ? bouteille en-dessous ? B-.

De Montille – Volnay 1er cru Taillepieds 2005 MAG : fruits noirs assez mûrs, un peu confituré, bouche ronde, encore un peu d’élevage, fait assez moderne pour un De Montille mais bien fait. TB+.

Faivelay – Corton Clos des cortons 1998 MAG : très beau nez évolué, proche du Trapet 1999, avec un fruité un peu plus mûr, la fin de bouche est un peu astringente pour chipoter. TB++.

Lafarge – Volnay 1er cru Clos des Chenes 2005 : couleur très noire, nez plein de truffe, très différent de tous les autres vins du salon, fait plutôt Barolo, bouche avec du cuir, de la truffe, des fruits noirs, assez longue. TB+.

Bruno Clair – Savigny Dominode 2011 : comme les 2017 fait très chaud, kirsché. Moyen.

Chandon de Briailles – Savigny 1er cru Lavières 2010 MAG : couleur très claire, bouche tout en petits fruits rouges, assez pure et délicate. TB+.

Gaunoux – Pommard Grands epenots 2006 : style à l’ancienne, kirsché, semble dur et ferrugineux. B-.

 

20 novembre 2019

Domaine Andrée (St-Cyr-en-bourg) ***

 

Visite au domaine Andrée de Stéphane Erissé

Accueil extrêmement chaleureux du producteur et de sa femme, dont nous nous souviendrons longtemps. Les vins sont parfois compliqués à goûter (surtout quand on n’est pas très amateurs de cabernet) mais toujours authentiques. Le style rappelle indéniablement celui du domaine du Collier voire celui de Sylvain Dittière, forcément. De vrais cabernets francs, parfois un peu réduits et un peu durs mais nobles et jamais fardés, avec de très beaux jus plein d’énergie et de fraîcheur. Parmi tout ce que nous avons pu goûter, la gamme sur plusieurs millésimes, je retiens des 2019 prometteurs, notamment Carbone, Carbone et Mines 2018Mines 2015, Blanc 2016. Carbone est le cabernet franc le plus juteux et plus accessible, Mines cabernet franc plus sérieux. L’envolée (grolleau) moins à mon goût, un fût de cabernet sauvignon était très dur le jour J. Le blanc (chenin) toujours d’une belle tension, sérieux, pour la table. Jeune domaine à suivre, car il progresse d’années en années.

 

Domaine Andrée - Anjou blanc 2014 : Robe claire, très beau nez qui fait penser à un chardonnay, avec du pétard, de la cacahuète grillée, des agrumes. Bouche vive, tendue, on retrouve bien le chenin, un peu de poire, des agrumes, légère amertume en finale, bonne longueur. Beau vin, qui souffre juste de la comparaison avec les deux Bourgognes. TB.

Domaine Andrée - Anjou L'envolée 2015 : cabernet franc avec beaucoup de réduction, très animal, tannins fins derrière. Une seconde bouteille était moins réduite, faisait plus confiturée et un peu nature. B-.

L'Envolée 2014 : nez un peu nature + poivron, bouche qui manque d'énergie, très courte. B-.

Andrée - Les Mines 2013 : beaux fruits rouges, notes de pain grillé, poivron rouge. Bouche en dentelle, pleine de fruits rouges, tannins fins, belle matière, quand même une certaine puissance derrière. TB.

Domaine Andrée - Anjou Carbone 2016 : robe plutôt foncée, nez de violette, cerise, mûre, fraise... Bouche très pure, pleine de fruits, juteuse, très fraîche et assez longue. TB+.

 

Domaine Andrée - Mines 2016 : belle bouteille, dans un style un peu austère mais pur. TB.

 Andrée - L'envolée grolleau 2013 Mag : léger, compliqué comme souvent avec cette cuvée. B-.

 

Mines 2015 : beaucoup de fruit, de pureté, de finesse, proche d'un poyeux du clos rougeard par exemple. TB++.

 

Dne Andrée Stéphane Erissé, Grolleau gris l’étreinte 2019 : blanc avec du peps, de la tension, aromatique peut-être un peu neutre, mais c’est bon.

 

6 novembre 2019

Soirée Rhône sud

Château de Beaucastel - Châteauneuf-du-Pape blanc 2016 : (80% roussanne, 15% grenache blanc, + picardan, clairette et bourboulenc) Couleur or pâle, nez légèrement beurré, sur le miel, les fruits jaunes. Bouche grasse, opulente, plus florale que le nez, avec juste ce qu'il faut d'acidité pour ne pas tomber dans la lourdeur. Un grand classique au niveau attendu. TB.

Laurent Charvin - Châteauneuf-du-Pape Blanc 2017 : (95% clairette rose, 5% bourboulenc) Parcelle exposée nord, récupérée tout récemment par Laurent Charvin. Couleur presque translucide, nez floral, notes minérales et anisées, pas du tout d'élevage ici. Bouche sans aucun gras, tout en fraîcheur et en minéralité, finale saline avec de l'anis et des amers qui finissent d'étirer le vin. Style opposé du précédent, mais tout aussi bon. TB.

Elodie Balme - Côtes du Rhône 2018 : (75% grenache, 15% carignan, 10% syrah) Couleur rubis foncé, nez tout en fruit, cerise rouge et cassis. Bouche qui semble légère, fraîche et pleine de fruit. Pas très complexe mais très facile à boire.TB-.

Domaine Saladin - Côtes du Rhône villages « Fan dé Lune » 2016 : (majorité mourvèdre + grenache, syrah) Couleur assez claire pour lui aussi, nez sur les fruits rouges confiturés, pointe végétale, laurier, à peine animal. Bouche très fine et fruitée pour un mourvèdre, peu d'alcool et peu de tannins, très frais et assez long. Un régal, comme souvent avec ce domaine. A noter qu'il a eu besoin d'un long carafage pour enlever toute réduction. TB-.

soiree rhone sud

 

Oratoire St Martin - Cairanne « Réserve des Seigneurs » 2017 : (60% grenache, 30% syrah, 10% mourvèdre) Couleur grenat, nez sur le cassis, la mûre, avec des notes de violette. Bouche très élégante, pleine de fruit, tannins fins, fraîcheur minérale dans le fond, on sent clairement la différence avec les vins sur galets roulés, plus d'acidité, moins confituré. La découverte de la soirée à l'unanimité. TB.

Domaine de l’Espigouette - Vacqueyras 2017 : (80% grenache, 15% syrah, 5% mourvèdre) Couleur sombre, nez de fruits noirs, d'épices sud, de réglisse. Bouche puissante, un peu trop chaleureuse avec des tannins qui demandent encore à se fondre. A attendre quelques années, il souffre aussi de la comparaison avec le précédent. B.

Château de St Cosme - Gigondas 2016 : (70% grenache, 14% syrah, 15% mourvèdre, 1% cinsault) Couleur un peu plus claire, nez très différent, lardé, fumé, cuir, notes animales, fruits rouges, très complexe. Bouche puissante, alcool bien intégré, elle garde juste ce qu'il faut de fraîcheur pour l'équilibrer, finale très longue avec encore quelques tannins. Un grand Gigogndas, à l'aube de sa vie. TB+

Château d’Or et de Gueules - Costières de Nîmes « La Bolida » 2013 : (90% mourvèdre, 10% grenache) Couleur très sombre, nez fruits noirs et boisé, tabac, cèdre. Bouche puissante, bodybuildée, boisée, épaisse, avec une finale astringente et sèche. Toujours pas prêt à boire, mais le sera-t-il un jour.... Moyen.

Clos Mont Olivet - Châteauneuf-du-Pape 2011 : (80% grenache, 10% syrah, 6% mourvèdre, 4% cinsault, counoise, vaccarèse, muscardin, terret noir, picpoul noir) Couleur rubis foncé, nez sur le kirsch, un peu de sous-bois à l'ouverture, puis finalement bien plus "jeune" après aération, sur la confiture de fraise. Bouche avec beaucoup de fruit, puissante mais alcool bien intégré, finale avec des tannins soyeux, sur les fruits rouges compotés et des arômes de garrigue. On termine sur une bonne note. TB+.

 

4 novembre 2019

Arnaud Tessier (Meursault) ***

 

Arnaud Tessier - Bourgogne blanc Champ Perrier 2017 : Couleur claire, nez sur un joli beurré, très floral, peu de fruits à l'ouverture un peu mieux ensuite. Bouche avec du gras à l'attaque, bonne acidité ensuite, florale et beurrée, finale un peu chaleureuse et courte à l'ouverture, qui semble bien plus élégante le lendemain même si on reste sur un profil assez solaire pour la Côte de Beaune. Bon générique, qui demanderait quelques années de plus en cave dans l'idéal. A voir sur les autres cuvées et sur d'autres millésimes. B+.

 

 

 Je suppose prélevé sur fût pour les Meursault. Bourgogne blanc 2022 très pomme granny très simple. MEURSAULT Blanc 2022 un peu mou, ni de gras, ni de tension, pas grand-chose du coup… MEURSAULTLes Casse TêtesBlanc2022 mieux avec à peine plus d’élevage et plus de tension. MEURSAULT 1ER CRULe Poruzot DessusBlanc2022 et MEURSAULT 1ER CRULes Charmes DessusBlanc2022 manquent clairement de tension, peu de gras, mais pas grand-chose, peu de fond. Une gamme décevante ce jour-là.

 

19 octobre 2019

Soirée Allemagne

Après l'Autriche, direction l’Allemagne : pays en plein essor, en partie grâce au réchauffement climatique, mais aussi grâce à une nouvelle génération de vignerons qui ont notamment remis au goût du jour les rieslings secs et les pinots noirs.

La dégustation a été construite en 3 étapes : des rieslings secs de la zone « Est » (Rheingau, Rheinhessen, Palatinat), une pause avec quelques pinots noirs (Baden vs Moselle), puis des rieslings de la zone « Ouest » (Moselle, Nahe) placés en dernier pour leur côté généralement sucré et léger en alcool. 

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PALATINAT (PFALZ)

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PALATINAT 2 

1   Von Buhl – Riesling Jesuitengarten GG 2012 (AP n°19) : Couleur or pâle, nez qui pétrole légèrement, un peu de miel, mirabelle, agrumes, touches florales. Bouche avec une belle minéralité, tendue, fruitée, élégante, finale sur le citron vert de longueur moyenne. On commence fort. TB+.

2   Von Buhl – Riesling Pechstein GG 2012 (AP n°21) : (Même producteur, même année, même travail, seul le sol change. Parcelle juste en-dessous du volcan « Pechsteinkopf », sols plus riches en basalte et moins sableux que ceux du Jesuitengarten) Couleur bien plus dorée, nez plus mûr, fruits exotiques, pas de pétrole. Bouche plus opulente, moins d’acidité, fruité plus mûr, plus d'épaisseur, notes poivrées, finale plus longue, mais manque un peu de tension et d’élégance. Très différent. Peut-être moins adapté à nos palais français. TB.

 

 

 

RHEINGAU

rheingau 1

rheingau 2

3   Georg Breuer – Riesling Berg Schlossberg 2005 (AP n°1) : (sols d'ardoises et sables) Couleur dorée, nez très complexe, encore jeune, pointe fumée, miel, fruits jaunes et fruits exotiques, riche et solaire. Bouche opulente, encore plus épaisse que le Pechstein, plus miellée, mais aussi plus d'acidité dans le fond qui lui permet de ne pas tomber dans la lourdeur, même si on sent que ça se joue à pas grand chose. Finale encore plus longue, presque poivrée. Très belle bouteille. Merci Jean-Paul ! TB++.

 

 

RHEINHESSEN

rheinhessen

4   Wittmann – Riesling Kirchspiel GG 2017 (AP n°17) : (sols calcaires) Couleur or pâle, nez un peu fermé, fruits jaunes, miel, tilleul, camomille, fleurs blanches. Bouche avec de l’épaisseur, bien marquée tilleul aussi, très belle acidité dans le fond, beaucoup de minéralité, de profondeur et de longueur, avec une finale crayeuse et saline. Un vin un peu jeune qui manque de complexité à l’heure actuelle, mais à l’équilibre parfait. TB+.

 

 

BADEN

baden

5   Bernhard Huber – Spätburgunder Malterdinger 2016 (AP n°5) : (sols argilo-calcaires) Couleur rubis brillante, nez de bonbon à la cerise, un peu de fraise, pivoine. Bouche légère, aérienne, pas de tannins, tout en petit fruit légèrement sucré, très gourmande et facile à boire, pas très long, mais on y retourne facilement. TB.

 

 

MOSELLE

moselle 1

6   Markus Molitor – Spätburgunder Brauneberger Klostergarten ** 2013 (AP n°14) : (sols d'ardoises) Couleur claire avec des reflets marrons, nez avec une pointe de caillou fumé, kirsch, confiture de fraise, rose, pointe d'élevage caramel. La bouche est délicate, soyeuse, beaucoup de fruit, confiture de fraise, assez solaire avec une belle fraîcheur derrière, bonne longueur, mais il est surclassé par le suivant. A noter qu'une ouverture à midi pour le soir sans carafage lui fait beaucoup de bien. TB+.

7   Markus Molitor – Spätburgunder Brauneberger Klostergarten *** 2011 (AP n°80) : Couleur claire avec des reflets marrons voire tuilés encore plus marqués, nez légèrement animal, cuir, du sous-bois, un lardé-fumé digne d'une belle Côte-Rôtie et beaucoup de fruit. Bouche épaisse, soyeuse, élevage parfaitement intégré, sur les arômes du nez, avec peut-être plus de fruit encore (fraise écrasée, cerise) et moins d'évolution. Les 14% ne se sentent absolument pas. Superbe longueur. Comme le précédent, à ouvrir bien à l'avance. Merci Fred pour la bouteille ! TB++.

 

moselle 2

8   Schloss Lieser – Riesling Helden Spätlese Trocken 2016 (AP n°5) : (sols d'ardoises) Couleur or pâle, nez compliqué, sur la bonbonne de gaz, l’allumette, même après 4-5h d carafe. La bouche est moins marquée par la réduction, sur le citron, pas trop austère grâce à 7-8gr de SR probablement, avec une bonne tension, mais peu de volume. B.

 

moselle wurzgarten

9   Dr. Loosen – Riesling Ürziger Wüzgarten Kabinett 2017 (AP n°5) : (sols d'ardoises rouges) Couleur presque translucide, nez de raisins blancs, melon, fruits blancs bien mûrs. Bouche légère, bien sucrée (70gr ?), à l’équilibre tenu grâce au gaz carbonique assez présent plus que par l’acidité, peu de longueur, mais très digeste et facile avec ses 8% d’alcool. B+.

 

 

NAHE

nahe 1

nahe 2

10   Dönnhoff – Riesling Oberhauser Brücke Spätlese 2016 (AP n°11) : (sols d'ardoises, sables et une partie volcanique) Couleur presque translucide, nez très élégant, sur les fruits blancs, le thé vert, les agrumes, pointe de résine. Bouche légère, aérienne à 8,5% d'alcool, très fruitée, mais avec une profondeur minérale que n'avait pas le Loosen. Il est plus élégant, équilibré et bien plus long, on y retourne sans cesse. TB+.

 

 

MOSELLE

11   Dr. Thanisch – Riesling Berncasteler Doctor Auslese 1992 (AP n°14) : bouchon…

11bis  Günther Steinmetz – Riesling Brauneberger Juffer Auslese ** 2006 (AP n°16) : bouteille de remplacement, couleur or profond, nez d'abricot sec, miel, coing. Bouche épaisse, concentrée, sur la pâte de fruit, mais qui reste très digeste grâce à une belle acidité et un faible taux d'alcool. Parfait pour finir. Merci Fred ! TB+.

 

berg schlossberg 205

molitor klostergarten

 bücke 2016

 

10 octobre 2019

Friedrich Becker (Allemagne - Palatinat) ****

Friedrich Becker - Schweigen Pinot Noir trocken 2015 : (niveau "village", sud du Palatinat. AP °33) Couleur rubis foncé, nez avec un peu de réduction à l'ouverture, très bien après carafage, sur la cerise rouge, la fraise, quelques notes fumées, une touche végétale noble, presque olive noire, une pointe d'élevage ressentie au départ mais parfaitement intégrée au fur et à mesure que le fruit prend le dessus. Bouche sérieuse, avec de l'épaisseur, une acidité élevée, beaucoup d'énergie, des tannins présents pour un pinot mais qui ne sèchent jamais. Le fond de bouteille le lendemain développe une pointe de tertiaire qui le rend encore plus complexe. Belle longueur en plus pour ce niveau d'appellation. Excellente bouteille, d'un maître du pinot allemand, qui pour 22€ vaut largement des Morey ou Gevrey. Reste à goûter les "Grands crus" de Becker, aux tarifs bien plus bourguignons... Note : 17/20.

 

Spatburgunder 2019 : couleur noire, nez très réduit. Bouche avec de la réduction, tannique, serrée, trop extraite. B-. Une autre bouteille plus tard était réduite, moins serrée par contre.

 

Bonus Friedrich Becker, Heydenreich pinot noir 2016 (Palatinat) : un vin beaucoup plus clair que les autres, où on a eu l'impression d'un climat plus frais, plus d'acidité, mais beaucoup d'élégance, sur des petits fruits rouges, une touche d'élevage viande fumée. On part vite plus au Nord que la Bourgogne. Une cuvée qui a paru très élégante, avec peu d'extraction pour un grand cru de Friedrich Becker. Très accessible en l'état, un vin qui a fait l'unanimité. TB+.

 

salon valade

F. Becker : Spätburgunder 2019 très clair, un peu réduit, compliqué.

 

8 octobre 2019

Bertagna (Vougeot) **

Bertagna - Chambolle-Musigny 1er cru Les Plantes 2015 : Couleur une nouvelle fois très sombre, nez sur un boisé toasté un peu trop présent. Bouche puissante, serrée, sur des arômes torréfiés. Le vin manque d’élégance. Les 2015 vont désormais demander beaucoup de patience. B-.

 

Bertagna Vougeot 1er cru clos de la perrière 2014 : (FDGV 2016) un peu de gaz et un côté beurré, pas facile à goûter, bonne concentration, assez frais. B.

 

Bertagna

CLOS DE VOUGEOTRouge2020 : B.

 

7 octobre 2019

Domaine Duroché (Gevrey-Chambertin) *****

Depuis l'arrivée du fils, Pierre Duroché, en 2005, les vins du domaine progressent d'année en année. Il a amélioré le travail à la vigne et à la cave avec des élevages plus longs sans soutirages, pas de collage, rarement de filtration et moins de bois neuf. Seul le Griotte-Chambertin n'est pas egrappé. Le style se veut sur l'énergie, la tension, la longueur, la finesse, les vins sont peu épais, toujours à la limite de la maigreur, mais très racés, avec beaucoup de profondeur et une parfaite reproduction des terroirs. L'avenir de Gevrey est ici.

 

Visite au domaine Duroché

Gevrey Jeunes Rois 2018 : (prélevé sur cuve, en masse, envron un mois avant mise en bouteille) très coloré, surtout pour ce domaine habitué à faire des vins "infusés", bien plus clairs. Bouche juteuse, fruits noirs, tannins fins avec une belle fraîcheur derrière. On sent le beau millésime, dans un registre solaire. TB.

Gevrey Champ 2018 : coloré et juteux aussi, avec des tannins un peu plus fermes, un peu plus de puissance. TB.

Gevrey Lavaut St Jacques 2018 : un vin plus élégant, plus frais, aux tannins fins, avec plus de matière et de longueur. TB+.

Charmes-Chambertin 2018 : un Charmes sérieux ici, avec des tannins plus fermes, moins soyeux, plus en tension que Lavaut. TB+.

Chambertin Clos de Bèze 2018 : superbe vin, plus concentré, plus mûr, avec des tannins fins pour Clos de Bèze et une superbe trame minérale dans le fond. S'annonce grandiose. TB++.

Gevrey Le Clos 2017 : (en bouteille) un peu réduit, pas bien en place, compliqué derrière les vins ultra juteux en fin d'élevage. B.

 

 

 

 

Domaine Duroché - Gevrey-Chambertin Le Clos 2013 :  robe claire, nez de petits fruits rouges, bouche fine, peu de tannins beaucoup de fruit, toute en tension, belle longueur, beaucoup de finesse et de pureté. TB.

Domaine Duroché - Bourgogne rouge 2016 : très clair, plein de petits fruits rouges, très juteux, frais, presque tendu, peu tannique, la bouteille fait pas un pli. Très belle entrée de gamme, bien dans le style du domaine. TB-.

 

Domaine Duroché Bourgogne 2018 : couleur plus sombre que 2016 bien sûr, nez de ruts rouges et noirs un peu sucrés. Bouche gourmande, petite sucrosité, pointe d'alcool à l'ouverture, bien plus 2018 que "Duroché", manque un peu d'acidité, mais ça se boit facilement. B+.

 

Pierre Duroché - Gevrey-Chambertin 2015 : clair en couleur, plein de fruits rouges, juteux, très frais, grosse acidité pour 2015, tendu. Bien dans le style du domaine, pas du tout confit pour 2015. TB+.

 

Gevrey 2017 : beau fruité, tendu, un rien austère, noble. TB+.

 

Pierre Duroché - Gevrey-Chambertin 2019 : (100% pinot noir. 100% egrappé. Elevage fûts) Couleur rubis claire et brillante, nez éclatant plein de cerise rouge, de pivoine, très élégant. La bouche est aussi très fruitée, très accessible déjà, gourmande et fraîche à la fois, aérienne, avec une belle longueur. Coup de cœur unanime. TB++. Seconde bouteille du même niveau. TB++.

 

Gevrey 2020 : assez foncé, nez un peu toasté, mieux en bouche, même si ça semble encore jeune, assez mûr sans l'allonge habituelle du domaine, ni le côté ultra éclatant du 2019. TB-.

 

Duroché - Bourgogne chardonnay 2020 : floral, anisé, peu d’élevage, pas forcément haut en alcool mais peu d’acidité, aromatique un peu sudiste. B.

 

Duroché,  Gevrey 1er cru Lavaux St Jacques 2018 : couleur claire, nez un peu évolué à l'ouverture de la bouteille, le soir étonnamment réduit, animal, Mieux en bouche, juteuse, toute en allonge, pure, acidulée, longue, prometteur, mais à attendre (et carafer). Probablement pas sous son meilleur jour ce soir-là. TB.

Duroché, Gevrey Le Clos 2018 : même chose que Lavaux, encore plus de gaz à l'ouverture, gros carafage. Du fond, esprit nature. A attendre. TB.

 

1 octobre 2019

Soirée Vin de Pays et Vin de France

1 - Maison Boiteau, IGP Charentais Le Bruleau 2017 : (100% chardonnay) couleur or pâle, nez beurré, vanillé, gourmand. Bouche facile, grasse, beurrée, dans un esprit petit Côte de Beaune, manque juste un peu de longueur.

2 - Les Vignes de Paradis, IGP Allobroges Savagnin 2015 : (100% savagnin) Robe plus dorée, nez sur la brioche, le miel, les fruits secs, évoque un champagne un peu évolué, avec une pointe oxydative. Bouche concentrée, avec une belle fraîcheur derrière, de la puissance et de la longueur. Très intéressant.

3 - Mas del Périé, Vin de France Les Pièces longues 2017 : (100% chenin sur Cahors) Robe similaire, nez très réduit, même après long carafage, sur l'allumette et l'oeuf pourri, compliqué. La bouche est très différente, énergique, tendue, citronnée, avec beaucoup moins d'arômes réducteurs.

4 - Jean-Baptiste Gougis, Vin de France Puy de Joie 2017 : (quasi 100% gamay sur le plateau de Gergovie) Couleur soutenue, nez de cerise, cassis, poivre, réglisse. Bouche puissante, un peu rustique avec des épices et un côté presque "ferrugineux", tannins encore serrés. Beau potentiel, à attendre quelques années si possible.

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5 - Terrasse d'Elise, IGP Pays d'Hérault Le Pradel 2017 : (100% cinsault) Couleur rubis, bien plus claire, nez de confiture de fraise, gourmand. Bouche fruitée, confiturée, peu tannique, avec un peu trop d'alcool ressenti sur la finale.

6 - Ludovic Engelvin, IGP Gard Clos Serre-Cabanis 2016 : (50% grenache, 50% mourvèdre) Robe grenat, nez de fruits noirs, épices, olives, cuir, garrigues. Bouche très fraîche, tannins de belle qualité, de l'épaisseur et de la longueur. Très belle bouteille. Un domaine qui monte.

7 - Trévallon, IGP Alpilles rouge 2009 : (50% syrah, 50% cabernet sauvignon) Robe très sombre, nez bien plus évolué, fruits noirs, cuir, truffe, tabac, la grande classe. Bouche pas très épaisse, plutôt sur la tension avec une belle acidité, des tannins encore un peu serrés, beaucoup de longueur.

8 - Grange des Pères, IGP Pays d'Hérault rouge 2015 : (Syrah, mourvèdre, cabernet sauvignon, counoise) On revient sur une couleur plus claire, nez explosif, plein de fruits mûrs, de garrigue, de thym, d'anchois, d'olives. Bouche dans la lignée, moins serrée que le Trévallon, très aromatique avec une grande fraîcheur derrière. La Grange a tenu son rang, sur ce millésime très accessible en ce moment bien qu'encore tout jeune.

Bonus - Gourt de Mautens, IGP Vaucluse blanc 2012 : (picpoul, bourboulenc, picardan, roussanne, marsanne, viognier, clairette, grenaches blanc et gris) Robe dorée, nez réduit qui rappelle le vin du Mas del Périé, là aussi on reconnait plus le travail sur la réduction que la région. Bouche intéressante, plus tendue, moins opulente que par le passé avec ce domaine. Merci Olivier pour la bouteille.

9 - Domaine Sérol, Vin Mousseux Turbullent : (pétillant naturel 100% gamay) couleur "rose bonbon" avec une mousse blanche épaisse, nez de bonbon à la fraise, bouche vive, pointe de sucre, peu d'alcool, très rafraîchissante, parfait pour conclure la soirée.

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28 septembre 2019

Pierre Damoy (Gevrey-Chambertin) ****

Domaine de 13 hectares géré par Pierre Damoy depuis 1992, possédant de grands terroirs en Chambertin, Chapelle-Chambertin ou encore Chambertin Clos de Bèze. Le style était très "masculin", puissant, extrait, mûr,... mais depuis quelques années comme chez bien d'autres producteurs le style s'est s'affiné. L'expression des terroirs commence à être plus juste même si les vendanges sont toujours très tardives et les élevages longs.

 

 

Pierre Damoy, Chambertin Grand cru 2003 : Couleur très sombre, nez chocolaté, fumé, torréfié, kirsché, un peu de cuir et de sous-bois, belle complexité. Bouche massive, encore marquée par son élevage torréfié, puissante, qui appelle un plat en sauce ou qui peut se suffir à lui-même, presque comme un vin de dessert. Finale très longue, sur le café, le chocolat, la prune, presque pruneau même. Le stéréotype du Gevrey puissant arrive enfin, sans trop de surprises pour un Damoy sur une année chaude. Que de chemin parcouru depuis la première série ! TB-.

 

FDGV2015 :

Pierre Damoy Gevrey Clos Tamisot 2015 : assez sombre, fruits noirs et violette, bonne matière pour un village. TB-.

Pierre Damoy Chambertin Clos de Bèze 2015 : beau nez fruits noirs et violette comme le village, tannins fins, bouche gourmande, plus de matière et de longueur, très prometteur. TB+.

 

Pierre Damoy (gds jours 2021)

Bourgogne blanc Les Raveries 2017 : (vignes sur Fixin, chardonnay, pas de malo) nerveux, tendu, citronné, floral, levure, un petit côté brioche, me rappelle les Bouzeron de De Villaine. B+.

Bourgogne rouge 2017 : belle couleur rouge rubis, brillante, fruits rouges très purs à peine confiturés, belle acidité, tannins encore un peu serrés mais belle longueur pour le niveau d’appellation. Je trouve un petit côté nebbiolo dans certains de ses vins. TB-.

Fixin Les Mogottes rouge 2017 : on retrouve cette couleur et cette « brillance aromatique » (le vigneron tient à ce terme), c’est épuré, un peu confituré mais sans tomber dans la lourdeur, finale tendue et un rien serrée. TB.

Gevrey-Chambertin Clos Tamisot 2017 : (30% grappe entière) comme le précédent, mais un peu plus épicé et plus de profondeur. TB+.

Chapelle-Chambertin Grand Cru rouge 2017 : on garde la même profondeur, la même pureté, mais la matière est plus épaisse, plus arrondie à l’attaque, avec des tannins fins, un petit côté fraise sucrée et le vin se retend sur la finale. Magnifique. TB++.

Chambertin-Clos de Bèze Grand Cru rouge 2017 : là aussi c’est mûr, sur la fraise confiturée, mais peu extrait, avec une superbe profondeur minérale, aussi large que long, un peu plus fermé en l’état que le précédent peut-être, mais encore plus long. TB++.

Gevrey Clos Tamisot 2015 : proche du 2017, encore jeune, plein de fruit, mûr, mais parfaitement équilibré. TB+.

Chambertin Clos de Bèze 2018 : plus sombre en couleur, plus fruits noirs, plus fermé, un peu plus concentré, mais la fraicheur est là. A attendre absolument, pas encore tout à fait en place nous dit Pierre Damoy mais tout à fait normal à ce stade. A regoûter dans quelques années. TB+.

Des vins et un vigneron paradoxaux, avec des méthodes qui ne sont pas forcément celles couramment admises, vendanges très tardives qui permettraient d’obtenir des vins ni trop colorés ni trop alcooleux, une fois passé le pic de « pigmentation », (ça m’a tout de suite évoqué Reynaud) puis élevages très longs, etc... Lorsqu’on demande à Pierre Damoy s’il a changé de style car ses vins semblent s’être affinés, il répond qu’il n’a jamais cherché à faire des vins durs mais qu’il a aujourd’hui un meilleur matériel (pressoir, micro-collage…). Les millésimes solaires de ces dernières années lui conviennent parfaitement. On ressort pleinement convaincu par les vins, et complètement désorientés par ces méthodes de vinification. Une rencontre passionnante !

 

 

Damoy

FIXINLes MogottesRouge2019 : clair en couleur brillant, fruits rouges très mûrs (un peu grenache mais avec plus d’acidité), tannins serrés, un peu chaud. B.

GEVREY-CHAMBERTINClos TamisotRouge2019 : assez proche mais avec des tannins un peu moins serrés en finale. B+.

CHAPELLE-CHAMBERTINRouge2019 : très clair, très floral, très fruits rouges bien mûrs, solaire, grosse matière, tannins présents mais bien plus enrobés que dans les précédents, taillé pour la garde, dans un style très particulier. TB+.

CHAMBERTIN-CLOS DE BÈZERouge2019 : proche du précédent, un peu plus en largeur. Toujours ce style qui fait très sangiovese je trouve. TB+.

 

7 septembre 2019

Franck Balthazar (Cornas) ****

Franck Balthazar - Cornas cuvée casimir balthazar 2015 : (grappes entières, jeunes vignes sur grant au sud de Cornas et vieilles vignes sur les Mazards) Couleur encore violine, nez de belle syrah en grappe entière, violette, olive, lardé/fumé, graphite, très classe. Bouche avec beaucoup de fraîcheur pour 2015, presque tendue, pas forcément très épaisse, les tannins sont encore un peu serrés, surtout sur la finale qui est longue mais encore un peu dure en l'état. Un vin prometteur, d'un jeune vigneron à suivre. Note : 16/20.

 

21 août 2019

RVF Millésime 2018

Millésime 2018

Millésime globalement réussi, chaleureux à peu près partout en France, qui a donc particulièrement réussi aux vignobles du Nord, aux vignobles d’altitude, plutôt aux rouges et liquoreux qu’aux blancs secs.

 

Alsace : beau millésime, solaire, les rieslings et pinots gris sur coteaux « caillouteux », à rendements raisonnables, et souvent travaillés en biodynamie arrivent à garder de la fraîcheur. Plus compliqué pour le pinot noir. Belles notes chez Albert Mann, Pinot gris Furstentum notamment.  (14,5 pinot noir, 16 Riesling grand cru, 16,5 pinot gris et gewurz grands crus)

Beaujolais : belle année, solaire, mais à gros rendements, seuls les très bons producteurs qui ont misé sur la qualité plutôt que sur la quantité, et qui n’ont pas ramassé trop mûr s’en sont sortis. Belles notes chez Desvignes. (14 Rouges)

Bordeaux : très belle année, solaire, surtout favorable aux rouges. Belles notes pour le Château Closiot le Sauternes de JM Guffens. (17-19 Rouges, 16-18 blancs, 17 Liquoreux)

Bourgogne : grande année, solaire, à la 2009, surtout pour les rouges. Rendements élevés là aussi, il faut privilégier les producteurs qui ne cherchent pas la quantité. De beaux Irancys, NsG, Vosne, des Chambolles et Geverys parfois un peu secs. (17,5 Rouges,  17 blancs)

Corse : belle année, moins solaire que les précédentes en Corse, où il y a eu pas mal de pluies. De très beaux rouges et très beaux blancs, chez Vaccelli, Canarelli, Abatucci… (16 Rouges, 16 blancs)

Jura : De grands vins rouges, plus compliqué en blanc. Belles notes pour les Marnes blanches. (18 Rouges, 16 blancs)

Languedoc : année compliquée, souvent trop chaude. Mieux en altitude. A suivre en Terrasses du Larzac : Nova Solis, Mas Combarela, Clos constantin. (16 rouges, 15 blancs)

Loire : millésime solaire, de qualité hétérogène. Les liquoreux s’en sortent le mieux. Les rouges sont chauds, souvent gâchés par de trop gros rendements. De beaux muscadets, côtes roannaises, côtes d’auvergne, Chinon rouges et Saumur blancs par exemple. A suivre Bel Argus qui a repris Jo Pithon. (17 moelleux, 16 blancs, 15 rouges)

Provence : millésime pluvieux, compliqué, souvent des vins maigres, un peu mieux en rouge. (14 Rouges, 13 blancs)

Rhône : millésime solaire en Rhône Nord, plutôt bon en rouge, difficile en blanc. Au sud, des rouges gourmands, faciles à boire dans la jeunesse, mais moins de fond que les 3 années précédentes, des volumes très faibles à cause du mildiou. (15 Rouges, 14 Blancs)

Roussillon : pas mal de pluies et de mildiou comme en Rhône sud. Des vins plutôt faciles au final, mieux en rouge qu’en blanc, mais qui n’ont pas la profondeur des 2017. (15 Rouges, 14 blancs, 14 VDN)

Savoie : superbe millésime, solaire, peu de recours à la chaptalisation. Surtout en rouge, de belles mondeuses. A suivre : domaine des Côtes rousses et Cellier de la Baraterie.  (17 rouges, 15 blancs)

Sud-Ouest : très beau millésime dans toutes les couleurs, avec du fruit, des bonnes maturités et de la fraîcheur. A suivre Clos Larrouyat, domaine des Boissières… (17 Liquoreux, 17 blancs secs, 16-18 rouges)

Allemagne : très belle année, solaire, riche, mais tout en gardant de l’énergie et des acidités élevées. Proche de 2015 ?

 

21 août 2019

Lopez de Heredia (Espagne-Rioja) **** et Clos Magador (Priorat) ****

Lopez de Heredia - Rioja Vina Tondonia Riserva 2005 blanc : Couleur dorée, nez oxydatif, fruits secs, un peu de noix, orange, plantes méditerranéennes, caramel, assez complexe. Bouche très vive et saline, proche d’un Oloroso, d'un Fino, ou d’une vieille cuvée Oro, avec de la puissance, peut-être un peu plus de gras à l’attaque. En se réchauffant l'élevage vanille/caramel ressort et rend le vin moins intéressant. Finale assez longue, très saline. D’abord déroutant, finalement intéressant sur des fromages (pâtes persillées surtout). B+.

Lopez de Heredia (Rioja) sur salon

Vina Cubillo 2016 : clair en couleur, joli nez fruits rouges, mais finale bien serrée.

Vina Bosconia 2013 : plus d’acidité et plus de longueur, tannins plus fins, légère sensation boisée ici.

Vina Tondonia Reserva 2012 : (75% tempranillo, grenache, mazuelo, graciano) Clair, très joli nez fruits rouges, un peu bourguignon, bouche juteuse, tannins fins, belle allonge, très propre, pas de bois ressenti, frais, très joli. Une belle gamme avec de la finesse, déjà accessible, des vins bien plus « cleans » et faciles que dans mon souvenir.

Vina Gravonia blanc 2016 : style léger oxydatif, brioché, fruits secs, bien équilibré.

 

 

 

 

Clos Mogador – Priorat blanc Nelin 2016 : Couleur légèrement rosée-orangée, joli nez sur la pêche de vigne, framboise, la pomme limite blette, melon, floral. Bouche très « confortable », avec du gras, de l’épaisseur, sans arômes boisés, notes minérales, fruitées, florales, bonne acidité, mais tout se gâte sur la finale où l’alcool semble trop présent, en l’état en tout cas. TB-.

 

Clos Mogador - Priorat « Manyetes » 2010 : (majorité carignan sur schistes) Couleur noire comme l'encre, nez sur la violette, les fruits noirs, le menthol. Bouche puissante, fruitée, très minérale, superbe trame caillouteuse dans le fond qui étire et rafraichit le vin, notes graphite, menthol, fruits noirs, tannins encore présents mais jamais secs, très long. Déjà sublime, et pourtant encore tout jeune. TB++.

 

Clos Mogador - Priorat « Manyetes » 2011 : autant le 2010 m'avait emballé récemment, autant ce 2011 m'a déçu : une couleur très noire bien sûr, un nez marqué par un boisé vanillé/coco très présent et pas encore fondu, fruits noirs confiturés. Idem en bouche où les tannins sont certes fondus, mais je ne retrouve pas la droiture du 2010, on est sur un vin très enrobé, très Parker dans l'esprit, bien mûr, bien lisse. Belle longueur ceci dit. A voir dans quelques années si l'élevage s'intègre et si le terroir repasse au premier plan. TB-.

 

Clos Mogador - Com tu 2016 : couleur assez claire, nez bien typé grenache, fruits rouges confiturés, épices, sur le fruit, pointe sucrée, un peu d'alcool en finale pour chipoter, tannins très fins. TB. Autre bouteille 2ans plus tard, joli nez plus complexe, ouche avec un peu d'alcool servi chaud, un peu de tannins servi plus frais, plus complqié que le nez. TB-.

 

 

 Espectacle (René Barbier) **** - Montsant 2009 : (VV de grenache) couleur rouge brillant, nez de confiture de fruits rouges, malheureusement quelques notes d'oxydation (fin de bouteille ouverte à midi, bue le soir). Bouche soyeue, très confiturée, sucrée, mais là aussi on sent le vin en cours d'oxydation. A regoûter sur une autre bouteille.

 

René Barbier Jr y Sara Perez *** - Priorat 2014 Gratallops Partida Bellvisos : (carignan, grenache) joli priorat, surtout typé carignan, tout en fraîcheur et tension, encore jeune, sur des tannins et une acidité qui donnent une belle allonge, long, et minéral. TB+.

 

2 août 2019

Rudolf Fürst (Allemagne - Franconie) ****

Rudolf Fürst - Riesling Centgrafenberg GG 2015 : (AP 08. VdP Grosse Lage, sols de grès. 12,5% alcool, 1,8gr SR, 8gr acide tartrique) Couleur or pâle, nez expressif dès l'ouverture, mûr et exotique, mandarine, agrumes, mangue, passion, pas du tout de pétrole. Bouche plus sèche que ce que laissait entrevoir le nez, à peine perlante, grosse acidité, du volume, beaucoup de fruit, dans un style riche et mûr mais la tension et la minéralité dans le fond lui permettent de rester équilibrée. Finale très longue, salivante, légère amertume. Superbe vin, qui semble encore loin de son apogée. Note : 18/20.

 

 

 

Bürgerspital (à Würzburg, Franconie) - Würzburger Stein-Harfe GG Silvaner trocken 2021 : (13,5%) Couleur or pâle, nez très expressif, épicé, floral, pêche, fruits jaunes, une sensation d'opulence et de maturité, dans l'esprit d'un grüner veltliner, assez aromatique. La bouche reste quand même bien équilibrée, gros volume, mais il y a de l'acidité, toujours une aromatique puissante, épicée, fruitée, assez long, mais clairement destiné à la table, encore un peu jeune, bon potentiel. TB.