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Mon carnet Vin

24 septembre 2020

Eddie Feraud (Châteauneuf-du-Pape) ****

Yannick Féraud a rejoint son père Eddie au domaine en 2012. Depuis les vins progressent d'années en années. S'ls gardent un style traditionnel en grappes entières et vieux fudres, les vins ont gagné en finesse. Une partie des vignes du domaine est située dans les sables du lieu-dit Rayas. Ce terroir exceptionnel, conjugué à des extractions désormais légères, donne des vins très fins, surtout sur la cuvée domaine. La grande cuvée Raisins bleus est un vin de garde. Le blanc se veut lui très digeste, travaillé sur la fraîcheur. L'avenir de Châteauneuf est ici.

 

 

Eddie Feraud - Châteauneuf-du-Pape 2015 : (80% grenache, 15% mourvèdre, clairette rose, cinsault) Couleur rubis qui pourrait faire penser à du pinot, nez de confiture de fraise, framboise, rose, pivoine, très élégant, un peu typé Reynaud, quand même une pointe d'alcool lorsqu'il se réchauffe trop. Bouche qui semble d'abord élégante, sur le fruité et le floral du nez, belle acidité et fraîcheur pour 2015, encore quelques tannins à intégrer mais pas trop secs, pas une grosse matière, plutôt construit sur la tension, par contre dès que le vin se réchauffe l'alcool commence à arriver, c'est à ce moment-là seulement qu'on se rend compte des 15% sur l'étiquette. Au final c'est une belle découverte, avec l'impression d'un style qui se veut frais et élégant même si la canicule de 2015 semble avoir un peu rattrapé le vin sur la fin. La proximité avec Rayas (sols de sables et safres proches de "Rayas") semble évidente d'après ce vin. J'ai hâte de goûter des millésimes plus frais. Note : 17/20.

 

Eddie Feraud - CdP 2018 Blanc : robe plutôt claire, nez très porté sur la poire, notes florales, bouche assez vive, fruitée, pas du tout sur l'opulence, facile et digeste. Pas forcément ce qu'on attend d'un Châteauneuf, mais bien fait. TB.

 

Eddie Feraud - Vin de France Ptit plaisir 2018 : le nez muscate, très marqué rose, vite écoeurant. B-.

 

Eddie Feraud - CdP 2015 Rouge : plein de fruits rouges confiturés, tannins fins, pointe de vendange entière ressenti, reste assez frais. TB.

 

Eddie Feraud - CdP Raisins bleus 2016 : bouchonné. On sent un vin coloré, tannique, taillé pour la garde.

 

Eddie Feraud - Châteauneuf du Pape 2016 : couleur rubis, assez claire, très beau nez plein de fruits rouges, pinote presque, à peine florale. La bouche un peu plus sudiste rappelle qu'on est sur du grenache, mais travaillé sur la finesse, plein de fruits, peu de tannins, une bonne acidité. Très joli. Le domaine à suivre sur l'appellation. TB+.

 

 Eddie Féraud - Châteauneuf du Pape 2016 : pas une belle bouteille, plus lourd et chaleureux que d'habitude. B.

 

claux guillard blanc 2021 :  B-

 

claux guillard rouge 2021 : peu coloré, nez floral, fruits des bois, garrigue. Bouche avec de la fraîcheur, jolie aromatique infusée, tannins un peu serrés mais qui donne de l'allonge, style en tension, élégant. TB. Quelques semaines plus tard, éclatant, les tannins commencent à s'affiner. TB+.

 

claux guillard rouge 2022 : (égrappé désormais) fruité un peu plus mûr mais tannins moins serrés, un peu plus de rondeur. TB+.

 

Féraud, Claux Guillard Vin de France 2023 : (100% grenache, à St Geniès de Comolas, Gard) Couleur claire, nez de fruits rouges un peu sucrés, pivoine. Bouche avec un tout petit peu plus d'acidité et de tannins que la cuvée G une révélation, mais pas suffisamment non plus pour tromper sur le cépage. Ca reste rond, gourmand, sur un fruité légèrement sucré, très bien équilibré. Après un peu plus d'hésitation, le grenache est identifié. 

 

Châteuneuf rouge 2020 : style tout en finesse, pur, éclatant. TB++.

 

Châteauneuf rouge 2019 : semble un peu plus mûr et confit, mais reste de belle qualité. TB+.

 

chateauneuf rouge 2021 : dans une phase pas trop éclatante, assez classique, pas forcément plus de fraîcheur. TB.

 

Petit plaisir rouge 2022 : (cinsault) très clair, jus de fruit, pur, petite sucrosité gourmande, pas trop chaleureux, simple, facile, très bien fait. TB.

 

Yannick Féraud, Châteauneuf-du-Pape 2018 : (85% grenache + mourvèdre, clairette rose, cinsault) couleur plus sombre, nez plus animal, plus fruits noirs, moins floral (grappe entière aussi pourtant). La bouche est plus massive, plus tannique, cuir, animal. Finale assez longue, mais serrée en l’état. Le vin se goûtait mieux à sa sortie. Soirée difficile pour Féraud : la finesse habituelle du domaine ne ressort pas sur ce millésime, à l’heure actuelle en tout cas. B+.

 

21 septembre 2020

Henri Germain (Meursault) *****

Petit domaine familial de 8 hectares dirigé aujourd'hui par Jean-François Germain. Les Meursault sont parfois austère en jeunesse, jamais bodybuildés ni opulents mais au contraire tendus, racés, proches du terroir, demandant du temps. Les rouges ne cessent de progresser et sont aussi d'un très bon niveau sur des terroirs à moins fort potentiel.

 

 

Henri Germain - Meursault 2016 : très clair, pas de boisé, pas vraiment de beurré, ni de gras, tout en tension, marqué par une forte amertume un peu végétale à l'ouverture, bien mieux ensuite. A regoûter dans quelques années ou en carafant. TB-. Une autre bouteille carafée longtemps semblait moins autère, un peu plus de gras. Toujours une belle tension. TB+. 

Henri Germain, Meursault 2016 (Au moulin judas et Vireuils) Bu en 2021. Couleur or pâle, nez expressif, sur les agrumes, même un peu de fruits exotiques avec l'aération, floral, pas du tout de beurré ni de vanillé, très pur. La bouche le confirme, très droite, très intense avec une excellente longueur pour un village. C'est enfin prêt à boire, même si on peut aussi le garder sans problèmes. TB++.

 

Henri Germain - Meursault 1er cru Charmes 2017 : étonamment déjà accessible, très ouvert, un peu de grillé, du fruit, assez gras, belle acidité derrière, assez long, superbe. TB+.

Meursault Charmes 2019 : sur l'élevage toasté/grillé, marqué à ce stade, assez chaleureux en bouche, on ne reconnait pas trop la finesse du domaine. A voir avec le temps. B.

 

Meursault 2018 : plus de rondeur et plus de gras que sur les millésimes précédents, le style fait un peu moins "Germain" mas ça reste bon, gourmand, sans tomber dans le trop lourd non plus. TB-.

 

Henri Germain - Bourgogne cote d'or 2018 : couleur claire, nez expressif, petite réduction bourguigonne grillée, léger beurré, fruits jaunes. Bouche à mi-chemin entre le style "Germain" et la richesse de 2018, bien équilibrée donc, pas trop austère, bonne matière pour le niveau d'appellation, seule la finale fait un peu citron confit et à peine plus chaleureuse. Le millésime a été bien géré. TB-.

 

Henri Germain - Chassagne Montrachet rouge 2017 : clair en couleur, petits fruits rouges, pointe végétale, frais, très fin, plus en tension qu'en rondeur, avec la noble austérité de la côte de Beaune, très facile à boire. TB.

 

 

19 septembre 2020

La Traversée (Saint-Privat) ****

La Traversée - Vin de France Cinsault 2019 : Couleur rubis, assez claire, nez de fruits rouges confiturés, pinote légèrement, quelques épices plus sudistes. Bouche fruitée, élégante, fraîche, avec quelques petits tannins en finale qui donnent de la relance. Très bien fait. Il rivalise sans soucis avec le Pradel. TB.

 

La Traversée - Terrasses du Larzac 2013 : Couleur grenat, peu d'évolution, nez fruits noirs, garrigue, pointe cacao et pruneau. Bouche avec de la puissance, acidité élevée, le fruit manque un peu d'éclat, plutôt une bonne longueur sinon, mais aromatque un peu trop confite. TB-.

 

12 septembre 2020

Soirée Jura

Les rouges

 

1 Carlines, Côtes du Jura Poulsard 2018 : très clair en couleur, léger en alcool (11%), plein de petits fruits rouges acidulés, très frais, très pur, infusé, quasiment sans tannins, parfait pour commencer. TB.

 

2 Labet, Côtes du Jura Trousseau "massale" 2018 : couleur claire et très trouble, le vin a besoin d'être carafé pour enlever le gaz. Très joli nez de groseille, framboise, pivoine. La bouche commence très bien aussi mais finit malheureusement sur un "goût de souris" de plus en plus présent à l'aération. B-.

 

3 Marnes Blanches, Côtes du Jura Trousseau 2018 : couleur claire, moins trouble que le précédent, le nez est encore assez réduit même après une journée de carafe, la bouche est elle très belle, fruitée, épaisse, aux tannins très fins, avec une belle acidité sous-jacente. B+.

 

4 Tissot, Arbois Trousseau en Amphore 2015 : couleur plus foncée, superbe nez sur la rose, la fraise écrasée, légèrement fumé. Bouche puissante, avec un peu d'alcool peut-être, beaucoup de fruit, des tannins très ronds, beaucoup de longueur. TB+.

 

soiree jura 1

 

 

Les blancs « ouillés »

5 Rijckaert, Côtes du Jura Savagnin Les Sarres 2016 : couleur dorée, nez sur le beurre, les fruits jaunes surmûris, la noisette. Bouche grasse, opulente, beurrée, dans l'esprit d'un Meursault à l'ancienne, légèrement évolué. B+.

 

6 Granges Paquenesses, Côtes du Jura Chardonnay La Mamette 2016 : couleur plus claire, nez sur la pomme blette, la poire, avec des notes pâtissières, pourrait faire penser à un chenin. Bouche légère, plutôt vive et tendue, mais très courte par comparaison avec le suivant. B.

 

7 Ganevat, Côtes du Jura Chardonnay-Savagnin Orégane 2016 : couleur dorée, nez citronné, floral, à peine grillé, fruits jaunes, tout en nuances mais très complexe. Bouche à la fois large et très longue, énergique, minérale, interminable. La bouteille de la soirée. TB++.

 

 

 

Les blancs oxydatifs

8 Macle, Côtes du Jura chardonnay sous voile 2014 : couleur assez claire pour un vin de voile, nez sur la noix bien sûr, mais aussi quelques agrumes. Bouche oxydative mais élégante, avec une finale très longue, presque saline, sur les fruits secs. Accord simple mais toujours efficace avec le comté. TB.

 

9 Berthet-Bondet, Château-Chalon 1995 : couleur évoluée, orange foncé, nez un peu plus oxydatif que le précédent, plus marqué par les fruits secs, encore assez jeune. Bouche plus épaisse et légèrement plus longue, mais le style reste fin pour un vin jaune, pas si éloigné que ça du style de Macle. Merci Michel ! TB.

 

soiréee jura 2

 

 

Les curiosités

10 Ganevat, Vin de France Sul Q : (vin paillé, 2010, assemblage de vieux cépages jurassiens) Couleur entre ambrée et orange, trouble, très beau nez, sur le coing, la tarte tatin, le cidre de glace, la confiture d'abricot, bouche parfaitement équilibré avec à la fois beaucoup de sucre et beaucoup d'acidité, reste au final très digeste. Parfait pour finir. Merci Fred ! TB+.

 

31 août 2020

Soirée chez JM

Sérol - Turbullent Vin de France : (rosé effervescent, gamay, fait sur les Côtes roannaises) toujours aussi gourmand, fruité, légèrement sucré, peu d'alcool, pas très long mais on y retourne facilement. B+.

 

Terres d'Ocre - Trésallier 2017 Vin de France : (100% trésallier, fait sur Saint-Pourçain) couleur claire, nez citronné, floral, un peu d'autolyse grillée, bouche tendue, belle énergie, assez longue. TB.

 

Nicolas Gonin - Altesse 2010 IGP Balmes dauphinoises : couleur dorée, beau nez d'ananas, de coing, de miel, pointe grillée. Bouche peu opulente pour une altesse, avec une très belle fraîcheur, de la longueur. TB+.

soiree bio

 

 

Bruno Debize - Les Ecoirets Beaujolais 2009 : (magnum) gamay sérieux, concentré, sur les fruits noirs, végétal noble, tannins présents qui commencent juste à être fondus par le temps, finale longue et fraîche. TB.

 

David Reynaud, Domaine Les Bruyères - Syrah 2014 IGP Collines rhodaniennes : très belle syrah, lardée, fruitée, anchois, aromatique sauvage et texture soyeuse, superbe longueur pour le niveau d'appellation. TB+.

 

Château de Suronde - Quarts de Chaume 1999 : nez safrané, abricot, peut faire penser à du sémillon, mais bouche nerveuse, très fraîche, encore jeune qui ramène vite sur du chenin. Encore un très beau Suronde. TB+.

 

La Casenove - Rivesaltes 2007 : (100% grenache, Rivesaltes tuilé) beau Rivesaltes, sur le cacao notamment, assez sec et frais. TB.

 

23 août 2020

Blancs espagnols - devoirs de vacances

Urki * - DO Getariana Txakolina Txakoli urki 2017 : (100% hondarribi zuri = courbu) Très clair, reflets verts, quelques petites bulles visibles. Nez assez pauvre, peu de fruit, pointe de lies, à peine citronné. Bouche perlante, légère en alcool, assez maigre, sèche, pointe salée, bonne acidité, taillée pour les huîtres ou les fruits de mer. Très court. Moyen.

 

Do Ferreiro *** - DO Rias Baixas Albarino do Ferreiro 2017 : (100% albarino) Couleur or pâle, reflets verts, nez sur la pêche, l’abricot, quelques agrumes, bouche assez simple, vive, fruitée, pas trop exubérante, mais finale assez courte et sur l’alcool, un peu mieux le lendemain. B.

 

Bodega Contador (Benjamin Romeo) *** - DO Rioja Predicador blanco 2014 : (viura, grenache blanc, malvoisie) Couleur or foncé, nez complexe avec encore pas mal de bois, vanille, caramel, mais aussi miel, fruits jaunes bien mûrs, le lendemain touche de noisette et beurre salée qui rappelle un Tondonia en moins prononcé. Bouche grasse, opulente, miellée, caramel, vanille, garde une bonne fraîcheur dans le fond, avec une fnale assez longue sur le caramel et le miel. Un style en train de se démoder, pas un grand vin de terroir, mais une vraie complexité et une vraie personnalité au final. Les quelques années de garde en bouteille lui ont sûrement fait beaucoup de bien. B+.

Bodega Contador (Rioja), DOCa Rioja Predicador 2015 : (93% tempranillo, grenache, mazuelo, graciano)  Couleur sombre, nez boisé, fumé, fruits noirs, début d’évolution tabac, sous-bois. Bouche encore jeune, puissante, boisée, fruits noirs confits, bonne longueur. Un style plus traditionnel qui tranche avec les vins précédents. B-.

 

Pago de los cappellanes **** - DO Valdeorras O Luar do sil Godello sobre lias 2016 : (100% godello) Couleur or pâle, nez de lies légèrement grillées, citron, pointe de pêche et léger beurré. Bouche vive, tendue, belle fraîcheur où on retrouve les lies sans que ce soit écœurant, du gras, léger beurré, et quelques fruits jaunes, finale minérale et citronnée. TB.

 

Alfredo Maestro *** - La Cosa The Thing 2017 Castilla y Leon : (100% muscat d'alexandrie passerillé 2 mois, à Ségovie - Ribera del Duero) Couleur ambre trouble, nez très pâte de fruits en tout genre, semble très sucré, sirupeux, pas très marqué muscat. Bouche épaisse, visqueuse, esprit eszencia, un côté perlant un peu gênant, mais sinon bonne acidité derrière cette pâte de fruit, assez long, reste quand même digeste. un OVNI. TB.

Alfredo Maestro (Ségovie), La Cosa The Thing 2022 : bu le 2017 récemment après recherche ! Même esprit, pâte de coing, sirupeux, très sucré, un peu fou-fou, avec une pointe de perlant, un peu de vol, tout s'équilibre bien, à boire à petites doses mais très intéressant. TB.

 

12 août 2020

Domaine Rimbert (Berlou) ***

Domaine Rimbert - Saint-Chinian Les Travers de Marceau 2018 : (syrah, cinsault, carignan, grenache, certifié bio) Couleur claire pour l'appellation, nez expressif, lardé, fumé, fruits rouges, olives, garrigue, très sympa. Bouche légère, beaucoup de fruit et de fraîcheur, tannins très lisses, facile à boire, longueur moyenne. Une entrée de gamme parfaitement maîtrisée, excellent vin de soif qui garde quand même du caractère. Rapport q/p remarquable à 10€. TB+.

travers de marceau

 

2019 : bien moins en place que le 2018, avec même un léger goût de souris, à regoûter dans quelques mois. Moyen.

 

12 août 2020

Forjas del Salnes (Espagne - Galice) *** et Nanclares ****

Forjas del Salnes - Rias Baixas Leirana Albarino 2017 : (petit domaine créé en 2005 par Rodri Mendez et Raul Perez. 100% albarino. Vignes de 30 à 90ans. Assemblage de 3 parcelles dans la vallée de Salnes. Elevage 20% foudre, 80% cuve inox, sans malo) Couleur or pâle, nez fruité sur le citron vert, la pomme granny et la pêche. Bouche tendue par une belle acidité, pas de gras, minérale et saline, où on retrouve les fruits du nez avec un côté zesté encore plus marqué. Finale sur les zestes d'agrumes et le sel, très salivante, parfait pour l'été. Un de mes albarinos préférés avec ceux de Nanclares, loin du côté très mûr et opulent que l'on croise trop souvent sur cette appellation. TB.

forjas de salnes

 

Forjas de Salnes - Finca Genoveva 2020 Vinos Atlanticos : (cépage caino. Rias Baixas) Couleur claire, nez qui fait pinot, petits fruits rouges acidulés, impession d'un légère note lactée, vanillée. Bouche qui attaque sur une acidité haute, un peu trop mordante, frais, léger en alcool (12°), peu tannique, très beau fruité. La finale est par contre assez ronde, un peu lisse, on retrouve les notes lactées, vanillées. B+.

 

 

 

Rodrigo Mendez *** - O Raio da vella DO Rias Baixas 2019 : (albarino, élevage foudres 1500L) Couleur or pâle, nez très fruité bien mûr, pêche, fruits exotiques, voire fruits surmûris type papaye, goyave. Bouche qui garde ce fruité bien mûr mais grosse acidité derrière, fond minéral, légère salinité, bel équilibre, texture agréable avec un très léger gras grâce à l'apport du foudre sans aromatique boisée. Finale assez longue, acidulée, citronnée, saline. Après un nez qui faisait craindre une certaine lourdeur c'est finalement très joli. TB.

 

 

Albamar **- Rias Baixas 2013 : (100% albarino) Couleur or pâle, nez expressif, très fruité avec de la fraise et des fruits très mûrs, voire presque trop (coing, papaye, goyave...). Bouche assez vive à l'attaque, fruité un peu moins mûr, plus d'agrumes, assez légère et très fruitée, facile à boire, il manque un brin de minéralité et de tension sur la fin de bouche à mon goût. Finale de longueur moyenne, toujours sur les fruits exotiques, la fraise, les agrumes. Un vin efficace, très consensuel, d'ailleurs la bouteille ne fait pas un pli. Attention pas mal de sulfites... Note : 15/20.

 

 

Alberto Nanclares **** - Rias Baixas Coccinella 2018 : (100% alvarinho, VV) Couleur presque translucide, nez avec des notes minérales, citron vert, zestes d'agrumes. Bouche avec un léger perlant, très fraîche, tendue et minérale, zestes d'agrumes, finale très longue et énergique, clairement saline, acidité élevée et amers nobles qui donnent envie d'y retourner, me fait presque penser à un beau riesling "trocken". Pas ultra complexe en l'état, mais d'un équilibre et d'une énergie remarquables, largement supérieur aux alvarinho des grandes maisons vite lourdauds. Le lendemain l'aromatique développe quelques fruits blancs et un peu de pêche, sans le côté perlant, très loin du riesling du coup, mais le vin a gardé sa belle finale saline. TB++.

Nanclares - Albarino Rias Baixas 2018 : couleur claire, nez pas trop exubérant pour de l’albarino, fruité, pêche, agrumes. Bouche tendue, fruitée, acidulée, acidité élevée, trame minérale dans le fond, beaucoup de salinité en finale, salivante. TB+.

Nanclares y Prieto - A Senda Vermella Rias Baixas rouge 2020 : (caino et mencia) Couleur très claire, nez petits fruits rouges, végétal, épices. Bouche très légère en alcool, beau fruité, fraîche, digeste, épicée, à peine trop végétale, mais glisse très facilement. TB.

Nanclares y Prieto (Galice), DO Rias Baixas A Graña 2021 : (domaine de 5ha bio né en 1993, 100% albariño d’environ 30ans à Sanxenxo sur sols de granit et sables. Elevage de 9mois 75% fûts de châtaigniers non neufs et 25% cuves inox)     Nez un peu timide à l’ouverture, puis se développe sur des fruits exotiques et des agrumes. Très belle bouche avec du volume, presque un peu de gras pour cet alvarinho qui voit le fût, mais il garde une grosse acidité, fruits exotiques à l’attaque, la finale est plus zestée, avec de beaux amers, très longue. Très beau vin. TB+.

 Nanclares y Prieto (Galice), Rias Baixas Dandelion 2023 (100% albarino) : une robe claire, un nez sur la pêche, voire même ananas avec l’ouverture, bouche fraîche et tendue, plus sur les agrumes, on sent l’élevage sur lies à la texture mais aussi à la finale où le caractère umami est bien présent et fait saliver. TB.

(pas de malo, tout en pergola) Dandelion 2024 nez un peu aromatique mais superbe en bouche, long, salin, frais. Tempus Viendi 2024 plus proche de l’océan mais étonnamment plus litchi, rond. Nanclares 2022 un côté un peu oxydatif, bouche saline. Paraje Mina 2024 frais, salin, tendu, top.  Soverribas 2021 beurré, un peu d’oxy, un peu plus lourd. 

Alberto Nanclares, Paraje Mina Rias Baixas 2024 : (100% albarino) Couleur très claire, nez à l'aromatique encore primaire, pomme verte, florale. Bouche très tendue, minérale et saline, qui a moins de corps et d'alcool que les mansengs. Joli vin dans un registre fraîcheur saline poussée à l'extrême.

 

 

Barco del corneta ** - verdejo 2018 VT Castilla y Leon : couleur or pâle, nez boisé vanillé marqué, fruits jaunes assez mûrs, pas vraiment de notes de lies. Bouche riche, alcooleuse, 14%, mûre, solaire, boisée, avec une finale où l’alcool ressort manquant d’acidité. B-.

 

 

6 août 2020

Frederic Cossard - Domaine de Chassorney (Saint-Romain) ***

Frederic Cossard - Bourgogne Pinot noir Le Bedeau 2016 : Couleur assez foncée pour un pinot 2016, nez un peu réduit à l'ouverture, mieux après un tour en carafe, sur la cerise, la framboise, quelques notes de rafle bien intégrés, pointe de volatile. Bouche juteuse, fruitée, pure, bonne acidité, quand même de la matire pour un générique, typée vin nature. Longueur moyenne, finale un peu plus brouillonne. B+.

 

3 août 2020

Whisky Zagat (France) **

 

Whisky Zagat (à Zagat, Ardes-sur-Couzes dans le Cézallier). Micro-production.


Goûté en 2026 (tous des 6-7ans environ)

 

Grains mêlés 53,2% (fût de Maury) : jolie texture épaisse, presque huileuse, sinon porté céréales, manque un peu de complexité, alcool moins bien intégré que les suivants.

 

Triticale malté 51,5% (fût chataignier, rebrûlé) : pas vraiment tourbé, mais plutôt fumé, un peu viandé façon Mezcal, complexe, assez fin et long, alcool bien intégré, très bon.

 

Orge tourbé 51,3% : tourbe assez légère au nez, un peu plus présente en bouche, reste assez fin et bien fait.

 

22 juillet 2020

Domaine de l'Anglore (Tavel) ****

Ancien apiculteur, Eric Pfifferling est devenu pleinement vigneron en 2002. Il travaille en bio et en "nature", produisant des vins parmi les plus recherchés du monde depuis quelques années. Les Tavel rosés sont colorés, plein de fruits, intenses. Les rouges du domaine sont eux très clairs, peu extraits, peu tanniques, des "jus de fruit", dans un style très épuré et facile à boire par leur légère sucrosité et la quasi absence de tannins. Ils peuvent présenter un peu de gaz mais rarement de plus gros défauts tant le travail à la cave est maîtrisé. 

 

Domaine de l'Anglore - Prima 2019 Vin de France : Couleur surprenante, qui n'est pas celle d'un Tavel rosé, mais plutôt d'un rouge clair avec des reflets violets. Nez réduit à l'ouverture, puis sur la cerise rouge, un peu pivoine et fleur, fruits rouges sucrés, pointe d'orange sanguine. Bouche ronde, sucrée, peu de tannins, léger perlant à l'ouverture, acidité plutôt faible, facile et gourmand, longueur moyenne, finale sucrée, qui doit encore se mettre en place, le manque de peps rend le vin vite écoeurant. Un style très particulier, il faut aimer. 2019 s'annonce compliqué dans le secteur. B.

 

L'Anglore - Les Traverses 2018 : nature parfaitement maîtrisé, juteux, fruit très pur. TB++.

 

L'Anglore - Les Traverses 2019 : couleur sombre pour Anglore, nez crème de cassis, menthol, sucre. Bouche puissante, sucrée, mûre, confiturée, lourde, décevant pour Anglore. B-.

 

L'Anglore - Véjade 2019 : dans une bonne phase, superbe nez, éclatant, bouche en finesse, jus de fruit là aussi très propre et gros plaisir immédiat. Manque un poil d'acidité en finale pour le relancer. TB+.

 

Jardin d'Orfeuil 2020 Tavel : plutôt un rouge clair, jus de fraise, floral, tannins fins, pile à point, merci PN. TB+.

 

21 juillet 2020

Soirée 2010 et 2000

René Muré - Crémant d'Alsace Grand Millésime 2010 : très belle bulle, beaucoup de finesse, de la tension, de la rondeur malgré le peu de dosage. TB+.

Hauvette - Jaspe 2010 : (roussanne, clairette) très beau nez exotique et miellé, bouche plus chaleureuse et un peu courte. B+.

Deiss - Altenberg de Bergheim 2010 : plein de fruits exotiques, pétrole légèrement, sucre bien présent parfaitement équilibré, superbe longueur, la grande classe. Le vin de la soirée. TB++.

Domnique Laurent - Morey St Denis 2010 : assez végétl, poivronne. B-.

Thillardon - Chénas Les boccards 2010 : fruits noirs, acidité élevée, sérieux, assez mûr tout en restant frais, bien fait, juste un peu trop austère. B+.

Domaine de  Boissan - Gigondas VV 2010 : puissant, confituré, pas mal d'alcool, assez simple. B.

Dupasquier - Roussette de Savoie Marestel 2010 : bouchon

Patrick Baudouin - Quart de Chaume les Zerzilles 2010 : (50cl) beau nez de pâte de coing et d'abricot, les 150gr de sucres sont bien équilibrés par une belle acidité. TB++.

Château Pajzos - Tokaji Esszencia 2000 : (50cl) Un "monstre" à 528gr de SR, à peine 4% d'alcool, sirupeux, épais, beaucoup de sucre, aromatique qui pourait faire penser à du chenin avec de la pate de coing, sans être ultra acide il reste digeste, avec une grosse ampleur. Un vin de méditation à goûter au moins une fois pour tout amateur de liquoreux. TB++.

 

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21 juillet 2020

François & Fils (Ampuis) ****

Passage au domaine où Yohann nous a fait goûter :

Condrieu Veauvignere 2018 : un Condrieu sur lequel Yohann recherche la fraîcheur, c'est en bonne voie, même si pas aussi tendu que celui de Jamet. B+.

Côte Rôtie 2018 : (assemblage Bourrier, Fongeant, Janet, une partie de Rozier. Une petite proportion de grappe entière comme toutes les cuvées)  bel équilibre, fruité, concentré, frais. TB.

Côte Rôtie Rozier 2018 : (sera embouteillé en septembre 2020) encore une pointe d'élevage, assez mûr, plus puissant que Rochins. B+.

Côte Rôtie Rochins 2018 : (idem, vinifié en parcellaire depuis 2017) très prometteur, légèrement lardé, surtout minéral, tannins fins, très long, bien dans le style de Jamet par exemple. TB++.

Côte Rôtie Rozier 2017 : élevae mieux intégré que dans le 2018, on sent le côté solaire et concentré de la parcelle. TB-.

Côte Rôtie 2019 (sur fût 400L) : très prometteur, millésime qui s'annonce mûr, pour l'instant très équilibré, tannins fins. TB+.

 

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Côte-Rôtie 2018 : coleur noire et violine, nez de syrah très violette, lardé, fumé, fruits noirs, bouche ronde, peu tannique, quelques épices et les arômes du nez, très élégant et facile mais garde quand même un peu de race avec son lardé/fumé dans le fond, finale de longueur moyenne mais qui reste fraîche, on y retourne facilement. TB.

 

François & Fils, Côte-Rôtie Rochins 2018 : (parcellaire. 3% viognier, en partie egrappé. Elevage 22 mois fûts 228 et 400L) On passe à une couleur bien plus noire, un nez plus mûr, plus solaire en 2018, confiture de fruits noirs, un peu moins sauvage. La bouche reste cependant parfaitement équilibrée, avec de la fraîcheur, beaucoup de fruits noirs, du poivre, une matière épaisse mais des tannins fins, élevage bien intégré. Déjà excellent en l’état et tout l’avenir devant lui. TB.

 

Côte-Rôtie 2021 : phase un peu lisse, sur l'élevage vanillé. B.

 

François & Fils, Côte-Rôtie 2022 : (parcelles le Bourrier, Fongeant, Janet et Rozier, en Côte Brune. 15% fûts neufs 228 et 400L. 2% viognier) Couleur sombre, nez classique de fruits noirs, violette, lardé, encore un peu d’élevage. Bouche en finesse, avec des tannins souples, déjà très accessible en l’état, sans aucune lourdeur, ni chaleur pour le millésime. TB-.

 

IGP Collines Rhodaniennes 2023 : (une parcelle à cheval Côte Rôtie/IGP haut de coteau + une parcelle de jeunes vignes de Côte Rôtie) très syrah, lardé, violette, tannins très fins, juteux, frais, ultra digeste. TB+.

 

21 juillet 2020

Jean-Claude Marsanne (Mauves) ***

Visite au domaine :

IGP Viognier les ruisseaux 2016 : un viognier plutôt frais, pas trop aromatique, bien fait. B+.

Saint-Joseph blanc 2018 : (100% marsanne) très floral, manque un peu de tension, pointe oxydative ?. B.

crozes rouge 2018 : (100% egrappé) un Crozes très frais, sur le secteur de Crozes-Hermitage, un peu maigre peut-être. B.

crozes rouge 2017 : là aussi, un Crozes très frais, qui manque un peu de rondeur et de volume. B.

saint-joseph rouge 2018 : (100% egrappé) on monte d'un cran avec plus de volume, plus de maturité, aromatique un peu lardée, tannins encore serrés en finale, prometteur. TB.

saint-joseph rouge 2017 : là aussi on garde beaucoup de fraîcheur et de minéralité, moins lardé que le précédent, plus fruits rouges, graphite, toujours ce style un peu "rustique", des vins peu marqués par le bois, avec des tannins serrés sur la finale, tout en longueur, beaucoup d'allonge. TB+.

IGP syrah 2019 (sur cuve) : cuvée pleine de fruits, gourmande, juteuse. TB.

Saint-Joseph rouge 2019 (sur fûts) : millésime prometteur, assez mûr encore, 3 fûts différents montraient une patine des tannins différentes, à voir après assemblage, mais s'annonce bien, dans l'esprit de 2018. TB.

 

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 Regoutés en bouteille, l'IGP 2019 rouge est juteux, belle fraîcheur dans le fond. Le Saint-Joseph 2017 un peu dur, à attendre.

 

17 juillet 2020

Arnaud Lambert - St Just/Brézé (Saint-Just-sur-Dive) ***

Arnaud a rejoint en 2005 son père Yves Lambert au domaine de Saint-Just, puis il a récupéré plus récemment le Châtaeu de Brézé. Il se retrouve désormais à la tête de 50 hectares (30 de blancs, 20 de rouges), entièrement en biodynamie. Autrefois très ronds et boisés, les vins s'affinent et se tendent millésime après millésime, ils gagnent aussi en profondeur grâce au beau travail à la vigne. Les entrées de gamme, au rapport q/p exceptionnel pour Brézé sont pleines de fraîcheur et de minéralité, les cuvées haut de gamme sont encore un peu marquées par des élevages appuyés.

 

 

Arnaud Lambert - Saumur blanc (Brézé) Lieu-dit Clos de Midi 2019 : Couleur très claire, nez de poire, citron, fruits blancs, encore un peu fermentaire, mais quelques semaines supplémentaires en bouteille devraient y remédier. Bouche avec une grosse tension, citron et poire, amers nobles et finale minérale salivante, assez longue. Une pointe d'alcool pour chipoter. Mais joli vin, surtout pour 12€. Un domaine à suivre tant il a progressé depuis l'arrivée d'Arnaud... TB.

 

Clos de midi 2021 : un peu plus simple, sur la poire, fruité. TB-.

 

A. Lambert - Saumur blanc (Brézé) Clos David 2017 : couleur dorée, nez agrumes, poire, coing, miel, assez classique. Bouche très pure, très tendue, minérale, finale très longue, saline. TB+.

 

A. Lambert - Saumur blanc Brézé Bourguenne domaine de St Just 2017 : couleur or foncé, un peu d'élevage vanillé, beaucoup de poire belle tension, du gras, finale un peu caramélisée. B+.

 

A. Lambert - Saumur-Champigny cuvée Yves Lambert 2019 : couleur rubis, nez de fruits rouges, pas de notes végétales, plutôt cerise. Bouche légère, fruitée, peu de tannins, facile, propre, longueur moyenne mais on reste sur du fruit croquant et frais. Bon rapport q/p (10€). B+.

 

Yves Lambert 2020 : attaque juteuse mais finale sur la souris. A regoûter sur d'autres bouteilles...

 

Arnaud Lambert, Saumur-Champigny Montée des Roches 2020 : pour le St-Nectaire on revient à un vin plus sombre en couleur, mais plus frais, avec des notes de cassis, un peu de poivron au nez. La bouche est finalement assez mûre et fine, avec des tannins soyeux, une finale qui reste fraîche, ça semble déjà prêt à boire. Il réussit finalement très bien à passer derrière le Monte Bianco, ce qui n’allait pas de soi. TB.

 

Arnaud Lambert - Saumur rouge Yves Lambert 2022 : réduction et poivron. B-.

 

Crémant de Loire : sur la tension, joli fruité poire agrumes. B+.

 

Les parcelles Chenin 2023 ? : chenin aromatique, frais, léger, facile. B.

 

Brézé Midi 2023 : léger gras/beurré sur ce millésime, du volume pour 2023 tout en restant frais, pas trop d'alcool et bonne acidité. TB.

 

Arnaud Lambert, Saumur blanc Les perrières 2022 : (100% chenin) Couleur claire, nez très citron, agrumes, un peu de pomme au four, élevage discret, la bouche est tendue, très salivante, sensation minérale, elle semble manquer un peu de corps et de puissance pour un chardonnay. Un vin très élégant qui a été globalement identifié. TB+.

 

 

Visite au domaine

Les parcelles 2023 : (à St Cyr, cuve) léger, facile, manque un poil de tension (cuve)

Midi 2024 : (à Brézé. cuve) joli millésime, surtout en blanc, ici le vin est mûr, pas particulièrement acide, plutôt floral assez rond et facile, quand même un beau volume.

Perrières 2023 : (à St Cyr, fût) encore marqué par l'élevage, vanillé, beurré.

Yves Lambert 2023 : (à St Cyr, cuve) léger, floral, fruits rouges, peu tannique, facile à boire, efficace.

Mazurique 2023 : (à Brézé, cuve) plus fruits noirs, plus "cabernet", tannins fins.

Montée roches 2021 : (à St Cyr, fût) pile à point, joli grain de tannins, fin, joli fruité, pas trop végétal.

 

 

 

GT 2014

 

Château de Brézé 

Saumur blanc clos David 2012 : sur la poire, assez tendu, brioché, léger boisé, facile, prêt à boire. B.

 

 

Domaine de St Just (Yves Lambert) 

Saumur blanc coulée de St Cyr 2011 : très tendu, plus boisé que Clos David, brioché aussi, plus citronné, à attendre. B.

 

16 juillet 2020

Clos des Grillons (Rochefort-du-Gard) **** et Clos Bellane (Valréas) ***

 

Ancien professeur d'histoire, Nicolas Renaud quitte l'éducation nationale en 2006 pour vivre de sa passion. Le domaine grandit petit à petit et atteint aujourd'hui 14ha. Eleve d'Eric Pfifferling (domaine de l'Anglore), il travaille en biodynamie et vinifie avec des doses très faibles de SO2.

 

 

Clos des Grillons (Nicolas Renaud) **** - Calcaires 2019 Vin de France : (95% grenache, 5% cinsault) Couleur rosée, nez sur l'orange sanguine, la fraise, la pâte d'amande, la rose, fait penser à un rosé légèrement sucré. La bouche est plus décevante, assez sucrée, manque de peps et de fraîcheur, vite écoeurante, avec une amertume élevée en finale. B-.

 

 

Oeillets rouge 2018 : (grenache) Beaucoup de gaz à l'ouverture, couleur rubis un peu trouble, nez plein de fruits rouges, petite volatile, floral/végétal (grappe entière ?). Bouche légère en alcool, bonne acidité, pas trop de sucrosité, propre, assez simple, mais digeste facile à boire. TB.

 

Pointue 2023 : (grenache + 8 autres) tout juste mis en bouteille, encore un peu de gaz, a besoin de quelques mois pour se mettre en place, très beau fruité, assez coloré pour Grillons, moins infusé que d'autres millésimes mais reste frais et équilibré. TB.

 

Esprit Libre 2023 : rosé clair muscat-cinsault, équilibre d'un blanc avec une belle acidité, joli volume en même temps et de la longueur, fruité sans être trop aromatique. Besoin de dégazer à peine à l'ouverture, à boire assez vite (souris qui peut arriver si très longue aération). TB.

 

Calcaires blanc 2023 : blanc aromatique, floral, arlequin, anisé, bouche vive, bonne acidité, reste assez frais sans trop d'alcool, juste un peu trop aromatique en l'état sur le côté exubérant de la jeunesse. B+. Quelques mois plus tard, aromatique, pas d'acidité, très amande, pomme blette. B.

 

Tavel 2023 : rosé foncé, qui sent la grenadine, la fraise, un peu de gaz à l'ouverture mais part vite, très propre ensuite. La bouche est haute en alcool (14%), pas une haute acidité, à boire assez frais, le fuité exubérant le rattrape bien. B+.

 

Une île 2025 : (mourvèdre) entre rosé foncé et rouge très clair, avec une robe un peu orangée aussi. Joli nez dès l'ouverture, une touche bonbon arlequin, rose, beaucoup d'orange sanguine, marmelade. Bouche plutôt esprit rosé, peu tannique, mais quand même du corps, de la puissance, à servir assez frais, un peu d'épices, un vin un peu OVNI mais très bien maîtrisé, bon équilibre entre fraîcheur et caractère. A boire vite après ouverture par contre. TB.

 

 

 

 

Clos Bellane

 

Côtes du Rhône Valréas Pureté 400 2018 : (100% grenache, en altitude, autour des 400m, réalisée uniquement lorsque le millésime le permet) Couleur grenat, nez bien typé grenache, garrigue, fruits rouges, épices. Bouche avec de la puissance, une acidité élevée, pas très dense pour un grenache mais plutôt demi-corps, avec des tannins qui serrent un peu et allongent la finale. Beaucoup de fraîcheur, même un peu d'austérité, le fruité manque un poil d'éclat en bouche. C'est mieux après une bonne ouverture. Ca reste une belle interprétation de Valréas, bien plus en fraîcheur que le reste de l'appellation. Il peut encore vieillir. TB.

 

29 juin 2020

Matthiasson (Etats-Unis) ***

Matthiasson - Linda Vista Chardonnay Napa Valley 2017 : (domaine créé en 2003, membre du IPOB, démarche bio avec un côté expérimental, quelques cépages rares pour la Napa comme le refosco ou la ribolla travaillée en vin orange. Linda Vista est la plus grande parcelle du domaine, à côté du chai, au sud-ouest de Napa, elle profite de l'air frais de la baie de San Pablo. Vignes d'environ 25ans, rachetée à Beringer, certifié bio et non irrigué. Elevé en barriques usagées. 12% alcool. Environ 30€) 

Couleur or pâle, nez expressif sur le beurre frais, les fruits jaunes, l'ananas, pas de boisé ressenti, me fait de suite penser à un Chablis mûr à la Moreau-Naudet ou à un vin du Mâconnais. Bouche vive et tendue, moins beurrée que le nez, sur des fruits jaunes bien mûrs et des fruits exotiques, peu d'alcool. Finale de longueur moyenne où on retrouve le beurré bien marqué, salivante, avec de l'acidité et une légère amertume rafraîchissante. Plutôt simple mais très digeste et facile à boire. Bien plus proche de ce qu'on fait en France que du stéréotype du chardonnay de Napa. Bon rapport q/p à l'échelle américaine. TB-.

matthiasson linda vista 2017

 

 

Hanzell **** - Sonoma Valley Chardonnay 2016 : (Vieux domaine créé dans les années 1950, propriétaire de ses vignes, spécialisé dans le chardonnay et le pinot noir. Parcelles De Brye, Zellerbach, Ramos, Day et Ambassador 1953, sols volcaniques et argileux. Elevage 2/3 en cuves sans malo et 1/3 en barriques. 14% d'alcool) Couleur or pâle, nez expessif, de fleurs blanches (camomille, chèvrefeuille) de fruits jaunes, léger beurré, élevage discret et déjà bien intégré. Bouche avec beaucoup de tension, fruité pas trop mûr, les 14% ne se sentent pas, léger gras par dessus, bel équilibre, finale longue, sur le citron confit, salivante avec une grosse acidité, surtout le premier jour. Très beau chardonnay, pas trop lourd ni trop boisé, qui donne surtout l'impression d'avoir un gros potentiel au vieillissement. De loins le plus prometteur des chardonnays californien. TB+.

 

22 juin 2020

Soirée Californie et mouvement IPOB

Le mouvement IPOB

rajatt parr jasmine hirsch

 

Le "mouvement" IPOB, In Pursuit of balance ("A la recherche de l'équilibre") est né en 2011 grâce à Rajat Parr et Jasmine Hirsch. Le premer est le "wine director" des restaurants Michael Minna à San Francisco et co-gérant des domaines Sandhi, Domaine de la Côte, Evening Land.... La seconde est la fille de David Hirsch, le plus célèbre "grape grower" américain, elle vinifie désormais au domaine Hirsch. Le mouvement IPOB est parti d'une conférence dans laquelle Rajat Parr disait que pour trouver l'équilibre, les vins californiens devaient désormais avoir moins d'alcool et plus d'acidité. Il a ensuite été rejoint par d'autres vignerons qui partagent la même philosophie. S'il n'y a pas de règles précises, on remarque tout de même une philosophie commune : moins d'alcool, moins de sucre, plus de fraîcheur, le pinot noir et le chardonnay sont majoritaires, le travail est souvent bio et biodynamiques, le parcellaire et le vin de terroir ("sense of place") est mis en avant, les boisés sont moins marqués, les extractions moins poussés, les vins plus digestes et plus vite prêts à boire. La plupart des vignerons sont passés par la Bourgogne qui est vraiment la région qui sert de modèle. Si certains vignerons s'occupent de leurs propres vignes, on reste majoritairement dans une culture où le "grape grower" (le jardinier) n'est pas le même que le "wine maker" (le cuisinier). Chacun son job !

 

En 2016, 36 domaines faisaient partie de ce mouvement. S'il n'y a pas de règles, il existe tout de même un comité de dégustation pour y entrer. On remarque que certains domaines qui ont la même philosophie n'en font pas officiellement partie. Il faut avoir conscience que sur l'ensemble de la Californie, c'est un mouvement encore très marginal, en avance sur son temps. 

  • Au Bon Climat Winery
  • Big Basin Vineyards
  • Calera Wine Company
  • Ceritas
  • Chanin Wine Company
  • Cobb Wines
  • Copain Wines
  • Domaine de la Côte
  • Drew Family Cellars
  • Failla
  • Hanzell Vineyards
  • Hirsch Vineyards
  • Knez Winery
  • Kutch Wines
  • LaRue Wines
  • LIOCO
  • Liquid Farm
  • Littorai Wines
  • LUTUM Wines
  • Matthiasson Family Vineyards
  • Mignanelli Winery
  • Mindego Ridge
  • Mount Eden Vineyards
  • Native9 Wines
  • Ojai Vineyard
  • Poe Wines
  • Presqu’ile Winery
  • Red Car
  • Sandhi Wines
  • Small Vines Wines
  • Thomas Fogarty Winery
  • Twomey Cellars
  • Tyler Winery
  • Varner
  • Wenzlau Vineyard
  • Wind Gap Wines

 

Les vins sont principalement situés dans les zones les plus fraîches, là où le brouillard est le plus important, le fameux "Morning fog" : Sonoma County (avec les AVA Sonoma Coast et Russian River) et plus récemment Santa Barbara County (avec l'AVA Santa Rita Hills). Pour donner un ordre d'idée, les premiers vins de la dégustation sont tous aux alentours de 13% d'alcool.

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La dégustation commençait par 7 pinots noirs de jeunes domaines (en comptant Williams Selyem certes plus ancien mais longtemps considéré comme en avance sur son temps) comparés à deux vins plus "old school". Idem ensuite pour les blancs avec un chardonnay IPOB opposé à des chardonnays à l'ancienne. Tous les vins ont été ouverts à midi pour le soir, sans carafage, dégustés en Zalto Universal.

 

 

1 - Anthill Farms, pinot noir 2016 AVA Sonoma Coast (Sonoma County)

Domine créé en 2003 par David Low, Anthony Filiberti et Webster Marquez (3 anciens de chez Williams Selyem). Principalement de l’achat de raisins. « Les raisins proviennent de deux des parties les plus fraîches et les plus côtières de cette appellation : la côte basse, à l'ouest de Sébastopol, au bord du Petaluma Gap ; et la haute côte, la première ou la deuxième crête intérieure des océans plus au nord. Ces sites sont unis par l'influence directe de l'air marin frais du Pacifique, retardant la maturation jusqu'en octobre. » Sols majoritairement sables et argiles. Environ 30% grappes entières.

Couleur rubis foncé, nez très expressif plein de fruits rouges légèrement confiturés. La bouche est très facile, ronde, fruitée, un peu sucrée, peu de tannins, une petite pointe d’orangette sur la finale. Un vin gourmand, mais auquel il manque la fraîcheur et la profondeur par rapport aux parcellaires du domaine. B+.

anthill farms

 

 

2 - Littorai, The Pivot pinot noir 2016 AVA Sonoma Coast (Sonoma County)

Créé en 1993 par Heidi et Ted Lemon (qui vinifiait chez Roulot fin 1980’s…). Ferme autosuffisante et biodynamie. Une partie de vignes « domaine », une partie d’achat de raisins, à Hirsch notamment. Vins de terroirs : « sense of place ». The Pivot : parcelle de 1,5 hectares à côté du domaine, vignes plantées en 2004. Sols de grès marins, argiles et sables. 16mois fûts de chêne français, environ 25% neufs et 20% grappes entières.

Une robe très claire, très beau nez plutôt expressif, sur la cerise, la framboise, la rose, élevage bien intégré. Bouche avec beaucoup de fruit, de fraîcheur, une vraie trame minérale dans le fond. Quelques petits tannins qui allongent encore plus ce vin. Très belle longueur. Beaucoup d’élégance, dans un style très bourguignon. Largement au niveau d’un bon premier cru de Côte de Nuits. TB++.

littorai pivot 2016

 

 

3 - Failla, Lola pinot noir 2015 AVA Sonoma Coast (Sonoma County)

Créé en 1998, une partie « domaine » en bio, une partie d’achat de raisins. Lola : parcelle sur la partie la plus proche de Petaluma Gap. Sols d’argiles lourdes et limons. 20% vendanges entières, environ 15% fûts neufs français.

Couleur à peine plus sombre, on revient sur un vin proche du Anthill Farms, très gourmand, facile, boisé à peine plus marqué même si ça reste léger. Bouche un peu trop sucrée, avec de l’orangette là aussi et un peu plus d’amertume en finale. Ca manque un peu de tension. Le millésime chaud n’aide probablement pas. B.

failla

 

 

 

4 - Domaine de la Côte, Bloom’s field 2016 AVA Sta. Rita Hills (Santa Barbara County)

Créé par Rajat Parr et Sashi Moorman, vignes plantées en 2007, premier millésime en 2012. Domaine de 16 hectares, bio, tout en « propriété ». Philosophie du parcellaire et du « add nothing, take nothing away ». Bloom’s field : 3 hectares. Sols avec un peu de schistes et de fer. 100% grappe entière, environ 40% de fûts neufs.

Couleur très sombre pour un pinot, premier nez plutôt désagréable, légèrement animal et surtout marqué par un boisé toasté. Mieux en bouche, légèrement toasté, grosse matière, fruits noirs, cerises, olives, presque anchois, bonne acidité dans le fond qui permet de maintenir un certain équilibre. Belle longueur, mais ça ne fait pas dans la finesse. Le vin possède un gros caractère : il divise et fait beaucoup parler, il met une « vraie baffe » à certains, d’autres le trouvent vite écœurant. On a l’impression que par rapport aux autres nous ne sommes pas tout à fait dans le « add nothing »…  l’extraction est poussée, le boisé aussi, même si en effet il n’y a pas trop d’alcool et une bonne acidité. Il faudrait goûter d’autres vins du secteur pour en tirer des conclusions. A voir au vieillissement aussi. TB-.

domaine de la cote

 

 

5 - Williams Selyem, Westside road neighbors pinot noir 2013 AVA Russian River (Sonoma County)

La légende du pinot noir américain ! Créé en 1980 par Burt Williams et Ed Selyem, d’abord des vins de garage. Achat de raisins aux meilleurs « grape growers » Rochioli, Allen, Hirsch, … Domaine racheté par Dyson en 1998.  2001 une vingtaine d’hectares « domaines » sont plantés. 2013 Jeff Mangahas succède à Bob Cabral comme winemaker. Westside road neighbors = une partie de raisins achetés aux « voisins » Allen, Bacigalupi, Bucher, Flax, Rochioli Riverblock + des raisins « Williams Selyem Estate ». Elevage 14mois, 60% fûts neufs (François frères). 10-20% grappe entière en moyenne.

Robe plutôt sombre, un nez plus fermé que les autres, qu’il faut aller chercher, plutôt orienté fruits noirs, un peu de cuir, plus sérieux, moins éclatant, élevage parfaitement fondu. Ca se confirme en bouche : le vin fait plus sérieux et plus austère que les autres, taillé pour la garde, très grosse matière (probablement un gros tri sur ce millésime « généreux ») superbe acidité dans le fond. L’équilibre est parfait mais on sent que le vin ne veut pas se livrer complètement au niveau aromatique, beaucoup de longueur. Le vin qui a le plus gros potentiel dans le temps, mais pas le meilleur ce soir-là. Peut-être difficile pour lui de passer dans une série de jeunes pinots « éclatants » conçus pour être bus jeunes pour la plupart. TB+.

williams selyem westside road 2013

 

 

6 - Hirsch, San Andreas fault pinot noir 2014 AVA Sonoma Coast (Sonoma County)

Domaine créé et planté par David Hirsch en 1979. Vente de raisins, « Hirsch Vineyards » à Littorai, Williams Selyem, Kistler, Failla… Puis en 2002, premier millésime vinifié par David puis par sa fille Jasmine Hirsch. 2014 : les 72 acres (=30 hectares) sont certifiés biodynamie. San Andreas Fault : cuvée d’assemblage, la plus représentative du domaine, une trentaine de parcelles, sols divers. Air frais provenant de la faille de San Andreas, quelques centaines de mètres au sud.  Environ 10% grappe entière. Elevage environ 18mois fûts français, dont 30% fûts neufs.

Robe très claire, nez assez ouvert, tout en élégance, framboise, rose, fraise. Bouche en dentelle, qui ne met pas une claque mais où tout est à la bonne place, pas très épaisse, très fraîche, fruitée, peu tannique, belle trame minérale derrière, peu d’alcool, très bourguignon lui aussi. Bonne longueur. Semble prêt à boire. TB++.

hirsch

 

 

 

7 - Rhys, Horseshoe vineyard pinot noir 2010 AVA Sta. Cruz Mountains (Santa Cruz County)

Domaine créé et planté en 1995 par Kevin Harvey. Premier millésime en 2003. Biodynamie et parcellaire. Horseshoe vineyard : schistes de Monterey. Parcelle de 7 hectares dont 4,5hectares de pinot. Environ 25% grappe entière. Fûts français 40% neufs environ.

Une couleur assez claire mais très évoluée, presque rouille. Un nez qui tranche avec tout le reste, très marqué pot-pourri, orange sanguine, anchois, cuir, le nom de « Reynaud » est très vite évoqué. La bouche est dans le même registre, assez évoluée mais très classe, fraîche, peu d’alcool, saline, fruitée, très marqué pot-pourri encore, rose fânée, une aromatique assez sudiste mais un équilibre très « nordiste » qui donne au final un vin complexe, élégant et gourmand à la fois, sur lequel on a envie de revenir sans cesse. Un grand vin là aussi. TB++.

rhys horseshoe pinot 2010

 

 

 

8 - Bonny Doon, Cigare volant rouge 2010

Créé en 1983 par Randall Grahm. « Rhône blend » Grenache, syrah, mourvèdre, carignan, cinsault. Raisins provenant principalement de Santa Cruz.

La couleur reste plutôt claire, peu évoluée. Le nez fait très grenache, fraise sucrée, épices du souk, menthol, orangette. Bouche pas trop alcooleuse, fruitée, assez sucrée, peu de tannins, encore jeune. Longueur moyenne. Pas mal fait même si le côté sucré écoeure assez vite. B+.

 

(Bonny Doon (Californie), Cigare Volant Central Coast 2010 : (regoûté en 2025) Couleur à peine plus foncée que les vins précédents, début d'évolution tuilé. Le nez fait hésiter entre grenache façon Châteauneuf avec des notes de cacao que n'avaient pas les précédents, mais il y a aussi un côté viande fumé et des fruits noirs plus typés syrah. La bouche est très ronde, très gourmande, pile à point, un fruité très mûr et légèrement sucré, mais une bonne acidité et assez peu d'alcool (13,2%) par rapport au Rhône sud. Tout le monde hésite, personne n'a vraiment tort ou raison. Très joli vin, pile à point. Merci Olivier. TB+.

 

 

 

9 - Shafer, One Point five cabernet sauvignon 2009 AVA Stag’s Leap District (Napa County)

Domaine créé en 1972.  209 acres (= 85 hectares) One point five : cuvée créée en 2007. 100% cabernet sauvignon. Sols volcaniques, 20 mois d’élevage, 100% fûts neufs français. 2 Vineyards : Hillside estate et borderline.

Couleur noire comme l’encre, nez de confiture de cassis, vanille, coco, élevage encore bien présent, un peu de menthol derrière. Bouche puissante, boisée, confiturée, très bodybuildée, avec une finale très lourde sur l’alcool, où les 15,3% se sentent bien. On frôle le 100/100 Parker. Un vin d’une autre époque, où il parait bien impossible de finir son verre pour nos palais habitués à un autre style. Moyen.

 

(Shafer  :  Cabernet sauvignon TD9 assemblage 2022 très boisé, pas de tanins, très confituré, bof.)

 

soiree ipob

 

 

 

 Les Blancs

 

10 - Sandhi wines, Rita’s crown chardonnay 2014 AVA Sta. Rita Hills (Santa Barbara County)

Domaine créé en 2010 par Rajat Parr, « wine director » de Michael Mina Restaurants, et Sashi Moorman. Majeure partie en « négoce », et biodynamie. Rita’s Crown (couronne de Santa Rita) est située à la plus haute altitude de la région, de 600 à 1 000 pieds (=300m). Les sols de sables et de diatomées pures = coquillages fossilisés, caractéristiques de l'appellation, qui apportent la minéralité.

Couleur dorée, nez très marqué par l'autolyse (réduction bourguignonne, ou élevage sur lies sans oxygénation), ça sent l'allumette dans toute la pièce, on a du mal à trouver autre chose. En bouche on comprend mieux l'intérêt de cette vinification, très grosse énergie, c'est tendu, grosse longueur, parti pour durer longtemps, pas de gras, pas de beurré. On est exactement dans ce que l'on voit apparaître de plus en plus en Côte de Beaune. Il faut vraiment aimer ce parti pris. Certains ont adoré, d'autres détesté. TB-.

sandhi ritas crown

 

 

 

11 - Paul Hobbs, chardonnay 2016 AVA Russian River (Sonoma County)

Domaine créé en 1991 à Sebastopol.  Assemblage de parcelles sur des sols de sables, argiles, loess. Elevage 10mois fûts, 45% fûts neufs français.

Couleur or pâle, nez plus élégant sur l'ananas, les fruits jaunes bien mûrs, un léger beurré, à peine vanillé. Ca se gâte en bouche où le vn fait très rond, peu d'acidité, l'alcool se sent vite. Dès que le vin se réchauffe, l'élevage se fait trop présent, avec une finale amère et alcooleuse. B-.

 

 

12 - Wente Morning fog chardonnay 2012 (Livermore Valley)

Un vin très coloré, qui sent le beurre rance, le caramel, des notes oxydées. Une bouteille peut-être mal conservée.

 

 

13 - Kistler, Chardonnay Les Noisetiers 2008 AVA Sonoma Coast (Sonoma County)

Couleur très dorée aussi. Le nez fait très beurré, caramel, noisette, vanille, praliné, on sent que c'est fatigué. La bouche confirme, très grasse et très ronde, plus beaucoup d'acidité, finale uniquement sur l'alcool. Là aussi, la personne qui a apporté la bouteille nous dit qu'elle a mal vieilli, d'autres ont mieux goûté. 

 

 

Bonus

14 - Marimar Estate, San Miguel Vineyard Albarino 2017 Russian River Valley

Couleur presque translucide, nez plein de fruits, pêche, fruits exotiques, presque un côté muscaté. Bouche fraîche, légère, un peu perlante, un côté riesling mosellan. Assez court, mais très facile à boire. B+.

soiree ipob blanc

 

 

 

Quelques pistes de conclusion : le niveau des pinots noirs a épaté tout le monde. Si deux d'entre eux avaient une sucrosité un peu trop marquée, quatre vins rivalisent sans problème avec de très grands Bourgognes. S'il fallait vraiment comparer avec des domaines connus (nous avons eu le débat en fin de soirée) je dirais que Hirsch a le côté presque évanescent d'un Fourrier ou d'un Rousseau, Littorai un peu plus sérieux à la Roumier, Williams Selyem taillé pour la garde (à la Cathiard ?) et Rhys dans un style pas du tout bourguignon, ce soir-là en tout cas. Seul le domaine de la Côte a montré un boisé un peu trop imposant. S'ils rivalisent avec les vins français niveau qualité, ils sont généralement encore plus chers malheureusement (30€ pour Anthill, 50€ Failla, 65€ Hirsch et domaine de la Côte, 90€ Littorai, 150€ environ Rhys et Williams Selyem). C'est pas en Californie qu'on trouvera des bonnes affaires...

Les vins sont souvent apparus comme faciles à boire dans la jeunesse, travaillés pour cela (probablement une question de public auquel ils sont destinés, peut-être aussi une question de climat qui apporte vite rondeur et sucrosité). On peut du coup se poser la question de l'intérêt de la garde pour pas mal d'entre eux.   

Les IPOBs semblent avoir compris que lorsqu'on monte en gamme, en passant du village aux parcellaires, les vins ne doivent pas forcément gagner en corpulence mais plutôt en profondeur : chose rare dans le monde...

Les vignes sont parfois très jeunes, le potentiel d'amélioration est donc particulièrement important.

Les chardonnays ont déçu, nous avons eu le choix entre les deux extrêmes : des vins trop boisés, lourds et trop "oxygénés" ou un vin trop "réduit" a contrario. Un juste milieu serait l'idéal... Il aurait fallu un panel plus grand pour en tirer des conclusions. Je me fais tout de même la réflexion que les terroirs (sableux, limoneux, argileux) manquent peut-être d'un peu de "caillou" dans l'ensemble pour donner de grands chardonnays, surtout dans une région solaire comme la Californie. Mais je compte bien poursuivre mes recherches...

 

 

Les vins sont souvent difficiles à trouver. Quelques pistes tout de même : les Littorai sont disponibles chez Délices des Terroirs. Hirsch, Domaine de la Côte, Sandhi, Anthill, Failla sont importés en Italie par Sun Import et donc trouvables sur certains sites italiens. Pour Rhys et Williams Selyem c'est malheureusement introuvable hors USA ou UK à la limite.

 

Le IPOB est officiellement terminé (https://punchdrink.com/articles/what-the-end-of-ipob-means-for-ca-wine-culture-wars/) mais nul doute que leur philosophie va perdurer tant la communication de Rajat Parr et Jasmine Hirsch a fait d'émules.

 

 

Les derniers millésimes à Sonoma

2017 : compliqué, très chaleureux.

2016 : (année d’inondations) très belle année, pas trop chaud en août, plus de fraîcheur que les millésimes précédents.

2015 : (année d’incendie) bon millésime, petits volumes, vins plutôt chauds et tanniques, comme en Europe.

2014 : gros volumes, plutôt un bon millésime classique.

2013 : gros volumes, idem.

 

 

Merci à tous ceux qui ont tenu jusqu'ici ! Prochaine étape : les jeunes Australiens !

 

10 juin 2020

Clos Lalfert (La Boissière) ***

Clos Lalfert - Vin de France blanc 2018 : tout juste mis en bouteille, pas tout à fait en place, un peu fermentaire, pas de boisé ressenti, un côté miel, tilleul, abricot. Bouche pas très grasse, qui manque d'un peu de tension, à peine miellé et florale, finale un peu courte, mais sans lourdeur. A regouter dans quelques mois.

 

Vin de France rouge 2018 : encore sombre et violet. Superbe nez, bien typé syrah, violette et belles notes de pivoine, à peine lardé, olive, fruits noirs. Belle texture en bouche, fraiche, florale, fruitée, pure et gourmande, assez longue. TB+.

 

Rouge 2020 : grosse souris, imbuvable. A l'évier...

 

 

10 juin 2020

JJ Confuron (Premeaux) ***

JJ Confuron - Nuits-St-Georges Les Fleurières 2017 : Couleur foncée, le nez ne pinote pas vraiment, fruité plutôt noir, mûre, cerise, épices, un côté végétal noble, pas de boisé ressenti. Bouche sérieuse, avec des tannins encore un peu serrés, moins le lendemain, fruit, épice, grosse acidité à l'ouverture, peu voire pas boisé, joli fond, mais on sent que le vin a besoin de se détendre. Finale de belle longueur pour un village, prometteuse. Un vin sérieux, avec du fond, à carafer ou à attendre quelques années dans l'idéal. TB.

 

Fleurières 2014 : semble plus serré que le 2017, encore un peu dur. B+.

 

Côtes de Nuits villages blanc La Montagne 2016 : pas de gras, pas de boisé, un côté pomme, noisette, assez plat, pointe grillée, finale limite oxydative. A voir même si ce n'est pas un défaut de bouteille... B-.