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Mon carnet Vin

15 avril 2019

Soirée Côte d'or

A&P De Villaine St Aubin 1er cru Les Perrières 2015 : élevage discret, style tendu avec un beau volume, une pointe d'alcool en finale, probablement encore un peu jeune. B+.

Ramonet Chassagne-Montrachet 1er cru Ruchottes 2016 : pas forcémént très boisé ni très gras pour un jeune Ramonet, mais aromatique fermé et gros manque de tension. Le vin goutait mieux à l'ouverture juste avant le trajet et un peu mieux le lendemain aussi. Décevant en l'état, mais à revoir dans quelques années. B.

Domaine des Soulié IGP Monts de la Grage Le secret de Rémy 2016 : (chenin, clairette, vermentino, grenache gris) Nez sur le grillé, la cacahuète, la poire, bouche tendue, grillée, assez longue. Grande surprise à la découverte de l'étiquette pour cet excellent vin qui pourrait faire penser à Roulot, Leflaive... que je n'aurais jamais mis dans le Languedoc. Le meilleur blanc de la série. TB.

Leflaive Puligny-Montrachet 2010 : robe dorée, nez bien beurré, touche de caramel. Bouche grasse, épaisse, beurrée, fruits jaunes, mais manquant un peu de tension, que je voyais plutôt sur 2009. Loin d'être mauvais, mais on attend un peu plus d'un Leflaive 2010. B+.

 

Heureusement, on va se rattraper avec les rouges...

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David Duband Morey 1er cru Clos Sorbé 2015 : couleur sombre, nez fruits noirs, un peu lardé/fumé, m'évoque une syrah, bouche fraîche, juteuse, pointe d'élevage en finale pour chipoter, mais quand même un gros plaisir sur ce premier rouge, pourtant encore tout jeune. TB+.

De Courcel Pommard Vaumuriens 2013 : couleur bien plus claire, fruits rouges, notes d'évolution, un peu de végétal. Bouche austère, stricte, un peu verte, belle fraîcheur et plutôt une bonne longueur. A attendre encore. B+.

Ponsot Gevrey-Chambertin Cuvée de l’abeille 2012 : très clair, nez de fraise et de rose, bouche toute en dentelle, légère, pleine de fruit, d'une grande buvabilité, ne fait pas du tout Gevrey ni 2012 sur le papier, grande élégance. Petit coup de coeur. TB+.

Amiot-Servelle Chambolle 1er cru Les Amoureuses 2010 : un peu plus de couleur, fruits rouges et noirs, rose là aussi, bouche en dentelle, peu de tannins, mais bien plus épaisse que le précédent, plus longue aussi, même si l'aromatique est un peu moins expressive. Déjà un gros plaisir et un potentiel énorme pour ce vin. TB++.

Echezeaux 2013 pour la St Vincent de Flagey : (assemblage des Echezeaux de presque tous les producteurs, dont une bonne partie DRC, vinifié par Méo-Camuzet) Plus sombre, plus marqué fruits noirs, tannins un peu plus présents, très belle matière là aussi, moins en finesse, gros potentiel, mais un poil moins de plaisir en l'état, à attendre, peut-être plus que les autres. Mais il faut dire qu'il a été ouvert/carafé juste avant d'être servi alors que les autres vins ont été ouverts la veille. TB+.

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Méo-Camuzet Vosne Romanée 1er cru Les Chaumes 2010 : peut-être la synthèse du Ponsot et des Amoureuses, aromatique ouverte sur les fruits rouges, la rose, bouche avec une grosse matière, tannins soyeux, fraîcheur et longueur. TB++.

Lecheneaut NsG Damodes 2008 : bouchonné.

Mugnier NsG 1er cru Clos de la Maréchale 2010 : Ouvert juste avant service pour remplacer le Lecheneaut, grosse réduction, étrange chez Mugnier, bouche pas nette, (goût de souris ?). On me dit à l'oreillette que le vin se présentait bien mieux le lendemain. Dommage, j'aurais aimé le goûter dans des conditions optimales. Mais qui aurait pu penser qu'un Mugnier 2010 serait aussi réduit ? A retenter...

De Montille Volnay 1er cru Mitans 2008 : Couleur claire, à peine évoluée, nez de petits fruits rouges, réglisse, une pointe d'évolution. Bouche légère, en dentelle, pas mal de fruit et une pointe de tertiaire, un peu moins long et moins épais que le Chambolle ou que les Vosne. TB+.

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La Vougeraie Vougeot blanc 1er cru Le Clos blanc 2005 : couleur dorée, nez beurré, boisé, vanillé. Bouche puissante, grasse, beurrée, qqui manque de tension, trop sur l'opulence. B.

Lafarge Meursault 2002 : couleur or profond, nez sur le caramel, le beurre, la noisette. Bouche molle, sur le caramel, fatiguée. B-.

Auvenay Meursault Narvaux 2003 : pour rattraper la mauvaise série de blanc, notre hôte rajoute une bouteille mystère ! Couleur dorée, nez à peine grillé/soufré, plein de miel, de fruits jaunes, léger beurré, notes florales. Bouche grasse, matière énorme, pas une grande tension mais pas d'excès d'alcool non plus, un 2003 bien géré, finale de longueur hors-norme. Merci ! TB++.

Champagne Jacquesson 736DT : champagne très sec, tendu, puissant, vineux, pour la gastronomie, bulle fine, belle longueur. TB.

Chartreuse Reine des liqueurs 2011 43% : très belle version, avec une finale plus longue et poivrée par rapport à la jaune classique. TB.

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13 avril 2019

Domaine des Marnes Blanches (Sainte-Agnès) ****

Pauline et Géraud Fromont ont repris en 2006 12 hectares (dont 9 de blanc) dans le Sud-Revermont, qu'ils travaillent en bio. Les blancs se veulent purs, peu boisés, proches du terroir, les rouges sont infusés, très légers en alcool, parfois un peu réduits ou perlants à l'ouverture, mais toujours d'une grande pureté de fruit.

 

 

Domaine des Marnes Blanches - Côtes du Jura Poulsard 2018 : Couleur rubis très clair, infusée, nez de petits fruits rouges, griotte, groseille, pivoine, très élégant. Bouche toute en fruit, légère, peu tannique, sur les arômes du nez, très fraîche, peu d'alcool (11%), gouleyante, très facile à boire. Finale assez courte, mais on y retourne facilement. Superbe vin de soif. Note : 15/20.

 

Côtes du Jura Pinot Noir 2018 : comme le poulsard, couleur très claire, nez de groseille, cranberry, framboise, petits fruits rouges. Bouche légère, facile, peu tannique, avec un peu plus d'acidité que le poulsard, pas très épaisse, très digeste, un peu plus de longueur avec une pointe de cerise aigre en finale. Là aussi, très beau vin de soif, dans un style infusé, tout en légèreté. Note : 15,5/20.

 

Marnes blanches – Chardonnay les molates 2018 : Couleur or pâle, nez de poire, pomme mûre, notes florales. Bouche sur les arômes du nez, assez simple, un peu d'épaisseur, pas spécialement beurrée, assez vive sans être tendue. Longueur moyenne, mais petite pointe saline en finle qui fait saliver et donne envie d'y retourner, comme tous les vins du domaine. Le lendemain, plus de gras et plus de longueur. Note : 15/20.

 

Marnes Blanches – Tousseau 2018 : couleur rubis très claire là aussi, scintillante. Nez de petits fruits rouges, pointe de grenadine, et comme souvent sur le trousseau cette impression de gâteau apéro à l'onion "onion rings". Bouche légère, juteuse, plus d'épaisseur que le poulsard et que le pinot, texture plus veloutée, un peu moins d'acidité, plus rond, moins "maigre", toujours très peu de tannins voire pas du tout. La finale n'est pas très longue mais la pointe acidulée donne envie d'y retourner sans cesse. Un vin très pur, tout en fruit, ultra digeste, bien dans l'ère moderne. Un régal. Note : 17/20.

Marnes Blanches - Trousseau 2018 : Couleur très claire, nez réduit, a besoin de beaucoup d'air, compliqué, bouche avec un peu de gaz, belle aromatique, groseille, floral, épices, infusé, nature, le lendemain fond de souris. B.

 

Marnes blanches - Macvin du Jura : nez d'eau-de-vie de pomme, coing, un peu sur l'alcool. Mieux en bouche avec plus de gourmandise apporté par les sucres. Pas trop mon truc. Note : 13/20.

 

Marnes Blanches - Savagnin en 4 Vis 2019 : Couleur très claire, nez encore un peu fermentaire, pourrait faire penser à un chenin avec ses notes de poire, de pomme au four, fleurs blanches, abricot, bonbon anglais, pointe beurrée, très complexe. Bouche plus sur le côté bonbon anglais et abricot, avec une très belle acidité dans le fond, légèrement ronde à l'attaque mais à la fin de bouche tendue et minérale. Finale salivante, sur les agrumes, de belle longueur. Déjà excellent en l'état. TB+.

Savagnin en 4 vis 2020 : encore un peu fermentaire et pointe pomme à l'ouverture, la bouche se rattrape, tendue, moins fruitée que 2019, belle trame minérale, plus typée savagnin peut-être. TB.

 

Marnes blanches - Trousseau 2019 : très clair, léger, volatile haute. B-.

 

Tousseau 2020 : très clair et orangé ! joli nez orange sanguine fraise, bouche très légère, entre un rosé et un vin orange, pelure d'oignon, très orange sanguine, floral. Original mais très bon. TB.

 

 

Le Nez dans le Vert 2021

Trousseau 2020 (grappe entière) léger, infusé, bon mais presque trop léger, manquant d’intensité derrière les blancs de Nicolas Jacob, à bien servir dans le bon ordre… Chardonnay en 4 Vis 2019 (sera embouteillé dans 1 mois) à la fois beurré, gras et tendu derrière. Superbe. TB+. Chardonnay Nomins 2019 sur calcaires semble encore plus tendu et salin superbe aussi. Savagnin aux bois 2019 très zestes d’agrumes, un peu amer, presque tannique, plus austère, très bien fait, juste un peu oins de plaisir en l’état, à attendre un peu. Savagnin muscaté jensillard 2020 bien muscaté il faut aimer… Vin Jaune 2014 fin, manque un poil d’intensité.

 

Chardonnay en 4 Vis 2019 : nez encore un peu fermentaire, superbe bouche, légèrement grasse et beurrée, très belle finale saline avec de beaux amers, très longue. TB+.

 

2 avril 2019

Domaine des Carlines (Menetru le Vignoble) ***

Carlines – Poulsard 2018 : couleur ultra claire, nez de petits fruits rouges acidulés. Bouche très fraîche, peu d’alcool, pas de tannins, très juteuse et gouleyante. TB.

Carlines - Pinot noir 2018 : robe bien plus foncée que le poulsard, nez de cerise, bonbon anglais, peut faire penser à un jeune gamay. Bouche toute en fruit, juteuse aussi, fruité plus mûr que le poulsard, très bonbon. TB.

Carlines – Chardonnay le Calvaire 2017 : Couleur or pâle, nez agrumes avec des notes originales et très déboussolantes de malt/fruits secs/noisette. C'est intrigant, d'abord gênant, mais on y retourne sans cesse pour chercher à comprendre. La bouche n'est pas très garsse, plutôt minérale avec une belle tension, légers amers sur la finale. TB.

Carlines – La Vouivre 2017 : (savagnin, chardonnay) Nez à peine marqué noisette, fruits secs, brioche, agrumes. Bouche tendue, minérale, citronnée, assez longue. TB.

 

Carlines, Côtes du Jura Poulsard 2018 : très clair en couleur, léger en alcool (11%), plein de petits fruits rouges acidulés, très frais, très pur, infusé, quasiment sans tannins, parfait pour commencer. TB.

 

 

1 avril 2019

Soirée sud-ouest

1 - Domaine Labranche-Laffont, Pacherenc-du-Vic-Bilh sec 2016 : (50% gros manseng, 50% petit manseng) Couleur dorée, nez plein de fruits exotiques, citron vert, un peu de miel. Bouche vive, tendue, minérale, très fruitée, élégante, belle longueur, ça commence fort. TB.

2 - Domaine Bordaxuria, Irouléguy Blanc 2015 : (60% gros manseng, 40% petit manseng) Aromatique proche du précédent au nez, mais bouche qui semble plus puissante, plus large, avec une amertume plus marquée en bouche. Il appelle probablement des fromages (chèvre, brebis) un peu plus affinés. Belle bouteille aussi, mais qui a un peu plus divisé l'assemblée. TB.

3 - Domaine Plageoles, Gaillac Rouge "Braucol" 2016 : (100% braucol ou fer servadou) Couleur très claire, nez de petits fruits rouges, réglisse, poivre, un peu de réduction encore malgré un long carafage. Bouche légère, fruitée, épicée, mais vraiment très courte. Une bouteille pas en forme... B-.

4 - Bodega Amalaya, Valle Calchaqui "Tinto de Corte" 2015 : (vin argentin, 85% malbec + tannat, syrah) Pirate sud-américain aux cépages du sud-ouest qui se révélera finalement très différent... Couleur sombre, nez de fruits noirs, épices, un côté lardé/fumé, olives. Bouche puissante, une pointe d'alcool pour certains, sur les arômes du nez, assez longue, aux tannins fondus. Un vin argentin plein de caractère loin des versions standardisés toute en rondeur boisée/vanillée qu'on rencontre trop souvent dans ce pays. Merci Olivier pour cette bouteille. TB.

5 - Domaine Elian Da Ros, Côtes du Marmandais « Chante coucou » 2015 : (50% merlot, 20% cabernet sauvignon, 20% malbec, 10% syrah) Couleur sombre, nez de fruits noirs compotés, réglisse, épices, notes végétales, menthol, un peu animal aussi, très complexe. Bouche un peu moins causante (à attendre ?), mais elle est élégante, plus que ce que laissait présager le nez, avec une belle texture, des tannins fins. Bonne longueur. Très beau vin, attention à le carafer quelques heures. TB.

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6 - Domaine Mouthes le Bihan, Côtes de Duras Rouge "Les Apprentis" 2014 : (85% merlot, 15% cabernet franc) Couleur sombre, nez sur la confiture de fraise, le cassis, encore un peu boisé/vanillé, à attendre encore quelques années. Très belle bouche, moins marquée par l'élevage, texture soyeuse, beaucoup de fruits confiturés, belle acidité dans le fond et finale assez longue. TB.

7 - Château Montus, Madiran "La Tyre" 2007 : (98% tannat) Couleur noire comme l'encre, nez de cacao, moka, pruneau, épices (girofle). Bouche puissante, encore bien jeune, très concentrée, avec une belle texture à l'attaque, ça manque d'un peu de fruit, de fraîcheur et d'élégance pour certains. La finale est très longue, mais un peu astringente. Petite surprise à la levée de la chaussette, tout le monde attendait un peu plus de la "grande" cuvée du domaine. TB-.

8 - Domaine Cosse Maisoneuve, Cahors "Les Laquets" 2000 : (100% malbec) On revient à une couleur bien plus claire, nez de fruits rouges, kirsch, boite à cigare, sous-bois, encore jeune pour son âge. Bouche élégante avec une belle acidité dans le fond, du fruits, des arômes tertiaires, pas forcément très épaisse, mais avec beaucoup de longueur. Excellent vin, à son apogée. Merci Fred pour cette bouteille. TB+.

9 - Les Jardins de Babylone, Jurançon moelleux 2012 : (100% petit manseng) Couleur très claire pour un liquoreux, nez sur l'ananas, les fruits exotiques, un peu de miel. C'est surtout la bouche qui est incroyable, fraîche, élégante, digeste, parfait équilibre sucre/acidité, finale très longue sur l'ananas, un peu de truffe. Même les plus réticents aux vins sucrés ont avoué pouvoir tomber la bouteille, un signe qui ne trompe pas. Grand vin ! TB++.

10 - Domaine Camin Larredya, Vin de France L'Iranja 2015 : (vin orange fait à Jurançon, 100% petit manseng, 25gr SR/L, élevage oxydatif en amphore) Couleur orange bien sûr, nez de mangue, noix, noisette, fruits exotiques et fruits secs, caramel beurre salé pour certains seulement. Bouche puissante, avec de l'acidité, de l'amertume, les quelques grammes de sucres se sentent assez peu mais suffisent à ne pas rendre le vin trop austère. Il y a eu débat sur la finale, courte pour certains, très longue pour d'autre. Un OVNI ! TB+.

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27 mars 2019

Paulée

Domaine des Bérioles

Tresaille 2018 retour à un 100% trésallier, encore marqué fermentaire-pomme granny, moins tendu que sur d’autres millésimes. Idem pour Aurence 2018.

 

 

François Crochet

Sancerre Blanc 2018 pas tout à fait en place et un peu mou. Bien mieux avec Les Amoureuses 2017 et surtout avec Exils 2017 (sols de silex) très minéral et salin, surtout très long. Chêne Marchand 2017 (calcaires) très bien aussi, mais un peu moins de tension. Le Rosé 2018 de presse est coloré, fruité, frais, avec une belle matière. Sancerre rouge 2017 un peu chaud et mou, Sancerre Rouge Reserve de Marcigoué 2016 très réduit, épais, difficile à goûter ce jour-là.

 

 

Clos de l’Ecotard

Saumur blanc Haie Nardin 2017 (50% de malo faite) est plus simple, plus rond que les autres cuvées du domaine même s’il garde une trame minérale dans le fond qui en fait une superbe entrée de gamme. L’Ecotard 2017 (pas de malo), minéral, ciselé, très long et tendu, superbe. Les Pentes 2017 (haut de la parcelle de l’Ecotard) a encore un peu plus de longueur avec une finale interminable sur de beaux amers.

 

 

Jasmin

L’IGP rouge La Chevalière 2017 est fruitée, croquante, la Côte-Rotie Giroflarie 2016 une petite bombe toute en fraîcheur et en élégance, Oléa 2016 (prélevé sur fût) encore très marqué par l’élevage en l’état.

 

 

Dehours

Champagne brut nature (base 2014) avec levures indigènes un peu trop austère, avec une amertume marquée. Idem pour Brut Grande Réserve et Terre de Meunier Xtra-Brut (base 2015). Belle bouteille Lieu dit Genevraux Xtra-Brut 2008 (malo faite + fût) avec matière et fraîcheur.  

(Terre de Meunier 17-18 un peu oxydatif. B.)

(Dehours - Champagne Oenothèque Brisefer 2002 : superbe nez, légèrement vineux. Bouche en finesse, belle tension dans le fond, crayeux, tendu. TB+.

Vieilles vignes 2011 : début d'évolution, bulles fines, pas trop austère, joli fond. TB. )

Les Rieux coteaux champ blanc 2004 truffé, noble, encore frais et vif, top. Terre de Meunier (base 20) joli, fin. Brut 2016 petite souris en finale. Grande reserve un peu trop austère. Brisefer superbe.


Dehours Coteaux Champ 18 Lieu dit La croix joly mareuil-le-port : joli pinot un peu évolué, kirsché, beau fruité. TB.

(Teriscope 21 : B.
 

 

 

Guillaume Mochel

Riesling 2017 sérieux pour une entrée de gamme, tendu, classe. Altenberg de Bergbieten Riesling 2017 très droit et minéral, pétrole un peu, belle longueur, un futur grand. Le 2016 a un peu plus de fruit, plus aromatique, un peu moins salin. 2013 commence a prendre du volume grâce à de jolies notes miellés tout en gardant la droiture des précédents. Que du très bon.

(Mochel : Riesling 2017 et Bergbieten 2017 toujours aussi purs et droits, top. Traenheim (pinot blanc et gris) 2014 boisé grillé, bof, pinot noir 2015 sympa.

(Riesling 2019 : vif, nerveux, un peu austère, réveille bien les papilles, laser, assez long. TB-.

Altenberg de Bergbieten Henriette 2019 : un peu fermé en l’état, mais beau potentiel, très droit, austère, citron, pétrole, vraiment à la limite du trop austère voire sous-maturité, un style pleinement affirmé. Par rapport à Ginglinger on tombe presque du mauvais côté de la limite, mais le vin suivant lui donne raison. TB.

Altenberg de Bergbieten Henriette 2011 : toujours ce style très tendu du domaine avec une évolution noble sur la cire. TB+.

Riesling kaploen 2015 : riesling avec un peu de sucre, attaque gourmand et fruité, un peu exotique, très grosse tension en finale. TB+.

Bergbieten 2021 cuvée Henriette : très long, très salivant, très zesté, en même temps peut-être 3-4gr de SR avec une touche citron confit et cire/miel qui l'empêche d'être austère, TB++.)

 

 

Domaine de Fa

Fleurie Roche Guillon 2016 plein de fruit, croquant, frais. Beaujolais en Besset 2017 malheureusement vernis (acétate).

 

 

St Cosme

La série Crozes, St Joseph, Côte-Rôtie 2017 est décevante, trop solaire, manque de fraîcheur comme beaucoup de Rhône Nord, à voir avec le temps. Tous les Rhône sud sont grandioses. Le Côtes du Rhône 2018 est gourmand, confiture de fruits noirs. Le CdP 2016 est magnifique, puissant, épicé, frais, belle texture. Le Gigondas 2017 excellent aussi, probablement à boire en attendant le 2016, Le Claux 2017 très concentré mais aussi frais et tendu, plus chocolaté que la cuvée domaine, Hominis fides 2017 plus sauvage voire animal d’une longueur incroyable, Le Poste 2017 se cherche encore un peu par rapport aux précédents. A encaver absolument. Le Riesling américain Forge Cellars Finger Lakes Dry riesling 2017 est tendu, minéral, belle longueur, dans l’esprit d’un allemand sec.

 

 

Domaine des Lises

Deux beaux Crozes 2017, surtout d’une fraîcheur rare pour le millésime. Equinoxe 2017 léger, fruité, croquant, la cuvée domaine Crozes 2017 sur la violette, beau fruité, frais, élégant.

 

 

Labranche Laffont

Pacherenc sec 2016 très tendu, un peu austère, mais belle longueur, le 2017 a plus de volume, un peu plus exotique aussi. Madiran Tradition 2016 ou 2017 ? excellente entrée de gamme, fraîche, juteuse, fruitée, tannins encore un peu présents en finale, il peut aussi vieillir. Madiran VV 2015 encore serré, à attendre. Madiran Préphylloxériques 2010 très élégant, vin en longueur, plein de fraîcheur et d’énergie. Pacherenc moelleux 2017 (85gr) gourmand, moins exotique que les Jurançon de Camin Larredya, frais, digeste. Du beau travail.

 

 

Mouthes Le Bihan

En blanc Pie Colette 2016 est un peu mou, Vieillefont 2014 plus tendu, plus gras, élevage bien intégré, Perrette et les Noisetiers 2014 a un beau jus mais un élevage encore trop présent en l’état. Les rouges sont compliqués L’aimé chai 2015 et Pie Colette 2017 un peu réduits et maigres, Vieillefont 2015 et Les Apprentis 2015, trop jeunes, serrés avec encore un peu de bois à digérer. Bien mieux le liquoreux La Lionne et le désert 2011 concentré, miellé, mêlant fruits jaunes et fruits secs, surtout bien équilibré par une bonne acidité.

 

 

Cosse Maisonneuve

Des vins compliqués, trop jeunes pour la plupart, Solis 2016 pas en place, mieux avec Fage 2014 et Sid 2014, Laquets 2015 est encore sur son élevage, à attendre. Marguerite 2014 réduit et très serré.

 

 

Bordaxuria

Excellent Irouléguy Blanc Erotik 2017, tendu, exotique, long. L’Irouléguy rouge 2016 très frais et élégant. Kixka Rouge 2016 encore serré et concentré, à attendre. Le rosé 2017 très coloré est épais, concentré, en restant fruité et digeste. Très belle gamme.

 

 

Dominique Andiran - Haut Campagnau

Vain de Rû 2017 très réduit, compliqué. Magnus rouge 2017 est un nature bien fait, léger, plein de fruit. Le Ruminant des Vignes 2013 est un vin oxydatif très légèrement marqué noix, plein de fruits secs, de fruits frais, de miel, il sort sec (1,8gr) et pourtant plein de fruits exotiques. Une bombe !  Pissenlits 2008 (gros manseng) bien plus marqué par l’oxydation, très noix, mais une belle finale caramel beurre/salé, très intéressant. Enfin Soyeux d’hiver 2014 est un liquoreux (80gr) avec du gaz, très frais, surprenant, original, mais pas trop mon truc. Une gamme avec du bon et du moins bon, mais du caractère et de l’originalité, qui ne laissera personne indifférent.

 

 

Danjou-Banessy

Le Blanc Coste 2017, grillé, réduit. Clos Escounils Blanc 2017 idem. Supernova 2018 sent le litchi à plein nez, on dirait un gewurz, vite écœurant.  En rouge Roboul 2017 très réduit et maigre.  Enfin du bon avec Truffière rouge 2017 et Myrs 2017, fruités, aériens, tendus, peu de volume mais belle longueur.

 

 

Alain Chabanon

Petit Trelans 2018 (80% chenin cette année) vif, fruité, brioché et Trelans 2015 (80% chenin aussi en 2015) moins oxydatif qque d’autres millésimes, belle tension, convaincants. Campredon 2017 moins concentré que l’an dernier, plus épicé, toujours aussi fruité.

 

 

Manuel Olivier

Chambolle 2017 confituré mais peu de matière. Bien mieux le Vosne 2017 Damaudes, plus frais, plus long, joli vin. Morey 2015 trop chaud, lourd. Clos Vougeot 2012 très pataud aussi. Toujours pas convaincu par ce domaine au style très international…

 

 

Jean Fournier

Très belle gamme de rouges, le Bourgogne Côte d’Or 2017 est frais et juteux, Marsannay Longeroies 2016, épais, belle longueur, tannins fins. Marsannay Clos St Urbain 17 un peu plus solaire. Excellent Marsannay Clos du Roy 2016 plus tendu que les précédents, plus minéral. Belle expression du terroir. Le Fixin Petits crais 17 prélevé sur cuve s’annonce excellent, plein de fruit et de gourmandise. Rosé 17 bien fait, les blancs Marsannay St Urbain 2017 et Aligoté Champ Forey VV 2017 manquent un peu de tension, en-dessous des rouges, même s’ils sont loin d’être mauvais.

 

 

Thomas Bouley

Très belle gamme, cohérente, style très classe, pointu, avec une parfaite définition des terroirs. Hautes Côtes de Beaune 17 tendu, finale encore un peu serré, Volnay VV 2016, large, puissant, mais belle minéralité dans le fond, taillé pour la garde. Le Pommard 2016 (grande partie sur les Vaumuriens) est plus fin, plus droit, plus tendu, superbe. Pommard Rugiens (du haut) 2016 pas du tout ferrugineux, plein de fruit, un style tout en tension et en minéralité, superbe.

 

 

Alex Gambal

Des blancs plus boisés/toastés les uns que les autres, St Aubin 2016, St Romain 2016, Beaune Montagne St Désiré, Remilly 16 et Murgers Dents de Chien 16. Peut-être un peu mieux pour ce dernier quand même. Les rouges sont à peine mieux, Morgon Les Charmes 2016 juteux, St Romain 16 croquant, facile, Savigny 2016 pas en place, réduit, NsG 1er cru clos des argillières 16 trop boisé aussi.

 

 

Alexandrine Roy

Très beaux 2017, Gevrey VV tout en fruit, La Justice plus solaire, Clos Prieur plus frais et plus élégant, cuvée Alexandrine à attendre un peu plus longtemps, mais de belles concentrations, fruité gourmand, et surtout des vins moins confiturés et moins boisés que par le passé. Parfaite gestion du millésime.

 

 

Cognac François Voyer

Terres de Grande champagne 40% et VSOP 40% sur le fruit frais. On monte bien en gamme et en complexité avec le Napoléon, puis XO 1er cru de grande champagne, XO Gold et la plus puissant Extra 42%. Dommage qu’il n’y ait pas de brut de fût dans la gamme pour avoir un peu plus d’ampleur. Le Pineau des Charentes est simple, loin du Pineau des Charentes Vieux 17% plein de fruits secs, pointe de rancio, gourmand, finissant sur le caramel beurre salé. Terrible.

 

 

Nicolas Grosbois et Hauts Baigneux

Chinon Cuisine de ma mère 2017 un peu vert, Gabare 2017 bien mieux, fruits noirs, encore serré, Noyer 17 encore un cran au-dessus, avec une grosse matière et des tannins plus soyeux, Gabare 16 un peu moins bien, puis Noyer 2009 qui commence juste à partir sur le sous-bois, plein de fruits mûrs, très beau. Hauts Baigneux Blanc Chenin 2014 très marqué poire, et pomme au four, manque un peu de tension.

 

 

Terre de vins

Louis Guntrum Rheinessen Dry Riesling 2016 : (8,5gr SR, vignes sur Nierstein et Oppenheim)frais, légèrement fruité, tendu, facile grâce à ses quelques grammes de sucres, très désaltérant, quand même un peu de longueur.

(Guntrum Nierstein Bergkirche riesling kabinett 2020 : (27gr. 10,5%)  Bel équilibre, reste assez fin. Classique, bien fait.

Salwey Spätburgunder 2016 très clair, acidulé, notes de caillou fumé, manque d’épaisseur.

Soltema Jorche IGP Primitivo del Salento 2016 : beaucoup de fruits bien mûrs, confiturés, peu de tannins, facile, très sexy, un peu trop.

Giovanni Rosso Barolo 2014 : tout en finesse, plein de fruits et de fraîcheur, belle longueur, une réussite dans ce millésime compliqué.

Le Salette Amarone Classico 2015 : très confituré et facile, peu voire pas de tannins. Un peu simple.

Marco Capra Moscato d’Asti Bricco delle Merende 2018 : (121gr SR) bien fruité, léger, facile, bulle assez fine, peut-être un poil trop sucré.

Tommaso Capra moscato vino spumante : un peu moins de sucre que le précédent, très muscat aussi, vite lourd.

 

 

A bicyclette

Brundlmayer Kamptal Riesling Terrassen 2017 : belle entrée de gamme, riesling vif, sec, tendu.

Brundlmayer Ried Berg Vogelsang Grüner 2016 : beau grüner, frais, pas du tout variétal, minéral, pierre-à-fusil, classe.

 

Quinta da Muradella DO Monterrei “Alanda” Blanc 2016 : (dona blanca) très mou, manqué d’acidité.

Quinta da Muradella DO Monterrei “Alanda” Rouge 2013 : (mencia, bastardo) fruits rouges cuits, poivre, plus convaincant que le blanc.

Alanda blanc 2021 : floral, austère, un peu compliqué.

Gorvia 2019 : (dona blanca) un peu austère aussi, mais jolis amers qui allongent la finale, avec du fond.

 

Mullineux Swartland Old Vines White 2017 : (majorité chenin + grenache blanc, clairette, viognier) gras, beurré, boisé trop marqué.

Equipo Navazos OVNI Pedro Ximenez sec Montila-Moriles : bien marqué noix, fruits secs, moins puissant et moins ample que certains Fino/Amontillado, pas la salinité de certains Manzanilla. Pas convaincu.

 

Luis A Rodriguez Vazquez DO Ribeiro « A torna dos pasas » 2015 : (bracellao, ferrol,  caino longo, caino redondo) léger, épicé, réglissé, me fait penser à des négrettes ou fer servadou, du caractère.

(Luis A Rodriguez Vazquez DO RIbeiro Vina de Martin Escolma blanc 2017 : (treixadura + alvarinho, lado et torrontes) Couleur dorée, nez poire, fruits jaunes, un peu typé chenin avec du miel, cire, début d'évolution. Joli peps en bouche, fruit et fond minéral élevage bien intégré, long, salin. TB+.

Os Pasas Escolma blanc 2019 : marqué poire, manque un peu de tension ce jour-là.

A torna escolma rouge 2019 : (brancellao, caino, ferrol…) nez un peu réduit, teinturier, superbe bouche très juteuse, fraîche, belle allonge.

 

Raul Perez St Jacques Ultreia 2017 DO Bierzo: (mencia) couleur sombre pour l’appellation, confiture de fruits noirs, peu de tannins, très lisse, pas de longueur.

 

Luis Seabra Xisto Illimitado Douro 2017 : Couleur sombre, fruits noirs, cuits, notes toastées, trop solaire pour moi.

Xisto Illimitado blanc 2023 : nez très aromatique, mis bouche fraîche et salivante.

Granito cru alvarinho 2022 : aromatique aussi, plus de gras, finale un peu plus lourde ici.

Xisto Cru blanc 2022 : (70% rabigato) combine joli gras et tension, petits amers en finale, assez long. TB.

 

 

Claus Preisinger zweigelt Kieselstein 2017 : beau fruité, très frais et élégant, croquant, notes de violette, léger, peu de tannins, belle entrée de gamme.

Preisinger

 (Pinot noir 2020 très clair, et léger, bien nature, infusé, propre, juteux. Fruit loops 2020 nature bof. Kalkundkiesel 2020 nature bof aussi.)

 

 

Mas Lasta

Là haut cinsault 2023 jus de fruit facile, très bon. Languedoc 2022 léger, fin, très bon. Terrasses du Larzac 2021 plus coloré, simple, facile.

 

18 mars 2019

Benoît Dorsaz (Suisse) ****

Benoît Dorsaz - AOC Valais Cornalin de Fully Les Perches 2015 : (100% cornalin) Couleur grenat aux contours violacés, nez gourmand sur le bonbon à la cerise, mûre, violette, sureau, pas d'élevage. Bouche avec une belle matière, fraîche, juteuse, fruitée, peu de tannins, facile à boire, ce qui s'en rapprocherait le plus en France serait peut-être un beau gamay. Finale un peu courte. Beaucoup de plaisir sur ce cornalin, pas très complexe, mais élégant. Il doit probablement exister des interprétations bien plus rustiques. Note : 16/20.

 

 

Bolney * - Pinot noir 2014 : (Angleterre - Sussex) couleur claire un peu marron, nez qui semble à la fois chaleureux et un peu passé. Pas frand hose en bouche, fruits rouges, fait dilué, peu de tannins, très court. Moyen.

 

11 mars 2019

Soirée Crozes-Hermitage et St-Joseph

Combier, Crozes-Hermitage blanc 2016 : couleur or pâle, nez sur le miel, les fruits jaunes bien mûrs. Bouche fruitée, facile, finale un peu courte. B-.

Louis Chèze, Saint-Joseph « Ro-Rée » Blanc 2016 : Couleur dorée, nez sur le miel, encore un peu vanillé et beurré. En bouche l'élevage est bien intégré, plus d'épaisseur que le précédent, mais surtout plus d'acidité et de longueur. B+.

 

Combier, Crozes-Hermitage cuvée L 2017 : Couleur sombre, nez de fruits noirs, olives. Bouche fruitée, légère, facile, peu tannique, un peu lisse. B+.

Combier, Crozes-Hermitage 2016 : Couleur claire pour une syrah, nez sur l'olive, le lardé/fumé, voire l'anchois. Bouche légère, sur les arômes du nez avec du fruit, peu de tannins, élégante, beaucoup de classe, à défaut d'une grande longueur. TB.

Monier-Perreol, Saint-Joseph 2016 : Couleur encore plus claire, nez sur les fruits rouges, la cerise, plus floral. Bouche en finesse, pas une grosse épaisseur mais une très belle minéralité, toute en longueur. Un vin très élégant. TB+.

 

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Louis Chèze, Saint-Joseph "Ro-Rée" 2016 : couleur sombre, nez fruits noirs, pointe d'élevage vanillé, café, cassis, mûre. Bouche à l'élevage bien intégré, belle matière soyeuse, plutôt légère et fruité finalement avec fraîcheur et longueur. TB-.

Georges Vernay, Saint-Joseph « Terre d’encre » 2016 : robe légèrement plus foncée que les précédents, nez sur les fruits rouges et noirs, beaucoup de poivre, graphite/mine de crayon (sols granitiques). Bouche plus puissante, aux tannins très fins, belle fraîcheur, beaucoup de longueur, pas encore une grande complexité mais le temps devrait y remédier. Beau potentiel d'évolution. TB.

Emmanuel Darnaud, Crozes-Hermitage "Mise en Bouche" 2017 : couleur presque noire, solaire, fruits noirs, puissant pour une entrée de gamme, tannins fins, presque à attendre. B+.

Emmanuel Darnaud, Crozes-Hermitage « Trois chênes » 2016 : couleur presque noire, nez plus solaire (sols de galets roulés), plus chaud, mûre, cassis. Bouche puissante, mais les tannins restent fins là aussi, une petite acidité dans le fond l'empêche d'être lourd. Bonne longueur. TB-.

 

Alain Voge, Saint-Joseph « Les Côtes » 2016 : on renvient à une robe plus claire, nez de fruits rouges, floral, pointe d'olive et de graphite, très élégant. Bouche superbe, à la texture soyeuse, fruitée, minérale, large et longue à la fois, toute en élégance et en fraîcheur. Déjà excellent en l'état. TB+.

Alain Graillot, Crozes-Hermitage 2016 : robe plus sombre, nez plus sauvage et expressif, mûre, olive, anchois, herbes aromatiques, presque garrigue, plus sudiste. La bouche est de loin la plus tannique, même si on pouvait s'attendre à bien pire avec un jeune Graillot. Le millésime a donné beaucoup de fraîcheur et une certaine élégance. Finale très longue. Déjà beaucoup de plaisir, avec un potentiel de garde énorme. TB+.

 

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Saint-Cosme, Hermitage 2014 : on finit sur un Hermitage, puisque le coeur historique a droit à sa propre AOC contrairement à Saint-Joseph. Robe claire aux contours tuilés, nez parfaitement équilibré entre des notes de fruits rouges, un côté animal, du floral, de l'olive, du lardé, tout est là. La bouche est très élégante, épaisse et soyeuse mais pas très puissante. On sent le "petit" millésime mais à point, qui offre un gros plaisir et qui a été parfaitement géré. On est encore monté d'un cran. TB++.

 

3 mars 2019

Penfolds (Australie) *** et Chris Ringland ***

Penfolds est une maison immense, possédant plus de 1000ha de vignes + près de 3000ha en négoce. Créée en 1844 la maison Penfolds s'est fait connaitre dans les années 1950 grâce à Max Schubert qui amène le domaine vers des vins tranquilles et secs avec notamment le mythique Penfolds Grange, assemblage de plusieurs régions ! Depuis les années 1990 les vinifications sont gérées par l'oenologue Peter Gago. Les vins de Penfolds sont "modernes", très confiturés, très boisés, riches en alcool, opulents. Cependant, les quelques vignes que le domaine a pu aquérir ces dernières années en Tasmanie (notamment présentes dans la cuvée Yattarna) apportent plus de fraîcheur.

 

 

Bin 8 2017 : (cabernet, syrah) très mûr, très noir, un côté pruneau et brûlé. Moyen.

Koonunga Hill chardonnay 2017 : (cuves) plutôt vif et tendu, mais très marqué par le soufre et un côté grillé gênant. On sent qu'ici aussi on est passé de chardonnays très ronds et beurrés à des vins plus tendue en autolyse. B-.

 

Penfolds, RWT Barossa shiraz 1999 : (13,5%) belle surprise, très lardé, évolution noble, assez fin pour Penfolds.

 

Penfolds - Koonunga Hill Shiraz Cabernet 2012 1/2 bt : (assemblage de différentes régions, Barossa Valley, McLaren Vale, Clare Valley, Coonawara...) couleur grenat, nez expressif, sur le cassis, la prune, l'orange sanguine, quelques épices, léger boisé bien intégré. Bouche aux tannins peu perceptibles, bonne matière, fruits noirs, épices, et un côté métallique un peu gênant, reste assez frais. Finale courte. Une entrée de gamme correcte mais pas plus. Note : 14/20.

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Chris Ringland - RBJ Theologicum Barossa Valley 2012 : (50% grenache, 50% mourvèdre) Couleur grenat, nez de fruits mûrs, fruits rouges et quelques fruits noirs, poivre, chocolat. Bouche très dense, concentrée, puissante, encore jeune, on sent bien les 15,2%, élevage bien intégré, tannins mûrs gras et fondus, un peu confiturée. Assez longue, Encore un peu jeune. Bien dans le style Barossa très opulent, même si je m’attendais à pire pour un RIngland. C’est une cuvée plutôt d’entrée de gamme chez lui, bien faite si on cherche la densité, encore jeune et massive pour nos palais français derrière les Bordeaux. B+.

 

 

27 février 2019

Michel Gros (Vosne-Romanée) ***

FDGV 2016

Michel Gros Vosne Brûlées 2014 : tannins très fins, bonne matière en bouche, frais et fruité, peut-être un peu simple et court pour un 1er cru. TB-.

 

Michel Gros Vosne Brulées 2016 : couleur claire, nez un peu lardé, original, typé syrah, bouche, tendue, pleine de fruits rouges, longue finale lardée. TB+.

Michel Gros Bourgogne Rouge 2015 : léger, petits fruits rouges, très élégant et classe, pas très épais ni très long, belle entrée de gamme. TB-.

 

Echezeaux 23 : couleur qui reste assez claire pour 2023, nez cerise framboise épices pivoine, bouche avec un élevage vanillé un peu trop marqué en l'état, mais il y a du fond, pas trop de chaleur, une bonne acidité, devrait être bien dans quelques années.

 

27 février 2019

Pierre André (Courthézon) ****

Pierre André - Châteauneuf du Pape 2011 : Couleur grenat, nez expressif dès l'ouverture, sur la mûre, les fruits des bois, un peu de chocolat et de confiture de fraise. Bouche élégante, beaucoup de fruit, pas très épaisse, mais fraîche et digeste, avec une belle acidité dans le fond. Aromatique un peu plus chocolatée et épicée sur la fin de bouche. Finale de longueur moyenne. Le lendemain le vin semblait plus puissant et plus solaire avec une pointe d'alcool qu'il n'y avait pas à l'ouverture. Note : 16,5/20.

 

19 février 2019

Wittmann (Allemagne - Rheinhessen) *****

Vieux domaine historique d'environ 30ha situé à Westhofen en Rheinhessen, qui a franchi un cap en passant bio en 1990 puis biodynamie en 2004 sous l'impulsion de Philippe Wittmann (le fils de Günter). Le travail à la vigne est impressionnant et se sent dans la profondeur des vins, surtout sur les grands terroirs du Kirschspiel, du Morstein ou du Brunnenhäuschen. Si le domaine possède quelques chardonnays, pinots noirs... ce sont les rieslings secs qui font la fierté de la maison. Ils sont pressés en grappe entière, pas de malo, macération de quelques heures, fermentation spontanée en foudres, avec contrôle des températures (en cela plus moderne qu'Heymann Lowenstein ou JJ Prüm par exemple).

 

 

Wittmann (Renaissance des appellations 2019)

Riesling trocken 2018 : Riesling tendu, minéral, salin, très long pour une entrée de gamme, ça démarre fort. TB+.

Riesling Vom Kalkstein trocken 2018 : même trame tendue et saline, plus d’épaisseur, plus long. TB++.

Riesling Westhofener trocken goldkapsul 2016 : plus pétrolé, plus austère, plus amer, résine, un poil plus court. TB+.

Riesling Kirchspiel GG goldkapsul 2015 : pointe de résine et pétrole, plein d’agrumes, zestes, ulta long et minéral avec une matière énorme, aussi long que large. Déjà sublime avec un gros potentiel de garde. Gros coup de coeur. Exceptionnel.

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 Wittmann – Riesling Kirchspiel GG 2017 (AP n°17) : (sols calcaires) Couleur or pâle, nez un peu fermé, fruits jaunes, miel, tilleul, camomille, fleurs blanches. Bouche avec de l’épaisseur, bien marquée tilleul aussi, très belle acidité dans le fond, beaucoup de minéralité, de profondeur et de longueur, avec une finale crayeuse et saline. Un vin un peu jeune qui manque de complexité à l’heure actuelle, mais à l’équilibre parfait. TB+.

 

Wittmann - Riesling Westhofener 2017 : couleur dorée, nez miel, citron vert, fruits jaunes, pas de pétrole, plus mûr que 2016. Bouche avec de l'épaisseur, de la tension, marqué par les zestes d'agrumes avec une finale sur les amers assez longue. Très beau pour un village, peut se garder. TB.

 

Riesling estate trocken 2020 : toujours ce style tranchant, énergique, citronné, zesté, très frais, long, salivant, superbe entrée de gamme. TB+.

 

Riesling estate 2021 bon, plus tendu, plus citrique, moins écœurant que les autres, top. Vom kalkstein 2021 un peu plus mûr, on arrive à nouveau sur un côté pêche/viognier sans aller trop loin non plus. Moins bien que le estate en l’état.

 

Wittmann, Morstein GG riesling 2019 (AP 19)  Rheinhessen : Couleur or, nez riche, fruits jaunes, cédrat, thé vert, eucalyptus, complexe. Bouche opulente à l’attaque, fruité mûr, très camomille, miel, tilleul, fruits jaunes, finale avec une bonne acidité et des amers zestés de citron vert marqués qui appellent la table. Gros vin, encore un peu jeune dans l’idéal. TB+.

 

Valade

Estate 2024 nez aromatique, jolie bouche tendue avec un peu de fruit, belle longueur. Westhofen 2022 riesling très tendu salin, dans le style du domaine, extraits secs, top.  Morstein GG 2023 va encore plus loin en volume longueur, presque tannique, petits amers, grosse tension salivante, superbe. (pas de malo)

 

18 février 2019

Benziger (USA) **

Benziger - Pinot Noir Sonoma Coast 2014 : Couleur rubis claire, reflets marrons. Nez expressif, de cerise rouge, de fraise, de vanille, on reconnait le pinot dans un style moderne. Bouche légère, peu tannique, beau volume, beaucoup de fruit mais aussi un côté vanillé présent, belle texture grâce à l'élevage, finale un peu courte. Bien fait, dans un style moderne, qui ne tombe pas non plus dans la caricature. Note : 14/20.

benziger sonoma pinot noir

 

12 février 2019

August Kesseler (Allemagne - Rheingau) ****

August Kesseler - The Daily August Rheingau Pinot Noir 2016 : (VdP Gutswein, AP 007 18. Jeunes vignes du Höllenberg, de Rüdesheim et d'Erbach, 100% égrappé. Vieux fûts, foudres et cuves) Couleur rubis claire, nez de petits fruits rouges acidulés, framboise, groseille, cerise rouge, pointe de caillou fumé. Bouche légère, peu épaisse, belle acidité, beaucoup de fruits rouges acidulés, petite pointe végétale. Finale un peu plus solaire, avec une pointe d'alcool. Beau petit pinot, surtout pour une entrée de gamme à 10€. Note : 15/20.

 

August Kesseler, Daily August Riesling 2017 : Riesling sec, peu épais mais vif, tendu, presque désaltérant. TB-.

 

10 février 2019

Rhums jamaïcains

Worthy Park 2005-2015 9ans The Rum Cask 57,5% (Jamaïque) : couleur or profond, nez très marqué par la banane, proche d'un clairin, fruits très mûrs, un peu de cire, de caoutchouc aussi. Bouche assez sèche en fait, alcool très bien intégré, fait assez jeune, très marqué banane comme le nez, un peu de caoutchouc et d'olive mais pas le côté salin des Hampden. Longueur moyenne. B+.

Worthy Park Single Estate Reserve 45% : 6à10ans en fûts de bourbon. Couleur or, nez très fruits du verger, malt ?, quelques fruits exotiques, pas de solvant ici, plutôt clean. Bouche fruitée, vanillée, mais alcool présent, fait assez jeune. B.

Worthy Park 10ans 2005-2015 ‘Forsyths WP’ 57.8%, Habitation Velier (Jamaïque) : Couleur or profond, nez exubérant, plein de fruits mûrs, banane, orange, mandarine, melon, litchi… Derrière on sent bien le côté jamaïcain avec de l’olive, du sel, un peu de colle sans que ce soit trop gênant. La bouche est puissante, l’alcool est très bien intégré, elle fait plus jeune que le nez, on retrouve les fruits mûrs avec un côté plus incisif et végétal comme dans un rhum blanc, un peu plus d’olive et de sel, puis avec de l’eau du marc de raisin. Finale longue, salée. Même si c’est un peu jeune, c’est probablement le meilleur rhum jamaïcain que j’ai croisé, ou alors je commence à m’y faire… TB.

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Sainte-Catherine 2006-2019 Wild Parrot 55,4% : (Worthy park) très beau jamaïcain, plein de fruits, un peu de cire, esters, pas trop violent, élégant, beaucoup d'ampleur et de longueur. TB+.

 

 

Hampden 1993-2013 20ans Silver Seal 50% (Jamaïque) : or pâle, nez expressif très marqué par la colle, le plastique, puis des notes plus agréables de fruits mûrs, de banane, d'agrumes, d'olive, de terre. Bouche à pein moins marquée par la colle, un peu plus de fruit, surtout plus d'olive, du sel, un peu citronnée, légèrement sucrée, assez gourmande. Finale assez longue, très saline. Dommage que la colle (surtout au nez) gâche un peu le reste.TB-.

hampden silver seal

 

Hampden 1998-2015 17ans The Rum Cask 63,2% : couleur or pâle, nez proche du précédent (le Silver seal) mais en moins expressif. Bouche puissante, un peu alcooleuse, sur les arômes du précédent mais en moins affirmés. Finale un peu plus courte, moins saline. B+.

Hampden H 2010-2017 62% pour les 70ans de Velier : (vieilli en climat tropical, assemblage de 5 fûts ex bourbon) Nez très marqué pour les esters bien sûr (H étant le plus concentré du stock Hampden) dans l'esprit du Habitation 2010, bien solvant, colle. Bouche aussi, manque un poil de fruit, alcool parfaitement intégré, pas si raide que ça, finalement proche du Habitation, bien fait. TB.

Hampden 2010-2016 Habitation Velier HLCF 68,5% : couleur or, nez très marqué solvant, un peu de colle, de vernis, et pourtant ça fonctionne, probablement parce qu’on est loin du côté fruits trop mûrs, presque pourris, de certains jamaïcains. Bouche puissante, alcooleuse sans eau, mais c’est un bon nageur, on retrouve le côté solvant, mais beaucoup de fruits secs et confits dans le fond, surtout des agrumes, c’est légèrement exotique, un peu iodé aussi. Finale très longue, salée, un peu d’olive, sur le solvant aussi. Un peu en dessous du Forsyths car moins fruité et plus brutal mais très bien fait dans son style. TB.

hampden velier

  

Hampden 2010-2016 Habitation Velier LROK 67% : (LROK = taux d'esters entre 300 et 450 gr/HL d'alcool  pur, donc moins que le HLCF qui est entre 500 et 700gr) Nez bien marqué solvant, colle, très lourd, mais quand même un peu moins que le HLCF en effet, un peu plus de fruits. Bouche assez proche, très puissante, alcool plutôt bien  intégré, un peu salin, un petit côté arlequin bonbon acidulé en plus. TB.

Hampden 2000-2016 Transcontinental Rum Line 52,4% : couleur or, nez très expressif, très iodé, marin, olive, anchois, beaucoup de fruits, agrumes, fruits exotiques, pas trop mûrs cette fois-ci, pas de notes dérangeantes de colle. Bouche très salée, maritime, belle ampleur, alcool parfaitement intégré, beaucoup de fruits là encore, jusqu’à la finale très longue sur le citron et le sel. De loin le meilleur jamaïcain que j’ai goûté. TB++.

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Hampden Estate "Trelawny" 46% : couleur or, nez bien type jamaïcain de fruits très mûrs (banane, ananas, goyave, fruits jaunes), un peu d’olive, de miel et de citron. Bouche à la texture épaisse, toujours pleine de fruits mûrs, manquant un peu d’ampleur par rapport aux versions Full proof, pointe d’alcool à l’attaque puis semble ensuite facile à boire, avec une petite pointe de sucre caramélisé. Finale de bonne longueur à peine salée, bien marquée banane et ananas trop mûrs. Bien fait, dans le même style que le Mezan Jamaïca Barrique XO en plus salin. TB+.

Hampden Estate 8ans 46% : un peu plus coloré que l'ancien 7ans, un peu plus mélasse/caramel, moins frais, moins salin, moins olive, un peu plus grand public, même si ça reste Hampden. TB.

 

Hampden Estate Overproof 60% : couleur or profond, nez un peu moins expressif, moins de fruit, plus marqué cire et solvant. Bouche encore plus grasse, puissante, pointe d’alcool aussi, moins fruitée, plus d’esters, de solvant, nécessite un peu de temps et un peu d’eau. Bien mieux avec de l’eau, plus sur les agrumes, plus salin, plus subtil que la version à 46% et plus long. Il me rappelle le Habitation 2010 LROK en à peine moins bien. TB+.

 

Hampden Silver seal 1992 23ans 50% : (HLCF) plein de fruits exotiques, mangue, ananas, passion, fond acidulé, ultra gourmand et facile à boire, pointe solvant légère qui lui donne de la classe. TB++.

 

Hampden 2001-2018 16ans Kill Devil for The Whisky barrel (H) 60,7% : couleur paille, nez d’abord un peu fermé, à la fois marqué par les fruits trop mûrs et le solvant, avec aussi beaucoup d’olive, de caoutchouc, de plastique, de citron vert. Bouche puissante, beaucoup plus acidulée et citronnée que les précédents, plus saline, plus grasse, très grosse ampleur, alcool mieux intégré. Finale très longue, presque « tendue ». Extrême, mais c’est ce qu’on aime chez Hampden. TB++.

 

Hampden 2007 10ans Kill Devil 64,1% : couleur paille, nez très marqué fruits surmûris, pas trop de solvant, pas de caramel ici. Bouche puissante, violente, fruits très mûrs, manque un peu de salinité et de tension par rapport au 2001, moins subtil je trouve. TB.

 

Hampden 1992 27ans 54,5% Masam (Maryse Samaroli) Private stock of Silvano Samaroli : Couleur dorée, nez plein de fruits exotiques, avec une pointe de fraîcheur citronnée, ananas, mangue, papaye, jamais trop mûr. Bouche ultra fruitée et gourmande, très facile à boire, fruits exotiques acidulés à fond, grande longueur un peu saline et olive. Exceptionnel.

 

Hampden Great House 2019 : assez sec, un peu vert, austère, alcool moins bien intégré que dans d'autres versions. TB-. Regoûté 6 mois plus tard, bien plus ouvert, moins austère, semble moins sec, pas mal d'esters, salin, fruité. TB+.

 

Hampden 2011 LFCH 7ans Habitation velier 60,5% : beaucoup de fruit, pas trop mûr, pas trop d'esters, un côté gourmand, un peu mélasse, sucre brun, facile, alcool bien intégré, assez long, petite amertume végétale. TB+.

 

Hampden 2000-2018 BB&R for The Whisky barrel 55,4% Cask 31 : couleu or, jamaïcain pas trop violent en esters, plein de fruits exotiques, avec une pointe de citron vert et olive, à peine médicinal. Bouche très fruitée, alcool bien intégré, un peu miel, finit sur le agrumes, à peine moins long qque le Kill Devil 2001. Un Hampden élégant. TB+.

 

Hampden rum fire 63% : (rhum blanc, HLCF) Beaucoup d'esters, très banane bien mûre, fruits exotiques, ananas, explosif, puissant mais alcool bien intégré, bonne acidité derrière, pas trop lourd. B+.

 

Hampden 8ans fût 662 OWH 2012-2020 59,9% (ou 59,1% sur l'échantillon) : (883gr volatile, dont 150gr d'esters après 8ans d'âge) couleur ambre clair, nez qui fait un peu rhum agricole, semble sec, épicé, boisé, pas très exotique pour Hampden, légèrement mentholé. Bouche puissante, sèche, bois épicé, quelques fruits secs, entre un agricole et un Caroni sec, assez original comme profil pour Hampden. TB-.

 

Hampden 9ans fût 296 LFCH 2011-2020 60,3% (ou 59% sur l'échantillon) : (910gr volatile, dont 209gr d'esters) ambre clair aussi, déjà plus exotique, ananas, pointe cire/vernis, alcool mieux intégré, à peine moins sec, on garde quand même un côté bois sec/épicé, mentholé. Très loin quand même des Habitation Velier dans le style, bien plus sec, plus boisé, moins sur le fruit. TB.

 

Hampden 10ans fût 487 LROK 2010-2020 62,5% (ou 61,4% sur l'échantillon) : (1600gr volatile, 384gr esters) semble plus clair en couleur, nez plus fermé, plus cire/vernis, presque médicinal. Bouche bien plus marquée fruit mûr, banane cuite, semble plus rond, plus d'acidité, bien marqué solvant, très long, finale sur les agrumes et la cire, un petit côté Savanna. Assez extrême, mais vraiment très joli. TB+.

 

Hampden Great House Distillery Edition 2020 59% : (blend de Vivian, le master blender de Hampden, alors que les 7ans "officiel" sont les assemblages de Luca Gargano. Environ 156gr d'esters, donc pas mal de OWH et un peu de tous les autres. On ne connait pas trop les âges, probablement assemblage de jeunes et de vieux Hampdens) Couleur ambre clair, nez facile un peu caramel, tarte tatin, semble plus sucré, très banane, moins de solvant au nez, un peu plus en bouche, à peine médicinal. Bouche semble plus fondue, attaque d'un whisky sherry chocolaté, toffee, la rondeur de l'OBE presque, très étonnant, pointe de sucre, finale qui revient plus sur la banane mûre, alcool moins sensible, plus "doux", fait plus vieux. Très différent des autres, très joli aussi. TB++.

Hampden Great House 2021 55% : pas mal d'esters, un peu de banane flambée et de mélasse, le nez reste un peu simple, la bouche a bien le punch et la salinité d'Hampden, mais fait un peu plus jeune que la version 2020, un petit cran en-dessous. TB+.

Hampden Great House 2022 : clairement au-dessus de l'an dernier, semble plus âgé, plus haut en esters aussi, joli combo solvant fruits mûrs, avec surtout une acidité haute, tendu, salin, très olive verte, long, salivant, moins sur la gourmandise que le 2020 mais du même niveau sur la tension. TB++.

Great House 2023 : semble plus jeune, punchy, haut en ester avec un côté un peu végétal, moins arrondi par le bois, loin des 2022 et 2020. TB.

Great House 2024 : semble jeune aussi, très banane bien mûre, fruits tropicaux très mûrs, pas beaucoup de solvant, alcool pas très bien intégré. B+.

Hampden LROK 2019-2024 ex Lustau cask 100 60% : couleur ambrée, nez très marqué par le sherry, assez peu par les esters, très chocolat, orange, fruits secs. Bouche aussi, presque plus proche d'un whisky que d'un hampden habituel, un peu caramel, toffee, pas trop sucrée, alcool bien intégré, assez long, bien fait mais le style est déroutant. TB+.

 

 

Hampden Samaroli 2012 HLCF 59,5% : pas très fruité, austère, puissant, jeune, surtout très amer en finale et un peu vert, décevant. B-.

 

Hampden LROK 2010 47% : (11ans. 1e version officielle avec un mark. 2010 = les plus vieux fûts encore chez Hampden. Pendant longtemps LROK était le mark le plus bas. Des vieillissements en vrais sherry casks oloroso et PX de chez Lustau sont en préparation, dont un HLCF 2018 par exemple. Dispo fin mai).    Couleur or profond, nez bien Hampden, bien marqué solvant au départ, banane caramélisé, fruits confits surtout, pâte de fruit mangue/passion/ananas… abricot sec, cire, vieux meuble. Bouche élégante, les 47% passent tout seul, assez fin, manque presque un peu de punch quand on connait les Hampden à + de 60% dangereusement buvable par contre, mais aromatique top solvant, cire, fruits confits, abricot, très légèrement sucré, pointe hydrocarbure, finale longue, plus épicée, un peu d’olive enfin et de salinité, long, salivant.. Pas déçu. Il faudrait que je regoûte mais dans les versions récentes c’est le Great House 2020 que je trouve le plus proche. TB+.

 

Hampden LROK 2012 60% Samaroli pour Cavavin Belval : couleur ambrée foncé, nez caramel, mélasse, boisé sec, goudron, hydrocarbure, comme certains Caroni bien boisés, ça manque un peu de fruit. Bouche boisée, caramel, sèche, le profil Hampden est dans le fond, ça finit un peu pataud et boisé. Pas une belle version. B.

Hampden H 2011 62% Samaroli pour Cavavin Belval : couleur plus claire, nez bien Hampden violent sur les esters, le solvant, la colle, fruits frais et banane derrière, olive. Bouche superbe, très acide, tendue, pleine d'olive, de sel, d'anchois, un peu de banane, des fruits exotiques, grosse longueur, beaucoup de punch et d'acidité, finale ultra saline. TB++.

Hampden HLCF 2001 55% Samaroli pour Cavavin Belval : couleur claire, nez légèrement solvant, fruits exotiques mais aussi un côté bois sec épicé qui tire un peu sur le rhum agricole. Bouche assez élégante derrière le H 2011, assez sèche, fruitée et fondue, mais finale presque austère, un peu végétale, bois sec et épicé. Manque un peu de punch derrière le précédent même si plus complexe.Regoûté plus tard sans le comparer avec le H, il est apparu plein de fruits exotiques, sans les notes végétales, moins austère, superbe. TB+.

Hampden H 2010 Single cask n°41 69,2% pour LMDW : couleur ambrée, nez très marqué solvant, avec l’aération un peu de fruit bien mûr et bien compoté. Bouche très puissante, grasse, épaisse, alcool bien intégré pour 69%, d’abord sur le solvant, puis de plus en plus sur la banane, la pâte de fruits exotiques, très longue. Un Hampden violent, presque trop, qui se sirote tout doucement, à l’ampleur en bouche impressionnante. TB.

 

Mden (Hampden) cask n°5 1998-2021 The Whisky Jury selected by Tasttoe 57,2% : couleur or pâle, nez plein de fruits exotiques bien mûrs, petite pointe solvant. Bouche puissante, corbeille de fruits exotiques et fruits jaunes bien mûrs, reste assez frais, pas du tout de caramel, peu de sucre, bonne acidité, un peu de cire et de solvant, très long, légèrement salin. Me rappelle le 1992 Masam. Exceptionnel.

Hampden Old Brothers 2001 19ans 61,6% : couleur ambre foncé, nez un peu solvant et alcool au départ, a besoin de temps et d’une goutte d’eau. Il s’ouvre ensuite sur des notes qui peuvent faire penser à un armagnac, de figue, prune, caramel, raisins secs, girofle, puis de plus en plus exotiques, un peu d’épices aussi. Bouche avec de la puissance, grosse ampleur, assez sèche, alcool parfaitement intégré, comme au nez commence avec des notes originales de figue, prune, raisin, même fruits rouges, puis de plus en plus typé Hampden avec l’ouverture, fruits exotiques, pâte de fruit, mangue, coing, passion. Finale interminable, fruits exotiques, épices et fruits secs. Exceptionnel.

Hampden 2002 HJF Old Brothers & the nectar : haut en ester comme le précdent, une certaine gourmandise aussi mélasse, coco, prune, dans la lignée du précédent mais moins de fruit, moins d'exotisme. Excellent aussi mais souffre de la comparaison. TB++.

 

Hampden 2000-2017 Excellence Rhum LROK 54,6 : plein de fruits surmûris, banane bien mûre, manque un peu de salinité par rapport aux meilleurs. TB.

 

Hampden The Younger LROK 47% : un Hampden plein de fruits en surmaturité, papaye, goyave, assez jeune, facile, pas beaucoup d’esters, manque la salinité sur la finale. B+.

Hampden 2001 Thompson Bros 61% : (19ans, 271bts, designed by Yu Kurahashi of Bar Tre) Un vrai Hampden, plein de fruits et d’esters, d’olives, de sel. Pour chipoter la finale a une légère amertume végétale par rapport aux tout meilleurs 2001. TB+.

 

Hampden 1993-2021 C<>H Salon du rhum Belgique 57,8% : couleur or profond, nez très haut en ester, très solvant, volatile (vinaigre blanc), olive, agrume acides, frais, peu boisé. Bouche puissante, alccol bien intégré, tout en tension, en acidité, salinité, volatile, touche végétale, pas d’enrobage ici, un peu plus simple que le 1990, presque plus long, moins boisé, très high ester. Superbe, dans ce style extrême. TB++.

 

Hampden 1990-2021 C<>H Salon du rhum Belgique 54,5% : couleur or profond, nez bien moins haut en ester, plus fondu, on retrouve tout de même la patte hampden solvant, olive… petite touche boisée enrobée, caramel, épices, cannelle, cuir… plus complexe.  Bouche un peu moins haute en alcool, moins végétale, plus subtile, semble un peu plus sucrée (ou moins acide) avec une attaque presque gourmande et une finale qui se retend sur les anchois, algues, olives. Le tout dans un équilibre parfait. Exceptionnel.

 

Hampden Samaroli 2009 DOK 59% cask 5 : couleur très claire, nez ultra solvant à l'ouverture de la bouteille, violent. Bouche violente, solvant, saline, olive, anchois, fruits frais, alcool bien intégré, encore tout jeune. TB.

Hampden Samaroli 2009 DOK 60% cask 15 : couleur plus foncée, nez plus "lourd", plus mélasse, épices, banane flambée. Idem en bouche, alcool bien intégré, violent en esters, manque un peu de salinité et de fraîcheur par rapport au cask 5. B+.

 

Hampden DOK 2019-2021 PX cask Rhum society collection pour le Bar 1802 Monte Cristo 59,9% : couleur ambrée, nez très solvant, violent, beaucoup de fruits mûrs aussi, exotique. Bouche puissante, vernis, mais un peu de gourmandise en même temps, pas si jeune que ça. TB.

 

Hampden 1989 Rum Artesenal HGML 67,6% (mis en bt 2021) : couleur or, nez très esters, solvant, fruits exotiques. Bouche puissante, alcool bien intégré pour 67%, des esters mais aussi des fruits exotiques, de la gourmandise, de l'acidité, grosse longueur, ça y envoie, sur le fil, mais reste du bon côté. TB++.

 

Hampden Pagos 52% : (vieilli en 500L sherry butts de chez Lustau, oloroso et PX) Couleur ambrée, nez qui commence plutôt sur les esters solvant/vernis puis chocolat, quelques fruits mûrs, beau mélange d'Hamdent et de sherry qui ne prend pas le dessus. Idem attaque en bouche sherry/hampden, cuir, chocolat, fruits secs, assez noble, pas trop jeune, seule la finale manque un peu de salinité et finit un peu bois sec. Rien d'exceptionnel, mais plutôt bien fait pour un probable jeune Hampden, le sherry calme bien sûr le caractère hampden , mais donne une autre forme de gourmandise, de l'originalité. sans prendre le dessus. TB.

 

Distilled in Jamaica at Hampden Daily Dram 2013-2022 8ans 64,4% : (pot still, bourbon cask, H mark) Couleur paille, ultra clair, nez qui fait très jeune, pas loin d’un rhum blanc, banane mûre, eau-de-vie de poire, clairin, puis bien sûr solvant, olive…. La bouche attaque très sucrée, du coup l’alcool semble très bien intégré, grosse ampleur, assez facile à boire, pas trop marqué en esters mais proche d’un rhum blanc, fruits très mûrs, olive, sel, assez simple. Quand même une finale très longue, où on retrouve bien le caractère salin d’Hampden, très marqué olive verte et sel. Plutôt bon mais je m’attendais à un rhum qui fasse plus vieux, là c’est plutôt un excellent rhum blanc en l’état. TB.

 

Hampden Rare Cask Series  (Tous 2010-2022)

hampden rare casks

HLCF Cask 78 61,9% : couleur ambrée, nez très expressif, vernis et fruits exotiques, cire, miel, un côté Savanna single cask, assez mûr pour Hampden, passion, mangue, un peu boisé par rapport à d’autres hampden, fûts de cognacs/de sherry ?, très fruité en tout cas, un peu épices, gourmand, cake de noël, litchi, garde un petit côté olive et salé en finale, très long. Combien gourmandse et fraîcheur. Exceptionnel.

HLCF Cask 79 62,8% : couleur ambrée, nez un peu plus discret, plus sur la colle, plus sec, un peu vanille, caramel. Bouche puissante, plus agressive, moins fruitée, très colle, caoutchouc, goudron, moins saline. A besoin d’un peu d’eau. On commence alors à retrouver un peu les fruits exotiques et la patte Hampden mais ça reste un peu fermé et frustrant. B+.

HLCF Cask 80 61,3% : couleur ambrée, nez entre les deux précédents, un peu de colle et du vernis, fruits mûrs mais aussi banane. Bouche assez puissante, se rapproche du cask 78 mais un peu plus d’esters et un peu moins de fruit, beau côté acidulé, légère amertume. Aime bien un peu d’eau aussi. Finale très longue, mais un peu moins saline, très portée solvant là aussi. Un très bon Hampden high ester. Regoûté avec un peu plus d’aération, on se rapproche encore du cask 78. TB++.

HGML Cask 23 63,6% : couleur ambrée, nez qui a besoin d’un peu de temps, discret, porté sur les esters. Bouche avec une grosse acidité, très olive, très salé, tabac, cuir, puissant, intense, très long, profil « tendu »,. Pas le plus complexe, mais une grosse baffe d’intensité. TB+.

DOK Cask 11 63,7% : couleur ambrée, nez très colle/solvant, plus expressif que le précécdent, dans un style très haut en ester, violent. Bouche très solvant aussi, moins acide que le précédent, petite rondeur sucré, fruits mûrs qui enrobent un peu, manque un peu de salinité derrière le précédent, finale sur les esters, caoutchouc, huile de moteur... TB.

 

Long Pond 2000 TWA/LMDW 49,3% (Jamaïque) : couleur paille, le nez me déplaît, je le trouve acétique comme certains rhums blancs, un voile de fumée, des fruits surmûris, des notes végétales, un côté olive/sel/colle présent dans le fond. Bouche légère, fine, mais trop à mon goût, elle manque d’ampleur, toujours ces fruits mûrs, du sel, de l’olive. Longueur moyenne, légère fumée. Vraiment pas mon profil, il a pourtant bonne réputation depuis sa sortie. B.

 

Long Pond Velier 2007 TECC 62,5% : nez extrème, très solvant, plein de fruits exotiques derrière. Bouche puissante, violente, une vraie claque, bcp de solvant et pleine de fruits, très longue. TB+.

 

Long Pond 15ans 2005-2021 The Whisky Jury 62,1% (290bts) : Couleur ambrée, nez d’abord solvant, semble haut en esters, a besoin d’air et d’eau lui aussi, puis caramel, coco, mélasse, un peu de fruits exotiques mais il faut chercher derrière, bien mieux avec un peu d’eau. Bouche un peu lourde, boisée, sucrée, coco, mélasse, assez longue, mais manque de fruit et de fraîcheur, moins bien que le nez. Profil presque plus Demerara que jamaïcain. Il souffre à côté des Hampden. B+.

 

 

Monymusk 25ans 1995-2021 The Whisky Jury 61,3% (270bts) : Couleur ambre foncé, nez très expressif, éclatant, rhum raisin, caramel, date, figue, prune, très cognac/armagnac, moins solvant que les autres, aussi miel et mangue/passion avec l’ouverture. Bouche assez sèche, mentholé, boisée presque tannique, fait vieil armagnac, fruits exotiques, figues, raisins, prunes. C’est puissant, mais l’alcool est parfaitemnt intégré. Finale longue, un peu boisée, toffee, orange, noisette, manque la salinité des Hampden, il écoeure un peu à force. TB+.

 

Monymusk 2007 Velier Paradisetto 68,5% : Couleur ambrée, nez très fruits exotiques mais aussi épices et boisé. Bouche idem très puissante, boisée, attaque pleine de fruits exotiques, mais finale un peu trop sèche/épicée/boisée. Très proche d'être grandiose mais au final plaisir limité. TB.

 

New Yarmouth The Wild Parrot 2005-2019 66,6% : couleur claire, nez ultra marqué par les esters, très solvant, bouche encore pire, ultra violente, trop pour moi. B-.

 

New Yarmouth NYE/WK Warehouse n°1 63% : (rhum blanc) nez très marqué par les esters, violent, colle, vernis, pas mal de bananes et fruits mûts mais équilibrés par une belle salinité, anchois, olive verte. Bouche puissante, grasse, moyennement sucrée, sur les arômes du nez avec beaucoup d’olive, finale presque tendue, très Hampden high ester dans l’esprit, pas si jeune que ça pour un blanc, complexe, assez impressionnant. Enfin un rhum blanc digne d'intérêt. TB.

 

Papalin Velier 7ans Navy proof 57,18% : (assemblage 80% worthy park + 20% hampden) Couleur très claire, nez pas trop marqué en esters, sur le fruit surmûri, bouche très alcooleuse, très jeune. B-.

 

 

Compagnie des Indes Jamaïca Navy Strenght 5ans 57% : couleur or pâle, nez bien jamaïcain, fruits mûrs, olive, banane flambée, notes pâtissières,un  peu de vernis. Bouche épaisse, crémeuse, fruits exotiques, olive, sel, réglisse, sureau, banane, très facile à boire malgré les 57%, finale de longueur moyenne, très gourmande sur la banane flambée. Un rhum gourmand, bien équilibré, juste un peu simple,mais très bien fait pour un 5ans. TB-.

 

 

Mezan Jamaïque Barrique xo 40% : (Hampden et Monymusk) couleur or pâle, nez bien jamaïcain,très "clairin", fruits mûrs, banane, mangue, ananas, olive. Bouche légère, gourmande, très facile, finale quand même assez longue pour du 40%, légèrement saline. Très bon jamaïcain à prix sage. TB-.

Mezan Worthy Park 2005 40% : couleur or, nez moins typé jamaïcain même s'il y a bien le côté fruits mûrs et les esters, plus citronné, floral, assez complexe, à peine tourbé peut-être. Bouche épaisse, crémeuse, avec une grosse ampleur pour 40%, une pointe d'alcool malheureusement, mais sinon une belle texture et une bonne longueur, sur le citron, le caoutchouc. TB.

 

Plantation 1983 Jamaica for the Nectar 42% Cask n°1 : très beau nez sur les fruits secs, la banane, l’orange confite, bouche parfaitement équilibrée, pas trop sucrée ni trop boisée, assez long. TB.

 

Appleton 12ans 40% (Jamaïque) : (assemblages de rhums âgés de 12 à 18ans, vieillis dans des fûts ayant contenu du Jack Daniel's, un classique du rhum traditionnel, assez sucré et épais, très expressif, beaucoup d'orange et de fruits mûrs, caramel, sucre brun, vanille, un peu d'épices (noix de muscade). Doux, facile à boire, manque un peu de complexité et de longueur. Mais il n'a pas le côté chimique de l'Angostura 1919 par exemple. B. (Noté 16,5 ici : http://durhum.com/appleton-estate-12/)

appleton

 

8 février 2019

Masterclass Savanna et autres Savanna (La Réunion)

Savanna Unshared Casks

 

Savanna France 2010 9ans Rhum agricole 55% Etiquette champ de canne (6ans ex-cognac 3ans ex-armagnac 51jours fût neuf américain) : couleur ambre foncé, nez qui semble assez sec, boisé, marqué par l’olive verte comme certains rhums blancs Savanna, quelques notes végétales, du solvant. Bouche sèche, boisée, très marquée olive verte, beaucoup d’acidité, de l’anchois, salin, solvant/colle, assez austère, puissant, le côté vineux est bien présent. Finale plutôt longue, saline et vineuse. Un rhum assez brutal, auquel il manque la gourmandise de la mélasse pour l’équilibrer à mon goût. TB-.

 

Savanna Réunion 2007 12ans Traditionnel 48% Etiquette vache (5ans ex-cognac 7ans ex-porto) : Couleur ambre foncé, nez très marqué cognac/armagnac avec du pruneau, de la prune, du caramel brûlé, du chocolat, raisin, noix, légèrement solvant. Bouche vineuse, belle texture assez ronde, pas trop sucrée finalement, bien marquée pruneau, raisin, caramel, avec une finale acidulée, un peu plus sur les fruits secs qui l’empêche d’être trop lourd, même si ça ne joue pas à grand-chose. Un style bien plus consensuel que le précédent, plus simple mais plus facile. TB-.

 

Savanna Belgique Batch 2 5ans fût 1043 Rhum traditionnel TH1 50% Etiquette palmier : (assemblage 5ans ex-cognac et 5ans Herr + passage en chêne neuf américain dans le chai humide) Couleur or profond, nez bien plus discret que les autres, assez différent, semble beaucoup plus léger, fruits blancs, vanille, céréales, presque un côté whisky, crème anglaise. Bouche assez facile d’accès, pas très aromatique pour Savanna, juste un peu vanillée, quelques épices, un peu de vinosité en fin de bouche. Longueur moyenne. Assez décevant, rien de mauvais, mais il n’a pas du tout l’explosivité, ni les esters, qu’on attend dans un Savanna. B+.

 

Savanna Allemagne Batch 2 13ans 2006 fût 525 traditionnel 64,8% étiquette cabane : (ex-cognac) Couleur ambrée, nez bien vineux, et bien typé Savanna avec des esters et du solvant, cire, colle, puis marmelade d’orange, abricot, anchois. Bouche puissante, assez violente, même un peu écoeurante avec beaucoup de marmelade orange/abricot, acidulée mais surtout une fin de bouche avec une amertume dérangeante, écorce d’orange, mêlée à un peu de colle, de vernis, d’olive verte. Le tout n’est pas très équilibré, par contre beaucoup d’ampleur et de longueur. B+.

 

Savanna Wild Parrot 2007-2018 11ans Grand Arôme 63,9% : Couleur ambrée, nez parfaitement équilibré entre le côté solvant/cire et les fruits confiturés, fruits secs, pâte de fruit, petite touche saline. Bouche fruitée, alcool qui ne se sent pas, grosse ampleur, finale très longue, sur l’abricot, la figue, l’olive, petite touche caramel, gourmand sans être très sucré, de plus en plus de fruits exotiques avec l’aération, c’est celui qui se rapproche le plus d’Hampden. Loin au-dessus des unshared casks. TB++.

 

(Savanna herr japan 61,3%) : regoûté pour en avoir le cœur net, proche du précédent, à peine moins explosif. TB++.

 

Savanna 2007-2019 11ans Grand arôme Cask 322 50,3% (ex-cognac, distillé colonne Savalle) : Couleur ambrée, nez qui combine solvant et légère vinosité. Bouche gourmande, beaucoup de pâte de fruit, à peine plus sucrée que le wild parrot, un peu plus vineuse et moins explosive mais reste bien équilibrée et très longue. TB+.

 

 

 

Masterclass LMDW

Savanna Intense blanc 40% : (distillé colonne inox) rhum blanc léger, sur la banane principalement, plutôt pour cocktails. B.

Savanna Créol 52 52% : (rhum agricole ici, blanc, distillé en colonne cuivre) puissant, très olive verte, salin, un peu austère. B.

Savanna Créol Straight 67,4% : (rhum blanc agricole, brut de colonne) très olive verte aussi, plus de rondeur, alcool bien intégré, pas agressif, grosse ampleur. Un gros cran au-dessus. TB.

Savanna 5ans traditionnel 43% : (rhum de mélasse. Fûts de cognacs) agrumes, fruits exotiques, vanille, bouche légèrement sucrée, facile, douce, fruits exotiques, à peine épicé, manque un peu d’ampleur, facile à boire. B+.

Savanna 16ans 2003 Traditionnel finish armagnac 44,8% : couleur ambrée, nez fruits secs, orange, un peu chocolat, petite touche vernis/cire noble, plutôt assez sec, bonne longueur, manque un peu de puissance peut-être. TB.

Savanna Lontan 57 57% : (mélasse, longue fermentation, colonne cuivre. Grand arôme = 500 esters minimum et mélasse) haut en esters, un peu solvant, olive, banane, alcool bien intégré, très aromatique, fruits surmûris, doit être top en cocktail, seul il peut écœurer vite. B.

 

 

 

Savanna Lontan Rhum Vieux grand arôme fût de cognac n°358 28.10.03-janvier 2015 59,7% (La Réunion) : (rhum de mélasse a priori) robe orangée, nez très marqué par le vernis, derrière beaucoup de fruit, de l'orange surtout, de la mandarine, du kumquat, du coing. En bouche le vernis est un peu moins présent, mais il reste quand même très marqué, beaucoup de fruit, pas très sucrée, puissante, alcool bien intégré. Finale assez longue. Dommage qu'il y ait autant de vernis, même si ça lui donne un certain charme. B+.

 

Savanna Herr 10ans (distillé en 2006) 63,8% : couleur or profond, nez moins marqué vernis que le précédent mais beaucoup plus marqué colle/peinture neuve, derrière ce côté chimique beaucoup de fruits, exotiques, agrumes, fruits rouges. Bouche puissante, heureusement il nage très bien, assez sèche, pleine de fruits comme au nez mais là aussi beaucoup de colle. Finale très longue, légèrement saline. Un rhum qui ne peut pas laisser indifférent, qui met une claque sur les premières gorgées, mais qui devient assez vite écoeurant. Lors d'une seconde dégustation il était très marqué chewing-gum à la fraise, bonbon chimique, plutôt fruits exotiques avec de l'eau. B+.

 

Savana Herr Japan Tribute 2017 61,3% : un grand Savanna, exubérant, légèrement sur le solvant et la cire, plein de fruits exotiques, d'agrumes, pas chimique ni amer, finale énorme. TB++.

 

Savanna Herr Japan Tribute 2019  56,4% : (rhum agricole ici) si le nez garde un côté savanna avec u fruit exotique, du solvant, la bouche est très sèche et amère. B-.

 

Savanna Chai Humide 2016 8ans 60,4% : moins violent que le Herr, beaucoup de fruit, le petit côté solvant jamaïcain, olive et citron, à peine vernis, très beau nez. Idem à l'attaque, plein de fruit, alcool bien intégré, finale plus sèche, un peu trop marquée solvant et clou de girofle. B+.

 

4 février 2019

Soirée Biodynamie

Françoise Bedel - Champagne Extra-Brut Entre ciel et terre : (pinot noir, pinot meunier, base 2010) Couleur or clair, nez floral, pâtissier (frangipane), et fruité (agrumes). Bouche à la bulle très fine, jamais austère tout en restant fraîche et fruitée, belle longueur, presque saline. On commence bien. TB.

Arlaud - Chambolle-Musigny 2015 : Couleur sombre pour du pinot, nez de fruits rouges et noirs, assez mûr, on sent le millésime 2015, élevage parfaitement intégré. Bouche avec une certaine puissance, beaucoup de fruit, tannins soyeux, belle concentration pour un "village". Déjà excellent, mais surtout un grand potentiel de garde pour ce vin d'un équilibre redoutable. TB+.

Roc des Anges - Unic 2017 : (grenache sur schistes) Couleur presque violette, nez de bonbon à la cerise, certains pensent à du gamay. Bouche pleine de fruit, légère, peu de tannins, très fraîche et facile, pas une grande longueur mais très facile à boire. TB-.

Monier-Perreol - Saint-Joseph 2016 : Couleur grenat, nez sur les fruits noirs, le lardé/fumé et la violette des belles syrahs du Rhône nord. Bouche plutôt légère, fraîche et élégante, beaucoup de fruit, bonne longueur. A carafer longtemps pour enlever la réduction. TB.

Clos Canarelli - Tarra d’Orasi Vin de France (2008) : (vignes préphylloxériques de sciaccarellu et minustellu) Couleur tuilée et trouble, nez original sur l'artichaut, fruits rouges cuits. Bouche avec un peu de gaz, puissante, sur les fruits rouges confiturés, finale de très bonne longueur avec de la fraîcheur malgré le degré d'alcool élevé. Un vin avec des défauts mais du caractère et un certain charme. B+.

soiree biodynamie

 

Birichino - Cinsault Bechthold Vineyard 2016 : (cinsault centenaires de Lodi en Californie) Couleur rubis claire, nez de framboise, grenadine, rose, caillou fumé. Bouche toute en fruit, légère, élégante, peu de tannins, fruits rouges confiturés, belle finale d'une fraîcheur étonnante pour la Californie. TB+.

Weinbach - Riesling Grand cru Schlossberg 2015 : Couleur or pâle, nez sur la résine, le pétrole, les agrumes, des notes florales. Bouche dans la suite du nez, qui manque juste d'un peu de tension pour être parfaite, effet millésime chaud probablement. TB.

Albert Mann - Riesling Grand cru Furstentum 2013 : Couleur dorée, magnifiue nez sur le miel, les fruits exotiques, une pointe d'hydrocarbures. Bouche pleine de fruits exotiques, probablement quelques grammes de sucres résiduels, gourmande et tendue à la fois, finale plus longue et plus tendue que celle du Schlossberg. Le vin de la soirée probablement. TB++.

François Chidaine - Montlouis-sur-Loire Moelleux 2016 : Couleur dorée, nez sur la poire, le coing, la pêche. Bouche dans un esprit demi-sec (environ 25gr) parfaitement équilibrée entre le sucre et l'acidité, beaucoup de longueur, du fruit, de la gourmandise et de la fraîcheur. TB+.

Cazes - Rivesaltes grenat 2011 :Couleur noire, nez sur la confiture de mûre et de cassis, bouche sucrée, puissante, très fruitée avec des notes de rose en finale, pas trop lourd pour un VDN. TB-.

soiree biodynamie 2

 

1 février 2019

Cossse Maisonneuve (Lacapelle-Cabanac) ****

Domaine Cosse Maisoneuve, Cahors "Les Laquets" 2000 : (100% malbec) On revient à une couleur bien plus claire, nez de fruits rouges, kirsch, boite à cigare, sous-bois, encore jeune pour son âge. Bouche élégante avec une belle acidité dans le fond, du fruits, des arômes tertiaires, pas forcément très épaisse, mais avec beaucoup de longueur. Excellent vin, à son apogée. Merci Fred pour cette bouteille. TB+.

 

Combal 2014 : couleur assez claire, nez de fruits rouges, de poivre. Bouche légère, peu tannique, fruits rouges mûrs, épices, gourmande, pas très longue mais juteuse, finale avec une amertume réglissée un peu dérangeante pour chipoter. Un Cahors nouvelle génération, tout en finesse et en fruit. TB-.

 

 

Cosse Maisonneuve

Des vins compliqués, trop jeunes pour la plupart, Solis 2016 pas en place, mieux avec Fage 2014 et Sid 2014Laquets 2015 est encore sur son élevage, à attendre. Marguerite 2014 réduit et très serré.

 

Combal 2016 plein de fruit, juteux, gourmand. Fage 2015 plus sérieux mais reste frais et fin, Laquets 2016 sur l'élevage, très boisé en l'état. Marguerite 2016 bien mieux que 2014 très fin et floral. Carmenet 2017 cabernet franc un peu serré, floral, pas trop végétal ni trop réduit. B+. Sidérolithe 2017 très marqué violette, fruits noirs, très frais, juteux, classe, proche d'un cabernet de Loire "mûr" dans le style comme Franc de Pied ou Mémoires des Roches neuves. TB.

 

La Fage 2018 fruits noirs très juteux, violette, beau grain de tannins Top. Marguerite 2018 dans le même esprit top aussi. Laquets 2018 plus végétal, plus dur, compliqué. Combal 2016 et cheval en tête plus compliqués aussi.

 

La Fage VP 2018 : (4ans de fûts ! sélection de quelques-unes des meilleures barriques) très floral et violette, beaucoup de fraîcheur, alcool moyen et demi-corps, belle allonge, tannins encore à peine serrés en finale, l'élevage n'a pas marqué. TB+.

 

Cosse Maisonneuve, Les hauts de Bonaguil Paradis 2024 : (sauvignon, à côté de Cahors, nouveau projet) problème de bouteille, on regoûtera. ca n sauvignonnait pas mais on sentait le 15 d'alcool.

 

29 janvier 2019

Millesime Bio - Le vin de mes amis 2019

Hauvette

Arpège 2011 (Roussillon) : nez un peu chaud et bouche plutôt verte, très courte. Moyen.

Roucas 2017 : léger, gourmand, fruits rouges un peu sucrés, pas très long, mais très sympa. TB-.

Cornaline 2012 : très bordelais dans l’aromatique avec un côté fruits cuits, prunes. Pas mon truc. B-.

Améthyste 2016 : (cinsault majoritaire) couleur claire, nez plein de fruits rouges, bouche fine, fraîche, texture de velours, belle longueur, dans l’esprit des Haut de Carol’s. Superbe. TB++.

Jaspe 2016 : (roussanne) servi très froid, assez fermé, court. B-.

Dolia 2012 : (roussann marsanne clairette) servi très froid aussi, mais beau nez résine, citron, caillou fumé, la bouche manque un poil de tension pour chipoter, beau vin quand même. TB.

 

 

Camin Larredya

La Part Davant 2017 : plein de fruits exotiques, bouche tendue. TB+.

La Virada 2017 : encore plus exotique et miellé, bouche plus minérale, très longue. TB++.

Côte blanche 2017 : un peu plus gras, moins exotique, à peine moins tendu, différent mais très bien aussi. TB+.

Costat Darrer 2017 : très mangue, ananas, frais, pas trop de sucre, une gourmandise. TB+.

Au Capceu 2017 : encore plus mangue et miel, plus sucré, mais plus tendu et plus long. TB++

L’Iranja 2017 : (vin orange, demi-sec) Puissant, plein de fruits secs, de plantes au nez, à peine de rancio en finale, grosse acidité en bouche, les quelques grammes de sucres l’empêchent d’être austère, longueur incroyable. TB++.

 

 

 

O. Riviere

La Bastid Blanc 2018 : (viura majoritaire, sur cuve) encore tout fermentaire.

Arlanza La Vallada 2017 : noir, fruité mûr, solaire, un peu trop tannique. B.

Rioja Trotamundos Franc de pied 2017 : solaire, beaucoup de fruits mûrs, cassis notamment, plus de tension derrière. TB.

Arlanza El Cadastro 2016 : beau jus mais trop tannique et solaire en l’état. B.

Arlanza El Quemado 2016 : idem.

Rioja Las vinas de Eusebio 2016 : trop tannique et trop jeune, très concentré, mais plus de fraîcheur derrière, gros potentiel mais à attendre. TB.

Rioja Pozo Alto 2016 : idem. TB.

(Gabaxo 2020 : 60% grenache, 40% graciano, typé grenache, confituré, rond, acidité assez basse, tannins fins, pas de boisé ressenti, pas très haut en alcool (13,5%-14%) mais un peu trop confit cependant. B+.)

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Nikolhaihof

Grüner Zwickl 2017 : très simple. B.

Grüner Smaragd Im Weingebirge 2015 : un côté Presque résine/pétrole étonnant pour du Grüner, belle minéralité, manque un poil de tension. B+.

Riesling Federspiel Vom Stein 2011 : fait gewurz varietal. B-.

Riesling Smaragd Vom Stein 2014 : tendu, salin, mineral, top. TB+.

Kremstal Riesling Steiner Hund 2014 : très mou. Moyen.

Riesling Federspiel Steinriesler 2004 : (12ans élevage foudres) brioche, un peu mou. B.

Riesling Smaragd Vinothek 2002 : (parcelle Im Weingebirge, 16ans élevage) encore tout jeune, sur la résine, le citron vert, le poivre, assez long et tendu. TB+.

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Clos St Vincent

Bellet rosé 2017 : (100% braquet) B.

Bellet Blanc 2017 : (100% rolle) encore un peu sur l’élevage, manque de tension. B-.

Bellet Blanc Vino di Gio 2016 : élevage peu sensible, très belle tension, finale longue, saline. TB+.

(bellet blanc 2018, aromatique, variétal, manque un peu de tension. B.

 

S. Pataille

Aligoté 2017 : un peu mou par rapport aux suivants. B-.

Bourgogne Bl Méchalots 2017 : (sur cuve) tendu mais un peu grillé/boisé en l’état. B.

Aligoté Champs forets 2017 : grosse tension et minéralité, long, mais aussi une belle matière épaisse, fins amers. TB+.

Aligoté charme aux pretres 2017 : (sols de marnes) finale un peu trop amère par rapport au précédent même si ça partait bien. TB.

Aligoté clos du roy 2017 : sur un fond de bouteille, semble plus gras, plus beurrré. TB-.

Marsannay 2017 : léger, poivré, facile. B.

Marsannay Longeroies 2017 : (90% VE) un peu de volatile et de gaz, belle fraîcheur derrière, mais compliqué. B-.

Marsannay Clos du Roy 2017 : se présente mieux, fruits juteux, frais, à peine de volatile, mais assez long. TB.

 

 

Château le puy

Emilien 2016 : léger, fruité, un peu vert. B.

Barthélémy 2016 : nez évolué, kirsché, un peu chaud, mais bouche bien plus fraîche, confiture de fruits rouges, texture de velours, à la Tertre Roteboeuf sans le côté caramel/vanille ici, assez long. TB+.

Barthélémy 2011 : nez évolué et chaud aussi, texture de bouche superbe comme le 2016, un peu de volatile en finale. TB.

 

 

 

Gramenon

Poignée de raisins 2018 : (tous sur cuve/fût) jus de fruit, pas de tannins, très gouleyant et frais. TB.

La Sagesse 2018 : plus de tannins et de puissance, même gourmandise. TB.

La Mémé 2018 : (grenache en VE) vin nature sans défaut, belle pureté de fruit, peu de tannins, frais, TB+.

Emouvante 2018 : (syrah en VE) plus tannique, belles notes lardées, nature maîtrisé là aussi. TB+.

 

Arena

Antoine-Marie Arena  Carco Rouge 2017 : encore un peu de tannins, mais beaux fruits rouges juteux, finale poivrée. TB.

JB Arena Grotte di sole Blanc 2017 : un peu marqué pomme blette, rond, pas très tendu. B-.

(Antoine-Marie Arena - San Giovanni Patrimonio blanc : (vermentino) nez très aromatique, aguicheur, pêche, floral, fenouil. Bouche légère, peu d'alcool, un peu de vivacité à l'alltaque, pas une grosse matière mais facile à boire, moins aromatique que le nez, finale courte. B-.

Antoine-Marie Arena Carco 2020 : un peu de réduction, finale serrée. B.)

 

Charvin

CdR 2017 : gourmand, confiture de fruits rouges, épices, pas trop tannique ni trop chaud pour 2016. TB.

Ch9 2017 : beaucoup de gourmandise, plein de fruit, déjà facile à boire, très frais et assez léger pour 2017. TB+.

Ch9 2016 : plus puissant, plus complexe, plus épicé, chocolaté, réglissé, un futur grand, à attendre. TB++.

 

Illaria

Irouléguy blanc 2016 : (petit manseng et courbu) couleur orangée, nez de fruits secs (macération pelliculaire ?), bouche vive, nature maîtrisé, mais sans le côté exotique que je recherche sur le manseng. B+.

 

Roches neuves

L’echelier blanc 2018 : (tous sur fût) encore fermentaire.

L’echelier rouge 2018 : juteux, prometteur, mais moins que Franc de pied.

Mémoires Rouge 2018 : un peu vert et tannique en l’état.

Franc de pied 2018 : plus léger, très juteux, texture soyeuse, prometteur.

 

Vacheron

Sancerre Rouge 2016 : beau pinot, plein de fruit, léger, long, très élégant. TB+.

Belle dame rouge 2015 : très boisé/vanillé à ce stade. B-.

Les Romains 2016 : un peu austère et fermé au nez, mais belle tension en bouche. TB.

Chambrates 2016 : encore un peu plus tendu, pas du tout variétal. TB+.

Le Pavé 2016 : plus ample, plus lourd. B+.

L’enclos des remparts 2016 : bien plus de tension et d’énergie que les autres, très long. TB++.

Guigne Chèvre 2017 : beaucoup de soufre en l’état. B-.

 

La garance

A Clara rouge 2018 : (brut de cuve) Encore un peu de gaz, léger, facile. B.

Les Armières 2016 : (tout juste embouteillé) assez typé nature, pas tout à fait en place. B.

A Clara Blanc 2018 : (brut de cuve) très mou. Moyen.

Les claviers Bl 2015 : couleur dorée-ambrée, beaucoup de fruits secs, frangipane, herbes aromatiques, long, grosse épaisseur, vin de gastronomie original, très intéressant. TB+.

(Domaine de la Garance - Languedoc « Les Armières » 2013 : (90% carignan, 10% syrah) Couleur sombre, nez chocolaté, fruits noirs, menthol. Bouche avec un peu de gaz, même le lendemain ! mais une belle fraîcheur, de la matière, des tannins présents mais de qualité, une belle énergie et de la longueur, on peut l'attendre encore un peu. TB.)

(Licence III Blanc 2023, énergique, sur les amers, citron, brioche, lies, finale un peu nature, pas facile d'accès, mais c'est frais.

Licence III rouge 2023 bien plus facile d'accès, frais, fruité, facile, bien fait.)

 

 

Pattes loup

Chablis 2016 Mise Tardive : nez miellé, assez mûr comme toujours avec Pico, la bouche est tendue, avec un léger gras, on finit sur de beaux amers. TB+.

1er cru Beauregard 2016 : (MT ?) plus gras, plus beurré, mêmes amers en finale, un peu plus long. TB+.

1er cru Butteaux Mise tardive 2015 : moins beurré, plus puissant, plus tendu que les 2016, encore plus long. TB++.

 

C. Peyrus

Pic St Loup 2016 : léger, élégant, très marqué garrigue et olive verte. TB.

Spoutnik 2016 : très fin aussi, plus poivré, léger, presque maigre, très frais, à la limite de la sous-maturité mais du bon côté. TB.

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Albert Morot

Beaune Aigrots 2016 : léger,un peu chaud et grillé. B-

Beaune Toussaints 2016 : moins grillé, mais assez mûr et chaud pour 2016. B.

Beaune Bressandes 2016 : idem

Beaune Teurons 2016 : idem en plus massif.

Beaune 100 vignes 2017 : idem.

 

Landron Chartier

Naturlisch 2018 : (pet nat folle blanche gamay) frais, léger, gourmand avec une pointe de SR. B+

Coteaux d’Ancenis Malvoisie Révélation 2018 : (pinot gris, 20gr SR, sur orthogneiss) gourmand, pas une grosse acidité, fruits jaunes, facile. B+.

Coteaux d’Ancenis Malvoisie Bel Orient 2017 : (35gr) un peu plus typé nature, pomme blette. B.

 

R. Paccot

Féchy La Colombe 2017 : (chasselas) beau chasselas, pas trop variétal, minéral, citronné, tendu. TB.

Brez 2017 : (chasselas) assez proche, un peu plus de tension. TB.

Curzilles 2016 : (chasselas, pinot gris, doral, riesling) mêmes tension et minéralité, plus de fruit et de gras. TB+.

Colombe grise 2016 : (pinot gris) un peu mou à côté des précédents. B.

Colombe rouge 2016 : (gamaret, merlot, garanoir) Boisé, tannique, tabac, poivron, pas mon style. B-.

Colombe noire 2016 : (pinot noir) léger, fruité, élevage présent bien intégré. TB.

(Raymond Paccot La Colombe, AOC La Côte Mont-sur-Rolle Petit clos chasselas 2016 : (vieux domaine de 20ha en biodynamie. Elevage cuve 7 mois, malo faite. Vignes entre 35et60ans, 500m altitude, pente forte, sols à dominante d’argile) Couleur très claire, nez encore jeune pour 2016 très minéral, caillou mouillé, notes discrètes de citron, fleurs blanches, cire derrière. Bouche avec du volume pour chasselas, presque une certaine opulence pour ses 12%, acidité moyenne, très « terroir », avant-tout minérale, aromatique assez neutre derrière, de légers amers. La finale manque un peu de tension, surtout dès que le vin se réchauffe. TB.)

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P.J. Kuhn (Rheingau)

Riesling Oestrich Trocken 2017 : léger, très minéral, salin, très long, superbe entrée de gamme. TB+.

Riesling Oestricher Klosterberg Trocken 2017 : un peu plus épais, très tendu et salin aussi, plein d’énergie. TB++.

Riesling Hallgartener Hendelberg 2017 Trocken : idem, finale encore plus longue et saline. TB++.

Riesling Doosberg GG 2016 : goûte un peu sur le boisé en ce moment, plus gras, moins salin que les autres. B+.

Riesling Landgeflecht Trocken 2015 : plus doré, miel, fruits secs, reste long et salin en finale. TB++.

Riesling Lenchen Auslese 2016 : le nez muscate un peu, bouche sur le miel, le fruit, manque un poil d’acidité. TB.

(Riesling Jakobus trocken 2017 (AP 1) : très nerveux, bien sec, tendu, d'abord fruits mûrs, puis ensuite très citrique, belle entrée de gamme qui sur ce millésime concentré demanderait quelques années pour s'assagir dans l'idéal. TB.

Pinot noir Fruhenberg 2015 : couleur claire, à peine rouillée, nez vanillé, fruits rouges. Bouche lisse, peu de caractère, finit court et sur la vanille. Décevant par rapport aux blancs. B.)

(Jacobus 2020 toujours ce style laser, très citronnée tendu top., Hallgarten alte reben 2020 aromatique un peu plus mûr mais aussi long et tendu, Oestrich Quarzit 2020 là encore excellent tout droit, très linéral avec un beau volume en plus, plus frais que le précédent, Hendelberg 2020 nez un peu réduction grillé, on attaque des vins plus larges, même si ça reste droit en finale, Klosterberg 2020 fait un peu bois toasté, belle longueur, à attendre. Comme toujours des entrées de gamme laser exceptionnelles ici.

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F. Loimer (Kamptal)

Grüner 1er cru Käferberg 2016 : bonne acidité pour un grüner, pas trop variétal. TB-.

Riesling 1er cru Steinmassl 2016 ? : beau riesling, minéral, tendu. TB.

Thermenregion chardonnay Gumpoldskirchen 2015 : boisé, peu d’acidité. B-.

Gemischter Satz Achtung 2015 : (grüner, Riesling, welschriesling, traminer…) très dorée, mou. Moyen.

Anning 2015 Pinot Noir Gumpoldskirchen : grillé, toasté. Moyen.

(Stockholm : Loimer : Seeberg riesling 2017 très joli, tendu, minéral, avec du fond. Plusieurs cuvées de bulles, assemblage, rosé, blanc de blancs et blancs de noirs, tout compliqué austère.

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Heinrich

Naked 2017 : que du litchi, écoeurant. Moyen

Muscat Freiheyt 2017 : muscat très varietal. Moyen.

Pinot Noir 2017 : léger, fruité, simple mais bon. B+.

Red 2017 : très réduit. Moyen.

Blaufrankisch 2016 : beaucoup de réduction aussi, pas en place. B.

Blaufrankisch Leithaberg 2016 : réduit, mais plus de profondeur, belle minéralité dans le fond. B+.

 

 

Guiberteau

Saumur Blanc 2018 : (sur cuve) vif, tendu, citronné, pas de bois sur cette cuvée, s’annonce bien. TB.

Saumur Clos Guichaux 2017 : (encore en masse) se goûte sur l’élevage en l’état. B.

Brézé 2016 : (en masse aussi) très boisé/grillé, écœurant, beaucoup de gras, à attendre très longtemps. B-.

Clos des Carmes 2015 : un peu moins de bois ici, mais cuvée déjà embouteillé, gras, tendu. TB+.

Saumur Rouge 2018 : (sur cuve) bien mûr et bien juteux, gros millésime à venir. TB.

Saumur Chapaudaises 2017 Rg : B+.

Saumur Arboises 2016 : très boisé en l’état. B-.

 

 

Brendan Stater-West

Saumur Bl 2018 : belle tension, minéral. TB.

Saumur Blanc Les chapaudaises 2017 : Un peu plus de volume, beau travail sur la minéralité, la tension. Plus convaincant que les vins de Guiberteau goûtés sur le même stand ce jour-là. TB+.

 

 

Avignonesi

Ventisei Rosso di Montalcino 2018 : (sur cuve) léger, sur le fruit, encore un peu de gaz. B.

Avignonesi Rosso di Montalcino 2017 : style plus puissant plus tannique. B.

Ventisei Nobile di Montepulciano 2015 : (avec du merlot) très boisé. Moyen.

Avignonesi Nobile di M. Caprile 2015 : tuilé, prune, kirsch, plus frais en bouche, serré. TB-.

Avignonesi Nobile di M. Poggeto di Sopra 2015 : tuilé aussi, plus tendu en bouche et plus long même si la finale serre un peu en l’état. TB.

Anfora 2018 : (en test, sur amphore) couleur rubis, petits fruits rouges, plus « bourguignon », plus pour mon palais. TB+.

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Hetszolo

Tokaji dry furmint 2017 : vif, sec, citronné, peu de fruit. B.

Tokaji dry furmint Nagyszolo 2016 : vif, marqué résine, à la riesling, encore un peu d’élevage, plus long. B+.

Tokaji dry harslevelu Nagyszolo 2017 : très résine de pin, sec, vif. B-.

Late Harvest 2016 : muscate un peu, vite écœurant. Moyen.

Anno 1502 2017 : (100gr SR) résine, peu de sucres ressentis, mais peu aromatique, très court. B-.

 

 

Marcoux

Lirac La Lorentine 2017 : noir, puissant, un peu chaud. B-.

Ch9 2016 : puissant, confituré, épicé, à attendre, belle fraîcheur derrière. TB.

Ch9 2015 : bien plus solaire et chaud, sans cette trame acide derrière. B+.

Ch9 2014 : tuilé, kirsché, plus fin et léger que les autres, mais il semble déjà bien évolué. TB-.

 

 

St Prefert

Côtes du Rhône Clos Beatus 2017 : B+.

Ch9 2017 : épicé, un peu chaud et puissant en l’état. TB-.

Ch9 Auguste Favier 2017 : (sur cuve) encore tannique et puissant, bien chocolaté, bonne fraîcheur derrière. TB.

Ch9 Charles Giraud 2017 : (sur cuve) encore plus puissant, sombre et tannique, bon potentiel, à attendre longtemps. TB.

(Colombis 2017 : nez un peu cuit, pruneau, beaucoup d'alcool, manque d'éclat, un peu fatigué presque, trop travaillé ?)

 

 

Sauta Roc

Codoliera 2017 : (syrah, grenache) fruits noirs, épices, puissant, solaire. B+.

Pezenas In Trencio 2016 : (syrah, grenache, mourv, carignan) fruits noirs et épices, mais plus de caractère, à peine lardé/fumé, plus frais derrière. TB.

Esposadis 2016 : (cinsault majoritaire) Très noir, très puissant, chocolaté, esprit Châteauneuf, à attendre longtemps. B.

(In Treccio 2019 : bien fait, style coloré, avec du caractère, réglisse, chocolat, mais belle fraîcheur derrière, et tannins qui commencent à être fondus après quelques années de bouteille.

Codoliera 2019 : plus sur le fruit, plus digeste et semble mais garde une vraie identité propre aux sols de Pézenas, propre et bien fait aussi.)

 

28 janvier 2019

Antoine Jobard (Meursault) *****

Domaine de 6,5 hectares aujourd'hui géré par Antoine, le fils de François Jobard. Depuis 2019 le domaine est certifié bio. Ici les vins sont élevés longuement sur lies (les bourbes sont laissées, pas de bâtonnage, FA et malo en fûts) avec peu de fûts neufs (15% en général). Ce sont des vins très tendus, énergiques, peu gras et peu boisés, austères en jeunesse, souvent marqués par l'autolyse, qui vieillissent très bien.

 

 

Antoine Jobard - Bourgogne blanc 2012 : couleur or pâle, nez expressif, citronné, avec des notes d'élevage vanille/caramel très bien intégrées qui pour une fois dans ce vin me semblent gourmandes et jamais écoeurantes. Bouche vive, avec une belle tension pour un générique, un peu de gras, toujours ce côté vanille/caramel (surtout quand le vin se réchauffe) dans le fond qui rend le vin gourmand, de l'amande aussi, bel équilibre. Finale assez longue pour un générique, sur le citron, les agrumes, fraîche. Belle entrée de gamme qui donne envie de connaître les autres cuvées. Note : 16/20.

jobard 2012 Bourgogne

 

 

Jobard A. Meursault 2015 : couleur très claire pour 2015, nez très expressif à fond sur l'autolyse, une pointe de citron derrière en cherchant bien, bouche énergique, tendue, pleine de peps's, on comprend l'intérêt de l'élevage réducteur, mais aromatique uniquement portée sur le pétard. Belle longueur avec une finale salivante. A voir ce qu'il donnera dans quelques années. TB. Une autre bouteille très pétard aussi à l'ouverture présentait plus de complexité en bouche. TB+.

 

Tillets 2015 : bien réduction grillé aussi. Joli nez, manque un poil de tension en finale. TB+.

 

Antoine Jobard - Meursault en la barre 2017 : très clair en couleur, nez bien dans le style du domaine, marqué autolyse, grillé, réduction, derrière citron, fleurs blanches, maturité assez basse pour 2017. Bouche sur cette noble austérité, grosse tension, amers nobles, citronné, tendu, beaucoup d'énergie et de fougue, pas de gras ni de beurre ici, a tout l'avenir devant lui. TB++.

 

A Jobard - Bourgogne chardonnay 2019 : légère autolyse, mais aussi un côté gras beurré étonnant pour le domaine, bouche bien faite pour un générique avec encore un peu d’élevage. B+.

 

Meursault 2020 : on sent le millésime solaire, puissant, beau volume, manque un peu de tension. TB-.

 

Meursault 22 : très belle tension pour le millésime, bien le style du domaine avec une belle autolyse.

 

Antoine Jobard, Bourgogne chardonnay 2019 : robe un peu plus foncée, nez avec des notes d’allumette, de réduction sur lies, petite touche beurrée et florale derrière. La bouche est énergique, encore jeune, marquée par les lies avec un léger gras derrière, elle combine largeur et longueur, avec beaucoup de longueur, une finale fraîche et salivante, surtout pour ce millésime solaire. Au niveau d’un beau Meursault, dans un style nouvelle génération. TB.

 

Bourgogne chardonnay 2021 : style très tendu, un peu de lies au nez, mais sans excès, droit, citronné, salivant, très beau. TB+.

 

Bourgogne chardo 24 : un peu de lies, bouche qui manque un peu de volume et de longueur, mais déjà mieux après une bonne ouverture. B+.

 

Bourgogne pinot noir 2021 : un peu réduit à l'ouverture, très clair, un peu maigre. B.

 

Antoine Jobard, Beaune 1er Cru Montrevenots 2021 : couleur claire, nez de petits fruits rouges, pivoine, ouche légère, aérienne, pas beaucoup de volume, on a la fraîcheur attendue du millésime et de la parcelle du haut de coteau. On sent que le vigneron a peu extrait, il n’a pas été cherché ce que le millésime ne pouvait pas donner ici. Ce n’est pas très long, mais très facile à boire, frais mais sans austérité. TB.

 

 

Antoine Jobard (Grands jours 2024)

MEURSAULTBlanc2022 superbe village, très tendu, très autolyse, très énergique, pas de gras, tout en tension, très long. BLAGNY 1ER CRUBlanc2022 encore un cran au-dessus, avec plus de tout, encore plus de tension et de longueur. MEURSAULT 1ER CRUPorusotBlanc2022 on sent le terroir un peu plus riche, à peine moins sur la tension avec un peu plus de volume, très joli aussi. Combine le style marqué du domaine et une bonne définition du terroir. Coup de cœur pour les trois vins. Le meilleur domaine du jour sur les 2022.

 

23 janvier 2019

Soirée Wachau

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 Seulement 15kms séparent Spitz d'Unterloiben et pourtant on vendange en moyenne deux semaines plus tôt à l'Est.

 

 

En 1983 le Codex Vinea Wachau (association d’une vingtaine de producteurs au départ, environ 200 aujourd’hui) impose, entre autres, le respect de l’origine des raisins, la non-chaptalisation et la distinction les 3 catégories suivantes :

- Steinfeder : moins de 11,5% d’alcool.

- Federspiel : entre 11,5% et 12,5%.

- Smaragd : plus de 12,5% d’alcool.

Si c’était plutôt une bonne idée au départ, les vins étant plus « lisibles » et faciles à accorder à table, elle commence à être critiquée. Le problème est que la plupart des producteurs essayent à tout prix de faire du Smaragd, et n’hésitent pas à vendanger très tard des raisins botrytisés (régulièrement à la mi-novembre). En plus de donner des vins lourds, le terroir s’en trouve masqué. Mais les Smaragd se vendent plus chers et plaisent à la critique locale, avec en tête le guide Falstaff, qui aime l’opulence, la richesse, et dont les goûts sont assez éloignés de nos palais français.

On peut ainsi distinguer des domaines qui ramassent très tard, qui recherchent l’opulence (Hirtzberger, Knoll, FX Pichler…) et d’autres qui visent beaucoup plus la tension et qui critiquent le Codex, soit sans aller jusqu’à en sortir (Prager, Alzinger…) soit en se passant du Codex (Pichler-Krutzler, Veyder-Malberg…).

Pour approfondir le sujet je conseille le numéro 107 de la revue Le Rouge et le Blanc, ainsi que le site de la Vinea Wachau, d'où proviennent les photos : https://www.vinea-wachau.at/

 

 

Place à la dégustation : les vins sont goûtés dans des Zalto White Wine. Ouverture des bouteilles en début d’après-midi pour le soir, sauf pour le 1994 ouvert quelques minutes avant.

 

 

Apéritif

1 Franz Hirtzberger - Riesling federspiel “Steinterrassen” 2017 : assemblage de parcelles autour de Spitz. Couleur claire, nez expressif et élégant sur des notes de fleurs blanches, de citron vert, de fruits jaunes, ne fait pas très riesling. Bouche vive, perlante, beaucoup de fruits, d'agrumes surtout, et une finale très fraîche, désaltérante, qui donne envie d'y revenir. Belle entrée de gamme, pas très complexe, mais parfaite pour l'apéritif. TB-.

 

2 Emmerich Knoll - Riesling federspiel 2016 : assemblage de parcelles autour d’Unterloiben. Climat plus chaud (Courants froids de la forêt du Wadviertel au Nord-Ouest vs Courants chauds de la plaine de Pannonie à l’Est). Même couleur, nez plus marqué par des fruits mûrs et fruits exotiques, petite touche de pétrole, on sent un peu plus le riesling, du silex aussi. La bouche est plus mûre, moins vive, moins perlante, facile à boire car légère en alcool et fruité, mais ça manque un peu d'acidité par rapport au précédent. Ca reste néanmoins un bon petit vin d'apéritif. B+.

 

 

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3 Hofstätter - Riesling federspiel “Singerriedl” 2016 : sols de paragneiss (= gneiss sédimentaire) avec mica-schistes,  quartzites et sables. Sols plus maigres en haut de coteau. Exposition ouest. Couleur un peu plus dorée, nez un peu réduit au départ avec un côté fumé, silex, qui devient plus léger à l'aération, moins fruité, mais plus minéral que les précédents. La bouche est perlante, vive, tendue, minérale, citronnée, un côté zeste de pamplemousse aussi et une légère amertume. Finale pas très longue, mais salivante qui donne envie d'y revenir. Un excellent rapport q/p sur ce vin à 10€. TB-.

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4 Leo Alzinger - Grüner Veltliner federspiel  “Hochstrasser” 2016 : sols d’orthogneiss (= gneiss magmatique) + limons. Exposition sud. Bas de la parcelle “Loibenberg”. Couleur claire, nez différent, on sent qu'on a changé de cépage, miel, fruits exotiques, poivre, sans être exubérant et donc jamais écoeurant. Bouche vive, perlante, minérale, où on sent que tout est fait pour garder de la fraîcheur sur une parcelle et un cépage qui pourraient vite donner un vin lourd, mais ce n'est pas le cas, on reste toujours sur une belle acidité et des fruits mûrs. Bon petit vin, taillé pour l'apéritif là aussi. TB-.

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5 Högl - Grüner Veltliner smaragd “1000 Eimerberg” 2016 : sols de paragneiss + marbre de silicate. Exposition sud. Couleur or clair, nez bien plus opulent et démonstratif, on sent le passage à la catégorie "Smaragd", très marqué fleurs blanches, un peu violette et anis le soir, comme un viognier trop lourd, plutôt sur la rose à la gewurz le lendemain, des fruits surmûris, c'est très variétal. La bouche est très grasse, opulente, mais vite lourde et écoeurante. Le seul vin de la série que je n'ai vraiment pas aimé. Moyen.

tausend eimer berg wachau

 

6 Pichler-Krutzler - Grüner Veltliner “Supperin”  2016 : sols d’orthogneiss, sables et alluvions. Exposition sud-ouest. Couleur dorée, nez très minéral avec une touche de miel, peu de fruit, pas du tout variétal, il faut aller le chercher, peut-être une pointe d'épices (safran ?). La bouche est vive et tendue pour du Grüner, ultra minérale, le cépage est complètement effacé au profiter du terroir, le vin n'est pas encore très complexe, peut-être un peu fermé pour être jubilatoire, mais il s'annonce très grand dans quelques années. Finale de longueur moyenne, fraîche, sur le miel et le minéral. Un style très convaincant, d'autant plus qu'on n'est pas sur la parcelle la plus qualitative du coin en théorie. TB.

supperin wachau

 

7 Prager (Toni Bodenstein) - Riesling smaragd “Achleiten” 2016 : sols hétérogènes : orthogneiss sur le haut, migmatites et amphibolites sur le bas, paragneiss à l’ouest. Exposition sud-est et ouest. Couleur bien plus claire avec ce passage aux Rieslings "Smaragd", nez très élégant, pas d'hydrocarbures mais des notes florales, des agrumes, de la mirabelle, on sent qu'il lui manque juste quelques années pour développer plus de complexité. La bouche est impressionnante d'énergie, de tension, parfaitement équilibrée par un beau volume et une impression minérale qu'il n'y avait pas au nez. La finale est bien plus longue et persistante, plus saline aussi que celle des autres vins. Le gagnant de la soirée à l'unanimité, même s'il faudrait encore un peu de temps pour être qualifié de grand vin. TB+.

achleiten wachau

 

 

Vieux millésimes

8 Johann Donabaum - Riesling smaragd “Offenberg” 2003 : sols de paragneiss avec dépôts de marbre et d’ardoises. Exposition sud-ouest. Couleur dorée, nez bien marqué pétrole, c'est le premier riesling aussi facilement identifiable, avec des notes de miel, de résine, de fruits jaunes. La bouche est sur la même aromatique, encore jeune pour 2003, même si le fruit a laissé place au minéral et aux hydrocarbures, seule la finale est un peu plus décevante avec une pointe de caramel et peu de longueur. Cette fois-ci on sent qu'il s'agit d'un vin "moyen" mais bu à son apogée. TB.

offenberg wachau

 

9 Rudi Pichler - Grüner Veltliner smaragd “Hochrain” 2008 : Sols de loess avec sables et argiles. Exposition sud-est. Couleur dorée, nez très marqué par des notes fumées/grillées, comme du silex, voire par moment du pneu brûlé, du caoutchouc, un peu repoussant au premier nez mas on s'y fait petit à petit. Derrière quelques notes miellés, très peu de fruit, très austère. La bouche est très énergique, tendue, avec un beauc volume, surtout à l'aération, voire un peu de gras le lendemain, c'est le seul qui rivalise avec le Prager à ce niveau-là. Le cépage est impossible à reconnaître. La finale est longue, toujours à fond sur le caillou fumé/grillé, une pointe de poivre aussi. J'ai adoré la bouche mais j'ai eu plus de mal avec le nez. TB.

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10 FX Pichler - Grüner Veltliner smaragd “Kellerberg” 2010 : sols d’orthogneiss et loess. Exposition sud. Couleur dorée, le nez évoque un liquoreux, encore bien plus miellé que les précédents, fruits mûrs, ananas, coing, voire papaye, du poivre, très beau, même si on reconnaît facilement le cépage. C'est plus compliqué en bouche où l'attaque est ronde et épaisse, sur les arômes du nez avec des noes minérales aussi mais on sent peu à peu les 14,5% passer devant. C'est puissante avec une grosse ampleur de la longueur, mais le vin manque cruellement d'acidité, il finit lourd, pataud, uniquement sur l'alcool. Un peu décevant pour ce qui était censé la grande bouteille réunissant un beau millésime, une belle parcelle et un bon producteur. Certains sont moins difficiles que moi autour de la table mais tout le monde s'accorde à dire qu'il est impossible d'en boire 2 verres. On comprend avec le nez et l'attaque pourquoi ce genre de vin peut plaire, mais avec la fin de bouche on perçoit aisément les raisons pour lesquelles les gros Smaragd commencent à être critiqués. TB-.

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11 FX Pichler - Grüner Veltliner smaragd Terrassen 1994 : assemblage de parcelles autour de Dürnstein à l’est. Couleur plus claire que le précédent, nez très minéral, caillou fumé, peu de fruit, presque un côté hydrocarbures, on ne sent plus le cépage. La bouche est encore là, manquant de fruit certes, mais avec de belles notes minérales, encore une acidité correcte. La finale par contre est très courte. Pour une entrée de gamme, ça a sacrément bien vieilli. TB-.

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 wachau sols geologie

Une petite synthèse des sols, bien utile... (http://www.krier-thilion.eu/wachau_geologie.html)

 

Conclusion : sans trop de surprises, nos palais français ont préféré en général les rieslings, plus acides, aux grüners, et les producteurs travaillant sur la tension (Prager, Pichler-Krutzler, Rudi Pichler) plutôt que sur l'opulence. Tout le monde a apprécié la diversité des 11 vins, très marquée grâce aux différents terroirs mais peut-être encore plus par les styles de vinification. Par contre si on devait comparer avec une région comme l'Alsace, les rapports qualité/prix ne sont pas très intéressants et le niveau général un peu plus faible à l'unanimité. Les vins que certains pourraient éventuellement racheter un jour sont le Prager (38€) et le Hofstatter (10€). C'est peut-être dans les petits rieslings federspiel de producteurs méconnus qu'il faudrait fouiller, ou alors dans la région voisine du Kremstal, moins célèbre mais plus dynamique.

 

 

Afters :

P. Alliet - Chinon Vieilles Vignes 2004 : on termine tranquillement avec un vin servi à l'aveugle, la couleur est claire, le nez sur les fruits rouges, une pointe végétale, pas très évolué pour 2004. Beaucoup de fruit en bouche, c'est léger mais sans manquer d'épaisseur, très élégant, légèrement floral aussi, assez bonne longueur. TB.

B. Baudry - Chinon La Croix Boissée 2004 : couleur noire, nez de champignon, de tabac, de sous-bois, peu de fruit. Bouche puissante, tannins encore très présents et astringeants. Pas photo ce jour là avec le VV de Baudry. C'était quand même un peu mieux le lendemain. B-.