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Mon carnet Vin

7 septembre 2017

Rollin (Pernand-Vergelesses) ***

Visite au domaine Rollin

Bourgogne aligoté 2017 : bel aligoté avec de la vivacité et une belle matière.

Hautes côtes blanc 2017 : fruit assez mûr, manque un peu de tension.

Pernand blanc 2017 : un gros cran au-dessus, vif, tendu, peu de gras.

Pernand blanc les cloux 2017 : un peu plus gras, moins tendu.

Pernand 1er cru sous frétille 2017 : il conjugue la vivacité du Pernand 17 avec la matière des cloux.

Corton-Charlemagne 2017 : (40% fût neuf) beau potentiel, beaucoup de gras, mais un peu sur l'élevage en ce moment.

Chorey Rg 2016 : léger, facile.

Pernand 2016 : un peu serré par rapport au 2015 qui goûte mieux en ce moment.

Savigny aux grands liards 2016 : très serré

Pernand 1er cru les vergelesses 2016 : bien 

Pernand 1er cru Les fichots 2016 : bof

Pernand Rg 2017 : s'annonce gourmand, plus mûr et plus facile que 2016.

Savigny Gds Liards 2017 : serré.

Pernand Fichots 2017 : idem

Savigny 2018 : (sur fût) comme les deux suivants les vins sont en train de travailler, on sent un fruit très mûr, couleur sombre, millésime solaire, mais il y a de la fraîcheur derrière, de la concentration. Probablement un grand millésime par la qualité et par la quantité pour ceux qui ont su trouver de la fraîcheur.

Pernand Les Vergelesses 2018 :

Pernand Ile des Vergelesses 2018 :

 

 

 

Rollin - Corton Charlemagne 2008 : robe claire, peu évoluée, le nez est malheureusement déviant, marqué par la croûte de fromage. Dommage car en bouche il y avait une très belle matière, de la tension, de la longueur. Un problème de bouteille apparemment car il ne goûte pas comme ça d’habitude. Les bouteilles ans ce défaut doivent être excellentes. NN. Une autre bouteille plus tard, mieux, mais sur la pente descendante. B+.

 

Rollin - Corton-Charlemagne 2012 : couleur dorée, très beau nez beurré, fruits jaunes, bouche grasse et tendue sur la finale. TB++. Une autre bouteille faisait un peu caramel eu nez, mais bouche et finale tendue, saline. TB+.

 

Rollin - Corton Charlemagne 2017 : très beurré, gras, encore un peu d'élevage, acidité basse. B+.

 

Rollin - Corton charlemagne 2022 : déjà accessible, tout en rondeur, du gras, pas trop d'élevage, manque un peu de tension. TB.

 

Rollin - Pernand-Vergelesses blanc 2008 magnum : robe dorée, nez légèrement beurrée, florale, fruits jaunes, bouche pas trop grasse, fine, tendue, encore assez jeune, petite pointe de noisette sur la finale qui peut renseigner sur son âge, très élégant. TB.

 

Rollin - Hautes côtes Rg 2017 : couleur claire, nez très marqué cerise rouge. Bouche facile souple, fruitée, pas mal d'acidité, longueur correcte. Facile à boire. B+.

 

Rollin - Hautes côtes bl 2017 : couleur claire, nez floral, sur les agrumes, pas du tout beurré (cuves ?). Bouche fruitée, un peu maigre, acidité moyenne, facile, pas très "bourguignonne", finit court. B.

 

Rollin - Hautes cotes rg 2020 : léger, tout en fruit, plus de matière que les millésimes précédents, plus long, acidité et alcool mieux intégrés. TB.

 

Rollin - Aloxe-Corton 2008 : robe tuilée, nez à peine réduit à l'ouverture puis sous-bois, prune, griotte. Bouche superbe, très fraîche, tendue, sans être maigre, un peu terreuse, très longue. TB+.

 

Aloxe 2020 mag : puissant, un peu trop chaleureux.

 

Rollin - Pernand-Vergelesses rouge 2015 : couleur claire, nez de fruits rouges un peu sucrés, très gourmand mais avec derrière une pointe toastée un peu gênante. Bouche fruitée, peu tannique, très belle matière, pleine de fruits rouges, mais toujours cette pointe toastée jusqu'à la finale. B+. Une deuxième bouteille était moins toastée, plus tendue, moins confiturée. TB.

 

Pernand rouge 2018 : très frais pour 2018, léger en couleur, beau fruité, précis, TB+.

Pernand rouge 2019 : plein de fruit, très pur, gourmand, frais pour un 2019, excellent. TB+.

 

Rollin, Pernand-Vergelesses 1er cru Fichots 2019 : le pinot dans toute sa splendeur, pile dans la bonne phase, combinant fruité frais, tannins soyeux, volume, l’élevage est parfaitement digéré, la finale est longue, acidulée. Superbe bouteille. TB++.

 

Rollin - Pernand 1er cru Ile des Vergelesses 2012 : robe rubis, nez élégant qui pinote, très fruits rouges, petite pointe évoluée. Bouche très fruitée, belle acidité dans le fond, c'est fin, juteux, tannins fins, pas un gros volume mais très facile à boire. Finale assez longue, légèrement épicée. Très beau vin. TB.

rollin pernand 2012

 

7 septembre 2017

Domaine de la Romanée-Conti (Vosne-Romanée) ******

Ce domaine mythique n'est pas si petit qu'on pourrait le croire avec ses 27 hectares (dont 0,85 de blanc), mais c'est probablement le plus prisé du monde. La famille De Villaine en a hérité par l'arrière-petite-fille de Jacques-Marie Duvault Blochet et la famille Leroy codétient l'autre partie depuis 1942. Il n'y a que des grands vins ici où il n'y a presque que des grands crus (l'ancien Vosne 1er cru étant fait avec les jeunes vignes des grands crus - depuis 2018 un Petits Monts est vinifié au domaine). La vigne est conduite en biodynamie (Biodyvin), les raisins sont vinifiés en grappe entière apportant aux vins la fraîcheur et au vieillissement de belles notes florales puis élevés en fûts neufs. Sans être particulièrement extraits, les grands terroirs et les faibles rendements donnent des vins colorés, parfois aux tannins très fins (Romanée-St Vivant, Romanée-Conti...) parfois aux tannins plus durs (Corton, La Tâche...). Ce sont probablement les pinots où les notes de roses (fanées au vieillissement) sont le plus marquées. Ils peuvent sembler simples, évidents, faciles si on les boit trop jeunes : il faut être patient pour qu'ils livrent tout leur potentiel. Le rare Montrachet est lui au contraire ramassé très mûr, sur l'opulence, l'épaisseur, sans manquer de fond bien sûr. Il faut le laisser en cave lui aussi.

Attention toutefois que le style est en train d'évoluer depuis l'arrivée d'Alexandre Bernier en 2018 (à la place de Bernard Noblet). Le tonnelier n'est plus uniquement François Frères, l'influence du bois a été réduite, les doses de sulfites deviennent plus faibles également (grâce au gros travail en biodynamie à la vigne).

 

 

 

Domaine de la Romanée-Conti – Echezeaux 2011 : (bt n° 8490/12366) couleur rubis foncé, nez discret à l’ouverture de la bouteille, en bouche même constat c’est un peu décevant. Mais après quelques heures le verre vide laisse enfin percevoir de belles notes de roses fanées. Le lendemain c’est beaucoup mieux, le nez est expressif, j’ai l’impression de retrouver la rose même si c’est moins évident que dans le verre vide, beaucoup de fruits rouges et noirs (framboise surtout, fraise, mûre) quelques épices, aucune trace d’élevage. La bouche est vive, assez puissante, fraîche, portée par une très belle trame acide, avec beaucoup de fruits, quelques épices, de légères notes florales, belle matière avec des tannins déjà parfaitement fondus. Finale tendue, un peu plus florale, de bonne longueur sans être exceptionnelle. Déjà beaucoup de plaisir, même si le vin va gagner en complexité avec le temps. Note : 18/20.

P1060130

 

 

 

Domaine de la Romanée-Conti - Richebourg 2005 : couleur rubis foncé, nez très marqué par la rose fanée, pivoine, fruits rouges et noirs, dans le fond menthol, épices… Bouche très fine, élégante, aux tannins parfaitement fondus, de la matière, de l’acidité, de la gourmandise avec des fruits légèrement confiturés, de la fraîcheur avec la rose, la pivoine. Là aussi comme pour le Margaux, c’est un vin très facile à boire et évident, pour lequel il est difficile de se retenir pour en apprécier la complexité. Tout est là, à la bonne place. La longueur est remarquable, le vin garde son élégance jusqu’au bout. Exceptionnel. Note : 20/20.

richebourg

 

 

Domaine de la Romanée-Conti - Hautes Côtes de Nuits blanc Abbaye de St Vivant pour les Caves Augé 2007 : robe bien plus dorée que le précédent, plus beurré, moins grillé, fruits plus mûrs, semble plus chaud. Bouche tendue, fruitée, beurrée, plus puissante et grasse que le précédent (St Philibert 2010), un peu moins d'élégance, belle longueur aussi. TB+.

 

 

DRC - Montrachet 2008 : couleur or profond, qui tire même sur l’ambrée, semble évoluée. Mais le nez est encore jeune, sur le miel, le beurre, les fruits secs, les fruits jaunes bien mûrs, il a un côté sémillon, des fleurs, de l’amande. Bouche puissante, opulente, à la matière énorme, il en met plein la vue dès le départ, mais ça ne s’arrête jamais grâce à une grosse tension derrière, c’est miellé, bien mûr, avec des fruits secs encore, un boisé parfaitement intégré. Finale monstrueuse. Mon plus grand vin blanc et le vin parfait s’il existe. Note : 20/20.

conti 2012

 

DRC - Romanée Conti 2012 : Robe rubis foncé, peu évolué. Le nez est expressif sans être exubérant, avec un très beau fruité, sur la cerise surtout, un peu de framboise, de mûre, une toute petite pointe de rose qui le rend assez noble, du végétal comme de la pivoine, aucune note boisée. Bouche en finesse, bonne matière mais rien d'impressionnant, tannins très fins déjà fondus, toujours le même beau fruité, mais je ne sens plus la rose, belle fraîcheur, bien équilibré, facile à boire, mais pas très complexe en l'état, on sent que c'est encore jeune. Bonne longueur, sur le fruit avec un côté pivoine un peu plus prononcé, une pointe d'épices peut-être. En l'état c'est excellent car très fruité et parfaitement équilibré mais la complexité aromatique n'est pas encore là, ce qui n'est pas si étonnant pour un 2012, ce sera tout autre chose dans 15ans. C'est en plus un style tout en finesse contrairement au blanc. Le Richebourg 2005 avait la même finesse et le même équilibre mais avait déjà pris un peu plus de complexité. Note : 19/20.

 

 

Romanée-Conti - Vosne Romanée 1er cru Duvault Blochet 2011 : Robe assez claire, nez très « Conti », avec un peu de rose, de la cerise, de la fraise. Bouche fruitée, très fine, fraîche, pas ultra complexe mais parfaitement équilibré. Bonne longueur sans être exceptionnelle. Comme souvent avec la Conti, on pourrait le prendre pour un super vin de soif. TB+.

 

 

Romanée-Conti La Tâche 1937 : une bouteille incroyable où comment être au bon endroit au bon moment. Une grande histoire dans un lieu incroyable... Le vin est encore en pleine forme, il ne s'écroulera pas même uelques heures après l'ouverture. Le nez est plein de rose fâné, pot-pourri, du sous-bois, encore plein de fruit. La bouche est d'une tension incroyable, pleine d'énergie après autant d'année, encore des petits tannins de qualité, du fruit, du tertiaire, de la longueur, de l'épaisseur. On se dit qu'on ne trouvera jamais meilleur. Un grand merci Pascal !

 

Domaine de la Romanée-Conti, Romanée-Saint-Vivant 2006 : Couleur plus soutenue que le Chambolle et le que le Chambertin, le nez est très élégant, encore plein de fruits rouges, de cassis et de mûre, avec des notes de réglisse, de rose et de pivoine comme dans un pot-pourri, pas vraiment de traces d'évolution. La bouche est incroyable, pleine de fruits frais qui rendent le vin juteux et croquant, une texture de velours, bien plus d'épaisseur que le Chambolle, et dans le fond une superbe acidité qui fait durer le vin pendant des heures. Il est moins démonstratif que le vin d'Auvenay, mais on se dit que tout est là, à la bonne place. Tout le monde en attendait beaucoup et personne n'a été déçu, bien au contraire. On frôle la perfection avec ce vin magique, qui en plus n'est qu'à l'aube de sa vie. Exceptionnel.

 

Romanée-Conti Echezeaux 2010 : Couleur étonnamment tuilée, nez un peu chaud, kirsché, terreux, pas vraiment de rose. Bouche puissante, jeune, beaucoup de fruits rouges, encore un peu massive et serrée, mais longueur et énergie incroyables. A attendre. La fin de bouteille était soi-disant plus détendue.

 

DRC - Marc de Bourgogne 1999 45% : (mise 2016) robe ambre clair, nez chaleureux, fruité, un peu d'amande, de noisette. Belle rondeur en bouche où l'alcool est bien intégré, bonne ampleur, pas du tout le côté bois vert du marc de Dujac, bonne longueur. TB.

 

DRC - Fine de Bourgogne 200062017 44,6% : (distillation des bourbes) un peu plus fin que le Marc. TB+.

 

 

Echezeaux 2017 : un peu réduit au départ, a besoin d'un peu d'ouverture, plutôt assez coloré, simple, fruité, facile, peu tannique, on a du mal à sentir le fond derrière, probablement encore trop jeune. C'est bon mais encore tout simple. A regoûter dans une dizaine d'années. TB-.

 

 

Domaine de la Romanée-Conti, La Tâche 2004 : Couleur grenat, bien plus foncée que le précédent, sans trace d’évolution. Le nez s’ouvre d’abord sur un côté lardé, viande fumée, plus typique d’un Rhône Nord que d’un pinot, on sent un vin puissant, très solaire pour 2004. Peu à peu le côté lardé se mêle au côté pot-pourri/rose fanée typique du domaine, avec du cuir, cassis, framboise… Très complexe et évolutif dans le verre. La bouche reprend ses arômes, plutôt puissante et mûre pour un pinot, mais une acidité très élevée dans le fond l’étire et lui permet de rester équilibré. Les tannins sont très fins. Finale encore plus longue que les précédents. Même si elle n’était probablement pas encore à son apogée, cette bouteille était exceptionnelle. Malgré des attentes très fortes, elle n’a déçu personne, bien au contraire. Exceptionnel.

 

DRC - La Tâche 2010 : Couleur rubis à peine orangée, nez très marqué fraise écrasée, encore plus avec l'ouverture, un peu typé grenache, beaucoup de pivoine et de rose, de plus en plus pot-pourri, peu d'arômes tertiaires. Bouche qui combine un fruité assez mûr, fraise confituré, avec une acidité haute, beaucoup de fraîcheur, pas très haut en alcool (13%), gros volume, beaucoup de fond avec une vraie tension minérale et en même temps de la gourmandise, tannins gras et mûrs qui commencent à devenir soyeux. Un gros potentiel de garde mais déjà beaucoup de plaisir. Longueur énorme. Exceptionnel.

 

DRC La Tâche 2014 : nez très DRC très pivoine ros, grappe entière, classe. Bouche très noble, qui combien volume, fruité, tannins fins, et un côté à peine austère dans le bon sens, de l'allonge, tout est à la bonne place, très DRC dans le style, déjà accessible mais bien sûr gros potentiel de garde. Plus fin et frais que 2012, moins confituré et rond que 2015, plus classique. Exceptionnel.

 

La Tâche 2008 : nez très DRC, très rose, mais ici il semble déjà évolué, même pile à point, tirant donc plus sur le pot-pourri, derrière début de tertiaire, sous-bois, ronce, très noble. La bouche est exceptionnelle, combinant fruit, matière, complexité, la grande classe, les tannins sont très fins, je m'attendais à plus serré et étriqué, mais il vient de rentrer sur son plateau d'apogée. Un des plus grands vins du domaine. Exceptionnel.

 

 

La Tâche 1997 : couleur clair et marron, nez kirsché, très évolué, terre, un peu rustique, ferreux, fruits à l'eau-de-vie, bouche serrée, pas un gros volume, façon vieux De courcel ou Cofuron-Cotetidot, manque un peu d'enrobage. Goûté à l'ouverture uniquement. B+.

 

La Tâche 2013 : début d'évolution au nez, très pot-pourri, bouche avec une attaque très ronde, soyeuse, finale qui allonge avec une belle acidité qui arrive, un côté salin, olive, anchois, très long. Exceptionnel.

 

 

Domaine de la Romanée-Conti, Romanée-St-Vivant 1997 : (100% pinot noir en grappes entières. Parcelle de 5,28ha sous la Romanée-Conti et les Richebourg. 90cm d’argiles sur calcaires de Premeaux. Elevage en fûts neufs) Couleur grenat, à peine évoluée. Superbe nez expressif et très complexe, plutôt orienté violette et fruits noirs, un peu kirsché, viande fumée, végétal noble, cuir... Bouche en dentelle, soyeuse, peu de tannins, moins d'acidité et d'énergie que le Richebourg 1998, mais plus de finesse. Une finale interminable là aussi, portée par la fraîcheur et le végétal noble de la grappe entière. TB++.

 

 

Richebourg 2007 : toujours ce style très DRC, floral, fruits noirs, très marqué grappe entière, intense, énergique, longueur énorme. Exceptionnel.

 

Richebourg 2009 : nez ouvert, éclatant, fraise écrasée, rose, bouche avec largeur, beaucoup de volume, tannins fins, pas d'excès de chaleur, beaucoup de longueur, pas vraiment de notes d'évolution, parfaitement en place. Exceptionnel.

 

Romanée-Conti 2009 : derrière le Richebourg, il demande du temps, plus "maigre", plus de tension, plus floral, petite touche fumée, tout en allonge, subtil, met du temps à se livrer, bien moins de matière, mais peut-être un peu plus de longueur, peut-être pas tout à fait prêt. Presque un petit avantage au Richebourg en l'état. Deux jours plus tard, le Richebourg commençait à fatiguer, la Conti non elle avait gagné en volume mais aromatique un poil fermé, probablement encore un peu jeune. TB++.

 

Romanée-Conti 2011 : bu juste après les 2009, couleur claire, nez épicé, un peu solaire à l'ouverture, puis vite très marqué rose, moins fraise écrasée que les 2009, beaucoup d'orange sanguine et de pot-pourri avec l'ouverture, bouche de velours, avec comme toujours cette élégance et cette allonge de la Conti. Semble dans une meilleure phase que 2009. Exceptionnel

 

 

Domaine de la Romanée-Conti, Richebourg 1998 : (100% pinot noir en grappes entières. Parcelle au nord de la Romanée-Conti. Le DRC possède 3,5ha des 9ha. Sols de marnes et calcaire de Premeaux. Elevage en fûts neufs) Couleur rubis, trouble et à peine évoluée. Superbe nez expressif et très complexe sur le pot-pourri, la pivoine, fruits rouges et noirs, pointe fumée... La bouche est puissante, énergique, avec une acidité élevée, une matière dense, encore beaucoup de fruits un peu plus sucrés que dans la St Vivant 1997, la noblesse de la grappe entière qui apporte beaucoup de fraîcheur, des tannins poudrés et une finale interminable. Encore une fois, tout le monde en attendait beaucoup et personne n'a été déçu. TB++.

 

DRC - Richebourg 2015 : couleur encore jeune et brillante, pas trop foncée pour 2015. Nez très ouvert, plein de fruits rouges et noirs, très pur, pas du tout d'élevage ressenti, de la violette, pivoine, des épices. La bouche est très gourmande, pleine de fruits, tannins soyeux, très gros volume, déjà étonnamment très approchable pour un 2015, avec une très belle acidité derrière, finale extrêmement longue. A ce moment-là on se demande comment il peut y avoir meilleur (pour un jeune vin - sans parler de la complexité aromatique des vins plus âgés donc). Exceptionnel.

 

DRC - La Tâche 2012 : le nez est très différent des 2015, on retrouve presque une filiation avec le Musigny 2012, un côté presque syrah, lardé, olive, réglisse, du cuir, moins floral et moins en fruit que les 2015, très noble aussi. La bouche déçoit un peu par contre, massive, musclée, très gros volume, très grosse longueur, mais probablement encore trop jeune, avec des tannins serrés, et une finale un peu chaleureuse, la fin de bouche est plus dans l'esprit nebbiolo. En comparaison avec les autres, ce n'est pas son soir. TB+.

 

DRC - Romanée-Conti 2015 : il sera forcément comparé au Richebourg 2015. Le nez demande un peu plus de temps pour se livrer, mais semble plus subtil encore, un peu plus floral, un peu plus sur la rose, peut-être moins épicé. La bouche est moins en volume, mais plus en longueur, avec une acidité très élevée pour un 2015 qui porte le vin encore plus loin. Toujours cette impression de finesse extrême, un style plus aérien. Là aussi c'est étonnamment très approchable pour un 2015. Il offre déjà un plaisir énorme. La finale est encore plus longue que celle du Richebourg. On en attendait beaucoup et il a répondu. Exceptionnel.

 

DRC Romanée St Vivant 2015 : compliqué, problème de bouteille probablement.

 

DRC - Vosne-Romanée 1er cru Les Petits Monts 2018 : (Premier millésime d'Alexandre Bernier à la place de Bernard Noblet, et premier millésime de cette cuvée. Auparavant les raisins étaient probablement vendus, sauf les années de Duvault-Blochet ? Vinif avec un peu moins de soufre ? Pas uniquement des barriques neuves de chez François Frères ? Difficile de savoir, le DRC communique peu sur ses "innovations") couleur rouge brillante, nez de fruits rouges confiturés, fraise écrasée, beaucoup de pivoine. Bouche très ronde, très gourmande, très fleurie, gros volume, tannins très fins, beaucoup de pureté. Le style me rappelle les nouveaux Arnoux-Lachaux, un côté un peu sudiste-grenache ou cinsault. Un délice mais il manque une petite pointe d'acidité en finale par rapport aux 2015. TB++.

 

"Mixture Vosne 1er Cru 2015" : 3e trie dans la tâche, la conti et le richebourg. Superbe nez très pot-pourri, jus de fruit éclatant, bouche en dentelle, on y retourne sans cesse, un vin évident. TB++.

 

Petits Monts 2020 : couleur sombre, nez lardé, presque un peu suie, cendre, toasté, fait un peu syrah. Bouche en rondeur, fruits noirs, et lardée, tannins très soyeux, encore un peu d'élevage, belle longueur. Très bien né. TB++.

 

 

 

Visite au DRC avec Perrine Fenal

 

En effet, depuis l'arrivée d'Alexandre Bernier pas uniquement des François Frères (même s'il reste le tonnelier référent à près de 90%), tout ce que nous avons goûté est passé en barriques neuves, tout en 100% grappe entière, quelques essais sur des cigares ou des demi-muids par exemple. Les Petits Monts juste sulfités après malo ou à la mise. Les autres cuvées un peu moins de sulfites diminution des sulfites peu à peu par rapport au passé. Les vignes trop vieilles ou fatiguées sont petit à petit remplacées avec les meilleures massales de plusieurs vignerons du secteur qui ont formé une association.

 

Corton 2023 : (Bressandes, Clos du Roi, Renardes) encore un peu serré, plus compliqué que les vins de la Côte de Nuits en l'état.

Echezeaux 2023 : se livre déjà très bien, d'une grande finesse, presque "facile", tannins plus fins que le Corton, comme tous les 2023 ici d'une fraîcheur incroyable, avec un beau fruité et du volume.

Grands Echezeaux 2023 : on monte d'un très gros cran, plus d'acidité à l'attaque, puis plus de volume en milieu de bouche, des tannins soyeux, l'élevage est déjà très bien digéré, beaucoup de fruit, de pureté, et une longueur phénoménale.

Romanée St Vivant 2023 : derrière le précédent, un peu plus maigre, un peu plus étriqué.

Richebourg 2023 : (sa partie Les Veroilles est en cours de replantation, un Richebourg plus fin en ce moment) Très beau Richebourg, effectivement plus fin qu'à l'accoutumée, sphérique, soyeux, se livre déjà bien. Assez proche de Grands Echezeaux.

La Tâche 2023 : probablement le summum de la dégustation ce jour-là, un fruité peut-être un peu plus mûr, plus noir, très pur, encore plus de volume, mais là aussi un grain de tannins ultra soyeux, sans prose de bois, d'une longueur hors norme.

La Romanée Conti 2023 : un peu plus fermé, moins de largeur, plus en longueur, plus épicé, peut-être plus subtil mais aussi plus réservé, il va demander du temps pour livrer tous ses secrets. Petite préférence personnelle pour La Tâche voire même Gds Ech ce jour-là.

Grands Echezeaux 2018 : on retrouve un peu le 2023, mais avec déjà un début d'évolution pour un 2018, beaucoup de finesse, il brille notamment par sa fraîcheur et son acidité pour un 2018 tout en livrant un fruité mûr. Du grand art !

Corton Charlemagne 2020 : joli nez expressif, floral, petite touche beurrée, bouche élégante, avec de la tension, fraîche pour 2020, se livre déjà bien, élevage en barriques neuves qui ne se sent pas beaucoup, déjà bien intégré, juste un peu de gras autour, très belle longueur. (Le 2019 est soi-disant bien plus opulent, très "Montrachet")

 

Un grand merci au domaine pour l'accueil et la dégustation. Le mythe est vraiment à la hauteur de sa réputation. Quel chance d'avoir pu accéder au Graal de tout amateur de vin.

 

7 septembre 2017

D'Auvenay (Meursault) ******

Le domaine d'Auvenay a été aquis petit à petit par Lalou-Bize Leroy entre 1989 et 1995. Il se compose aujourd'hui de 3,4ha de blanc et 0,5ha de rouge sur la Côte de Beaune principalement, mais avec aussi un Mazis-Chambertin et un Bonnes-Mares. Le domaine est en biodynamie avec un travail énorme à la vigne, des rendements microscopiques qui donnent une densité impressionnante aux vins blancs du domaine. Ces derniers sont travaillés en autolyse, d'où le grillé/allumette/pétard facilement identifiable, les rouges sont eux tout en finesse, peu extraits en tonalités florales renforcées par la vendange entière.

 

 

D'Auvenay (= Lalou Bize-Leroy) Meursault 1er Cru Les Gouttes d'or 2004 : couleur or pâle, un peu trouble. Le premier nez est très grillé, avec un peu de cacahuète, mais avec l'ouverture ça s'estompe un peu et beaucoup de choses apparaissent derrière : citron, gingembre, abricot, beurre, notes florales. Bouche massive, très concentrée, avec une grosse tension, du poivre et du gingembre qui la rendent très vive, beaucoup de citron, de fruits jaunes. Finale interminable, portée très loin par l'acidité et son côté épicé. Très grand vin, d'une énergie incroyable, qui a complètement éclipsé le Faivelay. Je n'ai pas été trop gêné par le côté grillé que je crains habituellement, mais il était soi-disant peu prononcé pour du d'Auvenay. Note : 20/20.

meursault goutte sd'or

 

 

D'Auvenay - Auxey-Duresses Les Clous 2006 : robe dorée, nez grillé bien dans le style d'Auvenay, pierre-à-fusil, cacahuète, noisette, pain d'épices, plein de fruits jaunes assez mûrs, ananas, semble un peu solaire. Bouche puissante, avec une tension énorme, mais jamais dérangeante, il en met plein la vue comme le Meursault Goutte d'Or, c'est fruité, floral, légèrement épicé, grillé pas trop prononcé et surtout une finale interminable. Il réussit à faire quasiment jeu égal avec le Montrachet 2008 DRC, rien que ça. Deuxième d'Auvenay et deuxième gros coup de coeur. Note : 20/20.

 

Domaine d’Auvenay, Auxey-Duresses « Les clous » 2006 : Couleur dorée, le nez est magnifique, exubérant, avec comme toujouts une touche d'alumette mais parfaitement intégrée au milieu de miel, de fleurs, de fruits jaunes, de fruits secs... La bouche est à la fois très longue, tendue par une grosse acidité et très large avec une grosse épaisseur. Comme d'habitude tout le monde est bluffé, d'autant plus qu'il s'agit d'un village mais au niveau de bien des Montrachets. Exceptionnel.

 

Auvenay, Auxey La Macabrée 2009 : une bouteille sans la réduction sur lies habituelle du domaine, plutôt rond, gras, beurré ici, évolué, on sent le millésime chaud avec une acidité assez basse, pas mauvais mais pas un grand Auvenay. TB.

 

Auvenay Meursault Narvaux 2003 : pour rattraper la mauvaise série de blanc, notre hôte rajoute une bouteille mystère ! Couleur dorée, nez à peine grillé/soufré, plein de miel, de fruits jaunes, léger beurré, notes florales. Bouche grasse, matière énorme, pas une grande tension mais pas d'excès d'alcool non plus, un 2003 bien géré, finale de longueur hors-norme. Merci ! TB++.

 

Auvenay Aligoté Sous châtelet 2010 : couleur or pâle, nez plein de pétard et d'allumette, aucun doute on est chez Lalou, derrière du floral, miel, fruits secs. Bouche tendue, pas de beurré, sur les arômes du nez, explosive, ultra aromatique et énergique, finale interminable. TB++.

 

Auvenay aligoté sous chatelet 2014 : couleur or, nez très auvenay autolyse, mais pas seulement, citron confit, floral. Bouche qui combine énergie, volume et grosse tension, très longue. TB++.

 

Auvenay Meursault Narvaux 2001 : grande bouteille, sur le côté allumette classique du domaine mais comme toujours volume incroyable, explosion, énergie, tension, finale interminable. Exceptionnel.

 

Auvenay Meursault Narvaux 2007 : là aussi du grand Auvenay, beaucoup d'allumette au nez, mais aussi un citron confit, et surtout une intensité et une longueur qu'aucun autre vin ne peut avoir. Exceptionnel.

 

Auvenay Puligny Folatières 2000 : moins autolyse que d'habitude, plus de gras, miellé, cire, fruits jaunes, moins d'énergie et de tension sur cette bouteille. TB.

 

6 septembre 2017

Raveneau (Chablis) *****

C'est désormais Isabelle, la fille de Bernard Raveneau, et son cousin Maxime, fils de Jean-Marie Raveneau, qui sont en charge du domaine. Les vins sont probablement les meilleurs de l'appellation : ils combinent à la fois minéralité, tension et gras, avec parfois un élevage beurré similaire à celui que l'on trouverait en Côte de Beaune. Ce sont des vins taillés pour une longue garde, qui peuvent être bridés par un excès de soufre en jeunesse. Cependant, les derniers millésimes s'avèrent plus accessibles en jeunesse, et justement moins marqué par le soufre depuis l'arrivée de la nouvelle génération.

 

 

 

Raveneau - Chablis 1er cru Montée de Tonnerre 2006 : (bu à l'ouverture de la bouteille) Robe claire, peu évoluée. Nez marqué par des notes de noisette, un léger grillé, le citron, légèrement floral. Bouche vive, citronnée, tendue, pas spécialement beurrée, manque un peu de gras et de matière à mon goût, quelques notes de noisette, saline. Finale de longueur moyenne, citronnée, saline. Bon vin, assez simple, facile à boire. J'avoue que j'en attendais un peu plus. Note : 16/20.

 

Raveneau - Chablis 1er cru Montée de tonnerre 2011 : bien plus convaincant que 2006, léger gras, beurré, belle tension derrière. Note : 17,5/20.

 

Raveneau - Chablis 1er cru Foret 2012 : couleur claire, nez citronné et minéral. Idem en bouche, bien équilibrée, tendue, citronnée, saline, peu de gras, pas très complexe en l'état, belle longueur. Note : 16/20. Une seconde bouteille semblait plus grasse, bien moins tendue, plus typée Côte de Beaune, plus boisée aussi. Note : 15,5/20.

 

Raveneau - Chablis 1er cru Foret 2012 : (un an plus tard) beau Raveneau classique, pas trop gras sur Foret, coquille d'huitre, long. TB+.

 

Foret 2014 : très chablisien, coquille d'huitre, peu d'élevage, très minéral, long, salivant. TB+

 

Raveneau - Chablis Grand cru Blanchot 2010 : (bu à l'ouverture de la bouteille) Robe légèrement dorée, nez beurré, boisé parfaitement intégré, agrumes, fruits jaunes, floral. Bouche avec un très beau gras, de la matière, grosse tension derrière, fruitée, florale. Finale impressionnante de longueur, saline, sur les agrumes, fait saliver longtemps. Grand vin. Note : 18,5/20.

 

Raveneau - Chablis Grand cru Blanchot 2011 : légèrement doré aussi, nez sur le beurre frais, le citron. Bouche avec le gras de Blanchot, finale plus tendue et saline, toujours plus facile d'accès que Valmur, très beau niveau sur ce 2011, à peine en dessous de 2010. Note : 18/20.

 

Raveneau - Blanchot 2018 : simple, élégant, pas trop fermé, pas beaucoup d'élevage, pas une grosse acidité, à attendre, il ne dévoile pas encore tout. B+.

 

Raveneau - Chablis Grand cru Valmur 2010 : Robe or pâle, nez très minéral, pierre-à-fusil, citron, coquille d'huître, croûte de fromage, bouche tendue, minérale, saline, moins épaisse et moins fruitée que Blanchot 2010, mais plus longue, plus ciselée, à attendre encore un peu peut-être même s'il offre déjà du plaisir. Finale interminable, très saline. TB+.

 

Valmur 2010 : 3-4ans plus tard, plus épanoui, plus miellé, coquille d'huitre, commence à être à maturité, très long. TB++.

 

Raveneau - Chablis Grand cru Valmur 2011 : très minéral, citronné et tendu, à peine moins long que le 2010. TB.

 

Valmur 2009 : bien dans le style du domaine, manque juste un poil de tension sur ce millésime solaire. TB+.

 

Valmur 13 : nez un peu miel, cire, bouche plus minérale et tendue que ce que laissait penser le nez, longue, précise, élégante, complexe, beau volume, sans être boisé, finale coquille d'huitre. TB++. Autre bouteille très proche. TB++.

 

Valmur 15 : étonnamment assez plat, probablement un problème de bouteille.

 

Raveneau - 1er cru Vaillons 2007 : robe dorée, nez encore jeune, miel, beurré, fruits jaunes, citron. Bouche avec du gras et de la tension, très longue, dans une bonne phase, commence à être à point. TB+.

 

Vaillons 2012 : simple, vit et citronné, manque de matière. B+.

 

Vaillons 2009 : assez tendu, aromatique beurre frais et coquille d'huitre, commence à bien se livrer. TB+. une autre bouteille avec quelques petites notes "bourgeon de cassis" font qu'elle m'emballe moins que celle bue il y a 1 mois. Ca reste très bon quand même. TB. Une troisième bouteille montrait une grosse réduction au nez, mais une bouche très tendue et minérale. TB+.

 

Vaillons 13 : tout de suite très chablisien, coquille d'huître, citron, très belle tension, long, salin, TB++.

 

Vaillons 14 : comme le 13 très chablisien, tendu. TB++.

 

Raveneau, Chablis 1er cru Vaillons 2012 : (100% chardonnay. Parcelle sur la rive gauche du Serein, exposition sud-est, sols calcaires. Elevage fût)  Couleur très claire, nez classique du domaine mélangeant coquille d’huitre, citron à des arômes plus « Côte de Beaune » beurré, fruits jaunes. Bouche qui combine une matière épaisse, un peu de gras et de beurré, à du fruité et une trame minérale très longue, très salivante en finale, d'une longueur incroyable. La magie Raveneau a encore opéré avec peut-être un supplément d'expressivité sur la seconde bouteille. TB++.

 

Butteaux 2013 : belle tension, bien marqué coquille d'huitre, déjà très abordable, léger gras par dessus. TB+. Seconde bouteille tendue, peu de gras, plus de fruit. TB+.

 

Butteaux 14 : petite touche buis à l'ouverture, puis style très chablisien ici, tendu, demi-corps, pas de gras, frais, minéral, tout en allonge. TB+.

 

Raveneau - Chablis Clos 2009 : joli beurré, opulent, (moins que le Comtes Lafon), super trame minérale dans le fond, finale tendue. TB++.

 

Raveneau Clos 2011 : miellé, beaux fruits jaunes, cire, bouche opulente, large, complexe, miellée et fruitée, manque un brin d'acidité et de tension pour être vraiment parfait, mais finale très longue, sans lourdeur non plus, encore assez jeune et en pleine forme, demande la table, il y a vraiment du vin, noble. TB++.

 

Raveneau - Chablis 1er cru Montée de Tonnerre 2013 : nez qui sauvignonne, exubérant, pamplemousse, fruits exotiques, buis, bouche avec du sucre, fait sauvignon new zélandais un peu, mais une jolie tension et longueur sur la finale. Pas bien en place, mais beau potentiel si l'on est patient. TB-.

Montée 2012 : peu de gras, très chablisien. TB.

Montée 18 : élégant, sans lourdeur, encore un peu jeune bien sûr, manque un poil de tension en finale, mais pour 2018 c'est plutôt bien géré. TB.

 

Raveneau Bernard & Jean-Marie, Chablis 1er cru Butteaux 2016 : (élevage fûts) Couleur un peu plus dorée, nez un peu plus mûr, petite touche d'élevage, plus jeune. Bouche avec plus de volume, léger gras à l'attaque, plus d'opulence, plus de complexité, la trame minérale est bien là dans le fond, beaucoup de longueur, encore un peu trop jeune dans l'idéal, comme souvent avec Raveneau, mais la densité est impressionnante. A peine moins de plaisir immédiat que le Dauvissat mais plus de potentiel. TB++.

 

Raveneau Bernard & Jean-Marie, Chablis 1er cru Forêt 2014 : couleur assez proche, un nez un peu plus simple, encore sur le fruit, une touche de miel, de beurre, de caillou. Bouche avec plus de rondeur, un peu plus puissante et opulente, un peu d'élevage, mais là aussi beaucoup de longueur, très belle acidité avec du volume autour, à peine moins salivant en finale, on sent qu'il peut encore vieillir très longtemps. TB+.

 

 

domaines familiaux 2019

Chablis 1er cru Butteaux 2017 : vins assez colorés pour Chablis, avec un peu d’élevage comme toujours chez Raveneau. Les vins se goûtent très bien pour des jeunes Raveneau, un peu de gras, fond minéral, coquille d’huître, finit assez long et salin. TB+.

Chablis 1er cru Montée de tonnerre 2017 : plus de volume, plus de longueur. Déjà très accessible. TB++.

Chablis 1er cru Butteaux 2012 : Pas si différent que ça du 2017, beau volume, du gras, tendu dans le fond, encore tout jeune, à attendre encore si possible, très prometteur et déjà bon. TB+.

 

 

domaines familiaux 2021

Chablis Butteaux 19 : un peu mentholé et sur la poire au nez, bouche un cran au-dessus, très droite, pas de gras, citronné, coquille d’huitre, très pure, pas de soufre ressenti, assez long. TB+.

Chablis Monteee de tonnerre 19 : idem, encore plus citronné et coquille d’huitre, très tendu, très frais, tout en longueur. TB++.

Chablis Les Clos 19 : nez à peine mentholé proche de celui e Butteaux, bouche tendue aussi, du volume, pas du tout beurré, aucun élevage ressenti, très droite et minérale. Superbe. TB++. Des vins étonnamment très accessibles pour de jeunes Raveneau, pas du tout bridés par le soufre comme ça pouvait être le cas par le passé. Lorsqu’on pose la question la réponse est qu’il n’y a pas eu de changement particulier, tout s’est fait petit à petit, les doses de soufre ont été limités grâce à des vendanges plus saines et du meilleur matériel en cave.

 

 

domaines familiaux 2022

Chablis Butteaux 2020 : le nez présente un léger beurré, fruits jaunes. La bouche combine gras, fruit avec une très belle tension, de la gourmandise, se goûte très bien en l’état. TB+.

Chablis Montée de tonnerre : style plus austère, plus coquille d’huître et citron, tendu, très belle acidité et longueur pour 2020. TB+.

Chablis Les Clos : un peu plus fermé, plus puissant, plus de volume, a clairement besoin de temps, mais le millésime semble là aussi parfaitement géré. TB.

Raveneau - Chablis Butteaux 2014 MAG : très coquille d’huître, tendu, citronné, long, salivant, très Chablis, pas surprenant, mais excellent. TB++.

 

 

domaines familiaux 2023

Chablis Montée de tonnerre 2021 : style un peu austère, droit, citronné, très chablisien, pas forcément beaucoup plus tendu que le 2020 l’an dernier. TB.

Chablis Butteaux : plus expressif ce jour-là, plus large, plus « argileux », petite touche de citron confit, beau volume, dans une phase éclatante. TB++.

Chablis Les Clos : il combine la largeur du précédent, avec la finale plus caillouteuse et noble du premier. Boisé déjà intégré, pas spécialement beurré. Confirme que les vins du domaine se goûtent très bien en jeunesse depuis quelques années. TB++.

 

3 septembre 2017

Knoll (Autriche) ****

Domaine historique d'environ 18ha, situé sur la partie est de la Wachau (zone la plus chaude), géré par Emmerich Knoll et sa femme Monika, désormais épaulés par Emmerich Jr. Les vins ont toujours été riches et opulents, parfois un peu trop solaires, même s'ils se sont affinés sur les derniers millésime.

 

 

Weingut Knoll - Loibner Grüner Veltliner Vinothekfüllung Smaragd 2006 : Belle couleur dorée, déjà un peu évoluée. Le nez est d'abord très minéral à l'ouverture, avec du miel, puis avec l'ouverture des fruits jaunes bien mûrs, quelques fruits secs, très beau. La bouche est très épaisse, puissante, on sent bien les 14,5%, solaire, il lui manque une pointe de fraîcheur à mon goût, mais elle a une belle minéralité, du fruit (pêche, coing...), une superbe texture bien grasse, du miel. Longue finale. Une belle découverte. Note : 16,5/20.

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 2 Emmerich Knoll - Riesling federspiel 2016 assemblage de parcelles autour d’Unterloiben. Climat plus chaud (Courants froids de la forêt du Wadviertel au Nord-Ouest vs Courants chauds de la plaine de Pannonie à l’Est). Même couleur, nez plus marqué par des fruits mûrs et fruits exotiques, petite touche de pétrole, on sent un peu plus le riesling, du silex aussi. La bouche est plus mûre, moins vive, moins perlante, facile à boire car légère en alcool et fruité, mais ça manque un peu d'acidité par rapport au précédent. Ca reste néanmoins un bon petit vin d'apéritif. B+.

 

 

Knoll - Grüner steinfeder 2012 : doré, rioché, miel, noisette, un peu oxydatif, manque d'acidité, plutôt sur la pente descendante, même si le nez est intéressant. B-.

 


Knoll Schütt riesling Smaragd 2021 : (13%, 7,7gr SR, 8,8 d’AT) très fruité, sucre bien présent, facile à boire, bonne acidité dans le fond, mais étonnant avec ces 7,7gr de SR.

 

Knoll, riesling 2015 schütt Smaragd : très beau riesling, encore jeune, beaucoup de peps, de l’allonge, sans l’opulence qu’il pouvait y avoir autrefois sur les Smaragd du domaine.

 

 

Knoll chez valade


Gruner 24 federspiel aromatique et mou. Riesling 24 déjà un peu mieux. Loibenberg smaragd gruner 24 encore jeune un peu pataud. Le même en riesling gourmand, un peu de SR, plus de peps, sympa. Vinothekfullung gruner 24 (cuvée avec les raisins les plus mûrs, un peu botrytisés, ce qui permet de garder la pureté sur les autres cuvées) assez lourd.  Le même en 2021 déjà bien mieux complexe, dans le style assez riche du domaine.

 

24 août 2017

Dubuet (Monthélie) ***

Visite au domaine Dubuet

Bourgogne blanc Trait d'union 2017 : fruité, petite touche de gras, sympa.

Auxey Les hautés 2017 : on monte d'un cran, plus gras, beurré, sans le grillé qui me gêne sur les 2015.

Monthelie La Combe Danay 2017 : gras, beurré, floral, tendu derrière. Très beau vin. TB+.

Meursault 2017 : (Le Limozin et Les Vireuils) comme le précédent, gras, beurré, plus concentré, plus long, super rapport q/p. TB++.

Auxey 1er cru blanc 2016 : moins de gras, moins de longueur que les 17.

Pernand 1er cru Bl 2017 : pas tout à fait en place, élevage pas tout à fait fini pour lui ?

Bourgogne rouge les gamets 2017 : fruits rouges et notes poivrées très intéressantes, belle entrée de gamme.

Auxey Les hautés Rg 2016 :

Monthelie Les longènes 2016 : mon préféré de la série de rouge, pas très épais mais beau fruité, tout en  longueur. Les autres rouges semblaient un peu trop serrés en comparaison.

Auxey 1er cru Gds champs 2016 :

Monthelie 1er cru Champs fulliots 2016 :

Savigny 1er cru Serpentières 2017 :

Pernand 1er cru Les vergelesses 2015 :

Beaune 1er cru Les aigrots 2015 : très serré.

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Domaine Dubuet Guy & Fils - Auxey-Duresses rouge "Les Hautés" 2014 : Robe assez sombre, nez assez fermé, quelques fruits rouges et noirs, assez mûrs. Bouche marquée par une grosse acidité, qui ressort un peu trop l'aromatique étant un peu fermé, tannins bien fondus, assez bonne matière, longueur moyenne. A attendre encore un peu, il devrait être bien dans 2-3ans. B.

Auxey Rg Les Hautés 2016 : couleur claire, nez de petits fruits rouges, framboise, très élégant, bouche légère, fruitée, finale poivrée, déjà accessible, bien au-dessus du 2014. TB.

 

Dubuet - Auxey-Duresses Blanc Les Hautés 2015 : couleur dorée, nez très toastée, la bouche manque d'acidité, toastée aussi. Moyen.

 

Domaine Dubuet Guy & Fils - Bourgogne rouge "Les Gamets" 2014 : Un peu plus ouvert que l'Auxey-Duresses au nez, grosse acidité aussi en bouche, manque un peu de gourmandise, comme l'Auxey, une texture qui manque un peu de soyeux. B-.

Dubuet - Bourgogne rouge Les gamets 2016 : couleur claire aux contours violets, nez de cerise et fruits rouges croquants, fait un peu gamay, bouche légère, peu tannique, beaucoup de fruit, de la fraîcheur, de la gourmandise, très gouleyante, finale pas très longue mais un beau fruité qui donne envie de se resservir. Plus convaincant que le 2014. B+.

Dubuet - Bourgogne rouge Les Gamets 2017 : beaux petits fruits rouges croquants, légères notes poivrées en finale, encore un peu au-dessus du 2016, en pleine progression. TB-.

 

Dubuet - Auxey blanc les hautés 2021 : beurré, assez gra,s manque de tension pour 21. B.

Dubuet - Monthelie longenes rouge 2020 : aromatique assez primeur, bouche en finesse, fruitée, facile. B+.

 

Dubuet Meursault 2021 : nez fruité évolué déjà, bouche avec un joli gras à l'attaque, bonne tension ensuite, classique. TB.

 

Dubuet, Meursault 2021 : (assemblage de Vireuils et Limozin) Meursault classique parfaitement réalisé, combinant à la fois un léger gras/beurré avec une jolie tension, aussi large que long. Un beau classique d’une régularité exemplaire. TB+.

 

Dubuet, Meursault 2021 : (Vireuils et Limozin) une bouteille du même niveau que la semaine précédente mais dans un style un peu différent, celle-ci est très marquée ananas, plus exotique, étonnant pour 2021, mais c’est excellent aussi. TB+.

 

Monthelie rouge champs fulliot 2020 : coloré et mûr pour pinot noir mais bien fait, rond, gourmand, fruits noirs, sans excès de chaleur non plus, joli vin, bien typé du millésime. TB.

 

Bourgogne blanc 2022 trait d'union : léger gras beurré, bonne fraîcheur, petits amers en finale, classique bien fait. TB.

 

Domaine Dubuet Guy & Fils - Bourgogne blanc "Trait d'union" 2015 : robe or pâle, beau nez assez fin, légèrement beurré, peu boisé, floral. Un peu moins bien en bouche, moins grasse que ce que laissait penser le nez, belle acidité, la finale est un peu chaude. Ca reste quand même d'un bon niveau pour un générique, plus intéressant que les rouges. B+.

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23 août 2017

François Lumpp (Givry) ***

François Lumpp - Givry 1er cru Crausot rouge 2012 : Robe rubis foncé, nez marqué par la vanille avec pas mal de fruits derrière, plutôt des fruits noirs assez mûrs, gourmands. La bouche a une belle matière, une texture soyeuse, toute en rondeur, on sent que les tannins ont été lissés par un boisé appuyé. On retrouve la vanille, du fruit, une bonne fraîcheur. Malheureusement la finale est très courte. Un vin tout en "verticalité" comme dirait Hubert de Montille, avec un gros travail sur la texture, mais qui manque de tension et de longueur. Il a fait son effet auprès des novices, mais les amateurs de vin lui ont reproché ce boisé trop marqué. Note : 14,5/20.

 

21 août 2017

La Tour Vieille (Collioure) ***

La Tour Vieille - Banyuls Rimage 2014 : (vin muté non oxydatif, grenache et carignan, 15,5%) Robe grenat, nez expressif, avec beaucoup de fruits confiturés (mûre, cerise, fraise) et des notes de cacao. Bouche fruitée, sucrée, mais bien équilibrée par une légère acidité, peu de tannins, assez léger pour un Banyuls, pas très long mais très gourmand. Parfait pour les desserts au chocolat. Note : 16,5/20.

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La Tour Vieille - Banyuls « Rimage Mise Tardive » 2013 (grenache et carignan) : On finit par une douceur avec ce vin muté non oxydatif. Robe sombre, nez sur la confiture de cassis et de mûre, gourmand. Bouche sucrée, sans être écoeurante, accord facile mais réussi avec la tarte au chocolat du chef. Parfait pour le dessert. A peine plus d'alcool que dans le Rimage 2014. Note : 16/20.

 

La Tour Vieille - Banyuls Reserva : (90% grenache, 10% carignan. Mutage avec 5à10% d'alcool neutre vinique. Elevage de 5-6ans en bonbonnes non ouillées) Robe tuilée, nez de fruits rouges kirschés, prunes, orange, un peu de noix, de café. Bouche bien équilibrée, pas trop sucrée, alcool bien intégré. Longueur moyenne, sur la noix, le kirsch. Bien fait, dans un style forcément moins immédiat et moins gourrmand que le Rimage. Peut-être un peu jeune pour être un grand VDN oxydatif. Note : 16/20.

 

Rancio (resrve perpetuelle de 1968) : rancio sec, nez noix fruits secs, bouche sèche, tendue, longue saline. TB.

 

Vin de meditation : fin, encore sur le fruit, élégant, sucré mais bien équilibré. TB+.

 

La Tour vieille - Collioure Pinède 2015 : (75% grenach, 25% carignan) Couleur rouge foncé classique pour du grenache, nez bien marqué fruits rouges légèrement cuits, avec des épices. La bouche est puissante, une pointe d'alcool, mais du fruit et une légère acidité bienvenue derrière. Bonne longueur, finale un peu chaude, épicée. Note : 15/20.

 

9 août 2017

Château Barouillet (Pomport) ***

Château Barouillet - Bergerac blanc sec 2016 : (35% sauvignon blanc, 35% sauvignon gris, 20% sémillon, 10% chenin, vinifié sans intrants, soufre total 40mg/L, élevage cuves sans malo) Couleur or pâle, nez original sur la cire, le miel, des notes florales, du fruit (citron, fruits exotiques). Bouche vive, assez fine, toujours sur le miel, la cire, le tilleul, le citron, avec une belle longueur. Très original et très bien fait. Super rapport q/p (8€). TB+.

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Château Barouillet - Pécharmant 2015 : (60% merlot, 20% cabernet sauvignon, 20% cabernet franc, vinifié sans intrants, soufre total 10mg/L, sols d'argiles blanches profondes avec sables et galets roulés, 50% vieux fûts, 50% cuves) Couleur sombre, intense, beau nez de fruits mûrs, voire compotés (prune, cassis, cerise), une pointe d'épices. Bouche gourmande, sur le fruité assez mûr du nez, belle texture, avec de la matière et des tannins soyeux. Longueur moyenne, sur le fruit, une touche de poivre. Très bon vin, à peine moins intéressant que le bergerac blanc. TB.

 

Splash 2017 : (pétillant naturel, sémillon) bulle fraîche, légère, peu d'alcool, fuitée, simple, rafraîchissante. B.

Bergerac blanc 2017 : (brut de cuve) plus marqué pomme blette que le 2016, plus "nature" mais il n'a pas encore été sulfité. A regoûter après la mise en bouteille. B.

Bergerac blanc "Truculence" 2016 : (sauvignon, légère macération) Nez très réduit, mieux après quelques minutes à faire tourner le verre. Aucune trace variétale, belles notes de pierre-à-fusil, il faut aller le chercher. B.

Bergerac rouge 2016 : Robe assez claire pour un assemblage merlot/cabernet, bouche fruitée, facile, gourmande, quand même de la matière. B+.

Pécharmant 2016 : Robe bien plus sombre, plus épais, plus solaire, plus confituré, belle texture soyeuse, très réglissé par rapport au 2015. TB-.

Pécharmant "Hécate" 2015 : Robe sombre aussi, très confiture de fruits noirs, à peine vanillé (cuves bois non neuves pourtant). Bouche épaisse, tannins très soyeux, belle longueur, peut faire penser à un beau Pomerol bien né. TB.

 

3 août 2017

François Raquillet (Mercurey) ***

Raquillet - Mercurey VV 2011

Couleur rubis classique, nez très expressif toasté et vanillé, quelques fruits rouges dans le fond. Bouche très vanillée, encore un peu toastée, par contre la texture est très agréable, très douce, avec des tannins très fins. Peu de longueur. Un peu déçu par ce vin, trop marqué par le bois. Note : 13,5/20.

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Raquillet - Mercurey VV 2015 (en 1/2 bt) : Robe foncée, presque grenat, beau nez fruité, assez mûr, sur le cassis, la cerise, avec une touche de poivre, léger boisé déjà bien intégré. Bouche puissante, une pointe d'alcool, un peu trop jeune, mais un beau fruité gourmand, une légère acidité derrière, de la matière, des tannins déjà fondus et une belle longueur. Pas un énorme plaisir en l'état mais très bon potentiel, avec bien plus de longueur et un boisé mieux géré que sur le 2011. TB-.

 

3 août 2017

Jean-Marc Boillot en Languedoc - La Truffière et Les Roques ***

Domaine de la Truffière (Jean-Marc Boillot) - Pays d'Oc blanc 2007 : (100% vermentino, 10mois en fûts dont 15% neufs, vignes sur Pic St Loup, mis en bouteille à Pommard) Couleur dorée, nez expressif qui fait de suite penser à un beau chardonnay de quelques années, avec du beurre, de l'ananas, de la pêche, un élevage bien fondu. La bouche est grasse, épaisse, beurrée, légèrement vanillée, bien marquée par l'ananas aussi comme au nez, belle vivacité en attaque, on a l'impression d'être sur un grand Côte de Beaune. Seule la finale manque un peu de longueur et de tension, peut-être de finesse aussi si on continue la comparaison avec de beaux Meursaults. Mais ça reste un rapport q/p exceptionnel (11,6€) dans un style qu'on voit rarement sur des vins de cette gamme. Note : 17,5/20.

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Les roques, JM Boillot - Vin de pays d’oc rouge 2015 : (syrah, carignan) Robe assez claire, nez de cerise, un peu d’alcool, bouche pas en place,un peu sur l’alcool, peu de matière, pas de tension derrière, finit très court. Bien mieux le lendemain, petit vin sur la cerise, croquant, facile, un peu typé beaujolais. B-.

Vin de Pays d'Oc 2017 : (syrah, carignan) noir en couleur, nez de syrah un peu grillé, toasté, fruits noirs. Bouche assez ronde, confiturée, facile, sans être trop lourde non plus. B+.

 

Roques blanc 2017 : (roussanne) nez mûr et beurré, exotique, annonce un vin riche, la bouche reste bien équilibrée, plutôt une bonne acidité pour une roussanne. B+.

 

JM Boillot La Truffière - Pays d'Oc 2005 : (vermentino) Couleur dorée, nez un peu miellé, fruits mûrs, fait vieux chardonnay. Bouche plus tendue, grasse, avec de beaux amers, encore en pleine forme. TB.

 

29 juillet 2017

Berthaut-Gerbet (Fixin) ****

Amélie a repris le domaine familial Denis Berthaut en 2013. Les vins autrefois tanniques et concentrés ont complètement changé de style devenant fins, gourmands, plein de fruit, peu tanniques, avec parfois une légère sucrosité les rendant extrêmement faciles à boire dans la jeunesse. A voir ce qu'ils donneront au vieillissement, mais il faudra cacher les bouteilles...

 

 

Domaine Berthaut-Gerbet - Bourgogne Hautes Côtes de Nuits rouge 2015 : (parcelle plantée à Concoeur, hameau de Nuits-saint-Georges) Robe rubis, très beau nez qui pinote dès l'ouverture, sur les fruits rouges bien croquants, quelques notes de pivoine derrière. Bouche très fruitée, gourmande, pas un gros volume, belle acidité, tannins fins, très facile à boire. Longueur moyenne, sur la cerise, un peu d'épices. Très belle entrée de gamme qui donne envie de découvrir les autres cuvées sur 2015. Le style du domaine semble s'être affiné depuis l'arrivée d'Amélie, la fille de Denis Berthaut. Note : 15,5/20.

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Berthaut - Fixin Les crais 2012 : (bu en 2014) puissant, arômes de kirsch, épices, tannins très raides en l'état, à attendre. B-.

 

Berthaut-Gerbet - Bourgogne prielles 2017 : clair, léger, plein de fruit, ultra juteux. TB.

 

Berthaut-Gerbet Hautes Côtes de Nuits 2017 : un peu plus sombre et concentré que Prielles, mais reste bien dans l‘esprit jus de fruit très facile à boire, peu tannique, gourmand, juteux. TB.

 

Bourgogne Prielles 2018 : tout juste embouteillé, toujours ce style léger, plein de fruit, gourmand, finale un peu plus épicée que 2017, doit finir de se mettre en place. TB-.

 

Berthaut-Gerbet - Fixin 2017 : plein de fruit, gourmand, peu de tannins mais de la matière, descend tout seul. TB+.

 

Berthaut-Gerbet Fixin 1er cru Arvelets 2017 : plein de fruits, très gourmand, du volume, petite sucrosité, pas une grosse acidité, tannins veloutés, encore un peu d'élevage, très gourmand, bien dans le style du domaine. Peut se boire dès maintenant. TB+.

 

Berthaut-Gerbet - Gevrey Chambertin 2015 : couleur sombre, nez réduit qui a besoin de beaucoup de carafe, fruits rouges et noirs confiturés assez mûr. Bouche puissante, peu de tannins, grosse acidité pour 2015, toujours ce côté réduit/nature, belle longueur. A attendre quelques années et à carafer. B.

 

Berthaut-Gerbet - Gevrey-Chambertin 2017 : Couleur rouge-violet, superbe nez de bonbon à la cerise, violette, très gourmand, bouche peu tannique, ronde, fruitée, pointe de sucrosité, pas très complexe mais facile à boire. TB+.

 

Fixin blanc Champs des charmes 2019 : couleur claire, peu d'élevage, nez sudiste, fenouil, abricot, fleurs blanches. Bonne acidité à l'attaque, aromatique sudiste, finale un peu alcooleuse manquant de tension. B.

 

Amélie Berthaut-Gerbet, Gevrey-Chambertin Combe dessus 2018 : Couleur sombre pour un pinot, caractéristique de ce millésime solaire, nez de fruits noirs, un peu confituré, très gourmand. Bouche avec un beau volume pour un village, gourmande, légèrement sucrée, aux tannins fins, beaucoup de rondeur, encore une petite touche d’élevage. Joli village, qui a beaucoup plu autour de la table. TB.

 

 Amélie Berthaut-Gerbet, Gevrey-Chambertin 1er cru Cazetiers 2017 : Robe d’intensité moyenne, nez fruits rouges et noirs et des notes d’orangette, assez solaire et gourmand. Bouche avec un touché de velours, très fine, fruitée, gourmande, petite sucrosité, offre déjà beaucoup de plaisir, très fin pour Cazetiers, longueur moyenne. TB+.

 

Berthaut-Gerbet, Chambolle-Musigny 1er cru Les Plantes 2018 : (10% VE environ, MPF, élevage court, 40% bois neuf) Couleur sombre et un peu violine, nez classique du domaine sur ce fruit croquant assez mûr, limite bonbon sans aller trop loin, violette. Bouche ronde, facile, peu de tannins, pleine de fruits croquants tout en ardant de la fraîcheur, élevage bien intégré, et assez long. TB+.

 

Berthaut-Gerbet, Gevrey 1er cru Cazetiers 2018 : couleur sombre, style du domaine identifiable, MPF, fruits noirs, gourmand, un peu d'élevage, bouche en rondeur, suave. TB.

 

Amélie Berthaut, Vosne-Romanée 1er Cru Petits Monts 2020 : (petite proportion de grappes entières) Couleur très sombre aussi, un nez réduit, animal, fruits noirs. Bouche encore serrée, bonne acidité dans le fond, élevage déjà absorbé, mais clairement trop jeune et pas tout en fait en place. On ne reconnaît pas la finesse habituelle d’Amélie. B-.

 

 

 

Berthaut-Gerbet

Vosne 16 : très gourmand, fin, frais, plein de fruit. TB.

Vosne 1er cru Petits monts 16 : (échantillon) gourmand, un peu sucré lui aussi, très fin, un peu plus long. TB+.

Vosne 1er cru Suchots 16 : plus sombre, un peu plus serré et solaire même si le registre reste plutôt fin. TB+.

Clos Vougeot 16 : (échantillon) gourmand aussi, bien plus épais, tannins soyeux, frais et long. Un des meilleurs Clos Vougeot du salon. TB++.

Echezeaux 16 : (en bt) plus sombre, sur le bois en l’état, plus serré, à attendre, dur à goûter. TB-.

 

Berthaut-Gerbet (gds jours 2022)

GEVREY-CHAMBERTINCombe du dessusRouge2019: gourmand, fruité, assez rond, facile. TB.

CLOS DE VOUGEOTRouge2020 : un peu trop toasté, sucrosité présente. B+.

VOSNE-ROMANÉERouge2020 : toujours ce style très gourmand du domaine, un peu confituré, épicé, rond, finale à peine vanillée. TB-.

 

21 juillet 2017

Domaine des Hauts Baigneux (Cheillé) ***

Domaine des Hauts Baigneux (Nicolas Grosbois et Philippe Mesnier) - Touraine Azay le Rideau "Les Chênes" 2014 : (100% chenin) Couleur paille, nez marqué par la pierre-à-fusil,  avec derrière des agrumes et des fruits blancs, de la cire, peut-être un peu brouillon. Très belle bouche, tendue, minérale, toujours de la pierre-à-fusil, du citron, du pamplemousse, bonne matière. Finale longue, saline, fraîche, sur le zeste d'agrumes. Très beau chenin au rapport q/p incroyable (11€). Note : 17/20.

 

Blanc chenin 2023 : plutôt austère, noble, tendu, citronné, avec un côté presque tannique des lies, beaux amers. B+. 2025 assez proche.

 

Hauts Baigneux : Tete blanche 23 (moitié de raisins rhône sud) reste frais et pas lourd, floral, simple. Le Sauvignon 2023 très joli sur ce climat frais + argiles à silex, sauvignon pas du tout variétal, ni exotique, reste frais, petite rondeur et confort, très bon. Le chenin 2023 semble plus maigre derrière, manque un peu de fruit au nez mais jolie finale tendue. Blanc chenin 2023 combine tension et confort de texture en bouche, déjà très bon et du potentiel. Clos des Brancs 2023 plus solaire, un peu plus large. Rosé de silex 23 joli rosé astronomique avec de la texture mais peu d’alcool.  Tete red 23 (avec un peu d’achat à gaillac) simple bien fait.  La Cuisine de ma mère Grosbois 23 un peu réducteur. Le Pineau d’aunis 2024 léger, infusé, aérien, très clair, très frais. Le Cabernet Franc 2023 en cuve ultra juteux, gourmand, plein de fruit, top. Sanguine 2022 un peu cacao, fruits mûrs, un peu trop solaire.

Joli Grolleau 2025 assez sérieux par rapport au pineau d'aunis 2025, presque rosé.

hauts baigneux 2014

 

 

Nicolas Grosbois et Hauts Baigneux

Chinon Cuisine de ma mère 2017 un peu vert, Gabare 2017 bien mieux, fruits noirs, encore serré, Noyer 17encore un cran au-dessus, avec une grosse matière et des tannins plus soyeux, Gabare 16 un peu moins bien, puis Noyer 2009 qui commence juste à partir sur le sous-bois, plein de fruits mûrs, très beau. Hauts Baigneux Blanc Chenin 2014 très marqué poire, et pomme au four, manque un peu de tension.

 Sanguine rouge 2019 sur Azay le Rideau. style assez mûr, sanguin, juteux. B+

 

 

21 juillet 2017

RVF spécial millésime 2016

RVF spécial Millésime 2016

 

Dans l’ensemble un millésime loin d’être exceptionnel, avec peu de volume dans plusieurs régions à cause de la grêle et du gel. La région qui tire son épingle du jeu est le bordelais.

Alsace : millésime moyen, avec cependant de belles cuvées de pinots gris secs chez Bott-Geyl, Albert Mann, Simonis ou Kuentz-Bas.

Beaujolais : plutôt un bon millésime, surtout sur Morgon, à mi-chemin entre 2010 et 2011. A suivre : Bret Brothers, Domaine de la Chapone, Guenaël Jambon, à Fleurie Domaine du Vissoux, sur Brouilly Château Thivin, Domaine des Cadoles et Château du Moulin-à-vent.

Bordeaux : un grand millésime dans l’esprit de 2010, surtout rive gauche avec de très beaux cabernets sauvignons.

Bourgogne : très peu de quantité, mais la qualité est plutôt bonne, surtout pour les rouges de Côte de Nuits, Vosne-Romanée et NsG en particulier. Les vins sont « juteux, avec du fond et de la concentration », « des tannins fins, une agréable vivacité ». Le Clos de Tart et le Chambertin de Trapet sont en tête. Belles notes aussi chez Roumier, Cofuron-Cotetidot… et Raquillet (Mercurey Les Vasées), Cellier aux moines (Givry Clos du cellier), Jacques Saumaize (Pouilly-Fuissé sur la roche)…

Corse : très beau millésime en rouge avec de le fraîcheur, beau millésime en blanc avec de la tension. Belles notes en blanc chez Vaccelli et Clos Canarelli, en rouge chez Giacometti, Signadore, Yves Leccia ou le Minustellu du domaine Vecchio…

Jura : belle année en rouge et en blanc, sans problèmes de quantité ici. Ganevat, Tissot, Rijckaert, Labet, Overnoy en tête.

Languedoc : un millésime difficile à cause de la sécheresse, les terroirs en altitude s’en sont mieux sortis : Terrasses du Larzac et Pic st Loup notamment.  En tête le Christophe Peyrus rouge, Mas Bruguière, La Traversée, Ermitage du Pic et Mas l’Alezon. Pour les blancs belles notes chez Pech Redon ou le Mas d’Espanet.

Loire : peu de quantité, mais assez bonne qualité (16/20 pour rouge, blanc sec et liquoreux). Style frais avec des fruits croquants. Très belle réussite en Côte roannaise et Côte d’Auvergne. Belles notes chez P. Alliet, Roches neuves, Vacheron, A. Mellot, Delaporte, Pellé et Pinard (rouge comme blanc), Domaine aux moines, Hauts-Baigneux, Frissant, Richard Leroy (Montbenault, il n’y aura pas de Rouliers en 2016), Huet (Clos du bourg 1e trie, Constance et Mont sec a priori). Yvan Bernard, Gilles Persillier, Benoît Montel, Abonnat et Annie Sauvat en tête pour l’Auvergne.

Provence : Millésime difficile à cause de la sécheresse, surtout en blanc, un peu mieux en rouge. Meilleures notes chez Terrebrune, Tour du bon, Hauvette.

Rhône : Beau millésime pour les blancs du Rhône nord dans un registre frais (St Joseph blanc, Saint-Péray, Condrieu) et pour les rouges du sud (Châteauneuf, Vacqueyras, Ventoux…) avec une maturité élevée mais plus d’acidité que sur 2009 ou 2007. Belles réussites chez Jamet, S. Ogier, Gaillard pour le nord. Chez Rayas, Mont Olivet, Domaine Tourbillon, Vieux donjon, Gradassi… pour le sud.

Roussillon : Difficile à cause de la sécheresse, manque de fraîcheur souvent. Meilleures notes chez Olivier Pithon, Clos du rouge gorge…

Savoie : Millésime moyen (15/20 en rouge et en blanc). Quelques beaux gamays, mondeuses et chignin-bergerons et roussettes, chez Les fils de Charles Trosset (Mondeuse Harmonie), JF Quénard, Cave du Prieuré, Raymond Barlet, Château de Mérand….

Sud-Ouest : plutôt un beau millésime dans un style assez chaud mais pas trop tannique. Les rouges s’en sortent bien, surtout à Cahors, les liquoreux aussi, c’est plus compliqué pour les blancs secs. Belles notes chez Cosse Maisonneuve, Tirecul la gravière, Camin Larredya, Guirardel…

 

20 juillet 2017

Domaine Godefroy (Chouzé-sur-Loire) **

Domaine Jérôme Godefroy - St Nicolas de Bourgueil 2016 : Couleur rubis, nez expressif, très fruité, sur les fruits rouges légèrement sucrés, fraise, cerise. Bouche légère, quasiment pas de tannins, pleine de fruit, gouleyante. Pas beaucoup de longueur mais très facile à boire. Dans le style des "Cuisine de ma mère" de Grosbois. Note : 14,5/20.

godefroy nicolas de bourgueil

 

St Nicolas de Bourgueil 2017 : même esprit que 2016, mais avec un peu d'alcool en finale. Note : 14/20.

2018 : on revient sur la qualité du 2016, gourmand, facile.

 

20 juillet 2017

La Martinelle (Lafare) ***

La Martinelle - Ventoux rouge 2014 : (72% grenache, 18% syrah, 7% mourvèdre + carignan, counoise, clairette et viognier. Elevage cuves) Robe rubis foncé, beau nez sur la fraise, la confiture de cerise, la réglisse. Bouche fruitée comme au nez, semble assez légère, tannins fins, fraîche, assez bonne longueur sur la réglisse. Belle découverte.  Note : 15,5/20.

martinelle_ventoux 2014

 

La Martinelle - Ventoux rouge 2015 : proche du 2014, un peu plus puissant, surtout un peu plus sucré, à peine moins frais, mais encore plus gourmand. Ca reste très bien fait. Note : 15/20.

Ventoux rouge 2016 : beaucoup plus concentré que les années précédentes, plus puissant, réglisse, cerise amarena, un côté prune, voire pruneau mais reste assez frais derrière, à attendre. Note : 15/20.

 

La Martinelle - Ventoux blanc 2015 : Robe claire,nez avec beaucoup de fruit, de la poire surtout, de l'abricot, un peu floral. Bouche très fruitée aussi, pas trop grasse ni trop vive, facile à boire, gourmande. Longueur moyenne. Simple mais efficace. Note : 15/20.

 

Ventoux blanc 2018 floral, fruité, manque un peu d’acidité. Ventoux rouge 2017, fruité, épicé, réglissé, gourmand. Beaumes de Venise 2017 un peu trop chaleureux.

 

Rouge 2019 : nez très pur, mûre, fruits des bois, reste assez frais en bouche. TB.

 

Les terrasses 2021 : très clair, un peu amylique, typé gamay carbo, bouche toute en légèreté fruitée, sans tannins glisse tout seul. B+.

 Ventoux rouge 2021 : beau grenache infusé, grappe entière, floral, pas trop d'alcool, un peu de sucrosité, gourmand. TB.

rouge 22 : plus concentré, mois fin. B+. Quelques mois plus tard, semble plus fin, gourmand, acidulé, infusé. TB.

 Vaucluse blanc 2021 : fruité et floral, fleurs blanches avec petite sucrosité, léger en alcool, aérien pour ventoux, sans être très acide, mais reste frais très facile à boire. TB.

Vaucluse blanc 23 : pore, floral, anis, léger en alcool, on a cherché la fraîcheur à tout prix, c'est réussi, manque peut-être un peu de volume du coup. TB-.

 

19 juillet 2017

Christophe Peyrus (Cazevieille) ****

Christophe Peyrus - Languedoc Pic-saint-Loup 2014 : (80% syrah,20% grenache) Robe assez claire pour l'appellation qui annonce un vin peu extrait, à l'ouverture le nez est marqué par une légère volatile qui me fait penser à un vin nature, c'est mieux après quelques heures d'ouverture. On trouve beaucoup de petits fruits rouges (groseille, griotte...), de la mûre, de la violette, de l'olive verte. La bouche est très fraîche, fruitée, peu tannique, gouleyante, elle semble peu soufré, toujours de l'olive et un trait végétal qui contribue à la fraîcheur d'ensemble. Finale de longueur moyenne, très fruitée, légèrement poivrée, qui donne envie d'y retourner. Très beau vin, dans un style moins tannique que ce que fait C. Peyrus au Clos Marie mais tout aussi qualitatif. Une deuxième bouteille s'est présentée encore mieux sans se petit côté "volatile" de l'ouverture. Note : 16,5/20.

peyrus pic st loup

 

Christophe Peyrus - Vin de France blanc 2016 : (fait sur Pic-St-Loup, carignan blanc, clairette, grenache gris et malvoisie, 9 mois en demi-muids) Un blanc d'une tension rare pour la région, avec beaucoup de fraîcheur, une belle trame minérale, aromatique sur les fruits blancs, notes florales, finale longue avec une pointe de fenouil. Très réussi, surtout pour un second millésime. Note : 17/20

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C. Peyrus (salon)

Pic St Loup 2016 : léger, élégant, très marqué garrigue et olive verte. TB.

Spoutnik 2016 : très fin aussi, plus poivré, léger, presque maigre, très frais, à la limite de la sous-maturité mais du bon côté. TB.

 

Peyrus 2013 : nez tres évolué fatigué, bouche qui a gardé du peps mais un peu décharné... B.

 

15 juillet 2017

Château Peyrat (Cérons) **

Château Peyrat (Vignobles Martial-Dulor) - Graves blanc 2016 : (80% sémillon, 20% sauvignon) Couleur or pâle, nez plutôt typé sauvignon sur le bourgeon de cassis, quelques fruits exotiques, bouche très fruitée, vive, légère, mais avec une belle longueur et une impression de très légère sucrosité en finale. Très facile à boire. Bon rapport q/p (10€). TB.

Peyrat graves blanc

 

Château Peyrat (Vignobles Martial-Dulor) - A la source Vin de France 2016 : (90% merlot, 10% cabernet franc) Robe claire qui annonce un vin peu extrait, très beau nez, ultra fruité, sur la framboise, la cerise rouge, la fraise. La bouche garde le même fruité avec une pointe de sucrosité et un côté acidulé qui fait penser à un bonbon aux fruits rouges. C'est très gourmand et facile à boire. Finale courte, on ne pouvait pas tout avoir non plus sur un vin à 10€, qui reste un excellent rapport q/p. TB.

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Château Peyrat (Vignobles Martial-Dulor) - Graves rouge 2015 : (85% merlot, 15% cabernet sauvignon) Moins accessible que la cuvée "A la source", plus puissant, encore un peu tannique, mais un beau fruité, plus classique du bordelais, avec du cassis, des épices, pas de bois. Il sera très bien dans un an ou deux. B.

 

11 juillet 2017

René Bouvier (Gevrey-Chambertin) *****

Domaine d'une trentaine d'hectares géré par Bernard Bouvier depuis 1986. Les vins étaient très extraits et boisés dans les années 1990 et 2000 mais le style a changé depuis 2010 environ, avec la conversion en bio (perdue en 2016 mais à nouveau en cours d'agrément), plus de grappe entière (50% sur la moyenne des cuvées), moins de bois neuf. Les vins sont désormais fins, plein de fruits, gourmands, jamais très sulfités, bien marqués par le côté sauvage de la grappe entière avec en même temps une pointe de sucrosité (proche de certains IPOB de Sonoma). Ils sont bien plus accessibles en jeunesse.

 

 

René Bouvier - Bourgogne "Le Chapitre" 2010 : couleur rubis, nez fruité, avec beaucoup de fruits rouges, la bouche manque un peu de fraîcheur, il y a maintenant un léger côté kirsché. Finale moyenne. Ca reste un générique correct, et un bon rapport q/p. 14/20.

bouvier

 

Goûtés lors du GT 2014 :

Marsannay clos du roy VV 2012 : sombre, beaucoup d’épices, manque un peu de fraîcheur. B.

Fixin Crais de chêne 2012 : plus clair, plus fin et plus tendu, manque un peu de matière. B+.

Gevrey Jeunes rois 2012 : léger boisé, plus de matière, plus long, tanins un peu raides en l’état. B+.

Charmes Chambertin 2012 : nez discret, bouche légèrement beurrée, assez long, à attendre. B+.

 

René Bouvier - Marsannay La Morisotte 2012 : fruits rouges et noirs, gourmand, de la finesse mais de la matière et une bonne longueur. B+.

 

Bouvier - bourgogne rouge chapitre suivant 2016 : pas ben en place avec un côté bonbon chimique au nez. A regoûter.

 

Bouvier - Gevrey-Chambertin Racines du temps 2016 : robe rubis, trouble. Nez de groseille, cerise, fraise, pointe de volatile, un peu typé nature. Bouche pure, belle densité, tannins fins, il y a du jus, toujours cette petite pointe volatile-cerise aigre. Belle longueur. TB.

 

Bouvier - Marsannay le clos blanc monopole 2017 : profil tendu, peu de gras, peu boisé, belle énergie. TB.

 

René Bouvier - Marsannay Le finage 2017 : assez sombre, semble un peu dur sur ce millésime, moins gourmand que les années précédentes. B+.

 

Bouvier - Marsannay Ouzeloy 2017 : très clair, très pivoine, ronce, petits fruits rouges très purs, un côté presque Jura comme dans les rouges des Marnes blanches, tout en fraîcheur et pureté. TB+.

 

Marsannay Le Finage 2018 : un peu de couleur pour du pinot, nez de fraise écrasée, pivoine, très gourmand, fait Ipob avec une impression de grappe entière. Bouche très gourmande aussi, belle pureté de fruit, floral, fin, presque infusé, ca n'a pas le fond des grosses cuvées, mais délicieux. TB+.

 

René Bouvier - Marsannay Le Finage 2015 : beau nez de fruits rouges croquants, à peine sucrés. Attaque en bouche plutôt légère, fruits rouges croquants, acidulés, très gourmand, finit juste un peu court sur un côté vanillé. B+.

Marsannay Le Finage 2016 : couleur foncée pour un 2016, beau nez fruits rouges, à peine viandé, beau fruité et belle acidité en bouche, moins rond et gourmand que le 2015, un peu plus tendu et plus long. TB-.

René Bouvier - Marsannay Ouzeloy 2015 : un peu plus mûr que le Finage, élevage un peu plus présent avec quelques notes grillées au nez, bouche gourmande, très belle matière, un peu plus long que Finage, un peu plus d'élevage. B+.

Clos du Roy VV 2016 : couleur claire, très beau nez de petits fruits rouges et pivoine, pas d'élevage ressenti, rien que du fruit. Bouche très fraîche et juteuse, pleine de fruit, très "2016", pas très concentrée, ni très longue mais délicieuse. Un vin évident, déjà très bon en ce moment. TB.

 

Vosne-Romanée 2017 de René Bouvier lors de la seconde soirée très élégant, floral et sur les petits fruits rouges, tout en finesse, infusé. TB+.

 

Gevrey La Justice 2019 : couleur très claire, nez très floral, rose, pot-pourri, fraise écrasée. Bouche en dentelle, infusée, florale, grappe entière, juste ce qu'il faut pour ne pas devenir sucrailleux, d'une pureté incroyable, déjà ultra accessible, évident. TB++.

 

René Bouvier - Chambolle-Musigny VV 2019 : toujours ce nouveau style Bouvier, fraise écrasée, pivione, grappe entière. Bouche avec un peu de sucrosité, peu tannique, tout en fruit confituré. TB+. Regoûté sur une autre bouteille quelques mois plus tard, un peu moins de sucrosité, plus de fraîcheur. TB++.

René Bouvier, Chambolle-Musigny VV 2019 fremières herbues et autres : (60% VE, 18mois 20% futs neufs) Couleur assez foncée pour bouvier 2019, nez de pinot grappe entière infusé, très pur, pot pourri, floral, éclatant. Bouche dans le nouveau style Bouvier, plein de fruit, de finesse, de pureté, très délicat, frais, végétal noble en finale. TB++.

René Bouvier, Chambolle-Musigny VV 2020 : couleur assez sombre pour le domaine, nez éclatant plein de fruits sauvages et de pivoine, marqué grappe entière, bouche avec de la finesse, fruité pur, belle acidité, très frais pour 2020, sans sucrosité, déjà délicieux, avec un beau potentiel de garde. TB++.

 

René Bouvier - Marsannay Ouzeloy 2019 : assez coloré, nez éclatant de cerise, pas trop marqué grappe entière, bouche fine, juteuse, très gourmande. TB+.

 

Longeroies 2020 : très grappe entière. TB+.

 

Aligoté VV 2022 : vif, classique, bien fait. B+.

 

Bouvier Gevrey Racines du temps 2018 : bien dans le nouveau style du domaine, un peu de couleur, très grappe entière, herbes, bouche avec de la rondeur, du fruit, pure, prête à boire, haut niveau pour un village. TB++.

René Bouvier, Gevrey Racines du Temps 2018 (Pince-Vin et Le Créot) : toujours dans le nouveau style du domaine, très grappe entière, un peu de couleur, tannins très fins, juteux, éclatant, épicé, ronce, infusé, long. TB++.

René Bouvier, Gevrey 1er cru Combe aux moines 2018 : aromatique proche, très grappe, ronce, épices, bouche avec plus de volume, plus de mache, plus de tension, moins de sucrosité aussi, à attendre un peu, mais quell classe déjà. TB++.

 

 

Bouvier (gds jours 2021)

MARSANNAYLe FinageRouge2020 : (changement de style complet depuis 2017) très clair, pinot infusé, très pivoine, grappe entière, floral, fruits rouges à peine sucrés, bouche fine en dentelle. TB+.

MARSANNAYLes LongeroiesRouge2020 ? cuvée sans soufre : aromatique un peu différente, très « herboriste », presque herbes de garrigue, bouche légère, fruitée, propre, qui manque d’un peu de volume et de longueur peut-être par rapport aux cuvées (légèrement) sulfitées. TB.

MARSANNAYClos du Roy - rouge2020 : proche du finage, mais un peu plus de volume et de longueur. TB++.

GEVREY-CHAMBERTINJeunes RoisRouge2020 : petite touche oxydative, semble un peu fatigué sur cette bouteille

GEVREY-CHAMBERTINRouge Racines du temps2020 : là aussi pinot infusé, très floral, fraise, tout en finesse, plus de longueur et de minéralité dans le fond que clos du Roy, ce style me fait vraiment penser aux Ipob californiens dans le côté infusé/grappe entière/peu sulfité, superbe. TB++.

Marsannay clos du roy blanc2020 : pas de gras ni de beurré, tout en tension, avec des amers nobles, presque une touche tannique, très salivant et minéral. TB+.

 

8 juillet 2017

Domaine de Bellevue Jérôme Bretaudeau (Gétigné) ****

Domaine de Bellevue (Jérôme Bretaudeau) - Muscadet Sèvre-et-Maine 2015 : couleur paille, nez expressif, fruité, sur les agrumes surtout, avec des notes de pêche et de pomme granny. Bouche vive, très tendue, minérale, sans être austère pour autant grâce à un beau fruité sur les agrumes légèrement confits, bonne matière, peu de gras. Finale longue, fraîche, légèrement saline, toujours cette acidité mordante qui fait saliver et donne envie d'y retourner. Note : 16/20.

bellevue muscadet

 

 

Bretaudeau

Muscadet Granit clos des perrières 2019 (sur cuves) tendu, joli. Gaïa 2017 ajoute un peu de gras tout en gardant la fraîcheur. Justice (chardo, savagnin) moins intéressant. Macération pinot gris 2019 joli vin orange assez fin. Solera (chardonnay) joli beurré, gras, reste digeste. Rouge Cinq sens 2018, très fin poivronne un peu. Gaïa 2013 Mag montre que les vins du domaine vieillissent admirablement.

 Muscadet 2018 très belle entrée de gamme, tendue, fins amers.

 

Bretaudeau - Gaia 2012 ? Mag : top muscadet, à point. TB.

Bretaudeau - Statera 2018 Mag  : (pinot noir) style pur et tendu, végétal noble, frais. TB.

 

Granit 2019 : sent les lies, bouche tendue, saline. TB.

 

 Bretaudeau - Gaia 2020 : étonnamment très gras, manquant d’acidité là aussi, bizarre pour Bretaudeau. B. Une autre bouteille semblait avoir plus d'acidité, registre assez gras, plusieurs pensent bourgogne. TB.

 

Bretaudeau, Muscadet Gabbro 2021 : (100% melon de Bourgogne) On attaque par un vin clair en couleur, au nez citronné, légèrement marqué par le grillé des lies, sans bois. La bouche est tendue, dynamique, légère en alcool (12%), pas très épaisse mais avec une belle longueur. Beaucoup ont répondu chardonnay sur ce très beau Muscadet. TB.

 

Jérôme Bretaudeau, Muscadet Gaïa 2022 (100% melon de bourgogne) : couleur un peu plus dorée, nez qui au départ fait un peu chardonnay en autolyse avec une touche allumette. La bouche est à la fois énergique et avec un beau volume, plus de gras que dans le vin précédent, on sent la malo, elle se retend sur la fin avec une sensation saline/umami présente, peut-être un peu moins que sur le Nanclares, mais peut-être plus enrobée par le gras du vin. TB.

 

Statera 2023 : pinot noir très fin, fruité, floral, très élégant, sans manquer de volume, grosse longueur, salivant, avec du fond, grande bouteille, déjà très accessible, pourra se garder aussi. TB++.

 

Charmes chardonnay 2020 Magnum : nez élégant, citronné, floral, peu d'élevage, pas trop marqué autolyse. Bouche en tension, élégante, citronnée, sans être austère, plutôt "chablisien" dans l'esprit". Encore tout jeune. TB+.