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Mon carnet Vin

29 mars 2017

Prieuré Saint-Jean de Bébian (Pézenas) ****

 

Ce domaine de 19ha qui produisait autrefois des vins boisés/extraits a totalement changé de style depuis quelques années. Le nouveau propriétaire russe (le même qu'au domaine Ganevat), a engagé Benoît Pontenier en 2015 pour arriver à ses fins. Ce dernier a commencé a vraiment imposé sa patte depuis quelques millésimes seulement : passage en biodynamie, parcellaire, grappes entières, vins infusés, moins de bois et vinifications sans sulfites.

 

 

Bébian, Prieuré St Jean de Bébian blanc 2022 : (36mois sur lies) très autolyse, très proche d'un Ganevat ou certains Anjou nature, très citron confit, petit perlant, beaucoup de peps et d'énergie, très long, et très umami. TB+. Une autre bouteille idem, beaucoup de gaz à l'ouverture, puis excellent après un bon secouae. TB+.

 

St Jean blanc 2022 : (1an sur lies) moins marqué lies bien sûr, sur les extraits secs mais moins énergique que le Prieuré. B+.

 

Vaque 23 pas mal de gaz, style infusé, pas tt à fait en place.

Prieuré Rg 23 très clair, infusé, fin, floral, très bon. TB+.

 

Bébian - La Vaque 2022 : (50% syrah, 50% grenache) Couleur claire et légèrement trouble, joli nez à l'ouverture de la bouteille, très fruité et très floral, cerise rouge, framboise, pivoine. Beaucoup de gaz en bouche à l'ouverture, derrière on retrouve ce côté fruité, peu de tannins, beaucoup de fruits, pas trop d'alcool, pas trop de sucrosité, un peu d'amers de la grappe entière sur la fin de bouche. C'est prometteur, on secoue un peu pour enlever le gaz, c'est mieux au début puis on sent la souris pointer le bout de son nez. Quelques minutes plus tard on sent que ça commence à partir en souris, la volatile se sent un peu plus, la bouteille n'aura malheureusement pas le temps d'être finie...

 

 

Prieuré St Jean de Bébian - Languedoc 2010 (GT 2013) : (syrah, grenache, mourvèdre), robe violette, nez assez boisé, mais la bouche est fine, très fruitée (fruits noirs), belle qualité de tanins, long et frais. C'est prometteur, si le bois s'intègre bien. Un millésime très réussi d'après le producteur. TB- (16,5-17/20).

 

Prieuré St Jean de Bébian - Coteaux du Languedoc 2007 : assez sombre, nez sur le cassis, la mûre, un côté mentholé, plus complexe que le précédent, plus de fraîcheur. La bouche est très fraîche aussi, presque tendue, avec une belle acidité qui porte le vin pendant longtemps. Tanins très fins, pas de bois ressenti. Très long. Superbe vin, d'une grande finesse. TB+.

photo 3

 

Prieuré St Jean de Bébian - Croix de Bébian 2016 blanc : (80% chardonnay, 20% viognier, élevage cuves) Couleur paille, nez très marqué viognier, floral surtout, entre sureau,fleurs blanches et violette. Bouche vive, fraîche, peu épaisse, toujours ce côté très floral assez vite écoeurant. B-.

 

Croix de Bébian Blanc 2017 : beaucoup plus gras, fruits jaunes, pointe de fleurs blanches et d'anis, belle tension derrière, pas le côté écoeurant du précédent. Très beau rapport q/p. TB.

 

Croix de Bébian Rouge 2016 : (70% grenache, 30% cinsault) couleur grenat, nez de fruits rouegs et épices. Bouche assez fine, fruitée, typée grenache, fruits rouges sucrés et épices. Bon rapport q/p. B+.

 

Prieuré Rg 2012 : fruits noirs, épices, tabac, tannins fondus, boisé bordelais qui commence à être bien intégré. B+.

 

St Jean de Bébian rouge 2015 : Nouvelle étiquette. Assez noir, nez très syrah, poivre, olive, anchois. Bouche assez solaire, léger boisé, toastée, cacao, fruits noirs, poivre, tannins fondus, assez bonne longueur. Bien fait, dans un style très "syrah moderne". A attendre un peu pour que l'élevage soit digéré. TB-.

 

Prieuré St Jean de Bébian Blanc 2017 : (roussanne majoritaire) légèrement doré, nez miel, tilleul, fleurs blanches, abricot, pamplemousse, boisé bien intégré. Bouche avec du gras, du miel, peu boisée, légère amertume en finale, pamplemousse, fleurs blanches, miel. Le style du domaine s'affine... TB.

 

Chapelle Rouge 2016 : couleur sombre, fruits noirs, cassis, mûre, élevage bien intégré, finale puissante et épicée. B+.

 

Prieuré Rouge 2016 : plus claire que Chapelle, un peu plus fruits rouges, épices, garrigue, plus d'acidité et de minéralité dans le fond, encore quelques petits tannins de qualité, plus en longueur qu'en largeur. Prometteur. Bien moins boisé et plus élégant qu'avant. TB.

 

25 mars 2017

Camin Larredya (Jurançon) *****

 

Jean-Marc Grussaute a repris le domaine familial en 1988. Depuis, les vins ne cessent de progresser grâce à un immense travail à la vigne en biodynamie, une perpétuelle remise en question pour préserver le maximum de fraîcheur dans les vins, l'acquisition d'une nouvelle parcelle "Costa blanca" et l'expérimentation d'un vin orange. Tout est réussi, les secs comme les liquoreux, dans un style toujours très pur, digeste, sur la tension et la minéralité.

 

 

Camin Larredya - Jurançon sec La Part Davant 2013 : (50% gros manseng, 35% petit manseng, 15% courbu, élevage foudres et barriques) Couleur or pâle, nez très fruité, beaucoup d'agrumes, quelques fruits exotiques (ananas surtout), de la pêche, petite touche végétale type zeste de pamplemousse. Bouche très vive, tendue par une belle acidité, toujours beaucoup de fruit, un peu moins exotique qu'au nez, moins d'ananas et un peu plus de pamplemousse, légère amertume, quelques notes végétales, bonne matière avec un léger gras. Finale longue, tendue, fraîche, saline. Très beau Jurançon. Note : 16,5/20.

 

Camin Larredya - Jurançon Costat Darrer 2012 : (2/3 gros manseng, 1/3 petit manseng) Couleur or pâle, nez expressif sur l’ananas, l’abricot, les agrumes. Bouche encore plus exotique, exubérante, beaucoup d’ananas, mangue, fruits exotiques, miel, avec une belle acidité qui permet au vin de ne pas être écœurant, impression d’un peu moins de 100gr de résiduel. Finale de longueur moyenne, fraîche, légèrement saline, exotique. Un Jurançon bien équilibré, qui manque juste d’un peu de complexité en l’état. Note : 16,5/20.

costat darrer

 

 

 

Camin Larredya (Le vin de mes amis)

La Part Davant 2017 : plein de fruits exotiques, bouche tendue. TB+.

La Virada 2017 : encore plus exotique et miellé, bouche plus minérale, très longue. TB++.

Côte blanche 2017 : un peu plus gras, moins exotique, à peine moins tendu, différent mais très bien aussi. TB+.

Costat Darrer 2017 : très mangue, ananas, frais, pas trop de sucre, une gourmandise. TB+.

Au Capceu 2017 : encore plus mangue et miel, plus sucré, mais plus tendu et plus long. TB++

L’Iranja 2017 : (vin orange, demi-sec) Puissant, plein de fruits secs, de plantes au nez, à peine de rancio en finale, grosse acidité en bouche, les quelques grammes de sucres l’empêchent d’être austère, longueur incroyable. TB++.

 

 

Domaine Camin Larredya, Vin de France L'Iranja 2015 : (vin orange fait à Jurançon, 100% petit manseng, 25gr SR/L, élevage oxydatif en amphore) Couleur orange bien sûr, nez de mangue, noix, noisette, fruits exotiques et fruits secs, caramel beurre salé pour certains seulement. Bouche puissante, avec de l'acidité, de l'amertume, les quelques grammes de sucres se sentent assez peu mais suffisent à ne pas rendre le vin trop austère. Il y a eu débat sur la finale, courte pour certains, très longue pour d'autre. Un OVNI ! TB+.

 

Camin Larredya - Jurançon sec Part Davant 2018 : couleur dorée, très soutenue, (légère macération ?). Nez sur le miel, l'acacia, la cire, fruits exotiques dans le fond. Bouche grasse, florale, miellée, avec de l'amertume, un côté vin orange, peu sulfité ? Finale assez courte. Très différent du 2017, un peu déboussolant sur cette première bouteille ouverte... B. Un peu mieux sur une seconde bouteille avec surtout plus de longueur.

Virada sec 2018 : nez beurré, bouche riche, qui garde une belle acidité dans le fond, moins fruits exotiques que le 2017. B+

Costat darrer grain des copains 2018 : ne pâtit pas trop du millésime chaud, reste frais, plein de fruit, digeste. TB.

 

Part Davant 2019 : malo faite, plus de miel, plus gras que les années précédentes, bien fait, plus sur les amers. TB-.

Grain des copains 2019 : idem, un peu plus en rondeur. TB-.

 

Camin Larredya - Jurançon Au Capceu 2018 : couleur déjà presque ambrée, pâte de coing, abricot, ananas confit. Bouche pas trop sucrée, bel équilibre, long, salivant. TB+.

 

Camin Larredya - Jurançon Au capceu 2021 : couleur or profond, nez sur le miel, fruits exotiques frais, ananas, coing. Bouche aérienne, pas trop sucrée (90gr), grosse acidité, digeste, presque tendue, superbe équilibre. TB+.

 

Camin Larredya - Jurançon Au Capceu 2014 : couleur ambre clair, nez très Jurançon, ananas et co, mais qui sent déjà la fraîcheur, ça se confirme en bouche, éguilibre magistral, pas trop de sucre, grosse longueur acidulée, jeune plein de fruits exotiques frais et du fond. TB++.

Quelques années plus tard, plus fondu, plus de cire et de fruits confits, a mangé un peu de sucre. TB++.

 

Costa Blanca 2018 : fruits exotiques , ananas, bouche qui combine largeur et longueur, sur des amers nobles. TB+.

 

Costa Blanca 2021 : fruits exotiques, grosse tension, amers nobles, du fond, début d'évolution, semble prêt à boire, finale magistrale. TB++.

 

Part davant 2024 : nez floral, pas très manseng, doit se mettre en place. Bouche très droite, fraîche, très 2024, finale assez "libre". B. Bien mieux un ou deux mois plus tard, finale plus précise.

virada 2024 : nez plus mûr, bouche du millésime, droite, en tension, beaux amers, toute en longueur, un bon cran au-dessus. TB+.

 

Camin Larredya, La Virada Jurançon sec 2016 : couleur or profond, nez de fruits exotiques, papaye, mangue, miel, cire, noisette, déjà bien évolué... Bouche avec de la puissance et de l'acidité à la fois, vite identifié comme un très beau manseng, avec un peu d'évolution, pile à point. TB.

 

Camin Larredya, Jurançon Le Grain des copains 2022 : couleur or, nez sur l'ananas, le miel. Bouche très digeste, peu sucrée (environ 45gr) avec une bonne acidité, un sucre aérien, très facile pour finir.

 

 

 

Camin Larredya (Liquoreux du monde)

Jurançon Au Capceu 2017 : plein d’ananas, très manseng, fruits exotiques, pas très riche en sucres, grosse acidité. TB++.

Jurançon Capceu 2012 : plus coloré, plus confit, notes de fruits secs, abricot, orange amer, finit sur des amers nobles, très belle acidité, peu de sucres aussi. TB++.

 

 

Part  Davan 2021 mûr mais garde une belle acidité. Virada 2020 monte d’un gros cran très énergique, plus frais,  Costa Blanca 2020 plus large sur les calcaires.  Capceu 2020 (80gr) très digeste, aérien. Très belle gamme.

 

 

Part Davan 2022 belle entrée de gamme fruitée et fraîche. Costa Blanca 2022 superbe fruits exotiques à l'attaque tension minérale en finale. Costa Blanca moelleux 2021 (85gr SR, filtration 2 microns - 1 levure = 6 microns environ) pas très sucré, finale sur des amers nobles, intéressant mais pas aussi précis que les suivants, finale un peu noisette. Grains des Copains 2022 (60 gr) tout en ananas frais et fraîcheur, top.  Capceu 2022 (110gr cette année donc plus que d'habitude) très facile cette année, pas la profondeur du 2021 par exemple mais beau liquoreux, parfaitement équilibré plein de fruits exotiques, top.

 

 

Iranja 2020 (10gr SR, contre 40gr en 2017 et 18gr en 2018. désormais élevé en barriques bordelaises. Seuls 2015 et 2017 étaient en amphore, mais elle s'est cassée. Il n'y aura pas de 2019, 2016 ni 2023...) Un style un peu plus oxydatif cette année par rapport aux précédents, un côté plus andalou du coup, mais jolie finale. Jean-Marc me dit que c'est une question de phase surtout pour lui...

Regoûté en bouteille fait très Banyuls sec/rancio, peu de sucre, touche oxy noble, très joli, très différent des autres années.

 

21 mars 2017

Nicolas Grosbois (Panzoult) ***

Nicolas Grosbois - "La Cousine de ma mère" 2016 Vin de France "Chiner" en magnum : (La "cuisine de ma mère" est devenue "la cousine" en 2016, Nicolas ayant été obligé d'acheter du raisin du côté de Gaillac, de "chiner", à cause de la grêle, il n'est donc pas en AOC Chinon) Robe rubis, nez très expressif, plein de petits fruits rouges, avec en plus un côté très original, légèrement sucré et gourmand qui me rappelle des yaourts poire/caramel façon tarte amandine ! La bouche est légère, avec des tannins quasi inexistants, une texture soyeuse superbe, pleine de fruits, très gouleyante, à peine sucrée avec juste ce qu'il faut d'acidité pour que ça ne soit jamais écoeurant. La finale est assez courte, mais on a tout de suite envie d'y retourner. Le vin de soif par excellence. Note : 16,5/20.

grsbois 2016

 

Nicolas Grosbois - Chinon "La cuisine de ma mère" 2015 : plus "rustique" que le 2016, plus de tannins, plus puissant, on retrouve le côté légèrement végétal du cabernet. Moins convaincant. Note : 14/20.

 

Négoce, chardonnay 25 un peu mou. Pinot noir 2025 léger, sur le fruit facile. Cabernet franc 2024 gourmand, bien fait. Saumur blanc à regoûter, joli Vouvray. Le Pressoir 24 moins bien.

 

 

Nicolas Grosbois et Hauts Baigneux

Chinon Cuisine de ma mère 2017 un peu vert, Gabare 2017 bien mieux, fruits noirs, encore serré, Noyer 17encore un cran au-dessus, avec une grosse matière et des tannins plus soyeux, Gabare 16 un peu moins bien, puis Noyer 2009 qui commence juste à partir sur le sous-bois, plein de fruits mûrs, très beau. Hauts Baigneux Blanc Chenin 2014 très marqué poire, et pomme au four, manque un peu de tension.

 Chinon Montet 2017 sombre en couleur, nez truffé, assez riche, confituré, fruits noirs, un peu trop vite écoeurant, mais beau jus, à voir à l'évolution, pourra faire un beau pomerol par exemple.

 

21 mars 2017

Haut Campagnau-Dominique Andiran (Montréal du Gers) ***

Domaine du Haut Campagnau - Vain de Rû Vin de France, 2015 : (100% colombard) Couleur dorée, nez très expressif avec quelques notes de pommes bien mûres, du citron, des agrumes, un peu de miel et de cire. Bouche vive, tendue, avec un léger perlant, beaucoup de fraîcheur et de fruit, plus citronnée que le nez et moins marquée pomme/miel, un peu de pamplemousse aussi. Finale d'assez bonne longueur, avec de légers amers, fraîche et salivante, qui donne envie de se resservir. Très bon vin et excellent rapport q/p (8€ env.). Note : 16/20.

vain de ru 2015

 

Domaine du Haut Campagnau - Montis Regalis Vin de France, 2013 : (50% ugni blanc 50% chardonnay) Couleur paille, beaucoup de réduction à l'ouverture mais très bien le lendemain. Nez encore un peu marqué par la cacahuète, la pierre à fusil, citron, ananas, notes florales. La bouche est très vive, plus citronnée que le nez, minérale, avec une bonne tension mais manquant peut-être d'un peu de gras et de matière. Assez bonne longueur, finale un peu saline. Note : 15/20. 

haut campagnau montis

 

 

Dominique Andiran - Haut Campagnau

Vain de Rû 2017 très réduit, compliqué. Magnus rouge 2017 est un nature bien fait, léger, plein de fruit. Le Ruminant des Vignes 2013 est un vin oxydatif très légèrement marqué noix, plein de fruits secs, de fruits frais, de miel, il sort sec (1,8gr) et pourtant plein de fruits exotiques. Une bombe !  Pissenlits 2008 (gros manseng) bien plus marqué par l’oxydation, très noix, mais une belle finale caramel beurre/salé, très intéressant. Enfin Soyeux d’hiver 2014 est un liquoreux (80gr) avec du gaz, très frais, surprenant, original, mais pas trop mon truc. Une gamme avec du bon et du moins bon, mais du caractère et de l’originalité, qui ne laissera personne indifférent.

 

Magnus 2020, merlot très mûr, confit. Vain de Rû 2010 ressorti après 15ans de lattes ! car trop de gaz à l'origine, nez miel, cire, acacia, tilleul, intéressant, bouche qui manque un poil de peps et de corps mais jolie aromatique, intéressant en accord, ou en soiree degust.

 

18 mars 2017

Szepsy (Hongrie) *****

Istvan Szepsy - Tokaji Aszu 6 puttonyos 2002 : couleur ambrée, nez moyennement expressif sur le miel et l'abricot principalement, un peu de fruits secs, pêche et fruits exotiques dans le fond. La bouche est sublime, très épaisse et concentrée, le sucre (environ 250g SR/L) est parfaitement équilibré par une grosse acidité, le vin reste toujours très digeste et facile à boire autour de 10%. On retrouve les arômes du nez, avec une sensation de miel encore plus marquée. Très bonne longueur. C'est déjà délicieux, et ça devrait être grandiose dans une vingtaine d'années. Note : 19/20.

szepsy 2002

 

Szepsy - tokaji sec hasznos 2016 : Couleur or pâle, nez miellé résineux tilleul, zestes d'agrumes. Bouche ample mais grosse acidité et amers nobles en finale. Excellent aussi. TB++.

 

 

Furmint & Hun (ou Madi Furmint. Vinifié par Istvan Szepsy Jr.) - Tokaji dry furmint 2020 : (raisins de Hasznos, Bohomàj, Uragya, Urban et Nyulas. Elevage cuves) Couleur très claire, nez très furmint, citron vert, zestes, pamplemousse, résine. Bouche vive, perlante, citronnée, belle acidité, petite amertume, très riesling dans l'esprit, peu de volume mais fraîche, salivante, précise. Bon rapport q/p (14€). TB.

 

 

Samuel Tinon **** - Gorbe Tokaji sec furmint 2017 : couleur or pâle à dorée, nez un peu pétrole, citron confit, fruits jaunes, maturité haute, typé riesling solaire. Bouche avec du fruit mûr, pétrole, résine, sèche, bonne épaisseur, acdité élevée, 14° d'alcool bien intégré, l'ensemble est frais, finale avec des amers marqués, zestes de citron, très longue, salivante acidité haute. Le surlendemain encore assez proche, pas fatigué du tout. TB+.

 

 

Kiràlyudvar *** - Tokaji sec 2019 : ("Cour du roi" domaine bio de 75ha racheté par Anthony Hwang en 1997 avec l'aide de Szepsy au départ. 88% furmint 12% harslevelu. Elevage en 500L hongrois 8mois. Parcelles : Percze, Lapis, Henye, betsek et Suba) Bouchon abîmé de mauvaise qualité on dirait, couleur assez dorée. nez fruits exotiques, un peu miel, poire, thé vert. Bouche assez ronde pour un Tokaji, fruits exotiques, 4-5gr de SR probablement, manque un peu de peps mais plutôt bon et gourmand, avec une finale sur des amers. Fait clairement penser à un Anjou ou ce genre de vin. B+.

 

 

Balassa *** - Tokaji sec Szent Tamàs (Saint-Thomas) furmint 2019 : (furmint) Couleur dorée, nez de liquoreux, coing, fruits exotiques, miel, pourrait faire penser à un Huet moelleux par exemple, élevage bien intégré. La bouche est par contre bien sèche, avec des notes d’agrumes, des fruits exotiques aussi, du volume, de puissance moyenne, acidité élevée mais il faut bien ça pour équilibrer cette maturité du fruit, là ça me rappelle plus un grand jurançon sec ou un assyrtiko. Ca fait un peu plus vieux que 2019 et ça semble prêt à boire, la finale est très longue. Superbe vin qui a bluffé tout le monde à l’aveugle. TB++.

 

 

Barta Pince **** - Tokaji sec Oreg Kiraly Dulo Mad 2021 : (100% furmint. Historical 1st class vineyard) couleur or pâle, nez citron, un peu résine végétal, début de fruits exotiques, mandarine, thé vert. Bouche avec une grosse acidité, demi-corps, alcool moyen (13%), très tendue, pas d'élevage ressenti, très zeste, citron, mandarine, manque encore quelques années pour se complexifier et partir sur des fruits plus exotiques, finale assez longueur sur des amers zestés. Très belle bouteille, juste encore un peu jeune, à réserver à des amateurs de grosses acidités quand même. TB+.

 

 

Lenkey Pinceszet *** - Tokaji harslevelu 2009 : (emb 2014) Couleur or profond, nez très cire d'abeille, miel, fruits jaunes et zestes, feuille de thé, résine, très noble et complexe, on hésite entre riesling et furmint, peu aromatique pour un harslevelu. Bouche plus sèche que ce que laissait présager le nez, complètement sèche même, très portée sur les zestes de citron vert, toujours le côté fruits jaunes, cire, miel, caillou, bonne acidité, pas mal d'amers, appelle la table, on hésite aussi avec un joli macabeu catalan. Finale assez longue, un peu austère, dans le bon sens pour moi. Très beau vin. TB+.

 

15 mars 2017

Simon Maye (Suisse) ****

Simon Maye - Humagne rouge 2015 AOC Valais Chamoson 1/2 bt : (100% humagne rouge, élevage cuves) Couleur grenat, nez discret, plutôt marqué fruits noirs avec un peu de violette. La bouche manque un peu de fruit également, elle est assez légère, avec un côté végétal désagréable, elle manque d'acidité et de minéralité, seuls les tannins assez soyeux sauvent un peu le vin. Finale courte, peu fruitée, légèrement poivrée. Très decevant en l'état. Note : 13/20.

 

Simon Maye - AOC Valais "Camosus" 2012 : (pinot noir, gamay et merlot sur le terroir de Chamoson. Nouveau nom de la cuvée "Camuso") couleur rubis foncé contours violets, nez expressif, sur le fruit, assez typé gamay, avec des fruits rouges, de la cerise et de la mûre, bouche légère, peu tannique, fraîche et fruitée, très facile à boire, toujours une impression de bon gamay avec quelques notes de poivre et de violette dans le fond. Longueur moyenne. Un bon vin, mais rapport q/p moyen (un peu plus de 20€). Note : 15,5/20.

camosus

 

 

 Simon Maye, AOC Valais Syrah Chamoson 2017 : (Domaine de 10ha créé en 1948 en conversion bio. Lieu-dit Près des Pierres à Chamoson. Sol calcaire très graveleux. Elevage cuves béton, égrappé à 100%)  Couleur noire aux contours violets, nez très syrah, très pur, lardé, violette, fruits noirs. Bouche légère en alcool (13%), pas un gros volume, mais toute en pureté, racée, belle acidité, facile à boire, avec une finale salivante aux tannins poudrés. TB+.

 

11 mars 2017

Joseph Roty (Gevrey-Chambertin) ***

Joseph Roty - Marsannay 2011 : Couleur rubis, nez expressif dès l'ouverture, qui "pinote" sur des arômes de fraise, framboise, griotte, un côté pivoine dans le fond. Bouche légère, peu tannique, pleine de fruits rouges comme au nez, à peine sucrée, gourmande, avec une belle matière et une texture soyeuse, aucun boisé ressenti, on a perdu le côté végétal/pivoine du nez, très belle acidité qui lui donne de la fraîcheur. Finale assez courte sur les fruits rouges avec une petite touche de poivre blanc. Très bon Marsannay, d'une grande buvabilité, qui manque bien sûr d'un peu de longueur et de complexité pour rivaliser avec les grands de la Côte de Nuits. A servir assez frais (15-16° environ). Note : 16,5/20.

joseph-roty-marsannay-2011

 

9 mars 2017

Albert Mann (Wettolsheim) *****

 

Pinot Noir Le Grand P 2009 (Pfersigberg)

(CR de Julien) " C'est beaucoup plus dense, plus profond. Le nez est très complexe, sur les fruits noirs mais aussi les fruits rouges. Du cassis, de la menthe, de l'orange sanguine, un coté torréfié, chocolat, café. Ca n'en fini plus, j'adore.
La bouche est splendide! On a une grosse matière qui se présente à nous, c'est ample, ça remplie la bouche, les tanins sont très beaux, ronds, veloutés, on a une très légère sucrosité et un équilibre encore incroyable. La finale est très longue sur l'épice. Je partais sans problème sur un très beau premier cru "nuiton" voire un grand cru..."


Le nez ne me plaît pas du tout personnellement, sans savoir ce qui me dérange, je trouve ça toasté, avec de la réduction, j'évoque même le bouchon (mais je suis le seul, il faut croire que j'hallucine), la bouche est mieux par contre, notes fumées, torréfiées, fruits rouges et noires, grosse matière, tannins présents mais bien intégrés et grosse finale. Je pensais qu'il serait plus fermé que ça, c'est déjà largement buvable même si ce sera sûrement mieux dans quelques années. Note 16/20.

mann

 

 

Albert Mann – Riesling Schlossberg 2013 : couleur paille, nez expressif, très légèrement marqué pétrole et résine, mais surtout beaucoup de fruits, agrumes, pêche, quelques fruits exotiques dans le fond. La bouche est très « facile » avec ses 20gr de résiduel, c’est plein de fruits comme au nez, il manque un peu de tension et de longueur pour en faire un grand vin (effet 2013 ?) mais on se régale. TB.

 

Albert Mann - Riesling Altembourg VT 2009 : nez bien typé riesling, pointe de pétrole et résine, bouche fruitée, exotique, gourmande. TB+.

 

Albert Mann - Alsace pinot noir clos de la faille 2013 : peu de sulfites a priori, avec une réduction très marquée au nez même après un long carafage mais une belle pureté de fruit en bouche, une matière fine, juteuse, à  peine épicée, très fraîche. TB-.

 

Clos de la Faille 2012 : pas de réduction ici, pointe d'élevage bien intégré au nez. Bouche classe, à peine végétale, fait vendange entière, frais et noble encore jeune. TB+. Une autre bouteille bien plus tard fait très claire en couleur jus de fruit évident, avec un petit fond viande fumée. Eclatant. TB++.

 

Clos de la Faille 2016 : pinot léger, très frais, tout en élégance et en fruit. TB+.

 

Albert Mann - Riesling Grand cru Furstentum 2013 : Couleur dorée, magnifiue nez sur le miel, les fruits exotiques, une pointe d'hydrocarbures. Bouche pleine de fruits exotiques, probablement quelques grammes de sucres résiduels, gourmande et tendue à la fois, finale plus longue et plus tendue que celle du Schlossberg. Le vin de la soirée probablement. TB++.

 

Riesling cuvee Albert 2016 : très belle entrée en matière, tension, résine, citronné, assez long. TB+.

Riesling Schlossberg 2017 : encore sur la pomme verte, pas mal d'épices, large,  manque un poil de tension. TB+.

Pinot gris 2017 : B+.

Pinot gris Furstentum 2010 : nez d'ananas bien mûr, miel et coing, bouche qui finit fraîche. Grand pinot gris là aussi. TB++.

Gewurz Furstentum VV 2016 : un peu trop variétal à mon goût. B.

Pinot Noir Les Saintes claires 2016 : encore un peu sur l'élevage, vanillé, belle matière, tannins soyeux, très fin. TB.

 

Albert Mann - Riesling cuvée Albert 2016 : riesling sec, superbe tension, minéral, agrumes, citron vert, zesté, belle longueur. TB+.

 

Clos de la Faille 2018 d'Albert Mann lors de la première soirée, mûr, très bonbon cerise, gourmand, encore un peu d'élevage à intégrer. TB.

 

Pinot gris albert 2019 frais, tendu, top. Riesling albert 2019 top aussi, frais, tendu. Schlossberg riesling 2020 exotique, litchite un peu, solaire. Gewurz VV furstentum 2018 un peu trop solaire/exotique. Pinot noir clos de la faille 2020 sur l’élevage en l’état.

 

Albert Mann - Pinot gris albert 2019 : nez classique, fruits exotiques et épices, bouche sèche, haute en alcool mais bonne acidité pour piot gris sec. TB.

 

Albert Mann - Altenbourg Pinot Gris SGN Le Tri 2008 : (demi bt. 9%) couleur dorée, beau nez fruits exotiques et miel, bouche sirupeuse, fruits exotiques, manque un poil d'acidité pour être parfait. TB+.

 

Albert Mann, Pinot noir Clos de la faille 2020 : (à Wintzenheim. calcaire et grès) couleur assez sombre pour du pinot, nez très fruité, fruits noirs assez mûrs et un peu d’élevage vanillé. Bouche ronde, fruitée, boisée, vanillée, charmeur, dans une phase éclatante, ça garde une bonne acidité dans le fond et des tannins soyeux, bonne longueur encore un peu d’élevage à intégrer sur la finale. TB+.

 

Domaine Albert Mann, Pinot noir Les saintes claires 2020 : (dans le prolongement du Mambourg. Calcaire). Couleur très sombre, nez de pinot bourguignon avec encore un peu d’élevage, assez proche en l’état du clos de la Faille, fruits noirs, épices, vanille, assez éclatant en l’état. Bouche à la fois dense et aux tannins soyeux, très belle texture, élevage mieux intégré qu’au nez, beaucoup de longueur. Déjà excellent en l’état, avec aussi un gros potentiel de garde. TB+.

 

Albert Mann, riesling grand cru Schlossberg L’Epicentre SGN 2018 : nez plein de fruits exotiques, miel, bouche à l'équilibre parfait, personne ne devine qu'il y a autant de sucre grâce à une superbe acidité dans le fond, c'est long et très digeste. TB++.

 

4 mars 2017

Pendits (Hongrie) **

Pendits - Tokaj Cuvée Sweet 2012 1/2 bt : (furmint et harslevelu, 55gr SR) Couleur or, beau nez très expressif sur des notes florales, de la rose surtout, du litchi, de l'ananas, des fruits exotiques, il fait penser à un gewurz VT. La bouche aussi est très aromatique, sur les arômes du nez, avec du miel, gourmande, mais manquant un peu de tension pour équilibrer les sucres. Finale assez courte. Note : 14,5/20.

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Tokaji Wine Trust Co. *** - Tokaji Aszu Esszencia 1957 : Couleur presque noire, le nez est oxydatif, beaucoup de noix, il rappelle le vin jaune de Macle, mais aussi beaucoup de fruits secs (raisins, prunes), un côté caramel/café. La bouche est surprenante, presque sèche, le vin a mangé tous ses sucres, il reste de la noix, des fruits secs, une belle texture épaisse, une bonne acidité, beaucoup de fraîcheur. Très intéressant à goûter. Un grand merci à Jean-Marc d'avoir partager ce vin (et les autres), il est fort probable qu'on ne regoûtera jamais un Aszu Esszencia de 1957, ni même un vin de 60ans. TB+.

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Mongok Pinceszet, Mad *** - Tokaji 6puttonyos 1983 : couleur acajou, superbe nez avec un peu de cire/encaustique, raisins secs, pâte de coing, figue, café, abricot sec... très beau. Bouche à l'attaque fruitée, jeune, sirupeuse, sur la pâte de fruit, finale très sèche sur le café, le chocolat noir avec une belle acidité. Magnifique. TB++.

 

Kovalik Miklos Pince - Tokaji aszu essenzia 1996 : sirupeux, épais, encore jeune, grosse acidité derrière, très pâte de coing, esprit grand chenin. TB++.

 

Grand Tokaj, Tokj aszu 5p 2019 : manque d'acidité. B.

 

3 mars 2017

Domaine du Joncier (Tavel) ***

Domaine du Joncier - Lirac "Le Classique" 2012 : (syrah, grenache, cinsault, carignan, élevage cuves béton) Couleur grenat, beau nez sur la mûre, le cassis, le cacao, la cerise. Bouche très fruitée aussi, avec un peu de cacao, des épices, belle acidité, beaucoup de fraîcheur pour ce vin sudiste, seule la texture pourrait être plus soyeuse pour que ce soit parfait. Longueur moyenne, finale sur la garrigue, la confiture de mûre, le cacao. Note : 16,5/20.

joncier lirac classique 2012

 

26 février 2017

Château Vannières (Bandol) ***

 Chateau Vannières - Bandol rouge 2001 (goûté lors de la soirée LPV sans thème, CR de Julien)

"La robe est tuillée, évoluée.
Le nez est très tertiaire, trop tertiaire d'ailleurs...C'est humide, du champignon plus très frais...pas terrible
La bouche est légère, c'est vert, âpre et assechant, très court en bouche. Apparemment, il y aurait une mise domaine et une mise pour les grandes surfaces, et ces dernières seraient très en dessous..."

vannieres

 

Vannières 2008 : robe légèrement tuilée, nez sur la prune voire le pruneau, le kirsch, quelques fruits rouges confiturés, un peu marqué grenache. Bouche puissante, avec un beau volume, des tannins présents mais de qualité, très léger boisé bien intégré, une belle fraîcheur, plus qu'au nez, un petit côté bordealais (cassis ?). Bonne longueur. Passé le nez un peu trop chaud, la suite donne un très beau vin à maturité. TB-.

 

18 février 2017

Soirée LPV Mas Jullien

Soirée LPV Mas Jullien

Les vins sont servis à l’aveugle. Les rouges ont été ouverts la veille.

Cartagène 2009 : Couleur rose foncé, beau nez avec de la rose, du poivre, de la fraise, de la groseille. Bouche un peu trop marquée par l’alcool où on sent bien le côté eau-de-vie, aromatique intéressante proche du nez, pas trop de sucre pour une cartagène. Finale assez longue, poivrée. B.

Rosé 2012 : couleur rose foncé, nez sur la grenadine, la fraise, la framboise, assez engageant. Bouche puissante, rosé de gastronomie, une petite pointe d’alcool, beaux fruits rouges. Assez bonne longueur pour un rosé. B+.

Carlan 2009 : Robe sombre aux contours violets, nez un peu réduit, avec un côté olive verte aussi, des fruits noirs, cassis. Bouche puissante mais aux tannins soyeux, juteuse, sur la confiture de mûre et de cassis, fraîche pour 2009. Finale un peu plus courte que le Mas 2009. TB-.

Autour de Jonquières 2013 : Robe sombre aux contours violets là aussi, nez de confiture de mûre et de cassis, plus d’épices que dans le précédent, un côté garrigue, du cacao, de l’amande, du bois précieux, très jeune mais très noble. Bouche encore un peu jeune, puissante, mais avec beaucoup de fruits noirs, des épices, une touche d’élevage (bois précieux) déjà bien intégré pour 2013, tannins présents mais d’une grande finesse. Belle longueur avec de la fraîcheur. Déjà très bon, et probablement un futur grand vin. TB.

Mas 2009 : Robe sombre aux contours violets aussi, nez plus épicé que les précédents, on retrouve les fruits noirs confiturés, un peu de cacao. Bouche puissante, fruitée, aux tannins soyeux là aussi (plus que lors de ma dernière dégust il y a un an environ) avec une très belle tension derrière et une finale plus longue que les précédents. Un régal en l’état même si bien sûr là aussi c’est encore tout jeune. TB+.

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Mas 2005 : Robe plus claire et plus évoluée que les précédents, un peu de réduction au nez, moins de fruits et plus de tertiaire, avec un petit côté vert. En bouche les tannins sont plus serrés, on a l’impression d’un vin ramassé moins mûr, avec un côté vert qui me fait penser à du cabernet sauvignon. Il y a de la fraîcheur derrière et une bonne longueur, mais le style me plaît moins. Lors de ma dernière dégust il y a un an et demi j’avais déjà trouvé les tannins un peu serrés mais pas le côté vert. B+.

Blanc 2011 : Couleur or, nez sur le miel, l’anis, avec un peu d’élevage (vanille et surtout beurre) bien intégré, certains évoquent le chardonnay, des fruits jaunes. La bouche est puissante, mais avec une belle acidité derrière qui l’empêche d’être trop lourd, beurrée, florale, sur les fruits jaunes et les agrumes. Assez bonne longueur, finale tendue, légèrement anisée. Bien fait, mais la bouche a un côté un peu trop chaud à mon goût. TB-.

La Méjanne 2009 : Couleur or pâle, nez encore bien plus sur le miel, le citron, l’ananas, un peu mentholé. Bouche fraîche, pas très chargée en sucres, plus « moelleux que liquoreux », où on retrouve le citron, le miel, une petite touche exotique. Finale d’assez bonne longueur, citronnée, anisée. TB-.

Clairette Beudelle 1994 : Couleur ambre foncé, nez très complexe, sur le pruneau, la prune, la pâte de coing, les raisins secs, le caramel, la datte, la noisette, superbe. Bouche un peu en-dessous du nez, où on retrouve du caramel, du pruneau, de la pâte de coing, on a l’impression d’un vin très sucré au départ avec une texture épaisse mais qui a déjà bien digéré ses sucres, il n’est pas écœurant mais on aimerait quand même un peu plus de tension. Finale de longueur moyenne, sur les fruits secs, la noisette, un peu de noix et de chocolat dans le verre vide. Même si autour de la table beaucoup ont préféré le précédent, celui-ci est plus mon style de liquoreux personnellement. TB.

 

Très intéressant de goûter aux multiples facettes du domaine, notamment pour moi qui ne connaissait que les rouges et le rosé. Un grand merci pour nous avoir permis de goûter la très rare cuvée Clairette Beudelle malheureusement plus produites depuis longtemps.

 

14 février 2017

De Sousa (Avize) ***

De Sousa - Champagne Extra Brut Blanc de blancs Cuvée des Caudalies : (100% chardonnay sur le grand cru Avize, VV de plus de 50ans, élevage fûts dont 15% neufs, dosage 5 gr/L, mise en bt 2010, dégorgement 25.03.2014, assemblage d'environ 15 millésimes) Couleur or pâle, mousse fine dès l'ouverture. Nez légèrement marqué par le bois, surtout sur la brioche, les fruits secs, la noisette, légèrement floral. Bouche à la bulle très fine, vive en attaque, toujours sur la brioche, fruits secs, noisette, elle manque un peu de fruits frais à mon goût et aussi de tension sur la fin de bouche. La finale est longue, briochée, mais chauffe un peu même si c'est mieux avec une bonne aération. Pas pleinement convaincu par cette cuvée réputée dont j'attendais plus. Note : 15,5/20.

de sousa caudalies

 

 De Sousa - Champagne Cuvée des Caudalies (base 2018) : bien typé chardonnay , à la fois pâtiné par les vins de réserve et l'élevage fût et belle tension minérale en finale, élégant, large et long à la fois. TB+.

 

Caudalies Magnum (base 15) : comme le base 18, typé chardo, combine confort et tension. TB+.

 

De Sousa Avec le temps : belle entrée de gamme, facile, avec de la finesse.

 

12 février 2017

Christian Clerget (Vougeot) **

Christian Clerget - Vougeot 1er cru Les Petits Vougeots 2002 : nez très chaud, sur le pruneau, le café. Bouche très chaude aussi qui manque clairement d'acidité et de fraîcheur. Peu de longueur. Certains autour de la table ont été moins durs que moi, lui trouvant une certaine gourmandise. Peut-être une bouteille mal conservée aussi. Moyen.

 

Christian Clerget Chambolle 1er cru Charmes 2015 : (FDGV15) tannins fins, beau fruité, de la matière, finale un peu courte. TB-.

 

4 février 2017

Soirée LPV Chambolle

Pour la première soirée de 2017 c'est à mon tour de recevoir, en petit comité malheureusement. Le thème principal de la soirée est "A la santé de notre ami barbu", hospitalisé depuis plus d'un mois, à qui on souhaite un bon rétablissement en espérant le retrouver avec nous le plus vite possible. La dernière bouteille est une sorte d'hommage car je sais qu'il connaît et adore la Carbonifera. Les vins sont dégustés à l'aveugle, sauf par moi qui m'occupe du service.

 

Anne & Hervé Sigaut - Chambolle-Musigny Derrière le four 2012 : robe grenat assez sombre pour du pinot, nez moyennement expressif, peut-être un peu jeune, il s'est refermé depuis ma dernière dégustation, sur le cassis, la mûre, la cerise, certains évoquent la syrah, d'autres le gamay, en se réchauffant un petit côté crème brûlée dans le fond. Bouche assez légère, peu tannique, beaucoup de fruit, assez frais, il manque un peu d'épaisseur par rapport aux suivants même si c'est tout à fait correct pour un village. Longueur moyenne. B+.

 

François Bertheau - Chambolle-Musigny 1er cru Les Charmes 2007 : robe plus claire que le précédent avec quelques signes d'évolution. Nez très marqué par la pierre-à-fusil, le grillé, avec derrière des notes de fraise écrasée, griotte. C'est bien mieux en bouche avec une belle matière et une texture soyeuse, beaucoup moins grillé et avec plus de fruits, toujours fraise, griotte, framboise, quelques épices, très fraîche et fruitée. Bonne longueur. TB-.

 

Daniel Moine-Hudelot - Chambolle-Musigny 1er cru Les Amoueruses 2004 : robe plus sombre que le précédent, peu évoluée. Beau nez sur la mûre, la cerise noire et des notes plus originales d'abricot confit, de coing. La bouche est superbe, avec une texture encore plus soyeuse que le précédent, on est encore monté d'un cran, beaucoup de fruit et de fraîcheur, plutôt fruits noirs, c'est légèrement confituré, gourmand, peu évolué. Finale de bonne longueur sans être exceptionnelle, à peu près comme le Bertheau, c'est le seul moment où on sent le petit millésime. TB+.

 

Jean-François Ganevat - Côtes du Jura Les Vignes de mon père 2003 : (100% savagnin ouillé, élevage 130 mois en demi-muids de 600L, sans ajout de sulfites, sols de marnes bleues) Couleur entre or pâle et or, nez très expressif avec beaucoup de pierre-à-fusil, trop à mon goût, dans le fond des notes d'orange confites, de confiture d'abricot, fleurs blanches. La bouche est bien mieux que le nez, éxubérante, impressionnante, elle manque peut-être d'un peu de finesse du coup, avec un volume énorme, des notes grillées plus discrètes, beaucoup d'agrumes et de fruits jaunes confiturés, on a même l'impression de quelques grammes de sucres résiduels, il y a une bonne acidité qui maintient l'équilibre, mais j'aurais aimé encore plus de tension pour face à cette matière, aucun signe d'évolution, c'est encore tout jeune. La finale est très longue, plus citronnée, un peu saline et mentholée. Un vin hors norme, à goûter, qui m'a mis une grande claque sur les premières gorgées, mais que j'ai trouvé un peu écoeurant dès le deuxième verre. TB-.

 

Giuseppe Quintarelli - Amabile del Cere IGT Veneto 2003 (en 1/2bt) : (garganega, sauvignon, trebbiano et chardonnay, raisins mis à sécher sur clayettes pendant 5 mois, élevage de presque 6ans en fûts. 2000bts produites. Cuvée non réalisée entre 1990 et 2003. 13% vol) Couleur ambrée, nez expressif, avec beaucoup d'abricot sec, d'orange confite, un peu de noix, de la figue, du sucre brun, de la cannelle... Tout aussi bon en bouche avec une belle épaisseur, beaucoup de fraîcheur grâce à une grosse acidité et des notes salines qui me rappellent un Sciacchetrà bu récemment (probablement plus de sucres résiduels ici). Superbe mélange de fruits secs, de confiture d'abricot et d'orange avec une pointe oxydative et des amers nobles. Finale très longue, saline, très fraîche, avec quelques épices, des herbes méditerranéennes. Très grand liquoreux, à la hauteur de sa réputation, avec concentration, fraîcheur et complexité. TB++.

 

Philippe Delesvaux - Coteaux du Layon Carbonifera 1997 : (trie du 30 octobre 1997, 27° potentiel soit 459gr SR potentiel, environ 380gr au final, 2900bts de 50cl) Couleur ambre clair, superbe nez de "chenin 1997", plein de pâte de coing, d'abricot, de rhubarbe, de confiture de mirabelle, de figue, quelques épices. Personne n'a senti de notes tourbées sur cette bouteille, contrairement à ce qu'on peut lire dans certains CR. Attaque en bouche magnifique, ultra concentrée, sirupeuse, épaisse, sur les fruits du nez avec principalement la pâte de coing, encore très jeune. Il y a juste ce qu'il faut d'acidité pour que ce ne soit pas écoeurant, même si le vin précédent était plus frais (mais bien moins sucré). Finale très longue, sur la pâte de coing, la confiture d'abricot et d'orange. Pour chipoter, j'ai trouvé qu'il manquait un peu d'acidité pour égaler l'Après Minuit 1997 dans le même registre. Ca reste néanmoins un vin exceptionnel. TB++.

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4 février 2017

Moine-Hudelot (Chambolle-Musigny) ***

Daniel Moine-Hudelot - Chambolle-Musigny 1er cru Les Amoueruses 2004 : robe plus sombre que le précédent, peu évoluée. Beau nez sur la mûre, la cerise noire et des notes plus originales d'abricot confit, de coing. La bouche est superbe, avec une texture encore plus soyeuse que le précédent, on est encore monté d'un cran, beaucoup de fruit et de fraîcheur, plutôt fruits noirs, c'est légèrement confituré, gourmand, peu évolué. Finale de bonne longueur sans être exceptionnelle, à peu près comme le Bertheau, c'est le seul moment où on sent le petit millésime. TB+.

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 Moine-Hudelot, Bonnes-Mares 2006 : (vendu en 2008 à Pousse d’or en grande partie) Couleur très évoluée, nez de veux pinot sous-bois, humus, cerises à l'eau-de-vie. Bouche encore bien là avec une aromatique évoluée, mais de la puissance, un côté terreux, encore un peu tannique, assez long. Assez classique du terroir des bonnes-mares, mais manque un peu de subtilité pour être grand. TB+.

 

4 février 2017

François Bertheau (Chambolle-Musigny) ***

François Bertheau - Chambolle-Musigny 1er cru Les Charmes 2007 : robe plus claire que le précédent avec quelques signes d'évolution. Nez très marqué par la pierre-à-fusil, le grillé, avec derrière des notes de fraise écrasée, griotte. C'est bien mieux en bouche avec une belle matière et une texture soyeuse, beaucoup moins grillé et avec plus de fruits, toujours fraise, griotte, framboise, quelques épices, très fraîche et fruitée. Bonne longueur. TB-.

Bertheau chambolle charmes 2007

 

29 janvier 2017

Mas Jullien (Jonquières) *****

 

Figure emblématique du Languedoc, en perpétuelle remise en question, Olivier Jullien a été l'un des premiers, depuis 1985, à croire en la qualité des vins de cette région, plus qu'à la quantité. Il est le mentor de toute une génération sur son domaine d'environ 20 hectares (qui évolue souvent au fil des gains et des pertes de parcelles), travaillé en bio même si Olivier Jullien a quitté tout organisme de certification depuis quelques années. Les vins sont authentiques, sincères, bien que les élevages, les cépages et les cuvées aient changés au fil du temps. Le blanc se caractérise avant tout par une fraîcheur hors du commun pour la région. Les rouges sont puissants, colorés, taillés pour la garde, souvent un peu serrés en jeunesse mais au potentiel de garde incroyable.

 

 

Mas Jullien - Coteaux du Languedoc 2005 : (syrah, mourvedre, carignan + grenache) robe sombre, nez avec beaucoup de fruits noirs, du cacao, des épices et des arômes tertiaires de cuir, tabac et de cèdre. Bouche sur les fruits noirs, moins tertiaire, beaucoup de fraîcheur, des tannins encore présents mais de très bonne qualité, le vin est encore un peu austère. Très bonne longueur. Le plaisir commence juste à arriver sur cette bouteille pour laquelle il aura fallu patienter longtemps, mais qu'on peut encore attendre sans problèmes. Note : 17/20.

mas jullien 2005

 

Mas Jullien - Rosé 2011 : Très belle robe rose foncé. Le nez est sur les fruits rouges, surtout sur la grenadine. La bouche est parfaitement équilibrée, on a une bonne puissance sans trop en faire non plus, de la fraîcheur, juste ce qu'il faut d'acidité, et assez de matière pour être bu en mangeant. Finale assez longue, toujours sur la grenadine, avec un peu d'épices désormais. Me voilà enfin réconcilié avec les rosés. Note : 15/20.

 

Mas Jullien rosé 2015 : rosé assez coloré, nez sur la framboise et les agrumes, moins marqué grenadine que le 2011, bouche vineuse, assez puissante, avec de la fraîcheur et une longueur moyenne. Bon rosé de gastronomie, comme toujours avec le Mas Jullien. B+.

 

Mas Jullien – les cailloutis 1992 : (soirée LPV) il sent la marée, un peu de liège aussi, une bouteille qui semble avoir mal vieilli. Dommage.

 

Mas Jullien rouge 2009 : style assez différent des autres, on retrouve la trame de fruits noirs, quelques fruits rouges et épices, mais surtout un vin plus tendu, avec plus d'acidité, des tannins plus présents mais de belle qualité, moins opulent que les autres mais plus de longueur. TB+.

 

Mas Jullien - AOC Coteaux du Languedoc Terrasses du Larzac 2010 : (40% mourvèdre, 30% carignan, 25% syrah 5% grenache en demi-muids et foudres. Assemblage d’une dizaine de parcelles) Couleur très noire, nez sur la mûre, le cassis, le chocolat, très gourmand. Bouche puissante, concentrée, massive, tannins bien fondus par le temps. Lui aussi garde une belle acidité dans le fond. La finale est très longue mais un peu sur l'alcool. Il semble presque trop jeune. TB+.

 

Mas Jullien 2005 : regoûté un peu chaud et peu après ouverture, il avait un côté bois précieux, type bordelais étonnant, encore jeune, mais aux tannins bien intégrés.

 

Mas Jullien 2005 : (en 2025) côté bois précieux, désormais à son apogée, très noble et frais. TB++.

 

Mas Jullien -  Terrasses du Larzac « Lous rougeos » 2015 (60% carignan + syrah) : Robe très sombre, limpide, pour ce vin qui goûtait très mal à l'ouverture. La carafe l'a transformé, très beau nez sur les fruits noirs, les épices, d'où se dégage déjà une certaine fraîcheur. La bouche est certes encore un peu jeune, puissante, mais avec une superbe minéralité derrière, on sent les calcaires en altitude de Saint-Privat, des tannins déjà fondus, une matière soyeuse et une grande longueur. Il offre déjà beaucoup de plaisir en l'état et devrait être exceptionnel dans quelques années. TB+.

 

Mas Jullien 2015 : bien plus lourd, chaleureux, confituré avec un boisé assez présent, à attendre longtemps. B-.

 

Mas Jullien - La flûte 2013 : belle couleur rubis, nez très fin de petits fruits rouges, pinote presque. Bouche légère, fine, peu tannique, très facile à boire avec beaucoup de fraîcheur, quand même un peu de longueur. Plus fin que fluet. TB.

 

Mas Jullien - Méjanne 2008 : couleur or clair, nez un peu fatigué, qui tire sur le sous-bois, la truffe. Bien mieux en bouche où on retrouve l'ananas, les fruits jaunes, le miel, la belle acidité de la cuvée, belle finale, longue, salivante. TB.

 

Mas Jullien - blanc 2008 : Robe dorée, nez typé chenin, sur la poire, un peu brioché. Bouche avec beaucoup de fraîcheur pour le sud, très agréable, pas forcément la concentration ni la longueur des plus grands millésimes mais beaucoup d'élégance. TB+.

 

Mas Jullien blanc 2015 : robe dorée, nez caramel, beurre, notes florales. Bouche grasse, alcool, beurre et caramel très solaire, certes c'est 2015, mais le vigneron nous a habitué à bien gérer ce genre de millésime, à revoir dans quelques années peut-être. Moyen.

 

Mas Jullien blanc 2017 : pas d'élevage ressenti, pas de caramel dans ce 2017, floral, léger, mais peu d'acidité, fnit court et chaud. B-. Autre bouteille et même constat beaucoup d'alcool, chaleureux. B-. Autre bouteille plus tard, semble avoir plus de peps, assez frais. TB.

 

Mas Jullien blanc 2019 Mag : floral, encore un peu exubérant, mais la bouche a une belle tension pour 2019, beaux amers en finale, encore un peu jeune mais très prometteur. TB+.

 

Mas Jullien blanc 2010 : notes oxydatives et briochés, pas trop lourd en bouche, mais aromatique fatiguée, peu de fruit. B-.

 

Mas Jullien blanc 2016 : fruité, floral, tendu, très frais, belle longueur. TB.

 

Mas Jullien autour de Jonquières 2014 : encore serré et austère en l'état, belle fraîcheur, à attendre. TB-.

 

Derniers etats d'âme rouge 2020 : B.

 

Nouveaux etats d'âme 2024 : clair en couleurs, violacé, nez très violette, un peu primeur, garrigue. Bouche légère, fruitée, florale, juteuse, plutôt fraîche, plus accessible en jeunesse que le reste de la gamme. B+.

 

Jonquières 2022 : étonnamment accessible, tannins fins, floral, beaucoup plus en finesse que par le passé. TB.

 

Jonquières 2023 : encore plus accessible que 2022, très fin, en rondeur, sur le fruit, plutôt marqué par le grenache. TB.

 

Carlan 2024 : millésime frais, pourtant 14,5% sur l'étiquette, mais acidité élevée, fruité plutôt noir et épicé, en tension, belle allonge. TB.

 

Blanc 2024 : millésime frais, très joli, beaucoup de peps et de fraîcheur, tendu, sans être austère non plus, toute petite touche de gras, très bel équilibre. TB+.

 

Rougeos Blanc 2022 : nez floral, aromatique, bonbon anglais, Bouche avec une sensation d'alcool (13,5% pourtant), qui manque un peu de tension sur ces cépages-là, peu de gras, on sent un travail pour préserver pureté et fraîcheur, mais ce n'est pas aussi aérien et frais que la cuvée classique. B+.

 

Mas Jullien Cartagène 2020 nez de garrigue, thym, lavande puis de plus en plus de rose, bouche sucrée, l’alcool est bien intégré, digeste au départ, puis l’aromatique rose devient presque trop entêtante à la longue. TB.

 

Mas Jullien La Brune 2016 : (50% cinsault 50% grenache) un peu réduit à l'ouverture, bien après carafage. couleur violette, nez de fruits rouges confiturés, un peu cacao, bouche avec des tannins très fins, puissante niveau alcool, à boire assez frais, beaucoup de fruit, plutôt typé grenache, un côté garrigue, pointe de sucrosité, gourmand. A attendre encore un peu pour qu'il s'affine mais très prometteur pour le premier millésime de la cuvée. TB.

 

Trescol 2018 : plutôt léger et gouleyant, peu de tannins, aromatique de gamay bien poivré, peu d'alcool et bonne acidité, facile à boire, le poivre lui donne un peu de caractère. Longueur moyenne. TB-.

 

 

Soirée LPV Mas Jullien

Les vins sont servis à l’aveugle. Les rouges ont été ouverts la veille.

Cartagène 2009 : Couleur rose foncé, beau nez avec de la rose, du poivre, de la fraise, de la groseille. Bouche un peu trop marquée par l’alcool où on sent bien le côté eau-de-vie, aromatique intéressante proche du nez, pas trop de sucre pour une cartagène. Finale assez longue, poivrée. B.

Rosé 2012 : couleur rose foncé, nez sur la grenadine, la fraise, la framboise, assez engageant. Bouche puissante, rosé de gastronomie, une petite pointe d’alcool, beaux fruits rouges. Assez bonne longueur pour un rosé. B+.

Carlan 2009 : Robe sombre aux contours violets, nez un peu réduit, avec un côté olive verte aussi, des fruits noirs, cassis. Bouche puissante mais aux tannins soyeux, juteuse, sur la confiture de mûre et de cassis, fraîche pour 2009. Finale un peu plus courte que le Mas 2009. TB-.

Autour de Jonquières 2013 : Robe sombre aux contours violets là aussi, nez de confiture de mûre et de cassis, plus d’épices que dans le précédent, un côté garrigue, du cacao, de l’amande, du bois précieux, très jeune mais très noble. Bouche encore un peu jeune, puissante, mais avec beaucoup de fruits noirs, des épices, une touche d’élevage (bois précieux) déjà bien intégré pour 2013, tannins présents mais d’une grande finesse. Belle longueur avec de la fraîcheur. Déjà très bon, et probablement un futur grand vin. TB.

Mas 2009 : Robe sombre aux contours violets aussi, nez plus épicé que les précédents, on retrouve les fruits noirs confiturés, un peu de cacao. Bouche puissante, fruitée, aux tannins soyeux là aussi (plus que lors de ma dernière dégust il y a un an environ) avec une très belle tension derrière et une finale plus longue que les précédents. Un régal en l’état même si bien sûr là aussi c’est encore tout jeune. TB+.

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Mas 2005 : Robe plus claire et plus évoluée que les précédents, un peu de réduction au nez, moins de fruits et plus de tertiaire, avec un petit côté vert. En bouche les tannins sont plus serrés, on a l’impression d’un vin ramassé moins mûr, avec un côté vert qui me fait penser à du cabernet sauvignon. Il y a de la fraîcheur derrière et une bonne longueur, mais le style me plaît moins. Lors de ma dernière dégust il y a un an et demi j’avais déjà trouvé les tannins un peu serrés mais pas le côté vert. B+.

Blanc 2011 : Couleur or, nez sur le miel, l’anis, avec un peu d’élevage (vanille et surtout beurre) bien intégré, certains évoquent le chardonnay, des fruits jaunes. La bouche est puissante, mais avec une belle acidité derrière qui l’empêche d’être trop lourd, beurrée, florale, sur les fruits jaunes et les agrumes. Assez bonne longueur, finale tendue, légèrement anisée. Bien fait, mais la bouche a un côté un peu trop chaud à mon goût. TB-.

La Méjanne 2009 : Couleur or pâle, nez encore bien plus sur le miel, le citron, l’ananas, un peu mentholé. Bouche fraîche, pas très chargée en sucres, plus « moelleux que liquoreux », où on retrouve le citron, le miel, une petite touche exotique. Finale d’assez bonne longueur, citronnée, anisée. TB-.

Clairette Beudelle 1994 : Couleur ambre foncé, nez très complexe, sur le pruneau, la prune, la pâte de coing, les raisins secs, le caramel, la datte, la noisette, superbe. Bouche un peu en-dessous du nez, où on retrouve du caramel, du pruneau, de la pâte de coing, on a l’impression d’un vin très sucré au départ avec une texture épaisse mais qui a déjà bien digéré ses sucres, il n’est pas écœurant mais on aimerait quand même un peu plus de tension. Finale de longueur moyenne, sur les fruits secs, la noisette, un peu de noix et de chocolat dans le verre vide. Même si autour de la table beaucoup ont préféré le précédent, celui-ci est plus mon style de liquoreux personnellement. TB.

 

Très intéressant de goûter aux multiples facettes du domaine, notamment pour moi qui ne connaissait que les rouges et le rosé. Un grand merci pour nous avoir permis de goûter la très rare cuvée Clairette Beudelle malheureusement plus produites depuis longtemps.

 

25 janvier 2017

Shizen (Japon) *

Shizen - Cuvée Denis Dubourdieu 2011 : (100% koshu, région de Yamanashi, 9%) Couleur paille, nez plutôt discret avec quelques notes florales, un peu de citron vert et de pamplemousse. Bouche légère, fluette, elle fait un peu diluée, mais elle a le mérite d'être fraîche, assez vive, sur le yuzu et le pamplemousse. Finale très courte. Moyen.

shizen 2011

 

22 janvier 2017

Clos du Rouge Gorge (Latour-de-France) ****

Clos du Rouge Gorge (Cyril Fhal) - Vin de Pays des Côtes Catalanes "Jeunes vignes" 2013 : (grenache, sans soufre ajouté) couleur rubis foncé, nez légèrement réduit à l'ouverture, mieux après quelques minutes, beaucoup de fruits rouges, quelques notes animales, un peu d'olive verte. Bouche assez légère, peu tannique, très fruitée et très fraîche, facile à boire, pas du tout perlante, sur les fruits rouges, l'olive verte, quelques épices. Finale assez courte, mais d'une grande fraîcheur qui appelle à se resservir. Note : 15/20.

clos rouge gorge jeunes vignes

 

Clos du Rouge Gorge - Cuvée spéciale 2007 vin de france : (carignan, élevage de 7ans) Couleur sombre, nez très vanille, coco, plein de bois. Bouche puissante, très boisée, massive, il y a quand même de l’acidité derrière et du fond. La finale est très boisée, avec des tannins encore serrés. Clairement à attendre. B-.

 

Clos du Rouge-Gorge, Côtes Catalanes 2019, nez un peu réduit/animal, jolie bouche avec peu d’alcool et beaucoup de fraîcheur pour le Roussillon, un joli piège ! Merci PN. B+.