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Mon carnet Vin
8 janvier 2022

Soirée reprise 2022

Petit-Clergeot - Champagne Chevry Blanc de Noirs : (parcelle Chevry, vendanges 2018, dégorgé en 2021, zéro dosage) Couleur claire, nez sur les fruits blancs, pas forcément typé pinot, élégant. Bouche tendue, plus sèche que ce que laissait présager le nez avec une finale très crayeuse, droite, encore jeune. TB.

 

Guillaume Selosse - Champagne Largillier : (pinot noir 2015, dégorgé sept 2019 raisins achetés à Jérome Coessens à Ville sur Arce) Couleur très foncée, entre or et ambre, nez très évolué, truffe, brioche, pointe oxydative, léger beurré. La bouche est large, opulente, évoluée, bulle ultra fine, rappelle les Tarlant Louis 2002/2003, clairement pour la table, manque un poil de tension pour relancer la finale, mais superbe de volume et de complexité. On est néanmoins surpris par autant d’évolution sur un 2015, mais difficile de savoir si elle est normale ou non ne connaissant pas cette cuvée. On a clairement l’impression d’un élevage sous voile, bien plus qu’avec les vins du père, alors que ce n’est peut-être pas le cas ici… Pas mal d’interrogations subsistent donc même si le plaisir était au rendez-vous. TB+.

 

Dreissigacker - Riesling Kirchspiel trocken Rheinhessen 2011 : Couleur dorée, superbe nez de riesling légèrement évolué, miellé, pétrole, fruits jaunes, probablement 4-5gr de SR. Bouche avec du volume, beau fruité, assez mûre et solaire, sans être lourde, la finale manque un poil de tension pour en faire un grand vin cependant. TB+.

 

De Blas Serrano - Albillo Mayor 2014 (Ribera del Duero) : Couleur claire, nez un peu iodé, évolution sur la noisette, fruits blancs. Bouche encore jeune, fraîche, tendue, saline, d’une bonne longueur. TB.

 

La Chablisienne - Chablis 1er cru Mont de Milieu 2011 : Couleur légèrement dorée, nez clairement chablisien, coquille d’huître, commence à mieller un peu. Bouche avec une bonne énergie, à son apogée, longueur moyenne. TB.

 

Paul Pillot - Santenay VV 2017 : Couleur rubis très claire, nez de petits fruits rouges, pivoine, infusé, le lendemain il prend un peu de sucrosité, sur la confiture de fraise. Bouche pas très épaisse, peu tannique, mais très précise, digeste, avec une acidité élevée à l’ouverture, puis de plus en plus gourmand avec l’ouverture, preque un peu de sucrosité même, la finale reste fraîche et assez longue pour un village. La bouteille ne fait pas un pli. TB++.

 

PAul pillot santenay

 

 

Geoffroy - Coteaux Champenois Meunier Cumières rouge 2015 : Couleur très claire, nez de cerise rouge, sirop guignolet, assez simple mais donne envie. Bouche pleine de fruit, toujours ce fruit rouge cerise, légère, beaucoup de fraîcheur, trame crayeuse derrière qui fait saliver en finale. On y retourne facilement. Simple mais efficace. TB.

 

Monteraponi - IGT Toscana Rosso Baron'Ugo 2016 : Couleur rubis foncé, nez qui met un peu de temps à s’ouvrir, pointe végétale au départ, puis fruits rouges de pus en plus présents, notes florales, cuir, on hésite entre nebbiolo et sangiovese tradi. La bouche a un gros volume, de la puissance mais aussi une grande fraîcheur derrière, beaucoup de fond, des tannins de qualité, une finale très longue, bien allongée par l’acidité et les petits tannins, encore un peu jeune, mais on sent le grand potentiel de 2016. Il offre déjà du plaisir tout de même. TB++.

 

Ottin - Petiet Arvine Vallée d'Aoste 2014 : Couleur dorée, nez bien marqué fruits exotiques et fleurs blanches, bouche grasse, miellée, fruits exotiques, opulente, pas encore très évoluée, ne tombe pas dans le lourdaud non plus, juste un peu d’alcool en finale. TB.

 

La Loba - Ribera del Duero 2015 : Couleur noire, nez fruits noirs confiturés, encore de l’élevage. Ca se confirme en bouche, puissante, massive, tannins encore très présents, mais il y a de la fraîcheur dans le fond. Bon potentiel, mais clairement pas prêt. B+.

 

François Villard - L'appel des Sereines Syrah IGP Collines rhodanniennes 2019 : Couleur assez sombre, nez de syrah classique, poivré, fruits noirs, violette, léger lardé. Bouche ronde, facile, bien faite, ne tombe jamais dans le trop lisse ou le trop boisé, bonne longueur. Très bien pour le niveau d’appellation. TB-.

baron ugo 2016

 

8 juin 2021

Salon Millésimes Alsace Digitasting

Salon virtuel parfaitement organisé par Millésimes Alsace, avec visio et dégustation d’échantillons de 3cl. Les notes sont à prendre avec des pincettes, quelques samples ont aparemment souffert du reconditionnement et du transport, notamment les vins rouges qui ont moins tenu que les blancs. Par contre un peu plus d’oxygéntation a peut-être aidé certains jeunes rieslings a mieux se comporter…

 

millesime alsace digitasting

 

 

Emile Beyer (17ha, biodynamie)

Pfersigberg riesling 2019 : (calcaire, -2gr SR. Elevage petites cuves inox) fruits jaunes, fruits exotiques, on sent une belle maturité des raisins, bonne tension derrière, très élégant, finit salin et long. Commence fort. TB+.

Eichberg riesling 2019 : (marnes, calcaires et grès dessus) plus puissant, plus opulent, grosse acidité, à attendre un peu plus, mais finale encore plus longue et saline, beaucoup de profondeur. TB+.

Pinot gris hohrain 2019 : (calcaire bajocien, 10gr SR environ, versant nord de pfersigberg) digeste, fruité, exotique, d’abord facile à boire, puis finale saline et tendue. TB.

Pinot noir sundel 2019 : (barriques, dans le haut du pfersigberg, planté en 2005, un peu de VE) volatile, beaucoup d’acidité, sec. Comme la plupart des rouges, semble avoir eu un souci sur cet échantillon…

 

 

Meyer-Fonné (18 hectares, bio en 2020)

Pinot noir altenbourg 2018 : (30% d’egrappage, futs 228L, sols calcaires plein sud) gros volume, bon équilibre, aromatique qui semble fatiguée en finale, un peu oxydée sur cet échantillon.

Wineck-Schlossberg riesling 2019 : (granit, plein sud, moins de 5gr. Elevage foudre) fruité assez mûr mais pas très expessif, surtout brioché, travaillé sur lies, moins tendu que chez Beyer, moins de pureté. B+.

Kaefferkopf riesling 2018 : (argile, calcaire grès) pétrole, épices, puissant, opulent, manque un peu de tension en finale. B.

Kaefferkopf pinot gris 2018 : (sec) un peu lourd, opulent, épais, massif, manque de tension. B-.

(Meyer-Fonné – Riesling 2013 : fruité exubérant, litchi et agrumes, très facile, un peu trop presque, bonne acidité en finale qui l’empêche d’être écœurant. B.

Meyer-Fonné - Riesling reserve 2017 : très belle tension, pur, minéral. TB.)

 

 

Paul Ginglinger (12ha, bio)

Riesling 2019 Drei Exa : (parcelles calcaires en contre bas de Pfersigberg) belle tension, fruit et une pointe pétrole, minéral, un côté tannique, un peu austère, moins sur le fruit que Beyer, plus sec, à la limite du trop tendu mais reste toujours du bon côté de la limite à mon goût. Belle entrée de gamme. TB.

Pfersigberg riesling 2019 Ortel VV : (vieux foudres, partie la plus au nord du grand cru, très calcaire) grosse tension, très citronné, zestes, fond minéral, pas très fruité par rapport à Beyer, encore plus tendu, un peu austère presque mais noble, finale très longue, zestée. TB+.

Pinot noir les rocailles 2017 : (sur eichberg, marno-gréseux. 15-20% VE. Vinif sans soufre pendant l’extraction pour ne pas extraire encore plus sur ce terroir opulent, sulfitage à la mise. Barriques non neuves de chez A. Rousseau)  Beau fruité, de l’épaisseur, bel équilibre, encore quelques petits tannins en finale, déjà accessible, gros potentiel de garde, a bien tenu l’aération. TB+. Regouté en bouteille plus serré, à attendre. TB.

Pfersigberg gewurz 2019 : (40gr SR) nez litchi, exotique, semble pas mal sucré, manque d’acidité. B.

(Ginglinger - Gewurz VT 2020 : (lieu dit Hissererweg, calcaire) Aromatique gewurz classique, bouche pas trop sucrée avec une bonne acidité. B+.)

(Domaine Paul Ginglinger, Pinot noir Les rocailles 2017 : (dans Eichberg. Marnes et grès) Couleur plus tuilée, nez plus rustique, cuir, kirsch… Bouche avec du volume, moins de rondeur, plus de tannins, bonne acidité derrière, style sérieux et noble, semble encore un peu jeune. TB-.

Riesling 2023 : riesling sec avec un beau volume et du peps mais il muscate un peu. B.)

 

 

 

Gresser (11ha, en bio, biodynamie non certifié. Elevages foudres ou cuves suivant les années)

Wiebelsberg riesling 2014 : (sec 3gr, grès des vosges) citron, noisette, brioche, bonne acidité, déjà bien évolué. B.

Moenchberg riesling 2017 : (calcaire avec fosiles, donc plus horizontal. Vieilli en inox car peu d’acidité au départ. 5gr) plus citron, fruits pas trop mûrs, brioche, finale saline. B+.

Kastelberg riesling 2018 : (schiste bleu lisse. 5gr SR). Puissant, assez long, gras, opulent, mais finit droit et persistant. Pas tout à fait mon style quand même, semble assez oxygéné, manquant de pureté. TB-.

Moenchberg gewurz 2018 : (grès fossilé de ce côté. Donne de la finesse. 10gr SR) nez bien litchi. Bouche assez droite pour un gewurz, élégante. TB.

(Rémy Gresser, Alsace Grand cru Wiebelsberg VV riesling 2001 : (indice 4/10) Couleur or profond, nez qui ne pétrole pas du tout, fait chenin, coing, ananas, fruits exotiques, miel, pointe de résine en cherchant bien, superbe nez. Bouche dans la même lignée, demi-sec à moelleux aujourd’hui, mais elle manque un peu d’intensité et de longueur même si pour 20ans ça a plutôt bien tenu. TB.)

 

 

Frederic Mochel (10ha, en conversion)

Riesling 2019 : vif, nerveux, un peu austère, réveille bien les papilles, laser, assez long. TB-.

Altenberg de Bergbieten Henriette 2019 : un peu fermé en l’état, mais beau potentiel, très droit, austère, citron, pétrole, vraiment à la limite du trop austère voire sous-maturité, un style pleinement affirmé. Par rapport à Ginglinger on tombe presque du mauvais côté de la limite, mais le vin suivant lui donne raison. TB.

Altenberg de Bergbieten Henriette 2011 : toujours ce style très tendu du domaine avec une évolution noble sur la cire. TB+.

Riesling kaploen 2015 : riesling avec un peu de sucre, attaque gourmand et fruité, un peu exotique, très grosse tension en finale. TB+.

 

 

Edmond Rentz (HVE)

Riesling Les comtes 2019 : simple, facile, fruité, assez court, sans beaucoup de matière, mais reste frais. B.

Sonnenglanz riesling 2019 : un peu plus sec et citronné, mais pas une grande différence avec le précédent. B+.

Muscat VV 2019 : très raisins blancs, peu épais, facile, reste assez frais, court. B-.

Gewurz Rotenburg 2019 : léger, facile, pas trop lourd, litchi et fruits exotiques, pas une grosse matière ni beaucoup de longueur mais reste digeste. B+.

(Rentz Edmond * - Gewurz VT 2013 : classique sur le litchi et la rose, légère acidité, finale amère et courte. B-.)

 

 

Kientzler (14ha en conversion. Quasiment que des cuves désormais)

A bout de soufre assemblage 2019 : (muscat, pg, sylvaner) souris, problème de sample.

Riesling Muhlforst 2019 : (sur Hunawihr, marnes, climat chaud dans une cuvette) jeunes vignes puissant, assez long et salin, pas très fruité, un peu fermé en l’état, bon potentiel de garde. B+.

Kirchberg de Ribeauvillé riesling 2019 : (marno-gréseux, environ 350m altitude, ciselé) fond minéral, élégant, ciselé, belle finale saline. Un style marqué lies, avec du brioché, du volume. TB.

Geisberg riesling 2018 : (calcaire, grès, très caillouteux, en terrasse) moins d’acidité, un peu plus d’amertume, souffre un peu du millésime faible, minéral et épais à la fois. TB-.

 

 

Schoffit (17ha, bio et biody ou en conversion. Elevages cuves inox. Svt Malo pdt la FA)

Chasselas 2019 VV : (chasselas blancs et roses, vignes sur le Harth en plaine, sols de graves très drainant)  aromatique, fruits blancs assez mûrs, floral, du gras, épais, mais un peu mou. Finit lourd sur le floral. B-.

Riesling Harth 2019 : (VV) gras, fruits exotiques, garde une certaine acidité, mais moins tendu. Effet malo ? B.

Rangen clos st théobald riesling 2019 : très large, sphérique, assez mûr, à peine grillé, manque de tension. B+.

Rangen clos st théobald pinot gris 2017 : (environ 20gr) large, exotique, épicé, manque un poil d’acidité à l’attaque, mais très long, assez bon au final. TB.

(Schoffit - Pinot Gris SGN Rangen de Thann Clos St Théobald "Larmes de Lave" 2005 : (1/2bt, proche des 500gr de SR selon les millésimes) Couleur or, nez très marqué confiture de mirabelle, miel, un peu d'abricot, de fruits exotiques, de thé vert. Bouche épaisse, sirupeuse, très douce, peu d'alcool, très facile à boire, les sucres passent facilement grâce à une légère acidité, aromatique proche du nez, sur la mirabelle, le miel, encore jeune. Seule la finale manque un peu de longueur et de tension pour en faire un très grand liquoreux. TB+.)

(Schoffit - riesling rangen 2014 : fruits frais, fruits blancs, pointe résine, un léger gras en bouche, bonne acidité. Bien mieux que 2019. TB.

Schoffit - Riesling Rangen Clos St Theobald VT 2015 : nez à peine pétrole, déjà un peu évolué, poire, tire sur le chenin demi-sec à la Foreau un peu. Peu de sucre en bouche (60gr environ), mais pas beaucoup de fond, manque de peps et de minéralité. B.

Schoffit rieslind harth 2020 : nez qui muscate à fond, bouche à peine moins mais c’est très lourd. Moyen. )

 

 

 

Kirrenbourg (10ha, en conversion)

Pinot noir roche granitique 2018 : (entrée de gamme. 100% egrappé, vieux fûts) de la matière, du fruit, des épices, belle entrée de gamme. B+.

Pinot noir terroir B 2018 : (Brand, granit, vignes 60ans, 60% egrappé, élevage en klever = œuf en grès en partie et vieux fûts) plus de matière, plus de longueur, épais, tannins fins, assez long, épicé, très joli pinot. TB+.

Schlossberg K riesling 2018 : (lieu dit Kirrenbourg, granit, en cuves inox, 4,87gr,) un peu poire brioche, sur lies, avec largeur, manque un peu de tension. B+.

Brand riesling 2018 : (granit, 5,4 SR) fruits exotiques, sensation un peu tannique, longue en finale. TB.

(Pinot noir Premier 2017, dans un autre contexte, très bourguignon, fin, frais, racé, belle matière. TB+)

 

 

 

Muré (25ha, biodynamie)

Pinot noir lutzeltal 2018 : (derrière St Landelain, marno calcaire. 20% VE. Elevage demi-muids) couleur claire, texture soyeuse sans élevage marqué, finale qui semble un peu fatiguée sur cet échantillon…

Zinnkoepflé riesling 2019 : (colline plein sud, calcaire et grès ; Raisins foulés + pressoir vertical désormais pour extraire un peu plus. Inox sur celui-ci. Malo faite) Fruits exotiques, belle tension derrière, accessible en l’état. TB.

Vorbourg clos st landelin riesling 2019 : (vieux foudres, marno calcaires) attaque un peu large et gras, et finit tendu, beau fruité, assez exotique, sensation presque tannique zestée, qui donne de l’allonge. TB+.

Vorbourg clos st landelin riesling VT 2017 : (botrytis, 110gr SR, 10,5% vol) equilibre à l’allemande, très disgeste, fruits exotiques, pointe miel, cire, peu d’alcool. TB+.

 

23 novembre 2021

Domaines familiaux de Bourgogne 2021 - Les 2019

Domaines familiaux de Bourgogne 2021 – Dégustatation du millésime 2019

 

Excellente dégustation parfaitement organisée comme toujours. Les 2019 se sont très bien présentés, beaucoup mieux que lors des dernières dégustations (Grands jours...) ce qui n'est guère étonnant vu la qualité des vignerons ici. Peu de vins étaient marqués par l'élevage ou surextraits. On sent que beaucoup ont privilégié la finesse... Dans l'ensemble le millésime a quand même donné des vins assez ronds et gourmands avec un peu de sucrosité. Les cartes semblent rebattues avec le réchauffement climatique. Certaines stars des années précédentes étaient un poil trop confiturées (sur Chambolle, Morey, ou certains bas de coteaux notamment), les terroirs plus frais de Côte de Beaune ou les hauts de coteaux s'en sortent bien mieux que sur 2017 et 2016.

 

Roumier

Chambolle : couleur violette assez jeune, fruits noirs et violette, gourmand, facile, un peu de sucrosité, peu de tannins. Un peu trop confituré pour Roumier, on reconnait davantage le millésime. TB.

Morey Bussière : Un peu confituré aussi, mais déjà plus racé, on sent la patte Roumier, un peu plus de grappe entière, plus de longueur et de fraîcheur dans le fond. TB+.

Bonnes Mares : (70% VE ici) à peine toasté, sent un peu plus la rafle, encore jeune, et un peu serré, mais la fraîcheur est là. A voir dans 10ans désormais. TB+. A peine moins emballé au final par l’ensemble de la gamme qui d’habitude survole ce salon.

roumier

 

Rousseau

Gevrey : très clair derrière Roumier, petits fruits rouges et pivoine, très facile à boire, très fin, pas du tout confituré. Cette cuvée a vraiment progressé ces dernières années. TB+.

Charmes Chambertin : plus noir, plus confituré, un peu de sucre, gourmand, sans gros volume, un peu en dedans ce jour-là. TB.

Chambertin : encore un peu sur l’élevage toasté au nez, mais bouche magnifique d’équilibre, avec fraîcheur, densité, longueur, soyeux… Un bébé au potentiel énorme. TB++.

rousseau

 

Mugnier

Chambolle : très clair en couleur, gourmand, un peu de sucrosité, très rond, très fin, un côté orangette, on sent le millésime chaleureux, plus que d’habitude. TB

Chambolle Fuées : idem, mais avec plus de volume, plus concentré, on sent aussi un côté un peu confit dans l’aromatique, plus épicé. Un peu moins emballant que d’autres années. TB

NSG Maréchale : plus droit, plus frais, plus étriqué, mais grosse longueur, profondeur calcaire un peu plus présente, il s’en sort bien mieux que les CHambolle sur ce millésime chaud. TB++.

Musigny 2014 : très clair en couleur (contrairement au 2013 de la dernière édition), nez sur la rose, le pot-pourri, petits fruits rouges, bouche aérienne, pas un gros volume ni une grosse énergie mais beaucoup de délicatesse, rien ne dépasse, déjà très accessible. On se demande un peu du coup s’il tiendra aussi longtemps que les auters millésimes. Exc.

mugnier

 

Leflaive

Puligny : un peu d’autolyse, de soufre, mais beau volume cette année, tension aussi, resta frais. Pas du tout étriqué comme lors des précédentes éditions. TB.

Puligny Clavoillon : assez soufré niveau aromatique, mais gros volume, belle tension derrière. TB+.

Puligny Pucelles : plus large, plus riche, presque une sensation tannique, amers nobles. Les terroirs sont bien dessinés cette année. Les millésimes solaires semblent convenir au domaine. TB++.

 

Raveneau

Chablis Butteaux : un peu mentholé et sur la poire au nez, bouche un cran au-dessus, très droite, pas de gras, citronné, coquille d’huitre, très pure, pas de soufre ressenti, assez long. TB+.

Chablis Monteee de tonnerre : idem, encore plus citronné et coquille d’huitre, très tendu, très frais, tout en longueur. TB++.

Chablis Les Clos : nez à peine mentholé proche de celui e Butteaux, bouche tendue aussi, du volume, pas du tout beurré, aucun élevage ressenti, très droite et minérale. Superbe. TB++. Des vins étonnamment très accessibles pour de jeunes Raveneau, pas du tout bridés par le soufre comme ça pouvait être le cas par le passé. Lorsqu’on pose la question la réponse est qu’il n’y a pas eu de changement particulier, tout s’est fait petit à petit, les doses de soufre ont été limités grâce à des vendanges plus saines et du meilleur matériel en cave.

 

Marquis d’Angerville

Volnay 1er cru Champans 2018 : un petit trait oxydatif, serré, compliqué.

Volnay 1er cru Champans 2019 : peu de couleur, plus ouvert que 2018, frais, tendu, serré, minéral. TB.

Volnay 1er cru clos des ducs 2019 : très clair aussi, infusé, un peu étriqué, pas une grosse matière, tout en tension, très droit, minéral, encore serré, pointe de réduction. TB.

 

Chandon de Briailles

Savigny 1er cru Lavières (100% VE. Sulfites à la mise uniquement) : très clair, un peu typé nature, propre, très marqué par la grappe entière au niveau aromatique, très pivoine, un peu épicé, fruits rouges infusés, très différent des autres domaines du salon. TB-.

Pernand Ile des Vergelesses : comme le précédent, avec une trame plus calcaire dans le fond, plus tendu. TB.

Corton Bressandes : (argiles et fer) plus puissant, plus « rustique », plus pour la garde. TB.

Pernand Ile des Vergelesses bl : (sulfites à la mise seulement, gros contenant) à peine réducteur, citron, pas de gras, sur la tension, assez simple. B+.

 

Domaine Dujac

Morey 2019 : couleur violet assez clair, nez un peu sur la réduction végétale en l’état, bouche fruits noirs, un peu étriquée. Pas encore tout à fait en place.

Vosne Malconsorts : violet aussi, assez mûr, sur les fruits noirs, la violette, bien plus long, mieux en place que Morey. TB+.

Clos de la Roche : assez clair, très tendu, grosse profondeur, très racé, parfait équilibre. Un des vins du salon. TB++.

Puligny 1er cru Folatieres : peu de gras, pointe miellé, citron confit, marqué par le millésime chaud, touche de réduction grillée. B+.

 

Domaine Henri Gouges

Hautes Côtes dames huguettes : violet foncé, nez un peu oxydé, dur.

Nuits St Georges : servi froid, encore serré, tendu, pas un gros volume, bonne fraîcheur derrière. B+.

NSG Clos des Porrets : un gros cran au-dessus, plus de volume, tannins plus soyeux, long, frais, aromatique fruits noirs, fond calcaire intéressant. TB+.

NSG Pruliers : joli fond et matière, mais encore serré, à attendre plus longtemps que le précédent. TB.

 

Jean Grivot

Vosne Bossières : couleur très sombre, assez mûr, rond et facile. B+.

Vosne Beaux Monts : noir, réduit en l’état, semble frais dans le fond.

NSG Boudots : idem, sur la réduction, compliqué en l’état.

Clos Vougeot : Mois réduit, plus dense, noir, un peu de sucrosité, mais bien équilibré par l’acidité, belle longueur. Gros potentiel. TB+.

 

Comtes Lafon

Meursault : léger gras, petit toasté, simple, facile, manque un peu d’acidité.

Meursault Clos de la Barre : très gourmand, facile, pointe citron confit, reste assez simple et manque de peps aussi.

Meursault Charmes : Un gros cran au-dessus, plus de fraîcheur, de tension, beau volume, longueur. TB++.

Volnay Santenots milieu : peu coloré, assez droit, frais, long, fruits rouges avec une pointe de sucrosité gourmande et belle acidité, tannins fins. TB+.

 

Méo-Camuzet

Hautes cotes St Philibert blanc : nez grillé, un peu confit, un peu lourd cette année.

Bourgogne cote d’or Etienne Camuzet : gourmand, facile, épicé. B+.

Vosne Les chaumes : couleur pas trop sombre pour Méo, pas trop boisé pour Méo, fruits un peu mûrs avec une pointe de sucrosité gourmande mais sans aller trop loin, bonne fraîcheur derrière, assez rond. TB.

Clos vougeot : très cair en couleur, élégant, aérien, frais, floral, manque un peu de volume pour chipoter, mais très accessible en l’état. TB+.

 

De Montille

Beaune Les Sizies : couleur très clair, style infusé, aérien, petits fruits rouges et rose, tout en fraîcheur, pas gros volume mais délicieux. TB+.

Volnay Taillepieds : le même avec plus de volume, plus de longueur, plus de fond. Parmi les plus fins du salon. Loin du style d’origine du domaine. TB++.

Puligny : tout droit, citronné, frais, austère, un peu trop. B+.

Corton charlemagne : un peu plus de volume, à peine plus de gras, qui lui fait du bien, reste très tendu. TB.

 

Bernard Moreau

Chassagne bl : simple, fruité, pu de gras, manque de tension. B.

Chassagne Maltoie : largement au-dessus, léger gras, peu boisé, bonne tension et longueur. TB.

Chassagne VV rouge : clair en couleur, fruits rouges et épices, assez pur, frais, finale encore un peu serrée. TB.

Chassagne cardeuse : idem nez classieux, grappe entière, floral, rose, petits fruits rouges, finale aux tannins un peu serrés en l’état. TB.

 

Mugneret Gibourg

NSG Chaignots : fruits noirs, coloré, du sucre, un peu lourd.

Ruchottes : idem, chaud et sucré, très arrondi. Très moyen.

Clos Vougeot : là aussi très confituré, un peu plus resseré en finale.

 

Trapet

Gevrey 1859 : nouvelle cuvée, de la couleur pour Trapet, beau volume, fruit assez mûr mais reste frais derrière avec une bonne acidité. Ne fait pas trop grappe entière, moins tendu qua par le passé. TB.

Gevrey Clos Prieur : idem bel équilibre, gros volume, fond minéral plus marqué, finale plus droite, plus longue. Gros potentiel. TB+.

Latricières Chambertin : un peu plus sur l’élevage toasté en l’état, mais gros potentiel lorsque ce sera fondu. TB.

 

Vieux Millésimes

Rousseau Lavaux St Jacques 2018 : sur la réduction en l’état, compliqué.

Roumier Morey Bussiere 2018 : très fruité, facile, assez rond bizarrement pour Roumier, dans une phase sur le fruit très accessible. TB+.

Trapet Chambertin 2018 : là aussi étonnamment très accessible, beau volume, tout en fruit, à peine floral, peu tannique, reste frais et digeste, se boit tout seul. TB++.

 

16 octobre 2021

Soirée Montalcino

Situé au sud de la Toscane, Montalcino est réputée pour être une zone particulièrement chaude et sèche.

carte de toscane

 

Sur un peu moins de 20kms par 20, près de 240 producteurs aujourd'hui se partagent un peu plus de 2000ha de vignes. La différence de climat est énorme entre le Nord et le Sud de l'appellation, avec environ 3 semaines d'écart dans les dates de vendange. Si des sous-régions ont clairement été identifiées, elles n'ont pour le moment rien d'officiel ; mais les débats sont nombreux pour savoir s'il faut ou non les intégrer dans les règles de la DOCG, comme c'est le cas dans le Chianti par exemple. Pour Soldera la variété de terroirs est de toute façon trop forte même au sein d'une même sous-région. Pour Salvioni, il aurait fallu les créer dès le début car segmenter c'est forcément classer ce qui entraînera de meilleures ventes par endroits et donc jalousie, procès... Et que faire des domaines qui assemblent des parcelles du Nord avec des parcelles du sud ? 

carte secteurs montalcino

sub region montalcino

Un schéma peut-être un peu trop "simpliste" (surtout la mention "slavonian oak cask" qui n'a rien à voir avec le secteur) mais qui a le mérite d'être très clair.

 

Montalcino est l'un des secteurs du monde où la géologie est la plus complexe. Les premières cartographies commencent à apparaître mais restent encore très schématiques. On trouve cependant des cartes précises sur les sites des domaines ayant mis en place un système parcellaire.

soil map

 

 

Tous les vins sont en 100% sangiovese grosso, un clone trouvé à la fin du XIXe siècle par la famille Biondi Santi, particulièrement résistant au phylloxéra. Les domaines choisis sont dits "traditionnalistes" (élevages en foudres) par oppostion aux "modernistes" (élevages en barriques). Seul Salicutti est parfois considéré comme "intermédiaire". 

La dégustation commence par les Rosso di Montalcino (élevages plus courts, faits avec les jeunes vignes ou des parcelles plus propices à des vins "de fruit") puis continue avec les Brunello di Montalcino (élevage minimum 2ans sous bois, 6 mois en bouteille et commercialisation en janvier de la 5e année suivant la récolte). Et enfin un Brunello di Montalcino Riserva (un an de plus sous bois et commercialisation la 6e année).

 

Les vins ont été ouverts à midi pour le soir, non carafés, servis en Zalto Universal.

 

 

1 Castello Tricerchi, Rosso di Montalcino 2018 : (domaine de 13ha autour du château historique de 1441. Vignes replantées en 1995, d’abord vente aux coopératives puis premier millésime de Tommaso Squarcia en 2012. 2 parcelles proches du domaine, au Nord de l’appellation, secteur frais donc. Elevage 1an en foudres. Sols argile et sable surtout.)    Couleur très claire, limpide. Nez ouvert, sur des petits fruits rouges acidulés, pivoine, facile et élégant. Bouche légère, pas un gros volume, fruits rouges avec une petite pointe de sucrosité bien équilibrée par une bonne acidité. Pas une grosse longueur mais beaucoup de fruit, frais et gourmand. TB.

 

2 Poggio di Sotto, Rosso di Montalcino 2016 : (domaine de 10ha créé fin des années 1980 par le légendaire Pierro Palmucci, à Castelnuovo dell'abate, secteur chaud mais tempéré par le Monte Amiata. Certifié Bio. Collaboration avec l’Université de Milan pour trouver les meilleurs clones. Domaine vendu en 2011 à Claudio Tipa déjà propriétaire de ColleMassari. Jeunes vignes de Brunello, autour du domaine. Elevage 2ans en foudres. Sols marnes et galestro surtout.)      Couleur à peine plus sombre que le précédent mais on reste sur une teinte rubis « pinot », brillante. Nez expressif avec un fruité un peu plus mûr que dans le précédent, fraise, cerise, un peu plus de profondeur, tomate séchée, pivoine. Bouche avec un peu plus de volume, fruité éclatant, très frais, pas très riche en alcool, tannins très fins, assez « bourguignon » dans l’esprit, juteux, gourmand et bonne longueur en plus. Au niveau de nombreux Brunello. TB+.

 

3 Stella di Campalto Podere San Giuseppe, Rosso di Montalcino 2014 : (5,5ha en biodynamie à Sant’Antimo, créé dans les années 1990. Domaine reçu comme cadeau de mariage, Stella est tombée amoureuse du lieu qui en plus l’aurait soigné de sa maladie. Rencontres avec Piero Palmucci et Nicolas Joly entre autres. Plusieurs parcelles toutes autour du domaine, sols variés galestro, argiles, sables, quartz... Elevage 19 mois foudres, assemblage + 34 mois en bouteille. Légèrement sulfité à la mise.)          Couleur rubis à peine rouillée, nez plein de fruits rouges sucrés, de rose, petite touche balsamique, garrigue. Bouche à la fois solaire, fruité gourmand, mais une belle fraîcheur, des tannins très fins, un peu plus solaire que Poggio, un peu plus évolué et peut-être un peu moins propre. Mais là aussi un Rosso au niveau des autres Brunello. TB+.

 

4 Podere Le Ripi, Brunello di Montalcino Cielo d’Ulisse 2016 : (30ha en biodynamie + jardin, chai écologique…, créé en 1998 par Francesco Illy, vinification parcellaire. Domaine au sud-est mais parcelle à l’Ouest vers Camigliano. Elevage 33mois foudres + 12mois cuves ciment. Sol schiste et calcaire avec alluvions et sables.)      Couleur rubis foncé, nez sur la cerise, fruits un peu plus noirs, violette. Bouche puissante (15°), très dense, reste bien équilibrée grâce à une acidité élevée, intense, tannins encore présents, grosse longueur, beau potentiel mais encore jeune en l’état. Il a permis de voir le style de 2016 qui s’annonce un grand millésime de garde avec du fruit, de la matière, alcool et acidité élevés. TB-.

 

soldera 2013

 

5 Salicutti, Brunello di Montalcino Piaggione 2013 : (domaine créé dans les années 1990 par Francesco Leanza, ancien ingénieur en chimie, racheté par les restaurateurs Munichois Felix et Sabine Eichbauer en 2016. 4,5ha bio depuis 1994 (Premier domaine bio de Montalcino). Vinification parcellaire. Parcelle de 1,2ha riche en calcaire et marnes, assez solaire. Vignes de 1994 et 2007. Elevage 3ans foudres 5HL, 10HL, 20HL puis 40HL.)      Couleur sombre et légèrement évoluée, nez complexe, changeant, fruits cuits, presque pruneau, fumée, champignon, notes légèrement oxydées, balsamique. Ca part un peu dans tous les sens. Idem en bouche où le vin semble déjà évolué, un peu fatigué presque, mais tout en gardant une certaine fraîcheur et une bonne longueur. B.

 

6 Gianni Brunelli Le Chiuse di Sotto, Brunello di Montalcino 2013 : (domaine de 6,5ha créé en 1987 par cet ancien restaurateur de Sienne. Bio non certifié. Des parcelles à Pordenovone au sud-est (sable, galestro…) et à Le Chiuse di Sotto au Nord (argiles). Elevage foudres. Depuis la mort de Gianni en 2008 c’est sa femme Laura qui continue au domaine.)       Couleur grenat, sans aucune note d’évolution, nez qu’il faut aller chercher, fruits noirs, un peu floral, délicat. La bouche est très élégante, toute en sobriété et en retenue mais très noble, du fruit, de la matière, pas encore d’évolution. C’est long, pas très haut en alcool (13,5°), très frais et très juteux. TB+.

 

7 Gianfranco Soldera Azienda Case Basse, IGT Toscana 2013 : (créé en 1972, 9ha biodynamie non certifiée avec un jardin botanique. 2 parcelles proches du domaine, sols variés. Elevage 5ans en foudres. Devenu légendaire depuis qu’un ancien employé (pour des raisons encore controversées – Gianfranco était soi-disant à l’origine des dénonciations entraînant le scandale du Brunellopoli en 2008) a ouvert les robinets des foudres contenant les récoltes de 2007à2012. Depuis sa mort en 2019, sa femme gère le domaine.)          Couleur rubis très brillante, nez exubérant, plein de fruits rouges confiturés, très fraise confiturée, cerise rouge, très éclatant, puis un peu de viande fumée, de garrigue, d’herbe grillée, de tomate séchée… La bouche impressionne par sa densité, très peu de tannins, texture soyeuse, le fruité est sucré, un côté bonbon, pourtant il reste digeste grâce à une bonne acidité dans le fond, une longueur incroyable, avec beaucoup de gourmandise. Un OVNI, qui n’a rien à voir avec les autres vins, qui met une vraie claque d’entrée, déjà prêt à boire. Le maître a parlé !  Exceptionnel.

 

8 Biondi Santi Tenuta Greppo, Brunello di Montalcino 2008 : (domaine de 25ha, créé en 1840. Le domaine historique de l’appellation, à l’origine de la création du Sangiovese rosso. Plusieurs parcelles autour du domaine. Elevage 3ans en foudres. Domaine récemment vendu au groupe EPI (Piper-Heidsieck…)      Couleur grenat, légèrement évoluée, nez plus austère, plus « traditionnel », fruits plus noirs, cuir, girofle, réglisse, sous-bois, très complexe. La bouche est droite, très noble, un peu austère, pas de sucrosité ici, peu d’alcool, acidité élevée, tout en tension, avec une grande longueur, des tannins poudrés. Un style complètement à l’opposé de l’exubérance Soldera mais grand aussi. TB++.

 

 

Bonus n°1 Col d’Orcia, Brunello di Montalcino Poggio al vento Riserva 2010 :  (grand domaine en bio au sud de l’appellation. Long élevage en foudres)   Couleur rubis foncé peu évoluée. Nez expressif, à mi-chemin entre Soldera et Biondi Santi, fruits rouges, prunes, réglisse, menthol, mûr mais beaucoup moins sucré que Soldera. Bouche puissante, élevée en alcool (15°) mais parfaitement équilibrée, grosse acidité, beaucoup de fruit, tannins de qualité, encore dans sa phase de jeunesse, mais déjà grandiose par son équilibre. Grande série ! Merci Stan pour la bouteille. TB++.

 

Bonus n°2 Tenuta dell’Ornellaia, Bolgheri superiore rosso Ornellaia 2004 : (Propriété ayant d’abord appartenu à Antinori, consulté par Michel Rolland puis vendu à Mondavi puis à Frescobaldi. Cabernet sauvignon, merlot, en barriques)     Changement complet de style, de secteur et de cépage avec cette légende des « super-toscan » à la couleur très noire, au nez encore légèrement boisé vanillé, beaucoup de cassis, très mûr, confituré, un peu de menthol, tabac, cèdre. Bouche encore toute jeune, pleine de cassis un peu sucrée, des tannins présents mais gras, de la puissance, du volume, un style bien sûr plus « international » que les précédents, une sorte de Bordeaux solaire, parti pour vivre très longtemps, avec un travail sur le volume, la texture, la rondeur, complètement différent des Sangiovese en foudres et très intéressant à comparer. Merci Manu pour la bouteille ! TB.

ornellaia 2004

 

Une dégustation de très haut niveau, qui a pleinement convaincu tous les participants, même ceux qui n'étaient pas familiers avec le sangiovese. Les vins se sont montrés très variés, combinant fruit, gourmandise, puissance liée à l'alcool mais restant toujours digestes, ne saturant jamais les palais. Et pourtant beaucoup d'entre eux étaient encore trop jeunes dans l'idéal.

 

Pour les plus motivés un peu de lecture supplémentaire : https://kerinokeefe.com/montalcino-time-to-get-in-the-zone/

 

19 juillet 2021

Soirée 2011 et 2001

Soirée 2011 - Les 10ans 

 

Starter – Famille Pugibet, Souvignier-Muscaris Nouveau cépage Pays d’Hérault 2018 : couleur or pâle, nez aromatique, exotique, un peu typé « colombard ». Bouche légère, peu épaisse voire diluée, fruitée, simple et facile, termine un peu court sur l’alcool. B.

1 – Bellivière, Jasnières Calligramme sec 2011 : couleur or profond, nez de liquoreux presque miel d’acacia, coing, fruits exotiques, rhubarbe, écorces. Bouche bien sèche, cire, fruits exotiques, zestes d’agrumes, belle acidité, assez long, sur des amers nobles. TB+.

2 – Les Aurelles, Solen 2011 : couleur rubis foncé, nez encore jeune plein de fruits rouges, cerise surtout, fait clairement penser à un pinot. Bouche avec du volume, acidité élevée, tannins soyeux, pointe de garrigue, tout en fraîcheur et en élégance, encore jeune, finale longue, très bourguignon dans l’esprit. Incroyable de voir ça à Pézenas à la levée de la chaussette. TB+.

3 – Egly-Ouriet, Coteaux Champenois rouge Ambonnay 2011 : couleur très claire un peu évoluée, superbe nez expressif dès l’ouverture, fraise, cerise, un peu confituré, pot-pourri, rose, éclatant. Bouche soyeuse, pleine de fruit, beau volume, tannins insensibles, on sent qu’il y a eu un élevage poussé mais c’est parfaitement intégré aujourd’hui, finale longue, gourmande. Grand pinot. TB++.

Ambonnay 2011 egly

 

 

4 – Domaine de la Butte, Bourgueil Mi-Pente 2011 : Couleur sombre, nez de cassis, violette, poivron, encoe tout jeune, bouche aussi encore jeune, un peu trop végétale, pas mauvaise mais souffre un peu derrière le pinot. B+.

5 – Le Soula, IGP Cotes Catalanes rouge 2011 : Couleur sombre, là aussi, c’est tout jeune, peu d’évolution encore, cassis, framboise, violette, épices. Bouche très fraîche peu d’alcool, bonne acidité, du fruit, peu de tanins, dur de placer ça dans le Roussillon, très élégant, et assez long. TB+.

6 – La Vieille Julienne, Châteauneuf du Pape Les trois sources 2011 : nez bizarre de chou ou de brocoli, avec un côté torréfié en plus, idem en bouche. Problème de bouteille malheureusement…

7 – Rémy Gresser, Alsace Grand cru Wiebelsberg VV riesling 2001 : (indice 4/10) Couleur or profond, nez qui ne pétrole pas du tout, fait chenin, coing, ananas, fruits exotiques, miel, pointe de résine en cherchant bien, superbe nez. Bouche dans la même lignée, demi-sec à moelleux aujourd’hui, mais elle manque un peu d’intensité et de longueur même si pour 20ans ça a plutôt bien tenu. TB.

8 – René Muré, Clos St Landelain Muscat VT 2011 : couleur très claire, nez rose litchi, on hésite entre gewurz et muscat. Bouche très aérienne, digeste, manque presque de volume, mais bonne acidité et bonne longueur. Pour du muscat c’est très bien fait. TB.

9 – Kracher, TBA Scheurebe cuvée n°8 2011 : (1/2 bt, 9,5% vol) Couleur dorée, nez plein de miel, de cire, de pâte de fruit, fruits exotiques et abricot, presque des épices, safran, souk. Bouche épaisse, sirupeuse, mais équilibre magnifique grâce à une bonne acidité, longueur énorme. TB++.

SOULA KRACHER

 

29 mai 2021

Soirée LPV : le retour

Evening Land - Seven Springs chardonnay 2016 Eola-Amity Hills (Oregon) : Couleur or pâle, nez floral, miellé, légèrement beurré. Bouche avec un léger gras, aromatique florale/miellée, assez légère en alcool, finale un peu courte manquant un peu de tension. B+.

 

Vincent Pinard - Sancerre Chêne Marchand 2010 : Couleur dorée, nez très coing, ananas, exotique, à peine beurrée, bouche avec du volume et une grosse tension, minérale et fruits exotiques, miel, fait un peu manseng, aucun arôme variétal de sauvignon, belle longueur. Très joli vin. TB++.

 

Albert Grivault - Meursault 1er cru Clos des Perrières 2005 : Couleur or profond, nez là aussi sur l'ananas, les fruits exotiques. Bouche très tendue, minérale, peu de gras, miel, ananas, puis finale plus agrumes, citron, finale minérale très longue. TB++.

 

prieure saint christophe

 

Claude Dugat - Gevrey-Chambertin 2009 : couleur sombre pour un pinot, aromatique cuir, fruits noirs, épices, sous-bois. Bouche sur cette même aromatique avec encore pas mal de tannins, une fraîcheur végétale, ronce, et une finale tendue, longue pour un village, noble. TB++.

 

Prieuré St Christophe - Mondeuse prestige 2003 : couleur proche du Dugat, nez à peine animal à l'ouverture, puis de plus en plus fruits rouges et noirs, cuir, sous-bois, encore jeune pour 2003. Bouche avec du fruit, de l'olive, du cuir, du fumé, tendue, beaucoup de fraîcheur, végétal noble, ronce, finale très longue, petits tannins qui renforcent l'allonge. TB++.

 

Clape - Cornas 2007 : Couleur sombre, nez à peine animal, graphite, olive, fruits noirs, cuir, des traits communs avec le Prieuré St Christophe. Bouche avec du volume, beaucoup de fraîcheur pour 2007, végétal noble, tannins pas si mal fondus pour Clape 2007, beaucoup de longueur, avec là aussi une tension sur la finale. TB++.

 

Huet - Vouvray Le mont moelleux première trie 2009 : Couleur or profond, nez ananas, fruits exotiques, miel, bouche qui fait plus moelleux que liquoreux, très tendue, très digeste, grosse acidité pour 2009, long. TB++.

 

5 avril 2021

Champagne J-3 Visite au domaine Selosse

Visite au domaine Selosse avec Guillaume

 

Guillaume est au domaine, à Avize, depuis 10ans, la transition se fait petit à petit de manière très intelligente avec son père Anselme. Le domaine fait aujourd'hui environ 9 hectares, sur près de 60 parcelles. Les méthodes sont ici "originales", inspirées de l'Espagne, différentes de ce qu'il se fait partout ailleurs, avec une impression de maîtrise totale et un côté visionnaire, toujours un temps en avance sur tous les voisins.

chai selosse

Les jus clairs sur fût, sans SO2, pour le moment les 2020 n'ont pas encore pris "le voile" ou "la flor" (Guillaume distingue les deux) mais ça ne devrait plus tarder, bien qu'ici on laisse toujours faire la nature. Guillaume ne sait pas du tout si les malos sont déjà faites ou non.

- sur Avize "Mont de Cramant" 2020 (devrait finir dans Substance) : gros volume, très dense, concentré, beaucoup plus que les jus clairs que nous avons goûté ailleurs, probabblement plus mûrs et avec de faibles rendements. Il garde une grosse tension dans le fond. Ca commence très fort.

- sur Oger "Pierre Vaudon" (pour Initial) : grosse matière aussi, avec beaucoup de tension. Très beau aussi. On a envie de le mettre en bouteille.

- sur Avize "Pierre Vaudon" mais la partie exposée Est (probablement pour Initial) : plus aérien, grosse tension aussi.

- Mesnil sur Oger "les carelles" chardo (il peut y en avoir dans le millésimé depuis 2007 s'il est sélectionné à la dégust à l'aveugle pour le faire, sinon le reste est pour le parcellaire "Les Carelles) sols de plaques de silex et craie. Petite réduction bourguignonne noble, léger gras beurré et grosse tension finale sline interminable. Le meilleur des jus clairs.

- sur Avize "les chantereines" sur fût neuf : (chardo) en général 2 pièces sont gardées pour le parcellaire "Chantereines" et 2 pièces vont soit dans le millésimé soit dans Initial. Sur la prise de bois, moins bien en ce moment.

- sur Ambonnay "Bout du clos" = clos de Bouzy : (80% pinot, 20% chardo assemblés au pressoir) sur fût neuf, gros volume, très rond, élevage un peu marqué en l'état.

- sur Aÿ " Côte faron" pinot noir : sur fût neuf, couleur presque rosée, très vineux, très dense.

- sur Mareuil "Sous le Mont" pinot noir 2020 : encore plus rosé foncé, très vineux et concentré aussi.

- Champagne tranquille 2019 sur Ambonnay, rouge de pinot noir, en grappe entière, pas encore de SO2, donnera probablement la cuvée "Lubie", un seul fût. Très coloré, très marqué orange sanguine, mûr, garde de la fraîcheur, certains trouvent un petit côté Reynaud ou Anglore. S'annonce grandiose. Guillaume tient à ce qu'on parle de Champagne tranquille plutôt que de Coteaux Champenois. D'après lui dans une dizaine d'années les vins tranquilles seront très nombreux dans la région à cause du réchauffement climatique et de la difficulté que commencent à avoir les champagnes à faire leur seconde fermentation à cause des hauts degrés d'alcool.

 

Un mot sur les millésimes 

2018 : solaire, un peu lourd.

2019 : rendements très faibles (heureusement il y a des vins de reserve ici) très dense, un peu lourd aussi.

2020 : s'annonce comme un très beau millésime, solaire mais bons équilbres.

 

selosse degustation

En bouteille 

Initial base 2014 :(que des parcelles de bas de coteau avec de l'argile alors que les hauts de coteau vont dans V.O) on commence par une cuvée représentative du style domaine, légèrement oxydative, grosse matière, de la vinosité, un fond minéral. Très bon mais un cran en dessous des parcellaires ou des millésimés. TB+.

2006 : (chardonnay) chardonnay qui semble vineux, épais, grosse énergie et gros volume, encore jeune. TB++.

2008 : (sera commercialisé dans un an après 2009. Pas le millésime préféré du vigneron, ni de celui de Chartogne d'ailleurs) pas oxydatif, différent des auters cuvées du domaine, tout en tension, semble un poil fermé, avec moins de volume, mais une finale saline interminable, très prometteur, il lui faudra du temps. Guillaume dit qu'il faudra quand même qu'il se livre avant d'être trop vieux, ce qui a été le cas de certains "grands millésimes". TB++.

Bout du clos base 13 : (dégorgé en 2019) style vineux, à peine oxydatif, très bon mais moins de plaisir que sur les 100% chardonnay personnellement. TB+.

Carelles base 13 : comme sur fût, un petit côté bourguignon, à peine grillé, beurré, volume, tension minérale, proche de la perfection. Exceptionnel.

Substance : (solera, 4,8% de base 2010, le millésime le plus présent. Puis on descend jusqu'en 1986 environ) style plus oxydatif que les autres, semble plus évolué, épais, moins tendu. TB+.

2005 Mag : bouteille bonus, très bel équilibre, entre 2006 et 2008, semble à son apogée. Exceptionnel.

 

Un grand merci à Guillaume pour cette dégustation mémorable !

 

4 avril 2021

Champagne J-3 Dhondt-Grellet

Visite au domaine Dhondt-Grellet à Flavigny avec Adrien Dhondt

 

Adrien Dhondt a repris le domaine familial d'environ 5 hectares principalement situé sur la Côte des blancs (et un peu sur le Sézannais), en 2012, à 22ans. Depuis, le domaine progresse d'année en année grâce à un gros travail à la vigne, sans recherche de certification. Les vins sont principalement vieillis en fûts avec malo, avec aussi un peu de cuves inox. Peu à peu les champagnes contiennent une bonne partie de vins de réserve même si Adrien aimerait aller encore plus loin, et surtout aussi allonger le temps sur lattes. Si le niveau est déjà élevé, la marge de progression est encore importante.

le bateau dhondt grellet

Ici, la parcelle le Bateau, à Cramant, où des piquets viennent d'être plantés afin de palisser plus haut, de faire grimper la canopée pour avoir plus d'ombre sur cette parcelle très solaire. Le réchauffement climatique est l'un des grands sujets qui préoccupe la Champagne.

 

dhondt grellet fut

Les jus clairs

Ici aussi, nous trouvons des jus clairs intéressants, avec un bon équilibre entre acidité et richesse du millésime 2020, un profil plutôt orienté sur la tension.

 

 

En bouteille : que des extra-brut, sur des dégorgements récents, parfois un peu trop récents peut-être, avec un bon potentiel d'amélioration après un an ou deux de cave.

Dans un premier temps base 17 : (50% chardonnay sur Sézanne, 30% pinot noir Avenay val d'or, 20% meunier Cuis) bulle un peu grosse, moins de tension qu'une bouteille bue récemment à la maison sur le même dégorgement bizarrement. Le froid dans la cave n'aide probablement pas. B+.

Terres fines base 17 : (chardonnay, sur le premier cru Cuis) un peu plus de tension, la bulle reste un peu plus grosse que d'habitude là aussi. TB-.

Cramant base 17 : (chardonnay sur Cramant) Cramant est déjà plus en place, bulle fine, tension, crayeux, finale saline. TB+.

Les Nogers 2014 ? : (chardonnay sur Cuis) Un gros cran au-dessus dans la finesse de bulles, on sent le temps sur lattes supplémentaire, tendu, large à la fois. TB++.

Le Bateau 2015 ? : (chardonnay, vieille vigne plantée en 1951) dégorgé récemment, semble pas tout à fait en place. TB-.

Terres fines base 18 : dégorgé il y a quelques jours à peine, il a besoin de temps, mais l'équilibre est là, pas trop chaleureux pour une base 2018. TB-.

dhondt grellet degustation

 

On termine sur la terrasse avec quelques jolis bonus, servis un peu plus chauds, où on sent de suite l'importance du temps sur lattes puis du temps en bouteille après dégorgement.

Nogers 12 : beaucoup de finesse, tension, crayeux, bulle fine. TB++.

Bateau 12 : plus solaire, plus large. TB+.

Bateau 16 : montre plus de profondeur, plus d'énergie, on sent les progrès accomplis à la vigne et dans le chai en quelques années. TB++.

 

Merci à Adrien pour la générosité de l'accueil. Nul doute que se trouve ici un futur grand de la Côte des blancs.

 

3 avril 2021

Champagne J-3 Ulysse Collin

Visite au domaine Ulysse Collin à Congy avec Olivier Collin

 

Le domaine de 8ha70 (dont un peu de location, et une partie de raisins sur des parcelles moins bien placées revendus) est situé sur le Petit Morin, entre la Côte des blancs et le Sézannais. 1er millésime en 2004. Très beau travail des sols, quasiment bio, mais pas tout à fait, donc pas de certification. Essai de biodynamie pas vraiment concluant autour de 2012.

Elevages sous bois en 228L, 10 HL et 30 HL.

Les Maillons : pinot noir dans le Sézannais, 35kms au sud de Congy, argiles rouges avec du fer, orientation est.

Le jardin : complantation à Congy, avec environ 50% chardonnay, 25% pinot noir, pinot meunier.

Pierrière : proche du domaine, très crayeux avec des silex, orienté est.

Enfers : à côté du domaine, orienté est, sols plus "rouges" que Roises, vin plus tendu.

Roises : à côté du domaine, orienté sud, sols plus profonds, craies tendres et silex, traces de cuivre dans les sols (Olivier Collin a réduit les doses de cuivre, mais son prédecesseur sur cette parcelle avait la main lourde...)

gauche roises

A gauche les Roises, à droite les Enfers

 

ulysse collin sols

A gauche les vignes d'Olivier Collin, à droite des vignes lambda...

 

 

Les vins clairs 

Roises vins de reserve, tailles 2019

Tailles 2020

Les jardins

Pierrières 2019 sur foudre

Enfers 2018 vin de réserve en foudre

Rosé 2020

Coteaux champenois 2018

etc...

Dès la dégustation des jus clairs avant prise de mousse on s'aperçoit qu'on va avoir affaire à du très grand. Les vins sont denses, concentrés, on sent le gros travail à la vigne, une maturité élevée, une tension crayeuse et minérale derrière, des finales longues et salines. Là aussi les tailles sont de qualité et sont souvent gardées. Le rouge 2018 encore un peu sur l'élevage, mûr et concentré pour un rouge de champagne s'annonce exceptionnel aussi.

ulysse collin foudres

ulysse collin futs

 

Les bouteilles

Pierrières base 2016 36mois : (dégorgement mars 2020) on attaque par du très lourd, très crayeux, minéral, tendu, et en même temps une belle matière, mûre, bulle très fine. TB+.

Pierrières base 2015 48mois : (dég mars 2020) un peu plus de largeur, bulle encore plus fine, les 12 mois de plus sur lattes lui font du bien. TB++.

Maillons base 2016 : plus vineux bien sûr sur ce pinot du Sézannais, style assez différent du reste de la gamme, moins minéral, mais beau volume et bulle très fine aussi. TB.

Enfers base 2015 48mois : (dég mars 2020, environ 20% de vins de réserve) à peine réducteur/autolyse au départ là où Roises semble plus "oxygéné". Très droit, très tendu, un peu austère, mais une finale saline interminable. TB++.

Roises base 2015 48mois : semble plus évolué, plus généreux, plus "bourguignon", plus large, taillé pour la table, reste équilibré. TB++.

Enfers base 2014 60mois : les 12 mois supplémentaires sur lattes arrondissent un peu, ça fait du bien à Enfers, la bulle est encore plus fine, il garde sa colonne vertébrale, semble un peu plus fruité au nez. Exceptionnel.

Roises base 2014 60mois : là aussi c'est encore plus large et plus arrondi, mais finalement on ne tombe pas pour autant dans le lourd tant la finale est profonde et minérale. Pour la gastronomie également. TB++.

Maillons rosé de saignée base 2016 : un peu marqué par la rose, manque un peu d'acidité derrière les blancs. On l'avait beaucoup mieux goûté en bouteille il y a quelques mois. Probablement un effet de série. B.

Pierrières 2007 Mag : (132mois. Dégorgé mars 2019) Il a besoin d'un peu de temps pour s'ouvrir, le premier verre n'a pas la tension ni l'énergie des millésimes récents. On se dit que le domaine a vraiment progressé depuis. Le second verre semble plus ouvert, le vin a pris du volume, la bulle est fine, il semble plus long aussi. TB+.

Une gamme exceptionnelle, d'autant plus que tous les champagnes goûtés avaient minimum un an de bouteille après dégorgement... Tout a été ouvert un peu à l'avance servi en Zalto Universal, pas trop froid, à 10-12°. Olivier Collin a même fait des tests très concluants sur des jeunes Pierrières en Zalto Bourgogne ! Mais rien d'étonnant quand on voit la densité et la profndeur de ses vins.

collin ulysse degustation

 

On termine tranquillement par un grignotage + quelques bouteilles, dont un excellent Rinaldi de la cave personnelle d'Olivier Collin (voir Les offs J3). Un grand merci au vigneron et à sa femme pour cet accueil chaleureux, au niveau des vins dégustés. On repart tous avec la sensation d'avoir trouvé le Graal !

 

3 avril 2021

Périple en Champagne J-3 Les offs

Peyre Rose - Oro 2005 : une réussite sur ce millésime, fruits secs, miel, pas oxydatif, frais, long. TB+.

Rinaldi - Langhe nebbiolo 2016 : couleur très claire, fraise, fruits rouges juteux, pinote au départ, finale longue et serrée du nebbiolo. TB+.

G. Mascarello - Barolo Monprivato 2010 : couleur claire aussi, plus riche que le Langhe, concentré, tannins fins, fruits rouges compotés, un peu chaleureux, semble peut-être entre deux âges, probablement moins éclatant qu'en jeunesse, pas encore tertiaire, un peu costaud pour Mascarello. Bon, mais pas tout à fait au niveau attendu. TB+.

Mugnier - Nuits St Georges 1er cru Clos de la Maréchale 2010 : bien mieux que le Chambolle de la veille, encore un peu jeune dans l'idéal. TB+.

champagne mugnier rinaldi

 

Leflaive - Puligny 1er cru Pucelles 2014 : très belle bouteille, toute en tension et longueur. TB++.

Roulot - Bourgogne blanc 2014 Mag : un peu de fruits exotiques, attaque mûre mais finale tendue, bien équilibrée. TB.

Raveneau - Chablis 1er cru Foret 2012 : beau Raveneau classique, pas trop gras sur Foret, coquille d'huitre, long. TB+.

Danjou Banessy - Truffiere blanc 2011 : belle bouteille, élevage intégré, tendu. TB+.

Tissot - Les Bruyères 2017 : très bourguignon en autolyse, grillé des lies, citronné, tendu, long, énergique. TB++.

Reynaud - Fonsalette blanc 2007 : chaleureux, un peu lourd. B-.

Christophe Pichon - Côte Rôtie La comtesse en côte blonde ? : style un peu lisse, avec une finale encore un peu vanillée. B.

Envinate - Lousas Seoane 2019 : (Galice) très clair, épuré, nature très propre, rose, fruits rouges, pointe de sucrosité en finale. Très bon mais on avait encore mieux goûté Margalagua sur Tenerife récemment. TB+.

Fourrier - Gevrey VV 2008 : étriqué, manque de matière, un peu serré, très typé 2008, très frais, trop même. B+.

Selosse - Lubie coteaux champenois 2002 : ultra clair, tout en rose, framboise, à boire assez vite après ouverture de la bouteille, aérien, la finesse ultime. TB++.

Michel Grisard - Prieuré St Christophe rouge 2014 : (mondeuse, dernier millésime, pas de pressoir donc pressé directement dans la cuve) fait très pinot, très élégant, fruits rouges frais, juteux, finale longue en plus. TB++.

Trapet - Gevrey Clos prieur 2011 : très étriqué, un peu maigre et végétal, on l'avait mieux goûté il y a quelques mois. B.

Dujac - Gevrey 1er cru Aux combottes 2010 : style tout en longueur de Dujac, on sent bien la grappe entière, met un peu de temps à se livrer, austère, mais noble. TB+.

Domaine de la Rochette Jacques Tatasciore - Neuchâtel les margiles 2015 : (pinot noir) couleur sombre, nez fruits noirs, encore un peu d'élevage, mais pas trop toasté contrairement à ce que je j'attendais. Bouche épaisse, mûre, sudiste, concentrée, mais belle fraîcheur dans le fond, clairement taillée pour la garde. Me rappelle le Williams Selyem 2013 bu récemment. Un pinot moderne, boisé, concentré, qui va demander du temps. TB.

Domaine Pichard - Madiran 1985 : encore boisé, peu de fruit. B-.

Da Ros - Coucou blanc Côtes du Marmandais 2017 : frais, beaux fruits jaunes assez mûrs, finale tendue. TB.

puligny pucelles 2014 leflaive

tatasciore la rochette margiles 2015

 

2 avril 2021

Champagne J-2 Fred Savart

Visite au domaine Frédéric Savart à Ecueil

savart premier cru

 

 

savart vignes

Vignes d'Ecueil

 

Les jus clairs 

Pinot noir Mont Benoit 2020

Pinot de Verzenay en Wine globe 220L (en phase de test) : très tendu, "réducteur" car privé d'air, avec le petit grillé des lies, un peu étriqué, manquant un peu de volume et de "vie" par rapport au suivant. Probablement intéressant pour être assemblé ensuite à un fût, ou pour élever des vins manquant un peu d'acidité, ce qui était pas le cas ici.

Le même en fût : plus de volume, plus vivant, garde suffisamment d'acidité pour paraître tendu. Mieux.

Meunier sur craie (+10% chardo complanté sur la même parcelle)

Chardonnay négoce sur Cramant

etc...

Des jus clairs intéressants, prometteurs, présentant tension, volume, salinité, peut-être plus en largeur que chez Chartogne-Taillet le matin, avec plus de vinosité aussi. Ici aussi les tailles sont souvent gardées car elles sont de qualité.

savart wine glob

 

En bouteille (tous extra-brut, tout juste dégorgés)

Ouverture : (dégorgé en janvier 2021, base 2018 + 2017 et 2016) finale un peu chaleureuse, goûte moins bien que la bouteille dégorgée l'année précédente. Mais à revoir dans quelques mois. B+.

Mont des chrétiens 2017 : (sur Ecueil) chardonnay assez beurré, large, encore un peu sur l'élevage. TB-.

Mont Benoit 2017 : (95% pinot noir, sur Villiers aux Noeuds) plus tendu que les précédents, avec un peu de vinosité, large et long à la fois. TB+.

Haute Couture 2016 : (Mesnil sur Oger, chardonnay) chardonnay assez large, belle longueur. TB.

Noues 2016 : (pinoit noir sur Ecueil, dégorgé en decembre) pinoit noir, tendu, belle finale saline, pas le côté oxydatif de la bouteille bue récemment sur un dégorgement plus précoce. TB+.

Bulle de rosé : (2018, 55% chardonnay) clair en couleur, très mandarine, orange, petits fruits rouges acidulés, pas très épais, tendu, fruité. TB+.

Expression rosé brut nature 2016 : (pinot noir, chardonnay) bien plus coloré, très vineux, pointe oxydative, plus de matire et de longueur que le précédent mais moins élégant. TB.

savart champagne

 

On termine par quelques afters de la cave personnelle de Fred Savart : Arnaud Ente, Comtes Lafon, Raveneau... (voir Message "Les offs")

 

Seconde visite et second coup de coeur. Un grand merci pour cet accueil d'une générosité incroyable !

 

2 avril 2021

Périple en Champagne J-2 Les offs

Fred Savart - Champagne Mont Benoit 2014 Mag : TB.

Eric Morgat - Savennieres Fides 2015 : mûr, opulent, grosse acidité et grosse matière à la fois, finale un peu chaude. B+.

Pattes Loup - Chablis Vent d'Anges 2011 Mag : coquille d'huitre et fruits exotiques, bouche fruitée et tendue, longue. Superbe. TB++.

Venus la universal (Barbier/Perez) - Montsant blanc Dido Macabeu Garnatxa Cartoixa 2017 : un peu mou. B.

Boudignon - Savennieres Vigne cendrée 2018 Mag : très bel équilibre, encore un peu fermé, prometteur. TB.

Comando G - Bruja de Rozas 2015 : style épuré du domaine mais un peu d'alcool et de sucrosité en bouche. B.

Grange des Peres - rouge 2011 : fermé, pas au niveau de celle bu récemment, une bouteille sans. B+.

Vernay - Côte Rôtie Maison rouge 2009 : style assez rond, lisse, avec une finale sur la vanilline. B.

Thillardon - Chénas vibrations 2019 : léger, fruité. B+.

Bretaudeau - Statera 2018 Mag  : (pinot noir) style pur et tendu, végétal noble, frais. TB.

Andrée - L'envolée grolleau 2013 Mag : léger, compliqué comme souvent avec cette cuvée. B-.

Marc Delienne - Avalanche de printemps 2019 ? : pas mal de gaz, léger, fruité. B. Gouté en bouteille 2ans plus tard, beau fruité, floral, encore un peu de tannins, de volume et de puissance, long. TB.

champagne jour 2

 

Arnaud Ente - Meursault 2016 : plusieurs pensent Chablis, c'est tendu, minéral, pas de notes grillées ni beurrées, pas très complexe, frais. TB.

Comtes Lafon - Meursault 1er cru Bouchères 2011 : style assez gras, opulent, mais parfaitemet maîtrisé, long. TB++.

Raveneau - Chablis Clos 2009 : joli beurré, opulent, (moins que le Comtes Lafon), super trame minérale dans le fond, finale tendue. TB++.

Coche-Dury - Bourgogne rouge 2013 : un peu maigre, serré, froid, pas aussi juteux que d'habitude. B.

Reynaud - Pialade 2013 : encore une belle pialade, infusée, gourmande, facilement identifiable. TB++.

Birichino - Enz Vineyard 2017 Mourvedre : mourvèdre très clair, infusé, fruits rouges confiturés et quelques épices, proche du cinsault du même domaine bu récemment (les deux font cinsault), belle fraîcheur. TB+.

champagne j2

 

Domaine des Huards - Cour Cheverny Eugene Magloire 2014 Mag : très beau romorantin, épais, tendu, minéral. TB.

Courtois - Romorantin Les cailloux du paradis : 2018 ? plus riche que le précédent, plus rond. B.

Antoine Jobard - Meursault 2015 : toujours ce style très réducteur, allumette, tendu. TB+.

Bernard Moreau - Chassagne-Montrachet 2015 : style plus gras, beurré, sans autolyse ici. TB+.

Josh Cooper - Cope Williams chardonnay Macedon Ranges 2018 : belle tension, grosse fraicheur pour l'Australie, léger grs et légère autolyse, bien équilibré entre les deux, mais semble très soufré (pique presque le nez). B+.

Bergerie de l'Arcade - Languedoc 2017 : beaucoup de sucosité, un peu boisé, finit sur le sucre et l'alcool sans grande profondeur. B-.

Mugnier - Chambolle-Musigny 2010 : étriqué, fermé, végétal, une mauvaise phase ou un souci de bouteille. B-.

Abbatucci - Ministre impérial 2017 : sans être mauvais, pas au niveau habituel, perturbé par le voyage probablement. B.

Courtois - Evidence : pas très propre, acétate. Moyen.

Mellot - Moussière 1998 : bouchon

Ste Croix du Mont Château ? 1990 : manque d'acidité, bouchon pas net.

champ j2

 

1 avril 2021

Champagne J-2 Chartogne-Taillet

Visite chez Alexandre Chartogne (domaine Chartogne-Taillet)

chartogne taillet

 

chartogne

On commence par une dégustation comparative Montagne de Reims/Côte des Blancs. En Zalto Universal, bouteille ouverte 1h à l'avance, 12° : l'idéal pour les jeunes champagnes qui ont de la matière et une bonne maturité, comme un grand vin blanc. Ailleurs nous avons été servis en Zalto Bordeaux, Zalto Universal ou Riedel Superleggero.

Saint-Thierry Extra Brut base2016 : (parcelle Grands champs, 90% chardonnay. Sur une craie très compacte, typique de la montagne de Reims) Très droit, très salin, avec une grosse profondeur minérale. TB++.

Avize Extra Brut base2015 : (sera appelé Hors série en 2015 car il contient aussi un peu de Merfy, ce sera "Avize" à partir de 2016. Sur une craie beaucoup plus tendre et friable typique de la Côte des blancs) L'opposé, bien plus large, rond, beurré, même élevage pourtant, sans non plus tomber dans le trop lourd grêce à une bonne fraîcheur dans le fond. Plus pour la table. TB+.

 

 

chartogne vignes

 

 

Les jus clairs sur fût

Avize bas de coteau parcelle "chemin de chalon" 2020 

Avize haut de coteau en foudre 2020 

Avize parcelle "Pierre Vaudon" et "Mont de Cramant" 2020

St Thierry (chardonnay Montagne de Reims) 2020

Couarre sur un fût neuf (pinot noir)

Orizeaux : toujours le plus compliqué, différent d'un jour à l'autre, parfois tirant savagnin.

Tailles d'Avize : pour des tailles (fin de la seconde presse) d'un beau niveau. On comprend pourquoi elles ne sont pas forcément jetées chez les bons vignerons.

Heurtebise

Exercice difficile au sens où il est difficile de se projeter sur ce que les jus seront après la seconde fermentation en bouteille, mais des blancs qui se goûtaient très bien, avec surtout une impression de minéralité, de salinité et de profondeur impressionnante.

chartogne le chai

 

 

En bouteille

Couarres 1996 : très évolué, champignon, difficile au milieu de jeunes champagnes. Le niveau n'était aussi probablement pas le même en 1996 qu'aujourd'hui quand on voit le travail à la vigne depuis quelques années.

Saint Thierry : (90% chardo, 10% meunier, base 2016 Extra brut) Toujours très droit, salin, même si on l'avait mieux goûté le matin un poil plus chaud et avec plus d'aération. TB+.

Orizeaux : (pinot noir, base 2015, extra brut) Moins compliqué que sur fût, il se livre bien, profond, pointe oxydative, finale tendue, saline. TB+.

Les Barres : (meunier extra brut 2016) Vraiment un joli meunier, où on retrouve le côté droit, précis et long du domaine. Les terroirs sont plus facilement lisibles que les cépages chez Alexandre Chartogne. TB+.

Les Couarres : (60% chardo, 40% pinot. Extra Brut 2016) semble un peu plus massif dans la série. TB.

 

Première rencontre et premier coup de coeur. Accueil d'une générosité incroyable au domaine. Un grand merci à Alexandre !

 

7 juin 2020

Sadie Family (Afrique du Sud) *****

 

Créé en 2000 par Eben Sadie, après plusieurs années passées un peu partout en Europe et notamment à Terroir Al Limit. Style « européen ». Achats de raisins, sur 38 parcelles, surtout dans le Swartland, toutes en biodynamie.

 

 

Eben Sadie, WO Swartland Skerpioen 2022 (chenin, palomino) : ( 50% chenin, 50% palomino Entre Dwarskerbos et Eland Bay Vignes de 1946 65ans à 2kms de l’Atlantique, 30m altitude. 2000 pieds / ha. Sols calcaires et un peu de sable. Fermentation et Elevage 1an foudres anciens acacia et chêne)  Couleur or, nez de fruits du verger mûrs, miel, acacia, touche fumée, subtil mais il pourra gagner en complexité avec le temps. La bouche présente un très beau volume, mûre, sans être alcooleuse, avec une très belle acidité qui porte le vin très loin, la finale est très longue, salivante, avec une sensation de salinité et de minéralité. TB++.

 

Eben Sadie, WO Swartland Treinspoor 2016 (tinta barroca) : (à côté de Malmesbury, à côté d’un gare ferroviaire désaffectée d’où son nom. 135m altitude. 2500 pieds / ha. Vignes de 1974 sur granit et sables. 28hL/ha. 50% VE. 30 jours de fermentation en cuves béton + 13 mois d’élevage en foudres)  Couleur rubis, un peu trouble mais peu évoluée. Très joli nez, qui fait de suite penser à du nebbiolo, avec de la rose, des fruits rouges, un côté goudron, tabac, encore tout jeune. La bouche est fraîche, pas très épaisse, mais toute en allonge, avec une finale acidulée, aux tannins qui font claquer la langue sur le palais mais sans assécher, faisant saliver, sensation saline qui donne envie d’y revenir. Belle découverte pour tout le monde. TB++.

 

 Eben Sadie, WO Swartland Treinspoor 2022 (tinta barroca) : couleur rubis foncé, superbe nez très élégant de pivoine, mûre, framboise, fruité très pur, très floral aussi, éclatant. La bouche, comme sur le 2016, pourrait faire penser à un nebbiolo, mais avec un peu moins d’alcool, pas beaucoup de corps, mais beaucoup de pureté, de tension, quelques petits tannins qui donnent beaucoup d’allonge, toujours cette finale très acidulée, saline, qui donne envie d’y retourner sans cesse. Un vin d’esthète, déjà délicieux. TB++.

 

 

Eben Sadie, WO Swartland Columella 2021 (syrah, mourvèdre, grenache, carignan, cinsault et tinta barocca) : (A Paardeberg, Kasteelbarg, Malmesbury, Piquetberg, donc altitudes et terroirs variés. Granite + ardoises, graviers. Fermentation en cuves béton ouvertes de 3300 l sous levures indigènes pendant 3 semaines. Macération post-fermentaire de 3 semaines supplémentaires avant transfert en barriques. Elevage 12 mois en barriques de chêne français (5% neuf) puis 12 mois en foudres) Couleur sombre, nez sur les fruits noirs, l’orangette, les épices, la cannelle, la violette, le pin. Bouche élégante pour un rhône blend à 14%, avec des tannins souples, peu extraits, du volume, une grosse acidité, un fruité très pur, moins épicé que le nez. C’est surtout la finale qui est intéressante, comme tous les Sadie, très fraîche, salivante, même sensation saline. C’est bien sûr trop jeune, le vin demande à gagner en complexité, mais il se livre déjà bien. TB++.

 

 

Eben Sadie, WO Swartland Palladius 2021 (chenin, grenache Blanc, marsanne, roussanne, viognier, sémillon, colombard, verdellho et palomino) : (17 vignobles autour de Paardeberg, Piketberg & Santa Helena Bay planté entre 1900 et 2000 altitude et terroirs variés. Sols granits + sables et grès. vinification en amphores et cuves béton ovoïdes. Elevage 12 mois sur lies dans les mêmes contenants puis 12 mois en foudres) Couleur or, nez d’abricot, fruits blancs, miel, semble assez mûr mais sans lourdeur. La bouche est bien plus puissante que le précédent, avec un gros volume, mais aussi une grosse acidité, pas de bois, beau fruité à l’attaque plutôt gourmand pêche, abricot, la fin de bouche se retend, plus minérale, plus agrumes, très longue, salivante. Là aussi c’est encore un peu jeune probablement mais le vin se livre déjà. Très bel équilibre. TB++.

 

 

Eben Sadie - Columella 2014 : (Swartland, 75% syrah, 23% mourvèdre, 2% grenache) Robe grenat, encore toute jeune. Superbe nez, très ouvert, plein de fruits légèrement sucrés, principalement de la cerise burlat, quelques notes florales (plutôt violette), petite touche épicée, élevage parfaitement intégré. Bouche avec beaucoup de gourmandise, toujours ce côté très fruité, des tannins mûrs et très soyeux, belle concentration, trame minérale dans le fond qui équilibre le tout. Finale de belle longueur, sans perdre le fruit ni trop chauffer, à peine poivrée, florale (plus sur la rose désormais). Très joli vin, qui n'usurpe pas sa réputation de meilleure rouge sud-africain. TB++.

columella 14

sadie vineyards

 

 Eben Sadie - Pofadder 2017 : (cinsault) robe rubis claire, nez très expressif, compote de fraise, cerise, pointe garrigue et herbé grillée, orangette. Bouche à la fois légère, peu tannique, pleine de fruits rouges compotés, et solaire, avec une sucrosité importante même s'il y a aussi une certaine acidité. Finale moyenne, sur la compote de fruits rouges, les épices. Très gourmand au départ, mais peut écoeurer assez vite. TB-.

 

Eben Sadie : Poffader 2023 cinsault très clair, un poil serré, jolis arômes, frais et floral, bon.
 

 

Sadie - Skerpioen 2020 : (chenin, palomino. 12,5%) Couleur claire, nez un peu discret qu’il faut aller chercher mais élégant, fruits blancs, floral. Bouche légère en alcool, jolie texture, sans boisé, attaque assez vive, élégante, encore un peu jeune et sur la retenue, mais bonne longueur, fraîche, minéral. A ne pas servir trop chaud sous peine de voir la finale manquer un peu de tension. Très bien fait, beaucoup de fraîcheur pour le Swartland sans tomber dans la sous-maturité non plus. TB.

 

24 janvier 2021

Descendientes de Jose Palacios (Espagne) ****

 Le domaine a été créé en 1998 par Ricardo Perez Palacios et son oncle Alvaro Palacios (du Priorat), renommé en hommage à leur père et grand-père José Palacios. Ce domaine de 45 hectares est conduit en quasi biodynamie, avec aussi une partie d'achat de raisins pour la petite cuvée "Petalos". Le domaine possède plus de 200 parcelles sur le village de Corullon, en altitude (500 à 900m), principalement avec le cépage mencia (+ quelques cépages blancs au milieu), sur des sols escarpés à base d'ardoises de schiste. Les vins sont travailés dans un style moderne, avec des élevages un peu appuyés, mais gardent toujours la fraîcheur du lieu et l'acidité naturelle du cépage. .  

 

 

Descendientes de José Palacios - DO Bierzo Villa de Corullon 2017 : (cépage mencia majoritaire, assemblage de parcelles. 13,5%) Couleur grenat, nez sur la violette, la cerise, la mûre, encore un léger élevage vanillé mais plutôt bien intégré, réglisse. Bouche qui combine un fruité gourmand, cerise rouge, mûre, à une belle fraîcheur, avec une bonne acidité, pas trop d'alcool, peu de tannins, élevage discret, fond minéral. Assez élégant mais reste un peu simple. Longueur moyenne, sur la cerise. Plutôt un bon vin, à condition de ne pas s'attendre à quelque chose de bourguignon comme on peut le lire parfois. On est plus proche d'un Languedoc frais, pas si moderne que ça (moins que les vins d'Alvaro Palacios en Priorat par exemple). Le rapport q/p est cependant moyen (40€). B+.

corrulon 2017

 

 Descendientes de J Palacios - Petalos del Bierzo 2015 : petit interlude vin rouge pour faire une pause. Le nez fait plutôt penser à une syrah, lardé, violette, poivre, fruits noirs, un peu animal, c'est très joli. La bouche est assez fraîche mais par contre la finale semble trop tannique, sèche, avec beaucoup d'amertume. Trop de sucres sur les papilles probablement, même après avoir rincé un peu. Le lendemain, joli nez aussi, bouche bien moins tannique, par contre la finale a gardé un côté amer et végétal un peu gênant. B+.

 


Petalos 22 fin floral assez clair, cassis violette, presque un peu light et lisse mais c’est bon. Las Lamas 21 léger, un peu maigre, fin, mais presque squelettique, finale qui serre un peu.

 

 

 

Adega Guimaro *** - Guimaro Ribeira Sacra 2020 : (100% mencia) Couleur sombre, nez un peu confituré, fruits noirs, violette, framboise, un peu lardé/fumé. Bouche qui reste assez ronde, facile, confiturée, pas trop haute en alcool (13%), peu tannique, facile à boire, manque un peu d'acidité, longueur moyenne, pas d'élevage ressenti. Bien fait. Excellent rapport q/p. B+.

 

 

Bodegas Paraguas *** - Ribeiro Finca la Cabrita Vino de Castes 2023 : (granit. 12,5%. caino, mencia, souson) couleur soutenue, nez un peu rustique, simple, des cépages teinturiers ? Bouche fraîche, juteuse, mieux que le nez, reste assez simple au final. B.

Bodegas El Paraguas, DO Ribeiro La sombrilla 2019 (majorité treixadura. Élevage cuves et fûts de 600L) : Couleur dorée, peut-être déjà un peu d'évolution. Joli nez fleurs blanches, fruits jaunes, pas mal de fruits exotiques au fur et à mesure que le vin se réchauffe, très miellé aussi, acacia. La bouche est grasse, fruitée, miellée, acidité moyenne, une certaine opulence mais qui reste contenue grâce au taux d'alcool assez bas (12,5%). Bonne longueur, pas de lourdeur sur la finale même si ce n'est pas spécialement salivant. Un joli vin, à son apogée je pense, et plutôt taillé pour la table. TB.

 

21 juillet 2020

François & Fils (Ampuis) ****

Passage au domaine où Yohann nous a fait goûter :

Condrieu Veauvignere 2018 : un Condrieu sur lequel Yohann recherche la fraîcheur, c'est en bonne voie, même si pas aussi tendu que celui de Jamet. B+.

Côte Rôtie 2018 : (assemblage Bourrier, Fongeant, Janet, une partie de Rozier. Une petite proportion de grappe entière comme toutes les cuvées)  bel équilibre, fruité, concentré, frais. TB.

Côte Rôtie Rozier 2018 : (sera embouteillé en septembre 2020) encore une pointe d'élevage, assez mûr, plus puissant que Rochins. B+.

Côte Rôtie Rochins 2018 : (idem, vinifié en parcellaire depuis 2017) très prometteur, légèrement lardé, surtout minéral, tannins fins, très long, bien dans le style de Jamet par exemple. TB++.

Côte Rôtie Rozier 2017 : élevae mieux intégré que dans le 2018, on sent le côté solaire et concentré de la parcelle. TB-.

Côte Rôtie 2019 (sur fût 400L) : très prometteur, millésime qui s'annonce mûr, pour l'instant très équilibré, tannins fins. TB+.

 

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Côte-Rôtie 2018 : coleur noire et violine, nez de syrah très violette, lardé, fumé, fruits noirs, bouche ronde, peu tannique, quelques épices et les arômes du nez, très élégant et facile mais garde quand même un peu de race avec son lardé/fumé dans le fond, finale de longueur moyenne mais qui reste fraîche, on y retourne facilement. TB.

 

François & Fils, Côte-Rôtie Rochins 2018 : (parcellaire. 3% viognier, en partie egrappé. Elevage 22 mois fûts 228 et 400L) On passe à une couleur bien plus noire, un nez plus mûr, plus solaire en 2018, confiture de fruits noirs, un peu moins sauvage. La bouche reste cependant parfaitement équilibrée, avec de la fraîcheur, beaucoup de fruits noirs, du poivre, une matière épaisse mais des tannins fins, élevage bien intégré. Déjà excellent en l’état et tout l’avenir devant lui. TB.

 

Côte-Rôtie 2021 : phase un peu lisse, sur l'élevage vanillé. B.

 

François & Fils, Côte-Rôtie 2022 : (parcelles le Bourrier, Fongeant, Janet et Rozier, en Côte Brune. 15% fûts neufs 228 et 400L. 2% viognier) Couleur sombre, nez classique de fruits noirs, violette, lardé, encore un peu d’élevage. Bouche en finesse, avec des tannins souples, déjà très accessible en l’état, sans aucune lourdeur, ni chaleur pour le millésime. TB-.

 

IGP Collines Rhodaniennes 2023 : (une parcelle à cheval Côte Rôtie/IGP haut de coteau + une parcelle de jeunes vignes de Côte Rôtie) très syrah, lardé, violette, tannins très fins, juteux, frais, ultra digeste. TB+.

 

20 mars 2021

Grands Jours de Bourgogne en cave 2021

Les millésimes : si tous les vignerons ne sont pas forcément du même avis, et qu’il faudrait affiner par secteur, la tendance générale est que 2018, 2019, 2020 sont trois millésimes très solaires, avec des rendements faibles sur 2019 et 2020.Les 2019 nous ont paru encore plus confiturés et concentrés que les 2018, il va vraiment falloir aller chez les meilleurs producteurs, ceux qui ont su préserver de la fraîcheur. La tendance pour 2020, même s’il faudra attendre la fin des malo, est bien plus positive (pour les rouges comme pour les blancs) avec des vins certes solaires, colorés et élevés en alcool mais avec de meilleures acidités et de meilleurs équilibres (surtout qu’il y a souvent peu d’acides maliques et plus d’acides tartriques).

La situation Covid : d’après les quelques infos que nous avons recueillies, plus que jamais la Bourgogne avance à deux vitesses. Les 1ou2% des domaines phares n’ont aucun problème et vendent toujours aussi bien leurs vins. Par contre pour les autres ça peut être très compliqué, bien sûr beaucoup moins en Côte de Nuits et si l’on a des grands crus que dans la Mâconnais ou la Côte chalonnaise. De nombreux domaines, plus qualitatifs que jamais, ont du stock à vendre…

 

 

Mongeard-Mugneret

Vosne-Romanée rouge 2019 : (embouteillé il y a qqs semaines) Elevage vanille caramel, fruit sucré, peu d’acidité. Moyen.

Vosne-Romanée 1er Cru En Orveaux rouge 2019 : plus coloré, plus épicé, un peu plus de fraîcheur (parcelle dans une combe). Finale marquée caramel. B.

Echezeaux Grand Cru rouge 2019 : (prélevé sur fûts, une partie de grappe entière, comme les suivants) là aussi marqué par le caramel, très confit, sucré. Enfin un peu d’acidité sur la finale. Les tannins sont complètement lissés par le bois comme sur toutes les cuvées. B.

Clos de Vougeot Grand Cru rouge 2019 : bien plus sombre, sur les fruits noirs et le café, vite lourd. B-.

Grands Échezeaux Grand Cru rouge 2019 :  plus fermé mais élevage mieux intégré, grosse matière, là aussi un peu trop confit et manquant d’énergie. B.

Vosne En Orveaux 2017 : robe tout de suite plus claire, nez un peu évolué, kirsché, grillé, bouche plus tendue et saline, avec des notes d’anchois et de pain grillé, plus d’acidité et de fraîcheur. B+.

Grands Echezeaux 2017 : couleur claire, nez plus floral, pivoine, fruits rouges, tannins fins, une bonne longueur avec une finale minérale et fraîche. On termine sur une bonne note. TB.

Des 2019 assez faibles, qui sont tombés dans l'écueil du millésime avec un côté très confit. C'était mieux sur les 2017. Les vins manquent globalement de pureté et surtout de profondeur. Les élevages nous ont paru souvent trop poussés. Accueil au top par contre.

mongeard

 

 

Anne Gros

Les Vins sont 100% égrappés, tout a été embouteillé en décembre. Les vins sont clairs en couleur, ils restent frais pour des 2019, tous sur des fruits rouges très purs et très gourmands, déjà délicieux à boire en l’état. Les 2018 sont soi-disant plus marqués fruits rouges encore, moins concentrés, encore plus faciles à boire en ce moment. Les 2020 devraient par contre être plus concentrés encore que les 2019 et encore plus mûrs, plus fruits noirs.

Crémant de Bourgogne : (pinot majoritaire) assez rond, très floral, violette, vite écœurant.

Bourgogne Hautes Côtes de Nuits blanc cuvée marine 2019 : (fût 500L) Très gras, rond, un peu anisé. B-.

Bourgogne blanc 2019 : (dans la plaine, vignes entre NsG et Flagey, sols + argileux que le précédent) Semble plus vif, plus tendu que le précédent, les jeunes vignes donnent du peps, reste assez frais. B+.

Hautes Côtes de Nuits rouge 2019 : petits fruits rouges, épices, simple, léger, facile, mais assez court. B+.

Bourgogne rouge 2019 : (vignes en NsG et Flagey aussi) plus concentré, plus puissant, sur la cerise rouge croquante, beau volume et belle longueur, les vignes sont plus vieilles que dans le Hautes Côtes, du niveau d’un beau village. TB+.

Chambolle-Musigny Combe d’orveau 2019 : très frais, très élégant, sur la rose, les petits fruits rouges, manque un peu de volume peut-être, très aérien. TB+.

Vosne-Romanée Les Barreaux 2019 : plus mûr, beaucoup plus concentré, mais on garde de la fraîcheur, de beaux fruits rouges gourmands, framboise à peine confiturée, finale longue et fraîche. Du niveau d’un beau 1er cru. TB++.

Echezeaux Grand Cru Les Loachausses rouge 2019 : on sent une pointe d’élevage contrairement au précédent, l’attaque semble plus ronde, beau volume, tannins fondus, la finale épicée et acidulée est plus tendue et prometteuse. TB+.

Clos de Vougeot Grand Cru rouge 2019 : (vignes de 80ans) Couleur assez claire comme tous les vins du domaine, on sent un fruit un peu plus confituré, plus de matière, un peu plus de tannins que dans les autres cuvées, pour la garde. TB+.

Richebourg Grand Cru rouge 2019 : un peu plus fermé, à aller chercher, mais il combine les qualités des autres, finesse des tannins, fruité très pur et très frais, notes florales, déjà buvable et gourmand, avec une bonne longueur. TB++.

Cinso 2019 : difficile de passer derrière les bourgognes... Cinsault très fruité, facile, léger, fruits rouges sucrés et épices, peut-être un poil trop de sucrosité. B.

L’O de la Vie 2019 : (syrah) lardé, assez frais et relativement léger. B+.

Ciaude 2019 : (syrah, carignan, grenache) encore un peu d’élevage, attaque ronde, mais finale assez longue et saline, prometteur pour l’avenir. TB-.

Combettes 2019 : (marselan) toujours un peu de mal personnellement avec ce cépage rustique et épicé…

Grenache 2019 : clair en couleur, facile, fruité, assez léger. B.

 

 

Heresztyn-Mazzini

Bourgogne rouge 2017 : (parcelle champ franc, bas de Gevrey. Egrappé ici) clair en couleur, beau fruité, encore quelques tannins sur la finale, mais belle concentration et de la longueur pour le niveau d’appellation. B+.

Gevrey-Chambertin Les Jouises Vieilles Vignes rouge 2017 : (Jouises et fourneaux. 50% grappe entière, 25% fûts neufs) Coloré, tannins encore un peu serrés, petit élevage toasté, rafle bien maîtrisée, finale assez longue et saline. TB-.

Gevrey-Chambertin 1er Cru La Perrière rouge 2017 : couleur un peu évoluée, ferreux, animal, un peu dur, à l’ancienne. Moins mon style. B.

Gevrey-Chambertin 1er Cru Les Goulots rouge 2017 : beau volume, les tannins restent assez fins par rapport aux autres cuvées du domaine, il combine fruits noirs et fraîcheur de la rafle. TB.

Morey-Saint-Denis 1er Cru Les Millandes rouge 2017 : (60% grappe entière) noir, concentré, café, kirsch, déjà un peu évolué, plus solaire (raisins millerandés) que les gevreys. B-.

Bourgogne rouge 2018 : beaucoup de matière, plus concentré que le 2017, encore un peu dur, à attendre. B.

Gevrey VV 2018 : (50% grappe entière, dans l’ensemble plus de rafles que dans les 2017 pour aller chercher de la fraîcheur, mais moins d’extraction) marqué rafle, végétal, un peu grillé aussi. B-.

Gevrey 1er cru Goulots 2018 : plus serré que le 2017, mais là aussi il semble plus frais, ce climat est plus à mon goût. TB.

Gevrey 1er cru Champonnets 2018 : (100% grappe entière) très noir et concentré, belle acidité, mais tannins fermes, à attendre impérativement et longtemps. B+.

Morey-Saint-Denis 1er Cru Les Millandes rouge 2018 : (100% grappe entière) très noir, toast, anchois, solaire, dur, à attendre. B-.

Des vins avec des qualités (concentration, bonnes acidités sur 2018), un gros travail à la vigne en biodynamie depuis la reprise du domaine par Florence et son mari en 2012 qui commence à se faire sentir, mais qui doivent encore progresser à mon sens au niveau finesse surtout.

(FDGV 2015 : Heresztyn-Mazzini Gevrey 1er cru Les goulots 2014 : très épicé, puissant, un peu chaud. B.)

herezstyn

 

 

Pierre Damoy

Bourgogne blanc Les Raveries 2017 : (vignes sur Fixin, chardonnay, pas de malo) nerveux, tendu, citronné, floral, levure, un petit côté brioche, me rappelle les Bouzeron de De Villaine. B+.

Bourgogne rouge 2017 : belle couleur rouge rubis, brillante, fruits rouges très purs à peine confiturés, belle acidité, tannins encore un peu serrés mais belle longueur pour le niveau d’appellation. Je trouve un petit côté nebbiolo dans certains de ses vins. TB-.

Fixin Les Mogottes rouge 2017 : on retrouve cette couleur et cette « brillance aromatique » (le vigneron tient à ce terme), c’est épuré, un peu confituré mais sans tomber dans la lourdeur, finale tendue et un rien serrée. TB.

Gevrey-Chambertin Clos Tamisot 2017 : (30% grappe entière) comme le précédent, mais un peu plus épicé et plus de profondeur. TB+.

Chapelle-Chambertin Grand Cru rouge 2017 : on garde la même profondeur, la même pureté, mais la matière est plus épaisse, plus arrondie à l’attaque, avec des tannins fins, un petit côté fraise sucrée et le vin se retend sur la finale. Magnifique. TB++.

Chambertin-Clos de Bèze Grand Cru rouge 2017 : là aussi c’est mûr, sur la fraise confiturée, mais peu extrait, avec une superbe profondeur minérale, aussi large que long, un peu plus fermé en l’état que le précédent peut-être, mais encore plus long. TB++.

Gevrey Clos Tamisot 2015 : proche du 2017, encore jeune, plein de fruit, mûr, mais parfaitement équilibré. TB+.

Chambertin Clos de Bèze 2018 : plus sombre en couleur, plus fruits noirs, plus fermé, un peu plus concentré, mais la fraicheur est là. A attendre absolument, pas encore tout à fait en place nous dit Pierre Damoy mais tout à fait normal à ce stade. A regoûter dans quelques années. TB+.

Des vins et un vigneron paradoxaux, avec des méthodes qui ne sont pas forcément celles couramment admises, vendanges très tardives qui permettraient d’obtenir des vins ni trop colorés ni trop alcooleux, une fois passé le pic de « pigmentation », (ça m’a tout de suite évoqué Reynaud) puis élevages très longs, etc... Lorsqu’on demande à Pierre Damoy s’il a changé de style car ses vins semblent s’être affinés, il répond qu’il n’a jamais cherché à faire des vins durs mais qu’il a aujourd’hui un meilleur matériel (pressoir, micro-collage…). Les millésimes solaires de ces dernières années lui conviennent parfaitement. On ressort pleinement convaincu par les vins, et complètement désorientés par ces méthodes de vinification. Une rencontre passionnante !

 

 

Jérôme Castagnier

Les 2019 ont été embouteillés il y a 4-5 jours environ. Comme nous étions en retard, nous n’avons pu faire qu’une partie de la gamme. Les vins nous ont semblé fins, gourmands, pas trop confits, prometteurs, moins durs que ce que j’avais goûté sur salon par le passé et plus convaincants. Il faudra regoûter d’autres millésimes pour mieux m’imprégner du style du domaine.

Bourgogne aligoté blanc 2019 : (vignes sur Morey) simple, vif, rafraîchissant. Bien fait. B+.

Coteaux bourguignons pinot noir 2019 : léger, plein de fruits rouges, juteux, pas très long mais glisse tout seul. TB-.

Chambolle-Musigny Aux Echanges rouge 2019 : plein de fruits rouges, à peine sucré, facile, très rond, manque un peu de profondeur, à peine vanillé. TB-.

Clos Saint-Denis Grand Cru rouge 2019 : (100% egrappé, 40% fûts neufs) couleur assez sombre, c’est mûr et un peu confituré à l’attaque avec des tannins déjà fondus et un beau volume, la finale est par contre longue et saline, nous laissant sur une impression de bonne fraîcheur. TB+.

 

 

Rossignol-Trapet

Beaune 1er Cru Les Teurons rouge 2018 : beaux fruits rouges assez purs et acidulés, assez tendu, frais, finit un poil serré (les vins sont servis à température de cave donc un peu froids pour les tannins) B+.

Gevrey-Chambertin rouge VV 2018 : (environ 60% de grappe entière sur la gamme des 2018) beaux fruits rouges plus mûrs et plus confiturés que dans le Beaune, manque un peu de vivacité, finale encore un peu serrée. B+.

Gevrey-Chambertin 1er Cru Clos Prieur rouge 2018 : nez un peu poussiéreux au départ et ferrugineux, bouche assez fine, mieux que le nez, bon équilibre, tannins fins. TB-.

Gevrey-Chambertin 1er cru Corbeaux 2018 : plus fruits noirs, quelques notes animales, un peu trop de sucrosité. B+.

Gevrey-Chambertin 1er Cru Petite Chapelle rouge 2018 : nez plus sur la terre, le fer, pointe de pruneau, mieux en bouche, grosse matière, plus d’acidité que dans le précédent, encore un peu serré, pour la garde. Beau potentiel. TB.

Latricières-Chambertin Grand Cru rouge 2018 : assez rond et épicé, élevage encore présent qui le rend rondouillard, un peu pataud par rapport au précédent. TB-.

Chapelle Chambertin 2018 : plus puissant, plus concentré, plus solaire, plus fruits noirs, un peu confituré, encore un peu de tannins, à attendre, mais plus prometteur que le précédent. TB.

Chambertin Grand Cru rouge 2018 : couleur sombre, très concentré, épicé, assez mûr à l’attaque mais finit frais. Clairement à garder longtemps, mais prometteur. TB+.

Gevrey Clos prieur 2017 : bien sûr plus clair en couleur, plus maigre, plus d’acidité, plus « classique » dans l’équilibre, avec pas mal d’épices, c’est assez long, encore un peu serré. TB.

De vrais gevreys, terriens, avec de la concentration, des tannins (mais de qualité, rien d’inquiétant pour la garde), quelques cuvées nous ont paru un poil trop confiturée, mais à voir dans le temps. Accueil au top par un vigneron humble et passionnant.

 

 

 Georges Noëllat 

Tous les vins sont 100% égrappés. Les 2019 seront mis en bouteille au printemps a priori. Si les 2018 s’en sortent pas trop mal, les 2019 nous ont semblé très confits en l’état. Maxime Cheurlin n’aime pas trop ce millésime (2018 non plus d’ailleurs), il est par contre très confiant sur l’équilibre de ses 2020.

Hautes côtes rouge 2018 : clair en couleur, plein de fruits rouges à peine sucrés, gourmand, juteux, facile, quand même du volume. Ca commence bien. TB-.

Vosne-Romanée rouge 2018 : (assemblage de 4 parcelles) proche du précédent, un poil plus long. TB.

Gevrey-Chambertin 1er cru Le Fonteny 2019 : bien plus noir, confiture de fruits noirs, épices, solaire, un peu lourd. B.

Morey St Denis 1er cru Monts Luisants rouge 2019 : très confituré presque sucré, crème de cassis. B-.

Vosne-Romanée 1er Cru Les Petits Monts rouge 2019 : sur cette parcelle de haut de coteau, déjà un peu plus d’acidité et de fraîcheur, même si ça reste bien mûr. TB.

Vosne-Romanée 1er Cru Les Beaux Monts rouge 2019 : plus mûr et plus concentré, bien confituré aussi, enfin quelques tannins alors que jusqu’à présent les vins semblaient très ronds. B+.

Grands-Echezeaux rouge 2019 : très sombre, là aussi, beaucoup de confiture, peu d’acidité, grosse matière toute ronde. A voir dans le temps s’il retrouve un meilleur équilibre. B+.

 

 

Hubert Lignier

Gevrey Chambertin Seuvrées 2019 : (sera embouteillé en juin comme la plupart des 2019. Jeunes vignes) Encore un peu d’élevage caramel au nez, sur la prise des bois en ce moment, la bouche présente une belle matière, des tannins fins et un bel équilibre sucre/acidité, sans avoir le fond des vins suivants. B+.

Pommard chanlins 2019 : (vignes de 2013) un jus assez pur, sur les fruits noirs, avec plus d’acidité et de profondeur que le précédent, on sent un peu la rafle ici sans que ce soit gênant. TB.

Chambolle-Musigny Les Bussières rouge 2019 : (environ 20% fûts neufs) un peu sur la prise de bois aussi, caramel au nez, belle attaque en bouche, florale, aérienne, la finale chauffe un peu. TB-.

Morey-Saint-Denis Trilogie rouge 2019 : (Parcelles Porroux, Clos solon, Chenevery. Vignes plus âgées) on rentre dans le sérieux à partir de ce vin-là, avec des fruits noirs, beaucoup de tension, une vraie colonne vertébrale minérale, des tannins qui donnent de l’allonge et une finale saline, le style me rappelle de suite Dujac. TB+.

Chambolle 1er cru Chabiots 2019 : très floral, très différent, petits fruits rouges, très aérien, de de la dentelle, un peu moins d’acidité dans le fond, plus facile à boire en l’état. TB+.

Morey St Denis 1er cru VV 2019 : (Faconnières et Chenevery) proche du Morey trilogie, mais plus de tout, surtout une finale encore plus tendue et plus saline. TB++.

Clos de la roche 2019 : il combine la noble austérité du Morey VV, sa minéralité, avec en même temps la finesse, le côté floral de Chabiots, déjà délicieux en l’état, mais aussi d’une profondeur incroyable. Le vin de la journée pour tout le monde, sans discussion. Exceptionnel.

Chambolle 1er cru Chabiots 2018 : (à l’ouverture de la bouteille) il réussit le tour de force de passer derrière le Clos de la Roche, très floral, très aérien, comme le 2019, peut-être un peu plus sur le noyau de cerise. TB++.

Nous terminons donc en beauté avec les vins de Laurent Lignier, qui au final sont probablement ceux qui nous ont le plus émerveillés par leur profondeur surtout. Quand en plus ils sont servis par un vigneron généreux et passionnant, qui tâtonne constamment, et se remet toujours en question (à la manière d’un Thibault Liger-Belair par exemple) que demander de plus !

 

14 décembre 2012

Daftmill ***

Daftmill

Création : 2005                     Situation : Lowlands                   Propriétaire : Famille Cuthbert

daftmill distllery

 

Daftmill 2008-2019 11ans 1st fill bourbon barrel n°068/2008 for The Whisky Bars of Scotland 55,5% 160bts : (Single Estate farm distillery) Couleur or profond, nez d'abord très céréales, vanille, semble jeune, encore sur le malt. Puis avec l'aération, vanille, coco, et quelques fruits exotiques qui font leur apparition dans le fond. Bouche à la texture épaisse, puissante, beaucoup d'ampleur, l'alcool pourrait être mieux intégré, très céréales, vanille là aussi. Il me rappelle le Balvenie-Speside Daily Dram. Mieux avec aération, mais on se dit surtout qu'il manque quelques années de fûts. Beau potentiel en tout cas, c'est prometteur pour un 11ans, et ça devrait donner de grands whiskys dans 5-10ans. Note : 86/100.

daftmill 2008

 

11 janvier 2021

Vouette & Sorbée (Buxières-sur-Arce) ****

Petit domaine de 5 hectares créé par Bertrand et Hélène Gautherot dans les années 1980, certifié biodynamie depuis 1998. Grâce à un gros travail à la vigne, ils ont su mettre en avant les terroirs de la Côte des Bar, au sud de la Champagne. Leurs vins sont vinifiés en fûts, jamais dosés ni filtrés avec des doses de soufre relativement faibles. Ils présentent toujours une jolie profondeur minérale, mais peuvent être un peu stricts : ils aiment être carafés ou même être attendus quelques années supplémentaires en cave d'autant plus qu'ils sont commercialisés jeunes.

 

Vouette & Sorbée - Champagne Fidèle Zéro dosage : (100% pinot noir vinifié en blanc, dégorgé fin 2019) Couleur or profond, reflets à peine saumonés. Le nez est expressif, légèrement brioché, pointe de noisette, fruits jaunes, pomme, framboise. La bouche est à la fois droite et vineuse, sur les arômes du nez, encore un peu stricte et austère, meilleure le lendemain. Belle finale, longue et minérale, sensation presque tannique. A ouvrir à l'avance ou à garder un peu en cave. Un style moins fin, plus vineux et plus austère que le Roses de Jeanne pinot noir bu récemment, mais un jol fond là aussi. TB.

FIDELE VOUETTE

 

 

 Fidèle 2019 (deg fin 21) là aussi un peu moins austère que parfois sur ce millésime, vineux, belle largeur, garde sa tension. Top. Blanc d’argile 2018 (dég fin 20) blanc tendu, brioché, volume, bulle fine, frais, long. Top. Texture 18 pinot blanc, plus floral, moins de peps, moins intéressant.

 

5 octobre 2012

Masterclass Hampden LMDW

Hampden rum fire 63% : (rhum blanc, HLCF) Beaucoup d'esters, très banane bien mûre, fruits exotiques, ananas, explosif, puissant mais alcool bien intégré, bonne acidité derrière, pas trop lourd. B+.

 

Hampden 8ans fût 662 OWH 2012-2020 59,9% (ou 59,1% sur l'échantillon) : (883gr volatile, dont 150gr d'esters après 8ans d'âge) couleur ambre clair, nez qui fait un peu rhum agricole, semble sec, épicé, boisé, pas très exotique pour Hampden, légèrement mentholé. Bouche puissante, sèche, bois épicé, quelques fruits secs, entre un agricole et un Caroni sec, assez original comme profil pour Hampden. TB-.

 

Hampden 9ans fût 296 LFCH 2011-2020 60,3% (ou 59% sur l'échantillon) : (910gr volatile, dont 209gr d'esters) ambre clair aussi, déjà plus exotique, ananas, pointe cire/vernis, alcool mieux intégré, à peine moins sec, on garde quand même un côté bois sec/épicé, mentholé. Très loin quand même des Habitation Velier dans le style, bien plus sec, plus boisé, moins sur le fruit. TB.

 

Hampden 10ans fût 487 LROK 2010-2020 62,5% (ou 61,4% sur l'échantillon) : (1600gr volatile, 384gr esters) semble plus clair en couleur, nez plus fermé, plus cire/vernis, presque médicinal. Bouche bien plus marquée fruit mûr, banane cuite, semble plus rond, plus d'acidité, bien marqué solvant, très long, finale sur les agrumes et la cire, un petit côté Savanna. Assez extrême, mais vraiment très joli. TB+.

 

Hampden Great House Distillery Edition 2020 59% : (blend de Vivian, le master blender de Hampden, alors que les 7ans "officiel" sont les assemblages de Luca Gargano. Environ 156gr d'esters, donc pas mal de OWH et un peu de tous les autres. On ne connait pas trop les âges, probablement assemblage de jeunes et de vieux Hampdens) Couleur ambre clair, nez facile un peu caramel, tarte tatin, semble plus sucré, très banane, moins de solvant au nez, un peu plus en bouche, à peine médicinal. Bouche semble plus fondue, attaque d'un whisky sherry chocolaté, toffee, la rondeur de l'OBE presque, très étonnant, pointe de sucre, finale qui revient plus sur la banane mûre, alcool moins sensible, plus "doux", fait plus vieux. Très différent des autres, très joli aussi. TB++.

hampden single cask

 

Peut-être qu'il y aura un jour un Rare cask DOK (mark le plus élevé, environ 1600gr d'esters) 2010 !

Single casks fin octobre, Great House dispo début novembre 2020

Les plus vieux fûts à la distillerie ont une dizaine d'années, l'avenir est prometteur pour ce qui est probablement en voie de deveir la meilleure distillerie de rhum du monde.

 

31 août 2020

Soirée chez JM

Sérol - Turbullent Vin de France : (rosé effervescent, gamay, fait sur les Côtes roannaises) toujours aussi gourmand, fruité, légèrement sucré, peu d'alcool, pas très long mais on y retourne facilement. B+.

 

Terres d'Ocre - Trésallier 2017 Vin de France : (100% trésallier, fait sur Saint-Pourçain) couleur claire, nez citronné, floral, un peu d'autolyse grillée, bouche tendue, belle énergie, assez longue. TB.

 

Nicolas Gonin - Altesse 2010 IGP Balmes dauphinoises : couleur dorée, beau nez d'ananas, de coing, de miel, pointe grillée. Bouche peu opulente pour une altesse, avec une très belle fraîcheur, de la longueur. TB+.

soiree bio

 

 

Bruno Debize - Les Ecoirets Beaujolais 2009 : (magnum) gamay sérieux, concentré, sur les fruits noirs, végétal noble, tannins présents qui commencent juste à être fondus par le temps, finale longue et fraîche. TB.

 

David Reynaud, Domaine Les Bruyères - Syrah 2014 IGP Collines rhodaniennes : très belle syrah, lardée, fruitée, anchois, aromatique sauvage et texture soyeuse, superbe longueur pour le niveau d'appellation. TB+.

 

Château de Suronde - Quarts de Chaume 1999 : nez safrané, abricot, peut faire penser à du sémillon, mais bouche nerveuse, très fraîche, encore jeune qui ramène vite sur du chenin. Encore un très beau Suronde. TB+.

 

La Casenove - Rivesaltes 2007 : (100% grenache, Rivesaltes tuilé) beau Rivesaltes, sur le cacao notamment, assez sec et frais. TB.

 

5 janvier 2013

Le Chiuse (Toscane) ****

Le Chiuse - Rosso di Montalcino 2018 : Couleur rubis, nez qui se rapproche d'un pinot, cerise rouge, fraise, petite touche de végétal noble. Bouche pleine de fruit, gourmande, fraîche, peu de tannins, mais quand même une bonne matière, une puissance contenue qui pourrait rappeler un bon nebbiolo. Finale de jole longueur pour le niveau d'appellation. A boire assez frais pour ne pas ressentir l'alcool (même s'il est assez faible, 13%). TB.

le chiuse rosso 2018

 

21 juillet 2020

Jean-Claude Marsanne (Mauves) ***

Visite au domaine :

IGP Viognier les ruisseaux 2016 : un viognier plutôt frais, pas trop aromatique, bien fait. B+.

Saint-Joseph blanc 2018 : (100% marsanne) très floral, manque un peu de tension, pointe oxydative ?. B.

crozes rouge 2018 : (100% egrappé) un Crozes très frais, sur le secteur de Crozes-Hermitage, un peu maigre peut-être. B.

crozes rouge 2017 : là aussi, un Crozes très frais, qui manque un peu de rondeur et de volume. B.

saint-joseph rouge 2018 : (100% egrappé) on monte d'un cran avec plus de volume, plus de maturité, aromatique un peu lardée, tannins encore serrés en finale, prometteur. TB.

saint-joseph rouge 2017 : là aussi on garde beaucoup de fraîcheur et de minéralité, moins lardé que le précédent, plus fruits rouges, graphite, toujours ce style un peu "rustique", des vins peu marqués par le bois, avec des tannins serrés sur la finale, tout en longueur, beaucoup d'allonge. TB+.

IGP syrah 2019 (sur cuve) : cuvée pleine de fruits, gourmande, juteuse. TB.

Saint-Joseph rouge 2019 (sur fûts) : millésime prometteur, assez mûr encore, 3 fûts différents montraient une patine des tannins différentes, à voir après assemblage, mais s'annonce bien, dans l'esprit de 2018. TB.

 

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 Regoutés en bouteille, l'IGP 2019 rouge est juteux, belle fraîcheur dans le fond. Le Saint-Joseph 2017 un peu dur, à attendre.

 

29 juin 2020

Matthiasson (Etats-Unis) ***

Matthiasson - Linda Vista Chardonnay Napa Valley 2017 : (domaine créé en 2003, membre du IPOB, démarche bio avec un côté expérimental, quelques cépages rares pour la Napa comme le refosco ou la ribolla travaillée en vin orange. Linda Vista est la plus grande parcelle du domaine, à côté du chai, au sud-ouest de Napa, elle profite de l'air frais de la baie de San Pablo. Vignes d'environ 25ans, rachetée à Beringer, certifié bio et non irrigué. Elevé en barriques usagées. 12% alcool. Environ 30€) 

Couleur or pâle, nez expressif sur le beurre frais, les fruits jaunes, l'ananas, pas de boisé ressenti, me fait de suite penser à un Chablis mûr à la Moreau-Naudet ou à un vin du Mâconnais. Bouche vive et tendue, moins beurrée que le nez, sur des fruits jaunes bien mûrs et des fruits exotiques, peu d'alcool. Finale de longueur moyenne où on retrouve le beurré bien marqué, salivante, avec de l'acidité et une légère amertume rafraîchissante. Plutôt simple mais très digeste et facile à boire. Bien plus proche de ce qu'on fait en France que du stéréotype du chardonnay de Napa. Bon rapport q/p à l'échelle américaine. TB-.

matthiasson linda vista 2017

 

 

Hanzell **** - Sonoma Valley Chardonnay 2016 : (Vieux domaine créé dans les années 1950, propriétaire de ses vignes, spécialisé dans le chardonnay et le pinot noir. Parcelles De Brye, Zellerbach, Ramos, Day et Ambassador 1953, sols volcaniques et argileux. Elevage 2/3 en cuves sans malo et 1/3 en barriques. 14% d'alcool) Couleur or pâle, nez expessif, de fleurs blanches (camomille, chèvrefeuille) de fruits jaunes, léger beurré, élevage discret et déjà bien intégré. Bouche avec beaucoup de tension, fruité pas trop mûr, les 14% ne se sentent pas, léger gras par dessus, bel équilibre, finale longue, sur le citron confit, salivante avec une grosse acidité, surtout le premier jour. Très beau chardonnay, pas trop lourd ni trop boisé, qui donne surtout l'impression d'avoir un gros potentiel au vieillissement. De loins le plus prometteur des chardonnays californien. TB+.

 

28 mai 2020

Domaine de Chevillard (St Pierre d'Albigny) ***

Domaine de Chevillard - Roussette de Savoie 2018 : Couleur très claire, encore des reflets verdâtres, annonce une roussette pas du tout surmûrie. Nez très discret, quelques fleurs blanches, anis, me fait plus penser à du chasselas par exemple que de l'altesse. Bouche bien équilibré avec un joli gras à l'attaque puis une finale plus tendue et minérale où l'acidité revient donner du pep's. L'aromatique est par contre très pauvre en l'état, ce qui rend le vin ennuyeux, simplement quelques fleurs blanches, le lendemain un côté pomme blette qui commence à apparaître. Au final, un vin qui semble bien construit mais qui manque surtout de fruit, ou en tout cas de gourmandise. A revoir dans quelques années. B+.

chevillard roussette 2018

 

Domaine de l'Aitonnement / Maxime Dancoine *** - Solar 2018 : (100% altesse, vin "nature") Couleur enter or pâle et or, bien plus foncée que la Roussette de Chevillard, nez de fruits jaunes bien mûrs, un côté pomme blette, pointe de cire et miel, encore un peu fermentaire, élevage déjà bien intégré, pourrait faire penser à un chenin. Beau volume en bouche avec une superbe énergie, surtout le jour de l'ouverture, fruité assez mûr par dessus, on sent toutefois un vin sur le fil, avec une volatile assez haute. Belle longueur en finale avec beaucoup de tension. Le lendemain, c'est un peu moins bien, moins énergique, avec des notes de fruits blettes un peu trop présentes. Là aussi, s'il  a des qualités indéniables, ça manque un peu de précision pour être au niveau des tout meilleurs. B+.

solar 2018

 

 

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