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Mon carnet Vin
20 novembre 2021

Soiree coups de coeur de l'année

1 Benoît et Mélanie Tarlant - Champagne Zéro Brut nature : (pinot noir, pinot meunier, chardonnay. 2012 et vins de réserve en fûts. Mis en bouteille en 2013, dégorgé en 2019. Zéro dosage) Couleur déjà un peu évoluée, nez de fruits mûrs, de brioche, pointe oxydative. Beau volume en bouche, bulle fine, de l’acidité et des amers nobles, un peu vineux. La finale est marquée par cette touche d’oxydation ménagée, qui a divisé l’assemblée. TB.

 

2 Thibaud Boudignon - Anjou blanc 2019 : (100% chenin en cuves et fûts) Couleur or pâle, nez expressif, élégant, sur les fruits jaunes, légèrement floral. Bouche légère, fraîche, fuitée, belle trame minérale dans le fond, très facile à boire. Parfait pour commencer. TB+.

 

3 David Croix et Damien Courbet - Arbois En Chemenot 2019 : (100% savagnin ouillé) Couleur assez proche, nez plus original de fruits blancs, de frangipane, à peine beurré. Bouche plus puissante, plus de volume et en même temps une acidité plus importante, plus de gras, plus de longueur, aucune note oxydative de noix ou autre dans ce savagnin ouillé. Belle découverte pour tout le monde, loin du stéréotype Jura. TB+.

 

4 Pierre Duroché - Gevrey-Chambertin 2019 : (100% pinot noir. 100% egrappé. Elevage fûts) Couleur rubis claire et brillante, nez éclatant plein de cerise rouge, de pivoine, très élégant. La bouche est aussi très fruitée, très accessible déjà, gourmande et fraîche à la fois, aérienne, avec une belle longueur. Coup de cœur unanime. TB++.

Tarlant

 

5 Jean-Charles Abbatucci - Vin de France Valle di Mare 2019 : (100% carcaghjolu nero. Vignes traitées à l’eau de mer. Elevage en demi-muids) Clair en couleur, nez étonnant de fruits rouges un peu sucrés, de garrigue, de thym, de lavande, très méditerranéen. La bouche est encore un peu serrée, jeune, mais prometteuse, avec un côté salin marqué sur la finale. Moins de finesse que sur les cuvées Faustine ou Monte Bianco mais pour un premier millésime de cette cuvée expérimentale c’est intéressant. TB.

 

6 Famille Sabon Clos du Mont Olivet - Châteauneuf-du-Pape 2012 : (80% grenache + 10% syrah, 6% mourvèdre, 4% cinsault, counoise, vaccarèse, muscardin, terret noir, picpoul. Eraflage partiel. Elevage foudres) Couleur claire légèrement évoluée. Nez classique de grenache de fruits rouges confits, d’épices. Une bouche qui reste fruitée, fraîche et élégante pour Châteauneuf, début d’évolution sur le sous-bois, belle longueur. Un grand classique. TB+.

 

7 Les Frères Ravaille Ermitage du Pic St loup - Guilhem Gaucelm 2018 : (50% syrah, 50% grenache en foudres) Couleur sombre, nez très expressif, sauvage, cuir, tapenade, anchois, lardé, fruits noirs, très syrah en grappe entière. La bouche reste élégante, avec des tannins fins, du volume, beaucoup de fraîcheur pour un vin sudiste. Un vin qui a divisé : exceptionnel pour certains, trop sauvage pour d’autres. TB++.

 

8 Jean-Baptiste Semmartin Domaine Lajibe - Jurançon Serres-Seques 2018 : (100% petit manseng en fûts. 100gr SR/L) Couleur or pâle, nez élégant sur le miel, l’ananas frais, le coing, assez classique. C’est surtout en bouche qu’il fait la différence, aérien, léger en alcool, belle acidité, les 100gr de SR ne se sentent pas du tout, long et très digeste. Magnifique. Accord parfait avec le chausson aux pommes de Carno. Coup de cœur unanime ! TB+.

lajibe

 

9 octobre 2021

Soirée grands vins

1 Dom Pérignon, Champagne vintage 2008 brut : (50% pinot noir 50% chardonnay, sur Montagne de Reims, Côte des blancs et Hautvillers. Elevage cuve. Malo faite)  Couleur or pâle, nez typique du domaine avec des notes beurrées et légèrement grillés. Bouche à la bulle fine, généreusement dosée en sucre (à peine trop peut-être), sur l’aromatique Dom Pé mais avec l’élégance et la fraîcheur de 2008, finale longue, crayeuse, bien plus tendue que sur d'auters millésimes. Ca commence bien. TB.

 

2 Raveneau, Chablis 1er cru Vaillons 2012 : (100% chardonnay. Parcelle sur la rive gauche du Serein, exposition sud-est, sols calcaires. Elevage fût)  Couleur très claire, nez classique du domaine mélangeant coquille d’huitre, citron à des arômes plus « Côte de Beaune » beurré, fruits jaunes. Bouche qui combine une matière épaisse, un peu de gras et de beurré, à du fruité et une trame minérale très longue, très salivante en finale, d'une longueur incroyable. La magie Raveneau a encore opéré avec peut-être un supplément d'expressivité sur la seconde bouteille. TB++.

 

3 J.L. Chave, Hermitage blanc 2013 : (80% marsanne, 20% roussanne. Parcelles : Rocoules, Peleat, l’Hermite et Maison blanche. Elevage fût dont 20% neufs environ)  Couleur bien dorée, nez très expresif de miel, cire, abricot, pêche. Bouche grasse, très dense mais qui réussit le tour de frorce de rester digeste, très longue également. Superbe. La première bouteille semblait avoir un petit supplément de fraicheur. TB+.

 

4 Clos Rougeard, Saumur-Champigny Les Poyeux 2012 et 2011 : (100% cabernet franc, parcelle de 2,9ha sur sols sableux. Elevage 2ans en fût d’un vin)  Deux bouteilles très proches l'une de l'autre, très claire en couleur, au nez mêlant petits fruits rouges quasi bourguignons avec un fond terreux/végétal plus typé cabernet. Une bouche aérienne, aux tannins soyeux, toute en fraîcheur et en élégance. TB+.

 

richebourg 1998 romanee conti

 

5 Château Giscours, Margaux 1989 : (65% Cabernet Sauvignon, 30% merlot, 5% Cabernet Franc. Vignes sur Labarde au sud de Margaux. Elevage fût dont 50% neufs)  Couleur assez claire pour Bordeaux et que très légèrement évoluée pour 1989, nez encore très frais, et fruité, qui fait peut-être un peu plus merlot que cabernet. La bouche est d’une fraîcheur incroyable pour l’âge du vin, toute en finesse, très élégante, on commence à retrouver des arômes un peu plus typés cabernet, de tabac, cuir, fumé, cassis... belle longueur en plus. Encore la preuve que les Bordeaux ont juste besoin de temps pour exprimer tout leur potentiel. TB+.

 

6 Domaine de la Romanée-Conti, Romanée-St-Vivant 1997 : (100% pinot noir en grappes entières. Parcelle de 5,28ha sous la Romanée-Conti et les Richebourg. 90cm d’argiles sur calcaires de Premeaux. Elevage en fûts neufs) Couleur grenat, à peine évoluée. Superbe nez expressif et très complexe, plutôt orienté violette et fruits noirs, un peu kirsché, viande fumée, végétal noble, cuir... Bouche en dentelle, soyeuse, peu de tannins, moins d'acidité et d'énergie que le Richebourg 1998, mais plus de finesse. Une finale interminable là aussi, portée par la fraîcheur et le végétal noble de la grappe entière. Exceptionnel.

 

6 Domaine de la Romanée-Conti, Richebourg 1998 : (100% pinot noir en grappes entières. Parcelle au nord de la Romanée-Conti. Le DRC possède 3,5ha des 9ha. Sols de marnes et calcaire de Premeaux. Elevage en fûts neufs) Couleur rubis, trouble et à peine évoluée. Superbe nez expressif et très complexe sur le pot-pourri, la pivoine, fruits rouges et noirs, pointe fumée... La bouche est puissante, énergique, avec une acidité élevée, une matière dense, encore beaucoup de fruits un peu plus sucrés que dans la St Vivant 1997, la noblesse de la grappe entière qui apporte beaucoup de fraîcheur, des tannins poudrés et une finale interminable. Encore une fois, tout le monde en attendait beaucoup et personne n'a été déçu. Exceptionnel.

 

7 Camille Giroud, Nuits-St-Georges 1er cru Perrières 1990 : (100% pinot noir en grappes entières. Parcelle au centre de l’appellation, exposé sud-est, dans la combe des Vallerots, sur calcaires très compacts en haut de coteau)  Couleur sombre et légèrement tuilée, le nez fait encore jeune, sur le kirsch, la terre, quelques notes animales. Bouche puissante, sur les arômes du nez, avec beaucoup d'énergie et des tannins encore durs, pour ce vin de gibier à l'ancienne, grosse longueur, avec beaucoup de minéralité, mais il manque d'élégance par rapport au précédent bien sûr. TB.

 

8 Château d’Yquem, Sauternes 1983 : (80% sémillon, 20% sauvignon. Elevage de 3ans en fûts neufs)  Couleur ambrée, nez magnifique, de safran, ananas, fruits exotiques, miel, cire, pêche… Bouche concentrée, sirupeuse, qui attaque sur le caramel, moins exotique que le nez, la finale retrouve un bel équilibre avec de fins amers, sur l’orange, l’abricot sec, encore une belle acidité, reste finalement très digeste. Accord parfait avec le financier ananas/coco. TB++.

 

Bonus : un petit pinot pour "emmener" les vins de la Romanée-Conti, un Clos de la Faille 2018 d'Albert Mann lors de la première soirée, mûr, très bonbon cerise, gourmand, encore un peu d'élevage à intégrer. TB. Un Vosne-Romanée 2017 de René Bouvier lors de la seconde soirée très élégant, floral et sur les petits fruits rouges, tout en finesse, infusé. TB+. Un Gonon Saint-Joseph rouge 2017 sauvage, lardé, tapenade, fruits noirs, très salin, encore un peu de tannins bien sûr, mais toujours la grande classe de ce style grappe entière. TB+.

 

27 janvier 2013

Passopisciaro (Sicile) ****

Propriété d'environ 25ha créé en 2000 par le célèbre Andrea Franchetti, oenologue formé à Bordeaux, ancien importateur et restaurateur, propriétaire de la Tenuta di Trinoro en Toscane. S'il a longtemps été "moderniste" (il produit encore un petit verdot en barrique en Sicile), il s'est rendu compte que le Nerello Mascalese de l'Etna supportait mal la barrique et a opté pour des élevages traditionnels en foudres. Il produit désormais des parcellaires dans les différentes "coulées", les Contrada. Ses vins combinent pureté, tension, avec des tannins parfois marqués en jeunesse, qui peuvent demander du temps, mais toujours authentiques et d'une grande profondeur. C'est le plus traditionnel des 3 grands (Terre Nere, Alberelli di Giodo)

 

 

 

Passopisciaro (Sicile)  (GT 2014) IGT Terre siciliane Passopisciaro 2011 : (100% nerello mascalese) très frais, sur les fruits rouges, tendu, tanins encore un peu trop présents mais de belle qualité. TB-.

 

IGT Terre siciliane Contrada Chiappemacine 2011 : très tannique, un côté Barolo avec des fruits rouges, et un côté presque balsamique, très frais, très long, gros potentiel. TB.

passopisciaro

 

 

A Prowein

 Passorosso 2019 nerello clair, tendu, petits fruits rouges, tannins fins, superbe entree de gamme. 2020 en sample très girofle épices, moins bien. Chiapemacine 2020 (sample) serré mais très beau jus tendu minéral, frais, toujours un peu de girofle… Porcaria 2020 plus large, plus gourmand, top.  Sciaranuova (800m altitude) framboise, rose, un peu serré mais aromatique exceptionnelle.  Rampante 2020 (1000m) nez incroyable, bouche là aussi trop serrée en l’état, fond minéral, longueur impressionnante.  Franchetti 2020 (petit verdot) de la confiture à côté, bof.  Passobianco 2019 chardonnay poire, mou, bof.

 

 

 Passopiscaro - Etna Passorosso 2019 : couleur très claire, nez cerise, cranberry, groseille, pivoine. Bouche pas très tannique pour le cépage, assez facile, très fruitée, petite pointe de sucrosité en finale, longueur moyenne. TB+.

 

 Passopisciaro (Sicile), Etna Contrada Rampante 2018 : (100% nerello mascalese, parcellaire le plus en altitude du domaine, à Castiglione sur le versant Nord de l’Etna. Vignes centenaires. Elevage vieux foudres) Couleur claire et à peine rouillée, façon nebbiolo. Nez bourguignon de petits fruits rouges, floral, mais aussi une petite touche fumée et réglissée. Bouche qui présente peu de corps, légère en alcool sur ce millésime compliqué, finale sur de petits tannins serrés et salivants, mais plutôt fins pour un jeune Passopiciaro. C’est très bon, mais ce n’est pas la plus belle bouteille du domaine. TB+.

 

27 février 2021

Chartogne-Taillet (Merfy) ****

Alexandre Chartogne a repris le domaine familial d'environ 11 hectares, sur la Montagne de Reims, en 2006. La qualité progresse d'année en année grâce à un beau travail des sols, une mise en place du parcellaire... Au chai les vins sont élevés majoritairement en fûts. Les champagnes combinent à la fois vinosité et tension, dès l'excellente entrée de gamme qu'est Sainte-Anne.

 

 

Chartogne-Taillet - Champagne "Les Alliées" 2007 Extra-Brut (100% pinot meunier, 1,4g/L) : couleur or pâle, très beau nez expressif sur la pomme bien mûre, un peu de brioche et de noisette. Beaucoup de bulles mais très fines en bouche, très belle tension, beaucoup de fraîcheur. Même aromatique qu'au nez. Finale de bonne longueur, un peu de noix. Très beau champagne, qui fait déjà un peu évolué pour 2007, prêt à boire. Ca commence très bien. TB.

photo 1(1)

Chartogne-Taillet – Champagne Extra-Brut Couarres Château : (100% pinot noir, vendange 2010, mise en bouteille juillet 2011, 4gr/L) robe assez foncée, nez expressif à l’ouverture, avec de la poire, de la pomme granny, un côté légèrement oxydatif de noix/noisette. Très bien en bouche, avec des bulles très fines, une bonne matière, un peu trop de gaz à l’ouverture mais parfait après quelques minutes, on retrouve l’aromatique très légèrement oxydative de Chartogne, une belle tension derrière, de la longueur. Beau champagne. TB.

Chartogne-Taillet - Sainte-Anne : entrée de gamme un peu plus dosée, vineuse, ronde, bulle fine, finit sur les agrumes et assez frais. TB-.

Chartogne-Taillet Heurtebise (base 2016) vineux avec une belle tension derrière. TB.

Chartogne-Taillet, Champagne Sainte-Anne Extra-Brut : (4 gr. Base 2020) Nez très pomme à l’ouverture, un peu d’agrumes, peu de lies. Bouche à la bulle fine, fruitée, facile, un peu de sucre mais un joli fond minéral et de l’allonge. TB.

 

Chartogne-Taillet - Champagne Les Couarres 2017 : (60% chardonnay, 40% pinot noir sur Merfy. Elevage fûts 228L. Mise en bt en juillet 2018.  Dégorgement novembre 2021. Dosage 5gr/L) Couleur à peine saumonnée, nez brioché, floral, maturité élevée. Bouche encore un peu austère, plus d'effervescence que dans les précédents, encore un peu fermé, a besoin d'une bonne aération en l'état. On sent que le dégorgement est un peu trop récent. Mais une finale crayeuse, tendue, prometteur. A attendre au moins un an. TB-.

 

Chartogne-Taillet, Les Barres 2017 (100% pinot meunier. Franc de pied. Dég 07/2022. Elevage fût. Dosage 4gr) Couleur or, nez plus évolué, plus brioché. Bouche avec un beau volume, attaque assez large avec un dosage plus haut que les Renoir mais la finale d'étire sur une acidité plus haute, avec beaucoup de minéralité et d'élégance. TB++.

 

Avize 2019 (deg 2024) : un côté beurré, très chardo, assez large, un peu jeune encore. Pas la tension des pinots. TB.

 

Chemin de reims 2017 : (chardonnay) un chardo avec une belle tension, du fond, mais moins le coup de coeur que sur les pinots. TB.

 

 

Visite chez Alexandre Chartogne (domaine Chartogne-Taillet)

chartogne taillet

 

chartogne

On commence par une dégustation comparative Montagne de Reims/Côte des Blancs. En Zalto Universal, bouteille ouverte 1h à l'avance, 12° : l'idéal pour les jeunes champagnes qui ont de la matière et une bonne maturité, comme un grand vin blanc. Ailleurs nous avons été servis en Zalto Bordeaux, Zalto Universal ou Riedel Superleggero.

Saint-Thierry Extra Brut base2016 : (parcelle Grands champs, 90% chardonnay. Sur une craie très compacte, typique de la montagne de Reims) Très droit, très salin, avec une grosse profondeur minérale. TB++.

Avize Extra Brut base2015 : (sera appelé Hors série en 2015 car il contient aussi un peu de Merfy, ce sera "Avize" à partir de 2016. Sur une craie beaucoup plus tendre et friable typique de la Côte des blancs) L'opposé, bien plus large, rond, beurré, même élevage pourtant, sans non plus tomber dans le trop lourd grêce à une bonne fraîcheur dans le fond. Plus pour la table. TB+.

 

 

chartogne vignes

 

 

Les jus clairs sur fût

Avize bas de coteau parcelle "chemin de chalon" 2020 

Avize haut de coteau en foudre 2020 

Avize parcelle "Pierre Vaudon" et "Mont de Cramant" 2020

St Thierry (chardonnay Montagne de Reims) 2020

Couarre sur un fût neuf (pinot noir)

Orizeaux : toujours le plus compliqué, différent d'un jour à l'autre, parfois tirant savagnin.

Tailles d'Avize : pour des tailles (fin de la seconde presse) d'un beau niveau. On comprend pourquoi elles ne sont pas forcément jetées chez les bons vignerons.

Heurtebise

Exercice difficile au sens où il est difficile de se projeter sur ce que les jus seront après la seconde fermentation en bouteille, mais des blancs qui se goûtaient très bien, avec surtout une impression de minéralité, de salinité et de profondeur impressionnante.

chartogne le chai

 

 

En bouteille

Couarres 1996 : très évolué, champignon, difficile au milieu de jeunes champagnes. Le niveau n'était aussi probablement pas le même en 1996 qu'aujourd'hui quand on voit le travail à la vigne depuis quelques années.

Saint Thierry : (90% chardo, 10% meunier, base 2016 Extra brut) Toujours très droit, salin, même si on l'avait mieux goûté le matin un poil plus chaud et avec plus d'aération. TB+.

Orizeaux : (pinot noir, base 2015, extra brut) Moins compliqué que sur fût, il se livre bien, profond, pointe oxydative, finale tendue, saline. TB+.

Les Barres : (meunier extra brut 2016) Vraiment un joli meunier, où on retrouve le côté droit, précis et long du domaine. Les terroirs sont plus facilement lisibles que les cépages chez Alexandre Chartogne. TB+.

Les Couarres : (60% chardo, 40% pinot. Extra Brut 2016) semble un peu plus massif dans la série. TB.

 

Première rencontre et premier coup de coeur. Accueil d'une générosité incroyable au domaine. Un grand merci à Alexandre !

 

15 septembre 2012

Akkeshi ***

Distillerie créée en 2016 sur l'île d'Hokkaido, au nord du Japon, propriété du groupe Kenten.

 

The Akkeshi Kanro peated 55% bottled 2020 : (bourbon, sherry, wine & minzunara casks) couleur ambre clair, nez à peine tourbé, toffee, cake de noël, miel, manque un peu d’ampleur et de complexité par rapport à la suite. Bouche plus marquée sherry tourbé, plus viande fumée, fait bien plus que son âge, assez complexe, attaque ronde et un peu sucrée/vineuse, alcool parfaitement intégré, de l’ampleur, anchois, épices, chocolat, finale plus tourbée, un peu poivrée, d’une très belle longueur. Vraiment impressionnant pour un 4ans environ. C'est vrai qu'il y a un petit quelque chose de Lagavulin. Note : 89/100.

akkeshi

 

20 janvier 2021

Gangloff (Ampuis) ****

Yves Gangloff, alsacien d'origine, s'est installé dans le Rhône dans les années 1980. Les premières années il vend une grande partie de ses raisins, jusqu'en 1992, date à laquelle l'intégralité de la récolte est vinifiée au domaine. Yves et désormais épaulé par sa fille Elsa. Les vins sont à l'image du vigneron, "rock n' roll" mais avec une sensibilité certaine si on leur laisse du temps. Les blancs sont opulents, démonstratifs en jeunesse. Les rouges aussi sont dans un style qui en met plein la vue, un peu fou-fou en jeunesse, avec des élevages qui demandent du temps pour s'intégrer, même si les vins gardent toujours beaucoup de fruit.

 

 

Gangloff (salon d'Ampuis 2018, 2020 et 2014)

Condrieu 2016 : nez encore un peu marqué par un élevage grillé, très belle bouche grasse, fruitée, minérale dans le fond, belle longueur. TB.

Côte Rôtie Barbarine 2015 : nez encore plus toasté que le Condrieu, belle matière en bouche, fruits noirs, un côté à peine animal/sanguin, finale serrée en l’état. Un peu jeune mais bon potentiel si le bois s’intègre. Je ne connais que le 2011 qui était plus fin, moins solaire bien sûr. TB-.

 

Saint-Joseph Rg 2017 : un peu fou-fou, style opulent et très démonstratif de Gangloff, mais il a ce qu’il faut d’acidité dans le fond pour garder l’équilibre et au final on se régale bien. TB+.

 

Côte-Rôtie Barbarine 2017 : couleur bien noire, plus puissant que le St-Joseph, assez mûr, tannins encore très présents, un peu brutal, à attendre pas mal d’années mais ça sera sûrement excellent dans 10ans. TB.

 

(Condrieu 2009 : très fatigué, lourd, pas d'acidité, notes oxydées en finale. Moyen.

ganglof

 

 

Condrieu 2012 : nez moyennement expressif, bouche très fruitée, abricot, pêche, légères notes exotiques, très grasse, grosse matière, avec une belle acidité qui l'empêche de tomber dans la lourdeur. Très long. Excellent si l'on aime ce style de Condrieu bien épais. TB+ (+-18/20).

 

Cote Rôtie Barbarine 2011 : très fruité, un côté un peu confit, voire fruits cuits, cerise, un peu épicé, très fin, belle acidité, frais et fruité. TB (+- 17-17,5/20).

 

Gangloff, Côte-Rôtie La Barbarine 2017 : (assemblage Combard, Tupin = Blonde et Côte Rozier = Brune. Majoritairement egrappé. 5% viognier) Couleur assez sombre et brillante, nez "rock 'n roll", éclatant dès l'ouverture, plein de fruit, de notes fumées, un peu animal, léger boisé, il part dans tous les sens. La bouche est dans la lignée, mais avec une jolie texture, des tannins fins, beaucoup de longueur. Un petit côté aguicheur comme toujours avec les vins du domaine, mais c'est efficace, tout le monde prend une grande baffe et se régale. TB++.

 

Barbarine 2022 : encore trop jeune, un peu serré, élevage pas trop marqué, il y a du fond, aucune inquiétude particulière, bon potentiel.

 

Gangloff Condrieu 2018 : fruits jaunes et exotiques, violette, un peu de sucrosité, puissant, épais, 15°, finit un peu lourd, manque de fraîcheur. B.

 

Gangloff, Condrieu 2017 : nez pêche, abricot, floral, classique, bouche qui manque d’acidité. B.

 

 

27 février 2021

Dhondt-Grellet (Flavigny) ***

Adrien Dhondt a repris le domaine familial principalement situé sur la Côte des blancs, en 2012, à 22ans. Depuis les vins progressent chaque année, dans une philosophie proche du bio, inspirée de la Bourgogne. Ce sont principalement des chardonnays crayeux, tendus, élégants, avec beaucoup de minéralité. Un futur grand.

 

 

Dhondt-Grellet - Champagne "Dans un 1er temps" Assemblage extra-brut : (dosage 5gr) couleur clair, nez très gourmand fruité et pâtissier. Bouche un peu trop dosée peut-être mais gourmande, facile, ronde. Belle entrée de gamme. TB-. Une autre bouteille avec un peu plus de temps en cave semblait plus tendue, gardant cependant gourmandise et un beau fruité. TB.

Dhondt-Grellet - Chamapgne Gd Cru Blanc de Blancs Cramant Extra-Brut : (dosage 4 gr, 70% récolte 2015, mis en bouteille mai 2016, dégorgé en avril 2018, élevage barrique) Couleur claire, nez sur les agrumes, floral, boisé insensible. Bouche tendue, crayeuse, bulle fine, peu de gras pour un élevage barrique, belle longueur, un peu austère, pourrait sûrement vieillir encore un peu en bouteille. TB.

 

 

Visite au domaine Dhondt-Grellet à Flavigny avec Adrien Dhondt

 

Adrien Dhondt a repris le domaine familial d'environ 5 hectares principalement situé sur la Côte des blancs (et un peu sur le Sézannais), en 2012, à 22ans. Depuis, le domaine progresse d'année en année grâce à un gros travail à la vigne, sans recherche de certification. Les vins sont principalement vieillis en fûts avec malo, avec aussi un peu de cuves inox. Peu à peu les champagnes contiennent une bonne partie de vins de réserve même si Adrien aimerait aller encore plus loin, et surtout aussi allonger le temps sur lattes. Si le niveau est déjà élevé, la marge de progression est encore importante.

le bateau dhondt grellet

Ici, la parcelle le Bateau, à Cramant, où des piquets viennent d'être plantés afin de palisser plus haut, de faire grimper la canopée pour avoir plus d'ombre sur cette parcelle très solaire. Le réchauffement climatique est l'un des grands sujets qui préoccupe la Champagne.

 

dhondt grellet fut

Les jus clairs

Ici aussi, nous trouvons des jus clairs intéressants, avec un bon équilibre entre acidité et richesse du millésime 2020, un profil plutôt orienté sur la tension.

 

 

En bouteille : que des extra-brut, sur des dégorgements récents, parfois un peu trop récents peut-être, avec un bon potentiel d'amélioration après un an ou deux de cave.

Dans un premier temps base 17 : (50% chardonnay sur Sézanne, 30% pinot noir Avenay val d'or, 20% meunier Cuis) bulle un peu grosse, moins de tension qu'une bouteille bue récemment à la maison sur le même dégorgement bizarrement. Le froid dans la cave n'aide probablement pas. B+.

Terres fines base 17 : (chardonnay, sur le premier cru Cuis) un peu plus de tension, la bulle reste un peu plus grosse que d'habitude là aussi. TB-.

Cramant base 17 : (chardonnay sur Cramant) Cramant est déjà plus en place, bulle fine, tension, crayeux, finale saline. TB+.

Les Nogers 2014 ? : (chardonnay sur Cuis) Un gros cran au-dessus dans la finesse de bulles, on sent le temps sur lattes supplémentaire, tendu, large à la fois. TB++.

Le Bateau 2015 ? : (chardonnay, vieille vigne plantée en 1951) dégorgé récemment, semble pas tout à fait en place. TB-.

Terres fines base 18 : dégorgé il y a quelques jours à peine, il a besoin de temps, mais l'équilibre est là, pas trop chaleureux pour une base 2018. TB-.

dhondt grellet degustation

 

On termine sur la terrasse avec quelques jolis bonus, servis un peu plus chauds, où on sent de suite l'importance du temps sur lattes puis du temps en bouteille après dégorgement.

Nogers 12 : beaucoup de finesse, tension, crayeux, bulle fine. TB++.

Bateau 12 : plus solaire, plus large. TB+.

Bateau 16 : montre plus de profondeur, plus d'énergie, on sent les progrès accomplis à la vigne et dans le chai en quelques années. TB++.

 

Merci à Adrien pour la générosité de l'accueil. Nul doute que se trouve ici un futur grand de la Côte des blancs.

 

 

Dhondt-Grellet, Champagne "Dans un premier temps" chardonnay Extra-Brut : (base 2017) Entre les deux précédents, légèrement moins sur la tension que le Sélèque, un peu moins de largeur que Larmandier, style peu dosé mais bonne maturité, bulle fine, finale crayeuse. TB+.

 Dhondt-Grellet, Grand cru Cramant : (100% chardonnay. 70% 2018 + 30% réserve perpétuelle. Elevage fût. Dég. 05/2021. Dosage 2gr) chardonnay très gras, beurré, large, un peu trop, manque un poil d'allonge. TB.

 

18 avril 2020

Schloss Lieser - Thomas Haag (Allemagne - Moselle) ***

 

 

moselle 2

(Soirée Allemagne)   Schloss Lieser – Riesling Helden Spätlese Trocken 2016 (AP n°5) : (sols d'ardoises) Couleur or pâle, nez compliqué, sur la bonbonne de gaz, l’allumette, même après 4-5h d carafe. La bouche est moins marquée par la réduction, sur le citron, pas trop austère grâce à 7-8gr de SR probablement, avec une bonne tension, mais peu de volume. B.

 

Schloss Lieser - Riesling trocken 2019 : nez réduit/soufré, sent la réduction sur lies, bouche avec un peu de sucre, aromatique muscaté, litchi, perlant. Un peu riche pour une entrée de gamme. Manque surtout de fraîcheur en finale. B-.

 

12 septembre 2020

Soirée Jura

Les rouges

 

1 Carlines, Côtes du Jura Poulsard 2018 : très clair en couleur, léger en alcool (11%), plein de petits fruits rouges acidulés, très frais, très pur, infusé, quasiment sans tannins, parfait pour commencer. TB.

 

2 Labet, Côtes du Jura Trousseau "massale" 2018 : couleur claire et très trouble, le vin a besoin d'être carafé pour enlever le gaz. Très joli nez de groseille, framboise, pivoine. La bouche commence très bien aussi mais finit malheureusement sur un "goût de souris" de plus en plus présent à l'aération. B-.

 

3 Marnes Blanches, Côtes du Jura Trousseau 2018 : couleur claire, moins trouble que le précédent, le nez est encore assez réduit même après une journée de carafe, la bouche est elle très belle, fruitée, épaisse, aux tannins très fins, avec une belle acidité sous-jacente. B+.

 

4 Tissot, Arbois Trousseau en Amphore 2015 : couleur plus foncée, superbe nez sur la rose, la fraise écrasée, légèrement fumé. Bouche puissante, avec un peu d'alcool peut-être, beaucoup de fruit, des tannins très ronds, beaucoup de longueur. TB+.

 

soiree jura 1

 

 

Les blancs « ouillés »

5 Rijckaert, Côtes du Jura Savagnin Les Sarres 2016 : couleur dorée, nez sur le beurre, les fruits jaunes surmûris, la noisette. Bouche grasse, opulente, beurrée, dans l'esprit d'un Meursault à l'ancienne, légèrement évolué. B+.

 

6 Granges Paquenesses, Côtes du Jura Chardonnay La Mamette 2016 : couleur plus claire, nez sur la pomme blette, la poire, avec des notes pâtissières, pourrait faire penser à un chenin. Bouche légère, plutôt vive et tendue, mais très courte par comparaison avec le suivant. B.

 

7 Ganevat, Côtes du Jura Chardonnay-Savagnin Orégane 2016 : couleur dorée, nez citronné, floral, à peine grillé, fruits jaunes, tout en nuances mais très complexe. Bouche à la fois large et très longue, énergique, minérale, interminable. La bouteille de la soirée. TB++.

 

 

 

Les blancs oxydatifs

8 Macle, Côtes du Jura chardonnay sous voile 2014 : couleur assez claire pour un vin de voile, nez sur la noix bien sûr, mais aussi quelques agrumes. Bouche oxydative mais élégante, avec une finale très longue, presque saline, sur les fruits secs. Accord simple mais toujours efficace avec le comté. TB.

 

9 Berthet-Bondet, Château-Chalon 1995 : couleur évoluée, orange foncé, nez un peu plus oxydatif que le précédent, plus marqué par les fruits secs, encore assez jeune. Bouche plus épaisse et légèrement plus longue, mais le style reste fin pour un vin jaune, pas si éloigné que ça du style de Macle. Merci Michel ! TB.

 

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Les curiosités

10 Ganevat, Vin de France Sul Q : (vin paillé, 2010, assemblage de vieux cépages jurassiens) Couleur entre ambrée et orange, trouble, très beau nez, sur le coing, la tarte tatin, le cidre de glace, la confiture d'abricot, bouche parfaitement équilibré avec à la fois beaucoup de sucre et beaucoup d'acidité, reste au final très digeste. Parfait pour finir. Merci Fred ! TB+.

 

5 octobre 2020

Waterford masterclass

Waterford Single farm Bannow island 1.2 50% : (sol sableux sur une presqu'île de dunes au sud de l'Irlande à quelques mètres de l'océan. Distillé en 2016, vieilli 4 mois de plus que le 1.1. 36% 1st fill US bourbon, 21% chêne neuf, 17% fût français premium, 26% VDN) Couleur or pâle, comme quasiment toute la série. Nez de céréale sucrée, très malté, censé être fruité mais ca ne me semble pas si évident, assez simple, à peine miellé, s'annonce gourmand. Bouche épaisse, très ronde au départ, avec une bonne ampleur mais finale sur l'alcool pas assez bien intégré, on finit aussi sur le sucre, un peu pataud. 80/100.

 

Waterford Single farm Ballykilcavan 1.2 50% : (orge d'une ferme à l'Ouest de la rivière Barrow, comté de Laois. Terre grasse et riche dans une zone forestière. Distillé en 2016 aussi, Seule whisky de la gamme où il n'y a pas de chêne vierge-car les fûts vierges n'étaient pas arrivés au moment de la mise. Donc 55% first fill bourbon, 22% chêne français, 22% VDN)  Couleur peut-être à peine plus claire, le nez semble plus frais, plus végétal, herbacé, moins sucré, moins miellé, plus austère. Bouche moins ronde, plus épicée, finit moins pataude même s'il y a un peu d'alcool aussi en fin de bouche. 82/100.

 

Waterford Single farm Sheestown 1.2 50% : (terre érodée, sable poussiéreux très fin. Distillé en 2016 aussi, fûts proche du Bannow Island) Plus proche du premier que du second, miellé, céréale sucrée, un peu plus de fruits jaunes. Bouche très ronde, encore plus miellé, gourmande, alcool mieux intégré que le premier, finit moins lourd, sur une impression de douceur. 83/100.

 

Waterford Single Farm Ballymorgan 1.1 50% : (schiste et silice, sur la côte est, pied de montagne. Distillé en 2016 aussi mais embouteillé 2-3 mois avant les autres. Fûts quai similaires au premier là aussi) Nez plus alcooleux, moins rond, fait plus jeune. Bouche sèche, assez alcooleux, finale sur l'eau de vie de prune. 79/100.

 

Waterford Single Farm Ballymorgan 1.2 50% : (le même avec 2-3 mois de plus) un peu moins alcooleux que le précédent, même si on reste sur du malt, pas trop sucré ici, pointe de fruits exotiques, légèrement grillé. Bouche plus ronde, moins d'alcool. Avec une bonne longueur, assez douce et miellée aussi. 83/100.

 

Waterford Organic Gaïa 1.1 50% : (assemblage de ferme ici car en 2015 pas assez de fermes pour fournir la totalité de l'orge. Ce n'est plus le cas désormais : d'autres fermes ont été achetées. Il y a ici l'intégralité de l'orge BIO irlandais. A peine plus de 1st fill bourbon et à peine moins de fûts vierges que les autres) Nez bien plus fruité que les autres, fruits junes, fruits exotiques, pêche, un gros cran au-dessus, le côté malté et miellé reste en arrière plan. Bouche ronde, fruitée, pointe de sucrosité, alcool bien intégré, assez long, on finit sur le fruit. 87/100.

waterford

 

Le whisky est-il un produit de terroir ?

Mark Raynier a choisi le meilleur site possible pour pouvoir s'approvisionner en orges différents et étudier les terroirs de manière plus poussée qu'à Bruichladdich.

Le site internet de Waterford donne toutes les informations, transparence totale.

Certains fermiers ont été convaincus de passer au bio et même à la biodynamie

1.2 = 2e mise du premier "enregistrement".

Ce n'est pas toujours la même variété d'orge sur chaque terroir, comme pour des cépages.

Ballykilkavan par exemple est réservé au marché européen, et le sera toujours pour comparer son évolution. Certaines fermes sont réservés au marché US.

Les sols argileux donnent plutôt du poivre, calcaire plutôt malté, sablonneux plutôt fruité, mais on continue d'apprendre au fur et à mesure de cette "étude".

Tout est distillé 2 fois, "à l'écossaise".

Tout à 50% pour le moment, mais ça changera peut-être quand les whiskys seront plus âgés.

Grosso modo même type de fûts, mêmes âges... pour comaprer les terroirs.

Le but comme dans les vins de Bordeaux est de faire des "parcellaires" comme ici qui seront un jour assemblée dans la "grande cuvée". L'assemblage devrait donner quelque chose de plus complexe.

Les whiskys sont bien sûr très jeunes, on est au tout début de l'étude dont nous allons suivre l'évolution. Déjà un bon niveau pour des 4ans, que vont-ils donner à 8ans, 12ans... ?

Un tourbé un jour ? On verra....

Du rhum un jour ? C'est déjà en cours "Renegade rhum"...

 

9 décembre 2020

Liquid Farm (Etats-Unis) ***

Domaine créé par Jeff Nelson et James Sparks en 2009. Membre du IPOB (In Pursuit of balance), les vins ont un taux d'alcool relativement faible pour la Californie et un taux d'acidité élevé pour rester digeste, dans un esprit "bourguignon". Le domaine cherche à mettre en avant le terroir, les vinifications sont peu interventionistes, avec très peu de fûts neufs. Principalement de l'achat de raisins comme souvent aux USA où grape grower et winemaker sont des métiers différents.

 

Liquid Farm - La Hermana chardonnay 2015 AVA Santa Maria Valley (Santa Barbara county) : ("Soeur" de la cuvée White Hill. Vignes provenant de Bien Nacido, Solomon Hills et Dierberg. 13% vol) Couleur dorée, nez très expressif dès l'ouverture, légèrement beurré, surtout très exotique, mangue, ananas, papaye, pesque coco, mais la coco des fruits surmûris pas celle de la barrique américaine, comme on rencontre parfois à Viré-Clessé, St-Véran... Bouche grasse, relativement légère en alcool, l'élevage reste discret, on retrouve cette corbeille de fruits exotiques et un peu de beurre, une fine acidité dans le fond lui permet de ne pas tomber dans la lourdeur mais sans qu'on puisse parler de tension non plus. La finale est un peu courte, elle manque de "relance", ce qu'un peu plus d'acidité aurait pu lui apporter. Un joli chardonnay californien au final, qui ne trahit pas son origine par son côté mûr et exubérant, mais il manque un peu de tension pour les palais bourguignons (bien que sur les derniers millésimes on croise de plus en plus de Bourgognes très "californiens"...) B+.

liquid farm hermana 2015

 

6 décembre 2020

Château Bela (Slovaquie) ***

Propriété d'Egon Müller, par sa belle-famille, depuis 1999, les vins produits sont bien plus secs qu'en Moselle, plus alcoolisés, dans un style plus proche des rieslings autrichiens qu'allemands.

 

Château Bela, Resling 2017 : (Muzla, région de Sturovo) Couleur claire, petites bulles visibles. Nez sur le pétrole, la résine, le citron confit, impression d'une pointe de sucrosité par ce côté confit. Bouche sèche, légèrement perlante, très droite, acidité tranchante, amertume assez élevée aussi, citron vert, zestes d'agrumes, pétrole, les 14,5% ne se sentent pas. Finale d'assez bonne longueur, acidité et amertumes élevées. Un peu difficile à l'apéritif, il s'en sortira mieux à table sur des fruits de mer ou sur un plat citron/gingembre. 48h plus tard, un peu moins tranchant et quelques fruits exotiques, encore meilleur, probablement un joli potentiel de garde. TB-.

bela 2017

 

 Château Bela (Egon Müller Slovaquie) - riesling 2019 : clair en couleur, nez surtout citron, herbacé. Bouche très acide, un peu verte, finale citrique et amère, pas de sucre ressenti, difficile dans cette série. B-.

 

12 octobre 2020

Whiskys Nouveautés gamme collective LMDW 4.0

Pulteney 12ans 2008 Collective 4.0 43% : (2 fûts, sherry butt recask) couleur or profond, nez céréales, caramel, légère salinité, cake aux fruits, épices type cannelle. Bouche légère, facile, avec ce côté cake de noël, malté, jeune, assez simple. Finale assez courte sur le caramel, la noisette, pas assez saline à mon goût. 83/100.

 

Royal Brackla 13ans 2007 Collective 4.0 48% : (refill sherry butt) couleur acajou, nez bien marqué sherry, bien fait, chocolat noir, noix, noisette, cuir, avec de l'eau pointe de fruits rouges, bois précieux. Bouche assez sèche, chocolatée, un peu de rondeur à l'attaque, finale plus sèche et épicée, sur les tannins du bois, alcool très bien intégré. Manque un peu de fruit pour chipoter, mais très bien fait si on aime les whiskys très sherry secs/boisés. 89/100.

 

Linkwood 13ans 2006 Collective 4.0 58,1% : (2 sherry butts) couleur acajou aussi, nez boisé, vineux, fait un peu fût de porto/madère, caramel, noisette, raisins secs, un petit côté rhum de mélasse, lavande ? Bouche douce, vineuse, épaisse, alcool bien intégré, fruits rouges et chocolat/caramel. Finale assez longue, épicée, mais on reste un peu sur le sucre et le caramel, un peu lourd et pas assez frais pour aller plus loin. Verre vide intéressant et mieux avec un peu d'eau. 88/100.

 

Ledaig 13ans 2007 Collective 4.0 48% : (2 refill sherry butt) couleur or pâle, nez légèrement tourbé, citronné, poire, gourdron, sel, peu d'influence du fût. Bouche assez fine avec son alcool bien intégré, iodée, camphrée, hydrocarbure, assez "sharp" et ciselé, finale longue. 88/100.

 

Caol Ila 7ans 2013 Collective 4.0 57,2% : (fût de vin, re-charred, donc reconditionné avec bousinage, à peine réduit à 57,2%) couleur or, nez plus subtil, légèrement tourbé, fruits secs, pointe viande fumée, bacon, mezcal, miel, demande un peu de temps. Bouche puissante, sans être alcooleuse, un peu fermée, mieux avec une goutte d'eau, épaisse, fût de vin blanc liquoreux ?, finale longue, explosive. Joli whisky, puissant et gras, fait presque plus âgé que le précédent, qui demande beaucoup de temps. 88/100.

 

Bunnahabhain Staoisha 5ans 2014 Collective 4.0 61,2% : (refill sherry butt) couleur or, nez très tourbé, (pourtant 40ppm environ comme Ledaig) fait très jeune et malté, un peu mentholé et médicinal, salé, fermier. Bouche très grasse, sucrée, écoeure assez vite. Alcool bien intégré, presque facile à boire pour 61% sûrement grâce au côté sucré. Un whisky qui m'a écoeuré dès la première gorgée personnellement. 81/100.

 

artist 4

 

Les fûts ont été ssélectionnés en janvier chez Signatory. Tous des assemblages de quelques fûts pour pouvoir faire un peu de suivi et de volume. Degrés variés, élevages variés, distilleres variées. Gamme différente des "Artist", qui s'adresse à un public plus large. Le Linkwood est celui qui a failli être dans la gamme Artist.

 

7 juin 2020

Soirée Chambolle-Musigny

Si les vins de Chambolle-Musigny sont réputés pour leur élégance, c'est en grande partie dû à la Combe Ambin qui coupe l'appellation en son milieu. Cependant, dès que l'on s'approche des extrémités sud et surtout nord, mais aussi en fonction des expositions, des types de sols, des millésimes, des styles de vinification...les vins peuvent devenir bien plus puissants que ce qu'on croit souvent. Les dix vins dégustés, provenant de parcelles, de milésimes et de producteurs différents nous l'ont bien montré.

 

Pour approfondir le sujet : http://monocepage.com/geologie-de-chambolle-musigny/  

 

carte chambolle

  

Les Chambolle « du sud »

1  Anne Gros - Chambolle-Musigny La Combe d’Orveau 2015 : couleur très claire, superbe nez plein de petits fruits rouges et de pivoine. Bouche légère, fruitée, gourmande. Seule la finale à peine chaleureuse rappelle le millésime. A servir assez frais.TB+.

 

Transition

2  JF. Mugnier - Chambolle-Musigny 2015 : (assemblage Combe d’Orveau + 1er cru Les Plantes) Un vin beaucoup plus sombre, au nez plus discret, la bouche est concentrée, sur les fruits noirs et les épices, elle reste plutôt fermée aussi. Un gros potentiel, mais il faudra revenir plus tard. Le millésime l’emporte sur le style habituellement très fin du domaine. TB.

 

Les Chambolle « de la combe »

3  Bertagna - Chambolle-Musigny 1er cru Les Plantes 2015 : Couleur une nouvelle fois très sombre, nez sur un boisé toasté un peu trop présent. Bouche puissante, serrée, sur des arômes torréfiés. Le vin manque d’élégance. Les 2015 vont désormais demander beaucoup de patience. B-.

4  Nicolas Groffier - Chambolle-Musigny 1er cru Les Hauts doix 2013 : On revient sur une robe plus claire, plus classique pour du pinot, très joli nez sur la cerise, la mûre, un peu de rafle et d’épices. Bouche toute en longueur avec beaucoup d’énergie, de fraîcheur et de longueur. Certains lui reprochent un côté végétal légèrement trop marqué. TB+.

5  Denis Mortet - Chambolle-Musigny 1er cru Aux beaux bruns 2011 : Une robe claire et à peine tuilé, le nez commence à montrer un peu d’évolution avec des notes de sous-bois, du fruit rouge. Très belle bouche à la fois fruitée, acidulée, tannins bien arrondis et belle longueur. Un délice, qui a fait l'unanimité. TB++.

6  Camille Giroud - Chambolle-Musigny 1er cru Les Charmes 1988 : Couleur sombre et évoluée, trouble. Très beau nez de vieux pinots, feuilles mortes, humus, sous-bois, rose fanée, fruits confits, à peine toasté, très complexe. La bouche a gardé une belle fraîcheur, encore du fruit, des tannins fondus par le temps. La magie des vieux vins a opéré. Merci Fred ! TB++

 

Les Chambolle « du nord »

7  Anne & Hervé Sigaut - Chambolle-Musigny 1er cru Les Sentiers 2013 : Couleur très noire, nez sur le cassis, la mûre, gourmand, même s’il fait très sudiste. La bouche est puissante, concentrée, avec des tannins légèrement asséchants. A l’opposé du stéréotype Chambolle. B.

8  Cyprien Arlaud - Chambolle-Musigny 1er cru Les Sentiers 2013 : Couleur sombre aussi, nez sur la mûre, la cerise noire, gourmand. Bouche mieux maîtrisée que le précédent, avec des tannins très fins, de l’élégance et de la concentration, beaucoup de fraîcheur et une finale très longue. Superbe bouteille. TB++.

Ghislaine Barthod - Chambolle-Musigny 1er cru Les Cras 2009 : bouchonné

 

Bonus - Les assemblages

9  Cyprien Arlaud - Chambolle-Musigny 2011 : on reste sur une couleur sombre, un nez un peu sucré avec de l’orangette, intéressant. La bouche reprend aussi ces étonnantes notes un peu sucrées, la finale est plus courte que sur le premier cru, mais cela reste un très bon "village". Merci Olivier ! B+.

10  Christophe Roumier - Chambolle-Musigny 2012 : On revient sur une couleur plus claire, rubis. Le nez est sur la fraise, la framboise, la pivoine, petite impression de rafle. Bouche concentrée pour un village, encore toute jeune, très noble, il faut aller la chercher, beaucoup de fraîcheur et de longueur même si on sent qu’il n'est pas encore tout à fait à son apogée. TB+.

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14 janvier 2020

Soirée mediterranée

Château de Pibarnon - Bandol blanc 2016 : (45% clairette, 30% bourboulenc, marsanne, ugni blanc) Couleur clair, nez floral, anisé, fruits jaunes. Bouche vive à l'attaque, qui finit un peu courte et sur l'alcool. B.

Domaine Vaccelli - Vin de France « Sirocco » 2017 : (vermentino, carcaghjolu bianco, genovese, cudiverta, riminese) Couleur à peine plus foncée, très beau nez beurré, fleurs blanches, pêche, miel. Bouche à la fois grasse et tendue, élégante, boisée très bien intégré, belle longueur. Le blanc de la soirée à l'unanimité. TB+.

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Château Musar - Rouge 2011 : (cinsault, cabernet sauvignon, carignan à parts égales) Vin plutôt léger et fruité à l’ouverture, puis marqué par des notes de cèdre et de truffe à la bordelaise avant de finir sur des fruits rouges confiturés et beaucoup de rondeur comme un grenache. Très évolutif. Intéressant. TB.

Domaine de la Tour du Bon - Bandol rouge « En Sol » 2014 Mag : (100% mourvèdre en jarres) Couleur très claire, nez de grenadine, groseille, pivoine. Bouche aérienne, très fraîche, fait presque pinot, avec une finale plus épicée et réglissé. Très joli qui a divisé l’assemblée. TB++.

Ermitage du Pic St loup - Languedoc Pic-St-Loup « Guilhem Gaucelm » 2016 : (50% syrah, 50% grenache) Couleur sombre, superbe nez typé syrah, lardé, olive, anchois, épices, fruits noirs, violette, très sauvage. Bouche fraîche, concentrée, tannins fins et belle longueur. La nouvelle pépite du Languedoc. TB++.

Mas Martinet - Priorat 2005 : (65% grenache, 20% carignan + syrah, cabernet sauvignon, merlot) Couleur sombre et légèrement tuilée, nez de sous-bois et fruits cuits. Bouche puissante, tannins fondus, fruits rouges cuits, assez long. L'alcool se fait sentir dès que le vin se réchauffe. Un peu en-dessous des deux Languedocs. TB-.

Peyre Rose - Coteaux du Languedoc « Clos des Cistes » 2008 : (90% syrah, 10% grenache) A la hauteur de sa réputation comme toujours, dans un registre assez fin pour un vin de Marlène, avec du soleil, de la fraîcheur, juste ce qu'il faut d'évolution et de fruit. TB+.

 

Terres de Fagayra - Rivesaltes ambré 1986 : (macabeu + grenaches blancs et gris) Couleur ambre foncé, nez de fruits secs, noisette, caramel. Bouche assez ronde, encore pas mal de fruit, un peu de sucre, pas trop marqué noix, alcool très bien intégré. Pafait pour finir. TB+.

 

26 janvier 2020

Verticale Grange des pères

Les vins ont été servis dans l’ordre décroissant, en partant de 2014 pour finir en beauté avec 2007. Les bouteilles ont été ouvertes en début d’après-midi pour le soir, avec carafage en fin d'après-midi pour esayer de détendre 2013 et 2010.

 

Les rouges

(syrah, mourvèdre + cabernet sauvignon, counoise. Elevage de 2ans en barriques, dont 1/3 de fûts neufs)

2014 et 2012 : deux millésimes plutôt frais et légers, aux rendements pourtant faibles (drosophiles sur les mourvèdres en 2014, grêle en 2012) qui ont donné des vins facilement abordables en jeunesse, très expressifs à l’heure actuelle. Ce sont les deux bouteilles sur lesquelles l’aromatique « Grange des Pères » (tapenade, anchois, thym, laurier…) est la plus marquée. Tout le monde s’est régalé, bien que les vins ne soient probablement pas encore à leur apogée.

2013 et 2010 : deux millésimes assez proches, considérés comme de grands millésimes par la critique, qui possèdent à la fois concentration et fraîcheur. Cependant, les vins sont apparus trop jeunes, fermés, austères, par comparaison avec les précédents bien évidemment : il va falloir être patient. Le 2010 du vendredi (ouvert plus longtemps à l'avance car il a fallu remplacer une bouteille bouchonnée le jeudi...) semblait beaucoup plus évolué avec un nez presque truffé. Deviendront-ils grands un jour ? Réponse dans quelques années…

2008 : un vin un peu à part, léger, frais, déjà bien évolué sur ce « petit » millésime, non dénué d’un certain charme, mais qui manque d’intensité, surtout coincé entre 2009 et 2007.

2011, 2009 et 2007 : le tiercé gagnant, 2011 en tête, suivi de près par 2007, puis 2009. Des vins solaires, voire confituré pour 2009 surtout la bouteille du vendredi, mais sans jamais manquer de fraîcheur, avec de belles acidités dans le fond, qui viennent tous les trois d’entrer sur leur plateau de maturité, et devraient y rester encore pas mal d’années. 2011 a peut-être bénéficié d’être le seul vin servi en magnum...

De l’avis de tous, l’effet millésime a été frappant, tant les vins différaient les uns des autres, tout en gardant un niveau d’ensemble particulièrement élevé. Forcément, lorsque le travail se fait à la vigne plus qu'à la cave, il ne peut en être autrement.

 

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Le bonus : le blanc

(Roussanne + marsanne. Elevage en demi-muids, dont 1/3 de fûts neufs)

Pour terminer en beauté, un blanc du domaine était proposé à la dégustation. Le 2011 du jeudi est apparu marqué par une « réduction bourguignonne » d’élevage sur lies, à la Lalou-Bize Leroy, moins opulent, plus énergique que le suivant, mais un peu court. 2010 est beaucoup plus ample, plus puissant, plein de miel et de fruits jaunes, plus long aussi, avec peut-être un peu d'alcool en se réchauffant. L'opposition était un peu la même que sur un Meursault "old school" pour 2010 vs "Nouvelle génération" pour 2011. Les deux vins ont intéressé, voire déstabilisé par leur originalité, mais ont moins convaincu que les rouges.

 

2 décembre 2019

Soirée grands vins

rayas 2008

Selosse, Champagne Brut Initial : (100% chardonnay sur les grands crus Avize, Cramant et Oger. Dégorgé en novembre 2014)  Couleur or foncé, nez brioché, avec es notes oxydatives de noix et fruits secs bien marqués comme toujours chez Selosse. La bouche reprend ces arômes, avec une bulle très fine, une matière épaisse, presque grasse et une bonne acidité dans le fond. Longueur moyenne. TB.

 

Bonneau du Martray, Corton-Charlemagne 1998 : Couleur dorée, nez sur le miel, sur des notes beurrées, quelques fruits jaunes, encore assez jeune. Bouche très ronde, grasse, acidité assez faible, c’est même un peu mou pour certains, à la texture soyeuse, qui renforce l’impression d’un vin sur le miel et le beurre frais. Finale plutôt longue. Mais ce vin peut être déstabilisant par son équilibre pas du tout construit sur l’acidité, et en cela plus proche de certains vins du Rhône que d’un Bourgogne. TB.

 

Rayas, Châteauneuf-du-Pape blanc 2008 : (50% grenache blanc, 50% clairette sur sables) Couleur plus claire que les précédents, or pâle, nez avec un côté résine/pétrole au départ, citron vert, cédrat, fleurs blanches, abricot, envoûtant. Bouche grasse, épaisse, puissante, avec ce qu’il faut d’acidité et de fraîcheur dans le fond pour l’équilibrer. Beaucoup de longueur. Clairement le blanc de la soirée pour tout le monde. TB++.

 

Clos Rougeard, Saumur-Champigny Les Poyeux 2011 : (100% cabernet franc. Parcelle de 2,9ha, sols sableux) Couleur rubis, très claire, nez plein de petits fruits rouges, très légères notes végétales sans aller jusqu’au poivron non plus, qui donne ici un côté noble à ce vin. Bouche en dentelle, tout en fruit, peu de tannins, texture soyeuse, plus dans l’esprit d’un Chambolle que d’un Saumur. Belle longueur en plus. Tout le monde est un peu surpris mais entièrement convaincu par la finesse de ce vin. TB++.

 

la tache 2004

Coche-Dury, Volnay 1er cru 2011 : (100% pinot noir. Assemblage des premiers crus Taillepieds et Clos des Chênes) Couleur rubis proche du précédent, là aussi une aromatique sur les petits fruits rouges, la fraise surtout, moins de notes végétales, plutôt une pointe épicée et un peu de cuir. La bouche est toute en fruit, à peine plus de tannins que le Clos Rougeard, surtout dans le fond une minéralité et une acidité plus élevées, qui vont vraiment étirer ce vin tout en longueur et en fraîcheur, encore plus long. Il a parfaitement emmené La Tâche, jouant dans la même cour, dans un registre plus fin. Exceptionnel.

 

Domaine de la Romanée-Conti, La Tâche 2004 : Couleur grenat, bien plus foncée que le précédent, sans trace d’évolution. Le nez s’ouvre d’abord sur un côté lardé, viande fumée, plus typique d’un Rhône Nord que d’un pinot, on sent un vin puissant, très solaire pour 2004. Peu à peu le côté lardé se mêle au côté pot-pourri/rose fanée typique du domaine, avec du cuir, cassis, framboise… Très complexe et évolutif dans le verre. La bouche reprend ses arômes, plutôt puissante et mûre pour un pinot, mais une acidité très élevée dans le fond l’étire et lui permet de rester équilibré. Les tannins sont très fins. Finale encore plus longue que les précédents. Même si elle n’était probablement pas encore à son apogée, cette bouteille était exceptionnelle. Malgré des attentes très fortes, elle n’a déçu personne, bien au contraire. Exceptionnel.

 

Jean-Louis Chave, L’Hermitage 2011 : (100% syrah. Assemblage des parcelles Bessards, Méal, Beaume, Diognères, Ermite et Péléat) Couleur noire, on change clairement de registre. Nez de fruits noirs, graphite, qui semble un peu sur la retenue même après très long carafage, notes végétales dans le fond. Bouche puissante, sur les fruits noirs, avec une fraîcheur et une acidité très hautes derrière. Beaucoup de longueur, mais une aromatique qui refuse de se livrer complètement. Il faut vraiment aller chercher ce vin, contrairement aux précédents. Probablement encore un peu trop jeune. Mais comme on dit parfois, « un Chave c’est toujours trop jeune ». TB.

 

Justino’s, Madère Terrantez Old Reserve : (100% Terrantez. Vin muté. Assemblage de fûts de 10 à 50 ans environ) Couleur ambrée, reflets rougeâtres. Nez exubérant, sur la noix, la noisette, l’abricot sec, la figue, la datte, les plantes méditerranéennes, très complexe. Bouche puissante (19%), à l’ampleur impressionnante, sur les arômes du nez, plutôt demi-sec, voire presque sec sur la finale. Il finit très long, avec une belle acidité, une impression de salinité, qui donne envie d’y retourner. Ce vin atypique a pour beaucoup a pleinement convaincu. Accord parfait avec la tarte aux noix. TB++.

 

27 novembre 2018

Château Thivin (Odenas) ***

Château Thivin *** - Côtes de Brouilly "Zaccharie" 2010 : couleur entre rubis et grenat, nez très fruité, légèrement poivré, plus profond que les précédents, bouche puissante, fruitée, épicée, croquante, avec beaucoup de fraîcheur. Finale de bonne longueur. Très bon, mais ça doit pouvoir attendre encore un peu. (+- 16,5/20).

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Gamay noir Vignes d'Ecussol 2017 : B.

Côte de Brouilly Les sept vignes 2018 : TB.

La Chapelle 2018 : juteux, plein de fruit. TB.

Brouilly reverdon 2018 : plein de fruit, juteux. TB.

Cuvée Marguerite blanc 2018 : sur la prise des bois, très marqué. B-.

Griottes de Brulhié 2019 : concentré, juteux, salin. TB+. 

 

Château Thivin - Côte de Brouilly Zaccharie 2013 : phase entre deux, beau jus mais un peu austère. TB-.

 

Les Sept Vignes 2021 : léger, fruité, un petit trait végétal sur ce millésime. B+.

 

Les sept vignes 2023 : léger, juteux, beau fruité, belle entrée de gamme.

 

Château Thivin, Côte de Brouilly Zaccharie 2019 : (100% gamay) Couleur claire, nez de fruits rouges, cerise, pivoine, très bourguignon sur ce millésime. La bouche est mûre, mais avec des tannins fins, une belle acidité, tout le monde pense à un joli pinot noir, moi le premier… Merci pour ce joli piège Olivier ! TB+.

 

1 octobre 2019

Soirée Vin de Pays et Vin de France

1 - Maison Boiteau, IGP Charentais Le Bruleau 2017 : (100% chardonnay) couleur or pâle, nez beurré, vanillé, gourmand. Bouche facile, grasse, beurrée, dans un esprit petit Côte de Beaune, manque juste un peu de longueur.

2 - Les Vignes de Paradis, IGP Allobroges Savagnin 2015 : (100% savagnin) Robe plus dorée, nez sur la brioche, le miel, les fruits secs, évoque un champagne un peu évolué, avec une pointe oxydative. Bouche concentrée, avec une belle fraîcheur derrière, de la puissance et de la longueur. Très intéressant.

3 - Mas del Périé, Vin de France Les Pièces longues 2017 : (100% chenin sur Cahors) Robe similaire, nez très réduit, même après long carafage, sur l'allumette et l'oeuf pourri, compliqué. La bouche est très différente, énergique, tendue, citronnée, avec beaucoup moins d'arômes réducteurs.

4 - Jean-Baptiste Gougis, Vin de France Puy de Joie 2017 : (quasi 100% gamay sur le plateau de Gergovie) Couleur soutenue, nez de cerise, cassis, poivre, réglisse. Bouche puissante, un peu rustique avec des épices et un côté presque "ferrugineux", tannins encore serrés. Beau potentiel, à attendre quelques années si possible.

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5 - Terrasse d'Elise, IGP Pays d'Hérault Le Pradel 2017 : (100% cinsault) Couleur rubis, bien plus claire, nez de confiture de fraise, gourmand. Bouche fruitée, confiturée, peu tannique, avec un peu trop d'alcool ressenti sur la finale.

6 - Ludovic Engelvin, IGP Gard Clos Serre-Cabanis 2016 : (50% grenache, 50% mourvèdre) Robe grenat, nez de fruits noirs, épices, olives, cuir, garrigues. Bouche très fraîche, tannins de belle qualité, de l'épaisseur et de la longueur. Très belle bouteille. Un domaine qui monte.

7 - Trévallon, IGP Alpilles rouge 2009 : (50% syrah, 50% cabernet sauvignon) Robe très sombre, nez bien plus évolué, fruits noirs, cuir, truffe, tabac, la grande classe. Bouche pas très épaisse, plutôt sur la tension avec une belle acidité, des tannins encore un peu serrés, beaucoup de longueur.

8 - Grange des Pères, IGP Pays d'Hérault rouge 2015 : (Syrah, mourvèdre, cabernet sauvignon, counoise) On revient sur une couleur plus claire, nez explosif, plein de fruits mûrs, de garrigue, de thym, d'anchois, d'olives. Bouche dans la lignée, moins serrée que le Trévallon, très aromatique avec une grande fraîcheur derrière. La Grange a tenu son rang, sur ce millésime très accessible en ce moment bien qu'encore tout jeune.

Bonus - Gourt de Mautens, IGP Vaucluse blanc 2012 : (picpoul, bourboulenc, picardan, roussanne, marsanne, viognier, clairette, grenaches blanc et gris) Robe dorée, nez réduit qui rappelle le vin du Mas del Périé, là aussi on reconnait plus le travail sur la réduction que la région. Bouche intéressante, plus tendue, moins opulente que par le passé avec ce domaine. Merci Olivier pour la bouteille.

9 - Domaine Sérol, Vin Mousseux Turbullent : (pétillant naturel 100% gamay) couleur "rose bonbon" avec une mousse blanche épaisse, nez de bonbon à la fraise, bouche vive, pointe de sucre, peu d'alcool, très rafraîchissante, parfait pour conclure la soirée.

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6 mai 2013

Giuseppe Rinaldi (Piémont) *****

Depuis le décès de Beppe Rinaldi en 2018, ce sont ses filles Marta et Carlotta, déjà présentes à ses côtés depuis quelques années, qui gèrent le domaine avec brio. Historiquement le domaine produisait deux barolos, Cannubi San Lorenzo-Ravera et le plus délicat Brunate-Le Coste. Mais ces cuvées ont été renommés avec la nouvelle loi à partir du millésime 2010 en "Tre Tine" (Cannubi San Lorenzo, Ravera, une partie de Le Coste) et Brunate (qui comprend probablement quelques raisins de Le Coste également). Ce sont des vins traditionnels, taillés pour la garde, assez durs et tanniques avec parfois de la volatile, pas toujours très nets mais plaine de charme du temps de Beppe. Ils sont désormais plus "propres", légèrement plus fins et accessibles en jeunesse avec l'influence de Marta et Carlotta, mais ils ont su garder leur identité, leur complexité et leur profondeur. 

 

 

Giuseppe Rinaldi - Barolo Tre Tine 2012 : (Cannubi San Lorenzo - Ravera - Le Coste) Couleur classique pour du nebbiolo, rubis avec des contours tuilés. Nez à peine réduit à l'ouverture de la bouteille, mais très bien après 3-4h de carafe, très élégant et surtout très évolutif, difficile à "attraper", d'abord sur la cerise, la prune rouge, une étape avec du menthol et le côté "goudron" du Barolo, puis de plus en plus sur la rose et la fraise avec l'ouverture et le réchauffement. La bouche suit l'aromatique du nez avec peu d'épaisseur mais beaucoup de tension, grosse acidité sans qu'elle soit dérangeante, encore quelques tannins surtout lorsque le vin est servi trop froid, mais déjà très civilisés pour 2012 avec une température de service un peu plus élevée et en mangeant. La finale est très longue, majoritairement sur la rose, la fraise, le menthol. Un Barolo de grande classe, bien sûr encore très loin de son apogée, mais déjà abordable. Note : 18/20.

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Dolcetto d’Alba 2018 : tous les vins du domaine sont goûtés en début de salon, donc à l’ouverture de la bouteille et un peu froid. Ceci-dit aucune réduction ou volatile, tout était bien en place. Le Dolcetto est léger, fruité, juteux, avec une finale poivrée un peu étonnante sur du Dolcetto qui l’allonge. TB.

Langhe Freisa 2018 : petits fruits rouges acidulés, encore plus poivré et réglissé, peu épais, en longueur. TB.

Barbera d’Alba 2018 : fruit beaucoup plus mûr, plus de puissance, fruits noirs un peu confiturés, mais avec une très belle acidité dans le fond, beau grain de tannins, déjà excellent en l’état. TB+.

Barolo Tre Tine 2015 : on revient à une couleur très claire, petits fruits rouges, rose, peu d’épaisseur, tout en longueur, tendu, minéral, tannins fins pour un si jeune Barolo, tout en élégance et en fraîcheur pour un 2015. Un futur grand, mais on se fait déjà plaisir. TB++.

 

Rinaldi - Langhe nebbiolo 2016 : couleur très claire, fraise, fruits rouges juteux, pinote au départ, finale longue et serrée du nebbiolo. TB+.

 G. Rinaldi - Langhe Nebbiolo 2016 : (14%. 100% nebbiolo) Couleur un peu plus foncée que les deux précédents, à peine rouillée. Le nez fait très nebbiolo (quand on sait…) fruit, floral, cuir/goudron… Bouche en tension, très pure là aussi, clairement tradi, avec ces petits tannins qui donnent beaucoup d’allonge, acidité élevée. Je l’avais juste trouvé un peu plus éclatant il y a 1 an. TB+.

 

Rinaldi – Barbera d’Alba 2018 : barbera toute en finesse, claire en couleur, beaucoup de fraîcheur, toute en fruit. TB.

 

 G. Rinaldi, Barolo Tre Tine 2016 : (à Barolo, parcelles Le Coste, Cannubi San Lorenzo et Ravera) Couleur moyenne, à l’ouverture le nez est joli, avec de la rose, de la griotte, petite volatile au départ, balsamique, la bouche semble plutôt bien équilibrée et assez fine, mais la volatile ne cesse de prendre de la place, jusqu’à prendre même toute la place, le fond de verre ne semble pas très propre même. C’est la déception du soir pour moi. B.

 

27 mai 2019

Soirée Côte de Nuits

1 - Méo-Camuzet - Bourgogne Hautes-Côtes de Nuits « Clos St Philibert » 2016 : (100% chardonnay) Couleur très claire, nez sur des notes grillées et soufrées, bouche toute en tension, ni grasse ni beurrée contrairement aux années précédentes, très citronnée, avec une finale salivante sur les zestes d’agrumes. TB.

2 - Ponsot - Morey-St-Denis 1er cru « Clos des Monts Luisants » 2015 : (100% aligoté !) Couleur plus dorée, nez sur l’ananas, fruits tropicaux et fruits jaunes bien mûrs. La bouche garde ce fruité avec une belle épaisseur et beaucoup d’acidité dans le fond qui permet d’allonger et d’équilibrer ce vin qui a fait l’unanimité. Superbe. TB++.

3  - Bart - Marsannay « Les Ouzeloy » 2014 : Couleur grenat, assez foncée pour du pinot noir, nez plein de fruit sur la cerise, la mûre, bouche très fraîche, fruitée, peu de tannins, très élégante. Tout le monde se régale, pourtant on va vite l’oublier…TB.

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4  - Arlaud - Chambolle-Musigny 2014 : (assemblage de 4 parcelles : les bussières, les herbues, les chardannes, les gammaires) Robe de même intensité, nez plutôt marqué fruits noirs là aussi, avec quelques épices. Bouche beaucoup plus concentrée, légèrement plus tannique, beaucoup de fruit, plus d’épaisseur et plus de longueur. TB+.

5  - Hudelot-Noëllat - Vosne-Romanée 2013 : (principalement sur Basses Maizières) On change de registre avec une couleur rubis, un nez sur les fruits rouges et la rose. La bouche est moins épaisse mais plus tendue, peu de tannins, toute en finesse et en élégance. TB+.

6 - Dujac - Morey-St-Denis 1er cru 2014 : (assemblage des premiers crus ruchots, charières, millandes, clos sorbé) Nouveau changement de registre avec une robe un peu plus foncée, un nez très expressif et noble avec du cuir, quelques notes végétales dues à la grappe entière, du cassis. Bouche pas très épaisse mais toute en longueur et en minéralité, avec du fruit, du cuir, du floral, très belle longueur. TB++.

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7 - Denis Mortet - Gevrey-Chambertin 1er cru « Lavaux St Jacques » 2012 : Robe de même intensité, nez plus confituré, avec encore une petite touche vanillée. La bouche est sublime, du velours, très épaisse et soyeuse à la fois, sans la petite pointe boisée du nez, du fruit, quelques épices, la fraîcheur et la minéralité de Lavaux dans le fond et beaucoup de longueur. TB++.

8 - JF. Mugnier - Nuits-St-Georges 1er cru « Clos de la Maréchale » 2012 : Nez bien plus animal avec un côté un peu strict, presque ferreux, bien différent des Maréchales 2013 et 2014 par exemple. Bouche puissante, encore tannique et un peu trop animale, beaucoup de longueur par contre. Il lui manque l’élégance habituelle, très étonnant pour un vin du domaine Mugnier ! Loin d’être mauvais, mais on prend moins de plaisir qu’avec les cinq vins précédents, d’un haut niveau ce soir-là. TB-.

 

18 novembre 2018

Soirée Côte de Beaune

Les rouges

1 Santenay « Les Prarons » 2014, domaine Bachelet-Monnot : Couleur claire, nez très expressif plein de fruits rouges. Bouche gourmande, peu tannique, très fraîche et fruitée, pas une très grande longueur mais très facile à boire. Tout le monde se régale. Ca commence bien. TB.

2 Chassagne-Montrachet Vieilles vignes 2015, domaine Bernard Moreau : Couleur claire pour lui aussi, nez de fruits rouges un peu plus sucrés que le précédent. Bouche plus puissante avec un peu plus de tannins, plus de longueur, encore un bon potentiel de vieillissement même si on se régale déjà. TB+.

3 Savigny-les-Beaune 1er cru « Les Peuillets » 2015, Domaine des Croix : Couleur plus sombre, nez plus marqué fruits des bois et mûre, plus floral aussi. Bouche plus tendue, plus minérale et encore beaucoup plus longue, la grande classe ! TB++.

4 Aloxe-Corton 2008, domaine Rollin : On passe à une robe tuilé, un nez de sous-bois et de noyau de cerise, la bouche est plus fruitée ue le nez, moins évoluée, avec l’acidité des 2008 mais sans manquer d’épaisseur pour autant. Beau vin à son apogée. TB.

5 Volnay 1er cru « Le Ronceret » 2012, domaine Jean-Marc Boillot : Couleur sombre et légèremnt tuilée, nez sur le kirsch, le fer des sols rouges est bien présent. Bouche puissante, semble solaire, manque un peu d’élégance, tannins encore un peu durs. Il y a de la longueur, mais au final peu de plaisir sur ce Volnay bien plus proche du stéréotype Pommard. Petite déception… B-.

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Les blancs

6 Meursault « Grands charrons » 2015, domaine Michel Bouzereau : couleur très claire, nez plein de fruits, agrumes et fruits du verger. Bouche toujours aussi fruitée, tendue par une belle acidité, peu de gras, belle longueur pour un village, beaucoup d’élégance, comme souvent chez Bouzereau. TB+.

7 Chassagne-Montrachet 1er cru « Morgeot » 2015, domaine Lamy-Pillot : Couleur à peine plus dorée, nez un peu grillé et citronné, la bouche n’est pas très grasse non plus, moins fruitée que le Meursault, mais avec un peu plus de volume et de longueur, aussi un côté tartrique trop prononcé. Encore un bon potentiel de vieillisement. TB-.

8 Corton Grand cru 2013, domaine Maillard : Couleur or pâle, nez solaire sur le miel, les fruits mûrs, presque ananas. La bouche est puissante, massive, mais une belle minéralité dans le fond l’empêche de tomber dans la lourdeur. Très beau vin qui peut lui aussi vieillir encore longtemps. TB.

 

30 septembre 2018

Soirée 2015

1 - Domaine des Ardoisières - IGP Allobroges Schiste 2015 : (jacquère, roussanne + malvoisie, mondeuse blanche) Couleur claire, nez sur la poire, la brioche, les agrumes. Bouche vive, tendue par une belle acidité, pas très épaisse mais longue et très minérale en finale. TB+.

2 - Château Simone - Palette blanc 2015 : (clairette + grenache blanc, ugni, muscat) Couleur dorée, nez de fruits jaunes, voire quelques fruits secs, floral et un peu toasté. Bouche puissante, à la concentration impressionnante, quand même une bonne acidité dans le fond grâce à la clairette et l'exposition nord. Un peu d'alcool sur la finale pour chipoter. Un vin au grand potentiel, qui aurait besoin d'être attendu encore quelques années. B+.

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3 - Domaine Grosbot-Barbara - Vin de France (fait à Saint-Pourçain) Clos Jacques Chevallier 2015 : (chardonnay + tressallier, pinot gris) Couleur or pâle, nez très exotique, plein d'ananas, légèrement beurré, très gourmand. Bouche grasse, exotique aussi mais sans jamais tomber dans la lourdeur. Stupéfaction à la levée de la chaussette : personne n'aurait parié sur un Saint-Pourçain à ce niveau-là. TB.

4 - Domaine Agapé - Alsace Grand Cru Rosacker Riesling 2015 : On revient sur une couleur plus claire, un nez d'écorces d'agrumes, de mirabelle, pas vraiment de pétrole sur ce riesling mûr. Très beau volume en bouche, les 6gr de sucres résiduels sont parfaitement équilibrés par une superbe acidité. Finale très longue. Déjà un grand vin en l'état. TB+.

5 - Domaine Alain Voge - Saint-Joseph Les Côtes 2015 : Couleur presque noire, beau nez lardé, fumé, sur la violette, le poivre. Bouche plus fine que ne le laissait penser le nez, beaucoup de fruit, mais des tannins encore un peu présents en finale. Un style "sauvage", mais trop austère pour certains. TB.

6 - Domaine Michel Noëllat - Vosne-Romanée 1er cru Les Suchots 2015 : Couleur grenat, sombre pour du pinot noir. Superbe nez qui s'ouvre au fil de la dégustation, sur la cerise, la mûre, encore une pointe boisée/toastée. Bouche à la fois puissante et concentrée mais aussi gourmande et soyeuse, pleine de fruits, avec une finale immense. "La main de fer dans un gant de velours". Déjà beaucoup de plaisir en l'état. TB+.

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Bonus - Bodegas Mauro - Vino de la Tierra de Castilla y Leon 2015 : (tempranillo + syrah) L'apport mystère de la soirée a une robe très sombre, un nez de cassis, mûre, encore un peu boisé/vanillé. Bouche puissante, mais avec une certaine fraîcheur dans le fond, très belle texture, on retrouve les arômes du nez. Encore un peu jeune en l'état, mais il a la matière pour faire un très beau vin dans quelques années. B+.

7 - Domaine du Pas de l’Escalette - Terrasses du Larzac Le Grand Pas 2015 : (grenache + syrah, carignan) Couleur étonnamment très claire, nez sur la fraise écrasée, la garrigue. La bouche reprend cette trame sucrée mais manque un peu de fraîcheur. Dommage pour cette bouteille qui goûte ce soir-là beaucoup moins bien que les bouteilles ouvertes il y a quelques mois qui tiraient beaucoup plus sur des grandes syrahs du Rhône nord. Les mystères du vin... B.

8 - Clos du Mont Olivet - Châteauneuf-du-Pape 2015 : Robe à peine plus foncée que le précédent, nez sur la fraise écrasée, la figue, la cerise, proche du Pas de l'Escalette mais en plus élégant. La bouche est à la fois gourmande, puissante, concentrée, fraîche, et très fruitée. Les tannins sont encore bien présents. Finale très longue. Une grande bouteille en perspective. TB.

 

21 mai 2018

Soirée Vins de vigneronnes

1 - Françoise Bedel, Champagne "L'âme de la Terre" Extra-Brut 2005 : (60% pinot meunier, 30% chardonnay, 10% pinot noir, dégorgé en 2016 après 9ans sur lattes) Belle couleur dorée, le nez est légèrement oxydatif mais bien maîtrisé, bouche puissante, vineuse, un peu solaire, mais à la bulle très fine, avec une longue finale sur de fins amers. Beau champagne de gastronomie ! TB.

 

2 - Lalou Bize-Leroy-Maison Leroy, Bourgogne chardonnay 2014 : Couleur claire, nez floral (camomille, chèvrefeuille) et légèrement minéral. Bouche vive à l'attaque, toujours florale et fruitée, pas très grasse, difficile à placer sur du chardonnay, finale de longueur moyenne. Petite déception à la découverte de l'étiquette : tout le monde en attendait plus même si c'est un bon vin. TB-.

 

3 - Marjorie Gallet-Le Roc des Anges, IGP Côtes Catalanes blanc "Chamane" 2016 : (100% muscat à petits grains sur schistes) Couleur encore plus pâle, nez discret, juste légèrement brioché, bouche très minérale et portée par une belle acidité, le cépage est impossible à identifier, c'est le sol qui domine, la finale est très longue, presque saline, d'une grande fraîcheur. Une bouteille qui a divisé : elle a séduit les amateurs de "vins de terroir" mais certains lui ont reproché un manque de fruit mais aussi d'épaisseur. TB+.

 

4 - Catherine Faller-domaine Weinbach, Alsace Pinot Gris Réserve Particulière 2016 : Robe un peu plus dorée, nez très engageant sur la pêche, l'abricot, le miel. Bouche très facile, à peine sucrée mais bien équilibrée par une fine acidité. Moins de longueur que le précédent mais beaucoup plus consensuel. TB-.

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5 - Amélie Berthaut-Domaine Berthaut-Gerbet, Hautes-Côtes-de-Nuits rouge 2015 : Robe rubis foncé, nez sur les fruits rouges un peu sucrés, bonbon anglais, floral. Bouche gourmande, aux tannins fins. Pas très complexe mais très facile, tout le monde se régale. TB.

 

6 - Anne Gros, Bourgogne Pinot noir 2013 : Couleur plus claire, le nez "pinote" plus, avec des fruits rouges acidulés, bouche avec plus de fraîcheur, plus de longueur, plus d'acidité aussi, et une finale étonnamment poivrée. Moins facile que le précédent mais un peu plus complexe. Du haut niveau pour un simple Bourgogne. TB+.

 

7 - Christine Vernay-Domaine Georges Vernay, IGP Collines rhodaniennes "Fleurs de mai" 2016 : (100% syrah) Couleur grenat, nez très expressif et "sauvage" sur la violette, le poivre, l'anchois, le côté lardé/fumé de la syrah. La bouche garde ce côté sauvage, mais avec des tannins très fins, beaucoup de fruit et de fraîcheur. On pourrait croire à une belle Côte-Rôtie ! TB+.

 

8 - Elisabeth et Marie-Laurence Saladin, Côtes-du-Rhône "Loï" 2015 : (majorité grenache noir + grenache blanc, syrah, carignan) Robe un peu plus claire, nez très différent sur la fraise confiturée, réglisse. Bouche plus solaire, plus confiturée, mais elle reste bien équilibrée par une fine acidité, tannins très fins là aussi. Moins sauvage que le précédent, plus gourmand. Il a séduit tout le monde, et n'a pas paru faible entre deux grandes bouteilles. TB.

 

9 - Marlène Soria-domaine Peyre Rose, Languedoc "Marlène n°3" 2008 : (65% syrah, 35% grenache) Couleur noire, le nez sent bon la garrigue, légèrement fumé, à peine torréfié, sur le cassis, la mûre. Bouche puissante même après une demi-journée de carafe, avec des tannins encore présents mais jamais asséchants, sur les arômes du nez mais toujours une belle fraîcheur derrière. Finale interminable. Superbe bouteille, encore un peu jeune peut-être. TB+.

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3 janvier 2018

Guyon Jean-Pierre (Vosne-Romanée) ***

Grands jours 2018

Vosne Charmes de Mazières 16 : (tout en bt, 100% vendange entière) frais, fruité, peu épais, tendu. B+.

Vosne 1er cru en Orveaux 16 : plus noir, peu épais aussi, tendu, finit un peu serré. TB-.

Vosne 1er cru Aux brûlées 16 : plus marqué fruits rouges acidulés, plus épais, plus tannique, plus long, à attendre, beau potentiel. TB.

Clos Vougeot 16 : Beau nez fruité, floral, toujours ce style en longueur un peu austère mais noble, tannins un peu durs en finale. TB.

Echezeaux 16 : plus boisé en l’état, à peine réduit, finale serrée, pas tout à fait en place. B.

 

Domaine Guyon (Jean Pierre et Michel à Vosne) *** - Chorey-Les-Beaune "Les bons ores" 2008 : CR de Julien : "Le vin est clair. Le nez est complexe et savoureux. On est sur les fruits rouges (cerise, fraise) mais aussi sur des notes un peu plus "rustiques" avec du cuir. C'est légèrement viandé, fumé mais très frais avec le menthol, la réglisse, aussi du poivre. C'est très complexe! Malheureusement, la bouche n'est pas au niveau de la promesse du nez pour moi. Millésime oblige à mon plus grand désespoir l'acidité se fait trop sentir (et pourtant j'aime ça) d'autant plus que la matière n'est pas assez forte pour la contrer. Un beau grain de tanin sinon. Dommage pour la bouche car très beau nez."

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Guyon - Chorey les bons ores 2014 : robe claire, beau nez de petits fruits rouges, cranberry, airelles, pivoine, bouche légère toute en tension, fruitée, minérale, tannins légèrement présents, un côté végétal noble (vendange entière) bien intégré, belle longueur. TB.

 

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