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Mon carnet Vin
21 juillet 2020

Soirée 2010 et 2000

René Muré - Crémant d'Alsace Grand Millésime 2010 : très belle bulle, beaucoup de finesse, de la tension, de la rondeur malgré le peu de dosage. TB+.

Hauvette - Jaspe 2010 : (roussanne, clairette) très beau nez exotique et miellé, bouche plus chaleureuse et un peu courte. B+.

Deiss - Altenberg de Bergheim 2010 : plein de fruits exotiques, pétrole légèrement, sucre bien présent parfaitement équilibré, superbe longueur, la grande classe. Le vin de la soirée. TB++.

Domnique Laurent - Morey St Denis 2010 : assez végétl, poivronne. B-.

Thillardon - Chénas Les boccards 2010 : fruits noirs, acidité élevée, sérieux, assez mûr tout en restant frais, bien fait, juste un peu trop austère. B+.

Domaine de  Boissan - Gigondas VV 2010 : puissant, confituré, pas mal d'alcool, assez simple. B.

Dupasquier - Roussette de Savoie Marestel 2010 : bouchon

Patrick Baudouin - Quart de Chaume les Zerzilles 2010 : (50cl) beau nez de pâte de coing et d'abricot, les 150gr de sucres sont bien équilibrés par une belle acidité. TB++.

Château Pajzos - Tokaji Esszencia 2000 : (50cl) Un "monstre" à 528gr de SR, à peine 4% d'alcool, sirupeux, épais, beaucoup de sucre, aromatique qui pourait faire penser à du chenin avec de la pate de coing, sans être ultra acide il reste digeste, avec une grosse ampleur. Un vin de méditation à goûter au moins une fois pour tout amateur de liquoreux. TB++.

 

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10 juin 2020

Anthill Farms (USA) ****

Domine créé en 2003 par David Low, Anthony Filiberti et Webster Marquez (3 anciens de chez Williams Selyem). Principalement de l’achat de raisins. Non membre du IPOB mais la philosophie s'en rapproche : quête de fraîcheur, peu d'extraction, pas trop d'alcool... Les vins sont assez peu sulfités sans aller jusqu'au nature, toujours propres, gourmands, assez ronds, légèrement confiturés, très expressifs, taillés pour être bus jeunes.

 

 

Anthill Farms - Sonoma Coast Pinot Noir Harmony Lane vineyard 2015 : (100% pinot noir dont une partie en grappes entières. Domaine fondé par David Low, Anthony Filiberti et Webster Marquez, qui se sont rencontrés chez Williams Selyem en 2003. Premier millésime d'Anthill Farms en 2004) Couleur claire avec des reflets marrons (comme certains sangiovese tradi), nez expressif dès l'ouverture, plein de confiture de fraise, un peu de rose, de griotte, zéro boisé, un mix de Bourgogne/Burlotto/Reynaud, qui ne pouvait que me plaire. La bouche est très légère, peu de tannins, fraîche, délicate, vraiment à la limite du dilué, mais du bon côté de la limite à mon goût, style très pur, on sent le vin peu sulfité mais sans défauts. Le lendemain, un côté orange sanguine en plus. Finale un peu courte pour être parfait, mais on y retourne facilement. Un vin très intéressant. Il va falloir que j'approfondisse la nouvelle génération californienne, reste plus qu'à trouver les vins... Note : 17/20.

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Anthill Farms, pinot noir 2016 AVA Sonoma Coast (Sonoma County) : « Les raisins proviennent de deux des parties les plus fraîches et les plus côtières de cette appellation : la côte basse, à l'ouest de Sébastopol, au bord du Petaluma Gap ; et la haute côte, la première ou la deuxième crête intérieure des océans plus au nord. Ces sites sont unis par l'influence directe de l'air marin frais du Pacifique, retardant la maturation jusqu'en octobre. » Sols majoritairement sables et argiles. Environ 30% grappes entières.

Couleur rubis foncé, nez très expressif plein de fruits rouges légèrement confiturés. La bouche est très facile, ronde, fruitée, un peu sucrée, peu de tannins, une petite pointe d’orangette sur la finale. Un vin gourmand, mais auquel il manque la fraîcheur et la profondeur par rapport aux parcellaires du domaine. B+.

 

Campbell ranch pinot noir 2016 : à mi chemin entre les deux précédents, éclatant, assez coloré, fruits confiturés, assez rond, peu tannique, sucrosité un peu trop élevé par rapport à l'acidité, mais c'est gourmand et facile à boire. TB-.

 

Tina Marie 2016 AVA Russian River : bu à côté de Kutch, plus de densité, toujours très gourmand, légèrement confituré, pointe d'élevage au nez, surtout une finale très fraîche avec des notes d'anchois, finit long et salin, donne envie d'y retourner. TB++.

 

 

3 avril 2022

Overnoy-Houillon (Pupillin) *****

Pierre Overnoy a commencé à vinifier au domaine familial (d'environ 5ha aujourd'hui) dans les années 1950. Après une longue réflexion, les rencontre de Jacques Néauport et Jules Chauvet, il vinifie son premier vin sans soufre dans les années 1980. Il devient vite l'icône des vins natures. Dans les années 1990 un jeune stagiaire, Emmanuel Houillon, devient en quelques sortes son fils spirituel. Pierre Overnoy l'engage à la fin des années 1990 et lui laisse les rênes du domaine petit à petit. Comme il l'explique dans son livre d'entretiens,pour faire du vin nature il faut du temps (les élevages durent de 3 à 11 ans environ !), de l'hygiène et du matériel (contrôle des températures oblige, surtout maintenant que la vendange rentre début septembre...). Ses vins autant en rouge qu'en blanc peuvent se garder des années, ils sont d'une énergie et d'une pureté qu'on rencontre rarement ailleurs, les déviances sont extrêmement rares pour des vins natures.

 

 

 

Overnoy-Houillon - Arbois-Pupillin chardonnay 2015 (cire blanche) : (12,5%) Couleur dorée un peu trouble, nez un peu réduit à l'ouverture de la bouteille, paille, citron. Bien mieux après 4-5h d'ouverture, surtout citronné, pointe de volatile, cire, très légèrement marqué par les lies, pour le moment rien d'extraordinaire. C'est en bouche que la différence se fait, d'une énergie et d'une tension incroyables, surtout pour 2015, beaucoup de profondeur, du volume, pas du tout de gras ou de beurré, aromatique citron confit, fruité un peu mûr, pointe de volatile mais juste ce qu'il faut pour donner de l'allonge. Il rappelle en cela un Chardo en chalasse 2015 55mois de Labet bu récemment mais qui était lui à 14,5%. Ici l'équilibre est encore meilleur, beaucoup de fraîcheur, finale très longue, salivante, on y retourne facilement. C'est déjà très accessible en l'état mais gros potentiel de garde aussi. Exceptionnel.

 

overnoy chardonnay 2015

 

11 mars 2019

Soirée Crozes-Hermitage et St-Joseph

Combier, Crozes-Hermitage blanc 2016 : couleur or pâle, nez sur le miel, les fruits jaunes bien mûrs. Bouche fruitée, facile, finale un peu courte. B-.

Louis Chèze, Saint-Joseph « Ro-Rée » Blanc 2016 : Couleur dorée, nez sur le miel, encore un peu vanillé et beurré. En bouche l'élevage est bien intégré, plus d'épaisseur que le précédent, mais surtout plus d'acidité et de longueur. B+.

 

Combier, Crozes-Hermitage cuvée L 2017 : Couleur sombre, nez de fruits noirs, olives. Bouche fruitée, légère, facile, peu tannique, un peu lisse. B+.

Combier, Crozes-Hermitage 2016 : Couleur claire pour une syrah, nez sur l'olive, le lardé/fumé, voire l'anchois. Bouche légère, sur les arômes du nez avec du fruit, peu de tannins, élégante, beaucoup de classe, à défaut d'une grande longueur. TB.

Monier-Perreol, Saint-Joseph 2016 : Couleur encore plus claire, nez sur les fruits rouges, la cerise, plus floral. Bouche en finesse, pas une grosse épaisseur mais une très belle minéralité, toute en longueur. Un vin très élégant. TB+.

 

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Louis Chèze, Saint-Joseph "Ro-Rée" 2016 : couleur sombre, nez fruits noirs, pointe d'élevage vanillé, café, cassis, mûre. Bouche à l'élevage bien intégré, belle matière soyeuse, plutôt légère et fruité finalement avec fraîcheur et longueur. TB-.

Georges Vernay, Saint-Joseph « Terre d’encre » 2016 : robe légèrement plus foncée que les précédents, nez sur les fruits rouges et noirs, beaucoup de poivre, graphite/mine de crayon (sols granitiques). Bouche plus puissante, aux tannins très fins, belle fraîcheur, beaucoup de longueur, pas encore une grande complexité mais le temps devrait y remédier. Beau potentiel d'évolution. TB.

Emmanuel Darnaud, Crozes-Hermitage "Mise en Bouche" 2017 : couleur presque noire, solaire, fruits noirs, puissant pour une entrée de gamme, tannins fins, presque à attendre. B+.

Emmanuel Darnaud, Crozes-Hermitage « Trois chênes » 2016 : couleur presque noire, nez plus solaire (sols de galets roulés), plus chaud, mûre, cassis. Bouche puissante, mais les tannins restent fins là aussi, une petite acidité dans le fond l'empêche d'être lourd. Bonne longueur. TB-.

 

Alain Voge, Saint-Joseph « Les Côtes » 2016 : on renvient à une robe plus claire, nez de fruits rouges, floral, pointe d'olive et de graphite, très élégant. Bouche superbe, à la texture soyeuse, fruitée, minérale, large et longue à la fois, toute en élégance et en fraîcheur. Déjà excellent en l'état. TB+.

Alain Graillot, Crozes-Hermitage 2016 : robe plus sombre, nez plus sauvage et expressif, mûre, olive, anchois, herbes aromatiques, presque garrigue, plus sudiste. La bouche est de loin la plus tannique, même si on pouvait s'attendre à bien pire avec un jeune Graillot. Le millésime a donné beaucoup de fraîcheur et une certaine élégance. Finale très longue. Déjà beaucoup de plaisir, avec un potentiel de garde énorme. TB+.

 

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Saint-Cosme, Hermitage 2014 : on finit sur un Hermitage, puisque le coeur historique a droit à sa propre AOC contrairement à Saint-Joseph. Robe claire aux contours tuilés, nez parfaitement équilibré entre des notes de fruits rouges, un côté animal, du floral, de l'olive, du lardé, tout est là. La bouche est très élégante, épaisse et soyeuse mais pas très puissante. On sent le "petit" millésime mais à point, qui offre un gros plaisir et qui a été parfaitement géré. On est encore monté d'un cran. TB++.

 

20 septembre 2021

Soirée Côte-Rôtie

Les 100% Côte Blonde

1- Christine Vernay, Côte-Rôtie Maison Rouge 2013 : (parcellaire. En partie egrappé. 24 mois fûts dont 30% neufs) Couleur assez sombre, nez peu évolué, sur le fruit, légèrement animal. Bouche assez quelconque, un peu lisse, manquant un peu de tout par rapport aux meilleurs vins de la soirée, même si elle n'a pas de défauts particuliers. TB-.

2- Julien Barge, Côte-Rôtie Le Combard 2016 : (parcellaire. En partie egrappé. 5% viognier. Elevage fûts et demi-muids) Couleur plus claire, nez plus fruits rouges, très frais, beaucoup de poivre, plus floral. Bouche très fine, en tension, avec une très belle trame minérale dans le fond, les tannins sont fins et la finale salivante et très longue. TB+.

 

Les 100% Côte Brune

3- François & Fils, Côte-Rôtie Rochins 2018 : (parcellaire. 3% viognier, en partie egrappé. Elevage 22 mois fûts 228 et 400L) On passe à une couleur bien plus noire, un nez plus mûr, plus solaire en 2018, confiture de fruits noirs, un peu moins sauvage. La bouche reste cependant parfaitement équilibrée, avec de la fraîcheur, eaucup de fruits noirs, du poivre, une matière épaisse mais des tannins fins, élevage bien intégré. Déjà excellent en l’état et tout l’avenir devant lui. TB.

4- Jean-Michel Gérin, Côte-Rôtie Champin le Seigneur 2017 : (11 parcelles surtout en Côte brune. 5% viognier.22 mois fûts dont 30% neufs. Egrappé) Couleur légèrement plus claire, nez très toasté, café, marqué par la barrique surchauffée, bouche ronde, lisse, moins concentrée que le précédent et très boisée aussi. Décevant. B-.

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Les assemblages des deux Côtes

5- Bonnefond, Côte-Rôtie Colline de Couzou 2016 :  (assemblage. Egrappage à 80%, 18mois fûts dont 10% neufs) On revient sur une robe plus claire, un nez plus « fruits rouges », une bouche légère, très fraîche et digeste, peu tannique, mais on y retourne très facilement. TB.

6- Rostaing, Côte-Rôtie Ampodium 2017 : (assemblage de 13 parcelles. 100% grappe entière. Elevage en vieux fûts) Couleur plus sombre, très beau nez, très sauvage et marqué grappe entière, avec de la tapenade, de l’anchois, du lard… Bouche très tendue, avec des tannins encore trop serrés en l’état. Un vin très prometteur mais il faudra être patient. TB.

7- Gangloff, Côte-Rôtie La Barbarine 2017 : (assemblage Combard, Tupin = Blonde et Côte Rozier = Brune. Majoritairement egrappé. 5% viognier) Couleur assez sombre et brillante, nez "rock 'n roll", éclatant dès l'ouverture, plein de fruit, de notes fumées, un peu animal, léger boisé, il part dans tous les sens. La bouche est dans la lignée, mais avec une jolie texture, des tannins fins, beaucoup de longueur. Un petit côté aguicheur comme toujours avec les vins du domaine, mais c'est efficace, tout le monde prend une grande baffe et se régale. TB++.

8- Jamet, Côte-Rôtie 2012 : (assemblage 15 lieux-dits : Fongeant, Côte Blonde, Landonne, Côte Rozier, Plomb, Chavaroche, Moutonnes, Lésardes, Gerine, Truchet, Leyat, Bonnivières, Côte Bodin, Tartaras, Rochins. 22 mois fûts dont 15% neufs. 100% grappe entière) Couleur plus tuilée, déjà un peu évoluée, nez plus en nuances et subtilité que Gangloff, plus sauvage, plus animal, plus sur l'anchois, très salin. Bouche très fine sur ce millésime, avec beaucoup de fraîcheur, de la grappe entière, plus sauvage et épicée dans l'aromatique, tout est parfait, à la bonne place, longueur incroyable. Tout le monde est séduit là aussi, pourtant il fallait passer derrière le Gangloff. TB++.

 

28 novembre 2017

Domaines familiaux de Bourgogne 2017

De passage chez Mugneret-Gibourg le matin, nous arrivons un peu après midi à la dégustation du millésime 2015 des Domaines familiaux de Bourgogne au château de Montchat. Un buffet nous attend, avec sur la table quelques bouteilles de "vieux" millésimes en libre accès. Difficile de résister : les 2015 attendront. On commence donc par là tant qu'il reste du vin, en goûtant un peu trop rapidement et en jonglant comme on peut avec les appellations et les millésimes. 

Tous les vins ont été bus dans des Zalto Bordeaux (finalement pas si mals) plus ou moins dans l'ordre suivant :

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G. Roumier - Morey St Denis 1er cru Bussière 2009 : nez un peu chaud, on sent bien le millésime solaire, la bouche est un peu plus fraîche mais ça reste bien moins convaincant que les 2015. TB-.

JF Mugnier - Chambolle-Musigny 1er cru Fuées 2015 : robe assez sombre par rapport aux Fuées 13 et 14, nez fermé en ce moment, bouche plus mûre, avec de beaux fruits noirs, toujours le toucher très fin des Chambolle de Mugnier et une belle fraîcheur. Prometteur. TB.

A. Rousseau - Gevrey-Chambertin 1er cru Lavaux St Jacques 2005 : robe évoluée, nez aussi très évolué, kirsché, assez chaud, comme le Bussière de Roumier c'est un peu plus frais en bouche, terreux, pas mauvais mais moins convaincant que les 2015. TB-.

Dujac - Morey St Denis 2002 magnum : robe sombre, nez encore jeune, fruits noirs, un peu de cuir, très frais et noble dans la série, bouche avec du fruit, de la puissance, des tannins de belle qualité, très long. Incroyable pour un "village". Grand vin, parmi les meilleurs de cette incroyable série. TB++.

Trapet - Chambertin 2002 magnum : robe tuilée, nez chaud et évolué, kirsché, idem en bouche, même s'il y a une certaine finesse et de la fraîcheur sur la finale, il souffre surtout de la comparaison avec le Dujac. TB-.

J. Drouhin - Musigny 2001 : robe et nez encore jeunes, beaucoup de finesse, du fruit, légèrement floral, texture soyeuse. Meilleur que le 1998 bu il y a quelques années. TB+.

E. de Suremain Château de Monthélie - Monthélie 1er cru Sur la velle 2006 magnum : Robe rubis, nez encore jeune, plein de petits fruits rouges, bouche fruitée, gourmande, fraîche, pas très complexe mais très buvable. TB.

Comtes Lafon - Volnay 1er cru Santenots du milieu 2015 : robe violine, nez très fruité, avec un peu de violette, bouche croquante, gourmande, juteuse, fraîche, avec une belle tension derrière. Très prometteur, déjà délicieux. TB+.

Comtes Lafon - Volnay 1er cru Santenots du Milieu 2011 magnum : on reconnait la parenté avec le vin précédent, un peu moins croquant, mais beau fruité, fin, avec cette belle tension. TB+.

Méo-Camuzet - Vosne-Romanée 1er cru Chaumes 2006 magnum : Robe grenat, nez à la fois fruité, floral, à peine épicé, bouche avec beaucoup de finesse, une texture de velours, belle longueur, un grand vin, qui confirme que les 2006 goûtent bien en ce moment. TB++.

Bruno Clair - Gevrey-Chambertin 1er cru Cazetiers 2009 : Robe sombre, nez toasté, assez chaud, le vin manque de finesse et de fraîcheur dans la série. B.

J. Grivot - Vosne-Romanée 2012 : s'il est assez frais, il semblait un peu maigre avec une amertume gênante en finale. B.

Marquis d'Angerville - Pommard 1er cru Combes dessus 2011 : robe claire, vin très fin loin du stéréotype Pommard, sur le fruit, la fraîcheur, presque tendu, pas du tout sur le bois contrairement à une autre cuvée du domaine bue il y a quelques années. TB+.

S. Bize - Savigny-les-Beaune 1er cru Fournaux 2005 : style à l'ancienne, puissant, avec des tannins bien présents, un peu rustiques, pas mal fait mais pas mon style. B+.

Michel Gaunoux - Pommard 1er cru Grands epenots 2014 : Bien plus dans le style Pommard que le vins d'Angerville, encore un peu trop serré. B+.

  (2019 : Gaunoux – Pommard Grands epenots 2006 : style à l’ancienne, kirsché, semble dur et ferrugineux. B-.)

Faiveley - Corton-Charlemagne 2006 magnum : on passe de suite à un grand blanc, beaucoup de gras, beurré, mais aussi tendu et très long, du même niveau qu'un excellent 2005, ce qui me conforte dans l'idée qu'il s'agit de la meilleure cuvée du domaine. TB++.

Leflaive - Puligny-Montrachet 1er cru Folatières 2009 : nez un peu soufré, vin citronné, floral, sur la tension, pas très gras, bon mais il souffre derrière le précédent. TB-.

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L'apéritif s'arrête ici, certains vins auraient mérité plus de temps et un ordre de service différent. Si le niveau était très élevé, plusieurs cuvées manquaient de fraîcheur, les 2015 se sont montrés potentiellement plus intéressants dans l'ensemble.

 

Les 2015

Place à la "vraie" dégustation des 2015, les conditions sont parfaites : peu de monde, bonnes températures de service, bons verres, et pas besoin de jongler entre les différents millésimes. 

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JF Mugnier

NsG blanc Clos de la maréchale : vin puissant, très minéral, peu de gras, tendu, très long, un poil chaud en finale. TB.

Chambolle : robe bien plus claire que Fuées 15, très croquant voire un peu sucré, gourmand, très immédiat, un délice, même s'il manque un peu de profondeur. TB.

NsG rouge clos de la maréchale : comme toujours, plus puissant et plus tannique que le Chambolle, moins gourmand, un peu plus long. TB.

 

A. Rousseau

Gevrey : très fruité, facile, bon village, même s'il n'a pas la matière ni la noblesse des suivants. TB-.

Charmes-Chambertin : beau fruité, mais avec plus de matière, un côté végétal noble, plus de longueur. TB+.

Chambertin clos de Bèze : plus sombre, plus mûr, plus de volume et de tannins, très long, toujours ce côté un peu plus austère que chez Mugnier ou Roumier qui lui donne beaucoup de classe. S'annonce grandiose. TB++.

 

Dujac

Morey : robe assez claire pour un Dujac, nez à peine toasté, beau fruité derrière, pas très épais, tannins bien présents de qualité. A voir s'il deviendra aussi grand que le 2002. TB-.

Vosne 1er cru Malconsorts : grosse différence avec le précédent, fruité, floral, mais surtout tendu mais une superbe minéralité sous-jacente, tout en longueur. Promis à un grand avenir. TB++.

Clos de la Roche : style bien plus épais, très grosse matière, il arrive à garder une certaine minéralité dans le fond même si elle est moins marquée que sur Malconsorts, plus de tannins mais jamais secs. Le vin le plus impressionnant avec le Bonnes-Mares de Roumier peut-être. TB++.

Puligny-Montrachet 1er cru Folatières : style tendu, pas très gras, avec une belle matière et de la longueur. Mais les rouges m'ont fait une plus grande impression. TB-.

 

G. Roumier

Chambolle : robe assez claire, nez peut-être un peu chaud, plus puissant et plus tannique que le Chambolle de Mugnier, à attendre (un peu de vendange entière ?) TB-.

Morey 1er cru Bussière : plus tannique et plus sauvage que le Chambolle mais il reste très digeste grâce à une matière plus concentrée, plus de longueur, beaucoup de fraîcheur. Plus convaincant que le 2009. TB+.

Bonnes-Mares : Matière énorme, puissant mais aussi plein de fruits, de fraîcheur, de tannins de grande qualité, probablement le vin avec la plus longue finale. Impressionnant. TB++.

 

Comtes Lafon

Meursault Clos de la barre : très gourmand avec du citron confit et de l'amande, belle tension, épais sans être beurré. TB.

Meursault 1er cru Charmes : proche du précédent, avec un peu plus de tout. TB+.

Volnay 1er cru Santenots du milieu : déjà goûté en "apéritif", on ne résiste pas à le regoûter, toujours aussi bon, même dans une série différente. TB+.

 

Méo-Camuzet

Hautes Côtes blanc St Philibert : manque de tension, même un peu mou. Décevant pour cette cuvée que j'avais adoré sur des millésimes plus frais. B-.

Vosne : gourmand, assez mûr, comme souvent chez Méo, belle finesse. TB-.

NsG 1er cru Boudots : beau fruité assez mûr, texture soyeuse et épaisse, de la fraîcheur et quelques tannins derrière. TB.

Corton Perrières : plus viril que le Nuits, un peu plus tannique et puissant, à attendre. TB. (Dans l'ensemble les vins étaient moins convaincants que ceux d'autres domaines mais les meilleures cuvées n'étaient pas présentées)

 

Bruno Clair

Marsannay Longeroies : beau fruité assez mûr, fin, gourmand, facile. TB-.

Gevrey 1er cru Clos du Fonteny : couleur sombre, nez chaud et grillé, épais mais manque d'élégance. B-.

Gevrey 1er cru Clos St Jacques : un peu plus frais, mais boisé trop marqué, légèrement beurré, finale un peu sèche. TB-.

Bonnes-Mares : très épais, élevage marqué, manque de fraîcheur, surtout impression d'un vin tout en largeur et en texture qui manque d'allonge et de longueur. La comparaison avec Roumierle dessert. TB-. Un peu décevant ce jour-là, est-ce la comparaison avec les meilleurs ? ou est-ce que les millésimes chauds conviennent moins au style du domaine (J'avais préféré certains 2013) ?

 

M. Lafarge

Meursault "vendanges selectionnées" : bien marqué noisette, pas très gras, sur la tension, un peu court. TB-.

Bourgogne pinot noir : belle matière, du fruit, on reconnait le style Lafarge dans la finale tendue aux tannins un peu rustiques. TB-.

Volnay 1er cru Clos des chênes : très belle matière, du fruit, de la tension, les tannins sont encore marqués sur la finale mais je les trouve plus fins qu'il y a deux ans (sur fût). Comme toujours des vins à attendre longtemps, mais un beau potentiel. TB.

 

Leflaive

Puligny : nez soufré, sur le citron, la poire, pas spécialement beurré, finale un peu chaude. B+.

Puligny 1er cru Fôlatières : nez soufré, même fruité, plus épais et plus tendu, la finale est plus fraîche. TB-.

Bâtard-Montrachet : le nez est encore plus marqué par le soufre, plus rond mais aussi plus tendu que Folatières, dommage que les vins sentent autant le soufre. TB-.

 

De Montille/Château de Puligny

Bourgogne blanc Clos du château : marqué pomme et noisette, assez simple. B+.

Puligny : style tout en tension comme souvent  avec le domaine, citronné. TB-.

Beaune 1er cru Les sizies : fruité, un peu fluet, tendu, tannins un peu durs en finale. B+.

Volnay 1er cru En champans : un peu maigre aussi, même style tendu, un peu plus long. Pas mauvais, mais il souffre lui aussi de la comparaison avec autant de grandes bouteilles. TB-.

 

A & P de Villaine

Bourgogne rouge côte chalonnaise La Fortune : beaux fruits rouges, très croquant, gourmand, simple mais efficace. TB-.

Bouzeron : grosse tension, nerveux, vif, citronné, brioché, un superbe aligoté, qui m'a semblé meilleur et plus tendu que sur d'autres millésimes. TB.

Bourgogne blanc côte chalonnaise les Clous aimé : très mou derrière le Bouzeron, très court. B-.

Rully 1er cru Grésigny 2014  : changement de millésime juste pour ce vin, boisé, gras, beurré, mais belle acidité derrière. TB-.

 

Trapet

Marsannay : bien dans le style Trapet, très fin, plein de petits fruits rouges, pas très épais mais tendu, très digeste. TB-.

Gevrey Ostrea : un peu plus d'épaisseur et de tannins mais on garde la patte tout en finesse de Trapet, belle longueur. TB.

Gevrey 1er cru Petite chapelle : plus mûr, on sent le climat plus solaire tout en gardant de la finesse, encore un cran au-dessus. TB+.

 

H. Gouges

NsG : gourmand, facile. TB-.

NsG 1er cru Porrets St Georges : un peu chaud au nez, plus frais en bouche, bien dans le style du stéréotype de NsG, puissant, tannique, pas trop mon truc. TB-.

NsG 1er cru Pruliers : style un peu plus tendu, mais les tannins sont encore trop présents à mon goût. A attendre, comme toujours avec le domaine. TB-.

NsG 1er cru Vaucrains : un peu plus boisé, mais on sent des tannins plus arrondis, beaux fruits noirs derrière, plus de finesse. TB.

 

19 janvier 2014

Chapoutier (Tain l'Hermitage) ***

Chapoutier - Cornas "Les Arènes" 2005

"Robe dense, opaque.
Un nez d'une gourmandise absolue sur les fruits rouges (fraise, cerise) mais aussi la confiture de mûre. Quelques épices également.
La bouche est encore jeune mais tout est fondu, c'est puissant mais pas agressif avec des tanins soyeux et une jolie ampleur. On mâche le vin qui dure sur une jolie finale pleine de fruits.
Un vin super gourmand qui se présente très bien et qui pourra attendre quelques années je pense.
Très joli !"

Robe beaucoup plus noire que Charvin 2008, très beau nez sur le cassis, la mûre, un peu confituré. Je ne partais pas du tout sur Cornas, ni sur de la syrah. La bouche est assez fine, les tannins sont bien fondus, pas de notes boisées. Bonne longueur. Très beau vin. Du niveau de Charvin 2008 mais dans un autre style. Le lendemain le nez n'a pas trop changé, la bouche est moins fruitée, plus fluette mais aussi plus tendue avec une grosse acidité. 17/20.

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7 - Chapoutier - Cornas "Arènes" 2010 : très vanillé, beurré, caramel, légèrement végétal, assez frais, plutôt marqué fruits noirs. Un vin trop boisé. Pas grand monde apprécie. Dommage, un 2005 bu lors d'une autre soirée LPV goûtait mieux. Moyen.

Chapoutier : Ermitage Pavillon 2007, le nez est fermé, c’est trop jeune, bouche plutôt classique, puissante, épicée, avec des tannins souples, bonne matière et bonne longueur. Bien. (+- 17,5/20 en l'état) (Goûté lors du GT 2012).

Chapoutier - Côte Rôtie les bécasses 2001 (goûté lors du Witch 2012) : +- 17/20.

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Goûtés au salon RVF 2012 :

- Hermitage blanc Chante-Alouette 2010 : beaucoup de fruit, très facile, longueur moyenne mais belle matière. TB- (+- 16,5/20).

- Crozes Hermitage Les Meysonniers 2009 : assez doux, très facile, léger boisé, pas très long. Moyen+

- CdP La Bernardine 2010 : très facile lui aussi, peu tannique, sur le fruit. Bien

 

Goûté lors du salon d'Ampuis 2014 :

Condrieu Invitare 2012 : nez un peu fermé, en bouche l'attaque est vive, bonne acidité, assez floral, frais, pas très gras, assez fin, pas lourd du tout, au contraire même, longueur moyenne malheureusement. TB-. (+- 16,5/20).

 

29 décembre 2020

Egon Müller (Allemagne - Sarre) *****

Le domaine Egon Müller est désormais dirigé par Egon Müller IVème du nom. Il possède des vignes sur 2 parcelles classés grands crus par le VDP, toutes les deux dans le village de Wiltingen dans la Sarre, région au sud de la Moselle mais plus fraîche car plus en altitude. Le Scharzhofberg, dont Egon Müller possède 8,5 hectares sur 28 est légèrement en retrait du fleuve, montant jusqu'à 310m d'altitude, avec des sols d'ardoises grises et rouges. Le Braune Kupp (2,5 sur les 4 hectares) surplombe le fleuve, est exposé plein sud, plus bas en altitude (260m) sur des schistes rouges/bruns, donc plus solaire. Si Egon Müller rêve de faire un grand riesling sec comme le Clos Ste Hune, il a parfaitement conscience que c'est impossible à Wiltingen et ne cherche pas à forcer les choses. Il produit uniquement des rieslings allant du légèrement au très sucré. Ses vins sont probablement les plus cristallins et les plus fins de toute l'Allemagne. Ils sont toujours légers en alcool, d'une grande minéralité, semblant faciles et simples en jeunesse et révélant toute leur complexité et leur profondeur avec le temps. Les vins du Braune Kupp sont à peine plus opulents et plus rapides à se livrer que ceux du Scharzhof.

 

 

 

Egon Müller - Riesling Scharzhof 2011 : Couleur paille, presque translucide même. Le nez est assez ouvert, sur les agrumes, surtout le pamplemousse, un peu de citron aussi. Bouche très légèrement perlante, douce (11,5%), dans un esprit demi-sec mais avec une belle acidité, toujours sur le pamplemousse. Finale de bonne longueur, avec un bel équilibre sucre/acidité. Un vin assez simple, mais très frais, désaltérant et très dangereusement buvable. Note : 16/20.

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Vinexpo 2019

Egon Muller, Scharzhof 2018 : (AP 01) ultra aromatique, litchi et fruits blancs, ferait presque muscat, toute petite touche de sucre, bonne acidité, l’aromatique est vite lassante. A voir au vieillissement. B+.

Egon Muller, Scharzhof Kabinett 2018 : (AP 02) encore tout jeune, plus complexe, fruits blancs, notes florales, à peine plus de sucres, bonne acidité. A regoûter dans quelques années, probablement loin de son apogée. Même niveau longueur il y a eu mieux ce jour-là. TB.

 

 

Le Gallais/Egon Müller - Riesling Wiltinger Braune Kupp Kabinett 2018 : (AP n°4) Couleur presque translucide, nez à peine réduit au départ puis se développe sur les fruits blancs, pointe pétrole, citron vert, très pur, pas de botrytis. La bouche est un laser, tranchante, traçante, très belle acidité, très minérale, les quelques grammes de sucres (en fait probablement plus sur un kabinett) donnent un peu de fruit et rendent le vin facile à boire, surtout à 9% d'alcool. La finale est longue, minérale, acidulée, avec de jolis amers évoquant les zestes d'agrumes. Déjà délicieux, très frais et cristallin pour 2018, et bien sûr loin de son apogée. TB++.

 

Egon Scharzhof 2013 : (AP01, 10,5%) plus doré que le Keller, nez plus fruits exotiques, citron vert aussi, bouche avec un peu plus de sucres, demi-sec, peu d’alcool, beaux fruits exotiques, finale zestée, citron vert quelques jolis amers, fin, pas gros volume, mais très joli. TB+.

 

Scharzhof 2022 : (AP01  9%) proche du moelleux, très cristallin, bel équilibre, très citron vert, zestes, belle allonge, frais et tendu. TB+.

 

Egon Müller scharzof auslese 2023 Mag : très bel équilibre, déjà délicieux, jeune, mais accessible, top.

 

Egon Müller, Scharzhofberger spätlese riesling 1990 (AP 16)   Sarre : Couleur or profond, nez très complexe et changeant, encaustique, menthol, eucalyptus, plantes de montagne, fruits secs, très frais. La bouche a mangé pas mal de se sucres, elle goûte presque demi-sec désormais, plutôt en demi-corps au départ avec un bel équilibre sur les amers, puis elle gagne en volume avec une petite touche presque beurrée sur le fond de verre, très noble, digeste, frais et gourmand, un très grand vin pour tout le monde, même à l’aveugle. Merci Michel ! Exceptionnel.

 

19 janvier 2014

Clusel-Roch (Ampuis) ****

Goûté lors du salon d'Ampuis 2014 :

Condrieu Verchery 2012 : couleur plus pâle que les précédents, le nez ressemble un peu à celui d'Otheguy avec des notes de pommes mûres, mais on trouve aussi quelques marqueurs du Viognier classique. Bouche vive, belle acidité, à peine moins qu'Othéguy, bonne longueur. TB (+- 17-17,5/20).

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Goûtés lors du salon In Vin Bio Veritas 2013 :

Coteaux du lyonnais Traboules 2012 : gamay sur le fruit, bien fait fait mais un peu court. B-.

Côte Rôtie petite feuille 2010 : un peu vert, manque un peu de longueur. B-.

Côte Rôtie classique 2010 : nez un peu fermé, mieux en bouche, beau fruité, bonne longueur, manque un peu de matière, style assez fin. TB-.

Côte Rôtie Viallière 2010 : nez exubérant, plus épicé que les autres, très expressif, plus de longueur, un régal. TB+ (+- 18/20).

 

 

Clusel-Roch - Côte-Rôtie Viallière 2012 : (IVBV 2015) fin, belle matière, frais, légèrement poivré. TB.

 

Clusel-Roch - Coteaux du Lyonnais Galet 2018 : couleur encore un peu violine, nez de fruits rouges frais, violette, mûre. Bouche ultra juteuse, pleine de fruit, texture soyeuse, belle minéralité dans le fond qui étire le vin et le rend assez long, frais et digeste. Superbe gamay. TB+.

 

Traboules 2018 : beau fruité aussi, juteux, texture moins épaisse, plus court. TB-.

 

Clusel-Roch, Côte Rôtie petite feuille 2009 : un nez un peu végétal fait penser à un cabernet franc au départ. La bouche possède beaucoup de fraîcheur, surtout pour 2009, le trait végétal est bien intégré, beau volume, quelques tannins bien intégrés qui donnent de la mâche, bel accord à table, la finale est très longue, sensation minérale, pas de doute pour moi c'est un très beau cabernet franc ! Surprise donc à la levée de la chaussette, mais ça ne change rien au plaisir pris. TB++.

 

Clusel-Roch, Côte Rôtie 2010 : Côte-Rôtie plus classique, dans une belle phase, beaucoup de fraîcheur aussi mais sans le trait végétal du précédent. Très bon également. TB++.

 

Clusel-Roch, Côte Rôtie La Viallière 2011 : une syrah plus puissante, plus de corps, un peu plus de tannins aussi, un peu plus classique, ça reste frais, bien fait, et très long, juste encore un tout petit peu jeune. TB+.

 

17 octobre 2024

Soirée Clusel-Roch et autres surprises

 

Bonjean, Côtes d’Auvergne chardonnay les palles 2020 : on commence par un chardo très gras, manquant de peps et de relief, qu’on aurait placé bien plus au sud, semble déjà un peu évolué. B-.

 

Tissot, Côtes du Jura Sursis 2011 : (chardonnay à l’époque) le nez me fait d'abord penser à un chenin, avec de la pomme au four, poire, un peu d'élevage, léger beurré. La bouche reprend ses arômes, avec un peu de gras et de beurré, ponte grillée aussi, très belle acidité, ça semble à son apogée, combinant largeur et longueur, volume, complexité, ça reste frais et salivant. Superbe. TB++.

 

Julien Vedel Le Compte Marc, Vouvray 2012 : un nez d'abord résine, zeste citron vert, un peu miellé, bouche très tendue, très énergique, salivante, moins de volume que le Tissot mais il s'en sort très bien derrière grâce à son acidité plus élevée, beaucoup de longueur aussi, dans un style plus vertical, je lui trouve beaucoup de profondeur aussi. Un peu surpris mais très heureux à la découverte de l'étiquette pour ce vin que j'avais goûté ici-même en présence de Jull (et de Thibault Liger-Belair) à sa sortie, qui était très bon mais bien plus en largeur que ce soir-là et que je n'aurais pas forcément vu vieillir aussi longtemps. Comme quoi ! Bravo au vigneron, sur un de ses premiers millésimes en plus. TB++.

 

Château Simone, blanc 1995 : suspicion de bouchon, en tout cas la bouche est plate, passée.
 

 

 

Vernay, Fleurs de Mai syrah 2014 : un nez qui sent très bon la syrah pure et sauvage, lardé, violette, tapenade, la bouche est très fraîche, facile à boire, tannins très souples, glisse tout seul, pile à point, peut-être pas le plus long ni le plus complexe de la soirée, mais le plus gros plaisir. TB++.

 

Clusel-Roch, Côte Rôtie petite feuille 2009 : un nez un peu végétal fait penser à un cabernet franc au départ. La bouche possède beaucoup de fraîcheur, surtout pour 2009, le trait végétal est bien intégré, beau volume, quelques tannins bien intégrés qui donnent de la mâche, bel accord à table, la finale est très longue, sensation minérale, pas de doute pour moi c'est un très beau cabernet franc ! Surprise donc à la levée de la chaussette, mais ça ne change rien au plaisir pris. TB++.

 

Clusel-Roch, Côte Rôtie 2010 : Côte-Rôtie plus classique, dans une belle phase, beaucoup de fraîcheur aussi mais sans le trait végétal du précédent. Très bon également. TB++.

 

Clusel-Roch, Côte Rôtie La Viallière 2011 : une syrah plus puissante, plus de corps, un peu plus de tannins aussi, un peu plus classique, ça reste frais, bien fait, et très long, juste encore un tout petit peu jeune. TB+.
 

 

 

Clos Rougeard, Les Poyeux 1997 : moins de couleur que les autres, un nez un peu poivron au départ, fraise, framboise, petite réduction animale. Avec l'ouverture de plus en plus de fruits rouges un peu écrasés et de pot-pourri, ça semble encore jeune. La bouche est élégante, toute en fraîcheur et verticalité, peu de volume, belle acidité, petite touche végétale mais sans aller trop loin, c'est très long, les tannins sont encore un peu présents en finale mais de qualité et contribuent à cette sensation d'allonge, c'est frais, salivant, énergique. Je suis surpris de voir que c'est un 1997 à la levée de la chaussette, je n'aurais jamais dit aussi vieux. Pas forcément meilleur que les autres vins du soir qui étaient d'un très haut niveau également, mais bien sûr on est ravis d'avoir pu goûter ce vin mythique. Un grand merci JM ! TB++.

 

Château Cotnari, Cotnari Grasa 1966 : Couleur acajou, nez figue, datte, pâte de coing, cannelle, café... Bouche qui a mangé une partie de ses sucres, bonne acidité, toujours ces arômes de pâtes de fruits très mûrs et évolués, pas très différente de la bouteille bue l'an dernier je pense. Mais cette fois-ci je lui reprocherais peut-être un petit manque de fraîcheur dans les arômes surtout. Mais probablement à cause de l'effet séquence, peut-être besoin de plus frais derrière la série de rouge ? Ou pas conditionné pareil que lors de la série des liquoreux ? Ou peut-être pace que j'imaginais plutôt un Loire des années 80-90 cette fois-ci au moins au départ. Car il faut reconnaitre que pour un 1966 il a sacrément bien tenu. La magie a juste un peu moins opéré que la dernière fois. En tout cas c'est un sacré privilège de pouvoir goûter ce genre de vins. TB++.

 

 

Encore une fois un grand merci à nos hôtes pour ce repas exceptionnel à tout point de vue !

 

 

6 mai 2013

Soirée LPV Languedoc-Roussillon

Les premiers CR sont ceux de Julien, les seconds sont les miens.

 

Les vignes d'Elodie * - "Messieurs" 2011
"Le vin est clair, limpide.
Le nez est fin, un peu fermé je trouve avec quelques notes d'agrumes, de "caillou" qui fait penser à chablis pour certains.
La bouche est très pauvre aromatiquement et vu que la matière est légère avec une amertume finale un peu dérangeante, je ne suis pas emballé par ce vin avec un manque de corps certain mais qui à l'avantage de laisser le palais relativement frais. Ca commence bien."

Couleur assez pâle, nez fermé, la bouche fait un peu chardonnay (en fait c'est du grenache), légèrement beurrée, un peu de citron, légère amertume. Bien.

 

Chateau Notre Dame du Quatourze * - "Nautica" 2009 Coteaux du Languedoc
"C'est encore un peu plus doré pour la couleur du vin.
Le nez est sympathique et relativement complexe sur des notes épicées, de cannelle mais aussi d'abricot et de pêche. Egalement des touches de noisette torréfiée. C'est fin, j'aime bien.
En revanche la bouche, et bien la bouche tombe dans des travers qui font que ce n'est pas avec des vins comme ça que je vais aimer les blancs du sud. C'est gras, rond avec un manque de tension évident. On tombe rapidement dans l'excès et la lourdeur avec un alcool présent et des amers finaux qui finissent de déséquilibrer encore un peu plus ce vin."

Plus ouvert que les précédents, assez boisé, de la noisette. Bien mais pas trop mon style.


Zélige Caravent ** - Un poco agitato 2010 (cépage chasan)
"Dernier blanc de la série. La robe est trouble.
C'est fruité, avec du pamplemousse, de l'abricot, des épices. Ca reste complexe et frais avec également une aromatique sous-jacente que j'ai du mal à définir.
La bouche se pare d'une matière importante, ronde et presque crémeuse. C'est un peu atypique avec une légère pointe alcooleuse et toujours une aromatique non définissable. Ca reste équilibré toutefois. Quelques uns ont adoré ce vin, pour ma part je trouve ça plus curieux que me donnant réellement du plaisir."

Un vin très original, au cépage très rare, beaucoup de camphre, de réglisse, d'abricot. Bien mais pas trop mon style (surtout le camphre !)

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Le vin de Merde * - Rouge Vin de France (non millésimé)
"Le nez explose sur la garrigue, l'olive noire, la cerise, la mûre et le surtout, le laurier! J'aime bien, c'est sympa et gourmand tout en étant un peu atypique et exubérant par ce côté "garrigué".
L'attaque est de bonne qualité avec des tanins fins, ronds et une matière onctueuse sans être écoeurante. Des amers un peu trop prononcés viennent toutefois gâcher la finale."

Un peu de réduit au premier nez, mais ça part assez vite, notes de fruits noirs, assez facile, plutôt doux. Simple mais assez bien fait.

le vin dm

 

 

Château Lorgeril ** - Cabardès Grande réserve 2005
"Pour ce vin ci, encore un top nez! On en a plein le nez avec énormément de fruits rouges et noirs, la gelée de groseille, la truffe. Même des notes de feuilles séchées, de pruneau et de bois précieux. Ca pourrait paraître lourd et malgré cela, la fraicheur arrive avec le menthol, l'eucalyptus. J'aime beaucoup ce nez!
Le vin en bouche est doté d'une matière très imposante, ça envoie du gros! L'attaque de bouche est soyeuse avec un milieu dense mais velouté. La tension est présente ce qui rend le vin digeste malgré cette grosse matière qui impacte le palais. La finale est encore un peu rêche avec des tanins qui se resserrent un peu."

Très grosse matière, un peu évolué, belles notes de sous-bois, puissant, tannins un peu secs, plein de fruits noirs. Très beau vin.

 

Domaine des Trois Orris ** - Vin de table 2010, cépage Chenanson
"La robe est sombre.
Le nez est sur l'anchois, l'olive noire, l'huitre (et oui..) avec un fort côté iodé. Un peu écoeurant à mon goût.
En bouche je ne suis pas fan du tout, les tanins sont serrés dès le début de bouche et la fin est également un peu dure. Pas fan."

Encore un vin original, avec un cépage presque inconnu, qui manquait un peu de gourmandise malheureusement.

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Château Lerys ** - Fitou  2000
"Dernier rouge de la soirée.
Le vin est très por té sur le cassis (sirop, crème de cassis) ce que je trouve un peu écoeurant, mais l'orange sanguine arrive ensuite pour apporter de la fraîcheur. Egalement un côté végétal. Un peu monotone cependant.
La bouche est un poil lourde et too much pour moi. Paradoxalement, c'est tout de même frais avec un jus de belle qualité. C'est un peu austère en fin de bouche."

Plein de cassis, mais assez vert, un peu trop. Assez frais cependant, il ne fait pas son âge.


Mas des Clots ** - Rivesaltes ambré 2003
"La couleur est très foncée.
Au nez je n'aime pas du tout. C'est oxydatif et porté sur la noix, la noix et encore la noix.
En bouche c'est très, trop puissant.
Déjà que le palais commence à fortement saturer, je n'ai pas du tout aimé ce vin."

Très belle couleur rose foncé, de la noix, mais pas seulement, des fruits secs, de l'orange. Assez frais. Parfait pour le dessert.

mas des clots

 

22 juillet 2016

Richard Leroy (Rablay-sur-Layon) *****

Petit domaine de 2,7 hectares, géré par Richard Leroy et sa femme Sophie. Richard est d'abord un banquier passionné de vin qui quitte la vie parisienne pour s'installer en Anjou en 1996, grâce notamment à la famille Ménard (domaine des Sablonnettes). D'abord certifié bio, puis travaillant en biodynamie et même en nature (sans soufre) depuis 2011, Richard s'est essayé aux vins liquoreux avant de se consacrer entièrement aux secs. Les vins sont issus de raisins vendangés à maturité optimale, puissants et concentrés, mais aussi très énergiques et tendus, élevés en autolyse pour préserver de la fraîcheur, à l'aromatique très marquée par le grillé des lies en jeunesse. Si ses vins peuvent être exceptionnels d'intensité, certaines bouteilles présentent aussi des réductions plus que tenaces.

 

 

Sophie et Richard Leroy - Coteaux du Layon Faye d'Anjou SGN 1999 (12% vol, 50cl) : couleur or aux reflets orangés, nez un peu alcooleux à l'ouverture, bien mieux le lendemain, avec beaucoup d'abricot confit, un peu d'orange, de mandarine et de pâte de coing, un côté mentholé dans le fond. Bouche vive, avec une grosse acidité, concentration moyenne, impression d'un peu plus de 150gr de SR, à nouveau beaucoup d'abricot confit, de confiture d'orange (comme un Scheurebe TBA de Kracher) et le coing du chenin. Longueur moyenne, bonne acidité et légère amertume en finale. Excellent liquoreux, peut-être un peu plus simple que les tout meilleurs d'Anjou mais on est ici sur une "petite" année. Note : 17,5/20.

richard leroy sgn

 

 

Richard Leroy - Les Noëls de Montbenault 2010 (Vin de France) : couleur assez pâle aussi, nez sur la noisette, la compote de poire, puis de plus en plus sur des notes de chenins oxydatifs (pommes blettes surtout), bouche puissante, minérale, tendue, grosse "énergie", un peu de mirabelles maintenant, fruits assez mûrs, très long. Superbe vin ! (+- 18/20).

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Richard Leroy - Les Noëls de Monbenault 2011 : couleur or profond, nez très réducteur, plein de pétard, d'allumette, presque de soufre, (paradoxal pour un vin sans soufre) même une heure après. Difficile de sentir autre chose. La bouche est tendue, minérale, dominée par le pétard, mais belle finale saline. A voir si avec 24h de carafe on peut faire partir cette réduction tenace. B-.

 

Montbenault 2022 : beaucoup d'extraits secs, il y a du jus, du peps, mais pas encore tout à fait en place, à J+2 début de souris. à attendre.

 

Noëls de Montbenault 2014 : couleur or profond, nez à l'ouverture sur la pomme blette, petite réduction grillée, pas trop méchante pour un Leroy, un peu de gaz aussi. Quelques heures plus tard c'est parfait, il a même évolué très positivement sur le fond de bouteille. Nez sur la pomme au four, touche grillée, miellée, épicée, puis avec l'ouverture fruits mûrs, presque ananas, coing à la fin. Bouche avec un gros volume, énergique, bien dans le style du domaine avec beaucoup de largeur et de longueur, une finale très salivante. Belle bouteille. TB++.

 

26 février 2013

Domaine Antoine Arena (Patrimonio) ****

Patrimonio "Grote di sole" 2003 (goûté lors de la soirée LPV sans thème, CR de Julien)

"Le dernier blanc se montre sous une robe bien dorée.
Le nez est très vif, frais sur le melon, le citron. C'est assez opulent et j'ai l'impression que la matière sera belle.
En bouche la première chose qui se fait sentir est une amertume à faire retourner un endive chez elle... C'est pour moi déséquilibré, avec une sensation alcooleuse qui revient en fin de bouche. C'est un peu lourd et pataud. Pas la joie sur ce vin, le millésime n'aidant surement pas."

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Arena - Muscat du Cap Corse 2012 : couleur paille, on reconnaît facilement le muscat, raisin blanc, notes florales, un peu écœurant pour moi. La bouche est chaude, puissante, un peu épicée, alcooleuse. Pas convaincu.B-.

 

Antoine Arena - Biancu Gentile 2012 : couleur or pâle, nez floral avec des fruits secs, à peine oxydatif. Bouche lourde avec beaucoup d'alcool. Impression qu'il est trop tard pour ce vin qui a perdu tous ses arômes, ne reste que l'alcool. Moyen.

 

24 mars 2022

Grands jours de Bourgogne 2022

Grands Jours de Bourgogne 2022 - Côte de Nuits

 

Quelques notes de dégustation brèves (pas toujours facile avec le crachoir individuel dans une main et le verre dans l’autre). Comme toujours il n’a pas été facile de jongler avec les millésimes, les appellations, les températures de service… Pas mal de vins semblaient un peu bousculés par la mise en bouteille récente, d’autres encore en fûts se présentaient parfois mieux.  Ce qu’on peut retenir d’un salon comme celui-ci c’est 2-3 noms à regoûter dans d’autres conditions et c’est que globalement les rouges 2020 étaient jolis, concentrés, plus frais que les 2019 avec un peu plus d’acidité. Mais attention pas mal de vins sont apparus trop confiturés avec des sucrosités trop importantes.

Les conditions étaient plutôt propices à une bonne dégustation le matin, pas trop de monde, bonnes températures dans l’ensemble…. Bien plus difficiles l’après-midi (à cause de normes covid bizarres) : dans le Clos Vougeot les vins étaient sur des grandes tables, servis un peu trop chauds, sans explication des producteurs qui ne servaient pas leurs cuvées, dans un ordre très aléatoire en fonction de l’affluence…

 

 

Château de Gilly-Les-Citeaux

 

Ponsot

MOREY-SAINT-DENIS 1ER Monts LuisantsBlanc2018 : (aligoté) très frais pour 2018, nerveux, minéral, tendu, peu de gras, peu d’élevage, agrumes et amers nobles en finale, très long. TB++.

MOREY-SAINT-DENIS 1ER CRUCuvée des Alouettes2019 : (sur Monts luisants) couleur assez claire, beaux fruits rouges, pur, peu d’élevage, frais, tendu, racé, long. TB+

CLOS DE LA ROCHECuvée Vieilles VignesRouge2019 : un peu plus de couleur, plus de volume, même style, à peine plus serré, gros potentiel, mais déjà excellent en l’état. TB++.

 

Arlaud

CHAMBOLLE-MUSIGNYRouge2020 : couleur encore violette, tout jeune, joli fruité, assez pur, manque un peu d’acidité dans le fond peut-être. B+.

CHAMBOLLE-MUSIGNY 1ER CRULes Sentiers2020 : là aussi encore toute violine, un peu plus tendu, plus marqué grappe entière, plus long. TB+.

MOREY-SAINT-DENIS 1ER CRULes Ruchots2020 : couleur assez sombre, aromatique frits noirs réglisse, bouche serrée, encore jeune, il faut se projeter, un peu bousculer par la mise en bouteille peut-être, mais belle fraîcheur dans le fond, bon potentiel. TB+.

CLOS DE LA ROCHERouge2020 : là aussi pas éclatant aujourd’hui, fermé, serré mais un peu moins que Ruchots, taillé pour la garde, frais et long, beau potentiel. TB+.

arlaud

 

 

 

Lignier Michelot (emb depuis fin janvier)

MOREY-SAINT-DENISEn la Rue de Vergy2020 : pointe de sucrosité, fruits noirs, assez rond, gourmand, facile. B+.

MOREY-SAINT-DENISVieilles VignesRouge2020 : grosse acidité bien intégré, gros fond minéral, épicé, beau touché, tannins gras, très long, mois serré que les suivants. TB++.

MOREY-SAINT-DENIS 1ER CRUAux Charmes2020 : fruité un peu plus kirsché, plus clair en couleur. TB.

MOREY-SAINT-DENIS 1ER CRUAux Cheseaux2020 : serré, noir, goute un peu sur l’élevage toasté. B.

MOREY-SAINT-DENIS 1ER CRULes Faconnières2020 : beaucoup plus tendu, plus frais, TB+.

CLOS DE LA ROCHERouge2020 : un peu de sucrosité à l’attaque, bouche très serrée, clairement taillée pour une longue garde, pas un gros plaisir en l’état. TB-.

 

 

Arlot

NUITS-SAINT-GEORGES Clos ArlotRouge2020 : un peu trop de sucrosité, finale assez longue, étirée par des petits tannins bien intégrés. B+.

NUITS-SAINT-GEORGES Clos des Forêts SaintRouge2017 : grosse matière, plutôt orienté petits fruit rouges, kirsché, cuir, épicé, belle fraîcheur, encore jeune. TB.

NUITS-SAINT-GEORGES Clos des Forêts SaintRouge2020 : assez noir en couleur, plus mûr, superbe texture, gros volume tannins fins, finale longue, minérale. TB++.

NUITS-SAINT-GEORGES Clos ArlotBlanc2020 : assez simple en l’état, pas de gras, peu d’élevage, pas lourd. B+.

 

Thibault Liger Belair

NUITS-SAINT-GEORGESLa CharmotteRouge2020 : toujours ce style tout en finesse de la cuvée, frais, plein de fruit, évident. TB+.

NUITS-SAINT-GEORGESLes Belles CroixRouge2020 : un peu plus massif, à peine trop toasté par rapport au précédent. TB-.

CHAMBOLLE-MUSIGNY VV 2020 : un peu plus marqué fruits noirs, pointe de sucrosité à l’attaque, belle texture, la finale reste fraîche. TB+.

NUITS-SAINT-GEORGES 1ER CRULes Saint Georges2020 : à peine réduit au nez, bouche bien née, équilibre parfait sucre/acide, matière, fraîcheur. Gros potentiel. TB++.

 

Hubert Lignier

CHAMBOLLE-MUSIGNYLes Bussières Rouge2020 : fruitée, léger, frais, un peu maigre peut-être. B+.

MOREY-SAINT-DENISTrilogie BIORouge2020 : à peine réduit au nez, couleur assez sombre, bouche fraîche avec une jolie profondeur, assez long. TB+.

NUITS-SAINT-GEORGESLes Poisets Rouge2020 : un peu trop de sucrosité, fruits noirs.

CHAMBOLLE-MUSIGNY 1ER CRU Les Baudes2020 : plus clair en couleur, fruits rouges kirsché. TB.

MOREY-SAINT-DENIS 1ER CRUVieilles Vignes 2020 : tendu, encore serré sur la finale, mais belle profondeur, très long, très droit, beau potentiel. TB+.

MOREY-SAINT-DENIS 1ER CRU Les Chaffots2020 : à peine plus de sucrosité à l’attaque, fin de bouche serrée, à attendre, finit frais et long. TB+. Des vins pas dans une bonne phase, sur lesquels il faut se projeter, mais beau pontiel.

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Lecheneaut

NUITS-SAINT-GEORGESRouge2019 : peu de couleur, kirsché, maigre, serré en finale. B-.

NUITS-SAINT-GEORGES 1ER CRULes Damodes2019 : très toasté. B-.

NUITS-SAINT-GEORGES 1ER CRULes Pruliers2019 : moins toasté, plus sauvage, animal, un peu serré, finit un peu sur l’élevage. B.

 

 

Pierre Olivier Garcia (Moron-Garcia)

NUITS-SAINT-GEORGESAux Saints JuliensRouge2020 : couleur sombre, fruits noirs, fruit assez pur, pas trop confit, peu d’élevage, tire sur le nature, propre, juteux. TB.

NUITS-SAINT-GEORGESLes CharmoisRouge2020 : un peu réduit au nez, bouche plus sur la tension moins gourmande. TB.

NUITS-SAINT-GEORGESLes Grandes VignesRouge2020 : très noir en couleur, un peu plus massif, encore un peu serré. TB.

NUITS-SAINT-GEORGESLes Grandes VignesRouge2018 : végétal, animal, marqué grappe entière, serré. B-.

 

 

Clos des Lambrays

MOREY-SAINT-DENISRouge2020 : (haut de coteau, pas de grappe entière) assez noir mais frais, concentré, sérieux, long, plus qu’une entrée de gamme. TB.

CLOS DES LAMBRAYSRouge2020 : (grosse proportion de grappe entière) là aussi noir, concentré, sans aucun côté confit, tannins gras bien intégrés, élevage bien intégré aussi, très long, taillé pour la garde, très gros potentiel TB++.

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La Vougeraie

VOUGEOTClos du Prieure MonopoleBlanc2019 : marqué par son élevage toasté. B-.

VOUGEOT 1ER CRULe Clos Blanc de Vougeot MonopoleBlanc2019 : un peu d’élevage mais presque moins que le précédent, plus de fond, belle matière, attaque gras, mais finale plus tendue. TB.

CHAMBOLLE-MUSIGNYRouge2019 : clair en couleur mais très toasté. B-.

BONNES MARESRouge2019 : très clair en couleur, fin, floral, peu de tannins, en dentelle. TB+.

 

 

Julien Gerard & Etienne (mise en bouteille la semaine prochaine, meilleure phase ?)

Côte de Nuits Village 2020 : beau fruité, juteux, frais. TB.

Côte de Nuits village armand 2020 : (25% VE) plus sérieux, un peu trop serré. B+.

NUITS-SAINT-GEORGESRouge2020 : (plutôt sud de l’aoc, egrappé) plutôt fruits noirs, surtout trame minérale impressionnante pour un village, tendu, calcaire, très long, salivant. TB++

NUITS-SAINT-GEORGESAux Saints-JuliensRouge2020 : un peu plus en largeur, plus de volume, garde une belle trame minérale aussi, finit presque salin. TB++

NUITS-SAINT-GEORGES 1ER Aux BousselotsRouge2020 : un peu plus sombre, joli fond aussi, pointe cacao ici, petite touche d’élevage en finale que n’avaient pas les autres. Pour une première rencontre avec les vins du domaine, excellente impression d’ensemble. TB+.

 

 

Tonnellerie Rousseau Gevrey-Chambertin

 

Nicolas Burguet

BOURGOGNE CÔTE D’ORVieilles VignesRouge2020 : (vendanges assez tardives sur tous les vins du domaine, sans que ça se ressente forcément) fruité, simple, bonne acidité, assez pur, proche du nature, propre. B+.

FIXINRouge2020 poirier gaillard : robe rubis, idem, fruité, frais, assez simple, sympa. B+.

MARSANNAYChamps de PerdrixRouge2020 : fait un peu plus nature, sans gros défauts, léger, simple. B+.

 

Bouvier

MARSANNAYLe FinageRouge2020 : (changement de style complet depuis 2017) très clair, pinot infusé, très pivoine, grappe entière, floral, fruits rouges à peine sucrés, bouche fine en dentelle. TB+.

MARSANNAYLes LongeroiesRouge2020 ? cuvée sans soufre : aromatique un peu différente, très « herboriste », presque herbes de garrigue, bouche légère, fruitée, propre, qui manque d’un peu de volume et de longueur peut-être par rapport aux cuvées (légèrement) sulfitées. TB.

MARSANNAYClos du Roy - rouge2020 : proche du finage, mais un peu plus de volume et de longueur. TB++.

GEVREY-CHAMBERTINJeunes RoisRouge2020 : petite touche oxydative, semble un peu fatigué sur cette bouteille

GEVREY-CHAMBERTINRouge Racines du temps2020 : là aussi pinot infusé, très floral, fraise, tout en finesse, plus de longueur et de minéralité dans le fond que clos du Roy, ce style me fait vraiment penser aux Ipob californiens dans le côté infusé/grappe entière/peu sulfité, superbe. TB++.

Marsannay clos du roy blanc2020 : pas de gras ni de beurré, tout en tension, avec des amers nobles, presque une touche tannique, très salivant et minéral. TB+.

 

 

Bart

MARSANNAYLes EtallesBlanc2020 : nez toasté, bouche manque de peps. B-.

MARSANNAYRouge2020 : couleur rubis, brillante, bouche juteuse, bonne matière, simple, fruitée, très efficace. TB

MARSANNAYLes LongeroiesRouge2020 : même couleur, goute un peu sur l’élevage, rond, fruité, facile. TB-.

MARSANNAYLes Grandes VignesRouge2020 : très poivré, un peu serré, prometteur. TB.

FIXIN 1ER CRUHerveletsRouge2020 : (encore en cours d’élevage) assez serré en l’état, rien d’anormal non plus.

MARSANNAYEs ChezotsRouge2019 : plus clair que les 2020, beaux fruits rouges, pas trop extrait, élevage intégré, manque un peu d’acidité. TB-.

+ Marsannay champ salomon 2018 : bien dans l’esprit des autres vins du domaine, pas trop coloré, beau fruité, facile, pas beaucoup de tannins, pas une grande longueur. TB-.

 

 

 

Lucien Boillot (vins en masse)

GEVREY-CHAMBERTINRouge2020 : couleur assez sombre, fruits plutôt noirs mais pas confits, grosse tension calcaire ans le fond, tannins fins. TB+.

GEVREY-CHAMBERTINLes Evocelles2020 : légèrement plus serré, beaucoup de tension. TB.

GEVREY-CHAMBERTIN 1ER CRULa Perrière2020 : frais, éclatant, toujours ce fond très minéral qui allonge les vins. TB++.

GEVREY-CHAMBERTIN 1ER CRULes Corbeaux2020 : un peu plus serré ici. TB.

GEVREY-CHAMBERTIN 1ER CRUCherbaudes2020 : moins serré, plus de matière, beaucoup de longueur, frais, racé. TB++. Les vins du domaine semblent s’être affinés, ou les millésimes chauds leur conviennent bien, les tannins sont plus enrobés, sans perdre en fraîcheur. Le style rappelle un peu Rossignol Trapet.

(Lucien Boillot, Gevrey-Chambertin 1er cru Les Corbeaux 2013 : encore assez jeune, nez marqué orangette, pinot légèrement épicé, tannins fins pour le domaine, mais pas grand fond, court, simple. B.)

 

 

Galeyrand

Marsannay blanc champ perdrix 2020 : réglissé, assez mou. B-.

GEVREY-CHAMBERTINRouge2020 En billard : plutôt fruits rouges, assez pur, tendu, fond calcaire, peu sulfité mais sans que ça se sente vraiment. TB+.

FIXINRouge2020 champ des charmes : pivoine, réglisse, assez tendu, beau fond minéral, juteux. TB+.

GEVREY-CHAMBERTINRouge2020 En croisette :  plus noir, trop serré en l’état, tannins durs. B+.

 

 

A Burguet

BOURGOGNECuvée Les Pince VinRouge2020 : couleur noire, nez réduit, bouche pas très propre, réduction végétale.

GEVREY-CHAMBERTINCuvée SymphonieRouge2020 : un côté oxydé et végétal.

GEVREY-CHAMBERTINCuvée Mes FavoritesRouge2020 : là aussi un peu nature pas très propre. Moyen.

 

Damoy

FIXINLes MogottesRouge2019 : clair en couleur brillant, fruits rouges très mûrs (un peu grenache mais avec plus d’acidité), tannins serrés, un peu chaud. B.

GEVREY-CHAMBERTINClos TamisotRouge2019 : assez proche mais avec des tannins un peu moins serrés en finale. B+.

CHAPELLE-CHAMBERTINRouge2019 : très clair, très floral, très fruits rouges bien mûrs, solaire, grosse matière, tannins présents mais bien plus enrobés que dans les précédents, taillé pour la garde, dans un style très particulier. TB+.

CHAMBERTIN-CLOS DE BÈZERouge2019 : proche du précédent, un peu plus en largeur. Toujours ce style qui fait très sangiovese je trouve. TB+.

 

 

Laurent Pataille

MARSANNAYLes LongeroiesRouge2019 : un peu nature, mais propre, léger, pointe de gaz, facile, jus de fruit. B+.

 

Marchand Tawse

GEVREY-CHAMBERTINRougeEn champs 2018 : végétal. B-.

 

Olivier Guyot

MARSANNAY longeroiesRouge2018 : un peu maigre, un peu de gaz. B-.

 

Marchand freres

GEVREY-CHAMBERTINRouge2020VV : léger, un peu sucré, facile. B+.

 

Charlopin

GEVREY-CHAMBERTINRouge la justice 2017 : couleur claire, toujours ce style très toasté du domaine. B-.

 

Ghislain Kohut

Marsannay blanc en Mormain 2019 : très simple. B.

 

Thierry Mortet

Gevrey-Chambertin 2019 : très maigre, simple. B-.

 

 

 

Château du Clos Vougeot

 

clos de vougeot

 

Nicole Lamarche

LA GRANDE RUERouge2020 : style plutôt fin, pas trop coloré, épicé, texture velours travaillée par le fût mais aromatique pas trop boisée, seule la finale manque un peu de longueur pour un grand cru. TB.

VOSNE-ROMANÉEVillageRouge2020 : clair en couleur, ultra toasté, boisé. Moyen.

CLOS DE VOUGEOTRouge2020 : clair en couleur, très vanillé. B-.

 

Claire Naudin

ECHEZEAUXRouge2017 : très clair, de la dentelle, tout en fruit, rose, très épuré, long, beaucoup de fraîcheur et de fond. TB++.

ECHEZEAUXRouge2020 : un peu plus compliqué en l’état, plus sombre, un peu végétal, assez long, mais il faut se projeter. TB.

 

JY Bizot

VOSNE-ROMANÉERouge2019 : couleur très claire, nez infusé, fruits rouges, pétales de rose, pot pourri, nature, propre, sûrement grappe entière. Bouche en dentelle, éclatante, infusée, gourmande, sans être sucrée, évidente, tout à la bonne place. Exceptionnel.

bizot

 

 

Confuron-Gindre

VOSNE-ROMANÉE 1ER CRULes ChaumesRouge2020 : très marqué cassis, confiture. B-.

VOSNE-ROMANÉERouge2020 : noir, serré, confituré. B-.

 

 

Eugénie

VOSNE-ROMANÉERouge2020 : sombre, sur l’élevage, assez rond et court. B-.

CLOS DE VOUGEOTRouge2020 : sucré, boisé vanillé, très arrondi, court. B-.

 

Cécile Tremblay

ECHEZEAUXDu DessusRouge2020 : nez un peu réduit, mélange de rafle et de toasté, bouche avec une jolie texture, pas trop lourde mais aromatique compliquée en l’état. B+.

VOSNE-ROMANÉE 1ER CRULes BeaumontsRouge2020 : idem , assez marqué grappe entière, végétal, café toasté, pas en place. B.

VOSNE-ROMANÉERouge2020 : plus en place, moins réduit, beau volume pour un village, couleur sombre, épicé, mais pas du tout confituré. TB.

 

 

 

Gros F&S

VOSNE-ROMANÉERouge2020 : bon, fruité, facile, clair en couleur, pas beaucoup de fond. TB-.

ECHEZEAUXRouge2020 : clair en couleur, fruits rouges sucrés, épicé, un peu chaleureux. TB-.

 

Anne Gros

CLOS DE VOUGEOTLe Grand MaupertuiRouge2020 : tout en finesse et en gourmandise, comme souvent avec le domaine, à peine plus noir que le 2019 à cette époque peut-être, rond, gourmand, facile. TB+.

 

Forey

ECHEZEAUXRouge2020 : fruits noirs, sucré, toasté. B-.

 

Comte Liger Belair

ECHEZEAUXRouge2020 : noir en couleur, bouche avec une grosse densité, encore jeune, très longue, un peu massive, beau potentiel mais il faut se projeter. TB+.

VOSNE-ROMANÉE 1ER CRUAux ReignotsRouge2020 : gros jus là aussi, c’est concentré, mûr, coloré, bois bien intégré moins toasté que les années précédentes, jolie trame minérale dans le fond qui ressort un peu plus ce jour-là que dans l’Echezeaux. TB++.

VOSNE-ROMANÉELa ColombièreRouge2020 : fruits noirs, un peu de sucrosité, épices, grosse densité pour un village, bâti pour la garde, manque une pointe d’acidité dans le fond dans cet ordre-là en tout cas. TB.

 

 

Berthaut-Gerbet

GEVREY-CHAMBERTINCombe du dessusRouge2019: gourmand, fruité, assez rond, facile. TB.

CLOS DE VOUGEOTRouge2020 : un peu trop toasté, sucrosité présente. B+.

VOSNE-ROMANÉERouge2020 : toujours ce style très gourmand du domaine, un peu confituré, épicé, rond, finale à peine vanillée. TB-.

 

Mugneret-Gibourg

ECHEZEAUXRouge2020 : assez sombre en couleur, fruits noirs, un peu caramel, pointe de sucrosité à l’attaque, mais la finale montre un joli fond et une jolie longueur. C’est déjà mieux qu’au domaine il y a quelques mois. Il faudra être patient. TB+.

 

Tardy

ECHEZEAUXLes TreuxRouge2020 : couleur sombre, mais pas particulièrement confit, jolie trame minérale, finale longue, fraîche, sérieuse, racée. TB+

VOSNE-ROMANÉEVigneuxRouge2020 : style sérieux, sombre, reste frais et tendu, joli village. TB.

 

R. Sirugue

GRANDS ECHEZEAUXGrand CruRouge2020 : maigre, finale épicée, un peu sur l’élevage. B.

 

G. Mugneret

ECHEZEAUXRouge2020 : style fin, pas trop mûr, pas trop coloré, plutôt bon, manque aussi d’un peu de fond. TB.

VOSNE-ROMANÉECuvée PrécolombièreRouge2020 : pointe de sucrosité à l’attaque, mais finale plus fraîche, beau volume pour un village, gourmand. TB.

VOSNE-ROMANÉE 1ER CRUAux BrûléesRouge2020 : couleur rubis, léger, fin, pas de surmaturité ici, mais manque un peu de fond pour Brulées. TB.

(vosne quatrain 2020, style fin, pas trop confit, respect du fruit, déjà approchable. TB)

 

Méo-Camuzet

VOSNE-ROMANÉE 1ER CRULes ChaumesRouge2020 : très épicé, grosse matière, manque une pointe de fraîcheur. TB.

CLOS DE VOUGEOTRouge2020 : ?

 

Thibault Liger Belair

VOSNE-ROMANÉEAux RéasRouge2020 : se goûte moins bien que les 2020 du matin...

CLOS DE VOUGEOTRouge2020 : goût de souris, dommage. Je suis persuadé que si Thibault avait été là pour faire goûter ses vins, il aurait enlevé cette cuvée dans une mauvaise phase (en cours d’élevage je suppose).

 

JM Millot

ECHEZEAUXRouge2020 : très moyen.

 

Louis Latour

Romanée st vivant 2020 : pas un gros volume, fruitée, épicée, un peu d’élevage, plutôt bon et accessible, mais manque de fond et de longueur pour un grand cru. TB.

 

A Chopin

CLOS DE VOUGEOTRouge2019 : très toasté. B-.

clos vougeot

 

 

Jean Grivot

ECHEZEAUXRouge2020 : très sombre, un peu de sucrosité, mais aussi de réduction café/végétale au nez. La finale est plus sérieuse, encore serrée. Comme souvent avec ce domaine en jeunesse c’est compliqué, il faut se projeter. TB-.

 

Bertagna

CLOS DE VOUGEOTRouge2020 : B.

 

Faiveley

CLOS DE VOUGEOTRouge2020 : TB.

 

Camille Giroud

 

VOSNE-ROMANÉERouge Les chalandins2020 : couleur sombre pur le domaine, attaque avec un peu de sucrosité, puis grosse acidité, finale tenue, minérale, calcaire, joli pour un village. TB+.

 

10 janvier 2025

Njord (Danemark) ****

 

Njord Vingaard a débuté en 2010 grâce à Sune Albertsen, ancien financier dans une compagnie d'assurances, qui a créé ce vignoble de toutes pièces. A 1h à l'Ouest de Copenhague (55e parallèle), il a planté du pinot noir précoce en 2010, 2014, 2016. Le domaine couvre actuellement 2ha environ et 2ha supplémentaires sont en cours de plantation. Il y a actuellement 4 parcelles/4 cuvées pour 6500 bouteilles. Les sols sont composés de sable + graviers et argiles. 

 

 

Njord - Terrassen 2020 : (100% pinot noir précoce. "La couche supérieure du sol est meuble, dominée par le sable avec de petites quantités d'argile. La couche inférieure de gravier commence à une profondeur de 40 à 100 cm qui, avec sa pente de 30 %, ajoute un excellent drainage. Le vignoble est situé dans une poche bien protégée du vent, ce qui permet des températures élevées, exposition sud. Planté en 2010 sur 0,6 ha. Egrappé à 100% cette année-là. Elevage 2/3 fûts neufs

Couleur rubis clair, contours un peu rouille. Nez très expressif dès l'ouverture, un côté viande fumé au départ, grisons, puis fruits rouges écrasés, petite touche vanillé, très pivoine aussi. Avec l'ouverture, moins fumé, très fruité, un peu confituré, toujours floral, élevage moins présent, déjà bien intégré. Bouche toute en rondeur et suavité, délicate, soyeuse, pas un gros volume, même s'il en a pris un peu avec l'air, peu d'alcool (12%), mais un fruité rouge confituré ultra gourmand, rose, pivoine. L'acidité n'est pas très élevée, mais comme il y a peu d'alcool on y retourne très facilement. Pour vraiment chipoter il manque un poil d'allonge à mon goût, mais il y a quand même une bonne longueur, gros plaisir, c'est délicieux. Sensation que c'est à point aujourd'hui sans une grande perspective de garde. Le lendemain un peu plus éteint que le jour même. TB++.

 

 

Terrassen 2022 : couleur très claire, nez de pinot infusé, petits fruits rouges très rose pivoine. Pas du tout d'élevage ressenti alors que le papier annonce 2/3 fûts neufs. Bouche aérienne, très fruitée, éclatante, déjà prête, pas beaucoup de corps mais grosse buvabilité, finesse extrême, pas la petite sucrosité du 2020, plus frais ici, la longueur est là en plus. Un style digne d'un très eau Fourrier par exemple. TB++.

 

Isso 2020 : proche de Terrassen 2020, très clair, à peine rouillé, un peu fraise écrasée et fumée, façon ipob, bouche très légère, ronde, fleurie, ultra gourmande, petite sucrosité, pas une très grosse allonge mais ultra digeste et gourmand. TB+.

 

25 février 2013

La Préceptorie de Centernach (Saint Arnac) **

La Préceptorie de Centernach

Zoé blanc 2011 100% Viognier : assez frais, sur le fruit (abricot, pêche), plutôt vif. Très simple mais sympa. Bon rapport q/p. Moins convaincant lors d'une seconde dégustation, trop vif, sur la pêche surtout, finale très courte.

Coume Marie blanc 2011 : gros pourcentage de grenache gris. Nez assez fermé, notes florales, anis, un peu gras, belle matière. Vin de "gastronomie". Ca manque un peu de fruit cependant. Moyen +.

Coume Marie rouge 2010 : 70% grenache. Fruits noirs et fruits à noyau, épices très légères, tannins fins. Bien.

Maury rouge Aurélie 2010 ? : Fruité croquant, sucres bien équilibrés avec l'acidité. Tannins fins. TBien. (+- 16/20).

precept

 

 

La Préceptorie, Vin de France Vinum Praeceptoris L20 : (18%. Grenaches blancs, gris et maccabeu. Elevage barriques en extérieur, en milieu oxydatif, « façon rancio sec » mais avec des sucres résiduels »)  Couleur ambrée, nez oxydatif, mais aussi un peu de fruits type abricot sec. Bouche avec de l’ampleur, de la fraîcheur, les quelques grammes de sucres résiduels équilibrent bien le vin et empêchent toute austérité. De la puissance et de la gourmandise e même temps, très long et bien équilibré. TB++.

 

22 novembre 2025

Mansengs et grenache

 

Les mansengs (petit et gros généralement assemblés) ont été présenté comme des cépages donnant des vins au taux d'alcool élevé, à l'acidité très élevée, avec de la couleur et du corps. Le grenache donne lui des vins clairs en couleur, à l'alcool élevé, peu tanniques et peu acides. Mais attention aux pièges !

 

Pour plus de lisibilité, les vins des 3 soirées ont été regroupés par région.

 

 

 

Blancs

 

Hegaldaka - Irouléguy 2023 : (à St-Jean-le-Vieux, à l'Est de St Jean Pied de Port. petit manseng, gros manseng, petit courbu) Couleur or, nez plein de fruits exotiques, ananas, papaye. La bouche contraste, au sens où même si elle garde ce fruité, l’acidité est élevée, mais elle équilibre le vin et le porte très loin, finale très salivante. Probablement le mieux équilibré des trois Irouléguy du soir. Le manseng est vite identifié.

 

Xubialdea, Irouléguy blanc Ardan Harri 2022 : (à Lasse, sud de St Jean Pied de Port. Petit et gros manseng) Couleur or, nez un peu plus solaire que le précédent, avec plus d'extraits secs, une touche de noisette. Bouche qui attaque avec une belle acidité, la finale est un peu plus chaleureuse, on sent le millésime un peu plus solaire. Un joli manseng vite identifié aussi.

 

Goienetxea, Irouléguy Malda 2023 : (à St Etienne de Baïgorry, petit et gros manseng) Couleur plus foncée, nez de fruits exotiques, mais aussi de poire, touche pomme blett, miel, cire. Très jolie bouche, un peu plus "libre" que les précédents, mais parfaitement propre, un peu plus de volume et de largeur peut-être, l'équilibre reste bon, aucune lourdeur en finale. Encore un très joli vin de la nouvelle génération basque. Merci Kévin.

 

Domaine de Valbrun Léo Charruau - Saumur blanc Clos du Moulin 2023 : (ouvert à la dernière minute pour changer un autre chenin mais sur 2022) Couleur claire, nez d'agrumes, poire, encore un peu d'élevage. Bouche légère en alcool, de la vivacité en attaque, mais de la rondeur et de l'élevage sur la fin de bouche, vite identifié comme n'étant pas du manseng, mais le chenin a été difficile à reconnaître dans la série. Très différent du 2022.

 

F. Pinon - Vouvray solera : (demi-sec, solera 2018-2021) Couleur or, le nez est sur l'ananas, les fruits exotiques, il peut faire penser à du manseng. La bouche est un peu moins élevée en alcool et moins acide à la fois, mais l'aromatique a été trompeuse. Jolie aromatique au final, mais manque un peu de tension pour moi.

 

Coco Farm & Winery, Cantata di Montagna 2020 : (petit manseng, préfecture de Tochigi) Couleur or pâle, légèrement trouble, nez marqué par les lies, grillé, citron confit, pas vraiment de fruits exotiques. Bouche vive, perlante, qui manque un peu de corps et d'alcool pour être un manseng en théorie, beaucoup de fraîcheur et d'originalité. Tout le monde est perdu bien évidemment.

 

Alberto Nanclares, Paraje Mina Rias Baixas 2024 : (100% albarino) Couleur très claire, nez à l'aromatique encore primaire, pomme verte, florale. Bouche très tendue, minérale et saline, qui a moins de corps et d'alcool que les mansengs. Joli vin dans un registre fraîcheur saline poussée à l'extrême.

 

Philine Isabelle, Langhe chardonnay 2023 : (à Barolo, sur Preda) couleur claire, nez floral, peu d'élevage, petite note exotique, bouche avec moins de corps et mois d'acidité que les mansengs, assez simple.

 

Trapet, Riesling RQWR 2011 : (riesling, à Riquewihr, demi-sec) Couleur or, nez marqué par les terpènes, fruits jaunes mûrs, presque exotique, miel. Bouche assez large pour un riesling, avec de l'opulence et de la puissance, manque un peu d'acidité pour être un manseng. Vite identifié par le côté pétrolé.

 

Tenuta delle Tere Nere, Etna bianco calderara sottana 2023 : (100% carricante) couleur or, nez qui a fait penser à du manseng, fruits exotiques, un peu miellé. Une fois l'étiquette découverte, la bouche était sur un profil plus "minéral", un peu plus frais et en tension, avec un peu de lies. Joli piège. Merci Michel.

 

Lajibe (négoce Mansengs et Co.), Mansengs Vin de France 2023 : couleur or profond un peu trouble, nez très puissant, marqué par le grillé des lies, le citron confit, les extraits secs, clairement travaillé en nature-autolyse, beaucoup pensent au Jura façon Ganevat etc..., bouche énergique, légèrement perlante, avec du volume, de l'acidité, aromatique très marquée par les lies, finale umami salivante. Ceux qui connaissaient le domaine ont vite retrouvé le style, pour les autres un vin déconcertant difficile à placer en Jurançon tant il diffère des autres vins de la soirée. Une interprétation différente, qui a fait débat.

 

Domaine des Féréol, Jurançon sec Françoise 2023 : couleur claire pour un manseng, nez de poire, quelques fruits jaunes et noisette avec l'ouverture, zestes d'agrumes, acacia. Bouche très énergique, avec du peps, de la fraîcheur, sans manquer de corps, un joli fruité, et beaucoup d'allonge. Coup de cœur unanime, qui n'a pas été simple à placer par contre, car moins solaire que la moyenne des mansengs.

 

Camin Larredya, La Virada Jurançon sec 2016 : couleur or profond, nez de fruits exotiques, papaye, mangue, miel, cire, noisette, déjà bien évolué... Bouche avec de la puissance et de l'acidité à la fois, vite identifié comme un très beau manseng, avec un peu d'évolution, pile à point.

 

Camin Larredya, Jurançon Le Grain des copains 2022 : couleur or, nez sur l'ananas, le miel. Bouche très digeste, peu sucrée (environ 45gr) avec une bonne acidité, un sucre aérien, très facile pour finir.

 

 

 

Rouges

 

Terrasse d’Elise, G une révélation IGP Pays d’Hérault 2023 : (100% grenache, à Aniane) Couleur très claire, nez qui fait très grenache, fruits rouges écrasés, épices, un peu d’orangette. Bouche en rondeur, peu tannique, peu d’acidité, fruité légèrement sucré, 14% d'alcool, très gourmand et facile à boire. Tout le monde reconnait le grenache.

 

Terrasse d'Elise, Hauts de Carol's 2020 : (100% cinsault) Couleur un peu plus foncée, nez très fruits rouges sucrés, garrigue, bouche avec de la puissance mais bien équilibrée, les 15% ne se sentent pas, peu tannique, très gourmande, et longue. Très belle bouteille. Un joli piège, placé en grenache, y compris par moi-même... Bien joué Fred !

 

Réserve d'O, Bachi-Bouzouc IGP Pays d'Hérault : (100% grenache, à Aniane) un grenache légèrement plus foncé et puissant que le précédent, même si on reste sur une cuvée sur le fruit. Un peu moins de sucrosité, un style gourmand, peu tannique et efficace là aussi, bien typé grenache.

 

Féraud, Claux Guillard Vin de France 2023 : (100% grenache, à St Geniès de Comolas, Gard) Couleur claire, nez de fruits rouges un peu sucrés, pivoine. Bouche avec un tout petit peu plus d'acidité et de tannins que la cuvée G une révélation, mais pas suffisamment non plus pour tromper sur le cépage. Ca reste rond, gourmand, sur un fruité légèrement sucré, très bien équilibré. Après un peu plus d'hésitation, le grenache est identifié.

 

Ouréa, Gigondas 2023 : (grenache, sud de Gigondas) Couleur à peine plus foncée, un grenache en infusion, très fin, aérien, assez léger en alcool pour Gigondas (13,5%), très fraise écrasée, et herbes aromatiques, déjà très accessible et prêt à boire, coup de cœur unanime. Vite placé sur du grenache mais pas forcément sur cette appellation-là.

 

Saladin, Haut-Brissan Côtes du Rhône 2023 : (100% grenache, à St Marcel d'Ardèche) Couleur très claire sur ce millésime, nez très marqué par la rose, presque trop pour certains. Bouche en dentelle, aérienne, sans manquer de corps. Le grenache n'a pas forcément été décelé.

 

Saladin, Paul Côtes du Rhône 2023 : (90% grenache, 10% clairette) couleur très claire, nez de fraise écrasée, petite sucrosité, bouche très gourmande, ronde, soyeuse, clairement le côté solaire du grenache, sans lourdeur. ite identifié. Coup de cœur unanime.

 

Marcarini, Barolo 2021 : (à La Morra) Couleur claire, nez de fruits rouges, rose, goudron, menthol. La bouche a de la puissance, des tannins et une acidité trop marqués pour être du grenache, beaucoup de longueur et de fraîcheur, encore un peu trop austère à ce stade.

 

M. Lapierre, Morgon MMXXIV : (100% gamay, vieilles vignes du domaine) plus sombre en couleur, un gamay sur le fruit, ultra croquant et juteux, peu tannique, très fin et frais sur ce millésime, pas encore très complexe à ce stade, mais parfaitement exécuté, offrant beaucoup de plaisir en l'état. Clairement pas du grenache.

 

R. Demougeot, Pommard 2018 : Couleur claire, nez de fruits rouges plus frais et moins sucrés que les grenaches, un peu de ronce, des notes de torréfaction liées à l'élevage. Bouche légère, aérienne, tannins très fins, une bonne acidité pour 2018, un pommard avec beaucoup de finesse, vite placé sur du pinot.

 

Nicolas-Jay (Méo-Camuzet en Oregon), Ensemble pinot noir 2021 Willamette Valley : couleur sombre pour un pinot, nez avec un élevage torréfié encore un peu marqué, un joli fruité derrière. Bouche soyeuse, en rondeur, avec du corps mais moins d'alcool que sur les grenaches. Joli vin, encore un peu jeune dans l'idéal. Le piège a été vite trouvé aussi.

 

Clos Venturi, AOC Corse Altare rouge 2023 : (100% sciaccarellu, à Ponte Leccia) Couleur très claire, nez de grenadine, pivoine, fraise. Bouche en dentelle, très gourmande, tannins très fins, pas beaucoup d'alcool ressenti, globalement pas placé sur un grenache. Très belle bouteille.

 

Zuria, Spinella 2022 : (70% sciaccarellu, minustellu, carcajolu, nielluciu, à Bonifacio) Couleur plus foncée, nez qui pourrait faire grenache, fruits rouges, garrigue... Bouche moins en rondeur, avec plus de tension, à la fois du corps et beaucoup de fraicheur, tannins soyeux, très belle bouteille aussi. Merci Arno.

 

Bonny Doon (Californie), Cigare Volant Central Coast 2010 : (grenache, syrah, mourvèdre, cinsault, carignan, Sta Cruz Mountains) Couleur à peine plus foncée que les vins précédents, début d'évolution tuilé. Le nez fait hésiter entre grenache façon Châteauneuf avec des notes de cacao que n'avaient pas les précédents, mais il y a aussi un côté viande fumé et des fruits noirs plus typés syrah. La bouche est très ronde, très gourmande, pile à point, un fruité très mûr et légèrement sucré, mais une bonne acidité et assez peu d'alcool (13,2%) par rapport au Rhône sud. Tout le monde hésite, personne n'a vraiment tort ou raison. Très joli vin, pile à point. Merci Olivier.

 

Casa Blanca, Lluminari 2018 Collioure : (70% grenache, syrah, carignan) Un vin plus coloré que les autres, plus puissant, plus marqué par les fruits noirs, la viande fumé, le café, plus de tannins aussi, mais l'équilibre est bon, il reste frais avec une bonne longueur. On sent le sud, mais pas forcément une majorité de grenache. Merci AS.

 

Terres de Fagayra, Maury grenat 2018 : (grenache) Un VDN à base de grenache, parfait pour terminer en douceur, pas trop sucré ni trop alcooleux pour un VDN, très bien équilibré, pas de lourdeur.

 

 

Merci à tous pour ces 3 belles soirées qui clôturent l'année en beauté. Rendez-vous en 2026 !

 

13 décembre 2020

Frédéric Savart (Ecueil) ****

Depuis que Frédéric a repris le domane familial, les vins ne cessent de progresser. Situé à Ecueil, à 10km à l'Ouest de Reims, le domaine est spécialisé dans le pinot noir. Les champagnes font leur fermentation en demi-muids, la malo est généralement faite, apportant de la rondeur à ces champagnes de terroir, "identitaires" comme le dit le vigneron, assez mûrs dans l'aromatique mais gardant toujours une bonne tension, avec un gros travail à la vigne et peu d'interventions à la cave, sans aller jusqu'au nature. Comme souvent avec cette nouvelle génération de vignerons, les bases sont assez jeunes, n'hésitez pas à les laisser vieillir un peu plus en cave.

 

 

 

Frédéric Savart - Champagne Premier cru L'Accomplie Extra-Brut : (sur Ecueil et Villers-aux-noeuds, 80% pinot noir, 20% chardonnay. Dosage 4gr. Dégorgement octobre 2020) Couleur foncée, or-orangé avec des reflets roses. Nez expressif, assez mûr, beaucoup de pommes bien mûres, compotés, pommes rouges de la fête foraine, pommes canada, petite pointe de volatile, frangipane, praline, très gourmand. Bouche à la fois confortable, aromatique mûre, qui fait penser à un chenin moelleux sur la pomme, le coing, le pâtissier, et bel équilibre grâce à une vraie trame minérale dans le fond, belle finale assez longue et tendue. Joli champagne qui combine gourmandise, largeur et longueur. A voir ce qu'il va donner avec quelques années de cave supplémentaires. TB.

 

Frederic Savart - Champagne Les Noues 2016 Extra-Brut : (sur Ecueil, 100% pinot noir en fût sans malo, dosage 2gr, dégorgé en juin 2020) Couleur or profond, encore plus foncée que l'accomplie. Nez plus "classique", de fruits secs, brioche, avec une légère touche oxydative. Bouche vineuse, minérale, bulle fine, toujours cette petite note oxydative, meilleur le lendemain, il a sûrement besoin d'encore un peu de temps en cave. Moins charmeur que l'accomplie, moins de plaisir immédiat, mais plus de fond. TB.

 

Fred Savart - Champagne Mont Benoit 2014 Mag : TB.

 

Frédéric Savart - Champagne Blanc de Blancs : (dég déc 2023. Chardonnay sur Ecueil et Trepail. 2 gr) On termine sur une note de légèreté, un blanc de blancs à la bulle très fine, très facile, élégant, dont la sucrosité fait un peu plus que 2gr, c’est gourmand en même temps. Parfait pour finir en beauté. TB.

 

Savart, Expression rosé 2019 (pinot noir dég nov 2023) : rosé clair, pas un gros volume, tout sur le fruit et la tension, belle fraîcheur et belle allonge, élégant. TB.

 

 

 

Visite au domaine Frédéric Savart à Ecueil

savart premier cru

 

 

savart vignes

Vignes d'Ecueil

 

 

Les jus clairs 

Pinot noir Mont Benoit 2020

Pinot de Verzenay en Wine globe 220L (en phase de test) : très tendu, "réducteur" car privé d'air, avec le petit grillé des lies, un peu étriqué, manquant un peu de volume et de "vie" par rapport au suivant. Probablement intéressant pour être assemblé ensuite à un fût, ou pour élever des vins manquant un peu d'acidité, ce qui était pas le cas ici.

Le même en fût : plus de volume, plus vivant, garde suffisamment d'acidité pour paraître tendu. Mieux.

Meunier sur craie (+10% chardo complanté sur la même parcelle)

Chardonnay négoce sur Cramant

etc...

Des jus clairs intéressants, prometteurs, présentant tension, volume, salinité, peut-être plus en largeur que chez Chartogne-Taillet le matin, avec plus de vinosité aussi. Ici aussi les tailles sont souvent gardées car elles sont de qualité.

savart wine glob

 

 

En bouteille (tous extra-brut, tout juste dégorgés)

Ouverture : (dégorgé en janvier 2021, base 2018 + 2017 et 2016) finale un peu chaleureuse, goûte moins bien que la bouteille dégorgée l'année précédente. Mais à revoir dans quelques mois. B+.

Mont des chrétiens 2017 : (sur Ecueil) chardonnay assez beurré, large, encore un peu sur l'élevage. TB-.

Mont Benoit 2017 : (95% pinot noir, sur Villiers aux Noeuds) plus tendu que les précédents, avec un peu de vinosité, large et long à la fois. TB+.

Haute Couture 2016 : (Mesnil sur Oger, chardonnay) chardonnay assez large, belle longueur. TB.

Noues 2016 : (pinot noir sur Ecueil, dégorgé en décembre) pinot noir, tendu, belle finale saline, pas le côté oxydatif de la bouteille bue récemment sur un dégorgement plus précoce. TB+.

Bulle de rosé : (2018, 55% chardonnay) clair en couleur, très mandarine, orange, petits fruits rouges acidulés, pas très épais, tendu, fruité. TB+.

Expression rosé brut nature 2016 : (pinot noir, chardonnay) bien plus coloré, très vineux, pointe oxydative, plus de matière et de longueur que le précédent mais moins élégant. TB.

savart champagne

 

 

On termine par quelques afters de la cave personnelle de Fred Savart : Arnaud Ente, Comtes Lafon, Raveneau... (voir Message "Les offs")

 

Seconde visite et second coup de coeur. Un grand merci pour cet accueil d'une générosité incroyable !

 

22 juin 2018

Domaine Saladin (Saint-Marcel d'Ardèche) ****

Goûtés lors du 1er salon In Vin Bio Veritas :

Côtes du Rhône Per El blanc 2011 : (assemblage roussanne, marsanne, viognier, clairette...) Belle fraîcheur, un peu d'amertume en finale. B+.

Côtes du Rhône rouge Loï 2010 : (80% grenache). Un peu de réduction au nez, un peu asséchant. B-.

CdR rouge Fan de Lune 2007 : (mourvèdre majoritaire) élevage 3ans en foudre, grosse matière, beaux tannins, manque juste un peu de fruit. TB-.

CdR Chaveyron 1422 2007 : (95%syrah, 5% viognier) très puissant, un peu trop tannique. B+.

 

 

 

Vin de france Chaveyron 1422 2015 : une pointe de réduction, bien syrah fruits noirs, lard, très belle matière épaisse, tannins présents mais plus fins qu'en 2007, beau potentiel, à attendre quand même 2-3ans de plus. Sûrement la cuvée la plus austère du domaine. TB-.

Vin de France Chaveyron 1422 2007 : encore tout jeune, peu évolué, robe sombre, nez de fruits noirs, un peu plus sur l'olive, à peine lardé. Bouche aux tannins bien fondus, une pointe d'alcool, beaucoup de fraîcheur, acidité un peu dérangeante, finale assez longue. TB-.

CdR Paul 2016 : (grenache + clairette en cuves). Robe assez claire, très beau nez plein de fruits rouges et de cerise, semble assez frais pour 2016. Bouche fruitée, avec une belle matière, épicée, peu tannique, très gouleyante, avec une belle finale épicée. On sent bien avec cette cuvée que le style du domaine a évolué vers plus de finesse. TB.

Saladin - CdR Loï 2015 : robe claire, nez de fruits rouges à peine confiturés, bien marqué grenache. Bouche légère, très fruitée, gouleyante, peu tannique, facile, mais finale très courte par rapport à Paul. TB-.

CdR villages Fan dé Lune 2015 : robe assez claire pour un mourvèdre, nez sur les fruits rouges et les épices, proche de celui de Paul. Bouche peu extraite, avec un peu plus de puissance que Paul, des tannins très fins, bonne fraîcheur. Une pointe d'alcool en finale, on peut l'attendre encore un peu. TB. Regoûté quelques mois après il s'est affiné, avec de beaux fruits rouges, beaucoup de fraîcheur et d'élégance. TB+.

Loï 16 : plus noir et plus concentré que 2015, moins confituré. TB.

Paul 16 : toujours aussi facile et gourmand. TB.

Paul 17 prélevé sur fût : plus solaire, plus cocnentré, plus épicé. TB.

Fan dé Lune 16 sur fût : beaucoup de finesse et de fraîcheur, belle matière, très prometteur. TB+.

Chaveyron 16 : plus austère, un peu réduit, à attendre, mais belle matière. TB.

Per El Blanc 17 : malo faite pour une fois, fruits blancs, floral, anis, finit un peu chaud. B+.

 

 

 

Per El 2017 : (malo faite en 2017) sur la poire, floral, un peu de gras, reste digeste. B+.

 Loï 2017 : un peu plus chaud et puissant que 16, moins élégant. B.

Paul 2017 : tout en fruit et en fraîcheur grâce à la clairette. TB.

Fan de Lune 17 : pointe de réduction, semble plus en fraîcheur que 2016. TB-.

Haut Brissan 2017 : très intrigant en 2017, très léger, rose, épices orientales, nez de vin blanc (ajout de clairette ?), d’abord déstabilisant puis on y retourne finalement grâce à une belle complexité. TB+.

Chaveyron 2016 : syrah lardé, fumé, sauvage, classe, bouche qui reste fraîche, élégante, bien moins serrée que les années passées. TB+.

 

Domaine Saladin - Côtes du Rhône villages « Fan dé Lune » 2016 : (majorité mourvèdre + grenache, syrah) Couleur assez claire pour lui aussi, nez sur les fruits rouges confiturés, pointe végétale, laurier, à peine animal. Bouche très fine et fruitée pour un mourvèdre, peu d'alcool et peu de tannins, très frais et assez long. Un régal, comme souvent avec ce domaine. A noter qu'il a eu besoin d'un long carafage pour enlever toute réduction. TB-.

 

Chaveyron 2017 s’annonce très bien, Rosé sympa, Per El 2018 sans malo, plus vif que l’an passé.

 

Chaveyron 2019 sucrailleux, compliqué cette année.

 

Chaveyron 2021 : très fin, superbe. 

 

Haut Brissan 2019 infusé, beau grenache très digeste. Deux ans plus tard, un peu chaud, moins digeste qu'au départ, ce jour-là en tout cas.

 

Paul 2020 : toujours ce style infusé, tout en finesse, plein de fruit, aérien, évident. TB+.

 

Paul 2023 : à peine mis en bouteille, comme toujours délicieux, grenache aux tannins très fins. TB+.

 

Une goutte 22 : grenache jus de fruit aux tannins très fins, mais surtout 12,5% d'alcool, un faux air bourguignon, ultra digeste et facile à boire, superbe entrée de gamme. TB+.

 

Goutte 2024 encore plus léger et aérien que 2022, glisse tout seul. Loï 2023 très joli, fin sur le fruit, infusé, plus sudiste que la goutte quand même. Paul 23 excellent, plus marqué grenache, léger, infusé, garrigue, aérien, sans manquer de fond. Fan dé Lune 21 très fin sur ce millésime, pur, belle allonge. Chaveyron 2021 très beau en ce moment, syrah lardée, belle texture, tannins fins, frais. Haut Brissan 2023 un grenache ultra clair, infusé, sans manquer de concentration, peu tannique, façon Rayas. Per El blanc 24 un peu plus léger sur ce millésime, floral, quelques amers, aurait mérité un poil plus d'acidité. Superbe gamme.

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Saladin, Haut-Brissan Côtes du Rhône 2023 : (100% grenache, à St Marcel d'Ardèche) Couleur très claire sur ce millésime, nez très marqué par la rose, presque trop pour certains. Bouche en dentelle, aérienne, sans manquer de corps. Le grenache n'a pas forcément été décelé.

 

Saladin, Paul Côtes du Rhône 2023 : (90% grenache, 10% clairette) couleur très claire, nez de fraise écrasée, petite sucrosité, bouche très gourmande, ronde, soyeuse, clairement le côté solaire du grenache, sans lourdeur. ite identifié. Coup de cœur unanime.

 

24 novembre 2013

Mas des Brousses (Puéchabon) ***

Mas des Brousses - Blanc 2012 Vin de Pays d'Oc : (cépages : chenin, viognier, clairette, vermentino, musadelle, muscat petits grains, chardonnay, sauvignon...) Couleur légèrement dorée, nez très fruité marqué viognier et sauvignon surtout avec de la pêche, de l'abricot, des agrumes. Bouche très grasse, fruitée, légèrement anisée, mais manque un peu d'acidité. Finale de longueur moyenne, manque de tension. B- (+- 14,5/20).

brousses

 

 Mas des Brousses - Terrasses du larzac 2015 : (50% mourvèdre, syrah, grenache. Fûts de 400L) Robe grenat, nez sur la cerise, la mûre, la violette, un peu typé gamay. Bouche légère, fraîche, fruitée, peu tannique, un peu typé beaujolais ou carbo, puis quelques notes de réglisse plus sudistes. Finale un peu courte. B+.

2016 : plus puissant, plus épicé. B+.

 

Mas des Brousses - Le Chasseur IGP St Guilhem le désert 2017 : (50% merlot + syrah, grenache...) couleur claire, nez cerise, épices. Bouche légère, maigre, fluette, acidité élevée, fraîche et fruitée, mais finale un peu sur les tannins à cause de la maigreur. B-.

 

Cléo 2023 : tire sur la syrah, assez simple et court. B.

 

Mas des Brousses blanc 2022 : floral, manque d'acidité. B.

 

IGP Blanc 2018 belle complexité, élevage bien maitrisé, manque un poil de tension. Mas des Brousses Rg 2017 proche du 2016 fruité, épicé, bien fait. Mataro 2016 un peu plus lourd et boisé, moins intéressant.

 

9 janvier 2021

Domaine de la Côte & Sandhi Wines (Etats-Unis) ****

 Sandhi Wines (négoce) et Domaine de la Côte (domaine) sont les projets de Rajat Parr et Sashi Moorman dans les Sta Rita Hills.

 

Sandhi wines, Rita’s crown chardonnay 2014 AVA Sta. Rita Hills (Santa Barbara County)

Domaine créé en 2010 par Rajat Parr, « wine director » de Michael Mina Restaurants, et Sashi Moorman. Majeure partie en « négoce », et biodynamie. Rita’s Crown (couronne de Santa Rita) est située à la plus haute altitude de la région, de 600 à 1 000 pieds (=300m). Les sols de sables et de diatomées pures = coquillages fossilisés, caractéristiques de l'appellation, qui apportent la minéralité.

Couleur dorée, nez très marqué par l'autolyse (réduction bourguignonne, ou élevage sur lies sans oxygénation), ça sent l'allumette dans toute la pièce, on a du mal à trouver autre chose. En bouche on comprend mieux l'intérêt de cette vinification, très grosse énergie, c'est tendu, grosse longueur, parti pour durer longtemps, pas de gras, pas de beurré. On est exactement dans ce que l'on voit apparaître de plus en plus en Côte de Beaune. Il faut vraiment aimer ce parti pris. Certains ont adoré, d'autres détesté. TB-.

sandhi ritas crown

 

Sandhi Wines - Mt Carmel chardonnay 2014 : gouté sur un fond de bouteille, moins d'autolyse que le précédent, à peine plus gras, bonne longueur. TB.

Sandhi Wines - Pinot noir 2016 : nez orange sanguine, pamplemousse rose, éclatant. Bouche assez puissante, grosse matière, la finale manque un peu de frâicheur, encore un peu d'élevage. B+.

 

Sandhi Wines - Sanford & Benedict Pinot Noir 2014 Ste Rita Hills : (Un peu de gaz à l'ouverture, à secouer) Couleur très claire sans signe d'évolution, nez de petits fruits rouges, fraise sucrée, très pivoine, très floral et grappe entière, ronce, végétal, épices, éclatant dès l'ouverture de la bouteille. Bouche très fruitée, florale, peu de tannins, gourmande, éclatante, avec une petite sucrosité mais aussi une bonne acidité. Pas ultra longue mais très facile à boire. TB++.

 

13 Sandhi Wines - Mt Carmel chardonnay 2014 Santa Rita Hills : (sud Californie. 12%) Couleur dorée, nez très proche du précédent, très autolyse, grillée, un peu plus soufré ici. La bouche par contre montre plus de fond, plus de fraîcheur. Avec aération, le grillé s’estompe légèrement, beau floral, fruité, encore jeune, moins gras, moins d’alcool, plus d’acidité, belle longueur, salivante. TB+.

 

Sandhi, pinot noir 2022 : pinot aérien, infusé, floral, pas trop marqué vendanges entières non plus. Tannins très fins, frais, belle allonge. TB++.

 

 

 

Domaine de la Côte, Bloom’s field 2016 AVA Sta. Rita Hills (Santa Barbara County)

Créé par Rajat Parr et Sashi Moorman, vignes plantées en 2007, premier millésime en 2012. Domaine de 16 hectares, bio, tout en « propriété ». Philosophie du parcellaire et du « add nothing, take nothing away ». Bloom’s field : 3 hectares. Sols avec un peu de schistes et de fer. 100% grappe entière, environ 40% de fûts neufs.

Couleur très sombre pour un pinot, premier nez plutôt désagréable, légèrement animal et surtout marqué par un boisé toasté. Mieux en bouche, légèrement toasté, grosse matière, fruits noirs, cerises, olives, presque anchois, bonne acidité dans le fond qui permet de maintenir un certain équilibre. Belle longueur, mais ça ne fait pas dans la finesse. Le vin possède un gros caractère : il divise et fait beaucoup parler, il met une « vraie baffe » à certains, d’autres le trouvent vite écœurant. On a l’impression que par rapport aux autres nous ne sommes pas tout à fait dans le « add nothing »…  l’extraction est poussée, le boisé aussi, même si en effet il n’y a pas trop d’alcool et une bonne acidité. Il faudrait goûter d’autres vins du secteur pour en tirer des conclusions. A voir au vieillissement aussi. TB-.

domaine de la cote

 

11 février 2025

Notes de Wine Paris 2025

 

Wine Paris 2025

 

 

Cassagne et Vitailles

Blanc 24 aromatique, fruité mais reste frais sur ce millésime. Lumière 22 grosse majorité syrah sur la finesse B+. Ombre 22 grenache infusé très fin. TB+. Nimalaya 21 TB. Chausmes 21 (une partie de massales de Côte Rotie plantées récemment) plus fin que la précédente dégust. TB.  Clas Mani 2020 de moins en moins de bois neuf sur cette cuvée, moins infusée que les autres mais aussi moins boisée que par le passé. TB.  Crouzets 21 grappe entière, sur sales, cuves, ultra fin, pot-pourri, typé Rayas, très frais, aérien Exceptionnel.   Célis 22 sur les argiles rouges, grappe entière, en fûts, mais pas forcément neufs maintenant, plus serré, plus large.   Homs 2023 sur calcaires grappe entière aussi en cuve. Un peu primeur encore forcément, plus d’alcool (un bon 15), mais le calcaire retend la finale, très bon, tannins fins.  Superbe gamme, beaucoup de finesse et de maîtrise. Vendanges très tard, après l pic d’alcool « ça retombe », une partie avec AirPulse pour des remontages encore plus doux.

 

Le Clotagnes

La Peyne 2024 Vin de France cinsault premier millésime, simple. Le Louvières chardo 24 trop aromatique. Les Ribautes 24 vermentino idem.

 

Diva

B Leroux St Romain sous le château 22 plutôt frais et tendu, pas gros volume mais frais.

Chassagne 21 Moingeon frais et tendu, grillé des lies, pas de gras, manque un peu de vin peut-être. St Aubin Chateniere 22 même idée, tendu, sur lies, pas de gras, peu de bois, très bon. St Romain Roche Dumay 22 plus d’amers un peu plus strict mais noble.

Vincent Paindavoine (A repris le domaine JL Rayard premier millésime en 2022) Aliqoté Paquiers 2022 encore un petit élevage, ça noisette, mais du fond et de la fraîcheur. TB.

 

Dne du Gringet Etraz 2022 : réduit, marqué par les lies, pas très énergique. Aubeterre Roussette 22 reste assez fin, plus précis que le précédent. B+.

 

Lepetit de la bigne Meursault perchots 2022 : super équilibre, mûr, du volume, élevage présent mais noble reste tendu et salin, top. Lepetit de La Bigne Pinot noir Amphore 2022 épicé, juteux, frais, très beau niveau.

Armand Laffond (Brice Laffond) Moulin à Vent La Ripopée 2020 : très typé pinot, pot-pourri, infusé, ultra juteux, rose, glisse tout seul avec beaucoup de fraîcheur. Superbe. En bouteille plus tard toujours top ! Armand Laffond Sous rochegrès 2020 un peu plus mûr et confituré, l’équilibre reste bon, mais à attendre encore un peu.

Pascale Rion NSG Les charbonnières 2022 : un peu riche, pas tout à fait en place.

Clos Léopold Gigondas 2021 : assez riche et mûr. A voir sur les millésimes qui vont suivre.

Laculle Frères Les 2 Vallées Brut Nature (20-21 dég en 23) bulle très fine, mûr avec du fond, très bon. Le petit point rouge PN rosé (dég 23) rosé fin, avec juste ce qu’il faut de vinosité.

 

Williams Selyem (stand Faiveley pour la 1e fois)

Russian River pinot noir 2022 encore un peu sur l’élevage mais belle texture velours, pas trop d’alcool. Vista Verde 22 pinot noir un peu pareil. Westside road neighbors 2022 élevage mieux intégré, plus de fond, peut-être un peu plus de matière pour absorber aussi, top. Williams Selyem Estate plus confituré. Rochioli Riverblock 22 plus épicé, plus d’acidité en attaque mais petite sucrosité en finale, toujours toucher velours.  Zinfandel Santone 2022 un côté cassis et légèrement confituré mais sans aller trop loin, la finale reste fraîche, très joli. Cabernet 2021 Beckstoffer vineyard pas trop lourd mais manque de fruit, un peu serré, dur ans cet ordre.

 

Maison de La Chapelle

Aligoté 22 sympa, classique, frais. Chablis 2023 aromatique mais quand même du peps en bouche. Montmains 23 (butteaux et forets) noisette un peu, B. Mont de milieu 2023 plus de volume, mais garde une finale saline.  Fourchaumes 23 nez un peu toasté, bouche qui reste assez tendue pour fourchaumes. Irancy 23 (7 parcelles, 30% VE) frais et fin très bon, peut-être le meilleur ce jour-là. BeauxMonts 2023 un peu trop mûr. Les Batardes 2023 (plus calcaire) pinot infusé, plus de grappe entière, plus floral, très joli.  Version Libre 23 trop mûr, très cassis.  Les 2022 Irancy Beaux Monts et Batardes idem mais en plus chaus et plus lourds, plus serrés aussi.

 

Mont Joly

Les Cerisiers blanc (23 ?) un peu mou. Les Blancs 2022 sur calcaire en de-muid un peu de bois et un peu mou. Marzy 23 sur le fruit, assez rond, juteux, simple mais efficace. La Pointe Carbo 2021 très bon, pas du tout amylique. Blacé 2021 égrappé, un peu trop mûr. Blacé 2019 Mag un côté chocolaté, mûr, encore un poil jeune presque mais joli fond.

 

Héritage du Pic

Blanc 2024 IGP très aromatique mais pas trop haut en alcool. Ste Agnès bl 23 plus de gras moins aromtique, frais, bon. Tour de Pierres 2023 marqué syrah, noble, lardé, top. Ste Agnès 22 plus serré, plus mûr, moins bien en l’état. Gaucelm 21 toujours très typé syrah grappe entière, lardé, olive, grosse allonge saline. Top.

 

Primum

Drouhin Clos des Mouches 22 bien.

Sassicaia 2019 un peu oxy sur cette bouteille, rien de fou. Sassicaia 2006 Mag cabernet frais, élégant, encore en pleine forme, commence à bien causer avec encore du potentiel.

Armailhac 2016 prometteur classique mais frais, sans être trop serré ni boisé.

Clerc Milon 19 boisé et confit.

Graham’s 2003 Vintage Library release : chaud, lourd.

Graham’s 1997 Tawny Port single harvest : exubérant, encore très sucré, lourd.

Pol Roger Winston Churchill 2015 Mag on sent le millésime faible, quelconque.

Valbuena 2020 ultra coconut, moyen.

Petit Mouton Rothschild 2015 Mag, élégant, semble presque à point, frais.

Egon Müller scharzof auslese 2023 Mag : très bel équilibre, déjà délicieux, jeune, mais accessible, top.

Hugel Schoelhammer rieslng 14 Mag top.  Bulle 2019 50mois dosé à 3gr fraîche, très bon. Pinot noir Grossi Laue 2015 manque un peu d’acidité. Estate riesling 2020 B. Schoenenbourg 15 B+. Pinot gris sporen Grossi laue 14. Gewurz VT Sporen 14 frais et pas trop aromatique. SGN 15 riesling manque un poil de peps. Une gamme bien faite très maitrisée, sur des millésimes à point, mais manque un peu d’émotion.

 

Bouche du Roi (Versailles)

Chardo 23 trop aromatique, sauvignon bof, chenin 23 sur lies plus tendu, légere autolyse, intéressant, Chenin voie royale 23 fûts et amphores plus de volume, pas trop d’élevage, bon. Abondance PN 23 pinot noir assez rond. Voie royale pinot noir 23 idem, un peu d’élevage, simple.

 

Wines of Austria

Krispel ried Hochstrandl… sauvignon blanc trop variétal

Prieler ried steinweingarten 2022 burgenland pinot blanc. B.

Velich, Darscho 22 chardo grillé des lies, encore un peu sur l’élevage,  B+.

 

 

Chez Eugène

Pierre Weber, riesling L21 : riesling un peu autolyse tendu, frais, salivant, pas variétal, top.

Jérôme Saurigny Grold 2021 chenin de macération très précis, frais, fin, belle bouteille.

M. Gringet 2020 Belluard/Ganevat : marqué autolyse noble, très tendu, énergique, salivant, umami, top.

Cyril Courvoisier St Jo 2019 : syrah gourmande, propre, précise, peu de tannins, en rondeur.

Sébastien Besson Chénas Les Darroux 2020 : premier millésime, B+.

Anders Frederik Steen, Inside I’m a boat built of paper 22 : grosse acétate, puis souris sur la fin.

Bas Armagnac Dartigalongue cuvee Louis Philippe 170e anniversaire. TB.

 

 

Gobeloteurs

Caroline Morey : Chassagne blanc champs gain puis chassagne vergers 2022, 2 vins assez proches en l’état, peut-être un poil plus de largeur sur le second et encore… style très tendu, énergique, grillé des lies, finales qui allongent très loin, citront confit et umami des lies, impression que les finales sont quand même assez soufrées (ou alors ce sont les lies ?), pas très loin d’un petit côté brulant en l’état. A voir avec un peu de garde maintenant. En tout cas du vin et une sacrée tension pour 22.  Santenay rouge très frais, facile, juteux et un chassagne rouge ? un peu plus solaire et puissant, bon mais moins éclatant.

 

PY Colin Morey : St Aubin champlots 22 manque un poil d’énergie derrière les vins de Caroline, mais toujours cette patte autolyse, tendu, peu de gras. Chassagne Baudines 22 top énergique, beau volume très léger gras juste ce qu’il faut pour apporter une pointe plus gourmande. Meursault charmes 22 manque un peu de tension.

Etienne Sauzet : Puligny 22 très fin et épuré, pas du tout de gras, frais, mais ça manque presque un peu de vin, idem avec Puligny sous le Puits 22 va un peu loin dans l’épuré, Champ Canet 22 a le volume qu’il manquait aux autres, petit élevage autolyse présent sans aller trop loin, très réussi.

Pas de l’Escalette, Frieys 2022 toujours aussi fin, top.

 

 

 

Union Grands Crus Bordeaux

Branaire-Ducru 22, élevage marqué mais tannins fins, très épicé. B+.

Beychevelle 22, plus noir et marqué cassis (alors qu’il n’y a pas plus de cabernet sur le papier), moins d’élevage, tannins très fins. TB+.

Rauzan-Ségla 22, moins de matière, plus léger en alcool, plus simple, mais reste fin, accessible. TB.

Clos Fourtet 2022 : merlot sur calcaire, beaucoup d’allonge, très frais. TB+.

Franc Mayne 22 : mûr, confit et serré.

Pavie Macquin 22 : belle allonge, gros jus avec du fond, prometteur. TB+.

Phélan Ségur 22 : serré, un peu d’élevage encore. B.

Comtesse Lalande 22 : serré, noir, pour la garde…

Lynch Bages 22 : ultra serré, très moyen.

Gruaud Larose 22 : très noir, tannins fins, B+.

St Pierre 22 : un peu serré, mais reste frais, B+.

Haut Bailly 22 : encore un poil serré mais grosse allonge minéral, beaucoup de fond. TB+.

Clinet 22 : Pomerol très clair, tannins fins mais très vanillé…

Le Gay : très violette, très fin, aérien. TB+.

Larcis Ducasse 22 : assez rond et lisse, pas de fond.

Cantenac Brown 22 : fin, manque d’acidité.

Brane Cantenac 22 : joli nez, très fin, beaucoup de fond, un des meilleurs. TB+.

Poyferré 22 : sombre, classique, encore un peu d’élevage, tannins assez fins, mais pas grand fond.

Batailley 22 : assez fin, frais, petit végétal noble. B+.

Duhart Milon 22 : fin, bon, manque presque un peu de volume. B+.

Lascombes Margaux 2022 : beaucoup de cassis, mûr, serré, bof.

 

 

Ao Yun

Ao Yun 2021 (projet commencé en 2008 financé par LVMH, à Yunnan, au pied de l’Himalaya. Environ 2500m d’altitude. Environ 60% Cabernet sauvignon, cabernet franc, merlot, petit verdot, syrah. 30ha, 300 parcelles divisés en 700 sous-parcelles…59mg SO2 total)  Couleur sombre, nez très cabernet noble, cassis, mûre, violette, pas du tout poivron. Bouche veloutée, mûre, sans être trop haute en alcool, tannins fins, élevage intégré, l’acidité est bonne derrière (ph à 3,49 cette année), beaucoup d’élégance, déjà accessible et bon potentiel de garde en plus. TB+.

 

Domaine de l’A

L’aida savagnin 2023 nez aromatique, mûr, mais bouche jolie avec du peps. Petite Arvine 23 vin de l’assassin élégante, facile, manque un poil de salinité. Tradition rouge 24 échantillon sans sulfites pour le moment Dôle (gamay pinot) léger juteux, plein de fruit. L’alternatif coteaux de sierre 2022 pinot noir infusé, aérien, éclatant, peu de bois, top. L’aristocrate Perec-Tzanfleurier pinot noir allonge un peu plus, plus tendu, moins éclatant en l’état mais même patte sur la finesse.  Pinot Noir VV 2023 100% grappe entière, plus épicé, et sauvage, plus mûr, un peu plus dense mais ça reste fin et infusé. Cornalin 23 pas très tannique mais assez rond et facile, pas le fond des autres cuvées. Syrah VV 23 très grappe entière, très violette lardé, allonge, racé, très beau. Superbe gamme.

 

Gaja

Idda blanc 24 Etna Carricante armatique, simple. Alteni di Brassica 21 sauvignon Laghe très aromatique bof. Idda rouge 23 très lisse pour du nerello de l’Etna, simple. Pieve Sta Restituta Sugarille Brunello 2020 tannins fins mais lissé par l’élevage. Ca’Mercanda 16 cabernet de Bolgheri fin sans trop d’élevage, bonne surprise, très bon. Barbaresco 2018 fin léger, pas d’allonge, tout lisse, simple. Costa Russi 16 salin, serre un poil mais enfin un vrai nebbiolo avec de l’acidité et de l’allonge.

 

Frontonio

Macabeo 23 aromatique, simple. La Loma & Los Santos 22 plus de fond, un peu cire, belle fraîcheur. Botijo rg 23 grenache infusé ultra fin, top. Microcosmico 23 assez proche, grenache très fin, un peu plus de volume. Telescopico 22 moins bien, un peu de carignang, plus chaud. Cerqueta 22 un peu d’oxy, grenache très fin, infusé, presque trop loin dans le style, pas forcément beaucoup mieux que les premiers.

 

Kershaw

Estate chardo 21 très boisé, Deconstructed Lake district chardo 21 là aussi boisé, gras vanillé, pas forcément beaucoup d’alcool, de la fraîcheur quand même derrière. Kogelberg ironstone 21 chardo un peu plus de fraîcheur et de tension. Pinot noir 21 boisé vanillé. Kogelberg sandstone 21 boisé fumé viandé. Syrah 19 assez fraîche et élégante moins de bois que les pinots.

 

Tricerchi

Rosso 22 plein de petits fruits rouges, gourmand, top. Brunello 2020 millésime tout en finesse, très élégant déjà accessible. Brunello AD1441 2020 parcellaire, très élégant, mais en plus un côté balsamique, garrigue, tannins très fins, petite allonge quand même, sensation minérale, superbe.

 

Chianti

Riecine Classico 23, fruité un peu mûr, cassis, mais tannins fins, pas trop d’alcool, simple, gourmand, bon.

Monsanto Classico 2020 Gran Selezione San donata in poggio, plus solaire, plus clair, un peu typé Brunello, beaucoup de fond, tension saline en finale, très bon. TB+.

Istine Classico 22 : moins de fond, c’est frais, élégant, peu de tannins, bon. TB.

Castell’in villa classico 19 : plus solaire, tannins qui restent fins, du fond, bon. TB.

Dievole Novecento classico riserva 21 : serré , un peu plus solaire, mais joli fond, prometteur.

Monterinaldi chianti classico vigneto boscone 19 : clair, probablement pas mal de barrique, moins intéressant.

 

Antonio Maçanita

Profetas rosé 24 : fin, bon.  Verdelho 23 : tendu et salin, bien mais pas l’énergie des suivants.  Sercial 24 : un côté oxydatif, très umami, fait petit jaune, bella llonge.  Fazendas caracol 2023 marqué belle autolyse très belle tension, très umami grosse allonge, superbe.   Listrao 23 pareil en encore mieux.    Crosta Calcaria 23 pareil en encore mieux, plus salivant, plus long, grosse énergie, gross sensation caillou, sublime.  Vinho da Corda fait avec les dernières presses, (pas vraiment un orange mais y ressemble fortement) très beau vin comme une macération en très frais et long, pas trop tannique.  Tinta Negra 23 très léger aérien plein de fruit, top. Vale de Sao Vicente 23 tinta negra un peu plus de tout par rapport au précédent mais moins gourmand du coup.    Azores Arinto 23 citronné, tendu, B.  Arinto 2e presse plus de volume et de « tannins », plus d’extraits secs, TB.

 

Gustoworld

Leithner gruner 2022 Kamptal : simple, bon.

L’enclos de peralba Vi fi de Masia 22 : frais, peu d’alcool, petits amers et petits tannins, bon, manque un poil d’énergie.

Makarounas Spourtiko 2023 : légère macération, du peps, peu d’alcool, un côté pin, salivant, un peu maigre mais frais et bon, original. Mieux regoûté plus tard en bouteille, très frais et plus salin, moins "pin" et moins macération.

Quinta do Crasto Douro bl 23 : large, fruité, manque de fond.

Dominio de la Fuente Verdejo : joli vin, frais, du peps , salivant.

Bideona Rioja alavesa Cabezada (viura) : assez frais, voire un peu austère, presque trop pour Rioja, bien fait dans son style.

Mohua pinot noir central otago 2020 : simple, bien fait.

 

Cave des Amandiers

Fendant simple, bon. Petite Arvine de Fully (23 ?) très salin, voire salée, l’alcool haut ne se sent pas, beaucoup de fraîcheur. Petite arvine en anzé-Saillon encre plus de salinité top. Petite arvine les seves attaque plus large puis se retend sur le sel, grand vin aussi. Heida de Fully plus lage, moins de peps. Syrah Les Tatzes 19 syrah très pure, violette, lardé, pas du tout confit, racé, encore un poil jeune et serré, mais très prometteur.

 

Bovard

Médinettes chasselas 23 un peu riche et gras. Médinettes 2012 un peu miellé, cire, noisette, attaque large mais se retend sur des amers et une sensation saline, joli. Calamin 23 un peu sur l’élevage.

 

Bernhard Ott

Tout en gruner. Wagram.  Am Berg 24 puis Fass 4 2024 sur cuve, fruité mais aussi tendu et frais. Der Ott 23, Gmirk 23, Brenner 23 (2gr SR) top très salins, tendus, frais, aucune exubérance. Kirchtal 23 encore plus percutant, fait claquer le palais.  Spiegel 22, Stein 22 et Rosenberg 22 du même niveau, rien à jeter ici. Bravo.

 

Heitz

Napa cabernet sauvignon 2019 frais, déjà très accessible, peu de bois, tannins fins, top. Lot C-91 2018 à Oakville plus confituré et à la fois plus d’acidité, tannins fins, bien né.

Ink Grade

Cabernet Sauvignon 2019 plus mûr que Heitz, tannins fins, B+. Ink Grade Howell Mountain 2018 Napa mûr et épais, il y a quand même de l’acidité mais clairement pas au niveau de Heitz.

Burgess

Burgess Promiscua 2021 Napa serré, un peu d’oxy, bof.

 

San Joanne & Quinta da Vegia (Vinho verde et Dao pour les rouges)

Mineral 2022 belle entrée de gamme très fraîche, fruitée sans être trop aromatique, du peps. Escolha 2022 (arinto, avesso, trajadura) plus de volume reste salin et frais.  Herança 19 début d’évolution noble, un poil moins frais mais jolie finale. Belle gamme de blancs, sans bois.  Quinta da Vegia Solo franco 2020 tinto, léger, sur le fruit, bien.  Ca se gâte avec Lote 2020, Riserva 19 et Patrimonio 19 des tempranillo/touriga qui manque un peu de finesse et de fond, boisés sur les eux derniers.  Jolie bulle pour finir Brut Nature Gran Reserva 2011 (arinto) évolution noble, manque juste un poil de tension.

 

Taboadella

Villae 2023 blanc (encruzado) trop aromatique, Encruzado 2023 boisé, manque d’acidité.

 

Quinta Nova de Senhora do Carmo

Blanc de noirs reserva 2023 tinta roriz, un blanc vineux, mais manque de tension. Grainha reserva 2023. B.   Unoaked rouge 2023, léger sur le fruit, B.  Reserva Terroir 2022 bof.

 

Quinta de Santiago & Mira do O (Vinho verde)

Sou 2022 blanc alvarinho pas du tout variétal, tendance nature autolyse, grillé citronné, très énergique, tendu, précis, très bon. SOU rouge 2022 frais et sur le fruit, bon mais moins que le blanc.

 

D’Oliveiras

Terrantez 77-2022, toujours au top, un style assez puissant sur cette cuvée, mais ultra long et salivant.

 

Valma (Stéphane Mathieu)

Fleurie Labourons 2023, floral, juteux, très élégant. Labourons Face B même élégance mais plus de fond, encore meilleur.  Madone 23 plus puissant et dense bien sûr mais a gardé de la fraîcheur dans ce millésime.  Chapelle des bois 2022 millésime plus compliqué, plus confituré. Les 2023 ont été parfaitement gérés ici.

 

Domaine d’Olia

Chiroubles Le Pont 2023 et Le Pont 24, le premier sympa, mais surtout le 2024 très juteux, elle acidité, fait claquer le palais, s’annonce très bien.

 

Warre’s

Warre’s Colheita 2013 Otima, emb récent, très élégant, beaucoup de finesse.

 

Dow’s

Dow’s (réputation style fin, peu sucré)  2007 Colheita effectivement peu sucré, fin et frais, belle finale noisette qui allonge, top.

 

9 juin 2017

Domaine Plageoles (Cahuzac-sur-Vère) ***

Dégustation à la Cave du Théâtre

Mauzac vert 2015 : nez légèrement marqué par la pierre-à-fusil, bouche citronnée, avec une belle tension, bien mieux que le 2014. Regoûté en bouteille, il est plus épais, moins citronné, un peu oxydatif. TB.

Braucol 2016 : plein de fruits rouges, réglisse, poivre, assez gouleyant, tannins bien fondus, glisse tout seul. TB.

Syrah 2016 : plus marqué fruits noirs, avec un peu plus de matière, des tannins encore plus fins, très juteux et facile à boire. TB.

Duras 2014 : moins fruité que les deux 2016, plus rustique, des notes d'agrumes, d'orange sanguine et de fruits noirs, moins mon style. B.

Prunelart 2014 : là aussi c'est rustique, épicé, plus tannique encore que le Duras, j'ai du mal aussi. B.

Loin de l'oeil 2015 : pas trop sucré, beaucoup de fruit, poire, pomme au four, brioche, très facile, manque un peu de tension et de longueur. TB-.

Mauzac 2015 petillant natrel : beau nez fruité, floral, bulle assez fine, légère amertume rafraîchissante en finale. TB.

 

 

 

Robert & Bernard Plageoles - Gaillac doux Mauzac Roux 2010

Couleur : or.

Nez : expressif dès l'ouverture, sur l'abricot, le miel, la pâte de coing. Ressemble un peu à un Sauternes légèrement évolué (7-10ans).

Bouche : on retrouve les arômes du nez, un peu de prune aussi, texture légèrement épaisse et liquoreuse, avec une bonne acidité. Bien équilibrée. Très facile à boire. Par contre je ne sens pas particulièrement de tilleul ou de verveine comme l'indique le site du domaine.

Finale : longueur moyenne, toujours sur les fruits jaunes et surtout le miel, petite pointe d'amertume.

Note : 16/20. Un bon liquoreux, à prix doux (11€ les 50cl).

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 Cépage : Mauzac roux. Rendements 25 hl/ha. Sucres résiduels : 120gr. Sols : argilo-calcaire.

 

Joli reportage sur le domaine ici : http://www.wineterroirs.com/2012/01/plageoles_gaillac_tres_cantous_tarn.html

 

 

Dégustation d'une partie de la gamme au domaine

Mauzac vert 2014 : sur la pomme bien mûre, un peu de poire et de fleur, manque un peu de tension. B.

Pét Nat 2014 : (mauzac rose majoritaire) sec sur ce millésime-là, beaucoup de fraîcheur, bulle assez fine, léger, beaucoup de fruits frais, facile à boire. B+.

Ondenc sec 2014 : le nez fait un peu moelleux, avec du miel, des fruits jaunes, de l’anis, bouche plus sèche, grasse, mielleuse, sur l’anis aussi, manque un poil de tension. B.

Braucol 2014 : très clair, nez sur le réglisse, le café, les petits fruits rouges, beaucoup de fraîcheur, léger en bouche, pas très long mais très facile. TB-.

Duras 2013 : encore plus épicé, poivré, un peu de réglisse aussi, plus de matière que le braucol, plus vif, un peu plus noir même si on reste sur un vin très fin pour du duras. B+.

Prunelart 2013 : on sent le millésime frais, le vin est léger, avec un très beau nez sur la confiture de fraise, la griotte, la bouche manque un peu de matière, du coup les tannins sont un peu secs sur la finale bien que pas très nombreux. B+.

Prunelart 2010 : beaucoup plus chaud, fruits noirs, tabac, plus de matière, manque un peu de fraîcheur à mon goût. B.

Loin de l’œil 2013 : nez très fruité, ananas, agrumes, fruits blancs (poire), assez vif en attaque, très gourmand, seule la finale manque un peu de longueur et de tension. Excellente année pour les liquoreux d'après Bernard Plageoles. TB-.

Vin d’Autan 2008 : (ondenc, passerillage sur souche, rendements 7hL/ha) nez sur le miel, l’abricot, la figue, les fruits confits, très bon équilibre en bouche, avec une grosse concentration (un peu plus de 200gr de résiduel de mémoire) mais de la fraîcheur. Belle longueur. TB+.

Vin de voile 2000 : (mauzac, élevage de 7ans en vieux demi-muids sans ouillage) beaucoup de noix, très typé vin jaune, des fruits secs, assez bonne acidité, moins puissant et fait presque un peu dilué par rapport aux vins jaunes. Une curiosité. B.

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Au final une gamme très intéressante, avec des cépages rares, des vins originaux, tous au minimum bons, et un excellent Vin d'Autan.

 

Plageoles - Muscadelle 2014 : Couleur dorée, nez sur le coing, l'abricot, un peu de poire. Attaque en bouche un peu légère, puis peu à peu l'acidité et quelques amers étendent le vin et lui donnent une bonne longueur, surtout très digeste, pas trop se sucres résiduels, comme s'il en avait mangé un peu, quelques notes d'abricots secs et d'orange amere en finale. Note : 16,5/20.

 

Plageoles - Mauzac roux 2014 : facile, un peu court. B.

 

Loin de l'oeil 2022 : manque un peu d'acidité pour un moelleux. B.

 

Mauzac roux 2017 ? : 190SR cette fois-ci contre moins de 100gr d'habitude, pâte de coing, miel, riche au nez mais reste frais en bouche. TB.

 

Plageoles - Vin d'autan 1994 : (ondenc) Couleur ambre clair, nez d'abricot sec, miel, figue, coing, pruneau, encore frais et jeune, subtil. Bouche un peu moins bien que le nez, le sucre a été en bonne parti "mangé", le vin est frais et digeste mais manque un peu d'intensité et de longueur pour chipoter, probablement en début de pente descendante. TB.

 

Vin d'Autan 1995 : là aussi il a commencé à manger ses sucres, style élégant, très complexe, pas très tendu mais reste équilibré. TB+.

 

 

9 décembre 2024

Laberinto (Chili) ***

 

Vignes plantées en 1993 par Rafael Tirado, à l'extrémité est de Maule, à près de 600m d'altitude, sur le lac Colbún (un des seuls domaine de la DO), sur des sols volcaniques. Il a appris chez Veramonte, puis quelques stages chez Marionnet, Terrebrune, Franciscan, Quintessa, du consulting... Il quitte Veramonte en 2007 pour se consacrer à Laberinto.

 

On y trouve le sauvignon blanc, chardonnay, riesling et sémillon pour les blancs et ainsi que merlot, cabernet-sauvignon et cabernet franc, syrah, pais et pinot noir pour les rouges, répartis en 23 hectares de vignobles reposant sur des cendres volcaniques sur fond granitique.

 

 

Laberinto - Arcillas riesling 2022 DO Colbún Valle del Maule : (12,5%. 7,4 AT ph3,15. Cuvée née en 2019 vignes de 30 ans sols volcaniques. Parcelle de 0,7ha.  20% a fait 5 jours de macération. Elevage 8 mois amphores et cuves béton. 2022 est un millésime frais dans la région)   Couleur or pâle, nez un peu réservé, pierre mouillée, citron, quelques fruits plus mûrs type abricot/pêche, à peine floral et fenouil en se réchauffant. La bouche est plus intéressante à l'heure actuelle, très belle acidité, il y a du volume, pas d'élevage, une sensation minérale, la macération ne se sent pas beaucoup, juste une toute petite sensation de petits amers et de petits tannins sur la finale qui donnent de l'allonge et du caractère, ça ne fait pas spécialement riesling, mais on a l'impression de sentir un terroir. En tout cas c'est original, digeste, avec beaucoup de fraîcheur. On sent que c'est un peu jeune, mais avec un bon potentiel de garde. TB.

 

 

Laberinto, Arcillas país 2022 DO Lago colbún  : (emblème du Labyrinthe = diversité, complexité et harmonie de nos vins. La forme circulaire c’est aussi le tout, une démarche holistique… » Viti régénérative. Vignes plantées en 1993 par Rafael Tirado, à l'extrémité est de Maule, à près de 600m d'altitude, sur le lac Colbún (un des seuls domaine de la DO), sur des sols volcaniques. Ici 0,7ha plantés sud, sols volcaniques, 550m altitude, secteur Maiten. 30% VE. Elevage cuves béton et amphores) Couleur très claire, joli nez de cranberry, réglisse, petits fruits rouges, fumé. Bouche plus austère que le nez, qui avec l'ouverture va perdre un peu de son fruité pour laisser place au fumé et un côté presque ferrugineux. B.

 

3 avril 2024

Clos des Fous ***, Pedro Parra *** et François Massoc (Chili)

 

"Pedro Parra, qui détient un Master en aménagement du territoire de l'université de Montpellier et un doctorat en terroirs de l'Institut National Agronomique de Paris. Il fait partie des 8 consultants au monde en matière de terroir viticole (les autres sont tous Français) et compte sur sa liste de clients les meilleurs producteurs de vins du Chili, ainsi que plusieurs autres situés en France, en Italie et aux États-Unis. Celui-ci aurait au cours de sa carrière creusé plus de 22,000 fosses pédologiques afin de connaître la nature des sols et leur relation avec le style des vins qu'ils produisent." Il est copropriétaire de Altos Las Hormigas, consultant d'Aristos-Liger Belair, membre du "Clos de fous" et produit également des vins sous son nom, principalement des cinsaults du Chili.

 

 

Pedro Parra, Monk cinsault 2021 DO Itata : (Ici un seul vignoble à Tinajacura, région de Guarilihue Alto, planté en 1995 (environ 25kms de l'océan). Sols sablo-limoneux, riches en fer, granites oxydés et quartz. Fermentation en cuves levures indigènes. Elevage cuves en bois 11mois. Hommage au musicien Thelenous Monk) Couleur sombre pour du cinsault, nez de chocolat, fruits noirs, eucalyptus, herbes aromatiques, semble annoncer un vin mûr et chaleureux. La bouche ne l'est pas tant que ça, de corps moyen, avec une bonne acidité, "seulement" 13,5 d'alcool, une sensation d'attaque veloutée puis d'une fine de bouche austère avec une allonge sur l'acidité et les tannins intéressantes qui donne une certaine fraîcheur et une sensation de minéralité, mais l'ensemble parait plus dissocié qu'harmonieux à ce stade, même si ça se joue à pas grand chose et qu'il y a pas mal de qualité aussi. A voir avec quelques années de plus. B+.

 

 

 

 

Clos des fous est un projet axé sur la revitalisation de vignobles très anciens souvent non irrigués, avec de vieilles vignes, représentant aujourd'hui 47ha sur 6 vignobles, en bio, avec des vinifications peu interventionnistes. 

 

 

Clos des Fous - pinot noir pucalan arenaria 2016 : (projet de Pedro Parral, Albert Cussen, Paco Leyton et l'oenologue François Massoc, redécouverte des grands terroirs, biodynamie...) Couleur très claire, nez très pinot, très frais, petits fruits rouges, floral, pointe épicée, touche fumée. Bouche aérienne, élégante, fraîche, pas trop de sucrosité, acidulée, tannins fins, pas d'élevage ressenti, plutôt sur la tension, long, légèrement épicée, fond minéral. Probablement l'un des vins les plus emballants du Chili à l'heure actuelle. TB+.

 

 

Clos des fous, Subsollum pinot noir 2015 : ( Ici 75% sur l’Aconcagua (sur la Côte) sur sols calcaires et 25% au sud (Traiguén) sur sols volcaniques. Une partie de grappes entières. 15%) Couleur de pinot, mais ça s'arrête là, nez beaucoup plus mûr et sur des fruits compotés. Bouche puissante, dense, encore jeune, toute en rondeur, avec peu d'acidité et des tannins complètement enrobés, quand même une bonne longueur, mais un vin qui manque de fraîcheur. B.