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Mon carnet Vin
16 janvier 2019

Salon Biodyvin 14/01/2019

Zind-Humbrecht

Zind 2017 : (sur fût, auxerrois et chardonnay sur calcaires muschelkalk du Clos Windsbuhl) vif, tendu, une pointe fumé pierre-à-fusil", plus qu'une simple entrée de gamme. TB.

Riesling Clos Häuserer 2017 : (sur fût, marnes calcaires au pied du Hengst) très minéral, très calcaire, pointe de pierre-à-fusil là aussi, encore plus long. TB+.

Riesling Rangen de Thann 2017 : (sur fût, sols volcaniques) encore plus fumé, presque tourbé, austère mais très classe, beaucoup d'énergie en bouche, un futur très grand. TB++.

Pinot gris Rotenberg 2016 : (calcaire rouge sur le versant nord-ouest du Hengst) plus sur le miel, les fruits jaunes, quelques grammes de sucres, transition un peu difficile derrière le Rangen. TB.

Gewurz Clos Windsbuhl 2013 : (34gr SR, calcaires muschelkalk) Gewurz pas trop variétal, gourmand, beaucoup de miel et d'épices, déjà très accessible mais avec un gros potentiel de garde encore. TB+.

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Josmeyer

Riesling Le Kottabe 2016 : sur les agrumes, pointe de pétrole, pas très tendu sur la finale mais bonne entrée en matière. TB-.

Riesling Les Pierrets 2014 : bien plus salin et plus tendu, plus sérieux. TB+.

Riesling Hengst 2014 : encore un peu fermé au nez, grosse matière en bouche, tendu avec un gros volume. TB++.

Pinot Gris Fromenteau 2014 : très fumé, toasté, réduit ?, avec un côté caillou fumé trop marqué. B-.

Pinot Gris Brand 2014 : (malo faite) Nez plein de fruits exotiques, ananas, miel, passion bouche grasse, épicée, tendue et très longue. Un grand pinot gris sec. TB++.

Gewurztraminer Folatries 2015 : (10gr environ) un peu trop marqué rose à mon goût. B.

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Barmès-Buecher

Riesling Clos Sand 2017 : peu type riesling, pas vraiment de résine ou de pétrole, plutôt des fruits surmûris et des épices, manque de tension. B-.

Riesling Steingrubler 2016 : idem.

Riesling Hengst 2016 : idem.

Gewurz Pfersigberg 2016 : (16gr) bien plus convaincant que les Rieslings, plus frais, exotique, pas trop variétal. TB.

Gewurz Steingrubler 2014 : (20gr) idem. TB.

 

 

 

M. Kreydenweiss

Val d’Eleon 2017 : (Riesling, pinot gris) vif et fruité. B+.

Riesling Wiebelsberg 2016 : (sur sables) pas trop de pétrole, fin, fruité, élégant, semble déjà prêt. TB.

Riesling Kastelberg 2016 : plus minéral, plus salin, taillé pour la garde avec une belle matière. TB+.

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V. Zusslin

Auxerrois 2015 : B+.

Riesling clos Liebenberg 2015 : légèrement pétrolé, floral, épais et tendu. TB.

Riesling Pfingstberg 2015 : encore un peu plus riche, à peine sucré mais reste frais. TB+.

Crémant blanc 2012 : (90% auxerrois, 10% riesling) B+.

Pinot noir Bollenberg Harmonie 2015 : beaucoup de finesse, texture soyeuse, beau fruité, élevage parfaitement intégré. TB+.

 

 

 

Muré

Crémant 2013 : (chardonnay et Riesling sur Vorbourg) TB.

Riesling Clos St Landelain 2016 : légèrement pétrolé, assez fin, finale très longue et tendue. TB+.

Pinot Noir V 2016 : pas mal de réduction, compliqué en l’état.

 

 

A. Mann

Riesling cuvee Albert 2016 : très belle entrée en matière, tension, résine, citronné, assez long. TB+.

Riesling Schlossberg 2017 : encore sur la pomme verte, pas mal d'épices, large,  manque un poil de tension. TB+.

Pinot gris 2017 : B+.

Pinot gris Furstentum 2010 : nez d'ananas bien mûr, miel et coing, bouche qui finit fraîche. Grand pinot gris là aussi. TB++.

Gewurz Furstentum VV 2016 : un peu trop variétal à mon goût. B.

Pinot Noir Les Saintes claires 2016 : encore un peu sur l'élevage, vanillé, belle matière, tannins soyeux, très fin. TB.

 

 

 

Arlaud

Bourgogne Roncevie 2016 : tannins très fins, frais, fruité mais surtout plus d’épaisseur que les années précédentes, un grand générique. TB+.

Morey 2016 : plus puissant, encore quelques notes toastées au nez, belle longueur pour un village. TB+.

Gevrey 1er cru Combottes 2016 : Gevrey d’une grande finesse, tout en fruit et en élégance, avec beaucoup de profondeur, déjà grand. TB++.

Clos st Denis 2016 : il s’est un peu resserré depuis l’an dernier, mais il reste d’une grande finesse, pas un gros volume mais beaucoup de longueur, la grande classe. Un futur grand. TB++.

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Besson-Strasser (Suisse)

Müller-Thurgau 2017 : très floral et aromatique, simple. B.

Rauschling 2017 : un petit côté chenin, avec une bonne acidité et un peu de gras. B+.

Rauschling Nature 2017 : tire sur la pomme blette, moins d’acidité. B-.

Cholfirst Pinot Noir 2016 : trop boisé, bien que ce soit moins marqué que les suivants. B-.

Chlosterberg Pinot noir 2016 : très boisé. Moyen.

Albi Pinot noir 2016 : idem.

Blauer Zweigelt 2016 : très sombre, tannins durs. Moyen.

 

 

 

Roc des Anges

Segna de Cor 2017 : très fin, peu tannique, beaucoup de fraîcheur sans être maigre non plus. TB.

Australe 2017 : (100% serine) Aussi fin que le précédent, voire plus, plein de fruit, d’une grande pureté. TB+.

Reliefs 2016 : (carignans de 60 et 100ans dont 5% de carignans blancs et gris) Plus puissant, plus solaire que les précédents, moins fin, mais il garde la fraîcheur caractéristique du domaine. TB+.

Imalaya 2017 : (carignan gris) semble un peu moins minéral que le 2016, un peu plus facile et plus gras en l’état. TB.

L’Oca 2017 :  (maccabeu sur argiles rouges et schiste) Nez de réduction bourguignonne très classe, sur le sésame grillé, la pierre-à-fusil, bouche très tendue, saline, avec un peu de gras par-dessus, proche d’un Meursault de Roulot, grand blanc de gastronomie. TB++.

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Pas de l’Escalette

Ze Rosé 2017 : très fruité, léger. B+.

Clapas Blanc 2017 : toujours beaucoup de fraîcheur pour un blanc du sud. TB.

Mas Rousseau 2017 : encore un peu sur l’élevage toasté, mais servi trop chaud, à revoir dans quelques mois.

Petits pas 2018 (sur cuve) : beau jus de fruit, prometteur. TB.

Clapas 2017 : un peu de réduction, belle fraîcheur derrière avec encore un peu de tannins. TB.

Ze Cinsault 2017 : cinsault sérieux, avec un peu de puissance et de matière, tannins fins, belle longueur. TB+.

Pas de D 2017 : un peu sur l’élevage, encore serré. B.

Grands Pas 2017 : pas tout à fait en place, mais il y a de la matière et de la fraîcheur, aucune crainte.

Frieys 2017 : très frais, belle tension, beaucoup de longueur, tannins fins. TB+.

 

 

 

La Marfée

Frissons d’Ombelles Bl 2016 : manque de fraîcheur. B-.

Gamines 2015 : réduit et vert (sous-maturité ?) Moyen.

Della Francesca 2015 : idem

Champs murmurés 2016 : idem

Les vignes qu’on abat 2016 : idem

Sugar baby love (2010) : (grenache passerillé) gourmand, un côté rancio sympa, sucre pas écœurant. B+.

(Champs murmurés 2003, en bouteille plus tard, goudron, sec, végétal, très moyen.)

 

 

 

Abatucci

Faustine blanc 2016 : (vermentino) très floral, variétal. B-.

Général Révolution ? Ministre impérial ? blanc 2016 : (vermentino, rossola brandinca, riminese, carcajolo bianco, biancone, paga debiti) grosse matière, minéral, finement anisé, citronné avec du gras. Manque une pointe de tension pour chipoter. TB.

Diplomate 2016 : (vermentino + brustiano, bianco gentile, genovese, rossola bianca) un cran en-dessous, un peu plus lourd. TB-.

Bulle Extra-Brut : (cépage barbarossa, dosage 4gr) B.

Faustine rosé 2018 : (sur cuve, sciaccarello) pas bien en place.

Faustine Rouge 2018 : (sur cuve, sciaccarello + nielluccio) idem.

Monte Bianco 2016 : (sciaccarello) petits fruits rouges, beaucoup de poivre, belle acidité, très fin, de loin le meilleur vin du domaine ce jour-là. TB++.

Valle di Nero 2015 : (carcajolo nero) couleur noire, sur les fruits noirs, le tabac, très solaire, à attendre. TB.

 

 

Sang des Cailloux

Vacqueyras Houreto 2016 : coloré, puissant, un peu chaud à mon goût. B.

Lopy 2016 : encore plus puissant et solaire, un vrai Vacqueyras à l’ancienne, pas mal fait si on aime ce style. B+.

Un sang blanc 2017 : en blanc aussi, un vin trop solaire pour moi. B.

 

 

 

Olivier Horiot

Rosé des Riceys En Valingrain 2014 : rosé avec une grosse acidité, sur la groseille, les airelles. B+.

Rosé des Riceys En Barmont 2014 : plus large, moins d’acidité. B+.

Coteaux Champenois Rouge Riceys En Barmont 2014 : on passe de rosés foncés à un rouge clair, pas un gros changement donc, pinot léger, fruité, très fin. B+.

Champagne Métisses Brut nature : (pinot noir et blanc sur les riceys, base 2015 en fût) bulle fine, finale tendue et saline. TB+.

Champagne Soléra : (7 cépages, 8 millésimes) très chaud et toasté. B-.

(Olivier Horiot, Coteaux champenois rouge Barmont 2017 : coteaux champenois très frais, beaucoup de finesse, joli fond minéral. Merci Michel. TB+.)

 

 

 

Huet

Vouvray Brut 2014 : bulle fine, fruité, à peine trop riche pour moi. B.

Le Mont sec 2017 : toujours le style droit et tendu du Mont, mais certains millésimes m’ont semblé plus longs et encore plus tendus. TB.

Clos du Bourg demi-sec 2017 : comme le précédent, excellent, dans son style plus opulent, toujours un grand vin sans réel défaut, mais pas dans son meilleur millésime. TB.

Haut Lieu Moelleux 2005 : superbe nez d’ananas rôti et de miel, bouche fraîche et tendue. Superbe. TB++.

 

  

 

Chidaine

Choisilles 2017 : léger, agrumes, un cran en-dessous des suivants. TB-.

Argile 2017 : tendu, sur les agrumes, avec une grosse matière, déjà bon et avec un gros potentiel de garde. TB++.

Bournais 2017 : pas vraiment en place avec une pointe oxydative. B-.

Tuffeaux 2017 : (15gr) belle tension. TB+.

Bouchet 2015 : (16gr) plus brioché, plus solaire. TB.

Moelleux 2016 : (25gr) très tendu et très salin, les quelques grammes de sucres l’empêchent d’être austère, du fruit, du miel, très long. TB++.

 

 

Closel

Savennières La jalousie 2016 : pointe liégeuse…

La jalousie 2015 : un peu solaire, manque de fraîcheur. B-.

Caillardières 2016 : encore un peu fermentaire, pomme granny… B-.

Caillardières 2015 : plus exotique, sur l’ananas, le miel, peut-être 2-3gr de SR, gourmand. TB.

Le Papillon 2016 : (schistes, vignes de 30à50ans) Grosse matière, large et tendu à la fois, à besoin d’être entendu mais beau potentiel. TB.

 

 

Bellivière

Prémices 2017 : facile, quelques fruits exotiques, une pointe de sucre, belle entrée de gamme. B+.

Les Rosiers 2017 : quelques grammes de sucres au départ, mais finale tendue, saline avec quelques amers nobles. TB++.

L’Effraie 2017 : moins tendu que le précédent, un cran en dessous. TB.

VV Eparses 2015 : très marqué par un boisé grillé gênant. Moyen.

Calligrammes 2015 : plus de volume que les autres, goûte sec, très belle finale saline. TB++.

Rouge-Gorge 2017 : (pinot d’aunis) plus léger que d’autres millésimes, encore quelques tannins en finale, un peu de poivron. B.

 

 

 

 

Juchepie

Anjou Les Monts de Juchepie 2016 : (sur schiste) assez rond et facile, manque un peu de tension. B.

Le clos 2015 : (argiles) plus épais, un peu de miel, un peu plus tendu derrière. B+.

La jarre 2017 : (le même en amphore) un côté pomme blette, manque d’acidité. B-.

Le paradis 2016 : plus boisé et surtout brioché. B.

Layon Les churelles 2017 : (environ 50gr SR) sucre léger, facile, court. B.

Quarts de Juchepie 2016 : (100gr SR environ) pas forcément très riche ni très confit, manque un peu de tension. B.

La Passion 2015 : (150gr environ) plus confit, exotique, miel, finit frais. TB-.

Quintessence 2011 : (210gr) encore plus confit, sans avoir une grosse acidité il y a de quoi le rendre digeste. TB.

(Quarts de Juchepie 2010 : (schistes, 145gr/L, 10,85% vol, 26mois barriques + 5mois cuves) Couleur ambre clair, nez de coing, mandarine, fruits exotiques. Bouche plutôt légère, les sucres passent tout seuls, bonne acidité, pas très long mais très digeste avec ue finale sur le zeste d'orange. TB.)

 

 

Fosse-Sèche

Saumur blanc Arcane 2017 : vif et tendu, pas de sucre ni le côté exotique que j’avais apprécié dans ce vin il y a quelques années. Bien fait cependant. B+.

 

 

 

Saint-Nicolas

Fiefs Vendéens cuvée Jacques 2015 : (pinot noir) beaucoup de réduction.

Plante gate 2012 : (pinot noir) Le producteur nous prévient que la fin de bouteille en fin de journée est fatiguée. Pas en place en effet. A regoûter un autre jour.

 

11 février 2020

Salon Dive Bouteille et Visite chez Thibaud Boudignon

Dive Bouteille

Des conditions bien plus propices à la dégustation que la veille aux Greniers, bien plus de place, des vins pas trop chauds, voire peut-être un peu frais pour les rouges, et un décor magique dans les caves Ackermann.

 

Princic (vins oranges, Frioul)

Sivi 2017 (pinot gris) bof, un peu vernis. Jakot 2017 (fiulano) plus tannique, nez intéressant mais un peu vernis aussi. Trebez (chardo, sauvignon, friulano) 2015 et 2016 aux très beaux nez plein d’abricot sec, de marmelade d’orange, 2015 assez fin et 2016 bien plus opulent. Cabernet sauvignon rouge 2008 très bizarre, presque sucré, confituré, gourmand, mais probablement vite écoeurant.

 

Gravner (vins oranges, Frioul)

Ribolla 2010 est un vin orange, très propre, très fin, plus précis que chez Princic et Radikon, mieux maitrisé, tannins fins, très digeste. Ribolla 2011 plus riche, plus concentré, au nez magnifique, qui devrait pouvoir très bien vieillir. Hâte de regoûter.

(Ribolla gialla 2013 vin orange toujours très propre, complexe, fruité, épicé, pas trop tannique, long, semble plus fin et aérien que les précédents millésimes.)

 

Radikon (vins oranges, Frioul)

Slatnik blanc 2018 vin légèrement orange, avec un côté vernis. Sivi 2018 superbe couleur rose fluo (pinot gris en vin orange pourtant) un peu fou-fou, du vernis, pas parfaitement maitrisé par rapport à Gravner mais un certain charme.

 

COS (Sicile)

Rami 2018 (ansonica, inzolia, grecanico) B. Pithos 2018 (grecanico, orange, en amphore) un peu plus compliqué. Nero di Lupo 2018 léger plein de fruit, bonne entrée de gamme rouge.  Pithos rosso 2017 (frappato et nero d’avola) un peu serré en l’état mais belle aromatique avec des herbes méditerranéennes comme dans quasi tous les vins du domaine. Cerasuolo 2015 puissant, encore un peu serré car non lissé, mais un vin à la belle aromatique, plein de fougue et de caractère, beaucoup de charme et de fraîcheur.

 

Comando G (Vinos de Madrid)

Matabarricos 2018 très clair en couleur, style épuré, tout en fraîcheur et en longueur, petits fruits rouges, tire sur le pinot avec un peu plus de tannins. Bruja de Rozas 2018 grenache très peu coloré aussi, peu extrait, avec des notes de fruits blancs, peu d’épaisseur tout en longueur, finit sur des tannins serrés. Rozas 1er cru 2018 grenache toujours dans ce style épuré, frais, peu d’épaisseur, long, minéral, un peu serré. Travail très intéressant. Mais on se pose la question de savoir si on ne va pas un peu trop loin dans la quête de fraîcheur, un poil plus de concentration ferait peut-être du bien. A regoûter sur des vins servis un peu plus chauds et avec un ou deux ans de plus de bouteille.

(Comando G - Bruja de Rozas 2015 : style épuré du domaine mais un peu d'alcool et de sucrosité en bouche. B.)

 

Ganevat

Kopin blanc 2017 (chardo, riesling, savagnin) correct, Les cèdres chardonnay 2016 tendu avec une pointe oxydative. On montera d’un gros cran avec les cuvées domaines. Grandes teppes chardonnay 2016 à la fois beurré et tendu. Top. Chalasses VV chardonnay 2016 très tendu, du gras, petite touche oxydative très légère, longueur immense, très salin, grand blanc. Chalasses VV Savagnin 2016 à peine plus oxydatif, grand aussi, mais moins le coup de cœur que le précédent.  Rouge T’en veux encore 2018 (pinot noir et gris) réduit, compliqué. Jaja du fred 2018 idem. Pinot noir grandes teppes 2018 toasté, réduit.

 

Collier

Très beau Saumur blanc 2016, énergique, tendu, Charpentrie 2016 bien plus gras en gardant une belle fraîcheur. Deux grands chenins ! Les rouges Ripaille 2016 et Charpentrie 2016 un peu plus compliqués, servis frais avec un peu de réduction, mais beau jus. A regoûter avec carafage. 

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Porte St Jean

La Perlée très beau chenin, tendu, avec une réduction d’autolyse bien marquée. Les deux rouges Les Pouches et Cormiers 2017 plus compliqués, très réduits.

(Dittiere Saumur cormiers 2019 : un peu poivron, très typé cabernet sans vice ni vertu. B+.)

(Saumur Cormiers rouge 2021 : souris...

Les Pouches 2022 chenin très autolyse, grillé, très droit énergique, belle réduction au final, umami, salivant, top.

Biturica rouge 2023 : jus de fruit léger mais très réduit animal, bof)

 

 

Bretaudeau

Muscadet Granit clos des perrières 2019 (sur cuves) tendu, joli. Gaïa 2017 ajoute un peu de gras tout en gardant la fraîcheur. Justice (chardo, savagnin) moins intéressant. Macération pinot gris 2019 joli vin orange assez fin. Solera (chardonnay) joli beurré, gras, reste digeste. Rouge Cinq sens 2018, très fin poivronne un peu. Gaïa 2013 Mag montre que les vins du domaine vieillissent admirablement.

 

 

Thymiopoulos & Oenos import

Muscat natur bof, Verdea 2018 bof, Muscat d’Alexandrie mieux, rosé 2017 sympa. Thymoipoulos Jeunes vignes de Xinomavro 2018 très fin, fruité, pinote légèrement, juste un peu court. Thymiopoulos Naoussa Alta 2016 (xinomavro) garde le fruité et la finesse du précédent, plus de tension et de longueur, très bien. Oenos Naoyea 2016 serré, rustique. Thymiopoulos Xinomavro 2017 idem.

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Nestarec (Rép Tchèque)

I am not a big wine fait un peu riesling voire retsina, bizarre. Gin Tonic (sauvignon, vin orange) avec un beau fruité, reste bien digeste. Pinot noir cuvée ? quasi rosé avec un peu de volatile, très léger, épicé. Pinot noir et pinot blanc cuvée ? rouge très clair, léger, épicé, proche d’un rosé des riceys, intéressant.

 

C. Tschida (Autriche)

TNT rouge léger sur le fruit. Himmel auf erden 10 2017 rouge (cabernet zweigelt) bof.

 

F. Curtet

Tonnerre de grès 2018 (altesse & jacquere) et Autrement rouge 2018 (gamay, pinot, mondeuse), pas très propres, goût de souris sur le rouge. Décevant ce jour-là par rapport à J. Maillet.

(Terre de Gryphées blanc 2020 propre, floral, mais manque de tension.)

 

Valette

Mâcon-Chaintré 2015 B. Et pourtant 2015 (sur Viré) très oxydatif, Pouilly-Fuissé 2014 beau gras, un côté noisette sympa. TB. Pouilly-Fuissé cuvée Noly 2007 très beurré, truffé, maîtrisé, beau vin de gastronomie. 

(Pouilly-Fuissé 2019-2020-2021 : petite volatile, tendu, un côté Jura façon Labet/Ganevat avec son élevage long, très umami en finale. TB.

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Pacalet

Meursault 2017 avec pas mal d’autolyse au nez, beau gras et belle tension en bouche. TB. Gevrey 2017 beaux fruits rouges, peu sulfité sans défauts, style épuré, sur la tension mais tannins un peu serrés. Pommard 2017 assez proche en plus poivré, un peu moins serré. Chambolle 1er cru 2017 (gruenchers, sentiers, feusselottes) très épuré, tendu, beau jus avec beaucoup de fond mais des tannins encore bien serrés. NsG 2016 ultra réduit, bof.

 

Chamonard

Morgon 2019 (brut de cuve) fin et fruité. Fleurie 2019 (brut de cuve) souris, Fleurie 2018 sérieux, épuré, beau fruité. Morgon 2018 avec plus de finesse que le Fleurie, un côté bourguignon. Fleurie Droit de Veto 2018 plu noir et concentré, taillé pour la garde. Des vins natures parfaitement maîtrisés.

 

Saladin

Chaveyron 2017 s’annonce très bien, Rosé sympa, Per El 2018 sans malo, plus vif que l’an passé.

 

Combel la Serre

Dios y diablo 2019 sur cuve s’annonce aromatique, fruits exotiques et fleurs, belle vivacité, pour ce vermentino sur lies de mémoire.

 

Romain Le Bars

Tout en 2019 prélevé sur cuve : ugni Le clos fruité, léger. Homme de la roche (carignan) léger digeste, serre un peu en finale. Lirac rosé plein de fruits exotiques, très fin. Pousse cailloux fruité très pur, peu extrait, serre un peu. Tavel rosé 2019 plein de fruits et de finesse, proche de l’Anglore. Lirac 2019 rouge pâle, sur la fraise, la rose, rappelle lui aussi le style de l’Anglore. Domaine à suivre, sur des vins finis.

 

Yoigokochi Saké

Pas mal de cuvées non pasteurisées, on a souffert !

 

Cidrerie du Vulcain

Toujours au top avec 3 pépins, Raw Boscoop cidre sec et la transparente.

 

 

Visite chez Thibaud Boudignon

Dégustation de la gamme, d’abord les fûts de 2019, l’Anjou blanc d’abord sur un fût manquant un peu de peps, puis sur un fût énorme de tension et d’énergie puis assemblage de fûts où on combine fruit, tension et gras. Très prometteur. A Françoise, toujours très tendu et énergique. Frémine, peut-être un peu plus lourd, très marqué banane. Vigne cendrée et Clos de la Hutte assez proches en l’état, plein de fruits, tendu et épais à la fois. Sublimes.

Les 2018 sont du même niveau, esprit proche, Anjou facile, Anjou A Françoise le plus tendu et minéral d’une énergie incroyable par rapport aux nombreux chenins 2018 goûtés la veille qui ne lui arrivent pas à la cheville. On monte d’un cran avec Cendrée et Hutte plus gras, tout en restant élégants. Frémine un peu banane.

On conclut sur Anjou blanc 2012 et A françoise 2011, encore jeune et plein de vie, montrent que les vins peuvent vieillir. On sent cependant que depuis 2-3ans avec le nouveau chai, les nouvelles parcelles, les vins ont franchi un cap, passant d’excellent à exceptionnel, probablement ce qu’il se fait de mieux en chenin à l’heure actuelle. 

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After

Champagne Lelarge-Pugeot les meuniers de clémence, fait bien meunier, un peu trop vineux, bulle fine.

 

28 novembre 2019

Domaines familiaux 2019

Roumier

Chambolle 2017 : robes plutôt claires sur les trois vins, aromatique fruits rouges, pivoine avec un peu de vendange entière très classe. Des vins tout en longueur, pas d’élevage ressenti, très nobles, sérieux, même le Chambolle, beaucoup de longueur et de pureté. TB++.

Morey 1er cru clos de la Bussière 2017 : un peu plus serré que le Chambolle. TB++.

Bonnes-Mares 2017 : plus de volume que les précédents, tannins moins serrés que Bussière. Plus accessible que sur les millésimes précédents, alors que le Morey était assez proche de 2016. Avec Dujac, le domaine qui a survolé la dégustation. Exc.

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Rousseau

Gevrey-Chambertin 2017 : robes très claires sur les trois vins, encore plus que chez Roumier. Aromatiques plutôt fruits rouges confiturés, fraise, sans la pointe végétale/grappe entière qui rajouter de la classe aux vins de Roumier. Fruité un peu plus mûr/confituré donnant des vins très gourmands et faciles à boire. TB+.

Charmes-Chambertin 2017 : idem, plein de fruit, facile, mais sans la profondeur des 2016. TB+.

Gevrey 1er cru Clos St Jacques 2017 : petit fond fumé qui lui ajoute la classe qu’il manquait aux précédents. TB++.

 

Trapet

Gevrey-Chambertin Ostréa 2017 : on revient sur des couleurs claires, aromatique sur la fraise, assez frais, des vins moins axés sur la tension que par le passé, beaucoup plus rond et moins serré, où on sent moins la grappe entière, plus de volume, moins austères et c’est peut-être pas plus mal... TB++.

Gevrey-Chambertin 1er cru petite chapelle 2017 : proche du précédent. TB++.

Chambertin 2017 : goûté juste à l’ouverture de la bouteille, style des précédents, beau volume, tannins fins, mais aromatique pas tout à fait en place, un peu lactique, j’aurais aimé regoûter sur la fin de bouteille. TB++.

 

Dujac

Morey 2017 : robes bien plus sombres que les deux précédents, aromatique plus proche du fruit noir, tout en gardant beaucoup de fraîcheur, un végétal noble de vendanges entières (90% en moyenne) parfaitement maîtrisé. Des vins tout en longueur et très racés, avec des tannins encore un peu serrés mais de belle qualité. Le Morey village manque un poil d’épaisseur peut-être, un poil trop austère en l’état, mais comme souvent sur cette cuvée qui demande du temps. TB+.

Clos de la Roche 2017 : plus de volume, plus de longueur, encore un peu serré, sur une finale interminable. Exc.

Vosne 1er cru Malconsorts 2017 : tannins un peu plus arrondis, moins serré, plus facile en l’état, tout aussi long. Exc.

Puligny 1er cru Folatières 2017 : un peu plus d’épaisseur que les années précédentes, sans avoir perdu la tension, une jeune cuvée (premier millésime en 2012) qui progresse d’années en années. TB.

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Mugnier

Chambolle 2017 : des robes encore plus sombres dans l’ensemble. Aromatique fruits noirs. Le Chambolle fait léger, voire même un peu dilué, en tout cas loins des 3-4 millésimes précédents. B+.

NsG Clos de la Maréchale 2017 : bien plus de volume, de longueur mais très serré en l’état. TB+.

Musigny 2013 : couleur sombre, très fruits noirs, légère évolution déjà au nez, bouche épaisse, bien plus fraîche que ce que laissait penser le nez, gros volume et grosse longueur mais encore très serré en l’état, il va falloir être patient. TB++.

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Mugneret Gibourg

Vosne 2017 : des couleurs assez sombres, des vins plutôt orientés fruits noirs, assez mûrs, aux textures travaillées et soyeuses, acidités plutôt basses, boisés parfois un peu marqués, moins de profondeur que les précédents, un style sexy sans tomber dans le vulgaire non plus. TB-.

NsG 1er cru Chaignots 2017 : idem. TB-.

Ruchottes-Chambertin 2017 : un peu plus de fond ici, on sent que le grand terroir est prêt à repasser devant si on lui laisse le temps. TB+.

 

Pierre Morey

Meursault Tessons 2017 : robes presque translucides, vins ultra purs, tout en tension et minéralité, ultra austère, un peu trop, même pour moi. Mais lorsqu’on goûte un 2013 on comprend ces choix. B+.

Meursault 1er cru Perrières 2017 : trop austère là aussi en l’état, même si plus long. TB-.

Meursault rouge Les Durots 2017 : léger, sur le fruit, sympa. B+.

 

Comtes Lafon

Volnay 1er cru Santenots 2017 : beaux fruits rouges, pas très épais, mais tendu, assez long, au grain de tannins très fin. Il confirme que depuis quelques années les rouges sont au niveau des blancs. TB+.

Meursault 2017 : pas très coloré mais assez gras avec une réduction grillée assez marquée (moins que Leflaive quand même). B+.

Meursaut clos de la barre 2017 : mêmes notes de réduction grillée, un peu plus épais et minéral. TB-.

Meursault 1er cru Charmes 2017 : là aussi cette réduction grillée est trop présente à mon goût, pas rop mon style mais bien fait, reste équilibré. TB.

 

Raveneau

Chablis 1er cru Butteaux 2017 : vins assez colorés pour Chablis, avec un peu d’élevage comme toujours chez Raveneau. Les vins se goûtent très bien pour des jeunes Raveneau, un peu de gras, fond minéral, coquille d’huître, finit assez long et salin. TB+.

Chablis 1er cru Montée de tonnerre 2017 : plus de volume, plus de longueur. Déjà très accessible. TB++.

 

Henri Gouges

Hautes Côtes Dames Huguette 2017 : des vins assez sombres, qui semblent peu sulfités désormais, avec parfois un peu de réduction et des aromatiques pas tout à fait en place, tannins moins serrés que par le passé, style plus fin. Ce Hautes côtes est facile, juteux, simple. B.

NsG 2017 : on monte d’un gros cran en épaisseur et en longueur. TB.

NsG 1er cru clos des Porrets 2017 : encore serré, un peu réduit, mais beau jus, à voir au vieillissement. TB.

NsG 1er cru Pruliers 2017 : ultra réduit, compliqué à goûter. TB-.

 

D’Angerville

Volnay 1er cru Fremiet 2017 : couleurs sombres, des vins serrés, un peu froids, parfois un peu poussiéreux. Fremiet manque un peu de volume. B+.

Volnay 1er cru Champans 2017 : plus de volume ici, mais tannins encore serré, à attendre. TB.

Volnay 1er cru Clos des ducs 2017 : encore plus de volume et plus serré, semble pas tout à fait en place, à attendre. TB.

 

Bernard Moreau

Chassagne Rg VV 2017 : léger en couleur, petits fruits rouges, peu épais, belle finale épicé. B+.

Chassagne bl 2017 : léger grillé toasté, bouche épaisse et tendue à la fois avec une finale sur des amers nobles. TB.

Chassagne 1er cru Chenevottes 2017 : on monte d’un cran, plus de matière, aromatique proche, un peu plus long. TB+.

Chassagne 1er cru La Maltroie 2017 : style un peu plus gras que Chenevottes. Des vins déjà très accessibles en l’état, à voir ce qu’ls donneront au vieillissement. TB+.

 

Leflaive

Puligny 2017 : des vins peu colorés, tous très marqués par des notes grillées/soufrées, très peu de gras. B-.

Puligny 1er cru Folatieres 2017 : un peu plus de matière, citron et soufre. B.

Puligny 1er cru Les Pucelles 2017 : là aussi un peu plus long, mais très grillé/soufré. B+.

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Méo-Camuzet

Vosne-Romanée 1er cru Chaumes 2017 : des vins très sombres, assez extraits, mûrs, un peu chauds, plus que les 2016 de l’an dernier. B+.

NsG 1er cru Murgers 2017 : plus serré, noir et extrait là aussi. B+.

Corton Les Perrieres 2017 : idem avec un boisé très marqué à ce stade, à attendre. Un peu décevant par rapport aux années précédentes. B.

 

Joseph Drouhin

Beaune 1er cru clos des mouches Rg 2017 : couleur claire, style assez fin, fruité, peu extrait. TB.

Musigny 2017 : reste assez fin, clair, pas très épais, manquerait presque d’un peu de concentration, mais plutôt long et très frais, avec quelques épices nobles en finale. TB+.

Drouhin-Vaudon Chablis Grand cru Vaudésir 2017 : rien de mauvais mais plus proche d’un petit chablis que d’un grand cru. B.

Clos des Mouches blanc 2017 : de la matière mais boisé trop marqué, très gras. B.

 

Bruno Clair

Marsannay Longeroies 2017 : un peu comme chez Méo-Camuzet, des vins noirs, extraits, encore plus chaleuerux et plus boisé. Même impression qu’avec les 2015, ce domaine pourtant qualitatif fait pâle figure lorsqu’il passe derrière les meilleurs. Ce « petit » Marsannay s’en sort le mieux avec un peu de fraîcheur. B+.

Gevrey 1er cru Cazetiers 2017 : très noir et chaleureux. B.

Gevrey 1er cru Clos St Jacques 2017 : très marqué par un boisé brioché/toasté très marqué. B-.

Bonnes-Mares 2017 : bois mieux intégré, tannins serrés, un peu secs. B.

 

Jean Grivot

Vosne-Romanée Bossières 2017 : des vins assez sombres, avec une certaine fraîcheur et de beaux jus tout de même, mais très réduits ce jour-là, compliqués à goûter, vraiment taillés pour la garde. B+.

NsG 1er cru Aux Boudots 2017 : un boisé un peu gênant sur cette cuvée uniquement. B-.

Vosne 1er cru Beaux Monts 2017 : beau jus mais très réduit, il faut se projeter. B+

Clos Vougeot 2017 : idem. B+.

 

Vieux Millésimes

Toujours difficile de jongler entre les millésimes, les styles… et surtout de passer des 2017 très frais et sur le fruit à des vins plus évolués. Mais on ne va pas se plaindre non plus !

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Roumier - Morey 1er cru Clos de la Bussière 2011 : tannins fins, beaucoup de fruits rouges confiturés, manque un peu de fraîcheur. TB+.

Dujac - Gevrey 1er cru Combottes 2007 MAG : assez sombre en couleur, fruits noirs, cuit, déjà assez évolué, un peu chaleureux. Moins convaincant que les Morey villages 2002 et 2006 des années précédentes qui étaient grandioses. TB+.

Rousseau - Gevrey 1er cru Lavaux St Jacques 2014 : plutôt marqué fruits rouges, légèrement confituré, tannins ultra fins, tout en fruit, un vin évident. TB++.

Trapet - Chambertin 1999 : superbe nez avec à la fois du fruit et du tertiaire, bouche parfaitement équilibré, avec du volume, de la fraîcheur, des tannins fondus. La bouteille de la table. Exceptionnel.

Méo-Camuzet – NsG 1er cru Boudots 2009 MAG : un 2009 qui fait très 2009, assez chaud, noir, déjà évolué. B+.

Raveneau – Chablis 1er cru Butteaux 2012 : Pas si différent que ça du 2017, beau volume, du gras, tendu dans le fond, encore tout jeune, à attendre encore si possible, très prometteur et déjà bon. TB+.

Château de la Tour – Clos Vougeot 2008 : couleur sombre, nez un peu toasté qui me fait craindre le pire pour ed domaine que je n’apprécie guère d’habitude. La bouche est finalement fine, avec du fruit, moins boisée et extraite que sur d’autres millésimes, pas très long, mais sympa. TB.

Pierre Morey – Meursault Terres blanches 2013 : superbe vin qui justifie les choix entraperçus sur les 2017, c’est austère mais juste ce qu’il faut, tout en tension, pas de gras, pas de boisé, citron vert, écorce, résine, menthol, finale ultra longue sur des amers nobles dignes des meilleurs clos Ste-Hune. Exceptionnel.

Comtes Lafon – Meursault 1er cru Charmes 2012 : nez un peu trop grillé/toasté à mon goût, bouche avec gras, et tension derrière, encore tout jeune. TB.

Leflaive – Puligny 1er cru Folatieres 2003 : nez intéressant avec du miel, des fruits exotiques, bouche plate, aucune acidité. Moyen.

Gouges – NsG Clos des Porrets St Georges 2013 : beau nez fruité, végétal noble, animal, mais la fin de bouche est un peu astringente et amère. TB-.

Simon Bize - Savigny 1er cru Aux Guettes 2006 : style un peu rustique du domaine, kirsché, rose fané, cuir, peu de volume, tnnins serrés, tout en longueur, bien fait. TB.

Grivot – Vosne 1er cru Beaux Monts 2012 : encore du gaz, de la réduction, compliqué. Moyen.

Mugneret Gibourg – Clos Vougeot 2014 : comme les 2017, fruits noirs assez mûrs, bouche ronde, tannins lisses pour Clos Vougeot, très bien fait dans son style « polissé ». TB.

Bernard Moreau – Chassagne bl 1er cru La Maltroie 2014 : semble un peu fatigué, trop travaillé ? bouteille en-dessous ? B-.

De Montille – Volnay 1er cru Taillepieds 2005 MAG : fruits noirs assez mûrs, un peu confituré, bouche ronde, encore un peu d’élevage, fait assez moderne pour un De Montille mais bien fait. TB+.

Faivelay – Corton Clos des cortons 1998 MAG : très beau nez évolué, proche du Trapet 1999, avec un fruité un peu plus mûr, la fin de bouche est un peu astringente pour chipoter. TB++.

Lafarge – Volnay 1er cru Clos des Chenes 2005 : couleur très noire, nez plein de truffe, très différent de tous les autres vins du salon, fait plutôt Barolo, bouche avec du cuir, de la truffe, des fruits noirs, assez longue. TB+.

Bruno Clair – Savigny Dominode 2011 : comme les 2017 fait très chaud, kirsché. Moyen.

Chandon de Briailles – Savigny 1er cru Lavières 2010 MAG : couleur très claire, bouche tout en petits fruits rouges, assez pure et délicate. TB+.

Gaunoux – Pommard Grands epenots 2006 : style à l’ancienne, kirsché, semble dur et ferrugineux. B-.

 

10 février 2020

Greniers St Jean (Angers février 2020)

Greniers St Jean

Dégustation compliquée, beaucoup de monde, des stands trop petits, plus de pain de glace dans l’après-midi donc des blancs servis parfois trop chauds en plus d’un millésime 2018 compliqué niveau fraîcheur, des vins pas toujours très propres chez les soi-disant stars montantes, des bruts de cuves pas toujours en place... Bref, peu de plaisir et l’impression d’être passé à travers de pas mal de choses. Le mérite est d’autant plus grand pour les rares domaines qui ont su sortir leur épingle du jeu.

 

M&K Hodgson

Faïa 2018 Et Aussigouins 2018 avec de l’acétate, belle énergie dans aussigouins tout de même.

 

Clos des Plantes-Lejeune

Poiesis 2018 pas très propre, pas une grosse tension non plus.

 

Batardière

Esprit Libre 2018 mou, pas super propre. 2019 (brut de cuve) bien mieux, plus tendu, servi plus frais aussi. Les cocus 2019 un peu pomme blette, bof. Grolleau 2019 gout de souris.  

 

 

Tessa Laroche

Berceau des fées 2018 plutôt vif et frais pour 2018. 2019 sur cuve plus salin, plus frais avec des amers nobles. Roche aux moines 2017 encore sur l’élevage, 2018 sur fût moins boisé mais un peu mou.

 

Mark Angéli

Lune 2018 mou, Lune 2018 Amphore chaud et anisé. Fourchades 2017 brioché déjà plus tendu et plus frais. VV de blanderies 2017 plus long dans un style oxydatif. 2018 semble vraiment compliqué en blanc…

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Michel Autran

Vouvrays Enfer tranquille et ciel rouge sur 2017 et 2018 brut de cuve, vins pas très propres, ni épais ni très tendu, suis passé complétement à travers !

 

Yvonne

Saumur blanc 2018 belle tension saline, frais pour 2018. Top. Gory blanc 2017 plus brioché, belle tension aussi. Enfin du bon chenin !

 

Laureau

Genêts 2018 (sur fûts) finit un peu nature… Bel ouvrage 2016 élevage bien intégré, salin, longue finale sur les amers, top. Roche aux moines 2016 boisé toasté, Genêts 2015 MAG plutôt très bon.

 

Abatucci

Faustine bl 19 brut de cuve très aromatique, Rosé 19 un peu vineux, sérieux. Général bl 2016 joli gras, Diplomate 17 plus tendu joli aussi. Barbarossa petillant, vineux, austère. Faustine Rg 2018 plein de fruit, léger, peu extrait, frais et long. Monte bianco 2017 superbe sciaccarellu très bourguignon, Ministre impérial 2017 plus fin que par le passé, belle fraicheur. Trois rouges parfaitement maitrisés.

 

Canarelli

Rosé 2019 très fruité, top. Biancu gentile 2019 très fruité pas trop lourd pour un biancu. Vermentino 2019 moins intéressant. Tarra di Sognu blanc 2019 assez lourd. Figari 2018 brut de cuve rouge pas en place, Alta Rocca 2017 sciaccarellu très fin, bourguignon, frais Top. Tarra di Sognu 2018 plus lourd fait un peu oxydé, Costa Nera 2016 très tertiaire, manque de fraîcheur.

 

Côtes Rousses

Jacquere la pente 2018, Amenaz 2018, Ensemble roussette 2018, Mon Tout roussette 2018, Verre Tige chignin bergeron 2018 : tous les vins pas très nets, imprécis, manque de tension. A regoûter dans d’autres conditions peut-être.

(Côtes Rousses, Ensemble 2021 : (altesse) on sent une vinification nature sur lies, un peu de grillé des lies, citron, bouche pas très épaisse, seulement 11%, légère pour une altesse, pas du tout de gras ni d’exotisme, c’est frais, tendu, pas une très grosse acidité, mais une finale bien umami salivante. TB.

Ensemble : idem précédent)

 

 

Domaine de la Pinte

Trousseau 2018 et Arbois capitaine 2018 pas propres, ultra réduits.

 

Pélican (d’Angerville)

Arbois 3 cépages 2018 très clair, juteux, frais, on sent la patte bourguignonne. Trousseau berangeres 2018 un peu moins bien en place. Poulsard 2018 un peu moins en place aussi. Plutôt intéressant dans l’ensemble.

 

MT Chappaz

Grain Arvine legerement doux 2018, beau nez mais peu d’acidité. Grain noble arvine 2017 (140gr) au superbe nez un peu typé Jurançon, très exotique, bouche qui reste digeste même si un poil plus d’acidité aurait encore aidé.

 

Maison carrée

Chasselas 19 sur lies,brut de cuve, bof. Pinot gris 2017 pointe de sucre, fruits exotiques, belle fraîcheur. Top. Œil de perdrix 19, rosé un peu épicé. B. Pinot noir 2018 pinot très très clair, fumé, airelles, profil jurassien, peu épais, très frais, sympa.

 

Stella di Campalto

Choltempo fiorello (2011, 12 et 13) très « Stella » fruits rouges confiturés avec une touche un peu oxydé/rouillé. Rosso di Montalcino 2014 très clair en couleur, fruit un peu trop cuit peut-être mais tannins élégants, Brunello di Montalcino 2008 MAG superbe de pureté et d’élégance, frais, long, proche d’un Rayas. Brunello Riserva 2011 rajoute un brin de fraîcheur dans le fond, grandiose, le vin du salon. Bravo Stella ! Rosso 2015 pas goûté dans le bon ordre semble encore un peu serré en l’état.

 

Sklavos

Tsaousi 2018 (100% tsaoussi) bof, Metagitnion 2016 (100% goustolidi) sent l’autolyse belle tension, Vestilidi orange 2019 (nom à confirmer) très belle aromatique pêche melon encore un peu trop tannique, Synodos Rg 2017 (mavrodafni) goût de souris, Orgion 2017 (100% mavrodafni) serré et rustique.

 

Tetramythos

Roditis Natur 2018 bof, Retsina amphora 2018 (100% roditis) avec un côté résiné pas omniprésent citronné derrière, muscat blanc sec natur 2018 très aromatique mais reste digeste et bien vif avec des herbes sudistes, agiorgitiko natur 2018 léger, croquant, gouleyant, Phelloe natur 2016 (agiorgitiko, mavro kalavritino) déjà très évolué, un peu cuit.

 

Ostertag

Pinot gris jardins 18 mou mais servi trop chaud, zellberg Pinot gris 18 bof, riesling jardins 18 muscaté, chaud, riesling heissenberg 18 un peu moins lourd. Fronholz Pinot noir 2018 sent la rafle. Quand même chez Ostertag tout est mou on se dit qu’on est vraiment dans un mauvais jour…

 

Marc Tempé

Pinot blanc zellenberg 17 bien, riesling zellenberg 17 tendu, fruits exotiques, top. Pinot gris zellenberg plus mou. Riesling grafen reben 17 plus rond, un peu trop. Alsace rimelsberg PG 2015 un peu de sucre, facile, sympa, gewurz furstentum 14 Bof.

 

La Barthassade

Pur C 19 juteux top. Billes grenache, très tannique. H assez puissant en l’état, beau jus. Gravettes 18 un peu puissant mais gourmand. Ouvrées 17 superbe syrah lardé, fraîche. K Libre 2017 pas bien en place. Chardonnay 18 sur cuve un peu mou. Mieux pour Vermentino et cargadous.

 

Sérol

Chenin 2019 un peu mou, viognier et rosé bien. Originel 2019 plein de fruit, prometteur idem pour Eclat de Granite 19. Parmi Millandes Oudan et Perdrizière 2018 c’est Perdrizière qui gagne plus salin et tendu, super gamay. Chez Coste Amphore un peu plus serré.

 

Domaine des Boissières

Marcillac quille de rouge 19 (brut de cuve) très juteux, frais, plein de fruit, prometteur. Parédous 2018 serré, gout de souris sur cette bouteille. A regoûter.

 

 

 

Visite au domaine Andrée de Stéphane Erissé

Accueil extrêmement chaleureux du producteur et de sa femme, dont nous nous souviendrons longtemps. Les vins sont parfois compliqués à goûter (surtout quand on n’est pas très amateurs de cabernet) mais toujours authentiques. Le style rappelle indéniablement celui du domaine du Collier voire celui de Sylvain Dittière, forcément. De vrais cabernets francs, parfois un peu réduits et un peu durs mais nobles et jamais fardés, avec de très beaux jus plein d’énergie et de fraîcheur. Parmi tout ce que nous avons pu goûter, la gamme sur plusieurs millésimes, je retiens des 2019 prometteurs, notamment Carbone, Carbone et Mines 2018, Mines 2015, Blanc 2016. Carbone est le cabernet franc le plus juteux et plus accessible, Mines cabernet franc plus sérieux. L’envolée (grolleau) moins à mon goût, un fût de cabernet sauvignon était très dur le jour J. Le blanc (chenin) toujours d’une belle tension, sérieux, pour la table. Jeune domaine à suivre, car il progresse d’années en années.

 

Quelques Afters

Chartogne-Taillet Heurtebise (base 2016) vineux avec une belle tension derrière, Ulysse Colin Les Maillons vineux aussi, énergique, très long, Renaud Boyer St-Romain 2018 un peu chaleureux, pas mal d’élevage, Dujac Chambolle 2013 épicé, tendu tannins encore un peu fermes, Maxime Magnon Bégou 2018 bien et Campagnes 2018 un poil trop solaire.

Benoit Lahaye Champagne Violaine fin, tendu, excellent, Chandon de Briailles Savigny 1er cru Lavières 2017 plein de bretts.

 

22 juillet 2019

Week-end Alsace et 2009

Château Clauzet - St Estephe 2009 : plutôt léger, classique, boisé, finale assez courte. B.

 

La Dame de Montrose - St Estephe 2009 : plus fruité, plus jeune, moins boisé que le Clauzet 2009, plus gourmand. Très beau second. TB.

 

Dirler-Cadé - Sylvaner Heisse Wanne 2009 : nez de fruits surmûris, poire, poivre, bouche moelleuse, gourmande, pleine de fruit, manque un peu de tension pour chipoter. TB.

 

Albert Mann - Riesling Altembourg VT 2009 : nez bien typé riesling, pointe de pétrole et résine, bouche fruitée, exotique, gourmande. TB+.

 

Kientzler - Muscat Grand cru Kirchberg de Ribeauvillé 2012 : nez sur la rose, le raisin blanc, bouche plus décevante, très paic citron. B-.

 

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Weinbach - Pinot blanc 2013 : nez de fruits blancs, notes florales, épices. Bouche facile, manque un peu de tension, assez courte. B+.

 

René Muré - Pinot noir Clos St Landelin 2013 : nez de fruits rouges, cuir, à peine animal et sous-bois, déjà évolué et plutôt solaire pour 2013. Bouche gourmande, pleine de fruit, fraîche, complexe, boisé parfaitement intégré, texture soyeuse. Grand pinot. TB++.

 

Lar de Paula - Rioja Reserva 2009 : plein de bois, très vanille, coco, aucun fruit, tannins secs en finale. Moyen.

 

Movia - Veliko Belo 2009 (Slovénie) : (70% ribolla, sauvignon, pinot gris) Couleur or foncé, nez de miel, fleurs, plantes des montagnes type genépi, gentiane, fruits exotiques type melon, légère macération pelliculaire. Bouche grasse, puissante, belle acidité, beaucoup d'amertume. Finale très longue, mais qui devient un peu écoeurante à la longue, avec ces notes de plantes amères de plus en plus marquées. TB.

 

Louis Sipp - Pinot Gris Gd cru Kirchberg de Ribeauvillé 2009 : nez de fruits exotiques, fruits blancs, épices. Bouche moelleuse, gourmande, facile, pleine de fruits, bonne longueur, manque un poil de tension pour chipoter. TB+.

 

Terre Inconnue - Los Abuelos Vin de France 2009 : (grenache) Nez avec volatile et une pointe de vernis, mais pas de bretts sur cette bouteille. Bouche avec du fruit, finesse, fraîcheur grâce au côté cerise aigre, mais la volatile très élevée devient écoeurante à la longue. B.

 

Philippe Alliet - Chinon Coteau de Noiré 2009 : Nez de fruits noirs, cassis, poivron rouge, léger toasté. Bouche gourmande, fruits mûrs, belle épaisseur avec une texture soyeuse, assez long, encore tout jeune. TB+.

 

Haut-Marbuzet - St Estephe 2009 : (1/2 bt) Encore jeune, nez sur le boisé vanillé, quelques fruits confiturés en cherchant bien. Bouche vanillée, ronde, qui manque d'acidité et de longueur. B-.

 

15 mai 2019

Salon - Vins liquoreux du monde

Magnifique salon, parfaitement organisé, lieu calme, pas trop de monde, bons verres et surtout très grands vins. Voici quelques notes à prendre avec des pincettes. Lorsqu'on enchaîne les vins liquoreux, on a vite tendance a préféré les plus digestes, ceux ayant le plus d'acidité. Les Sauternes s'en sont donc mal sortis dans l'ensemble, alors que bu seuls, sans l'effet de séquence, ils auraient probablement fait meilleure figure. La température de service, parfois un peu froide a aussi pu renforcer la (fausse) impression de fraîcheur de certains vins. Puis comme toujours le dégustateur peut parfois passer à travers...

Quoi qu'il en soit, c'était une nouvelle fois la preuve pour moi que les grands liquoreux ne sont pas qu'en France, et surtout pas qu'à Sauternes, loin de là...

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Gerovassiliou (Grèce)

Malagousia 2015 PGI Epanomi : (malagousia passerillée sur souches) Le nez muscate un peu. Bouche vive, qui muscate aussi, pas très épaisse, notes intéressantes de pin et de garrigues qui apporte un certain charme et un peu de fraîcheur au côté muscaté qui doit vite devenir lassant sinon. B+.

 

Huet

Vouvray Clos du Bourg Moelleux 1e trie 2002 : (passerillage) Semble peu sucré dans la série, notes d’ananas, abricot, orange amer, très frais et digeste, belle longueur. TB+.

Constance 2015 : (botrytis, 142gr) Aromatique encore toute jeune, fruits frais, poire, c’est surtout en bouche qu’il impressionne, les 140gr passent tout seuls, grosse acidité dans le fond, tendu, frais, belle longueur, donne envie d’y retourner de suite. Très différent des Moelleux 1e trie du domaine, plus proche des liquoreux du Clos Naudin. Déjà sublime et bientôt Exceptionnel.

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Yquem

Sauternes 2009 : (80% sémillon, 20% sauvignon) un peu fermé, beaucoup de notes florales, du miel, peu de fruit, concentré, pas une grosse acidité. La finale longue avec des notes épicées le sauve. Petite déception, car loin d’être mauvais, il ne sort pas du lot, loin de là. Peut-être que ça arrivera avec le temps ? Peut-être que je suis passé à travers sur un salon où on ne donne pas beaucoup de temps à chaque vin. En tout cas pas emballé plus que ça. TB+.

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La Tour blanche

Sauternes 2015 : (135gr SR) superbe de fraîcheur, concentré, long, miellé et fruité. TB++.

Sauternes 2003 : (180gr) très belles notes de fruits confits, beau rôti, reste fais et bien équilibré. Le meilleur château du jour en Sauternes, assez loin devant. TB++.

 

Coutet

Barsac 2010 : (1er millésime du nouvel œnologue) Tout en fraîcheur, pas très marqué miel, peu de sucres pour Sauternes-Barsac, notes de fleurs blanches, pin, acacia. Finale avec un côté végétal (pin ?) qui me gêne un peu, mais son côté très digeste pourrait probablement convaincre pas mal d’anti-sémillon. TB.

 

Rayne Vigneau

Sauternes 2015 : bel équilibre, plutôt sur un style, fruité et très digeste, pas très chargé en sucres. TB+.

Sauternes 2003 : superbe nez de Sauternes évolué, abricot sec, pâte de coing, épices, la finale nous rappelle un peu le millésime chaud, pas une grosse acidité, mais pas trop lourd non plus, la canicule a été bien gérée. TB+.

 

Rieussec

Sauternes 2009 : (157gr SR, 84% sémillon, 12% sauvignon, 4% muscadelle) Puissant, très riche, belle acidité pour 2009, un peu d’alcool en finale mais assez long, taillé pour la garde. TB.

 

Climens

Barsac Cyprès de Climens 2015 : notes de caramel, peu de sucres mais peu d’acidité donc vite lourdaud. B-.

Barsac 2012 : (100% sémillon, 116gr SR, 14% alc) Encore tout jeune, semble un peu fermé mais il était servi trop froid, élégant, floral, pas très riche, longueur moyenne. Rien d’exceptionnel, peut-être pas le meilleur choix de millésime ou juste servi trop froid. Un peu déçu par ce château que j’aime beaucoup d’habitude. TB.

 

Guiraud

Sauternes 2009 : (65% semillon, 35% sauvignon) Doré, très miellé, très expressif, bouche riche, sirupeuse, juste ce qu’il faut d’acidité pour pas être lourd mais pas plus. TB+.

 

Camin Larredya

Jurançon Au Capceu 2017 : plein d’ananas, très manseng, fruits exotiques, pas très riche en sucres, grosse acidité. TB++.

Jurançon Capceu 2012 : plus coloré, plus confit, notes de fruits secs, abricot, orange amer, finit sur des amers nobles, très belle acidité, peu de sucres aussi. TB++.

 

Cauhapé

Jurançon Boléro 2017 : (100% petit manseng) servi très frais, plutôt léger en sucres, très aromatique, ananas, poire, salade de fruits frais, belle acidité, un peu monolithique peut-être. B+.

Quintessence du petit manseng 2014 : Beau nez très expressif, très manseng avec beaucoup d’ananas, des fruits confits, bouche concentrée, belle acidité derrière mais finale sur des notes de caramel avec de l’alcool qui ressort. Moins élégant que les Camin Larredya. TB.

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Inniskillin (Canada)

Sparkling Vidal Icewine Niagara Peninsula 2017 : (vidal, 9,5% alc) aromatique très pomme bien mûre, comme un cidre de glace (voire pas de glace), un peu simple en l’état mais sympa. Beaucoup de bulles assez fines, très concentré, il reste relativement digeste grâce à la bulle plutôt qu’à l’acidité. TB.

Riesling Icewine 2017 : (8,5% alc, 268gr SR) très concentré, litchi, ananas, fruits exotiques, reste assez frais sans être très acide non plus. Bien mais j’avais préféré le Vidal oak aged chez eux. TB+.

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Kracher (Autriche)

Beenrenauslese 2017 Burgenland : (welschriesling, chardonnay) très litchi, muscat, aromatique écoeurante, même si plutôt frais et pas trop chargé en sucres. B.

Scheurebe TBA N°2 Zwischen den Seen 2009 : (Scheurebe) très abricot sec, cire, miel, coing, orange, grosse concentration et grosse acidité, finale très longue sur l’orange amère et des fruits exotiques. Sublime. Me conforte dans l’idée qu’il faut prendre les Scheurebe chez Kracher. Exceptionnel.

 

Donnafugata

Pantelleria Ben Ryé 2016 : riche, puissant, plein de pâte de fruits et de fruts confits, beaucoup d’herbes méditerranéennes type myrte, romarin, fait voyager, grosse acidité dans le fond, beaucoup de longueur. TB++.

Pantelleria Ben Ryé 2006 : plus marqué caramel, notes de prunes et de coing, un côté résine de pin, il a mangé un peu de sucres mais reste riche, finale sur les amers. Je crois que je préférais le précédent. TB+.

 

Disznoko

Tokaji Aszu 5p 2011 : (100% furmint)grosse concentration, miel, commence bien mais un peu caramel brûlé avec de l’alcool sur la finale, belle acidité derrière. TB.

Tokaji Aszu 6p 2002 : (75% furmint 25% zeta) Miel, fruits exotiques et ananas rôti, abricot sec, pâte de coing, très concentré et acidité très haute, équilibre magistrale, grosse longueur. Exceptionnel.

 

Dr Loosen

Urziger Wüzgarten Auslese 1993 : (AP 09. 7,5% alc) Pointe de pétrole au nez, bouche encore jeune, peu sucrée pour un Auslese, elle manque un peu de nerf et finit court. TB-.

Erdener  Treppchen Beerenauslese Goldkapsul 2006 : (AP 64. 6% alc) Pas de pétrole, que des fruits exotiques frais, joli nez, la bouche manque un peu de tension et surtout de longueur pour en faire une grande bouteille. TB.

Un peu déçu par les vins de Loosen que j’ai connus en bien meilleure forme, à moins que ce ne soit dû à l’effet séquence. A noter, en 20ans les vendanges ont avancé de 4 semaines !

 

Morlet (USA)

Billet Doux 2012 Alexander Valley : (sémillon, sauvignon, muscadelle, 85gr SR 16,8% alc) Superbe nez très mangue, passion. La bouche est lourde, puissante, un peu trop d’alcool ressenti, finale plus sèche, presque un peu de noix. B.

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Winica Turnau (Pologne)

Szlachetny Zbior (Vendange Tardive) 2017 : (solaris, 8,5% alc, 130gr SR) léger, fruits exotiques frais type litchi, mangue, avec une grosse acidité, proche d’un Auslese allemand. Très bien fait. TB++.

Wino Lodowe (Ice wine) 2017 : (johanniter, 7,5% alc, 150gr SR, 9gr acidité tartrique) Nez sur la pomme, les fruits du verger, me rappelle les vins de glace d’Inniskillin ou certains cidres de glace. Bouche très facile avec le faible degré d’alcool, superbe acidité qui allonge le vin. Superbe découverte. TB++.

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Tirecul la Gravière

Monbazillac SGN 2016 : (170gr SR, sémillon + environ 50% muscadelle) du miel, des fruits exotiques, de la mangue, de la pêche, très gourmand, grosse acidité derrière, les 170gr passent tout seuls, même en fin de salon. TB++.

Monbazillac Madame 2014 : (220gr SR, 100% botrytis)  aromatique proche du précédent, très frais, encore plus d’acidité derrière, plein de fruit, une touche florale dans le fond, à la fois concentré, digeste et élégant. Déjà sublime. Quelle acidité par rapport aux Sauternes, d’après le producteur due au climat plus frais et aux 50% de muscadelle. Un cépage que certains devraient utiliser un peu plus ? Exceptionnel.

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Clos haut Peyraguey

Sauternes 2015 : (95% sémillon 5% sauvignon) semble très mou dans la série, surtout à côté de la Tour blanche. B-.

Sauternes 2007 : riche, un peu lourd, mais quand même bien mieux que le précédent. B+.

 

Lafaurie Peyraguey

Sauternes 2016 : (93% sémillon) vanille et fruits exotiques, goûte un peu sur l’élevage, vite écœurant. Peut-être que 2016 n’était pas le meilleur choix pour ce jour-là… B-.

 

Klein Constantia (Afr du sud)

Vin de Constance 2015 : (muscat de Frontignan) Nez exubérant, très muscat, beaucoup de rose, vite lassant, heureusement qu’une belle acidité le sauve en bouche. Peu de plaisir en l’état, mais les quelques vieux millésimes déjà goûtés me donnent quand même l’espoir d’un grand vin dans l’avenir. B+.

 

Krauthaker (Croatie)

Grasevina ibpb 2015 : (grasevina ou welschriesling, 156gr SR) Proche des « petites » cuvées Auslese et Beerenauslese de Kracher avec un côté vite lassant de litchi, muscat, bouche assez riche avec une bonne acidité, mais l’aromatique reste très simple. TB-.

Zelenac ib 2017 : (zelenac, 65gr SR) vif, léger ensucres, perlant, facile, simple. B+.

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Telmo Rodriguez (Espagne)

M. R. 2015 Malaga : (muscat d’Alexandrie en cuves) petit muscat léger, vif, facile. B.

Molino Real 2014 Malaga : (muscat d’Alexandrie 2ans en fût) élevage bien intégré, très gras et sirupeux, belle acidité, puissant, aromes de muscat et d’herbes aromatiques du sud. TB.

 

Sigalas Rabaud

Sauternes 2016 : fait litchi et fruits trop mûrs, peut-être pas en place. Moyen.

Sauternes 2001 : pour un 2001 semble léger, bien marqué miel et acacia, pas très long. B+.

 

Rabaud Promis

Sauternes 2015 : plutôt frais et digeste, un peu vanillé, finit court. B+.

Sauternes 2005 : lourd. B-.

 

Suduiraut

Sauternes 2013 : (153gr, 93% sémillon) beau nez, fruits frais, miel acacia, bouche concentrée, riche en sucres, mais plutôt bien équilibrée par l’acidité, moins lourd que ce que j’avais goûté par le passé chez Suduiraut. TB+.

Sauternes 2005 : (97% sémillon) encore très jeune, miel et acacia aussi, élégant pour Suduiraut 2005, une bonne surprise qui me réconcilie avec le château. TB+.

 

Fargues

Sauternes 2015 : très vanillé, chaud et lourd. Décevant pour Fargues. B.

 

Mann JL et F.

Gewurz Eichberg VT 2011 : un gewurz minéral, pas trop variétal, acidité plutôt basse mais peu de sucres. TB.

Pinot gris lieu-dit Letzenberg SGN 2009 : (227gr, sols calcaires) Très fruits exotiques, encore tout jeune, belle acidité, facile à boire. TB+.

 

Delesvaux

Coteaux du Layon SGN 2011 : très frais, fruité plutôt typé, poire, fruits du verger, facile, digeste. TB+.

SGN 2010 : plus confit, plus concentré, peut-être un peu plus lourd, mais beaucoup plus long. TB+.

 

15 avril 2019

Soirée Côte d'or

A&P De Villaine St Aubin 1er cru Les Perrières 2015 : élevage discret, style tendu avec un beau volume, une pointe d'alcool en finale, probablement encore un peu jeune. B+.

Ramonet Chassagne-Montrachet 1er cru Ruchottes 2016 : pas forcémént très boisé ni très gras pour un jeune Ramonet, mais aromatique fermé et gros manque de tension. Le vin goutait mieux à l'ouverture juste avant le trajet et un peu mieux le lendemain aussi. Décevant en l'état, mais à revoir dans quelques années. B.

Domaine des Soulié IGP Monts de la Grage Le secret de Rémy 2016 : (chenin, clairette, vermentino, grenache gris) Nez sur le grillé, la cacahuète, la poire, bouche tendue, grillée, assez longue. Grande surprise à la découverte de l'étiquette pour cet excellent vin qui pourrait faire penser à Roulot, Leflaive... que je n'aurais jamais mis dans le Languedoc. Le meilleur blanc de la série. TB.

Leflaive Puligny-Montrachet 2010 : robe dorée, nez bien beurré, touche de caramel. Bouche grasse, épaisse, beurrée, fruits jaunes, mais manquant un peu de tension, que je voyais plutôt sur 2009. Loin d'être mauvais, mais on attend un peu plus d'un Leflaive 2010. B+.

 

Heureusement, on va se rattraper avec les rouges...

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David Duband Morey 1er cru Clos Sorbé 2015 : couleur sombre, nez fruits noirs, un peu lardé/fumé, m'évoque une syrah, bouche fraîche, juteuse, pointe d'élevage en finale pour chipoter, mais quand même un gros plaisir sur ce premier rouge, pourtant encore tout jeune. TB+.

De Courcel Pommard Vaumuriens 2013 : couleur bien plus claire, fruits rouges, notes d'évolution, un peu de végétal. Bouche austère, stricte, un peu verte, belle fraîcheur et plutôt une bonne longueur. A attendre encore. B+.

Ponsot Gevrey-Chambertin Cuvée de l’abeille 2012 : très clair, nez de fraise et de rose, bouche toute en dentelle, légère, pleine de fruit, d'une grande buvabilité, ne fait pas du tout Gevrey ni 2012 sur le papier, grande élégance. Petit coup de coeur. TB+.

Amiot-Servelle Chambolle 1er cru Les Amoureuses 2010 : un peu plus de couleur, fruits rouges et noirs, rose là aussi, bouche en dentelle, peu de tannins, mais bien plus épaisse que le précédent, plus longue aussi, même si l'aromatique est un peu moins expressive. Déjà un gros plaisir et un potentiel énorme pour ce vin. TB++.

Echezeaux 2013 pour la St Vincent de Flagey : (assemblage des Echezeaux de presque tous les producteurs, dont une bonne partie DRC, vinifié par Méo-Camuzet) Plus sombre, plus marqué fruits noirs, tannins un peu plus présents, très belle matière là aussi, moins en finesse, gros potentiel, mais un poil moins de plaisir en l'état, à attendre, peut-être plus que les autres. Mais il faut dire qu'il a été ouvert/carafé juste avant d'être servi alors que les autres vins ont été ouverts la veille. TB+.

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Méo-Camuzet Vosne Romanée 1er cru Les Chaumes 2010 : peut-être la synthèse du Ponsot et des Amoureuses, aromatique ouverte sur les fruits rouges, la rose, bouche avec une grosse matière, tannins soyeux, fraîcheur et longueur. TB++.

Lecheneaut NsG Damodes 2008 : bouchonné.

Mugnier NsG 1er cru Clos de la Maréchale 2010 : Ouvert juste avant service pour remplacer le Lecheneaut, grosse réduction, étrange chez Mugnier, bouche pas nette, (goût de souris ?). On me dit à l'oreillette que le vin se présentait bien mieux le lendemain. Dommage, j'aurais aimé le goûter dans des conditions optimales. Mais qui aurait pu penser qu'un Mugnier 2010 serait aussi réduit ? A retenter...

De Montille Volnay 1er cru Mitans 2008 : Couleur claire, à peine évoluée, nez de petits fruits rouges, réglisse, une pointe d'évolution. Bouche légère, en dentelle, pas mal de fruit et une pointe de tertiaire, un peu moins long et moins épais que le Chambolle ou que les Vosne. TB+.

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La Vougeraie Vougeot blanc 1er cru Le Clos blanc 2005 : couleur dorée, nez beurré, boisé, vanillé. Bouche puissante, grasse, beurrée, qqui manque de tension, trop sur l'opulence. B.

Lafarge Meursault 2002 : couleur or profond, nez sur le caramel, le beurre, la noisette. Bouche molle, sur le caramel, fatiguée. B-.

Auvenay Meursault Narvaux 2003 : pour rattraper la mauvaise série de blanc, notre hôte rajoute une bouteille mystère ! Couleur dorée, nez à peine grillé/soufré, plein de miel, de fruits jaunes, léger beurré, notes florales. Bouche grasse, matière énorme, pas une grande tension mais pas d'excès d'alcool non plus, un 2003 bien géré, finale de longueur hors-norme. Merci ! TB++.

Champagne Jacquesson 736DT : champagne très sec, tendu, puissant, vineux, pour la gastronomie, bulle fine, belle longueur. TB.

Chartreuse Reine des liqueurs 2011 43% : très belle version, avec une finale plus longue et poivrée par rapport à la jaune classique. TB.

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4 février 2019

Soirée Biodynamie

Françoise Bedel - Champagne Extra-Brut Entre ciel et terre : (pinot noir, pinot meunier, base 2010) Couleur or clair, nez floral, pâtissier (frangipane), et fruité (agrumes). Bouche à la bulle très fine, jamais austère tout en restant fraîche et fruitée, belle longueur, presque saline. On commence bien. TB.

Arlaud - Chambolle-Musigny 2015 : Couleur sombre pour du pinot, nez de fruits rouges et noirs, assez mûr, on sent le millésime 2015, élevage parfaitement intégré. Bouche avec une certaine puissance, beaucoup de fruit, tannins soyeux, belle concentration pour un "village". Déjà excellent, mais surtout un grand potentiel de garde pour ce vin d'un équilibre redoutable. TB+.

Roc des Anges - Unic 2017 : (grenache sur schistes) Couleur presque violette, nez de bonbon à la cerise, certains pensent à du gamay. Bouche pleine de fruit, légère, peu de tannins, très fraîche et facile, pas une grande longueur mais très facile à boire. TB-.

Monier-Perreol - Saint-Joseph 2016 : Couleur grenat, nez sur les fruits noirs, le lardé/fumé et la violette des belles syrahs du Rhône nord. Bouche plutôt légère, fraîche et élégante, beaucoup de fruit, bonne longueur. A carafer longtemps pour enlever la réduction. TB.

Clos Canarelli - Tarra d’Orasi Vin de France (2008) : (vignes préphylloxériques de sciaccarellu et minustellu) Couleur tuilée et trouble, nez original sur l'artichaut, fruits rouges cuits. Bouche avec un peu de gaz, puissante, sur les fruits rouges confiturés, finale de très bonne longueur avec de la fraîcheur malgré le degré d'alcool élevé. Un vin avec des défauts mais du caractère et un certain charme. B+.

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Birichino - Cinsault Bechthold Vineyard 2016 : (cinsault centenaires de Lodi en Californie) Couleur rubis claire, nez de framboise, grenadine, rose, caillou fumé. Bouche toute en fruit, légère, élégante, peu de tannins, fruits rouges confiturés, belle finale d'une fraîcheur étonnante pour la Californie. TB+.

Weinbach - Riesling Grand cru Schlossberg 2015 : Couleur or pâle, nez sur la résine, le pétrole, les agrumes, des notes florales. Bouche dans la suite du nez, qui manque juste d'un peu de tension pour être parfaite, effet millésime chaud probablement. TB.

Albert Mann - Riesling Grand cru Furstentum 2013 : Couleur dorée, magnifiue nez sur le miel, les fruits exotiques, une pointe d'hydrocarbures. Bouche pleine de fruits exotiques, probablement quelques grammes de sucres résiduels, gourmande et tendue à la fois, finale plus longue et plus tendue que celle du Schlossberg. Le vin de la soirée probablement. TB++.

François Chidaine - Montlouis-sur-Loire Moelleux 2016 : Couleur dorée, nez sur la poire, le coing, la pêche. Bouche dans un esprit demi-sec (environ 25gr) parfaitement équilibrée entre le sucre et l'acidité, beaucoup de longueur, du fruit, de la gourmandise et de la fraîcheur. TB+.

Cazes - Rivesaltes grenat 2011 :Couleur noire, nez sur la confiture de mûre et de cassis, bouche sucrée, puissante, très fruitée avec des notes de rose en finale, pas trop lourd pour un VDN. TB-.

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29 novembre 2018

Domaines Familiaux 2018

Comtes Lafon

Meursault 1er cru Charmes 2016 : premier vin de la journée dans verre un peu poussiéreux malheureusement…

Volnay 1er cru Santenots du milieu 2016 : petits fruits rouges acidulés, très frais, croquant, juteux, un régal déjà. TB++.

 

G. Roumier

Morey Clos de la Bussière 2016 : (40% VE) assez coloré, fruits rouges et noirs, violette, très frais, tendu, finit très long et encore serré n l’état. TB+.

Bonnes Mares 2016 : (60% VE) aromatique proche, encore plus de matière et de longueur, grande fraîcheur. Potentiel énorme. TB++.

 

A. Rousseau

Gevrey 2016 : style tout en finesse derrière les Roumier, beaux fruits rouges acidulés, croquant. TB+.

Clos de la Roche 2016 : bien plus tendu et minéral, très frais, long, sur les fruits rouges, encore à peine serré. TB++.

Chambertin Clos de Bèze 2016 : plus sombre et solaire, plus arrondi, encore un peu sur l’élevage. TB+.

 

JF Mugnier

Chambolle « Trente deux » 2016 : (assemblage des Plantes et du Musigny, environ 1500bts) couleur sombre pour Mugnier, nez fruits noirs, à peine toasté. Beau volume en bouche, tannins fins, très belle finale minérale. Il faudra être patient pour cette cuvée collector. TB+.

NsG Clos de la Maréchale 2016 : couleur plus claire, nez fruité, floral. Bouche tendue, encore quelques petits tannins en finale, belle fraîcheur. TB+.

Bonnes-Mares 2016 : réduit, difficile à goûter ce jour-là…

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Pierre Morey

Bourgogne blanc 2015 : style tendu mais avec plus de volume qu’il y a quelques années, effet 2015 ? Belles notes de noisette et miel. TB-.

Meursault Les Tessons 2015 : là aussi, pas uniquement sur la tension, une pointe de gras, noisette, citron vert, me rappelle quelques bouteilles de Roulot. TB+.

 

Dujac

Morey 2016 : comme la semaine dernière, encore serré, austère, mais très classe. A attendre, beau potentiel. TB.

Vosne Malconsorts 2016 : serré aussi, mais tension énorme, minéral, très long, une future bombe. TB++.

Clos de la Roche 2016 : un peu plus sur l'élevage en l'état, plus de rondeur que Malconsorts. TB++.

Puligny 1er cru Folatières 2016 : comme la semaine dernière, plus simple, moins abouti ue les rouges. TB-.

 

Méo-Camuzet

Hautes Côtes Blanc St Philibert 2016 : assez gras et beurré, moins boisé et plus tendu que d'autres millésimes. TB+.

Vosne 1er cru Chaumes 2016 : beaucoup de fruit, facile, charmeur, moins minéral que l'an dernier aux grands jours. TB.

NsG 1er cru Aux Boudots 2016 : nez un peu réduit, bouche avec une belle texture soyeuse. TB.

Clos de Vougeot 2016 : encore un peu d'élevage, bouche sur les fruits noirs, tannins soyeux, belle longueur. TB+.

 

Marquis d’Angerville

Volnay 1er cru Fremiet 2016 :  beaux fruits rouges et noirs, tannins élégants, frais et long. TB+

Volnay 1er cru Champans 2016 : plus solaire, plus puissant, plus serré. TB+.

Volnay 1er cru Clos des ducs Monopole 2016 : encore plus serré, peut-être moins solaire. TB+.

 

Leflaive

Puligny 2016 : bien mieux que les 2015 de l'an dernier plein de soufre. Ici c'est discret, pas de gras ni de beurré, un peu asutère, de la tension, des agrumes. TB.

Puligny 1er cru Folatières 2016 : dans le même style, plus long, plus énergique. TB+.

Puligny 1er cru Pucelles 2016 : toujours le même style, encore plus long, plus de volume. TB++.

 

Trapet

Gevrey Ostrea 2016 : toujours ce style très classe, tout en tension, un peu austère, très long. TB+.

Gevrey 1er cru Alea 2016 : un peu plus serré, très long, tout droit lui aussi. TB+.

Chambertin 2016 : encore un peu plus serré, pas plus de volume, finale plus longue, épicée. TB++.

 

A&P De Villaine

Bouzeron 2016 : belle vivacité, avec en plus de la matière et de la longueur sur ce millésime. TB+.

Bourgogne Côte chalonnaise Les Clous aimé Blanc 2016 : (fait sur Bouzeron, chardonnay) plus épais, assez tendu aussi. TB+.

Rully 1er cru Les Margotés Bl 2016 : (1er millésime) TB-.

Rully 1er cu Champs cloux Rouge 2016 : (1er millésime) très réduit, rustique, compliqué en l'état. TB-.

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De Montille

Puligny-Montrachet Château de Puligny 2016 : notes grillées, bouche très tendue, citronnée. B+.

Beaune 1er cru Grèves 2016 : très serré, manque de volume. B.

Volnay 1er cru Taillepieds 2016 : (100% VE) un peu plus de volume mais très serré en l’état. B+.

Corton clos du Roi 2016 : idem, voire encore plus tannique. Vraiment des vins austères, à attendre. B+.

 

Jean Grivot

Vosne Bossières 2016 : nez toasté, compliqué en l'état. B-.

Vosne 1er cru Beaux Monts 2016 : un peu réduit, mais belle finesse en bouche assez long. TB-.

NsG 1er cru Aux Boudots 2016 : moins réduit, plus d'épaisseur, plus de puissance, tannins fins. TB+.

Clos de Vougeot 2016 : très serré, à attendre impérativement. TB-.

 

Comte Senard

Bourgogne blanc Ana 2016 : beaucoup de gras, un peu lourd. B-.

Aloxe-Corton rouge Jules 2016 : léger, facile, croquant, un peu boisé. B+.

Corton clos des meix Monopole 2016 : grosse épaisseur, tannins lissés par le bois, quand même du fruit. B+.

 

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Vieux millésimes

Roumier Morey 1er cru Clos de la Bussière 2010 : Couleur à peine tuilée, nez de fraise écrasée, de noyau de cerise. Bouche très élégante, pleine de fraise, avec une belle acidité derrière. TB++.

Rousseau Gevrey 1er cru Clos des Cazetiers 2010 : Couleur assez proche, nez plus évolué, plus terrien, sous-bois, bouche moins confiturée, fruits rouges, plus tendue que le Morey de Roumier, tannins très fins là aussi. Dur de les départager. TB++.

Dujac Morey 2016 (en magnum) : couleur sombre, nez de fruits noirs, cuir, encore jeune, bouche pleine de fraîcheur et d'énergie, longue, tendue. Comme l'an dernier le village est au niveau des 1er et grands crus des autres... TB++.

Henri Gouges NsG 1er cru Les Pruliers 2011 : viandé, tendu, racé, tannins déjà élégants pour Gouges, top. TB++.

Trapet Gevrey Ostrea 2009 : nez un peu évolué et chaud, mais bouche tendue, fruitée, fraîche. TB+.

J Drouhin Musigny 2006 (magnum) : déjà bien évolué pour un Musigny 2006, un peu chaud, pas très épais, un peu décevant. B+.

Eric de Suremain Monthelie 1er cru sur la velle 2007 (magnum) : nez kirsché, très évolué, bouche plus jeune, ronde, facile. B+.

Labet Beaune Clos des Monsnières 2015 : un peu de gaz, léger viandé, fruits rouges, simple. B.

De Montille Volnay 1er cru Champans 2005 (en magnum) : Beau fruité, un peu austère, plus de volume que les 2016, tannins assouplis par le temps, top, encore tout jeune. TB++.

Chandon de Briailles Pernand 1er cru Ile des Vergelesses 2012 : beaucoup de gaz, peu de matière. B-.

Tollot-Beaut Corton-Bressandes 2012 (magnum) : très facile, trop même, sucré, boisé. B-.

Faiveley Chambertin Clos de Bèze 2003 : nez élégant, fruits confiturés, tertiaire, bouche puissante, tannins très durs. B+.

Leflaive Puligny 1er cru Folatières 2003 : plus aucune acidité, passé. Moyen.

Comtes Lafon Meursault Clos de la Barre 2011 (en magnum) : Nez beurré, floral, bouche grasse, épaisse, tendue derrière, gourmand et long. TB++.

P. Morey Meursault 1er cru Perrières 2010 : plus doré, nez sur le miel, la noisette, bouche moins beurrée que le Lafon, plus tendue, un  autre style, grand aussi. TB++.

Mugnier NsG Clos de la Maréchale blanc 2011 : nez de pomme granny assez simple, bouche vive, fruitée, simple aussi. B+.

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21 novembre 2018

Périple en Bourgogne

Visite au domaine JM Boillot

Mâcon-chardonnay 2017 (en bt) : gras, beurré, mais avec une belle tension derrière, à peine anisé. TB.

Mâcon-Chardonnay le berceau 2017 : un peu plus de gras, toujours aussi tendue derrière, plus long. TB+.

Bourgogne blanc 2017 : moins gras, plus vif, un peu anisé aussi. TB-.

Puligny 2017 : encore plus gras, plus beurré, floral, superbe équilibre, jamais lourd, très long, on franchi un cap. TB++.

Puligny 1er cru Champs Canet 2017 : un peu plus sucré et miellé que le village, un futur grand. TB++.

Puligny 1er cru Combettes 2017 : moins immédiat, plus puissant, plus de longueur. Quelle série de blanc 2017 ! TB++.

Volnay 2017 (sur fût) : (sera mis en bt dans 2 mois, parcelle Les Pasquiers) jus de fruit, très élégant, gourmand. TB.

Volnay Carelles sous chapelle 2017 : un peu serré en l'état.

Pommard Jarollières 2017 : un peu réduit et serré en l'état

Puligny 1er cru Combettes 1994 : couleur dorée, nez plein de miel, d'ananas, de fruits exotiques, de fleurs blanches, bouche plus sèche, encore du gras, de l'acidité, du beurre frais, des fruits jaunes, en pleine forme et finale longue et tendue. Un millésime petit au départ et un peu fluet qui a retrouvé du gras de manière surprenante avec le temps nous dit Jean-Marc Boillot. Exceptionnel.

 

 

Visite au domaine Dujac 

Morey 2017 (sur fût) : encore serré, beaux fruits noirs, toujours le côté austère mais très noble du domaine.

Gevrey 1er cru Combottes 2017 : (100% vendanges entières) encore un peu plus serré, belle minéralité dans le fond, beaucoup de longueur.

Vosne Malconsorts 2017 : (pris sur un fût neuf) trop marqué par le bois, dommage, surtout que le domaine est passé à un fût neuf sur 4 ou 5.

Clos St Denis 2017 : comme toujours cuvée d'une grande finesse, pleine de petits fruits rouges, notes florales, tannins soyeux. TB++.

Clos de la Roche 2017 : (pris sur un fût neuf) austère et sur le bois en l'état.

Bonnes Mares 2017 : encore serré en l'état.

Morey 2016 (en bt) : comme le 2017, encore serré mais très prometteur, austère, plein de classe.

Gevrey 1er cru Combottes 2016 : comme le précédent, avec plus de longueur et de tension, encore serré.

Clos de la Roche 2016 : encore serré aussi, plus de tout. A attendre longtemps mais grand vin en perspective.

Clos St Denis 2001 : demi-bouteille ouverte la veille, malheureusement un peu passé.

Puligny Folatières 2016 : couleur claire, peu voire pas de gras, agrumes, facile à boire, manque un peu de profondeur, vignes encore jeunes.

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Visite au domaine Mugnier

Chambolle 2017 (sur fût) : (Combe d'Orveau + 1er cru Les plantes) un vrai bonbon, assez mûr, à peine confituré, tannins soyeux, très élégant. On commence fort. TB++.

Chambolle 1er cru Fuées 2017 : un peu plus noir et concentré mais il garde lui aussi une texture de velours. TB++.

NsG Clos de la maréchale 2017 : comme toujours plus serré que les Chambolle mais on sent le millésime de fruit, gourmand qui se livrera vite. TB+.

Bonnes-Mares 2017 : pas en place, un peu de gaz, à revoir un autre jour

Chambolle 1er cru Les Amoureuses 2017 : la même élégance et la texture de velours des deux premiers Chambolle, beaucoup de gourmandise pour lui aussi, mais avec la longueur et la profondeur supplémentaire. Exceptionnel

Musigny 2017 : (Grand et Petit Musigny) un peu plus sombre, il se livre moins que les Amoureuses, texture de velours, un peu plus de minéralité dans le fond, il faut aller le chercher un peu, mais la longueur est superbe. Exceptionnel. Quelle série de 2017, le millésime s'annonce très gourmand et facile, moins profond qque 2016, il ira sûrement moins long dans le temps. A part chez Dujac qui a grêlé sur quelques parcelles, les volumes sont là.

NsG Clos de la maréchale 2016 (en bt) : plus serré que les 2017, plus d'acidité, superbe de fraîcheur et d'élégance mais à attendre un peu. Confirmation que les 2016 vont être grands, plein de fraîcheur, ils devraient aussi tenir dans le temps, peut-être plus que ce qu'on annonçait à leur sortie.

NsG clos de la maréchale blanc 2017 (sur fût) : léger, peu de gras, beaucoup de fruits du verger, facile, mais moins convaincant que les rouges.

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Visite au domaine Rollin

Bourgogne aligoté 2017 : bel aligoté avec de la vivacité et une belle matière.

Hautes côtes blanc 2017 : fruit assez mûr, manque un peu de tension.

Pernand blanc 2017 : un gros cran au-dessus, vif, tendu, peu de gras.

Pernand blanc les cloux 2017 : un peu plus gras, moins tendu.

Pernand 1er cru sous frétille 2017 : il conjugue la vivacité du Pernand 17 avec la matière des cloux.

Corton-Charlemagne 2017 : (40% fût neuf) beau potentiel, beaucoup de gras, mais un peu sur l'élevage en ce moment.

Chorey Rg 2016 : léger, facile.

Pernand 2016 : un peu serré par rapport au 2015 qui goûte mieux en ce moment.

Savigny aux grands liards 2016 : très serré

Pernand 1er cru les vergelesses 2016 : bien 

Pernand 1er cru Les fichots 2016 : bof

Pernand Rg 2017 : s'annonce gourmand, plus mûr et plus facile que 2016.

Savigny Gds Liards 2017 : serré.

Pernand Fichots 2017 : idem

Savigny 2018 : (sur fût) comme les deux suivants les vins sont en train de travailler, on sent un fruit très mûr, couleur sombre, millésime solaire, mais il y a de la fraîcheur derrière, de la concentration. Probablement un grand millésime par la qualité et par la quantité pour ceux qui ont su trouver de la fraîcheur.

Pernand Les Vergelesses 2018 :

Pernand Ile des Vergelesses 2018 :

 

 

Visite au domaine Dubuet

Bourgogne blanc Trait d'union 2017 : fruité, petite touche de gras, sympa.

Auxey Les hautés 2017 : on monte d'un cran, plus gras, beurré, sans le grillé qui me gêne sur les 2015.

Monthelie La Combe Danay 2017 : gras, beurré, floral, tendu derrière. Très beau vin. TB+.

Meursault 2017 : (Le Limozin et Les Vireuils) comme le précédent, gras, beurré, plus concentré, plus long, super rapport q/p. TB++.

Auxey 1er cru blanc 2016 : moins de gras, moins de longueur que les 17.

Pernand 1er cru Bl 2017 : pas tout à fait en place, élevage pas tout à fait fini pour lui ?

Bourgogne rouge les gamets 2017 : fruits rouges et notes poivrées très intéressantes, belle entrée de gamme.

Auxey Les hautés Rg 2016 :

Monthelie Les longènes 2016 : mon préféré de la série de rouge, pas très épais mais beau fruité, tout en  longueur. Les autres rouges semblaient un peu trop serrés en comparaison.

Auxey 1er cru Gds champs 2016 :

Monthelie 1er cru Champs fulliots 2016 :

Savigny 1er cru Serpentières 2017 :

Pernand 1er cru Les vergelesses 2015 :

Beaune 1er cru Les aigrots 2015 : très serré.

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Visite au domaine des Croix 

Beaune 2017 : un peu chaud et sucré.

Aloxe 2017 : (les boutières, argiles et billes de fer) un peu sucré aussi, chaud.

Beaune 100 vignes 2017 : déjà plus fin, gourmand, sucré mais mieux équilibré.

Beaune 1er cru Les Tuvilains 2017 (sur fût) : gourmand avec une superbe allonge derrière. TB+.

Savigny 1er cru Peuillets 2017 : un peu plus serré, comme toujours, prometteur.

Beaune 1er cru Bressandes 2017 : grande bouteille en perspective, mûre, bien équilibrée, bcp de longueur. TB+

Beaune 1er cru Pertuizots 2017 : un peu moins en place que le précédent

Beaune Grèves 2017 (en bt) : finit un peu court.

Corton La Vigne au Saint 2017 (sur fût) : beaucoup de finesse pour Corton, grande longueur. TB++

Corton Grèves 2017 : plus puissant, plus serré en l'état mais prometteur

Corton-Charlemagne 2017 (en masse jusqu’au printemps) : beaucoup de fruit, peu de gras, manque un peu de profondeur.

 

Les offs

Dujac Morey 2005 : (demi-bt) toujours au top, plein de fruits noirs, de cuir, d'épices, la grande classe. Gros potentiel de garde encore.

Coche-Bizouard Meursault 2004 : couleur dorée, nez beurré un peu caramel. En bouche l'acidité est dissociée du reste (corrigé au tartrique ?), vif au départ, plus grand chose à la fin...

Comtes Lafon Monthelie 1er cru Les Duresses 2015 : couleur plutôt sombre, encore un peu d'élevage au nez qui demande à s'intégrer, belle qualité en bouche avec des tannins soyeux, beaucoup de finesse, du fruit. Un peu en dessous du 2014 en ce moment mais il le rattrapera sûrement un jour.

Hubert Lignier Gevrey-Chambertin Les seuvrées 2015 : Couleur très sombre, nez sur le cassis, la mûre, très solaire mais gourmand, attaque vive et puissante en bouche, peu de tannins, finit très court. Pas convaincu...

Tempier Bandol 2015 : beaucoup de réduction, mieux sur la fin du verre, beau fruité et fraîcheur derrière. à attendre ou à ouvrir très longtemps à l'avance.

Romanée-Conti La Tâche 1937 : une bouteille incroyable où comment être au bon endroit au bon moment. Une grande histoire dans un lieu incroyable... Le vin est encore en pleine forme, il ne s'écroulera pas même uelques heures après l'ouverture. Le nez est plein de rose fâné, pot-pourri, du sous-bois, encore plein de fruit. La bouche est d'une tension incroyable, pleine d'énergie après autant d'année, encore des petits tannins de qualité, du fruit, du tertiaire, de la longueur, de l'épaisseur. On se dit qu'on ne trouvera jamais meilleur. Un grand merci Pascal !

Nicolas Faure Nuits-St-Georges Les herbues 2016 : Couleur très claire, nez sur les petits fruits rouges, floral, queleus notes vertes. Bouche légère, peu de tannins, pas d'épaisseur, mais beaucoup de fruit, tendu, tout en longueur, belle longueur pour un village. Peu sulfité probablement. Belle découverte pour ce domaine malheureusement trop rare.

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5 mai 2013

Giuseppe Mascarello (Piémont) *****

 Vieux domaine familial de Castglione Falletto au centre de l'appellation, aujourd'hui géré par Mauro Mascarello, épaulé par son fils Giuseppe 3e du nom et sa fille Elena. Le travail à la vigne est pointu, proche du bio (non certifié) et le travail en cave très traditionnel. On y rentre des raisins bien mûrs, soigneusement triés, puis élevés en foudres. Les vins sont parmi les plus fins de l'appellation, toujours clairs en couleur, peu tannique, marqués par des arômes de confiture de fraise, très gourmands et accesibles jeunes. La cuvée Monprivato (et sa version Riserva "Ca d'Morissio") est l'un des trois meilleurs vins de la région.

 

 

Giuseppe Mascarello (salon nebbiolo Vins et terroirs)

Langhe Nebbiolo 2015 : robe très claire, léger, facile à boire, jus de framboise et de fraise. TB-.

Barolo Monprivato 2013 : (à Castiglione, foudres) même robe très claire, plein de petits fruits rouges et un peu de rose, tannins quasi insensibles, mais gros supplément de matière par rapport au Langhe. TB++.

Barolo Monprivato 2004 : robe plus tuilée, nez avec un peu de truffe et de sous-bois, bouche moins tertiare que le nez, plus fruitée, un peu plus de tannins que sur les autres millésimes. TB++.

Barolo Monprivato 2003 : nez un peu plus chaud et confituré, moins tertiaire que 2004. Bouche ultra soyeuse avec beaucoup de fruit et quand même une belle fraîcheur. Un 2003 très réussi. TB++.

 

Langhe Nebbiolo 2016 Vigneti da Proprieta : couleur de pinot, rubis clair. Superbe nez sur la confiture de fraise, cerise, un peu de rose/pivoine, entre un pinot et un Reynaud. Bouche avec des tannins très fins, pas mal de puissance (15% mais bien intégré) et une grosse acidité qui équilibre bien le tout. Très belle finale qui reste fraîche et digeste. DU très haut niveau pour un "générique" bien dans le style de la maison, sur un millésime qui s'annonce grandiose. TB+.

 

G. Mascarello - Barolo Monprivato 2011 : couleur très claire, le nez pinote, avec de la fraise, de la cerise, une pointe lactée (yop fraise souvent croisé chez Mascarello), de la rose. Bouche très élégante, fruitée, belle acidité qui tend ce vin, tout en longueur et en fraicheur, tannins quasi insensibles, superbe longueur. Le Monprivato a encore frappé. TB++.

 

Giuseppe Mascarello - Barbera d'Alba Superiore 2009 : (cuvée Scudetto) nez un peu évolué, légèrement animal, prune, cassis, assez chaud. Bouche puissante avec du volume, chaleureuse au niveau aromatique, mais belle acidité derrière. Bonne longueur, sur la prune, le kirsch. B+.

Giuseppe Mascarello, Barolo « Villero » 2012 : Robe rubis, très claire, nez d'abord étrange très lactique, typé "yaourt à la fraise", un peu moins omniprésent après agitation du verre. Bouche très légère, pleine de petits fruits rouges, tannins imperceptibles comme le Burlotto, des notes florales et végétales derrière, beaucoup de fraîcheur mais aussi de la longueur. Probablement un OVNI aussi, déjà accessible. TB++.

 

G. Mascarello - Barolo Monprivato 2010 : couleur claire aussi, plus riche que le Langhe, concentré, tannins fins, fruits rouges compotés, un peu chaleureux, semble peut-être entre deux âges, probablement moins éclatant qu'en jeunesse, pas encore tertiaire, un peu costaud pour Mascarello. Bon, mais pas tout à fait au niveau attendu. TB+.

 

G. Mascarello, Barolo Monprivato 2009 : (à Castiglione) Couleur très claire, un peu tuilée, nez plus évolué que le précédent mais très beau aussi, fruits rouges confiturés mais un peu plus cuits, pot-pourri, léger sous-bois. Bouche fantastique, plus jeune que le nez, tannins fins et fruité gourmand bien présent, un peu moins sucré que le Monvigliero, plus d’acidité, plus « Barolo », beaucoup de fond, une belle allonge, touche quinine, la grande classe du Monprivato, équilibre parfait entre finesse et structure. Il ne tome jamais dans la lourdeur même sur ce millésime solaire. TB++.

 

Barolo Villero 2006 : couleur rouge brique, nez marqué sous-bois et champignon à l'ouverture de la bouteille mais de moins en moins avec l'aération, plein de fruits rouges confiturés comme toujours, un peu de rose, épices. Bouche plus jeune que le nez, beaucoup de fruit, élégante, peu tannique, fruits rouges mûrs, cerises, pointe sous-bois, truffe, avec une finale assez longue qui garde son fruité. Belle bouteille, à boire sans trop tarder sous peine de tomber un peu trop dans le tertiaire. TB+

 

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23 octobre 2018

Soirée Alsace

René Muré - Pinot Noir "V" 2012 : (grand cru Vorbourg, sols calcaro-gréseux) Robe très claire, nez de petits fruits rouges et de cerise, qui pinote clairement et pourrait faire penser à un beau bourgogne. Bouche très légère, fruitée, quasiment pas de tannins, très fraîche et facile à boire. On peut lui reprocher un manque d'ampleur et de longueur, mais la bouteille se vide toute seule. TB.

Paul Blanck - Riesling Grand cru Schlossberg 2002 : (sols granitiques) Belle couleur dorée, nez plein de fruits exotiques et de fruits jaunes. Ca contnue en bouche, pleine de fruits exotiques, une pointe de résine dans le fond, probablement quelques grammes de SR, un vin très gourmand et fin. Pour chipoter il manque un peu de tension et de longueur par rapport au suivant. TB++.

Dirler-Cadé - Riesling Grand cru Kessler 2002 : (sols gréseux) Couleur dorée aussi, nez moins exotique, plus sur les agrumes, l'orange confite, un peu plus résineux, avec une pointe de pétrole. La bouche est très tendue, avec une superbe longueur. Un style plus austère que le Paul Blanck. Pour chipoter il lui manque la gourmandise et le fruité du précédent. TB++.

 

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Marcel Deiss - Grand cru Mambourg 2006 : (complantation de tous les pinots, sols marno-calcaires) Couleur ambrée, nez très original et très complexe, frangipane, nougatine, café, orange, coing, thé vert, épices orientales... Bouche bien plus sèche que ce que laissait penser le nez. A l'aveugle tout le monde pense à un vieux vin qui aurait "mangé" ses sucres. Déroutant au départ, puis finalement très bon, avec beaucoup d'ampleur, de la puissance, une belle acidité, de la longueur. Exceptionnel.

Zind-Humbrecht - Riesling Grand Cru Rangen de Thann Clos St Urbain 2003 1/2 bt : (sols volcaniques, 3gr SR) Couleur dorée, nez un peu fermé, puis sur le côté chocolat, orange amère du précédent, à peine caillou fumé. La bouche est très puissante, minérale, mais pas mal d'alcool et un déficit d'acidité. Finale assez longue, mais pas un gros plaisir, le vin semble austère. Quand on goûte le suivant on se dit que c'est dommage que le botrytis ne soit pas un peu plus présent. B+.

Zind-Humbrecht - Riesling Grand cru Rangen de Thann Clos St Urbain 2006 : (31gr SR) Couleur or foncé, nez très expressif plein de fruits exotiques, mangue, coing... du miel, de la cire, à peine floral et fumé. La bouche est un modèle d'équilibre entre sucre et acidité, elle est goumande et tendue à la fois, pleine de fruits exotiques, de miel, avec une grosse ampleur et une finale immense. Le vin de la soirée pour toute la tablée, même si quelques jours après c'est l'originalité du Deiss qui me revient le plus en mémoire. Exceptionnel.

Hugel - Gewurz VT 2005 : (grand cru Sporen, sols argilo-marneux) Couleur claire, nez bien marqué litchi, rose, très gewurz. Bouche fraîche, vive, pas très concentrée, mais fruitée et digeste. Finale un peu courte. B+.

 

Une soirée avec un gros niveau d'ensemble, qui confirme la qualité et les rapports q/p exceptionnels de l'Alsace. Merci Antoine !

 

20 décembre 2020

Barrat-Masson (Villenauxe-la-Grande) ***

Petit domaine de 7 hectares situé dans le Sézannais, certifié bio. Loïc Barrat et Aurélie Masson vendaient leurs raisins à Lebrun de Neuville jusqu'en 2010 avant de voler de leurs propres ailes. Depuis, le domaine progresse année après année grâce à un gros travail à la vigne. Le style se veut principalement sur des chardonnays tendus, crayeux, très peu voire pas dosés, entre austérité et élégance. Parmi les domaines les plus prometteurs de la région...

 

Barrat-Masson - Champagne Grain d'Argile Extra-Brut 2014 : (70% chardonnay, 30% pinot noir, dosage 2gr/L, malo partielle, élevage fûts et cuves) Couleur or pâle, nez très agréable plutôt gourmand, sur la frangipane, les fruits jaunes, légèrement floral. Bouche plus tendue que ce que laissait présager le nez, plus sur les agrumes, toujours une pointe de frangipane dans le fond, bulle très fine. Finale de bonne longueur avec de fins amers. Belle découverte, surtout pour l'entrée de gamme du domaine. Note : 16,5/20.

barrat masson

 

Barrat-Masson - Champagne Fleur de craie Extra Brut : (100% chardonnay, 2015 dégorgé en novembre 2018, non dosé) Champagne très tendu, minéral, même crayeux, sec, bulle fine, finale longue et saline, un style pour les amateurs avertis. Très bonne gestion de ce millésime 2015 difficile en champagne. Un bon cran au-dessus du grain d'argile. TB+.

 

29 août 2013

Fattoria Zerbina (Emilie-Romagne) ***

Fattoria Zerbina - "Scaccomatto" DOCG Romagna Albana Passito 2012 1/2 bt : (100% albana, vins récoltés botrytisés) Robe ambre clair, très beau nez sur le miel, l'acacia, la confiture d'abricot et d'orange, il peut faire penser à du sémillon. Bouche avec un poil d'alcool à l'ouverture, bien meilleure le lendemain, concentrée, semble riche en sucres (200gr ?), beaucoup de miel et d'abricot, quelques notes de fruits exotiques, belle fraîcheur à l'attaque, mais la finale manque un peu d'acidité et de longueur pour en faire un grand liquoreux en l'état. Pour la référence de la région et du cépage c'est bon mais pas exceptionnel (40€ la 1/2bt). Note : 16,5/20.

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20 juillet 2018

Soirée vins liquoreux

Soirée 100% vins "au taux de sucres résiduels supérieur à la moyenne" comme l'a expliqué notre hôte, avec au menu : rillettes, foie gras à la pêche coriandre et badiane, tarte céleri/chorizo, poulet ananas et riz, fromages persillés, moelleux citron et gâteau chocolat.

 

1 - Le Pedneault - Cidre de Glace du Québec "Le Glacier" 9,5% : couleur ambrée aux reflets oranges, nez gourmand sur la pomme, un côté pâte de coing, confiture de fraise, quelques épices. Bouche à l'équilibre magnifique avec des pommes sucrées, mais surtout une très belle acidité derrière, une finale longue (ce qu'il manque souvent au cidre de glace je trouve) à peine poivrée, toujours très concentrée et acidulée. Les 9,5% d'alcool ne se sentent pas mais ils apportent l'ampleur nécessaire. TB+.

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2 - Loberger - Tokay Pinot Gris Searing SGN 1990 : Couleur ambrée, nez bien marqué par un côté menthol/eucalyptus, les fruits secs, la pâte de fruit, un peu de noisette. En bouche impression d'un vin qui a mangé ses sucres, pas très concentré, mais frais et élégant, toujours ce côté mentholé, avec une belle longueur. TB+.

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3 - Château Tirecul-la-Gravière - Monbazillac Les Pins 2013 : Couleur claire, nez sur le safran, le miel, la noix de coco, à l'ouverture il devient de plus en plus brouillon. La bouche est fraîche, pas très concentrée, sur les arômes du nez mais avec en finale un côté vanille/coco trop présent à mon goût. Petite déception. A regoûter dans quelques annnées. B.

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4 - François Chidaine - Montlouis sur Loire Les Tuffeaux 2015 : (vin tendre) Couleur très claire par rapport aux autres vins, nez un peu discret au départ puis il s'ouvre sur le citron vert, le pamplemousse, une pointe d'ananas. Bouche très vive, tendue, les quelques grammes de SR l'empêchent d'être austère, très "citrique", on reconnaît bien la patte Chidaine. La finale est très longue, pleine d'énergie et de fraîcheur. Déjà excellent, il devrait être grandiose dans quelques années avec un peu plus de complexité. TB+.

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5 - Château Nairac - Barsac 1998 : Couleur ambre foncé, le nez est sur la pâte de coing, l'abricot, la figue, il m'évoque un chenin comme un vieux Suronde, mais surtout pas du sémillon (quoiqu'il y ait bien un peu de safran). La bouche est concentrée, ultra fraîche, complexe, sur la pâte de fruit, les fruits secs, les épices, un peu de caramel, de l'encaustique. Superbe longueur en plus. Excellente surprise à la découverte de l'étiquette. Le vin de la soirée. TB++.

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6 - Domaine du Traginer - Banyuls blanc 2007 : (grenache blanc, grenache gris, muscat à petits grains) Couleur dorée, nez avec beaucoup d'alcool, peu de fruit. Probablement bu un peu tard, il était sans doute meilleur dans la jeunesse. Quelques notes intéressantes de frangipane derrière et de la longueur cependant. Mais l'alcool est trop présent en bouche pour donner du plaisir. Un peu mieux avec du roquefort. Déception à la vue de l'étiquette. Mais j'aurai au moins goûté mon premier Banyuls blanc ! B-.

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7 - Jean Gardiès - Rivesaltes grenat Cerra 2009 : (grenache noir) Couleur très sombre, nez sur le chocolat, beaucoup de fruits rouges, crème de cassis. La bouche est très fraîche, beaucoup de fruit, pas tant de sucres que ça en fait et pas trop confiturée, finale longue, fraîche, fruitée. Très beau vin. TB+.

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8 - Marco de Bartoli - Passito di Pantelleria Bukkuram Padre della Vigna 2008 : (muscat d'alexandrie) Couleur ambre foncé, nez sur le caramel, le café (à peine trop pour chipoter), girofle, fruits secs, prunes, raisins, abricot, très complexe. Bouche très concentrée avec une bonne acidité derrière pour équilibrer le tout. Il passe bien même après 7 liquoreux. Belle longueur. Dommage que le côté caramel/café soit à peine trop présent. TB+.

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10 juin 2018

Soirée LPV 2008

Benoît Lahaye - Champagne Naturessence Brut 2008 magnum : (moitié chardo, moitié pinot noir) Très beau champagne à la fois tendu et gras, avec une belle rondeur apportée par le petit passage en fûts, de la gourmandise avec quelques grammes de sucre, un beau fruité, finale longue et salivante. TB+.

 

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Marcel Lapierre - Morgon cuvée sans sulfites ajoutés 2008 : Couleur très claire, superbe nez de framboise, cerise, rose, poivre. Un peu de réduction mais qui est vite partie. La bouche est très fruitée, sans tannins, très facile à boire, plus simple que le nez. Finale assez courte cependant. Très beau vin de soif. TB.

 

Claude Dugat - Gevrey-Chambertin 2008 : robe sombre, nez de cerise aigre, fruits noirs, à peine fumé. Bouche sur la même aromatique, pas spécialement acide pour 2008, mais manque un peu de longueur et de profondeur. TB-.

 

Fonsalette - Rouge 2008 : robe claire et tuilée, nez de fraise écrasée mais aussi de l'olive, du sous-bois, un peu poussiéreux. Idem en bouche où la bouteille semble un peu fatiguée. B+.

 

Méo-Camuzet - Hautes Côtes de Nuits St Philibert 2008 : Couleur dorée, très beau nez sur le beurre, les agrumes, l'ananas. Bouche grasse, beurrée, fruitée, sans jamais tomber dans la lourdeur, assez longue en plus. Beau vin, bu à son apogée. TB++.

 

Château Tour des gendres - Bergerac sec Contine Périgourdine 2008 : (muscadelle) Robe dorée, nez sur le miel, la pêche, boisé présent mais bien intégré par le temps. Bouche grasse, miellé, beurré, riche mais bien équilibrée, finit sur des amers nobles et des fruits secs. Belle cuvée, à son apogée je pense. TB.

 

Mas Jullien - blanc 2008 : Robe dorée, nez typé chenin, sur la poire, un peu brioché. Bouche avec beaucoup de fraîcheur pour le sud, très agréable, pas forcément la concentration ni la longueur des plus grands millésimes mais beaucoup d'élégance. TB+.

 

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Grange des Pères - Rouge 2008 : Robe sombre, nez sur les fruits noirs, quelues épices, pas très marqué anchois pour une GdP. Bouche facile, fruitée, pas très puissante, ronde, manque un peu de profondeur et de caractère pour une GdP, le style m'a semblé assez moderne et typé Rhône Nord à l'aveugle. Surprise en voyant l'étiquette. TB.

 

Jean-Louis Chave - Saint-Joseph 2008 : le vin fait vraiment pas mûr, à l'aveugle on part sur du cabernet franc à cause des notes de poivron vert, finale astringeante. Moyen.

 

Château Giscours - Margaux 2008 : robe sombre, nez d'abord un peu poivronneux, puis avec le réchauffement, fruits noirs, cassis, bois précieux. Bouche tendue, portée longtemps par une très belle acidité, sur les arômes du nez. Beau potentiel, peut-être un peu jeune encore. TB.

 

Taille aux Loups - Vouvray Clos de la Bretonnière 2008 : Couleur dorée, nez très porté sur l'ananas, le beurre. Bouche grasse aussi, boisé bien intégré, beurre, fruits mûrs, une pointe de sucre, on hésite avec Jurançon. A son apogée. TB+.

 

Domaine des Ardoisières - Quartz 2008 : (100% altesse) couleur dorée, nez très minéral, miel, floral, impossible de détecter l'altesse. Bouche tendue, miellée, minérale, presque austère, pas ultra fruitée, belle longueur, beaucoup de fraîcheur. TB+.

 

Château Carbonnieux - Pessac blanc 2008 : Nez très marqué bourgeon de cassis et groseille à maquereau, bouche vanillée et très marquée par la noix de coco... Moyen.

 

Fonsalette - Blanc 2008 : Robe encore assez claire, nez agréable sur l'abricot, la poire, mais bouche un peu chaude avec de l'alcool en finale. Toujours pas convaincu par ce Fonsalette 2008... B.

 

Deiss - Gewurz SGN 2008 : Robe dorée, nez sur le miel, le coing, l'abricot, à l'aveugle on part plutôt sur du chenin, bouche bien équilibrée, juste un peu moins longue que le suivant, mais parfaitement digeste. TB+.

 

Jardins de Babylone - Jurançon moelleux 2008 : Couleur dorée, nez bien marqué manseng, très ananas et fruits exotiques, comme toujours la bouche est un modèle d'équilibre, avec une grosse acidité, c'est plein de fruit, très grosse longueur. TB++.

 

Chartreuse Liqueur du 9e Centenaire 47% : La couleur tire un peu plus sur la verte que sur la jaune, nez légèrement anisé, bouche puissante, mais avec une texture très grasse, finale longue et poivrée. TB+.

 

9 juin 2018

Soirée vins de prestige avec Rayas, Grange des Pères...

Jean-Louis Vergnon, Champagne Grand cru « Résonance » Blanc de blancs Extra-Brut 2009 : (100% chardonnay sur les grands crus Le Mesnil-sur-Oger et Oger. Elevage cuve sans malo. Dégorgement en 2016) Couleur claire, nez principalement sur les agrumes, à peine floral et brioché. Bouche vive, tendue, citronnée, avec une finale longue et presque saline. Très beau. TB++

 

Domaine Georges Vernay, Condrieu « Coteau de Vernon » 2014 : (100% viognier sur sols de granit. Elevage 18 mois en fûts dont 25% neufs) Couleur légèrement dorée, nez sur l'abricot, les fleurs blanches mais aussi le beurre avec le réchauffement. Bouche grasse, opulente, mais avec une fine acidité derrière pour équilibrer le tout. Finale encore un peu trop sur la puissance en l'état, peut-être à peine trop jeune. TB+.

Domaine Georges Vernay, Condrieu "Chaillées de l'Enfer" 2014 : robe légèrement dorée aussi, nez un peu moins beurré, peut-être à peine plus floral. Bouche plus vive, presque tendue, avec une acidité remarquable pour un viognier, moins gras, plus épicé. Un cran au-dessus aujourd'hui, à voir dans quelques années... TB++.

 

Domaine Michel Bouzereau, Puligny-Montrachet 1er cru « Champs Gains » 2015 : (100% chardonnay sur sols très calcaires. Elevage d’un an en fûts dont 25% neufs) Robe très claire, nez minéral, citronné, calcaire, léger beurré et légèrement floral, une pointe de noisette grillée, très élégant. Bouche tendue, très léger gras par dessus, beaucoup d'agrumes. Finale très longue, minérale, salivante. Déjà excellent. TB++.

Domaine Michel Bouzereau, Puligny-Montrachet 1er cru "Le Caileret" 2015 : (parcelle dans le prolongement du Montrachet) Même couleur, nez assez proche, peut-être à peine plus beurré et un peu plus sur la retenue. Bouche qui a la même puissance, la même minéralité avec un petit supplément de gras et de matière, finale encore plus longue. Déjà excellent, et probablement très grand dans quelques années. TB++.

 

Domaine JF Mugnier, Nuits-St-Georges 1er cru "Clos de la Maréchale" 2013 : (100% pinot noir sur sols argilo-calcaires. Elevage 18 mois en fûts dont 15% neufs) Couleur rubis, superbe nez d'une grande élégance, sur les fruits rouges, rose et pivoine. Bouche très fine aussi, pas très concentrée, mais beaucoup de fruit, de fraîcheur et de longueur. Finale encore à peine serrée, surtout à l'ouverture de la bouteille mais bien mieux après un long carafage. TB++.

Domaine JF Mugnier, Nuits-St-Georges 1er cru "Clos de la Maréchale" 2014 : Robe plus foncée que 2013, nez plus mûr, plus marqué cerise et moins petits fruits rouges, plus gourmand. Bouche pleine de finesse et d'élégance aussi, un peu moins tendue, la finale est à peine plus courte, un peu moins serrée. TB++.

 

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Domaine de Beaurenard, Châteauneuf-du-Pape « Boisrenard » 2006 : (grenache, syrah, mourvèdre, cinsault, counoise, muscardin, vaccarèse, terret, roussanne, clairette, bourboulenc, picpoul, picardan. Sols de galets roulés. 18 mois en fûts) Robe très sombre, nez de fruits noirs, de chocolat, de cerise confiturée. Bouche puissante, aux tannins bien enrobés, finale très longue mais légèrement alcooleuse. La bouteille faisait bien plus jeune que celle bue il y a quelques mois. TB.

 

Château Rayas, Châteauneuf-du-Pape 2006 : (100% grenache non égrappé sur sols de sable, exposition Nord, élevage en très vieux fûts.) Robe claire avec des contours tuilés. Nez un peu chaud à l'ouverture mais parfait après 24h, très marqué fraise écrasée comme toujours, pas trop floral sur ce millésime. Bouche aux tannins ultra fins, mais avec la concentration suffisante pour passer derrière Boisrenard et le surclasser par son élégance et sa gourmandise. Très longue finale, sur la fraise, l'orange sanguine, finement épicée. TB++.

 

Domaine de la Grange des Pères, IGP Pays d’Hérault 2012 : (syrah, mourvèdre, cabernet sauvignon, counoise. Elevage 2ans en fûts dont 1/3 neufs) Robe sombre, nez très marqué anchois, olive, sel, garrigue, fruits noirs. Bouche sur l'anchois aussi, avec une très belle texture soyeuse, des épices, beaucoup de fraîcheur derrière grâce au cabernet et beaucoup de longueur. Finale à peine toastée. TB++.

 

Château Montus - Madiran prestige 2002 : (100% tannat) Couleur très noire et beaucoup de dépôt. Nez très café et chocolat amer, pruneau, sous-bois, truffe. Bouche très chocolat amer, sèche, un peu de noix, très déséquilibré, peut-être trop tard pour lui ou une mauvaise bouteille. Moyen.

 

Château Gilette, Sauternes « Crème de Tête » 1989 : (90% sémillon, 8% sauvignon, 2% muscadelle. Elevage d’environ 20ans en cuves) Très belle robe ambre clair, nez d'abricot, de coing, miel, safran. Bouche miellée, très digeste, pas trop sucrée, à peine épicée, encore beaucoup de fruit, et finale très longue. Grand Sauternes. TB++.

 

Peyre Rose - Coteaux du Languedoc "Clos des Cistes" 2003 : (85% syrah, 15% grenache) Ouvert sans préparation particulière, beaucoup de dépôt (mais la bouteille n'a pas été mise debout la veille) le nez est sur les fruits noirs, la prune, mais peut-être un peu chaud. Idem en bouche où la texture est belle, beau fruité, mais manque un peu de fraîcheur. A revoir sur une bouteille mieux préparée. TB.

 

5 juin 2018

Dr Loosen (Allemagne - Moselle) ****

Dr Loosen - Ürziger wüzgarten Spätlese 2003 (Mosel – Allemagne) : (sol volcanique, ardoise rouge, fer) Robe encore très pâle, très fruité au nez avec beaucoup d’ananas et de fruits exotiques, idem en bouche, très frais, facile à boire, plus moelleux que liquoreux, ananas et épices, pas très long, pas forcément très complexe mais quel régal ! TB.

 

Dr Loosen Urziger Würzgarten GG Alte Reben 2014 : (1/2bt, AP 51) couleur claire, nez intéressant, pêche et fruits exotiques, la bouche manque de tension, l'alcool se sent beaucoup, finale courte et alcooleuse. Peut-être une mauvaise bouteille, à espérer en tout cas. B-.

 

Dr Loosen - Erdener Treppchen Riesling Kabinett 2016 : (AP n°50 17) (sols d'ardoises rouges et fers, plus puissant qu'Urziger Wüzgarten) Couleur très pâle, nez floral, citronné, pas très exotique par rapport au Bernkateler Lay 2015 ou d'autres Kabinett bus récemment. Bouche très perlante, très vive, moins de sucres ressenti que dans d'autres Kabinett, aromatique plus citronné et floral, un peu d'ausérité même en ce moment, mais plus de tension. Longueur moyenne. TB-.

 

Dr. Loosen – Riesling Ürziger Wüzgarten Kabinett 2017 (AP n°5) : (sols d'ardoises rouges) Couleur presque translucide, nez de raisins blancs, melon, fruits blancs bien mûrs. Bouche légère, bien sucrée (70gr ?), à l’équilibre tenu grâce au gaz carbonique assez présent plus que par l’acidité, peu de longueur, mais très digeste et facile avec ses 8% d’alcool. B+.

 

Dr Loosen - Riesling Wehlener sonnenuhr Kabinett 2017 (AP 30) : un peu plus d'acidité, moins écoeurant que Urziger Wuzgarten, plus citronné. TB-.

 

Dr Loosen - Bernkasteler Lay Riesling Kabinett 2015 : (AP 20 16) Couleur presque translucide, nez très expressif sur la pêche, la mandarine, le melon, quelques fruits exotiques. Bouche légère (7,5%) avec quelques grammes de sucres (une cinquantaine ?), une très belle viviacité, légèrement perlante, "cristalline", tendue, très fruitée, ultra gouleyante. Finale assez courte mais salivante, qui donne envie d'y retourner, un peu plus sur les agrumes et moins sur les fruits exotiques. Excellent compagnon du Menu Légumes de Bras. TB.

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Dr Loosen (liquoreux du monde)

Urziger Wüzgarten Auslese 1993 : (AP 09. 7,5% alc) Pointe de pétrole au nez, bouche encore jeune, peu sucrée pour un Auslese, elle manque un peu de nerf et finit court. TB-.

Erdener  Treppchen Beerenauslese Goldkapsul 2006 : (AP 64. 6% alc) Pas de pétrole, que des fruits exotiques frais, joli nez, la bouche manque un peu de tension et surtout de longueur pour en faire une grande bouteille. TB.

Un peu déçu par les vins de Loosen que j’ai connus en bien meilleure forme, à moins que ce ne soit dû à l’effet séquence. A noter, en 20ans les vendanges ont avancé de 4 semaines !

 

 

Dr. Loosen : Urziger Wurzgarten kabinett 2023 peu acide, aromatique, juste tenu par son gaz. Wehlener Sonnenuhr Spätlese 2022 très joli, tendu, joli fond minéral, salivant.

 

4 mai 2013

Soirée Barolo

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Source :  http://www.vin-terre-net.com/terroirs-et-vignobles/italie/380-vignoble-de-barolo-langhe

 

 

Les vins ont été dégustés dans des Zalto Universal, dans l'ordre des villages censés être les plus légers aux plus puissants, plus ou moins de l'ouest vers l'est. Comme on pouvait s'y attendre, il y a eu des surprises en fonction des parcelles ou des producteurs. Les apports possibles de chacun ont fait qu'il n'y a pas eu de modernistes, tous les vins ont été vieillis en foudres.

 

VERDUNO

 1 - G.B. Burlotto *****, Barolo « Monvigliero » 2010 : (sols limoneux et marnes calcaires, exposition sud-est, grappes entières) Couleur rubis, bien plus claire que les autres. Nez exubérant, très marqué par la framboise, la confiture de fraise (un peu comme un Reynaud), quelques notes florales, pivoine. Bouche pleine de fruit, de fraîcheur, aux tannins quasi imperceptibles. Tout est parfaitement en place, belle longueur en plus. On commence par le plus fin, par un OVNI du Barolo, et peut-être par le meilleur vin de la soirée. Exceptionnel.

 

LA MORRA 

2 - Marcarini ****, Barolo « La Serra » 2008 : (sols argilo-calcaires riches en magnésium, exposition sud sud-est, au-dessus de Brunate) Robe claire aussi mais avec des contours tuilés plus caractéristiques du nebbiolo. Nez sur les fruits rouges, la cerise, la prune, à peine balsamique, quelques épices. Bouche en finesse, pas très épaisse, mais très élégante, avec des tannins fins et surtout une très belle acidité derrière (caractéristique des 2008 ?), une finale assez longue et tendue. Très beau "Barolo de l'ouest". TB+.

3 - Batasiolo ****, Barolo « Brunate » 2010 : (sols argilo-calcaires et sables, exposition sud-est) Robe à peine plus foncée mais moins tuilée que le précédent. Nez sur les fruits rouges, la rose, le cuir, moins balsamique, un peu moins expressif aussi. Bouche plus puissante, des tannins plus perceptibles même s'ils restent assez fins et de qualité, on sent un beau potentiel, avec de la fraîcheur et de la longueur, mais il lui manque quelques années pour qu'il se livre totalement. On prend déjà du plaisir quand même. TB+.

 

BAROLO

4 - Brezza ****, Barolo « Cannubi » 2007 : (sols de limons, sables et argiles, exposition sud-est) Robe un peu plus sombre, nez élégant mais peut-être un peu plus simple, sur la confiture de fraise, un peu plus solaire. Bouche légère, fruitée, à peine confiturée, facile à boire, mais un peu moins de longueur que les autres, moins d'acidité dans le fond. A ne pas garder trop longtemps d'après cette bouteille, d'un très bon niveau, mais qui souffre de la comparaison avec les précédents. TB.

 

CASTIGLIONE FALLETTO

5 - Brovia *****, Barolo « Villero » 2008 : (sols argileux, exposition sud-ouest) Robe grenat, nez timide qu'il faut aller chercher, mais assez complexe, fruits rouges et noirs, mûre, cerise, menthol, floral. Bouche très élégante, avec des tannins soyeux, très belle acidité dans le fond, fruits noirs, fraîcheur mentholée, et surtout une grande longueur. Déjà excellent avec encore beaucoup de potentiel de garde. TB++.

6 - Giuseppe Mascarello *****, Barolo « Villero » 2012 : Robe rubis, très claire, nez d'abord étrange très lactique, typé "yaourt à la fraise", un peu moins omniprésent après agitation du verre. Bouche très légère, pleine de petits fruits rouges, tannins imperceptibles comme le Burlotto, des notes florales et végétales derrière, beaucoup de fraîcheur mais aussi de la longueur. Probablement un OVNI aussi, déjà accessible. TB++.

 

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SERRALUNGA D’ALBA

7 - Cappellano ****, Barolo « Gabutti - Otin Fiorin Pie Rupestris » 2012 : (sols de marnes et de grès, exposition sud-ouest) Couleur tuilée, nez typé nature avec une pointe de volatile, de la cerise griotte, il tranche avec les vins précédents. La bouche a cette aromatique un peu nature mais sans réel défaut, une très belle matière épaisse, des tannins très fins, de la fraîcheur, beaucoup de longueur. Très bien fait dans son style mais j'avoue avoir été déboussolé par ce vin que j'attendais très différent, proche du Burlotto. Il a divisé l'assemblée. A noter qu'il était encore meilleur 48h après ouverture. TB+.

8 - Luigi Oddero ****, Barolo « Vigna Rionda » 2004 : (sols de marnes calcaires et sables riches en microéléments, exposition sud) Robe tuilée mais plus sombre, nez plus puissant et plus évolué, cuir, goudron, balsamique, fruits noirs, prunes. Bouche puissante, plus solaire que les précédents mais belle acidité dans le fond, grosse matière, tannins présents mais de qualité, très belle longueur pour lui aussi. Très bon Barolo de l'Est. Juste mois mon style que les premiers. TB+.

  

MONFORTE D’ALBA

9 - Paolo Conterno ***, Barolo « Ginestra - Riva del Bric » 2012 : (sols argilo-calcaires, exposition sud sud-est, cuvée de « jeunes vignes » d’environ 25ans) Robe très noire, nez d'abord un peu vernis, puis fruits noirs, cuir, goudron. Bouche très puissante, aux tannins encore très présents et serrés. Plutôt une bonne matière et de la longueur mais clairement trop jeune. A regoûter dans 10ans. B.

10 - Giovanni Sordo ***, Barolo « Perno » Riserva 2006 : (sols de tuf argilo-calcaire et sables rouges, exposition sud-est) Robe tuilée sombre, nez intéressant, balsamique, prune, cuir, un côté vieux Châteauneuf-du-Pape. Comme le précédent la bouche est puissante, encore plus solaire, très tannique, avec un gros potentiel de garde. Trop jeune. A revoir dans 10ans. B.

 

BONUS

11 - Enrico Serafino ***, Barolo 1999 : (assemblage de plusieurs villages) Couleur sombre, trouble mais pas trop évoluée pour 1999. Nez très marqué champignon, truffe, certains sentent des hydrocarbures. Bouche meux équilibrée, avec de la truffe mais aussi pas mal de fruits noirs, goudron, cuir, tannins fondus, encore une belle fraîcheur. TB.

12 - Cantine San Marzano, Primitivo di Manduria Dolce naturale "Filari 11" 2009 : (100% primitivo, passerillage) Robe grenat, contours légèrement tuilés. Nez pas très sucré, fruits rouges, prunes. La bouche fait plus sucrée que le nez (80gr ?) mais elle reste légère, digeste, gourmande et facile à boire. TB.

13 - Vignobles Laffourcade Château Perray-Jouannet, Bonnezeaux "Les menus clos" 2013 : Robe dorée, nez très marqué ananas, un peu de miel et d'agrumes. Bouche pas trop sucrée, surtout bien équilibrée par une belle acidité, très fraîche et digeste, assez longue en plus. TB+.

 

17 mars 2018

Grands Jours de Bourgogne 2018

Grands Jours de Bourgogne 2018

Remarques générales : très beau salon bien organisé avec beaucoup de grands noms dans des lieux prestigieux. Seul petit bémol sur les verres Chef & Sommelier pas très précis au nez. Je ne sais pas de quelle sorte il s’agissait précisément, mais ce ne sont pas les meilleurs de la marque.

2016 s’annonce comme un très beau millésime, très frais et plein de fruit, très accessible en jeunesse, moins concentré que 2015 ou 2010 bien sûr, mais plus que 2013 par exemple. On devrait se régaler, et très vite.

Il a été difficile de jongler entre les vins tout juste embouteillés, parfois pas tout à fait en place, et ceux prélevés sur fûts/cuves, mais aussi de passer sur des 2015 qui se sont un peu refermés/durcis et des 2014. Les 2016 encore pleins de fruit et de fraîcheur donnaient une impression de chaleur qu’ils n’ont probablement pas aux autres millésimes.

 

grands jours

 

Morey, NsG et Chambolle au Château de Gilly-les-Cîteaux   

 

La Vougeraie

Vougeot clos du prieuré Rg 2015 : très toasté, très chaud et boisé. Moyen.

Chambolle 15 : très boisé aussi, très tannique pour Chambolle. Moyen.

Bonnes-Mares 15 : très tannique et extrait aussi, boisé un peu mieux digéré. B-.

Vougeot Clos du prieuré Bl 15 : (100% chardo) pas très gras, peu boisé, sur les fruits mûrs, manque à peine de tension. Bien plus convaincant que les rouges. TB.

 Vougeot 1er cru Le clos Blanc 15 : (95% chardo, 4% pinot gris, 1% pinot blanc) Nez à peine grillé, bouche tendue, épaisse, minérale, fruitée, pas très beurrée, ni vanillée, très longue. TB++.

 

Ponsot

Morey 1er cru Monts Luisants blanc 15 : (aligoté !) léger beurré, bouche très fruitée, gourmande, à peine sucrée, pas ultra tendue, mais épaisse avec une belle longueur. Incroyable pour de l’aligoté. TB+.

Morey cuvée des grives 15 : fin, fruité, gourmand, soyeux, dans l’esprit d’un Chambolle, très gouleyant. TB+.

Morey 1er Cru cuvée des alouettes 15 : plus tendu, plus serré, encore un peu boisé en l’état. TB.

Clos de la Roche 15 : couleur sombre, très frais pour 2015, tannins présents mais de qualité, finale très longue, poivrée. Grand potentiel. TB++.

 

Clos de Tart

Morey 1er cru Forge de Tart 16 : très vanillé, café. Moyen.

Clos de Tart 16 : beau nez sur la violette, les fruits noirs, bouche boisée, épaisse, tannins arrondis par le fût, à attendre pour que le bois se fonde, très moderne. B+.

 

Clos des Lambrays

Clos des Lambrays 2017 : (échantillon) Belle matière, frais, serré en finale. Prometteur. TB.

Clos des Lambrays 2016 : plus confit, plus solaire que les autres 2016 de Morey, tannins encore bien présents, très long. A attendre mais prometteur. TB+.

 

H. Lignier

Chambolle Bussières 16 : (échantillon) très frais, juteux, fin, long, grand village. TB+.

Chambolle 1er cru Baudes 16 : un peu d’élevage et de gaz, pas en place, mais belle matière. B+.

 

Arlaud

Chambolle 16 : très fin, aérien, plein de fruits. Superbe village. TB.

Morey Millandes 16 : (sous le Clos St Denis) fin, très frais et fruité aussi, un peu plus tannique en finale. TB.

Morey Ruchots 16 : (sous le Clos de Tart, 15% VE) plus chaud, plus confit, plus épais et plus long. TB+.

Clos de la Roche 16 : plus fin que le précédent, plus frais, encore plus de matière et de longueur. Grand vin. TB++.

 

Ghislaine Barthod

Bourgogne 16 : Robe très claire, très fruité, léger, gouleyant, pas très long, délicieux, superbe générique. TB.

Chambolle 16 : on se régale autant qu’avec le précédent, très fin et aérien, pour chipoter pas une grosse différence entre les deux. TB.

Chambolle 1er cru Cras 16 : très clair, très frais et fruité aussi, plus concentré, plus long, plus tannique. TB+.

 

Amiot-Servelle

Chambolle 15 : beau fruité, gourmand, un peu carré en bouche, finale qui manque un peu de fraîcheur. B.

Chambolle 1er cru Charmes 15 : plus concentré, carré aussi, finale encore serré qui manque aussi d’un peu de tension. B+.

Chambolle 16 : très jus de framboise, léger, aérien, souple, très facile, pas très long, mais délicieux. TB.

Chambolle 1er cru Amoureuses 16 : il combine la finesse et la fraîcheur du précédent avec l’épaisseur des 2015. Magnifique. TB++.

 

Chantal Lescure

NsG 15 : frais, fin, léger, fruité, bon village, plus dans l’esprit Chambolle. TB-.

Chambolle Mombies 15 : plus austère, serré, très droit, minéral, un peu fluet. B+.

NsG Damodes 15 : tendu, gourmand, un peu moins serré, frais, pas très épais mais long, dans l’esprit Vosne. TB+.

NsG 1er cru Vallerots 15 : un peu serré, plus terreux, fumé, manque un peu de matière, assez austère. TB-.

Vosne 1er cru Suchots 13 : un peu réduit, plus solaire et confit, manque de matière pour un premier cru. B-.

Clos Vougeot 12 : très toasté, très boisé en l’état. A attendre longtemps. Un peu déçu par la gamme au final, je restai sur de meilleurs souvenirs des vins du domaine. B-.

 

Lignier-Michelot

Chambolle VV 16 : beaux fruits rouges, très frais, tannins de qualité encore à peine présents. TB.

Clos de la Roche 16 : style assez fin, avec de beaux tannins, beaucoup de fraîcheur, plus de longueur. TB+.

 

Domaine de l’Arlot

Côtes de Nuits village Clos du chapeau 17 : encore un peu de gaz, léger, fluet. Moyen.

NsG 1er cru Clos Arlot 16 : (échantillon) un côté beurré, léger, frais, finit un peu serré. B.

NsG 1er cru Clos Forêts St Georges 16 : plus sombre, un peu d’élevage encore, plus solaire, tannins un peu secs en finale. B+.

NsG 1er cru Clos Forêts St Georges 06 : terreux, sur le kirsch, bouche avec du fruit et plus de fraîcheur que le nez, tannins un peu secs. Je n’accroche toujours pas aux vins du domaine. B+.

 

Jérôme Castagnier

Chambolle 16 : assez sombre, beaux fruits noirs, style plus tannique et puissant qu’Arlaud par exemple. B+.

Morey 1er cru Cheseaux 16 : belle fraîcheur, tendu, tannins encore serrés. TB-.

Clos st Denis 16 : plus fin, plus gourmand, moins tendu, moins tannique mais un peu moins long. TB-.

Clos de la Roche 16 : plus concentré, plus sombre, élevage encore un peu présent, tannins de qualité. A attendre mais prometteur. TB.

 

Armelle et Bernard Rion

Chambolle Echezeaux 14 : (40% fût neuf) Couleur assez sombre, confit, fruits noirs, tannins très soyeux, belle matière, gourmand, boisé bien intégré. TB.

Chambolle 1er cru Bernard Héritage 16 : (60% fût neuf) un peu confit aussi, très fin, belle matière, un peu plus frais, gourmand. TB+.

 

Chantal Rémy

Morey Clos des rosiers 14 : léger, fin, fruité, juste un peu court. TB-.

Morey 1er cru Clos des Ormes 14 : plus épais, plus long, tannins très fins aussi. TB+.

Clos des Ormes 11 : moins de matière, plus chaud, confit. B+.

Clos de la Roche 14 : très belle matière, gourmand, fruits noirs un peu sucrés, reste frais derrière, tannins fins, manque un poil de tension en finale par rapport à Ponsot. TB+.

Clos de la Roche 11 : comme sur le Clos des Ormes, il semble chaud, kirsché, déjà bien évolué. B+.

 

Felletig

Bourgogne 16 : peu de fruit, beaucoup de tannins pour un générique. Moyen.

Chambolle VV 16 : très toasté et tannique. Moyen.

Chambolle Clos le Village 16 : plus de fruit, plus de finesse, un peu moins toasté. B.

Chambolle 1er cru Fuées 16 : du fruit mais une finale tannique, dure pour des Fuées. B.

Chambolle 1er cru Lavrottes 16 : plus confit, plus chaud, mais très serré aussi. Mêmes impressions que sur les 2012 à leur sortie. B.

 

 

 

Vosne et Vougeot au Château du Clos de Vougeot 

 

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Comte Liger-Belair

Vosne Colombiere 16 : un peu toasté au nez, beau fruité derrière, léger, peu épais. Même impression que sur un 2012 en bouteille bu il y a quelques temps. B.

Vosne Clos du Château 16 : même nez toasté, un peu plus de matière. B+.

Vosne 1er cru Reignots 16 : moins toasté, plus noir, plus mûr et confit, plus épais, plus tannique, à attendre. Beau potentiel. TB.

Echezeaux 16 : encore un peu plus confit, sur la cerise noire, gourmand, bien équilibré par une belle acidité, très long, tannins encore présents mais de qualité. Bien au-dessus du précédent. TB++.

 

Cécile Tremblay

Vosne VV 16 : beau fruité, pas très épais en bouche, finit un peu serré. B+.

Vosne 1er cru Beaux monts 16 : bien plus de matière, tannins encore présents, beau potentiel. TB.

Echezeaux du dessus 16 : nez qui sent la rafle, bouche tendue, belle fraîcheur, longue, encore serrée, prometteur aussi bien qu’un peu austère en l’état. TB+.

 

J-Y Bizot

Vosne 16 : très réduit, semble un peu vert, sur la rafle. B-.

Vosne Jachées 16 : moins réduit, plus de fruit, style tendu, marqué par la rafle aussi. A revoir dans quelques années avec une carafe sous la main. B.

 

Claire Naudin

Echezeaux 16 : très beau fruité, frais, tendu, long, encore quelques tannins à intégrer. TB+.

Echezeaux 13 : un peu réduit, avec de la rafle comme chez JY Bizot, plus confit que 16, encore serré. B.

 

Domaine d’Eugénie

Vosne 16 : (assemblage de Vigneux et de jeunes vignes des Brûlées) Très fruité, fin, belle concentration, frais, excellent village. TB.

Vosne Clos d’Eugénie 16 : (40% fût neuf) Boisé bien intégré, très belle matière, un peu perlant en l’état, long encore un peu serré, beau potentiel. TB.

Clos Vougeot 16 : (60% vendange entière) Fruits noirs, gourmand, élevage déjà bien absorbé, tannins soyeux, long. Le domaine semble avoir fait de beaux progrès. TB++.

(Eugénie

VOSNE-ROMANÉERouge2020 : sombre, sur l’élevage, assez rond et court. B-.

CLOS DE VOUGEOTRouge2020 : sucré, boisé vanillé, très arrondi, court. B-.)

 

Gros F&S

Vosne, Vosne 1er Cru, Vosne 1er cru Chaumes, Echezeaux, Gds echezeaux, Clos vougeot, Richebourg : tout sur 2016, tous les vins avaient le même goût, difficile à décrire, un peu réduit, sur l’amande, la volatile, comme s’ils étaient ouverts depuis trop longtemps, presque oxydés. Le Grands-Echezeaux était plus sucré, le Clos Vougeot très tannique, le Richebourg pas vraiment meilleur que le reste. Je n’ai vraiment pas compris les vins ce jour-là. Moyen.

 

Anne Gros

Vosne Barreaux 16 : (tout en bt) beau fruité, assez fin, très bon village. TB-.

Echezeaux Loachausses 16 : frais, fruité, pas très épais, moins épicé que d’autres années, moins soyeux que le Richebourg. TB.

Clos vougeot Grand Maupertui 16 : nez réduit, bouche serrée en l’état, pas tout à fait en place. B.

Richebourg 16 : à peine réduit au nez, superbe en bouche, épais, tannins soyeux, long, un peu confit tout en restant frais. TB++.

 

A-F Gros

Vosne aux Réas 16 : beau fruité, léger, un peu fluet. B.

Richebourg 16 : bien plus concentré, frais et fruité, fin, mais moins long et plus simple que d’autres Richebourg. TB.

 

Berthaut-Gerbet

Vosne 16 : très gourmand, fin, frais, plein de fruit. TB.

Vosne 1er cru Petits monts 16 : (échantillon) gourmand, un peu sucré lui aussi, très fin, un peu plus long. TB+.

Vosne 1er cru Suchots 16 : plus sombre, un peu plus serré et solaire même si le registre reste plutôt fin. TB+.

Clos Vougeot 16 : (échantillon) gourmand aussi, bien plus épais, tannins soyeux, frais et long. Un des meilleurs Clos Vougeot du salon. TB++.

Echezeaux 16 : (en bt) plus sombre, sur le bois en l’état, plus serré, à attendre, dur à goûter. TB-.

 

Confuron-Cotetidot

Vosne 16 : couleur sombre, fruits noirs, prune, très serré. B-.

Vosne 1er cru suchots 16 : comme le précédent, austère, très tendu, peu épais, long mais finit très dur. B.

Echezeaux 16 : beaucoup plus de matière, fruits noirs confits, encore très tannique en l’état. Gros potentiel dans 20ans minimum. TB.

Clos vougeot 16 : moins concentré qu’Echezeaux. TB-.

Vosne 1er cru Suchots 11 : un peu trop chaud, kirsché, et encore très tannique. 5ans ne suffisent pas aux vins du domaine, sans trop de surprise, ils sont difficiles à goûter jeunes, à retenter sur des bouteilles âgées. B-.

 

Bruno Clavelier

Vosne Combe brûlée 16 : (tout en bt) léger, fin, frais, juste un peu simple. B+.

Vosne Hautes maizières 16 : un peu plus serré et confit, pas très large mais tendu, finale un peu dure. B+.

Vosne 1er cru Aux brulées : beaux fruits rouges, plus épais même si on garde le style « en longueur » du domaine, frais, long, tannins un peu durs en finale. TB.

Vosne 1er cru Beaux monts : (exposition plein est) plus confit, plus chaud que Brûlées, belle longueur pour lui aussi, finale serrée aussi en l’état. Des vins un peu austères en jeunesse mais avec beaucoup de classe. TB.

 

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G. Noellat

Vosne 16 : nez un peu sucré, gourmand, bouche avec des notes étranges (volatile ? oxydation ?). B-.

Vosne 1er cru Petits monts 16 : nez marqué par le caramel, pas très épais, tannins un peu durs. B-.

Vosne 1er cru Beaux monts 16 : idem, sombre, très serré, sur-extrait ? B-.

Grands Echezeaux 16 : très tannique, très sombre, pas forcément très concentré. Je n’ai vraiment pas compris les vins du domaine, encore une fois. Il faut croire que ce sont pas des vins pour moi. B-.

 

Lamarche

Vosne 1er cru Malconsorts 16 : (échantillon) beau fruité, frais, fin, juste un peu court pour un 1er cru. TB-.

Echezeaux 16 : bien plus de matière, élevage déjà bien intégré, frais, long. TB+.

Clos vougeot 16 : à peine plus tannique, un peu plus confit, très bon aussi. TB+.

Clos Vougeot 15 : très vanillé, chaud, très décevant derrière le 2016. B-.

Clos Vougeot 14 : un peu chaud aussi, moins boisé, finale plus courte manquant de tension. A regoûter dans quelques années sans les comparer aux 2016. B.

 

Jacques Prieur

Clos vougeot 16 : un peu trop vanillé, grosse matière, tannins arrondis par le bois qui ressortent un peu en finale. Bon, dans un style moderne. B+.

Echezeaux 15 : Nez fruits noirs, gourmand, bouche très tannique, qui manque de fraîcheur, trop extraite. Moyen.

 

Jean Tardy

Vosne vigneux 16 : gourmand, un peu sucré, belle matière, long, du haut niveau pour un  village. TB+.

Echezeaux les treux 16 : Très grosse matière, tannins présents mais de qualité, très long, future belle bouteille. TB++.

 

T. Liger-Belair

Vosne aux Réas 16 : très fin, plein de fruit, pas très long, mais très facile. TB.

Clos Vougeot 16 : (30% VE) bien plus sur les fruits noirs, belle tension, tannins encore présents mais de qualité. TB+.

Richebourg 16 : (30% VE) Très gourmand, plein de fruits et de fraîcheur, plus de tension, d’énergie que les autres Richebourg, tannins soyeux, finale interminable. Peut-être le vin du salon. Exceptionnel.

 

Méo-Camuzet

Vosne 16 : gourmand, fruité, à peine vanillé, très facile, juste un peu court. TB-.

Vosne 1er cru Chaumes 16 : très tendu, plein de fruit, grande fraicheur, très long. TB++.

Clos Vougeot 16 : encore serré, massif, très concentré, plus confit, moins tendu, à attendre, gros potentiel. TB+.

 

Perrot-Minot

Vosne Champs perdrix 16 : gourmand, un peu sucré, belle matière, épicé, assez long pour un village. TB-.

Vosne 1er cru Beaux monts 16 : un peu de bois encore mais belle matière, frais, tannins de qualité. TB.

 

3 mars 2018

Soirée LPV en petit comité

Nicolas Joly, Domaine de La Coulée de Serrant - Savennières Les Vieux clos 2009 : Robe dorée, très beau nez assez complexe avec du miel, une pointe de cire, des fruits jaunes, des agrumes, un peu de noisette, de pomme blette dans le fond, fait un peu vin moelleux. La bouche est bien sèche, puissante, opulente, mais elle garde juste ce qu'il faut de fraîcheur derrière, elle est fruitée, miellée, légèrement briochée, avec une très légère pointe oxydative, la finale est longue et tendue. Très beau vin. TB+.

Rossignol-Trapet - Chapelle-Chambertin 1995 : Robe très claire et évoluée, le nez est magnifique, sur la cerise griotte, la fraise, le sous-bois, la viande fumée, la pierre-à-fusil. Bouche encore jeune, avec beaucoup de fruit, de l'acidité, pas une grosse épaisseur mais très tendue et toute en longueur. Les tannins sont quasiment insensibles. Sur le second verre, peut-être un peu plus de matière et de caillou fumé. Finale très longue, minérale, tendue, sur la cerise griotte. Grand vin, bu à son apogée. Exceptionnel.

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Matassa - El Sarrat Côtes catalanes rouge 2012 : (mourvèdre) Robe rubis foncé, nez avec une pointe de réduction qui disparaît vite, sur les fruits rouges, un côté végétal qui nous fait peser à du cabernet franc. Bouche assez stricte, végétale, en sous-maturité, belle fraîcheur sinon, avec de la minéralité dans le fond, des tannins présents mais de belle qualité. Assez long. Mais il manque clairement de gourmandise, les notes végétales sont trop marquées à mon goût. B.

Château Poujeaux - Moulis 2008 : Robe noire, nez d'abord marqué par une note étrange de yaourt à la fraise, qui petit à petit se transforme en vanille sucrée. La bouche est plus bordelaise, sur les fruits noirs, épaisse, mais trop boisée à mon goût avec des tannins un peu secs sur la finale. Pas mon style. B-.

Alban Michel, Les Sabots d'Hélène - Vin de Table (avec 4 chaises) Ni Dieu ni maître ni sulfites du raisin et Basta : Robe rubis foncé, le nez sent le vernis à plein nez, c'est plein d'acétate. La bouche est un peu perlante, avec une touche d'acidité volatile, toujours du vernis, absolument imbuvable, mais onaura bien rigolé, c'est déjà ça ! NN

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Henri Schoenheitz - Riesling Herrenreben VT Cuvée Adrien 2007 : Robe légèrement dorée, le nez fait bien riesling avec sa touche de terpène, mais aussi plein de fruits jaunes et de fruits exotiques. La bouche est bien équilibrée, fraîche, sucrée mais pas trop, onest plus sur du moelleux que du liquoreux, pleine d'ananas, de fruits exotiques, très gourmande et facile à boire. TB+.

Dne des Bernardins - Muscat des Beaumes de Venise "Hommage" :  (non millésimé) Robe ambrée, nez bien marqué par la rose, pas de doutes sur le muscat, des notes de caramel, un peu de rancio,fait assez âgé. Bouche puissante, un peu d'alcool, caramel, noisette, rose, très belle longueur, mais un vin un peu trop chaleureux à mon goût. B+.

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8 mars 2024

soirée de gala

 

1 Vincent Latour - Meursault 1er cru Perrières 2018 : on débute par un Meursault classique, bien fait, au nez beurré, légèrement vanillé. La bouche est grasse, épaisse, beurrée, florale, elle se retend sur la fin, finassant plus minérale et sans lourdeur. TB.

 

2 Bernard Millot - Puligny-Montrachet Les Corvées 2020 : on continue sur un second chardonnay, encore jeune, bien moins de gras, peu d’élevage, la bouche est sur la tension, beaucoup pensent plus à la Loire qu’à la Bourgogne d’ailleurs, encore un peu soufré, avec une finale très minérale qui allonge bien. Joli aussi, dans un style très différent. Merc Kevin ! TB.

 

3 Ganevat - Côtes du Jura chardonnay Les Grandes Teppes VV 2018 : couleur dorée et trouble, nez typique du domaine, fruits un peu bletts au départ, citron confit, volatile élevée. C’est surtout en bouche qu’il est intéressant, très énergique, explosif, toujours ce côté citron confit, volatile (acide acétique) qui donne encore plus de peps, fond minéral, beaucoup de longueur, finale umami, très salivante. Un Ovni, qui du coup a divisé les opinions. TB+.

 

4 Château Rayas - Châteauneuf-du-Pape blanc 2007 : (50% grenache blanc, 50% clairette) Couleur or avec une intensité qui vire presque au fluo, le nez s’ouvre sur des notes étonnantes de carambar, avec une impression de sucrosité gourmande, puis de la pêche, abricot, miel, fleurs blanches, complexe. La bouche est puissante, probablement élevée en alcool, gros volume, complexe, sur les arômes du nez, pas beaucoup d’acidité, avec du gras, à peine beurrée, finale très longue dans un style plus rond et réchauffant que la série de chardonnay, il appelle la table. B+.

 

5 Clos Rougeard - Saumur-Champigny 2014 : Couleur claire, nez qui poivronne un peu au départ, puis de plus en plus de fruits, un côté pivoine, voire pot-pourri sur la fin, de plus en plus bourguignon avec l’ouverture. La bouche est aérienne, légère, mais avec un côté soyeux, évidente, parfaite, sans le côté poivron du nez, qui peut se boire avec une facilité déconcertante. TB+.

 

6 De Montille - Volnay 1er cru Les Mitans 1999 : un pinot foncé, peu évolué pour un 1999, au nez légèrement kirsché, un peu de sous-bois, des fruits noirs, des épices. La bouche est très noble, mais un peu austère, tendue, avec des tannins encore présents en finale mais qui donnent beaucoup d’allonge, on sent le côté grappe entière ici. Un vrai 1999 et un vrai De Montille finalement. TB+.

 

7 Château Giscours - Margaux 1988 : (65% CS, 30% merlot, 5% CF) Couleur sombre et tuilée, nez fumé, chocolaté, sous-bois, champignon, fruits rouges compotés, cigare, très noble. La bouche est encore relativement jeune pour l’âge du vin, les tannins sont très fins désormais, manque peut-être d’un peu de soyeux de texture, mais très noble, frais, encore du fruit, très long. Il a fait l’unanimité, comme souvent avec les Bordeaux à point. TB.

 

8 Grange des Pères - IGP Hérault 2016 : (40% syrah, mourvèdre, CS, counoise) Couleur sombre, nez très « Grange » anchois, olive, garrigue, fruits noirs. Bouche qui combien intensité, puissance et fraîcheur, les tannins sont fins, dans une phase très ouverte. Délicieux. TB++.

 

9 Henri Bonneau - Les Rouliers Vin de France : (lot 0921) Couleur plus claire, nez plus confituré, fruits rouges presque sucrés, épices. La bouche est très ronde, suave, à l’alcool probablement élevé mais contrebalancé par une forme de sucrosité, des tannins très fins, il passe sans difficulté derrière la Grange, le style est un peu plus lisse et plus propre que les Bonneau du passé, mais toujours délicieux. TB++.

 

10 Joliette - Vin de France 2013 : (11 gr SR/L) Couleur ambrée, nez de caramel, cannelle, noisette, petite touche oxydative, fruits secs, pas vraiment d’ananas ou ce genre de fruits frais pour Jurançon. La bouche est sur la tension, puissante, intense, avec une très belle acidité, mais c’est un Ovni, pas beaucoup de fruits, plutôt dans le style d’un oxydatif, tendu, quasi sec, avec beaucoup de longueur. Il s’ouvre dans le verre, sur du miel, de l’encaustique, très complexe. Lui aussi, un style très particulier qui a divisé. TB+.

 

11 Frédéric Savart - Champagne Blanc de Blancs : (dég déc 2023. Chardonnay sur Ecueil et Trepail. 2 gr) On termine sur une note de légèreté, un blanc de blancs à la bulle très fine, très facile, élégant, dont la sucrosité fait un peu plus que 2gr, c’est gourmand en même temps. Parfait pour finir en beauté. TB.

 

 

 

 

Soirée n°2

 

1 Laculle Frères, Champagne Bourdon 2018 : (100% chardonnay, parcelle à Chervey, Côte des Bar. Malo faite. Elevage en cuves bois. Non dosé. Dégorgé 2023) couleur claire, nez élégant de fruits blancs, floral, pas très marqué par les lies. Bouche avec des bulles fines, sur la tension avec une jolie amertume qui donne du caractère. TB.

2 Roulot, Bourgogne aligoté 2020 : couleur claire, nez de pomme verte, citron, petite touche d'élevage grillé sur lies. Bouche peu épaisse, citronnée, tendue, rafraîchissante, longueur moyenne. Merci Céline ! TB.

 

3 Albert Grivault, Meursault Clos des Perrières 2020 : couleur or avec des reflets verts, nez beurré, légèrement vanillé, fruits jaunes, pointe de sucrosité gourmande. Bouche avec un joli gras à l'attaque, beurrée, encore un peu d'élevage mais la fin de bouche se retend sur une très belle acidité, sensation minérale, la finale est très longue et pas du tout pataude. Excellent vin, déjà étonnamment très accessible. TB++.

 

4 Rayas, Châteauneuf du Pape blanc 2012 : (50% grenache blanc, 50% clairette) Couleur or, nez évolué de cire, de miel, d'abricot, de pêche. La bouche est élégante, fruitée, miellée, du volume, peu d'élevage, avec une acidité plutôt basse, l'alcool se sent un peu en finale. B+.

 

5 Clos Rougeard - Saumur-Champigny 2014 : Couleur claire, nez qui poivronne un peu au départ, puis de plus en plus de fruits, un côté pivoine, voire pot-pourri sur la fin, de plus en plus bourguignon avec l’ouverture. La bouche est aérienne, légère, mais avec un côté soyeux, évidente, parfaite, sans le côté poivron du nez, qui peut se boire avec une facilité déconcertante. TB+.

 

6 De Montille Volnay 1er cru Mitans 1999 : un pinot foncé, peu évolué pour un 1999, au nez légèrement kirsché, un peu de sous-bois, des fruits noirs, des épices. La bouche est très noble, mais un peu austère, tendue, avec des tannins encore présents en finale mais qui donnent beaucoup d’allonge, on sent le côté grappe entière ici. Un vrai 1999 et un vrai De Montille finalement. TB+.

 

7 Rostaing, Côte-Rôtie La Landonne 2012 : couleur un peu tuilée évoluée déjà, nez lardé, cuir, animal. Bouche sur la tension, pas de travail sur la texture, les tannins sont plutôt fins pour un Rostaing, beaucoup de longueur et de fraîcheur, très marqué par la grappe entière. Pile à point dans ce "petit" millésime. Délicieux. Merci Olivier ! TB++.

 

8 Clos Venturi, Chemin de croix 2020 : (sciaccarellu Corse) Couleur grenat clair, nez éclatant dès l'ouverture, fruits des bois, framboise, cranberry, notes de pivoine, réglisse, en se réchauffant un peu garrigue et menthol. Bouche pleine de fruits et de fleurs, éclatante aussi, très fraîche, tannins fins, il se comporte mieux à l'ouverture servi un peu fais, en se réchauffant il tire sur un grenache un peu rond avec l'alcool qui ressort. La finale est très longue, toujours de la fraîcheur et de l'élégance, un peu plus épicée. Merci Arnaud ! TB++.

 

9 Pichon Longueville Comtesse, Pauillac 1986 : (62% CS  35% Merlot  3%CF) Couleur sombre et tuilée, nez très tertiaire, sous-bois, humus, cuir, le fruit à du mal à sortit. C'est mieux en bouche, encore fraîche, avec une certaine austérité, noble, mais à aller chercher, manque une touche de gourmandise. TB+.

 

10 Grange des Pères, IGP Hérault 2017 : (40% syrah, Mourv, CS, counoise) par rapport au 2016 bien plus chaleureux, chocolaté, encore un peu jeune probablement. B+.

 

11 Albert Mann, riesling grand cru Schlossberg L’Epicentre SGN 2018 : nez plein de fruits exotiques, miel, bouche à l'équilibre parfait, personne ne devine qu'il y a autant de sucre grâce à une superbe acidité dans le fond, c'est long et très digeste. TB++.

 

 

 

 

Bonus :

un grand Gonon rouge 2020 très sauvage, éclatant. Coche-Dury Meursault 2019 un peu trop soufré tartrique. Dauvissat Forest 2017 joli même si moins tendu que d'autres millésimes. Talbot 1986 en pleine forme presque mieux que Pichon Comtesse. Henri Magnien Gevrey VV 2021 très élégant, jus de fruit mais noble, excellent.  Vincent Latour Meursault Narvaux 2021 déjà très bon combine largeur et longueur. Dagueneau silex 2014 nez très H2S qui ne sent pas très bon bouche un peu mieux minérale et tendue.

 

7 octobre 2012

Ardnamurchan *

Ardnamurchan

Création :  2014                      Situation : Western Highlands (face à Mull)                          Propriétaire : Adelphi

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Ardnamurchan Spirit 2017 Adelphi 53,6% : (30 mois ex-oloroso et PX octaves) Couleur or profond, le nez s'ouvre sur des arômes de sherry : caramel, orange, cake aux fruits, noisette... avec derrière quelques notes de tabac, de fumée, de caillou, dans l'esprit d'un Springbank. Bouche à l'alcool  bien intégré pour un whisky aussi jeune, un peu plus fumée que le nez, légèrement saline, à peine fermière, me rappelle encore plus Springbank même si le sherry domine encore. Finale de longueur moyenne, un peu plus sur la céréales et une pointe de tourbe. Très prometteur pour un 30 mois, surtout par son côté minéral/fumé/fermier à l'arrière-plan. C'est presque dommage de l'avoir fait passer en fûts de xérès alors que le but d'un "spirit" est de voir ce qu'annonce le distillat me semble-t-il. Note : 85/100.

ardna 2017

 

23 septembre 2023

Soirée Chablis

Soirées Chablis

carte chablis

La plupart des informations suivantes proviennent de l'excellent site monocépage.com : http://monocepage.com/concept-des-chablis/

 

Située au Nord de la Bourgogne, dans l'Yonne, l'AOC Chablis bénéficie d'un climat très froid et humide. L'AOC Chablis a été aggrandie au fil du temps, jusqu'à atteindre 6800 hectares (103 en Grands crus, 735 en Premiers crus, 4400 en Chablis ! et "seulement" 1550 en Petit chablis).

Chablis est une AOC très "mécanisée", avec un bon espacement entre les rangs (densité à 5 500 pieds/ha minimum), des vignes palissées taillées le plus souvent en guyot double (14 yeux par pieds maximum), des rendements autorisés élevés (60hL/ha en Chablis avec un butoir poussé à 70hL certaines années, 54hL/ha butoir à 64 en Grand cru) et un taux d'alcool minimum autorisé très bas (10° en Chablis, 11° en Grand cru). La chaptalisation y est bien sûr autorisée.

 

Géologie

roche chablis

Deux types de roches composent les sols chablisiens : le calcaire du Barrois de l'ère Portlandienne (en haut) et le fameux calcaire à exogyra virgula "fossiles d'huîtres" de l'ère Kimméridgienne. La première repose sur la seconde en suivant une pente de 2à3%. Si bien qu'au sud de l'AOC on trouve principalement du kimméridgien, au nord de l'AOC du Portlandien. Quant au secteur central (celui des premiers crus et grands crus), la vigne est plantée dans du Portlandien allant de 35cm à 1m environ, avec en-dessous une roche mère kimméridgienne. Or, nous savons aujourd'hui que ce sont bien dans les premières dizaines de centimètres que tout se joue : "Une autre idée reçue doit être mise en perspective : l'origine des nutriments dont le cep a besoin. Dans la roche mère les minéraux ne sont pas immédiatement disponibles pour les racines... Le microbiote et le complexe argilo-humique jouent alors un rôle clé dans le biodisponible de ces éléments pour la plante. Ce dernier est un peu le coffre-fort" (Mille Vignes, Pascaline Lepeltier). Bref, la légende du chablis kimméridgien est en bonne partie usurpée.

 

D'où provient alors ce fameux arôme "coquille d'huître" toujours associé à Chablis ? D'abord, de notre cerveau, car nous avons été conditionné depuis de nombreuses années à appeler un certain arôme "coquille d'huître". Mais conditionné par quoi/qui ? Il faut bien comprendre que sur cette grande AOC, l'INAO a longtemps eu beaucoup de vin à vendre, ce qui était loin d'être évident à une époque où les vins étaient très acides, maigres, en sous-maturité, parfois sans malo... Si le Muscadet avait pour lui la proximité de la mer pour l'accord huître/citron, le Chablis devait trouver une justification pour cet accord facile. Avec ces petits fossiles dans le sous-sol, l'accord sur le "pont aromatique" était une aubaine. Et voilà qu'on forme les futurs vignerons, les sommeliers, les consommateurs... à cette légende pendant que l'on vend sur toutes les tables parisiennes puis du monde entier du Chablis avec les douzaines d'huîtres. Demandez à un Raveneau si ses belles cuvées s'accordent bien avec l'huître ! Sancerre, par exemple, tout aussi kimméridgien n'a pas pu bénéficier de la même "typicité de son AOC" (heureusement, le silex fera bien l'affaire !). Ensuite, comprenons bien aussi que le goût particulier que l'on trouve parfois à Chablis commuément appelé "coquille d'huître" n'est guère étonnant pour un chardonnay sur climat froid, dans un sol calcaire, donc issu de sédiments marins...

Heureusement pour la qualité des vins de Chablis, dans les années 1980, deux domaines précurseurs, Raveneau et Dauvissat, ont eu l'ambition de montrer que de grands vins pouvaient être issus de ces terroirs, à condition de limiter les rendements, de vendanger à la main, de travailler les sols, de rallonger les élevages, de passer les vins en fûts, de faire les malos... Ils sont désormais suivis par une nouvelle génération de vignerons très talentueux.

 

Les expositions

 Ce n'est donc pas vraiment la géologie qui distingue les différentes parcelles du centre du village (attention tout de même aux différences géologiques entre les bas et hauts de coteaux), mais plutôt les expositions. Ce qui ne veut pas dire qu'un climat possède une homogénéité dans son exposition ici (voir le cas de Valmur par exemple). Globalement, la rive droite du Serein est exposée Ouest Sud-Ouest et bénéficie donc du soleil chaleureux du soir, alors que la rive gauche orientée Est Sud-Est bénéficie de la lumière plus fraîche du matin. Les grands crus sont donc en règle générale plus solaires et plus opulents que les premiers crus de la rive gauche. Les vallées possèdent souvent un "adroit" et un "envers", l'envers étant souvent trop dans l'ombre et "déclassé en simple" Chablis.

chablis expositions

 

 

 Soirée n°1

1 Moreau Christian & Fabien, Chablis 1er cru Vaillons 2017 : (assemblage de plusieurs climats du regroupement Vaillons. Elevage cuves et fûts) Couleur or pâle, joli nez, classique, fruits jaunes, notes minérales, floral. Bouche qui combine un léger gras confortable à l'attaque puis s'étire ensuite grâce à une belle acidité sur des des notes d'agrumes, avec une finale assez longue et salivante. On commence très bien. TB.

vaillons et montmains

 

2 Vocoret Yvon & Laurent, Chablis 1er cru Fourchaume 2017 : (élevage cuves. Vignes sur Fourchaume même) Couleur qui tire sur le doré, nez plus mûr que le précédent, presque sur la mangue, la goyave, on sent le terroir plus solaire. La bouche est un peu plus simple avec moins de fond et de longueur. B.

 

3 Grossot Corinne & Jean-Pierre, Chablis 1er cru Mont de Milieu 2017 : (élevage cuves) Couleur or pâle, nez proche du Vaillon de Moreau, fruits jaunes... Bouche plus en tension, un peu moins de gras à l'attaque, semble du coup un peu plus minéral, jolie longueur pour un premier cru. TB.

 

4 Dauvissat Vincent, Chablis 2012 : (élevage fûts) Couleur guère plus évoluée, nez très minéral, la fameuse "coquille d'huître", un peu croûte de fromage, miel. Bouche toute en tension, encore jeune, énergique, pas un gros volume, mais une finale vraiment salivante, qui porte le vin très loin, très digeste et très fraîche, impressionnante pour le niveau d'appellation. Un vin pile à point, pas le plus complexe, mais celui qui offre le plus de plaisir. TB++.

 

5 Raveneau Bernard & Jean-Marie, Chablis 1er cru Butteaux 2016 : (élevage fûts) Couleur un peu plus dorée, nez un peu plus mûr, petite touche d'élevage, plus jeune. Bouche avec plus de volume, léger gras à l'attaque, plus d'opulence, plus de complexité, la trame minérale est bien là dans le fond, beaucoup de longueur, encore un peu trop jeune dans l'idéal, comme souvent avec Raveneau, mais la densité est impressionnante. A peine moins de plasir immédiat que le Dauvissat mais plus de potentiel. TB++.

 

6 Pattes Loup (Thomas Pico), Chablis 1er cru Butteaux Mise Tardive 2018 : (élevage demi-muis puis cuves) couleur plus foncée, qui tire sur le doré, plus trouble aussi. Nez très typé "nature", réduction sur lies, volatile haute, citron confit, poires mûres, notes de malt/whisky. Bouche très énergique pour 2018, avec du volume, des fruits mûrs, du citron confit, portée loin par une volatile élevée. Un style très différent des autres, on adore ou on déteste. TB-.

 

7 Bessin Jean-Claude & Romain, Chablis Grand cru Valmur 2013 : (élevage cuves et fûts. Vignes dans l'envers de Valmur, la partie fraîche) Couleur dorée, nez qui semble bien mûr. La bouche semble un peu alcooleuse, manquant d'acidité. Il semble avoir vieilli un peu vite. Etrange pour cette cuvée sur ce millésime, et pas représentatif de la qualité du domaine. NN

valmur chablis

 

8 Droin Jean-Paul & Benoît, Chablis Grand cru Les Clos 2013 : (élevage cuves et fûts) Couleur encore assez claire pour un 2013, très joli nez, à peine fumé/grillé, miellé, fruité. Bouche qui combine un beau volume et des notes minérales, longue et tendue, où on sent plus la fraîcheur de 2013 que l'opulence des Clos. Très belle bouteille pour finir les blancs. TB+.

 

9 Lavantureux Roland, Bourgogne Epineuil rouge Les Fauconniers 2020 : Couleur rubis, nez sur la framboise et la pivoine à l'ouverture, puis de plus en plus de fumé voire tabac et cendre, de poivre, de notes animales. Bouche plus sur le fruit que le nez, très juteuse, tannins fins, gourmande et très digeste. On termine bien avec ce joli rouge. TB.

Chablis dauvissat raveneau

 

 

Soirée n°2

1 Piuze Patrick, Chablis 1er cru Vaillons Les Minots 2021 : couleur or pâle, nez avec un joli fruité et qui semble gourmand pour un 2021, la bouche combine ce fruité avec beaucoup de minéralité et de tension, c'est long et déjà bien en place, très salivant. Ca commence fort. TB+.

 

2 Domaine de l’Enclos (Romain & Damien Bouchard), Chablis 1er cru Montmains 2017 : Bien plus coloré, nez plus mûr, pommes au four, ananas. La bouche est plus puissante (1,5% de plus), plus opulente, moins de finesse, mais elle garde une bonne acidité. C'est bon, dans un style opposé au précédent. B+.

 

3 Droin Jean-Paul & Benoît, Chablis 1er cru Montée de Tonnerre 2018 : On revient à une couleur plus claire, un nez plus végétal, presque des notes de buis, agrumes, citron. Bouche minérale, avec un beau volume, qui manque un peu d'acidité sur la finale. B.

 

4 Pattes Loup (Thomas Pico), Chablis 1er cru Butteaux Mise Tardive 2018 : couleur plus foncée, qui tire sur le doré, plus trouble aussi. Nez très typé "nature", réduction sur lies, volatile haute, citron confit, poires mûres, notes de malt/whisky. Bouche très énergique pour 2018, avec du volume, des fruits mûrs, du citron confit, portée loin par une volatile élevée. Un style très différent des autres, on adore ou on déteste. TB-.

 

5 Dauvissat Vincent, Chablis 1er cru Vaillons 2014 : couleur dorée, nez très complexe, croûte de fromage à l'ouverture, mousseron, caillou, puis du fruit, presque de l'ananas. Bouche très tendue, sans enrobage, très minérale, salivante, avec une finale qui claque d'une longueur exceptionnelle. TB++.

 

6 Raveneau Bernard & Jean-Marie, Chablis 1er cru Forêt 2014 : couleur assez proche, un nez un peu plus simple, encore sur le fruit, une touche de miel, de beurre, de caillou. Bouche avec plus de rondeur, un peu plus puissante et opulente, un peu d'élevage, mais là aussi beaucoup de longueur, très belle acidité avec du volume autour, à peine moins salivant en finale, on sent qu'il peut encore vieillir très longtemps. TB+.

 

7 Bessin Jean-Claude & Romain, Chablis Grand cru Valmur 2013 : couleur qui tire sur l'ambrée, nez très évolué de fruits très mûrs et presque une petite touche oxydative. C'est beaucoup mieux en bouche où le vin a gardé une bonne acidité. Ca reste nénamoins étrange pour cette cuvée sur ce millésime, et pas représentatif de la qualité du domaine. NN

 

8 William Fèvre, Chablis Grand cru Vaudésir 2008 : couleur bien plus claire que le précédent, nez relativement simple, sur un fruit mûr et miellé. Bouche par contre de grande qualité qui combine volume, tension, pureté, avec une finale très minérale, encore en pleine forme. TB+.

 

9 Lavantureux Roland, Bourgogne Epineuil Les Fauconniers 2020 : Couleur rubis, nez sur la framboise et la pivoine à l'ouverture, puis de plus en plus de fumé, de poivre, de notes animales. Bouche plus sur le fruit que le nez, très juteuse, tannins fins, gourmande et très digeste. Avec l'aération les notes fumées, de tabac voire de cendrier prenent de plus en plus de place. B+.

chablis 2

 

5 mars 2022

Soirée Vignerons de Champagne

Soirée Vignerons de Champagne

 

Les vignerons de Champagne, par opposition aux grandes maisons, ont été ici définis comme producteurs propriétaires de leurs vignes. Sans entrer dans le débat sur la qualité, le fait que les vignerons possèdent leur vignoble proche du domaine, sur un lieu géographique précis (et non un assemblag de divers secteurs) nous a permis d'étudier les différents terroirs de cette vaste région.

 

Afin de bien comprendre que le Champagne est d'abord un vin (certes avec des bulles), les bouteilles ont été servis non pas glacés (mais à 10-12°), ouvertes à l'avance, et servis dans des verres à vin larges, surtout pas dans des flûtes...

 

carte champagne a

 

Côte des Bar (sols calcaires et marnes du Kimméridgien - type Chablis par exemple)

1 Pierre Gerbais - Coteaux champenois blanc 2020 : (100% chardonnay, parcellaire. Elevage en cuves) Couleur très claire, nez floral et sur les agrumes. Bouche tendue, citronnée, fraîche, pas beaucoup de volume, assez simple, à la finale minérale calcaire. Proche d'un "jus clair" avant prise de mousse au final. Bien pour comprendre le type de sol. B+.

2 Roses de Jeanne, Cédric Bouchard - Champagne Val Vilaine 2017 : (100% pinot noir, parcellaire. Elevage cuves. Dégorgement en avril 2019. Non dosé) Couleur à peine saumonné, nez un peu réduit au départ, puis se développe sur des fruits rouges, frangipane. Bouche à la fois vineuse et tendue, maturité élevée, avec une certaine richesse à l'attaque puis une finale plus minérale. TB+.

 

Côte des Blancs (sols de craie "tendre")

3 JL Vergnon - Champagne Grand cru Les Hautes Mottes 2012 : (100% chardonnay, parcelle du Mesnil-sur-Oger. Elevage barrique 300L. Mis en bt en 2013. Dégorgé en oct 2020. Non dosé) Couleur qui tire sur le doré, nez beurré, élevage fût bien intégré, fruits jaunes. Bouche large, grasse, beurrée, très confortable, où on ne sent pas du tout le zéro dosage, la finale crayeuse l'empêche de tomber dans la lourdeur et on y retourne facilement. Très joli dans un style assez typique de la Côte des Blancs. TB+.

4 Agrapart - Champagne Grand cru Minéral 2015 : (100% chardonnay, parcelles sur Avize et Cramant. Elevage pour partie en fûts malo faite. Dégorgé en Mai 2021. Dosage 3gr) Style opposé du précédent. Couleur un peu plus claire, nez plus floral, plus brioché, plus citronné. La bouche est toute en tension et en minéralité, avec moins de largeur mais plus de longueur où l'on sent vraiment l'impact crayeux. Très joli aussi. TB+.

 

Coteaux du Petit Morin (sols de craie tendre + silex noir)

5 Ulysse Collin - Champagne Le Jardin d’Ulysse 2015 : (environ 50% chardonnay, pinot noir et pinot meunier à Congy. Elevage fût. 60mois sur lattes. Dégorgé mars 2021) Couleur dorée, nez expressif, toasté, encore marqué par son élevage, fruits mûrs. La bouche est large, opulente, bulle très fine, là aussi encore un peu jeune et marquée par l'élevage. A attendre quelques années. TB-.

 

egly agrapart bereche

 

Montagne de Reims (sols de craie dure + argiles, sables... en surface)

6 Chartogne-Taillet - Champagne Les Couarres 2017 : (60% chardonnay, 40% pinot noir sur Merfy. Elevage fûts 228L. Mise en bt en juillet 2018.  Dégorgement novembre 2021. Dosage 5gr/L) Couleur à peine saumonnée, nez brioché, floral, maturité élevée. Bouche encore un peu austère, plus d'effervescence que dans les précédents, encore un peu fermé, a besoin d'une bonne aération en l'état. On sent que le dégorgement est un peu trop récent. Mais une finale crayeuse, tendue, prometteur. A attendre au moins un an. TB-.

7 Bérêche - Champagne 1er cru Rilly la Montagne 2017 : (100% pinot noir. Elevage fûts. Dégorgé fev 2021. Dosage 3gr) Couleur saumonnée voire presque rosée, nez bien marqué pinot, fruits rouges, frangipane, encore un peu plus vineux que le Roses de Jeanne. Bouche parfaitement équilibrée entre volume et tension, avec une finale longue et saline-umami, donc accord idéal avec les fromages affinés et charcuteries séchées. TB++.

8 Egly-Ouriet - Champagne Grand cru Blanc de Noirs Les crayères : (100% pinot noir sur Ambonnay. Elevage fût sans malo. Base 2013+2012. 72 mois en cave. Dégorgé juillet 2020) Couleur or-ambrée, nez beaucoup plus opulent, brioche, fruits secs, noisette, déjà plus évolué que les précédents. Bouche avec un très gros volume, peu de bulles, qui attaque en largeur, puissante, vineuse, taillée pour la table, mais qui finit très longue, très tendue, avec une fraîcheur qu'on ne soupçonnait pas au départ. Coup de coeur unanime. Exceptionnel.

9 Gonet-Médeville - Coteaux champenois rouge Ambonnay Athénaïs 2017 : (100% pinot noir sur Ambonnay. Elevage 18mois fûts dont environ 30% neufs. 100% égrappé) On termine par un vin rouge sur le même terroir, couleur quand même assez soutenue pour un pinot, nez de cerise, fruits rouges mûrs, encore une petite touche d'élevage, très bourguignon dans l'esprit. Bouche avec beaucoup de fruit, tannins fins, beau volume, quelques épices sur la finale. Très typé Côte de Nuits. Nul doute que ce genre de vin "tranquille" est l'avenir de la Champagne. TB.

 

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