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Mon carnet Vin
19 octobre 2021

Torbreck (Australie) ***

Domaine d'environ 250ha situé à Marananga au centre la Barossa Valley, créé en 1994 par David Powell. Le domaine est racheté par le californien Peter Knight en 2013. Les vins sont assez classiques pour la région, très confiturés, avec beaucoup de sucrosité, hauts en alcool, boisés, mais on peut toujours avoir une bonne surprise en les attendant très très longtemps...

 

Torbreck - The Struie 2011 : (Syrah. Barossa Valley + 5% Eden Valley plus fraîche. 15,2% vol. pH 3,71) Couleur grenat, pas trop noire pour une syrah australienne, peu évoluée. Nez confituré, sur les fruits noirs, le cacao, pas trop boisé pour Torbreck mais ça sent la sucrosité élevée. La bouche le confirme, c'est très rond, sucré, tannins très gras, beaucoup de cacao et de confiture de fruits noirs, assez simple, quand même un peu d'acidité derrière, l'alcool est bien intégré au départ mais ressort en finale et devient de plus en plus évident lorsque le vin se réchauffe. La finale est assez longue, plus épicée, un peu d'orangette et toujours du cacao. Si le vin fait son effet sur les premières gorgées on se lasse très vite, ça devient même écoeurant dès le second verre. B-.

 

Torbreck – Old vines GMS Barossa 2018 : très confituré, épicé, pneu brulé. Moyen.

 

Torbreck – Hillside vineyard grenache Barossa 2018 : très rouge rubis en couleur, très gourmand, peu de tannins fraise confiturée, velouté, suave, pas une grosse acidité, mais alcool bien intégré. TB.

 

Torbreck – Descendant Barossa valley 2018 : (shiraz + viognier) Plus noir, fait syrah lardé, fumé, tapenade, nez assez noble, pas trop boisé, la bouche est pas trop confiturée par rapport aux autres cuvées. TB+.

 

Torbreck – The Factor Barossa valley 2018 : (shiraz) Très noir, très sirupeux, ultra épais, tannins lissés par le bois, très marqué coconut, très écoeurant. A revoir dans 20ans minimum. B-.

 

Torbreck steading blanc 2017 : (rhone blend) nez pêche, abricot, floral, facile, sans être exubérant non plus, la bouche a le mérite d'être pas trop haute en alcool, ni trop grasse, peu d'acidité en finale par contre. B+.

 

27 avril 2021

Eric Rodez (Ambonnay) ****

Petit domaine de 6 hectares (dont 2 de blancs) sur Ambonnay, certifié bio, géré par Eric Rodez et son fils Mickaël. Les pinots donnent ici des vins larges et généreux, bien équilibrés par des dosages légers, des malos partielles et des chardonnays plus élégants. Ce sont des champagnes pour la table, à la bulle toujours très fine.

 

Eric Rodez - Les Crayères Grand cru Brut : (Grand cru Ambonnay, environ 60% pinot noir, 40% chardonnay. Lot 2020. Assemblage de 5 millésimes, 50% vins de réserve) Couleur or, reflets roses. Nez expressif, frangipane, pomme et quelques fruits rouges. C'est surtout en bouche qu'il impressionne, bulle très fine, commence assez large, vineux, fruité, fruits secs et crayeux, salin. La fin de bouche se retend, tout semble fondu, on sent qu'il y a du temps en cave, l'élevage en fût contribue à la rondeur, sans marquer l'aromatique. Le dosage semble plutôt extra-brut, peu de sucrosité mais un côté confortable niveau texture. La finale est longue, crayeuse, légèrement saline, on y retourne facilement. Très belle entrée de gamme. TB.

 

27 avril 2021

Masterclass LMDW Whiskys du Monde

Masterclass LMDW Studio Whiskys du Monde

 

Starward (Melbourne, Australie) Dolce Limited edition Blended whisky 48% : (vieilli en fût de vin + affinage en vins fortifiés proches du Marsala. Expérimental) Couleur ambrée, Nez très porté sur le bonbon cola, chamallow, caramel, fruits secs, très marqué par le fût, on a peur que ce soit lourd. Bouche très grasse, épaisse, sucrée, très gourmande, fait PX un peu, finale noisette, alcool qui ne se sent pas du tout grâce à la petite sucrosité. Finit pas trop lourd finalement, sur une sorte de sherry noisette, un peu plus sec, les notes de bonbon cola ont disparu en bouche. Un OVNI, très gourmand, à la limite d'être écoeurant mais reste du bon côté de la limite à mon goût. Original et bien fait. 85/100.

 

Dingle (Ouest de l’Irlande) Single malt batch 5 46,5% : (triple distillation, 5-6ans environ) Couleur claire, nez assez jeune, raisin sec, caramel, eau-de-vie. Bouche légere, eau-de-vie de poire, céréales, pointe caramel, manque d’ampleur et de longueur, il souffre un peu de passer derrière le Starward. 82/100.

 

Amrut (Inde) Triparva Triple distilled 50% : (1e fois triple distillation chez Amrut. Distillerie créée en 1948 mais 1er single malt en 2004 en Europe) Couleur dorée , nez très irlandais, très fruité, banane, abricot, pâtissier, puis fruits exotiques type mangue, passion, fait très Bushmills ou Teeling. Idem en bouche léger, rond, plein de fruits exotiques, semble bien moins que 50%, mangue, papaye, mais le fruit reste bien jusqu’au bout. Finale assez longue, à peine boisé épicée mais ça reste frais. On a l'impression d'être sur un Irlandais d'une vingtaine d'années. Un vrai fruit bomb. Impressionnant. 89/100.

 

Stauning (Danemark) Smoke rye whiskey 47% : (créé en 2005) Couleur très pâle, nez bien tourbé, végétal, caoutchouc, bacon, fait jeune, poire, céréales. Bouche à l’alcool bien intégré, assez tourbée, bacon, frais, un peu végétal, floral, herbacé. Donne un mélange assez bizarre, un peu dissocié. Fond eau-de-vie assez jeune. 83/100.

 

Milk & Honey (Israël 2014 par Jim Swan) Elements Red wine cask 46% : (climat très chaud et humide de Tel Aviv. Carignan, mourvedre, cabernet…) Couleur or profond, nez bien vineux, fruits rouges cuits, caramel, un peu lourd. Bouche qui manque de fraicheur, aromatique vineuse un peu lourde. L’alcool est bien intégré par contre, fait pas trop jeune, mais trop marqué par la vinosité. 82/100.

 

Costwolds (Angleterre) Sherry cask 57,4% : (créé en 2014 par Harry Cockburn et Jim Swan. Oloroso, PX et fûts américains) couleur or profond aussi, nez bien marqué sherry, élégant, chocolaté, fruits secs, sucre roux, pointe fumée, cerise. Très joli et très élégant. Bouche à peine moins bien que le nez, mais reste plutôt bien faite, puissante, épaisse, alcool bien intégré, un peu plus simple et vineuse, un peu d’eau-de-vie/kirsch, pointe d’alcool sur la finale. Mieux avec une goutte d’eau. Très beau nez. Très bien fait pour un whisky assez jeune. Distillerie très prometteuse. 86/100.

 

22 mars 2013

Elio Sandri (Piémont) ***

 Elio Sandri - Cascina Disa est un domaine de 8 hectares situé sur Monforte d'Alba (secteur le plus chaud de Barolo), possédant notamment des vignes sur le cru Perno. Les vins sont très traditonnels, élevés en vieux foudres, sans produits chimiques, vinifications peu interventionnistes.

 

Elio Sandri - Langhe Nebbiolo 2018 : Couleur rubis très claire, nez bien réduit à l'ouverture, pas très propre, mais aucun souci le lendemain, fruits rouges, pivoine, réglisse. Bouche serré, peu épaisse, fruits rouges, aciditié élevée, très réglisse, presque ferrugineuse aussi. Finale dure, serrée, très reglissée. A voir au vieillissement si ça s'améliore. B-.

 

13 janvier 2020

Ostertag (Epfig) ****

Domaine de 15 hectares aujourd'hui géré par Arthur, le fils d'André Ostertag, en biodynamie. Les vins sont purs, précis, proches du terroir, mais certaines cuvées manquent parfois d'un brin de tension.

 

Ostertag - Pinot Gris A360P Muenchberg 2009 : couleur dorée, nez original sur le caramel beurre salé, la tarte tatin, la brioche, un peu de poire. Attaque vive en bouche, grosse matière, beaucoup de gras, on retrouve le caramel, la tarte tatin, bonne longueur, à boire assez frais, dès que le vin s'est réchauffé il est apparu lourd et manquant de tension. TB-.

 

Ostertag (Greniers 2020)

Pinot gris jardins 18 mou mais servi trop chaud, zellberg Pinot gris 18 bof, riesling jardins 18 muscaté, chaud, riesling heissenberg 18 un peu moins lourd. Fronholz Pinot noir 2018 sent la rafle. Quand même chez Ostertag tout est mou on se dit qu’on est vraiment dans un mauvais jour…

 

Gewurz VT Fronholz 2006 : le nez fait plus sauternes que Gewurz, sur le miel, le safran, pas de litchi ni de rose. Finale qui manque un peu d'acidité. B+.

 

 

25 novembre 2021

Camille Thiriet (Comblanchien) ***

Micro-domaine créé en 2016 par Camille Thiriet et Matt Chittick qui se sont rencontrés lorsqu'ils travaillaiet au domaine de Bellene.

 

Camille Thiriet - Côte de Nuits villages "Aux Montagnes" 2019 : Couleur sombre pour du pinot, nez qui a besoin de temps pour s'ouvrir, sur les fruits noirs, la violette, semble mûr, ne pinote pas vraiment. Bouche avec un peu de perlant, mieux après carafage, puissante, mûre, belle matière, sudiste, acidité élevée mais à ce stade pas parfaitement intégré. C'est mieux le lendemain mais on sent que ce n'est pas encore en place et que ça manque d'élégance. A voir au vieillissement. B.

 

14 avril 2013

Giuseppe Cortese (Piémont) ****

Petit domaine familial de Barbaresco, aujourd'hui géré par Gabriel Cortese, dans un style traditionnel (foudres de Slavonie), fin, relativement frais et peu extrait.

 

Giuseppe Cortese (salon nebbiolo 2018)

Langhe Nebbiolo 2015 : robe très claire qui annonce une gamme dans un style à la Mascarello, très gouleyant, jus de fruit. TB-.

Barbaresco Rabajà 2015 : (foudres) Même robe claire, framboise et fraise, bien plus d’épaisseur que le précédent, encore quelques tannins de qualité. Un petit Monprivato. TB++.

Barbaresco Rabajà 2003 : robe tuilée, nez sous-bois et champignon, bouche moins soyeuse et moins fraîche que Monprivato 2003 par exemple. TB.

Barbaresco Riserva Rabajà 2011 : couleur claire, le nez pinote, bouche épaisse et très fraîche aux tannins fins. TB++. (2013 sera en Riserva, puis ce sera 2016 car le millésime s’annonce encore supérieur à 2015)

 

 Barbaresco Rabajà 2006 : couleur rubis foncé aux reflets marrons, nez fruits rouges, épices, pot-pourri, pointe de sous-bois. Bouche énergique, tendue, pointe oxydative, pas très épaisse, assez puissante et confiturée, tannins encore présents de qualité, très belle longueur. TB+.

 

Langhe 2018 : léger, plein de fruits rouges, juteux, tannins fins, très expressif, dans une bonne phase en ce moment, se boit tout seul. TB.

Barbaresco 2017 : (nouvelle cuvée) assez fermé, sérieux, le grain de tannin est plutôt fin, mais le vin est austère, à revoir dans quelques années. B+. Une autre bouteille peu après était plus ouverte, plus fruitée, tannins fins. TB.

 

Giuseppe Cortese - Barbaresco Rabaja 2013 : (domaine familial 8ha, traditionnel. Macérations 30j + élevage 22 mois foudres de 17à25HL. Rabaja 4ha sud-sud/ouest sols argile, calcaire, sable) On revient sur une couleur pinot, très claire, superbe nez fraise, rose, pivoine, fruits rouges, tomates séchées… Bouche d’une grande pureté de fruit, beaucoup de fraîcheur, pas forcément très épaisse mais toute en longueur avec une trame calcaire bien marquée dans le fond. Finale très longue, salivante, minérale, calcaire, portée par de petits tannins bien intégrés. TB++.

 

Giuseppe Cortese - Barbaresco Rabaja Riserva 2004 : Couleur claire et évoluée, nez magnifique qui a gardé du fruit rouge, du goudron, cuir, tomates séchées, prune, pot-pourri, viande fumée… Bouche à point, là aussi dans une belle phase entre deux âges, les tannins sont présents mais bien intégrés, avec un côté viande fumée bien marqué. Finale très longue. Encore bravo Gabriele ! TB++.

 

12 février 2021

Caymus vineyards (USA) ***

Domaine familial du district de Rutherford, créé en 1972 par Chuck Wagner, d'abord de petite taille puis désormais proche de 140 hectares. Ses trois enfants, Charlie, Joe et Jenny ont désormais rejoint le domaine. Le style est très moderne, "nouveau monde", boisé et confituré.

 

Caymus - Napa Valley Cabernet sauvignon 2016 : (en 1/2 bt, assemblage de parcelles provenant de 8 des 16 sous-régions de la Napa) Couleur très noire, nez de crème de cassis, fruits noirs sucrés, gros élevage cacao, vanille. La bouche est presque sucrée, toujours sur la crème de fruits noirs, le cacao, la vanille, toute en rondeur avec des tannins complètement lissés par le fût, aucune sensation de terroir derrière, finale lourde et écoeurante dès le premier verre. Un vin inintéressant au possible, en plein dans le stéréotype cabernet de Napa boisé sucrailleux. Moyen.

 

29 mai 2017

Georges Descombes (Villié-Morgon) ***

Georges Descombes - Morgon 2015 : Couleur rubis foncé, nez sur la cerise rouge, fruits rouges, simple mais élégant. Bouche sur le fruité du nez, très croquante, juteuse, belle matière, acidité plutôt élevée pour 2015 qui donne une belle fraîcheur, quelques tannins à l'ouverture servi froid qui sont apparus complètement fondus en mangeant. Longueur moyenne. Belle bouteille, sans sulfites ajoutés soi-disant, en tout cas aucun défaut. Note : 15/20.

 

21 juillet 2017

RVF spécial millésime 2016

RVF spécial Millésime 2016

 

Dans l’ensemble un millésime loin d’être exceptionnel, avec peu de volume dans plusieurs régions à cause de la grêle et du gel. La région qui tire son épingle du jeu est le bordelais.

Alsace : millésime moyen, avec cependant de belles cuvées de pinots gris secs chez Bott-Geyl, Albert Mann, Simonis ou Kuentz-Bas.

Beaujolais : plutôt un bon millésime, surtout sur Morgon, à mi-chemin entre 2010 et 2011. A suivre : Bret Brothers, Domaine de la Chapone, Guenaël Jambon, à Fleurie Domaine du Vissoux, sur Brouilly Château Thivin, Domaine des Cadoles et Château du Moulin-à-vent.

Bordeaux : un grand millésime dans l’esprit de 2010, surtout rive gauche avec de très beaux cabernets sauvignons.

Bourgogne : très peu de quantité, mais la qualité est plutôt bonne, surtout pour les rouges de Côte de Nuits, Vosne-Romanée et NsG en particulier. Les vins sont « juteux, avec du fond et de la concentration », « des tannins fins, une agréable vivacité ». Le Clos de Tart et le Chambertin de Trapet sont en tête. Belles notes aussi chez Roumier, Cofuron-Cotetidot… et Raquillet (Mercurey Les Vasées), Cellier aux moines (Givry Clos du cellier), Jacques Saumaize (Pouilly-Fuissé sur la roche)…

Corse : très beau millésime en rouge avec de le fraîcheur, beau millésime en blanc avec de la tension. Belles notes en blanc chez Vaccelli et Clos Canarelli, en rouge chez Giacometti, Signadore, Yves Leccia ou le Minustellu du domaine Vecchio…

Jura : belle année en rouge et en blanc, sans problèmes de quantité ici. Ganevat, Tissot, Rijckaert, Labet, Overnoy en tête.

Languedoc : un millésime difficile à cause de la sécheresse, les terroirs en altitude s’en sont mieux sortis : Terrasses du Larzac et Pic st Loup notamment.  En tête le Christophe Peyrus rouge, Mas Bruguière, La Traversée, Ermitage du Pic et Mas l’Alezon. Pour les blancs belles notes chez Pech Redon ou le Mas d’Espanet.

Loire : peu de quantité, mais assez bonne qualité (16/20 pour rouge, blanc sec et liquoreux). Style frais avec des fruits croquants. Très belle réussite en Côte roannaise et Côte d’Auvergne. Belles notes chez P. Alliet, Roches neuves, Vacheron, A. Mellot, Delaporte, Pellé et Pinard (rouge comme blanc), Domaine aux moines, Hauts-Baigneux, Frissant, Richard Leroy (Montbenault, il n’y aura pas de Rouliers en 2016), Huet (Clos du bourg 1e trie, Constance et Mont sec a priori). Yvan Bernard, Gilles Persillier, Benoît Montel, Abonnat et Annie Sauvat en tête pour l’Auvergne.

Provence : Millésime difficile à cause de la sécheresse, surtout en blanc, un peu mieux en rouge. Meilleures notes chez Terrebrune, Tour du bon, Hauvette.

Rhône : Beau millésime pour les blancs du Rhône nord dans un registre frais (St Joseph blanc, Saint-Péray, Condrieu) et pour les rouges du sud (Châteauneuf, Vacqueyras, Ventoux…) avec une maturité élevée mais plus d’acidité que sur 2009 ou 2007. Belles réussites chez Jamet, S. Ogier, Gaillard pour le nord. Chez Rayas, Mont Olivet, Domaine Tourbillon, Vieux donjon, Gradassi… pour le sud.

Roussillon : Difficile à cause de la sécheresse, manque de fraîcheur souvent. Meilleures notes chez Olivier Pithon, Clos du rouge gorge…

Savoie : Millésime moyen (15/20 en rouge et en blanc). Quelques beaux gamays, mondeuses et chignin-bergerons et roussettes, chez Les fils de Charles Trosset (Mondeuse Harmonie), JF Quénard, Cave du Prieuré, Raymond Barlet, Château de Mérand….

Sud-Ouest : plutôt un beau millésime dans un style assez chaud mais pas trop tannique. Les rouges s’en sortent bien, surtout à Cahors, les liquoreux aussi, c’est plus compliqué pour les blancs secs. Belles notes chez Cosse Maisonneuve, Tirecul la gravière, Camin Larredya, Guirardel…

 

30 novembre 2014

GT et SVI Paris 2014 - Rhône

Bosquet des papes ***

CdP 2012 : très puissant, bien typé grenache fruits noirs, fraise, épices, tanins fins. B+.

CdP A la gloire de mon grand père 2012 : grenache un peu sucré, plus tannique que le précédent,  un peu trop en l’état, grosse matière. B+.

 

Chêne bleu ***

Rosé Ventoux 2013 : très fruité, beaucoup framboise. B-.

Blanc IGP Vaucluse Alliot 2011 : (60% roussanne, 30% grenache blanc) beaucoup de fruits blancs, un peu trop vanillé, assez frais. B-.

Viognier 2013 : beaucoup de fenouil, vif et frais. B-.

Astralabe Ventoux 2010 : grenache gourmand, épicé, aux tanins bien enrobés par le bois, un peu court. B.

Héloise 2009 IGP Vaucluse : (60% syrah) fruits noirs, confiture, poivre, violette, bonne fraîcheur. TB.

Abélard 2009 : (85% grenache) beaucoup de fraise, mûre, gourmand, léger boisé, moins de fraîcheur qu’Héloïse, belle matière. TB-.

 

Clos St Jean ****

CdP 2013 : (brut de cuve) très beau fruité, fraise et fruits noirs, assez fin, moins puissant et moins de matière que 2012, sur le fruit et assez frais. TB-.

CdP 2012 : plus mûr que 2013, plus noir et plus sucré, notes de réglisse et de caramel, tanins fins, bonne matière, m’a rappelé Charvin 2012. TB-.

Combe des fous 2012 : (60% grenache, 10% syrah, 10% cinsault, 10% vaccarèse, sur sables) cuvée « féminine » du domaine, tanins très fins, très épais et long, un peu sucré. Très gourmand. TB.

Deus ex machina 2012 : plus épicé que le précédent, plus long, plus tannique, à attendre un peu, moins de plaisir en l’état mais plus de potentiel. TB.

 

Aléofane (Natasha Chave) *** 

Crozes blanc 2013 : (50% roussanne, 50% marsanne, élevage en demi-muids) Beau nez fruité, pèche, poire, bouche vive, un peu de gras et toujours beaucoup de fruit. Pas de malo sur ce millésime, le vin garde une belle fraîcheur. Manque juste un peu de longueur. TB-.

 

22 août 2014

RVF 2015

Les promus de ** à *** : David Duband/Feuillet, Trotanoy, Salon, Roches Neuves.

Quelques promus de * à ** : Morgat, Tirecul La Gravière, T. Liger-Belair...

Quelques nouveaux domaines : Domaine des Bérioles (1er domaine d'Auvergne à faire son entrée dans le guide vert), Sérol, Mylène Bru, G. Barré, Marnes Blanches, T. Liger Belair (Beaujolais), De Moor...

 

Alsace : Vigneron de l'année Domaine Mader *

Tops : meilleures notes pour Boxler, Deiss, Mann, Ostertag, Weinbach, Zind-Humbrecht dont Riesling Rangen de Thann St Urbain 2011 19/20.

Nouveau domaine : Schoenheitz

Quelques bons rapports q/p : Paul Blanck (Riesling Schlossberg 2010), E. Rominger (Osmoze 2008), Etienne Simonis (PG clos des chats 2012)...

 

Bordeaux : Vigneron de l'année Trotanoy ***

Quelques bons rapports q/p : Fleur Haut Gaussens 2010 17/20, Reignac 2010 Gd Vin 17/20, Belle-Garde "fût de chêne" 2012 16/20 "L'excellence" 2012 16,5/20 (6,50 et 9,50€), Château Bolaire 2010 17/20 (14€), Tire-Pé 2012 16/20 (8,30€), Fougas Maldoror 2010 17/20, Bel-Air la Royère 2010 18/20 (22€)...

 

Bourgogne : Vigneron de l'année David Duband/F. Feuillet ***

Quelques tops : Trapet Chambertin 2012 19,5/20, T. Liger-Belair Corton Renardes 2012 18,5 Richebourg 19/20 et NsG Les St Georges 18/20, De Courcel Pommard Rugiens 2012 19/20 et Epenots 2012 18/20, Coche Dury Volnay 2012 18/20, Comtes Lafon Santenots du Milieu 2012 18,5/20. Très bonnes notes dans l'ensemble pour les 2012 rouge de la Côte de Nuits.

Quelques bons rapports q/p : Bart Marsannay et Fixin dont Marsannay Champs Salomon 2012 15,5/20, Domaine Chevrot les Maranges, domaine Regnaudot & Fils les Maranges et Santenays, Joblot Givry Cellier aux moines 2012 16,5/20, F. Lumpp Givry Cras Long et Clos Jus 16,5/20 (25€), Sarrazin Mercurey Perrière 2012 et Givry Les Grands Prétants 2012 15,5/20 (13,80€), René Monnier et Terres de Velle sur Volnay.

Nouveaux domaines : Domaine Laurent P&F, JC Regnaudot & Fils, De Moor...

 

Champagne : Vigneron de l'année Benoît Lahaye *

Bons rapports q/p : Bérêche & Fils (Brut réserve), Pierre Peters (Brut cuvée de réserve 21€ 15,5/20), Gonet-Médeville, B. Lahaye, De Sousa, Larmandier Bernier, F. Boulard...

 

Jura : Vigneron de l'année Marnes Blanches

 

Languedoc-Roussillon : Vigneron de l'année Domaine de la Garance **

Tops Languedoc : Mas Jullien rouge 2011 17/20, Aurel rouge 2009 17/20, Château La Baronne IGP Hauterive les Vals blanc et rouge 2013 17/20 (15 et 18€), Clos Marie Glorieuses 2011 18/20 (45€), La Garance VdF In Fino 2008 blanc 17/20 Languedoc rouge les Armières 2011 17,5/20, GdP rouge 2011 18/20, Peyre Rose Clos des Cistes 2004 18,5/20, Les Clos perdus IGP Côtes catalanes l'extrême blanc 2013 17/20, Guilhem Gaucelm 2011 17/20, domaine Ledogar VdF Archaïque VT 2010 rouge 18/20 (22€), T. Navarre VdF Rybeyrenc 2012 17/20 (10€), Roc d'Anglade rouge 2012 et Les Grands Pas 17/20.

Tops Roussillon : Gauby La Roque blanc et rouge 2012 20/20 et 19,5/20 (72€) Coume Gineste blanc 2012 et Muntada 2012 19,5/20, Gardiès Falaises 2011 18/20, Mas Amiel Maury 1969 18,5/20, Roc des Anges l'oca blanc 2013 18,5/20 Iglesia vella blanc et Llum blanc 2013 18/20, Fagayra Rivesaltes 1969 19/20 (50€) Maury Op nord rouge 2012 18,5/20, Coume del Mas Banyuls hors d'âge 18/20 (52€), domaine de Rancy Rivesaltes 1960 19,5/20 1982 18/20 (45€). Bonnes notes chez Danjou Bannessy, Bruno Duchêne, Matassa, Clos du Rouge Gorge...

 

Loire : Vigneron de l'année Roches Neuves ***

Tops Pays Nantais : domaine Luneau Papin seul à **, présence à * de Bonnet-Huteau et Haute-Févrie aux côtés des Landron & Co.

Tops Anjou : Rougeard Bourg 2010 19/20 Brézé 17,5/20, Roches Neuves Romans 2013 17,5/20 (43€) Echelier 17/20, Serrant 2012 17,5/20, Angéli Blanderies 2011 17/20 (35€), R. Leroy Montbenault 2012 18,5/20, Morgat Enclos 2011 18/20, Bernaudeau Nourrissons 2012 17,5/20, Boudignon Savennières Les Fougeraies 2012 18/20 (36€), Collier Charpentrie blanc 2011 17,5/20, Guiberteau Carmes 2010 17,5/20,  Laureau Bel Ouvrage 2012 17/20, Pithon Paillé Côteaux des Treilles 2012 17/20 (34€).

Nouveaux en Anjou : Clos de l'Elu Anjou ephata blanc 2013 17/20, Château Soucherie Layon Chaume 17/20.

Tops Touraine : Naudin res 2003 19/20, Huet bourg sec 2013 17,5/20, Baudry Chinon rouge croix boissée 2012 18/20 (19€), Chidaine moelleux les Lys 2009 18/20 (57€) sec Bournais franc de pied 18/20 (67€), Carême Vouvray le Clos 2010 et 2009 17 et 17,5/20, P. Colin Passerillage 2011 17/20 (14€), Rocher violettes Négrette 2012 17/20.

Nouveaux en Touraine : Domaine de la Grapperie VdF Désirée 2008 17/20, Pichot Vouvray Le Marigny 2010 17/20.

Nouveaux en Centre Loire : Bérioles St Pourçain Intrépide blanc 2011 15,5/20 rouge 2012 15,5/20 Trésaille blanc 2013 15/20 Grandes brières rouge 2013 14/20, Sérol Côte roannaise Oudan rouge 2013 16/20, bonnes notes pour le Clos st Fiacre en AOC Orléans.

 

Provence et Corse : vigneron de l'année Du Deffends *

Tops Provence : La Bégude Bandol rouge 2011 17,5/20 23€, Tempier Cabassaou 2012 17,5/20, Simone Palette blanc 2011 18/20, Du Deffends Coteaux varois rouge champ de la truffière 2011 17/20 (14€).

Tops Corse : Abbatucci VdF Ministre 2012 17/20 (65€), Canarelli Orazi rouge 17/20.

 

Rhône : vigneron de l'année Gradassi *

Quelques tops Rhône Nord rouge : Jamet côte brune 2011 19,5/20, Gonon St Joseph rouge 2012 17/20, Coulet Billes noires 2011 18/20...

Tops Condrieu : Vernay Vernon 2012 17/20, Perret Chéry 2012 16,5/20, Pilon Vernon 2013 17,5/20 (50€), Villard Deponcins et Contours de Deponcins 2012 16,5/20, Montez La Grillette 2012 17/20 (60€), Pichat La Caille 2013 16/20 (30€) Viognier 2013 15/20 (15€)...

Quelques tops Rhône sud : Charvin CdP rouge 2012 18/20 (14,5 pour son CdR), Vieux donjon 2012 18,5/20, Bois de Boursan 2012 17,5/20 (20€), Cailloux 2012 17,5/20 (24€), Bosquet des papes CdP Chante le merle 2012 18/20 (32€), Gradassi CdP blanc 2013 18/20 (25€) 2012 rouge 17,5/20 (20€), R. Sabon CdP Reserve 2012 17/20 (23€)... Très bonnes notes pour les 2012 rouge en général.

 

Savoie : vigneron de l'année Giachino *

Tops : Ardoisières Quartz 2012 18/20 (54€) Argile 2012 (17/20 13€), Belluard le Feu 2012 18/20.

 

Sud-Ouest : vigneron de l'année Domaine de la Ramaye **

Tops : Larredya Au Capceu 2012 18/20, Babylone moelleux 2004 18,5/20, Plageoles Gaillac doux vin d'antan 1998 18/20 (50€), Ramaye Gaillac rouge le sang 17/20 (45€) et VdF sec vin de l'oubli 2001 17/20 (33€) L'indigne blanc sec 16/20 (12€), Arretxea Irouléguy blanc Pantxuri Ophites 2011 17,5/20 (26€), Clos d'un jour Cahors un jour sur terre 2011 17,5/20 (15€), Clos Joliette 2008 et 2000 18,5/20, Guirardel Jurançon Bi dé Casau 2011 17/20 sec dé Prat 2012 17/20 (13 et 15€), Haut Campagnau VdF Pissenlits 2006 18,5/20 ruminant des vignes 2009 17,5/20, Illaria Irouléguy blanc 2012 17,5/20 (16€), Jonc Blanc VdF Acacia 2012 17/20 12€, Souch VT 2011 17,5/20 (45€), Uroulat moelleux 2012 17/20 (21€), Bru-Baché Jurançon eminence 18/20 (50€)...

Nouveaux domaines : Clos Benguères en Jurançon, Clos de Gamot et Château Ponzac à Cahors...

Bons rapports q/p : Château Flotis et Château Viguerie de Beulaygue à Fronton...

 

10 juin 2015

RVF Millésime 2014

Résumé du dernier numéro de la RVF sur le millésime 2014

Dans l’ensemble, 2014 est un millésime tardif, qui s’annonçait mal jusqu’à la mi-août mais qui finalement ne s’en est pas si mal tiré grâce au beau temps de la fin-août et du mois de septembre. Les vins se caractérisent souvent par de la fraîcheur, beaucoup de fruit mais un manque de profondeur, donc des vins à boire rapidement, non taillés pour la garde. La Loire est le grand vainqueur du millésime. A noter, la présence de drosophiles qui ont perturbé les récoltes dans la plupart des régions.

Alsace 

Millésime moyen, petite récolte à cause des drosophiles notamment. Les rieslings secs, sylvaners et pinots blancs s’en sortent un peu mieux. Les vins sont dans l’ensemble très frais, avec beaucoup de tension mais peu d’épaisseur. Pas de grosses surprises, meilleures notes (sur les échantillons dégustés par la RVF) chez Boxler avec la Sommerberg E, et chez Mann pour son Schlossberg.

 

Beaujolais 

Plutôt un bon millésime, surtout à Fleurie, Moulin-à-Vent et Côte-de-Brouilly (plus hétérogène sur Morgon), avec de la fraîcheur mais quand même un peu de matière. Tirent leur épingle du jeu :

Côte-de-Brouilly : Thivin, Laforest, Martray.

Fleurie : Vissoux, Villa Ponciago.

Morgon : Ch. Des Jacques, Dne des Marrans, Lucien Lardy.

MàV : Nadia et T. Janin cuvée « Domaine de l’Iris », Gérard Charvet, Le Nid-Famille Lardet.

 

Bordeaux 

Grâce à l’ensoleillement de septembre, le millésime est assez bon, mieux que 2013 en tout cas, notamment dans le Médoc, les Graves et le Sauternais. Plus compliqué en rive droite. En liquoreux Coutet, Fargues et Yquem obtiennent un 20/20, en rouge Haut-Bailly, Las Cases et Ducru-Beaucaillou côtoient ou dépassent les 1eGCC. En blanc sec, Smith Haut Lafitte est en tête.

 

Bourgogne 

La quantité est enfin présente après deux années (2012, 2013) de rendements très faibles. Les peaux sont arrivées à maturité sans que le degré d’alcool ne monte très haut, ce qui donne des vins mûrs, solides, sans le gras des années riches. Le millésime devrait être bon à très bon. En rouge NsG, Gevrey et Chambolle sont les appellations les plus prometteuses, les blancs de la Côte de Beaune s’en tirent bien aussi. Sans surprises, meilleures notes en rouge pour la Romanée Conti et les Musignys de Roumier et La Vougeraie. En blanc pour le Montrachet des Comtes Lafon et le Chevalier-Montrachet de Sauzet.

 

Champagne 

Très bons chardonnays légers et frais qui annoncent des blancs de blancs millésimés. C’est plus compliqué pour les pinots noir et meunier.

 

Corse

Belle année pour les vins rouges. Plus difficile en blanc.

 

Jura 

La catastrophe s’annonçait, notamment à cause des drosophiles, au final le millésime devrait quand même être bon, en blanc comme en rouge sur les trousseau et les pinots. Plus compliqué pour le poulsard.

 

Languedoc 

Beaucoup de fraîcheur, comme en 2012 et 2013, mais pas la même concentration qu’en 2013 malheureusement. Des vins frais, fruités, mais non taillés pour la garde. Corbières, Faugères, Pézenas, St-Chinian semblent au-dessus du lot. Les producteurs qui s’en sortent le mieux : La Baronne, Les Aurelles, L’Ermitage du Pic St Loup, Aupilhac.

 

Loire 

Une grande année s’annonce, comparée à 2010. De la fraîcheur et de la concentration en rouge, en blanc sec ou demi-sec (sauvignon ou chenin) mais peu de liquoreux. Pas très hauts en alcool, les vins se livreront assez vite, avec beaucoup de fruit, mais pourront aussi se garder. En haut du panier, beaucoup de producteurs connus et quelques petits nouveaux :

Fiefs Vendéens blancs : St Nicolas.

Muscadet : Pépière, Luneau-Papin.

Savennières : Domaine aux moines « roche aux moines ».

Saumur-Champigny : Rougeard, Roches Neuves.

Saumur blancs : Chevré « Ecotards », Roches Neuves « Clos romans ».

Bourgueil : Amirault, Bel Air, Chevalerie, Ouches, Aurélien Revillot.

Montlouis : Chidaine, Grange Tiphaine, Taille aux loups, F. Saumon.

Vouvray : Huet, Chidaine « clos baudoin ».

Jasnières : Bellivière.

Menetou-Salon blancs : Pellé, La clef du récit.

Sancerre : Boulay, Pinard, Mellot, Domaine du Pré Semelé.

Auvergne rouge : St Verny « basalte », et Yvan Bernard « Boudes ».

Côtes du Forez : F. Reumont, Verdier-Logel.

St Pourçain : Bérioles, Les terres d’ocre.

 

Provence 

Des vins sur le fruit là aussi, millésime plutôt moyen même si comme partout les bons producteurs s'en sortent toujours.

 

Rhône 

Millésime moyen, vins frais et légers, un peu comme 2008. Le Nord s’en sort mieux que le sud. Les Condrieu seront fins avec une bonne acidité.

 

Roussillon 

Bons vins rouges, fruités et mûrs et d’excellents VdN. En rouge Gauby, Matassa et Olivier Pithon en tête. Les Soulanes et les habitués en VdN.

 

Savoie

Récolte faible à cause des drosophiles. Mais de bonnes mondeuses en rouge, sur Arbin notamment, et de bonnes roussettes en blanc, sur Marestel surtout.

Mondeuses : Fils Charles Trosset, Fabien Trosset, Cellier de la Baraterie-Julien Vianon.

Roussettes : Cave du Prieuré Raymond Barlet.

 

Sud-Ouest 

Des rouges corrects, légers et sur le fruit, un peu mieux que 2013. En blanc de belles acidités en sec ou en liquoreux qui devraient donner un bon millésime sur Bergerac, Jurançon et Irouléguy en sec, Jurançon et Monbazillac en liquoreux. A suivre :

Rouges : Cosse Maisonneuve, Clos d’un jour.

Blancs : Arretxea, Plageoles « verdanel » en sec, Rotier, Clos Thou, Bru-Baché en liquoreux.

 

6 février 2022

Dominio del Aguila (Espagne) **** et Dominio de Es ***

Jeune domaine créé en 2010 par Jorge Monzon et sa femme Isabel, possédant 30ha de vieilles vignes parfois préphylloxériques, en bio + 5 hectares de jeunes vignes. Il possède en plus du tempranillo des vignes complantées de carignan, grenache, blanca del pais, bobal pour les rouges, et albillo mayor, moscatel, malvoisia, brunal pour les blancs. Les rouges sont travaillés sur la finesse (pour la région), et le blanc en autolyse. Le domaine fournit en raisin quelques grandes structures comme Vega Sicilia et Pingus " Valade.

 

 Dominio del Aguila - Ribeara del duero albillo Vinas Viejas 2016 : (36 mois en barriques françaises sans soutirage ni bâtonnage. 13%) Couleur or pâle, assez claire. Le nez est sans surprise bien marqué autolyse, grillé, allumette, fruits jaunes un peu citron confit derrière. La bouche aussi est marquée par les lies, très nouvelle génération bourguignonne dans l’esprit, mais plus le vin prend l’air, plus la réduction part et plus on sent la chaleur, un petit côté caramel, manque un peu de tension et de profondeur, même si c’est plutôt bon (surtout à l’ouverture). TB.

 

 

 

 

Dominio de Es est un petit domaine récent, créé par Bertrand Sourdais (domaine de Pallus à Chinon, et à une époque dominio de Atauta). Travail en biodynamie, vignes pré phylloxériques, recherche de fraîcheur, barriques achetées à la Romanée-Conti...

 

Dominio de Es - Vinas Viejas de Soria Ribera del Duero 2018 : (95% tempranillo, 5% albillo mayor. Une partie en grappe entière. 14,5%) Couleur grenat, pas trop foncée pour tempranillo. Nez qui s'ouvre sur la coco, la vanille, puis coulis de mûre, framboise, cassis, expressif, un peu violette aussi, mais l'élevage domine. Bouche très ronde, grasse, texture de velours, très travaillée par le fût, un peu de sucrosité, coulis de fruit, manque de peps surtout sur la finale, très coco et vanille, trop lissée. Par contre l'alcool est discret, une certaine finesse. A voir si l'élevage s'intègre un jour et si il y a quelque chose derrière qui ressortira, en l'état c'est inintéressant au possible. B-.

 

 

 

 

Dominio de Atauta est dirigé par Ismael Sanz (vigne) et Jaime Suarez (cave). Vignes préphylloxériques à plus de 1000m d'altitude dans la région de Soria. 30ha en propriété + 26ha d'achat.

 

Dominio de Atauta *** - Albillo mayor 2022 : (vignes de 138ans. Sols sables calcaires et graviers. Légère macération contre les peaux dont une partie en amphore, puis élevage fûts de 600L sur lies. 13,5%.) Couleur or pâle, nez discret à l'ouverture, poire, citron, brioche. Avec l'ouverture les lies vont marquer un peu plus le vin, plus brioché, moins fruité, un peu d'amande. La bouche m'a semblé assez puissante pour 13,5%, un beau volume, pas de gras, petite touche "tannique" avec de légers amers, acidité moyenne, là aussi les lies vont peu à peu prendre le dessus avec un côté brioché. Je m'attendais à une sensation minérale plus marquée. Longueur moyenne. B+.

 

3 janvier 2024

Col d'Orcia (Toscane) ****

Grand domaine en bio à Sant'Angelo in Colle au sud de l’appellation (partie solaire). Longs élevages en foudres.

 

 

Col d'Orcia - Brunello di Montalcino 2013 : (Bio, en foudres) goûté 48h après ouverture, nez déplaisant, brûlé et fatigué, oxydé probablement, mieux en bouche avec de la fraîcheur, des fruits noirs, mais des tannins un peu secs en finale. A rejuger sur une bouteille ouverte depuis moins longtemps.

 

Col d'Orcia - Rosso di Montalcino 2015 : couleur claire, nez très fumé/grillé, pierre-à-fusil, fruits rouges confiturés derrière, idem en bouche, belle fraîcheur et tannins fins. B.

 

Col d'Orcia - Spezieri IGT Tocana 2017 : (90% sangiovese) clair en couleur, relativement léger et sur le fruit, juteux. Belle entrée de gamme. B+.

 

Col d’Orcia, Brunello di Montalcino Poggio al vento Riserva 2010 :  (grand domaine en bio au sud de l’appellation. Long élevage en foudres)   Couleur rubis foncé peu évoluée. Nez expressif, à mi-chemin entre Soldera et Biondi Santi, fruits rouges, prunes, réglisse, menthol, mûr mais beaucoup moins sucré que Soldera. Bouche puissante, élevée en alcool (15°) mais parfaitement équilibrée, grosse acidité, beaucoup de fruit, tannins de qualité, encore dans sa phase de jeunesse, mais déjà grandiose par son équilibre. Grande série ! Merci Stan pour la bouteille. TB++.

 

Col d'Orcia Brunello Poggio al vento Riserva 2013 : superbe Brunello, noble, beau fruité pur, très belle acidité sur ce millésime, longueur et grosse allonge minérale, bien sûr encre un peu jeune dans l'idéal mais beaucoup de fond et une certaine finesse. TB++.

 

18 décembre 2024

Le Puy de l'Ours (Savigny-les-Beaune) ***

 

"Domaine créé fin 2020 (premier millésime en 2021) par Jean Orsoni et Juliette Puypéroux, qui se sont rencontrés à Paris (elle travaillait pour Rothschild Distribution et lui pour la Banque publique d'investissement). Ils récupèrent 5ha de vignes familiales : 1,5ha en Côte de Beaune Les Monsnières et 3,5ha sur Savigny (dont 0,3 de blanc). Certifié bio. Pour le moment, une partie des raisins ne peut être vinifiée et est donc vendue. Etiquettes de Louise Lachaux"

 

"Vinification (whites): Whole cluster pressing, 24- to 48-hour cold settling, aging for 9-12 months in 228L and 400L barrels, occasional batonnage.
Vinification (reds): 0-50% whole cluster, light daily pump-overs and just two foot punch-downs at the end of fermentation, aged 10-12 months in barrels. No fining, occasional light filtration, minimal SO2 addition only if needed."

 

 

Le Puy de l'Ours - Savigny-les-Beaune les follettes 2022 : couleur rubis, brillante. Nez de fruits rouges un peu sucrés, cerise surtout, gourmand, légèrement pivoine, petite touche vanillée lactée d'élevage. Bouche ronde, gourmande, pleine de fruits, facile, avec l'ouverture le côté vanillé mais surtout lacté voire un peu beurré ressort, longueur moyenne. B+.

 

19 février 2023

Fratelli Cavallotto Tenuta Bricco Boschis (Piémont) ****

 

Domaine traditionnel, à Castiglione, au centre de l'appellation.

 

 

Grand Tasting 2013

Barbera d'Alba Sup. Vigna del Cuculo 2010 : fruits noirs, frais, un peu de vernis ?, prêt à boire. B.

Cavallotto Langhe Nebbiolo 2011 : plus sur les fruits rouges, plus tannique, plus long. B+.

Cavallotto Barolo Bricco Boschis 2009 : robe claire, nez un peu fermé, bouche très fruitée et fraîche, fruitée, tanins encore trop raides, bonne longueur. TB. 

Cavallotto Barolo Ris. Vignolo 2007 : robe claire, nez toasté, austère et très tannique, à attendre. B.

Cavallotto Barolo Ris. Bricco Boschis Vigna San Giuseppe 2006 : bonne fraîcheur, beaux fruits rouges mais tanins très raides. Gros potentiel mais bien trop jeune. B+.

 

 

Nebbiolo Vins & Terroirs 2018

Langhe Nebbiolo 2015 : plus sombre que celui de Mascarello, un peu balsamique, légèrement sucré, gourmand, tannins fins. TB-.

Barolo Bricco Boschis 2013 : (à Castiglione, foudres) Nez un peu fumé, plus solaire et mûr que Mascarello, bouche qui reste fraîche, encore quelques tannins mais de qualité. TB.

Barolo Riserva Vignolo 2011 : (à Castiglione) encore plus fumé au nez, la bouche pinote sur de beaux fruits rouges, plus de matière et de longueur que le précédent, tannins plus fondus. TB++.

Barolo Bricco Boschis Riserva Vigna San Giuseppe 2010 : Encore bien plus sombre, nez sur la truffe, le cuir. Très gros volume en bouche, encore pas mal de tannins. Potentiel énorme. TB++.

 

Cavallotto, Barolo Riserva Vignolo 2008 : (à Castiglione) Couleur sombre, nez évolué, sur le thé noir, la viande fumée, très différent des autres. La bouche est encore puissante, massive, à l’ancienne. Un vin qui a bien joué son rôle de faire-valoir pour le suivant, mais pas plus. B+.

 

18 janvier 2022

Giacomo Borgogno (Piémont) ***

 

Borgogno (tradi, à Barolo) sur Prowein

 

No name 2019 très tradi clair, un peu serré, un peu noisette/oxy, manque un peu de fruit frais. Barolo 2018 (5 parcelles) plein de fruits, pur, tannins fins, floral. Top. Cannubi 2017 jus très fin, très floral, pivoine, pot-pourri, très épuré, fond minéral superbe, de la dentelle, le Barolo du salon. Exceptionnel. Le domaine aura la certif bio sur les 2019.

 

Giacomo Borgogno & figli - Langhe Nebbiolo 2011 : couleur rubis, nez agréable, fruits rouges, assez simple, bouche vive, fluette, acide, assez plate. Peu de longueur. Moyen.

 

Borgogno, Barolo Cannubi 2013 : (à Barolo)   Couleur claire, nez étonnant, pastèque, litchi, fraise haribo, amylique, ça sent les fermentations à froid, peut-être même le levurage, ce qui serait très étonnant pour le domaine. On émet pas mal d’hypothèses, mais on ne sait pas trop. La bouche est ronde, facile, fruité bonbon, monolithique et de longueur moyenne. B-.

 

14 novembre 2022

Tenuta San Guido - Sassicaia (Toscane) ****

 

Sassicaia 2019 un peu oxy sur cette bouteille, rien de fou. Sassicaia 2006 Mag cabernet frais, élégant, encore en pleine forme, commence à bien causer avec encore du potentiel.

 

San Guido, Guidalberto 2014 : très tannique, noir, pas spécialement boisé, peu épais, tout en tension, beaucoup de fraîcheur, style bien moins moderne que le Tignanello, beau vin à attendre absolument. TB.

 

Grappa di Sassicaia, simple, jeune, vineuse. B-.

 

Guidalberto 2021 : couleur sombre, nez encore un peu vanillé fruits noirs, bouche avec un joli fruité, croquant, mûr, belle acidité, pas trop de bois, finale encore un peu serré mais il y a du fond. TB. 

 

Huile d'olive Sassicaia : beaucoup de finesse, jolis amers en finale. TB.

 

19 avril 2024

Pian dell'Orino (Toscane) ****

 

Domaine en biodynamie créé par Jan Hendrik Erbrach et sa femme Caroline à Montalcino. Style traditionnel.

 

 

Pian dell'Orino - Rosso di Montalcino 2016 : couleur assez sombre pour sangiovese, encore jeune, pas rouillée du tout. Très beau nez pur floral, fruité. Bouche avec un joli jus, belle acidité, fond minéral, de la matière, sérieux, mais finale encore serrée, tannins un peu durs, semble encore trop jeune. Beaucoup de fond, mais pas un gros plaisir. Le lendemain moins serré mais aromatique plus évoluée, plus poussiéreuse. B+.

 

19 décembre 2023

Istine **** et Maurizio Alongi **** (Toscane)

 

Istine - Chianti classico Vigna Istine 2019 : (parcellaire, à Radda in Chianti, à 400m d'altitude entouré par les bois, un Chianti très frais, style tradi, qui s'approche déjà bien mais avec aussi un gros potentiel de garde. Aromatique cassis, fruits noirs, cuit, tabac, joli fond minéral, profond, subtil. TB+.

 

 

Maurizio Alongi - Chianti Classico Riserva 2021 Vigna Barbischio : (à Gaiole) Chianti très frais, en altitude, mais avec une belle matière, tannins fins, déjà accessible en l'état, joli potentiel également, beaucoup de profondeur. TB+.

 

19 novembre 2021

Salvioni - La Cerbaiola (Toscane) ****

 

Salvioni, La Cerbaiola - Brunello di montalcino 2011 : (foudres. Domaine tradi, sur Montalcino) Robe sombre, beau nez fruits noirs, prunes. Bouche puissante aux tannins fins, mais avec un peu de chaleur en finale, beau fruité sinon. A attendre encore un peu peut-être ou à essayer sur un millésime plus frais. B+.

 

11 novembre 2012

Bertani (Vénétie) *****

Grande et vieille propriété d'environ 200ha appartenant aujourd'hui à la famille Angelini, Bertani est avant tout célèbre pour ses Amarone (bien plus que pour ses Soave ou ses autres nombreuses petites cuvées) dans un style sec, tendu, fin, bien moins opulent que ses voisins Romano dal Forno et Quintarelli, mais vieillissant tout aussi bien.

 

 

Bertani - Amarone della Valpolicella classico 2010 : (80% corvina, 20% rondinella. 7ans en foudres. 15%) Couleur assez claire, bien rouillée, nez très complexe, à peine oxydatif, kirsch, fruits à l’eau de vie, floral, un peu poussiéreux au départ, puis regagne en fraîcheur et en fruits « frais » avec l’aération. Bouche est très sèche pour un Amarone, puissante, tannins assez fins pour un Amarone, acidité élevée, même grose tension, c’est tout droit, pas forcément épais, beaucoup de longueur sur des tannins un peu typés Nebbiolo. Encore jeune bien sûr mais déjà très intéressant, dans un style à l’opposé des opulents Romano dalForno ou Quintarelli. TB+.

 

Bertani - Soave Sereole 2011 : plus de tension que le précédent, un peu moins de matière. Bien aussi.

 

Sereole Soave 2021 : frais, pas trop exotique ni exubérant, bonne fraîcheur. B+.

 

 

Bertani, Amarone recioto della valpolicella classico sup 1964 : (emb en 1983, 3,6gr SR) La couleur est très sombre, le nez fait très jeune, très cassis, mûre, pas du tout d'évolution, on dirait un jeune Valpolicella ou un jeune vin du sud, avec une toute petite touche de sucrosité. Je ne suis pas expert des vieux Amarone, mais ça ne correspond pas du tout à ce que j'attendais, j'ai souvenir de Bertani des années 2000 plus clair en couleur, plus café, un peu d'oxydation. 1964 est le grand millésime du coin, les vins ont bien tenu soi-disant, mais quand même... Le bouchon Bertani fait pourtant vieux et légèrement imbibé. Michel a une seconde bouteille dans sa cave, il pourra peut-être nous en dire plus dans quelques temps, mais là je suis un peu dubitatif. Si quelqu'un a déjà bu ce vin je suis preneur d'avis...   Du coup Michel ouvre la seconde bouteille une semaine plus tard, rien à voir, couleur rouillée, nez café, kirsch, notes oxy. Bouche toute en tension, très droite, grosse acidité, un peu d'amertume, puissante, un peu serrée, finale immense, très saline, l'impression d'une finale de palo cortado/amontillado, oxydative mais noble et très racée. Il a divisé. J'ai pour ma part beaucoup aimé, et je retrouve la patte Bertani cette fois-ci.

 

 

Prowein

Valpolicella valpantena 2021 violette, cassis, facile, bon.  Secco Bertani 2019 IGT Verona un peu plus de peps derrière, toujours un fruit confituré devant, bon. Ripasso 2020 Valpantena (6gr SR) très fin, gourmand, cerise rouge, peu d’acidité, facile. Catullo Ripasso classico sup 2018 plus noir plus confituré, épicé, un peu de sucre mais pas trop. Impression d’être un peu entre un sec et un sucré, dur à accorder ces vins autour de 6gr… Amarone Valpantena 2019 un peu grillé, café, semble assez rond, un peu sucré (pourtant plutôt autour de 2gr de mémoire). Amarone classico 2012 (15% vol) toujours ce style Bertani, un peu oxydatif, clair en couleur, moins d’alcool que Dal Forno, en tension, fruits cuits, noisette, café, long, pas trop de tannins, déjà approchable, un gros cran au-dessus du reste de la gamme.

 

19 septembre 2024

Ca' di Press (Piémont) ****

Domaine de 7,5ha sur Monforte (principalement Perno). S'il existe depuis 1900, les raisins étaient vendus pendant longtemps. Ce n'est que depuis 2018, avec l'arrivée d'Alice et Cristina, qu'une partie est vinifiée au domaine. Travail sur la finesse. Elevages traditionnels en foudres.

 

 

Ca' di Press - Langhe Nebbiolo 2021 : (vignes sur Perno à Monforte. Elevage cuves) Couleur très claire, nez de nebbiolo classique infusé, bouche avec une acidité élevée, très beau fruitée, infusé, floral, finale qui serre un peu trop, mieux avec un peu d'ouverture, joli style, à attendre un peu. TB.

 

Ca' di Press Barolo di Monforte 2019 : clair en couleur, très fin pour Monforte et pour 2019, noble, classe, fruité, belle allonge fraîche, déjà accessible. TB+.

 

Ca’ di Press, Barolo di Monforte 2019 : (à Monforte, parcelle Perno) Couleur claire, nez de fruits rouges confiturés et de fleurs. Bouche en finesse pour Monforte et 2019, déjà accessible même s’il y a encore un peu de tannins sur la finale, un joli style, traditionnel propre et maîtrisé, élégant. Belle introduction. TB+.

 

20 novembre 2024

WongAmat (Rheinhessen) ****

 

Nouveau domaine créé par Jan Wongse Raumland, allemand d'origine thaïlandaise, marié à Katharina Raumland (du domaine éponyme). En 2016-2017 lors de son stage chez Emrich Schönleber, il se lie d'amitié avec Félix Keller avec qui il travaillera de 2018 à 2020 au domaine Klaus Peter Keller. Installé depuis 2021 sur son tout petit domaine à Dalsheim, il produit des pinots noirs sur le Bürgel, le Rosengarten, un chardonnay sur le Schlossberg de Bockenheim, un cabernet franc sur le Herzogenberg et une entrée de gamme cabernet franc/cabernet sauvignon. Les vins sont tous bio, avec des essais de biodynamie, agroforesterie, viti régénérative, sans dogmatisme. Les pinots noirs sont pour le moment les plus recherchés, des modèles de finesse et de fraîcheur (en moyenne 30% grappe entière, fûts non neufs).

 

 

 

WongAmat - Euphancholie n°1 Rotwein cuvée : (Parcelle de 0,09ha plantée en 1991. Méthode solera donc non millésimé, pour être accessible jeune. cabernet franc, cabernet sauvignon. 12%) Couleur grenat, à peine violacée, nez entre cabernet franc et gamay, cassis, cerise noire, pointe végétale noble. Bouche légère en alcool, beau volume, avec une bonne acidité, très juteux, croquant, fruité mûr encore jeune, tannins fins, assez simple mais très efficace, avec une finale salivante, compagnon idéal de l’apéro avec sa petite touche de rusticité cabernet. J’aime beaucoup le style, frais et salivant, mais à 50€ on paye clairement la rareté du domaine sur cette entrée de gamme. TB.

 

Wongamat, Bürgel pinot noir 2023 : (30% grappe entière, 50% fût neuf. Sols argilo-calcaire, expo Est, parcelle la plus fraîche du secteur, qui lui est solaire) couleur rouge clair à peine tuilée, nez sur la fraise écrasée, rose, petit élevage déjà bien intégré, touche viande fumée, il fait plutôt penser à un pinot de Sonoma ou un Njord. La bouche est très soyeuse, beau volume, touche lactée au départ, aromatique de pinot en grappe entière très fruits rouges confiturés et floral, mais sans lourdeur ni manque de fraîcheur, tout en gourmandise, déjà un gros plaisir en l'état mais peut aussi vieillir. Autant je trouvai la cuvée Euphancolie un peu chère, autant là même à 70€ c'est largement au niveau par rapport à la Bourgogne actuelle.  (Bu en parallèle le pinot 2023 de J. Aufricht était plus sombre, plus en en allonge et en acidité, plus frais mais moins gourmand, moins floral aussi) TB++.