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Mon carnet Vin
8 novembre 2024

Von Buhl (Palatinat) ****

1   Von Buhl – Riesling Jesuitengarten GG 2012 (AP n°19) : Couleur or pâle, nez qui pétrole légèrement, un peu de miel, mirabelle, agrumes, touches florales. Bouche avec une belle minéralité, tendue, fruitée, élégante, finale sur le citron vert de longueur moyenne. On commence fort. TB+.

 

2   Von Buhl – Riesling Pechstein GG 2012 (AP n°21) : (Même producteur, même année, même travail, seul le sol change. Parcelle juste en-dessous du volcan « Pechsteinkopf », sols plus riches en basalte et moins sableux que ceux du Jesuitengarten) Couleur bien plus dorée, nez plus mûr, fruits exotiques, pas de pétrole. Bouche plus opulente, moins d’acidité, fruité plus mûr, plus d'épaisseur, notes poivrées, finale plus longue, mais manque un peu de tension et d’élégance. Très différent. Peut-être moins adapté à nos palais français. TB.

 

 

Prowein :

Riesling sekt 2018 bulle très ronde, un peu beurrée, mou. Sekt reserve OJ (sans âge) pinot blanc chardo là aussi c’est rond et pas très minéral. Deidesheimer Maushohle 2020 un peu mûr pour 2020, bonne acidité mais finit court. Paradisegarten 2020 joli nez minéral citon vert, manque un peu de peps en finale.

 

Von Buhl - riesling bone dry 2018 : nez fruité, semble un peu sucré et mûr. Bouche en fait sèche, un peu trop d'amers sur la finale, probablement meilleur l'année de sa sortie, mais ça reste une bonne entrée de gamme. B+.

 

Von Buhl - Kirschenstuck 2020 GG : très beau riesling, encore un peu trop jeune bien sûr, avec de l'opulence et de la largeur mais sans manquer de longueur et d'acidité, un bébé mais très bien né. TB+.

 

8 novembre 2024

Castello di Monsanto (Toscane) ****

Domaine à San Donato in Poggio. Secteur plutôt chaud de l'appellation donnant des vins puissants et tanniques. Monsanto parvient à garder une certaine finesse, joli style traditionnel.

 

Monsanto Classico 2020 Gran Selezione San donata in poggio, plus solaire, plus clair, un peu typé Brunello, beaucoup de fond, tension saline en finale, très bon. TB+.

 

Monsanto classico 2022 : fruité noir, mûr, assez facile mais simple.

Monsanto Riserva 2021 : clair en couleur, frais, goûte un peu nebbiolo, allonge sur l'acidité et les tannins très joli, très pur. TB+.

 

1 octobre 2025

Thomas Popy (Mesnay) ***

 

Thomas Popy possède 2 hectares dans le secteur Mesnay, Arbois, Pupillin, Montigny-les-Arsures. Ancien élève de Michel Guignier, Julie Balagny et Pierre Overnoy. Premier millésime en 2016 ? Vins naturels.

 

 

Thomas Popy, Vin de France Les Nouvelles 2020 : (13,63%. chardonnay et savagnin, à vérifier) Couleur or profond, nez assez mûr, fruits secs, pommes bletts, petite volatile. Bouche assez riche, mûre, manque de tension, puis avec l'ouverture la volatile augmente, ça lui donne du peps et ça lui ferait presque du bien, ce qui n'est pas forcément bon signe... La finale n'est pas très nette. Ca se confirme après un peu d'ouverture, la souris commence à arriver. Première rencontre ratée avec le domaine.

 

19 mai 2021

Koehler-Ruprecht (Allemagne - Palatinat) ***

Vieux domaine familial de 12,5 hectares, situé à Kallstadt, dans la partie nord du Palatinat, produisant des vins mûrs et opulents. Le Kallstadter Saumagen Riesling Auslese trocken RR est une des plus "grosses" cuvées des vins secs allemands. La famille Sauvage est aussi propriétaire de Burn Cottage en Nouvelle-Zélande.

 

 

Koehler-Ruprecht - Kallstadter Riesling kabinett trocken 2019 : (AP n°07, 11,5%) Couleur dorée, nez très mûr, exotique, litchi, papaye, pesque coco, ananas, ne fait pas très riesling mais plutôt gewurz ou autre cépage très aromatique. La bouche manque d'acidité à l'ouverture de la bouteille, mais le lendemain elle semble étonnamment en avoir retrouvé un peu. Ca reste au final trop mûr, vite lassant. Une déception sur cette cuvée, même si c'est plutôt une entrée de gamme du domaine. B-.

 

 

 

Jülg (Palatinat) *** - Spätburgunder vom kalk 2021 : (domaine Rising star 2021. Proche de F. Becker avec une partie des vignes en France et l'autre en Allemagne. Style très différent plus sur la finesse) couleur rubis, claire, limpide, nez expressif dès l'ouverture, qui pinote sur les petits fruits rouges, touche végétale noble type ronce, pas de bois ressenti. Bouche légère, fruitée, acidulée, peu tannique, petit trait végétal noble, frais, facile, longueur moyenne. Très belle entrée de gamme dans un style bien plus bourguignon que Palatinat, mais par contre tarifé à l'allemande 10-12€, là où on serait sur un beau générique bourguignon autour des 25€. TB.

 

 

Lukas Hammelman 3M2N (palatinat) **, spätburgunder trocken Dhochsatt 2022 : (pinot noir, 12,5%) pinot très boisé, plein de vanille et de coconut, tout rond, tout lisse, très décevant.

 

 

Scheuermann (Palatinat) *** - Weissburgunder chardo 2024 : (12%) clair en couleur, joli nez de chardo sur lies, grillé, citron confit, bouche avec pas mal de perlant à l'ouverture, fait chardonnay, lies, très léger beurré, floral, la finale manque un poil d'allonge, le gaz fait du bien au sens où l'acidité est moyenne, mais pour une entrée de gamme c'est très réussi. TB-.

 

 

Eymann (Palatinat) ***, Toreye chardonnay 2024 : (argilo calc et loess Palatinat. Vieux et grands fûts . BioD) nez assez aromatique et floral, un peu ananas. Bouche qui a un peu de vivacité et de gaz à l'attaque, finale assez courte qui manque un peu de relance, assez mûr pour 2024, fait un peu pinot blanc ou auxerrois. B.

Toreye pinot noir 2022 : pinot noir assez coloré, mûr avec un peu de corps mais les tannins restent fins, belle acidité derrière, bon équilibre, commence à très bien se goûter avec un peu de carafe, beau potentiel de garde aussi. Belle entrée de gamme, surtout pour le prix. TB.

 

 

Pauli-Combali ***, Graacher Himmelreich auslese 1976 (AP 4) : couleur acajou, nez très feuille de thé, cannelle, coing, tisane, abricot. Bouche qui a mangé un peu de sucre, aérienne, très thé cannelle, eucalyptus, abricot, coing, belle acidité, long. Merci Michel. TB++

 

20 octobre 2023

Javi Revert (Espagne) ***

Jeune vigneron, sur un petit domaine bio, sur les hauteurs de la DO Valencia, entre Alicante et Valence. Ancien œnologue de Celler del Roure, Javi Revert monte son propre domaine en 2014, vignes en altitude sur de vieux cépages autochtones. Sa cuvée phare, "Simeta", est un vin rouge en 100% arcos.

 

 

Javi Revert - Micalet blanc 2021 DO Valencia : (trapadell, tortosi, malvasia merseguera. VV sur calcaire en altitude. 12,5%) Couleur claire, nez poire, fruits blancs. Bouche légère, sur la vivacité, fruitée, très fraîche, pas un gros volume, pas de gras, simple niveau aromatique, assez longue, avec une finale presque légèrement tannique, un peu de lies. Intéressant. B+.

 

Javi Revert - Simeta 2020 : (100% arcos. Sols calcaires 650m d'altitude. Parcelle Tossal de l'angel. Elevage foudre. Une part de grappes entières. 1800bts. 14%) Couleur grenat, nez de cerise, mûre, un peu confituré, avec des notes terreuses et herbacées dans le fond, touche balsamique aussi. La bouche attaque sur un côté rond, confituré, gras, acidité moyenne, puis elle se resserre en finale sur des tannins un peu trop présents en l'état. Elle est assez simple, donne l'impression de manquer de fraîcheur. On reste plus sur une impression de confit que de minéral. Le projet avait l'air beau sur le papier mais ça ne s'est pas concrétisé dans le verre. A voir sur un autre millésime ou surtout sur un vin plus évolué. B+.

 

 

 

Finca Sandoval, DO Manchuela Salia 2022 : syrah grenache alicante sur les hauteurs du sud-Est espagnol, fruits confits, garrigue, pas trop d'alcool et une bonne acidité derrière, tannins un peu serrés en finale. Assez classique, rien de très émouvant. B. Une autre bouteille plus tard fait plus syrah, lardé, tanins plus fins. B+.

 

 

 

Oxer Wines (Txakoli & Rioja)

Oxer Bastegieta *** - Bizkaiko txakolina Marko Gure arbasoak 2022 : (petit courbu, gros courbu, gros manseng) couleur dorée, nez beurré, fruits jaunes, un peu esprit chardo en fût, la bouche est différente, léger beurré et gras en attaque puis plus citronnée, florale ensuite, la finale est assez courte. Bien mieux que la moyenne des txakoli avec une bonne maturité et un élevage ambitieux, mais pas du tout au niveau des jeunes Irouléguy bus récemment. B+.

 

 

 

Gorka Izagirre (Txakoli) ***

Gorka Izagirre - Bizkaiko Txakolina Zura 2019 : (100% hondarribi zuri. En fût) Couleur or profond, nez très fruits exotiques, miel, acacia, tire sur le jurançon sec par exemple. La bouche est ample, pleine de fruits exotiques, gourmande, l'élevage est discret, la finale manque un poil de tension pour chipoter. TB.

(valade) Txakoli de Bizkaia 24 pomme léger simple mais bon. G22 2023 acide, citrique, assez long, marqué lies, brioché grillé, pas un gros plaisir.

Ilun 2023 rouge : (cépage hondarrabi beltza ou courbu noir faux) Robe assez colorée, nez un peu rustique, animal, entre cabernet franc et gamay canaille. Bouche qui reste assez légère, acidulée, juteuse, pointe de froideur et de rusticité mais plutôt dans le bon sens donnant un peu de caractère, tannins qui restent fins. B.

 

 

 

Juanjo Tellaetxe *** - Tantaka 2022 DO Arabako Txakolina : (100% hondarrabi zuri) Elevage cuve sur lies, esprit peu interventionniste. Txakoli vif, frais, citronné, pomme verte, sensation minéral, 12,5% d'alcool sans manquer de maturité ni de volume, finale tendue, légers amers, très bien fait. TB.

 

29 août 2021

Eva Fricke (Allemagne, Rheingau) **** et Künstler ****

Jeune domaine créé en 2006 à Eltville. Après avoir vinifié pour le domaine Josef Leitz, Eva Fricke a décidé de s'installer à son compte dans le Rheingau, commençant avec 0,4 ha mais possédant désormais une quinzaine d'hectares. Inspirée par la nouvelle génération, dans une région vieillissante mais aux grands terroirs, comme PJ Kühn par exemple, Eva Fricke travaille en bio cherchant la minéralité, la tension, produisant des vins majoritairement secs.

 

 

Eva Fricke - Riesling Kiedrich trocken 2019 : couleur claire, vif et tendu, très minéral, pur, citronné, belle longueur pour un « village ». Déjà accessible sur la vivacité et la jeunesse, peut se garder aussi. TB.

 

Eva Fricke - riesling Lorchhäuser Seligmacher 2020 : (11,5%, 19gr SR) couleur claire, joli nez pas très pétrole, très zestes, fruits blancs, élégant, minéral. Bouche tendue, beaux amers, minérale, légère, on lui donne plutôt 10gr de SR, finale sur des amers nobles, encore jeune mais excellent, très noble, pas trop mûr pour un Rheingau 2020. TB++.

 

 

 

Domaine historique du Rheingau d'une cinquantaine d'hectares situé à Hocheim, aujourd'hui géré par Günter et Monika Künstler. Sa force est de posséder quelques très grands terroirs comme le Kirchenstück et le Hölle à Hocheim et quelques ares de Rottland et Schlossberg à Rüdesheim. En 2016 le domaine rentre dans l'association bio Fair & Green. 

 

 

Künstler - Riesling trocken 2018 : couleur claire, très vif, tendu, laser, peu de matière, citrique, pas du tout de surmaturité, finale sur une amertume végétale un peu gênante. Une entrée de gamme "régionale" tout à fait dispensable. B-.

 

1 juin 2018

Résumé RVF millésime 2017

RVF Spécial Millésime 2017

 

Millésime compliqué dans l’ensemble, à cause des orages de grêle, du gel, de la sécheresse… A part en Bourgogne, les volumes sont faibles. Pour des bouteilles de grande garde, il faudra probablement miser sur les Languedoc-Roussillon et Rhône rouges, voire certains Beaujolais, Savoie, Jura ou liquoreux du Sud-Ouest.

 

Alsace : De belles réussites pour les Rieslings grands crus secs sur les coteaux (Sommerberg, Rangen…). Quelques bonnes surprises pour les muscats secs. Année compliquée pour les pinots gris, les pinots noirs ou les gewurz. Meilleures notes pour l’Altenberg de Bergheim de Deiss et le Riesling Sommerberg de Boxler.

 

Beaujolais : Très beau millésime, en partie grâce à un été chaud, Morgon et Brouilly en tête. Malheureusement beaucoup de grêle sur Moulin-à-Vent ou Fleurie. Morgon chez Desvignes, Bouland, Laurent Gauthier, Laurent Perrachon. Juliénas chez Bergeron ou Bel Avenir. Brouilly et Côte de Brouilly chez Thivin, Julien Duport, Laurent Martray, Château des Tours, Chevalier Métrat

 

Bordeaux : Faible récolte à cause du gel de printemps. Bon millésime, mais inférieur à 2016 ou 2015. Style assez frais et fruité. En rouge le Nord du Médoc s’en sort mieux (St-Estephe, Pauillac). La meilleure réussite de la région est peut-être les Pessac blancs.

 

Bourgogne : Les volumes sont enfin bons après plusieurs années de faibles récoltes (à part quelques gelées de printemps sur Chablis et Châlon ou un orage de grêle sur le Clos de la Roche). La qualité est bonne dans tous les secteurs, mais inférieure à 2016 ou 2015. Quelques vins ont semblé dilués chez les producteurs qui sont sur de gros rendements. L’été a été sec et chaud, sans stress hydrique néanmoins. Le style est plus « classique » que celui des 2 millésimes précédents. Les meilleures AOC : premiers crus de Chablis sur la rive droite du Serein, Vosne, Gevrey, Nuits st Georges, Pommard, Meursault, Puligny, Givry rouge, Pouilly-Fuissé. Meilleures notes chez d’Auvenay bien sûr.

 

Champagne : Il y aura probablement peu de millésimés 2017. Les chardonnays s’en sortent toutefois bien mieux que les pinots.

 

Corse : Faibles volumes à cause du gel de printemps puis ensuite de la sécheresse. Les rouges s’en sortent mieux que les blancs. Les vins sont moins concentrés qu’en 2015 ou 2016 et devraient se livrer assez vite. Meilleurs vins chez Clos Canarelli (Tara di Sogno blanc), Clos Canereccia, Vaccelli, Sant Armettu (cuvée Myrtus), Clos Nicrosi, Yves Leccia, Abbatucci, Mariotti Bindi, A. Arena, AM. Arena et Giacometti.

 

Jura : Très faibles volumes à cause du gel d’avril. Mais la qualité est là, au niveau des 2015 et 2016. Même si l’été a été chaud, les vins sont frai, équilibrés et concentrés. Les rouges (surtout les trousseaux) à peine meilleurs que les blancs. Meilleures notes chez Cartaux-Bougaud, Rijckaert, Daniel Dugois, Marnes Blanches

 

Languedoc : Gel, grêle et sécheresse : les volumes sont très faibles en 2017. Mais la qualité est au rendez-vous, les vins sont nettement supérieurs aux 2016, les réserves d’eau hivernales ayant permis de garder la fraîcheur qu’il manque au millésime précédent. Les terroirs d’altitude s’en sortent bien : Pic-St-Loup, Montpeyroux, Corbières… les Saint-Chinian ou Faugères sur schistes également. Meilleures notes chez Les Hautes Terres, Pièce de Roche de La Baronne, Mas d’Alezon, Domaine des Païssels, Aupilhac cuvée Cocalières, Domaine de la Prose, Clos Maïa, Pas de l’Escalette, Mas des Chimères, Mas Haut-Buis, Ermitage du Pic St Loup

 

Loire : Le gel d’avril a fait des dégâts, mais moins qu’en 2016. L’été chaud a engendré une récolte précoce, donnant des blancs solaires, mais moins concentré que les 2015. Cour-Cheverny et Jasnières s’en sortent un peu mieux. Les rouges sont juteux et s’en sortent mieux que les blancs, notamment sur Chinon et Bourgueil. Les liquoreux ne sont pas très riches, ils seront faciles et digestes. Meilleures notes chez Baudry, Grosbois, domaine de La Butte, Huards, Montcy, Bellivière, La Grange Tiphaine, Delesvaux, Soucherie, Huet, Pinard, Crochet, Vacheron, Roches Neuves, Angéli, Leroy

 

Provence : le gel d’avril puis la sécheresse ont donné un millésime faible en quantité et moyen en qualité, avec des vins manquant souvent de fraîcheur, surtout en blanc. Meilleurs vins pour le blanc de Simone, les rouges d’Hauvette, Tempier, Ray-Jane.

 

Rhône : Pas de grêle ni de gel ici, mais la chaleur d’été et le manque d’eau ont entraîné des rendements plutôt faibles, avec des acidités assez basses. Les blancs manquent souvent de tension. Les rouges sont très beaux, avec de la concentration et une fraîcheur supérieure à 2015, la vigne n’ayant pas été bloquée par le stress hydrique. Au sud, les vins rouges ne sont pas trop marqués par l’alcool, les nuits fraîches ayant sauvé les équilibres, mais pas les rendements, au plus bas. Cornas, Côte-Rôtie, St Joseph, Hermitage, Châteauneuf-du-Pape livrent de beaux vins. En blanc Saint-Péray s’en sort bien. Meilleures notes chez Bonnefond, Duclaux, François & Fils, Villard, Tunnel, Rayas, Mont-Olivet, Gradassi, Villeneuve, Vieux Donjon

 

Roussillon : Même situation que dans le Languedoc, avec des rouges vendangés très tôt mais qui avaient accumulés suffisamment d’eau pour tenir l’été. Meilleures notes chez Gauby, Clos du Rouge-Gorge, Treloar

 

Savoie : peu de volume à cause du gel d’avril, mais une excellente qualité, surtout en rouge, avec la concentration des 2015 et la fraîcheur des 2016. Les mondeuses et gamays rayonnent, les blancs sont homogènes avec une belle fraîcheur. Meilleures notes chez A&M Quénard, Domaine de Chevillard, Fils de Charles Trosset, JF Quénard, Berthollier

 

Sud-Ouest : Ce qui n’a pas gelé en avril est rare mais de belle qualité. Comme dans d’autres régions l’été a été très chaud. En rouge Cahors, Madiran, Bergerac donnent de bons vins, pas très concentrés mais juteux et frais, à boire rapidement. En blanc sec mansengs s’en sortent mieux grâce à leur acidité naturelle. Ce sont sûrement les liquoreux botrytisés qui s’en tirent le mieux. Meilleures notes chez Les Verdots, Barouillet, Cosse Maisonneuve, Montus, Larredya, Labranche-Laffont, Arretxea

 

26 janvier 2018

Léoville las Cases (Saint-Julien-Beychevelle) *****

 

"L'élégance de Saint-Julien avec la puissance de Pauillac. Il rappelle parfois Château Latour" RVF. Probablement le Saint-Julien qui demande le plus de temps de garde.

 

 

Clos du Marquis - Saint-Julien 2010 : couleur sombre aux contours violets, nez encore sur le bois, la vanille, du cassis derrière, aucune note de poivron. Bouche avec une belle matière, des tannins soyeux bien arrondis par le fût, l'aromatique est encore sur le café, la vanille, belle fraîcheur derrière et plutôt une bonne longueur. Beau potentiel, à revoir dans 10ans. TB-.

 

 

Léoville Las Cases 2002 : assez sombre, encore jeune, nez très cuir, cassis, graphite, aucune trace d'élevage, très noble. Bouche en tension, très fraîche, racée, sur le cuir, tabac, acidité élevée, donne de l'allonge, finale longue, racée, la grande classe. TB++.

 

Léoville Las Cases, Saint-Julien 1993 : nez café et viande fumée, petite touche bordeaux noble avec du sous-bois et un léger végétal. Bouche encore jeune, légèrement végétale, bonne allonge avec une finale un peu plus longue que le précédent, mais là aussi pas une grande émotion. B+.

 

21 mars 2024

Lamy-Pillot (Chassagne-Montrachet) ***

De très beaux progrès depuis le changement de matériel et les investissements depuis 2021 environ.

 

 

Domaine Lamy-Pillot  - Saint-Aubin 1er cru "en créot" 2009 : 14/20.

Domaine Lamy-Pillot  - Chassagne-Montrachet blanc 2008 : 15/20.

Domaine Lamy-Pillot  - Chassagne-Montrachet rouge Champs de Morgeot 2012 : robe rubis, beau nez sur les fruits rouges avec un peu de ronce. Bouche légère, très facile, fraîche. Longueur moyenne. 15/20.

Domaine Lamy-Pillot  - Chassagne-Montrachet Pot bois 2016 : fruit assez mûr, beurré, belle tension derrière, finale un peu trop tartrique. B+.

Domaine Lamy-Pillot  - Saint-Aubin 1er cru Charmois 2015 : nez sur le souffre et boisé, bouche puissante qui manque de fruit, un peu pataude. B.

Domaine Lamy-Pillot  - Bourgogne rouge 2016 : très beau nez de cerise et fruits noirs, bouche un peu plus verte, à peine trop végétale, en finale surtout. B.

Domaine Lamy-Pillot  - Bourgogne rouge 2017 : beau nez, plus solaire et confituré que 2016. Bouche là aussi un peu verte mais surtout de l'alcool en finale. B-.

Santenay charron 2018 : coloré et concentré, extrait, on sent le millésime solaire, bonne matière. B+.

 

Domaine Lamy-Pillot  - Chassagne 1er Cru Boudriotte rouge 2015 : robe sombre, très beau nez de fruits noirs et cerise, bouche sur des fruits noirs, assez mûre, on sent le millésime 2015 avec un côté solaire, pas une grosse tension, mais belle concentration et complexité, à attendre encore un peu si possible. TB.

 

Domaine Lamy-pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru « Morgeot » 2015 : Couleur à peine plus dorée, nez un peu grillé et citronné, la bouche n’est pas très grasse non plus, moins fruitée que le Meursault, mais avec un peu plus de volume et de longueur, aussi un côté tartrique trop prononcé. Encore un bon potentiel de vieillissement. TB-.

 

Domaine Lamy-Pillot - Chassagne blanc pot bois 2018 : nez léger beurré fruits jaunes, pas trop d'élevage. Bouche avec de la tension pour 2018, quelques amers en finale, millésime bien géré, cette parcelle en altitude convient bien pour les millésimes solaires. TB.

 

Chassagne blanc pot bois 2019 : sur l'élevage, plus gras et beurrée, boisée que 2018. B.

 

Lamy-Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Boudriotte 2016 : couleur sombre, nez cuir encore de l'élevage, un peu trop extrait aussi. Bouche serrée, presque ferrugineuse, qui manque de pureté et de fruit, assez bonne longueur ceci dit. B.

 

SAINT-AUBIN 1ER CRULe CharmoisBlanc2022, CHASSAGNE-MONTRACHETPot BoisBlanc2022, CHASSAGNE-MONTRACHET 1ER CRUMorgeotBlanc2022 trois blancs qui se sont bien goûtés avec de belles tensions, tout en gardant du volume, élevages plus légers que par le passé. Mention au pot bois, en haut de coteau encore plus intense et énergique, forte empreinte minérale.

 

SAINT-AUBINLes ArgilliersRouge2022, CHASSAGNE-MONTRACHETChamps de MorgeotRouge2022, CHASSAGNE-MONTRACHET 1ER CRULa BoudriotteRouge2022 Le domaine a aussi bien progressé sur les rouges, depuis le millésime 2021 avec surtout du meilleur matériel en cave, des vins plus fins, très élégants, encore un poil d’élevage sur Boudriotte à intégrer, mais là aussi belle surprise, du très haut niveau désormais.

 

21 janvier 2024

Buisson-Charles (Meursault) ***

 

FDGV15

Buisson-Charles Meursault 1er cru Bouches Chères 2013 : nez encore un peu boisé, bouche très grasse, beurrée, bonne acidité, à attendre encore un peu, bon potentiel. TB.

 

 

Gds jours 2024

Buisson-Charles : Pas pu noter le nom des premiers vins, je pense un Bourgogne chardonnay 2022 et un meursault village (Tessons ?)  MEURSAULT 1ER CRULes BouchèresBlanc2022, MEURSAULT 1ER CRUCharmes dessus Blanc2022  une gamme avec de l’acidité, pas trop d’élevage, à peine grillé, très citronné, pas mal faite mais où tout se ressemble un peu et des vins qui semblent un peu trop soufrés, avec des finales qui brulent un peu sur la gencive. Pas de coup de cœur personnellement

 

Bourgogne hautes coutures 2021 blanc : style plutôt tendu et salivant, pas de bois, pas de gras, reste assez simple. B+.

 

21 février 2024

François Mikulski (Meursault) ****

Domaine réputé pour ses vins très tendus et épurés

 

 

FDGV 2015

Mikulski Meursault 2013 : pas de bois ressenti, frais et citronné, sympa. B+.

 

 

Mikulski – Meursault 1er cru Poruzots 2008 : Couleur or profond, nez sur le miel, le coing, la mirabelle, ne fait pas chardonnay, assez mûr pour le domaine mais très joli. Bouche sans aucun gras, ni beurré, sur les arômes du nez, assez droite, fraîche, bonne acidité, assez longue. TB+.

 

Mikulski, Meursault 1er cru Genèvrières 2018 : couleur or profond, nez de cire, pomme au four, bouche élégante, pas de gras, peu d’alcool, bonne acidité, pas un gros volume, semble être un chenin à l’aveugle, manque juste un peu de longueur. TB.

 

Gds jours

Bourgogne cote d’or 2022, MEURSAULTBlanc2022, MEURSAULT 1ER CRU Le PorusotBlanc2022. Trois vins bien dans le style du domaine, sur la tension, pas du tout de gras, très citronnés, longs, frais, on ne joue pas sur le volume mais il y en a suffisamment à mon goût sur ce millésime. Typiquement le genre de domaine dont le style convient bien au millésime je trouve.

 

12 décembre 2024

Bastian Wolber - Laisse Tomber (Volnay) ***

 

Premier millésime 2019 à Baden, 2020 à Auxey, 2021 à Volnay. Bastian Wolber est le frère de Christoph (formé en partie en Bourgogne lui aussi) qui vinifie les vins du domaine Wasenhaus en Allemagne. Bastian a donc appris auprès de son frère, puis auprès de JY Bizot, Ganevat, Dreyer... Petit à petit il a réussi à trouver quelques petites parcelles, il continue de faire du négoce, un peu de fermage aussi, en France et avec des projets en Allemagne.

 

Les blancs comme les rouges sont tous en grappe entière, élevages en veux fûts, extraction minimale sur les rouges, pas de collage ni de filtration, très léger sulfitage si nécessaire à la mise uniquement.

 

 

Bastian Wolber Laisse Tomber - Gamay 2023 : (à Beaujeu, à l'ouest de Lantignié et de Morgon. Grappe entière. Carbo ? Elevage vieux fûts. 10mg à la mise seulement) Couleur claire pour un gamay avec des contours violets. Nez avec une très légère réduction au départ, qui part vite, puis très expressif, beaucoup de fruits, mûre, framboise, pas trop amylique pour une carbo, beaucoup de pivoine/violette aussi, pas du tout d'élevage ressenti. La bouche est juteuse, croquante, aromatique encore assez simple, fruitée/florale, acidité élevée pour 2023 qui lui va bien, pas très haut en alcool (12,5-13), très digeste, la finale montre quelques petits tannins qui donnent un peu d'allonge et un petit brin de rusticité plutôt bienvenu. Joli gamay sur le fruit, pas spécialement typé nature. TB.

 

Bastian Wolber, Côte d'or bourgogne blanc 2022 : (chardo, bas de Puligny ?) assez coloré, nez un peu pomme blett, levure. Bouche vive, tendue, légère en alcool, fraiche, pas du tout de gras, pas de bois ressenti, finale un peu brouillonne. B-.

 

21 mars 2024

Rémi Jobard (Meursault) *****

Des vins sur la tension, qui demandent un peu de temps, avec des élevages peu marqués (de plus en plus de demi-muids)

 

 

FDGV15

Rémi Jobard Meursault En Luraule 2013 : vin assez gras, peu boisé, puissant, bonne longueur. TB-.

 

 

Grands Jours 2024

MEURSAULTEn LurauleBlanc2022, MEURSAULTSous la VelleBlanc2022, MEURSAULTLES NARVAUXBlanc2022 , MEURSAULTLES CHEVALIERESBlanc2022, MEURSAULT 1ER CRUPorusotBlanc2022, MEURSAULT 1ER CRUGenevrièresBlanc2022. (pas sur de l’ordre pour les deux premiers, il me semble qu’il y avait un Bourgogne blanc…) Superbe gamme, tout est énergique, tendu, très léger grillé des lies, puis des belles finales fraîches, impression saline. Peut-être Chevalières un petit cran en-dessous, mais les entrées de gamme superbe. Les deux derniers combinent un supplément de matière à la tension des premiers. Second coup de cœur du jour.

 

 

Côte d'Or chardonnay VV 2022 : bel équilibre entre léger gras et beurré et tension, reste frais pour 2022, classique, très bon niveau pour un régional.

 

Meursault sous la velle 2022 : clair en couleur, nez fruits blancs et jaunes, floral, subtil, toute petite touche d'élevage mais plutôt classieux, pas trop marqué lies. Belle tension en bouche, en se réchauffant il prend un peu de gras, mais reste sur un profil assez tendu pour un 2022 avec beaucoup d'allonge, finale salivante, quelques amers nobles, très long pour un village, surtout du bas de coteau, excellent. TB++.

 

17 décembre 2024

Damascene **** et Lourens **** (Afrique du Sud)

 

Damascene

 

Damascene, WO Swartland syrah 2021 : (créé en 2019 par Jean Smit et David Curl, après un passage en Californie, chez Stéphane Ogier, chez Badenhorst puis plusieurs années chez Boekenhoutskloof. . Basé à Elgin. Raisins du Swartland, Cederberg et Stellenbosch. Style « rhodanien ». Swartland : 3 parcelles, granit, schiste et argile, majorité schiste. 11mois cuves bois 2000L. Environ 70% VE)  Couleur sombre, nez élégant mais qu’il faut aller chercher, fruits noirs, violette, zan, graphite. Bouche tendue, fraîche, un peu fermée, austère, mais très noble, beaucoup de finesse, on sent qu’on a voulu privilégier la fraîcheur ici. Manque de gourmandise dans la série par comparaison, mais un style intéressant, très fin et frais pour le Swartland. Il a divisé l’assemblée. TB.


(pas de malo) chenin 22 Stellenbosch, sent les lies, pas de gras, citronné, manque de peps et d’intensité. Chenin Swartland 22 beaucoup plus intense, plus de corps et plus d’acidité, moins marqué lies, très long, tendu tout en ayant du fruit, superbe. Sémillon 22 miellé noisette, manque d’acidité derrière bien sûr mais bien fait. Syrah 22 Swartland violette, fin, très « français », bon et facile, un poil lisse.  Ceres plateau syrah 22 un peu orangette, même côté un peu lisse.  Cabernet 21 Stellenbosch végétal, violette nez de cabernet mais bouche très fine, léger boisé, tannins très fins, un poil lisse aussi.

 

 

 

Lourens

 

 Lourens, WO Piekenierskloof Lua Ilse Grenache 2022 : (domaine créé en 2016 à Paarl par Franco Lourens ancien bras droit de Chris Alheit (qui a aussi travaillé chez Vasse Felix, Ramay, Matassa…) Il partage son chai avec Van Loggerenberg. Lua Ilse est le nom de sa fille, premier millésime en 2019. 100% grenache non greffé à Piekenierskloof (Swartland), élevage fûts non neufs de 500L. 25% grappe entière)  Couleur rubis, nez un peu pinot, infusé, fruits rouges, framboise, pivoine, très élégant et éclatant. La bouche est plus typée grenache, mais sans aucune lourdeur, ronde, fruité rouge sucré, peu de tannins, très floral et élégant, frais, manque juste un poil d’allonge pour être parfait, mais il offre beaucoup de plaisir en l’état. TB+.


Lindi carien 23 vif, un peu noisette, pas très long mais frais. Skuinskap steen chenin 23 plus vif, peu aromatique, lies, les 14% d’alcool le rattrapent un poil sur la finale. Howard john 23 un peu orangette, tannins fins, mais simple, court. Lua Ilse 2023 grenache exceptionnel, aérien, très fin, mais sans manquer de longueur, frais, extra.

 

26 novembre 2023

Ata Rangi (Nouvelle-Zélande) ****

 

Domaine certifié bio, planté en 1980 par Clive Paton. Parti de 5 hectares, le domaine fait 48ha aujourd’hui. 

 

 

Ata Rangi - Pinot noir Crimson 2017 Martinborough : couleur claire un peu orangée sur le bords, nez ultra expressif, flatteur, pinote clairement, plein de cerise, fruits rouges, à peine ronce et humus, déjà à peine évolué, pointe de sucrosité, pas de bois, donne envie d'y aller. Bouche facile, beaucoup de fruit, légère, un peu sucrée, pas beaucoup de fond ni d'acidité mais très gourmande, longueur moyenne, mais on y retourne facilement. Très bonne entrée de gamme, assez typée "nouveau monde". TB.

 

Ata Rangi, pinot noir 2016 (Wairarapa-Martinborough) : (Vigne irrigué. 4100pieds/ha. 30% grappe entière. MPF. Elevage fûts français 11 mois 35% neufs. Sols argiles, limons, galets « greywackes ».)     Couleur rubis, nez très éclatant dès l’ouverture de la bouteille, fraise confiturée, cerise rouge, pivoine, très fleuri, grappe entière, fait de suite penser aux Ipob de Californie, petite touche orangette quand il se réchauffe. La bouche est un peu moins évidente, elle garde du fruit mais aussi un petit trait végétal, qui à l’avantage de lui donner de la fraîcheur mais rend la finale un peu dure. TB.

 

Crimson 22 rond sucré un peu de gaz. Martinborough pinot 2020 un peu évolué rose pivoine, rond, fraise écrasé, sucré, façon Sonoma, pas d'alcool ressenti, très gourmand, limite un poil trop pour chipoter (trop en rondeur), mais nez fantastique. Mc Crone 2020 pinot plus argileux, plus structuré, moins floral, un peu moins gourmand, un peu plus boisé.

 

27 décembre 2023

Kistler et Occidental (USA) ****

 

Le domaine a été fondé par Steve Kistler en 1978. Il s'est agrandi au fil du temps. La plupart des vignes sont en propriété, allant de Sonoma jusqu'à Carneros. Depuis 2008 Jason Kesner gère le domaine.

Steve Kistler est désormais parti du domaine éponyme pour se consacrer pleinement à son autre projet avec ses deux filles : Occidental. Depuis les années 1980, il a cherché les meilleurs secteurs de Sonoma pour produire des pinots noirs sur la finesse et l'élégance avec un travail encore plus précis que sur le domaine Kistler.

 

 

Kistler, Chardonnay Les Noisetiers 2008 AVA Sonoma Coast (Sonoma County)  Couleur très dorée aussi. Le nez fait très beurré, caramel, noisette, vanille, praliné, on sent que c'est fatigué. La bouche confirme, très grasse et très ronde, plus beaucoup d'acidité, finale uniquement sur l'alcool. Là aussi, la personne qui a apporté la bouteille nous dit qu'elle a mal vieilli, d'autres ont mieux goûté. 

 

Kistler


Pinot noir Sonoma 23 nez assez mûr, ouche avec de l’acidité, finale un peu arrondie, gourmand, style moderne. Pinot Noir Russian River 2023 plus plair un peu plus tendu et plus sérieux, plus épicé, un peu plus d’allonge, le style reste assez moderne, bien fait. Les Noisetiers chardo 2023 (14,4%) nez boisé, beurré, bouche assez tendue au départ mais avec un côté soufré brulant. VineHill Russian River blanc 2022 un peu mou, moderne, bof.

 

Occidental - Freestone pinot noir AVA Sonoma Coast 2019 : Couleur assez sombre pour Sonoma, nez éclatant, fruits noirs et rouges, vanille. Bouche fine, beau volume, assez ronde, un peu lisse pour chipoter avec un élevage encore présent. Différent du style Ipob plus infusé et plus grappe entière. Un peu trop "moderne" mais parfaitement exécuté. TB.

 

16 novembre 2024

RETA (Chili) ****

RETA (Chili), Valle del Limari Quebrada chalinga Pinot noir 2021 : (Domaine créé en 2019 par l’œnologue légendaire Marcelo Retamal qui a sélectionné les trois meilleurs terroirs du Chili selon lui. Ici  400kms au nord de Santiago mais proche de l’Océan. Vignes plantées francs de pied en 2006. Sols granitiques avec des dépots calcaires. 50% grappe entière. Elevage 16 mois dans des fûts bourguignons 228L de 3e et 5e remplissage) Couleur rubis avec des contours un peu gris, plus foncé que le précédent. Un nez élégant, qui pinote sur les fruits rouges, petite touche fumée, épices, ronce. La bouche est fraîche, avec un beau volume, des tannins fins, combine un fruité mûr et une belle acidité, semble avoir un beau potentiel de garde tout en étant déjà approchable maintenant, la grappe entière se sent et lui apporte une forme de noblesse. Très joli vin. TB++.

 

RETA :  Pinot noir 2022 quebrada chalinga long, salin, style sérieux, avec du fond, un poil jeune en l’état mais prometteur.

 

RETA, Chardonnay Quebrada seca 2020 DO Valle del Limari : (Marcelo Retamal, célèbre œnologue, qui faisait notamment les vins de Vinedos de Alcohuaz. Il crée un domaine en 2019 : 3 parcelles les plus qualitatives du pays selon lui, un chardonnay et un pinot à Limari, un rouge dans le Maule. Désormais des projets en Espagne.  Ici 4,4 hectares, 236m altitude, 25kms de l’océan. Vignes plantées en 1993 franches de pied. Elevage 24 mois fûts de chêne français non neufs)  On rentre un peu dans les terres par rapport au précédent et à peine plus au Nord, couleur bien dorée, nez beurré, fruits jaunes plus mûr, plus miellé. Bouche plus puissante (13,5% vs 12,5%) avec plus de gras, très beaunois dans l'esprit, on sent que la malo a été faite ici. La finale reste cependant fraîche avec une impression de salinité. Pas de lourdeur. (Un Saint-Aubin sur gamay 2015 de Moingeon bu juste après était proche jusqu'à la finale plus pataude.) Niveau proche du précédent, dans un style opposé, celui-ci est à boire par contre. TB++.

 

RETA, Romelio 2020 DO Maule : (vignes de 1945 franc de pied, malbec complanté avec un peu de pais et de carignan, 59m altitude, à Limavida, 36km du Pacifique, non irrigué. 70% VE. 30jours macération, 26mois fûts français 228L de 3e et 4e remplissage. Sol granit décomposé. 13,5%, 6,62AT)  Couleur sombre, un peu tuilée, nez de fruits noirs, violette, épices, cannelle. Bouche un peu plus puissante que les autres rouges, avec du corps et encore un peu de tannins, encore un peu jeune, aromatique intéressante, à la fois mûre, épicée, mais avec de l'acidité dans le fond et une bonne longueur, très florale et élégante. Un bon potentiel. Quelque part entre les malbecs de Cosse Maisonneuve et ceux de Riccitelli. TB+.

 

16 octobre 2024

Gianni Brunelli (Toscane) ****

Gianni brunelli


Rosso 2023 (un peu de leur vignes plus au nord et un peu de leurs vignes plus au sud, majorité celles du nord sur cette entrée de gamme, le contraire ensuite) très fin, très pur, jolis fruits rouges, finesse, classieux, top.  Brunello 2020 idem tout en pureté, reste frais, élégant, sublime.  Riserva 2019 plus noir, les tannins sont fins, mais petite touche oxy noisette comme souvent sur ces élevages très longs (6ans foudres ici), moins le coup de cœur.

 

 

Gianni Brunelli Le Chiuse di Sotto, Brunello di Montalcino 2013 : (domaine de 6,5ha créé en 1987 par cet ancien restaurateur de Sienne. Bio non certifié. Des parcelles à Pordenovone au sud-est (sable, galestro…) et à Le Chiuse di Sotto au Nord (argiles). Elevage foudres. Depuis la mort de Gianni en 2008 c’est sa femme Laura qui continue au domaine.)       Couleur grenat, sans aucune note d’évolution, nez qu’il faut aller chercher, fruits noirs, un peu floral, délicat. La bouche est très élégante, toute en sobriété et en retenue mais très noble, du fruit, de la matière, pas encore d’évolution. C’est long, pas très haut en alcool (13,5°), très frais et très juteux. TB+.

 

16 octobre 2024

Sottimano (Piémont) ***

Sottimano


(tout foudres désormai) Maté Bracchetto 24 sorte de rosé sérieux, un côté litchi, tension, étonnant, très sympa. Langhe 23 fait sérieux, serré, un peu noisette.  Basarin 2020 censé être le plus fin, aromatique top mais tannins très serrés.  Pajoré 2020 plus austère plus droit ultra tannique. Fausoni 2020 moins épicé, jolis aromes mais très serré aussi.   Riserva 2016 un peu noisette, plus en rondeur, bof.

 

 

Sottimano - Barbaresco Pajoré 2008 : (domaine familial de 18ha depuis les années 1960 par Rino et son fils Andrea. Style moderniste à l'époque, a changé depuis. Macérations 25jours, élevage 2ans en barriques dont 15% neuves mais sans contrôle des températures. Pajoré à 420m d’altitude, calcaire, exposé sud-ouest) Couleur assez sombre aussi, nez boisé sur la noix de coco, la mangue, les fruits exotiques (comme un vin blanc), la vanille, les fruits noirs. Bouche à l’attaque ronde, veloutée, encore toute jeune, mais les tanins du nebbiolo ressortent en finale, mêlés à une aromatique boisée coco/vanille. Décevant.  A attendre encore. B-.

 

24 novembre 2023

Timo Mayer (Australie) ****

 

Timo Mayer - Pinot noir Dr Mayer 2017 Yarra Valley : (cuvée Close Planted, haute densité. 50% grappe entière) couleur rubis foncé à peine brunie sur les bords, bouche très bourguignonne, fruits rouges, cerise, petite note de vendange entière florale/épicée, ronce, pointe toasté dans le fond. Bouche avec une belle matière, fraîche, sur le noyau de cerise, le végétal noble, la ronce, avec une finale à peine astringente/amère pour chipoter que j'attribue principalement à la rafle. Un pinot classe, sérieux, frais, qui peut vieillir sans problème. TB+.

 

Timo Mayer Sangiovese 2021 : (carbo, comme toutes ses cuvées, BioD) couleur très claire, nez fraise écrasée, un peu truffe à l'ouverture, pivoine, pas très marquée carbo (juste un début de carbo ?). Bouche très suave, ronde, fruits rouges écrasée, pas de tannins, floral, ultra gourmande, rappelle une pialade ou un rayas, avec quand même du fond. TB++.

 

8 septembre 2025

Jorge Olivera (Espagne) ***

 

Jorge Olivera, Kemisio 2023 : (vin naturel, nord de l’Aragon, vers Huesca. Cépages non identifiés, environ 30% de cépages blancs) Couleur rouge très claire, ou rosé foncé, nez de petits fruits rouges acidulés, groseille, canneberge, un peu de végétal et d’épices, pivoine. Bouche légère, sans tannins, jus de fruit nature, fruits rouges acidulés, trait végétal, simple, facile à boire, propre (même si le lendemain petite souris qui commence à arriver sur le fond de bouteille). Pas très long mais c’est efficace et facile. B+.

 

2 septembre 2025

Unterlind (Allemagne, Moselle) ****

 

Domaine tout récent, créé vers 2020 par Heiner Bollig et sa femme Veronika, sur 2 hectares. Heiner est le chef de cave d'Egon Müller, sa femme travail dans la partie commerce du domaine... Les vignes sont sur l'Apotheke à Trittenheim, le Juffer à Brauneberg et le Laurentiuslay à Leiwen. Levures indigènes, la cuve est privilégiée.

 

 

Unterlind, Trittenheimer Apotheke riesling kabinett AP02 2023 : couleur très claire, nez très épuré, citronné, pas trop de pétrole. Bouche très droite et cristalline, on se demande où sont les sucres, pas beaucoup de corps, mais très pur, frais, minéral, finale salivante, très digeste. Très joli et déjà accessible pour un vin si jeune. TB+.

 

12 septembre 2017

Manuel Olivier (Nuits-saint-Georges) **

Manuel Olivier - Vosne-Romanée Les Damaudes 2012 : Robe rubis clair, nez un peu fermé à l'ouverture, bien mieux le lendemain, sur des petits fruits rouges, fraise surtout, un peu de griotte, une pointe végétale, pas de bois ressenti. Bouche toute en finesse, pas une grosse matière, mais un beau fruité après une longue ouverture, peu de tannins, une belle trame minérale pour étirer le vin. Finale assez longue, fruitée, acidulée, à peine végétale. Beau village, fin et fruité, à ouvrir à l'avance ou plus probablement à garder encore un peu. (Le surlendemain un peu de bois et une légère oxydation sont apparus) Note : 15,5/20.

 

Manuel Olivier - Bourgogne Hautes Côtes de Nuits Chardonnay 2016 : nez beurré, vanillé, un peu trop boisé. Mieux en bouche, plus de fruit, toujours un beau gras, assez mûre, à peine sucrée, gourmande, pas très tendue, facile à boire, style moderne. B.

 

Manuel Olivier - Bourgogne Hautes Côtes de Nuits Pinot Noir VV 2015 : couleur sombre, nez un peu refermé, fruits noirs, léger boisé. Bouche avec une belle concentration, mais qui manque un peu de pureté de fruit et de minéralité. B-.

 

NSG 2020 : clair, léger, fruité, facile, très simple. B.

Manuel Olivier, 2019 (aux allots) : robe assez claire pour un 2019, nez fruité et épicé, bouche assez simple, plutôt légère et facile, sans la profondeur des vins suivants. B.

 

 

Manuel Olivier

Chambolle 2017 confituré mais peu de matière. Bien mieux le Vosne 2017 Damaudes, plus frais, plus long, joli vin. Morey 2015 trop chaud, lourd. Clos Vougeot 2012 très pataud aussi. Toujours pas convaincu par ce domaine au style très international…

 

Bourgogne pinot noir 2023 : très clair, fin, pas de chaleur pour un 2023, rond, et facile, beau fruité, belle entrée de gamme.


M. Olivier Hautes Côtes de Beaune blanc 2023 très beurré rond boisé.
 

10 octobre 2019

Friedrich Becker (Allemagne - Palatinat) ****

Friedrich Becker - Schweigen Pinot Noir trocken 2015 : (niveau "village", sud du Palatinat. AP °33) Couleur rubis foncé, nez avec un peu de réduction à l'ouverture, très bien après carafage, sur la cerise rouge, la fraise, quelques notes fumées, une touche végétale noble, presque olive noire, une pointe d'élevage ressentie au départ mais parfaitement intégrée au fur et à mesure que le fruit prend le dessus. Bouche sérieuse, avec de l'épaisseur, une acidité élevée, beaucoup d'énergie, des tannins présents pour un pinot mais qui ne sèchent jamais. Le fond de bouteille le lendemain développe une pointe de tertiaire qui le rend encore plus complexe. Belle longueur en plus pour ce niveau d'appellation. Excellente bouteille, d'un maître du pinot allemand, qui pour 22€ vaut largement des Morey ou Gevrey. Reste à goûter les "Grands crus" de Becker, aux tarifs bien plus bourguignons... Note : 17/20.

 

Spatburgunder 2019 : couleur noire, nez très réduit. Bouche avec de la réduction, tannique, serrée, trop extraite. B-. Une autre bouteille plus tard était réduite, moins serrée par contre.

 

Bonus Friedrich Becker, Heydenreich pinot noir 2016 (Palatinat) : un vin beaucoup plus clair que les autres, où on a eu l'impression d'un climat plus frais, plus d'acidité, mais beaucoup d'élégance, sur des petits fruits rouges, une touche d'élevage viande fumée. On part vite plus au Nord que la Bourgogne. Une cuvée qui a paru très élégante, avec peu d'extraction pour un grand cru de Friedrich Becker. Très accessible en l'état, un vin qui a fait l'unanimité. TB+.

 

salon valade

F. Becker : Spätburgunder 2019 très clair, un peu réduit, compliqué.

 

2 septembre 2025

Maison Aymon (Orches) ***

 

Micro-négoce créé par Nicolas Protin, officiellement lancé en 2022 (même si quelques cuvées ont été vinifiées pour les amis à partir de 2020). Nicolas Protin est un amateur de vin, qui a travaillé auparavant en Australie, Nouvelle-Zélande, chez Comte Armand et Terres de Velle. Il travaille dans les vignes qu'il vinifie ensuite, même si elles ne lui appartiennent pas. Les blancs sont travaillés grappes entières avec les "lies fines" seulement pour ne pas avoir trop de réduction, en cuves et fûts, sans batonnage, peu sulfités. Les rouges sont en grappes entières 100%, tout est fait par gravité sans pompes, plutôt peu interventionniste avec une quantité de bois neuf limitée.

 

 

Maison Aymon, Beaune 1er Cru 2023 : (1ers crus Toussaints et Bressandes. 1er millésime de la cuvée. Sa cuvée la plus concentrée. 12,5%) Couleur claire et brillante, nez expressif dès l'ouverture, très cerise rouge, un peu floral, on sent un peu la grappe entière au niveau aromatique au sens où il y a une petite touche amylique (petit départ en carbo ?) mais sans excès. La bouche a été travaillée sur le fruit et le floral, peu d'alcool, mais dès le milieu de bouche on sent un côté rafle avec des amers et des notes végétales, des tannins encore un peu serrés aussi, le plaisir est limité en l'état sur la bouche. A voir au vieillissement désormais car c'est bien sûr encore un peu jeune. Mais on a eu la sensation d'un vin où on a cherché à faire un jus de fruit nature/grappe entière sans trop assumer le côté puissant du terroir et du millésime. Mais à regoûter sur d'autres cuvées. B.