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Mon carnet Vin

29 août 2021

Eva Fricke (Allemagne, Rheingau) **** et Künstler ****

Jeune domaine créé en 2006 à Eltville. Après avoir vinifié pour le domaine Josef Leitz, Eva Fricke a décidé de s'installer à son compte dans le Rheingau, commençant avec 0,4 ha mais possédant désormais une quinzaine d'hectares. Inspirée par la nouvelle génération, dans une région vieillissante mais aux grands terroirs, comme PJ Kühn par exemple, Eva Fricke travaille en bio cherchant la minéralité, la tension, produisant des vins majoritairement secs.

 

 

Eva Fricke - Riesling Kiedrich trocken 2019 : couleur claire, vif et tendu, très minéral, pur, citronné, belle longueur pour un « village ». Déjà accessible sur la vivacité et la jeunesse, peut se garder aussi. TB.

 

Eva Fricke - riesling Lorchhäuser Seligmacher 2020 : (11,5%, 19gr SR) couleur claire, joli nez pas très pétrole, très zestes, fruits blancs, élégant, minéral. Bouche tendue, beaux amers, minérale, légère, on lui donne plutôt 10gr de SR, finale sur des amers nobles, encore jeune mais excellent, très noble, pas trop mûr pour un Rheingau 2020. TB++.

 

 

 

Domaine historique du Rheingau d'une cinquantaine d'hectares situé à Hocheim, aujourd'hui géré par Günter et Monika Künstler. Sa force est de posséder quelques très grands terroirs comme le Kirchenstück et le Hölle à Hocheim et quelques ares de Rottland et Schlossberg à Rüdesheim. En 2016 le domaine rentre dans l'association bio Fair & Green. 

 

 

Künstler - Riesling trocken 2018 : couleur claire, très vif, tendu, laser, peu de matière, citrique, pas du tout de surmaturité, finale sur une amertume végétale un peu gênante. Une entrée de gamme "régionale" tout à fait dispensable. B-.

 

14 août 2021

La Closerie Jérôme Prévost (Gueux) ****

Petit domaine de 2ha situé à Gueux (10kms à l'Ouest de Reims). En 1997 Jérôme Prévost rencontre Anselme Selosse qui lui propose de vinifier les Béguines dans son chai où il restera jusqu'en 2003. Grâce à un gros travail à la vigne, en bio, les raisins sont rentrés bien mûrs, d'excellente qualité. Ensuite la vinif se veut peu interventionniste, courte, en fût, généralement avec malo, peu de dosage.

 

 

La Closerie - Champagne Les Béguines : (2018, dégorgé en 2020, dosage 2,5gr, Pinot meunier + 2% pinot gris et 2% chardonnay. sols sables calcaires. Elevage 10mois sous bois)  Couleur dorée, nez bien mûr, de coing, de pommes au four, notes pâtissières, miel, un peu floral, élevage déjà bien intégré. Bouche à la bulle très fine, attaque, gourmande, assez large, mûre, patinée, pomme cuite, fruits jaunes, et en même temps on sent que l'on est sur un dosage faible, finale sèche, assez longue et tendue sans être crayeuse ici. On y retourne facilement. Il me fait penser au E. Brochet bu récemment. A l'aveugle tout le monde pense à un champagne déjà bien évolué : incroyable de voir que c'est un 2018. Ca se goûte déjà très bien. Du beau travail. TB++.

 

Béguines 2020 : un peu mois mûr et évolué que le 2018, a besoin d'un peu de temps, même s'il est d'un très beau niveau, prometteur, avec une bulle fine, de la maturité et du fond. TB+.

 

14 août 2021

Heymann-Löwenstein (Allemagne - Moselle) *****

 

Reinhard Lowenstein et sa femme Cornelia, et désormais leur fille Sarah, gèrent ce domaine familial de 14 hectares (98% riesling, 2% pinot noir) à Winningen, tout au Nord de la Moselle. Le travail à la vigne est énorme, à l'image d'un Deiss ou d'un Ostertag en Alsace, avec l'idée de toujours mettre le terroir en avant. Les vins sont plutôt dans un style "baroque", sans se soucier de la nouvelle mode du tendu/citrique, souvent "secs" avec 5-6gr de SR.

 

 

Heymann-Löwenstein - Riesling Röttgen Auslese 2007 1/2bt (AP 04 08) : couleur dorée, foncée pour du riesling, nez particulièrement mûr et confit par rapport aux autres Riesling Auslese bus récemment, sur la mirabelle, la pêche, l'abricot, l'ananas, quelques notes florales également. Bouche vive, pas vraiment perlante, très légère à 7,5%, avec une très belle acidité, sur les fruits du nez avec aussi un peu de miel et de pierre-à-fusil. Finale de longueur moyenne, très fraîche, fruitée, quelques épices. Encore un excellent riesling de Moselle, très facile à boire. Note : 17,5/20.

heymann lowenstein rottgen 2007

 

Heymann Löwenstein - Riesling Uhlen Roth Lay Erste Lage 2011 : (AP 01 13. Désormais grand cru. Sols d'ardoises rouges) Couleur dorée, nez plein de miel, fruits jaunes, fruits exotiques, pointe résine et pétrole, très typé riesling un peu évolué, on se dit qu'il va y avoir un peu de sucres. L'attaque en bouche a gardé un peu de sucre (6-7 gr ?), léger perlant, riche, sur les arômes du nez puis en allant vers la finale le vin se tend, il finit très caillou, sec, très minéral, grosse acidité, pas mal d'amertume, très long, complexe. Superbe vin, de gastronomie. TB++.

 

Uhlen roth lay GG 2018 : superbe nez, pétrole, miellé, frits jaunes, cire, résine... Belle attaque en bouche, un peu de richesse, de la largeur, on sent le millésime solaire. Après une bonne ouverture beaucoup mieux il retrouve un équilibre avec une finale zestes de citron vert, petite amertume, encore un peu jeune dans l'idéal. TB+.

 

Uhlen Roth Lay riesling GG 2016 : (AP 01 en 2018) très pierre à fusil, tendu, minéral, cristallin, long et salivant. TB+.

 

14 août 2021

Domaine Didier Dagueneau (Saint-Andelain) ****

Depuis la mort de Didier en 2008 c'est Louis-Benjamin qui gère ce domaine de 11 hectares. Le style des vins reste le même : vendanges à haute maturité, levures sélectionnés, élevages longs sur lies en cigares (320L) ou en 600L afin de garder le plus de fraîcheur et d'énergie possible. Le sauvignon est ici transcendé, laissant sa place au terroir, au minéral, surtout après quelques années de bouteille.

 

 

Domaine Didier Dagueneau - Pouilly-fumé silex 2009 : couleur très pâle, le nez est fermé. La bouche est mieux, très complexe et très minérale, avec des notes fruitées (oranges, pêche), un peu de miel, des notes florales, un très léger beurré, beaucoup de matière et une acidité maîtrisée. Finale très longue, le nez dans le verre vide est sur des fruits un peu confits. TBien mais j'avais préféré le 2010 goûté au salon RVF, plus acide, et encore plus tendu, mais aussi plus ouvert au nez à l'époque. Note 18,5/20. (goûté lors d'une soirée aux caves Naudot à Gannat).

dagueneau

 

 

Dégustés lors du salon RVF 2012 :

- Sancerre Le Mont Damné 2010 : Beau vin, assez classique, très frais et minéral. TB-

- Pouilly-fumé Silex 2010 : encore bien meilleur que le Sancerre, très grosse acidité, très minéral, plein de fruits, longueur énorme. TB+ (+- 19/20).

 

 

10 - Dagueneau Pouilly-fumé Silex 2002 : couleur or pâle, bien plus clair que Brézé 2002, le nez fait très fumé (presque trop à mon goût), beaucoup d'agrumes, citron, un petit côté fruits secs en bouche, c'est tendu et très minéral, belle longueur. Un joli vin, mais le côté pierre-à-fusil est trop marqué à mon goût, j'avais préféré 2009 et 2010 qui étaient plus fruités et encore bien plus tendus.(+- 17/20).

silex

 

11 - Dagueneau Paradoxe 2000 : a priori la même parcelle que Silex, mais raisins ramassés très mûrs. Or pâle, nez très marqué par la fumée du silex là aussi, un peu citronné, très légères notes exotiques, mais dans l'ensemble ça manque de fruit à mon goût, la minéralité (et le fumé) domine trop. Bouche bien tendue, peu sucrée en fait, belle longueur. Là aussi c'est un très beau vin mais pas de coup de coeur. En tout cas c'était très intéressant de le goûter, et de le goûter derrière Silex. (+- 17/20).

paradoxe

paradoxe dos

 

Dagueneau - Pirate : (marc de sauvignon 1998-2007) couleur or profond, nez sur l’amande, l’abricot, le raisin sec. Bouche puissante, sèche, beaucoup de fruits, manque un peu d’épaisseur et de gras peut-être. Très bonne longueur. Une curiosité. TB.

 

Domaine Dagueneau, Blanc fumé de Pouilly 2010 (100% sauvignon) : Couleur très claire là aussi, nez un peu variétal avec du bourgeon de cassis, voire même pour certains le côté "pipi de chat" du sauvignon, des agrumes, de la pierre-à-fusil. Bouche vive, très tendue, minérale, peu de gras, moins variétale, plus d'agrumes, finale très longue qui laisse une impression de bonbon aux agrumes. Très apprécié dans l'ensemble même si certains ont eu un peu de mal avec le côté variétal du nez. TB-

 

Blanc Fumé 2011 : très doré, pas trop variétal, miellé, a gardé une bonne acidité, petit trait végétal. TB

 

Dagueneau - Silex 2012 : couleur paille, nez très marqué pierre-à-fusil, pointe buis et cassis. Bouche tendue, droite, pas de gras, à peine moins caillou, citron et buis, un peu végétale, belle longueur. TB.

 

Dagueneau - Pouilly Silex 2004 : couleur très claire, nez bien marqué par le silex, à peine cassis, groseille, citron vert aussi. Bouche très minérale, toute en tension, acidité parfaite et finale énorme. TB++.

 

Dagueneau - Mont damné 2005 : pas du tout variétal, très grosse tension, du volume, encore jeune et frais, mon plus beau Dagueneau probablement. TB++.

 

Dagueneau - Pur sang 2014 : très variétal, buis, cassis, un peu végétal, très ennuyeux niveau aromatique, belle tension en bouche par contre. B.

 

Dagueneau Silex 2014 : nez qui sent un pu le H2S entre pétrole œuf pourri et pierre-à-fusil, mieux en bouche, tendue et sensation minérale. B+.

 

Dagueneau - Buisson Renard 2005 : Encore clair, peu évolué, même tout jeune, nez très variétal, buis, cassis, pipi de chat. Idem en bouche, sauvignon assez végétal, qui manque un peu de longueur. Décevant vu le pedigree, à la levée de la chaussette. B.

 

 Dagueneau, Sancerre Le Mont damné 2014 : la seule déception de la soirée, un nez très marqué H2S (sulfure d’hydrogène) avec un mélange de pierre à fusil/pétrole/œuf pas très agréable, derrière des notes de buis bien marqués, avec l’aération léger fruit exotique mais qui reste timide. C’est mieux en bouche, avec une bonne minéralité, un côté salivant en finale et de la longueur. Mais on en attendait un peu plus. B.

 

Blanc Fumé etc... 2020 : pas trop variétal, très belle tension, très salivant, long. Belle bouteille. TB+.

 

Dagueneau, Pouilly-fumé Intouchables 2019 : (fié gris ou sauvignon gris) Cuvée très particulière de Dagueneau, avec une couleur à peine saumonée, le nez est sur les agrumes, les fruits rouges, notes fumées, pas spécialement marqué sauvignon. La bouche est magnifique, puissante en alcool (14%) mais cela se ressent uniquement dans l’intensité du vin, c’est mûr, avec du corps, pas d’élevage ressenti, et surtout une très grosse acidité qui équilibre le tout, finale très longue, salivante. Très beau vin. TB++.

 

14 août 2021

Dujac (Morey-Saint-Denis) *****

Domaine de 17 hectares certifié bio depuis 2008, géré par la nouvelle génération de la famille Seysses, Alec, Jérémy et Diana. Les vins sont encore plus précis aujourd'hui que par le passé, avec un gros travail à la vigne et des élevages comprenant de moins en moins de bois neuf (même s'il n'y en a jamais eu beaucoup). Les vinifications se font majoritairement en grappe entière, donnant des vins parfois un peu serrés en jeunesse, avec une trame végétale un rien marquée, mais au bout de quelques années ils font partie des plus racés de la Côte de Nuits, jamais très épais, mais tout en longueur, avec une grande profondeur minérale. Le Morey est peut-être le meilleur village de Bourgogne dans son style sérieux. La petite structure de négoce Dujac Fils & Père est l'une des meilleure de Bourgogne. Seuls les Puligny-Montrachet, faits à partir de vignes encore très jeunes, peuvent progresser.

 

 

Visite au domaine Dujac 

Morey 2017 (sur fût) : encore serré, beaux fruits noirs, toujours le côté austère mais très noble du domaine.

Gevrey 1er cru Combottes 2017 : (100% vendanges entières) encore un peu plus serré, belle minéralité dans le fond, beaucoup de longueur.

Vosne Malconsorts 2017 : (pris sur un fût neuf) trop marqué par le bois, dommage, surtout que le domaine est passé à un fût neuf sur 4 ou 5.

Clos St Denis 2017 : comme toujours cuvée d'une grande finesse, pleine de petits fruits rouges, notes florales, tannins soyeux. TB++.

Clos de la Roche 2017 : (pris sur un fût neuf) austère et sur le bois en l'état.

Bonnes Mares 2017 : encore serré en l'état.

Morey 2016 (en bt) : comme le 2017, encore serré mais très prometteur, austère, plein de classe.

Gevrey 1er cru Combottes 2016 : comme le précédent, avec plus de longueur et de tension, encore serré.

Clos de la Roche 2016 : encore serré aussi, plus de tout. A attendre longtemps mais grand vin en perspective.

Clos St Denis 2001 : demi-bouteille ouverte la veille, malheureusement un peu passé.

Puligny Folatières 2016 : couleur claire, peu voire pas de gras, agrumes, facile à boire, manque un peu de profondeur, vignes encore jeunes.

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Dujac - Morey-Saint-Denis 2010 1/2 bt

Couleur : rubis légèrement foncé.

Nez : moyennement expressif, très légèrement boisé (vanillé surtout), de beaux arômes de fruits rouges avec un peu de fruits noirs aussi. Pinote un peu.

Bouche : puissante, avec une très belle matière, les tannins sont encore un peu trop raides à mon goût, puis on retrouve le léger boisé (bien intégré), et les fruits du nez. Beaucoup d'acidité. Un peu trop jeune donc, mais devrait être très bien dans quelques années.

Finale : belle longueur, fruitée, acidulée.

Note : 16,5/20. Un village un peu jeune, mais avec un beau potentiel.

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Dujac Morey 2014 : (FDGV16) bonne matière, assez long, fond minéral, fruits noirs, encore un peu trop tannique en l'état. TB-.

Dujac Morey 2014 : (en 2021) Coulour rubis, brillante, nez plein de fruits rouges un peu sucrés très pur, un peu typé "nature" sans défauts, avec des épices, de la rose, comme certains Ipob, éclatant, donne vraiment envie. L'attaque en bouche est bien dans la suite du nez mais, en Zalto Universal, la fin de bouche termine court et vanillée. Regoûté en Zalto Bourgogne le vin a gagné en allonge, moins boisé, semble plus long. A l'aveugle je n'ai pas reconnu le style du domaine. Une phase un peu sur la prise de bois, s'annonce très bien dans quelques années. TB.

 

 

Dujac Fils & Pere (=négoce) - Morey 2014 : couleur rubis, bien plus claire que l'autre Morey 2014, nez sur les fruits rouges, la cerise, une pointe de vernis peut-être. Bouche assez légère, peu tannique, beaucoup moins que la cuvée domaine, moins de profondeur et moins de matière, mais un peu plus de gourmandise, prêt à boire. Finale quand même assez longue, avec une belle fraîcheur. TB-. Regoûté un an après, très beaux fruits rouges, côté végétal mûre de la vendange entière, très classe, beaux petits fruits rouges acidulés. TB. Une autre bouteille semble plus arrondie avec un peu d'élevage. TB-.

 

Dujac Fils  & Père - Morey 2011 : (bu face à un Sancerre de Vacheron) le Dujac est plus austère (un peu de vendanges entières ?), moins épais, plus tendu et plus long, peut-être plus complexe, avec du floral et de la griotte... du haut niveau pour un "village". TB.

 

Dujac Morey 2013 : robe rubis foncé, nez de fruits rouges confiturés, bouche puissante avec une bonne matière, tannins bien fondus, des épices, toujours très marquée fruits rouges un peu sucrés, bonne longueur. Très bon vin. Je pars sur un grenache du Rhône sud à l'aveugle, étonnant pour un 2013. TB.

Dujac - Morey 2013 : très belle bouteille, plus fruits noirs que le Hudelot Noellat, mais un peu moins de profondeur bizarrement, encore tout jeune. TB+.

 

Marc de Bourgogne hors d'âge 42% : robe ambre clair, nez intéressant sur l'abricot sec, un peu d'amandes, de raisins secs. Bouche sèche, boisée, un peu verte, vive. B-.

 

 

 

Domaines familiaux 2017

Dujac - Morey St Denis 2002 magnum : robe sombre, nez encore jeune, fruits noirs, un peu de cuir, très frais et noble dans la série, bouche avec du fruit, de la puissance, des tannins de belle qualité, très long. Incroyable pour un "village". Grand vin, parmi les meilleurs de cette incroyable série. TB++.

Morey 15 : robe assez claire pour un Dujac, nez à peine toasté, beau fruité derrière, pas très épais, tannins bien présents de qualité. A voir s'il deviendra aussi grand que le 2002. TB-.

Vosne 1er cru Malconsorts 15 : grosse différence avec le précédent, fruité, floral, mais surtout tendu mais une superbe minéralité sous-jacente, tout en longueur. Promis à un grand avenir. TB++.

Clos de la Roche 15 : style bien plus épais, très grosse matière, il arrive à garder une certaine minéralité dans le fond même si elle est moins marquée que sur Malconsorts, plus de tannins mais jamais secs. Le vin le plus impressionnant avec le Bonnes-Mares de Roumier peut-être. TB++.

Puligny-Montrachet 1er cru Folatières 15 : style tendu, pas très gras, avec une belle matière et de la longueur. Mais les rouges m'ont fait une plus grande impression. TB-.

 

 

Domaines familiaux 2018

Morey 2016 : comme la semaine dernière, encore serré, austère, mais très classe. A attendre, beau potentiel. TB.

Vosne Malconsorts 2016 : serré aussi, mais tension énorme, minéral, très long, une future bombe. TB++.

Clos de la Roche 2016 : un peu plus sur l'élevage en l'état, plus de rondeur que Malconsorts. TB++.

Puligny 1er cru Folatières 2016 : comme la semaine dernière, plus simple, moins abouti ue les rouges. TB-.

Dujac Morey 2006 (en magnum) : couleur sombre, nez de fruits noirs, cuir, encore jeune, bouche pleine de fraîcheur et d'énergie, longue, tendue. Comme l'an dernier le village est au niveau des 1er et grands crus des autres... TB++.

 

 

Domaines familiaux 2019

Morey 2017 : robes bien plus sombres que les deux précédents, aromatique plus proche du fruit noir, tout en gardant beaucoup de fraîcheur, un végétal noble de vendanges entières (90% en moyenne) parfaitement maîtrisé. Des vins tout en longueur et très racés, avec des tannins encore un peu serrés mais de belle qualité. Le Morey village manque un poil d’épaisseur peut-être, un poil trop austère en l’état, mais comme souvent sur cette cuvée qui demande du temps. TB+.

Clos de la Roche 2017 : plus de volume, plus de longueur, encore un peu serré, sur une finale interminable. Exc.

Vosne 1er cru Malconsorts 2017 : tannins un peu plus arrondis, moins serré, plus facile en l’état, tout aussi long. Exc.

Puligny 1er cru Folatières 2017 : un peu plus d’épaisseur que les années précédentes, sans avoir perdu la tension, une jeune cuvée (premier millésime en 2012) qui progresse d’années en années. TB.

Dujac - Gevrey 1er cru Combottes 2007 MAG : assez sombre en couleur, fruits noirs, cuit, déjà assez évolué, un peu chaleureux. Moins convaincant que les Morey villages 2002 et 2006 des années précédentes qui étaient grandioses. TB+.

 

 

Domaines familiaux 2021

Morey 2019 : couleur violet assez clair, nez un peu sur la réduction végétale en l’état, bouche fruits noirs, un peu étriquée. Pas encore tout à fait en place.

Vosne Malconsorts 19 : violet aussi, assez mûr, sur les fruits noirs, la violette, bien plus long, mieux en place que Morey. TB+.

Clos de la Roche 19 : assez clair, très tendu, grosse profondeur, très racé, parfait équilibre. Un des vins du salon. TB++.

Puligny 1er cru Folatieres 19 : peu de gras, pointe miellé, citron confit, marqué par le millésime chaud, touche de réduction grillée. B+.

 

 

domaines familiaux 2022

Morey 2020 : (90% VE sur les rouges) assez clair pour Dujac, sur la finesse, pas un gros volume, mais une belle fraîcheur, fruit pur, pas très tannique pour Dujac, plutôt évident, un peu simple peut-être, mais un bon village. TB.

Clos de la Roche 20 : plus coloré, plus épicé, un peu plus de volume, mais pas construit sur la texture, plutôt en allonge et en fraîcheur, noble. TB++.

Vosne Malconsorts 20 : peut-être un peu moins de volume, plus de tension et de longueur, beaucoup de fond, la grande classe là aussi, à l’équilibre parfait. TB++.

Puligny 1er cru Folatieres 20 : assez simple, pas du tout de gras, mais pas non plus une grande tension, une certaine finesse et de l’élégance, mais ça manque d’énergie à mon goût. B.

Dujac - Gevrey Combottes 2018 MAG : assez coloré, nez fruits noirs, épices, c’est surtout en bouche que la différence se fait avec une très grosse énergie, attaque vive, puis du volume, une acidité haute, des tannins présents mais gras et une finale très longue, fraîche, épicée, salivante. Excpetionnel.

 

 

domaines familiaux 2023

Morey 21 : (80% VE sur les rouges en moyenne cette année, contre 90% l’an dernier, donc presque autant. « Les rafles étaient mûres chez nous, le problème c’est aussi la proportion par rapport au jus. A 80% on ne voyait que des rafles ») Couleur plus marquée que la moyenne comme souvent chez Dujac, fruité plus « noir », notes de ronce, style sérieux, avec beaucoup d’allonge, en tension. Très noble. TB+.

Morey 1er cru 21 : un peu plus sombre, plus serré, beau volume, plus épicé, sérieux, à attendre, mais gros potentiel. Très « Dujac ». TB++.

Clos de la Roche : proche du précédent mais avec encore plus de volume. La grande classe. TB++.

Dujac - Gevrey Combottes 2019 MAG : fruits noirs, épices, comme le Trapet ou le Grivot, pas de sensation de sucre, gros volume, tannins fins, beaucoup d’allonge et de fraîcheur en finale. On termine fort. TB++.

 

 

 

Dujac - Clos de la roche 2011 : Robe rubis, pas très foncée pour un Dujac, nez encore à peine boisée, beau fruité derrière. Belle matière en bouche, les tannins commencent à être fondus, encore un peu de bois, on sent qu'il ne se livre pas totalement, la longueur est présente. Très beau vin mais encore un peu jeune, il souffre de la comparaison avec le De Courcel. TB+.

 

Dujac - Chambolle 1er cru Gruenchers 2009 : couleur rubis brillant, nez de fraise et de cerise confiturées, un peu floral, élégant, peut faire penser à Reynaud. Bouche assez puissante, sur les arômes du nez avec pas mal d'épices, texture épaisse et ultra soyeuse, très belle longueur sur les épices. Beau bourgogne où on sent quand même le millésime chaud. TB+.

 

Dujac - Morey Blanc 2014 : couleur très claire, nez minéral, citronné, peu beurré, un peu austère, à aller chercher. Bouche droite, tendue, minérale, avec une superbe finale, longue, salivante, zestes d'agrumes. TB+.

 

Dujac Vosne Malconsorts 2011 : petits fruits rouges, groseille, peu d'épaisseur tout en longueur, avec des tannins encore un peu serrés en finale. TB+.

 

Dujac Chambolle 2013 épicé, tendu tannins encore un peu fermes. TB.

 

Clos de la Roche 2014 : très fin, tout en allonge, délicieux. TB++.

 

Domaine Dujac - Morey St Denis 2005 : (1/2 bt) Robe sombre, peu évoluée. Nez expressif, sur les fruits noirs, le cuir, un côté viandé/fumé, très classe. Bouche sur les arômes du nez avec un  côté épicé en plus, beaucoup de fraîcheur, des tannins bien fondus, pas une grosse matière mais beaucoup de tension et de noblesse, finale très longue. Superbe, proche du 2002 bu récemment. Grand vin. TB++.

 

Dujac - Morey St Denis 2012 : couleur claire, nez sublime de framboise, friase et pivoine, très fin. Bouche d'abord aérienne, sur le fruit, pus serrée sur la finale, belle allonge. TB+. Ue autre bouteille à l'ouverture semblait plus animale, plus sauvage. TB+.

 

Dujac - Morey-St-Denis 1er cru 2014 : (assemblage des premiers crus ruchots, charières, millandes, clos sorbé) Nouveau changement de registre avec une robe un peu plus foncée, un nez très expressif et noble avec du cuir, quelques notes végétales dues à la grappe entière, du cassis. Bouche pas très épaisse mais toute en longueur et en minéralité, avec du fruit, du cuir, du floral, très belle longueur. TB++.

 

Dujac P&F - Bourgogne blanc 2018 : couleur claire, nez floral, à peine beurré, bouche pas très grasse, élégante, en finesse, un peu de rondeur, pas une grande longueur, facile à bore. Un bon régional. B+.

 

Dujac P&F - Bourgogne rouge 2017 : assez clair, léger, lein de petits fruits rouges, frais, gouleyant, petite note de parfum à la rose étrange en finale. B+.

 

Dujac P&F - Bourgogne rouge 2018 : jus de fruit parfait, glisse tout seul, quand même du fond, de la matière, super régional. TB+.

 

Dujac - Morey blanc 2015 : très tendu, très frais pour 2015, énergique, citronné, pointe autolyse, tout droit, très bon. TB+.

 

Dujac - Gevrey aux combottes 2009 : assez clair pour 2009, tendu, très noyau de cerise, long, belle fraîcheur. TB+.

 

Dujac - Gevrey combottes 2013 : couleur claire, vin en finesse et tension, pas très épais mais noble et tendu. TB+.

 

Dujac - Vosne Malconsorts 2016 : très fin, superbe de tenson, tout en allonge, classe. TB++.

 

Dujac - Gevrey 1er cru Aux combottes 2010 : style tout en longueur de Dujac, on sent bien la grappe entière, met un peu de temps à se livrer, austère, mais noble. TB+.

 

Dujac - Morey 1er cru 2018 : plutôt assez rond et fruité pour un Dujac, encore simple, manque un peu d'allonge. TB.

 

Morey 2021 : goût à l'ouverture, un peu trop toasté.

 

Clos St Denis 2015 : on sent le millésime solaire, puissant, semble encore un peu jeune. 

 

Dujac - Clos Saint Denis 2017 : couleur un peu rouillée, nez très noble de fruits noirs, cuir, épices. Bouche avec peu de volume, tannins fins, toute en tension et fraîcheur, sur les arômes du nez, très "calcaire", avec une finale de grande classe. Un vrai Dujac. TB++.

 

14 août 2021

Armand Rousseau (Gevrey-Chambertin) *****

Depuis 1982 Eric Rousseau gère ce domaine de 15 hectares avec 100% de pinot noir. ll est désormais épaulé par sa flle Cyrielle. Les raisins sont entièrement egrappés, les vins peu extraits, clairs en couleur, peu tanniques, tout en finesse et légèreté, à l'inverse de la mode dans les années 1990 mais en plein dns la mode actuelle. Ils peuvent parfois paraître simples et faciles, mais c'est une fausse simplicité : ils sont évidents, tout est parfait, à la bonne place, jamais ostentatoires.

 

 

 

Armand Rousseau - Gevrey-Chambertin 2006

Couleur : plutôt pâle, contours tuilés.

Nez : expressif, pinote beaucoup, fruits rouges, cerise, mûre, très légères notes de sous-bois et de fumée dans le fond.

Bouche : attaque vive, acidité mordante, beaucoup de fraîcheur, pas une grosse matière, tanins bien présents mais fins, plein de fruits (rouges et noirs). Pas super complexe, mais très gourmand. Le lendemain il semblait trop fluet, à ne pas carafer trop longtemps.

Finale : bonne longueur pour un village, grosse acidité qui fait saliver et donne envie d'y retourner.

Note : 17/20. Un très bon village, prêt à boire si l'on ne craint pas l'acidité. (bu en 2014)

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Gevrey-Chambertin 2012 : robe qui tire sur le tuilé, nez déjà évolué, sous-bois, kirsch, un peu terreux, beaux fruits rouges, une pointe fumée, un peu chaud. Belle bouche fruitée, plus fraîche que le nez, encore un peu de terre, de fleurs, d'épices, complexe, pas une grosse matière mais une bonne longueur. TB.

 

 

Armand Rousseau, Gevrey-Chambertin 2015 : (les crais, creux brouillard, clos prieur bas, en champs, les cercueils, 1e cru perrières, 1e cru les etournelles, 1e cru craipillots) Couleur plus sombre que le précédent, nez qu’il faut aller chercher un peu plus, plus puissant, plus de fruits noirs. En bouche on retrouve la finesse de Rousseau combinée au côté solaire/confituré du millésime, plus concentré que le précédent, avec une superbe longueur pour un village, mais on sent qu’il aurait besoin de quelques années supplémentaires pour s’exprimer complètement. TB++.

 

 

Armand Rousseau - Charmes Chambertin 2013 : (à l'aveugle en Zalto Bourgogne) Robe rubis, très claire, nez éclatant, encore jeune, plein de fruits rouges frais, pivoine, très délicat. Bouche extraordinaire, évidente, pleine de fruits frais, soyeuse, très belle tension minérale dans le fond, très long, magnifique. Comme toujours il n'en met pas plein la vue, mais tout est à la bonne place, on le comprend en le comparant aux vins précédents, qui bien que très bons sont dépassés en terme de longueur, de profondeur et surtout de plaisir. Exceptionnel.

 

 

Domaine Armand Rousseau - Gevrey-Chambertin 2017 : couleur claire, nez qui pinote clairement avec un élevage vanillé encore bien présent. Bouche sur l'aromatique du nez, mais avec un joli fond, une bonne acidité, l'élevage n'a pas trop arrondi le vin, trop jeune en l'état, mais avec un gros potentiel. Je m'attendais à un vin plus prêt à boire pour un 2017 mais avec moins de fond, le contraire donc. TB+.

 

 

A Rousseau, Gevrey 1er Cru Cazetiers 2016 : nez magnifique, encore tout jeune, pivoine, framboise, fraise, déjà une sensation de fond. Bouche qui combien gourmandise, volume, finesse des tannins, pas de bois ressenti, grosse acidité/sensation minérale derrière, beaucoup d’allonge et de longueur. Exceptionnel.

 

 

Domaines familiaux 2017

A. Rousseau - Gevrey-Chambertin 1er cru Lavaux St Jacques 2005 : robe évoluée, nez aussi très évolué, kirsché, assez chaud, comme le Bussière de Roumier c'est un peu plus frais en bouche, terreux, pas mauvais mais moins convaincant que les 2015. TB-.

Gevrey 15 : très fruité, facile, bon village, même s'il n'a pas la matière ni la noblesse des suivants. TB-.

Charmes-Chambertin 15 : beau fruité, mais avec plus de matière, un côté végétal noble, plus de longueur. TB+.

Chambertin clos de Bèze 15 : plus sombre, plus mûr, plus de volume et de tannins, très long, toujours ce côté un peu plus austère que chez Mugnier ou Roumier qui lui donne beaucoup de classe. S'annonce grandiose. TB++.

 

 

Domaines familiaux 2018

Gevrey 2016 : style tout en finesse derrière les Roumier, beaux fruits rouges acidulés, croquant. TB+.

Clos de la Roche 2016 : bien plus tendu et minéral, très frais, long, sur les fruits rouges, encore à peine serré. TB++.

Chambertin Clos de Bèze 2016 : plus sombre et solaire, plus arrondi, encore un peu sur l’élevage. TB+.

Gevrey 1er cru Clos des Cazetiers 2010 : Couleur assez proche, nez plus évolué, plus terrien, sous-bois, bouche moins confiturée, fruits rouges, plus tendue que le Morey de Roumier, tannins très fins là aussi. Dur de les départager. TB++.

 

 

Domaines famiiliaux 2019

Gevrey-Chambertin 2017 : robes très claires sur les trois vins, encore plus que chez Roumier. Aromatiques plutôt fruits rouges confiturés, fraise, sans la pointe végétale/grappe entière qui rajouter de la classe aux vins de Roumier. Fruité un peu plus mûr/confituré donnant des vins très gourmands et faciles à boire. TB+.

Charmes-Chambertin 2017 : idem, plein de fruit, facile, mais sans la profondeur des 2016. TB+.

Gevrey 1er cru Clos St Jacques 2017 : petit fond fumé qui lui ajoute la classe qu’il manquait aux précédents. TB++.

Rousseau - Gevrey 1er cru Lavaux St Jacques 2014 : plutôt marqué fruits rouges, légèrement confituré, tannins ultra fins, tout en fruit, un vin évident. TB++.

 

 

Domaines familiaux 2021

Gevrey 19 : très clair derrière Roumier, petits fruits rouges et pivoine, très facile à boire, très fin, pas du tout confituré. Cette cuvée a vraiment progressé ces dernières années. TB+.

Charmes Chambertin 19 : plus noir, plus confituré, un peu de sucre, gourmand, sans gros volume, un peu en dedans ce jour-là. TB.

Chambertin 19 : encore un peu sur l’élevage toasté au nez, mais bouche magnifique d’équilibre, avec fraîcheur, densité, longueur, soyeux… Un bébé au potentiel énorme. TB++.

Lavaux St Jacques 2018 : sur la réduction en l’état, compliqué.

 

 

domaines familiaux 2022

Gevrey 20 : (égrappé, pas de bois neuf sur cette cuvée) coloré, encore un peu violet, style très gourmand, sucré, rond, trop confituré pour moi. Décevant après le 2019 de l’an dernier qui était grandiose. B.

Clos de la Roche 20 : là aussi fruit mûr, très confit, attaque avec un peu plus de peps mais la finale est sucrée. On regarde la bouteille : 15% sur l’étiquette, c’est ce qu’on pressentait en goûtant. Ceci-dit il faut être prudent, nous n’avons pas regardé les taux d’alcool ailleurs, c’était peut-être pareil… B.

Chambertin clos de Bèze 20 : (14,5% indiqué ici) plus noir, élevage encore un peu marqué, semble moins confit mais ce n’est clairement pas ça. Une déception. Difficile à comprendre, car nous avions eu l’impression inverse l’an dernier sur Roumier-Rousseau. Pas mal de collègue semblent les avoir mieux goûté que nous. B+.

Gevrey Cazetiers 2016 : fin, texture soyeuse, aromatique un peu kirsché évoluée par rapport aux 2020 mais tout en gardant de la fraîcheur, beaucoup de fruit, rien ne dépasse, évident. TB++.

 

 

domaines familiaux 2023

Gevrey 2021 : très clair, rond, facile, manque un peu d’acidité, finale un peu vanillée. B+.

Charmes-Chambertin 21 : très clair, nez un peu plus violette et fruits noirs, un peu lacté aussi. Plus de volume en bouche avec une finale plus épicée et plus longue. TB+.

Chambertin 21 : plus foncé, nez toasté, bouche un peu plus serrée avec une bonne acidité ici, joli fond, à attendre un peu plus. TB+.

Rousseau - Gevrey Lavaux St Jacques 2017 : un peu compliqué derrière les 2021, ça fait bien sûr moins frais, un peu kirsché, lacté, épicé. B+.

 

7 août 2021

Storm (Afrique du Sud) **** et Beaumont ***

Domaine créé par Hannes Storm en 2012, après avoir longtemps travaillé chez Hamilton Russell. La plupart des vignes ont été plantées en 2008, dans les trois secteurs de Hemel-en-Aarde : Hemel-en-Aarde, Upper Hemel-en-Aarde, Hemel-en-Aarde Ridge.

 

 

Storm - Ridge Pinot Noir 2017 WO Hemel-En-Aarde Ridge : (Egrappé. 11mois barriques françaises 228L dont 27% neuves. Sol de schistes argileux de Bokkeveld. 13,7% alc. 2,6gr/SR. 6gr/L acidité. Non irrigué. 55€ environ) Couleur rubis foncé, nez éclatant dès l'ouverture, il pinote clairement surtout sur la cerise rouge, avec une petite pointe de sucrosité, notes florales, très léger élevage vanillé déjà bien intégré, très gourmand. La bouche attaque assez ronde et gourmande, concentrée, avec une texture soyeuse, beaucoup de fruits rouges un peu confiturés. Fin de bouche acidulée, minérale, bel équilibre, avec du fond et une finale assez longue, à peine sur l'élevage pour chipoter. Le lendemain je trouve le vin un peu moins éclatant mais plus acidulé et à l'élevage parfaitement intégré cette fois-ci. Excellent pinot noir, moderne mais pas trop, de loin celui que j'ai préféré en Afrique du Sud après des déceptions chez Bouchard Finlayson ou Crystallum. TB.

 

Storm, WO Hemel-en-Aarde Ridge chardonnay 2022 : (Après 12 ans chez Hamilton Russell, Hannes Storm a planté des vignes en 2008 et premier millésime du domaine en 2012. 330m alt. Vignes de 2009. Parcelle 1,1ha est. 7500 pieds /ha. Sols d’ardoise riches en argile. Elevage 8 mois en barriques françaises de 228l. 32% neuves. 10% du vin est élevé en amphore. 13% vol. 6,9 AT. pH 3,11. 3gr SR.)  Couleur or pâle, nez très chardonnay bourguignon au départ, fruits jaunes, beurré, brioché, toasté, avec l’ouverture de plus en plus ananas voire mangue qui détournent un peu de la Bourgogne car pour le reste c’est du classique. La bouche est très bien faite, classique, avec de la rondeur, du gras, du fruit mûr, et une belle acidité derrière, encore un peu d’élevage vanillé à intégrer. La longueur est là. Très beau chardonnay, auquel on peut juste reprocher de manquer un peu d’originalité. TB+.

 

 

 Storm, WO Hemel-en-Aarde Ridge pinot noir 2020 : (cuvée avec les vignes les plus élevées, plus frais et plus tannique de Ridge) 300-350m 1,2ha Est. 7à8000 pieds/ha sur schistes argileux, planté en 2008. Egrappage, macération à froid pendant 10 jours, Elevage 11 mois en barriques françaises de 228l. 16% neuves. 13% alc. 5,6 AT. Ph 3,65. 2,8gr SR)   Couleur très claire, à peine rouillée, nez de pinot un peu fumé, qui me rappelle des expressions que nous avons déjà eu en Allemagne ou en Suisse, avec un côté viande des grisons, mais aussi kirsch, début d’évolution, sous-bois, épices, encore un peu d’élevage. Bouche avec des tannins fins, du fruit, un élevage fumé, beau volume, de la fraîcheur, des notes végétales en milieu de bouche surtout, finale assez longue, avec une belle allonge, presque un peu fumée/salée, sans lourdeur. TB+.

 

 

Vrede chardo 24 super chardo très beaunois, un peu de gras et de beurré, aussi du fruit, sans excès, bien équilibré, reste frais, déjà délicieux en l’état. Vrede pinot noir 22 très pâle, très fin, floral, belle acidité, le meilleur des trois ce jour-là même si tout est excellent.  Ignis pinot noir 23 très clair aussi, épices, thé, un peu plus solaire.  Ridge 23 clair aussi, mais fruité un peu plus noir, moins tannique que Ignis, un poil plus frais, plus d’altitude.

 

 



Beaumont

Beaumont - Chenin 2019 : couleur claire, nez agrumes, pêche, citron, bouche vive un peu perlante, droite, probablement élevage cuve sans malo, fait riesling mosellan presque, facile, digeste et très frais. B+.

Beaumont Hope Marguerite chenin 2015 : chenin avec une petite réduction noble, joli nez fruits jaunes, miel, bouche avec volume et tension, pas trop d'élevage, encore jeune et énergique. TB+.

Beaumont Goutte d'or chenin blanc 2021 : (grains nobles) joli nez qui sent le botytris, pâte de fruit, miel, bouche avec une jolie attaque, fin de bouche un peu coco sur le sucre, manque un peu d'acidité. B+.

 

26 juillet 2021

Emmanuel Brochet (Villers-aux-Noeuds) ****

Petit domaine de 2,5ha en montagne de Reims, certifié bio, dirigé par Emmanuel Brochet depuis 1997. Les raisins sont ramassés bien mûrs, les élevages se font en fûts, donnant des champagnes vineux, taillés pour la table.

 

Emmanuel Brochet - Champagne Le Mont Benoit Extra Brut : (Vendange 2017 marquée par le gel + 70% de vins de réserve de 2011à2016. 40% meunier, 40% PN, 20% chardo. Elevage 11mois fûts. Levures indigènes. Non collé, non filtré. Non dosé) Couleur dorée, un peu trouble. Nez expressif sur la pomme au four, les épices, petite touche vanille/bourbon, assez mûr, presque miellé, "baroque". Bouche gourmande avec de la rondeur à l'attaque, maturité très haute, bulle ultra fine, un peu d'élevage bien intégré, pas du tout ciselé/minéral comme on croise souvent aujourd'hui. On a d'abord un peu peur que ce soit lourd, mais heureusement c'est en zéro dosage et la finale garde juste ce qu'il faut d'acidité et de tension avec ue petite touche crayeuse pour rester digeste et élégant. L'équilibre est parfait. Ca se boit très facilement. On en oublie que la base est encore relativement jeune. Très beau Champagne. TB++.

 

Emmanuel Brochet, rosé de saignée Extra Brut 20 : (100% meunier à Villers-aux-noeuds) Couleur très foncée pour un rosé, nez très fraise, cerise, un peu bonbon, mais aussi, floral, épice, notes végétales nobles type eucalyptus, bouche vineuse, dense, très fruitée, gourmande, taillée pour la table, seule la finale manque un peu d’acidité et d’allonge. TB+.

 

E. Brochet, Mont Benoit Base 2021 : mûr, fruits exotiques, pas du tout d’oxydation, ni de lies, sur le fruit, prersque un léger manque d’acidité en finale, mais très gourmand, déjà patiné. TB+

 

23 juillet 2021

Pierre et Marie Bénetière (Condrieu) ***

Petit domaine de 3 hectares en Côte-Rôtie et Condrieu, commencé à la fin des années 1980, bio depuis 2003, possédant des vignes sur Cordeloux et sur La Turque (cuvée Dolium, parfois surnommée La kurde). Le domaine est peu médiatique, les vins très rares, travaillés à l'ancienne, en grappe entière, peu de bois neuf, légers en alcool.

 

Pierre Bénetière - Syrah Cordeloux 2015 Vin de France : (parcelle Corps de Loup à Tupin-et-Semons, une des plus au sud de Côte Rôtie. 12,5% vol.)  Couleur sombre un peu trouble, nez ouvert sans être démonstratif, fruits rouges et noirs, poivre, épices, menthol, petite touche végétale sans aller jusqu'au poivron non plus, pas de notes lardées/anchois ici. Bouche assez simple, légère en alcool, pas une grosse matière, plutôt fruits noirs avec un petit trait végétal, tannins peu présents légèrement poudrés, pas du tout de bois ressenti, c'est frais et digeste, d'une longueur moyenne. Un bon Côtes-du-Rhône frais, fin, dans un style très traditionnel (grappe entière, pas de bois...) mais il ne faut pas en attendre trop sous peine d'être déçu. B+.

 

19 juillet 2021

Soirée 2011 et 2001

Soirée 2011 - Les 10ans 

 

Starter – Famille Pugibet, Souvignier-Muscaris Nouveau cépage Pays d’Hérault 2018 : couleur or pâle, nez aromatique, exotique, un peu typé « colombard ». Bouche légère, peu épaisse voire diluée, fruitée, simple et facile, termine un peu court sur l’alcool. B.

1 – Bellivière, Jasnières Calligramme sec 2011 : couleur or profond, nez de liquoreux presque miel d’acacia, coing, fruits exotiques, rhubarbe, écorces. Bouche bien sèche, cire, fruits exotiques, zestes d’agrumes, belle acidité, assez long, sur des amers nobles. TB+.

2 – Les Aurelles, Solen 2011 : couleur rubis foncé, nez encore jeune plein de fruits rouges, cerise surtout, fait clairement penser à un pinot. Bouche avec du volume, acidité élevée, tannins soyeux, pointe de garrigue, tout en fraîcheur et en élégance, encore jeune, finale longue, très bourguignon dans l’esprit. Incroyable de voir ça à Pézenas à la levée de la chaussette. TB+.

3 – Egly-Ouriet, Coteaux Champenois rouge Ambonnay 2011 : couleur très claire un peu évoluée, superbe nez expressif dès l’ouverture, fraise, cerise, un peu confituré, pot-pourri, rose, éclatant. Bouche soyeuse, pleine de fruit, beau volume, tannins insensibles, on sent qu’il y a eu un élevage poussé mais c’est parfaitement intégré aujourd’hui, finale longue, gourmande. Grand pinot. TB++.

Ambonnay 2011 egly

 

 

4 – Domaine de la Butte, Bourgueil Mi-Pente 2011 : Couleur sombre, nez de cassis, violette, poivron, encoe tout jeune, bouche aussi encore jeune, un peu trop végétale, pas mauvaise mais souffre un peu derrière le pinot. B+.

5 – Le Soula, IGP Cotes Catalanes rouge 2011 : Couleur sombre, là aussi, c’est tout jeune, peu d’évolution encore, cassis, framboise, violette, épices. Bouche très fraîche peu d’alcool, bonne acidité, du fruit, peu de tanins, dur de placer ça dans le Roussillon, très élégant, et assez long. TB+.

6 – La Vieille Julienne, Châteauneuf du Pape Les trois sources 2011 : nez bizarre de chou ou de brocoli, avec un côté torréfié en plus, idem en bouche. Problème de bouteille malheureusement…

7 – Rémy Gresser, Alsace Grand cru Wiebelsberg VV riesling 2001 : (indice 4/10) Couleur or profond, nez qui ne pétrole pas du tout, fait chenin, coing, ananas, fruits exotiques, miel, pointe de résine en cherchant bien, superbe nez. Bouche dans la même lignée, demi-sec à moelleux aujourd’hui, mais elle manque un peu d’intensité et de longueur même si pour 20ans ça a plutôt bien tenu. TB.

8 – René Muré, Clos St Landelain Muscat VT 2011 : couleur très claire, nez rose litchi, on hésite entre gewurz et muscat. Bouche très aérienne, digeste, manque presque de volume, mais bonne acidité et bonne longueur. Pour du muscat c’est très bien fait. TB.

9 – Kracher, TBA Scheurebe cuvée n°8 2011 : (1/2 bt, 9,5% vol) Couleur dorée, nez plein de miel, de cire, de pâte de fruit, fruits exotiques et abricot, presque des épices, safran, souk. Bouche épaisse, sirupeuse, mais équilibre magnifique grâce à une bonne acidité, longueur énorme. TB++.

SOULA KRACHER

 

14 juillet 2021

Salon Jura Le Nez dans le Vert 2021

Le Nez dans le vert 2021

 

Très beau salon, bien organisé, sur 4 sites différents cette année (Grusse, Pupillin, Arbois, Château-Chalon) Covid oblige. Peu de monde le lundi. Ambiance très sympathique.

 

Excellent niveau d'ensemble, avec finalement peu de vins déviants pour un salon orienté bio voire nature pour beaucoup de vignerons. Quelques "souris" par-ci par-là mais qui bien sûr peuvent apparaître comme disparaître à tout moment, donc pas de jugement définitif... Les blancs se sont un peu mieux comportés que les rouges dans l'ensemble, avec un magnifique millésime 2019 concentré et tendu à la fois (malheureusement peu de volumes à cause du gel). Il faut dire aussi que beaucoup de blancs connaissent désormais des élevages longs (encore plus en 2018 qui avait beaucoup de sucres), de deux ans voire plus, en vieux fûts, demi-muids... donc peu marqués par le bois mais qui ont fini de "travailler" lorsqu'ils sortent. Les rouges connaissent en général des élevages plus courts, pas mal d'entre eux restent en cuves, présentant donc une expression un peu plus simple et pas toujours en place pour les quelques 2020 goûtés. 

 

Beaucoup de vignerons peu connus ont rivalisé avec les plus grands, ce jour-là en tout cas. Répétons-le encore une fois : en fouillant un peu les domaines qui bossent bien sont nombreux, les vins sont accessibles en prix et en volumes ne manquent pas.

 

Quelques notes succinctes, difficiles à prendre avec le crachoir personnel dans une main, le verre dans l'autre...

 

grusse le nez dans le vert

 

 

Domaine Nicolas Jacob

 

Pinot noir aux perrieres 2019, grappe entière sur Voiteur, clair en couleur, très fin, propre, petits fruits rouges. TB. Les Chazaux poulsard 2019 (égrappé) plus rouillé, plus épicé, plus rustique, pointe de gaz, propre aussi avec de la finesse. TB. Chardonnay là-haut 2018 (sur l’étoile) propre et précis lui aussi, un peu de pomme encore fermentaire, tendu, énergique, avec de la matière. TB. Savagnin le chazaux ? 2019 (prélevé sur fût) un peu plus large manquant un peu de tension derrière le précédent. Les Argales chardo savagnin  2018 légère macération pelliculaire, expérimental, un peu aigre, pas mon truc.

 

(Là-haut 2023 chardonnay : ouverture sur l'autolyse, petite volatile, citron confit, mieux après ouverture, Bouche très punchy, petite volatile, finale salivante, propre, énergique, on sent clairement la vinif nouvelle génération, mais c'est bien fait et très bon, déjà accessible. TB+.

 

NICOLAS JACOB

 

 

Domaine des Marnes Blanches

 

Trousseau 2020 (grappe entière) léger, infusé, bon mais presque trop léger, manquant d’intensité derrière les blancs de Nicolas Jacob, à bien servir dans le bon ordre… Chardonnay en 4 Vis 2019 (sera embouteillé dans 1 mois) à la fois beurré, gras et tendu derrière. Superbe. TB+. Chardonnay Normins 2019 sur calcaires semble encore plus tendu et salin superbe aussi. Savagnin aux bois 2019 très zestes d’agrumes, un peu amer, presque tannique, plus austère, très bien fait, juste un peu oins de plaisir en l’état, à attendre un peu. Savagnin muscaté jensillard 2020 bien muscaté il faut aimer… Vin Jaune 2014 fin, manque un poil d’intensité.

 

marnes blanches

 

 

Domaine Labet

La Reyne chardo 2018 un peu fermé au nez belle tension en bouche avec une pointe oxydative en finale. B+. Bardette chardo 2018 tendu mais finit sur la souris. Macération chardo/savagnin 2019 superbe vin orange, plein de fruit melon, pêche, en finesse, peu de tannins, belle finale. Top. Metis 2020 rouge fait un peu gamay facile, juteux, bonbon, encore simple en l’état. Macvin du Jura blanc bien équilibré, fruité, pas trop lourd, très sympa.

 

labet

 

 

Domaine Ganevat

Poulsard Chalasses VV 2020, en cours d’élevage, volatile, souris… Pinot noir Julien 2020 perlant mais déjà mieux en place sinon. Trousseau plein sud 2020 plus puissant, plus solaire, concentré, acidité assez haute, encore quelques tannins, prometteur. On passe au cran supérieur sur les blancs : chardo En varron 2018 en cours d’élevage aussi, brioché, citronné, très énergique, salin, top. TB+. Marguerite melon queue rouge 2018 petit trait oxydatif, assez long et tendu, à peine moins emballé mais c’est bon. Savagnin en billat 2018, revient à moins oxydatif, large, amers nobles, presque tannique, finit très long. Top. Savagnin champ bernard 2016 assez beurré et gras, finit plus sur les agrumes, manque un peu d’énergie par rapport aux 2018, il finit de digérer son élevage. Bon aussi.

 

ganevat

 

 

 

Domaine Guillaume Overnoy

Rougissime 2019 rouge léger, perlant, simple, sans plus. Pinot noir, 2019 ?, mieux en place, plus de matière même s’il reste fin, frais et juteux. B+. Chardo vigne derrière 2018 plutôt tendu, peu de gras, mais du volume, sur la pomme, finit salin. TB. Chardo le vignet muscaté 2019 vin orange goût de souris. Savagnin 2016 sous voile, assez puissant, intense, bien oxydatif, très long, excellent.

 

 

Domaine Buronfosse

Belemnites 2019 savagnin/chardo fruité, bonne matière, gourmand, moins tendu que la moyenne mais sans tomber dans le lourd non plus. Plus rond, appelle la table. Géode 2019 Magnum pur savagnin, beau nez très tourbé, on retrouve une bouche assez ronde, gourmande et facile. Varron savagnin 2019, sols plus calcaires, vin beurré, d’abord assez large, un peu d’élevage, puis finit plus tendu et plus salin. TB. Belle gamme de blancs. Trousseau 2020 fin, léger, presque trop derrière les blancs, acidité élevée mais ça reste facile à boire. Pinot noir 2020 un peu plus bonbon, juteux, facile.

 

 

Domaine de la Borde

Terre Lias blanc 2019 marqué autolyse, tout en tension, belle énergie et fond minéral. Très bon. Naturé 2018 (savagnin) plus large, plus riche mais reste énergique et très long aussi. Deux blancs au top. Ploussarperlipopette 2020, orangé, beaucoup de gaz, pas très propre.

 

 

Domaine A. Houillon & R. Bruyère

Chardo croix rouge 2018 souris, bof. Tourillons 2018 (90% chardo) grillé autolyse, tendu, propre, très long et énergique, excellent.

 

 

Domaine Les Bottes Rouges

Tot ou tard poulsard 2020, orange en couleur, très orange sanguine perlant, bizarre, mais plutôt sympa. Néo pinot noir 2020 (grappe entière) beau jus de fruit, petits fruits rouges, juteux, c’est bon. Gibus Trousseau 2019 un peu perlant, plus de sucrosité, plus de tannins, à attendre, plutôt prometteur. Des nouvelles chardonnay 2019 léger gras, manque un peu de tension mais c’est bon. Album savagnin 2019 il a la tension et le fond qu’il manquait aux vins précédents, à part un peu de gaz c’est propre, très long et même excellent.

 

 

Domaine de la Tournelle

Cul de Brey rouge 2018 pas mal d’acétate au nez, moins ressenti en bouche beau fruité. Trousseau corvées 2019 plus rustique, pas mal d’acétate aussi. Au lever du rouge pinot 2020 pointe de gaz mais sinon propre, juteux, du volume, assez bourguignon, prometteur. Terre de gryphées chardo 2019 sur la pomme un peu blette au nez mais bouche tendue, longue, propre, c’est bon. Fleur de savagnin 2018 tendu, énergique, du volume, du fruit, aussi large que long, excellent.

 

 

Domaine de la Touraize

Poulsard la cabane 2020 couleur rouille, bouche juteuse, légère. B+. Cotes à cotes trousseau pinot noir 2019 épicé, un peu rustique, propre. B+. Trousseau corvées 2018 encore tannique assez opulent, pour la garde, bien fait. Trousseau corvées 2019 plus fin, plus à mon goût. Chardonnay 2018 les voisines (calcaire et marnes) blanc marqué autolyse, avec une finale très droite, citronnée, saline. TB+. Les Moulins chardo savagnin 2019 très énergique, pointe de gras que n’avait pas le précédent, fait chardo bourguignon, encore meilleur peut-être TB+.  Savagnin oxydatif 2018 assez fin, sympa.

TOURAIZE

 

 

Domaine Cavarodes

IGP Franche Comté 2019 simple, vif, mais un peu de colle sur la finale. Savagnin cuvée 2018, légère macération ? pas très propre, acétate. Des blancs border mais ce sera mieux en rouge. Pinot noir lumachelles 2020 un peu grillé/réduit, beau jus en bouche, propre, prometteur. Trousseau lumachelles 2020 assez marqué orange sanguine, solaire avec un côté presque Rhône sud infusé, mais c’est propre, gourmand, fin, ça reste digeste et propre.

 

 

 

Domaine Ratapoil

Ingénu pinot noir 2020 et Clochette pet nat rosé, vraiment sale, souris, vol, acétate…

 

 

Domaine Pignier

Trousseau 2019 encore un peu perlant mais beau jus, tannins fins, du volume, fruits rouges épices, assez long. TB. GPS blanc 2020 simple, vif, citron et poire, efficace. Chardo de la reculée 2019 ouillé, énergique, agrumes, pointe d’autolyse, belle finale toute en longueur. TB+. Sauvageon 2018 (savagnin ouillé en œuf béton, un peu plus large, floral, propre comme les autres cuvées, manque un poil de tension par rapport au précédent. Très bon quand même.

 

 

Domaine P. Chatillon

Hari Om pinot noir 2020 souris, PN VV 2020 beaucoup de gaz pas très propre non plus. Le même en amphore : épices, réglisse, gros tannins qui doivent se fondre, on sent la longue macération, mais c’est propre ici. Savagnin ouillé Nouvelles 2019 là c’est propre, tendu, c’est bon. Savagnin sage vagnin 2019 en barriques neuves, assez boisé en l’état mais joli fond derrière à voir avec le temps. Vin jaune 2013 fin, manque un peu d’intensité.

 

 

Domaine Berthet-Bondet

Trio rouge 2019 très clair, simple, léger. B. Chardonnay poirière 2019 un peu sur l’élevage, beurré vanillé, joli fond derrière, à voir dans quelques années.

 

 

Domaine Les Dolomies

Pinot noir la cabane 2020 joli fruité assez mûr et concentré, ne fait pas du tout nature (alors qu’il l’est), tannins mûrs et fins. Prometteur.  Trousseau bordel c’est bon 2020 plus floral, plus puissant, encore un peu trop tannique, pas du tout nature non plus, concentré, taillé pour la garde, coloré pour un trousseau, prometteur aussi.

( Les Dolomies Vin de France Madeleine 2017 : couleur trouble, à l’ouverture un peu compliqué avec de la réduction et un peu de volatile, puis avec ouverture très joli, pinote clairement (du gamay pourtant ?), juteux, frais, floral, très bon, probablement à boire assez vite, mais sur cette phase très joli.)

 

 

Domaine des Miroirs

Annoncé mais malheureusement absent le lundi (il y avait deux blancs 2016 le dimanche soi-disant)… Vraiment dommage mais ce sera pour la prochaine fois…

 

 

 

Les offs

 

Domaine Tissot

Magnifique Chardonnay Graviers 2018, au nez très bourguignon grillé (autolyse) avec de l’ampleur sur ce millésime mais toujours une grosse tension derrière, déjà buvable et gros potentiel de garde. Une de meilleures bouteilles de la journée. Trousseau Singulier 2019 assez fin beau fruité, mais plus simple, Macvin Pinot noir plein de cerise, très gourmand, bel équilibre sucre/acide, toujours aussi bon.

 

 

Domaine Macle

Chardonnay sous voile 2016 oxydatif qui reste fin, tendu. Côtes du Jura sous voile chardo/savagnin 2016 un  peu plus incisif et tendu. Château Chalon 2013 plus oxydatif, plus noix verte, beau potentiel mais a besoin de temps. Macvin chardonnay (jus 2014 + marc 2007) gourmand, fruité, sucré, sans être lourd. Toujours un grand classique, indémodable. Merci pour l’accueil.

macle

 

 

9 juillet 2021

Maxime Cottenceau (Buxy) ***

 

Petit domaine de 7ha environ (dont 4,5 de blancs) créé par le jeune Maxime Cottenceau dont le premier millésime est 2018, après un stage chez Dureuil-Janthial dont il s'inspire du style. Ici aussi, les vins sont donc très marqués par le bois en jeunesse, mais ils possèdent suffisamment de fond pour absorber l'élevage après quelques années de garde, surtout sur les blancs.

 

 

Maxime Cottenceau - Montagny 1er cru Les Bassets 2019 : couleur or pâle, nez encore marqué par son élevage toasté, beurre et fruits jaunes derrière. Bouche tendue, reste fraîche, encore un peu d'élevage, mais joli fond minéral et bel équilibre, bonne longueur. La finale chauffe un peu et rappelle enfin qu'on est sur un millésime solaire. L'étiquette affiche 15%, parfaitement intégrés. Encore jeune mais très prometteur. Un domaine à suivre. TB.

 

Maxime Cottenceau sous les roches Montagny 2020 : couleur dorée, nez grillé, beurré, sur l'élevage plus fruits jaunes assez mûrs. Mieux en bouche avec de l'élevage certes mais bonne acidité, finale pas trop  sucrée, plutôt tendue même, prometteur. TB.

 

Bourgogne rouge 2020 : couleur sombre, nez fruits noirs, café, solaire. Bouche puissante, noire, bonne acidité, mais solaire et tannins un peu serrés. B.

 

Bourgogne rouge 2021 : léger,  très fin, fruité, petit trait végétal en finale. B+.

 

Maxime Cottenceau, Montagny 1er Cru Vignes Longues 2021 : (100% chardonnay) On termine par un chardonnay plus classique, qui combine gras et acidité, avec un peu d’élevage au nez mais une fin de bouche très minérale, très longue, encore un peu jeune mais avec beaucoup de fond. Très joli vin, globalement placé en Bourgogne. TB+.

 

Vignes du soleil 2021 : moins d'élevage, mais aussi moins d'acidité, pas de grillé, un peu solaire pour 2021. B+.

 

Montcuchot 2022 : bien dans le style du domaine, élevage encore marqué, mais du fond derrière, à attendre sereinement.

 

Cottenceau, Montagny 1er cru Les bassets 2022 : chardonnay bourguignon très classique, avec encore pas mal d'élevage et de grillé, du corps, du gras, vite identifié (plutôt Côte de Beaune), encore trop jeune en l'état mais avec un beau potentiel. B+.

 

9 juillet 2021

Prieuré-Roch (Nuits-St-Georges) ****

 

Domaine d'une quatorzaine d'hectares créé en 1988 par Henri-Frédéric Roch, co-gérant de la Romanée-Conti (petit-fils d'Henri Leroy), mort en 2018. Il est épaulé par Yannick Champ. Les vins sont bio, biodynamiques et natures.

 

 

Prieuré-Roch - Ladoix Le cloud 2017 : Couleur très claire, légèrement trouble, nez de petits fruits rouges, griotte, impression de grappe entière, pointe de volatile qui apporte de la fraîcheur. Bouche très fine, tendue par une acidité élevée et une pointe volatile, florale, très élégante. Puis avec l'ouverture la volatile prend le dessus, pointe d'acétate. Le lendemain goût de souris... Un joli vin à condition de ne pas l'aérer ! TB-.

 

Ladoix 2019 : fond du lendemain, très noyau de cerise, kirsch, belle acidité, floral, tannins qui serrent un poil, mais propre et joli style. TB.

 

 

8 juillet 2021

Clos Rougeard (Chacé) *****

Domaine familial d'une dizaine d'hectares (dont 9 de rouges), le Clos Rougeard doit sa notoriété à Jean-Louis et Bernard Foucault dit Charly et Nady. A la mort de Charly en 2015 (dernier millésime vinifié par Nady et son neveu Antoine Foucault), le domaine est racheté par Bouygues. Les frères Foucault ont été les précurseurs du bio dans la région. Leurs vins sont taillés pour la garde, avec des faibles rendements, des élevages longs en barriques, pour apporter de la finesse. Si Poyeux est la cuvée la plus "bourguignonne", le Bourg présente des tannins plus rustiques et doit être attendu longtemps. Le blanc "Brézé" est opulent, marqué par son élevage grillé en jeunesse, mais se montrant très tendu et salin au vieillissement. Des vins exceptionnels pour les amateurs patients.

 

 

 

Goûtés lors du slon RVF 2012 :

- Saumur Champigny 2008 : vin servi un peu chaud, encore un peu fermé, beau fruité et belle matière. TB-

- Saumur Champigny Les poyeux 2008 : servi trop chaud aussi, très fermé, gros potentiel mais à attendre. TB- (+- 17/20 en l'état).

 

 

Clos Rougeard, Saumur-Champigny Poyeux 2004 : (à l'aveugle) robe grenat, plus foncée que le précédent, un côté vanille et noix de coco au nez est assez désagréable. Pour beaucoup d'entre nous c'est la première fois qu'on sent de la noix de coco sur un vin rouge, voire de banane. Un vin des Caraïbes ! C'est incompréhensible... C'est moins marqué en bouche, avec beaucoup de fruits rouges, grosse acidité, assez fluet. Finale moyenne mais bien tendue. J'aime bien la bouche mais pas le nez. (+- 16/20).

rougeard

 

Clos Rougeard Saumur Brézé 2002 : robe dorée, nez sur la noix, fruits très mûrs (agrumes surtout et un peu de pomme), attaque vive, puissante, avec beaucoup d'acidité mais seulement au début, encore des fruits mûrs mais pourtant une impression de vin très sec, gras, un peu d'amertume en finale. Bonne longueur, mais la finale manque de tension à mon goût. Je préférais le Montbenault, où l'acidité était élevée et constante. Ce Brézé est cependant un joli vin, mais pas de coup de coeur pour moi. (+- 17/20).

rougeard bis

 

 

Clos Rougeard - Saumur-Champigny "Le Bourg" 2001 : robe grenat, contours tuilés. Nez sur le café, le poivron, la terre, un peu de fruit mais en retrait. C’est un peu trop vert à mon goût. Mieux en bouche, très bonne matière et des tannins de superbe qualité, moins de poivron, un peu de fraise et de fruits noirs. Bonne longueur. Bon vin mais pas trop à mon goût. TB-.

rougeard

 

 

Clos Rougeard - Samur-Champigny Poyeux 2011 : beaux fruits rouges, à peine végétal, frais. Bouche souple avec beaucoup de fruit, de la fraîcheur, facile, belle texture bien travaillée, pas une grosse longueur. TB.

 

Clos Rougeard, Saumur-Champigny Les Poyeux 2011 : (100% cabernet franc. Parcelle de 2,9ha, sols sableux) Couleur rubis, très claire, nez plein de petits fruits rouges, très légères notes végétales sans aller jusqu’au poivron non plus, qui donne ici un côté noble à ce vin. Bouche en dentelle, tout en fruit, peu de tannins, texture soyeuse, plus dans l’esprit d’un Chambolle que d’un Saumur. Belle longueur en plus. Tout le monde est un peu surpris mais entièrement convaincu par la finesse de ce vin. TB++.

 

Poyeux 2012 : proche du 2011, à peine plus végétal, très fin, élégant. TB+.

 

Clos Rougeard, Saumur-Champigny Les Poyeux 2012 et 2011 : (100% cabernet franc, parcelle de 2,9ha sur sols sableux. Elevage 2ans en fût d’un vin)  Deux bouteilles très proches l'une de l'autre, très claire en couleur, au nez mêlant petits fruits rouges quasi bourguignons avec un fond terreux/végétal plus typé cabernet. Une bouche aérienne, aux tannins soyeux, toute en fraîcheur et en élégance. TB+.

 

Clos 2012 : couleur claire, nez fruits rouges et poivron, bouche aux tannins fins, belle textre, fruits rouges, poivron, acidité élevée, assez long et tendu. TB. Une autre bouteille plus tard se présentait encore mieux, fine, fruitée, bourguignonne, sans le côté végétal. TB+.

 

Clos Rougeard Brézé 2011 : couleur bien dorée, vin qui semble un peu lourd à l'ouverture. Le lendemain beau nez, pierre-à-fusil, miel, bouche très tendue avec du volume, élevage bien intégré, surtout une finale très longue, saline, tendue, avec des amers nobles. TB++.

 

Clos Rougeard – Saumur blanc Brézé 2012 : Couleur claire, nez encore jeune, fruité, agrumes, léger bois toasté. Bouche plutôt vive, peu de gras, à peine fumée, fruitée acidulée, manquant peut-être d’un peu de longueur et d’intensité pour un Brézé. TB. Autre bouteille austère, tendue, beaucoup d'amers, brioche, floral, esprit pierre morey un peu. TB.

 

Brézé 2015 : un peu lourd sur ce millésime. B+

 

Poyeux 2007 : TB+.

 

Poyeux 2012 : autre bouteille, nez assez évolué, cabernet légèrement végétal, petits fruits rouges, sous-bois, beaucoup d'orangette aussi. Bouche aérienne, toute en finesse, manque un peu de punch peut-être mais la longueur est excellente, très digeste, on y retourne facilement. TB+.

 

 Clos Rougeard - Saumur Brézé 2012 : Couleur dorée, nez assez évolué, pomme au four, fruits jaunes mûrs, un peu torréfié, praliné. Bouche avec un gros volume, bien équilibrée entre fruits mûrs, élevage intégré, juste ce qu’il faut d’acidité pour soutenir cette matière riche, de la longueur. Semble à point. Il a fait l’unanimité. TB++.

 

Clos Rougeard - Saumur Brézé 2011 : Couleur dorée, nez très marqué réduction sur lies, allumette, avec à l’ouverture des fruits jaunes bien mûrs, des fruits secs, des notes torréfiées. Bouche très énergique, aussi large que longue, un élevage marqué mais bien intégré aujourd’hui, encore assez jeune pour 2011, sur les arômes du nez, avec une finale salivante, interminable. Dans un style très différent du 2012, il a lui aussi mis tout le monde d’accord. TB++.

 

Clos Rougeard - Saumur Champigny Poyeux 2008 : couleur intermédiaire, nez avec fruits rouges et noirs, pas si froid que ça pour un 2008, même petite sucrosité, pointe coco,.  Bouche très fruitée, dentelle, légère touche poivron qui donne du frais, joli fruité mûr, long, acidulée, du fond minéral. Très beau millésime pour Poyeux. TB++.

 

Clos Rougeard - Saumur-Champigny 2011 : couleur claire, nez qui poivronne un peu trop, bouche en dentelle, très fine. TB.

 

 Clos Rougeard - Saumur-Champigny 2014 : Couleur claire, nez qui poivronne un peu au départ, puis de plus en plus de fruits, un côté pivoine, voire pot-pourri sur la fin, de plus en plus bourguignon avec l’ouverture. La bouche est aérienne, légère, mais avec un côté soyeux, évidente, parfaite, sans le côté poivron du nez, qui peut se boire avec une facilité déconcertante. TB+.

 

Clos Rougeard, Les Poyeux 1997 : moins de couleur que les autres, un nez un peu poivron au départ, fraise, framboise, petite réduction animale. Avec l'ouverture de plus en plus de fruits rouges un peu écrasés et de pot-pourri, ça semble encore jeune. La bouche est élégante, toute en fraîcheur et verticalité, peu de volume, belle acidité, petite touche végétale mais sans aller trop loin, c'est très long, les tannins sont encore un peu présents en finale mais de qualité et contribuent à cette sensation d'allonge, c'est frais, salivant, énergique. Je suis surpris de voir que c'est un 1997 à la levée de la chaussette, je n'aurais jamais dit aussi vieux. Pas forcément meilleur que les autres vins du soir qui étaient d'un très haut niveau également, mais bien sûr on est ravis d'avoir pu goûter ce vin mythique. Un grand merci JM ! TB++.

 

Clos 2020 : couleur sombre, nez cabernet, cassis, végétal mûr, un côté cuir. Bouche avec un joli toucher, noble et classieuse, cabernet mûr, qui s'approche déjà mais peut aussi attendre longtemps, manque peut-être un poil de folie ? mais c'est bien né, à voir ce que ça donnera dans quelques années. TB+.

 

2 juillet 2021

Osamu Uchida (Pauillac) ****

 Osamu Uchida est né au Japon en 1977. Il débarque en France à ses 20ans, goûte tous les châteaux bordelais, fait une formation viti-oeno, apprend la langue puis s'installe à Pauillac en 2015. Ses références sont le Clos du Jaugueyron et Closerie des Moussis. Il travaille en bio et biodynamie (certification pour 2020) ses 0,6 hectares dans un garage. Les vins sont juteux, fruités, très fins et frais, accessibles dès leur jeunesse.

 

Osamu Uchida - Haut-Médoc Miracle 2019 : (100% cabernet sauvignon, 1500bts produites. Vignes d'environ 30ans à Cissac-Médoc sur sols argilo-sableux. Rendements 35hL/ha environ. Elevage 1an en 500L et jarres. 12% vol) Couleur grenat, pas trop soutenue pour du cabernet sauvignon. Nez expressif dès l'ouverture de la bouteille, très propre, plein de fruits, cassis, framboise, violette, et petite touche végétale noble (poivron mûr), pas d'élevage ressenti. La bouche est en dentelle, juteuse, fruitée, très fraîche, peu de tannins, peu d'alcool, sur les arômes du nez, avec un petit trait végétal. C'est élégant, peu extrait, impossible de penser à Pauillac à l'aveugle. On serait plus sur un beau cabernet franc de Loire en finesse. Ce n'est pas encore très complexe en l'état mais on y retourne facilement. La finale est de longueur moyenne, mais fraîche, fruitée, légèrement acidulée, appelle un second verre. Hâte de voir ce que ça peut donner avec quelques années de bouteille. En tout cas un Médoc atypique. La Révolution est en marche ! TB+.

 

1 juillet 2021

Pierre Vincent Girardin (Meursault) ****

 

Fils de Vincent Girardin, Pierre-Vincent s'est installé en 2016 (premier millésime 2017), à même pas 20ans, sur son domaine de 4,5ha (projet d'accéder à une dizaine d'hectares dans les années à venir). Avec un gros travail à la vigne, une cuverie ultra moderne, des fûts de 456L pour ne pas trop boiser... les vins sont de plus en plus prometteurs, dans un style bien plus tendu que les ceux de la maison Girardin.

 

 

PV Girardin - Bourgogne chardonnay Eclat de calcaire 2019 : Couleur claire, nez "nouvelle génération" légèrement grillé (autolyse), peu marqué par le bois, floral, et surtout citron confit. Bouche tendue par une belle acidité, du volume, du minéral, facilement lisible, pas beaucoup de gras ni de bois. Finale un peu moins emballante, marquée par le millésime solaire, très portée sur le citron confit, ce qui lui enlève le côté digeste au bout de quelques verres. Ca reste cependant du bon niveau pour un régional, et un style très intéressant. Un vigneron à suivre. TB.

 

PV Girardin - Le châtaignier 2023 : (Jura. "Massales de naturés jaunes et verts" = savagnin ouillé) Couleur très claire, nez de réduction sur lies à l'ouverture, grillé des lies, citron, il prend vite des notes fruitées assez aromatiques autour de la pêche en se réchauffant, un peu floral, fait très bourguignon. La bouche ressemble à celle des chardo du domaine, un peu perlant à l'ouverture, pas du tout de gras ou de beurré, très marquée par les lies, aromatique assez exubérante, belle tension. C'est plutôt très bon au final, mais très difficile de placer le vin dans le Jura, on est très proche de sa cuvée Eclat de calcaire dans le style. TB.

 

30 juin 2021

Philippe Tessier (Cheverny) ***

Domaine de 25 hectares, certifié bio, proche du nature (léger sulfitage à la mise), géré par Philippe Tessier depuis 1981, aujourd'hui épaulé par son fils Simon.

 

Philippe Tessier - Cheverny Point du Jour 2019 : (pinot noir + gamay, bonne partie de grappe entière) Couleur rubis et contours encore un peu violets, le nez évoque un gamay bien juteux, cerise, bonbon, un peu amylique, fruits rouges et notes florales, grappe entière bien intégrée. Bouche toute en fruit, juteuse, pas de tannins, assez ronde et veloutée, glisse tout seul, assez simple en l'état, pas beaucoup de longueur mais très facile à boire. On y retourne avec beaucoup de plaisir. TB-.

 

28 juin 2021

Domaine Lajibe (Lucq-de-Béarn) ****

 

Ancien sabreur de l’equipe de France, Jean-Baptiste Semmartin, s’est installé vers 2015 (premier millésime en 2017) sur ce domaine d'environ 4ha. Après avoir travaillé entre autre avec Emmanuel Giboulot, ses vins ne pouvaient être que bio, biodynamiques (Demeter) et proche du nature (léger sulfitage à la mise si besoin). "Toutes les fermentations se font en barriques sans utilisation du froid. Ilse sert des polyphénols du gros manseng pour pratiquer de longs élevages oxydatifs qui préservent le vin. Ainsi, une bouteille ouverte tiendra facilement trois jours à l'air grâce à cette vinification" (RVF). Il vinifie du gros manseng, petit manseng, petit courbu, claverie sur trois parcelles : Haure, Carmeret et Serres-Seques en sec ou en sucré selon ce que permet la nature. Des vins pointus, précis, plein d’énergie et ce n’est que le début de l’aventure… Une structure de négoce vient d'êter créée avec des achats en Jurançon et sur la Gascogne pour "Mansengs". Des travaux sont en cours au chai pour prolonger les élevages et quelques hectares viennent d'être achetés sur Jurançon, un Clos Benguères notamment.

 

 

 

Lajibe - Jurançon sec Haure 2019 : (vignes centenaires, parcelle de 0,5ha) Couleur or profond, nez complexe, assez riche, pommes au four, caramel, cire, miel, prunes jaunes, crème de marron. Bouche à la fois épaisse, puissante et à l’acidité élevée, mûre mais sans être lourde, sur les arômes du nez, peut-être plus florale, de la cire, nature mais très propre. Finale longue, puissante, quelques amers. Encore tout jeune, a besoin de finir de se mettre en place. On pense à Savennières par exemple plus qu’à Jurançon, pas du tout d’ananas ici. L’aromatique manque un peu de fraîcheur pour chipoter, surtout par rapport au liquoreux 2018. Bu sur deux jours, le vin n’a pas bougé, il s’est même affiné sur la fin. Hâte de voir ce que ça peut donner avec un peu de garde. TB. Une seconde bouteille quelques mois plus tard semblait mieux en place, acidité plus fondue notamment. TB+.

 

Haure 2020 : proche du 2019, un côté un peu nature petite volatile qui rappelle des Labet, Ganevat... Puis un fruit un peu plus mûr et exotique qui se développe aussi, très énergique, grosse acidité, très long. TB+.

Haure 2021 : un peu moins marqué par la vinif que 2020, belle matière, tension, top. TB++.

 

Carmeret 2020 : un peu plus exotique que Haure en l'état, moins de réduction, petite volatile aussi, a moins ben évolué dans le verre. TB+.

 

 

Lajibe - Jurançon serres seques 2018 (moelleux) : moelleux citronné, tendu, sucre bien équilibré, pointe d'ascescence/volatile peut-être. A regouter. B+.

 

Lajibe - Jurançon serres seques VT 2018 : superbe liquoreux, nez floral, à peine truffé, brioche, fait vin sec, bouche très élégante, tendue, les 100gr de sucres se sentent surtout par le volume, la liqueur, finale ultra digeste et très longue. TB++.

 

Lajibe, Jurançon Serres Seques VT 2018 : Couleur or, nez plein de fruits exotiques frais, mangue, passion, ananas, citron, pointe de volatile, cire, miel. un peu fou-fou au départ. Bouche à l'équilibre incroyable, très farîche, assez sucrée, mais acidité très haute plus une pointe de volatile qui rajoute de peps, citronnée et exotique à la fois, à l'équilibre d'un riesling mosellan. TB++. Une autre bouteille avait un poil trop de volatile. TB+.

 

Jean-Baptiste Semmartin Domaine Lajibe - Jurançon Serres-Seques (moelleux) 2018 : (100% petit manseng en fûts. 100gr SR/L) Couleur or pâle, nez élégant sur le miel, l’ananas frais, le coing, assez classique. C’est surtout en bouche qu’il fait la différence, aérien, léger en alcool, belle acidité, les 100gr de SR ne se sentent pas du tout, long et très digeste. Magnifique. Accord parfait avec le chausson aux pommes de Carno. Coup de cœur unanime ! TB+.

 

Mansengs 2021 : (cuvée négoce, achat en Gascogne, juste après la mise en sep 2022) Nez un peu réduit, pas tout à fait en place sur l'aromatique. Bouche très énergique, intense, tendue, très grosse acidité, finale très salivante, très longue.  Autre bouteille un an plus tard, à l'ouverture compliqué avec du gaz, réduit, le lendemain très belle bouche, énergique, portée par une volatile assez élevée tout de même. TB.

 

Marcel 2021 : (achats sur Jurançon, un peu plus de petit manseng ici, pas de soufre ici même à la mise) Un peu plus mûr, mois réducteur, ouche avec plus de volume, très dense, l'acidité arrive en finale avec des épices, très long aussi, pointe nature en finale. Superbe aussi.

 

Poudingues 2021 : (négoce sur Jurançon, gros manseng, léger soufre à la mise) Doré et trouble, nez fruits exotiques, confiture poire et abricot, à peine volatile. Bouche droite, belle énergie, tendue, à peine moins que mansengs de mémoire, mais même esprit, finale propre précise, déjà bon. TB.

 

Mesclat : (mesclat = mélange en béarnais. Assemblage petits et gros mansengs. Une partie sur la Gascogne travaillée en macération assemblée à une partie sur les poundingues de jurançon. Donc légèrement orange au final. 1gr à la mise). A eu besoin de temps après la mise en bt pour se mettre en place. La macération se sent peu, bien dans le style du domaine. TB.

 

Lajibe (négoce Mansengs et Co.), Mansengs Vin de France 2023 : couleur or profond un peu trouble, nez très puissant, marqué par le grillé des lies, le citron confit, les extraits secs, clairement travaillé en nature-autolyse, beaucoup pensent au Jura façon Ganevat etc..., bouche énergique, légèrement perlante, avec du volume, de l'acidité, aromatique très marquée par les lies, finale umami salivante. Ceux qui connaissaient le domaine ont vite retrouvé le style, pour les autres un vin déconcertant difficile à placer en Jurançon tant il diffère des autres vins de la soirée. Une interprétation différente, qui a fait débat. TB.

 

27 juin 2021

Christophe Mignon (Festigny) ***

Petit domaine de 6,5 hectares (dont 90% de pinot meunier) sur la Vallée de la Marne. Pas de malo. Elevages cuves et foudre pour la grande cuvée. Aucune certification mais travail en fonction du calendrier lunaire, emploi du soufre limité.

 

Christophe Mignon - Champagne ADN de Meunier Extra-Brut : (50% 2015, 50% 2016. Vallée de la Marne. Dégorgement janvier 2020. Dosage 3à5gr. Elevage cuve sans malo) Couleur dorée, nez légèrement beurré, noisette, fruits blancs, fait un peu chardonnay beaunois. La bouche présente du gras, un léger beurré, une bulle fine, assez mûre, parfaitement équilbrée par une belle acidité. L'ensemble est gourmand, facile à boire. Longueur moyenne. A l'aveugle j'aurais parié sur un chardonnay en fût avec malo : pas du tout. Mais qu'importe, c'est excellent, surtout pour 32€. TB+.

 

27 juin 2021

Filipa Pato & William Wouters (Portugal) **

Filipa est la fille de Luis Pato. William Wouters, son mari, est un ancien sommelier belge. Les vins sont en biodyamie, travaillés sur la fraîcheur, "sans maquillage".

 

Filipa Pato & William Wouters - Dinamica 2019 DOC Bairrada : (cépages bical + arinto) Couleur or pâle, nez de fruits surmûris, goyave, mangue, trop mûrs, rappelle presque un clairin. L'attaque en bouche est plus intéressante, avec une bonne acidité, mais la finale se fait lourde, mûre, avec une sensation d'alcool bien que l'étiquette n'indique que 12%. La bouteille ne sera pas terminée. Moyen.