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Mon carnet Vin

19 novembre 2021

Salvioni - La Cerbaiola (Toscane) ****

 

Salvioni, La Cerbaiola - Brunello di montalcino 2011 : (foudres. Domaine tradi, sur Montalcino) Robe sombre, beau nez fruits noirs, prunes. Bouche puissante aux tannins fins, mais avec un peu de chaleur en finale, beau fruité sinon. A attendre encore un peu peut-être ou à essayer sur un millésime plus frais. B+.

 

17 novembre 2021

Yvon Clerget (Volnay) ****

Depuis le retour du fils, Thibaud Clerget, au domaine en 2015, après des stages chez Hudelot Noellat, en Nouvelle-Zélande et aux Etats-Unis, le domaine ne cesse de progresser. Le domaine s'étend sur 6 hectares avec depuis 2019 un peu de négoce en supplément sur des blancs. Les vins sont fins et délicats, peu tanniques, avec des macérations préfermentaires à froid, extraction tout en douceur, peu de pigeages, un peu de vendanges entières uniquement sur les sols argileux, usage limité du SO2.

 

 

Yvon Clerget - Volnay 1er cru Santenots 2019 : Couleur rubis brillante, nez ouvert, gourmand, sur la cerise rouge légèrement sucrée, assez simple en l'état, élevage déjà bien intégré. La bouche est très gourmande, fruitée éclatant, toujours cette cerise à peine sucrée, bonne acidité derrière, l'équilibre est bon, pas trop d'alcool, peu de tannins, belle matière, c'est juteux, déjà très bon en l'état, semble egrappé alors qu'il y a une touche de grappe entière. Finale assez longue, un poil lisse pour chipoter mais on y retourne très facilement. Belle découverte. A voir désormais sur d'autres cuvées et d'autres millésimes surtout. TB+.

 

 

Volnay 1er cru Clos du Verseuil 2016 : un peu de couleur, nez classieux, végétal noble, touche fumé, épices. Bouche juteuse, avec de la matière, une certaine noblesse, élevage intégré, et en même temps beaucoup de fruit et de plaisir. Merci Vincent TB+.

 

Y. Clerget, Volnay 1er Cru Carelle sous la chapelle 2016 : un nez étrange, un peu réduit, animal, café, mais aussi un peu végétal. La bouche est austère, encore stricte, mais il y a du fond. Pas dans une bonne phase, à attendre. Merci Vincent. B.

 

 

Clerget - Volnay 1er cru Clos du verseuil 2018 : assez coloré, fruité gourmand, un peu de fruits noir, assez mûr, bouche dense, tannins soyeux, poivre, joli, mais dans un style clairement millésime chaud. TB. Seconde bouteille plus tard, impression d'un vin solaire, concentré. TB-.

 

Volnay Petits poisots 2022 : petits fruits rouges acidulés, pivoine, en tension, frais, belle acidité pour le millésime, tannins fins, très joli style. TB+.

 

Meursault 1er Cru Boucheres 2020 : fruité, ananas, peu de gras, acidité moyenne, pas d'autolyse, bonne longueur. TB.

 

 

Yvon Clerget

VOLNAYRouge2022, VOLNAY 1ER CRUMonopoleClos du VerseuilRouge2022, POMMARD 1ER CRULes Rugiens-HautsRouge2022 (0%, 15% et 25% VE) trois vins très clairs, pivoine, très fins, peu tanniques, déjà très accessibles, même le Rugiens, beaucoup de plaisir.

11 novembre 2021

Antonio Madeira (Portugal) *** et Quinta da Pellada ***

"António Madeira est un vigneron français d’origine portugaise. En 2010, il décide de revenir s’installer sur le terroir de ses ancêtres, la Serra da Estrela, une sous-région du Dão. C’est au pied de ces montagnes qu’António a isolé des parcelles de vieilles vignes complantées qui se distinguent par la typicité des cépages, la qualité du sol granitique et une exposition idéale. La Philosophie du domaine est simple : respect du sol, de la plante et du fruit afin de se concentrer sur l’essentiel, à savoir l’expression du terroir. Pour y parvenir, António Madeira n’utilise aucun pesticide et travaille ses sols au cheval, utilise des levures indigènes..." Valade

 

 

Antonio Madeira - Dao Vinhas Velhas branco 2017 : (arinto, bical, cercial, encruzado, fernao pires, siria et autres. Elevage moitié cuve, moitié demi-muids de 500L. 13,5%) Couleur bien dorée, nez expressif très marqué par l'autolyse, grillé, allumette, très "bourguignon nouvelle génération". Derrière un peu de fruits jaunes et de citron. La bouche a un beau volume, de la puissance, pas de gras, très marquée réduction sur lies aussi, grillée/toastée, accompagnée d'un fruité mûr, solaire, fond minéral intéressant même si le grillé prend un peu le dessus sur le terroir en l'état. C'est mieux après aération ceci-dit. Finale assez longue, toujours sur le grillé des lies avec un peu de citron confit. Très bon rapport q/p (20€). TB.

 

Antonio Madeira, Dao vinhas velhas 2019 : malheureusement une bouteille avec un défaut, dommage pour cet excellent petit producteur qu'on regoûtera un jour...

 

Antonio Madeira (Portugal), Dao Vinhas Velhas branco 2020 : (15% Arinto, 15% Bical, 15% Cercial, 15% Encruzado, 15% Fernao Pires, 15% Siria, 10% Autres. A 600m d’altitude sur granit dans la Serra da Estrela. Moitié 500L moitié cuve.) Retour au blanc pour le fromage, couleur or pâle et trouble, nez d’abord sur l’autolyse grillé, puis fruits bletts, notes florales, un peu brouillon. Jolie bouche énergique, tendue, minérale, citronnée, anisée, florale, à la finale salivante. TB.

 

Antonio Madeira, Dao A Palheira 2019 : (jaen, tinta amarela, baga et autres) Couleur d'intensité moyenne, nez fruits noirs et rouges, épices, graphite. Bouche avec un joli fruité, alcool moyen, attaque assez ronde sur le fruité gourmand, puis fin de bouche sur une acidité élevée, des tannins qui allongent, esprit nebbiolo, on a l'impression que le vin est plus marqué baga que tempranillo, beaucoup de fraîcheur, impression de fond minéral, encore jeune, c'est bon mais à ne pas mettre entre toutes les mains avec sa finale "pointue". Après ouverture, très différent, plus rond, semble plus mûr, à peine confituré, moins d'acidité, moins tannique, peut-être une touche de volatile le lendemain mais bien intégré. TB.

 


Tinto 2022 majorité alfrocheiro, réduit et souris. Vinhas velhas 2021 jaen et autres plutôt très bon tout en allonge, pas épais, mais sensation minérale, fraîcheur, façon nebbiolo un peu. A Palheira 2021 baga et autres bcp de réduction, compliqué, derrière comme le précédent jolie allonge et longueur sinon.

 

 

 

 Quinta da Pellada, Dao Muleta 2017 : (Domaine familial de 60ha aujourd'hui sur 3 lieux. Ici vignes centenaires sur la Serra de Estrela à 450m d'altitude sur granit. Cépages jaen, baga, touriga nacional, bastardo, alfrocheiro etc… Elevage fûts non neufs) Couleur grenat, nez très élégant de cerise noir, de goudron, de pin, balsamique, de ronce... La bouche est à la fois fruitée, floral, avec un végétal noble, quelques épices, un côté graphite marqué, surtout une finale portée très loin par une belle acidité, et des tannins présents mais fins dignes des plus beaux barolos. La longueur est impressionnante. L'équilibre puissance/fraîcheur aussi. C'est déjà bon et avec un gros potentiel de garde aussi. On termine en beauté. TB++.

 

Quinta da Pellada *** - Dao Alto 2017 tinto : (jaen, alvarelhao, tinta pinheira, tinta carvalha, bastardo... parcelle la plus haute du domaine. Elevage fûts français non neufs) Couleur rubis foncé, nez sur les fruits rouges type prune, kirsch, et quelques fruits rouges frais, un peu mentholé, champignon, cuir, donne l'impression qu'il va pinoter dans quelques années. La bouche est peu tannique, belle texture, pas de bois, du volume, légère en alcool (13%), acidité moyenne, plutôt ronde, souple, sur les fruits du nez, manque une pointe de fruits frais peut-être, main arômes intéressants cuir, épices, prune, avec une finale de longueur moyenne. Le lendemain il a justement trouvé un peu de fruits rouges frais, très joli vin. TB.

 

31 octobre 2021

Klaus Peter Keller (Rheinhessen) *****

 

Klaus Peter Keller et sa femme Julia ont repris le domaine familial (d'environ 18ha aujourd'hui) à Flörsheim-Dalsheim à la fin des années 1990. Après avoir fait son stage en Bourgogne et notamment chez Armand Rousseau, Klaus Peter Keller continue de s'y rendre deux fois par an pour échanger des bouteilles avec les plus grands vignerons (Pierre Duroché...). Il a été l'un des premiers en Rheinhessen à croire au potentiel du pinot noir avec le réchauffement climatique. Il produit désormais de grands vins rouges très "bourguignons" dans l'esprit (avec une partie de vendange entière, peu de bois neuf). Il a continué à améliorer les rieslings secs, à la profondeur exceptionnelle. Sa célèbre cuvée G-Max (G pour son grand-père, Max pour son fils) est apparue en 2001. C'était au départ son vin de table, que tous ses amis ont voulu lui acheter. Il raconte que pour être "tranquille", il a fixé un prix exorbitant... Il est aujourd'hui considéré par beaucoup comme le plus grand vigneron allemand.

 

 

 

KP Keller - Riesling Trocken Von der fels 2016 : (AP 13) Couleur claire, nez pétrole, minéral, citron confit, pamplemousse. Bouche perlante, très minérale, tendue, sûrement 3-4gr de SR, sur les arômes du nez, pas une grosse matière, bonne longueur. Belle "entrée de gamme" au style Keller, guère étonnant avec quelques vignes de Morstein et Kirschpiel dans l'assemblage. TB.

 

 KP Keller - Spätburgunder S trocken 2013 : (AP 40) Couleur claire reflets oranges. Nez expressif, cerise griotte, framboise, pointe florale, touche fumée avec l'ouverture (viande fumée). Bouche légère, presque sans tannins, quand même de l'épaisseur, assez ronde, très léger boisé bien intégré. Finale un peu courte, mais un vin très facile à boire, on se ressert très vite. TB.

 

Keller - Kirchspiel riesling GG 2016 : (Rheinhessen.AP n°30. 13%) Couleur à peine plus dorée, nez plus fermé qu’il faut aller chercher, moins fruité, plus minéral, ne pétrole pas trop là non plus. Bouche plus puissante, un peu plus de volume, encore jeune, plus sèche et encore plus minérale, une certaine austérité mais très noble. C’est surtout sur la finale qu’il impresionne et qu’on sent le potentiel, encore plus longue et plus tendue que le Prager, très caillou. Sûrement plus grand que le précédent, mais a besoin d’un peu plus de temps. TB++.

 

Keller - Kirchspiel riesling GG 2020 : (AP24, 12,5%) Couleur or pâle, nez très citron, citron vert, zestes, pointe résine, pas trop pétrole. Bouche pleine d'énergie, très tendue, sèche, grosse acidité, zestes, citron, beaucoup d'amers nobles, trame calcaire derrière, finale très longue, parfaitement équilibrée, déjà délicieux en l'état. Et dire que c'est trop jeune... TB++.

 

Keller Kirchspiel GG 2021 : pointe de SR probablement, attaque fruitée, assez gourmande, finale plus tendue, zestée, citron vert, très joli, à attendre un peu dans l'idéal bien sûr. TB++.

 

Keller - Riesling limestone Kabinett 2018 : (AP 06) très clair, très perlant, semble assez peu sucré, très tendu, citronné, frais, 9% d'alcool, se boit tout seul, simple mais très précis. TB.

 

Keller, riesling limestone 2020 : (AP03, 10%) beau riesling, un peu pétrole, tendu, citronné, probablement 6-9gr de SR environ, frais, très belle entrée de gamme. TB.

 

Limestone Kabinett 2021 : très tendu, peu d'alcool, minéral, équilibre parfait. TB+.

 

Keller - Bürgel pinot noir GG 2020 : (AP 17) Couleur claire, nez un peu réduit à l'ouverture, léger élevage tosté. Bouche par contre très élégante, pure, fruitée, fraîche, acidité assez haute, joli fond minéral, long, salivant. TB++. Une autre bouteille plus tard était très claire, toute en fruit, finesse extrême, ultra buvable, fleurie, évidente, moins d'élevage, peut-être un peu moins de tension en finale. TB++.

 

Keller Rieslaner Auslese 2021 : (demi-bt) couleur or, nez très fruits exotiques frais, mangue, ananas, bonne acidité et peu d'alcool en bouche, très gourmand, frais, exotique, pas très long mais efficace. TB+.

 

Keller, Weissburgunder & chardonnay 2023 (AP 07)   Rheinhessen : (cuvée d’entrée de gamme de la légende allemande du riesling sec. Plusieurs parcelles, majorité d’argilo-calcaire. 60% pinot blanc 40% chardonnay environ. Elevage 2/3 en cuves et 1/3 vieux fûts)  Couleur claire, nez citronné, floral, petite touche abricot. Bouche très fraîche, pas beaucoup de corps ni d’alcool, pas de gras, en tension et en fraîcheur, parfait pour réveiller les papilles. TB.

Keller, Weissburgunder & chardonnay 2023 (AP 07)  Rheinhessen : comme la semaine précédente, une entrée de gamme sur la fraîcheur, salivante, avec un petit grillé des lies cette fois-ci, ainsi que des notes qui rappellent l’ananas au fur et à mesure que le vin prend l’air et se réchauffe. TB.

 

31 octobre 2021

Marguet (Ambonnay) ****

Benoit Marguet a repris le domaine familial en 2008, il travaille aujourd'hui en bio, biodynamie, phytotérapie et aromathérapie. Il travaille 8 hectares sur Ambonnay et Bouzy + un peu d'achat de raisins sur la Côte des blancs. Les fermentations se font sous bois, les vins sont peu sulfités, non dosés. Si autrefois ses champagnes étaient un peu trop marqués par le bois, le tir semble avoir été corrigé, les champagnes combinent maturité, tension, minéralité, énergie et patine du bois.

 

Marguet - Champagne Shaman 2017 : (69% pinot noir, 31% chardonnay. Zéro dosage. 23mg SO2 total. Dégorgé début 2021) Couleur qui fait un peu évoluée, joli nez de pommes mûres, petite touche d'élevage bien intégrée, fruits blancs, pêche, floral, on sent le champagne ramassé mûr. Bouche tendue, minérale, crayeuse, sur les arômes du nez, bulle fine. Pour chipoter manque un peu de matière. La finale est longue et crayeuse, bien typée craie dure de la montagne de Reims. TB.

 

Yuman 2019 un peu strict en l’état. Shaman 2018 idem un peu strict, austère, semble pas tout à fait en place. La version Shaman rosé se goute un peu mieux. Sapience 2011 (achat à Leclapart, Lahaye Laval) mieux, style très droit, mais joli fond minéral. Dans l’ensemble une gamme pas dans un bon jour…

 

26 octobre 2021

Tyrrell's (Australie) ***

 

Tyrrell's est un vieux domaine (1858) d'un peu plus de 100 hectares situé dans la Hunter Valley (Nord de Sidney), certifié ISEM (International standard for environmental management)

 

 

Tyrrell's - Vat 1 Semillon 2015 : (plus vieilles vignes du domaine, certaines sont de 1923. Sols très sableux. Elevage court en cuves sur lies puis près de 5ans en bouteille avant commercialisation. 11% vol)  Couleur or pâle, reflets verts. Nez encore jeune, expressif, citron vert, agrumes, résine, pointe de cire et miel. Bouche légère en alcool, pas de gras, pas une grosse matière, belle acidité, très fraîche et digeste, presque tendue, très zestée, fruits jaunes. Finale assez longue, acidulée, presque saline, amers nobles, zestes de citron, le lendemain pointe noisette qui commence à apparaître. Un vin assez déconcertant avec son élevage cuve et ses 11%, on sent qu'il est ramassé en quasi sous-maturité, comme les Marsanne de Tahbilk, beaucoup plus frais et digeste que les sémillons secs bordelais (il se rapproche bien plus d'un riesling ou d'un alvarinho). Bel équilibre, mais encore assez simple dans son aromatique. Pour plus de complexité à regoûter dans 10ans. TB. Regoûté plus tard, il a gagné en volume et longueur sans perdre sa tension. TB+.

 

 

Tyrell’s (Australie, Hunter Valley) – HVD semillon 2015 : nez à peine grillé sur lies, floral, cire. Bouche agrumes, cire, peu d’alcool, peu de volume, finale un peu courte, manque d’acidité par rapport au VAT 1 2015. B.

 

Tyrrell's Old Hillside vineyard shiraz 2018 : syrah marqué cassis eucalyptus, pas trop lourde ni confite mais pas très intéressante niveau aromatique. B.

 

Shiraz 2022 : entrée de gamme de syrah, nez très fruits noirs et pneu brûlé, barbecue, mieux en bouche, plus élégante et facile à boire. B.

 

Tyrrell's VAT47 chardonnay 2021 : chardonnay avec un léger boisé mais déjà bien intégré, pas trop d'alcool (13,5) ni trop d'opulence, encore pas mal de fruit peche abricot, gourmand, belle acidité, peut-être à peine soufré technique (acidifié ?) mais tout est déjà pas si mal intégré, beau potentiel de garde. TB.

 

19 octobre 2021

Torbreck (Australie) ***

Domaine d'environ 250ha situé à Marananga au centre la Barossa Valley, créé en 1994 par David Powell. Le domaine est racheté par le californien Peter Knight en 2013. Les vins sont assez classiques pour la région, très confiturés, avec beaucoup de sucrosité, hauts en alcool, boisés, mais on peut toujours avoir une bonne surprise en les attendant très très longtemps...

 

Torbreck - The Struie 2011 : (Syrah. Barossa Valley + 5% Eden Valley plus fraîche. 15,2% vol. pH 3,71) Couleur grenat, pas trop noire pour une syrah australienne, peu évoluée. Nez confituré, sur les fruits noirs, le cacao, pas trop boisé pour Torbreck mais ça sent la sucrosité élevée. La bouche le confirme, c'est très rond, sucré, tannins très gras, beaucoup de cacao et de confiture de fruits noirs, assez simple, quand même un peu d'acidité derrière, l'alcool est bien intégré au départ mais ressort en finale et devient de plus en plus évident lorsque le vin se réchauffe. La finale est assez longue, plus épicée, un peu d'orangette et toujours du cacao. Si le vin fait son effet sur les premières gorgées on se lasse très vite, ça devient même écoeurant dès le second verre. B-.

 

Torbreck – Old vines GMS Barossa 2018 : très confituré, épicé, pneu brulé. Moyen.

 

Torbreck – Hillside vineyard grenache Barossa 2018 : très rouge rubis en couleur, très gourmand, peu de tannins fraise confiturée, velouté, suave, pas une grosse acidité, mais alcool bien intégré. TB.

 

Torbreck – Descendant Barossa valley 2018 : (shiraz + viognier) Plus noir, fait syrah lardé, fumé, tapenade, nez assez noble, pas trop boisé, la bouche est pas trop confiturée par rapport aux autres cuvées. TB+.

 

Torbreck – The Factor Barossa valley 2018 : (shiraz) Très noir, très sirupeux, ultra épais, tannins lissés par le bois, très marqué coconut, très écoeurant. A revoir dans 20ans minimum. B-.

 

Torbreck steading blanc 2017 : (rhone blend) nez pêche, abricot, floral, facile, sans être exubérant non plus, la bouche a le mérite d'être pas trop haute en alcool, ni trop grasse, peu d'acidité en finale par contre. B+.

 

16 octobre 2021

Soirée Montalcino

Situé au sud de la Toscane, Montalcino est réputée pour être une zone particulièrement chaude et sèche.

carte de toscane

 

Sur un peu moins de 20kms par 20, près de 240 producteurs aujourd'hui se partagent un peu plus de 2000ha de vignes. La différence de climat est énorme entre le Nord et le Sud de l'appellation, avec environ 3 semaines d'écart dans les dates de vendange. Si des sous-régions ont clairement été identifiées, elles n'ont pour le moment rien d'officiel ; mais les débats sont nombreux pour savoir s'il faut ou non les intégrer dans les règles de la DOCG, comme c'est le cas dans le Chianti par exemple. Pour Soldera la variété de terroirs est de toute façon trop forte même au sein d'une même sous-région. Pour Salvioni, il aurait fallu les créer dès le début car segmenter c'est forcément classer ce qui entraînera de meilleures ventes par endroits et donc jalousie, procès... Et que faire des domaines qui assemblent des parcelles du Nord avec des parcelles du sud ? 

carte secteurs montalcino

sub region montalcino

Un schéma peut-être un peu trop "simpliste" (surtout la mention "slavonian oak cask" qui n'a rien à voir avec le secteur) mais qui a le mérite d'être très clair.

 

Montalcino est l'un des secteurs du monde où la géologie est la plus complexe. Les premières cartographies commencent à apparaître mais restent encore très schématiques. On trouve cependant des cartes précises sur les sites des domaines ayant mis en place un système parcellaire.

soil map

 

 

Tous les vins sont en 100% sangiovese grosso, un clone trouvé à la fin du XIXe siècle par la famille Biondi Santi, particulièrement résistant au phylloxéra. Les domaines choisis sont dits "traditionnalistes" (élevages en foudres) par oppostion aux "modernistes" (élevages en barriques). Seul Salicutti est parfois considéré comme "intermédiaire". 

La dégustation commence par les Rosso di Montalcino (élevages plus courts, faits avec les jeunes vignes ou des parcelles plus propices à des vins "de fruit") puis continue avec les Brunello di Montalcino (élevage minimum 2ans sous bois, 6 mois en bouteille et commercialisation en janvier de la 5e année suivant la récolte). Et enfin un Brunello di Montalcino Riserva (un an de plus sous bois et commercialisation la 6e année).

 

Les vins ont été ouverts à midi pour le soir, non carafés, servis en Zalto Universal.

 

 

1 Castello Tricerchi, Rosso di Montalcino 2018 : (domaine de 13ha autour du château historique de 1441. Vignes replantées en 1995, d’abord vente aux coopératives puis premier millésime de Tommaso Squarcia en 2012. 2 parcelles proches du domaine, au Nord de l’appellation, secteur frais donc. Elevage 1an en foudres. Sols argile et sable surtout.)    Couleur très claire, limpide. Nez ouvert, sur des petits fruits rouges acidulés, pivoine, facile et élégant. Bouche légère, pas un gros volume, fruits rouges avec une petite pointe de sucrosité bien équilibrée par une bonne acidité. Pas une grosse longueur mais beaucoup de fruit, frais et gourmand. TB.

 

2 Poggio di Sotto, Rosso di Montalcino 2016 : (domaine de 10ha créé fin des années 1980 par le légendaire Pierro Palmucci, à Castelnuovo dell'abate, secteur chaud mais tempéré par le Monte Amiata. Certifié Bio. Collaboration avec l’Université de Milan pour trouver les meilleurs clones. Domaine vendu en 2011 à Claudio Tipa déjà propriétaire de ColleMassari. Jeunes vignes de Brunello, autour du domaine. Elevage 2ans en foudres. Sols marnes et galestro surtout.)      Couleur à peine plus sombre que le précédent mais on reste sur une teinte rubis « pinot », brillante. Nez expressif avec un fruité un peu plus mûr que dans le précédent, fraise, cerise, un peu plus de profondeur, tomate séchée, pivoine. Bouche avec un peu plus de volume, fruité éclatant, très frais, pas très riche en alcool, tannins très fins, assez « bourguignon » dans l’esprit, juteux, gourmand et bonne longueur en plus. Au niveau de nombreux Brunello. TB+.

 

3 Stella di Campalto Podere San Giuseppe, Rosso di Montalcino 2014 : (5,5ha en biodynamie à Sant’Antimo, créé dans les années 1990. Domaine reçu comme cadeau de mariage, Stella est tombée amoureuse du lieu qui en plus l’aurait soigné de sa maladie. Rencontres avec Piero Palmucci et Nicolas Joly entre autres. Plusieurs parcelles toutes autour du domaine, sols variés galestro, argiles, sables, quartz... Elevage 19 mois foudres, assemblage + 34 mois en bouteille. Légèrement sulfité à la mise.)          Couleur rubis à peine rouillée, nez plein de fruits rouges sucrés, de rose, petite touche balsamique, garrigue. Bouche à la fois solaire, fruité gourmand, mais une belle fraîcheur, des tannins très fins, un peu plus solaire que Poggio, un peu plus évolué et peut-être un peu moins propre. Mais là aussi un Rosso au niveau des autres Brunello. TB+.

 

4 Podere Le Ripi, Brunello di Montalcino Cielo d’Ulisse 2016 : (30ha en biodynamie + jardin, chai écologique…, créé en 1998 par Francesco Illy, vinification parcellaire. Domaine au sud-est mais parcelle à l’Ouest vers Camigliano. Elevage 33mois foudres + 12mois cuves ciment. Sol schiste et calcaire avec alluvions et sables.)      Couleur rubis foncé, nez sur la cerise, fruits un peu plus noirs, violette. Bouche puissante (15°), très dense, reste bien équilibrée grâce à une acidité élevée, intense, tannins encore présents, grosse longueur, beau potentiel mais encore jeune en l’état. Il a permis de voir le style de 2016 qui s’annonce un grand millésime de garde avec du fruit, de la matière, alcool et acidité élevés. TB-.

 

soldera 2013

 

5 Salicutti, Brunello di Montalcino Piaggione 2013 : (domaine créé dans les années 1990 par Francesco Leanza, ancien ingénieur en chimie, racheté par les restaurateurs Munichois Felix et Sabine Eichbauer en 2016. 4,5ha bio depuis 1994 (Premier domaine bio de Montalcino). Vinification parcellaire. Parcelle de 1,2ha riche en calcaire et marnes, assez solaire. Vignes de 1994 et 2007. Elevage 3ans foudres 5HL, 10HL, 20HL puis 40HL.)      Couleur sombre et légèrement évoluée, nez complexe, changeant, fruits cuits, presque pruneau, fumée, champignon, notes légèrement oxydées, balsamique. Ca part un peu dans tous les sens. Idem en bouche où le vin semble déjà évolué, un peu fatigué presque, mais tout en gardant une certaine fraîcheur et une bonne longueur. B.

 

6 Gianni Brunelli Le Chiuse di Sotto, Brunello di Montalcino 2013 : (domaine de 6,5ha créé en 1987 par cet ancien restaurateur de Sienne. Bio non certifié. Des parcelles à Pordenovone au sud-est (sable, galestro…) et à Le Chiuse di Sotto au Nord (argiles). Elevage foudres. Depuis la mort de Gianni en 2008 c’est sa femme Laura qui continue au domaine.)       Couleur grenat, sans aucune note d’évolution, nez qu’il faut aller chercher, fruits noirs, un peu floral, délicat. La bouche est très élégante, toute en sobriété et en retenue mais très noble, du fruit, de la matière, pas encore d’évolution. C’est long, pas très haut en alcool (13,5°), très frais et très juteux. TB+.

 

7 Gianfranco Soldera Azienda Case Basse, IGT Toscana 2013 : (créé en 1972, 9ha biodynamie non certifiée avec un jardin botanique. 2 parcelles proches du domaine, sols variés. Elevage 5ans en foudres. Devenu légendaire depuis qu’un ancien employé (pour des raisons encore controversées – Gianfranco était soi-disant à l’origine des dénonciations entraînant le scandale du Brunellopoli en 2008) a ouvert les robinets des foudres contenant les récoltes de 2007à2012. Depuis sa mort en 2019, sa femme gère le domaine.)          Couleur rubis très brillante, nez exubérant, plein de fruits rouges confiturés, très fraise confiturée, cerise rouge, très éclatant, puis un peu de viande fumée, de garrigue, d’herbe grillée, de tomate séchée… La bouche impressionne par sa densité, très peu de tannins, texture soyeuse, le fruité est sucré, un côté bonbon, pourtant il reste digeste grâce à une bonne acidité dans le fond, une longueur incroyable, avec beaucoup de gourmandise. Un OVNI, qui n’a rien à voir avec les autres vins, qui met une vraie claque d’entrée, déjà prêt à boire. Le maître a parlé !  Exceptionnel.

 

8 Biondi Santi Tenuta Greppo, Brunello di Montalcino 2008 : (domaine de 25ha, créé en 1840. Le domaine historique de l’appellation, à l’origine de la création du Sangiovese rosso. Plusieurs parcelles autour du domaine. Elevage 3ans en foudres. Domaine récemment vendu au groupe EPI (Piper-Heidsieck…)      Couleur grenat, légèrement évoluée, nez plus austère, plus « traditionnel », fruits plus noirs, cuir, girofle, réglisse, sous-bois, très complexe. La bouche est droite, très noble, un peu austère, pas de sucrosité ici, peu d’alcool, acidité élevée, tout en tension, avec une grande longueur, des tannins poudrés. Un style complètement à l’opposé de l’exubérance Soldera mais grand aussi. TB++.

 

 

Bonus n°1 Col d’Orcia, Brunello di Montalcino Poggio al vento Riserva 2010 :  (grand domaine en bio au sud de l’appellation. Long élevage en foudres)   Couleur rubis foncé peu évoluée. Nez expressif, à mi-chemin entre Soldera et Biondi Santi, fruits rouges, prunes, réglisse, menthol, mûr mais beaucoup moins sucré que Soldera. Bouche puissante, élevée en alcool (15°) mais parfaitement équilibrée, grosse acidité, beaucoup de fruit, tannins de qualité, encore dans sa phase de jeunesse, mais déjà grandiose par son équilibre. Grande série ! Merci Stan pour la bouteille. TB++.

 

Bonus n°2 Tenuta dell’Ornellaia, Bolgheri superiore rosso Ornellaia 2004 : (Propriété ayant d’abord appartenu à Antinori, consulté par Michel Rolland puis vendu à Mondavi puis à Frescobaldi. Cabernet sauvignon, merlot, en barriques)     Changement complet de style, de secteur et de cépage avec cette légende des « super-toscan » à la couleur très noire, au nez encore légèrement boisé vanillé, beaucoup de cassis, très mûr, confituré, un peu de menthol, tabac, cèdre. Bouche encore toute jeune, pleine de cassis un peu sucrée, des tannins présents mais gras, de la puissance, du volume, un style bien sûr plus « international » que les précédents, une sorte de Bordeaux solaire, parti pour vivre très longtemps, avec un travail sur le volume, la texture, la rondeur, complètement différent des Sangiovese en foudres et très intéressant à comparer. Merci Manu pour la bouteille ! TB.

ornellaia 2004

 

Une dégustation de très haut niveau, qui a pleinement convaincu tous les participants, même ceux qui n'étaient pas familiers avec le sangiovese. Les vins se sont montrés très variés, combinant fruit, gourmandise, puissance liée à l'alcool mais restant toujours digestes, ne saturant jamais les palais. Et pourtant beaucoup d'entre eux étaient encore trop jeunes dans l'idéal.

 

Pour les plus motivés un peu de lecture supplémentaire : https://kerinokeefe.com/montalcino-time-to-get-in-the-zone/

 

9 octobre 2021

Soirée grands vins

1 Dom Pérignon, Champagne vintage 2008 brut : (50% pinot noir 50% chardonnay, sur Montagne de Reims, Côte des blancs et Hautvillers. Elevage cuve. Malo faite)  Couleur or pâle, nez typique du domaine avec des notes beurrées et légèrement grillés. Bouche à la bulle fine, généreusement dosée en sucre (à peine trop peut-être), sur l’aromatique Dom Pé mais avec l’élégance et la fraîcheur de 2008, finale longue, crayeuse, bien plus tendue que sur d'auters millésimes. Ca commence bien. TB.

 

2 Raveneau, Chablis 1er cru Vaillons 2012 : (100% chardonnay. Parcelle sur la rive gauche du Serein, exposition sud-est, sols calcaires. Elevage fût)  Couleur très claire, nez classique du domaine mélangeant coquille d’huitre, citron à des arômes plus « Côte de Beaune » beurré, fruits jaunes. Bouche qui combine une matière épaisse, un peu de gras et de beurré, à du fruité et une trame minérale très longue, très salivante en finale, d'une longueur incroyable. La magie Raveneau a encore opéré avec peut-être un supplément d'expressivité sur la seconde bouteille. TB++.

 

3 J.L. Chave, Hermitage blanc 2013 : (80% marsanne, 20% roussanne. Parcelles : Rocoules, Peleat, l’Hermite et Maison blanche. Elevage fût dont 20% neufs environ)  Couleur bien dorée, nez très expresif de miel, cire, abricot, pêche. Bouche grasse, très dense mais qui réussit le tour de frorce de rester digeste, très longue également. Superbe. La première bouteille semblait avoir un petit supplément de fraicheur. TB+.

 

4 Clos Rougeard, Saumur-Champigny Les Poyeux 2012 et 2011 : (100% cabernet franc, parcelle de 2,9ha sur sols sableux. Elevage 2ans en fût d’un vin)  Deux bouteilles très proches l'une de l'autre, très claire en couleur, au nez mêlant petits fruits rouges quasi bourguignons avec un fond terreux/végétal plus typé cabernet. Une bouche aérienne, aux tannins soyeux, toute en fraîcheur et en élégance. TB+.

 

richebourg 1998 romanee conti

 

5 Château Giscours, Margaux 1989 : (65% Cabernet Sauvignon, 30% merlot, 5% Cabernet Franc. Vignes sur Labarde au sud de Margaux. Elevage fût dont 50% neufs)  Couleur assez claire pour Bordeaux et que très légèrement évoluée pour 1989, nez encore très frais, et fruité, qui fait peut-être un peu plus merlot que cabernet. La bouche est d’une fraîcheur incroyable pour l’âge du vin, toute en finesse, très élégante, on commence à retrouver des arômes un peu plus typés cabernet, de tabac, cuir, fumé, cassis... belle longueur en plus. Encore la preuve que les Bordeaux ont juste besoin de temps pour exprimer tout leur potentiel. TB+.

 

6 Domaine de la Romanée-Conti, Romanée-St-Vivant 1997 : (100% pinot noir en grappes entières. Parcelle de 5,28ha sous la Romanée-Conti et les Richebourg. 90cm d’argiles sur calcaires de Premeaux. Elevage en fûts neufs) Couleur grenat, à peine évoluée. Superbe nez expressif et très complexe, plutôt orienté violette et fruits noirs, un peu kirsché, viande fumée, végétal noble, cuir... Bouche en dentelle, soyeuse, peu de tannins, moins d'acidité et d'énergie que le Richebourg 1998, mais plus de finesse. Une finale interminable là aussi, portée par la fraîcheur et le végétal noble de la grappe entière. Exceptionnel.

 

6 Domaine de la Romanée-Conti, Richebourg 1998 : (100% pinot noir en grappes entières. Parcelle au nord de la Romanée-Conti. Le DRC possède 3,5ha des 9ha. Sols de marnes et calcaire de Premeaux. Elevage en fûts neufs) Couleur rubis, trouble et à peine évoluée. Superbe nez expressif et très complexe sur le pot-pourri, la pivoine, fruits rouges et noirs, pointe fumée... La bouche est puissante, énergique, avec une acidité élevée, une matière dense, encore beaucoup de fruits un peu plus sucrés que dans la St Vivant 1997, la noblesse de la grappe entière qui apporte beaucoup de fraîcheur, des tannins poudrés et une finale interminable. Encore une fois, tout le monde en attendait beaucoup et personne n'a été déçu. Exceptionnel.

 

7 Camille Giroud, Nuits-St-Georges 1er cru Perrières 1990 : (100% pinot noir en grappes entières. Parcelle au centre de l’appellation, exposé sud-est, dans la combe des Vallerots, sur calcaires très compacts en haut de coteau)  Couleur sombre et légèrement tuilée, le nez fait encore jeune, sur le kirsch, la terre, quelques notes animales. Bouche puissante, sur les arômes du nez, avec beaucoup d'énergie et des tannins encore durs, pour ce vin de gibier à l'ancienne, grosse longueur, avec beaucoup de minéralité, mais il manque d'élégance par rapport au précédent bien sûr. TB.

 

8 Château d’Yquem, Sauternes 1983 : (80% sémillon, 20% sauvignon. Elevage de 3ans en fûts neufs)  Couleur ambrée, nez magnifique, de safran, ananas, fruits exotiques, miel, cire, pêche… Bouche concentrée, sirupeuse, qui attaque sur le caramel, moins exotique que le nez, la finale retrouve un bel équilibre avec de fins amers, sur l’orange, l’abricot sec, encore une belle acidité, reste finalement très digeste. Accord parfait avec le financier ananas/coco. TB++.

 

Bonus : un petit pinot pour "emmener" les vins de la Romanée-Conti, un Clos de la Faille 2018 d'Albert Mann lors de la première soirée, mûr, très bonbon cerise, gourmand, encore un peu d'élevage à intégrer. TB. Un Vosne-Romanée 2017 de René Bouvier lors de la seconde soirée très élégant, floral et sur les petits fruits rouges, tout en finesse, infusé. TB+. Un Gonon Saint-Joseph rouge 2017 sauvage, lardé, tapenade, fruits noirs, très salin, encore un peu de tannins bien sûr, mais toujours la grande classe de ce style grappe entière. TB+.

 

27 septembre 2021

Daniel Twardowski (Allemagne, Moselle) ****

Daniel Twardowski a créé son domaine Pinot Noix en 2011 (premier millésime). Il possède désormais 3 hectares sur le Hofberg à Dhron, juste au sud de Piesport. Son but avoué est de concurrencer les grands bourgognes. Les meilleurs clones de pinot noir ont été plantés à partir de 2006.

 

 

Daniel Twardowski - Pinot Noix Ardoise 2016 : (30% VE) Couleur très claire, infusée, et à peine trouble, nez éclatant dès l'ouverture, plein de petits fruits rouges légèrement sucrés, framboise, griotte, pointe de cerise aigre, léger élevage vanillé, très marqué par la rose également. La bouche est éclatante elle aussi, sur les fruits rouges un peu sucrés, toute en rondeur, avec une texture ultra soyeuse, rien ne dépasse, c'est très gourmand, encore tout jeune, toujours un peu d'élevage vanillé, beaucoup de rose/pivoine (j'ai l'impression qu'il y a un peu de grappe entière, mais je n'ai pas trouvé l'info...?), léger en alcool (12%). Ca garde tout de même juste ce qu'il faut d'acidité dans le fond pour que la finale reste digeste et relativement longue, même si on reste plus sur un profil en largeur qu'en longueur. La bouteille ne fait pas un pli avec cette finesse et cette gourmandise là. Un pinot pas du tout bourguignon me semble-t-il, mais plutôt très proche des Ipob californiens ou d'un Bass Philipp par exemple. Belle découverte. TB+.

 

Twardowski - Pinot noix Ardoise 2018 (Moselle allemande) : couleur sombre par rapport au 2016, trouble. Un peu de gaz, besoin de carafe. Nez très différent de 2016 ici bien plus fruits noirs, notes végétales de grappe entière. Bouche avec un petit côté animal, cerise noire, très belle texture et acidité haute, tannins fins, élevage déjà bien intégré, très juteux et gourmand avec du fond, un côté un peu grappe entière végétal en finale. TB.

 

Daniel Twardowski, Pinot Noix Ardoise 2018   Moselle : (3,5ha sur le grand cru Höfberg, Expo sud, sur le Dhron, sols d’ardoises rouges. Premier millésime en 2011 avec des massales de pinot bourguignon. 30-40% grappe entière, 10-20% fûts neufs environ) Couleur un peu plus claire que le précédent, nez plus bourguignon, mêlant, fraise, cerise, ronce, à des notes légères d’élevage vanillé, toasté qui ne dominent pas. Bouche à laquelle certains ont reproché une acidité un peu trop élevée, quelques amers également, un côté un peu froid et austère mais noble et frais, élevage bien intégré en bouche. Différent des 2016 et 2017 qui semblaient plus en rondeur et « sucrosité ». TB.

 

Twardowski - Pinot noix ardoise 2017 : Couleur très claire, presque diluée, nez expressif, petits fruits rouges, léger fumé, lardé, pivoine, pointe d’élevage vanillé. Bouche en dentelle, beaucoup de finesse, élevage mieux intégré qu’au nez, tannins très fin, belle acidité, jus de fruit, tire à peine sur le nature, sans défauts, infusé, long, acidulé, une touche fumée, pas un gros volume, mais de la dentelle. TB+.

2017 : autre bouteille plus tard, très clair, fin, un peu évolué déjà, élevage vanillé encore présent. TB.

 

27 septembre 2021

Soirée Corse

Comme de nombreuses régions, la Corse a connu une période faste au Moyen-Age (sous l'influence de Gênes) avant de souffrir du phylloxéra et des guerres mondiales. Dans les années 1960, à l'instar du Languedoc-Roussillon, on assiste au retour des pieds-noirs et à un production de masse, privilégiant la quantité. Ce n'est en fait que tout récemment (années 1990-2000) que la Corse a pris conscience de son potentiel, et cherche désormais à produire des vins de grande qualité, identitaires, et remettant en avant les vieux cépages autochtones. C'est pour cela que nombre de grands vins sortent en "Vin de France", ayant un temps d'avance sur la législation des AOP...

 

Les Blancs

1 - Antoine-Marie Arena, Vin de France San Giovanni 2020 : (Bioà Patrimonio. 100% vermentino. Elevage cuve) Couleur très claire, nez très aromatique, fruité et floral. Bouche simple, légère, variétale, facile. Bien pour commencer. B.

 

2 - Clos Venturi, Vin de France Chiesa Nera 2016 : (BioDà Ponte Leccia. vermentino, genovese et bianco gentile. Elevage œuf béton) Couleur dorée, nez bien plus complexe, miellé, légèrement beurré, fruits jaunes, noisette, déjà un peu évolué. Bouche très fraîche, plus jeune que le nez, fruitée, grasse, très dense, un côté Bourgogne légèrement évolué sans notes boisées, finale très longue. Un grand blanc Corse. TB+.

 

abbatucci vaccelli

  

Les Rouges

3 - Abbatucci, Vin de France Faustine 2020 : (BioDsud d’Ajaccio. sciaccarellu + niellucciu. Elevage cuve et foudre) Couleur très claire, nez de fraise et de framboise confiturées, un peu de poivre et d’épices. Bouche toute en fruit, légère, fraîche, pas de tannins, un vin de soif mais avec une belle longueur en plus. TB+.

 

4 - U Stiliccionu, Vin de France Kalliste 2017 : (BioDsud d’Ajaccio. sciaccarellu + niellucciu. Elevage cuve et demi-muid) Couleur un peu plus sombre et trouble, nez plus animal, plus sauvage, plus complexe mais peut-être moins précis, avec aussi du cuir, des fruits noirs, des épices. Bouche plus épaisse que le précédent, un vin proche du nature mais qui reste propre, finale très longue avec une impression de salinité. Très différent mais très joli aussi. TB.

(Kalliste 2019 : proche du 2017, un petit côté nebbiolo, belle allonge, bonne acidité, petite évolution, sauvage mais propre et précis. TB+.

Emy Lidia blanc 2022 : un côté "Bouzeron de villaine", brioché, lies, très frais, tendu, presque tannique, pas du tout de gras, belle allonge, pas du tout aromatique pour un vermentino, assez long et salivant

Sottu Scala 2021 rouge bu en 2026 : puissant, sur la grenadine, la fraise écrasée, avec une petite sucrosité, aux tannins soyeux, sans tomber dans la lourdeur. TB.)

 

5 - Vaccelli, AOP Ajaccio Granit 2018 : (Bio100% sciaccarellu. Elevage fût) On revient à une couleur extrêmement claire et brillante, nez de petits fruits rouges et de rose, très bourguignon. Bouche soyeuse, pleine de fruit, dans laquelle les 15% ne se sentent absolument pas, l’impression d’un pinot légèrement plus solaire et épicée, à la longueur et à l’élégance incroyable. Il a remporté tous les suffrages ! Du grand art. TB+.

 

6 - Yves Canarelli et Patrick Fioramonti, Vin de France Tarra di Sognu 2018 : (BioDà Bonifacio. Carcaghjolu nero, minustellu, sciaccarellu. Elevage foudre) Couleur un peu plus sombre, nez élégant avec un peu de violette, de la mûre, des fruits des bois. Bouche légère en alcool (13,5) par rapport au Vaccelli, toute en délicatesse, peu de tannins, là aussi un côté bourguignon même si le fruit est plus mât que dans le précédent. Beaucoup de rondeur et d’élégance. Très précis, tout est parfait mais presque trop. Certains lui reprochent d’être un peu trop lisse pour remporter cette série de 4 grands vins de la Corse du sud ayant chacun sa personnalité. TB++.

 

7 - Leccia, AOP Patrimonio Pettale 2017 : (Bio100% niellucciu. Elevage cuve) On change complètement de style avec les niellucciu du Nord. On passe sur une couleur plus foncée, un nez plus sauvage, cannelle, orangette, fruits noirs, cuir. Bouche encore serrée, les tannins sont encore bien présents. Belle complexité aromatique mais le vin est clairement trop jeune. B-.

 

8 - Mariotti Bindi, AOP Patrimonio Porcellese 2015 : (Bio100% niellucciu. Elevage cuve) Couleur foncée et trouble, nez très animal, un côté confit, de la prune, voire du pruneau. La bouche est plus fraîche que le nez, puissante, sauvage, complexe, encore des tannins mais bien mieux intégrés que dans le précédent. Il commence à être prêt à boire lui. B+.

 

 

VDN (Vin Doux Naturel)

9 - Leccia, AOP Muscat du Cap Corse 2019 : (Bio100% muscat à petits grains, VDN. Elevage cuve. 117gr SR) Couleur or pâle, nez bien évidemment très expressif avec l’impression de croquer du raisin blanc, ça reste assez fin et élégant pour un muscat, sans trop de notes de parfum de rose. L’équilibre sucre/acide en bouche est bon, les 16% bien intégrés. Un joli vin de dessert pour finir. B.

 

21 septembre 2021

Dominio do Bibei (Espagne) ***

 Domaine créé en 2001 par Javier Dominguez, dans la sous-zone de Quiroga-Bibei, partie la plus sèche de Ribeira Sacra (Galice). Le domaine s'étend désormais sur 45 hectares, il a un moment été conseillé par Sara Perez (Mas Martinet) et René Barbier Jr (Clos Mogador). Il cherche notamment à remettre au goût du jour les vieux cépages autochtones avec un travail en grande partie en biodyamie.

 

Dominio do Bibei - Dominio do Bibei Ribeira Sacra 2015 : (80% brancellao, 20% Mouraton. Egrappé et fermenté en fûts de 500L à toit ouvert. Déplacé par gravité en barriques de 300L pour le malo. Elevé en vieilles barriques pendant 15 mois puis 6 mois en foudre 15HL. 13,5% vol) Couleur rubis avec des reflets marrons, déjà un peu évolué. Premier nez un peu poussiéreux, terre, vieux bois, puis le fruit arrive, plutôt fruit à l'alcool, kirsch, prune, un peu de fruits rouges, pointe tabac, réglisse, m'évoque un merlot un peu évolué. La bouche est plus fraîche que le nez, plus de fruit, du volume, une belle texture, des tannins fins, très léger boisé avec une pointe beurré mais bien intégré à l'ensemble, acidité moyenne mais suffisante, bonne longueur sur le fruit rouge à l'alcool, quelques épices. Un vin original, qui donne envie de s'intéresser à cette région. TB.

 

 

Dominio do Bibei Lalume 2019 blanc (96% treixadura) fruits blancs, et fruits mûrs au nez, bouche qui reste vive, fraîche, bon.

 

Dominio do Bibei Lalama 2019 rouge (mencia) bof.

 

20 septembre 2021

Soirée Côte-Rôtie

Les 100% Côte Blonde

1- Christine Vernay, Côte-Rôtie Maison Rouge 2013 : (parcellaire. En partie egrappé. 24 mois fûts dont 30% neufs) Couleur assez sombre, nez peu évolué, sur le fruit, légèrement animal. Bouche assez quelconque, un peu lisse, manquant un peu de tout par rapport aux meilleurs vins de la soirée, même si elle n'a pas de défauts particuliers. TB-.

2- Julien Barge, Côte-Rôtie Le Combard 2016 : (parcellaire. En partie egrappé. 5% viognier. Elevage fûts et demi-muids) Couleur plus claire, nez plus fruits rouges, très frais, beaucoup de poivre, plus floral. Bouche très fine, en tension, avec une très belle trame minérale dans le fond, les tannins sont fins et la finale salivante et très longue. TB+.

 

Les 100% Côte Brune

3- François & Fils, Côte-Rôtie Rochins 2018 : (parcellaire. 3% viognier, en partie egrappé. Elevage 22 mois fûts 228 et 400L) On passe à une couleur bien plus noire, un nez plus mûr, plus solaire en 2018, confiture de fruits noirs, un peu moins sauvage. La bouche reste cependant parfaitement équilibrée, avec de la fraîcheur, eaucup de fruits noirs, du poivre, une matière épaisse mais des tannins fins, élevage bien intégré. Déjà excellent en l’état et tout l’avenir devant lui. TB.

4- Jean-Michel Gérin, Côte-Rôtie Champin le Seigneur 2017 : (11 parcelles surtout en Côte brune. 5% viognier.22 mois fûts dont 30% neufs. Egrappé) Couleur légèrement plus claire, nez très toasté, café, marqué par la barrique surchauffée, bouche ronde, lisse, moins concentrée que le précédent et très boisée aussi. Décevant. B-.

cote rotie jamet

 

Les assemblages des deux Côtes

5- Bonnefond, Côte-Rôtie Colline de Couzou 2016 :  (assemblage. Egrappage à 80%, 18mois fûts dont 10% neufs) On revient sur une robe plus claire, un nez plus « fruits rouges », une bouche légère, très fraîche et digeste, peu tannique, mais on y retourne très facilement. TB.

6- Rostaing, Côte-Rôtie Ampodium 2017 : (assemblage de 13 parcelles. 100% grappe entière. Elevage en vieux fûts) Couleur plus sombre, très beau nez, très sauvage et marqué grappe entière, avec de la tapenade, de l’anchois, du lard… Bouche très tendue, avec des tannins encore trop serrés en l’état. Un vin très prometteur mais il faudra être patient. TB.

7- Gangloff, Côte-Rôtie La Barbarine 2017 : (assemblage Combard, Tupin = Blonde et Côte Rozier = Brune. Majoritairement egrappé. 5% viognier) Couleur assez sombre et brillante, nez "rock 'n roll", éclatant dès l'ouverture, plein de fruit, de notes fumées, un peu animal, léger boisé, il part dans tous les sens. La bouche est dans la lignée, mais avec une jolie texture, des tannins fins, beaucoup de longueur. Un petit côté aguicheur comme toujours avec les vins du domaine, mais c'est efficace, tout le monde prend une grande baffe et se régale. TB++.

8- Jamet, Côte-Rôtie 2012 : (assemblage 15 lieux-dits : Fongeant, Côte Blonde, Landonne, Côte Rozier, Plomb, Chavaroche, Moutonnes, Lésardes, Gerine, Truchet, Leyat, Bonnivières, Côte Bodin, Tartaras, Rochins. 22 mois fûts dont 15% neufs. 100% grappe entière) Couleur plus tuilée, déjà un peu évoluée, nez plus en nuances et subtilité que Gangloff, plus sauvage, plus animal, plus sur l'anchois, très salin. Bouche très fine sur ce millésime, avec beaucoup de fraîcheur, de la grappe entière, plus sauvage et épicée dans l'aromatique, tout est parfait, à la bonne place, longueur incroyable. Tout le monde est séduit là aussi, pourtant il fallait passer derrière le Gangloff. TB++.

 

20 septembre 2021

Domaine de Cassiopée (Sampigny-les-Maranges) ***

 

Domaine de 5ha créé en 2020 par Hugo et Talloulah Mathurin, deux anciens ingénieurs en agronimie et oenologue. Après de beaux stages, chez JM Roulot entre autres, ils parient sur Maranges, secteur frais, commencent la conversion en bio... Un projet extrêmement prometteur. Les premiers jus sortent mi-2021.

 

 

Domaine de Cassiopée - Aligoté mitacherie 2020 : un aligoté avec de l'énergie, de la matière (rendements faibles), de la puissance, une finale minérale, saline et précise.

Hautes Côtes de Beaune Bl Les Côtés 2020 : plus de gras sur le chardonnay bien sûr, un peu plus proche du nature mais sans défauts, même finale saline, caillouteuse, précise.

Hautes Côtes de Beaune rouge Les Côtés 2020 : assez clair en couleur bien que ce soit vendangé assez tard pour 2020, peu extrait, en finesse, belle pureté de petits fruits rouges, bouche fraîche acidulée, toujours cette trame saline, caillouteuses, aux tannins encore un peu serrés mais qui donnent de l'allonge. Un vin pointu, pour amateurs avertis. Très beau niveau d'ensemble pour un premier millésime.

 

Hautes cotes de Beaune bl 2020 : quelques mois après, nez assez pur fruits blancs, bouche qui manque de tension, acidité faible sur ce millésime chaud. B-.

 

Hautes cotes de Beaune blanc 2021 : nouveau millésime, plus convaincant que le 2020. Un peu de gaz à l'ouverture. Nez avec un peu d'élevage, gourmand, beurré, pâte d'amande, citron confit. Bouche avec du gras, de la rondeur, un peu d'élevage, petite sucrosité presque, pas trop haut en alcool, garde ce qu'il faut d'acidité pour rester équilibré, on y retourne facilement, la finale manque un peu d'allonge et de tension pour aller plus loin. TB-.

 

 Cassiopée - Hautes Cotes de Beaune rouge Les Cotés 2021 : beaucoup de gaz, couleur très claire, nez de petits fruits rouges, floral. Bouche légère, acidulée, pas beaucoup d’épaisseur, petite volatile, facile à boire. B+.

 

Aligoté Gerlieu 2022 autolyse énergique très bon. Aligoté Gerlieu 2023 autolyse aussi, grosse tension, on sent l’élevage prolongé façon joli jura ouillé, très long, top. Les Côtés 23 chardonnay, joli aussi un peu plus gras que l’aligoté. Les Côtés rouge 23 ?, Gerlieu 24 et Maranges Vignes centenaires 24 plus simples, même si rien de mauvais, fruités et frais, le dernier encore un peu jeune bien sûr.

 

 

19 septembre 2021

Adrien Berlioz - Cellier des cray (Chignin) ***

 

Jeune cousin de Gilles Berlioz, il a monté en 2006 son domaine de 6,3ha (dont 4,5 de blancs), certifié bio.

 

 

Adrien Berlioz - Roussette de Savoie Zulime 2019 : (100% altesse, 13% vol) Couleur claire pour une roussette, nez expressif bien typé du cépage sur le coing, fruits mûrs, un peu floral. Bouche avec du gras, du fruit mûr, mais une bonne acidité dans le fond l'empêche d'être trop lourd, c'est assez long, ça reste frais, propre et précis, sans dénaturer le cépage. TB.

 

17 septembre 2021

Vincent Latour (Meursault) ***

 

Visite au domaine Vincent Latour : les 2020 en masse et juste après collage (bentonite et éventuellement caséine) un mois avant mise en bouteille

 

Latour

 

Bourgogne blanc 2020 : (foudre et fût) floral, facile, léger gras. B.

 

Bourgogne héritage : plus de gras, plus de volume, de longueur. TB.

 

St Aubin : proche du précédent.

 

St Aubin Frionnes : un peu moins en place en ce moment.

 

Meursault Pelans : à la fois très gourmand, du gras, de l’énergie, finale salivante bien tendue. Déjà prêt. TB+.

 

Meursault St Jean : (assemblage vireuils + coteaux) plus sur le gras, manque un peu de peps.

 

Clos Magny : déjà mieux, sans atteindre le niveau des Pelans.

 

Narvaux : rappelle un peu Pelans, bel équilibre, gras, beurré, tension. TB+.

 

Grands charrons : chaleureux, semble plus solaire en l’état.

 

Charmes : très floral, élégant, finit assez droit. TB+.

 

Poruzots : plus large, manque un peu d’énergie.

 

Goutte d’or : un peu plus grillé (le seul à vriment sembler grillé), beau volume, finale tendue et gourmande sur le citron confit. TB+.

 

Perrieres : (un peu plus de fûts neufs) un peu sur l’élevage en l’état, manque un peu de peps.

 

Meursault rouge : (élevage en 228L sur les rouges, alors que les blancs ont du 600, 450 et autres) très noir, chaleureux, un peu lourd.

 

Volnay : très noir, très serré.

 

Volnay Elegance : (parcelle Serpent, sous les mitans, en fût neuf, que des jus de goutte) noir aussi, mais matière fine, élégante, élevage parfaitement intégré, juteux, long. TB.

 

Meursault Cras rouge : serré en l’état.

 

 

 

 

Vincent Latour - Bourgogne blanc 2013 : robe à peine dorée, nez beurré, floral, fruits jaunes. Bouche avec du gras mais belle tension derrière, bien équilibrée, gourmande, finale fraîche. TB.

 

Bourgogne blanc 2017 : tendu, minéral, pointe autolyse, assez long. TB-.

 

Vincent Latour - Meursault rouge les cras 2017 : juteux, plein de fruit, de la matière... TB+.

 

Vincent Latour - Meursault Narvaux 2015 : couleur bien dorée, nez beurré, assez mûr, bouche un peu trop grasse, manque de tension. B+.

 

Meursault Rouge VV 2019 : assez sombre, fruits noirs, encore un peu beurré sur l'élevage, manque de tension en finale. B.

 

Vincent Latour, Meursault rouge 1er cru Les Cras 2017 : Couleur assez claire, nez éclatant, plein de petits fruits rouges, presque de l’orangette, des épices. Bouche très fruitée, légère, peu de tannins, gourmande, mais assez longue tout de même. Très belle surprise pour tout le monde. TB+.

 

Vincent Latour, Meursault rouge 1er cru Les Cras 2018 : Couleur foncée pour du pinot, nez de cerise et presque de fruits noirs, éclatant en ce moment. La bouche est gourmande, très fruitée, beau volume, tannins très fins, peu d’élevage ressenti, finale longue. Là aussi, très belle surprise pour tout le monde. TB+.

 

Volnay Elegance 2017 : juteux, frais. TB+.

 

Bourgoge blanc 2019 : plutôt travallé sur la tension, gardant de la gourmandise quand même, accessible mais beau potentiel de garde, jolie entrée de gamme. B+.

 

meursault perrieres 2018 : encore sur l'élevage, toasté, assez gras, la fin de bouteille commence à montrer un peu de fruits exotiques, à attendre. TB-.

 

Vincent Latour - Meursault 1er cru Perrières 2018 : on débute par un Meursault classique, bien fait, au nez beurré, légèrement vanillé. La bouche est grasse, épaisse, beurrée, florale, elle se retend sur la fin, finassant plus minérale et sans lourdeur. TB.

 

meursault narvaux 2021 : très joli 2021, qui combine gras beurré avec une belle acidité, finale sur la tension pas trop loure, déjà prêt. TB+.

 

11 septembre 2021

Soirée eclectique

Lacourte Godbillon - Champagne Chaillots hautes vignes 2016 : (chardonnay. Dosage 3,5gr. Fût et malo bloquée) Champagne vif et élégant, en finesse, citron, agrumes, floral, taillé apéritif. TB.

 

Tarlant - Champagne Cuvée Louis 2002-2003 : style différent, évolué, légèrement oxydatif, plus épais, vineux, plus complexe, mais moins de plaisir à l'apéritif, il a besoin de la table. TB.

 soiree de reprise

Luneau-Papin - Muscadet L d'or 2013 : très beau nez de liquoreux presque, fruits exotiques, miel, acacia, passion, goyave, pêche. Bouche bien plus sèche, plus minérale, avec de petits amers, légère salinité. TB.

 

Mauro - Godello 2017 Castilla y Leon : Nez qui sent l'autolyse, grillé, qui ne masque pas tout non plus, fruité assez mûr derrière. Bouche large, élevée en alcool, où on sent que le travail sur lies cherche à préserver de la fraîcheur, la finale est toutefois un peu chaude et lourde. B+.

 

Antoine Jobard - Meursault en la barre 2017 : très clair en couleur, nez bien dans le style du domaine, marqué autolyse, grillé, réduction, derrière citron, fleurs blanches, maturité assez basse pour 2017. Bouche sur cette noble austérité, grosse tension, amers nobles, citronné, tendu, beaucoup d'énergie et de fougue, pas de gras ni de beurre ici, a tout l'avenir devant lui. TB+.

 

Pierre Boisson - Meursault 2015 : légèrement marqué autolyse mais moins que le Jobard, bouche plus ronde, plus facile d'accès, sans être très boisé, un peu plus mûre, plus simple et plus courte mais c'est gourmand. TB.

 

Labet - Fleur de Savagnin 2003 : nez qui fait un peu oxydatif, il faut passer derrière, assez complexe tout de même, c'est la bouche qui fait la différence, quasiment rien d'oxydatif, encore une grosse énergie, une finale tendue, saline, le temps a apporté de l'élégance en même temps. TB++.

 

Alain Brumont - Le pinot noir 2009 : nez encore boisé toasté, fruits rouges, kirsch, un peu confit. Bouche aux tannins fondus, moins chaleureux qu'une bouteille bue il y a 4-5ans, bien moins lourd ici, même si l'on sent qu'on n'est pas en Bourgogne. L'élevage aurait besoin de se fondre encore. B.

 

Ermitage du Pic - Guilhem Gaucelm 2018 : toujours ce nez très syrah (à la Gonon) tapenade, olive, anchois, lardé, très sauvage. La bouche semble déjà en place, posée, plus élégante, tannins plus fins que le 2017 au même stade. Déjà excellent. TB+.

 

Aneto - Ines Branco Doce 2019 : (riesling, sercial) très peu d'alcool (9¨%), très léger, ultra digeste, fait riesling mosellan avec un peu de sucre mais pas trop. TB.

 

Gutierrez de la Vega - Recondita Armonia Monastrell dulce 2007 : (à Alicante) encore jeune, plein de fruits rouges sucrés surtout cerise, tout en fruit, bon équilibre sucre/acide, me rappelle le Macvin de pinot de Tissot, même si ici c'est apparemment un VT. TB.

(Guttierez de la vega (Valence), Vino Recondita armonia monastrell dulce 2018 : mourvèdre sucré, un peu typé Maury au sens où on croque dans la cerise, moins d’alcool ici (environ 14-15 tout de même), pas trop de sucre, simple, mais bien équilibré. B+.)

 

Maydie - Tannat Vintage 2016 : plus noir, concentré, pas mal de tannins encore, beaucoup de sucres. B.

 

8 septembre 2021

Patrick et Christophe Bonnefond (Ampuis) ***

Les deux frères ont repris le domaine familial de 10ha environ (dont 8,5 de rouge principalement en Côte Brune) au début des années 1990. Si les vins étaient un peu trop mûrs et boisés par le passé ils se sont désormais affinés et respectent mieux les terroirs.

 

 

Syrah Sensation du Nord 2020 : une vraie syrah très fraîche, très pure, fruits noirs, olives, violette, poivre, tannins fins, très juteux. TB.

 

Bonnefond, Côte-Rôtie Colline de Couzou 2016 :  (assemblage. Egrappage à 80%, 18mois fûts dont 10% neufs) On revient sur une robe plus claire, un nez plus « fruits rouges », une bouche légère, très fraîche et digeste, peu tannique, mais on y retourne très facilement. TB-.

 

Ampuis 2018

Condrieu Côte chatillon 2017 (sur fût) : encore sur le côté fermentaire, fruits verts, à peine sucré, mais grosse tension derrière qui l’annonce prometteur. TB.

 

Ampuis 2014

Condrieu Côte Chatillon 2012 : nez expressif, classique, plus fruité que le précédent, très gras, assez fin, moins puissant que La Chambée, bonne acidité et bonne longueur. TB (+- 17-17,5/20).

 

2 septembre 2021

Masse (Barizey) ***

Masse - Givry rouge Grand terroir 2019 : couleur très claire pour 2019, nez de petits fruits rouges assez simple mais élégant, légèrement floral. Bouche légère, facile, fruits rouges à peine sucré, gourmand, pas une grosse matière, en finesse. Longueur moyenne, mais très facile et très digeste. B+.

 

Masse - Bourgogne côte chalonnaise VV chardonnay 2019 : coloré, assez mûr, citron confit, beurre, bouche avec du gras, léger boisé, bonne acidité derrière, mûre et puissante, sans tomber dans la lourdeur. B+.

2020 : assez proche du 2019. B+.

 

Masse - Givry Blanc clos de la roche 2020 : attaque gras beurré sans en faire trop, floral, finale qui reste fraîche avec une bonne acidité. TB.

 

29 août 2021

Thierry Allemand (Cornas) *****

Thierry Allemand a commencé au début des années 1980 chez Joseph et Robert Michel. Pendant 15ans il y travaille comme ouvrier la semaine et s'occupe de ses propres vignes le week-end. Il apprend à travailler sans soufre et sans chimie grâce entre autres à Jacques Néauport (disciple de Jules Chauvet), comme Pierre Overnoy, bien qu'il n'ait jamais revendiqué de certification. Il possède désormais environ 5 hectares (dont une bonne partie de vignes récupérées à Noël Verset) sur lesquels il produit les cuvées Chaillot (vignes sur Chaillot + jeunes vignes), Reynard (vignes sur Reynard, Geynale, Pigeonnier + vieilles vignes) avec environ 1 g/hL soufre à la mise, et la cuvée "Sans soufre" (produite en 1998, 1999, 2001, 2004, 2011). Les vins sont en grappe entière, élevés en vieux fûts et avec quelques foudres pendant environ 2ans.

 

 

 

Thierry Allemand - Cornas Chaillot 2017 : Couleur pourpre, pas très foncée mais encore violine sur les bords. Nez expressif dès l'ouverture, sentant clairement la syrah à la fois élégante et sauvage, beaucoup de violette, fruits rouges et noirs, un peu d'olive et d'anchois, très léger lardé, un peu plus floral et à peine moins tapenade qu'un Gonon ou Graillot par exemple. Bouche aérienne, très pure, élégante, déjà très accessible, beaucoup de fruit, de floral, de fraîcheur, aromatique sauvage et éclatante, bonne acidité, pas forcément très épais. Finale longue, légèrement saline et salivante où l'on sent enfin quelques petits tannins qui donnent de l'allonge et ne sont nullement gênants. Déjà excellent en l'état. Pas du tout de volatile ou autre sur cette bouteille. TB++.

 

Thierry Allemand, Cornas Chaillots 2017 : couleur sombre, nez un peu réduit animal à l’ouverture mais ça part vite, puis cuir, floral, sauvage, olive. Bouche qui s’est un peu refermée par rapport à la bouteille d’il y a 3ans environ, jolie tout de même mais moins éclatante, tannins qui semblent un peu plus serrés mais il y a du fond et de la longueur. TB+.