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Mon carnet Vin

27 juin 2021

Peyre Rose - Marlène Soria (Saint-Pargoire) *****

Créé de toute pièce par l'emblématique Marlène Soria dans les années 1980, dans le "désert" de Saint-Pargoire, certifié bio, le domaine Peyre Rose s'étend aujourd'hui sur 25 hectares. Les vins ont toujours été puissants, chaleureux, profonds, pâtinés par un élevage de 10ans (cuves et foudres) pour les rouges et 15ans (cuve) pour le blanc. Dès leur sortie, les vins brillent donc par leurs arômes tertiaires, leur complexité aromatique, leur fondu et tranchent avec les nombreux vins bus trop jeunes sur la simplicité du fruit.

 

 

Clos Syrah Léone 2002, Domaine Peyre Rose, Coteaux du Languedoc (bu lors d'une soirée LPV Languedoc)

(CR de Julien) : "Le vin fait plus évolué que le précédent.
Au nez, c'est encore bien complexe. Le pruneau est là, tout comme l'humus, la terre fraîche, le menthol, le cacao et du boisé avec des touches grillées, de café torréfié.
La bouche est plus longue que large. Le vin est construit sur la tension et c'est très traçant. Le vin est longiligne et frais. C'est pas mal du tout mais le vin manque de charme à mon goût et je ne m'y "attache" pas. Un peu déçu à la découverte de l'étiquette.

Couleur grenat, reflets légèrement tuilés. Le nez est assez expressif, légèrement marqué par l'eucalyptus, très frais. La bouche est sur les fruits cuits (prunes, pruneaux, mûre), avec une belle acidité. Le lendemain le vin est un peu plus gourmand, meilleur, encore plus marqué par les notes torréfiées. Les tannins sont très fins. Il a un peu plus de charme, mais il lui manque toujours quelque chose pour en faire un grand vin. Comme Julien je m'attendais à un peu mieux pour un Peyre Rose. (+- 17/20).

P1030422

 

 

Peyre Rose - Syrah Leone 2005 : (environ 90% syrah, 10% mourvèdre) couleur très sombre, nez d'abord timide puis avec l'ouverture de très beaux fruits noirs, des épices, du cuir, de chocolat, très noble. Bouche avec une belle matière, puissante, des tannins encore un peu trop présents mais de qualité, une superbe tension derrière, très long. Encore un peu jeune mais un futur grand. TB+.

 

Peyre Rose - Coteaux du Languedoc « Clos des Cistes » 2007 (85% syrah + grenache) : La robe montre quelques signes d'évolution, le nez est exubérant, atypique pour une syrah, avec un côté prune confite, voire pruneau, qui pourrait faire penser à un vin trop solaire, mais on sent derrière une certaine minéralité, des fruits noirs, du poivre. La bouche est un modèle d'équilibre, très mûre, confite, et en même temps jamais écoeurante grâce à une belle acidité en arrière-plan, la texture est épaisse et soyeuse, les tannins fondus. Grande longueur. Le vin de la soirée, au niveau auquel on l'attendait. Il faut dire aussi qu'il bénéficie de quelques années supplémentaires en bouteille par rapport aux autres. TB++.

 

Peyre Rose - Clos des cistes 2003 : robe tuilée, évoluée. Nez évolué, un peu chaud, sur le sous-bois, la prune, le kirsch, m'a fait penser à un vieux Bordeaux. Bouche un peu plus fraîche que le nez mais on sent quand même le millésime caniculaire, moins intéressant que 2007 à mon goût. TB-.

 

Peyre Rose - Coteaux du Languedoc "Marlène n°3" 2007 : (65 syrah, 35 grenach, ¾ cuves ¼ foudres + quelques années en bouteille, coteaux caillouteux argilo-calcaires) Robe grenat, semble moins évoluée que les Cistes, nez assez mûr, fruits noirs, prunes, un peu moins pruneau mais plus d'olives, un peu plus marqué syrah bizarrement. Bouche avec ce même équilibre entre maturité du fruit/fraîcheur, gourmande et presque tendue, finale très longue, superbe aussi. TB+. Une autre bouteille 3ans plus tard semble puissante, solaire, plus marquée grenache, le fond de bouteille est mieux, commence à larder, à bien aérer. TB+.

 

Marlène Soria-domaine Peyre Rose, Languedoc "Marlène n°3" 2008 : (65% syrah, 35% grenache) Couleur noire, le nez sent bon la garrigue, légèrement fumé, à peine torréfié, sur le cassis, la mûre. Bouche puissante même après une demi-journée de carafe, avec des tannins encore présents mais jamais asséchants, sur les arômes du nez mais toujours une belle fraîcheur derrière. Finale interminable. Superbe bouteille, encore un peu jeune peut-être. TB+.

 

Peyre Rose - Coteaux du Languedoc « Clos des Cistes » 2008 : (90% syrah, 10% grenache) A la hauteur de sa réputation comme toujours, dans un registre assez fin pour un vin de Marlène, avec du soleil, de la fraîcheur, juste ce qu'il faut d'évolution et de fruit. TB+.

 

Peyre Rose - Syrah Leone 2004 : (90% syrah, 10% mourvèdre) Couleur noire, nez sur la prune, les fruits noirs, le cuir, le tabac, le menthol, un peu évolué. Bouche puissante, belle matière aux tannins qui commencent à être bien fondus, toujours ce bel équilibre fruits noirs mûrs/acidité dans le fond. Très belle longueur. TB++. Une autre bouteille faisait plus serrée, plus dure.

 

Peyre rose - Cistes 2005 : couleur sombre et tuilée, nez d'abord sur la truffe, un peu pruneau, plus frais et fringant après une heure d'ouverture. Fruits confiturés, viande fumée et salée, puissant, solaire, sans être trop lourd. TB+.

 

Leone 2006 : nez complexe, classique du domaine, bouche encore jeune, un peu tannique, complexe, reste assez fraîche. TB+.

 

Oro 2008 : un côté fruits blancs, brioche, toute petite oxy, très catalan, avec un joli peps sur ce millésime frais, long. Un très joli millésime. TB++. Plus tard autre bouteille très cire miel fruits jaunes, pas du tout d'oxy, très catalan, pas de lourdeur. TB++.

 

Cistes 2009 : robe bien plus claire que les deux suivants, plus sur l'élégance, la tension; la fraîcheur, tannins plus fins, déjà prêt à boire. TB++.

Leone 2009 : plus puissant, plus solaire, notes de fruits cuits, déjà très bon mais sûrement bien meilleur dans quelques années. TB+.

Marlene 2009 : fruits noirs, chocolat, tannins un peu plus serrés que les précédents, très belle fraîcheur derrière, à attendre aussi. TB+.

Oro 2004 : pas oxydatif sur ce millésime, couleur or, nez sur le miel, fruits secs, fruits jaunes, fleurs. Bouche élégante, fraîche, d'une jeunesse incroyable pour un 2004. TB++.

Marlene 2006 : Belles notes de confiture de fruits rouges, olives, épices, lardé, tannins abien affinés par rapport au 2009. TB++.

Cistes 2004 : Plus évolué, plus sous-bois, à peine poussiéreux à l'ouverture de la bouteille, mieux après quelques minutes, moins impressionnant que le 2009. TB+.

 

Peyre Rose - Clos des Cistes 2010 : couleur très sombre, nez le plus évolué des trois, bois précieux/épices, tabac, cuir, fruits noirs, à peine sous-bois. Bouche fraîche, fine, mentholée, aux tannins fins, moins gourmande que 2009 mais plus fraîche, avec une finale longue quasiment tendue, classe et élégant. TB++.

Syrah Leone 2010 : nez moins évolué, un peu plus riche et plus mûr, et en même temps encore plus précis, fruits noirs, cuir, pointe lardée/fumée, violette, poivre. Bouche plus mûre, plus confiturée, plus puissante avec des tannins plus présents sur la finale. Le plus intéressant des trois pour une longue garde. TB++.

Marlène n°3 2010 : couleur plus claire, plus "rouge", nez plus typé grenache, fruits rouges confiturés. Bouche plus ronde, moins de fraîcheur, pas ce côté mentholé, encore jeune, sur le fruit, plus facile d'accès en ce moment, texture plus soyeuse, moins d'acidité, semble plus immédiat et un peu plus simple. Belle finale longue et épicée, typée "Châteauneuf". TB+.

Oro 2005 : Couleur dorée, nez miellé, un peu de cire, de brioche, épices orientales, loukoum, amande, pas du tout oxydatif, abricot sec, moins évolué que 2004 au même stade. Bouche épaisse, fraîche, briochée, miellé, me rappelle un peu le Roussanne VV de Beaucastel, avec en plus une impression de très légers tannins sur la finale (macération pelliculaire ?). Grosse longueur sur des amers nobles qui étirent le vin. Peut-être le meilleur millésime d'Oro (avant 7, 8 et 9). TB++.

 

Cistes 2011 : on sent le millésime chaud d'entrée, puissant, fruits noirs, toujours le côté tabac/cèdre, puis fumé, lardé, finale plus en finesse que les deux autres cuvées. TB.

Belle Leone 2011 : très grillé, toasté, massif, solaire, encore jeune, il va falloir l'attendre,  avec l'ouverture gagne en fruité et en fraîcheur. TB.

Marlène n°3 2011 : un peu confit, pruneau, plus marqué grenache, un peu animal, très solaire. Servi plus frais avec une longue ouverture il s'en sort mieux, à attendre aussi. TB-.

Oro 2006 : couleur dorée, nez très frais et fruité, pas oxydatif, pêche, miel d'acacia. Bouche élégante, fruits frais, pêche surtout, très bonne acidité, le plus digeste, le plus jeune et éclatant des Oro, peut-être pas le plus complexe, mais très digeste. Assez long en plus, finale florale, miel acacia. Hâte de le regôuter dans quelques années. TB++.

 

Cistes 2012 : beaucoup plus de fraîcheur que 2011, tout en tension, très noble, racé, presque un esprit syrah du Rhône Nord, un peu lardé, graphite, finale longue, tendue, très caillou. TB++.

Leone 2012 : proche du précédent, un peu plus large, plus opulent, mais reste frais et minéral sur ce millésime très réussi. TB+

Marlène n°3 2012 : très différent, plus marqué grenache, plus exubérant, plus rond, plus facile, moins de fond. TB.

Oro 2007 : toujours pas oxydatif, moins fruité, moins pêche que le 2006, plus brioché, floral, miellé, manque peut-être d'un peu de peps mais belle complexité. TB+.

 

Oro 2009 très fin pour le millésime, subtil, jamais lourd, pas du tout d'oxy. 1999 très grillé, chaud, peu d'acidité. Cistes 2014, 2007, 2006, 2005, 2003, 2002 série compliquée, solaires, tanniques, seul 2002 tire son épingle du jeu. Pile à point.

 

 

 

Peyre Rose 2013

Embouteillés en 2021, commercialisés en 2023. Tout egrappé. Elevage cuves (inox, béton…) et environ ¼ en foudres. Marlène a vendu ses foudres il y a 3-4ans, trop compliqués d’entretien. De plus en plus de syrah (programme de replantation avec uniquement syrah). Les grenaches coulent souvent.  Cistes : 90% syrah 10% grenache.  Leone : 90% syrah 10% mourvèdre.  Marlène n°3 cette année 65% syrah 35% grenache mais pas de gros changements à la dégustation.

 

Cistes 2013 : toujours la syrah la plus fraîche du domaine, mais bien plus puissante et chaleureuse que le 2012. TB-.

Leone 2013 : plus sombre, très solaire, avec des tannins encore serrés, finale longue avec une impression d’allonge minérale. A attendre longtemps mais prometteur. TB-.

Marlène 2013 : plus exubérant, fruits rouges confits, bouche plus en largeur, tannins encore présents, style plus gourmand. TB-.

Un millésime ici comme souvent dans le Languedoc, puissant, concentré, pas prêt à boire, avec du fond et du potentiel, peut-être grandiose dans 10ans, ou peut-être que ça ne s’ouvrira jamais complètement…

 

 

 

Peyre Rose 2014

Cistes 14 : puissant, encore serré, mais belle fraîcheur dans le fond. Regoûté en fin de bouteille tannin un peu moins fermes, nez plus ouvert déjà bien plus accessible. TB+

Leone 14 : encore plus puissant, plus chaud, un peu plus compotés, tannins serrés aussi, à attendre. TB.

Marlène 14 : au contraire prêt à boire, tannins bien plus souples, plus exubérant, plus marqué grenache, pas du tout animal cette année, combine rondeur, suavité et fraîcheur. TB++.

Oro 2009 : très doré, nez de liquoreux, miel, abricot, pêche. La bouche est très douce, suave, pas du tout oxydative, impression d'un peu de sucre, pourtant moins d'1 gr dit Marlène, très élégant, pas une grosse acidité, beaucoup de gourmandise. TB+.

Leone 1992 Magnum : encore en pleine forme, fougueux, tannins fondus par le temps, puissant, chocolaté, fruits noirs, garrigue. La preuve qu'il faut attendre les grands Languedoc. Merci pour la bouteille ! TB++.

 

 

Peyre Rose 2015

Tous emb. en 2022

Cistes 2015 : nez un peu "toscan" tomates séchées, herbes aromatiques, puis fruits noirs, tabac. Bouche velours, tannins très fins, fraîcheur et gourmandise, longueur. Un des plus grands Peyre Rose. TB++

Leone 2015 : un peu plus marqué cuir, tabac, un peu plus de tannins, légèrement plus massif, mais il s'aborde déjà bien pour Leone. TB+.

Marlène n°3 2015 : comme toujours très différent des précédents, plus grenache, rond, confituré, petite sucrosité, gourmand, moins d'allonge. TB+.

Oro 2011 : (pas de récolte en 2010, ni 12, 13, 14, 15. 2016 sortira en même temps que les rouges 2016) très accessible, pas beaucoup d'oxy, miellé, fruité, petite note de cire, abricot, reste élégant sans lourdeur, manque peut-être d'un peu de fond et de longueur par rapport à 2009, mais plus de plaisir immédiat. TB+.

Cistes 1992 Mag : encore en pleine forme, pas mal de dépôt, un nez très noyau de cerise, qui pinote légèrement, bouche entre vieux pinot et syrah, beaucoup d'élégance et de fraîcheur, probablement encore au-dessus du Leone de l'an dernier. Exceptionnel.

 

 

Rose 2024 : rosé foncé, jeunes vignes de syrah. Nez très parfumé, orange sanguine, fruits rouges, épices souk, bouche avec du volume, de la puissance mais aussi une certaine finesse, sans lourdeur, aux parfums éclatants, très joli. TB++.

 

 

22 juin 2021

Clos de Breuilly et Domaine de Montgeorge (Saint-Pourçain, Cesset-Bransat) ***

 

Clos de Breuilly 

 

Clos d’un peu plus de 8ha, racheté en 2020 par William et Ambroise, sols granitiques, gneiss plus précisément (les vignes appartenaient à Terres de Roa auparavant, bio, mais qui n’avaient pas le temps de s’en occuper). Les vins sont vinifiés par Brian Barbara, le fils de Denis. Tous les cépages sont présents. Un magnifique chai avec salle de réception est en cours de construction juste à côté du clos. Il sera opérationnel pour les 2021. Le premier millésime sera 2020, les vins ont été vinifiés au domaine Grosbot-Barbara, les premières cuvées seront commercialisés vers septembre-octobre 2021.

 

clos breuilly

 

 

Echantillons prélevés sur fût ou cuve

 

Tressallier 2020 (cuve et jarre) : semble un peu sudiste et mûr pour un tressallier, sans être lourd non plus.

 

St Pourçain blanc (chardo tressallier en cuves) : petite impression oxydative au nez, frais et tendu.

 

St Pourçain blanc (chardo tressallier fûts) : conjugue un très beau gras/beurré avec encore un peu de bois à digérer mais rien de méchant avec une jolie tension minérale dans le fond. S’annonce superbe, dans l’esprit des belles cuvées de Grosbot-Barbara.

 

Gamay : un OVNI, à 18,3%, sans sucres résiduels, sans sulfitage, sans bretts, sans mutage ni chapta, du jamais vu. Donne un vin rond, mûr, confituré, proche d’un Maury rimage par exemple…

 

Pinot noir : pas mal d’alcool mais beaucoup moins que le précédent tut de même, confituré, tannins mûrs et bien ronds, gourmand, petite sucrosité, plus esprit Languedoc sur le fruit que Loire, mais ça reste équilibré.

 

Très prometteur pour un premier millésime, à regoûter en bouteille...

 

 

St Pourçain rouge 2020 : (pinot gamay) mûr, puissant, proche des 16°, coloré, tannins mûrs et assez souples, impression de sucrosité, un peu chaleureux. B.

 

St Pourçain blanc 2020 : (chardonnay, tressallier) or pâle, nez de fruits mûrs, poire, notes de fleurs blanches, léger noisette, propre. Bouche avec un beau volume, mais peu boisée, pas spécialement beurrée, fruits mûrs, manque un peu de tension derrière mais plutôt bien géré pour ce millésime chaleureux, 13,5% d'alcool, plutôt une bonne longueur. Pas du tout le côté oxydatif qu'il y avait sur certains fûts. Ca manque un peu de nerf bien sûr mais pour un premier millésime c'est du beau travail. TB-.

 

Tressallier 2020 : nez très fleurs blanches, fruits blancs mûrs, frangipane, voire noisette, encore plus marqué que sur le précédent. Bouche avec du volume, opulente, sans être spécialement boisée, mais puissante et solaire à l'acidité assez basse, qui termine un peu sur l'amertume et l'alcool. B-.

 

Clos de Breuilly – Tressallier 2020 : un peu brouillon, chaleureux pour tressallier, amande, anisé. B.

FUT BREUILLY

 

 

Clos de Breuilly (salon Loire volcanique)

 

Barnabooth rouge 2021 : (50% gamay, pinot en jarres et fûts) très bourguignon, élevage fût encore un peu marqué caramel, moderne, facile, loin du côté nature des 2020, frais, soyeux. TB.

 

Les rocs 2021 : (gamay en fûts d’un vin) plus noir, plus de sucrosité, pas trop d’alcool sur ce millésime, rond, élevage caramel, épices, moderne, aussi, mais soyeux, bien fait. TB.

 

Cerf-Volant rouge 2022 : négoce, léger, un peu maigre, végétal. B.

 

St Pourçain rouge 2020 : (sans sulfites, 70% gamay) semble moins alcooleux et plus fin qu’il y a un an, pinote plus, de mieux en mieux. TB.

 

Bulles 100% gamay : (16mois lattes, zéro dosage) un peu vineux et austère mais bien fait. B+.

 

Cerf-volant chardonnay 2021 : très simple, léger B.

 

Cerf-volant blanc 2022 : négoce, banane. B-.

 

Barnabooth blanc 2020 : (70% chardo en 400L) très boisé vanillé gras beurré. Joli fond. B+.

 

 

Breuilly Cerf-volant blanc 2023 (négoce) facile, léger, aromatique, simple. Tressallier blanc 2022 manque un peu de tension, finale sur les amers, presque tannique, intéressant à table. Barnabooth blanc 2022 plus de gras, légèrement marqué par le fût, manque un poil d’énergie. Cerf-Volant rouge 2023 simple léger épicé. Saint-Pourçain rouge 2022 bien au-dessus, pas e bois, frais, juteux, pur, peu extrait peu sulfité sans faire nature, petits fruits rouges, pointe végétale noble.  Les grands rangs 2022 pinot noir, serre encore un peu, mais là aussi joli pinot infusé, végétal, pas de grappe entière pourtant.  Bulle 2020 36mois (gamay, dégorgé en 2023) bulle très claire, très fine, cerise, frangipane, pas de dosage mais mûre gourmande et fraîcheur, peut-être la meilleure bulle d'auvergne, top.

 

Bulle 2021 36mois (gamay, pinot noir, zéro dosage) : superbe bulle, couleur claire, bulle très fine, belle patine, légèrement vineuse, belle tension, très proche d'un joli champagne blanc de noirs. TB+.

 

 

Clos de Breuilly, Saint-Pourçain Barnabooth 2021 (60% pinot noir + gamay, à Cesset) : Couleur rubis foncé, nez plus classique de pinot à la bourguignonne, fruits noirs et rouges, à peine d’élevage mais déjà bien intégré. La bouche combine fruité, finesse des tannins, texture soyeuse, fraîcheur et une belle longueur, dans un style qui rappelle clairement la Côte de Nuits. Un style très différent du précédent, avec probablement plus de potentiel de garde ici. Il a fait l’unanimité lui aussi lors des deux soirées. TB+.

 

Clos de Breuilly : très belle bulle Blanc de Noirs 2021 (gamay, pinot) 3ans sur lattes, vineuse et tendue à la fois. Barnabooth blanc 2023 un peu trop sur l’élevage, gras, manque un peu de tension. Saint-Pourçain rouge 2022 joli fruité, gourmand, juteux, tannins fins, très bon. Barnabooth rouge 2022 idem, beau fruité, juteux, fin, un peu plus de fond encore.

 

Barnabooth blanc 23 : très floral, pas mal d'alcool, manque d'acidité. B.

 

St Pourçain rg 23 fin, fruité, un peu moins en place que le 22 actuellement mais en prend le chemin. Barnabooth rouge 23 très joli pinot majoritaire, très bourguignon avec de la finesse mais aussi du corps, top. Les Rocs 23 dans un style un peu plus sérieux montre du fond, avec de la tension, belle bouteille à venir. Rangs 23 un peu plus toasté, marqué par son élevage mais il y a du vin, à regoûter dans quelques années. Belle gamme de rouge.

 

 

 

 

La Côte de Montgeorge

 

La Côte : projet en cours de réalisation, par Denis Barbara, Nebout, William et Ambroise du Clos de Breuilly. Côte d’environ 9ha, argilo-calcaires, surtout calcaire, les quatre principaux cépages de St Pourçain (pinot, gamay, chardo, tressallier) y seront plantés entre 2021 et 2024 environ. Premières bouteilles dans 4-5ans donc. Les vins seront vinifiés soit au Clos de Breuilly soit au domaine Grosbot-Barbara (Premier millésime chez Grosbot-Barbara). On a déjà hâte de goûter les premiers jus !

 

clos cote

 

 

 

Côte de Montgeorge, Saint-Pourçain rouge 2023 : (50% gamay/ 50% pinot noir)  Robe très foncée, contours violets. Nez de fruits noirs, cassis, mûre, épices, annonce un vin sudiste et solaire. La bouche est en effet puissante, solaire, sur un fruit noir légèrement confituré, il y a une belle acidité derrière et des tannins gras et soyeux, l'élevage est déjà bien intégré, l'équilibre est bon, mais le profil fait bien plus sudiste que ce qu'on pourrait attendre d'un Saint-Pourçain sur ce millésime solaire. On sent la fraîcheur du gamay dans le fond, assez peu le pinot noir. Il y a un gros volume, un très bon potentiel de garde. Ce qui est intéressant c'est qu'il y a déjà une impression de terroir dès ce premier millésime avec une impression de fond minéral derrière la matière. TB

 

2023 : puissant, solaire, fruits noirs, encore un peu d'élevage.

 

2024 : (Loire volc. 2026) style très différent de 2023, moins de soleil, moins de puissance, mais ça reste plutôt mûr et avec du corps pour un 2024, moins d'élevage ressenti également, déjà accessible, joli fruité, bel équilibre avec juste ce qu'il faut d'acidité dans le fond. Plus classique de l'appellation, très bon.

 

21 juin 2021

Grosbot-Barbara (Cesset) ***

 

Visite au domaine Grosbot-Barbara

GROSBOT

 

 

Sur fût : quelques blancs 2020, Maltotes, Prince Charles et Quarterons notamment sur différents fûts, millésime qui s’annonce gras, solaire, puissant, mais l’acidité est là, ph très bas, bien plus que 2019. Maltotes s’en sort le mieux avec ses sols calcaires qui apportent plus de tension.

 

CHAI GROSBOT

 

 

 

En bouteille

 

Bulle 2019 : (100% gamay en blanc de noirs, sans dosage) bulle comme toujours vineuse, assez ronde, moins austère que par le passé sur ce millésime mûr.

Conservatoire des cépages rares 2016 : (saint pierre doré, meslier st françois, romorantin, melon, aligoté, tresallier, pinot chardonnay, sauvignon, pinot gris, pinot blanc) Vin avec beaucoup de gras, un peu trop par rapport à l’acidité un peu basse.

Alon 2020 : plus solaire et rond que les années précédentes, plus sudiste, mais reste équilibré, dans un autre style, plus riche mais aussi plus complexe.

Prince 2019 : là aussi plus solaire, plus gras qu’en 2017 et 2016, encore un peu sur l’élevage à attendre.

Maltotes 2019 : comme toujours il s’en sort bien sur les millésimes solaires avec une belle trame calcaire dans le fond, déjà excellent en l’état, peut être attendu aussi sans problèmes.

Chambre d’Edouard 2018 : (pinot majoritaire) un jus de fruit très gourmand, gouleyant, plus rond et plus confit, moins austère que par le passé. Le millésime solaire lui va bien.

Ferneaux : idem, en plus épicé, top.

Ferneaux et Edouard 2019 assemblés : (nouvelle cuvée qui n’a pas encore de nom, sera embouteillé dans qqs mois) à la fois juteux, plein de fruit, gourmand, mais belle matière, du fond, des épices, de la complexité, très prometteur.

Maltotes Rouge 2019 : nouvelle cuvée en fût, majorité pinot) encore un peu sur l’élevage à ce stade, mais concentré, mûr, épicé, garde une belle trame minérale derrière, très prometteurs, à garder.

 

 

 

 

Grosbot-Barbara *** – VdF Les sarments d'Hippocrate 2007 : (100% chardonnay, vignes sur St Pourçain) bouchonné.

Grosbot-Barbara *** – VdF Les sarments d'Hippocrate 2011 : bouteille de rechange, couleur or pâle, nez sur la cire et les agrumes, grosse matière en bouche, élevage bien intégré, pamplemousse, agrumes, finale longue avec de légers amers. Belle découverte. TB.

grosbot sarments

 

Grosbot-Barbara - Saint-Pourçain rouge La Chambre d'Edouard 2015 : (pinot noir) robe assez clair, beau nez plein de fruits rouges, bouche légère, fraîche, peu de tannins, pleine de fruits, très gouleyante, pas une grosse longueur mais très dangereusement buvable. B+.

2016 : plus serré que le 2015, austère. B.

 

Grosbot-Barbara - Saint-Pourçain blanc Vin d'Alon 2016 : (70% chardonnay 30% tressallier, en cuves) robe claire, nez fruité, sur les agrumes, une touche florale, bouche vive, fraîche, presque désaltérante, simple mais facile à boire comme la Chambre d'Edouard. B+.

Vin d'Alon 2017 : encore plus tendu et plus de longueur que le 2016, nez plein d'agrumes, belle finale sur le pamplemousse. TB.

2018 : belle tension, encore plus que l'an passé, mais une pointe d'alcool en finale. TB-.

 

Grosbot-Barbara - Saint-Pourçain Prince Lobkowicz 2014 : (chardonnay, tressallier, en fûts) Robe dorée, nez beurré sur les fruits jaunes, très bourguignon, élevage bien intégré. Bouche grasse, beurrée, fruits jaunes, agrumes, belle tension derrière, longueur moyenne sur une légère amertume. Encore une belle réussite. TB.

Grosbot-Barbara - Saint-Pourçain Prince Lobkowicz 2015 : Robe dorée, nez proche du 2014, très « Côte de Beaune » beurré à l’élevage bien intégré, bouche grasse, un peu moins de tension que le 2014, finit un peu plus court. B+. Regoûté quelques mois après il avait trouvé la tension nécessaire. TB.

Prince 2017 : plus tendu que les millésimes précédents, moins boisé en jeunesse, très belle finale saline, proche d'un grand côte de beaune. TB+.

 

Grosbot-Barbara - Brut Zéro 2015 : (dégorgé en 2017, 100% gamay) couleur claire, nez sur les fruits blancs, les agrumes. Bouche vive, tendue, un peu amère, rafraîchissante, bulle un peu grosse. B-.

 

Domaine Grosbot-Barbara - Vin de France (fait à Saint-Pourçain) Clos Jacques Chevallier 2015 : (chardonnay + tressallier, pinot gris, sols granitiques. Nouveau nom des Sarments d'Hippocrate) Couleur or pâle, nez très exotique, plein d'ananas, légèrement beurré, très gourmand. Bouche grasse, exotique aussi mais sans jamais tomber dans la lourdeur. Stupéfaction à la levée de la chaussette : personne n'aurait parié sur un Saint-Pourçain à ce niveau-là. TB.

 

Domaine Grosbot-Barbara - Les Maltotes 2016 : (sols argilo-calcaires, 70% chardonnay, 30% tressallier) Couleur dorée, nez beurré, floral, pâtissier, très Côte de Beaune dans l'esprit. Bouche grasse, beurrée mais belle tension derrière, finale de longueur moyenne, avec un côté zeste de pamplemousse légèrement amer très sympa. TB.

 

3 Grosbot-Barbara, Vin de France Clos Jacques Chevallier 2018 (75% chardonnay + tressallier, pinot gris, à Cesset) : Couleur or pâle, nez déjà bien évolué, peut-être un peu trop pour 2018, avec un côté beurre rance. La bouche est très jolie, grasse et beurrée mais elle a aussi gardé une bonne fraîcheur et de la longueur. Un peu frustrant au final, la bouteille a probablement évolué un peu trop vite et se goûtait beaucoup mieux il y a un an ou deux. Le vin reste plutôt bon, mais pas au niveau espéré. B-.

 

Grosbot-Barbara, Saint-Pourçain Les Maltotes 2022 (50% chardonnay, 50% tressallier, à Montord) Un style complètement opposé, couleur plus marquée, nez beurré, encore jeune, sur des notes d’élevage vanille, coco, fruité plus mûr. La bouche est ronde, grasse, ample, boisée, mais heureusement l’acidité du tressallier s’impose en fin de bouche empêchant le vin de tomber dans la lourdeur en l’étirant juste ce qu’il faut. Un vin de gastronomie, qui séduit toujours l’assemblée. B+.

 

Maltotes rouge 2024 millésime plus frais et élégant, vin moins mûr qu'avant, plus accessible, un peu moins d'élevage aussi. TB. Prince blanc 2024 avec un peu moins d'élevage que par le passé, manque un peu de fond. Maltotes blanc 24 a un peu plus de fond, peut-être un poil plus d'élevage aussi mais bien intégré.

 

 

Grosbot Barbara

 

Vin d’Alon 2022 : très frais, fruité, garde une belle acidité pour 2022. TB.

Prince 2021 : encore marqué par l’élevage bois, gras, beurré, joli fond, à attendre. TB.

Ferneaux 2022 : encore un peu jeune, serré, à attendre. B.

 

17 juin 2021

Von Winning (Allemagne, Palatinat) ****

Domaine créé en 1849, aujourd'hui géré par Stephan Attmann sur une quarantaine d'hectares. Le domaine est en biodynamie, produisant un gros travail à la vigne. Si certaines des entrées de gamme sont élevées en cuves inox, la plupart des vins sont réputés pour leur passage en bois neuf, donnant à ces rieslings du gras et des arômes beurrés étonnants.

 

Von Winning - Riesling "Dragon" 2019 : (entrée de gamme en cuves, vignes sur Forst. AP07. 12%)  Couleur or pâle, nez très exotique, très mûr, fruits tropicaux, papaye, ananas, passion. La bouche n'est finalement pas trop lourde, plutôt vive et fraîche, bien perlante, peu épaisse, salivante, finale tartrique un peu gênante par contre. On a l'impression d'un vin très mûr sur lequel on a fait tout ce qu'on a pu pour garder un côté digeste, mais ça sonne un peu "artificiel". Les derniers millésimes très solaires semblent compliqués dans une région comme le Palatinat... B-.

 

Riesling win win 2021 vif, mais comme tous trop mûr. Pechstein GG 2020 beurré, vanillé, épicé, finit molasson. Bof..

 

13 juin 2021

Soirée les grands vins de Nouvelle-Zélande

 

Après la Californie et l'Australie, notre tournée du Nouveau Monde se conclut par la Nouvelle-Zélande, petit pays en pleine progression à bien des égards.

Pour approfondir le sujet : https://www.terroirsdumondeeducation.com/nouvelle-zelande-description-du-pays.html

 

nz map

 

 

1 Kusuda, Riesling 2017 (Wairarapa-Martinborough) : (Domaine d’environ 5 hectares créé en 2001 à Martinborough par Hiroyuki Kusuda né en 1964. Il a notamment vécu en Allemagne. Il produit aussi un pinot et une syrah. Riesling sur une parcelle louée Boulders vineyard à Martinborough. 12% vol. 4,5gr SR.)   Couleur claire, nez expressif, sur la pêche, les agrumes, très petite pointe pétrole et résine dans le fond. Bouche très élégante, très « clean », avec une bonne acidité, bien équilibrée par une petite touche sucrée, fruité, minéral, facilement lisible. Bonne longueur sur les zestes d’agrumes. Très élégant et facile à boire. Presque trop « maitrisé » pour certains. TB+.

 

 

2 Pyramid Valley, Field of fire chardonnay 2014 (Canterbury) : (Petit domaine de Waikari, la partie Nord de Canterbury, créé par Mike et Claudia Weersing en 2000 (vendu en 2017), en biodynamie, peu sulfité. Ces californiens sont passés chez De Montille, La Pousse d'Or, Deiss, C. et L. Bourguignon... Planté à haute densité (10-12 000 pieds/hectare).  Parcelle argilo-calcaire plantée en 1999. Elevage demi-muids. Malo faite.)   Couleur or profond, nez un peu réduit, avec du grillé, du caramel, puis de plus en plus complexe, jasmin, verveine, léger beurré, fruits jaunes, noisette, devient très complexe et intéressant. Bouche par contre un peu plate, manquant d’intensité et d’acidité, un peu fatiguée, finit sur le caramel. Etrangement plus d’acidité et de fraîcheur le lendemain.  B+.

 

3 Kumeu River, Coddington chardonnay 2009 (Auckland) : (Domaine de 30hectares (+10 de négoce) créé en 1944 au Nord-Ouest d’Auckland par la famille Brajkovich. Michael devient Master of Wine en 1989. Parcelle appartennt à la famille Coddington. Elevage barrique dont environ 25% neuf. Malo faite.)     Couleur or profond, nez de chardonnay « à l’ancienne » beurré, avec un élevage poussé mais qui commence à être bien intégré, à peine grillé, floral, fruits jaunes voire fruits exotiques. Bouche avec de l’ampleur, du gras, du beurré, belle acidité dans le fond, ne tombe pas dans le pataud, c’est assez long, un peu de citron confit sur la finale. Très bien fait dans un esprit très Meursault à l’ancienne. TB+.

 

4 Ata Rangi, pinot noir 2016 (Wairarapa-Martinborough) : (Domaine certifié bio, planté en 1980 par Clive Paton. Parti de 5 hectares, le domaine fait 48ha aujourd’hui. Vigne irrigué. 4100pieds/ha. 30% grappe entière. MPF. Elevage fûts français 11 mois 35% neufs. Sols argiles, limons, galets « greywackes ».)     Couleur rubis, nez très éclatant dès l’ouverture de la bouteille, fraise confiturée, cerise rouge, pivoine, très fleuri, grappe entière, fait de suite penser aux Ipob de Californie, petite touche orangette quand il se réchauffe. La bouche est un peu moins évidente, elle garde du fruit mais aussi un petit trait végétal, qui à l’avantage de lui donner de la fraîcheur mais rend la finale un peu dure. TB.

 

5 Bell Hill, Old weka Pass Pinot noir 2016 (Canterbury) : (Domaine d’environ 2ha, bio, créé en 1997 par Marcel Giesen and Sherwyn Veldhuizen. Planté comme en Bourgogne à environ 10000pieds/ha.  Old Weka Pass : jeunes vignes (Westbank roadblock 2008 et 2009), 66% fûts neufs, égrappé, sols très calcaires.)      Couleur très claire et légèrement rouillée, nez éclatant aussi, un peu toasté, puis très fraise écrasée, orange sanguine, anchois, tapenade, sudiste, presque garrigue. Bouche très ronde, pas de tannins, confiturée, tout le monde évoque vite Reynaud, mais avec un peu de toasté et de barrique en plus, même si elle est très bien intégrée en bouche, peu d’acidité, finale toute ronde, gourmande, qui ne tombe pas dans le pataud grâce au côté salé/anchois tapenade. Un OVNI, dont on a du mal à comprendre les données techniques, surtout l’égrappage qui pourrait peut-être apporter un profil plus « bourguignon » au vin. Mais ça marche pas si mal. TB.

 

central otago

 

 

6 Rippon, pinot noir Mature vine 2016 (Central otago) : (Domaine situé sur le lac Wanaka, « plus beau site » du monde, planté dans les années 1980 par Nick Mills et son père, en biodynamie, non irrigué sur une douzaine d’hectares. Mature vine : assemblage de parcelles, vieilles vignes, 25% VE, fûts, loess, argile et graviers sur schiste.)    Couleur presque grenat, nez sérieux de fruits rouges et noirs, un peu de ronce, d’épices, de cuir, boisé bien intégré. Bouche puissante, concentrée, très belle fraîcheur dans le fond, encore trop jeune, mais avec un gros potentiel, le plus dans l’esprit « Côte de Nuits » de la soirée. Finale longue, prometteuse. Joli vin, mais qui ne se livre pas totalement. TB+

rippon vy

 

 

7 Burn Cottage, burn cottage vineyard pinot noir 2017 (Central Otago) : (Ferme de 24 hectares dont 10 de vignes, proche de Pisa et du Lac Dunstan, créé et planté en 2002 par la famille Sauvage, propriétaires de Koehler-Ruprecht. En biodynamie, aidés par Ted Lemon (Littorai). Petite proportion de grappe entière, faible proportion de fûts neufs. Sols de granits décomposés, loess sableux.)      Couleur grenat, nez expressif, violette, fruits noirs légèrement confiturés, pointe mentholé. Bouche très élégante, légère, pleine de fruits, juteuse, peu de tannins, garde une très bonne fraîcheur derrière, pas extrêmement long mais très facile à boire, tout est à la bonne place. Un vin évident. L'effet millésime a peut-être joué entre 2016 année de sécheresse ayant donné des vins concentrés / 2017 millésime plus frais et élégant. TB+. Regouté dans un contexte différent, il semble un peu plus arrondi avec une sucrosité plus importante. TB.

(Burn Cottage Moonlight race 2019 : un peu perlant, fruits noirs, légère sucrosité, très gourmand, peu de bois, tannins soyeux, facile, manque un peu d'allonge. TB.

 

8 Valli, pinot noir Bannockburn vineyard 2017 (central otago) : (Domaine d’une vingtaine d’hectares créé par Grant Taylor en 1993, pionnier de la région il a aidé tous les autres vignerons à commencer. Vigne plantée en 2000 à 3500pieds/ha. Sols de lœss sur socles schisteux. 350m altitude. Bannockburn = zone chaude. 20% grappe entière. 11 mois fûts dont 30% neufs.)     Couleur grenat, nez marqué par l’élevage toasté, fruits noirs, un peu animal. Bouche puissante, assez chaude, on sent qu’on est passé dans le secteur chaud de Central Otago, les tannins sont lissés par l’élevage. Finale assez longue, boisée, épicée, qui manque d’élégance à mon goût. B.

 

9 Felton Road, Cornish point pinot noir 2016 (Central Otago) : (Domaine de 32 hectares en biodynamie acheté par Nigel Greening à la fin des années 1990.   Cornish Point : 8ha sur la partie nord-est de Bannockburn, solaire, sols lœss sur granit, planté en 2000 à 4000pieds/ha, non irrigué, 250-300m d’altitude, 25% VE, 10% fûts neufs.)      Couleur sombre là aussi, un nez boisé toasté, fruits noirs, assez proche du précédent. La bouche est très ronde, peu d’acidité, tannins gommés par le bois, là aussi c’est très « international » dans le style, pas forcément une grosse longueur. C'est un peu moins toasté que Valli mais encore plus arrondi. Plusieurs participants ont apprécié Valli, bien plus que Felton il me semble. B.

cornish point

 

 

10 Man O’ War, syrah dreadnought 2016 (Waiheke island) : (Domaine de 60 hectares, créé en 1993, produisant syrah, chardonnay, bordeaux blends, pinot gris, sauvignon, aujourd’hui vinifié par Duncan McTavish. Egrappé. Elevage demi-muids. Plusieurs parcelles. Sols argiles + oxyde de fer. 14%.)      Couleur grenat foncé, nez très lardé fumé, anchois, tapenade, animal, fruité pas très confiturée derrière, ça reste assez frais. Bouche un peu arrondie par l’élevage au niveau des tannins, mais aromatique du nez très sauvage bien lardée et tapenade, sans être lourd, longueur moyenne. Une bonne surprise au final pour ce domaine que j’attendais bien plus international (et faible je dois dire. C’est la seule syrah que j’avais de dispo) : c’est une syrah de caractère, pas très loin de ce qu’on connait en France, même beaucoup moins standardisée et confiturée que pas mal de domaines du Rhône nord… TB.

 

11 Te Mata, Coleraine 2005 (Hawke’s Bay) : (Vieux domaine familial commencé en 1895, environ 15 hectares. Coleraine : environ 55% cabernet sauvignon, 40% merlot + cabernet franc. Elevage barriques françaises dont environ 2/3 neuves. Plusieurs parcelles, plus vieilles vignes du domaine. Sols loess sables et grès principalement. 13,5%.)      Couleur sombre et concentrée, encore assez peu évoluée, beau nez sur la truffe, le cassis, le tabac, le café, encore un léger boisé, très bordelais dans l’esprit. La bouche a gardé du fruit, début d’évolution noble sur la truffe, le sous-bois, pas trop confiturée, bonne acidité derrière, les tannins sont fondus et assez ronds. Très bien fait, mais assez peu d’émotion personnellement, la finale sur le café/cacao me gêne un peu. TB.

kusuda bell hill

rippon felton road

 

 

Conclusion : tout le monde s'est accordé à dire que le niveau général de la soirée était très bon, avec une diversité intéressante. Aucun vin ne s'est clairement détaché à l'unanimité, les préférences ont été très diverses. Personnellement si beaucoup de cuvées m'ont plu, je n'ai pas eu de vrai coup de coeur comme ça avait pu être le cas sur Bass Philipp, Josh Cooper, Hirsch, Rhys... lors des soirées USA ou Australie. Il me semble que la Nouvelle-Zélande a encore un petit temps de retard dans la façon de vinifier (bloquée dans les années 90 pour certains et pas encore aboutie pour la nouvelle génération), dans la façon de travailler le parcellaire, surtout par rapport aux Ipob américains. Mais ils ont cependant un très fort potentiel, avec de la divsersité climatologique et géologique, une possibilité de produire des vins relativement frais pour le Nouveau Monde et une volonté affirmée de privilégier la qualité à la quantité. Rendez-vous dans une dizaine d'années...

 

8 juin 2021

Salon Millésimes Alsace Digitasting

Salon virtuel parfaitement organisé par Millésimes Alsace, avec visio et dégustation d’échantillons de 3cl. Les notes sont à prendre avec des pincettes, quelques samples ont aparemment souffert du reconditionnement et du transport, notamment les vins rouges qui ont moins tenu que les blancs. Par contre un peu plus d’oxygéntation a peut-être aidé certains jeunes rieslings a mieux se comporter…

 

millesime alsace digitasting

 

 

Emile Beyer (17ha, biodynamie)

Pfersigberg riesling 2019 : (calcaire, -2gr SR. Elevage petites cuves inox) fruits jaunes, fruits exotiques, on sent une belle maturité des raisins, bonne tension derrière, très élégant, finit salin et long. Commence fort. TB+.

Eichberg riesling 2019 : (marnes, calcaires et grès dessus) plus puissant, plus opulent, grosse acidité, à attendre un peu plus, mais finale encore plus longue et saline, beaucoup de profondeur. TB+.

Pinot gris hohrain 2019 : (calcaire bajocien, 10gr SR environ, versant nord de pfersigberg) digeste, fruité, exotique, d’abord facile à boire, puis finale saline et tendue. TB.

Pinot noir sundel 2019 : (barriques, dans le haut du pfersigberg, planté en 2005, un peu de VE) volatile, beaucoup d’acidité, sec. Comme la plupart des rouges, semble avoir eu un souci sur cet échantillon…

 

 

Meyer-Fonné (18 hectares, bio en 2020)

Pinot noir altenbourg 2018 : (30% d’egrappage, futs 228L, sols calcaires plein sud) gros volume, bon équilibre, aromatique qui semble fatiguée en finale, un peu oxydée sur cet échantillon.

Wineck-Schlossberg riesling 2019 : (granit, plein sud, moins de 5gr. Elevage foudre) fruité assez mûr mais pas très expessif, surtout brioché, travaillé sur lies, moins tendu que chez Beyer, moins de pureté. B+.

Kaefferkopf riesling 2018 : (argile, calcaire grès) pétrole, épices, puissant, opulent, manque un peu de tension en finale. B.

Kaefferkopf pinot gris 2018 : (sec) un peu lourd, opulent, épais, massif, manque de tension. B-.

(Meyer-Fonné – Riesling 2013 : fruité exubérant, litchi et agrumes, très facile, un peu trop presque, bonne acidité en finale qui l’empêche d’être écœurant. B.

Meyer-Fonné - Riesling reserve 2017 : très belle tension, pur, minéral. TB.)

 

 

Paul Ginglinger (12ha, bio)

Riesling 2019 Drei Exa : (parcelles calcaires en contre bas de Pfersigberg) belle tension, fruit et une pointe pétrole, minéral, un côté tannique, un peu austère, moins sur le fruit que Beyer, plus sec, à la limite du trop tendu mais reste toujours du bon côté de la limite à mon goût. Belle entrée de gamme. TB.

Pfersigberg riesling 2019 Ortel VV : (vieux foudres, partie la plus au nord du grand cru, très calcaire) grosse tension, très citronné, zestes, fond minéral, pas très fruité par rapport à Beyer, encore plus tendu, un peu austère presque mais noble, finale très longue, zestée. TB+.

Pinot noir les rocailles 2017 : (sur eichberg, marno-gréseux. 15-20% VE. Vinif sans soufre pendant l’extraction pour ne pas extraire encore plus sur ce terroir opulent, sulfitage à la mise. Barriques non neuves de chez A. Rousseau)  Beau fruité, de l’épaisseur, bel équilibre, encore quelques petits tannins en finale, déjà accessible, gros potentiel de garde, a bien tenu l’aération. TB+. Regouté en bouteille plus serré, à attendre. TB.

Pfersigberg gewurz 2019 : (40gr SR) nez litchi, exotique, semble pas mal sucré, manque d’acidité. B.

(Ginglinger - Gewurz VT 2020 : (lieu dit Hissererweg, calcaire) Aromatique gewurz classique, bouche pas trop sucrée avec une bonne acidité. B+.)

(Domaine Paul Ginglinger, Pinot noir Les rocailles 2017 : (dans Eichberg. Marnes et grès) Couleur plus tuilée, nez plus rustique, cuir, kirsch… Bouche avec du volume, moins de rondeur, plus de tannins, bonne acidité derrière, style sérieux et noble, semble encore un peu jeune. TB-.

Riesling 2023 : riesling sec avec un beau volume et du peps mais il muscate un peu. B.)

 

 

 

Gresser (11ha, en bio, biodynamie non certifié. Elevages foudres ou cuves suivant les années)

Wiebelsberg riesling 2014 : (sec 3gr, grès des vosges) citron, noisette, brioche, bonne acidité, déjà bien évolué. B.

Moenchberg riesling 2017 : (calcaire avec fosiles, donc plus horizontal. Vieilli en inox car peu d’acidité au départ. 5gr) plus citron, fruits pas trop mûrs, brioche, finale saline. B+.

Kastelberg riesling 2018 : (schiste bleu lisse. 5gr SR). Puissant, assez long, gras, opulent, mais finit droit et persistant. Pas tout à fait mon style quand même, semble assez oxygéné, manquant de pureté. TB-.

Moenchberg gewurz 2018 : (grès fossilé de ce côté. Donne de la finesse. 10gr SR) nez bien litchi. Bouche assez droite pour un gewurz, élégante. TB.

(Rémy Gresser, Alsace Grand cru Wiebelsberg VV riesling 2001 : (indice 4/10) Couleur or profond, nez qui ne pétrole pas du tout, fait chenin, coing, ananas, fruits exotiques, miel, pointe de résine en cherchant bien, superbe nez. Bouche dans la même lignée, demi-sec à moelleux aujourd’hui, mais elle manque un peu d’intensité et de longueur même si pour 20ans ça a plutôt bien tenu. TB.)

 

 

Frederic Mochel (10ha, en conversion)

Riesling 2019 : vif, nerveux, un peu austère, réveille bien les papilles, laser, assez long. TB-.

Altenberg de Bergbieten Henriette 2019 : un peu fermé en l’état, mais beau potentiel, très droit, austère, citron, pétrole, vraiment à la limite du trop austère voire sous-maturité, un style pleinement affirmé. Par rapport à Ginglinger on tombe presque du mauvais côté de la limite, mais le vin suivant lui donne raison. TB.

Altenberg de Bergbieten Henriette 2011 : toujours ce style très tendu du domaine avec une évolution noble sur la cire. TB+.

Riesling kaploen 2015 : riesling avec un peu de sucre, attaque gourmand et fruité, un peu exotique, très grosse tension en finale. TB+.

 

 

Edmond Rentz (HVE)

Riesling Les comtes 2019 : simple, facile, fruité, assez court, sans beaucoup de matière, mais reste frais. B.

Sonnenglanz riesling 2019 : un peu plus sec et citronné, mais pas une grande différence avec le précédent. B+.

Muscat VV 2019 : très raisins blancs, peu épais, facile, reste assez frais, court. B-.

Gewurz Rotenburg 2019 : léger, facile, pas trop lourd, litchi et fruits exotiques, pas une grosse matière ni beaucoup de longueur mais reste digeste. B+.

(Rentz Edmond * - Gewurz VT 2013 : classique sur le litchi et la rose, légère acidité, finale amère et courte. B-.)

 

 

Kientzler (14ha en conversion. Quasiment que des cuves désormais)

A bout de soufre assemblage 2019 : (muscat, pg, sylvaner) souris, problème de sample.

Riesling Muhlforst 2019 : (sur Hunawihr, marnes, climat chaud dans une cuvette) jeunes vignes puissant, assez long et salin, pas très fruité, un peu fermé en l’état, bon potentiel de garde. B+.

Kirchberg de Ribeauvillé riesling 2019 : (marno-gréseux, environ 350m altitude, ciselé) fond minéral, élégant, ciselé, belle finale saline. Un style marqué lies, avec du brioché, du volume. TB.

Geisberg riesling 2018 : (calcaire, grès, très caillouteux, en terrasse) moins d’acidité, un peu plus d’amertume, souffre un peu du millésime faible, minéral et épais à la fois. TB-.

 

 

Schoffit (17ha, bio et biody ou en conversion. Elevages cuves inox. Svt Malo pdt la FA)

Chasselas 2019 VV : (chasselas blancs et roses, vignes sur le Harth en plaine, sols de graves très drainant)  aromatique, fruits blancs assez mûrs, floral, du gras, épais, mais un peu mou. Finit lourd sur le floral. B-.

Riesling Harth 2019 : (VV) gras, fruits exotiques, garde une certaine acidité, mais moins tendu. Effet malo ? B.

Rangen clos st théobald riesling 2019 : très large, sphérique, assez mûr, à peine grillé, manque de tension. B+.

Rangen clos st théobald pinot gris 2017 : (environ 20gr) large, exotique, épicé, manque un poil d’acidité à l’attaque, mais très long, assez bon au final. TB.

(Schoffit - Pinot Gris SGN Rangen de Thann Clos St Théobald "Larmes de Lave" 2005 : (1/2bt, proche des 500gr de SR selon les millésimes) Couleur or, nez très marqué confiture de mirabelle, miel, un peu d'abricot, de fruits exotiques, de thé vert. Bouche épaisse, sirupeuse, très douce, peu d'alcool, très facile à boire, les sucres passent facilement grâce à une légère acidité, aromatique proche du nez, sur la mirabelle, le miel, encore jeune. Seule la finale manque un peu de longueur et de tension pour en faire un très grand liquoreux. TB+.)

(Schoffit - riesling rangen 2014 : fruits frais, fruits blancs, pointe résine, un léger gras en bouche, bonne acidité. Bien mieux que 2019. TB.

Schoffit - Riesling Rangen Clos St Theobald VT 2015 : nez à peine pétrole, déjà un peu évolué, poire, tire sur le chenin demi-sec à la Foreau un peu. Peu de sucre en bouche (60gr environ), mais pas beaucoup de fond, manque de peps et de minéralité. B.

Schoffit rieslind harth 2020 : nez qui muscate à fond, bouche à peine moins mais c’est très lourd. Moyen. )

 

 

 

Kirrenbourg (10ha, en conversion)

Pinot noir roche granitique 2018 : (entrée de gamme. 100% egrappé, vieux fûts) de la matière, du fruit, des épices, belle entrée de gamme. B+.

Pinot noir terroir B 2018 : (Brand, granit, vignes 60ans, 60% egrappé, élevage en klever = œuf en grès en partie et vieux fûts) plus de matière, plus de longueur, épais, tannins fins, assez long, épicé, très joli pinot. TB+.

Schlossberg K riesling 2018 : (lieu dit Kirrenbourg, granit, en cuves inox, 4,87gr,) un peu poire brioche, sur lies, avec largeur, manque un peu de tension. B+.

Brand riesling 2018 : (granit, 5,4 SR) fruits exotiques, sensation un peu tannique, longue en finale. TB.

(Pinot noir Premier 2017, dans un autre contexte, très bourguignon, fin, frais, racé, belle matière. TB+)

 

 

 

Muré (25ha, biodynamie)

Pinot noir lutzeltal 2018 : (derrière St Landelain, marno calcaire. 20% VE. Elevage demi-muids) couleur claire, texture soyeuse sans élevage marqué, finale qui semble un peu fatiguée sur cet échantillon…

Zinnkoepflé riesling 2019 : (colline plein sud, calcaire et grès ; Raisins foulés + pressoir vertical désormais pour extraire un peu plus. Inox sur celui-ci. Malo faite) Fruits exotiques, belle tension derrière, accessible en l’état. TB.

Vorbourg clos st landelin riesling 2019 : (vieux foudres, marno calcaires) attaque un peu large et gras, et finit tendu, beau fruité, assez exotique, sensation presque tannique zestée, qui donne de l’allonge. TB+.

Vorbourg clos st landelin riesling VT 2017 : (botrytis, 110gr SR, 10,5% vol) equilibre à l’allemande, très disgeste, fruits exotiques, pointe miel, cire, peu d’alcool. TB+.

 

5 juin 2021

Jean-Marc Pillot (Chassagne-Montrachet) ****

Jean-Marc a rejoint son père Jean au domaine familial en 1985, avant d'en prendre complètement les rênes en 1991 avec sa femme Nadine et sa sœur Béatrice. Aujourd'hui 70% de ce domaine d'environ 15 hectares est exporté. Le domaine possède quelques très vieilles vignes, notamment dans le Clos St jean rouge et le Clos St Marc blanc (à l'intérieur des Vergers). Les rouges sont égrappés, les blancs plutôt sur la tension. Antonin, le fils, a encore peaufiné les vins, avec moins de bois neuf notamment.

 

 

 

Jean-Marc Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Clos St Jean rouge 2017 : Couleur rubis foncé, soutenue pour un 2017. Joli nez, expressif, fruits rouges et noirs, épices, élevage déjà très bien intégré. Bouche avec du fruit, assez mûre, du volume, de la puissance, tannins déjà fondus, élevage bien intégré, bonne acidité. Finale assez longue, épicée, qui appelle la table. Un joli vin, encore tout jeune, qui semble avoir un gros potentiel de garde. TB+.

 

JM. Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Clos St Jean 2017 : Couleur très claire, nez de pinot infusé, fruits rouges un peu sucrés, fraise et cerise, pivoine. Bouche très fruitée, peu tannique, semble assez solaire pour 2017 (effet des très vieilles vignes de la cuvée) mais élégante à la fois, un peu moins de longueur que le suivant. TB-. La seconde bouteille servie plus fraîche peut-être est très florales, élégante puis s'ouvre sur le poivre, le lardé, presque tapenade, syrahte, mais sans la chaleur de la première bouteille. TB+.

 

JM. Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Macherelles 2017 : Couleur très claire, là aussi très beau nez de fruits rouges, floral, infusé, encore plus délicat, moins solaire que St Jean. Bouche à l'attaque légère, fruitée et facile, pas un gros volume, finale un peu courte et qui chauffe un peu par contre. B+.

 

Jean-Marc Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Les Caillerets blanc 2018 : Couleur dorée, nez sur le citron confit, floral, peu d'élevage, ni beurré/vanillé, ni grillé, assez élégant. Bouche avec une attaque minérale, tendue, sur les arômes du nez, joli fond au départ, mais la finale chauffe un peu avec de l'alcool ressenti. Au final, impression d'un vin travaillé sur l'élégance et la tension mais le millésime chaleureux le rattrape sur la fin. Difficile de faire mieux ceci-dit sur 2018. TB.

 

Jean-Marc Pillot - Chassagne-Montrachet 1er cru Champs Gain 2018 : Couleur plus claire que Caillerets, nez sur les agrumes, citron mais pas citron confit comme sur Caillerets, moins mûr, très léger beurré, peu marqué par l'élevage dans l'ensemble. Bouche légère, élégante, minérale, citronnée, un peu moins de matière que Caillerets, plus de fraîcheur, mais plus simple et un peu moins long. Difficile de trouver 2018 à l'aveugle, c'est frais, pur, élégant, mais à la limite du dilué et assez simple en l'état. TB-.

 

JM Pillot - Chassagne blanc 2021 : nez avec un élevage classieux, sur lies, légèrement marqué grillé/allumette, citron confit, floral. Bouche avec une très belle tension, longue, salivante, déjà très bon, avec du potentiel. TB+.

 

Chassagne blanc 2024 : déjà très accessible, fin, peu de bois, pas trop marqué autolyse, pas beaucoup de gras ni de corps, mais beaucoup d'élégance et d'harmonie, et un côté aérien, très facile à boire. Ca peut bien sûr vieillir et encore gagner en complexité. TB+

 

 

 

 

Visite au domaine JM Pillot : les 2020 prélevés sur fût

Jm pillot chassagne

JM PILLOT

Bourgogne rouge 2020 : (à Remigny. Tous les rouges sont egrappés) encore jeune, très énergique, très frais pour 2020, pas trop coloré.

 

Chassagne VV : à peine plus fondu, très frais, très énergique, beaucoup de fraîcheur, du volume. Prometteur.

 

Santenay Champ claude : un peu plus mûr et fruits noirs, plus solaire, grosse acidité aussi, demandera un peu plus de temps, prometteur aussi.

 

Macherelles 2018 en demi-bouteille : à peine moins d’acidité que dans les 2020 mais on sent une recherche de fraîcheur, gourmand, fruits rouges à peine sucrés, pas d’élevage ressenti là non plus. TB.

 

Bourgogne bl haut des champs : floral, facile. B.

 

Montagny 1er cru : (négoce ?) un peu plus de gras, floral et élégant, pas d’élevage ressenti. B+.

 

Rully : (négoce ?) très bon, un peu plus nerveux que le précédent, gourmand à l’attaque et salivant en finale. TB.

 

Chassagne bl : finale qui manque un peu de peps.

 

Chenevottes : puissant, très léger gras, pas de grillé ni de vanillé, floral, fruits jaunes, finale avec de la tension. TB.

 

Farendes : (dans Morgeot) plus tendu, plus salin, finale très salivante. Prometteur. TB+.

 

29 mai 2021

Soirée LPV : le retour

Evening Land - Seven Springs chardonnay 2016 Eola-Amity Hills (Oregon) : Couleur or pâle, nez floral, miellé, légèrement beurré. Bouche avec un léger gras, aromatique florale/miellée, assez légère en alcool, finale un peu courte manquant un peu de tension. B+.

 

Vincent Pinard - Sancerre Chêne Marchand 2010 : Couleur dorée, nez très coing, ananas, exotique, à peine beurrée, bouche avec du volume et une grosse tension, minérale et fruits exotiques, miel, fait un peu manseng, aucun arôme variétal de sauvignon, belle longueur. Très joli vin. TB++.

 

Albert Grivault - Meursault 1er cru Clos des Perrières 2005 : Couleur or profond, nez là aussi sur l'ananas, les fruits exotiques. Bouche très tendue, minérale, peu de gras, miel, ananas, puis finale plus agrumes, citron, finale minérale très longue. TB++.

 

prieure saint christophe

 

Claude Dugat - Gevrey-Chambertin 2009 : couleur sombre pour un pinot, aromatique cuir, fruits noirs, épices, sous-bois. Bouche sur cette même aromatique avec encore pas mal de tannins, une fraîcheur végétale, ronce, et une finale tendue, longue pour un village, noble. TB++.

 

Prieuré St Christophe - Mondeuse prestige 2003 : couleur proche du Dugat, nez à peine animal à l'ouverture, puis de plus en plus fruits rouges et noirs, cuir, sous-bois, encore jeune pour 2003. Bouche avec du fruit, de l'olive, du cuir, du fumé, tendue, beaucoup de fraîcheur, végétal noble, ronce, finale très longue, petits tannins qui renforcent l'allonge. TB++.

 

Clape - Cornas 2007 : Couleur sombre, nez à peine animal, graphite, olive, fruits noirs, cuir, des traits communs avec le Prieuré St Christophe. Bouche avec du volume, beaucoup de fraîcheur pour 2007, végétal noble, tannins pas si mal fondus pour Clape 2007, beaucoup de longueur, avec là aussi une tension sur la finale. TB++.

 

Huet - Vouvray Le mont moelleux première trie 2009 : Couleur or profond, nez ananas, fruits exotiques, miel, bouche qui fait plus moelleux que liquoreux, très tendue, très digeste, grosse acidité pour 2009, long. TB++.

 

20 mai 2021

Matias Riccitelli (Argentine) ****

 "Le domaine Riccitelli est situé au cœur de Vistalba dans la région de Luján de Cuyo  dans la province de Mendoza. Les vignobles s’étendent sur 20 hectares sur trois sites différents au pied de la cordillère des Andes entre 920 et 1120 mètres d’altitude. La majeure partie des vignes a été plantée au début du 20ème siècle." Site V&T. Matias a pris la suite de son père Jorge Riccitelli.

 

 

Riccitelli - Trousseau 2019 Rio Negro (Patagonie) : (vignes de "bastardo" ou trousseau d'environ 60ans non greffées,  30% grappe entière. Elevage 8 mois fûts non neufs. Acidité 6,8gr, SR 2 gr/L. Rendements 35 hL/ha. Non irrigué)

Couleur rubis clair, nez qui "pinote" presque, sur les petits fruits rouges, framboise surtout, fraise, un peu pivoine, très élégant, assez frais. L'attaque en bouche est dans la même lignée, légère (13% vol), peu tannique, très fruitée, pas un gros volume, une acidité plutôt élevée, puis la fin de bouche se montre un peu plus chaleureuse mais semble reprendre du volume. Finale de longueur moyenne, sur un fruité un peu plus confit et moins éclatant, et l'alcool qui se fait un peu plus présent. A servir relativement frais. Au final c'est une jolie découverte, et une des meilleurs cuvées d'Argentine, dans un style très fin pour le pays. A voir ce que ça peut donner avec quelques années de garde. TB-.

 

 

Riccitelli (Argentine), Gualtallary Sobre suelos calcareos chardonnay 2021 : (100% chardonnay) Un vin légèrement plus coloré, élevé en œuf béton, réduit à l’ouverture, superbe après 4-5h de carafe, un nez très marqué allumette, lies, agrumes. Bouche encore plus énergique et tendue que le précédent, un peu plus d’alcool (13%), de corps et de longueur. Un vin qui a surpris, le chardonnay a été évoqué par déduction. TB+.

 

Riccitelli, Old Vine Semillon 2023 Rio Negro Patagonie : (alto vallée, vignes des années 60, 150m alt. Sols alluvions, limons. Le plus précis et le plus ouvert des millésimes en jeunesse, avant il fallait beaucoup de temps) Couleur or pâle, brillante, nez ouvert, floral, miellé, cire, fruits jaunes, un peu aromatique. Bouche très fraîche et très droite, du peps, de la tension, reprend les arômes du nez mais en plus citronné, ici aussi il y a des extraits secs, une texture presque un peu tannique, des petits amers, salin et salivant aussi, très long. Déjà accessible. TB++.

 

Riccitelli, Semillon 2019 en Mag : assez proche du 2023, dans une très belle phase, nez encore plus sur la cire, léger miellé, floral, fruits blancs. Bouche avec du peps, du volume, de l’allonge, petits amers, très noble.

 

Riccitelli, Suelos calcareos cab franc 2021 Gualtallary : (1450m alt. Elevage fûts)  Nez cassis, graphite, très cabernet, un peu austère, frais, touche végétale sans aller trop loin, bouche très juteuse et fraîche, avec de la mâche, grosse longueur salivante, qui fait claquer le palais, presque crayeuse, très sapide. TB+.

 

Riccitelli, Vinedos de Montana Cabernet Franc 2020 Chacayes & Campo de Los Andes : plus mûr avec une petite sucrosité mais sans excès, un peu plus flatteur, fruits noirs, juteux, avec des petits tannins aussi, mais moins d’acidité et d’allonge.

 

Riccitelli, Suelos calcareos malbec Gualtallary 2020 : (1450m alt. Fûts. Un peu de semi-carbo ?) Pas trop sombre pour un malbec contours violets, petite réduction, fruits noirs, menthol, violette. Bouche pas trop tannique pour un malbec, aucune sucrosité nouveau monde, mais manque un peu d’acidité derrière les cabernets.

 

Riccitelli, Viejos Vinedos en Pie Franco malbec 2020 Las Compuertas y Vistalba : (vignes de 1908, 1920 et 1940) foncé, nez fruits noirs, violette, un peu plus de fond et d’acidité, mûr mais sans excès ni sucrosité, pas beaucoup d’alcool, élevage bien intégré, tannins bien enrobés. « Du volume sans dureté » dit Jérémy Cuckierman. TB.

 

Riccitelli, Republica del Malbec 2020 Las Compuertas, Mendoza : (1100m, franc de pied) Ouverte à l’avance, couleur sombre, nez cassis, réglisse, grosse acidité derrière les deux précédents, pas d’élevage ressenti, très floral, beaucoup d’allonge, juteux, très frais, un peu goudron, réglisse, l’impression d’avoir les avantages des cabernets francs avec l’acidité et la « jutosité » mais sans le côté végétal. TB++.

 

Sémillon Old Vine 2023 jolis amers, salinité, miellé et cire mais sans lourdeur ni rondeur, top. Un peu de voile cette année ?   Sobre suelos calcareos grenache 2024 floral, pur, 12,5% très frais, top.    Los Chacayes malbec 2019 frais, violette, à peine serré encore mais aromatique très pure, élégante, pas de boisé.   Vinedos en pie franco sangiovese 23 (un peu de VE et foudres là aussi) très clair, cerise, acidulé, très élégant et facile.   Bastardo 23 un peu réduit et serré aujourd’hui, le seul qui se goûtait moins bien étonnamment. Flor 22 (semillon 3ans voile) nez un peu pomme, bouche très saline, voile qui reste fin, grosse allonge, umami, très intéressant, un voile à 12% d’alcool aérien.

 

Hey Malbec 2024 : belle entrée de gamme, le malbec n'est pas dénaturé, tout en ayant de la finesse, 13,5% d'alcool, reste frais et pas trop tannique, sans boisé, beaux fruits noirs.

 

Riccitelli, Old Vines Semillon 2023 Rio Negro, Patagonie : (reprend la suite de son père Jorge Ricitelli en 2009. Situé à Las Compuertas. Une cinquantaine d’hectares sur plusieurs sites à Mendoza + 17 ha en Patagonie depuis 2015, en bio.  Ici 100% sémillon, vignes des années 60, franc de pied, Allen et Ingeniero Huergo sur le Rio Negro. Sols limoneux. Macération de 2 jours environ suivant les millésimes. Vieux fûts et cuves béton)  Couleur dorée, nez de cire, miel, acacia, fruits jaunes, mais aussi un peu fruits secs, bouche très droite, encore plus que le Certezas, riche en extraits secs, très longue et salivante, la légère macération donne du volume, de la texture aussi, tout en restant bien intégrée. Superbe blanc, plutôt gastronomique. TB++.

 

Riccitelli, Malbec Vino de Los Chacayes 2019 Los Chacayes, Valle de Uco-Mendoza : (1500m partie la plus à l’ouest, un peu de calcaires, sables et graviers calcaires.  30% VE, fermente en cuve béton puis 16mois foudres de chêne français. 14%  7,4gr AT)  Couleur très noire, nez sur le cassis, la mûre, le café, la violette, les herbes aromatiques, intense. Bouche à la fois très mûre et très dense, avec une grosse acidité derrière qui équilibre bien le tout, les tannins sont encore bien présents sans être secs, c’est très long, encore un peu jeune dans l’idéal. TB+.

 

Riccitelli, Cabernet Franc sobre suelos calcareos 2021 Gualtallary, Valle de Uco-Mendoza : (Guatallary, dans la vallée d'Uco, à 1 400 mètres d'altitude, plutôt partie Ouest, sur des sols calcaires composés de gravier et de sable fin. Egrappé. Fermente en cuves béton levures indigènes, élevage 1an fûts de chêne non neufs) Couleur très sombre, le nez rappelle bien le cabernet franc, légèrement poivronné et végétal, cassis, une petite touche herbes grillées en plus. Très belle bouche, juteuse, avec une acidité élevée, beaucoup de fraîcheur, de la tension, très salivante. TB.

 

Riccitelli, Old vines Bastardo 2022 Rio Negro, Patagonie : (100% trousseau, vignes des années 1960, franc de pied, une partie de grappes entières, fûts français) Couleur claire, contours violets, nez plein de fruits rouges et noirs, un peu de violette, pas d’élevage ressenti. La bouche semble légère en alcool, avec une belle acidité, beaucoup de fruits, peu de tannins, quand même du corps, à la façon d’un beau pinot, avec une belle allonge. Très beau vin, très élégant, déjà très accessible ainsi et avec un potentiel de garde. TB++.

 

19 mai 2021

Koehler-Ruprecht (Allemagne - Palatinat) ***

Vieux domaine familial de 12,5 hectares, situé à Kallstadt, dans la partie nord du Palatinat, produisant des vins mûrs et opulents. Le Kallstadter Saumagen Riesling Auslese trocken RR est une des plus "grosses" cuvées des vins secs allemands. La famille Sauvage est aussi propriétaire de Burn Cottage en Nouvelle-Zélande.

 

 

Koehler-Ruprecht - Kallstadter Riesling kabinett trocken 2019 : (AP n°07, 11,5%) Couleur dorée, nez très mûr, exotique, litchi, papaye, pesque coco, ananas, ne fait pas très riesling mais plutôt gewurz ou autre cépage très aromatique. La bouche manque d'acidité à l'ouverture de la bouteille, mais le lendemain elle semble étonnamment en avoir retrouvé un peu. Ca reste au final trop mûr, vite lassant. Une déception sur cette cuvée, même si c'est plutôt une entrée de gamme du domaine. B-.

 

 

 

Jülg (Palatinat) *** - Spätburgunder vom kalk 2021 : (domaine Rising star 2021. Proche de F. Becker avec une partie des vignes en France et l'autre en Allemagne. Style très différent plus sur la finesse) couleur rubis, claire, limpide, nez expressif dès l'ouverture, qui pinote sur les petits fruits rouges, touche végétale noble type ronce, pas de bois ressenti. Bouche légère, fruitée, acidulée, peu tannique, petit trait végétal noble, frais, facile, longueur moyenne. Très belle entrée de gamme dans un style bien plus bourguignon que Palatinat, mais par contre tarifé à l'allemande 10-12€, là où on serait sur un beau générique bourguignon autour des 25€. TB.

 

 

Lukas Hammelman 3M2N (palatinat) **, spätburgunder trocken Dhochsatt 2022 : (pinot noir, 12,5%) pinot très boisé, plein de vanille et de coconut, tout rond, tout lisse, très décevant.

 

 

Scheuermann (Palatinat) *** - Weissburgunder chardo 2024 : (12%) clair en couleur, joli nez de chardo sur lies, grillé, citron confit, bouche avec pas mal de perlant à l'ouverture, fait chardonnay, lies, très léger beurré, floral, la finale manque un poil d'allonge, le gaz fait du bien au sens où l'acidité est moyenne, mais pour une entrée de gamme c'est très réussi. TB-.

 

 

Eymann (Palatinat) ***, Toreye chardonnay 2024 : (argilo calc et loess Palatinat. Vieux et grands fûts . BioD) nez assez aromatique et floral, un peu ananas. Bouche qui a un peu de vivacité et de gaz à l'attaque, finale assez courte qui manque un peu de relance, assez mûr pour 2024, fait un peu pinot blanc ou auxerrois. B.

Toreye pinot noir 2022 : pinot noir assez coloré, mûr avec un peu de corps mais les tannins restent fins, belle acidité derrière, bon équilibre, commence à très bien se goûter avec un peu de carafe, beau potentiel de garde aussi. Belle entrée de gamme, surtout pour le prix. TB.

 

 

Pauli-Combali ***, Graacher Himmelreich auslese 1976 (AP 4) : couleur acajou, nez très feuille de thé, cannelle, coing, tisane, abricot. Bouche qui a mangé un peu de sucre, aérienne, très thé cannelle, eucalyptus, abricot, coing, belle acidité, long. Merci Michel. TB++

 

13 mai 2021

Michael Wenzel (Autriche) ****

Domaine de 11 hectares situé à Rust, géré par Robert Wenzel puis par son fils Michael depuis 2008. Même s'il produit des blancs et des rouges secs, le domaine est spécialisé dans les liquoreux, faisant les meilleurs Ruster Ausbruch (avec Feiler-Artinger, A. Tschida et Kracher).

 

Wenzel - Ruster Ausbruch Saz 2006 : (60% furmint, 40% gelber muskateller ou muscat à petits grains. 210gr SR, 11,5% vol. Elevage barrique. 37,5cl) Couleur ambre clair, nez plen de pâte de coing, d'abricot sec, de miel, de fruits exotiques, avec un petit côté encaustique noble, cire, acacia. Bouche sirupeuse, épaisse, parfaitement équilibrée par une acidité élevée derrière, finale très longue, acidulée. Le vin est à la fois ample, riche et très digeste. Un grand liquoreux. TB++.

wenzel

 

 Wenzel - Ruster Ausbruch Am fusse des berges 1999 : (1/2 bt. 227gr SR) Couleur ambrée, nez très pâte de coing, abricot, miel, Bouche concentrée, bien plus d’acidité que le Nekowitsch, plus long, plus frais, même si ça reste un liquoreux très concentré. Encore un peu plus d’acidité n’aurait pas fait de mal. TB.

 

12 mai 2021

Les Terres d'ocre (Châtel-de-Neuvre) ***

 

Domaine de 15 hectares créé par Eric et Valérie Nesson (d'abord viticulteurs vendant leurs raisins à la coopérative) et leur neveu Florent Barichard qui est arrivé pour vinifier en 2013. Le domaine est bio (certification pour 2020) et commence la biodynamie, avec l'aide notamment de Damen Delecheneau (domaine Grange Tiphaine).

 

 

Instant T blanc 2019 : (chardonnay, tressallier en cuve) très belle entrée de gamme avec un léger gras, de la matière, de la tension derrière. Frais et gourmand. TB.

Tressallier 2019 : (oeuf béton 20HL + jarre en grès 10HL) très beau nez floral, minéral, agrumes. Bouche très tendue, minérale, profonde, avec une finale longue, salivante, très fraîche. TB+.

Les gravoches blanc 2015 : (parcellaire 1/3 fût neuf. Chardonnay tressallier) nez encore à peine boisé, beurré, brioché, bouche grasse, garde une bonne fraîcheur pour 2015, élevage bien intégré, brioche, poire, agrumes, léger beurré, assez long. TB.

Instant T rouge 2019 : (gamay pinot) plein de fruit, croquant, gourmand, bonne épaisseur, texture assez soyeuse, pas très long mais efficace. B+.

Les cailloux pinot noir 2019 : (pinot noir. Nouveau nom de la cuvée l'inédit) bouteille avec 2 jours d'ouverture, pinot avec de la couleur, de la matière, légèrement épicé. TB-.

Les ardelles 2016 : (parcellaire, gamay pinot en fût) première bouteille avec 2 jours d'ouverture un peu fatiguée, seconde boutelle tout juste ouverte avec de la réduction, léger boisé bien intégré, beau jus, concentré, tannins fondus, avec une bonne longueur. TB-.

Clin d'oeil blanc 2020 : pét nat, 3gr de SR, assez rond, bulle fine, manque un peu de tension, tout juste en bouteille, doit se mettre en place. B+.

Clin d'oeil rosé 2020 : idem, nez gourmand, fraise, framboise, bulle un peu plus grosse, reste assez frais en finale. B+.

 

Très belle série, rien à jeter, tout est bon, même impressionnant sur les blancs, une des meilleures adresses d'Auvergne sans aucun doute, avec de gros progrès depuis 2013 et ce n'est probablement pas fini !

 

 

 

Les Terres d'Ocre - Saint-Pourçain rouge InédiT 2013 : (pinot noir) robe rubis, le nez est un peu fermé à l'ouverture puis bien mieux après 2-3h, sur les petits fruits rouges, la cerise, quelques notes végétales. Bouche légère, quasiment pas de tannins, très fruitée et gouleyante, manque un peu de maturité mais elle a une belle acidité et beaucoup de fraîcheur. Finale de longueur moyenne, sur les fruits rouges, un peu de poivre. Bon vin, très facile à boire, qui fait partie des références de l'appellation. Note : 15/20.

inedit terres d'ocre

 

Terres d'Ocre - Clin d'oeil brut 2014 : Une bulle sympa, facile à boire, assez sèche, légère amertume en finale. B+.

 

Terres d'Ocre - Trésallier 2017 Vin de France : (100% trésallier, fait sur Saint-Pourçain) couleur claire, nez citronné, floral, un peu d'autolyse grillée, bouche tendue, belle énergie, assez longue. TB.

 

Terres d'Ocre - Saint-Pourçain blanc Gravoches 2015 Mag : élevage qui s'est bien intégré depuis la dernière dégustation il y a 1an 1/2, léger beurré, fuité, floral, assez long, dans une bonne phase. TB.

 

Instant T blanc 2020 : aromatique simple poire, agrumes, bouche avec du peps, pas un gros volume mais frais, fruité, légèrement salivant. B+.

 

Instant T blanc 2022 : nez poire anisé, bouche fruitée, presque pinte de sucrosité à l'attaque, pas trop lourde, acidité moyenne, mais peu d'alcool, très facile à boire. B+.

 

Les cailloux 2021 pinot noir : ultra clair, très léger, infusé, rappelle un poulsard, ronce, pivoine, très digeste, tout en finesse, peu épais, salivant. TB.

 

 

Terres d’Ocre

Instant T Blanc 2022 : fruité, fleurs blanches, léger, pas une grosse acidité, très facile. B+.

Trésallier 2022 : (œuf béton, jarre grès) pas tout à fait en place, un peu fermé, austère, bonne acidité, le côté nature se sent un peu plus ici. B+.

Champ carré 2020 : (en 400L) très poire, typé chenin, volume, belle acidité, amers en finale. TB+.

Instant T rouge 2022 : (90% grappe entière) très frais, juteux, végétal noble. TB.

Les cailloux 2021 : (grappe entière) aérien, frais, floral, infusé. TB.

Gamay 2022 : (cuve et amphore, grappe entière) très frais, poivré, élégant. TB+.

 

 

Terres d’Ocre, Vin de France Les Cailloux Pinot noir 2022 (100% pinot noir, à Châtel-de-Neuvre) Couleur framboise, nez plein de petits fruits rouges, éclatant, gourmand, marqué par la grappe entière aussi, clairement floral, pas très loin du côté bonbon mais il s’arrête juste où il faut. Bouche infusée, très pure, toute en fruit, acidulée, florale, toute en élégance, longueur moyenne mais on y retourne très facilement. (A carafer ou secouer un peu car il y a une pointe de gaz à l’ouverture - mais personne ne l’a senti du coup). TB+.

 

Terres d’ocre : Instant T blanc 23 manque un peu de peps. Tressalier 23 très joli avec tension et fruité. Gavroches 2023 un léger élevage maîtrisé donne un peu de confort à l’attaque, finale saline/umami, longue, un des blancs du salon. Champ carré 21 comme à son habitude fait chenin, sur la poire, belle tension.  Instant T rouge 23 du plaisir, fruité, infusé, fin. Le Gamay facile et juteux. Pinot Noir 23 toujours ce style très floral, infusé, serre à peine en finale, jolie longueur. Ardelles 22 un peu sur l’élevage encore. Très belle gamme, aujourd’hui très cohérente, sans défauts.

 

Instant T blanc excellent en 2024, bien plus de peps qu'en 2023. Tressallier 23 manque de peps désormais, se goûtait mieux jeune. Gavroches 24 très bon, combine gras et tension, Champ carré 21 très bon aussi.  Instant T rouge toujours léger facile, Le Gamay en 2024 un peu serré réduit. Pinot noir 23 toujours joli dans son style très infusé. Ardelles 23 un poil trop sur l'élevage à ce stade.

 

11 mai 2021

Weingut Dr Thanisch Erben Müller-Burggraef (Allemagne - Moselle) **

Domaine de 16 hectares géré par Maximilian Ferger, membre du Bernkasteler Ring (à ne pas confondre avec le voisin Dr Thanisch de Sofia Thanisch).

 

Bernkasterler Badstube Riesling Kabinett trocken 2019 : (12%) couleur paille, nez très aromatique, pêche, floral, raisin blanc. Bouche légère, peu épaisse, citron confit, raisin blanc, goûte quasiment sec avec une impression presque tannique en finale. Sensation étrange de vin sec/aromatique sucrée. B.

Bernkasteler Graben Riesling GG 2019 : (12,5%) couleur or pâle, nez un peu résine au départ, fruits jaunes, puis de plus en plus sur les fruits exotiques, mangue, papaye, passion. Bouche qui goûte sec, beau volume, fruits exotiques, acidité correcte derrière mais il en manque un peu en milieu de bouche, elle revient tout de même en finale avec une belle longueur sur les zestes d’agrumes, encore une sensation presque tannique et pas mal d’amertume, un peu dure presque (macération ? tartrique ?). TB-.

Bernkasteler Lay riesling spätlese feinherb alte reben 2019 : (12% ?) Couleur paille, nez fruits blancs un peu sucrés, pulco, bouche sec-tendre à demi-sec, très agrumes/zestes avec de l’amertume, un peu dure sur les gencives, imperssion qu’il manque un peu de fond, très tartrique. B-.

Bernkasteler doctor riesling kabinett 2019 : (9%) Couleur paille, nez fruits blancs, pêche, litchi, raisins blancs. Bouche moelleuse à liquoreuse, bien équilibrée, sans le côté dur des précédents, facile à boire, encore simple à ce stade mais bien parti pour durer, la longueur est plutôt bonne, beaucoup de finesse, manque un peu de volume. TB.

 

11 mai 2021

Recaredo et Celler Credo (Espagne) ****

 Domaine d'environ 50 hectares né én 1924 à Sant Sadurni d'Anoia dans le coeur historique du Penedes, certifié bio et biodynamie.

 

Recaredo (salon Renaissance des appellations)

(Le domaine est sorti de l’appellation Cava, les vins sont dans l’association Corpinnat, en attendant la probable création d’une nouvelle DO. Tous ont été dégorgés récemment)

Terrers brut nature 2015 : facile, bulle un peu grosse, court. B-.

Serrat del vell Brut nature 2011 : pointe oxydative (plutôt noix, fruits secs), fruits jaunes, tendu, bulle fine, belle longueur. TB.

Reserva particular brut nature 2007 : tout en fruits, plutôt fruits jaunes avec un peu d’ananas et de fruits exotiques, bouche tendue, bulle fine, très long. TB++.

Turo d’en Mota 2006 : (100% xarello) plus riche, plus épais que le précédent, quelques notes briochées, moins exotique, long aussi, moins mon truc mais très bien fait. TB+.

Rosé Brut nature intens 2014 : (monastrell, grenache) très rouge, beau fruité, manque un poil de tension. TB-.

 

Recaredo - Cava Terrers Brut nature Gran reserva 2009 : (52% xarel-lo, 32% maccabeu, 16% Parellada, 79mois d'élevage, dégorgé le 20/12/2016) Couleur or pâle, nez élégant, très fruité, sur la poire, la pêche, l'abricot, les agrumes, légèrement floral. Bouche à la bulle très fine, fruitée, fraîche, facile à boire, avec une bonne acidité derrière. Longueur moyenne. Très bon effervescent, plus pour l'apéritif que pour la table, qui pourrait concurrencer pas mal de champagnes. Il montre qu'il existe de bons Cavas dès qu'ils sont bien travaillés et qu'on y met le prix (+- 20€). Note : 16/20.

recaredo terrers 2009

 

 

Celler credo (biodynamie aussi. Gamme de vins tranquilles de Recaredo créée dans les années 1990)

And the winner is Vino de Mesa 2019 : (xarello, maccabeu, parellada, monastrell. 11% vol. 38mg SO2 total. 0,2gr SR. Fait avec les jeunes vignes ou les parcelles non gardées pour la gamme classique) Couleur paille, nez de poire amandine, pêche, légèrement anisé. Bouche vive, légère en alcool, très rafraichissante, presque désaltérante, beau fond minéral. Pas beaucoup d’épaisseur. Longueur moyenne avec une légère amertume. Belle entrée de gamme. B+.

Miranius DO Penedes 2018 : (100% xarello, 11% vol, 33mg SO2 total, 0,5gr SR, vignes sur 3 zones Plaine du Penedes, Muntanyes de l’Ordal, et Vall de Bittles) Couleur paille, nez citron, léger beurré, noisette. Bouche plus grasse et plus ronde que le précédent (malo ?), garde une bonne acidité derrière, sur les arômes du nez, finale de longueur moyenne, beurrée, presque une petite note oxydative, légers amers, plus pour la table. B+.

Volaina DO Penedes 2018 : (100% parellada. Vignoble Pla de Manlleu à 500m d’altitude. 9,5% vol. 39mg SO2. Légère macération puis élevage en cuves) Couleur paille, nez citron, poire bien mûre, plus discret que les autres. Bouche un peu maigre, très légère, moins d’acidité que les précédents, texture un peu granuleuse où on sent la macération, ou les lies, pointe fumée. Plutôt une bonne longueur par contre. B.

Ratpenat DO Penedes 2018 : (100% macabeu, 11%, 30mg SO2, 0,5gr SR, parcelle de 2ha au Nord de Piera, sols uniques d’ardoises et de quartz. Elevage vieux fûts.) Couleur paille un peu trouble. Nez expressif, citron, agrumes, brioché, quelques fruits secs. Bouche tendue, sur les arômes du nez, bonne matière, finale assez longue, citrique, avec de beaux amers, presque tannique. Ressemble plus à de belles cuvées du Roussillon que les précéents. TB.

 

6 mai 2021

Racines (Etats-Unis) ***

Collaboration d'Etienne de Montille, Rodolphe Peters, Justin Willett (domaine Tyler) et Brian Sieve (chef de cave De Montille) née en 2016.

 

Racines - Santa Rita Hills Chardonnay 2017 : (vignes provenant majoritairement de Wenzlau, + Bentrock, Sanford & Benedict) Couleur or pâle, nez à peine réduit à l'ouverture mais parfaitement en place 1h après, pêche et poires bien mûres, miel d'acacia et fleurs blanches, élevage discret, peu d'arômes beurrées, un côté iodé/marin/algues presque trop présent au départ, bien intégré au reste au fur et à mesure que le fruit prend le dessus. Bouche grasse, texture épaisse, un peu miellée, l'élevage reste discret, à peine beurrée, bonne acidité derrière qui maintient l'équilibre sans que l'on puisse parler de vin tendu non plus, il en manque un peu sur la finale pour chipoter, plutôt léger en alcool (12,5%). La finale de bouche se fait plus citronnée, surtout étonamment salée, laissant une impression bizarre de sucré/salé plutôt que d'équilibre sucre/acide, sans que ce soit désagréable non plus. On y retourne pour le côté intriguant. Au final sans être exceptionnel, ça fait plutôt partie des bons chardonnays US, surtout pour le premier (ou 2e ?) millésime. TB-.

 

Racines - Santa Barbara pinot noir Rinconada 2019 : (2/3 VE) très clair en couleur, très beau nez petits fruits rouges, pivoine. Bouche très fine élégante, pointe de sucrosité en finale sans aller trop loin. TB+.

Racines - Santa barbara Bentrock chardonnay 2020 : nez exubérant, fruité, élevage grillé/soufré marqué, bonne acidité en bouche ceci-dit. B+.

 

Racines - Santa Barbara pinot noir 2021 : clair en couleur, fruité gourmand, sur la fraise, à peine plus de sucrosité que les bourgognes, mais pas plus d’alcool, garde une bonne acidité en finale. TB+.

Racines - Santa barbara chardonnay 2021 : floral, léger beurré, pas beaucoup d’alcool, bonne acidité mais un côté un peu trop exubérant. B+.

 

Racines (De Montille), Santa Rita Hills pinot noir 2020 : couleur rubis clair, nez plein de fruits rouges, pivoine, gourmand, toute petite sucrosité. Bouche pleine de fruits, tannins souples, élégante, reste fraîche, pas très haute en alcool, pas de sucrosité marquée, très bourguignonne dans l’esprit, tout le monde s’y trompe d’ailleurs. Bluffant ! TB+.

 

5 mai 2021

Joseph Phelps (Etats-Unis) ****

 Grand et célèbre domaine de la Napa Valley depuis 1973 (réputé pour sa cuvée Insignia), la famille Phelps n'était pas satisfaite de ses quelques vignes de pinot noir sur Napa et Los Carneros. Après des années de recherche, ils achètent finalement en 1999 à Freestone, dans le comté de Sonoma, qui avait alors la réputation d'être trop froide et trop humide. Ils plantent du chardonnay et du pinot noir, et récoltent les premiers fruits au bout de cinq ans. En 2007, le nouveau chai sur place est enfin prêt, la première cuvée parcellaire voit enfin le jour. Le domaine possède aujourd'hui 40acres (16ha) sur la parcelle Quarter Moon et 60acres (24ha) sur Pastorale.

 

 

Joseph Phelps - Freestone Pinot noir 2016 AVA Sonoma Coast : (51% Pastoral vineyard, 49% Quarter Moon. 17% grappe entière, 13mois fûts français dont 38% neufs. 14%) Couleur assez sombre pour du pinot, joli nez expressif, mûre, cerise noire, violette, petite touche vanillée derrière. La bouche est assez puissante pour un pinot, mûre mais sans sucrosité, avec une acidité élevée derrière, concentrée, tannins soyeux, belle texture travaillée, avec une finale fruitée, ronde, petite touche d'élevage vanillé déjà bien intégrée. Très bon en l'état avec ici l'impression d'un vin qui pourra vraiment se garder (contrairement à la plupart nouvelle génération Ipob). Le style fait vraiment Côte de Nuits mûr/moderne entre un Mortet et un Méo-Camuzet par exemple, loin du côté confiture de fruits rouges/grappe entière de nombreux Ipob. TB.

 

Joseph Phelps Cabernet sauvignon Napa Valley 2021 cabernet classique qui larde légèrement, prometteur.   Insignia 2019 encore jeune, puissant, boisé, il y a du fond, clairement à attendre, à voire avec le temps mais il faut se projeter.

 

3 mai 2021

Lingua Franca (Etats-Unis) ***

Lingua Franca = langage des Francs, langage universel.

Fin 2012 Larry Stone, alors au domaine Evening Land (domaine de Sashi Moorman & Rajat Parr) rachète la ferme Janzen, de 150 acres au total, idéalement placée dans les collines d'Eola-Amity. D'abord uniquement viticulteur, il travalle en biodynamie, suivant les conseils de la célèbre Mimi Casteel (domaine Hope Well). Ce n'est qu'en 2014 que Dominique Lafon (Comtes Lafon) s'intéresse au domaine ; il conseille à Larry Stone de vinifier et envoie son protégé Thomas Savre pour l'aider. Le premier millésime est finalement 2015.

 

 

Lingua Franca - AVNI Pinot noir 2016 AVA Willamette Valley : (diverses parcelles, clones Dijon et Pommard. Environ 1/4 de grappe entière. Elevage 12 mois en fûts dont environ 20% neufs. 13,5%) Couleur rubis foncé, nez éclatant dès l'ouverture de la bouteille, plein de cerise rouge, de mûre, de violette, avec une légère sucrosité, pointe d'élevage vanillé dans le fond. La bouche est très gourmande, peu tannique, très ronde, avec une légère sucrosité, pas une grosse acidité mais juste ce qu'il faut pour que ce ne soit pas lourd et petit élevage vanillé qui arrondit le tout. Finale de longueur moyenne, toujours pleine de fruits bien juteux et légèrement confiturés. Il n'y a pas un grand fond derrière, pas un gros potentiel de garde mais ça se boit très facilement. Regoûté le lendemain à peine plus chaud, l'élevage vanillé à tendance à prendre le dessus. Joli vin, dans un style beaucoup plus proche des Ipob de Sonoma (Littorai, Ceritas...) que des pinots d'Oregon. Un domaine prometteur. TB-.

AVNI pinot noir lingua franca

 

Lingua Franca (Oregon), Bunker hill chardonnay 2022 : chardonnay très boisé.

 

1 mai 2021

Bérêche & Fils (Ludes) ****

 Raphaël Bérêche et son frère Vincent ont repris le domaine familial de 11 hectares (dont 7 de rouges) situé à Ludes, au Nord-Ouest de la Montagne de Reims. Ils travaillent dans une philosophie proche du bio (non certifié). Les élevages se font majoritairement en fût, avec des tirages liège ensuite. Les champagnes sont ici vineux, puissants, taillés pour la table, mais toujours avec de la tension derrière. Le dosage (bien qu'un peu élevé sur le Brut Reserve) est quasi insensible et contribue à apporter juste ce qu'il faut de rondeur.

 

 

Pauline Collin-Bérêche (femme de Raphaël Bérêche), Ludes 1er cru 2019 : (2019-2024 non dosé. Ludes. 60 PN, 35 chardo, 5 meslier.) pour un majorité pinot il tire un peu sur le blanc de blancs crémeux, bulle très fine, patiné, on ne sent pas le zéro dosage, très gourmand. TB+.

 

 

Bérêche & Fils - Champagne Brut Réserve : (dégorgé 07/2020. Dosage 7 gr/L. Assemblage des 3 cépages) Couleur saumonée, nez bien typé pinot, avec des fruits rouges, de la frangipane, noisette, pommes au four. La bouche est vineuse, elle tire sur le rosé, assez large, un peu austère malgré le dosage, bulle fine, belle maturité, finale d'assez bonne longueur, enfin un peu crayeuse, fruits rouges et noisette. Un Champagne très vineux, qui s'en est mal sorti à l'apéro, bien mieux à table (ou sur un Langres). Une entrée de gamme loin d'être consensuelle mais qui montre bien l'esprit du domaine. B+.

 

Brut reserve : (dégorgé juin 2021, Dosage 6gr) Complètement différent, couleur plus claire, moins vineux, plus typé chardonnay, crémeux, gourmand, très facile d'accès, le dosage se ressent par contre ici, beau volume, bulle fine. TB.

Bérêche - Champagne Brut reserve : (dég début 2022) Couleur saumonnée, nez typé pinots fruits rouges frangipane, bouche à la bulle fine, pâtinée par l'élevage bois + tirage liège, juste un poil trop dosée sur la finale, mais peut être attendu en cave. TB.

 

 

Bereche - Champagne 1er cru Rilly la Montagne 2017 : (pinot noir, dégorgé 02/21, dosage 3gr) à peine saumoné, à la fois très tendu et salin mais sans austérité, du volume, de la maturité, beaux fruits rouges, reste élégant, très long, bulle ultra fine. TB++.

Bérêche - Champagne 1er cru Rilly la Montagne 2017 : (100% pinot noir. Elevage fûts. Dégorgé fev 2021. Dosage 3gr) Couleur saumonée voire presque rosée, nez bien marqué pinot, fruits rouges, frangipane, encore un peu plus vineux que le Roses de Jeanne. Bouche parfaitement équilibrée entre volume et tension, avec une finale longue et saline-umami, donc accord idéal avec les fromages affinés et charcuteries séchées. TB++.

Rilly La Montagne 2019 : déjà très accessible, toujours ce style pinot à la bulle fine, tendu, minéral, le dosage à 4gr l'empêche d'être austère. TB++.

 

Bérêche - Rive Gauche 2017 : (meunier) Un meunier pas trop riche, plutôt sur la tension, crayeux, fines notes oxydatives, fruits secs, moins de fruit que Rilly la Montagne, un peu moins long. TB.

 

Bérêche - Les Beaux regards (Premier cru Ludes) 2017 : (dég début 2021, 100% chardonnay) couleur qui tire sur le doré, nez avec une petite touche oxydative, puis beurré, floral. Bouche avec du gras, du crémeux, bulle fine, bonne tension derrière, un pu oxydative aussi. Aurait besoin d'un peu plus de temps en bouteille pour se complexifier dans l'idéal. Longueur moyenne, il manque un peu de salinité et de tension par rapport à Rilly la Montagne 2017 même si ça reste très bon. TB.

 

Bérêche - Champagne Grand cru Ambonnay 2017 : Couleur dorée, nez fruité, mûr, fait un peu plus que son âge, coing, ananas, fruits jaunes, bouche opulente, avec du volume, de la largeur, pas une très grosse acidité, bulle fine, garde une bonne longueur minérale et crayeuse mais toujours dans un style assez opulent. Rappelle les VP d'Egly par exemple. TB+.

 

Bérêche, Grand Cru Cramant 2017 : (100% chardonnay. Parcelles Le Bateau et Chemin de Chalons. Dég 07/2022. Elevage fût. Dosage 3gr) Couleur or, nez qui a besoin d'un peu de temps, certains le trouvent un peu vineux pour un chardo mais très joli, avec l'ouverture il tire sur des fruits presque exotiques, la bouche est incroyable, très large, gros volume, mais aussi très longue, peut-être le plus long de la série, à l'équilibre parfait, plus marqué chardonnay que le nez, grosse maturité sans manquer d'acidité. On peut juste lui reprocher d'être encore tout jeune. Exceptionnel.

 

Bereche Monts fournois coteaux champenois rouge 2020 : clair en couleur, très fin, beau fruité cerise, avec du fond, peu d'élevage ressenti, très bon en l'état, peut aussi vieillir. TB+.

 

Bérêche Ay blanc 2022 : très bourguignon, un peu de lies, grosse tension, typé grand Côte de Beaune, léger gras. TB++.

 

Bérêche, Aÿ Grand Cru 2014 : (75% pinot noir, 25% chardonnay. Elevage fût. Dég 11/2021. Dosage 4gr) Couleur or foncé, nez qui commence pinot vineux, puis prend des fruits presque exotiques, très mûr mais sans excès. Bouche crémeuse, très mûr, concentré, de loin le plus mûr et dense de la série, mais l'acidité est suffisante, longueur énorme. Exceptionnel.

 

28 avril 2021

Masterclass LMDW Nouvelles éditions limitées whiskys écossais

Masterclass LMDW Studio Nouvelles éditions limitées pour les whiskys écossais

 

Strathearn batch 1 46,6% : (3ans 2016-2019. European oak & ex sherry casks) Couleur ambre clair, nez très sherry noisette, chocolat, raisin sec, prune, cuir, frangipane, pointe viande fumée. La bouche est très ronde, fait très cognac, prune, raisin sec, chocolat, toffee, à peine sucrée, alcool parfaitement intégré, très gourmand, pas une grosse longueur. 85/100.

 

Dalmore 12ans sherry cask select 43% : (chêne blanc américain pendant environ 10ans puis finish en sherry oloroso/PX) Couleur ambrée foncé, nez très sherry sur la noix, le chocolat noir, épices type girofle, bois, fruits confits. Bouche très sherry aussi, légère en alcool, très noix, chocolat, presque salin, fait plus manzanilla/fino que PX, ça manque un peu d’ampleur. Finale orangette, noix, tannins du bois, sèche, épicée, pas très longue mais pas trop lourde non plus. Bien fait, à réserver aux fans de gros sherry tout de même. 85/100.

 

Arran Sauternes cask finish 50% : couleur or pâle, nez fruits frais, un peu miellé, arlequin, sympa. Bouche simple, ronde, facile, bonbon anglais, crème pâtissière, très gourmand, alcool bien intégré. Très lisible, bien fait, très facile d’approche. 84/100.

 

Benriach Smoke season First edition 52,8% : (45ppm) couleur or, nez très tourbé, viandé, terreux. Bouche très tourbée, alcool bien intégré, viande fumé, charbon, barbecue, pas très subtil mais efficace, assez rond, un peu de sucrosité/caramel, me rappelle Benromach 10ans en plus tourbé encore. 85/100.

 

Glendronach Cask strenght batch 9 59,4% (2020) : (PX et oloroso) couleur ambrée, nez qui commence toffee, caramel mou, pointe animal, cuir, encaustique. Bouche à l’attaque sucrée, caramel, cake de noël, facile, alcool bien intégré, gourmand, finale un peu plus épices (cannelle, girofle), sèche, chocolat noir, noisette. Mieux avec une goutte d’eau, un peu plus de fruit, moins de caramel. Pas mauvais, mais je garde un meilleur souvenir du 15ans ou des premiers batch de CS. 86/100.

 

Kilchoman PX sherry cask matured limited edition (spring) 2021 47,3% : (50ppm. 1/3 des fûts vieillis en sherry, les autres juste finish) couleur ambre foncé, nez bien marqué peaty sherry, caramel, viandé, barbecue, très feu de camp, salin, un peu de soufre (à voir si à l’ouverture ça ne devient pas envahissant). Bouche bien gourmande grâce au sherry et tourbé à la fois, bon équilibre, alcool bien intégré. Finale très poivrée, animale, soufrée. Pas un monstre de complexité, bien fait. 88/100.

 

28 avril 2021

Masterclass LMDW Embouteilleurs indépendants

Masterclass LMDW Studio Embouteilleurs indépendants

 

Blair Athol 11ans 2009 Reserve casks Elixir distillers 48% : (5 ex-bourbon hogsheads) Couleur or, nez miel, pâtissier, vanille, reste frais, pêche, fruits du verger. Bouche à l’attaque assez ronde, facile, vanillée, fruitée, un peu de céréales, crème anglaise, finale un peu plus florale et épicée, moins fruitée que l’attaque. Bonne longueur. Whisky gourmand et élégant. 87/100.

 

Linkwood 8ans 2013 Signatory Vintage cask strenght coll selected by LMDW 411bts 53,8% : (2 hogsheads. Embouteillage « carafe ») Couleur dorée,nez discret, très malté, pointe de fruit, boisé, Bouche assez simple, très maltée, encore jeune, puissant, à peine vanillé, épicé, se livre pas totalement. 83/100.

 

Bunnahabhain 12ans 2008 (juin 2008-dec 2020) Douglas Laing old particular 48,4% : (refill hogsheads) couleur paille, nez à peine tourbé, citronné, floral, minéral, réglisse, végétal. Bouche fraîche, légère, à peine fumée, très réglisse et herbes végétales. Assez bonne longueur, très réglisse, plantes. Etonnant pour Islay. 84/100.

 

Ledaig 9ans 2011-2021 Bordeaux finish Signatory Vintage UCF (bande violette) 46% : (hogshead. Finition 41mois fût de bordeaux rouge) Couleur paille, nez très tourbé, cendré, peu marqué par le fût, iodé, citronné, médicinal. Bouche assez légère en alcool, très tourbée, végétale, plantes médicinales, assez jeune, pointe sucrée, réglisse. Finale un peu désagréable entre sucrosité du fût et le côté austère/végétal tourbé. 82/100.

 

Caol Ila 9ans 2011-2021 sauternes cask finish SV Ucf (bande jaune) 46% : (hogshead. Finition 22mois en fûts de sauternes. Sortira en avril aussi) Couleur paille, nez tourbé mais moins que le ledaig, pas trop marqué sauternes, juste un petit côté miellé, citron, iode, cendre. Bouche assez gourmande, plus marquée sauternes que le nez, miel, quelques fruits jaunes, de la rondeur et une pointe de sucrosité surtout. Belle tourbe derrière, qui s’impose sur la finale. Pas très complexe, assez gourmand. Belle porte d’entrée dans le monde de la tourbe pour un novice par son côté facile. 84/100.

 

Highland Park 13ans 2006-2020 G&M Connoissers choice cask strenght 60,3% : (refill sherry puncheon) Couleur or profond, nez fruits secs, noisette, cake de noël, toffee, pointe fumée/bruyère. Bouche puissante, grosse ampleur, aime bien une goutte d’eau, alcool bien intégré, un peu moins sherry que le nez, a besoin d’un peu de temps pour se livrer sur le miel, bruyère, céréales, un peu plus de fruits. Finale plutôt noisette, toffee, céréales, un peu plus décevante, marquée par le fût, les fruits à coque qui masquent un peu le reste. 86/100.