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Mon carnet Vin
8 mai 2014

Comte Armand (Pommard) ***

Comte Armand - Auxey-Duresses 1er cru 2010 : couleur rubis foncé, nez expressif, sur les fruits rouges légèrement confiturés (plutôt fraise), mais aussi des fruits rouges plus acides (groseille), une pointe de fruits noirs (mûre ?) et un côté végétal/ronce qui lui donne de la fraîcheur. Aucune trace de bois, peu extrait, beaucoup de classe. La bouche est très fruitée aussi, avec des tanins bien présents mais fins, une bonne acidité, de la fraîcheur, elle manque juste d'un peu de matière. Bonne longueur sans être exceptionnelle. Un très bon pinot, avec beaucoup de classe. Je l'aurais bien placé sur un Morey ou un Gevrey villages. Déjà beaucoup de plaisir maintenant, mais il peut être attendu sereinement. Note : 16,5/20.

P1050509

Informations complémentaires d'après le site du domaine : 100% égrapppé, Assemblage des lieux-dits "Breterins" exposé plein sud sur des terres blanches et légères conférant une maturité avancée pour l’appellation et des vins tout en fruit, et "Duresses", exposé Sud Est sur des terres à argiles bruns conférant des vins plutôt denses et tanniques. Elevage 18mois avec 25% fûts neufs.

 

 

 

Comte Armand

Volnay 2021 et VOLNAY 1ER CRUFrémietsRouge2021 excellents dans un style peu coloré, très fins, fleuris, pas du tout en sous-maturité. POMMARD 1ER CRUClos des EpeneauxRouge2020 semble très noir et très confit derrière…

 

 

Comte Armand Epeneaux 2017 : un style un peu trop arrondi par l'élevage, sinon fruité, rond, peu tannique, belle texture, pas trop de confit, la gourmandise des 2017. TB.

 

8 mars 2015

Henri Bonneau (Châteauneuf-du-Pape) *****

Depuis la mort d'Henri Bonneau en 2016, ce sont désormais ses enfants qui gèrent le domaine. Personnage emblématique, il a fait grimper les vins au sommet de l'appellation dans un style "ultra traditionnel" : petits rendements, pas de contrôle des températures, très vieux fûts poussiéreux, assemblages... Ses vins conjuguent à la fois finesse et puissance, ils sont rarement les plus précis, avec plein de petits défauts type volatile ou autres mais qui donnent une forte personnalité à ses vins, identitaires, plein de caractère. Les tout derniers millésimes semblent un peu plus lisses, on commence à voir apparaître des choses inquiétantes (palissage, fûts plus neufs...) Espérons que le domaine garde le même niveau et son état d'âme, surtout aux prix demandés.

 

 

Henri Bonneau - Châteauneuf-du-pape 2006 : couleur rubis foncé, contours très légèrement évolués, nez expressif, bien marqué grenache avec de la confiture de fraise, de la cerise, léger fumé et un peu de sous-bois. En bouche c'est gouleyant, avec des tannins très fins, de la fraîcheur, une bonne matière, toujours marqué confiture de fraise mais un peu moins que Rayas, épices, sous-bois, cuir. Bonne longueur. Grand vin, qui commence à être mûr mais devrait pouvoir tenir encore quelques années. Note : 18/20.

bonneau 2006

 

 

 Henri Bonneau - Les Rouliers Vin de France : (lot 0921) Couleur plus claire, nez plus confituré, fruits rouges presque sucrés, épices. La bouche est très ronde, suave, à l’alcool probablement élevé mais contrebalancé par une forme de sucrosité, des tannins très fins, il passe sans difficulté derrière la Grange, le style est un peu plus lisse et plus propre que les Bonneau du passé, mais toujours délicieux. TB++.

 

Rouliers (0424) : assez clair en couleur, grenache majoritaire, un peu sucré, rond, beaucoup d'alcool, un peu mieux avec ouverture, petite touche fumée, globalement un peu lourd.

 

 

Henri Bonneau - Marie Beurrier 2015 : pas très coloré, nez assez classique fruits rouges et noirs, épices, encore jeune, bouche puissante mais avec de la fraîcheur et une bonne acidité, tannins encore un peu serrés en finale mais une belle allonge, là aussi encore jeune et met du temps à se livrer, bien fait (aucune brett ou autre) presque trop, mais à voir avec le temps. TB+.

 

16 avril 2017

Jos. Christoffel Jr. (Allemagne - Moselle) ***

Jos. Christoffel Jr. - Erdener Treppchen Riesling Auslese ** 1994 : (AP 11 95) Couleur or, nez bien typé vieux riesling, très minéral avec un côté hydrocarbures, du miel, un peu de citron confit et de mirabelle. Bouche très minérale aussi (cailloux mais pas vraiment pierre-à-fusil), très légère, un peu trop même, facile à boire, on sent que le vin a perdu pas mal de sucres, elle manque d'acidité, aromatique avec beaucoup de miel, quelques fruits jaunes et mirabelles. Finale assez courte, sur le miel, quelques épices. Un vin très intéressant, surtout pour le nez où la minéralité du terroir ressort bien, mis la bouche est trop légère et pas assez tendue. Note : 14,5/20.

christoffel

 

 

Willi Haag (Moselle) *** - Goldtröpfchen Piesport Riesling Kabinett 2016 : (VdP Grosse Lage, AP n°12, 60gr SR 8,5% alcool) Couleur clair, nez à peine pétrole et résine, citron vert. Bouche vive, fruitée, pétrole, gourmande et facile à boire, pas très longue, mais on se ressert facilement. Excellent rapport q/p (10€). Note : 15/20.

 

 

Dreissigacker (Rheinhessen) **** - Riesling GG Kirschpiel 2011 : superbe nez à peine pétrole et résine, surtout plein de fruits mûrs, fruits exotiques. Bouche opulente, belle tension derrière, juste une petite touche beurrée un peu gênante (malo faite ?) pour chipoter. TB+.

Dreissigacker - Riesling Kirchspiel trocken Rheinhessen 2011 : Couleur dorée, superbe nez de riesling légèrement évolué, miellé, pétrole, fruits jaunes, probablement 4-5gr de SR. Bouche avec du volume, beau fruité, assez mûre et solaire, sans être lourde, la finale manque un poil de tension pour en faire un grand vin cependant. TB+. Quelques années après, très proche. TB+.

Dreissigacker - Bechtheimer geyersberg 2010 Auslese : grand liquoreux, mandarine, abricot, un peu résine, concentré et grosse acidité, long, salivant, digeste. TB++.

Dreissigacker (Allemagne, rheinhessen) – riesling organic dry 2020 : nez exotique, tire sur le muscat. Bouche avec un peu de sucre, fruit exotique, simple, facile. B.

Dreissigacker : toujours une jolie gamme, riesling Vintages un peu trop aromatique, riesling organic 2023 lui aussi un peu trop aromatique. Geyersberg 2013 riesling joli tendu, noble. Beau rosé de pinot noir, fin, élégant. Chardonnay plus compliqué manquant un peu de peps. Riesling Wundewerk 2017 excellent, fruité et tendu, bel équilibre.

Dreissigacker  Riesling Wunderwerk 2019, Riesling organic 2024, Bechtheim 2020 ?  Einzi 2014,  Legend 2015 Mag ,  Pinot blanc 2022 : excellent Wunderwerk 2019 riesling sec, très tendu, salivant, mais avec une matière mûre, gros potentiel encore. Joli Legend 2015 en magnum également. Globalement de beaux rieslings, le pinot blanc un peu lourd et boisé par contre.

 

 

Sankt Antony (Rheinhessen) *** - Riesling Niersteiner Hipping GG 2016 : Couleur or pâle, nez sur la pierre-à-fusil, la noisette, le citron, notes florales un peu de rose à l'ouverture puis plutôt fleurs blanches ensuite. Bouche très sèche, austère, léger perlant, minérale, un peu de pierre-à-fusil, peu de fruit à part un peu de citron, fleurs blanches, attaque plutôt vive mais finale qui s'arrête un peu vite avec de l'alcool. Peu de plaisir en l'état, à voir au vieillissement. B+.

 

 

Knebel (Reinhard & Beate) ** - Riesling 2020 : (AP 06. 12%) Riesling an nez fruité, assez mûr, un peu trop, bouche avec des amers un peu marqués, simple. B.

 

 

Bastian Beny ** - Riesling 2022 : nez fruité, mûr, bouche énergique, grosse acidité au départ, mais souris en finale qui apparait quelques minutes après ouverture.

 

 

Pauly (Moselle) ** - Riesling Generations 2018 : riesling facile, léger, fruits exotiques, un peu de sucre, simple, efficace. B+.

Pauly - Helden riesling 2022 : (sec, parcelle grand cru mais le domaine n'est pas vdp) peu de volume, tendu, minéral, perlant, bien sec, citronné, reste assez simple. B+.

 

 

Bertram-Baltes ** - Dernauer Spätburgunder Ahr 2021 : réduit, végétal. B-.

 

13 février 2015

Klein Constantia (Afrique du Sud) ****

 

Klein Constantia, WO Constantia 2019 (muscat à petits grains) : (150ha environ, créé vers 1680. Fûts de chêne français et hongrois 500L dont 50% neufs. En Moyenne 160-170gr SR) Couleur or profond, nez exubérant, très aromatique, miel, litchi, rose, abricot. La bouche est haute en alcool (14%) pour un liquoreux, très dense, elle manque un peu d’acidité pour équilibrer le tout. B+.

 

Klein Constantia - Vin de Constance 2007 : (100% muscat de frontignan, 177g/L SR, pH 3,5, Acidité 8,3g/L, 14%, vieillissement 4ans en cuves inox et fûts de 500L) couleur ambre clair avec des reflets oranges, nez très expressif plein de fruits exotiques, mangue, ananas, passion, pêche, abricot, mais aussi de la rose, quelques épices, vraiment envoûtant. La bouche est dans la même lignée, sur les mêmes arômes, très belle texture épaisse, c'est concentrée, sucrée mais parfaitement équilibrée par une belle acidité digne des meilleures SGN alsaciennes. Finale longue, exotique, fraîche, jamais écoeurante. Très grand vin. Note : 19/20.

klein constantia 2007

 

Klein Constantia - Vin de Constance 1990 : couleur ambrée, superbe nez d'une grande complexité, fruits secs, figues, prune, pruneau, abricots, agrumes, rose, épices, tabac... La bouche est du même niveau, très complexe, avec encore beaucoup de sucre et d'acidité, l'équilibre est parfait, le vin encore jeune. Très bonne longueur. Le 2007 bu récemment était superbe mais il lui manquait un peu de complexité pour être parfait, ce 1990 a tout. Exceptionnel. (+- 19,5/20).

 

Klein Constantia 2009 : un peu plus typé muscat que 2007 et 1990 (car plus jeune probablement), sucres bien intégrés, belle acidité dans le fond, pas encore ultra complexe mais déjà très bon en l'état. TB.

 

Vin de Constance 2015 : (muscat de Frontignan) Nez exubérant, très muscat, beaucoup de rose, vite lassant, heureusement qu’une belle acidité le sauve en bouche. Peu de plaisir en l’état, mais les quelques vieux millésimes déjà goûtés me donnent quand même l’espoir d’un grand vin dans l’avenir. B+.

 

Klein Constantia - Sauvignon blanc Botrytis Noble Late Harvest 2005 : (14%) Couleur ambrée, nez très pâte de coing, typé chenin, abriot sec. Bouche avec du sucre, de l'épaisseur mais belle acidité, finale fruits secs, a commencé à manger un peu de sucre, fraîcheur végétale, très long, reste digeste. TB++.

 

 Klein Constantia - Vin de Constance 2001 : couleur très sombre, un nez très porté coca, figue, pruneau. En bouche il y a finalement de l'acidité, mais c'est un peu dissocié ici. On ne sent pas trop le muscat, mais pour un vieux Constantia ça ne semble pas en pleine forme. Aparemment une autre bouteille du même millésime a été mise à l'évier. Celle-ci n'est pas mauvaise mais on a connu mieux. B+.

 

 

 

Donkiesbaai - Hoowijn 2023 WO Piekenierskloof : (citrusdal montain, sud d'Olifants River, 100% chenin 204gr SR) Couleur assez claire pour un liquoreux, nez miel, abricot, fruits frais, coing... Bouche bien équilibrée, belle acidité, riche en sucre, fruits frais, seulement 10,5 d'alcool, long, déjà excellent. TB++.

 

24 août 2017

Dubuet (Monthélie) ***

Visite au domaine Dubuet

Bourgogne blanc Trait d'union 2017 : fruité, petite touche de gras, sympa.

Auxey Les hautés 2017 : on monte d'un cran, plus gras, beurré, sans le grillé qui me gêne sur les 2015.

Monthelie La Combe Danay 2017 : gras, beurré, floral, tendu derrière. Très beau vin. TB+.

Meursault 2017 : (Le Limozin et Les Vireuils) comme le précédent, gras, beurré, plus concentré, plus long, super rapport q/p. TB++.

Auxey 1er cru blanc 2016 : moins de gras, moins de longueur que les 17.

Pernand 1er cru Bl 2017 : pas tout à fait en place, élevage pas tout à fait fini pour lui ?

Bourgogne rouge les gamets 2017 : fruits rouges et notes poivrées très intéressantes, belle entrée de gamme.

Auxey Les hautés Rg 2016 :

Monthelie Les longènes 2016 : mon préféré de la série de rouge, pas très épais mais beau fruité, tout en  longueur. Les autres rouges semblaient un peu trop serrés en comparaison.

Auxey 1er cru Gds champs 2016 :

Monthelie 1er cru Champs fulliots 2016 :

Savigny 1er cru Serpentières 2017 :

Pernand 1er cru Les vergelesses 2015 :

Beaune 1er cru Les aigrots 2015 : très serré.

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Domaine Dubuet Guy & Fils - Auxey-Duresses rouge "Les Hautés" 2014 : Robe assez sombre, nez assez fermé, quelques fruits rouges et noirs, assez mûrs. Bouche marquée par une grosse acidité, qui ressort un peu trop l'aromatique étant un peu fermé, tannins bien fondus, assez bonne matière, longueur moyenne. A attendre encore un peu, il devrait être bien dans 2-3ans. B.

Auxey Rg Les Hautés 2016 : couleur claire, nez de petits fruits rouges, framboise, très élégant, bouche légère, fruitée, finale poivrée, déjà accessible, bien au-dessus du 2014. TB.

 

Dubuet - Auxey-Duresses Blanc Les Hautés 2015 : couleur dorée, nez très toastée, la bouche manque d'acidité, toastée aussi. Moyen.

 

Domaine Dubuet Guy & Fils - Bourgogne rouge "Les Gamets" 2014 : Un peu plus ouvert que l'Auxey-Duresses au nez, grosse acidité aussi en bouche, manque un peu de gourmandise, comme l'Auxey, une texture qui manque un peu de soyeux. B-.

Dubuet - Bourgogne rouge Les gamets 2016 : couleur claire aux contours violets, nez de cerise et fruits rouges croquants, fait un peu gamay, bouche légère, peu tannique, beaucoup de fruit, de la fraîcheur, de la gourmandise, très gouleyante, finale pas très longue mais un beau fruité qui donne envie de se resservir. Plus convaincant que le 2014. B+.

Dubuet - Bourgogne rouge Les Gamets 2017 : beaux petits fruits rouges croquants, légères notes poivrées en finale, encore un peu au-dessus du 2016, en pleine progression. TB-.

 

Dubuet - Auxey blanc les hautés 2021 : beurré, assez gra,s manque de tension pour 21. B.

Dubuet - Monthelie longenes rouge 2020 : aromatique assez primeur, bouche en finesse, fruitée, facile. B+.

 

Dubuet Meursault 2021 : nez fruité évolué déjà, bouche avec un joli gras à l'attaque, bonne tension ensuite, classique. TB.

 

Dubuet, Meursault 2021 : (assemblage de Vireuils et Limozin) Meursault classique parfaitement réalisé, combinant à la fois un léger gras/beurré avec une jolie tension, aussi large que long. Un beau classique d’une régularité exemplaire. TB+.

 

Dubuet, Meursault 2021 : (Vireuils et Limozin) une bouteille du même niveau que la semaine précédente mais dans un style un peu différent, celle-ci est très marquée ananas, plus exotique, étonnant pour 2021, mais c’est excellent aussi. TB+.

 

Monthelie rouge champs fulliot 2020 : coloré et mûr pour pinot noir mais bien fait, rond, gourmand, fruits noirs, sans excès de chaleur non plus, joli vin, bien typé du millésime. TB.

 

Bourgogne blanc 2022 trait d'union : léger gras beurré, bonne fraîcheur, petits amers en finale, classique bien fait. TB.

 

Domaine Dubuet Guy & Fils - Bourgogne blanc "Trait d'union" 2015 : robe or pâle, beau nez assez fin, légèrement beurré, peu boisé, floral. Un peu moins bien en bouche, moins grasse que ce que laissait penser le nez, belle acidité, la finale est un peu chaude. Ca reste quand même d'un bon niveau pour un générique, plus intéressant que les rouges. B+.

dubuet

 

18 juin 2024

Retour de Stockholm

Bières Omnipollo, Hatt IPA superbe IPA, Noa stout très fort sucré bof, Pseudo church IPA 8,1 très bonne. Tokyo pa facile simple. Ranch Water sour grapefruit simple facile.

 

Nyetimber : classic cuvée, Blanc de blancs 2016, Single vineyard 2014, Rosé, grande cuvée 2013. Un poil trop de dosage dans l’ensemble (7-8 gr), mais un beau niveau dès qu’on arrive sur le Blanc de Blancs, style proche grande maison de champagne et niveau équivalent.

(Bu à Prowein puis à la cave :  Classic cuvée, sparkling avec une grosse acidité, manque un peu de maturité, bulle pas trop grosse, pas mauvais mais trop cher. Mais en-dessous des Gusbourne sur cette cuvée d’entrée de gamme en tout cas.

Nyetimber Classic cuvee : très typé champagne, assemblage trois cépages, brioché, pas mal de temps sur lattes, bonne acidité, par contre finale trop dosée, sur le sucre qui empâte un peu. B+.

 

 

Jaboulet, Crozes Hermitage Thalabert 2018 rouge : confituré et boisé, moyen.

 

DAOU, Chardonnay Reserve : (Paso Robles) très toasté, presque tourbé, vanillé, lourd.

 

Orin Swift, 8 years in the Desert : (Napa) confituré, boisé.

 

G & R Triebaumer, Ruster ausbruch welchriesling 2021 : nez un peu trop aromatique mais une bouche bien éuilibrée sucre/acide. Difficile derrière les cidres de glace cependant.

 

Heinrich, Out of the Dark Blaufrankisch 2022 : très clair infusé, nez un peu végétal, légumes, bouche légère, fraîche, fruitée, un peu limite sous-maturité, mais très digeste.

 

Oddbird : vins sans alcools faits en Suède à partir d’achats en France, Espagne…. Les effervescents sont plutôt bons, très frais, fruités, désaltérants, notamment un rosé clair à base de syrah. Un peu plus compliqué sur les blancs, légers, fruités mais sans texture et sans longueur. Sur les rouges ça ne aprdonne pas, pas de gras, aps de texture, ni de longueur, quelques tannins mal intégrés du coup, surtout sur un tempranillo.

 

Braännland Iscider : Nord de la Suède, cidre de glace.  Apple Ice 2022 léger, aérien, pas trop de sucre mais pas une grosse acidité non plus, facile d’accès. Iscider 2022 là c’est autre chose 180gr SR, 18gr AT ! impression d’une petite volatile, percutant, intense, équilibre magistral. Barrique 2021 élevé en fût, nez plus chaud, presque un peu typé whisky, impression que la bouche va être lourde et chaleureuse, pas du tout on garde cette acidité très élevée derrière les arômes de céréales, bois, toffee etc… Très intéressant.

Apple ice 2023 : proche du 2022 très frais, aérien, ultra digeste.

Brännland (Suède), Iscider 2023 : cidre de glace suédois, tranquille même s’il y a un léger perlant, environ 170gr de SR, 9,5% d’alcool, très aérien, frais, rafraîchissant grâce à son acidité très élevée. Superbe équilibre. TB++.

 

Schloss Gobelsburg : Sekt Austria Reserve brut rosé NV (7,6gr SR) bulle un peu dure.

 

Knoll Schütt riesling Smaragd 2021 : (13%, 7,7gr SR, 8,8 d’AT) très fruité, sucre bien présent, facile à boire, bonne acidité dans le fond, mais étonnant avec ces 7,7gr de SR.

 

Loimer : Seeberg riesling 2017 très joli, tendu, minéral, avec du fond. Plusieurs cuvées de bulles, assemblage, rosé, blanc de blancs et blancs de noirs, tout compliqué austère.

 

Huber : grüner cuvée ? trop aromatique.

 

Kollwentz chardonnay Katterstein 2021 : chardo boisé, gras, peu d’acidité, décevant pour un Kollwentz.

 

Wieninger : Wiener gemischter satz DAC Ried Ulm 1er cru Nussberg 2022, Chardonnay select 2020 deux vins un peu lourds.

(Wieninger, Gemischter Satz Ried Ulm 2023 : un peu trop aromatique, sinon plutôt frais et sympa. + ried Kaasgraben Sievering gruner veltliner 2023 mag pas plus convaincu…)

 

Sattlerhof : ried kappelenweingarten morillon 2021, chardonnay tendu, frais, minéral, joli.

(Sattlerhöf : Gamlitz 2024 sauvignon sur lies en réduction, simple, un peu sur le fruité de départ, façon entrée de gamme riesling. Ried Alter Kranachberg 2022 sauvignon parcellaire, une des grosses cuvées du domaine, (20-30mg SO2 total juste à la mise, nez réduction sur lies, pierre à fusil, on sent le sauvignon frais, sans excès, bouche très tendue, presque tannique, crayeuse, grosse allonge, clairement un grand vin mais qui va demander un peu de temps de garde. Un côté silex de Dagueneau mais moins sulfité, un poil plus mûr peut-être aussi.)

 

Dreissigacker : toujours une jolie gamme, riesling Vintages un peu trop aromatique, riesling organic 2023 lui aussi un peu trop aromatique. Geyersberg 2013 riesling joli tendu, noble. Beau rosé de pinot noir, fin, élégant. Chardonnay plus compliqué manquant un peu de peps. Riesling Wundewerk 2017 excellent, fruité et tendu, bel équilibre.

 

Pahlmeyer 2018 Napa Valley Proprietary red : noir, confituré, rond, encore pas mal d’élevage, acidité basse, clairement trop jeune.

(Pahlmeyer (Napa), Jason Sauvignon 2019 : sauvignon très aromatique, pas trop de bois, quand même de l’acidité, mais très variétal.)

 

Domaine de St Pierre, Savagnin autrement 2016 : très beau savagnin ouillé, qui combine largeur et longueur, dans une belle phase. TB+.

 

Pedres Blanques rouge 2022 : vin licorne ! Nez un peu trop marqué volatile à l’ouverture de la bouteille, Puis la volatile s’intègre mieux quand le fruit ressort, nature mais propre, finale nette, par contre encore un peu jeune, un peu serré, mais très frais, fruité, pur, joli fond. Joli vin, à condition de ne pas payer trop cher cependant comme bien souvent. TB.

 

Denis Bachelet Gevrey VV 2018 : frais, peu d’alcool pour 2018, en finesse, encore un peu d’élevage, aromatique un peu fermée en ce moment, à attendre, mas joli style. TB.

 

Hauvette, Améthyste cinsault 2019 : style infusé très bourguignon, jus de fruit mais avec du fond, petites épices, superbe. TB++.

 

Daumas Gassac 2000 rouge : encore jeune, évolution noble, joli vin, dans la bonne période du domaine.

 

Belluard, Ayze brut nature 2019 : très bon mais dans un style assez crémeux et rond pour un gringet.

 

Mario Rovira, En Rama Tosca Cerrada palomino fino 2021 miraflores y balbaina : palomino non muté léger en alcool, petite touche oxy, sympa.

 

A. Tscheppe ? joli vin orange.

 

Petit-Roy Saint-Romain blanc 2021 : très porté lies voire bourbes, énergique, frais, salivant, mais reste très simple.

 

Comtesse de Cherisey, Meursault bois de blagny 2019 : style tendu, grillé des lies, citrique, frais, mais encore jeune, finale un peu bridée.

 

1 mai 2014

Elodie Balme (Rasteau) ***

Elodie Balme - Côtes du Rhône 2012 : (80% grenache + carignan et syrah, sols de grès caillouteux, exposition nord-est, élevage en cuves béton) Couleur rubis foncé, contours violets, nez sur la cerise, la mûre, la fraise, très fruité et très agréable. Bouche légèrement perlante à l'ouverture, assez légère, fluette, sur le fruit, proche d'un Beaujolais, violette, mûre, fruits rouges, un peu de poivre. Finale assez courte. Un bon petit vin de soif mais qui manque d'un peu de matière. Note : 14,5/20.

elodie balme

Un article sur le domaine ici : http://cote-du-rhone-news.over-blog.com/article-portrait-d-une-jeune-vigneronne-elodie-b-102312536.html

 

Côtes du Rhône 2017 : un peu de gaz à l'ouverture (mise en bouteille récente ? une autre bouteille se présentait mieux), ça part vite après remuage. Couleur grenat, nez sur la violette, les fruits des bois, la mûre. Bouche gourmande, très fruitée, un peu sauvage, belle texture, bien plus de matière que 2012, finale sur la garrigue, peut-être un peu trop confiturée. TB-.

 

Elodie Balme – Rasteau 2017 : couleur sombre, contours tuilés, nez de fruits noirs confiturés, un peu garrigue. Bouche ronde, moins confiturée que le nez, gourmande, quand même de la puissance alcoolique, bonne longueur, à attendre un peu pour qu’il s’affine peut-être. B+.

 

Elodie Balme - Côtes du Rhône 2018 : (75% grenache, 15% carignan, 10% syrah) Couleur rubis foncé, nez tout en fruit, cerise rouge et cassis. Bouche qui semble légère, fraîche et pleine de fruit. Pas très complexe mais très facile à boire.TB-.

 

Cotes du rhône 2020 : semble léger, plein de fruit, un peu bonbon cerise, simple, efficace. Une autre bouteille quelques mois plus tard larde un peu, moins bonbon. TB-.

 

19 mai 2015

Gonet-Médeville (Bisseuil) ***

Gonet-Médeville - Coteaux Champenois cuvée "Athénaïs" 2011 : (100% pinot noir sur Ambonnay, 18mois barriques dont 30% neuves) Couleur entre rubis et grenat, nez expressif, d'abord boisé avec des notes de vanille et de cacao, puis de la cerise, des fruits rouges, de la mûre. La bouche est légère, les tannins soyeux, toujours ce boisé bien présent mais aussi beaucoup de fruits, cerises noires, mûre, cassis, qui rappellent un peu plus des vins du Languedoc que de Bourgogne. Finale de longueur moyenne, sur le cacao et la cerise. Un vin au boisé un peu trop marqué à mon goût en l'état, à revoir dans quelques années peut-être. Note : 14,5/20.

gonet medeville athenais

 

Champagne Tradition Premier cru brut : (70% chardonnay, 25% PN, 5% PM, sur Bisseuil, Trépail, Mareuil et le Mesnil) Belle vivacité (élevage cuves, sans malo), plutôt léger et fin, très facile, bon champagne d'apéritif. B+.

Champagne Blanc de noirs Premier cru brut : (100% PN, sur Bisseuil) Robe à peine saumonée, belle tension pour lui aussi, pas trop vineux pour un blanc de noirs, avec surtout une belle très fine et très agréable, un beau fruité. TB.

Champagne Théophile Grand cru 2006 : (40% PN sur Ambonnay, 60% chardo sur Le Mesnil) On retrouve la tension des précédents, une superbe matière, des bulles qui ne se sentent presque pas tant elles sont fines, déjà excellent et devrait pouvoir traverser le temps. Grand chamapgne. TB++.

 

Tradition base 2015 : un peu plus vineux que dans mon souvenir, bulle plus fine. B+.

Rosé Extra-Brut : départ vineux et concentré, finale saline avec quelques zestes d'agrumes. TB.

Mesnil 2004 champ d'alouette extra brut : chardonnay vineux, mousseron, noisette, évolué, bulle très fine, complexe mais un peu trop sur les notes d'évolution pour moi. TB.

 

Gonet-Médeville, Coteaux champenois rouge "Athénaïs" 2014 : (100% pinot noir) On finit par un des rares vins "tranquilles" de champagne, couleur rubis, nez qui "pinote", sur la fraise, la griotte, avec une petite touche végétale, bouche légère, peu tannique, très fruitée, avec une belle trame minérale derrière, un petit côté vanillé dû à l'élevage qui doit encore se fondre, très belle longueur. Une belle bouteille qui dans quelques années rivalisera avec des grands bourgognes rouges. Bien mieux que le 2011. TB. Une seconde bouteille quelques années après au superbe nez de viande fumée, bouche toute en délicatesse. TB+.

 

Gonet-Médeville - Coteaux champenois rouge Ambonnay Athénaïs 2017 : (100% pinot noir sur Ambonnay. Elevage 18mois fûts dont environ 30% neufs. 100% égrappé) On termine par un vin rouge sur le même terroir, couleur quand même assez soutenue pour un pinot, nez de cerise, fruits rouges mûrs, encore une petite touche d'élevage, très bourguignon dans l'esprit. Bouche avec beaucoup de fruit, tannins fins, beau volume, quelques épices sur la finale. Très typé Côte de Nuits. Nul doute que ce genre de vin "tranquille" est l'avenir de la Champagne. TB.

 Gonet-Médeville, Coteaux Champenois Grand Cru Ambonnay Athénaïs 2017 (100% pinot noir, égrappé) pinot coloré pour un coteaux champenois, encore un peu d'élevage au nez, un côté lacté, bouche mûre, sérieuse, joli fruit, encore quelques tannins, commence juste à rentrer dans une bonne phase, dans un style très Côte de Nuits, mûr, sérieux. TB+.

 

25 août 2014

Cécile Tremblay (Vosne-Romanée) *****

 

Petite nièce d'Henri Jayer, Cécile Tremblay a créé son domaine en 2003 à partir de 4 hectares de vignes en bio, peu sulfité. Les vins sont travaillés pour partie en grappe entière, comme chez Trapet ou Clavelier ils ne sont jamais très épais, mais toujours très longs et tendus, parfois un peu austères et serrés en jeunesse, avec quelques notes toastées, mais d'une grande noblesse au vieillissement, avec beaucoup de profondeur. 

 

 

Cécile Tremblay - Bourgogne "Croix blanche" 2011 : couleur rubis, nez légèrement marqué par l'élevage, vanillé, fruits rouges (groseille, framboise), assez simple. Bouche sur les fruits rouges, bonne acidité, mais ça manque un peu de matière. Longueur moyenne. Pour une première rencontre avec le domaine j'en attendais un peu plus. Note : 14,5/20.

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 Cécile Tremblay - NSG 1er cru Murgers 2013 : couleur assez sombre pour un pinot, nez d'abord assez boisé, vanillé, fruits noirs, assez mûr, solaire. Bouche avec un gros volume, fruits mûrs, du volume, et grosse acidité en même temps, encore jeune, à l'aveugle on pense plus à un style egrappé Mortet, Méo... grosse surprise à la levée de l'étiquette. Le lendemain, plus marquée grappe entière, serré, plus végétal, plus dans le style du domaine, semble encore jeune. TB.

 

 

Cécile Tremblay

Vosne VV 16 : beau fruité, pas très épais en bouche, finit un peu serré. B+.

Vosne 1er cru Beaux monts 16 : bien plus de matière, tannins encore présents, beau potentiel. TB.

Echezeaux du dessus 16 : nez qui sent la rafle, bouche tendue, belle fraîcheur, longue, encore serrée, prometteur aussi bien qu’un peu austère en l’état. TB+.

 

Cécile Tremblay

ECHEZEAUXDu DessusRouge2020 : nez un peu réduit, mélange de rafle et de toasté, bouche avec une jolie texture, pas trop lourde mais aromatique compliquée en l’état. B+.

VOSNE-ROMANÉE 1ER CRULes BeaumontsRouge2020 : idem , assez marqué grappe entière, végétal, café toasté, pas en place. B.

VOSNE-ROMANÉERouge2020 : plus en place, moins réduit, beau volume pour un village, couleur sombre, épicé, mais pas du tout confituré. TB.

 

29 mars 2015

Pierre Gonon (Mauves) *****

Les frères Pierre et Jean Gonon sont à la tête du domaine familial de 10 hectares (dont 8 de rouges) depuis 1988. Grâce à un excellent travail à la vigne en bio, sur le secteur historique de Mauves, les vins sont d'une grande profondeur. Le style est plutôt puissant, sauvage, en grappes entières, peu boisé, donnant des vins de garde parfois un peu serrés jeunes mais avec de sublimes arômes de tapenade, d'anchois, de violette... Le blanc est lui aussi taillé pour la garde, gras, opulent, ayant besoin de temps pour trouver son équilibre sur les amers plutôt que sur l'acidité.

 

 

Pierre Gonon - St Joseph 2012 (1/2 bt) : couleur grenat, contours violets. Nez un peu réduit, animal, marqué par l'olive, le poivre, les fruits noirs (mûre et cassis). La bouche est fruitée, avec des tannins très fins, une bonne matière, le tout porté par une belle acidité, un côté végétal, mais des notes animales et un peu de réduction empêchent de vraiment prendre du plaisir. Finale de bonne longueur, fraîche, toujours marquée par l'olive, les fruits noirs, et un peu de violette. Sentiment mitigé donc pour une première rencontre avec le domaine. Note : 15/20.

gonon 2012

 

Pierre Gonon – Saint-Joseph 2012 : robe très sombre avec des contours violets, le nez est très marqué olive, anchois, avec des fruits noirs confiturés, de la violette, du menthol. La bouche présente une très belle matière, de la fraîcheur, il n'y a pas la réduction ni le côté vert que j'avais trouvé dans ce vin il y a un an, c'est encore très marqué anchois et olive, belle longueur. Très original, avec beaucoup de personnalité, il peut offrir des accords mets/vins très intéressants. TB+.

 

Gonon - Saint-Joseph rouge 2011 : très sombre, beaucoup d'olive au nez, de l'anchois, des fruits noirs. Bouche très fraîche, tendue, fruitée, pleine d'olive, tanins fins, pas très concentrée, mais très longue. Après un superbe 2012 l'an dernier, Gonon fait coup double. TB+.

 

Pierre Gonon - St Joseph rouge 2014 : sombre, toujours lardé, fumé, anchois. Bouche un peu plus ronde et moins étirée que 2011 et 2012 mais toujours aussi sauvage. TB+.

 

St Joseph rouge 2016 : toujours bien lardé/fumé, beaucoup de fraîcheur sur ce millésime, d'élégance, encore quelques petits tannins, mais on prend déjà beaucoup de plaisir. TB++.

 

Gonon Saint-Joseph rouge 2017 sauvage, lardé, tapenade, fruits noirs, très salin, encore un peu de tannins bien sûr, mais toujours la grande classe de ce style grappe entière. TB+. Une autre bouteille commence à s'ouvrir un peu plus. TB++.

 

Saint-Joseph rouge 2018 : proche du 17 en l'état, nez expressif bien sauvage, encore un peu serré en finale, gros potentiel aussi. TB++.

 

rouge 2019 : encore un peu serré, semble moins sauvage que le 2018, à attendre. TB+.

 

rouge 2020 : éclatant, très syrah, anchois, lardé, sauvage, superbe. TB++.

 

rouge 21 : lardé, très syrah, pur, frais, peu tannique, pas très long pour Gonon, mais gros plaisir immédiat. TB+. Autre bouteille nez sauvage, bouche ultra fine avec une allonge saline. TB++.

 

Gonon - St Joseph blanc les oliviers 2014 : robe dorée, nez très miel, un peu tilleul, camomille aussi. Idem en bouche avec du gras mais peu d'acidité, très lourd, pataud, pas mon truc. B-. Un autre bouteille quelques mois plus tard semblait avoir un peu plus d'acidité et une aromatique moins écœurante. B+. Une troisième manquait d'acidité. B-.

 

Gonon - St Joseph blanc les oliviers 2015 : robe bien plus claire que le 2014, nez très fruité, abricot, pêche, très tilleul, camomille aussi. Bouche grasse, belle texture, peu boisée, mais pas du tout construit sur l'acidité, finale assez longue, une pointe d'alcool. Encore un peu jeune, mais de toute façon moins mon style que les rouges. B+.

 

Gonon - St Joseph Blanc Les Oliviers 2016 : couleur or pâle, nez encore un peu grillé/toasté, floral, miel. Bouche moins grasse que le 2015, plus florale, encore un peu grillée, peu d'acidité. Longueur moyenne. A revoir dans quelques années, moins en place que le rouge 2016 au même stade. B.

 

Blanc 2017 : très marqué pêche fruité, pas trop lourd et pas trop d'élevage sur ce millésime. B+.

 

 Blanc 2018 : très gras, très peu d'acidité, opulent, lourd. B.

 

Blanc 2021 : bien plus frais, moins de gras, plus d'acidité sur ce millésime frais, plus à mon goût. TB.

 

Gonon, IGP Ardèche Les Iles Feray 2020 : couleur très noire, un nez très Gonon, marqué syrah sauvage, lardé, olive, anchois, violette, cassis. Bouche sauvage, à l’aromatique éclatante, avec volume et fraîcheur, sensation saline sur la finale très marquée olive noire, beaucoup de longueur. Au niveau des meilleurs Saint-Joseph, voire plus. TB++.

 

Iles Feray 2021 : déjà prêt, un peu plus léger que 2020 (12,5%), ultra digeste, tannins souples, garde son aromatique de syrah sauvage. TB++.

 

Gonon, IGP Ardèche Les Iles Feray 2018 : proche du 2020 de la semaine dernière, très marqué syrah sauvage en grappe entière à la Gonon, tapenade, lardé… Bouche avec un peu moins de finesse de texture que le 2020 même si ça reste excellent. TB+.

 

26 décembre 2013

Château Montrose (Saint-Estephe) ****

 

Style sur la puissance, noble, taillé pour la garde. Les derniers millésimes ont gagné en finesse.

 

 

Château Montrose **** - Saint-Estèphe 2004 1/2bt : (64% CS, 32% Merlot, 3%CF, 1%PV), couleur presque grenat, plutôt claire pour un Saint-Estèphe pas de traces d'évolution, très beau nez, expressif dès l'ouverture, fruits noirs, un peu de fruits rouges, épices, tabac... Bouche fruitée, belle matière, très beaux tanins bien fondus. Malheureusement ça manque de longueur, et d'un peu d'acidité en finale. Le Barolo 2007 de Gagliardo bu juste avant était plus frais, plus acide et beaucoup plus long, mais un peu moins complexe. Cependant ça reste une belle réussite sur 2004. 17,5/20.

 

Joli reportage sur le domaine ici :  http://www.wineterroirs.com/2005/07/montrose_st_est.html

 

Montrose St Estephe 1995  : robe sombre légèrement tuilée, nez sur le bois précieux, la boîte à cigare, de la rose, des fruits noirs, assez mûr. Bouche très fraîche avec beaucoup de matière, des tannins soyeux, très long. Très grand vin. TB++ (19/20).

 

Montrose 1995 : autre bouteille quelques années plus tard, bu derrière Angludet et Ducru 1995, plus mûr, plus noir chez Montrose, plus jeune, peu d'évolution, matière plus dense qui enrobe les tannins, très joli, mais impression qu'il gagnera à être attendu encore. TB+.

 

La Dame de Montrose - St Estephe 2009 : plus fruité, plus jeune, moins boisé que le Clauzet 2009, plus gourmand. Très beau second. TB.

 

Dame de Montrose 2011 : encore serré, très marqué cabernet avec un côté végétal bien présent. A attendre. B+.

 

 Montrose 1990 : bouteille décevante, avec peut-être un léger TCA... dommage.

 

Château Montrose, Saint-Estèphe 1964 : Montrose est plus foncé, plus sur les fruits noirs, plus noble et distingué mais aussi plus austère, il faut aller le chercher un peu, il en a encore sous la pédale, encore quelques tannins mais de qualité, la longueur et la fraîcheur sont vraiment incroyables.

 

29 juillet 2013

Stillwater Artisanal Ale (USA, MD) ***

Stillwater Artisanal Ale - Cellar Door 6,6% : couleur entre blanche et blonde (à l'allemande), très trouble, nez de levures belges, très citronné, un peu floral. Bouche légère, très rafraîchissante, on retrouve les arômes du nez, avec beaucoup de citron, un peu de levures belges, et des céréales de bière allemande, quelques épices aussi. Bonne longueur, fraîche, assez légère, bien équilibrée, mais pas très complexe. Une bière sympa mais pas plus. 15/20.

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Bière notée 3,69 sur Ratebeer. Brasserie classée 61e en 2013.

 

12 octobre 2017

Soirée LPV au resto

Bruno Clavelier - Chambolle Musigny 1er cru La Combe d'Orveau 2011 : robe rubis clair, nez très élégant sur la fraise, les petits fruits rouges, une pointe florale, assez gourmand, encore à peine vanillé. Bouche très fruitée, tendue, un côté minéral dans le fond qui soutient très bien l'ensemble, beaucoup de finesse et d'élégance, belle longueur. Très beau pinot. TB+.

Beaux frères - Pinot noir Upper terrace Ribbon Ridge 2007 : robe évoluée, assez claire avec des contours tuilés, nez un peu chaud, voire brûlé, avec une certaine complexité, sous-bois, épices, kirsch. Bouche assez puissante, épicée, moins chaude que le nez, du sous-bois là aussi. La finale est courte, sur le poivre, un peu d'alcool, bien moins élégant que le précédent. B-.

 

Potinet-Ampeau - Meursault Les rougeots 2010 : Robe paille, nez sur l'anis, un peu de pomme granny, une pointe de noisette, citron. Bouche toute en tension, qui manque un peu de gras à mon goût, toujours ce côté réglissé, très fraîche et minérale. Assez bonne longueur. Bien fait mais le style est un peu trop austère en l'état en tout cas. TB-.

Raveneau - Chablis Grand cru Valmur 2010 : Robe or pâle, nez très minéral, pierre-à-fusil, citron, coquille d'huître, croûte de fromage, bouche tendue, minérale, saline, moins épaisse et moins fruitée que Blanchot 2010, mais plus longue, plus ciselée, à attendre encore un peu peut-être même s'il offre déjà du plaisir. Finale interminable, très saline. TB+.

 

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Combier - Crozes-Hermitage 2015 : Robe encore jeune, un peu violine, le vin a eu besoin d'une demi-journée d'ouverture pour bien s'exprimer, très fruits noirs, violette, un peu olive/anchois. Bouche avec une belle rondeur, texture soyeuse, fruité juteux, pas très long, mais très gourmand. TB.

JL Chave - Hermitage 2007 : Robe assez sombre, les contours commencent à tuiler un peu, nez de belle syrah légèrement évoluée, cassis, prune, épices, graphite. Bouche puissante, sur les arômes du nez, avec une très belle fraîcheur minérale derrière, des tannins soyeux. Très bonne longueur. TB+.

 

La Barthassade - Blanc de cinsault Vin de France 2014 : Robe saumonée, nez très gourmand avec un peu de pamplemousse, de pêche, de nougatine, un côté pâtisserie orientale "loukoum". La bouche garde ce fruité et ce côté pâtissier à peine sucré, bonne acidité derrière. Finale pas très longue. Mais très facile à boire et original. TB-.

 

Mark Angéli, Ferme de la Sansonnière - "Mathilde" Moût de raisins partiellement fermenté 1995 : Robe or profond, assez claire pour un chenin de 1995, le nez est bien marqué par le coing, fruits exotiques bien mûrs, miel. La bouche n'est pas si concentrée que ça, on sent que le vin a mangé une parrtie de ses sucres même s'il en reste encore pas mal,  beaucoup de fruits exotiques et de coing, frais et digeste, très agréable. Longueur moyenne. TB.

 

Bonus divers :

Ramonet - Bâtard-Montrachet 1999 : Robe dorée, évoluée, nez très miellé, une pointe de cire, floral (tilleul ?), des fruits jaunes. Bouche plus jeune que le nez, avec une très grosse ampleur, épaisse, beaucoup de miel encore, grosse tension derrière, des agrumes, moins sur le côté floral et cire. Superbe longueur. Grand vin à son  apogée. TB++.

Romanée-Conti - Vosne Romanée 1er cru Duvault Blochet 2011 : Robe assez claire, nez très « Conti », avec un peu de rose, de la cerise, de la fraise. Bouche fruitée, très fine, fraîche, pas ultra complexe mais parfaitement équilibré. Bonne longueur sans être exceptionnelle. Comme souvent avec la Conti, on pourrait le prendre pour un super vin de soif. TB+.

Coche-Dury - Bourgogne aligoté 2013 : le nez a un côté cire, il fait un peu nature (bu à l'aveugle), avec des agrumes,un peu brouillon. Bouche sympa, vive, tendue, sur les agrumes, pas très épaisse, facile à boire, pas très longue. B+.

Leroy - Bourgogne aligoté 2009 : Robe dorée, nez sur la "réduction bourguignonne", pétard, soufre, à la Leroy, mais beaucoup d'autres choses aussi, un peu floral, fruits jaunes. Belle ampleur en bouche, avec une grosse tension pour 2009, frais et assez long. TB.

Jean Macle - Château-Chalon 1999 : comme toujours chez Macle, c'est oxydatif mais aussi très fruité, très fin, avec une belle fraîcheur, peut-être encore plus que sur les autres millésimes que j'ai pu goûter. TB+.

Renards des Côtes - Vin de France blanc 2015 : robe dorée, qui tire presque sur l'ambrée, nez exubérant sur le miel, le tilleul, envoûtant mais il pourrait devenir écoeurant assez vite. Bouche puissante, grasse, épaisse, pleine de miel et de tilleul, manqueun peude tension derrière. Très original, il doit permettre des accords culinaires intéressants. B+.

Vergnon - Champagne Eloquence blanc de blancs extra brut : beau champagne,vif, tendu, à la bulle fine, sans être trop austère non plus. TB.

 

28 mai 2016

Janin (Romanèche-Thorins) ***

Paul Janin & Fils - Moulin-à-Vent Vieilles vignes de Grenériers 2010 : (vendange entière) robe grenat, nez expressif d'abord sur des notes empyreumatiques de café/cacao, puis au fil de l'aération de plus en plus de fruits noirs, du poivre. Bouche assez puissante, avec des fruits noirs et un peu de cerise, beaucoup de poivre, aucune trace végétale, une belle acidité sous-jacente, des tannins encore un peu trop serrés à mon goût. Bonne longueur, la finale reste assez fraîche. Bon vin, qu'on peut attendre encore quelques années, mais sur Moulin-à-vent je préfère le style des vins de Thibault Liger-Belair qui me semblent moins extraits. Note : 15/20.

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Janin - Moulin-à-Vent "Vignes du Tremblay" 2014 : Robe rubis foncé, nez pas trop variétal, fruits noirs (cassis,cerise), à peine floral. Bouche avec beaucoup de fruits assez souple, fraîche, quelques tannins bien intégrés, gourmand tout en restant classe, finale un peu courte, mais très bon niveau pour une entrée de gamme et pour 2014. B+.

 

Vignes du tremblay 2015 : noir, très chaud, mûr, grosse charge tannique, fait plus Châteauneuf que Moulin à Vent. B-.

 

14 février 2013

Lagavulin *****

Lagavulin

Création : 1816        Situation : Islay         Propriétaire : Diageo

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Lagavulin 16ans

Couleur : or (quelques fûts de sherry entrent dans l'assemblage).

Nez : s'ouvre sur une tourbe terreuse typique de Lagavulin, un peu d'iode, d'algues, d'orange, de citron, réglisse, goudron...

Bouche : moyennement puissante, un peu grasse, tourbée, puis on retrouve les arômes du nez, un côté thé fumé aussi. Plus salée qu'au nez.

Finale : longue, un peu de noisette désormais, fumée de barbecue.

Note : 88/100. Un grand classique, très bon rapport q/p dans toutes les grandes surfaces. La qualité semble être assez constante au fil des années. (Noté 90 par Serge, 89 par Ruben).

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Lagavulin Distillers edition 1988-2004 4/494 16ans Double matured in PX woods 43%

Couleur : ambrée.

Nez : très marqué par le sherry : chocolat, café, tabac, orange, + fumée de barbecue, tourbe, cendre, iode, algues... Le tout très bien équilibré et d'un grande complexité.

Bouche : bonne puissance pour 43%, tourbe assez grasse, noix, un côté sous-bois aussi, puis on retrouve les arômes du nez, l'identité de Lagavulin est toujours présente, le sherry lui donne de la complexité.

Finale : longue, iodée, un peu moins de sherry qu'en bouche.

Note : 90/100. Le meilleur des Distillers edition. Attention, la qualité diminue très légèrement au fil du temps, mais rien de très inquiétant ici. (Noté entre 91 et 89 par Serge selon les éditions).

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 Lagavulin Distillers edition 1995-2013 43%

Couleur : ambre clair.

Nez : bien marqué par le sherry, orange, cendre, cacao, iode, fruits à coque.

Bouche : très douce, orange, tourbe, cendres, chocolat, sel, un peu de sucre, texture huileuse. Manque un peu de punch à 43%, mais très gourmande et très facile.

Finale : assez longue, tourbe, orange, cacao, un peu d'épices aussi désormais.

Note : 89/100. La qualité n'a pas trop baissé au vu de cette version. Toujours un bon rapport q/p et un grand classique.

 

Lagavulin 1995-2009 OB for Feis Ile 2009 european oak cask n°4556 54,4%

Couleur : or profond.

Nez : marqué par le sherry, doux et gourmand, à peine sucré, tourbe, barbecue, bacon fumé, un peu de cendres et de caoutchouc, des oranges confites (beaucoup), du cacao, un peu d'iode. En met plein la vue.

Bouche : très douce, très bel équilibre sherry/tourbe, avec un côté barbecue encore, des fruits confits, des agrumes, des épices, un côté cerise noire comme dans le Laph PX, complexe et très facile à boire.

Finale : longue, toujours cette tourbe un peu sucrée, des oranges.

Note : 91/100. Superbe peaty/sherry, un modèle du genre. (Noté 91 par Serge).

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Lagavulin 21ans 1985-2007 56,5%

Couleur : ambre foncé.

Nez : très marqué par le sherry, noix, oranges, prunes, épices, café... Puis de la tourbe, des notes mentholées, goudron, cendre, algues, fumée de barbecue...

Bouche : Très belle puissance parfaitement maîtrisée, peu sucré, texture assez épaisse. Très bel équilibre entre le sherry et le tourbé/marin : caramel, orange, noix, quelques agrumes aussi, tabac, épices, gourdron, cendres, iode, bois... Superbe !

Finale : très longue, salée, épicée.

Note : 95/100. Grosse tuerie, direct dans le Top 5 ! (Noté 95 par Serge, 93,74 sur whiskybase, 93 par Ruben). La nouvelle version du 21ans sortie en 2012 semble moins bonne, surtout moins marquée par le sherry. Ruben dit que le 21ans de 2007 est une "variation" du Distillers edition, alors que le 2012 serait plutôt une "variation" du Laga 16ans.

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Lagavulin 12ans CS 2009 release 57,9% : Note 90/100. Couleur paille, très austère, tourbe, cendre froide, algues, coquillages, très minéral, un peu de citron vert et de pommes. Très puissant mais alcool bien intégré, longue finale. (Noté 91 par Serge).

laga 12 2009

 

Lagavulin 12ans CS 2010 release 56,5% : Note 90/100. Plus fruité que la version de 2009, un peu plus "calme" peut-être, même si ça reste assez austère dans l'ensemble. Couleur paille, très marin, sel, algue, coquillages, toujours cette tourbe un peu terreuse de Lagavulin, cendres, pommes, citron, superbe longueur. (Noté 91 par Serge).

laga 12 2010

 

LG 2 Smos Speciality drinks Elements of Islay 2010 58% : Note 87/100. Couleur paille, assez austère, proche du 12ans CS, puissant, tourbé, citronné, thé fumé, cuir, foin... Le fruité fait un peu plus jeune que le 12ans CS. On sent plus l'alcool. Un peu moins bien quand même. (Noté 89 par Serge).

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Classic of Islay (= Lagavulin) Jack Wiebers 2011 cask 373 55,6% : Note 89/100. Une sorte de Distiller's edition en "cask strenght" (en à peine moins complexe), beaucoup de sherry, abricots secs, oranges confites, chocolat, bien équilibré avec la tourbe terreuse et maritime de Lagavulin. Vendu 30€ chez Van Zuylen en 2011 !

classic of

Classic of Islay (= Lagavulin) Jack Wiebers 2012 cask ? : Note 84/100. Regoûté un an plus tard (je n'ai pas relevé le numéro de fût, quelle erreur !), ce n'est clairement plus le même whisky, moins de sherry, un fruité qui fait très jeune (fruits verts), notes végétales. Le rapport q/p reste correct cependant. Mais quelle différence !

 

Lagavulin 1994-2010 15ans OB for Feis Ile 2010 European oak ex-sherry cask n°3210 52,7% 528bts

Couleur : or profond.

Nez : s'ouvre sur une belle tourbe iodée, avec un côté caoutchouc à la Ardbeg, tout ça bien mélangé à des notes de sherry, un peu de chocolat, caramel, fruits secs, orange confite.

Bouche : texture épaisse, tourbe très grasse en attaque, assez puissante (surtout en milieu et fin de bouche), toujours une belle tourbe iodée, algues, un côté bacon fumé, citron, fruits secs, noisette, plus trop marqué par le caoutchouc, mais plus par le côté terreux, et la cendre de Lagavulin.

Finale : très longue, encore plus iodée et marquée par la cendre.

Note : 91/100. Encore un modèle de peaty/sherry, du même niveau que le Feis Ile 2009. (Noté 91 par Ruben, 90,6 sur Whiskybase, 17/20 sur Whiskynews).

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Lagavulin 1994-2008 14ans Undercover n°1 Daily Dram 53,1% 196bts

Couleur : paille.

Nez : tourbe, citron, viande fumée, beaucoup d'iode, un peu alcooleux au départ, mieux avec l'ouverture.

Bouche : assez explosive, tourbe citronnée et iodée, sucre, vanille. Classique, simple et efficace, je ne l'a trouve pas austère contrairement à la note Whiskyfun.

Finale : très longue, très iodée, cendre.

Note : 89/100. Encore un très bon Laga, dans l'esprit de certains 12ans CS. (Noté 88 par Serge).

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Images of Islay MOS "Finlaggan" 53,2% : (Witch 2014) très clair, très jeune, tourbé et très marin, poivré. L’alcool est bien intégré mais ça semble trop jeune, manque de finesse. 84/100.

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Lagavulin 1995 for Feis Ile 2013 17ans European oak sherry butts 51% : couleur or, nez très légèrement marqué sherry, expressif, de la tourbe et beaucoup de fruits (pomme, poire, citron, orange, mandarine), un tout petit peu de chocolat, quelques notes médicinales. Bouche encore très fruitée, tourbée, légèrement iodée, cendre, notes médicinales, un peu de poivre, alcool parfaitement intégré, légèrement sucrée, gourmand et facile à boire. Finale longue, sur la cendre et la terre. Note : 91/100.

 

Laggan Mill 2005-2014 Cooper's Choice sherry hogshead 51% : couleur ambrée, nez tourbé (assez léger pour du Laga), sucré, oranges, fruits confits, très gourmand. Bouche douce, presque trop, gourmande, grasse, beaucoup de chocolat, orange, légère tourbe, un peu d'iode. Finale assez courte (surtout derrière le Bunna Mos Christmas 2013). Un whisky très agréable, mais assez simple et court en bouche au final. Note : 86/100.

 

(Lagavulin) Single Islay malt whisky 2007-2014 7ans CWC bottled for WIN 10yo 50% 314bts : couleur paille, nez très expressif, sur une belle tourbe citronnée, assez grasse et qui semble un peu sucrée, de l'iode et de la cendre froide dans le fond. Bouche assez douce, facile et gourmande, bien tourbée, très citronnée, iodée, un peu sucrée, elle manque un peu de finesse et de tension si on compare au Laga 12CS. Longueur moyenne, finale sur la cendre froide. Un jeune Islay maîtrisé et très sympa, mais qui ne sort pas du lot. Note : 87/100.

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Lagavulin 1993-2007 56,5% for Feis Ile 2007 : couleur paille, nez iodé, tourbe assez fine, citron, vanille, du classique mais bien fait. La bouche est impressionnante d’équilibre, pas ultra complexe, mais tout est bien dosé, une tourbe fine, une bonne puissance, les 56% passent tout seul. Très long, un peu de cendre en finale. Il a fait l’unanimité. Ah, les Laga Feis Ile…. Note : 92/100.

 

Lagavulin Distillery Only 2010 52,5% 6000bts : couleur or, nez expressif, mélange parfait d'une tourbe bien grasse, citronnée, et de légères notes de sherry un peu sucré avec des notes de chocolat, barbecue, tabac, abricots secs. La bouche est épaisse, bien équilibrée, facile à boire avec le côté gourmand du sherry. Bonne longueur, finale sur la cendre, le thé fumé, le chocolat. Encore un excellent Laga. Note : 91/100. (Noté 90,4 sur Whiskybase).

lagavulin distillery only

 

Lagavulin 12ans White Horse 43% 75cl : (version Montenegro Import Zola Predosa) Couleur or profond, nez assez fin et subtil, légèrement tourbé, un peu d’orange, de caramel, de noisette, de tabac, de sous-bois, de thé fumé, le tout avec le côté un peu fondu de l’OBE. Moins bien en bouche, ça manque de puissance à 43%, un peu plus marquée par le caramel, toujours des noisettes, de l’orange, un peu de fumée, d’iode et du poivre en fin de bouche. Finale un peu courte. Légère déception au final sur cet embouteillage mythique. Les bouteilles ne semblent pas toutes du même niveau. Note : 89/100.

laga whiste horse

 

Lagavulin 1995-2014 Feis Ile 2014 54,7% : (sherry butts, 3500bts) couleur ambre clair, magnifique nez de peaty/sherry où tout est parfaitement fondu (à la Ardbeg des 1970's) avec une tourbe grasse, huileuse, maritime, beaucoup de goudron, caoutchouc, fruits secs, tabac, chocolat, herbes médicinales, girofle. La bouche s'ouvre sur une texture huileuse impressionnante, elle semble d'abord douce puis plus puissante sur la fin, on retrouve les arômes du nez avec un peu plus de poivre et d'iode, peut-être un peu de cerises noires et de cendre aussi. Finale très longue, sur le tabac, les épices (cannelle, girofle). Note : 93/100. (Noté 94 par Serge, 93 par Ruben, 91,4 sur Whiskybase).

 

Lagavulin 1991-2015 for Feis Ile 2015 59,9% : couleur or, très beau nez légèrement marqué sherry, viande fumée, miel, cire, belle tourbe et produits de la mer. Bouche sirupeuse, fondue, pointe de sucrosité gourmande, alcool qui passe tout seul, beaucoup d'ampleur. Peut-être pas le plus complexe, mais le plus gourmand des feis ile. Note : 92/100.

 

Lagavulin 18ans for Feis Ile 2016 49,5% : (American oak & ex bodega europea oak casks, 6000bts) couleur or pâle, nez très marin, iodé, citronné, coquillages, huître, peu de sherry, légèrement médicinal. Belle ampleur en bouche, citronnée, minérale, très iodée et poivrée (à la Talisker), légèrement tourbée, belle texture même si loin du niveau du Feis Ile 2014, beaucoup de fraîcheur, sèche sans être austère. Finale très longue, très poivrée et iodée, cendre froide. Encore une belle version, qui souffre juste de passer derrière le 2014. Note : 91/100. (Noté 92 par Serge, 91 par Ruben, 90,5 sur Whiskybase).

 

Lagavulin Islay Jazz Festival 2015 55,4% : couleur paille, nez dans l'esprit des Laga 12CS, bien tourbé, minéral, très iodé et maritime, pas forcément une grosse complexité. Bouche avec une belle ampleur, alcool très bien intégré, pas très épaisse comparé aux derniers Feis Ile, un peu moins austère que le nez avec des notes citronnées, une touche de vanille et des épices. Finale longue, maritime, bien tourbée, un peu réglissée. Bonne version, pas trop marqué par les fûts, entre les 12CS et le Feis Ile 2016. Note : 90/100. (Noté 90,1 sur whiskybase, 91 par Serge et Ruben)

laga jazz 2015

 

Lagavulin 8ans officiel 48% (2016) : couleur paille, nez qui fait très jeune, très végétal et herbe médicinal, sinon tourbe, brise marine, un petit côté médicinal, citron. Mieux en bouche avec une bonne ampleur, fait moins jeune, tourbée et iodée, minérale, citronnée, finale assez longue sur la cendre, le citron et la poire. Bien en dessous du 16ans. Note : 84/100.

 

Lagavulin 1995-2008 12ans for Friends of the Classic malts 48% : couleur ambre clair, très beau nez bien typé Laga sherry, tourbe, iode, algues, tabac, cendre, chocolat, orange, sauce soja, du niveau des Feis Ile. Belle attaque en bouche, légère, fine, avec une texture épaisse, sur les arômes du nez. En fin de bouche, les 48% se font sentir, il manque un peu de punch. Finale de longueur moyenne, sur la cendre, les épices, le chocolat, légère amertume. Note : 90/100.

lagavulin 1995

 

Lagavulin 1992-2016 23ans Casks of distinction selected by Boyao Zhao sherry butt 5745 55,7% : Couleur or profond, superbe nez typique des Laga sherry avec de la cendre, de la viande fumée, du poisson fumé, des algues, du tabac, du chocolat, des fruits secs... La bouche est plus austère, plus minérale, citronnée, cendrée, moins marquée sherry, puissante, légèrement poivrée aussi. Très belle longueur sur la cendre. Un excellent Lagavulin, encore un, mais pas un embouteillage légendaire, très cher par rapport aux Laga Feis Ile parfois aussi bons. Note : 92/100.

 

Lagavulin Distillery exclusive bottling 2017 54,1% : couleur or, nez moyennement tourbé, semble assez jeune, fruits verts, malt, assez frais, légèrement iodé. Bouche moins fraîche mais plus intéressante quand même, un peu sucrée, vanillée, caramelisée, gourmande, très facile, un peu trop, alcool bien intégré, bonne texture, fait assez jeune, plus tourbée qu'au nez, iodée et bien poivrée. Bonne longueur, sur le poivre, la réglisse, la tourbe. Bref, bien fait, mais on sent qu'il y a trop de fûts jeunes dans l'assemblage. Note : 88/100.

 

Lagavulin 16ans Feis Ile 2017 Moscatel oak wood 56,1% : couleur or, nez seulement légèrement tourbé, iodé, miel et fruits jaunes, assez simple. Bouche avec une belle texture épaisse, un côté fruits jaunes miel gourmand, facile, pas trop sucré, assez simple aussi,un peu de cendres. Alcool pas très bien intégré. Finale un peu plus poivrée, voire très poivrée avec de l'eau. Loin du niveau des autres Feis Ile. Note : 86/100.

 

Lagavulin Feis Ile 2018 18ans 53,9% : (refill hogsheads & ex-bodega butts ?) Couleur or pâle, nez assez jeune et peu marqué par les fûts, très citronné, minéral, iodé, saumon fumé, un peu austère mais plutôt classe. Bouche puissante, austère aussi, très iodée et très poivrée, minérale et maritime, avec de la cendre, du caoutchouc, du citron, finale longue sur le poivre. Très bien dans son style, il manque un peu de sherry à mon goût. Note : 89/100.

 

Lagavulin Islay Jazz Festival 2012 1997-2012 Refill sherry butt 1894 54,5% : couleur claire, pas très marqué sherry, très vif, minéral, maritime ciselé, beaucoup de réglisse, tourbe cendrée, puissant, beaucoup de longueur, assez austère. Note : 90/100.

 

Lagavulin Jazz Festival 2016 54,5% : Note 88/100.

 

Lagavulin 1990-2010 20ans MMcDavid The Syndicate's cask 4395 261bts 48,1% : laga très élégant, pas trop tourbé, un peu sherry, qui semble bénéficier d'un peu d'OBE avec un superbe fondu, gourmand, raffiné et complexe à la fois. Note : 92/100.

 

Lagavulin 9ans Game of Thrones 46% : couleur or clair, nez salé, tourbé, vanille sucré, plantes médicinales. Bouche facile, tourbée, poivrée, assez plate parrapport à d'autres Laga, finale correcte sur la tourbe et le poivre. Note : 84/100.

 

5 octobre 2013

Feudi di San Gregorio (Campanie) ****

Feudi di San Gregorio - Rubrato Aglianico Campania IGT 2009

Bouteille ouverte 1h à l'avance non carafée

Couleur : rouge foncé

Nez : fruité (fraises, cerises et fruits noirs), et légèrement boisé.

Bouche : puissante, sèche et tannique, même fruits qu'au nez, un peu de cacao et d'épices en plus.

Finale : longueur moyenne, un peu astringeante.

Note : 14/20 Rapport qualité/prix correct (8€ sur superiore.de), bonne entrée de gamme pour découvrir le cépage Aglianico, mais on est loin des Taurasi du même domaine.

aglia

 

Informations complémentaires : domaine fondé en 1986, il fait désormais 216 hectares, et s'est imposé comme l'un des meilleurs de Campanie (région de Naples). Il produit des petits Aglianico et des grands Taurasi rouges (cépage 100% aglianico) et en blanc des Greco di Tuffo (cépage Greco) et des Fiano di Avellino (cépage Fiano).

 

8 mars 2018

Alain Chabanon (Lagamas) ****

Alain Chabanon - Petit Trelans 2015 : (90% vermentino, 10% chenin) Couleur paille, nez original sur la brioche, la noisette, la poire, il me rappelle les nez de certains champagnes ou de certains Châteauneuf blanc. Bouche minérale, tendue, peu épaisse, où on retrouve le côté brioché, des agrumes, quelques notes florales, une belle amertume. Assez bonne longueur sur la noisette, le citron, toujours un peu d'amertume. Pas un simple petit blanc d'apéritif, plutôt un beau vin de gastronomie. TB.

 

Alain Chabanon - Trelans 2013 : (vermentino, chenin) Couleur or pâle, nez légèrement oxydatif, noix, fruits secs, brioche, un peu de citron et de poire. Bouche plus épaisse que le Petit trelans, plus de matière, plus oxydative mais un peu moins de vivacité, la finale est longue mais manque un peu de tension. TB-.

 

Domaine Alain Chabanon - Les Boissières 2005 Coteaux du Languedoc 
"Le vin fait plus vieux, avec un très léger trouble. 
Le nez fait également plus âgé, moins complexe également. Je ressens des notes de colle blanche, d'alcool. 
La bouche est âpre et verte avec un déficit de matière et une fin de bouche bien courte. Même si le vin bu seul est sûrement loin d'être exceptionnel, passer derrière le Roc d'Anglade accentue encore plus les défauts de ce vin."

Grosse matière, assez tannique, mais manque de gourmandise. Le nez était fermé. Un peu déçu à la vue de l'étiquette, même si c'était pas mauvais là encore.

chabanon boissieres

 

Alain Chabanon - Les Boissières 2011 : (grenache, syrah mourvèdre sur argilo-calcaire) Beaucoup de volatile, un problème de bouteille probablement. Une autre bouteille goûtait beaucoup mieux mais après long carafage, pleine de fruits avec des tannins fins. A ouvrir 48h à l'avance. TB-.

 

Les Boissières 2008 : très marqué grenache, confiture de fruits rouges, esprit rhône sud, voire Rayas, tannins fins, reste frais. TB+.

 

Alain Chabanon - Languedoc Esprit de Font Caude 2010 : (en magnum, 50% mourvèdre, 50% syrah, élevage 2ans) Robe grenat, nez sur les fruits noirs, réglisse, épices, tabac, à peine confituré. Bouche aux tannins fondus, assez fraîche et fine pour Font Caude, belle matière. La finale est un peu trop marqué par un boisé sec pour en faire un grand vin. TB-.

 

Alain Chabanon - Esprit Malin NM : (mourvèdre, syrah + grenache, 3 millésimes sur Fontcaude, 2003, 2005 et 2015) Couleur plus claire que Fontcaude, nez de fruits rouges, de garrigue, élégant. Bouche fine, fruitée, fraîche, plus que Fontcaude, petits tannins de qualité, presque tendue. Longue finale sur le noyau de cerise, les épices. Très belle bouteille. TB+. Une seconde bouteille faisait plus évoluée, plus sur la prune et le sous-bois.

 

Alain Chabanon - Petit merle aux alouettes Pays d'Oc 2015 : (100% merlot) Robe rubis foncé, nez très fruits rouges, fraise, cerise, bien marqué merlot, avec un côté gourmand, à peine sucré. Bouche sur le fruit, belle fraîcheur, pas une grosse matière, facile à boire, quelques tannins mais de qualité, longueur moyenne. TB-.

Petit Merle 2016 : un peu plus marqué fruits noirs, gourmand aussi, plus frais, moins de tannins en finale, un peu plus lisse, plus accessible en jeunesse, moins de matière. TB-.

 

Chabanon - Campredon 2016 : (syrah, grenache, mourvèdre) Robe sombre aux contours encore violacés, très beau nez de fuits noirs, quelques épices, à peine mentholée. Bouche pleine de fruits, facile, gourmande, juteuse, peu tannique, assez légère, longueur moyenne, pas ultra complexe mais très efficace. TB.

 

Chabanon - Font caude 2016 : beaucoup de finesse sur ce millésime. Toujours ce côté sudiste/vieux fûts, peu tannique, reste frais. TB.

 

Alain Chabanon - Merle aux alouettes 2005 magnum : Robe rubis foncé, nez sur les fruits rouges confiturés, un peu typé grenache. Belle fraîcheur en bouche, de la matière, du fruit, encore jeune, sudiste, des tannins présents mais pas secs, me fait penser à un beau Châteauneuf assez frais. TB.

 

Merle aux alouettes 2014 : robe grenat, nez expressif, purée de fruits rouges, confiture, quelques fruits noirs, gourmand, pointe d'élevage, de tabac, boîte à cigare. Bouche épaisse, confiturée, aux tannins très soyeux, sur les arômes du nez, un peu trop mûre et confiturée pour chipoter, mais de la gourmandise à défaut d'une grande fraîcheur. TB-.

 

Chabanon - Saut de Côte 2014 : (mourvèdre en oeuf béton) Couleur claire, rubis, nez de fruits rouges confiturés, prunes, poivre blanc. Bouche légère, tendue, pas très épaisse, fraîche, très épicée, poivrée, fruits rouges, tannins quasi insensibles, déjà un peu évolué comme le Merle 2014, à boire. TB.

 

 

Alain Chabanon

Petit Trelans 2018 (80% chenin cette année) vif, fruité, brioché et Trelans 2015 (80% chenin aussi en 2015) moins oxydatif qque d’autres millésimes, belle tension, convaincants. Campredon 2017 moins concentré que l’an dernier, plus épicé, toujours aussi fruité.

 

Font Caude 2014 soyeux, élevage encore un poil présent mais presque intégré, bien fait. Boissières 2015 un peu trop kirsché/fruits cuits.

 

Campredon 19 : très poivré au nez, bouche ronde, un peu lisse, peu extraite, facile, gourmande. B+.

 

Alain Chabanon, Languedoc Montpeyroux Esprit de Font Caude 2019 : autant le Rollin était dans un grand jour, autant, Font Caude 2019 a semblé un peu refermé, avec une petite touche poivron étonnante, frais, mais un peu trop austère en ce moment. Il se goûtait mieux et jeune, et aucune crainte pour l’avenir non plus. A attendre. B+.

 

Campredon 2022 toujours ce style très fin, frais, en rondeur, facile, elle entrée de gamme. Cinq saut 2023 en cuves, joli cinsault, clair en couleur, 13,5%, tannins très fins, petite sucrosité en bouche, très sur le fruit, gourmand et facile.

 

23 septembre 2017

La Terrasse d'Elise - Xavier Braujou (Saint-Jean-de-Fos) ****

La Terrasse d'Elise - Le Pradel 2010 (100% cinsault)

Couleur : rubis foncé, assez clair pour un vin sudiste.

Nez : assez expressif, sur les petits fruits rouges, pinote légèrement, mais on trouve aussi des épices plus classiques du Languedoc et un léger côté floral.

Bouche : là aussi on trouve un petit côté bourguignon, beaucoup de finesse, de la fraîcheur, avec une grosse acidité, des tannins très fins et soyeux et des petits fruits rouges. Un peu plus d'épices qu'au nez, bonne matière.

Finale : bonne longueur, très fraîche.

Note : 17,5/20. Très beau Languedoc, dans un style tout en finesse. Un concurrent très sérieux pour Montcalmès.

 

 

 

La Terrasse d’Elise - Pays de l’Hérault « Hauts de Carol’s » 2013(100% cinsault) : Robe encore plus claire pour ce cinsault. Nez légèrement marqué par son élevage en barriques avec un petit côté vanillé, mais surtout plein de fruits rouges, quelques épices et des notes florales. Bouche toute en finesse, très peu de tannins, pleine de fruits rouges, elle pinote un peu, de la fraîcheur, une belle matière et de la longueur. Il a surpris et conquis tout le monde. TB+.

 

 

Goûtés à Vinisud :

Terrasse d'Elise - Siclène blanc 2012 : un peu de bois/vanillé, beaucoup de fruits, pêche, poire, abricot, anis, grofle, très frais, mais à attendre un peu pour que le bois s'intègre bien. B+.

Rosé de Pradel 2011 : vif, vineux, assez gras, beurré ?, notes de framboise, pas trop mon style. B.

Coteaux du Lg "Pradel" 2012 : (brut de cuve ?), très clair, un côté gras, plein de fruits rouges, épices, garrigue, fin et frais. Encore une réussite, bien dans le style du 2010. TB+.

XB 2011 : (100% syrah), à peine plus foncé que Pradel mais ça reste assez clair, très beau nez plein de fruits croquants, grenadine, framboise, bouche légère, très fraîche, superbe vin de soif. TB.

Enclos 2011 : (mourvèdre), léger boisé ?, épices, fruits plus noirs que les précédents, plus puissant même si ça reste assez fin, bonne longueur. TB-.

Pigeonnier 2012 : (carignan), pointe de réduction, léger, fin et frais (la "patte" du domaine). TB-.

Elise 2006 : (2ans barrique, 2/3 syrah 1/3 mourvèdre), très sombre, fruits cuits, un peu de bois, pruneau, chocolat, truffe ?, bonne fraîcheur en bouche mais moins sur la finesse que Pradel. TB.

 

XB 2018 : couleur rubis foncé contours violets, nez de cerises confiturés, quelques fruits noirs, bouche ronde, peu de tannins, gourmande, sucrée, mais finale un peu sur l'alcool en l'état. TB-.

 

Terrasse d'Elise, IGP Pays d'Hérault Le Pradel 2017 : (100% cinsault) Couleur rubis, bien plus claire, nez de confiture de fraise, gourmand. Bouche fruitée, confiturée, peu tannique, avec un peu trop d'alcool ressenti sur la finale. B+.

 

Pigeonnier 2018 : fin, frais, peut-être un peu lisse au départ, mais belle finale. TB-.

 

Siclène 2020 : fruits blancs, peu d'acidité. B-.

 

Enclos 19 : fin, frais, beaucoup de fruits rouges, réglisse, épices, déjà bien en place. TB.

 

PMG 2018 : (niellucciu) Couleur rubis foncé, nez un peu typé grenache, fruits rouges confits, épices, un peu sur l'élevage encore. La bouche attaque ronde sur l'élevage puis finit sur des tannins encore un peu serrés et trame végétale. A attendre pour que le tout se mette en place. B+.

 

 

GN 2019 : couleur claire, infusée, super nez de fruits rouges, fraise un peu sucrée, floral, pot-pourri rose pivoine, très gourmand. Bouche toute en rondeur un peu de sucrosité, pas de tannins, pas d'acidité, texture travaillée, un peu lisse, finale courte, l'acidité est absente pour donner de la relance, un peu d'élevage, mais du velours et de la gourmandise, meilleur assez frais, trop arrondi en se réchauffant. B+.

 

 

Alicante 2021 : très noir, cépage teinturier oblige, fruits noirs, épices, tannins encore un peu serrés, concentré, mais pas très haut en alcool et reste assez frais. Une curiosité assez drôle chez Xavier. B.

 

 

Terrasse d’Elise - Hauts de Carol’s 2018 : couleur à peine plus foncée que les pinots, nez qui même un fruité de pinot avec quelques épices, réglisse, élevage bourguignon légèrement vanillé. Bouche avec un beau volume, tannins soyeux, du fruit, l’alcool ne sent pas, une certaine rondeur apportée par l’élevage, très bourguignon pour tout le monde (on entend des chambolle et autre). Très beau vin. TB+.

 

 

 Terrasse d’Elise, GN 2022 : couleur ultra claire, presque rosée, un nez très surprenant, très rose, pot-pourri, avec des notes que l’on trouve plutôt dans des vins blancs ; pêche, litchi, fruits jaunes exotiques. La bouche est plutôt portée sur les fruits rouges écrasés, l’orangette, les épices du souk, toujours ce côté rose, pas de tannins, certains y voient une vinification en vin naturel tant le vin semble déjà prêt et éclatant, d’autres pensent à la Pialade en encore plus frais et léger en alcool. Coup de génie pour certains, un parti pris de l’infusion extrême qui va un peu trop loin pour d’autres. En tout cas un vin qui ne peut laisser indifférent. TB++.

 

G une révélation 2023 : grenache clair en couleur et peu tannique, rond, petite sucrosité, va un peu moins loin que GN dans l'infusion, plus simple, un peu de sucrosité et d'orangette, les 14,5 se sentent un poil si on le sert pas assez frais, mais bon rapport q/p à 20€. TB.

 

Terrasse d’Elise, G une révélation IGP Pays d’Hérault 2023 : (100% grenache, à Aniane) Couleur très claire, nez qui fait très grenache, fruits rouges écrasés, épices, un peu d’orangette. Bouche en rondeur, peu tannique, peu d’acidité, fruité légèrement sucré, 14% d'alcool, très gourmand et facile à boire. Tout le monde reconnait le grenache.

 

Terrasse d'Elise, Hauts de Carol's 2020 : (100% cinsault) Couleur un peu plus foncée, nez très fruits rouges sucrés, garrigue, bouche avec de la puissance mais bien équilibrée, les 15% ne se sentent pas, peu tannique, très gourmande, et longue. Très belle bouteille. Un joli piège, placé en grenache, y compris par moi-même... Bien joué Fred !

 

14 octobre 2024

Soirées Grands vins des petits

 

1 Belmont, Côtes du Lot « Montaigne » 2022 : (100% chardonnay, sur sols calcaires kimméridgiens) Couleur claire, nez avec une petite touche grillée de réduction sur lies, qui part assez vite laissant place à des notes florales surtout. La bouche semble un peu jeune et fermée en ce moment mais avec un joli potentiel, fraîche, minérale, avec une belle longueur, mais un peu en-dessous du 2021. B+.

 

2 Dubuet, Meursault 2021 : (assemblage de Vireuils et Limozin) Meursault classique parfaitement réalisé, combinant à la fois un léger gras/beurré avec une jolie tension, aussi large que long. Un beau classique d’une régularité exemplaire. TB+.

 

3 Durieu, Châteauneuf-du-Pape Lucile Avril 2018 : (sur le plateau de Farguerol) un Châteauneuf très élégant sur ce millésime, beaux fruits rouges à l’eau-de-vie, garrigue, les tannins sont fins, l’alcool bien intégré. Servi assez frais en début de série, il trouve parfaitement sa place. TB.

 

4 Rollin, Pernand-Vergelesses 1er cru Fichots 2019 : le pinot dans toute sa splendeur, pile dans la bonne phase, combinant fruité frais, tannins soyeux, volume, l’élevage est parfaitement digéré, la finale est longue, acidulée. Superbe bouteille. TB++.

 

5 Terrasse d’Elise, GN 2022 : couleur ultra claire, presque rosée, un nez très surprenant, très rose, pot-pourri, avec des notes que l’on trouve plutôt dans des vins blancs ; pêche, litchi, fruits jaunes exotiques. La bouche est plutôt portée sur les fruits rouges écrasés, l’orangette, les épices du souk, toujours ce côté rose, pas de tannins, certains y voient une vinification en vin naturel tant le vin semble déjà prêt et éclatant, d’autres pensent à la Pialade en encore plus frais et léger en alcool. Coup de génie pour certains, un parti pris de l’infusion extrême qui va un peu trop loin pour d’autres. En tout cas un vin qui ne peut laisser indifférent. TB++.

 

6 Alain Chabanon, Languedoc Montpeyroux Esprit de Font Caude 2019 : autant le Rollin était dans un grand jour, autant, Font Caude 2019 a semblé un peu refermé, avec une petite touche poivron étonnante, frais, mais un peu trop austère en ce moment. Il se goûtait mieux et jeune, et aucune crainte pour l’avenir non plus. A attendre. B+.

 

7 Vignobles Ponty, Canon-Fronsac Grand Renouil 2016 : (100% merlot) Couleur sombre, nez sur les fruits noirs, moka, truffe, tabac. Bouche puissante, encore jeune, pas mal de tannins, pas très boisée, longue avec une sensation caillouteuse. Un joli Bordeaux, typé Saint-Emilion, avec encore un bon potentiel de garde, d’un excellent rapport qualité/prix. TB.

 

8 Bründlmayer, Kamptal Zöbinger Heiligenstein riesling 2014 : (sols de grès, riches en feldspath) couleur claire aux reflets verts, encore tout jeune. Le nez s’ouvre sur le pétrole, la résine, le citron vert, les zestes, le fruité se fait légèrement exotique avec l’ouverture. La bouche est tendue, minérale, pas un gros volume, mais très longue, salivante, sans tomber dans le trop austère non plus grâce à 3-4gr de sucres résiduels probablement. Parfait pour finir avec le fromage sur une note de fraîcheur. TB+.

 

 

1 Sélèque, Coteaux champenois blanc 1er cru Dizy 2021 : (chardonnay) Couleur claire, nez très beurré, encore un peu d’élevage. La bouche est assez grasse et arrondie pour un coteaux champenois 2021, mais la finale se retend avec une sensation plus crayeuse et minérale. TB-.

 

2 Dubuet, Meursault 2021 : (Vireuils et Limozin) une bouteille du même niveau que la semaine précédente mais dans un style un peu différent, celle-ci est très marquée ananas, plus exotique, étonnant pour 2021, mais c’est excellent aussi. TB+.

 

3 Terres Bariolées, Côtes d’Auvergne Chalenta 2022 : (chardonnay) Tout le monde sent vite que l’on est passé sur des vinifications en nature avec une couleur plus dorée, un vin très trouble, un peu de perlant, une pointe de volatile mais pas de défauts majeurs. Le style a donc divisé et a permis un débat intéressant. Un nez amande, pomme, puis des fruits plus exotiques avec l’ouverture. Une bouche énergique, avec moins de gras que les précédents, une belle finale salivante, il a semblé prêt à boire, avec moins de potentiel d’évolution. A voir ceci-dit… TB.

 

4 Durieu, Châteauneuf-du-Pape Lucile Avril 2018 : (sur le plateau de Farguerol) un Châteauneuf très élégant sur ce millésime, beaux fruits rouges à l’eau-de-vie, garrigue, les tannins sont fins, l’alcool bien intégré. Servi assez frais en début de série, il trouve parfaitement sa place. TB.

 

5 Rollin, Pernand-Vergelesses 1er cru Fichots 2019 : le pinot dans toute sa splendeur, pile dans la bonne phase, combinant fruité frais, tannins soyeux, volume, l’élevage est parfaitement digéré, la finale est longue, acidulée. Superbe bouteille. TB++.

 

6 Vaccelli, IGP Ile de Beauté Quartz 2020 : (carcajholo, minustellu, sciaccarellu) Couleur assez claire, nez très orangette, épices, fruits sucrés. La bouche est en fait assez ronde et légère en alcool, tannins souples, très élégant, sans avoir une grande longueur. B+.

 

7 Y. Clerget, Volnay 1er Cru Carelle sous la chapelle 2016 : un nez étrange, un peu réduit, animal, café, mais aussi un peu végétal. La bouche est austère, encore stricte, mais il y a du fond. Pas dans une bonne phase, à attendre. Merci Vincent. B.

 

8 Belmont, IGP Côtes du Lot 2016 : (cabernet franc + syrah) couleur sombre, joli nez que tout le monde aurait placé sur un joli cabernet franc de Loire, touche végétale légère mais bien intégrée, cassis, moka, début d’évolution sous-bois. La bouche présente une belle texture, de la fraîcheur, avec un taux d’alcool moyen (13,5%), beaucoup d’élégance et pas de boisé marqué. Jolie découverte pour tout le monde, semble à point. TB.

 

9 Vigneti Massa, Derthona Costa del Vento 2017 : (100% timorasso. Piémont) très doré, un nez de beurre rance, noix, signe d’une prémox, c’est un peu mieux en bouche. Pas au niveau habituel de ce très beau domaine. Merci Quentin.

 

Vigneti Massa, Derthona Montecitorio 2021 : (100% timorasso. Parcelle la plus fraîche du domaine 1,6ha exposé est. Sols calcaire et marnes. Elevage cuves inox et béton) Couleur or, nez très fleurs blanches, abricot, pêche, miel, esprit roussanne/marsanne. Bouche grasse, épaisse, texture presque huileuse, haute en alcool, peu d'acidité, sur les arômes du nez, avec des amers marqués, clairement destiné à la table. La finale est longue mais un peu pataude, on a du mal à se resservir. B.

 

10 Matin calme, Coteaux de l’Aubance 2022 : un Aubance plein de fruits exotiques frais, ananas, passion, mangue, très frais, pas très élevé en sucre (95gr), ultra digeste, pas très élevé en alcool, excellent pour finir. TB+.

(Matin calme, Anjou blanc rhyloties du cahier 2022 : un chenin, mûr, poire, coing, à peine miellé, 14% bien intégrés, il a gardé de la fraîcheur et du peps, tout en ayant du corps et une belle allonge. TB.)

 

11 Château de Beaulon, Cognac XO 40% : un Cognac très fin, noble, pas trop sucré ni trop lisse avec une belle longueur. Merci Fabrice. TB.

 

27 janvier 2024

Soirée Saints

Chagnoleau, Saint-Véran Prélude 2022 : on commence par un St-Véran assez classique mais bien réalisé, notes de fruits mûrs au nez, presque exotiques. La bouche reste bien minérale, fraîche, tenue, peu de gras et peu d’élevage sur cette cuvée. Une bonne longueur. Une excellente entrée de gamme. TB.

 

Chagnoleau, Saint-Véran La Roche 2022 : un peu moins mûr, que le précédent, plus de tension, plus esprit Côte de Beaune, avec un peu plus de gras, finale plus minérale et plus fraîche. Déjà superbe. TB+.

 

Julien Pilon, Saint-Joseph blanc Dimanche à Lima 2022 : couleur bien dorée, nez de fruits mûrs, abricot, pêche, floral, joli mais fait craindre une certaine surmaturité en bouche. Pas du tout, la bouche a gardé une bonne fraîcheur pour 2022, moins exubérante que le nez, élégante. Déjà prêt à boire. Merci Denis ! TB.

 

Balassa, Tokaji sec Szent Tamàs (Saint-Thomas) furmint 2019 : (furmint) Couleur dorée, nez de liquoreux, coing, fruits exotiques, miel, pourrait faire penser à un Huet moelleux par exemple, élevage bien intégré. La bouche est par contre bien sèche, avec des notes d’agrumes, des fruits exotiques aussi, du volume, de puissance moyenne, acidité élevée mais il faut bien ça pour équilibrer cette maturité du fruit, là ça me rappelle plus un grand jurançon sec ou un assyrtiko. Ca fait un peu plus vieux que 2019 et ça semble prêt à boire, la finale est très longue. Superbe vin qui a bluffé tout le monde à l’aveugle. TB++.

 

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Barge, Saint-Joseph Clos de la Ribaudy 2021 : Couleur claire pour une syrah, nez très poivré, un peu de violette, de viande séché. Bouche très légère, facile à boire, typique de 2021, manque un peu de concentration, mais offre du plaisir. TB.

 

Barge, Saint-Joseph Clos de la Ribaudy 2022 : plus coloré, plus puissant que 2021, très marqué syrah aussi, pur, lardé, violette, poivre, plus de concentration même si on garde la finesse et la fraîcheur du domaine. Joli potentiel, encore un peu jeune. TB.

 

Héritage du Pic St Loup, Pic-Saint-Loup Sainte-Agnès 2021 : couleur sombre, très beau nez, sauvage, poivré, lardé, garrigue, fruits noirs. La bouche garde ce côté sauvage mais le combine à une certaine finesse, pas très haute en alcool, belle fraîcheur dans le fond. Encore une très belle bouteille pour ce domaine phare de l’appellation. TB+.

 

Héritage du Pic St Loup, Pic-Saint-Loup Sainte-Agnès 2020 : très proche du précédent, sauvage, éclatant, frais, fruité, noble. TB+.

 

Château Tertre de la Mouleyre, Saint-Emilion Grand cru 2014 : couleur sombre, nez de cassis, mûre, encore un peu d’élevage vanillé et épicé qui demande à s’intégrer, un début d’évolution noble sur la truffe, mais surtout un joli fond de type eucalyptus (végétal sans être vert) qui apporte beaucoup de fraîcheur à l’ensemble. La bouche est très suave, tannins très fins, pas trop haute en alcool (13,5%), là aussi encore un peu d’élevage mais aussi de jolis fruits noirs pas trop confits, une belle acidité, et toujours cette fraicheur végétale, la finale est longue avec une vraie allonge et une sensation minérale. Un joli vin, qui a encore un beau potentiel d’évolution je pense. TB+.

 

Thibault Liger-Belair, Nuits-St-Georges 1er cru Les St Georges 2017 : Couleur assez sombre pour un pinot avec un début d’évolution. Le nez est très kirsché, noyau de cerise, cuir, début de sous-bois. Bouche avec du caractère, encore jeune, où l’on sent bien le grand terroir des St Georges plus que le millésime facile 2017, c’est sérieux, noble, demande une bonne ouverture, finale très longue sur des tannins encore présents mais de qualité qui allongent très loin. Un grand vin, qui demanderait encore quelques années dans l’idéal. TB++.

 

Domaine des Croix, Saint-Romain Combe Bazin 2021 : couleur très claire, nez un peu fermé, austère, très citronné, bouche toute en tension, peu de volume, acidité élevée, pas du tout de gras, style très frais et austère, un peu trop froid peut-être. B+.

 

Domaine des Croix, Saint-Romain Combe Bazin 2020 : assez proche du 2021 bizarrement, tout aussi tendu, un nez plus brioché, plus marqué par les lies, peut-être à peine plus de volume en bouche. B+.

 

Méo-Camuzet, Hautes-Côtes de Nuits Clos Saint-Philibert 2019 : Couleur or pâle, nez encore un peu marqué par l’élevage, très grillé/soufré, à peine beurré, fruits blancs, floral. Bouche imposante, encore jeune mais avec une belle intensité, à l’alcool élevé mais qui ne sent pas vraiment, équilibré par une acidité élevée, avec une finale très tartrique et soufrée. B+.

 

Racines (De Montille), Santa Rita Hills pinot noir 2020 : couleur rubis clair, nez plein de fruits rouges, pivoine, gourmand, toute petite sucrosité. Bouche pleine de fruits, tannins souples, élégante, reste fraîche, pas très haute en alcool, pas de sucrosité marquée, très bourguignonne dans l’esprit, tout le monde s’y trompe d’ailleurs. Bluffant ! TB+.

 

Deux Montille, Saint-Romain blanc 2008 : couleur légèrement dorée, mais encore jeune pour 2008, ça se confirme au nez, un peu de cire, d’encaustique, légèrement beurré, un petit côté croûte de fromage à la chablisienne. La bouche est encore très fraîche, énergique, tendue, complexe, minérale et très longue. Très beau vin. Merci Fred. TB++.

 

Chartogne-Taillet, Champagne Sainte-Anne Extra-Brut : (4 gr. Base 2020) Nez très pomme à l’ouverture, un peu d’agrumes, peu de lies. Bouche à la bulle fine, fruitée, facile, un peu de sucre mais un joli fond minéral et de l’allonge. TB.

 

16 mai 2023

Soirée Vins et terroirs d'Alsace

Domaine Weinbach, Grand Cru Schlossberg riesling 2018 : (granit. 5,11gr SR) Nez à peine marqué pétrole/résine, surtout beaucoup de fruits, à peine exotique et miellé, agrumes. Bouche qui garde une jolie acidité pour 2018, beaucoup de fruits, gourmande, avec une finale salivante, de petits amers. TB+.

Domaine Boxler, Grand Cru Sommerberg D (Dudenstein) riesling 2018 : (granit. 3,5gr SR) Nez qu'il faut un peu plus aller chercher, plus sur les agrumes, un peu moins mûr/sucré. Bouche plus tendue, plus énergique, plus d'agrumes, plus "laser", avec un peu plus de longueur que le précédent, plus minéral aussi. TB++.

Domaine Agapé,  Grand cru Rosacker riesling 2017 : (calcaire, 2,5gr SR) Couleur plus foncée, nez plus miellé et exotique, verveine/menthol aussi. Bouche à l'attaque plus puissante, plus mûre, plus large, plus acide à l'attaque mais moins d'allonge, finale un peu plus courte qui manque d'un brin de salinité par rapport aux précédents. TB+.

Schäfer-Fröhlich, Grosses Gewächs Stromberg riesling 2017 : (volcanique, 5,3gr SR) Couleur très claire, nez réduit à l'ouverture, mieux après une demi-journée de carafe, nez fumé, citronné, presque tourbé. Bouche plus légère en alcool, très droite, très citronnée, plus d'acide tartrique, austère, peu de fruit, encore jeune, très longue et salivante, belle énergie mais aromatique un peu en-dedans. TB.

Domaine Trimbach, Frédéric Emile riesling 2013 : (dans Osterberg et Geisberg, marnes-calcaires-grès) Couleur encore plus dorée, nez très miel, fruits exotiques, à peine résine, plus complexe, cire, abricot, tilleul, mirabelle, rhubarbe... Bouche qui combine grosse acidité à près de 8gr de SR dans un équilibre incroyable, avec fruit, largeur, longueur, intensité, semble encore pouvoir vieillir sans problèmes. Exceptionnel.

Louis Sipp, Grand cru Kirchberg de Ribeauvillé riesling 2008 : couleur évoluée, moins brillante, nez plus noisette, écorces, thé vert. Bouche avec une belle énergie, qui oisette un peu, semble plus austère derrère le Trimbach, mais belle allonge, ça reste frais avec des arômes tertiaires. TB+.

Domaine Agapé,  Grand cru Schoenenbourg riesling 2017 : (marnes. 2gr SR) Couleur or pâle, nez de fruits jaunes, floral, pas vraiment de pétrole, épices. Bouche puissante, assez opulente et large pour un riesling, manquant d’un peu de tension. B+.

Domaine Agapé,  Grand cru Osterberg riesling 2017 : (marnes-grès. 3gr SR) Couleur proche, nez un peu plus fruits exotiques, à peine miellé. Sur ce terroir plus tardif (à l’est, et non pas au sud), à la fois plus d’acidité et un peu plus de sucres, semble plus en longueur, avec une finale plus longue, et plus de gourmandise à la fois. TB+.

faller boxler

 

Albert Mann, Pinot noir Clos de la faille 2020 : (à Wintzenheim. calcaire et grès) couleur assez sombre pour du pinot, nez très fruité, fruits noirs assez mûrs et un peu d’élevage vanillé. Bouche ronde, fruitée, boisée, vanillée, charmeur, dans une phas éclatante, ça garde une bonne acidité dans le fond et des tannins soyeux, bonne longueur encore un peu d’élevage à intégrer sur la finale. TB+.

Agathe Bursin, pinot noir strangenberg 2018 : bouchon

Domaine Zusslin, Pinot noir Bollenberg 2018 : (Entre Orschwihr et Rouffach. Argiles + fer et calcaire. Egrappé. Elevage fûts sans bois neuf.) Moins coloré que les autres, très beau nez floral, fruits rouges, pointe de volatile. Bouche très fraîche et aérienne pour le millésime, infusée, belle acidité assez élevée pour le millésime, glisse tout seul. TB+.

Deiss, Gruenspiel rouge 2018 : (à Bergheim. pinot noir + beurot et gris. Grès granit et argile) Nez magnifique menthe poivrée, mûre, fruits des bois, très sauvage. Bouche avec un gros volume, de la puissance, aromatique très expressive, très sauvage, très poivrée, fruits noirs, mais beaucoup de fraîcheur aussi, tannins très serrés en finale par contre, à attendre absolument. TB.

Zind-Humbrecht, Pinot noir Heimbourg 2017 : (à Turckheim. marne, calcaire et fer. Grande partie de VE) Nez fumé, cuir, végétal, un peu viandé. Ca se gâte en bouche, tannins présents encore un peu verts, serrés. Limite sous-maturité. B.

Domaine Trapet, Pinot Noir Chapelle 1441 2017 : (à Riquewihr. Argilo-marneux) Couleur claire, nez très réduit à l’ouverture, légèrement moins après 4-5h de carafe. Derrière le côté animal, quelques notes plus élégantes de griotte, prunelles. Bouche plus intéressante, toute en finesse, légère, élégante, très fruitée, fraîche. TB-.

Domaine Albert Mann, Pinot noir Les saintes claires 2020 : (dans le prolongement du Mambourg. Calcaire). Couleur très sombre, nez de pinot bourguignon avec encore un peu d’élevage, assez proche en l’état du clos de la Faille, fruits noirs, épices, vanille, assez éclatant en l’état. Bouche à la fois dense et aux tannins soyeux, très belle texture, élevage mieux intégré qu’au nez, beaucoup de longueur. Déjà excellent en l’état, avec aussi un gros potentiel de garde. TB+.

Domaine Paul Ginglinger, Pinot noir Les rocailles 2017 : (dans Eichberg. Marnes et grès) Couleur plus tuilée, nez plus rustique, cuir, kirsch… Bouche avec du volume, moins de rondeur, plus de tannins, bonne acidité derrière, style sérieux et noble, semble encore un peu jeune. TB-.

 

Bott-Geyl, Grand cru Sonnenglanz Pinot gris VT 1996 : couleur dorée, nez miel, coing plus de plus en plus champignons, cèpes. Bouche avec un bel équilibre sucre/acide, digeste, évoluée, fruits exotiques, champignons, cire, acacia, très noble, assez long. TB+.

 

9 avril 2023

Soirée Bordeaux chez JM

Bérioles - Brut Nature Trésallier 2020 : toujours une belle bulle d'apéro, fruitée, bulle fine, pas forcément une grosse acidité sur ce millésime, très facile à boire, parfait pour commencer. TB.

Benoit Lahaye - Brut nature Champagne grand cru : très porté pomme blette, oxydation ménagée, assez austère, vineux, (dégordement d'il y a assez longtemps je pense), pas la meilleure bouteille goûtée chez ce producteur et cette cuvée. B+.

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Les Trois Petiotes Le grand méchant loup 2011 : Très joli Bordeaux, plutôt porté fruits rouges, tannins fins, sur le fruit, assez long en plus, encore jeune. TB.

Les Trois Petiotes 2012 : plus végétal, un peu plus concentré et austère, avec des tannnins un peu plus serrés. Belle complexité ceci dit. B+.

Gombaude Guillot -  Pom N' Roll 2010 : assez proche, un peu moins végétal, mais là aussi finale aux tannins un peu serrés. B+.

Château La Dominque - St Emilion 1989 : couleur sombre début d'évolution, nez fruits noirs, cassis, confituré, début sous-bois, tabac. Bouche très suave, toute en rondeur, petite sucrosité, gourmande, manque un poil d'acidité en finale pour le relancer, mais complexe et beaucoup de plaisir. TB+.

Château Le Puy Barthélémy 2003 : Couleur rubis très claire et tuilée, nez de fruits rouges, fraise sucrée, pivoine, sous-bois, très "bourguignon" finalement, bouche avec un beau volume, suave, toute en fruit, alcool assez bas (12%), très belle acidité, beaucoup de fond, à la fois largeur, longueur, profondeur, encore jeune, mais déjà complexité avec un début de tertiaire, très long, gourmand et frais à la fois. Bu à l'aveugle, le graal des Gouttes de Dieu est en effet à la hauteur du mythe. Exceptionnel.

Klinec Medana - Jakot 2007 : (vin orange, Slovénie) un nez un peu réduit, scotch, pas très avenant, très belle bouche encore fruitée, punchy, tannins fins, volume et longueur. TB-.

Doisy Daene 1989 : couleur bien ambrée, nez un pu alcooleux, classique, safran, miel, abricot. Bouche mieux que le nez, fine, ayant mangé une partie de ses sucres, manque une petite touche d'acidité par rapport aux meilleurs millésimes du domaine. TB.

Yquem 1997 : Couleur or profond, nez encore jeune, miellé, fruits jaunes, abricot, safran, cire, miel d'acacia... Bouche à la fois plus sucrée et plus acide, belle liqueur, bien concentré, intense et toujours frais à la fois, très long, déjà excellent et encore à l'aube de sa vie. Très beau Yquem. On a vraiment été gâté ce soir-là. TB++.

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18 mars 2023

Marcio Lopes (Portugal) ***

Né en 1983, ancien stagiaire chez Anselmo Mendes (vinho verde) et en Australie, Marcio Lopes s'est installé en 2010. Il a créé les "marques" Pequenos Rebentos (Pettes sources) dans le Vinho Verde, Proibido dans le Douro, Pombal dans le Douro, Telegrafo en Ribeira Sacra (Galice espagnole). Marcio Lopes est un winemaker explorateur, cherchant les vieux cépages, les terroirs oubliés à l'instar d'un Maçanita par exemple. Travail demandé sans herbicides ni pesticides, doses modérées de soufre.

 

Marcio Lopes - Douro Proibido Clarete rouge 2021 : (Tinta da Barca, Tinta Amarela, Tinta Francisca, Rufete et autres, sur granit. 12%) Couleur rose foncé, nez classique de rosé un peu macéré, fraise, grenadine, framboise. Bouche simple, assez quelconque finalement, qui manque un peu de peps et de fond. B.

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 Marcio Lopes - Douro Proibido A Capela 2020 : (parcelle du haut-douro à 400m d'altitude, sur schistes, complantée avec 90% de vieux cépages rouges autochtones et 10% cépages blancs. Egrappé. Elevage 10mois fûts.  12% vol. pH 3,6. Acidité 5,1 gr/L. SR 0,6gr/L. SO2 libre 15mg/L)   Couleur rubis foncé contours violacés brillants. Nez de cerise rouge, framboise, mûre, encore un petit côté "primeur", pas d'élevage, assez simple. Bouche assez simple aussi, fruitée, basse en alcool, légèrement végétale, manque un peu de "gourmandise", pas un gros volume mais a le mérite d'être fraîche. Finale de longueur moyenne, fruitée, végétale, enfin quelques petits tannins qui aparaissent mais qui semblent un peu verts. B.

 

Marcio Lopes - Rabigato Douro blanc 2021 : (cépage rabigato, élevage cuve) 13% d alcool, bonne acidité, fins amers, équilibre un peu nordiste voire furmint, pas gros volume pas d'élevage, floral et un côté gourmand pêche abricot + agrumes sans être exubérant ni trop aromatique. TB-.

 

 Marcio Lopes, Vinho verde Pequenos rebentos Selvagem 2020 : (Winemaker qui a débuté en 2010, se considérant plutôt comme un explorateur à la recherche des cépages et terroirs oubliés du nord du Portugal et de la Galice. Cépage 100% azal, vigne sauvage qui grimpe le long des arbres, plantée en 1932 à Amarante proche de la rivière Tamega. Sols de granit. Egrappé, fermenté 30jours en amphore puis élevé 9mois en fûts non neufs avec les lies)  Couleur à peine orangée, nez d'agrumes, un peu de cire, puis des notes de melon qui font penser à une légère macération. La bouche est vive, toute en fraîcheur, basse en alcool (12%), très digeste, fruitée, acidulée, ça manque juste un peu de corps. La longueur est moyenne, mais le côté frais, salivant avec quelques amers donne envie d'y retourner. TB.

 

23 janvier 2019

Soirée Wachau

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 Seulement 15kms séparent Spitz d'Unterloiben et pourtant on vendange en moyenne deux semaines plus tôt à l'Est.

 

 

En 1983 le Codex Vinea Wachau (association d’une vingtaine de producteurs au départ, environ 200 aujourd’hui) impose, entre autres, le respect de l’origine des raisins, la non-chaptalisation et la distinction les 3 catégories suivantes :

- Steinfeder : moins de 11,5% d’alcool.

- Federspiel : entre 11,5% et 12,5%.

- Smaragd : plus de 12,5% d’alcool.

Si c’était plutôt une bonne idée au départ, les vins étant plus « lisibles » et faciles à accorder à table, elle commence à être critiquée. Le problème est que la plupart des producteurs essayent à tout prix de faire du Smaragd, et n’hésitent pas à vendanger très tard des raisins botrytisés (régulièrement à la mi-novembre). En plus de donner des vins lourds, le terroir s’en trouve masqué. Mais les Smaragd se vendent plus chers et plaisent à la critique locale, avec en tête le guide Falstaff, qui aime l’opulence, la richesse, et dont les goûts sont assez éloignés de nos palais français.

On peut ainsi distinguer des domaines qui ramassent très tard, qui recherchent l’opulence (Hirtzberger, Knoll, FX Pichler…) et d’autres qui visent beaucoup plus la tension et qui critiquent le Codex, soit sans aller jusqu’à en sortir (Prager, Alzinger…) soit en se passant du Codex (Pichler-Krutzler, Veyder-Malberg…).

Pour approfondir le sujet je conseille le numéro 107 de la revue Le Rouge et le Blanc, ainsi que le site de la Vinea Wachau, d'où proviennent les photos : https://www.vinea-wachau.at/

 

 

Place à la dégustation : les vins sont goûtés dans des Zalto White Wine. Ouverture des bouteilles en début d’après-midi pour le soir, sauf pour le 1994 ouvert quelques minutes avant.

 

 

Apéritif

1 Franz Hirtzberger - Riesling federspiel “Steinterrassen” 2017 : assemblage de parcelles autour de Spitz. Couleur claire, nez expressif et élégant sur des notes de fleurs blanches, de citron vert, de fruits jaunes, ne fait pas très riesling. Bouche vive, perlante, beaucoup de fruits, d'agrumes surtout, et une finale très fraîche, désaltérante, qui donne envie d'y revenir. Belle entrée de gamme, pas très complexe, mais parfaite pour l'apéritif. TB-.

 

2 Emmerich Knoll - Riesling federspiel 2016 : assemblage de parcelles autour d’Unterloiben. Climat plus chaud (Courants froids de la forêt du Wadviertel au Nord-Ouest vs Courants chauds de la plaine de Pannonie à l’Est). Même couleur, nez plus marqué par des fruits mûrs et fruits exotiques, petite touche de pétrole, on sent un peu plus le riesling, du silex aussi. La bouche est plus mûre, moins vive, moins perlante, facile à boire car légère en alcool et fruité, mais ça manque un peu d'acidité par rapport au précédent. Ca reste néanmoins un bon petit vin d'apéritif. B+.

 

 

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3 Hofstätter - Riesling federspiel “Singerriedl” 2016 : sols de paragneiss (= gneiss sédimentaire) avec mica-schistes,  quartzites et sables. Sols plus maigres en haut de coteau. Exposition ouest. Couleur un peu plus dorée, nez un peu réduit au départ avec un côté fumé, silex, qui devient plus léger à l'aération, moins fruité, mais plus minéral que les précédents. La bouche est perlante, vive, tendue, minérale, citronnée, un côté zeste de pamplemousse aussi et une légère amertume. Finale pas très longue, mais salivante qui donne envie d'y revenir. Un excellent rapport q/p sur ce vin à 10€. TB-.

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4 Leo Alzinger - Grüner Veltliner federspiel  “Hochstrasser” 2016 : sols d’orthogneiss (= gneiss magmatique) + limons. Exposition sud. Bas de la parcelle “Loibenberg”. Couleur claire, nez différent, on sent qu'on a changé de cépage, miel, fruits exotiques, poivre, sans être exubérant et donc jamais écoeurant. Bouche vive, perlante, minérale, où on sent que tout est fait pour garder de la fraîcheur sur une parcelle et un cépage qui pourraient vite donner un vin lourd, mais ce n'est pas le cas, on reste toujours sur une belle acidité et des fruits mûrs. Bon petit vin, taillé pour l'apéritif là aussi. TB-.

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5 Högl - Grüner Veltliner smaragd “1000 Eimerberg” 2016 : sols de paragneiss + marbre de silicate. Exposition sud. Couleur or clair, nez bien plus opulent et démonstratif, on sent le passage à la catégorie "Smaragd", très marqué fleurs blanches, un peu violette et anis le soir, comme un viognier trop lourd, plutôt sur la rose à la gewurz le lendemain, des fruits surmûris, c'est très variétal. La bouche est très grasse, opulente, mais vite lourde et écoeurante. Le seul vin de la série que je n'ai vraiment pas aimé. Moyen.

tausend eimer berg wachau

 

6 Pichler-Krutzler - Grüner Veltliner “Supperin”  2016 : sols d’orthogneiss, sables et alluvions. Exposition sud-ouest. Couleur dorée, nez très minéral avec une touche de miel, peu de fruit, pas du tout variétal, il faut aller le chercher, peut-être une pointe d'épices (safran ?). La bouche est vive et tendue pour du Grüner, ultra minérale, le cépage est complètement effacé au profiter du terroir, le vin n'est pas encore très complexe, peut-être un peu fermé pour être jubilatoire, mais il s'annonce très grand dans quelques années. Finale de longueur moyenne, fraîche, sur le miel et le minéral. Un style très convaincant, d'autant plus qu'on n'est pas sur la parcelle la plus qualitative du coin en théorie. TB.

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7 Prager (Toni Bodenstein) - Riesling smaragd “Achleiten” 2016 : sols hétérogènes : orthogneiss sur le haut, migmatites et amphibolites sur le bas, paragneiss à l’ouest. Exposition sud-est et ouest. Couleur bien plus claire avec ce passage aux Rieslings "Smaragd", nez très élégant, pas d'hydrocarbures mais des notes florales, des agrumes, de la mirabelle, on sent qu'il lui manque juste quelques années pour développer plus de complexité. La bouche est impressionnante d'énergie, de tension, parfaitement équilibrée par un beau volume et une impression minérale qu'il n'y avait pas au nez. La finale est bien plus longue et persistante, plus saline aussi que celle des autres vins. Le gagnant de la soirée à l'unanimité, même s'il faudrait encore un peu de temps pour être qualifié de grand vin. TB+.

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Vieux millésimes

8 Johann Donabaum - Riesling smaragd “Offenberg” 2003 : sols de paragneiss avec dépôts de marbre et d’ardoises. Exposition sud-ouest. Couleur dorée, nez bien marqué pétrole, c'est le premier riesling aussi facilement identifiable, avec des notes de miel, de résine, de fruits jaunes. La bouche est sur la même aromatique, encore jeune pour 2003, même si le fruit a laissé place au minéral et aux hydrocarbures, seule la finale est un peu plus décevante avec une pointe de caramel et peu de longueur. Cette fois-ci on sent qu'il s'agit d'un vin "moyen" mais bu à son apogée. TB.

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9 Rudi Pichler - Grüner Veltliner smaragd “Hochrain” 2008 : Sols de loess avec sables et argiles. Exposition sud-est. Couleur dorée, nez très marqué par des notes fumées/grillées, comme du silex, voire par moment du pneu brûlé, du caoutchouc, un peu repoussant au premier nez mas on s'y fait petit à petit. Derrière quelques notes miellés, très peu de fruit, très austère. La bouche est très énergique, tendue, avec un beauc volume, surtout à l'aération, voire un peu de gras le lendemain, c'est le seul qui rivalise avec le Prager à ce niveau-là. Le cépage est impossible à reconnaître. La finale est longue, toujours à fond sur le caillou fumé/grillé, une pointe de poivre aussi. J'ai adoré la bouche mais j'ai eu plus de mal avec le nez. TB.

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10 FX Pichler - Grüner Veltliner smaragd “Kellerberg” 2010 : sols d’orthogneiss et loess. Exposition sud. Couleur dorée, le nez évoque un liquoreux, encore bien plus miellé que les précédents, fruits mûrs, ananas, coing, voire papaye, du poivre, très beau, même si on reconnaît facilement le cépage. C'est plus compliqué en bouche où l'attaque est ronde et épaisse, sur les arômes du nez avec des noes minérales aussi mais on sent peu à peu les 14,5% passer devant. C'est puissante avec une grosse ampleur de la longueur, mais le vin manque cruellement d'acidité, il finit lourd, pataud, uniquement sur l'alcool. Un peu décevant pour ce qui était censé la grande bouteille réunissant un beau millésime, une belle parcelle et un bon producteur. Certains sont moins difficiles que moi autour de la table mais tout le monde s'accorde à dire qu'il est impossible d'en boire 2 verres. On comprend avec le nez et l'attaque pourquoi ce genre de vin peut plaire, mais avec la fin de bouche on perçoit aisément les raisons pour lesquelles les gros Smaragd commencent à être critiqués. TB-.

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11 FX Pichler - Grüner Veltliner smaragd Terrassen 1994 : assemblage de parcelles autour de Dürnstein à l’est. Couleur plus claire que le précédent, nez très minéral, caillou fumé, peu de fruit, presque un côté hydrocarbures, on ne sent plus le cépage. La bouche est encore là, manquant de fruit certes, mais avec de belles notes minérales, encore une acidité correcte. La finale par contre est très courte. Pour une entrée de gamme, ça a sacrément bien vieilli. TB-.

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 wachau sols geologie

Une petite synthèse des sols, bien utile... (http://www.krier-thilion.eu/wachau_geologie.html)

 

Conclusion : sans trop de surprises, nos palais français ont préféré en général les rieslings, plus acides, aux grüners, et les producteurs travaillant sur la tension (Prager, Pichler-Krutzler, Rudi Pichler) plutôt que sur l'opulence. Tout le monde a apprécié la diversité des 11 vins, très marquée grâce aux différents terroirs mais peut-être encore plus par les styles de vinification. Par contre si on devait comparer avec une région comme l'Alsace, les rapports qualité/prix ne sont pas très intéressants et le niveau général un peu plus faible à l'unanimité. Les vins que certains pourraient éventuellement racheter un jour sont le Prager (38€) et le Hofstatter (10€). C'est peut-être dans les petits rieslings federspiel de producteurs méconnus qu'il faudrait fouiller, ou alors dans la région voisine du Kremstal, moins célèbre mais plus dynamique.

 

 

Afters :

P. Alliet - Chinon Vieilles Vignes 2004 : on termine tranquillement avec un vin servi à l'aveugle, la couleur est claire, le nez sur les fruits rouges, une pointe végétale, pas très évolué pour 2004. Beaucoup de fruit en bouche, c'est léger mais sans manquer d'épaisseur, très élégant, légèrement floral aussi, assez bonne longueur. TB.

B. Baudry - Chinon La Croix Boissée 2004 : couleur noire, nez de champignon, de tabac, de sous-bois, peu de fruit. Bouche puissante, tannins encore très présents et astringeants. Pas photo ce jour là avec le VV de Baudry. C'était quand même un peu mieux le lendemain. B-.

 

31 décembre 2018

Robert Weil (Allemagne - Rheingau) ****

Vieux domaine historique d'environ 90 hectares situé à Kiedrich. Le style se veut plutôt à l'ancienne, riche et opulent, taillé pour la garde, même si l'on voit ici aussi de plus en plus de vins secs et de GG apparaître.

 

Robert Weil - Rheingau Riesling Kiedricher Gräfenberg Auslese 1993 1/2bt : (8,5% vol, AP 015 94) Bouchon complètement effrité, couleur or foncé, nez sur la confiture d'abricot, d'orange, un peu de miel, de coing, impossible de sentir le riesling pour moi, le vin me rappelle plutôt un Montbenault liquoreux ou un Scheurebe de Kracher. La bouche est elle aussi sur l'abricot, les fruits jaunes, bonne acidité, surtout une amertume (zeste d'orange) de plus en plus présente qui relance bien le vin. On sent que les sucres ont commencé à être "mangés". Bonne longueur sur l'orange amère. Le vin a encore un bon potentiel de garde, même en 1/2 bt, sans parler du bouchon. Note : 17/20.

Robert weil 1993

 

 Sekt brut 2019 attaque vif puis finit court et arrondi, moyen. Kiedricher Grafenberg GG 2002 servi en 6L couleur dorée, encore jeune miellé, fruité, il y avait probablement 4-5gr de SR au départ, tilleul, citron vert, résine, avec de l’épaisseur, soyeux, pas une acidité énorme mais juste ce qu’il faut, très long, complexe, grosse bouteille !