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Mon carnet Vin
18 avril 2013

Claudio Mariotto (Piémont) ***

Claudio Mariotto - Timorasso "Pitasso" DOC Colli Tortonesi 2014 : (100% timorasso, 14,5%) Couleur or, nez discret à l'ouverture, à peine mieux le lendemain, probablement encore un peu jeune, avec des fruits très mûrs, du miel, des notes florales, un peu de terpène. La bouche par contre est déjà sublime, puissante, avec beaucoup d'énergie et de tension, beaucoup de matière, sur la poire confite, la confiture de mirabelle, abricot et agrumes bien mûrs, miel, quelques notes florales. Finale très longue, toujours sur le miel et les fruits bien mûrs, légèrement saline. Très beau vin, original, le seul vin que je connaisse qui lui ressemble un peu est Montbenault 2010 de R. Leroy. Un cépage à découvrir, qui m'a paru bien plus intéressants que l'Arneis, la Favorita, la Nascetta ou le Cortese. Note : 17,5/20.

mariotto pitasso timorasso 2014

 

 

Ricci **, San Leo Colli Tortonesi Timorasso riserva 2019 : couleur légèrement orangée on hésite aussi avec de l'évolution, nez de cire, abricot sec, fruits secs, on se demande s'il y a eu macération (apparemment oui, 3 jours) ou si c'est un veux blanc de Provence par exemple, pas beaucoup de gras pour un timorasso, reste assez frais, avec de beaux amers, presque une petite pointe oxy, impression que c'est prêt à boire, un style intéressant. B+.

 

4 avril 2015

Château Climens (Barsac) *****

Climens - Barsac 2002 : couleur or pâle, pas encore très évoluée, superbe nez très expressif, beaucoup de miel, abricot confit, pâtes de coing, un peu de noisette aussi, il fait un peu évolué pour un 2002. Beaucoup de finesse en bouche, toujours sur le miel et les fruits jaunes, du classique, mais superbe équilibre sucre/acidité. Il manque juste un poil de concentration et de longueur pour être parfait (effet 2002 peut-être). Note : 18/20.

climens

 

Climens

Barsac Cyprès de Climens 2015 : notes de caramel, peu de sucres mais peu d’acidité donc vite lourdaud. B-.

Barsac 2012 : (100% sémillon, 116gr SR, 14% alc) Encore tout jeune, semble un peu fermé mais il était servi trop froid, élégant, floral, pas très riche, longueur moyenne. Rien d’exceptionnel, peut-être pas le meilleur choix de millésime ou juste servi trop froid. Un peu déçu par ce château que j’aime beaucoup d’habitude. TB.

 

Climens Asphodele 2018 : couleur or pâle, nez assez mûr, de miel, pêche, fruits jaunes bien mûrs. Bouche avec beaucoup de rondeur, mûre, riche, peu d'acidité, ça finit mou, on a du mal à y retourner. B-.

 

Lilium sec 2023 : beaucoup de gaz à l'ouverture, petite refermentation. Couleur claire, nez anisé, floral. Bouche avec peu d'alcool mais très peu d'acidité, pas de peps, impression d'un peu de sucrosité, très moyen.

 

13 mai 2016

Oremus (Hongrie) ****

Oremus (by Vega Sicilia) - Tokaji sec "Dry Mandolas" 2012 : couleur or paille, nez expressif sur des notes vanillées, dans le fond un peu de citron, de beurre et d'amande (un côté chardonnay bourguignon du coup), mais la vanille écrase l'ensemble. La bouche est vive, tendue, bonne acidité, un peu de gras, pas du tout perlante, mais là encore l'aromatique est entièrement sur le boisé vanillé. Finale d'assez bonne longueur, vanillée et beurrée. Un vin avec certaines qualités, mais l'élevage est encore bien trop présent. Note : 13,5/20.

tokaji dry mandolas 2012

 

 

Oremus, Dry Mandolas furmint sec 2017 : si avant il était trop gras/beurré, le style suit l’évolution bourguignonne, tout en tension et vivacité avec des notes de soufre et de grille bien marqués, citronné et minéral. B+.

Oremus, Tokaji 3 puttonyos 2013 : très porté sur le miel, pas mal de sucres pour un 3p, belle acidité pour l’équilibrer. TB.

Oremus 3p 2014 : couleur bien dorée, nez encore jeune, très miel, acacia, fruits presque exotiques, touche muscatée ?, bouche fraîche, digeste, pourtant pas mal de sucres, long, encore tout jeune. TB+.

 

Oremus, Tokaji dry manolas 2022 : très noisette, style d’élevage marqué, manque de peps.


Oremus, Tokaji Late Harvest 2020 : muscate un peu, peu d’acidité pour tokaji.

 

28 janvier 2013

Planeta (Sicile) ***

Planeta - Santa Cecilia DOC Noto 2008

 Couleur : grenat.

Nez : peu expressif même après une longue ouverture, sur des fruits rouges bien mûrs mais sans être cuits, quelques notes de cerise et de cassis aussi.

Bouche : là aussi c'est assez fermé, rien à voir avec le vin que j'avais bu il y a 1 mois 1/2 au Grand Tasting. Il a cependant beaucoup de matière, de la puissance, de l'acidité et une belle fraîcheur. Clairement un vin en phase de fermeture. On reste sur les fruits du nez, avec un peu d'épices. Pas du tout de sucre, contrairement à la bouteille dégustée au GT.

Finale : bonne longueur, fraîche, acide.

Note : 16,5/20. Une déception, un vin très différent de celui goûté en salon, qui semble s'être fermé, mais qui a cependant beaucoup de potentiel.

P1020997

 

Cépage : 100% Nero d'Avola. Elevage : 12 mois en barriques dont 1/3 neuves.

Planeta est un domaine familial fondé en 1995 et basé à Menfi (sud-ouest de la Sicile). Le domaine possède aujourd'hui 390 hectares autour de Menfi, Vittoria, Noto (sud-est), et sur l'Etna. Le domaine travaille à la fois des cépages autochtones (Nero d'Avola, frappato, grecanico blanc, carricante blanc...) et des cépages internationaux (Syrah, Merlot, Cabernet sauvignon, Chardonnay...).

 

Goûtés au GT 2013 :

DOC Sicilia bianco "Eruzione 1614" bianco carricante 2012 : 95% carricante 5% riesling, anis, agrumes, entre sauvignon et muscat, abricot, assez frais. TB-.

IGT Sicilia "Eruzione 1614" rosso nerello mascalese 2011 : 100% nerello mascalese, plein de fruits rouges, un côté pinot noir, léger, peu tannique, très frais, épices, manque juste un peu de longueur. TB.

 

Goûté au GT 2012 :

Santa Cecilia DOC Noto 2008 (100% Nero d’Avola), vin légèrement sucré, très fin, avec une belle matière, de la longueur, on a envie d’y retourner. TB. (+- 17/20).

 

 

Planeta

Brut Metode Trad : B-.

Etna bianco 2018 : (carricante) fait très muscat. B-.

Eruzione 2017 blanc : (carricante) bien plus vif, citronné, tendu. B+.

Eruzione 2017 rouge : (nerello) très poivré pour un nerello, plutôt fin et léger, peu tannique. B+.

 

 

Planeta : Eruzione 1614 2021 blanc carricante avec une belle tension, petit grillé des lies, sensation presque tannique en finale, grosse allonge minérale, de la tension, joli. Eruzione 1614 rouge 2020 un peu compliqué dans la série, jolie aromatique presque pinot, assez fin, déjà un début d’évolution, finale un poil lisse pour un nerello mascalese.

 

18 juin 2025

Cartographie des côtes d'auvergne

 

 

Cartographie du Vignoble des Côtes d’Auvergne par l’IFV (Institut Français de la Vigne)

 

 

Sous l’impulsion de la Fédération des Côtes d’Auvergne et de l’association des Vins Volcaniques VINORA (https://volcanic-origin.com/) qui présentait son nouveau label « Volcanic Origin », l’IFV a été mandaté pour cartographier le vignoble.


Le projet complet est expliqué ici : https://www.tikographie.fr/2024/02/08/cartographier-le-vignoble-2-2-comment-la-science-des-sols-peut-repondre-au-changement-climatique/


Les résultats seront disponibles dans quelques semaines sur la plateforme E-Terroir.

 

Le 24 juin 2025, Véronique Genevois et Etienne Goulet de l’IFV étaient présents à Vulcania, lors de l’événement organisé par Vinora, pour livrer le résultat de leurs recherches. 

 

 

 

Dans quel but ?


L’objectif principal de cette étude est de comprendre les différents terroirs d’Auvergne, à la fois au niveau géologique, mais aussi pédologique (les premiers centimètres du sol) et topographique (altitude, vent…)
En fonction des résultats, une réflexion plus précise pourra être menée sur le choix des cépages, des clones et des porte-greffes, avec en ligne de mire le réchauffement climatique qui impose une remise en question.
En fonction de la quantité d’eau disponible, de la vigueur de la parcelle, de la précocité… les vignerons auront des informations essentielles sur la façon de travailler la vigne.


Le but est aussi de favoriser l’installation de nouveaux vignerons. L’objectif affiché par la Fédération des Côtes d’Auvergne est de doubler la surface de l’AOC. Pour cela, les communes sont aussi sensibilisées et intégrées dans le circuit, notamment pour un accès plus simple à la constructibilité des chais. Dans l’idéal, la Fédération pourrait obtenir des terres (en friche ou non) et ensuite les revendre aux nouveaux viticulteurs afin de simplifier les démarches administratives ou l’accès aux prêts. 


Enfin, un vocabulaire commun, plus précis, devrait peu à peu s’imposer.

 

 

 

La Cartographie


1215 points de sondage sur 489 hectares (les terres en AOC + quelques parcelles appartenant à des particuliers ou à des mairies) ! C’est donc un travail colossal qui a été mené, parfaitement objectif, avec une précision rarement atteinte pour ce genre d'exercice. Une carte avec une échelle inférieure au 1/5000e devrait donc être disponible sous peu.


Non seulement les types de sol et de sous-sol seront disponibles, mais aussi les « quantités de sol » avant de tomber dans le sous-sol, la quantité d’eau, la vigueur, la présence ou non de carbonate de calcium (très utile pour les porte-greffes).

 


Le classement a été établi en fonction de  :


5 grandes formations géologiques simplifiées : formation du socle géologique, dépôts sédimentaires, formations issues des édifices pépéritiques, formations volcaniques, formations superficielles-dépôts d’alluvions et de colluvions.

 

Ce qui a abouti à 18 « Groupes Terroir » : voir schéma.

 

 


Puis ces groupes terroirs ont été classés en fonction de la présence ou non de carbonate de calcium (présent s’il y a du calcaire, absent si le sol est purement volcanique), en distinguant le sol et le sous-sol.

 


Ensuite, les sols ont été classés en fonction de leur milieu pédologique, c’est-à-dire le nombre de centimètres de « terre », l’horizon organo-minéral avant de tomber dans la roche. Ce qui permet de montrer le potentiel en eau et le potentiel vigueur de la parcelle.

 

 


Enfin, ces groupes ont été une dernière fois divisés en fonction de l’influence volcanique, en 4 catégories (aucune influence, faible influence, forte influence et 100% volcanique). Comme on peut le voir sur le schéma, le nombre d’hectares de sols purement sédimentaires reste dominant, devant les sols à forte influence volcanique.

 

 

Ce qui aboutit au final à « 100 Unités de Terroir ».

 

 

En conclusion, Véronique Genevois et Etienne Goulet ont insisté sur le fait d’avoir rarement vu autant de diversité sur une aussi petite surface. Il y a parfois une hétérogénéité très forte sur une même parcelle. Très logiquement, plus on approfondit l’étude, plus on se rend compte de la complexité des sols, avec de nombreuses parcelles où volcanisme et sédimentaire se sont mélangés au fil du temps dans des proportions très variables. Pour finir, comme l’a dit Gaétan Bouvier : « Encore une raison pour le sommelier, si besoin était, de faire preuve d’humilité face à la complexité qui se cache derrière une bouteille de vin ».

 

Un grand merci à Véronique Genevois, Etienne Goulet et l’IFV pour ce travail remarquable.

 

 

On aboutira à des cartes comme celles-ci sur E-Terroir : ici la face nord  de Corent sur le mode "influence du volcanisme", et l'on pourra switcher sur les modes "Eau", "profondeur de sol" etc....

 

 

 

 

Dégustation

Golan Heights, Gamla Galilée chardonnay 2022 : un peu d’élevage et international mais pas mal fait, aucun excès de chaleur.


Golan Heights, cab sauv 2024 ? : moins intéressant que le chardonnay.


Cristom, chardonnay 2020 Eola-Amily Hills Willamette valley 2020 : chardonnay avec du gras, à la bourguignonne, petit élevage grillé, sans excès, une bonne tension et du fond derrière.


Cristom, pinot noir Jefferson 2021 : un peu trop boisé, arrondi, élevage toasté.

 

(Cristom (Oregon) à Prowein

Jefferson pinot 2019 (13,5%) un peu serré, grappe entière, frais, bon, peu de bois, pur, long. Jessie 2019 un peu trop serré en l’état mais beau fruité, très frais, belle acidité, pas de bois. Eileen 2019 (13,7%) plus tannique, plus de matière, léger boisé, moins sur le fruit, taillé pour la garde, plutôt prometteur. Belle gamme.

Regoûté plus tard dans un autre contexte Jefferson 2019 semble un peu trop marqué par son boisé toasté, joli fruit, belle texture sinon.

 


Gavalas, Posta 2023 santorin : nez aromatique et floral, petit grillé des lies. Bouche pas très haute en alcool pour un assyrtiko majoritaire, un peu de vivacité en attaque, un peu de lies, mais finale un peu courte par rapport aux meilleurs.


Planeta : Eruzione 1614 2021 blanc carricante avec une belle tension, petit grillé des lies, sensation presque tannique en finale, grosse allonge minérale, de la tension, joli. Eruzione 1614 rouge 2020 un peu compliqué dans la série, jolie aromatique presque pinot, assez fin, déjà un début d’évolution, finale un poil lisse pour un nerello mascalese.


De Bortoli, Sol e Vento 2023 : un peu trop aromatique avec un côté muscaté, mais sinon reste frais.


Oremus, Tokaji dry manolas 2022 : très noisette, style d’élevage marqué, manque de peps.


Oremus, Tokaji Late Harvest 2020 : muscate un peu, peu d’acidité pour tokaji.


Dr. Loosen : Urziger Wurzgarten kabinett 2023 peu acide, aromatique, juste tenu par son gaz. Wehlener Sonnenuhr Spätlese 2022 très joli, tendu, joli fond minéral, salivant.


Barbeito, Rainwater 5ans, Boal 5ans et Malvoisie 5ans : jolie gamme bien maitrisée pour des jeunes Madère, avec une préférence pour le Boal, bel équilibre, finale qui noisette.


Allegria, Cinsault 2024 : nez plutôt joli, cinsault très fruité et fin, mais souris en finale.

 

...


 

20 octobre 2012

Bruichladdich ***

Bruichladdich

Création : 1881 (2001 pour Port Charlotte et Octomore)   Situation : Islay     Propriétaire : Rémy Cointreau depuis 2012

bruich dis

 

La distillerie produit aussi le Port Charlotte (tourbé), l'Octomore (très tourbé) et le rare Lochindaal.

 

Bruichladdich 1992-2009 PX sherry edition OB 46%

Couleur : ambrée.

Nez : marqué par la finition sherry (15ans en fûts de bourbon + 2ans en fûts de PX), beaucoup d'orange, un peu floral, boisé et épicé. Un tout petit peu d'iode également.

Bouche : douce, très sucrée, un peu de chocolat et do'oranges confites, du caramel, quelques épices. Sur la fin un côté acidulé fait son apparition et donne un peu de fraîcheur qui manque au Links St Andrews.

Finale : moyenne, sucrée et acidulée, sur l'orange confite.

Note : 84/100 Un whisky plutôt simple et facile à boire.

bruich sherry

 

Bruichladdich Black art 1989-2009 OB 51,1% : 83/100. Mélange de fûts de bourbon et de différents vins, beaucoup de fruits rouges (c'est original au moins), vineux, boisé, alcool très présent.

bruich black

 

Bruichladich Laddie Classic 01 46% : 82 et 83/100. (lancé en 2009) Couleur or pâle, nez un peu alcooleux, bois, résine, fruits verts, citron, pêches blanches. Bouche sucrée, acidulée et citronnée, pointe fumée, un petit côté vanillé et épicé. Finale un peu amère et à pein trop sucrée. Un whisky plutôt simple et facile à boire au final. Lors d'une seconde dégustation l'amertume était un peu plus présente. (Noté 83 par Serge).

bruich laddie

 

Bruichladdich Scottish Barley The Classic laddie 50% : (lancé en 2013) couleur or pâle, nez sur la céréale, un côté pâtissier, miel, vanille. Meilleur en bouche, bonne apleur, alcool bien intégré, un côté "rye" au départ, puis un côté bourbon vanille, caramel, épices, légèrement sucré. Finale épicée, vanillée, assez longue. Bien fait, une bonne surprise. Note : 85/100. (Noté 82,4 sur Whiskybase).

Bruichladdich The Classic Laddie Scottish Barley 50% : (lancé en 2015) dernière version sortie du whisky précédent, l'étiquette a légèrement changé, "classic laddie" et "scottish barley" ont échangé leur place, le profil est un peu moins sucré, plus sur la céréale, un peu moins gourmand, plus d'alcool. Note : 83/100. (81,7 sur whiskybase).

 

Bruichladdich The Laddie Ten 46% : couleur or, nez vanillé, miel, fruits (agrumes). Bouche, vanillée, légèrement iodée, quelques épices, citron, céréales. Assez bonne longueur, épices, un peu d'iode, vanille. Très bonne version, malheureusement plus produite aujourd'hui. Note : 86/100.

 

 

Bruichladdich Links 1 The Old Course St Andrews 14yo refill spanish oak 46%

Couleur : or.

Nez : très légèrement iodé et marin, on sent surtout le sherry : orange, caramel, sucre et céréales.

Bouche : très douce mais surtout très sucrée, vite écoeurante. On retrouve beaucoup d'orange, un peu de pêche et de caramel. La texture un peu moelleuse est agréable par contre.

Finale : courte et sucrée.

Note : 80/100 Très moyen, le sherry a donné trop de sucre.

bruich links

 

Bruichladdich 16ans Pauillac finish (Lafite) 46% : Note 79/100. Couleur or profond, nez un peu alcooleux, discret. Bouche très spéciale, chewing-gum, fraise, bois, sucre, très chimique. Finale, boisée, sucrée, fruits rouges. Bonne longueur.

bruich a

 

Bruichladdich 1989-2009 Cask 79-80 Signatory vintage UCF coll. 46% : 83/100. Légère tourbe, un peu mentholé et citronné, peu expressif.

bruich sv

 

Bruichladdich 1970-2002 32ans 1st fill american oak casks 4200bts 44,2%

Couleur : or.

Nez : assez doux et très fruité, melon, mirabelle, abricot, coing, très légèrement exotique aussi, un peu de vanille. Je ne l'ai pas trouvé particulièrement iodé contrairement à certains. Superbe !

Bouche : douce, vanillée, épicée, un peu crémeuse, puis on retrouve les fruits du nez en un peu moins expressifs, abricot et melon bien mûrs surtout. Manque un peu de punch mais c'est très fin.

Finale : manque un peu de longueur pour être une tuerie à mon sens, un peu plus de vanille et d'épices, moins de fruits.

Note : 91/100. Superbe nez et très beau fruité, mais il manque un peu de punch et de longueur à mon goût. (Noté 95 par Serge, 92 par Ruben, 92,5 sur Whiskybase).

bruich 70

 

Bruichladdich 1993-2013 20ans Cadenhead Small Batch bourbon hogshead 51,6% 738bts

Couleur : or pâle.

Nez : expressif, beaucoup de fruit (pêche, fruits jaunes), vanille, céréales, très frais (herbe fraîche ?). Le sample semble avoir bénéficié d'une bonne aération. Aucunement alcooleux.

Bouche : assez puissante, alcool bien intégré, beaucoup de fruit (pêche et abricot surtout), légèrement vanillée et très fraîche. Les fruits passent avant les arômes de bourbon, aucune lourdeur ni boisé/sucré envahissant ici.

Finale : bonne longueur, mais un peu plus vanillée, épicée désormais et moins fruitée.

Note : 88/100. Très bon Bruichladdich, classique et bien fait, avec beaucoup plus de finesse que toutes les versions en finish bizarroïdes (Barolo, Pauillac, Margaux, Pessac, Rhum, Madère...). Encore une très belle sélection de Cadenhead pour leur série "Small batch". (87,5/100 Whiskybase).

bruich

 

Bruichladdich 2003-2013 MOS 10ans sherry hogshead n°13051 56,3% : couleur ambrée, nez expressif, très marqué sucre brun, caramel, toffee, fruits secs de noël, quelques épices, un peu de soufre. Bouche assez douce pour 56%, sucrée, facile, un peu plus de soufre, un côté noisette en plus des arômes du nez. Finale assez longue, plus sèche, plus épicée, un peu soufrée aussi. Encore plus de soufre après quelques mois. Note : 84/100.

 

BR7 Bruichladdich 2001-2017 Elixir distillers 16ans 60,4% (3 sherry hogsheads & 1 bourbon barrel) : Couleur ambrée, nez légèrement tourbé, bien sherry café, toffee, chocolat, raisins, épices, gourmand. Bouche puissante, alcool bien intégré, petite tourbe et toujours beaucoup de sherry, pas trop sec, assez long, pas trop boisé, bel équilibre. 88/100

 

Bruichladdich 1989-2002 13ans Secret treasures cask n°1662 44% : couleur or pâle, nez très malté, un peu alcooleux, un côté vernis/colle dans le fond. Attaque en bouche plus intéressante, miellée, malt sucré, quelques notes de pomme et de fruits rouges. Finale assez courte, un peu alcooleuse à nouveau. Note : 80/100.

breuich_secret_treasures

 

 

Octomore 10ans (version 2017) 63% : tourbe assez fine pour Octomore, mais gâché par une finale très amère et sèche. Note : 84/100.

 

Octomore 4.2 / 4_167 Comus 5 ans Bourbon + Yquem finish 61% (167 ppm)

Nez : d'abord très fermé, guère étonnant pour un whisky à 61%. Il faut bien 30 minutes et quelques gouttes d'eau pour qu'il s'ouvre mais doucement ça devient très bien. La tourbe est présente mais loin d'être excessive, les 167ppm sont bien intégrés. Le nez me fait penser à un Ardbeg (Uigedail ou 1998 daily dram) avec des notes citronnées, un peu de poire, de la vanille apportée par le fût de bourbon et beaucoup de rondeur, en plus des arômes maritimes/fumés d'Islay.


Bouche : le whisky est très puissant, beaucoup trop, l'eau est nécessaire pour ne pas se brûler. La texture est un peu huileuse. Là aussi la tourbe n'est pas si présente que ça. L'effet Sauternes commence à se faire sentir alors qu'il n'y avait rien au nez, on trouve des fruits jaunes (surtout citron, abricot) mais très vite une vague d'acidité plutôt déplaisante envahit la bouche. Très étrange !


Finale : plutôt longue mais on reste sur ces agrumes acides et un peu astringents.

Note : 86/100 (90 pour le nez, 82 pour la bouche trop puissante et acide). Le Sauternes ne se sent pas trop finalement.

comus

 

Octomore 06.1 Scottish Barley 5ans 2008-2013 57%

Couleur : paille.

Nez : discret, mais surtout peu de choses, beaucoup de tourbe, du citron, du sel, céréales, caoutchouc.

Bouche : pas ultra puissante mais l'alcool est moyennement bien intégré, beaucoup de tourbe encore, fait très jeune, citron, foin, céréales et pas grand chose d'autre.

Finale : bonne longueur, iodée, citronnée, très tourbée, un peu de vanille.

Note : 84/100. Un whisky qui manque de complexité. (Noté 8/20 sur Whiskynews, 88,7 sur Whiskybase, 85 par Serge).

octomor
 

 

Octomore Epione 2014 6ans French Oak VDN/Sauternes 50% 162.5ppm 748bts

Couleur : or pâle.

Nez : très tourbé, mais comme les autres Octomore pas forcément plus que certains Laphroaig ou Ardbeg, d'abord sur le citron, la vanille, voire un côté brioché puis le Sauternes se fait de plus en plus évident avec l'ouverture, pêche, abricot, miel.

Bouche : texture très épaisse, mielleuse, assez douce, les 50% ne se sentent pas, un peu de sucre et de vanille, les fruits jaunes sont présents mais moins qu'au nez, c'est surtout la texture et le miel qui rappellent un VDN ou un Sauternes. Plus de finesse que dans les anciens Octomore. La tourbe est un peu moins présente qu'au nez, le sel arrive surtout en fin de bouche.

Finale : longueur moyenne, plus sur le citron et le sel, moins de fruits jaunes.

Note : 87/100. Un bon Octomore, gourmand, plus fin que les précédents, qui manque encore un peu de complexité pour aller plus loin. Par contre le prix (225€) est abusé.

octomore epione

 

 

Port Charlotte Peat Project 46%

Couleur : or pâle.

Nez : expressif, sur une tourbe assez grasse, un côté iodé, quelques fruits discrets, surtout du citron. Manque un peu de complexité, mais très agréable pour les amateurs de tourbe citronnée.

Bouche : toujours de la tourbe, du citron, un peu de vanille, et un côté poivré qui vient s'ajouter à l'iode désormais. Bonne puissance, alcool bien intégré.

Finale : bonne longueur, encore plus de poivre.

Note 83/100 : un whisky plutôt simple, qui devrait ravir les fans de tourbe. Une alternative au Big Peat de Douglas Laing.

pc peat

 

Port Charlotte Ten 46% : couleur ambre clair, nez tourbé et "sale" avec un côté fermier (étable, fumier) bien marqué. Bouche grasse, un peu sucrée, facile, tourbée, moins fermière et plus terreuse, avec un peu de cendre, du caramel, des agrumes. Longueur correcte, mais manque un peu de punch en attaque. Simple mais très efficace, tout le monde s'est régalé. Note : 85/100.

 

Port Charlotte 2001-2013 11ans MOS sherry hogshead 13052 58,2% : (Witch 2014) Très fermier, surtout au nez, écurie, étable... Bouche plus citronnée, légèrement marquée par le sherry, puissante, bonne ampleur, eaucoup d'iode, finale longue mais un peu trop sucrée. Note : 85/100.

 

Port Charlotte PC6 61,6% (bourbon + madeira) : couleur or, nez expressif, bizarre, un peu viandé, fermier, bubblegum. La bouche est un peu alcooleuse, pas beaucoup de longueur, tourbe, agrumes, poivre, toujours fermière et viandée. Pas mon truc. Certains ont apprécié plus que moi. Note : 84/100.

 

Port Charlotte 10ans 50% Heavily peated : bien tourbé, salin, notes de malt sucré un peu trop présentes, reste assez simple, bonne longueur. Note : 85/100.

 

Port Charlotte PC5 2001-2006 5ans sherry cask 63,5% : couleur or, nez très expressif, beaucoup de tourbe et d'iode, de la vanille, des agrumes, un peu sucré, facile et gourmand. Attaque douce, mielleuse, vanillée, épaisse, avec une tourbe très grasse puis les 63% arrivent en fin de bouche avec une bouffée d'iode, biscuits sucrés, orange, citrons confits, chocolat au lait, caramel. Bonne longueur, un peu de cendre. Un tourbé très gourmand avec son côté vanille/sucre/chocolat au lait, pas très marqué par le sherry. Note : 88/100. (Noté 86 par Serge, 85,8 sur Whiskybase).

pc5

 

Port Charlotte Scottish Barley 50% : or pâle, nez marqué par une tourbe fraîche, céréalière, réglisse, un peu jeune. Mieux en bouche, tourbe plus vanillée, plus grasse et plus gourmande, bonne puissance, alcool bien intégré. Finale iodée et poivrée de très bonne longueur. Note : 87/100. (Noté 85 par Serge, 85 sur Whiskybase).

 

Port Charlotte Port Sgioba 2001-2010 8ans sherry hogshead n°826/2001 286bts 66% : couleur ambrée, superbe nez, très expressif, tourbé/sherry, beaucoup de viande fumée, alcool parfaitement intégré. Bouche très puissante, épaisse, mélange parfait tourbe, iode, sherry (fruits secs, viande fumée, chocolat). Finale très longue, on sent très légèrement l’alcool sur la fin. Note : 92/100.

port charlotte port sgioba

 

Port Charlotte 2003-2016 12ans SMWS 127.44 2d fill oloroso sherry butt 65,9% 588bts for Feis Ile 2016 : couleur or, nez très tourbé et fermier à l'ouverture du sample mais très vite la tourbe est devenue discrète et le nez fermé. Bouche puissante, alcool parfaitement intégré, très tourbée à l'ouverture puis moins ensuite avec quand même un peu de soufre, des notes fermières, des épices, du café, de la viande fumée, belle texture épaisse. Finale assez longue, mais pas très aromatique, légèrement tourbée et fermière, épicée. Un whisky très changeant, difficile à cerner. Note : 87/100. (Noté 88,4 sur Whiskybase).

pc cantina mexicana

 

Port Charlotte 2003-2016 12ans Fresh Bourbon barrel n°816 sélectionné par Les Passionnés du Malt 60,4% 241bts : couleur or, nez discret au départ mais le sample provient d’une bouteille récemment entamée, c’est bien mieux avec un peu d’eau et après quelques minutes, on retrouve bien la tourbe fermière de Port Charlotte, le côté salé, algues, hareng fumé d’Islay mais aussi pas mal de réglisse, des plantes médicinales, un peu de girofle, dans le fond du citron et de la vanille. Bouche puissante, voire un peu agressive sans eau, mais il nage très bien, c’est d’abord assez austère, minéral, sec, ciselé, avec la réglisse et les plantes médicinales, puis un peu plus épais, fruité et vanillé avec de l’eau. Finale très longue, minérale, iodée, cendrée. Un Port Charlotte d’abord jeune, fougueux, un peu brutal, qui se laisse difficilement apprivoisé (original pour un PC ?) puis de plus en plus complexe et intéressant si on lui laisse du temps. Bien choisi les Passionnés ! Note : 89/100.

port charlotte passionnés du malt

 

Port Charlotte 2001-2016 Archives Fishes of Samoa Refill bourbon barrel n°276 62,2% 210bts : couleur or, nez expressif, légèrement moins tourbé que le 2003 Passionnés du Malt, un peu moins fermier aussi, mais plus fruité, citron, fruits jaunes, banane, ananas, presque exotique, légèrement vanillé, très facile. Bouche finalement assez douce pour du 62%, épaisse, gourmande, pas très complexe mais très efficace, avec le côté vanillé et très fruité du nez, légèrement sucrée, une belle tourbe iodée. Pas besoin d’eau ici, elle ne fait que donner de l’amertume. Finale longue, fruitée, citronnée, une pointe de réglisse, un peu de sel et de poivre. Style complètement différent du 2003 Passionnés du Malt, mais bien fait aussi. Note : 89/100.

 

Port Charlotte Meteorite for Ralfy 12ans bottled in 2017 sherry hogshead n°0941 56,2% : couleur ambrée, nez moyennement tourbé, surtout très marqué par le fût de sherry, un peu de caramel, de soufre, plein de bacon fumé, du lard, un peu noisette et fruits secs. Bouche puissante, à nouveau très exubérante, très sherry et très viandée, met une baffe au départ puis devient assez vite écoeurante. Bonne longueur. Un whisky too much à mon goût, surtout au niveau aromatique. Note : 87/100.

 

Port Charlotte 2004-2015 10ans MBl The Maltman Oloroso sherry cask n°936 53,1% : couleur ambrée, nez bien marqué par le fût de sherry, au moins aussi viandé que le PC Meteorite, un peu plus tourbé, plus marin, moins de caramel, pas le côté soufre, un peu de cuir, un peu fermier ici. Bouche très salée, tourbée, très viandée, comme le PC Météorite il met une baffe mais peut assez vite devenir écoeurant, bonne longueur pour lui aussi. Note : 88/100.

 

Port Charlotte 2002-2013 Private Cask Reserve Sherry hogshead 1155 62,5% 307bts : couleur or profond, nez bien tourbé, salin, sucré, caramel, exubérant, fruits sucrés. Bouche puissante, bien tourbée, saline et un peu sucrée, gourmande, grosse baffe au départ, mais peut devenir écoeurante assez vite je pense, très longue finale, tourbée, cendrée, bacon fumé. Note : 89/100.

 

Port Charlotte 2008-2019 Whisky Fassle Bourbon barrel Cask #3201 62,7% : très clair, fait assez jeune, bien tourbé et médicinal, végétal, un peu trop, alcool bien intégré et assez long. 88/100.

 

Port Charlotte The Heretic Feis Ile 2018 2001-2018 55,9% : (bourbon, rum & ex-wine casks) couleur or profond, nez bien marqué par la tourbe fermière, medicinal, iodé, caramélisé, huile de moteur c’est vrai et charbon de bois. Bouche très épaisse et crémeuse, un peu sucrée, céréales caramélisées, miel, vanille, un peu moins tourbé et salin que le nez, plus marqué par les fûts de rhum et de vin. Alcool parfaitement intégré. Finale longue, à l’opposé du Lagavulin, bien moins fraîche et citronnée, sympa lors des premières gorgées, mais qui peut devenir vite écœurante. Note : 88/100.

port charlotte heretic 2001 feis ile 2018

 

Port Charlotte 12ans bottled 2020 Brühler Whiskyhaus A dream of Scotland Manzanilla cask finish 423bts 51,3% : Couleur ambre clair, nez tourbé, viande fumé, pas trop violent ni trop fermier. C'est surtout la bouche qui est magnifique, épaisse, alcool parfaitement intégré, très gourmande car très saline, petite sucrosité, avec une finale sur la cendre, la fleur de sel, le caramel beurre salé qui donne envie d'y revenir. Note : 89/100.

 

Port Charlotte 2003-2023 Whisky Sponge 56,5% : tourbe assez fine, bouche avec de l'ampleur, un peu vanillée, gourmande, fruitée, tourbée, à peine iodée, bien équilibrée. Note : 91/100.

 

Port Charlotte 11ans bottled 2020 Brühler Whiskyhaus A dream of Scotland Palo cortado cask finish 326bts 54,1% : couleur ambre clair aussi, nez plus fermé, moins tourbé, plus marqué sherry sur la noisette, la noix, le chocolat. Bouche plus puissante, belle texture et grosse ampleur aussi, assez saline, moins de tourbe, plus de notes oxydatives. Là aussi la bouche est un cran au-dessus du nez, belle longueur avec un beau final de sherry sec et salin, du caramel puis un peu de cendre. Note : 88/100.

 

6 avril 2018

Belluard / Domaine du Gringet (Ayse) ****

Les Alpes 2011 - Vin de Savoie (100% gringet)

CR de Julien "La robe présente un léger doré.
Au nez c'est assez exhubérant, sur la pomme, la poire, de la noisette, un côté très légèrement oxydatif pour ma part (que les autres n'ont pas décelé).
En bouche il y a un beau volume, c'est gras avec une bonne tension, la finale est salivante. Et là, paf, de l'alcool en final pour ma part"

P1030319

 

 

Ayze méthode traditionnelle brut Les perles du Mont Blanc : (2010, AOC Vin de Savoie, 100% gringet) couleur or pâle, nez proche d'un champagne, brioche, noisette, citron, bouche vive, fraîche, avec un petit côté pomme blette désormais. Seule la finale est un peu courte. Une bonne alternative au champagne. Note : 15/20.

 

Ayze (2018 ? ou 2019 ?) : un peu beurré gras, touche noisette/oxydative, pas une grosse acidité, peu sucré, finit un peu sur l'alcool. B.

 

Grandes Jorasses 2013 : (altesse)  Or pâle, nez fruits exotiques, coing, papaye, un côté surmûri/à peine beurré. Bouche qui garde ce fruité, sans être tendue, reste fraîche, peu évoluée, jamais lourde, facile à boire, pas très long mais bien équilibré. TB.

 

Belluard - Le Feu 2015 : (gringet) couleur or profond, nez très pomme blette, un côté fermentaire, avec l'ouverture un peu fruits jaunes et miel, mais le côté pomme blette reste très présent. Bouche plutôt légère en alcool, vive à l'attaque, sur les arômes du nez, mais la fin de bouche manque de tension, finale où l'alcool ressort (effet 2015 ?). Le lendemain beaucoup mieux, un peu pomme blette mais aussi agrumes, miel, fleurs, alcool mieux intégré, semble plus énergique sans être grandiose non plus. B+.

 

Belluard Le feu 2014 : moins doré que le précédent, fruits mûrs, pomme, nez assez simple. Très belle bouche, tendue, énergique. TB.

 

Belluard, Ayze Perles du Mont Blanc 2016 : nez oxydatif, souris en finale.

 

Belluard, Ayze brut nature 2019 : très bon mais dans un style assez crémeux et rond pour un gringet.

 

 

 

Domaine du Gringet (Vincent Ruiz)

 

Dne du Gringet Etraz 2022 : réduit, marqué par les lies, pas très énergique. Aubeterre Roussette 22 reste assez fin, plus précis que le précédent. B+.

M. Gringet 2020 Belluard/Ganevat : marqué autolyse noble, très tendu, énergique, salivant, umami, top.

Dne du Gringet, Le Feu 2022 : très herbacé, anisé, sensation chaleureuse, manque de tension.

 

3 mars 2019

Penfolds (Australie) *** et Chris Ringland ***

Penfolds est une maison immense, possédant plus de 1000ha de vignes + près de 3000ha en négoce. Créée en 1844 la maison Penfolds s'est fait connaitre dans les années 1950 grâce à Max Schubert qui amène le domaine vers des vins tranquilles et secs avec notamment le mythique Penfolds Grange, assemblage de plusieurs régions ! Depuis les années 1990 les vinifications sont gérées par l'oenologue Peter Gago. Les vins de Penfolds sont "modernes", très confiturés, très boisés, riches en alcool, opulents. Cependant, les quelques vignes que le domaine a pu aquérir ces dernières années en Tasmanie (notamment présentes dans la cuvée Yattarna) apportent plus de fraîcheur.

 

 

Bin 8 2017 : (cabernet, syrah) très mûr, très noir, un côté pruneau et brûlé. Moyen.

Koonunga Hill chardonnay 2017 : (cuves) plutôt vif et tendu, mais très marqué par le soufre et un côté grillé gênant. On sent qu'ici aussi on est passé de chardonnays très ronds et beurrés à des vins plus tendue en autolyse. B-.

 

Penfolds, RWT Barossa shiraz 1999 : (13,5%) belle surprise, très lardé, évolution noble, assez fin pour Penfolds.

 

Penfolds - Koonunga Hill Shiraz Cabernet 2012 1/2 bt : (assemblage de différentes régions, Barossa Valley, McLaren Vale, Clare Valley, Coonawara...) couleur grenat, nez expressif, sur le cassis, la prune, l'orange sanguine, quelques épices, léger boisé bien intégré. Bouche aux tannins peu perceptibles, bonne matière, fruits noirs, épices, et un côté métallique un peu gênant, reste assez frais. Finale courte. Une entrée de gamme correcte mais pas plus. Note : 14/20.

penfolds

 

 

 

Chris Ringland - RBJ Theologicum Barossa Valley 2012 : (50% grenache, 50% mourvèdre) Couleur grenat, nez de fruits mûrs, fruits rouges et quelques fruits noirs, poivre, chocolat. Bouche très dense, concentrée, puissante, encore jeune, on sent bien les 15,2%, élevage bien intégré, tannins mûrs gras et fondus, un peu confiturée. Assez longue, Encore un peu jeune. Bien dans le style Barossa très opulent, même si je m’attendais à pire pour un RIngland. C’est une cuvée plutôt d’entrée de gamme chez lui, bien faite si on cherche la densité, encore jeune et massive pour nos palais français derrière les Bordeaux. B+.

 

 

24 juin 2018

Domaine de la Grange Tiphaine (Amboise) ****

Grange Tiphaine - Montlouis sur Loire demi-sec "Les Grenouillères" 2014 : (35gr SR) Couleur or clair, nez sur la poire, un peu de brioche, de tarte aux pommes. La bouche commence aussi sur ces arômes puis finit un peu plus sur les agrumes avec quelques amers en finale. Le vin est gourmand, facile, avec ses quelques grammes de sucre, plutôt léger, mais il manque un peu de tension et de longueur en finale. Bien, mais pas au niveau des Chidaine, Huet, Foreau... Note : 15/20.

 

Grange Tiphaine Touraine Trinq'ames sauvignon 2017 : fait chenin sur la poire, la pomme au four, la bouche a du volume mais manque de tension. B-.

 

Grange Tiphaine - Montlouis sur Loire "Clef de Sol" 2012 : (sols : sables, argile à silex et calcaire) Couleur paille, nez fermé à l'ouverture, un vin à attendre a priori, le lendemain quelques notes fruitées de citron, de pamplemousse et de poire, puis quelques notes florales et mentholées dans le fond. Belle matière en bouche, du gras, élevage bien intégré, sur les arômes du nez, avec une belle tension. Longueur moyenne. Un beau Montlouis, à attendre encore un peu. Note : 16/20.

grange tiphaine 2012

 

Grange Tiphaine, Montlouis-sur Loire Clef de sol 2023 : chenin au nez aromatique, floral, bouche légère, déjà très accessible, facile, qui manque un peu de longueur en comparaison des suivants. Mais une bonne mise en bouche. Vite placé sur un chenin. B+.

 

Grange Tiphaine, Montlouis sur Loire Les Epinays 2022 : un peu moins aromatique que le 2023, plus sur la poire, bouche avec plus de volume, plus de puissance, on sent le millésime plus riche, avec plus de potentiel de garde aussi. Un peu trop riche pour être placé en chenin pour la plupart. B+.

 

22 janvier 2017

Clos du Rouge Gorge (Latour-de-France) ****

Clos du Rouge Gorge (Cyril Fhal) - Vin de Pays des Côtes Catalanes "Jeunes vignes" 2013 : (grenache, sans soufre ajouté) couleur rubis foncé, nez légèrement réduit à l'ouverture, mieux après quelques minutes, beaucoup de fruits rouges, quelques notes animales, un peu d'olive verte. Bouche assez légère, peu tannique, très fruitée et très fraîche, facile à boire, pas du tout perlante, sur les fruits rouges, l'olive verte, quelques épices. Finale assez courte, mais d'une grande fraîcheur qui appelle à se resservir. Note : 15/20.

clos rouge gorge jeunes vignes

 

Clos du Rouge Gorge - Cuvée spéciale 2007 vin de france : (carignan, élevage de 7ans) Couleur sombre, nez très vanille, coco, plein de bois. Bouche puissante, très boisée, massive, il y a quand même de l’acidité derrière et du fond. La finale est très boisée, avec des tannins encore serrés. Clairement à attendre. B-.

 

Clos du Rouge-Gorge, Côtes Catalanes 2019, nez un peu réduit/animal, jolie bouche avec peu d’alcool et beaucoup de fraîcheur pour le Roussillon, un joli piège ! Merci PN. B+.

 

27 mars 2024

Soirées chenin/pas chenin et gamay/pas gamay ?

 

Afin d'aider les deux équipes, quelques indications ont été données sur les cépages du soir. Le chenin (de Loire) a été présenté comme un cépage donnant des vins avec peu d'alcool, peu de corps et une acidité généralement élevée. La plus grande difficulté résidant probablement dans les multiples facettes que peut prendre ce cépage... Le gamay a lui été présenté comme un cépage coloré, avec une acidité élevée, d'alcool et de corps moyens, généralement peu tannique, même si les exceptions sont comme toujours nombreuses...

 

 

 

Les blancs

 

Grange Tiphaine, Montlouis-sur Loire Clef de sol 2023 : chenin au nez aromatique, floral, bouche légère, déjà très accessible, facile, qui manque un peu de longueur en comparaison des suivants. Mais une bonne mise en bouche. Vite placé sur un chenin. B+.

 

Grange Tiphaine, Montlouis sur Loire Les Epinays 2022 : un peu moins aromatique que le 2023, plus sur la poire, bouche avec plus de volume, plus de puissance, on sent le millésime plus riche, avec plus de potentiel de garde aussi. Un peu trop riche pour être placé en chenin pour la plupart. B+.


Julien Vedel, Vouvray Le Compte Marc 2023 : (parcelle de 0,2 ha, vignes centenaires sur la première côte de Vouvray, pas de malo) chenin un peu plus doré, nez plus mûr, plus concentré, bouche à la fois plus mûre, sur les agrumes et le coing, plus volumineuse mais aussi plus tendue, plus d’acidité et de longueur ici, tout en restant sur un petit 12 d’alcool. Très bel équilibre, surtout pour 2023. Déjà accessible avec un tour en carafe mais bon potentiel de garde aussi. TB+.

 


Château Yvonne, Saumur Le Gory 2021 : (parcellaire à Parnay) couleur encore plus dorée, nez avec un peu d’élevage ici, légèrement beurré, un peu plus marqué poire/pomme au four que le précédent. Bouche avec du gras mais aussi beaucoup de tension, de profondeur, des extraits secs. Un grand vin, dans un style un peu bourguignon en l’état, gastronomique, qui aurait besoin d’encore un peu plus de garde dans l’idéal. TB+.

 

Château Yvonne, Saumur blanc 2023 : couleur or, nez de fruits mûrs, coing. Bouche mûre aussi au niveau aromatique, plutôt légère en alcool par contre, élégante, avec une sensation minérale marquée en finale. TB-.


Pierre et Louis Trapet, Meursault Les Vireuils 2021 : couleur plus claire, nez avec un peu d’élevage, un peu plus de lies et de grillé que le précédent, une aromatique un peu plus chardonnay. Bouche avec de la tension, on sent le secteur frais de Vireuils, le millésime, mais aussi la volonté de ne pas trop bâtonner. L’équilibre est très bon entre largeur et longueur. Belle bouteille, là aussi taillée pour la garde. TB+.

 

Cottenceau, Montagny 1er cru Les bassets 2022 : chardonnay bourguignon très classique, avec encore pas mal d'élevage et de grillé, du corps, du gras, vite identifié (plutôt Côte de Beaune), encore trop jeune en l'état mais avec un beau potentiel. B+.

 

Clos de l’Epinay, Vouvray La Houssaie 2020 : (vin naturel) le vin a eu besoin d'un bon carafage, un peu de gaz à l'ouverture, puis très bien quelques heures plus tard, coloré et trouble, nez plutôt orienté coing, fruits mûrs avec une touche de lies. Bouche par contre très droite, très calcaire, légère en alcool, salivante. Le chenin a été trouvé facilement. TB.

 

Bessin, Chablis 1er Cru Montmains 2022 : (100% montmains, exposition sud-est, élevage fûts et cuves) un Chablis très légèrement beurré, sur une aromatique classique, dans un style élégant, avec une acidité moyennement élevée sur ce millésime solaire, encore jeune avec un peu d'élevage, globalement placé sur un chardonnay. TB.

 

Can Rafols dels Caus, Penedes chenin La calma 2021 : (2,5ha exposé nord-est, sols calcaires, élevage 6 mois en fûts sur lies puis 2ans en bouteille) Couleur or pâle, nez très marqué cire, encaustique, brioche, lies, fruits jaunes, très Priorat blanc ou maccabeu catalan dans le style. Bouche avec du corps, une bonne acidité, très longue, et salivante, peut encore vieillir. Un très beau vin, difficile à placer sur du chenin... TB+.

 

Domaine de Villeneuve, Saumur Les Cormiers 2021 : couleur or, nez étonnamment beurré pour la cuvée, la bouche est elle plus tendue et traçante, plus caillouteuse et typique de ce qu'on attendait. La finale manquait un peu d'intensité sur cette bouteille. B.

 

Les Vignes oubliées, Languedoc blanc 2023 : (grenache, clairette, roussanne, carignan blanc) Couleur or pâle, nez aromatique, fruité, sensation d'un fruit un peu plus sucré que sur les chenins même s'il tourne autour de la poire et du floral. Bouche avec plus de corps et d'alcool, même si derrière une bonne acidité pour le sud permet de garder un bel équilibre, très peu d'élevage bois désormais sur cette cuvée par rapport au passé. Joli vin, quand même identifié comme un peu plus sudiste que les chenins. TB.

 

Eric Morgat, Savennières Fidès 2014 : une bouteille malheureusement oxydée.

 

Ludovic Chanson, Montlouis sur Loire Les Cabotines 2018 : couleur très dorée, nez de coing, poires mûres, fruits presque exotiques, miel, cire, début d'évolution. Bouche à la fois mûre et riche mais avec une bonne acidité derrière, on sent qu'il est à son apogée aujourd'hui, beaucoup ont eu tendance à partir plus au sud sur ce millésime solaire, plutôt bien géré. Merci C. TB.


Clos Naudin Foreau, Vouvray méthode traditionnelle Extra-Brut 2019, bulle sèche et tendue, un peu vineuse, qui a bien rempli son rôle de réveiller les papilles à ce moment-là de la soirée. TB.

 

Huet, Vouvray méthode traditionnelle Brut 2017 : couleur or, nez de coing, ananas, fruits jaunes. Bouche avec un fruité mûr, peu de bulles, une bonne acidité, très gourmand et facile à boire, un peu de sucrosité, un style complètement opposé au précédent, mais très bon aussi. TB.

 

Domaine du Matin calme, Coteaux de l’Aubance 2022 : (95gr SR) Couleur or profond, nez très coing, ananas, on peut hésiter avec du manseng. Bouche fraîche, pleine de fruits frais, bonne acidité, légère en alcool, très joli sucre. TB.

 

Schäfer-Fröhlich, Felseneck riesling kabinett 2020 : là aussi le vin remplit bien son rôle pour finir sur une note de fraîcheur, son équilibre avec ses 8% d'alcool font vite partir sur un riesling allemand. TB.

 

 

 

 

Les rouges


Maison Bonnard, Bugey gamay Les Arcs 2023 : (à Crept, carbo, élevage cuve) On commence les rouges avec un gamay très clair en couleur, floral, plein de fruit, un peu bonbon sans aller trop loin, petite touche poivrée, bouche légère, aérienne, éclatante, pas beaucoup de volume ni une grande longueur mais très efficace. TB+.


Clos Constantin, Kaolinite vin de France 2023 : (élevage cuve béton, syrah sur calcaire et argiles kaolin à Argelliers, en grappes entières) Syrah très pure, lardée, violette, poivre, légère en alcool et fraîche pour le sud, plutôt typée Rhône nord, avec une belle texture et beaucoup d’allonge. Magnifique. TB++.


Desvignes, Morgon Javernières 2010 : (Semi-carbonique. Neuf mois cuves ciment) Couleur sombre, pas vraiment évoluée pour 2010, nez encore jeune, pas vraiment sur le fruit de la jeunesse, mais plutôt sur du cuir. Bouche avec du volume, une certaine puissance, mais des tannins fins, encore jeune et avec une bonne fraîcheur. Très beau vin, qui appelle la table. Il a déstabilisé tous ceux qui n’ont pas l’habitude des beaux gamays avec un peu d’âge. Merci Bertrand. TB.

 


Michelini i Muffato, Bierzo En el camino 2022 : (cépage mencia moitié cuves bois moitié cuves inox. 30% grappes entières) Couleur sombre, contours violets. Nez de fruits noirs et poivre. Bouche légère en alcool, un peu plus tannique que nos gamays du soir peut-être, mais sinon assez proche, joli piège. B.

 

Dupré Goujon, Côte de Brouilly 6.3.1 2020 : (3 terroirs, en fûts et demi-muids. Semi-carbo) Couleur sombre, nez fruits noirs et cuir, réglisse. Bouche avec du corps, un fruité juteux, encore quelques tannins, de la fraîcheur, de la longueur mais encore un peu jeune. Globalement placé plus au sud, pour ce vin qui comme le Desvignes est plutôt classique d'un joli cru du Beaujolais, des vins que nous connaissons mal pour la plupart. TB.


Clos du Rouge-Gorge, Côtes Catalanes 2019, nez un peu réduit/animal, jolie bouche avec peu d’alcool et beaucoup de fraîcheur pour le Roussillon, un joli piège ! Merci PN. B+.


La Madone, Côtes du Forez gamay sur volcan vieilles vignes 2024, gamay léger sur ce millésime, déjà très accessible très floral et plein de fruit, frais, avec de la gourmandise. Le gamay a été trouvé facilement. TB+.

 

Domaine Valma, Fleurie Labourons Face B 2023 : (en semi-carbo) Couleur plus sombre que la Madone un peu trouble, nez un peu réduit au départ, bien mieux après carafage. Superbe bouche surtout, très beau fruité, juteux, acidulé, tannins très fins, floral aussi, avec beaucoup d'allonge, salivant. TB+.

 

Héritage du Pic St Loup, Guilhem Gaucelm 2021 : (syrah + grenache) Couleur très sombre, nez très syrah, lardé, violette, typé Rhône nord. De même en bouche, très sauvage, typé syrah grappe entière à la Graillot/Gonon d'autant plus qu'il n'y a pas beaucoup d'alcool sur ce millésime, une très belle acidité dans le fond. Déjà excellente n l'état et beau potentiel de garde également. TB++.

 

Henri Magnien, Aloxe-Corton 1er Cru La coutière 2021 : couleur très claire, un peu tuilée déjà. Joli nez fruits rouges avec des notes d'élevage toasté encore présentes. Bouche suave, en rondeur, avec un beau volume et de la maturité pour 2021, encore un peu boisé toasté et vanillé, à attendre encore un peu, mais il y a du fond, prometteur. Vite identifié en pinot noir. TB-.

 


JM. Bouley, Volnay 2020, très beau pinot dans une bonne phase, avec de la maturité et de la densité, un beau fruité et des tannins fins. Le pinot a vite été reconnu. Plus compliqué la deuxième soirée. TB+.
 

 

14 juin 2024

Salon Nouvel Ordre

 

Lapilli

Brume 2023 : (Sol : limoneux-sableux, colluvions volcaniques (pépérite, basalte)  Localisation : Puy de Corent  Vignes : 30 à 60 ans  Exposition : nord, 15% de pente  Cépages : Gamay d’Auvergne  Vinification : macération semi-carbonique 5 jours grappes entières, cuve fibre, levures indigènes, non collé, sulfitage SO2 20mg/l en fin de fermentation.)   Couleur claire, nez avec une toute petite volatile à l'ouverture de la bouteille, regoûté en fin de dégustation elle s'est complètement intégrée à l'ensemble, léger en alcool, frais, petits fruits rouges acidulés, bonne acidité, du peps, très facile à boire.


Lapilli Garden 2023 : (Sol : argilo-calcaire, colluvions volcaniques (pépérites, basalte, pouzzolane) Localisation : Puy de Corent  Vignes : 30 ans  Exposition : sud, 17% de pente  Cépages : Pinot Noir  Vinification : macération 10 jours grappes entières, cuve inox, levures indigènes, non collé, sulfitage SO2 2g/hl en fin de fermentation, élevage 9 mois en fûts de chêne 228L.) Pinot noir sérieux, coloré, encore un peu d'élevage au nez, la bouche présente un très beau volume, fruité mûr mais bien équilibré, tannins encore présents en finale, a besoin de quelques mois encore mais un superbe potentiel, avec du fond. 


Demain 2023 : (Sol : argilo-calcaire, colluvions volcaniques (pépérites, basalte, pouzzolane)  Localisation : Puy de Corent  Vignes : 30 ans   Exposition : sud-ouest, 20% de pente   Cépages : Gamay d’Auvergne et Gamay Beaujolais     Vinification : macération 10 jours grappes entières, cuve inox, levures indigènes, non collé, non filtré, sans SO2 ajouté.) Un gamay très foncé, sérieux, mûr, à attendre, petite souris de mise, à regoûter dans quelques mois.


Nord & Blanc 2023 : (Sol : limoneux-sableux, colluvions volcaniques (pépérite, basalte)  Localisation : Puy de Corent  Vignes : 50 à 60 ans   Exposition : nord, 15% de pente   Cépages : Gamay d’Auvergne   Vinification : pressurage direct, vinification en vieux fûts bourguignons de 228L, levures indigènes, non collé, sans SO2 ajouté.) Blanc légèrement saumoné, très beau nez très précis, élégant, propre, mêle agrumes, épices, fruits rouges, bouche tendue avec beaucoup de fraîcheur pour 2023, salivante, amers nobles. 

 

 

L'Eau qui dort (négoce de Lisa et Paul)
 

Tour de chauffe 2023 (maccabeu, grenache blanc en Macération roussillon) : un nez exubérant, intense, la bouche est finalement digeste, macération pas trop poussée, pas très tannique, jolis amers, très beau vin.

Bosco 2023 (90% pinot, 10% gamay à Dallet, Auvergne) : rouge clair en couleur, léger, plein de fruit, facile, digeste, parfaitement propre, glisse tout seul.

+ Lisa Le Postec gamay/pinot gris 2023 : prélevé sur fût, moins sur le fruit que lors de la dernière dégustation, plus sérieux mais aussi un peu plus long et plus terroir.

+ Coteau Libre 2022 :  : (embouteillé, pas encore commercialisé) un peu moins de volatile qu'il y a 3 mois, moins sauvage, plus posé, tannins encore un peu serrés en finale. Ca prend forme !

 

 

L'Arbre Blanc

(domaine repris par les danois Jacob et Julie en novembre 2023 avec le stock. Les vins suivants ont été prélevés sur fût, mise en bouteille bientôt...)

Blanc 2021 : un blanc encore tout jeune, mais déjà bien en place, pas du tout d'oxydation, très frais, beau volume, petits amers.

Macération 2022 : très belle macération à venir, plus rose qu'orange, avec beaucoup de finesse.

Rouge 2022 : (sera probablement les Grandes Orgues sur ce millésime très fin) Couleur claire, nez avec une volatile marquée, bouche très fumée, tannins fins, la volatile est bien intégrée, beau volume et très belle acidité, ça allonge loin en finissant fumé et poivré. Joli.

 

 

Permapinard

(Des hybrides + des coings, pommes à cidre... viennent d'être plantés dans le sud-est de la Haute-Loire. En attendant quelques vins de négoce. Le premier vrai millésime sera probablement pour 2025...)

Un sot dans la mare 2021 : (merlot/marselan) plutôt assez fin et frais, épicé, propre, sympa.

Couche après couche 2022 : (viognier et carignan, en millefeuilles) un rouge très poivré, exubérant, un ovni, intéressant à goûter. Les vins sont propres et bien fait, maintenant reste à stabiliser, trouver une cohérence et une régularité dans les cuvées qui vont sortir.

 

 

Vins vrais - Eric Durif

(à Egliseneuve-près-Billom. Quelques vignes en propriété et du négoce)

Un blanc 2022 à base de viognier et de gamay coloré, orangé, fruité, simple mais bon. Tamus 2022 blanc à base de gamay en presse direct, souris ce jour-là. Vidance 2022 viognier en macération + sauvignon et gamay superbe vin orange au nez fruité un peu exubérant, mais une bouche fine, précise, fruitée. Un rouge 2022 carignan/cab franc de fronton/gamay d'auvergne simple mais bon. Pas eu le temps de faire les bulles...

 

 

 

Belly Wine Experiment

(vins de négoce, le domaine cherche des vignes en Auvergne)

La Pinya blanc pet nat 2022 compliqué, petite souris. Grisou rosé 2021 pet nat joli dans un style vineux, épicé, bien fait. Grenache des Corbières 2023 rouge un grenache léger, un peu amylique, peut-être encore un peu de sucres résiduels, simple.

 

 

 

Nicolas Mathieu - Chanteuges

Une gamme difficile à lire. Mais une cuvée Feng Shui 2023 à base d'hybrides (plantet et ?) superbe, à la fois légère en alcool, fruité, épicé, digeste. Les cuvées en vinifera ou assemblage hybrides/vinifera moins intéressantes.

 

 

 

Ribeyre Pourpre

(Des vignes seront plantés en 2025 à Villeneuve d'Allier, à côté de Saint-Ilpize. Pinots noir et gris, gamay, chenin, chardo syrah et autres. Vins de négoce en attendant)

Encareta 2023 : (des gamays achetés au domaine de Gergovie, vigne à La Roche Blanche) un vin mûr qui sent un peu la carbo, simple, manque un poil de précision sur la finale, mais pas de défauts majeurs. On attend surtout les premiers jus domaine.

(Mainada 2024 : grenache blanc du sud. Moitié cuves moitié fût. Léger en alcool, mais souris en bouche.

Encareta 2024 : gamay d'Auvergne 6 mois en amphore. Achat au domaine de Gergovie, parcelle à Dallet cette année, et non pas à La Roche Blanche. Gamay juteux, plein de fruit, précis.

Pitou 2024 : grenache et carignan, 6 mois fût, léger an alcool, mais sensation de sucrosité, gourmand, peu d'acidité, finale un peu moins précise que le gamay.

 

 

 

Terres Bariolées

Nouvelle dégustation, rapide cette fois-ci, des vins de Claire et Edo. Chalenta chardonnay 2022 s'est bien mis en place, gros volume, garde de la fraîcheur aromatique très porté amande. Le pet nat rosé Frizzette 2022 est moins marqué souris qu'il y a 6 mois. En rouge La Condamine gamay 2022 est un peu serré et légèrement réducteur en ce moment. Superbe rouge Chirouzes pinot noir 2022, prélevé fond de cuve ici, pinot infusé, juteux très élégant, bombe de fruit et de fleur mais avec du fond et de la tension, sans être maigre. Délicieux.

 

11 avril 2025

Soirées Allemagne

 

Soirée Allemagne n°1

 

 

1 David & Charlotte Beck, HuesWii pinot noir 2020   Baden : (Domaine de 2ha créé en 2015 à Jechtingen, biodynamie. Juste un peu sulfité à la mise si besoin. Sols lœss et volcaniques sur plusieurs parcelles ici. Majorité de grappe entière, élevage en vieux fûts) Très belle entrée de gamme, pinot sur le fruit, juteux, gourmand, frais, tannins fins, pas le plus complexe, mais gros plaisir. TB+.

2 Daniel Twardowski, Pinot Noix Ardoise 2018   Moselle : (3,5ha sur le grand cru Höfberg, Expo sud, sur le Dhron, sols d’ardoises rouges. Premier millésime en 2011 avec des massales de pinot bourguignon. 30-40% grappe entière, 10-20% fûts neufs environ) Couleur un peu plus claire que le précédent, nez plus bourguignon, mêlant, fraise, cerise, ronce, à des notes légères d’élevage vanillé, toasté qui ne dominent pas. Bouche à laquelle certains ont reproché une acidité un peu trop élevée, quelques amers également, un côté un peu froid et austère mais noble et frais, élevage bien intégré en bouche. Différent des 2016 et 2017 qui semblaient plus en rondeur et « sucrosité ». TB.

3 Keller, Weissburgunder & chardonnay 2023 (AP 07)   Rheinhessen : (cuvée d’entrée de gamme de la légende allemande du riesling sec. Plusieurs parcelles, majorité d’argilo-calcaire. 60% pinot blanc 40% chardonnay environ. Elevage 2/3 en cuves et 1/3 vieux fûts)  Couleur claire, nez citronné, floral, petite touche abricot. Bouche très fraîche, pas beaucoup de corps ni d’alcool, pas de gras, en tension et en fraîcheur, parfait pour réveiller les papilles. TB.

4 Falkenstein, Sonnenberg riesling kabinett trocken 2022 (AP 09 Munny)   Sarre : (sur ardoises grises, foudre de 1000L, le numéro 9 surnommé Munny. 10,5% vol.  Ramassé « kabinett » mais presque tout fermente et finit sec ou quasi. Le domaine n’est pas membre du VdP, il n’a donc pas les mêmes règles)  Couleur très claire, nez un peu pétrole, citron, un peu plus de fruits avec ouverture. Bouche laser, très droite, cristalline, ciselée, probablement 5-6gr de sucres qui l’empêchent d’être austère, finale très « minérale », salivante, surtout ultra digeste. Coup de cœur unanime. TB+.

5 Peter Lauer, Kupp GG riesling 2021 (AP 18)    Sarre : (à 5kms du précédent, GG = grand cru sec, le Kupp du village d’Ayl ici, style plus opulent. 13% vol. Elevage foudres. Malo faite en général chez Lauer. Bio aussi) Couleur plus dorée, nez plus fruits exotiques, ananas, miel, moins de pétrole. Bouche avec plus de volume, moins d’acidité, probablement plus complexe mais forcément moins digeste que le précédent. Très bien fait, dans un style opposé. Chacun a eu sa préférence. TB+.

6 Schäfer-Fröhlich, Schiefergestein Bockenauer riesling trocken 2020 (AP 13)    Nahe :  (jeunes vignes du grand cru Felseneck, qui ont désormais 20-30ans tout de même, sols d’ardoises, un peu de volcanisme pas loin. Elevage foudre, sans malo)  Couleur claire, nez un peu pétrole, citron vert, très « riesling », bouche très droite, beau volume, noble, austère, citron, pétrole, classique, efficace, encore jeune, beau niveau, surtout pour une entrée de gamme. TB.

7 Georg Breuer, Berg Rottland riesling 2017 (AP 05)   Rheingau : (légende des vins secs du Rheingau, grand cru sec sur les bords du Rhin. Plein sud. Sols ardoises avec quartzite, graviers et lœss. En foudres. Pas de malo) Couleur dorée, nez avec un début d’évolution très noble sur la cire, petite touche miellée, pétrole léger, beaux fruits jaunes, mirabelle, le plus « alsacien » pour certains. Bouche qui combine volume, fraîcheur et tension, aromatique noble et complexe, même un peu de gourmandise avec probablement 5gr de sucres résiduels bien intégrés, semble à point mais le sera pour encore trop longtemps. Très grand vin. TB++.

8 Max Kilburg, Ohligsberg riesling kabinett 2017 (AP 18)   Moselle : (jeune vigneron formé chez Julian Haart, premier millésime en 2015. Parcelle grand cru. Schistes gris bleu et quartzite, expo ouest-sud-ouest) Couleur or, joli nez avec un peu d’évolution déjà. Bouche digeste car très légère en alcool, sucres autour des 50gr, manque un poil d’acidité pour être parfait. TB.

Bonus

Egon Müller, Scharzhofberger spätlese riesling 1990 (AP 16)   Sarre : Couleur or profond, nez très complexe et changeant, encaustique, menthol, eucalyptus, plantes de montagne, fruits secs, très frais. La bouche a mangé pas mal de se sucres, elle goûte presque demi-sec désormais, plutôt en demi-corps au départ avec un bel équilibre sur les amers, puis elle gagne en volume avec une petite touche presque beurrée sur le fond de verre, très noble, digeste, frais et gourmand, un très grand vin pour tout le monde, même à l’aveugle. Merci Michel ! Exceptionnel.

Fritz Haag, Brauneberger Juffer auslese riesling Goldkapsel 2007 (AP 22)  Moselle : Couleur or, nez très miel, coing, abricot, fruits exotiques, pâte de fruit, très joli. Beau volume en bouche, sirupeuse, très légère en alcool (7,5%), un joli vin mais qui a un peu de mal à passer derrière le Egon Müller, qui manque probablement d’un peu d’acidité aussi. Merci Bertrand ! TB.

 

 

 

Soirée n°2 Allemagne

 

 

1 Julius Höfflin, pinot noir Vulkanstoff 2022  Baden : (18ha en bio sur le Kaiserstuhl, à Bötzingen. Le fils Julius est revenu au domaine après 2015. 50% grappes entières, macération courte en infusion, puis élevage en barriques non neuves 18 mois. 21 mg/l de SO² total) Couleur très claire, nez très élégant, très floral, petits fruits rouges acidulés, bouche légère, fraîche, manque un peu de volume, mais très facile à boire. TB.

2 David & Charlotte Beck, pinot noir Eichert 2020  Baden : (parcellaire, Vignes de 1982 et 1984 sur téphrites (volcanique), 100% grappes entières, macérations 20 jours, élevage 22 mois barriques françaises 228L, non soutiré, non collé, non filtré)    Plus coloré que le précédent, nez très bourguignon qui pinote, beaucoup de fruit, élevage subtil dans le fond. Bouche qui attaque avec de la rondeur, de la gourmandise, une belle texture, puis qui se retend sur la finale avec une belle allonge. Un grand pinot, déjà prêt à boire. TB++.

3 Keller, Weissburgunder & chardonnay 2023 (AP 07)  Rheinhessen : comme la semaine précédente, une entrée de gamme sur la fraîcheur, salivante, avec un petit grillé des lies cette fois-ci, ainsi que des notes qui rappellent l’ananas au fur et à mesure que le vin prend l’air et se réchauffe. TB.

4 Julian Haart, Mosel riesling 2021 (AP 02)  Moselle : Robe très claire, nez un peu réduit à l’ouverture, puis très citronné, fumé. Bouche très droite, minérale, citronnée, qui manque un peu de volume. Entrée de gamme assez simple, mais fraîche et digeste. B+.

5 Wittmann, Morstein GG riesling 2019 (AP 19)  Rheinhessen : Couleur or, nez riche, fruits jaunes, cédrat, thé vert, eucalyptus, complexe. Bouche opulente à l’attaque, fruité mûr, très camomille, miel, tilleul, fruits jaunes, finale avec une bonne acidité et des amers zestés de citron vert marqués qui appellent la table. Gros vin, encore un peu jeune dans l’idéal. TB+.

6 Georg Breuer, Berg Roseneck riesling 2017 (AP 07)  Rheingau : comme la semaine précédente, peut-être la bouteille de la soirée, moins d’opulence que le Wittmann, plus de tension, prêt à boire aujourd’hui, même s’il y a aussi un gros potentiel de garde, début d’évolution noble sur la cire (moins que le Berg Rottland), il combine fruité, minéalité, volume et longueur, très grand riesling. TB++.

7 Schäfer-Frohlich, Felseneck riesling kabinett 2020 (AP 24)  Nahe : (8%. 50gr SR) robe très claire, nez un peu réduit, fumé, citronné, bouche tranchante, très droite, fraîche, grosse sensation minérale, très digeste et salivant. TB.

8 Emrich-Schönleber, Frühlingsplätzchen riesling auslese 2019  (AP 19)  Nahe : (8%, 120gr SR) Couleur dorée, nez très fruits exotiques, ananas, coing, mangue, miel. Bouche ultra digeste et fraîche avec peu d’alcool et une belle acidité dans le fond, la magie des sucres allemands. TB+.

Bonus

Lena Macht, Sekt Mythos Réserve 2020 Brut Nature  Rheinhessen : méthode traditionnelle avec pinot noir, chardonnay, pinot meunier, très champenois dans l’esprit, avec une vendange mûre, une attaque crémeuse, plutôt typée joli blanc de blancs, une bulle très fine et une finale salivante. Très belle bulle. TB+.

 

12 mai 2025

Soirée Maison Fang et Lamy-Caillat


La Rogerie, Champagne Bourg/sud Grand cru Extra-Brut : (chardonnay. base 2021 + Reserve perpetuelle commencée en 2018, dég en janvier 2024)  Champagne très élégant, beaucoup de finesse, déjà très accessible, pas un gros volume mais jolie longueur, salivant, beaucoup de plaisir. TB+.

 

Gangloff, Condrieu 2017 : nez pêche, abricot, floral, classique, bouche qui manque d’acidité. B.

 

Mikulski, Meursault 1er cru Genèvrières 2018 : couleur or profond, nez de cire, pomme au four, bouche élégante, pas de gras, peu d’alcool, bonne acidité, pas un gros volume, semble être un chenin à l’aveugle, manque juste un peu de longueur. TB.

 

 

Argyros, Santorin Assyrtiko cuvée Evdemon 2020 : nez aromatique qui fait penser à un sauvignon, superbe bouche très énergique, grosse tension et sensation minérale, impossible de sentir les 15% d’alcool, aucune note de chaleur, très agrumes et citronné, pas spécialement de grillé/fumé ici. Beaucoup de profondeur, encore jeune. TB+.

 

Nicolas Joly, Clos de la Bergerie 2015 : couleur qui tire sur l’ambré, nez cire, miel, coing, et fruits secs, déjà très évolué, bouche qui donne l’impression de très vieux vin qui a mangé ses sucres, manque d’intensité et de longueur, déjà un peu fatigué. B-.

 

Lamy-Caillat, Saint-Aubin En l’ébaupin 2019 : Couleur or pâle, nez très classique, léger beurré, léger grillé, un peu d’élevage, bouche avec du peps à l’attaque, du confort, léger gras/beurré, encore jeune, sur la finale le côté solaire du millésime (et de la parcelle expo sud ?) le rattrape à peine, même si ça reste bien géré pour 2019. Très bon, très classique. TB+.

 

D’angerville, Volnay 1er Cru Fremiet 2017 : pinot tout en finesse et en rondeur, beaucoup de gourmandise, toute petite évolution, encore beaucoup de fruit, peu de tannins, pas gros volume ni grosse acidité, mais gros plaisir. Il manque peut-être d’un poil de profondeur, mais on ne s’en rendra vraiment compte qu’en goûtant le Rousseau derrière. TB++.

 

A Rousseau, Gevrey 1er Cru Cazetiers 2016 : nez magnifique, encore tout jeune, pivoine, framboise, fraise, déjà une sensation de fond. Bouche qui combien gourmandise, volume, finesse des tannins, pas de bois ressenti, grosse acidité/sensation minérale derrière, beaucoup d’allonge et de longueur. Exceptionnel.

 

Duband, Morey 1er Cru Clos Sorbé 2016 : très beau nez, gourmand, fraise écrasée, floral. Bouche gourmande aussi, assez mûre, peu de tannins, un peu confiturée, belle texture, manque un poil d’acidité et de fond derrière le Rousseau, mais très bon. TB++.

 

Maison Fang, Saint-Aubin 1er Cru rouge 2021 : Couleur claire, un nez très pivoine, floral, framboise, bouche très élégante, peu d’élevage ressenti, très fin et précis, peu de tannins, glisse tout seul, tout en élégance et floralité, pas un gros volume, pas le fond et la longueur du Rousseau mais offre beaucoup de plaisir. TB++.
 

21 janvier 2020

Rencontres Vin Passion (ex La Cugnette) Bron 2020

 

G. Rinaldi

Dolcetto d’Alba 2018 : tous les vins du domaine sont goûtés en début de salon, donc à l’ouverture de la bouteille et un peu froid. Ceci-dit aucune réduction ou volatile, tout était bien en place. Le Dolcetto est léger, fruité, juteux, avec une finale poivrée un peu étonnante sur du Dolcetto qui l’allonge. TB.

Langhe Freisa 2018 : petits fruits rouges acidulés, encore plus poivré et réglissé, peu épais, en longueur. TB.

Barbera d’Alba 2018 : fruit beaucoup plus mûr, plus de puissance, fruits noirs un peu confiturés, mais avec une très belle acidité dans le fond, beau grain de tannins, déjà excellent en l’état. TB+.

Barolo Tre Tine 2015 : on revient à une couleur très claire, petits fruits rouges, rose, peu d’épaisseur, tout en longueur, tendu, minéral, tannins fins pour un si jeune Barolo, tout en élégance et en fraîcheur pour un 2015. Un futur grand, mais on se fait déjà plaisir. TB++.

Merci aux producteurs (pas seulement chez Rinaldi d’ailleurs) de faire goûter des cuvées « pour le plaisir » alors qu’ils n’ont rien à vendre. Ici le Dolcetto était à 9€, 12ou13€ la Freisa et la Barbera de mémoire, 1bt de chaque par personne max. C’est déjà très bien !

 

rinaldi

 

 

 

Les Petits Riens

Petit bout de lune 2016 : (chardonnay, erbaluce) assez floral, vif au départ, manque une pointe de tension sur la finale pour chipoter. TB-.

L’air des cimes 2016 : (blanc de noirs, gamay, petit rouge) sûrement influencé, l’aromatique me rappelle un champagne blanc de noirs un peu vineux, original, bien fait. TB-.

Si 2016 : (petit rouge) plutôt léger, fruits rouges, belle texture. TB.

Comptine d’automne 2016 : (pinot) peut-être moins surpris par l’aromatique, je me fais plus plaisir avec le pinot, plein de fruit, concentré, tannins très fins, frais et long. TB+.

Ici et maintenant 2016 : (syrah majoritaire + mondeuse) Très marqué viande fumée, un peu de poivre, d’épices, là aussi, concentré tout en gardant des tannins de velours et aucun boisé perceptible. TB+.

Au coin du feu 2016 : (petit rouge et autres, en barrique) on revient sur des petits fruits rouges, avec encore une fois une texture de velours, sans boisé, de la fraîcheur. TB+. Aucune fausse note dans la gamme. 2 jours après le salon, je me dis que c’est le domaine que j’aimerais recroiser le plus vite possible, tant la gamme est originale et d’un charme fou.

(L'essence de la foret 2016 cornalin : bu plus tard en bouteille, nez très violette, myrtille, cuir, poivre, bouche un peu trop végétale, qui finit serrée, un peu de volatile, moins abouti que les autres cuvées. B.

Petit bout de Lune 2021 : cire, miel, floral, encore un peu d'élevage, pâtissier, de l'opulence qui appelle la table mais sans lourdeur, merci Julien. TB.)

 

petits riens

 

 

 

Hubert Lignier

Aligoté Aux poirelots 2018 : nez sur la pomme légèrement blette, bien mieux en bouche, belle tension citronnée. B+.

St Romain 2016 : beaucoup plus gras et beurré, élevage bien intégré, finale tendue. TB-.

 

 

 

La Stoppa

Trebbiolo 2018 : (bonarda et barbera) encore du gaz, pas mal de sucre, fruits rouges confiturés. B.

Macchiona Diecianidopo 2002 : (idem) encore assez jeune, du fruit, pointe tertiaire, épais. TB.

Macchiona 2010 : réduction, et goût de souris sur la finale. Moyen.

Barbera della stoppa 2010 : très fort goût de souris. Moyen.

Ageno 2015 : (malvoisie, vin orange 4 mois de macération) un peu vernis, avec des tannins serrés. B-.

Vigna del Volta 2007 : (malvoisie, passito) comme souvent la cuvée la plus intéressante du domaine à mon goût, sur le coin, l’abricot sec, les herbes, la figue, sirupeux et acidulé à la fois. TB+.

 

 

Tenuta di Valgiano

Colline Lucchesi Palistorti 2017 : vin léger, fruité, simple. B.

Valgiano 2014 : un vin très végétal, clairement en sous-maturité dans ce millésime compliqué. B-.

Valgiano 2015 : (sangiovese, syrah, merlot) vin puissant, fruits noirs, tannins serrés, assez simple je trouve. B. J’ai encore eu l’impression, après un Grand Tasting il y a 3-4ans, de ne pas comprendre les vins de ce domaine.

 

 

Labet

Trousseau 2018 : très clair, à peine perlant, fruits rouges très juteux, gouleyant, bonne longueur, finale sur la fraise acidulée, très gourmand. TB+.

Poulsard En Billat 2018 : plus « rustique » que le trousseau, épice, pelure d’oignon. TB-.

Chardonnay chalasse 2016 : réduction bourguignonne (élevage sur lies) très marquée, on se croirait chez Lalou-Bize. La bouche est très énergique, très tendue, avec une longueur de dingue. J’aimerais le revoir dans quelques années avec un gros coup de carafe. TB+.

Fleur de savagnin 2017 : bien plus épais, plus gras, pas spécialement travaillé sur la réduction, très salin, avec une petite touche oxydative qui étire le vin, longueur immense là aussi. TB+.

Cuvée de garde 2016 : (chardo majoritaire + savagnin, sous voile) il me rappelle le Cotes du Jura 2015 de Macle bu récemment, oxydatif tout en tension et en longueur. (16€ !) TB+.

 

 

Charvin

Côtes du Rhône blanc 2019 : (prélevé sur cuves comme les 4 suivants) très belle fraîcheur, plus que les années précédentes je trouve, mais je le goûte généralement après la mise. B+.

Châteauneuf blanc 2019 : (clairette rose majoritaire) profil frais et tendu, en l’état quand même un peu de gras, plus que le 2017 bu récemment qui était plus salin. D’après Laurent, 2017 était comme ça aussi au départ. TB.

Rosé 2019 : fruité, croquant, pas dilué du tout, avec une finale légèrement poivrée intéressante. B+.

Côtes du Rhône Rg 2018 : plein de fruits rouges, quelques épices, plutôt fin, comme le 2017 on devrait pouvoir se faire plaisir dès le départ. Le style de la cuvée s’est affiné je trouve. TB.

Châteauneuf Rg 2018 : beaucoup de fruit, plutôt en finesse, notes de garrigue bien présentes. Prometteur. TB.

2017 : il a retrouvé du volume depuis ma dégustation de l’an dernier, plus sérieux, plus épicé, avec de la fraîcheur et de la longueur, il ira loin je pense. TB+.

2014 : vin aérien, qui pinote presque, sur la cerise, la framboise et la rose, irrésistible en l’état. TB++.

2013 : plus puissant, plus évolué et animal au nez, bouche encore jeune, fruitée, un peu plus solaire que 2014. TB+.

 

 

P. Baudouin

Anjou Effusion 2018 : superbe entrée de gamme, toute en tension, citronnée, salivante. TB+.

Cornillard 2016 : aromatique avec un peu de noisette, plus évoluée. TB.

Les Gâts 2013 : proche de l’Effusion au départ, puis une finale sur des amers nobles de grande classe, qui m’évoque les plus beaux Savennières. TB++.

Quarts de Chaume Zerzilles 2014 : du coing, du miel, classique, parfaitement équilibré par une grosse acidité. TB+.

Layon SGN 1999 : couleur ambrée, nez sur les fruits secs, la pierre chaude, le vin a « mangé » un peu de sucres, encore de l’acidité, des petits amers, pile à point. TB+.

 

 

Ludovic Engelvin

IGP Gard Spontanéo 2018 : (roussanne, grenache blanc) un peu lourd, manque d’acidité. B-.

Cruelles 2018 : (cinsault, grenache) réduit et perlant, compliqué, jus assez fin et peu extrait derrière. A regoûter en lui offrant une bonne préparation. B-.

Célas 2018 : (grenache) idem. B-.

Serre Cabanis 2016 : (majorité mourvèdre) Mieux en place, beaux fruits noirs épicés, style fin et frais. TB.

 

 

Desvignes

Morgon Voute St Vincent 2018 : tout en fruit (plutôt fruits noirs), très juteux et gouleyant. B+.

Morgon Côte du Py 2018 : aromatique proche, mais plus de volume, tannins encore un peu serrés, taillé pour la garde, beau potentiel. TB.

Morgon Javernières 2018 : proche du précédent, mais tannins plus fins, déjà très accessible et délicieux en l’état, belle fraîcheur dans le fond. TB+.

 

 

 

Emidio Pepe

Trebbiano d’Abruzzes 2015 : couleur bien dorée, nez sur la réduction grillée des lies, bouche énergique, tendue, saline, épaisse, impression d’une courte macération pour donner du volume ? TB.

Pecorino d’Abruzzes 2016 : vin énergique là aussi, mais l’aromatique me dérange, pointe de liège me semble-t-il mais difficile d’être sûr n’étant pas du tout connaisseur du cépage…

Montepulciano d’Abruzzes 2015, 2013, 2003, 2001 : Le 2015 est très puissant, un peu de réduction grillée, fruits noirs, tannins encore bien présents, à attendre TB-. 2013 déjà un peu évolué, aux tannins plus fins TB. 2003 très bon aussi, gourmand, pas beaucoup plus évolué que 2013 TB. 2001 réduit, compliqué. B-.

 

 

Ferdinando Principiano

Dolcetto Dosset 2019 : très léger, tout en petits fruits rouges, gouleyant. B+.

Langhe Nebbiolo 2018 : pas trop de souvenir, léger, encore tout jeune.

Barolo di Serralunga 2016 : profil frais, peu épais, tendu, tannins fins, finale « nature » un peu gênante. TB-.

Barolo Boscareto 2011 : (grappe entière !) On monte d’un très gros cran, plein de fruits rouges et de rose, la grappe entière ne se sent pas vraiment, mais on sent beaucoup de fraîcheur dans le vin sur ce millésime qui a donné pas mal de vin confit. Encore des tannins de qualité. Déjà très bon et gros potentiel. TB++.

(Principiano Langhe 2018 : très clair, très floral, petits fruits rouges, épuré, tout en tension, sans gros volume, tannins fins, un vin évident. Le Langhe parfait ! TB+.)

 

 

 

Cascina Roccalini

Langhe 2018 : léger, petits fruits rouges, bonbon anglais, semble peu sulfité, très simple. B.

Barbaresco Roccalini 2016 : pas une grosse différence avec le précédent je trouve… B.

 

12 septembre 2015

André Kientzler (Ribeauvillé) ****

André Kientzler – Alsace GC Geisberg riesling 2007 : (sols calcaires + grès) robe très claire, nez moyennement expressif même après une demi-journée d'ouverture, sur le pétrole, le citron, le pamplemousse, assez classique mais encore un peu jeune. La bouche est sublime, très sèche, minérale, tendue, avec beaucoup de matière, de la puissance, sur les arômes du nez. Finale très longue, avec un peu plus de citron confit. Déjà excellent en l'état, avec encore un gros potentiel de garde. Note : 17,5/20.

kientzler geisberg 2007

 

 

Kientzler - Muscat Grand cru Kirchberg de Ribeauvillé 2012 : nez sur la rose, le raisin blanc, bouche plus décevante, très paic citron. B-.

 

Kientzler - Kirchberg riesling 2020 : aromatique, ne semble pas si sec que ça alors qu'il est à 2gr, manque un peu d'énergie sur ce millésime. B.

 

Gewurz SGN 1989 : couleur ambrée, nez un peu fruits secs, noisette, caramel, en se réchauffant un peu rose mais sinon dur de penser à gewurz. Bouche avec peu de sucre, pas une grosse acidité, mais assez complexe, manque un poil d'allonge. TB-.

 

 

Kientzler (14ha en conversion. Quasiment que des cuves désormais)

A bout de soufre assemblage 2019 : (muscat, pg, sylvaner) souris, problème de sample.

Riesling Muhlforst 2019 : (sur Hunawihr, marnes, climat chaud dans une cuvette) jeunes vignes puissant, assez long et salin, pas très fruité, un peu fermé en l’état, bon potentiel de garde. B+.

Kirchberg de Ribeauvillé riesling 2019 : (marno-gréseux, environ 350m altitude, ciselé) fond minéral, élégant, ciselé, belle finale saline. Un style sur lies, avec du brioché, du volume. TB.

Geisberg riesling 2018 : (calcaire, grès, très caillouteux, en terrasse) moins d’acidité, un peu plus d’amertume, souffre un peu du millésime faible, minéral et épais à la fois. TB-.

 

8 juin 2013

Joseph Voillot (Volnay) ***

Voillot - Volnay 1er cru Frémiets 2007

Couleur : claire, assez classique.

Nez : assez expressif, pinote très légèrement, fruits rouges très classiques (fraise, framboise), assez simple, fin et agréable.

Bouche : toute en finesse, un Volnay classique,toujours sur la framboise et la fraise, peu tannique, avec une bonne acidité. Bonne matière sans être exceptionnelle. Le lendemain, un peu plus de confiture de fraise, plus de gourmandise.

Finale : longueur moyenne, sur des fruits rouges acidulés.

Note : 16,5/20. Un Volnay classique, simple mais très agréable.

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VOLNAYVieilles VignesRouge2022, VOLNAY 1ER CRUFrémietsRouge2022, VOLNAY 1ER CRUChampansRouge2022 (tout éraflé) des vins avec peu de couleur pour des 2022, pas beaucoup d’élevage, mais très simples, un peu dilués avec très peu de fond. Décevant ce jour-là.

 

Champans 22 encore un peu jeune, mais fin, épicé, il y a du fond, bien mieux que lors des Grands Jours. TB.

 

20 février 2013

Cantina di Santadi (Sardaigne) ***

Santadi - Bianco Dolce "Latinia" IGT Valli di Porto Pino 2007 (100% Nasco, vendanges tardives)

Couleur : ambrée, reflets oranges.

Nez : expressif dès l'ouverture, sur des notes de caramel (bien cuit), de sucre brun, de miel, de vanille, de fruits secs (raisins de Corinthe, abricot), d'oranges confites, un côté pain d'épices. Belle complexité mais le côté caramel me gêne un peu.

Bouche : texture très épaisse, grosse concentration, beaucoup de sucre (150gr ?), mais bien équilibré par une bonne acidité, un peu d'amertume aussi mais assez noble, on retrouve ce côté caramel, du miel, oranges confites et fruits secs, pas mal d'épices (gingembre ? girofle ?).

Finale : bonne longueur, ne tombe pas dans la lourdeur malgré le côté très concentré.

Note : 17,5/20. Très beau "vin de méditation", original, dommage que le côté caramel (lié au bois ?) soit un peu trop prononcé.

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Argiolas *** – Cannonau di Sardegna "Costera" 2011 : (90% cannonau = nom local du grenache, 5% carignan, 5% bovale) robe encore plus sombre et concentrée, le nez sent la garrigue, chocolat, café, cassis, fruits rouges sucrés, élevage très bien intégré. La bouche est très puissante, avec des tannins bien enrobés, bonne matière, manque un peu de fraîcheur par rapport au précédent. Belle longueur. Vin un peu trop chaud et puissant à mon goût, mais plutôt bien fait (surtout pour 8€), qui demande absolument une viande bien relevée. On me souffle dans l’oreillette que le lendemain sur un magret il était très bien. B+.

Argiolas Costera 2018 Cannonau di Sardegna : très confituré, manque de peps. B-.

 

Meloni * - Donna Jolanda Malvasia di Cagliari Dolce 2008 : sucre, caramel, un côté rivesaltes au nez, peu d'acidité. Moyen.

Meloni Cannonau di Sardegna Le Ghiaie 2005 : nez très bordelais, cuir, tabac, prune, sous-bois, encore du fruit, a bien tenu, boisé marqué, moderne, pas trop de sucrosité ni d'alcool cependant. B+.

1999 : le même en 1999, un peu fatigué.

 

30 janvier 2018

Combier (Pont-de-l'Isère) ***

Combier - Crozes-Hermitage cuvée Laurent 2015 : robe sombre, nez assez mûr, sur les fruits noirs, l'olive, la tapenade, les anchois, me rappelle les vins de Gonon ou la GdP 2012. La bouche est très gourmande, toujours ce côté olive/anchois bien marqué, belle fraîcheur, pas une très grosse matière. Assez bonne longueur, les tannins sans être très nombreux pourraient gagner en soyeux pour être parfait. Mais pour la cuvée d'entrée de gamme du domaine c'est assez exceptionnel, presque au niveau des plus grandes syrah pour moi. TB.

 

Combier, Crozes-Hermitage cuvée L 2017 : Couleur sombre, nez de fruits noirs, olives. Bouche fruitée, légère, facile, peu tannique, un peu lisse. B+.

 

Combier - Crozes blanc 2016 : robe or pâle, nez sur la poire à peine sucrée, floral. Bouche épaisse mais manquant d'acidité, vite lourde, peu de longueur. B-.

 

Combier - Crozes-Hermitage 2015 : Robe encore jeune, un peu violine, le vin a eu besoin d'une demi-journée d'ouverture pour bien s'exprimer, très fruits noirs, violette, un peu olive/anchois. Bouche avec une belle rondeur, texture soyeuse, fruité juteux, pas très long, mais très gourmand. TB+.

 

Combier - Crozes 2016 : couleur assez claire, nez lardé, violette, à peine animal. Bouche avec beaucoup de fraîcheur, peu tannique, fruitée, un peu d'anchois. Belle syrah, déjà prête. TB.

 

Combier Crozes Clos des grives rouge 2015 : robe rubis foncé, nez bien marqué par l'olive, à peine végétal, poivré, boisé/vanillé encore à peine présent mais déjà bien digéré pour cette cuvée. Idem en bouche avec des tannins fins, pas ultra concentrée, bien marquée olive et poivre, fraîche et longue. Plus frais mais moins mûr et moins marqué tapenade que le Crozes domaine. S'annonce très prometteur dès que le peu d'élevage qu'il reste sera parfaitement digéré. TB.

 

Combier - Crozes-Hermitage Clos des Grives 2019 : Couleur noire, nez sur le lardé fumé, anchois, coulis de mûre, cassis, élevage vanillé toasté bien présent. Bouche avec à la fois des notes de syrah, bonne acidité, élevage bien marqué, finale pas trop masquée par le bois même si clairement à attendre. B+.

 

Goûtés à Vinisud : 

Combier - Crozes 2012 : beaux fruits rouges, fin, très frais, belle acidité, déjà un régal, manque juste un peu de longueur. TB.

Crozes "Cap Nord" 2012 : un peu de réduction, il se goûtait assez mal ce jour-là, plus puissant et épicé que le précédent mais aussi plus tendu. A  revoir dans quelques temps. B.

"Clos des Grives" 2012 : un peu plus de rondeur et moins de tension que dans 2009 ou 2010 d'après le producteur, nez un peu toasté, bouche superbe, très belle matière, tanins fins, très long. A attendre un peu mais le potentiel est énorme. TB.

Crozes blanc 2012 : (roussanne maj, marsanne), puissant, gras, anis, fruits blancs, manque un peu de tension en finale. B+.

"Clos des grives" blanc 2012 : élevage encore trop présent, mais plus tendu et long que le précédent. B+.

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Combier (en off) Ampuis 2018

Crozes cuvée L 2016 : un peu de réduction, pas en place, un peu vert. Moyen.

Crozes 2016 : style plus tendu et frais que 2015, un peu moins marqué tapenade, boisé encore un peu présent, belle matière. TB-.

Crozes Cap Nord 2016 : moins marqué tapenade que le précédent, plus fruits noirs, plus tendu, un peu plus boisé aussi. TB-.

Clos des Grives 2016 : (en bt mais pas encore commercialisé) belle fraîcheur, superbe matière, tannins déjà soyeux, élevage déjà bien absorbé, très prometteur. TB+.

 

Crozes Blanc 2018 floral, fruité, plus d’acidité que les 2016, millésime bien géré. Crozes Rouge Laurent 2018 léger, facile. Crozes 2018 superbe, lardé, fumé, fin et digeste. Cap Nord 2017 sur l’élevage. Clos des Grives Rg 2017 très boisé en l’état.

 

Combier cuvée L rouge 2021 sent bon la syrah, poivre, olive, violette, lardé, bouche très légère peu tannique, presque vin de soif en 2021. TB-

IGP syrah 2021 aussi très léger en alcool, très marqué syrah, noble mais bouche un peu légère, pas de tannins, peu de volume, glisse tout seul aussi. Drôle de millésime... TB-.

 

Cuvée L 2022 : toujours ce style très souple, mais bien typé syrah, un peu violette et lardé. TB.

 

Combier, Crozes-Hermitage clos des grives blanc 2021 : (95% roussanne, 5% marsanne) un vin bien plus coloré, au nez marqué par l’élevage en barrique, vanillé, toasté, beurré, avec de l’abricot, des notes florales. Une bouche grasse, opulente, pas très haute en alcool sur ce millésime mais qui manque clairement d’acidité à l’unanimité être un chardonnay. B.

 

2 juillet 2019

Soirée Espagne et pirates

Bodegas Bocopa - Marina Espumante 7° : (Alicante - 100% muscat d’alexandrie) Nez bien muscaté, raisins blancs, litchi. Bouche légère, peu d’alcool, fraîche, désaltérante, pas trop sucrée par rapport à un Moscato d’Asti, moelleux ? finale courte, mais on y retourne facilement. Parfait pour commencer. B+.

 

Bodegas Ponce - Manchuela « Reto » 2018 : (100% albilla) Couleur claire, nez très fumé/soufré, citronné, résineux. Bouche tendue, pierre-à-fusil, allumette, résine, citron, finale minérale, tendue, pas mal d’amertume. Très original. B+.

Bodegas Ponce (Castille-La Manche), DO Manchuela Pino 2021 : (17ha + 18ha en fermage bio et bioD. Vieilles vignes. 100% bobal 900m d’altitude sur calcaires. Elevage 11 mois en demi-muids de 600L)      Couleur grenat, contours violets. Le nez évoque un gamay avec de la mûre, cerise, cassis, violette. La bouche est très fruitée, florale, élégante, fraîche avec ses 12,5% d’alcool, étirée par une belle acidité qui lui donne de la longueur et une sensation minérale, quelques petits tannins en fin de bouche accentue l’allonge du vin. Très joli bobal d’altitude. TB+.

 

A. Palacios - Priorat « Les terrasses » 2015 : (55% grenache, 45% carignan) Couleur rubis foncé, nez bien marqué grenache sur la confiture de fruits rouge, sucre, pointe de vanille. Bouche ronde, texture soyeuse, fruits rouges confiturés, épices, devient un peu écœurante à la longue, on retrouve la pointe d’élevage vanillé en finale. B+.

 

Domaine de la Garance - Languedoc « Les Armières » 2013 : (90% carignan, 10% syrah) Couleur sombre, nez chocolaté, fruits noirs, menthol. Bouche avec un peu de gaz, même le lendemain ! mais une belle fraîcheur, de la matière, des tannins présents mais de qualité, une belle énergie et de la longueur, on peut l'attendre encore un peu. TB.

 

La Rioja Alta - Rioja « Gran Reserva 904 » 2004 : (tempranillo, graciano) Couleur tuilée, nez sur l'orange sanguine, le kirsch, encore un élevage vanillé bien marqué, peu évolué. La bouche est soyeuse, épaisse, plutôt fraîche avec pas mal d'acidité dans le fond, du fruit, mais un élevage vanillé trop poussé à mon goût. A voir si il finit par s'intégrer car le vin fait encore tout jeune et peut tenir longtemps. TB-.

(La rioja alta (Rioja), DOCa Rioja Gran Reserva 904 2011 : (vieux domaine de 400ha + 300 en négoce, 90% tempranillo 10% graciano. Elevage 4ans en fûts de chêne américain)   Couleur sombre, nez très coconut, vanille et fruits noirs, aussi un début d’évolution tabac et sous-bois. En bouche aussi l’élevage domine, les tannins sont bien arrondis par le bois, c’est encore jeune, il y a un peu de fruit et une acidité quand même présente. La finale est longue mais sur la sucrosité de l’élevage. Il fait son effet au départ, mais peut devenir assez vite écœurant. B-.)

 

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Clos Mogador - Priorat « Manyetes » 2010 : (majorité carignan sur schistes) Couleur noire comme l'encre, nez sur la violette, les fruits noirs, le menthol. Bouche puissante, fruitée, très minérale, superbe trame caillouteuse dans le fond qui étire et rafraichit le vin, notes graphite, menthol, fruits noirs, tannins encore présents mais jamais secs, très long. Déjà sublime, et pourtant encore tout jeune. TB++.

 

Bodegas Bilbainas - Vina Pomal Haro-Rioja 1975 : oxydé.

(autre bouteille de Pomal 1975, intéressante, nez un peu madère, bouche sauce soja, gourmande)

 

Achaval Ferrer - Mendoza « Quimera » 2011 : (38% Malbec + 26% cabernet franc, 23%merlot, 10%CS, 3%petit verdot) Couleur sombre, nez gourmand, confiture de mûre et de cassis, pointe de fraîcheur végétale derrière apportée par les cabernets, élevage bien intégré. Bouche confiturée et gourmande aussi, toujours cette pointe de fraîcheur bienvenue qui l'empêche d'être trop lourd. Longueur moyenne. TB.

 

Hacienda Monasterio - Ribera del Duero 2016 : (80% Tempranillo, 10%Cabernet Sauvignon, 8% Merlot, 2%Malbec) Couleur très noire, concentrée, le ne zest très marqué par l’élevage, vanille, coco, fruits noirs confiturés, très mûr. Bouche puissante, concentrée, confiturée, tannins bien polis par le bois, quand même une bonne longueur, mais en l’état difficile de voir derrière cet élevage très poussé. B-.

 

Toro Albala - Montila-Moriles PX 2017 : (100% pedro ximenez) Couleur acajou, nez exubérant, café, caramel, un peu d’abricot et de pâte de coing. Bouche sirupeuse, peu acide, beaucoup de caramel, puissant assez long. Pas très subtil mais efficace pour prendre sa dose de sucre en fin de repas. B+.

 

 

Bonus

Hacienda Monasterio - Ribera del duero reserva especial 2012 : très boisé, vanille, coconut, tannins complètement lissés par le bois. B-.

 

Telmo rodriguez - Gaba do Xil Valdeorras godello 2017 : simple, vif. B.

 

3 mai 2021

Lingua Franca (Etats-Unis) ***

Lingua Franca = langage des Francs, langage universel.

Fin 2012 Larry Stone, alors au domaine Evening Land (domaine de Sashi Moorman & Rajat Parr) rachète la ferme Janzen, de 150 acres au total, idéalement placée dans les collines d'Eola-Amity. D'abord uniquement viticulteur, il travalle en biodynamie, suivant les conseils de la célèbre Mimi Casteel (domaine Hope Well). Ce n'est qu'en 2014 que Dominique Lafon (Comtes Lafon) s'intéresse au domaine ; il conseille à Larry Stone de vinifier et envoie son protégé Thomas Savre pour l'aider. Le premier millésime est finalement 2015.

 

 

Lingua Franca - AVNI Pinot noir 2016 AVA Willamette Valley : (diverses parcelles, clones Dijon et Pommard. Environ 1/4 de grappe entière. Elevage 12 mois en fûts dont environ 20% neufs. 13,5%) Couleur rubis foncé, nez éclatant dès l'ouverture de la bouteille, plein de cerise rouge, de mûre, de violette, avec une légère sucrosité, pointe d'élevage vanillé dans le fond. La bouche est très gourmande, peu tannique, très ronde, avec une légère sucrosité, pas une grosse acidité mais juste ce qu'il faut pour que ce ne soit pas lourd et petit élevage vanillé qui arrondit le tout. Finale de longueur moyenne, toujours pleine de fruits bien juteux et légèrement confiturés. Il n'y a pas un grand fond derrière, pas un gros potentiel de garde mais ça se boit très facilement. Regoûté le lendemain à peine plus chaud, l'élevage vanillé à tendance à prendre le dessus. Joli vin, dans un style beaucoup plus proche des Ipob de Sonoma (Littorai, Ceritas...) que des pinots d'Oregon. Un domaine prometteur. TB-.

AVNI pinot noir lingua franca

 

Lingua Franca (Oregon), Bunker hill chardonnay 2022 : chardonnay très boisé.

 

20 mai 2015

Haut Marin (Gondrin) **

Dégustation de la gamme à la Cave des Beaux arts-Oenofeel, rien est à jeter, les vins vont du bon à l'excellent :

 

Haut-Marin IGP Côtes de Gascogne "Littorine" 2014 : (colombard, ugni blanc) vin très fruité, expressif, sur les agrumes et les fruits exotiques, la bouche manque un peu de tension et de longueur. Bon vin, dans un style facile pour l'apéritif. B.

"Amende de mer" 2014 : (colombard, sauvignon) vin très sec, tendu, sur le pamplemousse et le citron, idéal pour les fruits de mer, manquant peut-être d'un peu d'épaisseur en bouche. B.

"Belle cuvée marine" 2014 : (colombard, sauvignon, gros manseng) cuvée qui allie les fruits exotiques, avec de l'ananas surtout, les agrumes, une belle tension, un peu de gras, avec une finale légèrement saline. TB.

"Gulf stream" rosé 2014 : rosé coloré, vineux, avec une belle texture épaisse, pas très puissant, légèrement sucré et acidulé, il rappelle les bonbons "arlequin". Très surprenant. Plus proche de ce qui peut se faire en Italie qu'en France. B+.

"Triton" rouge 2014 : (merlot, cabernet sauvignon) robe très claire, surtout pour le sud-ouest, quasiment pas de tannins, on est presque entre un rosé et un rouge, beaucoup de fruits rouges en bouche, à boire assez frais. Original. B.

"Venus gallina" 2014 : (100% gros manseng, 40gr SR/L) vin moelleux, pas trop sucré, sur les fruits exotiques du manseng, très facile, manque un peu de tension en bouche. B.

"Grand Pavois" 2013 : (gros et petit manseng, 50gr SR/L) plus de tension que le précédent, un peu plus épais, le nez est moins expressif, mais plus de longueur ici. TB.

Sauvignon parcellaire 2014 brut de cuve : difficile à goûter derrière les sucres, assez tendu, sur le pamplemousse. B.

haut marin

 

Fossiles 2020 sec : (colombard, sauvignon, manseng)  annoncé comme sec il présente tout de même 5-6gr de SR, trè aromatique, très marqué colombard, fruits exotiques, variétal, sans gros défauts, mais assez vite ennuyeux à mois d'être fan de colombard. B.

 

25 avril 2014

Château Fleur-Haut-Gaussens (Vérac) ***

Château Fleur-Haut-Gaussens - Bordeaux Supérieur 2009 : (90% merlot, 5% Cabernet sauvignon 5% cabernet franc, 50% barriques neuves, sols argilo-calcaires) Couleur grenat, nez expressif, sur les fruits noirs légèrement confiturés, assez mûrs, boisé léger et très bien intégré. Bouche assez puissante, mais tanins fins avec une belle texture soyeuse, l'attaque est plutôt molle mais une légère acidité en fin de bouche lui permet de rester frais, beaucoup de fruits noirs bien mûrs, un peu d'épices. Longueur moyenne. Un bon rapport q/p (7-8€), prêt à boire. Lors d'une seconde dégustation quelques mois plus tard, le boisé ressortait un peu plus (15/20). Note : 15,5/20.

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21 décembre 2013

Brewfist (Italie) ***

Brasserie située à Codogno en Lombardie.

Brewfist - Spaceman IPA 7% 70IBU : couleur dorée, reflets oranges, peu de mousse, nez moyennement expressif mais assez subtil, sur la confiture d'orange, l'abricot, la pêche, et un peu de fruit de la passion. Bouche assez légère pour 7%, belle texture assez épaisse, moins sèche que la Viven IPA, caramel, céréales, pêche, orange. Longueur moyenne, bonne amertume, bien équilibrée par le fruit. Une bière sympa et assez originale. Note : 17/20.(notée 3,66 sur Ratebeer).

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12 août 2020

Domaine Rimbert (Berlou) ***

Domaine Rimbert - Saint-Chinian Les Travers de Marceau 2018 : (syrah, cinsault, carignan, grenache, certifié bio) Couleur claire pour l'appellation, nez expressif, lardé, fumé, fruits rouges, olives, garrigue, très sympa. Bouche légère, beaucoup de fruit et de fraîcheur, tannins très lisses, facile à boire, longueur moyenne. Une entrée de gamme parfaitement maîtrisée, excellent vin de soif qui garde quand même du caractère. Rapport q/p remarquable à 10€. TB+.

travers de marceau

 

2019 : bien moins en place que le 2018, avec même un léger goût de souris, à regoûter dans quelques mois. Moyen.