Uroulat - Jurançon sec "Marie" 2010 : gros manseng et léger pourcentage de courbu, 10 mois en barriques dont environ 10% neuves, Couleur légèrement dorée, nez moyennement expressif à l'ouverture sur le pamplemousse, le coing, l'ananas, la mangue, puis il s'ouvre doucement. En bouche l'attaque est très vive, très grosse acidité qui vient bien équilibrer un fruité exotique assez mûr, un peu de gras, beaucoup de minéralité, on est pas très loin d'un chenin de Loire. Finale de longueur correcte, toute en tension, avec du fruit exotique, légère amertume. Pas de perception du bois. Très beau vin, d'une fraîcheur déconcertante. (Bu au restaurant La Régalade). Regoûté plus tard en demi-bouteille, vin plus évolué qui tire sur la noix en finale, un peu moins bien. Note : 17/20.
Goûtés à Vinisud :
Uroulat - "Happy hours" 2011 : le côté perlant de la cuvée me gêne un peu, frais et fruité, assez court. B-.
Jurançon "Uroulat" 2012 : vif, très frais, plus moelleux que liquoreux, sur la pomme, l'abricot et la mangue, bien mais je préfère la cuvée "Marie". TB-.
Jurançon sec Marie 2013 : couleur dorée, nez puissant, fruits exotiques, un peu caramel, vanille-bourbon, rhum raisin, élevage bien intégré. Bouche puissante, gros volume, grosse acidité, amertume élevée, une pointe d'alcool, pas très équilibré, mais il y a du vin, de la complexité, de la longueur, à mettre à table impérativement. TB-.
Bois Mozé - Coteaux de l'Aubance "Elegance" 2011 : couleur or pâle, nez expressif sur l'abricot et l'ananas. Vraiment exubérant le lendemain, avec un peu de coing également. La bouche est un peu en-dessous, légèrement perlante, l'attaque manque un peu d'acidité, celle-ci n'arrive qu'en milieu de bouche, elle est ensuite très satisfaisante jusqu'en fin de bouche. Texture peu épaisse pour un liquoreux, beaucoup de sucre. On retrouve l'abricot et l'ananas. Longueur moyenne mais ça reste assez frais. Bien mais rien d'exceptionnel. Bon rapport q/p en FAV (7,50€). Note : 14,5/20.
Nez : fermé au départ, bois, vernis, chocolat noir. S'ouvre doucement, pruneaux, oranges confites, puis avec de l'eau c'est encore plus fruité. Très intéressant mais il faut passer derrière le bois.
Bouche : bois, vernis, beaucoup de fruits cuits (prunes, cerises noires), chocolat noir, alcool très bien intégré, plutôt sec, texture un peu épaisse, très facile à boire, mais assez complexe aussi.
Finale : bonne longueur, bois vernis (un peu trop), pruneau, figues. Un peu écoeurant à la longue.
Note : 88/100. Un peu trop de bois et de vernis, mais un beau fruité derrière, plus que dans le Yamazaki sherry cask 2012 par exemple. Très bonne surprise.
Kavaln Solist sherry Cask 5cl mini : ambre foncé, nez sur le bois, le pruneau, le café. Bouche très légèrement moins vernis et un peu plus marquée par le pruneau que le batch S...04, à peine mois épais peut-être, le reste est assez proche. Note : 88/100.
Nez : un peu d'alcool au départ, moins agréable que le sherry, un peu chimique, noix de coco, un côté bourbon, (vanille, solvant, coco, épices), bois (mais moins que le précédent), fruits cuits mais qui s'expriment assez différemment du "solist sherry", on est presque sur des fruits trop mûrs, presque pourris. Très désagréable. Je ne sais pas si c'est pareil sur tous les batchs.
Bouche : texture ultra épaisse, plus sucré que le précédent, très chimique, toujours de la coco, épices, fruits cuits. Avec de l'eau c'est moins épais et plus fruité, à peine plus frais mais ce n'est pas encore ça.
Finale : bonne longueur, l'alcool a disparu, plutôt doux et crémeux.
Note : 78/100. Très original. Pas du tout mon style. A goûter avant d'acheter, mais il plaira peut-être à certains.
Kavalan sherry cask 46% : couleur ambre foncé, le nez est un peu moins vernis que celui du Solist sherry, très marqué par le sherry aussi avec beaucoup de chocolat et de pruneau, bonne puissance en bouche pour 46%, manque un peu de longueur par rapport au Solist. Note : 87/100.
Kavalan sherry cask 57% 20cl : (version 20cl pour LMDW, différent du Solist) moins marqué vernis que les Solist, nez chocolaté, viandé à la Mortlach, raisins secs, pruneaux, un côté fumé. Bouche plus sèche, chocolat, fruits secs, noisette, noix en fin de bouche, très proche d'un Glendronach. Bonne longueur. Note : 88/100.
Kavalan solist 2006-2015 for cava benito 57,1% cask S060821056 : très noir, nez pas trop vernis pour un Solist, beaucoup de fruits, pruneau, prunes, figues, dattes, bois oriental. Assez puissant en bouche mais alcool bien intégré. Bois à peine trop marqué sur la finale. Excellent Solist, un peu mieux que ceux que j'ai goûtés jusque là. 89/100.
Création : 1824 Situation : Speyside Propriétaire : Pernod Ricard
Le whisky Mosstowie était produit de 1964 à 1981 par 2 alambics qui se trouvaient à l'intérieur de la distillerie Miltonduff
Miltonduff 11ans 1996-2007 CWC Exclusive malts Chateauneuf du pape cask n°5566 54,1%
Couleur : or.
Nez : fruité (pommes, pêche, abricot, orange), céréales. Expressif et assez beau même s'il fait un peu jeune.
Bouche : Très grosse amertume. Un côté eau de vie de poire, céréales, herbe coupée, citron.
Finale : Longue, mais très amère, désagréable.
Note : 78/100. Seulement pour le nez.
Mosstowie 28ans 1970-1999 Cadenhead Chairman's stock bourbon barrel 59,6% : Note 89/100. Très puissant comme beaucoup de vieux Cadenhead, boisé, beaucoup d'agrumes, épices, belle longueur. (Noté 85 par Serge).
Nez : moyennement marqué par le sherry, caramel, coco, agrumes, fruits secs, céréales, mais aussi un côté (fermier ?) un peu désagréable.
Bouche : beaucoup de caramel, fait très jeune, coco, vanille, orange, fruits secs un peu chimiques. Par contre l'alcool est bien intégré, belle texture, facile à boire.
Finale : bonne longueur.
Note : 83/100. Un whisky un peu décevant. (Noté 85,7 sur Whiskybase).
Mosstowie 1973-2012 35ans LMDW Artist2 Refill sherry butt n°7621 54,3% : Couleur or pâle, nez moyennement expressif mais très "classe", il faut aller le chercher, sur le sous-bois, les feuilles mortes, la cire, agrumes, fruits jaunes, un peu "Clynelish", plantes, tabac... Mieux en bouche, plus fruité, ne fait pas du tout sherry, on retrouve le côté cire à la Clynelish, belle ampleur, alcool parfaitement intégré. Bonne longueur. Note : 91/100.
Domaine familial d'environ 15 hectares (dont 12 de rouges), dirigé par Jean-Mchel Gérin, épaulé par ses fils Michaël et Alexis. Les vins sont ici "modernes", travaillés sur la texture, la "largeur". S'ils présentent de belles textures soyeuses, ils sont lissés et aromatiquement très marqués par un élevage en fût plus qu'ambitieux, apportant des notes de café et de mélasse qui masquent le terroir.
Côte-Rôtie - Les Grandes Places 2005
CR de Julien : "Heureusement, le vin suivant va bien remonter le niveau. La robe est violacée. Le nez est fin et complexe, c'est très élégant. De la mûre, du cassis, un léger côté poivré que j'aime beaucoup balancé par la fraicheur de la menthe et de la réglisse. Envoutant ! La bouche est d'une classe évidente, c'est soyeux avec des tanins enrobés. Le vin est ample et fin à la fois, il remplit la bouche sans jamais la rendre lourde. La longueur est longue et fruité avec une salivation en toute fin de bouche apporté par une belle tension. C'est très très beau."
Robe grenat, très beau nez, sur les fruits rouges et noirs, légèrement épicé, et très frais. La bouche suit bien le nez, c'es très fin, très frais et en même temps on a plus de matière et plus de corps que dans tous les vins précédents, c'est un peu plus tannique aussi (mais des tannins très soyeux). Finale longue, vin très équilibré. Une grande étiquette qui ne nous a pas déçu. 17,5/20.
Dégustation au Bon Cellier (Cébazat) :
Condrieu La Loye 2011 : Beau fruité, c'est très frais, simple, facile à boire mais manque un peu de longueur et de complexité. B (+- 15/20).
Condrieu La Loye 2012 : meilleur millésime que 2011 d'après le producteur, ça s'est véréfié dans le verre, bouche plus grasse, un peu moins fruitée, plus florale, plus longue, plus complexe. TB- (+- 16,5/20).
Côte Rôtie Champin le seigneur 2010 : Nez très toasté, vanillé, bouche boisée, vanillée, grillée. Beau fruité en entrée de bouche mais beaucoup trop de bois. Moyen+
Côte Rôtie Viallière 2010 : Moins boisé que le précédent, mais très chaud, arômes grillées, bonne finale cependant. Moyen
Côte Rôtie Grandes Places 2010 : Encore fermé, bien trop jeune, mais mieux équilibré que les deux autres, plus frais, moins boisé. Ca devrait devenir très bon dans 10ans. TB (+- 17,5-18/20).
Gérin - Côte Rôtie les grandes places 2005 : nez à l'élevage parfaitement intégré, fruits noirs, poivre, violette, classe même si ce n'est pas encore très expressif. La bouche a une belle matière, de la fraîcheur, des tannins fins, mais on sent que le fruit ne se livre pas encore totalement, c'est encore très jeune. Belle longueur. Très prometteur.TB.
Gérin - Grandes places 2003 : très sombre, évolué, joli nez, bouche un peu chaleureuse sur ce millésime. TB-.
Gérin - La champine rouge Vin de France 2015 : robe sombre, nez discret qui manque un peu de fruit, la bouche aussi, dans une mauvaise phase apparemment. B-. Regoûté en 2018, bien marqué olive/anchois, fumé/lardé, superbe syrah pleine de caractère. TB.
Jean-Michel Gérin, Côte-Rôtie Champin le Seigneur 2017 : (11 parcelles surtout en Côte brune. 5% viognier.22 mois fûts dont 30% neufs. Egrappé) Couleur légèrement plus claire, nez très toasté, café, marqué par la barrique surchauffée, bouche ronde, lisse, moins concentrée que le précédent et très boisée aussi. Décevant. B-.
JM Gérin - Côte Rotie Grandes places 2007 : en pleine forme, nez très lardé, olive, pas trop d'élevage, sauvage, bouche avec de la mâche, de la fraîcheur, sauvage et longue, belle surprise. TB++.
Gérin (en off) Ampuis 2018
Champine blanc 2016 : petit viognier en cuves, vif, fruité, assez simple, fait le job. B+.
Condrieu La Loye 2016 : viognier bien plus gras, boisé, vanillé, fenouil, manque de tension. B.
Condrieu Les Eguets 2016 : encore un peu plus gras que le précédent, boisé aussi, mais un peu plus tendu derrière. B+.
Champine rouge 2016 : syrah fraîche, plus fine que sur 2015, beau fruité, quelques tannins en finale, simple mais bien fait, comme le blanc. B+.
St Joseph 2016 : fruits noirs un peu sucrés, gourmand, assez frais, finit sur des tannins encore un peu serrés. Bon potentiel. B+.
Côte Rôtie Champin 2016 : très boisé, vanillé, sur le caramel, pas de fruit. Moyen.
Viallière 2016 : boisé très marqué aussi, mais plus de tension, un peu de fruit quand même, tannins un peu durs sur la finale en l’état. B.
Landonne 2016 : boisé présent mais différent, plus brioché et moins vanillé, bouche fine, belle matière, tannins déjà soyeux, bien fait, dans un style très moderne. TB-.
Grandes places 2016 : même type d’élevage, plus tannique et serré en l’état que Landonne, mais plus de fraicheur, plus droit, et plus long. TB.
Loye 2018 : pas trop lourd pour l'année, plus frais que le 2016 par exemple. TB.
Champine rouge 2017 : réduit, un peu serré.
Saint-Joseph 2017 : très réduit, pas en place.
Champin le seigneur 2017 : pas de réduction ici, mais très boisé. Moyen.
Viallière 2017 : ultra boisé aussi, très mûr. Moyen
- Pernand-Vergelesses rouge 1er cru Les Vergelesses 2009 : B
- Beaune 1er cru Bressandes 2009 : TB
Goûté lors du GT 2012 :
- Beaune 1er Cru Clos des Fèves 2009 : enfin un Bourgogne rouge plaisant à boire, ouvert, très fruité, avec une pointe d'épices, de la matière, de la puissance mais des tannins très soyeux, belle longueur. TB+ (+- 18/20).
Chanson - Beaune 1er cru Clos des fèves 2009 : robe assez sombre pour du pinot, nez avec des fruits rouges et noirs, pas mal de poivre qui me fait un temps penser à de la syrah. Mais la bouche pinote, sur des fruits mûrs, encore assez jeune, des tannins de qualité, de la fraîcheur, une très belle concentration. Finale longue, poivrée. Très beau vin, qui offre déjà du plaisir et qui a tout l’avenir devant lui. Il m'avait déjà impressionné au Grand Tasting 2012. TB.
Création : 1957 (fermée en 1992) Situation : Eastern highlands Propriétaire : Pernod Ricard
La distillerie a produit du grain (voir Whisky-Grain whisky) jusqu'en 1973
Goûtés en face à face :
Lochside 29ans 1981-2010 DD 48,6% : Note 91/100. Le plus fruité de tous, mandarine, orange, abricot, pêche (on a l'impression de croquer dans des bonbons haribos à la pêche), mangue, fruits tropicaux. A la fois légèrement sucré et acidulé. Très légèrement épicé en finale. Pas extrêmement complexe mais un délice. Très original en plus.
Lochside 1981-2010 29ans TWA still lifes I fino hogshead 52,7% : Note 90/100. Le plus beau nez des quatre whiskys dégustés, plus frais, un peu plus floral. Sinon il est dans le même registre que le daily dram mais un peu moins fruité (quelques belles notes citronnées, de mandarines et d'orange cependant). Notes minérales, épicées, florales et amandes aussi.(Noté 87 par Ruben et 90 par Serge).
Lochside 1981-2009 GM cask strenght coll with LMDW refill sherry hogshead n°803 56,1% :Note 90/100. Très différent des deux premiers, beaucoup moins fruité et plus épicé. Le sherry ne se sent pas vraiment. On a des notes mentholées, minérales, fermières, de la cire, beaucoup d'agrumes, un peu de miel aussi.(Noté 89 par Serge et Ruben).
Couleur : ambrée (bien plus foncé que les autres).
Nez : Un mélange de fruits jaunes et tropicaux des Lochside DD ou TWA (pêche, mandarine, abricot, orange, mangue) et de sherry (orange, chocolat, noix, noisette...). Beaucoup moins frais et moins fruité du coup que les autres Lochside 1981.
Bouche : Toujours sur le mélange fruits/sherry. Un côté boisé que n'ont pas les autres Lochside 1981 et qui ressort encore un peu plus lorsqu'on ajoute de l'eau. Alcool bien intégré.
Finale : Longue et chaude. Pas très fruitée, plutôt épicée-boisée.
Note : 89/100. A vouloir jouer sur les 2 tableaux on passe à côté de ce qui fait l'originalité et l'intérêt des Lochside 1981 selon moi : cette exubérance de fruits jaunes avec un côté d'abord un peu sucré puis légèrement acidulé en finale. (Noté 89 par Serge).
Lochside 1991-2008 17ans daily dram 46% : (a priori étiquette alternative de l'Eso Child) couleur or pâle, beau nez avec des notes de petit beure et beaucoup de fruits (pêche surtout, fruits jaunes). Bouche fruitée à l'attaque, pêche, passion, fin de bouche un peu plus sur la céréale. Assez bonne longueur mais la finale fait un peu plus jeune et amère que l'attaque. Un whisky peu marqué par le fût, qui commence à développer de beaux arômes fruités, dommage de ne pas l'avoir embouteillé quelques années plus tard. Note : 86/100. (Noté 87 par Serge, 86,3 sur Wiskybase).
Création : 1966 Situation : Western Highlands Propriétaire : Loch Lomond DCL
La distillerie Loch Lomond produit le Loch Lomond, Inchmurrin, Inchmoan, Old Rhosdhu, Croftengea, Craiglodge, Inchfad.
Loch Lomond NAS single malt blue label 40%
Couleur : paille.
Nez : un peu d'alcool, beaucoup de céréales, fruits verts, paille. Très simple.
Bouche : très très douce, texture huileuse, encore céréales, pomme.
Finale : très courte, toujours céréales, pomme, herbes séchées.
Note : 77/100. Largement dispensable, mais je m'attendais à bien pire. Il y a très peu de choses mais rien de vraiment mauvais non plus. (Noté 68 par Serge).
Loch Lomond Single blend red label 40% : très léger, caramel, bananes trop mûres. 75/100.
Loch Lomond Single Malt blue label 40% : très léger, céréales,assez court. 77/100.
Loch Lomond Single Malt Peated green label 46% : tourbe présente mais pas envahissante, texture grasse, caramel, plus puissant. 78/100.
Inchmurrin 2003-2017 14ans #16/303-5 Sauternes cask finish 52,9% : couleur or profond, nez sur le miel, les épices, l'orange, une pointe de vernis, de la vanille, mirabelle. Bouche avec du miel, avec une très belle ampleur, assez douce pour 53%, épicée, vanillée, fruitée, grasse et gourmande, assez bonne longueur. Très bien fait. Enfin de belles choses qui sortent de Loch Lomond. Note : 88/100.
Inchmurrin 2003-2017 14ans for WhiskyNerds sherry cask 17/169-1 56,3% : couleur ambrée, très beau nez légèrement marqué par le sherry avec du chocolat surtout, mais surtout une belle corbeille de fruits exotiques à la Littlemill 1989, avec aussi prune et pêche. Avec de l'eau il devient un peu plus épicé et sec. Belle longueur en plus. Note : 90/100.
François Villard - Les Contours de Deponcins 2011 (Vin de France, 100% viognier)
Couleur : or. Très foncé pour un Viognier si jeune.
Nez : dès l'ouverture de la bouteille il est expressif sur des notes classiques de fleurs blanches, de pêche et d'abricot bien mûrs, puis le verre vide laisse des fruits exotiques.
Bouche : très grasse, texture très épaisse. Beaux arômes de fruits bien mûrs (abricot, pêche), mais pas de sucre. Très original, sans dénaturer le viognier pour autant. Très belle matière.
Finale : bonne longueur, un peu d'acidité et d'amertume également.
Note : 17,5/20. On est au niveau d'un beau Condrieu, mais bien gras. Un coup de coeur personnel.
Saint-Joseph rouge "Poivre et Sol" 2010 : couleur sombre, nez assez fin sur les fruits noirs, légèrement poivré. La bouche est fruitée (fruits noirs), dans un style assez fin, légèrement poivré là aussi, avec une belle acidité, des tannins bien fondus. Longueur moyenne mais la finale est assez fraîche. Très bon vin, plus convaincant que "Segna de Cor 2011" bu en parallèle, surtout plus frais. Note : 16/20.
Goûtés lors du salon d'Ampuis 2014 :
Condrieu Terrasses du Palat 2012 : très vif, presque tendu, aromatique assez classique, plus sur le fruit que sur le côté floral, bonne longueur, très frais, tout en finesse. Excellent, dans un style très différent de Gangloff. TB+ (+- 18/20).
Condrieu Grand Vallon 2012 : beaucoup plus gras que Palat, plus floral, il manque de tension, un peu lour derrière le précédent, je ne sais pas si l'ordre l'a bien aidé. B+.
Condrieu Deponcins 2012 : nez plus expressif que le précédent, entre le gras de Vallon et la minéralité de Palat, légèrement poivré, bonne longueur. TB (+- 17-17,5/20).
Goûtés lors du salond'Ampuis 2018 :
IGP Contours de Deponcins 2016 : viognier assez gras, dans l’esprit d’un Condrieu, fruité, anisé, manque un poil de tension. B+.
Condrieu Terrasses du Palat 2016 : très beau Condrieu, comme souvent un des plus tendus, le viognier fait le reste avec son fruité naturel et sa texture. TB+.
Condrieu Grand vallon 2016 : boisé plus marqué, le vin est plus lourd, un peu mou par rapport au précédent même si ça reste bon. B+.
Condrieu Terrasses du Palat 2010 : doré, assez riche, miel, fruits jaunes, encore un peu d'acidité, a bien tenu. TB.
François Villard - L'appel des Sereines Syrah IGP Collines rhodanniennes 2019: Couleur assez sombre, nez de syrah classique, poivré, fruits noirs, violette, léger lardé. Bouche ronde, facile, bien faite, ne tombe jamais dans le trop lisse ou le trop boisé, bonne longueur. Très bien pour le niveau d’appellation. TB-.
Contours de Mairlant 2021 : roussanne marsanne avec un léger gras, fruité, pas trop d'alcool, reste frais sur ce millésime. TB.
Création : 1966 (fermée en 1975) Situation : Lowlands Propriétaire : W. Grant & Sons
Le Ladyburn est produit à l'intérieur de la distillerie de grain Girvan.
Ladyburn 1974 Rare Ayrshire Van Wees The Ultimate 37ans Bourbon barrel 2604 52,1% : Note 90/100. Nez sur les fruits exotiques, les fruits jaunes, un peu d'herbe coupée, de fleurs, de miel. Bouche exotique, florale, encore de l'herbe coupée. Finale assez longue.
Création : 1824 Situation : Speyside Propriétaire : Diageo
Inchgower 14ans Flora & fauna 43%
Couleur : paille.
Nez : citronné, frais, sur les épices, puis il devient sec et salé. Notes d'herbe coupée aussi.
Bouche : douce et maltée en attaque puis devient de plus en plus sèche et salée. Quelques légères notes de citron et de vanille dans le fond.
Finale : sèche, moyennement longue, pointe de sel.
Note : 79/100. Manque de complexité et de gourmandise surtout.
Inchgower 1982-2010 Bladnoch forum cask 6966 50,7% : Note 86/100. Texture crémeuse, miel, un peu de sucre, chocolat, légères notes boisées et épicées. (Note précise ici : http://masterquill.wordpress.com/2012/05/04/inchgower-28yo-19822010-50-7-bladnoch-forum-hogshead-6966-222-bottles/)
Inchgower 1974-2011 TWA private stock ex-bourbon 60,6% : 91/100. Un whisky assez complet, très puissant, du miel, notes florales, cire, fruits (abricot notamment), céréales. Très frais. Finale très longue.
Inchgower 1980-2012 TWA sea life refill sherry butt 52% : 84/100. Lors du Whisky Live je ne l'ai pas trouvé si désastreux que ce qu'en disent Serge ou Ruben (les mauvaises conditions du salon ?), pas d'oeufs ni de chou chez moi. (Noté 69 par Serge et 72 par Ruben). Plutôt du chocolat, des fruits (prunes, figues), une pointe de sel typique d'Inchgower, et beaucoup de notes végétales. A éviter quoi qu'il en soit.
Inchgower 1974-2012 37ans Daily Dram 58%
Couleur : or profond.
Nez : besoin d'un peu de temps pour s'ouvrir, beaucoup de cire, fruits frais (abricot, mirabelle, melon), légèrement mentholé.
Bouche : cire, miel, fruits frais (abricot surtout, un peu d'orange), vanille, épices (gingembre, cannelle ?), pas de sous-bois ici, puissant, alcool bien intégré.
Finale : longue, un peu de bois, cire, épices.
Note : 90/100. Très bonne version, un petit côté "Clynelish" avec sa cire et ses fruits frais.
Inchgower 1980-2013 33ans sherry hogshead 13069 52,6% 10th anniversary Forum : (Witch 2014) nez un peu soufré, sauce soja, caramel, encore un peu de soufre en bouche, champignons, bois, oranges confites, c’est bien mieux avec aération, légère amertume en finale. 84/100.
Création : 2004 Situation : Campbeltown Propriétaire : Springbank
Kilkerran 9ans 2004-2013 Work in Progress 5th release Bourbon Wood 46%
Couleur : paille.
Nez : expressif mais un peu alcooleux, céréales, fruits frais (pomme, poire), légère pointe tourbée (à la Springbank).
Bouche : puissante mais alcool mieux intégré qu'au nez, fruits verts, citron, céréales, herbe coupée, miel, un tout petit côté vanillé et épicé désormais. Texture agréable, un peu grasse.
Finale : longueur moyenne, céréales, herbe coupée, la tourbe revient sur la fin.
Note : 82/100. Encore un peu jeune, mais le côté légèrement tourbé du nez et de la finale pourrait être intéressant dans les années à venir. (Noté 91 par Serge, 85,4 sur Whiskybase).
Kilkerran 12ans 46% : (emb 2016, 70%bourbon/30%sherry casks) couleur or pâle, le nez fait jeune, eau de vie de prune, peu de fruits, assez austère, minéral, légèrement médicinal et tourbé, herbacé, végétal, un peu de vanille et de céréales derrière. Moins austère en bouche, plus vanillée, assez punchy pour du 46%, alcool bien intégré, un peu de citron, de sel, de poivre, toujours assez minéral et végétal. Longueur moyenne, finale un peu plus agréable à mon goût, un peu plus sucrée, vanillée, citronnée, salée, légèrement fumée. Un peu déçu par ce whisky dont on peut lire beaucoup de bien, mais je n'ai jamais été fan du style Kilkerran/Springbank moderne... Note : 85/100. (Noté 90 par Serge, 87 sur Whiskybase).
Kilkerran Glengyle Open day 2018 8ans Recharred sherry cask 58,4% : couleur or profond, nez sur le caramel mou, le cake et les épices, très malté aussi. Heureusement quelques notes fermières à la Springbank derrière. Idem en bouche, où l’alcool est parfaitement intégré, les 58% passent tout seul, mais l’aromatique fait très caramel, céréales, un côté rhum/raisin. Bonne longueur cependant. Mais pas mon truc. Note : 84/100.
Nez : bien marqué par le sherry, très désagréable au départ avec un côté chimique, caramel, sirop pour la toux, mais aussi d'autres arômes pas très nets difficiles à décrire, je n'avais pas vu ça depuis le Loch Dhu. C'est un peu mieux après quelques minutes, un peu de fruits (prunes cuites), un peu de réglisse, oranges confites, quelques fruits secs.
Bouche : légèrement sucrée, alcool bien intégré, les 57% passent facilement, mais on reste sur un caramel puissant et chimique, de la mélasse, peu de fruits, beaucoup de bois, de la noisette dans le fond. Là aussi c'est mieux avec l'aération, mais l'eau le refait tomber dans ses travers. Lors d'une seconde dégustation le nez était toujours désagréable mais le bouche un peu plus intéressante, un whisky qui semble aimer l'aération.
Finale : longueur moyenne.
Note : 79/100. Mis à part l'alcool bien intégré et une bonne ampleur, difficile de trouver des qualités à ce whisky. J'ai décidément du mal avec Edradour.
Edradour 1965-1985 Cadenhead dumpy bottle 40% : le nez est correct, mais la bouche est sur le savon (ou le shampoing ?). Imbuvable.
Création : 1846 Situation : Islay Propriétaire : Diageo
Caol Ila 12ans OB 43%
Couleur : paille.
Nez : belle tourbe citronnée, un peu grasse, fraîche, citron, pomme, poire, légèrement iodé, coquillages.
Bouche : bien dans la lignée du nez, une belle tourbe citronnée, des fruits un peu jeunes (surtout de la pomme), iode, algues. Simple mais bien fait, très agréable.
Finale : longueur moyenne, tourbe, sel, un petit côté caoutchouc.
Note : 84/100. Pas une grosse différence avec le 18ans, un beau whisky, un Islay assez "nature" et frais.
Caol Ila 18ans OB 43%
Couleur : paille
Nez : assez frais, tourbe légère et citronnée, marin, et quelques fruits frais (pomme, poire).
Bouche : la tourbe est légère, iode, moins fruitée que le nez, plus sur l'amande, le chocolat, l'herbe coupée.
Finale : longueur moyenne.
Note : 85/100 Assez simple mais agréable, une tourbe légère et un peu grasse, facile d'accès.
Caol Ila 1996-2008 Distillers Edition (Moscatel finish) 43%
Couleur : or
Nez : très salé, tourbé, légèrement poivré, avec des notes de fruits mûrs
Bouche : Elle suit bien le nez, assez complexe, salée et tourbée, notes d'ananas et de poire.
Finale : sur le sucré-salé, des notes florales apparaissent.
Note : 84/100 Le mariage Islay/sherry est bien maîtrisé, un malt très intéressant.
Caol Ila Cask Strenght 59,3% 20ml
Couleur : paille.
Nez : tourbe citronnée, légèrement médicinal, un peu marin, assez fin, alcool bien intégré, quelques fruits verts aussi.
Buche : puissante, alcool très bien intégré même à l'ouverture de la bouteille, assez grasse, tourbe, citron, huile d'olive, caoutchouc, thé vert. Pas très complexe mais très belle persistance aromatique.
Finale : très longue, un peu plus confite, poivre, chocolat.
Note : 87/100. Bonne version, bien mieux que les 12 et 18ans officiels.
Caol Ila Managers' Choice 1997-2009 11ans bodega sherry european oak cask 14185 58%
Couleur : or
Nez : met un peu de temps pour s'ouvrir, puis la tourbe arrive en premier avec un côté médicinal très marqué. Puis peu à peu, plus ouvert et complexe, quelques épices, des fruits (orange, pamplemousse), et un peu minéral aussi.
Bouche : tourbée (mais moins que le daily dram 1993), marine et médicinale. Un peu de bois, et de noisette, qu'il n'y avait pas au nez, le sherry se sent un peu désormais mais reste assez discret. Beaucoup d'épices là encore.
Finale : très longue, très complexe.
Note : 93/100. Pas le Caol Ila qui donnera le plus de plaisir, mais de loin le plus complexe.
Caol Ila 1993-2012 18ans Daily Dram sherry cask 51,8%
Couleur : full gold !
Nez : Très tourbé, beaucoup de cendres froides, légèrement médicinal, et un côté barbecue, noix, oranges confites, chocolat.
Bouche : Comme le nez, très tourbée, et marquée par le sherry. La cendre froid est encore présente et fait penser au Laga Distillers Edition. Grosse puissance mais l'alcool est bien intégré. Un peu simple.
Finale : Bonne longueur, encore et toujours de la cendre froide.
Note : 90/100. Un bon Caol Ila, costaud, simple, un dram de plaisir, pour les amateurs de Lagavulin.
Nez : très alcooleux, besoin de plusieurs d'aération pour avoir des arômes. Beaucoup de tourbe, du citron, de l'iode, et un côté médicinal. Très austère.
Bouche : très alcooleuse encore, besoin d'eau, un peu de pommes et de poires désormais.
Finale : longue.
Note : 84/100. L'alcool est mal intégré malheureusement.
Caol Ila 1980-2011 30ans W&M Barrel selection cask 4688 58,8% : Note : 89/100. Tourbe citronnée, un peu sucrée, assez fine et assez douce, un peu d'anans aussi, bonne longueur.
Caol Ila 1983-2011 28ans Silver Seal 46% : Note : 88/100. Version toute en finesse, la tourbe est très légère, plus fruité que la plupart des Caol Ila, mains manque un peu de longueur malheureusement.
Caol Ila Mos 1995-2011 15ans C#9805 54,1% : Note 85/100. Couleur paille, nez moyennment expressif, classique, tourbe, citron, iode, bouche assez puissante, alcool bien intégré, beaucoup d'ampleur mais beaucoup de sucre, citron confit, très iodée, maritime, algues, huitre. Bonne longueur, citron confit, sucre, tourbe et sel. Dommage qu'il soit trop sucré.
Caol Ila 1995-2011 MoS Collection n°7 for Scots whisky forum port hogshead n° 10047 60,1% : Note : 87/100. Très puissant, sucré, fait penser à une finition sherry, noix, oranges confites... en plus de la tourbe et le sel de Caol Ila.
Caol Ila 1982-2012 Archives bourbon hogshead n°758 51,2%
Couleur : or pâle.
Nez : très frais et très fruité, étonnant pour un Caol Ila, en plus du citron habituel on a des agrumes (pamplemousse), et un peu de banane. On a aussi une tourbe assez fine et de l'iode, plutôt classique de ce côté là.
Bouche : encore très fraîche et très fruité, plutôt douce, alcool très bien intégré.
Finale : bonne longueur, reste assez fraîche
Note : 91/100. Pas le plus complexe des Caol Ila, c'est même un peu simple, mais qu'est-ce que c'est bon !
Port Askaig 19ans Speciality Drinks 45,8% : Note 88/100. Très belle tourbe citronnée, très marin, minéral, amandes et fruits secs. Belle finale, bonne puissance.
Caol Ila 1999-2013 14ans Hidden Spirits C#303317 48% : couleur paille, nez sur le citron, un peu de solvant et beaucoup d'alcool. Mieux en bouche, puissant, très iodé et citronné, légèrement sucré, bele tourbe un peu cendrée, mais un toujours un côté "solvant" un peu dérangeant. Finale longue, très iodée, tourbée et citronnée, mentholée, très intéressante. Note : 82/100.
Caol Ila 1979-2011 TWA 52% : tourbe citronnée, marine, grosse ampleur, puissance et finesse à la fois, très long, très marin, un peu de médicinal, de menthol. 91/100. (Noté 90 par Ruben et Serge).
Caol Ila Moch 43% : mieux que Laph Select et Bowmore Black Rock, plus puissant, bien tourbé et bien iodé, frais, un peu d’épices, de poire, de citron. 84/100.
Caol Ila Hart Brothers 11ans 1996-2007 46% : couleur paille, nez sur la tourbe, l'iode, les coquillages, le citron et la poire, très frais. Bouche dans la lignée du nez, de la vanille en plus, mais elle fait un peu diluée. Longueur moyenne, finale marine, sur le citron confit, légèrement médicinale. Un whisky assez simple mais très agréable, frais et facile à boire. Note : 84/100.
Caol Ila 1995-2013 W&M barrel selection 18ans sherry cask n°10027 57,5% : couleur ambre clair, très beau nez qui mélange parfaitement tourbe et sherry avec des notes de viande fumée, chocolat, tabac, fruits confits. Bouche tourbée, iodée et poivrée, toujours avec de la viande fumée, du chocolat, gourmand sans être trop sucré. FInale longue, iodée, poivrée, avec un peu de caramel. Note : 90/100. (Noté 90 par Serge, 89,1 sur Whiskybase).
Caol Ila 30ans 1980-2010 High Spirits Bourbon hogshead 46% : couleur or pâle, nez très fin, sur la cire, l'iode, très légère tourbe, citron, très frais. Bouche gourmande en attaque, citron confit, puis de plus en plus iodée, avec un peu de poivre en fin de bouche. Manque juste un peu de longueur, la dilution se fait sentir sur la finale, mais une belle finesse. Note : 89/100.
Caol Ila 21.3.1968-28.3.1989 21ans Intertrade Rimini 58,5% 75cl 297bts : (embouteillage mythique, la distillerie ayant été reconstruite entre 1972 et 1974) Couleur or, le nez a besoin d’ouverture, un peu de colle au départ puis une tourbe très fine et des fruits exotiques (mais moins qu’en bouche), un peu d’OBE, un côté médicinal, minéral, iodé et fermier. Bouche puissante, alcool bien intégré, très belle tourbe, citronnée, grasse, huileuse, gourmande, avec des fruits jaunes et des fruits exotiques bien mûrs, de l’amande, un peu de camphre et d’épices. Très bonne longueur, un peu moins de fruits sur la fin. Note : 94/100.
Caol Ila 1984-2010 Bladnoch Forum hogshead 5388 54,1% : (goûté blind à l'ouverture de la bouteille) couleur paille, nez bien tourbé, très marin, minéral. Bouche puissante, alcool bien intégré, assez austère, minérale, végétale, avec une bonne tourbe marine, une pointe de citron, fait assez jeune. Finale assez longue et réglissée. Bien fait, un peu trop austère à mon goût. Note : 87/100.
Caol Ila 1989-2000 10ans Murray McDavid Cask 3789 46% : couleur or pâle, nez expressif, très tourbé et très gourmand, avec beaucoup de vanille, un peu de sucre, des notes maritimes. Bouche assez douce, gourmande aussi, tourbée, vanillée, citron confit, iode. Finale assez longue, tourbe cendrée, légèrement poivrée, très iodée.Note : 87/100. (Noté 86,1 sur Whiskybase).
Port Askaig 100 proof 57,1% : belle tourbe, assez jeune, pas mal de plantes médicinales, gentiane, citron confit, bouche un peu trop sucrée à mon goût. Alcool parfaitement intégré, assez bonne longueur sur les plantes, la cendre, le sel. Note : 84/100.
Port Askaig 10ans 10th anniversary edition (2019) 55,85% : couleur claire, tourbé, puissant, alcool bien intégré, la finale trahit un peu son âge. 87/100.
Caol Ila G&M CS 2005-2016 57,3% Sherry Casks 301521, 23, 24&27 : or pâle, nez très tourbé, pas de sherry, un peu de plantes, menthol, ctron, très frais. Mieux en bouche, très grasse, épaisse, maritime, presque douce à l'attaque puis vive ensuite avec du poivre, du sel et une très belle longueur. Note : 89/100.
Caol Ila 1982-2013 LMDW Artist 3 Bourbon barrel 6488 54,4% : un Caol très austère, puissant, minéral, il faut aller le chercher. belle longueur par contre. Note : 90/100.
Caol Ila 7ans 2013 Collective 4.0 57,2% : (fût de vin, re-charred, donc reconditionné avec bousinage, à peine réduit à 57,2%) couleur or, nez plus subtil, légèrement tourbé, fruits secs, pointe viande fumée, bacon, mezcal, miel, demande un peu de temps. Bouche puissante, sans être alcooleuse, un peu fermée, mieux avec une goutte d'eau, épaisse, fût de vin blanc liquoreux ?, finale longue, explosive. Joli whisky, puissant et gras, fait presque plus âgé que le précédent, qui demande beaucoup de temps. 88/100.
Caol Ila 9ans 2011-2021 sauternes cask finish SV Ucf (bande jaune) 46% : (hogshead. Finition 22mois en fûts de sauternes. Sortira en avril aussi) Couleur paille, nez tourbé mais moins que le ledaig, pas trop marqué sauternes, juste un petit côté miellé, citron, iode, cendre. Bouche assez gourmande, plus marquée sauternes que le nez, miel, quelques fruits jaunes, de la rondeur et une pointe de sucrosité surtout. Belle tourbe derrière, qui s’impose sur la finale. Pas très complexe, assez gourmand. Belle porte d’entrée dans le monde de la tourbe pour un novice par son côté facile. 84/100.
Caol Ila 5ans 12/2011-03-2017 Douglas Laing's Provenance DL11716 46% : belle tourbe citronnée épicée, poivrée, fait plus que son âge, frais. 84/100.
Grand Tasting Bettane et Desseauve décembre 2012 Carrousel du Louvre.
Après un long voyage Clermont-Colombes pour aller chercher Chris, on arrive finalement à 11h à l'entrée où on retrouve Vincent ; la journée peut commencer (le temps de passer au vestiaire, de prendre un verre contre caution...). Face au nombre impressionnant de producteurs et à la qualité des vins présents, mieux vaut avoir un plan de bataille, heureusement j'avais eu le temps de potasser le sujet sur le net avant de partir.
Pour commencer, le lieu était vraiment très bien, beaucoup de place en général, pas tant de monde que ça, on n'a jamais fait la queue très longtemps. L'organisation m'a semblé bien meilleure qu'au dernier salon RVF, ou qu'aux Whisky Live en général.
Blancs secs :
William Fèvre : un peu de fraîcheur pour commencer, Chablis 1er CruMontmains 2010, classique frais minéral et citronné, une belle entrée en matière. On passe au niveau au-dessus avec Chablis GC Les Preuses 2009, plus beurré, plus de matière, plus d'agrumes, puis à peu près du même niveau Chablis GC Bougros Côte Bouguerots 2009, nez plus fermé, moins beurré que le précédent, mais plus puissant en bouche et beaucoup d'agrumes aussi. Très bon niveau général. Elena Walch : DOC Alto Adige Pinot Gris castel ringberg 2011, un peu gras et trop boisé à mon goût. DOC Alto Adige Gewurtz Kastelaz 2011, Vincent dit de suite "on dirait une IPA", le litchi est présent autant au nez qu'en bouche, des notes florales bien marqués aussi, très original (même si on reconnaît bien le Gewurz) et vraiment excellent. Enfin Alto Adige Beyond the Clouds 2010 (chardonnay), la grosse cuvée du domaine, sûrement un peu jeune encore, c'est très gras, beaucoup de matière mais on a du mal à sentir autre chose que le bois et la vanille pour le moment.
Franz Haas : IGT Vigneti delle dolomiti Manna 2010 (mélange de riesling, sauvignon, chardonnay et autres), un coup de coeur pour moi, c'est très fruité (mandarine, litchi), Vincent a senti de la fraise je crois, très long en bouche.
Lis Neris (Frioul) : Gris Pinot Gris 2010 vanillé, gras, très "Bourgogne", puis le même en 2007, bien meilleur, plus ouvert, très gras, beaucoup de matière et une finale très longue. L'accueil était pas très sympa par contre, dire que mettre la photo de Giorgio Armani ne fait pas prétentieux mais correspond seulement à la philosophie du domaine ça fait un peu.... prétentieux !
Ronco del Gelso (Frioul) : Sot Lis Rivis Pinot Gris 2011 et Friulano 2011 moyens, trop boisés pour moi, le Malvasia 2011 était par contre très bon, frais et minéral
Chevalier : Pessac-Léognan blanc 2005, peut-être le vin de la journée, un superbe nez très complexe, fruité, frais, végétal... une bouche vive et explosive mais qui ne s'arrête jamais, une matière et une finale énorme, une vraie tuerie.
Fieuzal : Pessac blanc 2008, des notes un peu plus grillées que dans le précédent, un peu plus gras et plus frais, mais un peu moins de longueur et de complexité, c'est excellent là aussi. Carbonnieux : Pessac blanc 2010, vin bien trop jeune, fermé, qui n'offre pas grand chose à l'heure actuelle, moins de matière que les précédents, moins de longueur.
De belles découvertes donc, comme souvent en salon je trouve qu'on prend plus de plaisir avec les blancs, qui se livrent bien plus vites, souvent prêts à boire jeunes, et puis le palais est plus frais en début de journée.
Bourgognes rouges
Frédéric Magnien : Morey St Denis 1C Clos Sorbé Frédéric Magnien 2010, Chambolle 1C Charmes F. Magnien 2010, Chambolle 1C Sentiers Michel Magnien 2010, Charmes Chambertin F. Magnien 2010, Clos de la Roche M. Magnien 2010. Les 5 vins sont bien trop jeunes, assez fermés, sur les fruits rouges acides, peu de longueur en plus, seul le Charmes Chambertin était plus tannique et avait un peu plus de matière. Domaine des Perdrix : NsG 2008, assez ouvert, kirsché, assez léger pour un NsG, Bien. NsG 1C Aux Perdrix 2009, nez encore fermé, plus puissant, plus épicé et plus tannique que le précédent, bonne longueur, B+.
Charlopin-Parizot : Gevrey VV 2008, nez vraiment cramé, très puissant, j'ai trouvé ça presque imbuvable ! Et c'était le seul rouge du domaine ce jour là. Trapet : Gevrey 2010, un vin assez léger, sur le fruit, déjà agréable à boire. Bien. Chambertin GC 2010, encore fermé, avec un beau fruité, une pointe d'épices en plus que le précédent, plus de matière, assez léger. Bien+.
Louis Jadot (et Château des Jacques) : MàV Rochegrès 2010, très fermé, assez plat pour le moment. MàV 1997, original, sur un fruit très cuit, mais manque de fraîcheur, pas mon style. Clos de Vougeot 2007 : fermé aussi, rien de très emballant. Chanson P&F : Beaune 1C Clos des Fèves 2009, enfin un Bourgogne rouge plaisant à boire, ouvert, très fruité, avec une pointe d'épices, de la matière, de la puissance mai des tannins très soyeux, belle longueur. TB.
Bouchard P&F : Volnay Caillerets Ancienne cuvée Carnot 2010, un peu fermé au nez, mais un fruité intéressant en bouche. Bien. Puis le Bourgogne de la journée beaune 1C Grèves Vigne de l'enfant Jésus 2009, le petit Jésus s'est fait attendre (le temps d'aller chercher une nouvelle bouteille), puis il est enfin arrivé, avec un superbe équilibre entre puissance et finesse, beaucoup de matière, de la complexité, une finale très longue, et nous avons tous dit "Jésus, reviens!"
A part chez Bouchard et chez Chanson, les Bourgogne ont un peu déçu, bien trop jeunes pour la plupart, mais les domaines se sont donnés pour règle (à qqs exceptions près) de faire goûter leurs nouveautés. A moins d'être un grand spécialiste, il me semble impossible de savoir vraiment ce que le vin va devenir dans quelques années. Le problème va continuer avec les Bordeaux...
Après une pause sandwich assez courte, et un petit échange de samples avec Flo (merci beaucoup au passage) qui nous a expliqué le coup de la cloche, on repart sur le Bordeaux pour commencer. Finalement on a passé quasiment tout l’après-midi sur les Bordeaux, mais comment éliminer un des domaines suivants quand on ne les a jamais essayés ?
Bordeaux
Figeac : St Emilion 2008, cadenassé à triple tour, difficile de sentir quelque chose à l’heure actuelle, vraiment pas en place. St Emilion 2004, fait encore très jeune, puissant, sur les fruits noirs, avec un peu d’épices et une finale assez longue. C’est assez convaincant, on a envie de le regoûter dans quelques années.
Canon : St Emilion 2008, plus ouvert que Figeac 2008, avec un très beau fruité, une belle longueur, il fait beaucoup plus envie du coup, même si lui aussi est encore trop jeune.
Rauzan-Ségla : Margaux 2004, le nez est sympa, l’entrée en bouche aussi mais ça tombe assez vite, la finale est trop courte, il lui manque un peu de corps et de tannins pour structurer le tout. Ca manque un peu de puissance à mon goût, le problème va se répéter sur plusieurs Margaux et plusieurs 2004.
Boyd-Cantenac : Margaux 1999, on apprécie l’initiative d’emmener un vin prêt à boire même si ce n’est pas un grand millésime. On a enfin un peu de tertiaire (tabac, cacao…) Tout en finesse, un peu trop même, il manque un peu de corps et de finale, comme le Rauzan-Ségla.
Brane-Cantenac : Margaux 2008, très moyen, manque de puissance et de longueur. Margaux 2009, bien meilleur, sur des fruits cuits, bel équilibre entre la puissance et des tannins soyeux, très long. TBien.
Lascombes : Margaux 2006, j’ai moins de souvenir de celui-là, assez classique de mémoire, plutôt bien mais encore trop jeune.
Pape-Clément : Pessac 2007, encore fermé au nez, un peu jeune, la bouche est puissante, avec une belle matière déjà et une finale très longue. Là aussi on a envie de voir ce qu’il dira dans 5ans au moins.
Talbot : St Julien 2009, nez très fermé, bon équilibre puissance/finesse, assez long. Bien.
Lagrange : St Julien 2008, très fermé, aucun plaisir à l’heure actuelle, c’est dur de prédire ce qu’il va devenir. 2006, très bien même s’il fait encore tout jeune, la bouche a une grosse matière, beaucoup de tannins mais qui sont agréables, beau fruité, très grosse finale. TBien. 2004, plus ouvert, mais ça manque un peu de corps et de finale, c’est bien mais le 2006 est au-dessus.
Beychevelle : St Julien 2009, tout est là, fruité très mûr, fraîcheur, grosse matière, parfait équilibre puissance/finesse, tannins soyeux et longueur. Un coup de cœur pour moi.
Emportés par notre élan on ne peut résister aux vins suivants sur le même stand, Kirwan 2005, et Latour-Martillac 2005, deux bons vins, encore jeunes, plutôt en finesse pour le Kirwan, un peu plus de tannins et de puissance pour Latour-Martillac.
Je laisse Chris et Vincent goûter un Smith Haut Laffite Pessac rouge 2003 en magnum, et un porto de chez Graham’s aussi je crois pour Vincent, puis on retourne à l’étage.
Langoa-Barton : St Julien 2007, plutôt moyen, il a un côté assez gênant en bouche que je n’ai pas réussi à décrire.
Léoville-Barton : St Julien 2004, bien mieux que le précédent, encore très jeune, mais il a une belle puissance et une bonne finale. Bien, surtout pour un 2004.
Cos d’Estournel : St Estèphe 2007, nez fermé, mais bonne matière et bonne finale, à suivre. Bien.
Pendant que j’essaye en vain de me faire servir un verre chez Daumas-Gassac, Vincent et Chris font une halte pour goûter les Madiran du château Montus-Bouscassé. Puis on enchaîne…
Rhône
JL Colombo : Cornas Terres brûlées 2010, le nez a un côté grillé qui me gêne beaucoup, en bouche je trouve des notes briochées et de pain grillée comme dans un champagne, ça ne me plaît pas, contrairement à Chris. J’ai préféré le suivant, Cornas La Louvée 2010, plus frais, plus puissant, plus de longueur à mon avis.
Delas : nous n’avons pas pu nous empêcher de changer notre plan en voyant un vin blanc qui n’était pas annoncé dans le livret, Condrieu Clos Boucher 2011, nez très ouvert, fruité (abricot), floral, bouche assez grasse, belle matière, déjà prêt à boire. TBien, mais peut-être que le fait de boire quelque chose de frais à ce moment de la journée a joué. Puis il me semble que c’est à ce moment qu’on nous a avoué qu’on allait nous faire boire un vin qu’il ne faut absolument pas boire pour le moment ! On nous sert alors un Hermitage Domaine des tourettes 2010, très léger pour un Hermitage, très fruité et facile à boire, pas d’une grande complexité, presque un vin de soif. Puis Hermitage Bessards 2007, vin bien trop jeune, qui sent surtout le poivron vert au nez comme en bouche, un peu comme un Jamet 2007 que j’ai bu récemment.
Chapoutier : Ermitage Pavillon 2007, le nez est fermé, c’est trop jeune, bouche plutôt classique, puissante, épicée, avec des tannins souples, bonne matière et bonne longueur. Bien.
On laisse Vincent sur les Champagne d’André Jacquart, puis plus tard sur les vins d’alsace de Deiss, et on descend un peu plus au sud…
Sud-Est
Clos des fées : La cloche sonne, on est juste à côté c’est l’occasion où jamais de goûter La Petite sibérie 2002 (Côtes du Roussillon village), un vin qui m’a semblé plutôt léger, en finesse, très gourmand et très facile à boire, encore très jeune, avec une très bonne longueur. Ca ne m’a pas semblé très complexe, mais j’avoue qu’à partir de là mon palais commençait à fatiguer un peu. TBien.
Pibarnon : Bandol 2008, le nez est un peu grillé c’est assez déplaisant, mais la bouche est bien mieux, très gourmande, sur les fruits cuits mais tout en restant assez fraiche, on ne sent presque pas les tannins en entrée de bouche mais beaucoup en finale. Bien.
Nous retrouvons ensuite Vincent qui nous avait laissé pour goûter les Champagne d’André Jacquart je crois, puis un vin d’Alsace de chez Marcel Deiss.
Italie
Poggio di Sotto : Brunello di Montalcino 2007, le nez est fermé, mais la bouche est très convaincante, très puissante, un peu sucrée, gourmande, sur des fruits confits, d’une longueur incroyable. TBien.
Petrolo : Galatrona 2010, (100% merlot) vin fermé, assez plat pour le moment, on sent surtout le bois.
Luciano Sandrone : Nebbiolo d’Alba, Valmaggiore 2010, un très bon vin de soif, très fruité et avec du corps en même temps, déjà prêt, très plaisant. Barolo Le Vigne 2008, vin fermé, trop jeune, assez puissant, on ne prend pas de plaisir en l’état.
Malvirà : Roero Riserva Renesio 2007, (100% nebbiolo), le nez est expressif, très fruité, la bouche est puissante, avec des tannins soyeux, des fruits compotés, belle finale. TBien.
Planeta : Santa Cecilia DOC Noto 2008 (100% Nero d’Avola), vin légèrement sucré, très fin, avec une belle matière, de la longueur, on a envie d’y retourner. TBien.
Juste pour finir, Domaine de l’A Côtes de Castillon 2009, ouvert, gourmand, sucré, fruit mûrs, belle longueur. Tbien.
Au final, une superbe journée, de bons vins (aucun n’a été servi trop chaud contrairement au salon RVF), le verre Riedel m’a bien plu, juste quelques regrets de n’avoir pu goûter le Clos de Tart, Valandraud et Krug a priori non présents, La Gaffelière (bouteille finie), Lynch Bages (pas vu), et St Jean de Bébian, Jaboulet, L’Arrosée, Vie di Romans, San Leonardo, Colle Massari, Grattamacco, Suduiraut… (pas le temps) mais on en a fait largement assez je crois. En tout cas c’est à refaire, pourquoi pas l’an prochain ?
Les premiers commentaires sont ceux de Julien, les seconds sont les miens :
Maison Tardieu-Laurent ** - Crozes-Hermitage blanc "Les lauzières" 2011
"Le premier vin a la robe dorée. Le nez est floral, sur le tilleul, les agrumes qui apportent de la fraicheur à l'ensemble. C'est assez fin mais relativement complexe, plein de classe. J'aime beaucoup. La bouche est pleine et grasse, de bonne qualité jusqu'à ce qu'une chaleur trop imposante se place en fin de bouche. Après l'alcool passé, c'est l'amertume qui prédomine avec une touche salivante. C'est un peu destructuré et l'amertume ainsi que l'alcool me déplaisent. Un vin en demi teinte donc."
Robe jaune pâle, nez très frais mais malheureusement assez fermé, un peu d'agrumes, de pomme et de poire. La bouche était moins fraîche, un peu pétillante, et alcooleuse. Finale moyenne et amère. On sentait bien qu'on était sur du Roussanne/Marsanne, deux cépages qui me plaisent rarement, et c'est pas ce vin qui m'a fait changer d'avis.
Les grandes vignes du Roy * - CdP blanc, Cuvée Roussanne 2001
"Le dernier blanc sec est juste superbe à regarder. C'est profond, dorée, lumineux. Magnifique. Malheureusement le nez ne va pas être à la hauteur de la robe. C'est très puissant, réduit je pense, étrange, très étrange. Une multitude d'arômes qui ne me tentent pas forcement se présentent à mes narines. Cependant ça reste frais. En bouche c'est pareil, c'est vraiment peu commun. Je pense que le vin est vieux, peut etre pas loin d'être passé et nous fait vraiment penser au Macon-Chaintré 2002 Valette bu la dernière fois. C'est un peu miellé, gras, salin avec toujours une belle tension. Bon, je ne mets pas de notes mais je pense que le vin présente un défaut ou est peut etre un peu trop vieux."
Très belle couleur évoluée, or profond. Le nez est très ouvert mais c'est pas forcément une bonne chose ! On a un peu de miel mais surtout un côté marin très prononcé (sel, huitre), fumé aussi, comme le Mâcon-Chaintré c'est vrai, et aussi un peu comme les derniers rouges que l'on goûtera ce soir là. La bouche me plaît plus, c'est très original, avec beaucoup d'épices (curry ?), c'est mentholé aussi, avec de l'amande, une finale assez longue et une belle matière.
La Bastide Saint Dominique ** - CdP rouge "Secrets de Pignan vieilles vignes" 2009
"Le troisième rouge est encore plus dense, profond. Le nez est tout de même relativement complexe avec pas mal de fruits noirs, de chocolat, d'épices. C'est rond et dense. Ca semble jeune quand même. La bouche nous offre de quoi nous nourrir avec une matière dense et compacte mais tout en rondeur. Une sucrosité se fait clairement sentir en attaque de bouche, c'est mûr et confit. Les tanins sont présents mais enrobés. Un peu chaleureux en final. Je pense qu'il faut encore l'attendre. Les autres partent sur un millésime chaud, ce qui est vrai."
Couleur très foncée, noire. Le nez commence très bien, sur les fruits noirs (cerise, mûre, mais surtout cassis). En bouche c'est assez fin, avec une belle matière, le cassis domine vraiment tout (crême de cassis), c'est très sucré, très gourmand. Mais sur la fin du verre je commence à sentir une sensation d'écoeurement, due au sucre, je n'en aurais pas pris un second verre. A mon humble avis, ce vin ne gagnera pas grand chose à vieillir, c'est un vin simple, à boire jeune et sur le fruit, s'il perd son acidité j'ai peur que le sucre soit encore plus écoeurant, mais le seul moyen d'en être sûr c'est de regoûter ce vin dans quelques années. 16/20.
(Bastide St Dominique - Côtes du Rhône rouge 2016 : fruits noirs, cassis, mûre, gourmand, tout en rondeur, peu de tannins, assez mûr, sans être trop chaud. B+.
Cairanne 2015 Les 2 arbres : robe très foncée, nez confituré, un peu trop, bouche un peu trop chaleureuse. B-.
Bastide St Dominique - IGP Mediterranée Marsanne 2017 : (cuves) Robe claire, nez fruité, pêche, et floral. Bouche grasse, un peu de vivacité quand même, beau fruité. Belle entrée de gamme au rapport q/p très intéressant. B+.
Bastide St Dominique - IGP Mediterranée Grenache VV 2017 : couleur violette, nez de fruits noirs un peu sucrés, exubérant. Bouche peu tannique, fruits noirs sucrés, acidité présente mais un peu dissociée en l'état. B-.
Côtes du Rhône villages 2016 : fruits noirs confiturés, plus tannique et puissant que le simple CdR. B+.
Côtes du Rhône rochebonne 2016 : commence très confituré, finit très salin et tendu, étrange. B+
CdP 2016 : confituré, gourmand, facile, déjà prêt à boire, manque de profondeur, un peu trop sucré. B+.
Domaine La Réméjeanne ** - Côtes du Rhône cuvée prestige Les Eglantiers 1993
On l'a goûté à la fin car il semblait bouchonné ou plutôt passé. Le nez ressemble à celui du vin précédent. Mais il s'est ouvert doucement, et commençait à devenir buvable sur la fin.
Mas Laval - Les Pampres 2010 (Vin de pays de l'Hérault)
Couleur : rouge grenat.
Nez : sur les fruits rouges et noirs (plutôt cerise, groseille, cassis, mûre), avec des épices typique de la garrigue (thym, poivre...)
Bouche : Une bonne puissance, un peu de matière, des tannins présents mais bien intégrés. On a aussi un léger boisé. Un peu plus de fruits noirs désormais, et un peu plus de poivre également.
Finale : longueur correcte, très fruitée.
Note : 15,5/20. Un super rapport q/p, une référence dans le Languedoc à moins de 10€.
Informations complémentaires : cépages 50% syrah, 20% grenache, 15% mourvèdre, 15% carignan. Sols calcaires avec des galets roulés pour la syrah et les grenaches, sol argilo-sableux pour le mourvèdre. Elevage 6 à 8 mois en foudre et barrique, chaque cépage est vieilli séparément, l'assemblage se fait après 6 mois.
Domaine du vissoux (Martine et Pierre-Marie Chermette)
Le domaine d'environ 15 hectares est situé à Saint-Vérand tout au sud du Beaujolais. Il produit des rouges et aussi quelques blancs et rosés, sur Brouilly, Fleurie et Moulin à vent.
Fleurie Les garants 2009
2,7 hectares, exposition sud-ouest, sol de granite noble, riche en mica et quartz, vignes de 35ans. Elevage 6 mois en foudres de chêne et 10% en pièces neuves. Les garants était autrefois classés dans l'appellation Moulin à vent, grâce à sa qualité.
Couleur : pourpre avec beaucoup de gras.
Nez : sur les fruits rouges et noirs bien mûrs (prune, mûre, cassis framboise), on sent la chaleur de 2009. Pas très expressif sans être complètement fermé non plus.
Bouche : mêmes fruits qu'au nez, belle acidité qui équilibre le tout et bonne matière. Les tanins sont bien intégrés, par contre un côté légèrement lacté me dérange un peu.
Finale : moyennement longue, je m'attendais à un peu mieux d'après ce que j'avais pu lire.
Note : 15,5/20 ça reste un vin agréable et assez gourmand aves ses fruits mûrs.
Moulin à vent les 3 roches 2010
1 hectare sur Rochegrès (sur les hauteurs de Chénas), exposition sud-est, sol de granite, vignes de 35ans. 1,5 hectare sur la Roche noire (sur les hauteurs de Chénas aussi) exposition sud-est, sol granitique, vignes de 35ans. 2 hectares sur La Rochelle (plus proche du moulin), sol granitique, exposition sud-est, vignes de 30ans. Rochegrès apporte finesse, Roche noire vivacité et fruit, et La Rochelle puissance. Elevage moitié en foudre et moitié en pièces de 1 à 5 ans.
Couleur : robe claire
Nez : beaucoup plus frais que les Garants, c'est aussi l'effet millésime 2010. On est plus sur des fruits rouges acidulés. Un côté floral est aussi présent qui rend le vin très fin et élégant.
Bouche : toujours sur les fruits rouges, c'est encore un peu trop jeune. Les tanins sont très fins mais l'acidité est un peu trop présente. Le vin a moins de matière que Les Garants, effet millésime là encore, mais il a plus de finesse.
Finale : longue, en douceur, toujours sur les fruits rouges acidulés.
Note : 16/20.
Beaujolais - Les Griottes 2012 : nez très expressif, sur la griotte et les fruits rouges, bouche légère très fruitée, classique et très bien fait. 14,5/20.
Nez : très expressif d'abord sur la cerise croquante, légèrement sucrée en bouche, belles petites épices du sud.
Bouche : On retrouve tout ça au goût, les tanins sont légers et soyeux, très belle fraîcheur également, bonne matière. C'est très bien fait et c'est très gourmand. La cerise donne envie d'y retourner. On a de la puissance mais très bien contrebalancée par le fruit. Puis un peu de cacao apparaît ensuite.
Finale : très longue, l'élevage commence à se faire sentir (léger boisé) mais c'est bien intégré.
Note : 18/20. Le vin m'a plus de bout en bout, pas une complexité énorme mais beaucoup de plaisir.
Informations complémentaires : 45% Grenache, 45% Syrah, 10% Mourvèdre. terroir argilo-calcaire. 14 mois en fût. Notes B&D 18,5 RVF 17.
Autres vins du domaine : L'olivette rouge (syrah et grenache), Manon blanc (maccabeu, roussanne, clairette, grenache), Métairies du clos (grenache, syrah, carignan), Glorieuses.
Goûtés à Vinisud :
Clos Marie - Olivette 2012 : léger, frais, sur la cerise croquante, joli vin de soif. TB-.
Pic St Loup "Simon" 2012 : (pas encore embouteillé), un peu perlant, beau fruité dans le fond, tanins un peu raides. Difficile en l'état, mais aucune inquiétude à avoir d'après le producteur. B+.
"Métairies" 2012 : (brut de cuve là aussi), un peu de réduction, très grosse matière derrière, tanins plus fins que Simon, une future bombe. TB.
"Glorieuses" 2011 : beaucoup plus sombre que les précédents, fruits plus noirs, pruneau, grosse matière, tanins encore un peu trop raides, à peine moins frais que le précédent. TB-.
Glorieuses 2004 : couleur rouge un peu tuilée, nez de confiture de fraise, prunes, à peine sous-bois, encore jeune, plutôt marqué grenache. Bouche avec beaucoup de fraîcheur pas un gros volume, encore jeune et fruitée, tannins encore présents mais de qualité. Un beau 2004. TB.
Métairies 2011 : couleur foncée, peu d'évolution, austère mais classe, fait un peu cabernet avec beaucoup de fraîcheur, très droit, avec une finale énergique sur des tannins encore présents qui donnent une belle allonge. TB.
Simon 2021 MAG : très frais, racé, avec finesse et profondeur, goûte un peu syrah alors que le grenache domine, surtout à l'ouverture, moins en se réchauffant. TB+.
Manon 2019 : très frais, tendu, citronné, floral, tout en fraîcheur. TB.
Olivette 2018 : moins bien en place, fait un peu nature, un peu trop chocolaté, à regoûter.
Simon 2018 : clair, peu extrait, très frais, léger voire u peu maigre à l'ouverture, très porté poivre, pivoine, fruits rouges, tannins un peu durs en finale, mais d'une grande fraîcheur. A voir avec un peu d'ouverture et servi un peu plus chaud. TB-.
Manon 23 : joli nez sur le fruit, bouche qui fait un peu trop alcooleuse en l'état (13,5 étiquette pourtant), ou en tout cas qui manque un peu de tension. B.
Tim Fröhlich dirige ce domaine familial de 21 hectares situé à Bockenau, au nord de la Nahe, sur les rives de l'Ellerbach. Arrivé en 1995 à la tête du domaine, les vins n'ont cessé de progresser : faibles rendements, levures "naturelles", vendanges manuelles, travail sur la "canopée" pour garder de l'ombre, macérations assez courtes par rapport aux voisins, pressurage lent, élevages courts en cuves et foudres sans malo... Le domaine a été élu n°1 d'Allemagne en 2010 par Gault&Millau. La caractéristique principale des vins est la tension. Ils sont parfois "extrêmes", austères en jeunesse, très salins et caillouteux, encore plus que chez Dönnhoff peut-être, l'illustre voisin. Les deux plus grands vins sont probablement le Stromberg GG (sols de prophyre) et surtout le Felseneck GG (sols d'ardoises bleues), mais les sucres sont aussi d'un excellent niveau.
Schäfer-Fröhlich - riesling Stromberg GG 2017 AP21 : (parcelle de 2 hectares sur sols de prophyre, roche volcanique très noire et très compacte. Vignes de près de 80ans. Exposition sud, très forte pente. Vendangé fin octobre, à un peu plus de 90° Oechsle pour 12,5% d'alcool et un peu moins de 4gr de SR) Couleur très claire, nez à peine pétrolé à l'ouverture, notes minérales de pierre-à-fusil, fruits blancs, pamplemousse, très pur, sans botrytis. De plus en plus fruité avec l'aération. La bouche est très tendue, très minérale, saline, mais avec beaucoup de volume aussi, du fruit, notamment pamplemousse rose, coing, melon. Finale très longue, saline, sur les agrumes, le sel, le silex, quelques amers nobles. Un très grand riesling, parfaitement équilibré, qui bien sûr est encore tout jeune et va encore gagner en complexité, mais déjà bien plus accessible que ce que je pensais. TB++.
Felsenberg GG 2017 : nez un peu réduit, bien marqué pétrole, austère. Bouche droite, minérale, pétrole, caillou fumé, assez longue. TB+.
Stromberg GG 2020 : très clair en couleur, nez expressif, fin, pas vraiment de notes fumées ou de lies, poire, abricot, pêche, à peine sucré. Bouche qui semble avoir 5-6gr de SR assez ronde et facile au départ, aromatique cristalline, très pure, eau de roche, fruits blancs, finale assez longue, sans le côté citrique, nerveux, soufré des GG 2020 de Schonleber qui sont plus tartrique, plus salivants, plus tendus et encore plus longs. TB+.
Schäfer-Fröhlich, Grosses Gewächs Stromberg riesling 2017 : (volcanique, 5,3gr SR) Couleur très claire, nez réduit à l'ouverture, mieux après une demi-journée de carafe, nez fumé, citronné, presque tourbé. Bouche plus légère en alcool, très droite, très citronnée, plus d'acide tartrique, austère, peu de fruit, encore jeune, très longue et salivante, belle énergie mais aromatique un peu en-dedans. TB.
Felseneck Kabinett 2020 : (AP 24. 8% vol) riesling kabinett, minéral, bien tendu, énergique, sur les agrumes surtout, pointe mangue, superbe équilibre, excellent rapport q/p ici. TB+.
Schäfer-Fröhlich, Schiefergestein Bockenauer riesling trocken 2020 (AP 13) Nahe : (jeunes vignes du grand cru Felseneck, qui ont désormais 20-30ans tout de même, sols d’ardoises, un peu de volcanisme pas loin. Elevage foudre, sans malo) Couleur claire, nez un peu pétrole, citron vert, très « riesling », bouche très droite, beau volume, noble, austère, citron, pétrole, classique, efficace, encore jeune, beau niveau, surtout pour une entrée de gamme. TB.
Schäfer-Frohlich, Felseneck riesling kabinett 2020 (AP 24) Nahe : (8%. 50gr SR) robe très claire, nez un peu réduit, fumé, citronné, bouche tranchante, très droite, fraîche, grosse sensation minérale, très digeste et salivant. TB.
Littorai, The Pivot pinot noir 2016 AVA Sonoma Coast (Sonoma County)
Créé en 1993 par Heidi et Ted Lemon (qui vinifiait chez Roulot fin 1980’s…). Ferme autosuffisante et biodynamie. Une partie de vignes « domaine », une partie d’achat de raisins, à Hirsch notamment. Vins de terroirs : « sense of place ». The Pivot : parcelle de 1,5 hectares à côté du domaine, vignes plantées en 2004. Sols de grès marins, argiles et sables. 16mois fûts de chêne français, environ 25% neufs et 20% grappes entières.
Une robe très claire, très beau nez plutôt expressif, sur la cerise, la framboise, la rose, élevage bien intégré. Bouche avec beaucoup de fruit, de fraîcheur, une vraie trame minérale dans le fond. Quelques petits tannins qui allongent encore plus ce vin. Très belle longueur. Beaucoup d’élégance, dans un style très bourguignon. Largement au niveau d’un bon premier cru de Côte de Nuits. TB++.
Sonoma Coast pinot noir 2022 : juteux, frais, fin, peu de bois, déjà très accessible, superbe.
Cerise vineyard pinot noir 2022 : joli nez, mais bouche avec encore pas mal d’élevage, plus de volume et de tannins, clairement à attendre.
Kusuda, riesling 2023 Martinborough : (style qui par le passé était un peu plus « sec-tendre », à la Néozélandaise) Vignes de 1998, en cuves. Nez pêche, agrumes, pas de pétrole, élégant. Bouche complètement sèche ici, pure, traçante, demi-corps, très fraîche, avec beaucoup de peps, sensation saline, extraits secs présents, presque petits tannins, beaucoup d’allonge, quand même un peu de fruit, pas trop austère, petits amers en finale. Superbe et déjà très accessible en l’état. TB++.
Ott, Der Ott Grüner 2023 : Le seul qui fait un peu « Grüner » de la série, avec un peu de rotundone, nez aromatique, fruits mûrs, céréales, pas de gaz en bouche, digeste, frais, sur le fruit, en se réchauffant un peu anisé/solaire. Une bonne entrée de gamme, mais un bon cran en-dessous des parcellaires 2021. TB.
Ott, Spiegel grüner 2021 : (comme tous les vins de Ott, oxydation des moûts et derrière travail plutôt en réduction. Légère macération, du phénolique, des extraits secs, assez peu débourbé. Moins de sulfites que la moyenne Autriche/Allemagne. Malo qui se fait sur certains foudres. Elevage Stockinger) Léger beurré au nez sur cette cuvée, petite touche bourguignonne, il a besoin d’un peu d’air, pas le plus ouvert ni le plus aromatique, mais très belle texture, on sent la patte Stockinger, finale longue avec de beaux petits amers. TB+.
Ott, Rosenberg 2021 : (sols de loess, plus prfonds, et expo sud) A la fois plus dense et plus acide, petite pointe de gaz sur celui-ci, très salin, beaucoup d’extraits secs, pas du tout d’exotisme, très long. TB++.
Ott, Stein 2021 : (sols de gneiss) un poil plus fermé, un peu moins concentré mais encore plus d’allonge, très salin, très frais, très salivant, beaucoup d’allonge, pamplemousse, goûte un peu riesling. Petits amers nobles. Grandiose aussi. TB++.
R. Palacios, Louro godello 2023 Valdeorras : (granit et sable dans la vallée de Bibei, 10% treixadura aussi) Couleur plus soutenue que les gruner, nez pêche, abricot, un peu exotique, floral, aromatique, on se dit que ça risque d’être mûr, mais la bouche reste fraîche, il y a du peps, c’est fruité, facile, bonne entrée de gamme. B+.
R. Palacios, As Sortes Godello 2022 : (godello, en 500L) Nez beaucoup moins exubérant, pêche, agrumes, caillou, petite note beurrée d’élevage qu’on n’a pas en bouche, Superbe bouche, presque tannique, ultra salivante, grosse allonge, beaucoup de fraîcheur et de sensation de profondeur minéral, saline et salivante, aussi du thé vert, chlorophylle, pamplemousse, du volume mais pas vraiment de gras, très long. TB++.
Birichino, Yount Mill Vineyard Sémillon 2021 Napa : (cuves et fûts) nez beurré et grillé, bouche qui n’a pas beaucoup d’alcool, mais peu d’acidité, du gras, vite écœurant. B-.
Riccitelli, Old Vine Semillon 2023 Rio Negro Patagonie : (alto vallée, vignes des années 60, 150m alt. Sols alluvions, limons. Le plus précis et le plus ouvert des millésimes en jeunesse, avant il fallait beaucoup de temps) Couleur or pâle, brillante, nez ouvert, floral, miellé, cire, fruits jaunes, un peu aromatique. Bouche très fraîche et très droite, du peps, de la tension, reprend les arômes du nez mais en plus citronné, ici aussi il y a des extraits secs, une texture presque un peu tannique, des petits amers, salin et salivant aussi, très long. Déjà accessible. TB++.
Mount Pleasant, Lovedale semillon 2018 Hunter Valley : (vignes de 1946, sables et sédiments. Elevage cuve) Nez sur le grillé des lies, puis très sémillon de la Hunter miellé, beaucoup de cire, début d’évolution noble, pollen. Bouche très fraîche, peu d’alcool, pas beaucoup de corps, mais une belle allonge, toujours la réduction sur lies, la cire, en se réchauffant fruits presque exotiques, un côté « vieux Pessac » nous dit Manuel Peyrondet. TB+.
Les Rouges
G. Negri Langhe Nebbiolo 2022 : clair, toujours ce style élégant, fruits rouges et floral, mais tannins encore serrés pour la cuvée, à attendre un peu.
G. Negri Barolo Tartufaia 2021 : super nez fraise, rose, grosse acidité en bouche, presque salin, on sent le millésime frais, mais c’est mûr, superbe fruité, grosse allonge, longueur énorme, tannins qui restent assez fins pour du nebbiolo sur cette cuvée, déjà accessible et délicieux. TB++.
Negri, Barolo Serradenari 2021 : un peu plus mûr et chaud, petite réduction grillée, plus de volume mais aussi plus serré, joli fond mais à attendre.
Negri, Marassio 2021 : couleur claire, fruité un peu plus noir que le précédent (mais ça reste du Negri), réduction grillée encore un peu présente, là aussi joli fond mais tannins encore serrés, peut-être un peu moins car plus de volume, un peu plus de fond et d’acidité que le précédent, beau potentiel.
Margherita Otto, Langhe Nebbiolo 2022 : (domaine créé dans les années 2010 par Allan Manley, un américain passionné de vin, passé chez Altare puis longtemps chez Bartolo Mascarello. Vignes sur Serralunga et Monforte. Tradi) Un peu plus coloré, plus mûr, plus fruits noirs, plus de volume en bouche, là aussi les tannins sont encore serrés, à attendre, mais vraiment proche d’un Barolo.
Margherita Otto, Barolo 2020 : (vigna rionda, ginestra, vignane, coste di rose) Plus coloré que les Giulia, nez plus « Barolo », goudron, fraise, pivoine, petite touche de volatile parfaitement intégrée dans l’ensemble. Bouche où on sent le millésime plus chaud que 2021, sans excès, plus de volume et de maturité, tannins plus enrobés du coup, c’est accessible en l’état et très noble. TB++.
Riccitelli, Suelos calcareos cab franc 2021 Gualtallary : (1450m alt. Elevage fûts) Nez cassis, graphite, très cabernet, un peu austère, frais, touche végétale sans aller trop loin, bouche très juteuse et fraîche, avec de la mâche, grosse longueur salivante, qui fait claquer le palais, presque crayeuse, très sapide. TB+.
Riccitelli, Vinedos de Montana Cabernet Franc 2020 Chacayes & Campo de Los Andes : plus mûr avec une petite sucrosité mais sans excès, un peu plus flatteur, fruits noirs, juteux, avec des petits tannins aussi, mais moins d’acidité et d’allonge.
Riccitelli, Suelos calcareos malbec Gualtallary 2020 : (1450m alt. Fûts. Un peu de semi-carbo ?) Pas trop sombre pour un malbec contours violets, petite réduction, fruits noirs, menthol, violette. Bouche pas trop tannique pour un malbec, aucune sucrosité nouveau monde, mais manque un peu d’acidité derrière les cabernets.
Riccitelli, Viejos Vinedos en Pie Franco malbec 2020 Las Compuertas y Vistalba : (vignes de 1908, 1920 et 1940) foncé, nez fruits noirs, violette, un peu plus de fond et d’acidité, mûr mais sans excès ni sucrosité, pas beaucoup d’alcool, élevage bien intégré, tannins bien enrobés. « Du volume sans dureté » dit Jérémy Cuckierman. TB.
Riccitelli, Republica del Malbec 2020 Las Compuertas, Mendoza : (1100m, franc de pied) Ouverte à l’avance, couleur sombre, nez cassis, réglisse, grosse acidité derrière les deux précédents, pas d’élevage ressenti, très floral, beaucoup d’allonge, juteux, très frais, un peu goudron, réglisse, l’impression d’avoir les avantages des cabernets francs avec l’acidité et la « jutosité » mais sans le côté végétal. TB++.
Dirk Niepoort
Aujourd’hui moitié porto/moitié vin environ alors qu’au départ 95% porto. Environ 100ha en propriété + 200 parcelles en achat à de petits viticulteurs locaux, principalement sur des vieilles vignes complantées.
Style qui s’est affiné au fil du temps. Dans les années 90’ vins puissants et extraits, Dirk n’avait rien contre la finesse, mais il ne savait pas comment faire, ne connaissant que l’école Napa au départ. Il a appris la finesse après de nombreux voyages dans le monde entier et de nombreuses dégustations. « Ça prend du temps » dit-il.
La plupart des fûts sont des François Frères.
Redoma branco assemblage 2023 : (8mois d’élevage). Nez agrumes, pamplemousse, un peu de lies, bouche fraîche, petits amers, pas beaucoup de corps, mais très digeste et sapide.
Redoma Branco Reserva 2023 : (12mois de fûts, là aussi une quinzaine de cépages environ complantées) Nez plus beurré, encore un peu d’élevage, bouche grasse, boisée, la malo n’a pas été faite ici, il y a quand même de l’acidité derrière, mais élevage encore trop présent, à attendre.
Tiara 2022 : (assemblage de cépages aussi, foudres puis inox, 600m alt sur granit, « mon riesling » dit Dirk) nez marqué par les lies, grillé, autolyse, très belle bouche très tendue, fraîche, énergique, citronnée, très umami en finale. TB+.
Coche 2018 : (premier mill en 2012. Malo faite ici. 12mois fûts + 6 mois inox. Toujours un travail d’oxydation du moût pour faire tomber les oxydases – enzymes qui catalysent les éléments oxydants - et ainsi protéger le vin d’une oxydation future. Ensuite un élevage réducteur. Surtout ne pas sulfiter le moût C’était la méthode Coche-Dury déjà et bien d’autres. Méthode paradoxale sur le papier mais qui évite les prémox notamment) Nez grillé, beurré, très bourguignon, bouche grasse, encore un peu de bois, beurrée, pas trop d’alcool, il y a de l’acidité à l’attaque, mais la finale manque un peu de relance et se termine surtout sur le beurre. B+.
Projectos Bastardo Douro 2020 : (trousseau) Couleur ultra claire, très beau nez, fraise, orange, campari, floralité de la grappe entière, bouche aux tannins très fins, petite sucrosité gourmande, pas une grosse acidité mais ne tombe pas dans la lourdeur non plus, pas trop d’alcool, le millésime solaire a été bien géré, finale quand même longue et du volume, pas juste un jus de fruit, il combine élégance, gourmandise et complexité. TB++.
Redoma tinto 2019 : (tinta amarela un cépage austère, de terroir et environ 40autres. Vieux foudres. Vignes au nord, environ moitié de grappes entières, juste des remontages au seau) Assez clair en couleur (bien plus foncé que le trousseau bien sûr), très beau fruité, pur, belle acidité, il m’évoque un joli gamay, juteux, un peu de mâche, sensation terroir, caillouteux.
Batuta 2021 : (pas de grappe entière, environ 2 mois de macération du coup ! 5% cépages teinturiers dans l’assemblage) Couleur violette, primeur, très floral, frais, grosse acidité, pas mal de tannins, tout en allonge, grosse sensation minérale, caillouteuse, finale de nebbiolo plutôt très jolie, pas du tout consensuel, mais très intéressant. A voir au vieillissement.
Charme 2022 : (raisins entiers mais macérations très courtes de 3jours en lagares, beaucoup d’extraction pendant ces 3 jours mais phase aqueuse, sans alcool donc on ne sort pas le végétal) très clair, infusé, brillant. Nez un peu fermé, un peu amande, floral, petits fruits rouges, fraise écrasée. Bouche avec beaucoup d’acidité, très salivant, beaucoup de longueur, très floral, épices du souk, assez long avec des petits tannins, le style est joli, bien plus fin que par le passé. Je serai très curieux de voir comment celui-ci va vieillir. TB+.
Charme 2014 : marqué par l’amande, un peu d’oxy, vieux et chaleureux, sous-bois, prune, tabac, épices, un côté vieux Châteauneuf, avec moins d’alcool probablement, mais il manque de fraîcheur.
Niepoort Redoma 2006 en 5L ? : style un peu vieux bordeaux, moins convaincant que les jeunes vins.
Niepoort Moscatel 20ans : (un 2000, muté. 20ans d’élevage oxy) Nez de joli oxydatif avec de l’abricot sec, de l’orange, pas du tout typé muscat, bouche plutôt joli, manque juste un poil d’acidité.
Les Bonus
Grosset, Polish Hill riesling 2022 : très beau riesling, sec, très droit, salivant, sans manque de volume, moins de fruit que Kusuda par exemple, un peu plus pétrole. TB+.
Dog Point, Section 94 Malborough 2018 : sauvignon avec du fond, pas spécialement exotique, plutôt du grillé, mais l’élevage m’a semblé trop marqué.
Birichino Zinfandel : (millésime ?) zinfandel qui reste assez frais et pas trop confit, mais moins intéressant que le cinsault u le mourvèdre du domaine. B.
Cave des Amandiers, Fendant 2023 : nez classique de fendant, floral, bouche plus intéressante, joli peps, belle allonge.
Riccitelli, Semillon 2019 en Mag : assez proche du 2023, dans une très belle phase, nez encore plus sur la cire, léger miellé, floral, fruits blancs. Bouche avec du peps, du volume, de l’allonge, petits amers, très noble.
Petrakopoulos Muscat de Céphalonie 2022 ½ bt : (passerillage, 14%) Nez pas trop aromatique pur un muscat, bouche riche, concentrée, assez complexe et pas trop muscatée, manque un poil d’acidité pour équilibrer le tout. B.
Petrakopoulos : Mavro Mavrodaphne 2021 rouge très rustique, animal, bof.
Riesling freak - N°3 Reverence of riesling Clare valley 2018 : (white hutt vineyard, clare valley. sols d'argile rouge) Couleur presque translucide, nez sur l'écorce de citron, le pamplemousse, un peu de résine. Bouche perlante, assez maigre, très sèche, très citrique, minérale, légère en alcool (11,5%), à la limite de la sous-maturité, très rafraîchissante. Longueur moyenne, sur une acidité salivante. Facile à boire. Dans l'esprit de ce qu'on rencontre parfois sur les entrées de gamme "trocken" allemandes. Un bon vin d'été. B+.
Soumah *** - Equilibrio chardonnay Yarra Valley 2017 : (Hexham single vineyard) Couleur très claire, nez légèrement grillé, à peine floral et sur les agrumes. Bouche plutôt tendue, pas spécialement beurrée, bonne matière, élevage bien intégré, assez puissante, finale assez longue sur le pamplemousse avec une acidité élevée et une légère amertume. Très bien fait, peut encore vieillir. A noter que le lendemain le vin fait plus beurré, plus pataud, déjà fatigué presque. TB.
Mount Horrocks *** - Watervale riesling 2019 Clare Valley : couleur claire, riesling sec, austère, minéral, pointe pétrole, citron, bien fait, assez long. TB.
2020 : proche, amertume un peu marquée en finale. B-.
Mount Horrocks (Australie, Clare valley) – Watervale riesling 2020 : floral, léger pétrole, très sec, nerveux, manque un peu de volume. B+.
Mount Horrocks - Riesling cordon cut 2018 Clare Valley 1/2bt : (11% vol. en moyenne cuvée dans les 160-180gr de SR. Méthode du cordon cut : "les raisins ont été concentrés par déshydratation sur la vigne, suite à la coupe des branches portant la grappe peu avant la récolte"). Couleur or profond, nez à peine pétrole, à l'aveugle beaucoup décèlent le riesling tout de même, fruits exotiques, mangue, ananas, pêche, miel... Bouche dans l'esprit d'un BA ou TBA allemand, concentrée, mais ça semble léger en alcool (on a l'impression d'être à moins que 11%), garde un côté aérien, digeste, manque un poil d'acidité en finale pour chipoter. TB+.
Pewsey Vale *** - Eden Valley Riesling 2018 (single vineyard estate) : très beau nez pétrole, résine, citron, le tout bien équilibré. La ouche est vive, citronnée, rafraichissante, sèche, légère en alcool, ça manque d'épaisseur mais très digeste. Belle entrée de gamme (dans l'esprit d'un petit Donnhoff ou Wittmann trocken). TB.
Pewsey Vale (Australie, Eden valley) – 1961 block riesling 2018 : plus pétrole, plus citrique, plus de volume, très minéral, sec, perlant, plus long, austère mais noble. TB.
Giant Steps *** - Sexton vineyard pinot noir Yarra Valley 2017 : pinot un peu trop confituré, un peu trop de sucre et pas assez d'acidité, tannins très fins, belle matière sinon, élevage bien intégré. A voir sur les cuvées plus en altitude soi-disant un cran au-dessus. B+.
Sexton chardonnay 2016 : nez assez mûr, bouche attaque large sans être très beurrée ni boisée, finale étonnamment très acide, un peu dissociée du coup. B.
Giant Steps - Wombat vineyard pinot noir 2017 : très clair en couleur, groseille, framboise, pointe d'orangette, bouche gourmande, à la fois peu d'extraction, peu de tannins, une certaine sucrosité (fraise confiturée) mais aussi une belle acidité, très gourmande au finale. TB.
Jane Eyre ** - Pinot noir 2018 Yarra Valley : couleur très claire, nez à peine réduit à l'ouverture, nez de griotte, cerise aigre, groseille, pointe de volatile. Bouche maigre, très acide, semble en sous-maturité, mais au moins c'est frais, pas du tout extrait ni boisé, bien au contraire. B-.
Cullen *** - Sauvignon blanc semillon Mangan vineyard 2017 Margaret River : (petite cuvée du domaine, 54% sauvignon, 46% semillon) Couleur très claire, nez qui sent bien le sauvignon, très végétal, pas mûr même, sur le buis, le bourgeon. Bouche peu épaisse, verte, acidité élevée, qui a au moins le mérite de ne pas être lourde, mais très peu de plaisir au final. Moyen.
Vasse Felix *** - Heytesbury Chardonnay 2017 Margaret river : couleur claire, nez de chardonnay toasté, floral, semble annoncer un vin assez riche et boisé mais finalement la bouche est droite, pas du tout beurré, finement grillé, sur les agrumes, finale assez longue et salivante, qui titille un peu la mâchoire. On se pose la question d'un éventuel ajout d'acide tartrique, difficile de savoir vraiment comme toujours avec les chardonnays du nouveau monde. En tout cas si le boisé du nez s'intègre un peu mieux on pourrait avoir une très belle bouteille dans quelques années. TB-.
heytesbury 2019 : très autolyse, tendu, citronné, long, salivant. TB+.
Vasse Felix - Filius chardonnay 2016 : un peu trop boisé, manque de peps. Finalement mieux dans la jeunesse qu'après 4ans. B-.
Vasse Felix, Maragaret River Filius Cabernet sauvignon 2020 : (95% cabernet sauvignon, 4% malbec 1% petit verdot) Couleur sombre, nez crème de cassis, eucalyptus, élevage bien intégré. La bouche est mûre, suave, pas très tannique pour un cabernet, légèrement épicée. Tout le monde est un peu perdu avec ce vin qui pourrait être une syrah du nouveau monde ou tout autre chose. B.
Vinden Estate ** - Block 73 Single Barrel Chardonnay 2019 Hunter Valley : (Somerset vineyard, appartenant à la famille Howard, bt 477/641, 12,5%) Couleur dorée, nez beurré, encore un peu boisé vanillé et légèrement toasté, plutôt moderne dans l'approche. Avec l'ouverture notes d'ananas et de fruits exotiques. Bouche grasse, beurrée, bois mieux intégré qu'au nez, moderne mais bien fait, gourmand, avec de la fraîcheur et de l'acidité, pas trop mûr, finale longue mais un peu dure, peut-être du tartrique ajouté. B+.
Vanguardist *** - Adélaïde Hills chardonnay 2018 : (sols argileux, vignes à Woodside, parcelles Bowe-lees and loveys) Couleur claire, nez de chardonnay bourguignon à peine grillé (autolyse plutôt) et à peine beurré, citron, notes florales, très élégant. Bouche un poil en-dessous du nez, très fraîche, citronnée, mais manque un peu de matière. On a sûrement cherché à préserver la fraîcheur au maximum, la finale est tendue, citronnée, rafraîchissante à défaut d'être très longue. Plutôt un chardonnay d'été, très bien fait dans son style facile à boire, au nez magnifique. TB.
Mewstone *** - Riesling Hughes & Hughes 2018 Tasmanie : (coal river et derwent valley, 12,9%) Couleur or pâle avec quelques cristaux de tartre. Nez engageant fruité, pêche, abricot, citron vert, pointe de résine. Bouche assez facile, fruitée, 3-4gr de SR probablement, bonne acidité dans le fond, finale minérale, plus zeste d'agrumes, belle entrée de gamme. TB.
Dalrymple ** - Pinot noir 2017 Tasmanie : (vignoble de pipers river, coal river, + producteurs à Swansea et Ouse) Couleur rubis, nez très orangette, sucré, un peu d'élevage. Attaque en bouche correcte, ronde, mais finale sucrée, peu d'acidité, et vanillée. A revoir dans quelques années. B-.
Dalrymple, Tasmanie Pinot Noir 2017 : pinot clair, mais un peu sucré, tannins lisses, pas le fond du précédent pour le rattraper, gourmand mais peut vite tomber sur l'écœurant. B+.
William Downie *** - Pinot noir Gippsland 2018 : couleur rubis, nez sur l'orangette, les épices, fruits rouges confiturés, cerise aigre, prune, pointe de volatile. Bouche avec pas mal de sucrosité, bonne acidité mais un peu dissociée, bonne matière, tannins fins, pas d'élevage ressenti. Finale de longueur moyenne où on reste sur une impression de sucrosité un peu trop présente. B.
William Downie - Cathedral 2021 : beaucoup de gaz à l'ouverture, pinot qui tire sur l'orangette, le cinsault, pas très haut en alcool, mais un peu de sucrosité, fraîcheur tenue par le gaz plus que l'acidité. B.
10 minutes by tractor *** - Chardonnay 10X 2021 Mornington Peninsula : chardo léger, vif, fruité, poire, frais, peu de volume, simple, facile à boire, assez simple. B+.
10 minutes by tractor - Estate chardonnay 2021 : nez à l'élevage grillé sur lies un peu trop marqué, jolie bouche tendue, fraîche, salivante, citronnée. TB.
10 minutes - up the hill pinot noir 2021 : joli nez viande fumée façon Suisse/allemagne, fruits rouges et floral, bouche fraîche, gourmande, ronde, finale un poil vanillée, mais aucun excès de chaleur ou de sucrosité. TB. Une autre bouteille pas d'élevage ressenti, finale très saline, umami. TB+.
House of Arras ** - A by Arras premium cuvee NV Tasmania : (chardo, meunier, pinot noir, 6,4gr dosage) Une bulle très typée champenoise, briochée, pain grillée, plutôt sur l'opulence avec une petite sucrosité, bonne acidité en même temps, esprit BSA de grande maison, on a l'impression qu'il passe pas mal de temps sur lattes. Bien fait. Pas très intéressant pour un palais français car peu original, mais bon rapport q p en australie. B+.
House of Arras, Tasmanie Grand Vintage 2013 : (chardonnay, pinot noir) Méthode trad de Tasmanie façon grande maison, pour comparer le style avec celui des jeunes vignerons. Beaucoup de temps sur lattes ici, fruité un peu exotique, ananas, la bulle part assez vite, début d'évolution légèrement champignon, plus en rondeur avec un peu plus de sucrosité. Un style intéressant, plutôt bien fait, à l'opposé des précédents. Personnellement, un juste milieu entre les deux me conviendrait bien. TB.
Parker Coonawara ** - Terra Rossa cabernet sauvignon 2017 : couleur sombre, nez eucalyptus, orangette, cassis. Bouche légère en alcool, ronde, un peu confiturée. B.
Domaine de 8 hectares, géré par Florian Lauer, de manière bio, non certifié, sans utilisation de cuivre. Sur les GG c'est un des rares domaines où la malo est faite, un style opulent. Les vins avec sucres résiduels sont plus classiques.
Peter Lauer - Riesling Ayler Kupp GG 2016 "Faß 18": (AP 18 17, 12,5% alc, 7,5gr SR, 7,5gr acide tartrique) Couleur or pâle, nez qui a besoin d'un peu de temps pour s'ouvrir, puis très expressif après 2-3h, sur les fruits surmûris, papaye, melon, voire coco, un peu de poivre, un côté Grüner veltliner, des notes minérales dans le fond mais aussi du pamplemousse. La bouche est moins riche/opulente que ce que laissait présager le nez, très tendue et cristalline, minérale, léger perlant, les sucres sont quasi imperceptibles mais donnent juste ce qu'il faut de gourmandise au vin. L'aromatique fait moins exotique, plus sur les agrumes, le thé vert. Finale très longue, minérale, toute en élégance (effet 2016 ?). On y retourne très facilement. Superbe vin, même s'il est encore loin de son apogée. Note : 18/20. (Noté 100 Lobenberg, 37,5€)
Peter Lauer - riesling Schonfels Fass11 GG 2018 : couleur dorée, nez très mûr, ananas, mangue, papaye, presque coco, pointe pétrole. Bouche riche, miellée, exotique bien que sèche, manquant d'acidité et de tension. Un peu lourd en l'état (faute au millésime 2018 ?). A voir au vieillissement. B.
Peter Lauer, Kupp riesling kabinett 2022 (fass 8) : (49gr SR, 7,5% vol) couleur très claire, un peu de réduction à l’ouverture, puis du pétrole, des fruits jaunes. Bel équilibre en bouche, qui elle a convaincu tout le monde contrairement au nez, très digeste, aérien, cristallin, juste ce qu’il faut d’acidité pour contrebalancer le sucre. TB-.
Peter Lauer, Kupp GG riesling 2021 (AP 18) Sarre : (à 5kms du précédent, GG = grand cru sec, le Kupp du village d’Ayl ici, style plus opulent. 13% vol. Elevage foudres. Malo faite en général chez Lauer. Bio aussi) Couleur plus dorée, nez plus fruits exotiques, ananas, miel, moins de pétrole. Bouche avec plus de volume, moins d’acidité, probablement plus complexe mais forcément moins digeste que le précédent. Très bien fait, dans un style opposé. Chacun a eu sa préférence. TB+.
1 Alessandra Divella (Lombardie), Blanc de Blancs Spumante Dosaggio Zero 2019 : (100% chardonnay) Couleur déjà dorée, nez de fruits jaunes et fruits secs, petite touche d’oxydation ménagée, encore que ce soit léger pour un vin de Divella qui en plus de liqueur de tirage contient quelques fûts sous voile (façon Selosse). La bouche est magnifique, mûre, pourtant non dosée, avec du volume, des bulles fines et une sensation très umami en finale. TB++.
2 JL Vergnon, Coteaux champenois blanc 2022 : (à Oger, 2 fûts de 300L) Couleur or pâle, nez très chardo beaunois dès l’ouverture, léger beurré, citron, floral. Bouche avec un bel équilibre entre un léger gras qui apporte du confort et une finale où l’élevage ne domine pas, belle allonge, avec une certaine tension citronnée. Déjà très accessible en l’état et beau potentiel de garde. TB.
3 Cave des Amandiers, AOC Valais Petite Arvine En Anzé Saillon 2023 : (en foudres 12hl. Pas de malo) Couleur or pâle, nez aromatique, floral, pêche, qui diffère de la bouche qui elle semble très « minérale », avec du peps, du corps, personne ne sent les 15%, la finale allonge très loin avec le côté salé de la petite arvine bien présent. TB+.
4 Damien Courbet, Côtes du Jura Trousseau de la Vallée 2023 : (égrappé, en vieux fûts) Couleur très claire, un peu de réduction au nez, petite touche animale, beaux fruits rouges type groseille derrière. Bouche pleine de fruits, très fraîche, juteuse, acidulée, très efficace. TB.
5 JB Boudier, Savigny-les-Beaune 2023 : (2/3 peuillets, 1/3 Ez Connardizes. Bas de coteau, pas de VE en 2023. Elevage 20% fûts neufs 1an) Couleur soutenue pour un pinot, nez avec un beau fruité cerise, mûre. Bouche sur le fruit, gourmande, aux tannins soyeux, pas d’élevage ressenti, c’est juteux, reste frais pour le millésime, on sent la largeur des bas de coteaux argileux, pas de grosse allonge ici, mais très efficace, semble déjà prêt à boire. TB.
6 Frontonio (Aragon), IGP Valdejalon Botijo rojo 2023 : (100% grenache, 450m altitude. Expo nord, Cuves béton, 10% VE) Couleur très claire, nez très fruité, fraise, framboise, pivoine aussi. Bouche ultra juteuse et digeste, pas beaucoup d’alcool, peu de tannins, ultra fruitée et gourmande, juste une petite sucrosité sans aller trop loin. Il y a quand même du corps et de la longueur pour cette entrée de gamme qui a scotché tout le monde. TB+.
7 François & Fils, Côte-Rôtie 2022 : (parcelles le Bourrier, Fongeant, Janet et Rozier, en Côte Brune. 15% fûts neufs 228 et 400L. 2% viognier) Couleur sombre, nez classique de fruits noirs, violette, lardé, encore un peu d’élevage. Bouche en finesse, avec des tannins souples, déjà très accessible en l’état, sans aucune lourdeur, ni chaleur pour le millésime. TB-.
8 Peter Lauer, Kupp riesling kabinett 2022 (fass 8) : (49gr SR, 7,5% vol) couleur très claire, un peu de réduction à l’ouverture, puis du pétrole, des fruits jaunes. Bel équilibre en bouche, qui elle a convaincu tout le monde contrairement au nez, très digeste, aérien, cristallin, juste ce qu’il faut d’acidité pour contrebalancer le sucre. TB-.
9 Maison Nigori, Yuzushu : liqueur de citron yuzu japonaise, à 12,5% seulement, sucrée, mais en même temps acide, zestée en finale, texture épaisse, très fraîche et digeste. TB.
Bonus
D’Oliveiras, Madère Malvoisie 2009 : toujours ce style D’Oliveiras d’une fraîcheur et d’une intensité exceptionnelles, le sucre est parfaitement contrebalancé, l’oxydatif est présent sans prendre trop le dessus, finale interminable. TB++.
Paradella, Patrimonio rouge 2020 : dans une phase où l’élevage vanillé domine encore un peu trop, finale encore serrée, il y a du fond mais clairement à attendre. B.
Côtes Rousses, Ensemble 2021 : (altesse) on sent une vinification nature sur lies, un peu de grillé des lies, citron, bouche pas très épaisse, seulement 11%, légère pour une altesse, pas du tout de gras ni d’exotisme, c’est frais, tendu, pas une très grosse acidité, mais une finale bien umami salivante. TB.
Paltrinieri, Lambrusco di Sorbara Leclisse sec 2023 : un lambrusco légèrement saumoné, nez de petits fruits rouges, framboise, groseille, élégant, bouche très sèche, vive, presque saline, pas très dense mais en tension, très rafraîchissante, la bulle est légère, parfait pour remettre les papilles en éveil. TB.
Soirée 2
1 Samuel Billaud, Chablis 1er cru Vaillons VV 2022 : couleur or pâle, nez qui va se développer sur des fruits jaunes et de plus en plus d’ananas avec l’aération, caillou mouillé. Bouche avec un beau volume, peu d’élevage, à la fois un fruité mûr et une sensation minérale dans le fond sans qu’il n’y ait une très grosse acidité. Un chablis mûr qui a un peu dérouté à l’aveugle. TB.
2 J. Carillon, Puligny-Montrachet 2022 : couleur or pâle, nez classique de chardonnay beaunois, léger grillé, beurré. Bouche qui combine gras et tension, encore un peu d’élevage, pas de lourdeur pour le millésime, très bien né, bien sûr à attendre encore un peu dans l’idéal. TB.
3 Adrien Renoir, Coteaux Champenois rouge Verzenay 2022 : couleur soutenue pour un pinot, nez très cerise, voire sirop à la cerise, bouche très gourmande, ronde, fruitée, presque une petite sucrosité, assez peu d’acidité pour un pinot, reste assez simple mais très efficace. TB.
4 Jean-Baptiste Boudier, Aloxe-Corton Les combes 2023 : couleur soutenue également, nez plus complexe, fruité, floral, petite touche d’élevage déjà bien intégrée. Très belle bouche, juteuse, gourmande, tannins fins, déjà très accessible en l’état, avec aussi du potentiel de garde, reste frais pour 2023, très belle longueur, un coup de cœur unanime. TB++.
5 Château Yvonne, Saumur-Champigny Baumeray 2020 : couleur plus sombre que les précédents, nez assez classique de cabernet cassis, pointe poivron dans le fond. La bouche est magnifique, d’une finesse incroyable qu’on n’attendait pas forcément, tout en étant juteuse, fraîche, sans manquer de volume ni de longueur. TB++.
6 Domaine de Montgeorge, Saint-Pourçain Côte Montgeorge 2023 : couleur très sombre, nez fruits noirs, cassis, mûre, herbes aromatiques, semble sudiste. Bouche avec du volume, de la puissance, très solaire aussi, mais il y a de l’acidité dans le fond, déjà une sensation « minérale-terroir » pour ces vignes toutes jeunes, donc très prometteur en ce sens. Tout le monde trouve le vin très bon, mais très loin de ce qu’ils connaissent de Saint-Pourçain. TB.
7 Bernhard Ott, DAC Wagram Der Ott grüner veltliner 2023 : couleur or pâle, nez fruité, agrumes, quelques fruits exotiques, épices, contraste un peu avec la bouche qui elle est très fraîche, tendue, saline, aérienne, très salivante avec beaucoup d’allonge. TB.
8 Brasserie MosaÎque, Down to the River : bière de Haute-Loire, fermentation spontanée avec macération de près de 70 plantes de montagne, qui a goûté moins chartreuse que la dernière fois, mais plus basilic, origan, feuille de tomate cette fois-ci, très sèche, légère en alcool (3%), avec une grosse acidité, très percutant, réveille les papilles, presque trop pour certains, mais n’a laissé personne indifférent. TB.
9 Liquoristerie volcanique, Liqueur de raisin : un presque « pineau des charentes », très fin et fruité, qui n’a pas été placé comme VDL à l’aveugle, mais plus comme un beau liquoreux, avec du coing, de l’abricot, sucré mais bien équilibré, qui gare de la fraîcheur et reste digeste. TB.
Bonus
Domaine des Tuileries, Champagne Acacia 2019 100% meunier à Venteuil très beau champagne, mûr, beau fruité et finale très umami qui fait saliver. TB+.
Mas Jullien Cartagène 2020 nez de garrigue, thym, lavande puis de plus en plus de rose, bouche sucrée, l’alcool est bien intégré, digeste au départ, puis l’aromatique rose devient presque trop entêtante à la longue. TB.