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Mon carnet Vin
2 juin 2013

Marches - Vinisud et autres salons

Vallerosa Bonci *** - Verdicchio classico sup. San Michele 2011 : très frais, tendu, assez puissant, notes florales, long, excellent. TB.

"Le Case" Verdicchio cl. sup. 2009 : un peu trop boisé, noisette, bonne acidité dans le fond. B-.

"Petrone" Verdicchio cl. Ris. 2009 : un peu de bois aussi, notes beurrées, plus tendu que le précédent. B.

"Barrè" Verdicchio cl. Ris. 2000 : belle couleur dorée, encore jeune, élevage trop présent, beurre, fleurs, noisette, citron, assez "bourguignon", bonne tension. B.

bonci

 

Villa Ligi ** - IGT Marche Chardonnay 2011 : très frais, poire, pomme, vif et assez tendu, manque un peu de longueur. B+.

IGT Marche Rosato 2012 : (100% aleatico), rosé foncé et brillant, sirop de grenadine, framboise, léger, très fruité, texture "peau de pêche". B+.

 

Bucci *** - Verdicchio classico 2012 : sur la poire, floral, un peu brioché, manque de tension et de longueur. B-.

Verdicchio riserva 2009 : léger boisé/vanillé, plus vif, floral aussi, sur l'abricot et la pêche. B+.

 

Poderi San Lazzaro ** - Polesio Sangiovese 2015 IGT Marche : fruité, léger, frais, très sympa. B+.

 

Poderi Mattioli ** - Lauro 2019 Verdicchio di Jesi Riserva classico : un verdicchio avec un beau volume, sans bois, bonne acidité, bien fait, petits amers, manque juste un peu l'effet whaou. TB-.

 

Garofoli ** - Verdicchio dei Castelli di Jesi Classico Superiore "Podium" DOC 2009 14% : (100% verdicchio, 15 mois en cuves pour celui-ci). Vin très floral (tilleul ?, genêt ?), avec de l'abricot, un peu d'agrumes et d'amandes également. Assez puissant. M'a fait penser à un Cotes du Rhône blanc. C'est pas mal, assez complexe, mais ca manque un peu d'expressivité, le nez était un peu fermé. A attendre encore 2-3ans peut-être. 15,5/20.

garofoli verdi

 

 

La Calcinara ** - Clochard IGT Marche bianco 2022 : (verdicchio) nez végétal, un peu asperge croute de fromages, bouche vive, avec du volume, combine largeur et longueur tout en restant authentique, sans bois. B+.

 

 

Contrada Contro ***, IGT Marche bianco Contrada Contro 2023 : (cépage trebiano, malvasia, santa maria. Parcellaire à 530m d’altitude. Dans les monts sibyllins) Couleur or profond, nez d’amande, fruits secs, abricot sec, petite touche noisette/oxy ou peut-être pressurage avec un peu de macération. Bouche énergique avec du peps à l’attaque, du volume, pas de gras, très gastronomique sur ces notes fruits secs, amande, noisette, pas beaucoup d’alcool (12%) même si on a la sensation qu’il y a un peu plus. C’est assez long, avec moins d’acidité et de petits amers en finale, un côté umami aussi. Original, et très intéressant. TB.

 

 

Luigi Giusti ** - DOC Lacrima di Morro d’alba 2021 : (lacrima) couleur noire, nez très pinède, herbes médicinales, cassis, bouche en fait légère en alcool, juteuse, aromatique, touche rustique dans le bon sens, intéressant à découvrir. B+.

 

22 août 2015

Château Caillou (Barsac) ***

Château Caillou Sauternes cuvée spéciale 1992 : robe presque ambre clair, nez sur le safran, le miel, l'abricot, quelques fruits exotiques, ananas. Bouche vive, tendue, très fine, pleine de fruits exotiques et d'agrumes. Finale longue, tendue, saline, toute en fraîcheur. Très grand Sauternes. TB++ (19/20).

caillou

 

Château Caillou Sauternes cuvée Prestige 2002 joli liquoreux pas trop pour finir, TB

 

 

Goûtés à Vinidôme :

Château Caillou *** - Sauternes Les érables 2009 : Bon Sauternes, un peu trop chaud peut-être. 16/20.

Château Caillou *** - "Le Grand Vin sec" 2010 : (majorité sauvignon, sémillon), nez très vanillé, bouche fraîche, vanillée, florale, finale très boisée. Moyen.

 

28 septembre 2015

Domaine Les Bruyères-David Reynaud (Beaumont-Monteux) ****

 Vdp des collines rhodaniennes Viognier Les Monestiers 2011

 

En tant qu'amateur de Viognier je me lance sur ce vin et sur ce domaine sur les conseils de mon caviste qui me décrit David Reynaud comme la star montante du Rhône.
En tout cas ce générique est parfaitement maîtrisé. Le nez est plutôt classique, très ouvert, aux arômes floraux et avec des notes d'abricot.
La bouche a une bonne puissance (14% quand même), de l'acidité, mais c'est très facile à boire en même temps. Ce n'est pas d'une grande complexité mais il n'y a pas de défaut non plus.
Au final, c'est un vin qui m'a donné beaucoup de plaisir à petit prix, et qui m'a donné envie d'essayer les rouges du domaine. Note : 15/20

 

 

 

Cépage : 100% viognier de 15 ans.   Elevage : 8 mois en cuve inox   Sol : argilo-calcaire     Rendement : 45 hecto/hectare

Millésime : 2011 a été marquée par un printemps précoce et sec avec une floraison vers le 15 mai, suivi d’un été frais et maussade. Les vendanges prévues pour le 18 août ont finalement débuté le 4 septembre.

 

 

 

Goûtés en salon :

- Crozes-Hermitage G. Reynaud 2011 : grosse acidité, un peu vert, poivré, B-.

- Crozes-Hemmitage Les Croix 2011 : beaucoup plus fruité, tannins plus fondus que le précédent, plus de longueur, très fruité. TB. (+- 17,5/20)

 

 

David Reynaud, Domaine Les Bruyères - Syrah 2014 IGP Collines rhodaniennes : très belle syrah, lardée, fruitée, anchois, aromatique sauvage et texture soyeuse, superbe longueur pour le niveau d'appellation. TB+.

 

Crozes Georges 2020 : bea nez bien lardé, violette, syrah racée, bouche fraîche, peu d'alcool, bonne acidité, racée, fait grappe entière, peu boisée, belle allonge, à peine végétal noble. TB+.

Crozes Beaumont 2022 : nez racé, lardé, violette, bouche légère en alcool, très syrah, racée, superbe entrée de gamme. TB+.

Cornas Rebelle 2020 : très syrah, lardé, violette, classe. Bouche tendue, racée, très fraîche et acidité haute pour 2020, pas du tout en rondeur. Vraiment le style de syrah que j'aime. TB++.

 

David Reynaud, Cornas Rebelle 2021 : (100% syrah) une syrah sur granit colorée, au nez classique, pur, de violette, lardé, fruits noirs, olives. Bouche en fraîcheur (12,5%) et en finesse, noble et élégante, avec une finale où la sensation saline/umami est bien présente. TB+.

 

 Les Bruyères David Reynaud, Crozes-Hermitage Beaumont 2021 : Couleur sombre, nez très typé syrah, violette, poivre, lard… Bouche toute en finesse, légère, tannins souples, ça glisse tout seul, beaucoup de plaisir en l’état. TB+.  

Beaumont 2024 : idem. TB+.

 

David Reynaud, Crozes-Hermitage Blanc Aux Bêtises 2022 : (70% marsanne 30% roussanne, 2/3 œuf 1/3 bois) Couleur claire, nez très aromatique de fleurs blanches et d’abricot. La bouche est légère en alcool et pas très grasse pour un vin du Rhône, assez élégante. Les participants ne sont pas sur un chardonnay mais globalement sur une région plus fraîche que le Rhône. B.

 

Bruyères Marsanne L'envie 2023 Vin de France : très belle entrée de gamme, léger gras, mais peu d'alcool, fruit mûr, touche miellée, sans lourdeur. B+.

 

15 octobre 2020

Soirée Australie

Si l'Australie est environ 14 fois plus grande que la France, son vignoble, entièrement réparti au sud du pays, reste relativement petit avec 146 000 hectares (contre 118 000 juste pour le Bordelais par exemple). Les vins produits sont variés, les climats et les sols également. La syrah, suivie par le chardonnay et le cabernet sauvignon sont de loin les cépages les plus répandus. Mais la viticulture y est en pleine mutation, comme en Californie. On assiste de plus en plus à une recherche de qualité, de fraîcheur, d'expression du terroir, avec un travail plus poussé à la vigne et de plus en plus de biodynamie. 

cartes australie

 

Les blancs : 4 grands classiques australiens

 

1 - Tahbilk, 1927 Vines Marsanne 2011 - Nagambie Lakes, Goulburn valley (Victoria) : (grand domaine créé en 1860 qui possède probablement les plus vieilles marsannes du monde. Elevage en cuves puis en bouteilles, commercialisation au bout de 6ans environ) Couleur très claire pour une marsanne de 2011, nez légèrement miellé, avec de la cire, de la résine, du citron, très différent des marsannes du Rhône. La bouche est plutôt vive et fraîche, minérale, légère, pas du tout grasse avec une longueur moyenne. TB-.

 

2 - Grosset, Polish Hill riesling 2018 - Clare Valley (Southern Australia) : (petit domaine de 20 hectares créé en 1981, certifié bio. Sols de schistes au nord de la Clare valley, parcelle à 470m d'altitude. Elevage en cuves) Robe presque translucide, nez très typé riesling, avec des terpènes, du citron vert. Bouche puissante par rapport au suivant, plus concentrée, sèche, austère, avec une finale très longue sur l'amertume des zestes d'agrumes. Un beau riesling mais encore un peu jeune. TB.

 

(Grosset, Polish Hill riesling 2022 : très beau riesling, sec, très droit, salivant, sans manque de volume, moins de fruit que Kusuda par exemple, un peu plus pétrole. TB+.)

 

3 - Henschke, Julius riesling 2017 - Eden Valley (Southern Australia) : (très ancien et très grand domaine plutôt spécialisé dans les syrahs, en biodynamie. Sols de sables, graviers et argiles. Elevage cuves) Robe translucide aussi, nez peut-être plus simple mais plus expressif, très porté sur le citron. Bouche vive, moins épaisse, légèrement perlante, plus légère en alcool (11,5% ici contre 12,7% sur le Grosset), plus facile à boire, avec un côté presque désaltérant. Un riesling plutôt dans l'esprit allemand, alors que le Grosset était plus proche de certains rieslings français. Merci Stan pour la bouteille ! TB.

 

4 - Leeuwin Estate, Art series chardonnay 2016 - Margaret River (Western Australia) : (domaine des années 1970 d'une cinquantaine d'hectares. Sols de gneiss et de graves, non irrigués. Elevage en barriques neuves françaises) Couleur légèrement dorée, nez de chardonnay bourguignon, légèrement vanillé et toasté, miellé, avec des fruits jaunes, des notes florales. En bouche le bois est bien intégré, puissante, épaisse, beurrée, sans être trop mûre, belle acidité dans le fond. Finale assez longue sur un côté plus minéral et des agrumes. Beau chardonnay à l'élevage poussé et à l'avenir très prometteur. TB.

leeuwin

 

 

Les vins rouges : nouvelle et ancienne générations

 

5 - Ochota Barrels, Mark of Caïn pinot meunier 2019 - Adélaïde Hills (Southern Australia) : (Créé en 2008, domaine "peu interventionniste" de 5 hectares environ. Elevage en vieux fûts français avec une petite partie de vendange entière) Couleur framboise, très claire. Nez sur la cerise, le bonbon anglais, avec des notes amyliques (certains évoquent un beaujolais nouveau). Bouche très légère (11,6% d'alcool), peu épaisse, sans tannins, un jus de fruit facile à boire, finale assez courte, mais qui a le mérite d'être pleine de fraîcheur, à l'opposé du stéréotype australien. B+.

 

6 - Sailor seeks horse, Pinot noir 2017 - Huon valley (Tasmanie) : (domaine de 6,5 hectares créé en 2005. Elevage en vieux fûts, 15% de vendange entière. Sols de sables, limons et argiles non irrigués) Couleur rubis, nez désagréable avec une forme de réduction tenace, sur le chou notamment. Bouche légère et fraîche, qui ne pinote pas vraiment et reste très simple. Peut-être une bouteille en dedans. En tout cas, pas représentative de cette région prometteuse. Moyen.

 

7 - Josh Cooper, Doug’s vineyard pinot noir 2018 - Macedon Ranges (Victoria) : (premier millésime en 2012. Fils des Cooper-domaine Cobaw Ridge. Achat de raisins aux meilleurs "grape growers", ici la famille Newnham. Exposition nord-nord-est, 500m d'altitude. Sols de basalte. Forte proportion de grappe entière. Elevage fûts français dont une faible proportion de fûts neufs) Couleur rubis, trouble. Très beau nez expressif, envoûtant, sur la pivoine, la fraise, épices orientales, un côté grappes entières suffisamment mûres. Bouche très fraîche, fruitée, tannins fins, très pure aussi (peu sulfitée peut-être) dans un style proche des "IPOB" californiens avec ce très bel équilibre entre fruit confituré et végétal noble. Très belle longueur. Semble déjà à point en l'état. TB++.

 

8 - Bass Philipp, Pinot noir estate 2015 - Gippsland (Victoria) : (La légende du pinot noir australien. Créé par Philipp Jones en 1979, d’après le nom des explorateurs George Bass et Arthur Philipp, certifié biodynamie. Le pinot noir "estate" est une parcelle de 4 hectares, en haute densité pour l'Australie (8500pieds/hectare), non irriguée, orientée nord-est, sur des sols limoneux et volcaniques, parfois assmblée avec la parcelle "Leongatha". Elevage en fûts français dont 60% de fûts neufs. 100% egrappé. Non filtré) Couleur encore plus claire que le précédent, trouble aussi. Nez envoûtant, très pur aussi tout en étant différent, plus sur la fraise confiturée ici, la rose, plus gourmand, peut-être encore plus évident, sans trait végétal. Bouche toute en finesse, en gourmandise, ronde, peu tannique, belle épaisseur, juste ce qu'il faut de fraîcheur, tout semble évident et à la bonne place, du velours, il rappelle - ou appelle - le style du Gevrey le plus fin, avec en plus beaucoup de longueur. Son statut de légende locale n'est pas usurpé. TB++.

bass philipp

 

9 - By Farr, Tout près Pinot noir 2015 - Geelong (Victoria) : (Créé en 1994 par Gary Farr, rejoint récemment par son fils Nick. Tous les deux ont fait leurs classes chez Dujac, Au bon climat et Cristom. "Tout près" a été planté en 2001 à très haute densité (7300 pieds/hectare), d'où son nom. Plus haut en altitude que les autres parcelles du domaine, sols volcaniques, graviers, loams et sables. 100% grappe entière et 100% fûts neufs) Couleur sombre pour un pinot, nez de fruits noirs, cuir, encore dominé par son élevage légèrement toasté et vanillé. Bouche puissante, épaisse, très longue, gros potentiel mais clairement taillé pour la garde. A revoir dans quelques années. TB-.

 

10 - Luke Lambert, Nebbiolo 2017 - Yarra Valley (Victoria) : (Petit domaine créé en 2005. Cuvée provenant de Jansz vineyard et Denton vineyard. Sols en partie granitiques. Elevage en vieux foudres de Slavonie comme les Barolos traditionnels) Couleur rubis foncé, nez qui évoque bien le nebbiolo, fruits rouges, cerise, pointe balsamique, un peu plus confituré peut-être. Idem en bouche où on a l'impression de voir un petit nebbiolo, facile d'accès, sans trop de tannins, à peine plus arrondi que dans le Piémont, mais à la finale assez courte. TB-.

 

11 - Ben Glaetzer, Anaperenna 2006 - Barossa Valley (Southern australia) : (Vieux domaine historique du Nord de la Barossa. 82% syrah et 18% cabernet sauvignon. Sols de limons argilo-sableux sur socle calcaire. Elevage en fûts français et américains neufs) Couleur très sombre et évoluée, nez sur le chocolat noir, le café, la prune, le cuir, très extrait et encore boisé, avec une petite touche oxydative maîtrisée, certains évoquent un vieux porto vintage. Bouche puissante, très marquée café et chocolat noir, un peu de fruits à l'eau-de-vie, avec une bonne fraîcheur dans le fond finalement. La finale très longue n'est finalement pas si lourde qu'on aurait pu le présager au nez, avec un joli côté mentholé/eucalyptus. Un vin qui a divisé l'assemblée, "too much" pour certains, "exceptionnel d'intensité" pour d'autres. TB.

(Ben Glaetzer - Barossa shiraz Amon-Ra 2011 : Très noir, puissant, eucalyptus, cassis, orangette, chaud, pas trop d'élevage par contre. Bouche massive puissante, alcooleuse, joli trait acide dans le fond et longueur, probablement du potentiel mais trop jeune. B.)

 

12 - Giaconda, Warner Shiraz 2006 - Beechworth (Victoria) : (Petit domaine créé au début des années 1980 par Rick Kinzbrunner, certifié bio en 2018. Sols de granite en altitude. Exposition solaire au nord. Irrigation certaines années seulement. Une partie de vendange entière. Elevage de 2ans en fûts français à 40% neufs) Couleur sombre aussi, mais moins tuilée, nez de fruits noirs, de thé fumé, de réglisse, encore jeune, moins expressif mais plus subtil que le précédent. Bouche moins épaisse, plutôt en fraîcheur et en tension, surtout derrière le Glaetzer, très marqué par le thé noir, qui manque d'un peu de complexité par rapport aux meilleurs millésimes de cette cuvée, mais d'une très belle longueur. Un style déjà plus proche des syrahs françaises tout en gardant sa propre identité. TB+.

 

13 - Wynn’s, John Riddock cabernet sauvignon 1998 - Coonawara (Southern australia) : (John Riddock est le pionnier de la région où il a planté des vignes en 1891 avant d'en revendre une partie à ce qui allait ensuite devenir Wynn's. Grande cuvée de ce domaine historique, sur des sols typiques de "terra rossa" chargés en fer. Elevage en fûts français) Bouchon parfait, couleur grenat, pas si évoluée pour un 1998. Très beau nez, pointe de poivron "mûr" au départ, cassis, notes balsamiques, cuir, réglisse, bois précieux, rappelle un grand Margaux ou St Julien en plus fruité et plus gourmand. Bouche du même niveau, complexe, évoluée, tout en restant très fraîche, encore fruitée, "il y a tout dans ce vin", jusqu'à sa très longue finale. On finit en beauté. TB++.

glaetzer

 

Au final une soirée d'un excellent niveau d'ensemble avec des vins très variés qui ont convaincu l'assemblée. Dommage qu'ils soient si difficiles à trouver pour la plupart... On finit tranquillement avec un excellent champagne Vignes de Montgueux de Jacques Lassaigne pour les plus téméraires.

 

14 mars 2025

Soirées Umami

 

Soirées A la recherche de l'umami

 

 

La conférence de Gabriel Lepousez, docteur en neurobiologie et membre de l’Institut Pasteur, en février 2022, a révolutionné le monde de la dégustation. Cette dernière est disponible ici : https://www.larvf.com/qu-est-ce-que-la-salinite-dans-le-vin,4781056.asp. Partant du fait qu’il n’y a pas de sel/sodium dans le vin (ou en tout cas pas à un seuil détectable par notre salive), ni d'iode (sauf bromophénol en cas de défaut) ce que nous décrivons comme de la salinité, est en fait autre chose : de l’umami. Ce qui signifie que cette salinité ne provient pas du tout du sol, que ce n’est pas une forme « minéralité » puisée par la plante, mais qu’elle provient plutôt de méthodes de vinifications.

 


A voir aussi : Arte – Les Pouvoirs secrets du goût, sur le lien entre les saveurs et l'évolution de l'espèce.

 

 

L’umami c’est la 5e saveur (après acide, amer, salé, sucré), démontrée dans les années 1990 en France, mais bien avant au Japon. On le traduit souvent par « savoureux », c’est une sensation qui se produit plutôt en fin de bouche, une sorte de rondeur grasse et saline, persistante, enveloppante (alors que le sel est asséchant) qui fait saliver et donne envie d’y revenir. Ce sont ces trois pôles que nous avons cherché dans les fins de bouche des vins (enveloppant-salin-salivant).

 

 

L’umami provient des acides aminés, que l’on trouve majoritairement dans les protéines. C’est principalement le glutamate (dont on enrichit aujourd’hui de nombreux aliments…), mais aussi les nucléotides et l’acide succinique.

 

On trouve l’umami dans des composés riches en protéines, mais pour cela il faut « casser les briques de protéines », ce qui va être le cas dès qu’il y a maturation, fermentation… Ce sont donc les fromages affinés (vieux comté, vieux parmesan), les viandes et charcuteries type vieux jambon cru, les bouillons qui mijotent longtemps que ce soit à base de viande ou poisson, la sauce soja qui est fermentée… On en trouve aussi dans le lait maternel, d’où le côté épais et appétant.

 

 

 

 

L'umami dans le vin

 

Dans le vin, pour qu’il y ait de l’umami il faut :
- Des levures : autolyse des lies, en cuves, en fûts ou même en bouteille (« les méthodes champenoises »).
- Le déficit d’azote des sols pauvres (granits…) entraîne des fermentations longues lors desquelles les levures vont fabriquer de l’acide succinique.

 

 

 

L’umami fonctionne par synergie : il y a un coefficient multiplicateur s’il y a à la fois des nucléotides et du glutamate. De même un vin umami + un met umami (champagne et huître par exemple) fait synergie.

 

Interrogé sur le seuil de perception de l'umami, Gabriel Lepousez nous a donné les chiffres suivants : 50-100mg/L pour le glutamate dans l'eau et 0,3g/L pour le succinique dans l'eau. Or certaines boissons dépassent largement ce seuil, montant à plus de 200mg/L en glutamate et 2g/L en succinique. Ce sont en premier les sakés, puis les champagnes, puis les bières et enfin les vins non effervescents. Mais le chercheur nous a bien alerté sur le fait que nous aurons une perception bien plus importante si nous avons un vin avec un peu d'umami, un peu d'acide succinique voire un peu de nucléotide que si nous avions uniquement du glutamate en grande quantité.

 

Enfin, il faut savoir que le seuil de sensibilité entre 2 personnes est assez faible, contrairement à l’amertume ou à l’odorat par exemple. L’umami est bien plus universel.

 

 

 

Soirée Umami n°1

 

1 Alessandra Divella (Lombardie), Blanc de Blancs Spumante Dosaggio Zero 2019 (100% chardonnay) : Couleur déjà dorée, nez de fruits jaunes et fruits secs, petite touche d’oxydation ménagée, encore que ce soit léger pour un vin de Divella qui en plus de liqueur de tirage contient quelques fûts sous voile (façon Selosse). La bouche est magnifique, mûre, pourtant non dosée, avec du volume, des bulles fines et une sensation très umami en finale, de loin plus que tous les autres vins. Accord parfait avec un vieux parmesan. TB++.

2 Nanclares y Prieto (Galice), Rias Baixas Dandelion 2023 (100% albarino) : une robe claire, un nez sur la pêche, voire même ananas avec l’ouverture, bouche fraîche et tendue, plus sur les agrumes, on sent l’élevage sur lies à la texture mais aussi à la finale où le caractère umami est bien présent et fait saliver. TB.

3 Jérôme Bretaudeau, Muscadet Gaïa 2022 (100% melon de bourgogne) : couleur un peu plus dorée, nez qui au départ fait un peu chardonnay en autolyse avec une touche allumette. La bouche est à la fois énergique et avec un beau volume, plus de gras que dans le vin précédent, on sent la malo, elle se retend sur la fin avec une sensation saline/umami présente, peut-être un peu moins que sur le Nanclares, mais peut-être plus enrobée par le gras du vin. TB.

4 Kinryo, Saké Junmai Ginjo Setouchi Olive 2021 : un saké fruité, muscaté avec ce type de levures ramassées sur des oliviers. La bouche est presque huileuse derrière les vins, un peu de sucre, très peu d’acidité, les 15% d’alcool se sentent bien en comparaison. Il y  a la sensation enveloppante mais pas forcément la salivation ni le côté appétant ici.

5 Sérol, Côte Roannaise Pedrizière 2023 (100% gamay) : Couleur grenat, légèrement violette sur les bords. Nez plein de fruits mais aussi de poivre et de violette. La bouche est légère en alcool, fruitée, florale, poivrée, avec une vraie sensation terroir dans le fond, belle allonge saline/umami, un peu moins que sur les blancs mais probablement le plus marqué des rouges. Très bon accord avec un vieux jambon corse. TB+.

6 Henri Chauvet, Vie Ordinaire pinot noir (à Boudes) 2022 : un pinot clair et très trouble, pointe de gaz à l’ouverture, très beau nez très fraise écrasée, pivoine, pot-pourri, bouche légère en alcool, pas de tannins, beaucoup de fruit, éclatante et évidente, par contre le côté umami n’est pas vraiment présent. J’étais sûr de l’avoir senti sur ses gamays du coteau volcanique, je voulais savoir ce qu’il en était du pinot noir… Comme quoi, certains cépages semblent peut-être plus propices. TB+.

7 Abbatucci, Faustine 2023 (Ajaccio) : (100% sciaccarellu sur granit) Couleur claire, nez de grenadine, fraise écrasée, orangette, bouche avec beaucoup de gourmandise, un peu confiturée, peu de tannins, les 15% ne se sentent pas. Par contre pas vraiment d’umami sur cette bouteille, nous avions déjà eu par le passé des sensations de salinité sur les vins du domaine que ce soit sur les vignes pulvérisées à l’eau de mer ou non. TB.

8 David Reynaud, Cornas Rebelle 2021 : (100% syrah) une syrah sur granit colorée, au nez classique, pur, de violette, lardé, fruits noirs, olives. Bouche en fraîcheur (12,5%) et en finesse, noble et élégante, avec une finale où la sensation saline/umami est bien présente. TB+.

9 Barbeito, Madère Boal Reserva 5ans (100% boal) : un jeune Madère parfaitement réalisé, avec un bel équilibre entre sucrosité et acidité, un peu d’oxydatif mais aussi du fruit, gourmand, sans être lourd, la finale est très clairement umami. Accord parfait avec une vieille mimolette. TB+.

 

 

Soirée umami n°2

 

1 Divella (Lomardie), Blanc de Noirs Spumante Dosaggio zero 2017 (100% pinot noir. 48 mois sur lattes) : Un blanc de noirs sans austérité, à la matière mûre, bulle fine, avec une légère oxydation ménagée mais pas si poussée que ça, surtout très umami sur la finale. Ca commence bien. Toujours un accord réussi sur le parmesan. TB++.

2 Phelan Farm (Californie), Brij Albarino 2023 Santa Barbara County (100% albarino) : (domaine conseillé par Rajat Parr, achat de raisins en biodynamie sur cette cuvée. Elevage sur lies) Couleur or et trouble, nez un peu nature, fermentaire, pomme, levure, citron confit. Très belle bouche surtout, qui attaque très droite, citronnée, précise, aucun exotisme pour un albarino, elle finit très salivante, le côté enveloppant arrive sur la fin de bouche, c'est très appétant. Clairement en plein dans le thème pour tout le monde. TB+.

3 Tolpddle (Tasmanie), Coal River valley chardonnay 2022 : (sols silice et grès)  chardonnay travaillé sur lies avec un tiers de fûts neufs, très bourguignon dans l'esprit, très porté allumette et autolyse à l'ouverture. Bouche fraîche, elle acidité, toujours ce côté grillé des lies, léger beurré en se réchauffant, c'est long et salivant, encore jeune, un peu plus soufré que le précédent. Il y a de l'umami mais un peu moins. TB.

4 Sérol, Côte Roannaise Pedrizière 2023 (100% gamay) : Couleur grenat, légèrement violette sur les bords. Nez plein de fruits mais aussi de poivre et de violette. La bouche est légère en alcool, fruitée, florale, poivrée, avec une vraie sensation terroir dans le fond, belle allonge saline/umami, un peu moins que sur les blancs mais le plus marqué des rouges avec Piedrasassi. Très bon accord avec un vieux jambon corse. TB+.

5 Piedrasassi, Santa Barbara County syrah 2021 : (domaine de Rajat Parr et Sashi Moorman) une syrah qui n'est pas sur granit ici, mais travaillée sur la fraîcheur, sulfitée à la mise uniquement, sans bois neuf, à la couleur sombre, au nez très syrah de lard fumé, d'olives noires voire d'anchois. Une bouche fraîche, avec une belle acidité, pas très tannique, à la limite de la sous-maturité pour certains, mais qui semble très saline et umami, poivrée aussi, très salivante, bien marquée par les olives noires. Encore plus umami que le Cornas de David Reynaud. TB+.

6 Sant’Armettu, Vin de Corse Sartène L’Ermite 2022 (100% sciaccarellu) :  (granit. 9 mois foudres) Couleur très claire, nez de grenadine, fraise, pivoine, beaucoup d'épices, badiane, bouche assez ronde, petite sensation de sucrosité, peu de tannins, très gourmande, les 15% ne se sentent pas du tout, beaucoup de charme, mais pas très umami. TB+.

7 Brasserie Mosaïque, Country roads take me home 2022 : (Macération carbonique de carignan en grappes entières puis la bière est ajouté pendant la carbo. 8 mois de fermentation et macération en tout + 3 mois de seconde fermentation en bouteille + 1an en bouteille) Couleur rose trouble, nez un peu réduit à l'ouverture, puis sur le pamplemousse rose, groseille, pivoine, cerise aigre. Bouche avec beaucoup de peps, très légère, 3%, sans manquer de corps, acidulée, légèrement aigre, la finale est bien salivante. Si le style très percutant a beaucoup fait parler, le finale est clairement umami.

8 Arcana, Semillon 2021 Valle del Itata :  (premier millésime avec de l'oxydatif) Un sémillon original, qui se goûte un peu comme un Fino sur ce millésime, petite touche oxydative légère, floral, légèrement miellé, frais, avec une certaine salinité. Un peu moins umami que le suivant ou que le Phelan Farm cependant. B+.

9 Marius Perron, Château-Chalon Vigne aux dames 1978 : une légende du vin jaune, couleur or profond, nez pas si oxydatif que ça. Comme parfois sur les vins jaunes la dimension noix des premières années s'est fondue dans des notes complexes de safran, d'abricot sec, d'épices, de miel, de cire, de café, d'orange confite, c'est très élégant pour un vin jaune, encore fringuant. A l'ouverture on peut lui reprocher un petit manque d'intensité, le lendemain à température plus élevée il a retrouvé sa fougue. Pour le coup, l'umami est bien présent en finale, salin et très enveloppant. Une grande bouteille. Merci Michel ! TB++.

Bonus : Terrebrune Bandol blanc 2019 joli nez aromatique, pêche, abricot, buis, miel, la bouche n'est pas lourde, en finesse pour un Bandol blanc, mais sans avoir l'allonge saline des précédents. B+.. Château Caillou Sauternes cuvée Prestige 2002 joli liquoreux pas trop pour finir, TB. Brasserie Mosaïque Down to the River Montagne 2023 très belle bière aux notes de verveine, chartreuse, épices de montagne avec beaucoup de fraîcheur et de peps, mais n'a pas semblé très umami..

 

 

 

Conclusion 

 

Les vins effervescents étaient clairement marqués par l’umami, les blancs à peine moins. C’était moins évident sur certains rouges.

La soirée a permis de poser de nombreuses questions. Les vins blancs proches de la mer ou de l’océan toujours décrits comme salins le sont-ils vraiment ou est-ce seulement un raccourci de l’esprit ? Est-ce qu’ils sont souvent travaillés sur lies ? Travaillés dans le but de s’accorder avec des fruits de mer riches en umami ?

Et inversement, peut-on considérer que d’autres données renforcent la sensation umami ? Est-ce que la barrique trop présente ou la surmaturité peuvent "couper" la sensation umami ? Est-ce que l’acide tartrique élevé qui fait également saliver peut créer une sorte de confusion avec l’umami ? Est-ce que la fraîcheur des vins en climat méditerranéen/océanique peut jouer aussi ? Certains cépages sont-ils plus propices (la syrah avec son côté olive noir voir anchois, la petite arvine avec sa dimension clairement salée pour le coup ?)

Par exemple les Manzanilla de Sanlucar, toujours décrites comme plus salines que les Fino de Jerez ou ceux de Montilla-Moriles (eux en cépage PX) le sont-elles réellement ? Est-ce uniquement de l’umami ? Un climat plus frais ? Une façon différente de travailler les vinifications ? Ou un combo cépage/acidité/alcool plus bas…. ?

 

1 décembre 2024

Els Jelipins (Espagne) ****

 

Créé en 2001 par Gloria Garriga et sa fille Berta, dans les collines de Font Rubi (Penedes) en Catalogne. Légende des vins naturels catalans. Moins de 2000 bouteilles par an.

 

 

Els Jelipins - Vin de Table rouge 2021 : (sumoll + grenache. Elevage foudres 10hL et demi-muids 500L) Robe rubis claire, nez éclatant dès l'ouverture, plein de fraise, de groseille, de fruits rouges confiturés, de pivoine, d'épices orientales, légère volatile. La bouche présente aussi beaucoup de fruits et de floral, mais elle donne un gros uppercut qu'on n'attendait pas forcément au nez, avec une très grosse acidité + une petite volatile qui donne encore plus de punch, c'est percutant, à la fois très frais, très fin mais avec beaucoup de caractère, la finale montre enfin quelques petits tannins qui allongent le tout. C'est au final très digeste, on se prend à y retourner, d'autant plus que ce n'est pas si haut en alcool (13,5%) et que ça interpelle, ça évolue aussi beaucoup dans le verre. Un OVNI, qui a forcément divisé. Pour ma part j'ai trouvé ce vin très intéressant, surtout à l'ouverture. La volatile m'a paru un peu plus haute le lendemain. Il y a en plus un vrai potentiel de garde je pense. TB+.

 

 

27 septembre 2023

Thierry Renard - Renards des côtes (Clermont-Ferrand) **

Visite au domaine Thierry Renard - Clermont-Ferrand

 

 

Premier millésime en 2002 avec des vignes à St Georges sur Allier. En 2005 premier millésime sur Clermont.

 

 

- Cuvée Le Crapaud, location d'une parcelle d'environ 1ha sur les Coteaux de Clermont. Vigne plantée en 1904, à 10 000 pieds/ha "voire un peu plus", quelques vignes sont peut-être en franc de pied... Vieux gamays d'Auvergne "de plusieurs sortes" avec quelques teinturiers. Environ 1000 pieds ont été replantés en sauvignon, viognier, chardonnay, pinot noir... Exposition Sud mais plus frais qu'à Sayat, les Côtes de Clermont font de l'ombre le soir. Sols argilo-calcaires avec quelques petits cailloux de basalte. Taille principalement en guyot simple. Pas de travail des sols, herbe juste coupée. 

renard coteaux de clermont

 

 

- Cuvée Cheire de Poule, en location depuis 2018. Environ un demi hectare à Sayat. Gamays d'Auvergne de 65ans. Quelques endroits en marcottage. Là aussi dur de savoir ce qu'il y a exactement, peut-être quelques francs de pied. Environ 10 000 pieds/ha. Exposition est, beaucoup moins de pente qu'à Clermont. Au soleil toute la journée. Sols que du caillou (basalte). Taille guyot simple, pas de labour non plus.

vigne sayat

 

 

- A suivre : Une parcelle est en location au Puy de Var (Clermont-Nord) avec près de 7000 pieds plantés en 2021 cépages divers, secteur solaire. Et quelques massales de chardonnay de Roulot dans le jardin d'un particulier plantées en 2019 pour les premières.

Puy de Var

 

 

 

Chardonnays (massales Roulot)

 

 

 

2023 : les oiseaux ont tout dévoré sur Clermont (quelques renards, chevreuils aussi au Puy de Var). Aucun dégât à Sayat. Pas mal de coulures sur les pinots. Un peu de mildiou. Seulement 2 traitements au cuivre, commencés très tôt cette année (juin). Volumes limitées à venir donc... En 2023 tout devrait être assemblé dans la cuvée Danse avec le Moût, qui avait déjà existé en 2013 par exemple, réalisée lorsque tout est est assemblé avec aussi les raisins provenant d'une parcelle d'un ami sur Blanzat avec des cépages variés... et réalisé si le profil est assez mûr.

 

Vinifications : Le mini "chai" est dans la cave sous la maison. Rouges tout égrappés. Blancs non égrappés. Elevages en cuves et fûts. La plupart des fûts d'occasion proviennent de Rauzan-Ségla aujourd'hui, (il y a eu une période Camille Giroud aussi). Aucun intrant, non collé, non filtré, sans sulfites. Mise en bouteille personnelle sans gaz neutre. Tous les vins sortent en Vin de France. Pas de certif.

 

 

 

 

 Les dégustations (certaines datent un peu...)

 

Renards des Côtes - Vin de France blanc 2015 : robe dorée, qui tire presque sur l'ambrée, nez exubérant sur le miel, le tilleul, envoûtant mais il pourrait devenir écoeurant assez vite. Bouche puissante, grasse, épaisse, pleine de miel et de tilleul, manque un peu de tension derrière. Très original, il doit permettre des accords culinaires intéressants. B+.

 

 

Blanc 2009 chardonnay  : miellé, acacia, semble avoir fait une petite macération pelliculaire, la bouche est encore là avec de la fraîcheur 11ans plus tard. Bravo. TB.

 

Renard des Côtes Rouge 2016 : Couleur claire, nez de griotte, poivre fruits rouges. Bouche fraîche, avec une certaine puissance alcoolique, fruitée, poivrée, pas très épaisse, plutôt en longueur. Un nature maîtrisé, surtout qu'il a été bu sans aération et probablement trop jeune pour donner son maximum. B+.

 

Renard des Côtes rosé 2018 : (sur cuve) couleur claire, nez de pâte d'amande, fruits rouges, agrumes, bouche avec du volume et de la tension, texture proche d'un rouge, notes aromatiques d'un blanc de macération, assez long. TB.

 

Chaire de Poule 2020 : (gamay sur Sayat, sols de basalte) Assez clair en couleur pour gamay, le nez a besoin de se mettre en place, un peu fou-fou, mais il pinote un peu, fruits rouges, notes florales. Bouche juteuse, beaucoup de fruit, mûr (14%) mais bien équilibré par une acidité élevée. TB-.

Crapaud 2020 : Encore plus clair en couleur, moins en place que le précédent, pointe d'oxydation, mêmes qualités en bouche de jus peu extrait, juteux, mûr mais très digeste, acidité élevée, tannins fins, à peine plus présents que dans le précédent. Peut-être un plus gros potentiel, mais moins immédiat. TB-.

 

 

Renards des Côtes, Vin de France Cheire de Poule 2022 (100% gamay, à Sayat) : dès l’ouverture de cette bouteille c’est très marqué vernis à ongle (acétate d’éthyle) et encore pire avec l’ouverture, le vin ne sera pas bu. Etonnant, car d'autres bouteilles de la même cuvée se goûtaient très bien.

 

 

Thierry Renard (Renards des côtes) *** - Danse avec le moût 2013 Vin de France : (Vignes de 110 ans. Assemblage de Gamay d'Auvergne, Pinot Noir, Syrah, Grolleau... sur des sols volcaniques et calcaires. Macération de l'ensemble des raisins pendant 4 mois, zéro intrant oenologique. Elevage 8 mois en vieux fûts. Pas de soufre) Légèrement réduit à l'ouverture, avec un peu de volatile, des arômes de cerise aigre, proche du Cornelissen bu récemment. Le lendemain le vin se présente bien mieux. Robe rubis, superbe nez de vieux pinot avec de la confiture de fraise, de la griotte, un peu de kirsch, une touche fumée dans le fond avec un peu de tertiaire, plus du tout de volatile. Belle matière en bouche, toujours ce côté pinot sur la confiture de fraise, très gourmand, manquant peut-être d'un peu de tension, on a l'impression d'être sur un millésime chaud. Finale de bonne longueur, tannins un poil secs. Note : 16,5/20.

Renard danse avec le mout gougis

 

 

 

 

Jean-Baptiste Gougis (Aubière) *** - "La cuvée du plateau Gergovie" 2015 Vin de France : (cépage gamay N) Couleur assez sombre avec des contours violets, le nez confirme qu'il s'agit d'un vin mis en bouteille récemment, on sent bien la gamay avec une belle maturité, de la mûre, de la cerise noire, de la violette, un petit côté bonbon moins agréable à peine chimique dans le fond. La bouche est juteuse, bien concentrée, avec des tannins présents mais de qualité, une bonne acidité, un peu simple par rapport au vin de T. Renard. Longueur moyenne, finale qui reste fraîche et fruitée. Note : 15/20.

 

Jean-Baptiste Gougis - rouge puy de joie 2016 : (goûté brut de fûts, à un mois de la mise. 100% gamay élevage 1an en fûts de plusieurs vins) Robe plus claire que le 2015, ça se confirme au nez où on est plus sur des fruits rouges croquants, moins de matière que 2015 mais un fruité plus facile, plus frais, plus gouleyant. B+. En bouteille, le nez est proche, peut-être un peu plus mûr, tannins un peu plus présents en finale mais de qualité avec de belles notes poivrées. TB.

 

Jean-Baptiste Gougis, Vin de France Puy de Joie 2017 : (quasi 100% gamay sur le plateau de Gergovie) Couleur soutenue, nez de cerise, cassis, poivre, réglisse. Bouche puissante, un peu rustique avec des épices et un côté presque "ferrugineux", tannins encore serrés. Beau potentiel, à attendre quelques années si possible.

 

Jean-Baptiste Gougis - blanc Noces volcaniques 2016 : (chardonnay, tout juste mis en bouteille) Robe légèrement dorée, nez très marqué poire qui fait penser à un chardonnay en début d'élevage. Bouche sur la même aromatique mais avec une très belle matière, du fruit, une bonne fraîcheur, assez puissante et longue. Devrait faire un très bon vin dans quelques mois. B+. En bouteille, le vin s'est refermé, il semble manquer de tension. B-.

 

Blanc 2018 : un peu réduit, peu sulfité, plus vif que l’an passé. B.

Rouge 2018 : (80% gamay, 20% pinot noir) juteux, croquant, avec de la matière. TB.

 

19 janvier 2014

François Cotat (Chavignol) ****

François Cotat, Chavignol Pinot Noir 2008 (Vin de Table) : la couleur est très pâle, nez très sympa sur les petits fruits rouges acidulés, groseille, framboise, pas mal de fraise. Bouche un peu fluette, légère, mais très tendue, très belle acidité, avec quand même un peu de longueur, c'est plein de fruits rouges, ca fait saliver, on en boirait des litres. Le vin de soif parfait pour moi. Très belle découverte. (+- 17,5/20).

cotat



F. Cotat, Sancerre "Paul" 2001 : robe très pâle, le nez est désagréable au départ avec un côté serpillère, mais ça disparait doucement, fumé, agrumes très mûrs, bouche, minérale, tendue, un peu saline, esprit demi-sec, grasse, légèrement beurrée, miel, fruits mûrs. Bonne longueur. Très bon vin une fois passé le premier nez. (+- 17/20).

paul cotat

 

F. Cotat – Sancerre Culs de Beaujeu 2008 : robe très claire, nez à fond sur le citron, quelques notes beurrées qui me font partir sur un chardonnay bourguignon. La bouche est très puissante au départ, puis un peu plus sage avec aération, grosse tension, minérale, encore sur le citron, les agrumes, finale très longue et salivante. Aucun arôme variétal du sauvignon. TB.

 

F. Cotat monts damnés 2004 évolution noble à peine miellé, tendu très bon.

 

23 janvier 2018

Marché aux vins d'Ampuis 2014 2018 et 2020

Dégustation difficile, peu de coups de coeur. Même le lundi, beaucoup trop de monde pour goûter dans de bonnes conditions et de nombreuses cuvées épuisées. J'ai trouvé pas mal de Condrieu plus mous que d'habitude mais j'attribue en grande partie cela à des températures de service trop élevées. En rouge certains 2015 se sont refermés et paraissent un peu durs, les 2016 sont plus frais mais certains ne sont pas tout à fait remis de la mise en bouteille récente. Les commentaires seront à prendre avec des pincettes, comme toujours sur salon, mais peut-être encore plus ici. Il faut ajouter à cela que de nombreux producteurs ont modernisé leur style dans le Nord de la Vallée à mon grand regret...

 

  

Gérin (en off)

Champine blanc 2016 : petit viognier en cuves, vif, fruité, assez simple, fait le job. B+.

Condrieu La Loye 2016 : viognier bien plus gras, boisé, vanillé, fenouil, manque de tension. B.

Condrieu Les Eguets 2016 : encore un peu plus gras que le précédent, boisé aussi, mais un peu plus tendu derrière. B+.

Champine rouge 2016 : syrah fraîche, plus fine que sur 2015, beau fruité, quelques tannins en finale,simple mais bien fait, comme le blanc. B+.

St Joseph 2016 : fruits noirs un peu sucrés, gourmand, assez frais, finit sur des tannins encore un peu serrés. Bon potentiel. B+.

Côte Rôtie Champin 2016 : très boisé, vanillé, sur le caramel, pas de fruit. Moyen.

Viallière 2016 : boisé très marqué aussi, mais plus de tension, un peu de fruit quand même, tannins un peu durs sur la finale en l’état. B.

Landonne 2016 : boisé présent mais différent, plus brioché et moins vanillé, bouche fine, belle matière, tannins déjà soyeux, bien fait, dans un style très moderne. TB-.

Grandes places 2016 : même type d’élevage, plus tannique et serré en l’état que Landonne, mais plus de frâicheur, plus droit, et plus long. TB.

 

Combier (en off)

Crozes cuvée L 2016 : un peu de réduction, pas en place, un peu vert. Moyen.

Crozes 2016 : style plus tendu et frais que 2015, un peu moins marqué tapenade, boisé encore un peu présent, belle matière. TB-.

Crozes Cap Nord 2016 : moins marqué tapenade que le précédent, plus fruits noirs, plus tendu, un peu plus boisé aussi. TB-.

Clos des Grives 2016 : (en bt mais pas encore commercialisé) belle fraîcheur, superbe matière, tannins déjà soyeux, élevage déjà bien absorbé, très prometteur. TB+.

 

Château Revelette (en off)

Grand blanc 2015 : (70% chardonnay, ugni, rolle, sauvignon) nez légèrement brioché, fruité, agrumes, poire, fenouil, bouche très tendue, avec un beau volume, très longue. S’annonce grand. TB+.

Cuvée classique rouge 2016 : (syrah, CS, grenache, carignan) très fruité, marqué syrah au départ, finit sur un côté un peu plus sec, plus typé cabernet. B+.

PUR Carignan 2016 : belle pureté de fruits noirs, cacao, plein de fraîcheur, tout en tension et en fruit. TB.

PUR Grenache 2016 : on retrouve la fraîcheur, mais l’aromatique est brouillonne, un peu verte, sur l’amande. B-.

Grand rouge 2015 : (syrah, CS, grenache, pinot noir) robe sombre, plein de fruits noirs, fraîcheur et tension, élevage déjà bien intégré, finale encore tannique en l’état mais s’annonce très grand aussi. TB+.

 

Vins de Vienne (au bistrot Serine)

Taburnum 2016 : (100% viognier) Gras, vanillé, élevage un peu trop marqué en l’état, un peu de vivacité en attaque mais finit un peu trop court. B+.

 

François Villard

IGP Contours de Deponcins 2016 : viognier assez gras, dans l’esprit d’un Condrieu, fruité, anisé, manque un poil de tension. B+.

Condrieu Terrasses du Palat 2016 : très beau Condrieu, comme souvent un des plus tendus, le viognier fait le reste avec son fruité naturel et sa texture. TB+.

Condrieu Grand vallon 2016 : boisé plus marqué, le vin est plus lourd, un peu mou par rapport au précédent même si ça reste bon. B+.

 

PJ Villa

IGP Primavera 2016 (viognier) : simple, fruité, vif, assez frais, un peu court. B+.

St Joseph blanc Saut de l’ange 2016 : très floral, mais un peu mou. B-.

Condrieu Jardins suspendus 2016 : fruité, exotique, très floral, manque de tension, pas une grosse différence avec l’IGP. B+.

St Joseph rouge préface 2016 : simple, très fruité, facile, bien fait. B+.

St Joseph Tildé 2016 : (prélevé sur fût) difficile à goûter, très toasté en l’état. B-.

Côte Rôtie Carmina 2016 : très beau jus avec de la fraîcheur, de l’olive, de la violette, du poivre, assez fin. TB+.

Côte Rôtie Fongeant 2016 : plus de matière, boisé plus marqué, tannins plus durs, moins frais, à attendre longtemps. TB-.

 

Alain Voge

Cornas Les Chailles 2015 : très beau fruité, toujours ce style frais et tendu du domaine, avec une belle longueur, tannins de qualité mais peut-être encore trop présents sur la finale pour être bu de suite. TB.

 

Semaska

Condrieu Lys d’Or 2016 : beau viognier, plein de fruit, exotique, pas trop lourd, belle tension derrière. TB.

 

Duclaux

Condrieu Les caillets 2016 : légèrement toasté, bouche fruitée, pas très longue. B.

Côte Rôtie La Chana 2015 : un peu toasté, fruité, manque de fraîcheur par rapport aux deux suivants. B.

La Germine 2015 : plus de fruit, élevage très bien intégré, tannins encore un peu serrés. Bon potentiel. TB.

Maison rouge 2015 : plus épicé, plus floral, très belle matière, tannins soyeux, frais et très long. Peut-être la meilleure Côte-Rôtie du salon. TB+.

Côte-Rôtie Chana 2017 : un poil réduit, très léger, pas grand-chose dans le verre, mais il soufre peut-être de l’ordre de dégust. B-.

Côte-Rôtie Germine 2017 : fait très léger, impression de sentir le viognier avec des notes de pêche, très facile, même un peu trop. B.

Côte-Rôtie Maison rouge 2017 : comme souvent chez Duclaux je trouve, on franchit un vrai cap en passant sur Maison rouge, c’est fin, plutôt long et minéral, avec de la rose, des fruits rouges. Je l’avais encore mieux goûté sur 2015, mais ça reste très bon. TB+.

 

 

Pichat

Condrieu La caille 2017 (sur fût) : fruité, ample, un peu mou. B.

 

Bonnefond P. et C.

Condrieu Côte chatillon 2017 (sur fût) : encore sur le côté fermentaire, fruits verts, à peine sucré, mais grosse tension derrière qui l’annonce prometteur. TB.

cote ch

 

Chambeyron

Condrieu Vernon 2016 : semble très dilué, très court. Moyen.

Côtes du Rhône syrah 2016 : beaucoup de fruits rouges, un côté sanguin, léger, facile, bien fait. B+.

Côte Rôtie Chavarine 2016 : léger, frais, fruité, pas une grosse différence avec le précédent. B+.

 

JM Stephan

Cote Rôtie 2016 : (sans sulfites) beau fruité, pur, frais, pas de bretts cette année, mais un peu trop végétale. B.

Tupin 2015 : (sans sulfites) nez légèrement vernis, bouche fraîche, tendue, mais tannins durs en finale. B.

 

Jamet

Côte Rôtie Fructus voluptas 2016 : vin plein de fruit, tannins très fins, belle fraîcheur, facile à boire, avec une finale légèrement poivrée de bonne longueur. TB.

 

Gangloff

Condrieu 2016 : nez encore un peu marqué par un élevage grillé, très belle bouche grasse, fruitée, minérale dans le fond, belle longueur. TB.

Côte Rôtie Barbarine 2015 : nez encore plus toasté que le Condrieu, belle matière en bouche, fruits noirs, un côté à peine animal/sanguin, finale serrée en l’état. Un peu jeune mais bon potentiel si le bois s’intègre. Je ne connais que le 2011 qui était plus fin, moins solaire bien sûr. TB-.

 

Saint-Joseph Rg 2017 : un peu fou-fou, style opulent et très démonstratif de Gangloff, mais il a ce qu’il faut d’acidité dans le fond pour garder l’équilibre et au final on se régale bien. TB+.

Côte-Rôtie Barbarine 2017 : couleur bien noire, plus puissant que le St-Joseph, assez mûr, tannins encore très présents, un peu brutal, à attendre pas mal d’années mais ça sera sûrement excellent dans 10ans. TB.

(Condrieu 2009 : très fatigué, lourd, pas d'acidité, notes oxydées en finale. Moyen.

ganglof

 

Domaine du Tunnel (S. Robert)

St Joseph 2016 : fin, léger, plein de fruits, un peu sucré, gourmand, manque un peu de minéralité. B+.

Cornas 2016 : comme le précédent, très gourmand, facile, tannins lissés par le bois, bien maîtrisé dans un style plus moderne, plus flatteur mais moins en longueur que les Cornas de Voge. TB-.

 

Levet

Côte Rôtie Améthyste 2016 : belle matière, tannins fins, frais, fruité, légèrement poivré, un côté lardé/fumé. Belle découverte. TB.

Côte-Rôtie Améthyste 2017 : vin très sombre, très chaleureux et confit. B-.

 

Côte-Rôtie Maestria 2017 : idem. Dommage, je m’étais régalé avec les 2016 de ce domaine. B-.

 

 

C. Billon

Condrieu Les Matisses 2016 : nez exotique, exubérant, sur le sureau, finit très court. B-.

 

A. François

Condrieu Maladière 2016 : nez exubérant, très anisé, vite écœurant, un peu dilué en plus. Moyen.

 

S. Ogier

Condrieu Combe de Malleval 2016 : fruité, gourmand, un peu sucré, mais finit court. B+.

St Joseph Le Passage 2015 : un côté fruits rouges confiturés, facile, gourmand. B+.

Côte-Rôtie Mon village 2015 : même côté un peu sucré, facile, plus de puissance. B+.

Côte-Rôtie Réserve 2013 : enfin prêt après une période de fermeture soi-disant, c’est en effet plus fin et frais que les 2015, plus tendu, élevage discret, plus de longueur. TB.

(Condrieu les VV de Jacques Vernay 2014 : couleur dorée, nez un peu fermé, sans surprise abricot, pêche. Bouche avec beaucoup de gras, très belle texture huileuse, beaucoup de fruit, encore jeune, pas trop lourd, même s'il n'a pas l'acidité des meilleures cuvée de Vernon/Chaillées de l'enfer. TB.)

(Saint Joseph blanc Passage 2020 : assez rond, léger boisé, classique, standard, manque de tension en finale. B.)

 

L. Chèze

Condrieu Pagus Luminis 2016 : superbe Condrieu, très fruité, exotique, ample, mais il a ce qu’il faut d’acidité derrière pour équilibrer le tout. TB+.

Condrieu Brèze 2016 : comme toujours plus gras, plus ample que Pagus, à peine vanillé, lui aussi a cette belle acidité derrière. TB+.

St Joseph Ro-Rée 2016 : le bois est plus marqué que sur les blancs, vanillé, assez court. B-.

St Joseph Caroline 2016 : à peine moins de bois et plus de fruit, style quand même trop moderne pour moi. B.

Côte-Rôtie Bellissima 2015 : boisé, assez chaud et puissant, finit court, manque de fraîcheur évident. B-.

cheze

 

Cuilleron

Condrieu Les Eyguets 2016 : (environ 110gr SR) Nez très papaye, goyave, bouche aussi avec du miel en plus, très gourmande, manque un peu d’acidité pour équilibrer tout ça. B+.

 

 

 

Ampuis 2014

Quelques impressions générales : 2012 semble être un très bon millésime sur Condrieu, nettement supérieur à 2011 bien plus léger donnant des vins souvent moins complexes et moins longs ou alors trop lours pour les producteurs qui ont forcé sur l'élevage. 2013 s'annonce difficile d'après les premiers échos, petites récoltes et probablement pas une qualité exceptionnelle. En rouge 2011 est assez frais, fruité, mais manque de matière et de longueur par rapport à 2010, les vins seront vite prêts à boire et permettront de patienter en attendant les 2010.

Les vins dégustés (notes à prendre avec précaution comme sur tous les salons, des fonds de verre, beaucoup de vins dans la journée, des bouteilles ouvertes depuis plus ou moins longtemps, des écarts de température, des notes prises rapidement....) :

ampuis

 

P. et C. Bonnefond ***

Condrieu Côte Chatillon 2012 : nez expressif, classique, plus fruité que le précédent, très gras, assez fin, moins puissant que La Chambée, bonne acidité et bonne longueur. TB (+- 17-17,5/20).

 

Faury **

Condrieu Tradition 2012 : nez fermé, bouche correcte, mais manque de longueur et d'acidité. B-.

Condrieu La Berne 2012 : nez fermé, un peu plus puissant que le précédent, très gras, un peu plus long. Un peu mieux. B+.

(Faury – Condrieu 2018 : très aromatique, classique, peu d’acidité. B-.)

(Faury Saint-Joseph Les ribaudes 2022 : couleur sombre contours violets, encore jeune. Nez de fruits noirs confiturés, léger lardé, olive. Bouche avec beaucoup de volume, des tannins encore présents même s’ils sont de qualité, épicé, pas forcément très haut en alcool mais une sensation de richesse, de maturité très élevée, avec un fruité confituré. Bu à l’aveugle derrière les deux syrahs sud-africaines, personne ne pense à la France et évoque un climat bien plus solaire que celui de l’Afrique du Sud… Comme quoi le style « old world vs new world » est bel et bien démodé. B+.

faury

 

 

Niero ***

Condrieu "Ravines" 2012 : nez très fruité (pêche, abricot), bouche assez vive, pas très grasse par rapport à tous les précédents, fraîche, très sympa, très fruité, mais un peu court, plus ce qu'on attend d'un bon Côtes du Rhône que d'un Condrieu. TB- (+- 16,5/20).

Condrieu Chéry 2012 : beaucoup plus gras, vif là aussi, un peu plus minéral, plus long et plus complexe, assez frais. TB. (+- 17-17,5/20).

Condrieu Héritage 2011 : bonne acidité mais très boisé. B-.

 

 

Gangloff ****

Condrieu 2012 : nez moyennement expressif, bouche très fruitée, abricot, pêche, légères notes exotiques, très grasse, grosse matière, avec une belle acidité qui l'empêche de tomber dans la lourdeur. Très long. Excellent si l'on aime ce style de Condrieu bien épais. TB+ (+-18/20).

Cote Rôtie Barbarine 2011 : très fruité, un côté un peu confit, voire fruits cuits, cerise, un peu épicé, très fin, belle acidité, frais et fruité. TB (+- 17-17,5/20).

 

 

Pichon **

Condrieu 2012 : très floral, gras, un peu court, manque de fruit, acidité correcte. B+.

Condrieu Caresse 2012 : très gras, très floral, un peu de bois, manque d'acidité. B-.

(St Joseph 2019 : très confituré. B-)

Christophe Pichon - Côte Rôtie La comtesse en côte blonde ? : style un peu lisse, avec une finale encore un peu vanillée. B.)

C. Pichon, Hermitage blanc Opale 2022 : exubérant, plutôt typé Condrieu, fruité, peu d’acidité. B.

pichon bis

 

 

Bonserine **

Condrieu 2012 : nez assez bizarre, toasté ?, très désagréable, mieux en bouche, assez vif et frais. B.

Bonserine – Côte-Rôtie 2009 (en off) : vin standardisé, fruits noirs, léger boisé/vanillé, tannins bien arrondis, mais manque de finesse, de longueur et de fraîcheur pour une Côte Rôtie. B-.

bonserine

 

 

 M. & S. Ogier ***

Condrieu Combe de Malleval 2012 : couleur pâle pour lui aussi, très fruité, beaucoup de violette, très expressif, gras, opulent, avec de la pêche et un léger côté exotique. Un style proche de Gangloff, peut-être encore plus démonstratif. Mais alors que Gangloff arrivait à ne pas tomber dans la lourdeur, ici ce n'est pas le cas (mais je commence peut-être à fatiguer). La première gorgée est superbe, mais j'ai peur qu'il devienne vite écoeurant. Très bien dans son style en tout cas. TB-/TB (+- 17/20).

condrieu ogier

 

 

S. Montez - Domaine du Monteillet ***

Condrieu Les grandes chailles 2012 : vif, aromatique classique fruitée et florale, belle acidité, un peu minéral, long, pas très complxe peut-être. TB (+- 17-17,5/20).

Condrieu Chanson 2011 : bonne acidité, un côté brioché, fruits secs en bouche, me fait plus penser à un CdP blanc qu'à un Condrieu, un peu de bois. Pas mal mais pas mon style. TB-.

St Jo rouge "Cuvée du Papy" 2011 : beaucoup de fruits, pas mal de fruits rouges, tanins bien présents mais fins, frais et fruité, bonne longueur. TB-.

(St Joseph blanc 2018 : très gras, vanillé, fruits mûrs, abricot qui pourrait faire penser à un Condrieu, style opulent, manque de tension. B+).

 

 

B. Burgaud **

Côte Rôtie 2012 : couleur plus noire que Jamet, Montez voire Gangloff, nez assez fermé, bouche pas très expressive non plus, pas encore prêt. B.

 

 

Jasmin ****

Côte Rôtie 2011 : couleur assez sombre, très fruité, croquant, pas une grosse matière, un style tout en finesse, très bien dans son style. TB (+- 17-17,5/20).

Jasmin (bus en 2019)   L’IGP rouge La Chevalière 2017 est fruitée, croquante, la Côte-Rotie Giroflarie 2016 une petite bombe toute en fraîcheur et en élégance, Oléa 2016 (prélevé sur fût) encore très marqué par l’élevage en l’état.

 

 

Jean-Michel Stephan **

Côte Rôtie 2012 : nez plein de bretts, bouche un peu perlante. Vraiment pas terrible, je m'arrête là pour Stéphan. Moyen.

 

8 décembre 2024

Soirées Afrique du Sud

 

Les Vins d'Afrique du Sud

 

 

L'Afrique du sud est un vignoble très solaire et sec : Stellenbosch est sur le 34e parallèle (=sud de l’Espagne). On plante donc là où le climat est méditerranéen. Les vignes sont au sud, en montagne (500-600m pour le plus haut), sur la côte atlantique et autour de False Bay où l'on trouve un vent frais surnommé le « cape doctor ».

 

 

 

 

Histoire :

17e siècle les Hollandais arrivent en Afrique du Sud. Ils plantent les premières vignes.

19e siècle (jusqu’au phylloxéra) gros développement du vignoble, grâce aux Anglais qui occupent l’Afrique du Sud.

1948-1991 : L'Apartheid freine les exportations.

Après 1991 : Reprise de exportations. Beaucoup de grandes marques. On plante beaucoup, on favorise les rouges, le volume, les cépages internationaux.

Années 2000 : Swartland Revolution grâce à Eben Sadie, Mullineux, Badenhorst, Porseleinberg.

 

 

Quelques Chiffres :

9e producteur mondial avec 92 000 hectares. (Environ taille de Bordeaux).

Aujourd’hui 55% vins blancs et 45% vins rouges. (Dans les années 1990 80% de blancs !) Etonnant pour un pays chaud.

Près de 30% des vignes ont moins de 10ans.

Consommation locale : 6,6 L moyenne /an / habitant (44 L en France). La bière est de loin n°1 en Afrique du Sud. Mais les chiffres sont en hausse. Localement on boit surtout des vins bas de gamme, mais là aussi c’est en train de changer : de plus en plus de vins Premium et des Consommateurs de mieux en mieux éduqués.

Export : Moitié d’export / Moitié conso locale. Export Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas. Grosse partie de vins en vracs (sauvignon, chenin et chardonnay en tête).

 

 

Cépages :

Chenin (19%), Cabernet Sauvignon, colombard et sauvignon (11%), le Shiraz (10%) chardonnay et pinotage (7%), merlot (6%).

Pays où est planté le plus de chenin blanc au monde. 16 827 ha en 2021.

Le cépage Pinotage ; il est unique à l'Afrique du Sud. Il a été développé en 1925 par le professeur Perold à l'université de Stellenbosch, et est un croisement entre le Pinot Noir et l'Hermitage (Cinsaut).

 

 

 

Soirée n°1

 

 

1 Chris Alheit, WO Western Cape Hereafter here chenin 2022 : (Domaine créé en 2010 de 21ha basé à Walker Bay, mais travaillant dans différentes régions, une partie en négoce et une partie en vignes personnelles. Spécialisé dans le chenin, plutôt autour du Cap. 100% chenin. Jeunes vignes du Swartland, Piekenierskloof, the Bottelary, Polkadraai, Paardeberg et Tygerberg. Pressurage grappes entières. Fermentation et élevage barriques anciennes 12 mois, puis 6 mois en cuves sur lies fines.1,6gr SR. 13,2% vol. ph 3,4)  Couleur dorée, nez de fruits exotiques et fruits jaunes, miel. La bouche est bien équilibrée entre le fruité mûr et un travail sur la fraîcheur, avec de la vivacité, pas vraiment de gras, pas trop d’alcool ni trop de volume. Belle entrée de gamme, pas très complexe mais quand même un peu de longueur, le vin reste frais, fruité, facile à boire, parfait pour commencer. TB.

 

2 Eben Sadie, WO Swartland Skerpioen 2022 (chenin, palomino) : (Créé en 2000 par Eben Sadie, après plusieurs années passées un peu partout en Europe et notamment à Terroir Al Limit. Style « européen ». Achats de raisins, sur 38 parcelles, surtout dans le Swartland, toutes en biodynamie. 50% chenin, 50% palomino Entre Dwarskerbos et Eland Bay Vignes de 1946 65ans à 2kms de l’Atlantique, 30m altitude. 2000 pieds / ha. Sols calcaires et un peu de sable. Fermentation et Elevage 1an foudres anciens acacia et chêne)  Couleur or, nez de fruits du verger mûrs, miel, acacia, touche fumée, subtil mais il pourra gagner en complexité avec le temps. La bouche présente un très beau volume, mûre, sans être alcooleuse, avec une très belle acidité qui porte le vin très loin, la finale est très longue, salivante, avec une sensation de salinité et de minéralité. TB++.

 

3 Storm, WO Hemel-en-Aarde Ridge chardonnay 2022 : (Après 12 ans chez Hamilton Russell, Hannes Storm a planté des vignes en 2008 et premier millésime du domaine en 2012. 330m alt. Vignes de 2009. Parcelle 1,1ha est. 7500 pieds /ha. Sols d’ardoise riches en argile. Elevage 8 mois en barriques françaises de 228l. 32% neuves. 10% du vin est élevé en amphore. 13% vol. 6,9 AT. pH 3,11. 3gr SR.)  Couleur or pâle, nez très chardonnay bourguignon au départ, fruits jaunes, beurré, brioché, toasté, avec l’ouverture de plus en plus ananas voire mangue qui détournent un peu de la Bourgogne car pour le reste c’est du classique. La bouche est très bien faite, classique, avec de la rondeur, du gras, du fruit mûr, et une belle acidité derrière, encore un peu d’élevage vanillé à intégrer. La longueur est là. Très beau chardonnay, auquel on peut juste reprocher de manquer un peu d’originalité. TB+.

 

 

4 Reyneke, WO Stellenbosch Reserve white 2021 (sauvignon) : (vaste domaine en biodynamie, sur le secteur de Polkadraii, à l’ouest de Stellenbosch. Elevage 80% fûts neufs)   Couleur or pâle, nez de sauvignon mûr, buis, agrumes, touche fumée, assez proche d’un joli sauvignon de Loire, pas du tout typé Nouvelle-Zélande par exemple, l’élevage est discret. La bouche est très vive en attaque, là aussi on a du mal à croire qu’il y a eu de la barrique neuve, frais, demi-corps, mais la finale retombe assez vite, l’acidité s’arrêtant en milieu de bouche, et il n’y a plus grand-chose derrière pour prendre le relais (un vin acidifié ?). Dommage car le nez et l’attaque étaient très prometteurs. TB.

 

5 Lukas Van Loggerenberg, WO Franschoek Lötter cinsault 2021 : (Créé en 2016 à Paarl, après un voyage dans la Loire au domaine de la Chevalerie notamment. Au début il ne voulait faire que du cabernet franc et du chenin, mais il y a aussi un peu de syrah et de cinsault aussi désormais. Petit domaine qui travaille sur la fraîcheur, peu interventionniste, pas de bois neuf. Vignes plantées en 1932 par Koos Lötter. Climat frais. Sols granits décomposés et grès. 100% égrappé. Elevage œuf béton. Juste sulfité à la mise. 12,5%)    Couleur grenat, soutenue pour un cinsault, le nez est très délicat, très pivoine, fruits rouges, orangette, épices, petite sucrosité gourmande. La bouche est légère en alcool, fraîche, acidulée, florale, aérienne, facile à boire, elle manque juste un peu de longueur. TB+.

 

6 Storm, WO Hemel-en-Aarde Ridge pinot noir 2020 : (cuvée avec les vignes les plus élevées, plus frais et plus tannique de Ridge) 300-350m 1,2ha Est. 7à8000 pieds/ha sur schistes argileux, planté en 2008. Egrappage, macération à froid pendant 10 jours, Elevage 11 mois en barriques françaises de 228l. 16% neuves. 13% alc. 5,6 AT. Ph 3,65. 2,8gr SR)   Couleur très claire, à peine rouillée, nez de pinot un peu fumé, qui me rappelle des expressions que nous avons déjà eu en Allemagne ou en Suisse, avec un côté viande des grisons, mais aussi kirsch, début d’évolution, sous-bois, épices, encore un peu d’élevage. Bouche avec des tannins fins, du fruit, un élevage fumé, beau volume, de la fraîcheur, des notes végétales en milieu de bouche surtout, finale assez longue, avec une belle allonge, presque un peu fumée/salée, sans lourdeur. TB+.

 

7 Eben Sadie, WO Swartland Treinspoor 2016 (tinta barroca) : (à côté de Malmesbury, à côté d’un gare ferroviaire désaffectée d’où son nom. 135m altitude. 2500 pieds / ha. Vignes de 1974 sur granit et sables. 28hL/ha. 50% VE. 30 jours de fermentation en cuves béton + 13 mois d’élevage en foudres)  Couleur rubis, un peu trouble mais peu évoluée. Très joli nez, qui fait de suite penser à du nebbiolo, avec de la rose, des fruits rouges, un côté goudron, tabac, encore tout jeune. La bouche est fraîche, pas très épaisse, mais toute en allonge, avec une finale acidulée, aux tannins qui font claquer la langue sur le palais mais sans assécher, faisant saliver, sensation saline qui donne envie d’y revenir. Belle découverte pour tout le monde. TB++.

 

8 Kanonkop, WO Stellenboesch Pinotage 2013 : (Kanonkop « coup de canon » 100ha créé en 1910 par la famille Sauer. Au pied des montagnes du Simonsberg, 10km au nord de la ville de Stellenbosch. Uniquement des cépages rouges. Pinotage = croisement du pinot et du cinsault en 1925 à l’université de Stellenbosch. Elevage 1an et demi fûts français dont environ 2/3 fûts neufs)   Couleur sombre, peu évoluée. Nez de fruits noirs, cassis, pruneau, sous-bois, élevage encore un peu marqué, épices, café, cacao. Bouche toute en rondeur, avec de la sucrosité, encore jeune, confiturée, gourmande, l’alcool est enrobé, les tannins aussi, le tout donne l’impression d’un vin fondu, gourmand, et au final digeste et presque facile à boire dans un style tout en largeur, à l’opposé du précédent. TB.

 

9 Mullineux, WO Swartland Granite syrah 2021 : (« Moulin à eau ». Créé en 2007 par Chris et sa femme Andrea. Ils se sont rencontrés lors de stages en France (Rhône sud, Bandol, champagne). Membre de la Swartland Revolution. Achat de raisin juste sur la gamme Kloof Street. Granit sur la montagne de Paardeberg. 100% grappe entière, fermentation et macération longue en 500L.  Puis élevage 12mois en 500L dont 25% neufs, puis 9 mois de foudres)  Couleur très noire, nez de syrah noble, cassis, mûre, violette, graphite, élevage parfaitement intégré. La bouche a beaucoup de volume, belle acidité, noble mais encore très jeune, avec des tannins serrés en finale, beaucoup de fond et de longueur mais clairement trop jeune en l’état. Probablement un grand vin dans 10ans. TB+.

 

 

 

Soirée n°2

 

 

1 Chris Alheit, WO Paardeberg (Swartland) Fire by night 2022 (chenin) : (à Nuwedam, Paardeberg, 300-350m alt. Sols granits décomposés. Plantées entre 1972 et 1985. Non irrigué. 2 500 Pieds / Ha, taille gobelet. Pressurage grappes entières, fermentation et élevage en barriques neutre et cuves ciment ovoïde. 12,5%) Couleur claire, nez discret, agrumes, miel, floral. La bouche est très fraîche, très minérale, très élégante, encore un peu fermée, mieux après carafage, elle manque d’un peu de volume, mais c’est long, salivant, caillouteux, très joli style, juste un peu trop austère en l’état. TB+.

 

2 Eben Sadie, WO Swartland Palladius 2021 (chenin, grenache Blanc, marsanne, roussanne, viognier, sémillon, colombard, verdellho et palomino) : (17 vignobles autour de Paardeberg, Piketberg & Santa Helena Bay planté entre 1900 et 2000 altitude et terroirs variés. Sols granits + sables et grès. vinification en amphores et cuves béton ovoïdes. Elevage 12 mois sur lies dans les mêmes contenants puis 12 mois en foudres) Couleur or, nez d’abricot, fruits blancs, miel, semble assez mûr mais sans lourdeur. La bouche est bien plus puissante que le précédent, avec un gros volume, mais aussi une grosse acidité, pas de bois, beau fruité à l’attaque plutôt gourmand pêche, abricot, la fin de bouche se retend, plus minérale, plus agrumes, très longue, salivante. Là aussi c’est encore un peu jeune probablement mais le vin se livre déjà. Très bel équilibre. TB++.

 

3 Storm, WO Hemel-en-Aarde Ridge 2022 (chardonnay) : voir soirée n°1

 

4 Lourens, WO Piekenierskloof Lua Ilse Grenache 2022 : (domaine créé en 2016 à Paarl par Franco Lourens ancien bras droit de Chris Alheit (qui a aussi travaillé chez Vasse Felix, Ramay, Matassa…) Il partage son chai avec Van Loggerenberg. Lua Ilse est le nom de sa fille, premier millésime en 2019. 100% grenache non greffé à Piekenierskloof (Swartland), élevage fûts non neufs de 500L. 25% grappe entière)  Couleur rubis, nez un peu pinot, infusé, fruits rouges, framboise, pivoine, très élégant et éclatant. La bouche est plus typée grenache, mais sans aucune lourdeur, ronde, fruité rouge sucré, peu de tannins, très floral et élégant, frais, manque juste un poil d’allonge pour être parfait, mais il offre beaucoup de plaisir en l’état. TB+.

 

5 Storm, WO Hemel-en-Aarde Ridge 2020 (pinot noir) : voir soirée n°1

 

6 Kanonkop, WO Stellenboesch Kadette pinotage 2021 : (Kadette = les seconds vins, avec du négoce et des vignes plus jeunes. Elevage 1an fûts français de 225L de 2e et 3e remplissage. Alc 14,4%, ph3,66,  SO2 total 94mg SO2 libre 44mg) Couleur sombre, nez sur les fruits noirs, le chocolat, peu de bois par rapport aux cuvées supérieures. Bouche gourmande, toute en rondeur, avec un fruité un peu sucré, ça reste assez simple mais bien réalisé techniquement pour cette entrée de gamme classique. B+.

 

7 Stark-Condé, WO Jonkershoek Valley Stellenbosch syrah 2018 : (Jonkerschoek valley sud-est de Stellenbosch. De 100à600m. Domaine créé en 1989 sur 240 ha dont 40 de vignes. Ici 3 parcelles. 98% syrah 1% roussanne 1% viognier. 10% grappe entière. Sols granit décomposé et argile. 20mois fûts chêne français 300L 10% neufs. 14%.) Une syrah très noire, au nez très cassis, mûre, un peu de violette. La bouche est très ronde, un peu sucrée, gourmande, pas très boisée par rapport aux grandes cuvées du domaine. La finale n’a pas la longueur ni le fond des précédents, mais c’est une entrée de gamme typique, bien vinifiée. B+.

 

8 Eben Sadie, WO Swartland Columella 2021 (syrah, mourvèdre, grenache, carignan, cinsault et tinta barocca) : (A Paardeberg, Kasteelbarg, Malmesbury, Piquetberg, donc altitudes et terroirs variés. Granite + ardoises, graviers. Fermentation en cuves béton ouvertes de 3300 l sous levures indigènes pendant 3 semaines. Macération post-fermentaire de 3 semaines supplémentaires avant transfert en barriques. Elevage 12 mois en barriques de chêne français (5% neuf) puis 12 mois en foudres) Couleur sombre, nez sur les fruits noirs, l’orangette, les épices, la cannelle, la violette, le pin. Bouche élégante pour un rhône blend à 14%, avec des tannins souples, peu extraits, du volume, une grosse acidité, un fruité très pur, moins épicé que le nez. C’est surtout la finale qui est intéressante, comme tous les Sadie, très fraîche, salivante, même sensation saline. C’est bien sûr trop jeune, le vin demande à gagner en complexité, mais il se livre déjà bien. TB++.

 

9 Klein Constantia, WO Constantia 2019 (muscat à petits grains) : (150ha environ, créé vers 1680. Fûts de chêne français et hongrois 500L dont 50% neufs. En Moyenne 160-170gr SR) Couleur or profond, nez exubérant, très aromatique, miel, litchi, rose, abricot. La bouche est haute en alcool (14%) pour un liquoreux, très dense, elle manque un peu d’acidité pour équilibrer le tout. B+.

 

 

 

 

Soirée n°3

 

 

1 David & Nadia, WO Swartland Plat’Bos chenin 2021 : (David et sa femme Nadia Sadie (aucun lien avec Eben Sadie) ont fondé leur domaine à Siebritskloof dans la montagne de Paardeberg, au cœur du Swartland en 2010. Viticulture bio. 50% domaine/50% négoce. Plat’Bos : Parcellaire, le plus frais du domaine. David & Nadia gèrent la vigne depuis 2013. 1,8ha, bio, sols de granite. Vignes de 1981, vendanges en 3 fois, début février. Vendages précoces. Expo nord. Elevage veux fûts. 11,5% vol)  Couleur claire, nez un peu fermé, agrumes, poire, zestes citron vert. Bouche légère en alcool, tendue, peu de volume, très épurée, presque un peu trop, sensation minérale intéressante, très fraîche, semble un peu bloquée. L’équilibre est intéressant, mais un peu jeune. Ne se livre pas complètement. Assez proche du Fire by night de C. Alheit. TB.

 

2 Eben Sadie, WO Swartland Skerpioen 2022 (50% chenin, 50% palomino) : voir soirée n°1

 

3 Thorne & Daughters, WO Swartland Paper Kite 2021 (95% sémillon blanc, 5% sémillon gris) : (En 2008, à leur retour en Afrique du Sud, John rejoint le domaine Thelema puis Iona mais il rêve de lancer son propre négoce. C'est chose faite en 2012, tout en travaillant en parallèle avec ses amis Chris Alheit et Finlayson. Achat de raisins et fermages dans plusieurs secteurs. Basé à Bot River, False Bay. Paper Kite : Vignes de 1963 sur Paardeberg (Swartland), vieux fûts 500-600L Stockinger. Sur granite. 12,9%vol. ph 3,24.)    Couleur dorée, nez grillé, marqué par les lies, derrière du miel, fruits jaunes, coing. La bouche est bien équilibrée, mûre, avec du volume, peu de bois, belle acidité dans le fond, toujours marquée par les lies. La finale manque un peu de longueur et de fond par rapport aux deux précédents. TB-.

 

4 Duncan Savage, WO Western Cape Savage white 2022 (75% sauvignon blanc, 25% sémillon) : (Ancien winemaker de Cape Point vineyard, il monte en parallèle son négoce en 2011, s’agrandit peu à peu, et vole désormais de ses propres ailes. Tout est encore en achat de raisins. Son chai est à Salt River, au Cap, mais les raisins viennent de plusieurs régions. Style sur la finesse et la fraîcheur. White : raisins de Stellenbosch, the Overberg and Villiersdorp. Pressé grappe entière, 10mois fûts français de 500L dont 20% neufs)  Couleur claire, nez marqué par le sauvignon au départ, buis, agrumes, sans excès de sous-maturité ni de surmaturité, très « ligérien ». La bouche est un peu différente, très beau volume, énergique, pêche, miel, cire, un léger gras sans être marqué par le bois, finale longue, salivante. TB+.

 

 

5 Donovan Rall, WO Western Cape cinsault 2022 : (ancien assistant d’Eben Sadie, il crée son domaine en 2008. Vinif peu interventionniste. 15ha environ. Swartland. Cinsault : Raisins de Darling, et un peu Swartland. 80à100% grappes entières, élevage en cuves béton pendant 6 mois. 12,5%. Vignes de 1952 et 1982) Couleur claire, nez plein de fruit, fraise, framboise, petite sucrosité, un peu bonbon primeur encore, épices, garrigue. Bouche très légère, peu de tannins, glisse tout seul, pas très complexe, mais très efficace, une entrée de gamme parfaitement réalisée, pleine de fruit et de fraîcheur. TB.

 

6 Duncan Savage, WO Darling Thief in the night 2022 (grenache) : (grenache à Piekenierskloof, même parcelle que la cuvée Soldaat d’Eben Sadie. 20% grappe entière, Elevage foudre. Vignoble en altitude, sur grès. 13%.) Couleur rubis, nez éclatant, plein de fraise écrasée, pivoine, poivre. La bouche est très gourmande, fruitée, tannins souples, plus de volume que le cinsault de Rall, le côté poivré/épicé apporte un surcroit de complexité à ce jus de fruit, ça reste très frais et en plus il y a une certaine longueur. Coup de cœur unanime. TB++.

 

7 Storm, WO Hemel-en-Aarde Ridge 2020 (pinot noir) : voir soirée n°1

 

8 Damascene, WO Swartland syrah 2021 : (créé en 2019 par Jean Smit et David Curl, après un passage en Californie, chez Stéphane Ogier, chez Badenhorst puis plusieurs années chez Boekenhoutskloof. . Basé à Elgin. Raisins du Swartland, Cederberg et Stellenbosch. Style « rhodanien ». Swartland : 3 parcelles, granit, schiste et argile, majorité schiste. 11mois cuves bois 2000L. Environ 70% VE)  Couleur sombre, nez élégant mais qu’il faut aller chercher, fruits noirs, violette, zan, graphite. Bouche tendue, fraîche, un peu fermée, austère, mais très noble, beaucoup de finesse, on sent qu’on a voulu privilégier la fraîcheur ici. Manque de gourmandise dans la série par comparaison, mais un style intéressant, très fin et frais pour le Swartland. Il a divisé l’assemblée. TB.

 

9 Lismore, WO Cape South Coast syrah 2017 : (En 2000, Samantha O'Keefe quitte sa Californie pour venir vivre en Afrique du Sud. Elle déniche une ferme à Greyton, un village isolé entouré de montagnes (dans la région de l'Overberg au nord de Walker Bay) et décide d'y planter des vignes (elle est la seule à le faire dans cet endroit). Premier millésime en 2008. Syrah 2017 : (30 % de fruits Greyton plantés sur des sols de schiste lourd (schiste décomposé) sans irrigation, et de 70 % de fruits Elgin sur des sols de grès et de schiste.) Fermentation avec 40% grappes entières en cuves à l'air libre et avec 60% égrappées en cuves bois de 5000 litres. Elevage sur 9 mois en vieilles cuves de 3000 litres.)   Couleur plus claire que le précédent, à peine évoluée, nez plus animal, surtout au départ, plus mûr, plus marqué fruits rouges, il me rappelle du sangiovese par exemple, pas très typé syrah en tout cas. Superbe bouche, plus puissante que le précédent, plus de volume, de gourmandise, fruité très pur, grosse acidité dans le fond qui équilibre le tout, grain de tannins fins et belle longueur. Très joli, dans un style Bruello tradi je trouve. A point. TB+.

 

Bonus Faury Saint-Joseph Les ribaudes 2022 : couleur sombre contours violets, encore jeune. Nez de fruits noirs confiturés, léger lardé, olive. Bouche avec beaucoup de volume, des tannins encore présents même s’ils sont de qualité, épicé, pas forcément très haut en alcool mais une sensation de richesse, de maturité très élevée, avec un fruité confituré. Bu à l’aveugle derrière les deux syrahs sud-africaines, personne ne pense à la France et évoque un climat bien plus solaire que celui de l’Afrique du Sud… Comme quoi le style « old world vs new world » est bel et bien démodé.

 

10 Eben Sadie, WO Swartland Treinspoor 2022 (tinta barroca) : couleur rubis foncé, superbe nez très élégant de pivoine, mûre, framboise, fruité très pur, très floral aussi, éclatant. La bouche, comme sur le 2016, pourrait faire penser à un nebbiolo, mais avec un peu moins d’alcool, pas beaucoup de corps, mais beaucoup de pureté, de tension, quelques petits tannins qui donnent beaucoup d’allonge, toujours cette finale très acidulée, saline, qui donne envie d’y retourner sans cesse. Un vin d’esthète, déjà délicieux. TB++.

 

 

 

Conclusion

Les participants ont été bluffé du niveau global des vins, lors des trois soirées. Il faut bien sûr être prudent : il s’agissait là des meilleurs producteurs du pays, très bien sélectionnés par nos importateurs en France. On ne peut donc pas vraiment dire que les vins étaient représentatifs de ce qui est produit globalement dans le pays.

 

Ce qui a frappé en premier, c’est la fraîcheur. Aucun vin n’était lourd. Quasiment aucun ne dépassait les 14%, avec une moyenne plutôt autour des 13% et des taux d’acidité globalement élevés. Il faut croire que la viticulture est parfaitement adaptée à ce climat solaire, d’autant plus que la majorité des vins provenait du Swartland, sans irrigation ni acidification. Les cépages, les clones/massales, les porte-greffes, les densités, les rendements, l’effeuillage… semblent parfaitement maîtrisés chez cette nouvelle génération de vignerons sud-africains. Il y aurait probablement beaucoup de leçons à en tirer pour nos vignobles du sud de la France…

 

Si l’on doit vraiment trouver à redire, les vins n’ont dans l’ensemble pas paru très originaux. Tout était très propre, techniquement bien maîtrisé, pas particulièrement d’excès de bois, mais dans des styles connus, que l’on pourrait qualifier « d’européen ». Bien sûr, les cépages utilisés ne permettent pas la même originalité qu’en Grèce ou au Portugal.

 

Les prix ont paru intéressants, allant de 30 à 70€ (un peu plus pour les grandes cuvées de Sadie) il n’y a donc aucune entrée de gamme bon marché ni aucun vin complètement inaccessible. Tous les vins de cette fourchette étaient au niveau des vins français de la même gamme de prix selon tous les participants.

Il y a donc de l’optimisme à avoir sur les vins sud-africains. Certes, ici aussi les conditions climatiques sont de plus en plus compliqués (peu d’eau, des orages rares mais de plus en plus violents…) mais cette génération qui a seulement une dizaine d’années d’expérience, progresse à une vitesse fulgurante.

 

10 septembre 2012

Autres whiskys japonais

Hibiki 17ans 43% : blend de la maison Suntory (qui peut donc être fait à partir de Yamazaki, Hakushu, Chita, Auchentoshan, Bowmore, Glen Garioch). Couleur or, nez très doux avec beaucoup de miel, de vanille, céréales, bois, crème pralinée. Alcool très bien intégré en bouche, c'est doux et facile à boire mais pas très complexe, sur le miel, les céréales, un peu de fruits de vanille et de chocolat blanc. Finale assez courte, épices, céréales. Pas une grosse différence avec le 12ans. Note : 83/100. (Noté 79 en 2012 par Serge, 84,7 sur Whiskybase).

hibiki

Hibiki 12ans 43% : couleur or, nez vernis, beaucoup de miel, fruits verts, vanille. Bouche très douce, très mielleuse, vanille, toffee, pas très fruitée. Finale assez courte. Un whisky facile à boire mais qui manque de longueur et de complexité. Note : 82/100. (Noté 82,9 sur Whiskybase).

 

Hibiki Japanese Harmony 43% : (blend de Yamazaki, Hakushu et Chita. American white oak sherry & minzunara casks) Robe dorée, nez très marqué grain sur la vanille la coco avec un peu de caramel, bouche sucrée, douce, miel, vanille, coco, très simple, efficace, bien qu'à la longue ce soit un peu écoeurant, il me rappelle le Kikka coffey grain. La jeunesse est bien masquée. FInale courte. Note : 82/100.

 

Togouchi 18ans 43% : (whisky de la distillerie de saké et de shochu Chugoku Jozo. La distillerie créée en 1918 près d'Hiroshima ne distille pas d'orge mais achète du whisky de malt en Ecosse et du whisky de grain au Canada. Elle ne s'occupe que de l'assemblage et du vieillissement dans un tunnel creusé par une société ferroviaire. Plus d'infos ici : http://www.whisky-japonais.net/autour-du-whisky/nouveautes/togouchi-whisky-naturalise-japonais). Couleur or, nez assez discret, sur les céréales, le caramel et quelques fruits verts. La bouche est très douce et très facile, avec une texture légèrement épaisse, beaucoup de caramel, mélasse, vanille, un petit côté rhum industriel du coup, quelques épices aussi. Longueur moyenne. Note : 79/100. (Noté 78 par Serge).

togouchi

 

Togouchi Premium 40% : (exclusivité pour Whiskies du monde ?) très proche d'un rhum traditionnel, mélasse, vanille, caramel, pas très loin du 18ans alors que ce sont des fûts de 8ans en moyenne. 78/100.

Togouchi 12ans 43% : très différent des Premium et 18ans, plus végétal, fruits verts, céréales, légère fumée, pas sucré, plus long. 81/100.

 

Hatozaki blended : léger, floral, simple. 79/10.

Hatozaki pure malt : très jeune, un côté eau de vie de poire, simple. 78/100.

 

Ootori 15ans 40% : (blend de Mercian qui possédait Karuizawa et Kawasaki), couleur or profond, nez discret, bouche un peu alcooleuse mais légère sur le caramel, le chocolat et les épices. Finale courte, épicée. Note : 78/100. (Noté 72 par Serge, 80 par Ruben).

ootori

 

9 avril 2013

Torabhaig ***

Torabhaig

Création : 2017                          Situation : île de Skye                         Propriétaire : Mossburn

torabhaig dist

 

Torabhaig 2017 Legacy Inaugural Release 3ans 46% : couleur paille, très claire, nez tourbé, marin, menthol, citron, plantes médicinales, assez "pur", peu marqué par les fûts. Bouche encore jeune bien sûr, belle tourbe assez fine, très marin, très citron, minéral, ciselé, petite amertume, assez austère mais noble, longueur moyenne. Une dégustation intéressante, surtout que cette version est peu marquée par les fûts et permet de voir le distillat de Torabhaig. C'est bien sûr trop jeune encore, mais vraiment pas si mal pour un 3ans, l'avenir de la distillerie est prometteur... A suivre. Note : 84/100.

torabhaig 2017

 

 

Torabhaig Allt Gleann : (2017/2018 legacy series 2nd release) tourbe fine, iodé, citronné, finale longue, salée. Très joli. 86/100.

 

 

Torabhaig Cnoc na Moine : qqs fûts d'oloroso et PX dans l'assemblage, plus réconfortant, moins tourbé, finale qui garde une jolie empreinte saline. 86/100.

 

19 janvier 2018

Bart (Marsannay-la-Côte) ***

Domaine Bart - Marsannay En Ouzeloy 2014 : robe rubis, beau nez très fruité, plein de fruits rouges. Bouche légère, fruitée, aux tannins soyeux, avec une belle acidité, sur la griotte surtout, pas extrêmement long mais très gourmand et facile à boire. TB.

 

Domaine Bart - Marsannay Ouzeloy 2015 : robe rubis foncé, nez de fruits rouges et noirs, plus mûr que 2014, plus épicé aussi. Bouche un  peu plus puissante, tannins fins, un peu moins d'acidité, un peu plus d'épices, un peu plus de longueur peut-être. Déjà bon, avec un beau potentiel dans le temps. TB. Qqs mois plus tard, moins épicé, plus marqué pinot, mais toujours assez mûr. TB.

 

Domaine Bart - Marsannay 2015 : vin léger, sur les petits fruits rouges, pas très mûr pour 2015, frais, facile, manque un peu de matière et de longueur. B.

 

Marsannay 2016 : couleur sombre, beau nez plutôt axé fruits noirs, bouche étrangement plus puissante, plus épaisse et plus chaude que 2015, pas une très grosse acidité, belle longueur pour l'entrée de gamme, un poil chaleureux en l'état. B+.

 

Crémant de Bourgogne : bulle qui manque de finesse, quelconque.

 

Marsannay Es chezots 2019 : clair, très léger, facile, gouleyant, frais, ne fait pas 2019 mais c'est très bon. TB.

 

Ouzeloy 2020 : coloré, solaire, mûr, bien fait, mais ne pinote pas vraiment. TB-.

 

Bart Marsannay 2021 : très léger, floral, facile, très accessible, pas de verdeur. TB.

 

Domaine Bart - Bourgogne 2012 : couleur rubis foncé, assez coloré, nez un peu vanillé, fruits rouges et noirs. Bouche vive, assez puissante et épicée, bonne acidité, toujours un peu boisée/vanilée, sur les fruits rouges et noirs, manque un peu de matière. Finale d'assez bonne longueur, tanins un poil secs. Un générique qui peut être attendu. Pas spécialement convaincu par son style, un peu trop boisé à mon goût. Note : 14/20.

bart bourgogne 2012

 

Domaine Bart - Marsannay Longeroies 2015 : (FDGV2016) robe sombre, fruité, léger, fruits noirs bien mûrs, finale tannique. B+.

 

 

Bart

MARSANNAYLes EtallesBlanc2020 : nez toasté, bouche manque de peps. B-.

MARSANNAYRouge2020 : couleur rubis, brillante, bouche juteuse, bonne matière, simple, fruitée, très efficace. TB

MARSANNAYLes LongeroiesRouge2020 : même couleur, goute un peu sur l’élevage, rond, fruité, facile. TB-.

MARSANNAYLes Grandes VignesRouge2020 : très poivré, un peu serré, prometteur. TB.

FIXIN 1ER CRUHerveletsRouge2020 : (encore en cours d’élevage) assez serré en l’état, rien d’anormal non plus.

MARSANNAYEs ChezotsRouge2019 : plus clair que les 2020, beaux fruits rouges, pas trop extrait, élevage intégré, manque un peu d’acidité. TB-.

+ Marsannay champ salomon 2018 : bien dans l’esprit des autres vins du domaine, pas trop coloré, beau fruité, facile, pas beaucoup de tannins, pas une grande longueur. TB-.

 

 

Bourgogne cote d'or 2020 : assez mûr, coloré, mais fruité juteux, bonne acidité, belle entrée de gamme. B+.

 

7 décembre 2012

Blends, Vatted et Undisclosed écossais

Speyside 1973-2016 43ans sherry cask Sansibar chinese mask 52% : (un Glenfarclas ?) Couleur or, nez plein de fruits exotiques, mandarine, mangue, pêche, mirabelle...une pointe de cire, de miel, peu boisé, peu marqué par le sherry. Bouche assez légère, très facile et gourmande, pleine de fruit aussi, assez fraîche, une pointe d'épices apportée par le fût mais il reste bien dans le fond, belle finale qui reste sur ce magnifique fruité. Note : 92/100.

 

Speyside 1988-2021 32ans Le Gus't XXVI sherry butt n°50 55,3% : (peut-être un Macallan ?) Couleur ambrée, nez très marqué sherry, chocolat, toffee, noisette, cannelle, tabac. Bouche pas trop sèche, presque gourmande, toute en étant noble et bien fondue, sur les arômes du nez, un peu de fruit type figue, prune, datte, finale assez longue, sur le toffee. Belle sélection. 90/100.

 

Tennessee Bourbon 2003 Les grands alambics 17ans 51,8% : un bourbon certes typé bourbon, vanillé, un peu de vernis, épices, mais assez gourmand, pas trop boisé, long, avec de l'ampleur. Belle sélection. 88/100.

 

 

House Malt 21ans 1990-2012 sherry butt n°50 Wilson & Morgan 46% (goûté blind lors des WDTS)

Couleur : ambre clair.

Nez : bien marqué par le sherry, semble sucré, caramel, chocolat, orange, fruits secs et épices. Assez classique, me semble jeune, un peu trop de caramel.

Bouche : léger boisé, léger vernis, beaucoup de fruits secs (raisins, abricots), épices du sherry (girofle, gingembre ?). En bouche il est assez sec en fait, moyennement puissant (46% ?), manque un peu de punch. Classique et un peu jeune mais très facile à boire.

Finale : beaucoup plus sèche, plus "oloroso", surtout sur les fruits secs et les épices, manque un peu de longueur à mon goût.

Note : 85/100. Sherry sympa et facile à boire. (Moyenne WDTS : 86. http://www.whisky-distilleries.info/WhiskyWDTS/2013-02/Bottle3.shtml#undisclosedHouseMalt21WM)

house

 

Wilson & Morgan Barrel Selection Highland Heart 2001-2009 sherry cask 43% : Note 83/100. Sherry assez classique et bien fait, chocolat, fruits secs, orange, caramel, noix... Manque un peu de longueur et de complexité.

highland_heart

 

Highland Heart 2004-2013 W&M sherry casks 7618-7621 43% :  couleur or profond, nez caramel mou, fruits secs, sucre brun. Bouche légère, facile, sucrée, très caramel, beurre, un peu d'épices et d'orange. Finale assez courte. Note : 82/100.

 

Wilson & Morgan Barrel selction House Malt Islay Single Malt 43% nov2005-fév2014 C#302900/302907 : couleur ambre clair, nez marqué par le sherry, un peu sucré, caramel, oranges confites, belle tourbe marine. Très sympa. C'est beaucoup moins bien en bouche où l'on a une sensation d'un produit trop dilué et aqueux, presque noyé. Dommage car l'aromatique peaty/sherry est très intéressante. Note : 80/100.

house

 

Monkey Shoulder 40% : Note 81/100. Mélange de Balvenie, Kininvie et Glenfiddich. Il a le côté vanille, caramel, miel, orange des Balvenie (du Double Wood), des fruits jeunes aussi (pomme, poire, abricot). Assez doux, texture un peu épaisse. Finale assez courte. Blend facile et sympa, bon rapport q/p. (Noté 80 par Serge).

monkey

 

Compass Box The Spice Tree 46% : Note 83/100. Un Vatted malt (mélange de single malts, il n'y a pas de whisky de grain ici contrairement aux blends) bien fait, avec des épices mais pas tant que ça, noisettes, céréales, bois, vanille, orange. Assez doux et facile. Un fût qui a beaucoup travaillé, un peu trop à mon goût. Encore un très beau vatted proposé par Compass Box. (Noté 85 par Serge, 85,8 sur Whiskybase).

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Compass Box - The Peat Monster 46% 5cl mini : Note 83/100. Beau nez directement sur la tourbe, un peu citronné et réglissé. Bouche assez puissante, pas très complexe mais la tourbe est bien intégrée, très agréable, un peu iodée. Finale assez longue mais un peu trop réglissée.

peat monster

 

Compass Box Peat Monster 10th Anniversary 48,9% : couleur paille, très beau nez exubérant, très tourbé, iodé, citronné, avec des notes de poire et un peu de poivre. Bouche dans la suite du nez mais très marquée par le réglisse comme l'ancienne version, surtout en finale. Un peu plus d'ampleur et de longueur que la version à 46%. Note : 85/100. (Noté 87 par Serge).

 

Great King Street Compass Box 43% (étiquette beige) : nez assez doux, vanillé, fruité, sur la poire, frais, un peu de cire. Bouche assez douce et vanillée aussi, sur le malt, très légère amertume, épices en fin de bouche. Longueur moyenne. Un blend sérieux. Note : 82/100. (Noté 85 par Serge).

greatking street

 

Great King Street Compass Box 43% (étiquette rouge) : (contiendrait 67% de malt dont du Laphroaig et du Clynelish) Couleur paille, nez frais, fruité (pomme, citron), fait un peu jeune, tourbe légère, cire. Un peu plus de tourbe en bouche, citron un peu sucré, léger, un peu trop peut-être, très facile, un peu d’iode et de cendre. Longueur moyenne. Bien fait, mais on peut trouver des équivalents facilement, un peu plus tourbés peut-être (PC Peat project, Finlaggan, Big Peat…). Note : 83/100. (Noté 85 par Serge, 84,3 sur Whiskybase).

great king

 

Compass Box The Last Vatted Malt 53,7% (Caol Ila et Glenallachie) : 88/100. (Goûté blind Witch 2014) Le dernier whisky est tourbé, très fermier, marqué par le sherry, on pense à Ledaig, Caol Ila et PC. Les Ledaig sherrys 1998 étaient moins tourbés je crois et un peu différents. On hésite longuement et on choisit finalement Caol Ila en IB brut de fût. J'aime bien, 87+88/100.

 

Compass Box This is not a luxury whisky (2015) 53,1% : (Caol Ila 30ans, Glan Ord 19ans, Girvan et Strathclyde 40ans) Couleur or profond, le nez a un petit côté eau-de-vie de prune, de poire un peu désagréable, des céréales, de la vanille, très légèrement fumé, thé noir. La bouche est mieux, belle ampleur, alcool bien intégré, texture grasse, un peu iodée, sucrée, miel, réglisse, orange, chocolat, thé noir. Finale assez longue, un peu poivrée. Note : 87/100. (Noté 89,1 sur Whiskybase, 90 par Serge).

 

Flaming Heart 5th Edition 48,9% (Compass Box) : (contient du Caol Ila, du Clynelish et un Highland) Couleur or, nez expressif sur une tourbe assez fine, vanillée, citronnée, un peu sucrée, amande, miel, menthol. Bouche assez douce mais avec une bonne ampleur, toujours cette tourbe citronnée et vanillée assez fine, assez gourmande, quelques fruits jaunes, cire. Longueur moyenne, finale légèrement cendrée et iodée. Note : 88/100. (Noté 91 par Serge, 89,1 sur Whiskybase).

 

Compass Box Hedonism 2024 : très marqué grain, vanille, coco, bourbon, vite lassant. 83/100.

 

Samaroli Evolution 2012 45% : Note 90/100. Composition : Mortlach 1957, Springbank 1959, 1962, 1965, bruichladich 1964, laphroaig 1967 and Glenlivet 1968 all 5% each (35%). Laphroaig 1970, Glenlivet 1970, glengarioch 1971, 1975, Longrow 1973, 1974, Ardbeg 1974, 1976, Ardmore 1977, Caol Ila 1977, talisker 1978, Springbank 1979, Glen Grant 1979, Highland Park 1980, Port Ellen 1981 all 3,5% each (52,5%). Highland Park 1984, Springbank 1985, Longrow 1987, Lagavulin 1988 and bowmore 1985 all to take the remaining 12,5%. Très original, légèrement tourbé, épicé, orange, chocolat, notes de sherry, fruits, fleurs... beaucoup de choses en fait ! (Noté 90 par Serge).

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Poit Dhubh 8ans 43% : Note 80/100. Très légèrement salé, caramel, céréales. Très loin du Talisker 10ans par exemple.

poit

 

Celtic Whisky Compagnie - Islay Connection 40% : Note 82/100. Belle tourbe citronnée, manque un peu de longueur et de complexité, fait assez jeune, mais sympa.

islay_connex

 

Celtique Connexion 18ans 1996-2015 Bourbon & Quarts de Chaume finish 46% 252bts : couleur or profond, le nez fait d'abord penser à un vieillissement en fût de xeres, avec un peu de caramel, sucre brun, épices, noisette, tabac, fruits secs (agrumes, dates, raisins). Bouche vive, belle texture, un peu épaisse, on sent mieux le côté Quarts de chaume avec un peu de coing, abricots confits, caramel, sucre brun, épices. Finale un peu courte malheureusement, la dilution se fait sentir. Note : 88/100

 

Stratheden The Lost Distilleries Co. N°2 46% (2013) : Note 83/100. Assez austère, beaucoup d’herbe coupée, foin, légère fumée, pointe d’iode en finale, peu fruitée, pas très long.

stratheden

 

Douglas Laing Big Peat 46% : Note : 84/100. (Mélange de Port Ellen, Bowmore, Caol Ila et Ardbeg), comme attendu le nez est très tourbé, légèrement citronné, salé, marin, un peu médicinal. La bouche suit bien le nez, la tourbe est rès présente, c'est un whisky qui manque un peu de finesse, qui se rapproche plus des jeunes versions de Laphraoig et Ardbeg que de Bowmore. Finale correcte. Une bonne alternative pour les fans de grosse tourbe. (Noté 88 par Serge en 2009 et 86 en 2010).

big peat

 

Douglas Laing Big Peat Christmas "A real cracker white edges" 54,9% : grosse tourbe citronnée, il porte bien son nom, assez iodé, beaucoup de réglisse, un peu de sucre. Fait assez jeune et manque de finesse. Mais bonne ampleur, bonne longueur, alcool bien intégré. Moins bien équilibré que la version non diluée, mais plus long. Note : 84/100. (Noté 83 par Serge, 85,5 sur Whiskybase).

big pe

 

Finlaggan Old reserve 40% : Note 83/100. Pas un blend mais un single malt en "undisclosed distillery", très probablement un Lagavulin. Très belle tourbe citronnée, bouche assez douce, sucrée, confite, un peu iodée. Assez simple mais efficace, très facile à boire, bon rapport q/p.

finlaggan

Finlaggan Cask Strenght 58% : Note 85/100. Couleur or, nez très tourbé, citron confit, très marin, simple et très expressif. La bouche est puissante, alcool parfaitement intégré, tourbée et citronnée, peu complexe mais bien faite. Finale longue, très iodée,un peu sucrée. L'ampleur qu'on pouvait attendre de la version brut de fût est bien là. Très bon rapport q/p.

 

Peat Peak 43% : tourbé fin, un peu de sucrosité, jeune mais gourmand. 83/100.

Peat Peak 2023 43% : très eau-de-vie, très jeune. 79/100.

Islay Storm 40% : tourbé, iodé, fait le job. 82/100.

 

Dew of Ben Nevis 12ans 40% : Note 79/100. Couleur or, nez expressif, sur les céréales, la pomme, le bois, le sucre et la vanille. Bouche très douce et crémeuse, moins fruitée, beaucoup de céréales et de vanille, sucre. Finale assez courte.

bennevis

 

Dunnyvaig 1990-2013 23ans Silver Seal sherry cask n°46 55,1% 434bts 

Couleur : ambre clair.

Nez : il a besoin d'un peu de temps pour s'exprimer, très toffee, noisette, un côté oranges confites, épices. Pas de tourbe. Un sherry assez classique sans rien d'exceptionnel.

Bouche : mieux que le nez, pas de tourbe, mais beaucoup de sel, assez puissante, alcool parfaitement intégré, très légèrement sucrée, chocolat, caramel, épices, mais aussi un peu de tabac et de cuir dans le fond.

Finale : bonne longueur, plus sèche, chocolat, épices, noisette, sel.

Note :  89/100. Un beau sherry avec un côté iodé en bouche très surprenant. Reste à savoir d'où il nous vient. Il ne ressemble en rien à un Ardbeg ou un Lagavulin, mais ce n'est pas pour ça que ce n'en est pas un. Il fait plus Bunnahabhain, avec un peu plus d'iode que la moyenne, mais ce n'en est pas forcément un non plus.

dunnyvaig

 

Chivas 12ans 40% : très léger, pomme, vanille, caramel, miel, court, mais facile à boire. 78/100.

Chivas 13ans Oloroso 40% : facile, léger, sur le caramel et la céréale, court. 80/100.

 

Johnnie Walker Platinium 18ans 40% : couleur or profond, nez peu expressif, malt, miel, agrumes. Bouche trop diluée, assez sèche, maltée, épicée. Longueur moyenne. Note : 79/100.

Johnny Walker Green Label 15ans 43% : couleur or, nez peu aromatiqu, légèrement fume, mineral, malt, citron, poivre, herbe coupée. Bouche vive, sèche, minérale, un peu d’herbe, malt, fumée, beaucoup de poivre. Finale assez courte uniquement sur le poivre. Note : 81/100.

 

Glenalba 22ans sherry casks 40% : (blend pour Lidl) couleur or profond, nez sur le caramel, la vanille, raisins secs, cannelle, un peu chimique dans le fond. Bouche légère, facile, chocolat, caramel, vanille, épices, fruits secs. Finale assez courte. Un blend tout à fait honorable pour son prix. Note : 82/100.

 

Islay Mist Deluxe 40% : léger, facile, caramel, légère fumée, un peu d'iode en finale. 80/100.

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Michel Couvreur Whisky Auld blossoming sherry 45% bt n° 735 : couleur ambrée, nez expressif, sur le chocolat, les fruits secs, un peu de tabac. Bouche de bonne ampleur pour 45%, pas trop sèche, sur les arômes du nez, assez bonne longueur. Très beau whisky. Note : 87/100. (Noté 88 par Serge).

Michel Couvreur Clearach Vin jaune 46% (2013) bt n° 1189/153 : couleur ambre clair, nez agréable avec un peu de noix, du miel, du vinaigre de xeres, des fruits secs. Bouche malheureusement alcooleuse et un peu trop jeune, dans le fond arômes intéressants de noix, raisins secs, orange, assez acide, fait plus oloroso que vin jaune. Note : 82/100.

Michel Couvreur Cap a Pie 45% : à peine tourbé, malt sucré, facile, goumand, pas bien de fond, assez jeune sûrement. 81/100.

Michel Couvreur 12ans Overaged 43% : couleur ambre clair, nez sur le caramel, le chocolat, le malt, les céréales, un peu alcooleux. Bouche légère, facile, sur le chocolat au lait, le pralin, le caramel, la vanille, longueur moyenne. Note : 81/100. (Noté 73 par Serge).

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Celp The Seaweed Experience Van Wees The Ultimate 55% : (a priori un Laphroaig de 6ans avec des algues) couleur très claire avec des reflets verts, nez iodé et très marqué par l'algue, peu tourbé, poivre, et un côté alcool de fruit (poire, prune). Bouche puissante, alcool bien intégré, très salée et très poivrée, encore de l'algue et de l'huitre, très maritime et très original. Finale assez courte malheureusement. Le verre vide laisse une odeur d'huitre ou de coquillage très forte. Un whisky qui ne peut pas laisser indifférent. Note : 83/100.

celp

  

Harmony blend 12yo 45% Moon Import Pepi Mongiardino : nez très mielleux, avec du malt, des arômes très fondus de vieux blends. La bouche est très légère, toute en rondeur, épaisse, sur le malt, beaucoup de miel, quelques agrumes. Finale assez courte. Même les blends sont de qualité chez Moon Import. Note : 85/100.

 

Mossburn Speyside Blended Malt 46% : Blend tout à fait correct avec beaucoup de miel, vanille, biscuit, céréales, texture assez ronde et épaisse, alcool bien intégré. Pour 35-40€ c'est un bon rapport q/p dans un style très consensuel. 84/100.

 

Avonside 8ans 100proof Jas Gordon & Co. Imp Giaccone 75cl : couleur paille, nez peu fruité, médicinal, un peu alcooleux, cire, bougie, paille, peu emballant. Un peu mieux en bouche, citron, fruits rouges, toujours un côté paille et cire, un peu sucré (sherry ?) en fin de bouche. Finale un peu alcooleuse, longueur moyenne. Lors d'une seconde dégustation il est apparu très classe, avec beaucoup de miel, cire, menthol, notes florales, épices, très complexe. Note : 87/100. (Noté 86,9 sur Whiskybase).

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16 mars 2013

Marcel Lapierre (Villié-Morgon) ****

Marcel Lapierre est un des pionniers du vin nature en Beaujolais. Depuis sa mort, le domaine est géré par ses enfants Mathieu et Camille. La cuvée "domaine" de Morgon reste une cuvée phare de l'appellation pleine de fruit et de pureté, prouvant que les vns nature savent vieillir. Les cuvées de négoce et les autres domaines consultés par Mathieu ne sont malheureusement pas toujours du même niveau.

 

 

Morgon 2009 "Non filtré, légèrement sulfité"

Couleur : rubis foncé, contours violets.

Nez : il se livre très vite, avec de belles notes de cerises, de cassis, de fruits noirs. Assez classique. Un peu de violette aussi.

Bouche : plutôt douce, peu tannique, assez classique là encore, sur la cerise légèrement sucrée, le cassis, la mûre. Assez simple mais efficace. Ca reste assez frais. Texture soyeuse très agréable.

Finale : longueur moyenne, très fruitée, très gourmande.

Note : 15/20. Un bon beaujolais, assez classique, simple mais très gourmand.

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Lapierre - Morgon 2009 : Très bon Beaujolais, qui a convaincu tout le monde, sur la cerise croquante, un fruité bien mûr, plus de poivre que dans mon souvenir, surtout au nez et en finale. Très facile à boire. Je l’avais déjà bien aimé dans sa jeunesse, il est encore mieux maintenant. TB.

 

Marcel Lapierre - Morgon cuvée sans sulfites ajoutés 2008 : Couleur très claire, superbe nez de framboise, cerise, rose, poivre. Un peu de réduction mais qui est vite partie. La bouche est très fruitée, sans tannins, très facile à boire, plus simple que le nez. Finale assez courte cependant. Très beau vin de soif. TB.

 

Lapierre - Morgon 2009 (cuvée légèrement sulfitées) : Couleur claire peu évoluée, nez très élégant pinote sur les fruits rouges pivoine. Bouche légère, jeune, aérienne, pleine de fruits frais, pas très longue, mais très facile à boire, la bouteille n'a pas fait un pli. TB+.

 

M. Lapierre, Morgon MMXXIV : (100% gamay, vieilles vignes du domaine) plus sombre en couleur, un gamay sur le fruit, ultra croquant et juteux, peu tannique, très fin et frais sur ce millésime, pas encore très complexe à ce stade, mais parfaitement exécuté, offrant beaucoup de plaisir en l'état. TB+.

 

Camille 2024 : un peu plus serré que la grande cuvée, plus d'acidité et de tension, joli fond, moins de gourmandise immédiate. TB

 

15 juin 2015

Mitjavile : Tertre Roteboeuf, Cambes, Aurage, Martet ****

 

La famille Mitjavile, François et sa fille Nina au Tertre Roteboeuf et au Roc de Cambes, son fils Louis sur L'Aurage, Martet et Le Versant, règne sur la rive droite depuis la fin des années 1970. Tertre Roteboeuf est un amphithéâtre particulièrement solaire à l'est de Saint-Emilion. C'est un terroir idéal pour le style des vins Mitjavile, la rondeur poussée à l'extrême, gommer l'austérité naturelle des vins de Bordeaux. Les vignes sont très basses, avec beaucoup de feuilles pour avoir le maximum de photosynthèse. Ici, on vendange très tard des raisins le plus mûr possible, avec beaucoup de merlot. L'élevage se fait ensuite en barriques neuves Radoux (un tonnelier dont les boisés vanillés/caramel marquent fortement les vins) pendant deux années pleines. Les vins sont donc très ronds, légèrement sucrés, les tannins complètement lissés par le bois, gourmands, prêts à boire dès qu'ils sortent. L'inconvénient est qu'ils sont fortement marqués par un boisé vanillé qui masque le terroir. 

 

La méthode étant la même sur les autres propriétés Mitjavile, on peut reprocher aux vins d'être tous un peu les mêmes...

 

 

 

Visite au Château Tertre Roteboeuf

 

Rdv pris par mail il y a 2 mois, les visites pour les particuliers ne sont pas courantes mais sont néanmoins possibles si l'on accepte de se "greffer" sur un groupe de professionnels. Pas de vente. Après une petite mésentente avec la secrétaire sur l'horaire, je suis invité à patienter dans le salon en attendant que Nina Mitjavile, la fille de François, ne revienne avec un groupe suédois puis un peu plus tard avec un second groupe français. C'est l'occasion d'aller admirer le point de vue et de prendre quelques photos. La visite est particulière, moitié en français, moitié en anglais... mais tout se fait dans la bonne humeur ; ici on prend son temps, près de 3h de discussion et de dégustation.

 

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La maison familiale, très sobre par rapport à Pavie. Le premier millésime est 1978 pour le Tertre. Puis le domaine a souhaité s'agrandir, mais n'a pas trouvé de belles vignes en pente accessibles sur Saint-Emilion d'où l'achat du Roc de Cambes en Côtes de Bourg à la fin des années 1980, ainsi que du domaine de Cambes, partie plate du Roc qui n'entre pas entièrement dans l'air d'appellation Côtes de Bourg, d'où l'AOC Bordeaux. Le travail et les moyens mis en œuvre au Roc sont exactement les mêmes qu'au Tertre.

 

 

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Les vignes du domaine, seulement 5 hectares, sur les pentes sud de Saint-Emilion. Au fond à droite on aperçoit l'église de Saint-Laurent des Combes. C'est un endroit privilégié de l'appellation, qui permet d'avoir beaucoup de soleil mais aussi de la fraîcheur. Les sols sont argilo-calcaires, avec environ 80% de merlot, 20% de cabernet franc. Ce qui caractérise le Tertre Roteboeuf c'est la recherche d'une haute maturité, toujours à la limite de la surmaturité, pour avoir des vins très fruités et gourmands. Tous les choix qui sont faits à la vigne ou au chai en découlent. Les vendanges se font très rapidement, en une journée généralement, pour cueillir exactement le jour où la maturité souhaitée est atteinte, mais aussi parce qu'il n'y a qu'une seule parcelle ici alors que les autres domaines ramassent parcelles par parcelles sur plusieurs semaines parfois.

 

 

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Dans les vignes, on fauche (on ne désherbe pas) un rang sur deux pour laisser de quoi se cacher aux insectes. On utilise ensuite la taille de l'herbe pour absorber plus ou moins d'eau selon le temps. C'est une des rares propriétés du secteur à ne pas utiliser la taille Guyot. Les vignes sont enfoncées plus profondément dans le sol qu'ailleurs. Selon Nina Mitjavile 95% du travail se fait à la vigne, qui doit être cultivée comme un jardin. 5 employés y travaillent, chacun sur un hectare. Tous aident au chai lorsqu'il y a besoin, mais "il n'y a pas assez de travail pour y prendre un employé à temps plein".

 

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Les fûts du millésime 2014, 70 barriques de 225L. Dans le chai, la température est élevée pour que les vins "travaillent" constamment, alors qu'ailleurs ils sont "en pause" tout l'hiver. De plus, la durée d'élevage est particulièrement longue, elle peut durer plus de 2ans. A la mise en bouteille les vins doivent être prêts à boire, commencer à développer des arômes tertiaires pour ensuite ne pas connaître de phases de fermeture.

 

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Les cuves de fermentation et quelques-uns des fûts de 2013, seulement 35 barriques à cause de fortes pluies au moment de la floraison ! Pas de parcellaires au domaine, tout est assemblé dans un seul vin dès le départ. Lors de la macération, il n'y a que des remontages, pas de bâtonnages ou de pigeages pour garder la pureté du fruit. Les malo se font en barriques.

  

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Un seul type de fût au Tertre Roteboeuf, uniquement du 100% neuf, ce qui permet d'éviter toute "cacophonie" qu'apporteraient des fûts divers, mais aussi d'avoir une relation privilégiée avec le distributeur qui garde ses meilleurs bois pour le domaine.

 

 

 

La dégustation :

Tertre 2014 : couleur grenat, bien moins sombre que Pavie (un peu plus que La Conseillante), nez sur les fruits rouges très mûrs, confiturés, un peu de cassis, et dans le fond un côté légèrement désagréable, d’épices apporté par l’élevage ? La bouche est superbe, assez puissante, très bonne matière, de la fraîcheur, de la tension, des tannins déjà soyeux, la longueur est au rendez-vous. Très prometteur. TB.

 

Tertre 2013 : (seulement 35 barriques contre 70 en 2014 à cause de fortes pluies, embouteillage prévu bientôt mais aucune n’a encore été déterminée). Couleur un peu plus claire, nez de fruits rouges très mûrs, confiturés, un côté caramel lié à l’élevage, bouche plus légère que 2014, tannins très soyeux, beaucoup de fruits et de gourmandise, un petit côté sucré, un peu moins d’acidité que 2014, finale plus courte. TB-.

 

Tertre 2012 en bouteille : plus sombre que 13, fruits très mûrs caractéristiques de la maison, noirs et rouges ici, un peu de menthol et de réglisse. Bouche plus vive, plus acide et plus tannique que le 2013 même si ça reste fin, plus de longueur. Déjà excellent en l’état. TB+.

 

Tertre 2004 en 1/2bt : robe très légèrement évoluée, nez assez chaud, partant sur le tertiaire, sous-bois notamment, fruits noirs. La bouche est sublime, différente du nez, très vive et fraîche, des tannins présents mais très fins comme sur 2012, toujours du fruit mûr, très belle longueur. TB.

 

Domaine de Cambes 2013 (prélevé sur fût) : couleur et nez pas trop éloignés de Tertre 2013, avec des fruits rouges confiturés, côté caramel un peu moins prononcé. La bouche a un peu moins de matière, mais un peu plus d’acidité et de tannins donc plus de fraîcheur mais un peu moins de gourmandise. Au moins aussi long que Tertre 2013. Une belle réussite. TB-.

 

Roc de Cambes 2014 : plus sombre que les 2013, très mûr là encore, plus sur les fruits noirs (cassis, mûre). Tannins à peine plus présents que sur Tertre 2014, peut-être un peu moins de longueur, mais pas une grosse différence non plus en l’état. Encore un futur très beau vin. TB.

 

Bref, tout est bon, fruité, gourmand avec des tannins soyeux, que ce soit au Tertre ou au Roc. Je m'attendais à une telle excellence des vins du Tertre mais je suis particulièrement surpris de voir Roc et Domaine de Cambes à un tel niveau, qui en font de très bons rapports q/p. Un grand merci au domaine et à Nina Mitjavile pour l'accueil chaleureux.

 

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Domaine de Cambes 2013 : regoûté en bouteille, toujours beaucoup de fruit, cerise surtout, élevage très bien intégré, tannins encore un peu trop présents peut-être en l'état mais ils sont de bonne qualité, jamais asséchants. TB-.

 

Roc de Cambes 14 : assez évolué, boisé, fumé, fruits noirs, sous-bois, manque de fraîcheur. B.

 

Roc de Cambes 2005 : encore puissant, jeune, caramel, vanille, gras, rond, dans le style du domaine, assez opulent sur ce millésime. B+.

 

Roc de Cambes 2010 : café, vanille, un peu coco, très noir, lourd, pas de fruit.

 

 

Château Martet - 2017 : très boisé vanillé, confit. B-.

 

21 juin 2015

Château Palmer (Margaux) ****

 

"Style fait d'opulence et de rondeur, avec un soyeux magnifique, très marqué par le merlot, très différent de Château Margaux." RVF "Les derniers millésimes sont superbes de distinction avec un éclat sublime du fruit."

 

 

Propriété des héritiers de deux grandes familles, les Mähler-Besse et les Sichel, Palmer est dirigé par Thomas Duroux depuis 2004. Après quelques essais sur un hectare en 2008, sur 3 puis sur 30 hectares ensuite, le domaine est en cours de conversion en bio et en biodynamie pour l'ensemble de son vignoble depuis 2014 et devrait donc être certifié en 2017. Peu d'informations précises nous sont données sur la biodynamie à Palmer, mais heureusement on trouve des interviews sur le net (ici par exemple http://www.terredevins.com/actualites/chateau-palmer-chemin-vers-bio-ineluctable-les-grands-crus-classes/)

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Le domaine possède 55 hectares de vignes, disséminés un peu partout sur l'appellation Margaux. Sur la photo les vignes proches du château avec au loin l'église et à sa droite le toit du Château Margaux. L'estuaire de Gironde est à 900m environ. L'originalité de Palmer tient dans la forte proportion de merlot, près de 50%, inhabituelle pour la région, ce qui lui donne un style "fait d'opulence, de rondeur, avec un soyeux magnifique" (RVF).

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Les sols de Palmer sont majoritairement composés d'une couche de graves sableuses, puis d'une couche de graves argileuses et à nouveau d'une couche de graves sableuses. 

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Après un passage par le tri optique, les raisins sont directement montés par un système de poulie dans les 54 cuves (tronconiques pour les plus récentes, cylindriques pour les plus anciennes). Des levures sont ajoutées pour éviter le soufre avant l'entrée des raisins en cuves. L'extraction se fait grâce à plusieurs remontages par jour pendant 5 à 7 jours, pas de pigeages.

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Le chai des 2014. Les malo se font en barriques d'octobre à décembre environ. Alter Ego reste en fûts 18 mois, le grand vin 20 à 22 mois.

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Le chai des 2013, Alter Ego s'apprête à être embouteillé. Pour le grand vin on utilise 60 à 70% de fûts neufs, 30 à 40% pour Alter Ego, avec 6 tonneliers différents et des chauffes moyennes.

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L'Alter Ego a été renommé ainsi en 1998 pour montrer qu'il s'agit d'un autre vin, avec une plus forte proportion de merlot, plus vite accessible, et pas d'un second vin fait avec les jeunes vignes ou les moins bonnes barriques. En 2014, 45% de la récolte a servi pour l'Alter Ego.

 

Alter Ego 2011 : (48% merlot, 37% cabernet sauvignon, 15% petit verdot) robe assez sombre, nez sur des fruits rouges mûrs, un peu de cassis, bouche volumineuse, puissante, avec une belle matière mais manquant de fraîcheur, encore trop tannique en l'état. B.

 

Palmer 2006 : (56% cabernet sauvignon, 44% merlot) robe foncée, contours légèrement tuilés, nez de fruits noirs, cassis et mûre, avec dans le fond de légères notes de truffe et de tabac. Attaque en bouche très soyeuse, belle texture, une bonne matière, il y a la fraîcheur qu'il manquait à l'Alter Ego ici, les tannins sont déjà bien fondus, moins marquée par les arômes tertiaires, plus par le chocolat et le cassis. Finale de bonne longueur, manquant peut-être d'un peu de tension pour être parfait. TB.

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Visite groupée (10à12 personnes) gratuite, sur rendez-vous, par une employée du domaine sympathique mais pas toujours compétente, comme c'est souvent le cas à Bordeaux où on ne rencontre que trop rarement le vigneron.

 

 

Château Palmer - Margaux 1991 : très tuilé, nez un peu trop tertiaire à mon goût, un peu vert, puis un côté pot-pourri et floal intéressant. Belle bouche, tendue avec des fruits rouges et du café, des tannins fins et de la matière, de la longueur. Comme pour le Cos, j'aime beaucoup la bouche mais le nez est trop tertiaire pour moi. TB.

 

20 juin 2015

Château Troplong Mondot (Saint-Emilion) ****

 

Visite au Château Troplong Mondot, situé sur le lieu-dit Mondot, en haut de la butte de Saint-Emilion, entre La Mondotte, Pavie-Macquin et Pavie-Decesse. Avec ses 33hectares situés tout autour du château, le domaine est l'un des plus grands de l'appellation. Il a été acquis et rénové par la famille Pariente dans les années 1980.

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Le domaine privilégie le merlot (et la finesse) qui représente 90% de l'encépagement, complété par 8% de cabernet sauvignon et 2% de cabernet franc. Les vignes sont assez jeunes, 25ans de moyenne d'âge, les rendements limités à 35hL/ha environ. 

 

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Les sols sont majoritairement composés d'argile et de calcaire, avec parfois des sous-sols de sables et du silex sur certaines parcelles. Depuis peu, 10hectares sont labourés au cheval, pour ne pas trop brusquer les sols, auxquels le domaine fait particulièrement attention, le but étant d'étendre cette pratique à tout le domaine d'ici quelques années ; mais pas de passage en bio ou en biodynamie prévu.

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Ici, comme souvent à Bordeaux les parcelles sont vinifiées séparément avant d'être assemblées peu avant les primeurs.

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La fermentation se fait dans les 21 cuves, 10 cylindriques et 11 tronconiques quasiment neuves. L'extraction est assez importante mais se déroule très lentement, sur un mois environ,  avec quelques pigeages et aération ou non suivant les cuves. Le château est conseillé par Jean-Phillippe Faure, bras droit de Michel Rolland. Tout est contrôlé par ordinateur.

 

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La fermentation malolactique se fait en fût dans une salle chauffée à part. Le chai de 360 barriques, dont 85à100% de neuves, avec 7 tonneliers différents.

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Château Troplong Mondot 2011 (en 1/2 bt) : robe assez claire, nez sur la cerise, la mûre, le cassis avec dans le fond des notes de menthol et de réglisse (les marqueurs de la propriété apparemment, qui se renforcent généralement après quelques années). Bouche assez légère, pas une grosse matière, beaucoup de fraîcheur, du fruit. La finale est assez longue, avec des tannins peut-être un peu secs et un léger boisé désormais. Au final un vin assez fin, fruité, frais et facile à boire, qui se délivre déjà pas trop mal. TB-.

 

Le domaine produit un second vin "Mondot" dont l'étiquette a aussi changé récemment. Les deux étiquettes actuelles sont celles de gauche. 

 

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Visite d'une bonne heure par une employée du domaine très agréable et compétente, 15€ pour une visite privée (12€ en groupe).

 

1 octobre 2012

Château d'Issan (Margaux-Cantenac) ***

 

"Des Margaux qui associent une belle profondeur, des tanins fins et un bon potentiel de garde" RVF

 

 

Margaux Château d'Issan 1988

Bouteille carafée 2h à l'avance

Couleur : très pâle pour un vin de cet âge, avec beaucoup de gras.

Nez : sur les fruits cuits (prunes, cerises à l'eau de vie) et très marqué par le rancio (café, cacao, orange), qui lui donne un côté Maury ou Banyuls avec le sucre en moins.

Bouche : plutôt sèche, tanins très légers et très fins. Manque de fraicheur malheureusement.

Finale : assez longue, sur le cacao.

Note : 16,5/20 pour le manque de fraîcheur et le léger manque de matière. Ca reste quand même un vin très agréable à boire.

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Infos complémentaires : 63% cabernet 37% merlot. 30 hectares pour cette cuvée (sans le second vin Blason d'Issan). Domaine situé au sud-est de l'appellation.

 

 

 

Issan - Margaux 2002 : couleur pas très foncée, encore jeune, nez fruité, prunes, fruits rouges, pas trop boisé. Bouche fruitée aussi, peu évoluée, bonne matière et tannins fins, mais manque un peu d'acidité, un peu d'alcool en finale. TB-.

 

16 juin 2015

Château Pavie (Saint-Emilion) ***

 

"Rendements bas, extractions poussés, élevages luxueux..." RVF ont fait la réputation du domaine. Sur les derniers millésimes, les cabernets sont bien plus présents pour gagner en fraîcheur, les vins sont un peu moins extraits et tanniques.

 

 

 

Visite au Château Pavie

 

Rdv pris par mail via le site du Château, visite privative d'environ 1h avec dégustation d'un millésime de Pavie, 25€. Ici au moins c'est clair, plutôt facile d'obtenir un rendez-vous, ça change des domaines qu'on ne peut pas visiter mais qu'on peut quand même visiter si on connait du monde... 

 

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Le Château Pavie, sur les pentes sud de Saint-Emilion, racheté par Gérard Perse (qui possédait quelques hypermarchés Continent) en 1998 avec les propriétés Pavie-Decesse, Monbousquet et Bellevue-Mondotte un peu plus tard. Le nom "Pavie" provient de la variété de pêche présente sur la côte au IVe siècle lorsque les Romains y ont planté les premières vignes. Le domaine possède aujourd'hui 37 hectares, à la fois sur la pente sud (sol brun calcaire sur terres argilo-calcaires), sur le pied de la pente (sol brun calcaire sur sable argileux, où l'on trouve plutôt les cabernets) et surtout sur le plateau de Saint-Emilion (sol blanc calcaire). 60% merlot, 30% cabernet franc, 10% cabernet sauvignon.

 

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Le hall d'entrée, rénové, de même que les chais, par l'architecte Alberto Pinto en 2013. On a l'impression d'être dans un musée d'art, musée de 8500m2 tout de même...

 

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Le cuvier (20 cuves bois pour une cuvaison d'environ 3 semaines) puis le chai sur deux étages, construit en 1998. Les murs sont soutenus par les arcades de l'ancienne gare de Bordeaux Bastide. Fermentations malolactiques en barriques. Les élevages sont longs, 18à32 mois suivant les millésimes, 70% à 100% de bois neuf.

 

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Suite de la visite du "musée" Pavie avec l'entrée de l'oenothèque et un tonneau de 40hL fabriqué à partir du chêne de Morat, un arbre de 340ans qui allait être coupé. Il a permis de faire ce foudre ainsi qu'une soixantaine de barriques ! A l'heure actuelle, une partie du second vin 2014 vieillit dans ce tonneau, pour l'expérience. Beaucoup de choses intéressantes chez Pavie, mais nous n'avons toujours pas vu une vigne !

 

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Les bouteilles "noires" de Pavie 2012, pour fêter le passage en Grand Cru classé A, dont on est très fier ici (on le voit écrit partout) et une partie de l'immense salle de dégustation. Ici on recherche une haute maturité des raisins, les rendements sont plus bas que sur les autres propriétés de l'appellation (30hL/ha contre 40-45 ailleurs), l'extraction est un peu plus poussée que chez les voisins pour obtenir des vins très concentrés. Le domaine produit aussi un second vin "Arômes de Pavie" contenant un peu plus de merlot (70% en moyenne contre 60à65% pour le grand vin) pour être plus vite prêt à boire. "Esprit de Pavie" n'est pas vraiment un troisième vin mais une autre propriété de Gérard Perse, en AOC Bordeaux, qu'il travaille dans le même style.

 

 

Château Pavie Saint-Emilion 2006 : robe très sombre, pas de traces d’évolution, nez épicé, marqué par les fruits noirs, légèrement vanillé et torréfié. Bouche puissante, épicée, très épaisse et très tannique, manquant clairement de finesse et de fraîcheur. Finale longue, réglisse, fruits noirs, vanille, tannique. Un vin à attendre impérativement, aucun plaisir en l’état. B-.

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13 mai 2021

Michael Wenzel (Autriche) ****

Domaine de 11 hectares situé à Rust, géré par Robert Wenzel puis par son fils Michael depuis 2008. Même s'il produit des blancs et des rouges secs, le domaine est spécialisé dans les liquoreux, faisant les meilleurs Ruster Ausbruch (avec Feiler-Artinger, A. Tschida et Kracher).

 

Wenzel - Ruster Ausbruch Saz 2006 : (60% furmint, 40% gelber muskateller ou muscat à petits grains. 210gr SR, 11,5% vol. Elevage barrique. 37,5cl) Couleur ambre clair, nez plen de pâte de coing, d'abricot sec, de miel, de fruits exotiques, avec un petit côté encaustique noble, cire, acacia. Bouche sirupeuse, épaisse, parfaitement équilibrée par une acidité élevée derrière, finale très longue, acidulée. Le vin est à la fois ample, riche et très digeste. Un grand liquoreux. TB++.

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 Wenzel - Ruster Ausbruch Am fusse des berges 1999 : (1/2 bt. 227gr SR) Couleur ambrée, nez très pâte de coing, abricot, miel, Bouche concentrée, bien plus d’acidité que le Nekowitsch, plus long, plus frais, même si ça reste un liquoreux très concentré. Encore un peu plus d’acidité n’aurait pas fait de mal. TB.

 

4 octobre 2013

Châtau Revelette (Jouques) ****

Revelette - Côteaux d'Aix en Provence blanc 2007

Couleur : paille.

Nez : très ouvert, agrumes, coing, fruits exotiques (mangue, ananas). Très élégant.

Bouche : très différente du nez, beaucoup moins de fruit, un peu de citron seulement, notes florales, légère amertume. Manque un peu de tension même si celle-ci est plus que correcte pour un vin sudiste.

Finale : longueur moyenne, citronnée, fleurs blanches, anis.

Note : 15,5/20. Un superbe nez exotique, dommage que la bouche soit légèrement en-dessous.

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Cépages : ugni blanc, sauvignon, clairette.

 

 

Château Revelette (Ampuis 2018, en off)

Grand blanc 2015 : (70% chardonnay, ugni, rolle, sauvignon) nez légèrement brioché, fruité, agrumes, poire, fenouil, bouche très tendue, avec un beau volume, très longue. S’annonce grand. TB+.

Cuvée classique rouge 2016 : (syrah, CS, grenache, carignan) très fruité, marqué syrah au départ, finit sur un côté un peu plus sec, plus typé cabernet. B+.

PUR Carignan 2016 : belle pureté de fruits noirs, cacao, plein de fraîcheur, tout en tension et en fruit. TB.

PUR Grenache 2016 : on retrouve la fraîcheur, mais l’aromatique est brouillonne, un peu verte, sur l’amande. B-.

Grand rouge 2015 : (syrah, CS, grenache, pinot noir) robe sombre, plein de fruits noirs, fraîcheur et tension, élevage déjà bien intégré, finale encore tannique en l’état mais s’annonce très grand aussi. TB+.

 

3 septembre 2013

Shorts Brewing Co. (USA, MI) ***

Short's - Good Humans (8%, 19IBU) : couleur entre ambre et noir, nez de black IPA avec du café, du cacao et un côté malté, légèrement houblonné sur les agrumes. Bouche assez douce, peu épaisse, même fluette, sur le café, les agrumes d'IPA (pamplemousse surtout), un côté toasté/vanillé aussi. Finale moyenne, manque un peu d'amertume. Une bière assez facile à boire, mais qui manque d'épaisseur et de longueur. Note 16/20.

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Bière notée 3,44 sur Ratebeer. Brasserie classée 98e en 2012.

 

11 mars 2017

Joseph Roty (Gevrey-Chambertin) ***

Joseph Roty - Marsannay 2011 : Couleur rubis, nez expressif dès l'ouverture, qui "pinote" sur des arômes de fraise, framboise, griotte, un côté pivoine dans le fond. Bouche légère, peu tannique, pleine de fruits rouges comme au nez, à peine sucrée, gourmande, avec une belle matière et une texture soyeuse, aucun boisé ressenti, on a perdu le côté végétal/pivoine du nez, très belle acidité qui lui donne de la fraîcheur. Finale assez courte sur les fruits rouges avec une petite touche de poivre blanc. Très bon Marsannay, d'une grande buvabilité, qui manque bien sûr d'un peu de longueur et de complexité pour rivaliser avec les grands de la Côte de Nuits. A servir assez frais (15-16° environ). Note : 16,5/20.

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14 juillet 2015

Jean-Jacques Lamoureux (Les Riceys) **

Jean-Jacques Lamoureux - Rosé des Riceys 2012 : (100% pinot noir) Couleur rose foncé, nez très discret à l'ouverture puis un peu mieux avec une bonne aération, avec un peu de cerise et de framboise. Bouche assez grasse, acidulée à l'attaque, fraîche, très légèrement tannique, sur la griotte, la framboise, la groseille, avec des épices en fin de bouche. Finale assez courte. Intéressant pour découvrir l'appellation, mais pas un grand rosé en l'état. Note : 14/20

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