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Mon carnet Vin
5 juillet 2019

Gut Hermannsberg (Allemagne - Nahe) ****

Les vignes d'Etat (de Prusse) plantées dans les années 1900 ont été récupérées en 2010 par l'entrepreneur Jens Reidel qui renomme le domaine en "Gut Hermannsberg". Il rénove le chai et engage entre autres Karsten Peter (frère de Tim Fröhlich - domaine Schäfer-Fröhlich) à la vigne. Le vignoble de 30 hectares est conduit en bio et biodynamie avec pour seule philosophie de laisser s'exprimer les terroirs : le Hermannsberg (Montagne d'Hermès - au milieu duquel se situe le domaine), le Kupfergrube, le Bastei, le Felsenberg, le Steinberg, le Kertz et le Rotenberg. Le style du domaine est un peu moins en tension que Schäfer-Fröhlich ou Dönnhoff avec des vins légèrement plus larges et exotiques.

 Les sols sont très variés dans la Nahe, même sur des parcelles pourtant voisines :

Hermannsberg : schistes argileux recouverts de loess.

Kupfergrube : roche volcanique appelée "mélaphyre" (proche du gabbro) recouverte d'ardoises de carbone.

Bastei : rhyolite (= équivalent volcanique du granite)

Kertz et Steinberg : porphyre

Felsenberg : mélaphyre et argiles

 

 

Gut Hermannsberg - Hermannsberg Riesling GG 2015 : (AP 05 17) Couleur entre or et or pâle, nez d'abord sur le citron vert, une pointe de résine et de pétrole, surtout à l'ouverture, moins après quelques heures, de plus en plus de fruits jaunes et fruits exotiques (ananas, papaye). Bouche avec une attaque vive, l'acidité continue en trame de fond, devant on retrouve surtout les fruits jaunes et les fruits exotiques, matière épaisse et riche, le vin est opulent (effet 2015 ?), nerveux, plutôt puissant pour la Nahe, pas de sucres, seulement des fruits mûrs. Finale longue, où on retrouve le citron vert, la résine, peut-être une pointe d'amertume. Excellent vin, qu'on peut encore garder sans soucis. Donnhoff commence à avoir de sérieux concurrents dans son secteur ! Note : 18/20. (Noté 100/100 Lobenberg, 42€)

gut hermannsberg 2015

Prowein

 Just riesling 2021 pêche, poire, trop mûr. 7 terroirs 2021 nez mûr, 3gr SR, mais bouche fraîche, minérale, bonne. Riesling vom vulkan 2021 mûr mais tendu petite touche tannique, bon. Vom schiefer 2021 plus frais dans les arômes, mieux, pas forcément plus tendu. Steinterrassen 2020 un gros cran au-dessus, concentré, touche noisette en bouche, long, minéral, plus frais. Top. Steinberg GG 2020 un peu trop réduit, manque de peps. Steinberg GG 2019, 5gr de SR qui ne se sentent pas du tout, nez plus pétrole, lime, zeste, plus « riesling », bouche ultra tendue, minérale, gros fond, très long amer noble… Grand vin ! Steinberg GG 2018 très réduit fumé, grillé, semble plus mûr et moins tendu.

 

 

 

 

Schlossgüt Diel (Nahe) **** - Goldloch Riesling GG 2016 : couleur or pâle, bulles presque visibles. Nez moyennement expressif mais élégant, melon, citron vert, pêche, thé vert. Bouche bien perlante, tendue et minérale, beau fruité, pêche, melon, 3-4gr de sucres parfaitement équilibrés, finale très longue, tendue sur les zestes d'agrumes, très élégant. TB++.

 

Diel - riesling burg layer schlossberg 2018 (VdP erste lage, AP22, 13%) très bel équilibre entre fruité mûr, volume et tension/fraîcheur, avec du thé vert, citron vert, belle acidité, petits amers, long. TB+.

 

Diel - pinot noir reserve 2020 : assez mûr et coloré, un peu évolué, encore tannique. B.

 

Diel - BA Goldloch : (AP26. 9%. Demi bt) très beau sucre, riche concentré, mais belle acidité derrière. TB+

 

 

 

Jakob Schneider (Nahe) ** - riesling trocken Niederhäuser Hermannshöhle 2021 : (AP 35) Couleur or pâle, nez mûr, variétal, pêche, litchi, raisin blanc, facile, simple. Bouche avec un peu de sucre, pas une grosse acidité, assez légère en alcool (12,5), très simple, pas très minérale, pas beaucoup de fond ni de longueur, facile à boire. Fait petit riesling à 10€, mais clairement pas grand cru. B.

 

 

Adenauer (Ahr) *** - Rosenthal GG 2019 pinot noir : coloré, viande fumé, beaucoup d'élevage mais aussi du volume, bien fait dans son style mais assez "moderne". B+.

 

19 octobre 2019

Soirée Allemagne

Après l'Autriche, direction l’Allemagne : pays en plein essor, en partie grâce au réchauffement climatique, mais aussi grâce à une nouvelle génération de vignerons qui ont notamment remis au goût du jour les rieslings secs et les pinots noirs.

La dégustation a été construite en 3 étapes : des rieslings secs de la zone « Est » (Rheingau, Rheinhessen, Palatinat), une pause avec quelques pinots noirs (Baden vs Moselle), puis des rieslings de la zone « Ouest » (Moselle, Nahe) placés en dernier pour leur côté généralement sucré et léger en alcool. 

carte_allemagne1

 

 

PALATINAT (PFALZ)

palatinat 1

PALATINAT 2 

1   Von Buhl – Riesling Jesuitengarten GG 2012 (AP n°19) : Couleur or pâle, nez qui pétrole légèrement, un peu de miel, mirabelle, agrumes, touches florales. Bouche avec une belle minéralité, tendue, fruitée, élégante, finale sur le citron vert de longueur moyenne. On commence fort. TB+.

2   Von Buhl – Riesling Pechstein GG 2012 (AP n°21) : (Même producteur, même année, même travail, seul le sol change. Parcelle juste en-dessous du volcan « Pechsteinkopf », sols plus riches en basalte et moins sableux que ceux du Jesuitengarten) Couleur bien plus dorée, nez plus mûr, fruits exotiques, pas de pétrole. Bouche plus opulente, moins d’acidité, fruité plus mûr, plus d'épaisseur, notes poivrées, finale plus longue, mais manque un peu de tension et d’élégance. Très différent. Peut-être moins adapté à nos palais français. TB.

 

 

 

RHEINGAU

rheingau 1

rheingau 2

3   Georg Breuer – Riesling Berg Schlossberg 2005 (AP n°1) : (sols d'ardoises et sables) Couleur dorée, nez très complexe, encore jeune, pointe fumée, miel, fruits jaunes et fruits exotiques, riche et solaire. Bouche opulente, encore plus épaisse que le Pechstein, plus miellée, mais aussi plus d'acidité dans le fond qui lui permet de ne pas tomber dans la lourdeur, même si on sent que ça se joue à pas grand chose. Finale encore plus longue, presque poivrée. Très belle bouteille. Merci Jean-Paul ! TB++.

 

 

RHEINHESSEN

rheinhessen

4   Wittmann – Riesling Kirchspiel GG 2017 (AP n°17) : (sols calcaires) Couleur or pâle, nez un peu fermé, fruits jaunes, miel, tilleul, camomille, fleurs blanches. Bouche avec de l’épaisseur, bien marquée tilleul aussi, très belle acidité dans le fond, beaucoup de minéralité, de profondeur et de longueur, avec une finale crayeuse et saline. Un vin un peu jeune qui manque de complexité à l’heure actuelle, mais à l’équilibre parfait. TB+.

 

 

BADEN

baden

5   Bernhard Huber – Spätburgunder Malterdinger 2016 (AP n°5) : (sols argilo-calcaires) Couleur rubis brillante, nez de bonbon à la cerise, un peu de fraise, pivoine. Bouche légère, aérienne, pas de tannins, tout en petit fruit légèrement sucré, très gourmande et facile à boire, pas très long, mais on y retourne facilement. TB.

 

 

MOSELLE

moselle 1

6   Markus Molitor – Spätburgunder Brauneberger Klostergarten ** 2013 (AP n°14) : (sols d'ardoises) Couleur claire avec des reflets marrons, nez avec une pointe de caillou fumé, kirsch, confiture de fraise, rose, pointe d'élevage caramel. La bouche est délicate, soyeuse, beaucoup de fruit, confiture de fraise, assez solaire avec une belle fraîcheur derrière, bonne longueur, mais il est surclassé par le suivant. A noter qu'une ouverture à midi pour le soir sans carafage lui fait beaucoup de bien. TB+.

7   Markus Molitor – Spätburgunder Brauneberger Klostergarten *** 2011 (AP n°80) : Couleur claire avec des reflets marrons voire tuilés encore plus marqués, nez légèrement animal, cuir, du sous-bois, un lardé-fumé digne d'une belle Côte-Rôtie et beaucoup de fruit. Bouche épaisse, soyeuse, élevage parfaitement intégré, sur les arômes du nez, avec peut-être plus de fruit encore (fraise écrasée, cerise) et moins d'évolution. Les 14% ne se sentent absolument pas. Superbe longueur. Comme le précédent, à ouvrir bien à l'avance. Merci Fred pour la bouteille ! TB++.

 

moselle 2

8   Schloss Lieser – Riesling Helden Spätlese Trocken 2016 (AP n°5) : (sols d'ardoises) Couleur or pâle, nez compliqué, sur la bonbonne de gaz, l’allumette, même après 4-5h d carafe. La bouche est moins marquée par la réduction, sur le citron, pas trop austère grâce à 7-8gr de SR probablement, avec une bonne tension, mais peu de volume. B.

 

moselle wurzgarten

9   Dr. Loosen – Riesling Ürziger Wüzgarten Kabinett 2017 (AP n°5) : (sols d'ardoises rouges) Couleur presque translucide, nez de raisins blancs, melon, fruits blancs bien mûrs. Bouche légère, bien sucrée (70gr ?), à l’équilibre tenu grâce au gaz carbonique assez présent plus que par l’acidité, peu de longueur, mais très digeste et facile avec ses 8% d’alcool. B+.

 

 

NAHE

nahe 1

nahe 2

10   Dönnhoff – Riesling Oberhauser Brücke Spätlese 2016 (AP n°11) : (sols d'ardoises, sables et une partie volcanique) Couleur presque translucide, nez très élégant, sur les fruits blancs, le thé vert, les agrumes, pointe de résine. Bouche légère, aérienne à 8,5% d'alcool, très fruitée, mais avec une profondeur minérale que n'avait pas le Loosen. Il est plus élégant, équilibré et bien plus long, on y retourne sans cesse. TB+.

 

 

MOSELLE

11   Dr. Thanisch – Riesling Berncasteler Doctor Auslese 1992 (AP n°14) : bouchon…

11bis  Günther Steinmetz – Riesling Brauneberger Juffer Auslese ** 2006 (AP n°16) : bouteille de remplacement, couleur or profond, nez d'abricot sec, miel, coing. Bouche épaisse, concentrée, sur la pâte de fruit, mais qui reste très digeste grâce à une belle acidité et un faible taux d'alcool. Parfait pour finir. Merci Fred ! TB+.

 

berg schlossberg 205

molitor klostergarten

 bücke 2016

 

14 mai 2017

Château Combel-la-Serre (St-Vincent-Rive-d'Olt) ***

Château Combel-la-Serre - Cahors Pur fruit du causse 2015 : (100% malbec, élevage cuves, a remplacé la cuvée "Originelles") Robe violine, le nez fait penser à un gamay, sur le fruit, mûre, cerise, avec un peu violette, très sympa. Bouche légère, fruitée, peu tannique, fraîche, facile à boire, mais très simple, manque un peu de matière. Il y a un peu de gaz à l'ouverture, c'est mieux après quelques heures de carafe. Finale assez courte. Bonne petite entrée de gamme sur le fruit. Goûté une seconde fois, il s'est mieux comporté, sans gaz et avec plus de matière. Note : 14,5/20.

Pur fruit 2017 : un peu plus de puissance et de tannins que 2015, plus marqué malbec même si ça reste une cuvée de soif. B.

Château Combel la Serre - IGP Côtes du Lot De la terre à la lune 2016 : (100% vermentino) couleur paille, nez minéral, citronné, à l'ouverture quelques notes florales, de la pêche. Bouche toute en tension, très minérale, acidité mordante, sur le citron, les agrumes, ça manque un peu d'épaisseur diront certains, comme au nez le fruit apparaît avec l'ouverture. Belle longueur, finale presque saline. A boire en apéritif mais aussi sur des fruits de mer. Note : 15,5/20.

Combel la Serre - Cahors Le cerisier 2015 : (malbec, cuves) Robe rubis foncé, nez très fruité, cerise, mûre, fraise. Bouche élégante avec un beau volume, des tannins fins, un peu de puissance, beaucoup de fruit, de la fraîcheur, manque un poil de longueur pour être parfait. Très facile à boire. TB.

Cerisier 2017 : (brut de cuve) encore du gaz, mais une belle fraîcheur, fruits plus mûrs que 2015 au nez, peu de tannins. A voir dans quelues mois. 

Pur fruit 2021 : plus d'acidité sur ce millésime où on sent la fraîcheur, juteux, manque un peu de gourmandise. B.

20 000 lieux sous les mers albarino 2024 : (11,5%) nez un poil trop aromatique, citron, pêche mais aussi un côté litchi, bouche intéressante, du peps, léger perlant à l'ouverture, salin et salivant, belle fraîcheur. B+.

 

Les anciennes cuvées (goûtées à Vinidôme)

Combel-La-Serre - Cahors "Originelles" 2011 : petite pointe de réduction, cuvée sur le fruit, moins noir que les suivants, léger pour du Cahors, frais. B.

Cahors "Coeur de cuvée" 2009 : couleur noire, nez très expressif, presque aguicheur, sur le cassis, les fruits noirs, bouche très fruitée, puissante, tanins assez fins, très gourmande, bonne longueur. TB-. (+- 16/20).

"Coeur de Cuvée" 2010 : pas encore commercialisé, pas tout à fait prêt, très différent du 2009, un peu de bois, moins de fruit, plus d'acidité. Le producteur nous dit qu'il n'aime pas trop 2009, trop exubérant, mais qu'il préfère la fraîcheur, la finesse, la complexité que devrait avoir ce 2010 dans quelques temps. Mais on prend peu de plaisir en l'état. A suivre. B.

"Elite" 2009 : très noir, nez de fruits oirs, caramel, pruneaux. Texture très épaisse, matière énorme, beaucoup de tanins, très long. A attendre un peu. Il lui manque peut-être un peu de fraîcheur par rapport au "Coeur de cuvée" 2009. B+. (+- 15,5/20).

combel

 

 

Carbo 2018 très réduit ce jour là, Pur fruit 2018 juteux, très frais, gouleyant, super vin de soif, Château 2017 un peu sur l'élevage en l'état, Cerisier 2017 plus fin mais très réduit ce jour-là, Le Lac 2016 concentré, noir, encore un peu d'élevage à intégrer. Le blanc Terre à la lune 2018 belle tension et minéralité.

 

Dios y diablo 2019 sur cuve s’annonce aromatique, fruits exotiques et fleurs, belle vivacité, pour ce vermentino sur lies de mémoire.

 

 Toujours une belle gamme, Pur fruit du causse 2020 très fin et juteux. Le Cerisier fin aussi avec un supplément de tension. Lac aux cochns et peyres levades, propres, précis, encore serré, beaux vins de garde, avec toujours de la fraîcheur.

Cerisier 2020 noir et violacé en couleur, jus en finesse avec de la tension, déjà en place. TB.

 

 

6 novembre 2015

Louis-Antoine Luyt (Chili) ***

Louis-Antoine Luyt - Cinsault Coelemu 2013 : couleur assez claire, contours violets. Nez réduit à l'ouverture, bien mieux après quelques heures, sur la cerise, la mûre, les fruits rouges, un peu de violette. Il rappelle plus un Beaujolais qu'un Cinsault du Languedoc. La bouche est vive, portée par une belle acidité, très gouleyante, peu tannique, avec une assez bonne matière, sur le fruité du nez. Finale de longueur moyenne, très légère pointe d'alcool. Bon petit vin, dans un style très facile à boire, peu ou pas sulfité. Note : 14,5/20

luyt chili

 

14 novembre 2025

Soirée Chili

 

Commençons par rendre à César ce qui appartient à César. La majorité des informations ci-dessous proviennent de l'exceptionnel South America Wine Guide de la MW Amanda Barnes.

 

Le Chili est un pays légèrement plus grand que la France en terme de superficie, ce qui implique une grande diversité de paysages et de terroirs, entre les plages du Pacifique, les montagnes des Andes, les volcans, le désert d'Atacama, l'Antarctique, l'île de Paques...

 

 

C'est un pays quelque peu coupé du monde, ce qui a l'avantage de l'avoir toujours épargné du phylloxéra. Des scènes cocasses ont lieu dans les aéroports où la douane est intransigeante avec tous les végétaux potentiellement contaminateurs... Les vignes plus que centenaires et franches de pied sont nombreuses au Chili. C'est un pays qui vit un peu dans l'ombre du voisin, l'Argentine, avec lequel il est souvent comparé, même s'il y a des différences notables, notamment cette longue Côte Pacifique très fraîche.

 

 

C'est un pays tout en longueur, environ 4500kms par 200, ce qui implique un éloignement très important (en terme de distance mais aussi de culture, de climat...) du nord et du sud par rapport à Santiago et au centre du pays, beaucoup plus industrialisé. 

 

Et pourtant au niveau climatique, comme le dit Amanda Barnes, l'axe Nord-Sud est beaucoup moins important que l'axe Est-Ouest, à l'instar de la Californie par exemple. En effet, on distingue 3 zones au Chili :

- Costa : la côte Pacifique, fraîche et très humide grâce aux courants de Humboldt. On y trouve le pinot noir, le chardonnay, le sauvignon...

- Entre Cordilleras : la zone centrale, la plus chaude et la plus sèche, celle où l'on trouve le plus de vignes même si les vignobles se déplacent de plus en plus sur les secteurs frais. On y trouve beaucoup de cépages rhodaniens (syrah, grenache...) et bordelais (cabernet sauvignon...).

- Andes : la cordillère, plus en altitude, à nouveau plus fraîche donc, qui abrite plutôt des cépages bordelais. Les vignes en altitude ne sont pas du tout majoritaires au contraire de l'Argentine.

 

Ces trois mentions correspondent à une terminologie officielle mais rien n'oblige un producteur à le mentionner. C'est d'ailleurs assez rare, même si depuis peu la mention "Costa" se voit de plus en plus pour indiquer un vin sur la fraîcheur.

 

Il y a au Chili des régions, des sous-régions, des municipalités... et un système de DO (Dénomination d'origine). Une DO peut correspondre à tout, il y en a donc d'immenses, comme de très petites. Elles sont souvent plus politiques que climatiques. La plupart des DO sont grandes et englobent des vignes aussi bien de la Costa, de l'Entre Cordilleras ou des Andes. Mais peu à peu un travail est en train d'être fait pour que les DO respectent mieux les climats et les terroirs.

 

Les régions du Nord au Sud :

Atacama : la vigne ne sert que pour le Pisco.

Coquimbo : (Elqui et Limari) Beaucoup de vignes pour le pisco. Région très chaude où il faut aller soit sur la Côte soit monter dans les Andes (Alcohuaz).

Aconcagua : (San Antonio, Casablanca, Aconcagua) Région solaire, avec quelques grands cabernets et quelques grands groupes (Sena, Montes…) mais tout de même moins que dans la Vallée Centrale. Plus récemment beaucoup de vignes sur la Côte pour produire des vins plus frais, (sauvignon, pinot noir...) sur Casablanca et San Antonio.

Vallée centrale : (Maipo, Cachapoal, Colchagua avec la DO Apalta, Maule) La région principale du Chili, près de 80% des vignes. Beaucoup de cabernet dans l’Entre Cordilleras. Vins premium sur Colchagua, Cachapoal… Tandis que Maule a plutôt la réputation de faire du volume à bas prix, même si c’est en train de changer doucement.

Sud : (Itata, Bio-Bio, Malleco) très différent de la Vallée centrale, pas de grosses structures, pas d’industrialisation. Historiquement aussi, peuples qui ont toujours refusé le colonialisme. Plus de 10 000 viticulteurs, mais moins de 2 ha en moyenne. Une région historique du vin avec de vieilles vignes, mais complètement tombé dans l’oubli à partir des années 1970. Elle renaît aujourd’hui, notamment car il y fait plus frais, il n'y a pas besoin d’irriguer. Les jeunes « natures » s’installent ici, mais on voit aussi les grosses structures du Centre commencer à investir dans des vignobles.

 

 

Chiffres clés :

9 millions d’hectolitres. Environ 7e pays producteur de vin, juste derrière l’Argentine. Le Chili était même juste devant une année. Chiffres en forte hausse (si on regarde sur 20ans).  

Beaucoup d’’export, 5e mondial : Chine en premier, Royaume-Uni, USA, Brésil… Peu de consommation locale.

Environ 75% du pays en bio !

 

 

Histoire :

16e siècle : la vigne est emmené par les espagnols, avec notamment le país, aussi appelé criolla/mission/listan prieto que l'on trouve encore aux Canaries par exemple.

19e siècle : beaucoup de français d'où les cépages bordelais (merlot, cabernet, carménère, sémillon...)

1930’ à 1960’ : Prohibition. Chute énorme alors alors qu’il y avait beaucoup d’hectares de vignes jusque là.


1962-1973 : gouvernement qui redistribue les terres. Alors qu’elles appartenaient jusque là à des grands groupes très riches. 60% des terres sont redistribuées aux classes pauvres, ce qui explique qu'il y beaucoup de viticulteurs avec de toutes petites surfaces encore aujourd'hui.


1973-1990 : Pinochet au pouvoir (placé par les USA). Certains riches propriétaires arrivent à récupérer leurs terres. Beaucoup de forêts de pins et d’eucalyptus plantés, surtout dans le Sud.  Ouverture à l’import et à l’export. Mais récession dans les années 1980, et consommation locale encore en baisse. 67 000 hectares en 1985 chiffre le plus bas depuis presque toujours.


1990-début 2000 : les investisseurs étrangers commencent à arriver, même si l’ouverture a commencé sous Pinochet. Miguel Torres arrive en 1979. On modernise, et on regarde comment faire du volume. Contrat avec la Chine en 2006 qui deviendra en 2016 le pays numéro 1 de l’export. Le Chili devient un peu trop « market-driven », Errazuriz exporte 95% de sa production. Des grands groupes possèdent des milliers d’hectares et donc fixent les règles et les prix du raisin.  Au début des années 2000 image de vins pas chers, bon marché, peu qualitatifs.  Des tournées et concours sont alors organisés (Jugement de Berlin en 2004) et quelques vins Premium remportent des 100/100 ce qui commence à changer un peu l’image du pays.  


Aujourd’hui : pays en pleine mutation, beaucoup d’association pour remettre en avant les vieilles vignes, les terroirs oubliés, moins d’irrigation, plus de qualité, de « terroir », des vins moins internationalisés etc… Donc un pays très "nouveau" mais avec un patrimoine de vieilles vignes.
 

 

Les cépages (très internationaux du coup...) :

Cabernet Sauvignon (40,053 ha), Sauvignon Blanc (15,224 ha), Merlot (11,366 ha), Chardonnay (10,920 ha), Carmenère (10,837 ha), País (10,443 ha), Syrah (7,400 ha), Pedro Jiménez (4,892 ha), Moscatel de Alejandría (4,298 ha), Pinot Noir (4,179 ha), Malbec (2,362 ha), Cabernet Franc (1,692 ha), Cinsault (928 ha), Carignan (927 ha), Petit Verdot (905 ha), Viognier (761 ha), Semillon (701 ha)
 

 

Problèmes rencontrés (ils rappellent l'année 2025 en France...) :
Tremblements de terre.  

Sécheresse (85% du pays est irrigué).  Certains domaines n'ont pas eu assez d'eau pour irriguer toutes leurs parcelles ces dernières années, ils ont dû en sacrifier certaines. La situation devient compliquée, beaucoup migrent vers la côte et vers le sud.

Feu de forets.  

Nématodes = des vers qui transmettent un virus responsable du court-noué : pour lutter contre cette maladie et pour contrôler la vigueur, les plantations récentes sont quasiment toutes greffées sur porte-greffe américain comme chez nous.
 

 

 

 

La dégustation 

 

Le choix a été fait de goûter principalement des projets récents, ayant pour but de remettre en avant les terroirs, des vins non standardisés, mais aussi des vins plutôt orientés sur la finesse et la fraîcheur. Bref, la nouvelle génération Chilienne, qui est en train de faire bouger le paysage viticole du pays.

 

 

Les blancs

 

Vina Tabali, Talinay Chardonnay Caliza 2022 DO Valle del Limari : (à Talinay, à 12kms de la côte, dans le calcaire. 29e parallèle Sud. Mais courants d’air frais du Pacifique, « camanchaca » donc très frais et humide. 1000mm d’eau par an. Ce sont les chardonnays les plus tendus et austères du pays. Ils y font des Sparkling avec Thiénot. Parcelle de 0,7ha plantée en 2006 à 5000 pieds/ha. Elevage 10mois fûts de chêne français non neufs. Pas de malo. Domaine créé en 2002. Aujourd’hui 150 hectares sur plusieurs sites)  Couleur très claire, nez qui à l'ouverture sauvignonne légèrement, un peu de lies, bien mieux avec une bonne ouverture, à mi-chemin entre Sancerre et Chablis, léger buis, fruits jaunes qui se développent avec l'ouverture, un côté presque "coquille d'huître", pierre humide, cire. Bouche très droite, tendue, un peu austère, grosse sensation minérale, légère en alcool (12,5%), pas du tout de gras, quand même du corps et de la longueur, on sent sur la finale que c'est encore jeune et soufré, un gros vin parti pour durer. Le côté "Costa" annoncé est très présent même si bien sûr la vinif aide un peu aussi... TB++.

 

 

RETA, Chardonnay Quebrada seca 2020 DO Valle del Limari : (Marcelo Retamal, célèbre œnologue, qui faisait notamment les vins de Vinedos de Alcohuaz. Il crée un domaine en 2019 : 3 parcelles les plus qualitatives du pays selon lui, un chardonnay et un pinot à Limari, un rouge dans le Maule. Désormais des projets en Espagne.  Ici 4,4 hectares, 236m altitude, 25kms de l’océan. Vignes plantées en 1993 franches de pied. Elevage 24 mois fûts de chêne français non neufs)  On rentre un peu dans les terres par rapport au précédent et à peine plus au Nord, couleur bien dorée, nez beurré, fruits jaunes plus mûr, plus miellé. Bouche plus puissante (13,5% vs 12,5%) avec plus de gras, très beaunois dans l'esprit, on sent que la malo a été faite ici. La finale reste cependant fraîche avec une impression de salinité. Pas de lourdeur. (Un Saint-Aubin sur gamay 2015 de Moingeon bu juste après était proche jusqu'à la finale plus pataude.) Niveau proche du précédent, dans un style opposé, celui-ci est à boire par contre. TB++.

 

 

Garces Silva, Amayna sauvignon Cordon Huinca 2023 DO Vallée de Leyda : (à 14kms du Pacifique. 7000 pieds/ha. Granit. 70% en cuves. 13,8. Ph 3,11. AT 7,1. SR 1,24) Un sauvignon clair en couleur, variétal, sur le buis et le pamplemousse, qui a le mérite d'être frais, tendu, avec une acidité élevée, tout en ayant de la concentration. B+.

 

 

Bouchon Family, Block series semillon 2021 DO Maule : (à Batuco, vignes de 80ans, 30kms océan, 187m altitude, sols de granit. 50% cuves sur lies et 50% barriques 6mois. Vieux domaine familial. Presque 160ha sur 3 vignobles.) Couleur claire, nez très marqué par les lies, grillé, pétard. Bouche citronnée, lies, légère en alcool (12,5%), un peu diluée, pas grand fond derrière l'autolyse. Par contre c'est frais et digeste. Travaillé en légère sous-maturité façon semillon de la Hunter Valley en Australie. B.

 

Bouchon Family, País salvaje blanco 2022 DO Maule Secano Interior : (Vignes sauvages dans les arbres, très petits rendements. Vendanges avec des échelles, jusqu’à 6m de haut début avril. On suppose que des oiseaux ont semé des raisins depuis les parcelles voisines. A Mingre, 45kms du Pacifique. 193m altitude. Vignes d’environ 120ans. Il y aurait eu une mutation de certains país rouges en país blancs, premier millésime des rouges en 2015 et des blancs en 2016. Sols granits et limons sableux. Fermentation en levures indigènes. Elevage en amphore. Bio. Non filtré. 11,5%) Clair en couleur, nez sur la poire, les agrumes, floral. Bouche légère en alcool, fraîche, bonne acidité, très rafraîchissant et facile à boire, fruitée et florale, pas très complexe ni très long, mais parfait pour commencer. B+.

 

 

Roberto Henriquez, Torrontel super estrella 2022 Wine of Chile : (Créé en 2015 sur 7 hectares dans le sud du pays à Bio Bio et Itata, sur la cordillère de Nahuelbuta. Figure du nouveau mouvement des vins naturels, notamment passé chez Mosse en Anjou. Secteur frais, vignes non irriguées. Vieux cépages. Vieilles vignes de torontes et un peu de sémillon. 15 jours de macération. 10,5%) Couleur assez claire pour une macération, nez très pinède, résine, garrigue, puis légèrement muscaté. Bouche très légère en alcool, la macération est légère, manque un peu de corps et d'intensité, mais très frais et facile à boire, aromatique plaisante sans lourdeur, parfaitement propre, assez "soft" pour un vin orange. Longueur moyenne. B.

 

 

Arcana, Semillon 2020 DO Valle del Itata : (Vignes de plus de 120-150ans, élevage vieux fûts sur lies fines 11mois. A Coelemu, sur des sols granitiques et quartzés, à environ 20kms de l’océan. dirigé par Alberto Barra. Né du concept de « wine coworking » imaginé par François Massoc, Arcana bénéficie d’un espace de travail collaboratif situé à Quillón, dans la région de Nublé) Couleur dorée, nez très sémillon, miel, fruits jaunes, cire, acacia. Bouche sur les mêmes arômes, avec du corps mais aussi une bonne acidité pour un semillon, on sent le climat frais, la finale est assez longue, sur des amers assez marqués, qui donnent encore plus de relief pour certains, un peu trop marqués pour d'autres. Globalement une belle découverte. TB. La bouteille de la semaine suivante a une petite oxydation. Moyen.

 

 

Les rouges

 

Leo Erazo, A Los vinateros bravos, País volcanico 2022 DO Itata : (Projet récent, après une expérience en Europe Leo Erazo est revenu à ses sources. collaboration avec de petits farmers sur cette gamme. Très vieilles vignes en gobelets, non irrigués, bio, vinifiés quasi en nature. Vignes de 200ans, sur basalte, 200m altitude, exposition nord. Egrappé. Elevage cuve ciment. sulfites à la mise seulement)  Couleur très claire, nez de petits fruits rouges type canneberge, des épices, réglisse, touche végétale, avec aération le côté fumé arrive, il me rappelle Envinate par exemple. Bouche légère en alcool, sans tannins, typée jus de fruit nature, le côté épicé et le fond fumé donnent un peu de relief, pointe de volatile. Finale assez courte. Le vin a divisé : découverte très sympa pour certains, d'autres ont eu du mal avec le côté "sauvage" de ce país. B+.

 

 

Bouchon, País salvaje 2022 DO Maule Secano Interior : (vignes sauvages comme sur le blanc, égrappage et pressurage avec la "zaranda" traditionnelle en bambou qui permet un pressurage doux convenant bien au cépage) Couleur très claire, nez très fruité de framboise, groseille, pivoine, quelques épices. Bouche légère, 12%, infusée, peu tannique, fruitée et florale, assez simple mais facile à boire et très plaisante. TB.

 

 

Laberinto, Arcillas país 2022 DO Lago colbún  : (emblème du Labyrinthe = diversité, complexité et harmonie de nos vins. La forme circulaire c’est aussi le tout, une démarche holistique… » Viti régénérative. Vignes plantées en 1993 par Rafael Tirado, à l'extrémité est de Maule, à près de 600m d'altitude, sur le lac Colbún (un des seuls domaine de la DO), sur des sols volcaniques. Il a appris chez Veramonte, puis quelques stages chez Marionnet, Terrebrune... Il quitte Veramonte en 2007 pour se consacrer à Laberinto. 23hectares. Ici 0,7ha plantés sud, sols volcaniques, 550m altitude, secteur Maiten. 30% VE. Elevage cuves béton et amphores) Couleur très claire, joli nez de cranberry, réglisse, petits fruits rouges, fumé. Bouche plus austère que le nez, qui avec l'ouverture va perdre un peu de son fruité pour laisser place au fumé et un côté presque ferrugineux. B.


 

Baettig, pinot noir Los Parientes 2023 DO Traiguén (Malleco) : (projet de Francisco Baettig – winemaker pour Errazuriz, Chadwik… et Carlos de Carlos. Vignes plantées en 2013 à Los Suizos, sols volcaniques, à 600kms au sud de Santiago. Donc climat frais et humide, pas d’irrigation. Traiguen = chutes d’eau. 1084mm d’eau par an. 38e parallèle sud. 9ha de pinot, 6,4ha de chardo principalement greffés, clones français. 8% grappes entières. Elevage 10mois en fûts français 300L dont 10% neufs)  Couleur pinot classique, rubis, brillante. Nez classique fruits rouges, cerise, floral, très bourguignon, pas de chaleur ni de sucrosité. Idem en bouche, pinot fruité, très bourguignon, très cadré, bien fait, on peut juste lui reprocher de ne pas nous avoir assez fait voyager. TB.

 

 

Clos des fous, Subsollum pinot noir 2015 : (projet créé en 2008 par Pedro Parra, François Massoc, Albert Cussen et Paco Leyton. Projet de revitalisation de vignobles anciens, non irrigués, avec de vieilles vignes, en bio. Aujourd’hui environ 47 hectares sur 6 vignobles. Ici 75% sur l’Aconcagua (sur la Côte) sur sols calcaires et 25% au sud (Traiguén) sur sols volcaniques. Une partie de grappes entières. 15%) Couleur de pinot, mais ça s'arrête là, nez beaucoup plus mûr et sur des fruits compotés. Bouche puissante, dense, encore jeune, toute en rondeur, avec peu d'acidité et des tannins complètement enrobés, quand même une bonne longueur, mais un vin qui manque de fraîcheur. B.

 

 

Casas de Bucamelu, pinot noir fosiles 2020 DO Vallée de Leyda : (créé en 2008 sur un très vieux « ranch ». 9kms du Pacifique. Sols calcaires, bio. Elevage foudres de chêne français. 13,5%. Ph 3,35) Couleur sombre pour un pinot, nez avec des arômes toastées, café, fruits compotés. Bouche toute en rondeur, peu tannique, peu d'acidité pour un pinot, plutôt gourmand avec une petite sucrosité, un peu l'opposé du Baettig dans le style, assez simple. B.

 

 

Pedro Parra, Monk cinsault 2021 DO Itata : (Pedro Parra possède un Master en aménagement du territoire viticole et un doctorat, il aurait creusé plus de 22000 fosses pédologiques. Il a notamment été membre du Clos des Fous. Il a été consultant pendant 15ans, pour Comando G, Roulot, Comte Liger Belair, Marengo, Zuccardi, Altos las hormigas… avant de créer son domaine tout récemment. Tous ses vins sont sur des sols granitiques dans le sud du Chili. Ici un seul vignoble à Tinajacura, région de Guarilihue Alto, planté en 1995 (environ 25kms de l'océan). Sols sablo-limoneux, riches en fer, granites oxydés et quartz. Fermentation en cuves levures indigènes. Elevage cuves en bois 11mois. Hommage au musicien Thelenous Monk) Couleur sombre pour du cinsault, nez de chocolat, fruits noirs, eucalyptus, herbes aromatiques, semble annoncer un vin mûr et chaleureux. La bouche ne l'est pas tant que ça, de corps moyen, avec une bonne acidité, "seulement" 13,5 d'alcool, une sensation d'attaque veloutée puis d'une fine de bouche austère avec une allonge sur l'acidité et les tannins intéressantes qui donne une certaine fraîcheur et une sensation de minéralité, mais l'ensemble parait plus dissocié qu'harmonieux à ce stade, même si ça se joue à pas grand chose et qu'il y a pas mal de qualité aussi. A voir avec quelques années de plus. B+.

 

 

Garage Wine co., Cabernet franc Las Higueras vineyard Lot#112 2019 DO Maule : (Domaine de Pilar Miranda Avendaño et Derek + le scientifique Docteur Alvaro Peña. Créé en 2001. Viticulture régénérative. Domaine de 34ha environ mais qui revend une partie des raisins, ne gardant que le meilleur. Plusieurs projets aussi d’achats à des farmers, à Maule, Itata et Maipo. Membre de plusieurs associations comme Vigno qui remet en avant les veux carignans. Ici 8ha travaillés par le domaine, vignes de 116ans, vieux gobelets, sables alluviaux, graviers, galets roulés, 2ans en vieux fûts, proche de Linares, au sud de Maule, 165m altitude mais au pied des Andes) Couleur sombre, nez avec un peu d'évolution, fruits noirs, tabac, chocolat, réglisse. Bouche légère en alcool, peu tannique, mais du corps et une aromatique assez sauvage, une touche végétale/épicée qui lui donne du caractère, pas vraiment de poivron, plutôt réglisse et herbes aromatiques, un peu garrigue, avec une finale assez longue qui garde une belle acidité. Très intéressant. TB.


Garage Truquilemu Vineyard Carignan field-blend Lot #107 2019 : (Proche du Pacifique. Zone la plus fraîche de Maule. Ici 90% carignan + syrah pais et autres complantés, 75ans minimum. Sols granits avec quartz et sable. Sulfitage après malo seulement. 2ans fût, 3e remplissage ou plus. Achat de raisins bio. 13,5%. Ph 3,2. AT 6,69) Couleur sombre, nez élégant, floral, fruits noirs, herbes grillées, bouche très juteuse, tannins fins, beaucoup de fruit et de floral, très elle acidité qui équilibre le fruité mûr, beaucoup de finesse, surtout pour un carignan, pas spécialement animal, très précis et long. TB+.  

 

 

RETA, Romelio 2020 DO Maule : (vignes de 1945 franc de pied, malbec complanté avec un peu de pais et de carignan, 59m altitude, à Limavida, 36km du Pacifique, non irrigué. 70% VE. 30jours macération, 26mois fûts français 228L de 3e et 4e remplissage. Sol granit décomposé. 13,5%, 6,62AT)  Couleur sombre, un peu tuilée, nez de fruits noirs, violette, épices, cannelle. Bouche un peu plus puissante que les autres rouges, avec du corps et encore un peu de tannins, encore un peu jeune, aromatique intéressante, à la fois mûre, épicée, mais avec de l'acidité dans le fond et une bonne longueur, très florale et élégante. Un bon potentiel. Quelque part entre les malbecs de Cosse Maisonneuve et ceux de Riccitelli. TB+.

 

 

Vinedos de Alcohuaz, Tococo syrah 2021 DO Valle del Elqui : (30e parallèle ! Domaine créé en 2005, 20hectares aujourd’hui. 100mm eau/an. Grande amplitude thermique. Vignes plantées en 2009 85% syrah à 1788m et 15% petite syrah à 2200m. 12jours macération, grappe entière en lagares pour moins extraire car la peau est épaisse à ces latitudes. Elevage 18mois foudres. Sols de granit. 12,5%, ph3,52. 6,03AT. Marcelo Retamal était l’œnologue jusqu’à l’an dernier)  Couleur sombre, nez très marqué syrah, lardé, violette, cassis, un peu toasté, surtout à l'ouverture, moins par la suite. Très bel équilibre en bouche, peu d'alcool, acidité élevée, tannins fins, aromatique sauvage, florale, épicée, végétal noble, herbes aromatiques, viandé, finale salivante, très beau vin, qui combine vraiment ce sentiment de soleil/altitude du lieu. TB+.

 

 

Las Ninas, Tacon Alto 2002 DO Colchagua : (80% syrah + merlot, sur Apalta) Couleur sombre, nez sur le café, le tabac, la viande fumée, quelques fruits noirs, encore un peu d'élevage. Bouche puissante, encore jeune pour 2002, tannins gras et enrobés par l'alcool et le temps en bouteille, le vin manque un peu de fruit et de fraîcheur mais il y a de la longueur. Intéressant à goûter. On a le sentiment qu'il ne fallait pas l'ouvrir en jeunesse, mais sa puissance et son élevage poussé lui ont permis de traverser le temps. Merci Fred. B.

 

 

 

19 février 2019

Wittmann (Allemagne - Rheinhessen) *****

Vieux domaine historique d'environ 30ha situé à Westhofen en Rheinhessen, qui a franchi un cap en passant bio en 1990 puis biodynamie en 2004 sous l'impulsion de Philippe Wittmann (le fils de Günter). Le travail à la vigne est impressionnant et se sent dans la profondeur des vins, surtout sur les grands terroirs du Kirschspiel, du Morstein ou du Brunnenhäuschen. Si le domaine possède quelques chardonnays, pinots noirs... ce sont les rieslings secs qui font la fierté de la maison. Ils sont pressés en grappe entière, pas de malo, macération de quelques heures, fermentation spontanée en foudres, avec contrôle des températures (en cela plus moderne qu'Heymann Lowenstein ou JJ Prüm par exemple).

 

 

Wittmann (Renaissance des appellations 2019)

Riesling trocken 2018 : Riesling tendu, minéral, salin, très long pour une entrée de gamme, ça démarre fort. TB+.

Riesling Vom Kalkstein trocken 2018 : même trame tendue et saline, plus d’épaisseur, plus long. TB++.

Riesling Westhofener trocken goldkapsul 2016 : plus pétrolé, plus austère, plus amer, résine, un poil plus court. TB+.

Riesling Kirchspiel GG goldkapsul 2015 : pointe de résine et pétrole, plein d’agrumes, zestes, ulta long et minéral avec une matière énorme, aussi long que large. Déjà sublime avec un gros potentiel de garde. Gros coup de coeur. Exceptionnel.

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 Wittmann – Riesling Kirchspiel GG 2017 (AP n°17) : (sols calcaires) Couleur or pâle, nez un peu fermé, fruits jaunes, miel, tilleul, camomille, fleurs blanches. Bouche avec de l’épaisseur, bien marquée tilleul aussi, très belle acidité dans le fond, beaucoup de minéralité, de profondeur et de longueur, avec une finale crayeuse et saline. Un vin un peu jeune qui manque de complexité à l’heure actuelle, mais à l’équilibre parfait. TB+.

 

Wittmann - Riesling Westhofener 2017 : couleur dorée, nez miel, citron vert, fruits jaunes, pas de pétrole, plus mûr que 2016. Bouche avec de l'épaisseur, de la tension, marqué par les zestes d'agrumes avec une finale sur les amers assez longue. Très beau pour un village, peut se garder. TB.

 

Riesling estate trocken 2020 : toujours ce style tranchant, énergique, citronné, zesté, très frais, long, salivant, superbe entrée de gamme. TB+.

 

Riesling estate 2021 bon, plus tendu, plus citrique, moins écœurant que les autres, top. Vom kalkstein 2021 un peu plus mûr, on arrive à nouveau sur un côté pêche/viognier sans aller trop loin non plus. Moins bien que le estate en l’état.

 

Wittmann, Morstein GG riesling 2019 (AP 19)  Rheinhessen : Couleur or, nez riche, fruits jaunes, cédrat, thé vert, eucalyptus, complexe. Bouche opulente à l’attaque, fruité mûr, très camomille, miel, tilleul, fruits jaunes, finale avec une bonne acidité et des amers zestés de citron vert marqués qui appellent la table. Gros vin, encore un peu jeune dans l’idéal. TB+.

 

Valade

Estate 2024 nez aromatique, jolie bouche tendue avec un peu de fruit, belle longueur. Westhofen 2022 riesling très tendu salin, dans le style du domaine, extraits secs, top.  Morstein GG 2023 va encore plus loin en volume longueur, presque tannique, petits amers, grosse tension salivante, superbe. (pas de malo)

 

15 octobre 2025

Salon Valade & Transandine

Salon Valade & Transadine 13/10/2025

 

Wittmann


Estate 2024 nez aromatique, jolie bouche tendue avec un peu de fruit, belle longueur. Westhofen 2022 riesling très tendu salin, dans le style du domaine, extraits secs, top.  Morstein GG 2023 va encore plus loin en volume longueur, presque tannique, petits amers, grosse tension salivante, superbe. (pas de malo)

 

Van Volxem


Schiefer riesling 23 aromatique au nez, un peu de perlant mais tendu, nerveux, jolie bouche. Wiltinger riesling 22 frais et tendu, pas beaucoup de corps mais très bon frais, salin. Bockstein GG 2021 gourmand, un peu de SR peut-être, bon équilibre, jolie finale petits amers.  Schonfels riesling 2021 un peu de sucre, plus en rondeur, un peu trop.  Alte Reben 23 litchi, mou.   Volx GG 2023 black label litchi un peu mais quand même plus de peps en bouche, pas mal mais loin des Wittmann.  (pas de malo. 60% foudres le reste inox et fût, jolis entrées de gamme mais grosses cuvées un peu trop « travaillés »)

 

 

F. Becker : Spätburgunder 2019 très clair, un peu réduit, compliqué.

 

 

Sottimano


(foudres) Maté Bracchetto 24 sorte de rosé sérieux, un côté litchi, tension, étonnant, très sympa. Langhe 23 fait sérieux, serré, un peu noisette.  Basarin 2020 censé être le plus fin, aromatique top mais tannins très serrés.  Pajoré 2020 plus austère plus droit ultra tannique. Fausoni 2020 moins épicé, jolis aromes mais très serré aussi.   Riserva 2016 un peu noisette, plus en rondeur, bof.

 

 

Benanti


Etna bianco 24 nez riz soufflé, bouche vive, simple. Pietra marina bl 2020 à Milo, (30mois cuve sur lies) épuré, tendu, citronné, austère, plutôt bon dans ce style. Nerello capuccio 2020 (le zweigelt/gamay/cabernet franc du coin) clair, très méditerrannéen, tomate, herbacé, simple, assez rond, sympa.  Etna rosso 22 très bon, très clair, fruits rouges, serré, tendu, façon nebbiolo.  Calderara Sottana 22 joli nez, là aussi très nebbiolo superbe aromatique, finale serrée tendue. Serra della Contessa 2018 (2ans foudres) déjà un peu évolué, plus sombre, même esprit que les Riserva de Brunello, un côté noisette, assez long, tannins plus arrondis sur la finale, pas le coup de cœur.

 

 

Gianni brunelli


Rosso 2023 (un peu de leur vignes plus au nord et un peu de leurs vignes plus au sud, majorité celles du nord sur cette entrée de gamme, le contraire ensuite) très fin, très pur, jolis fruits rouges, finesse, classieux, top.  Brunello 2020 idem tout en pureté, reste frais, élégant, sublime.  Riserva 2019 plus noir, les tannins sont fins, mais petite touche oxy noisette comme souvent sur ces élevages très longs (6ans foudres ici), moins le coup de cœur.

 

 

Ferraris


Sant’Eufemia Ruché 24 ultra clair, épicé, fraise, herbes aromatiques, très italien, pointe quinine, surprenant mais plutôt très bon, un côté Parisy un peu.  Opera prima ruché 2021 noir et boisé, moins intéressant.

 

 

Fenech : Lipari malvasia 2021 Très muscaté, manque d’acidité.

 

 

G. Negri : Langhe nebbiolo 2023 joli nez, aromatique top, finale encore un poil serrée, classique.

 

 

Moric


NR3 Villa tolnay 2022 sec, vif à l’attaque, manque un peu de longueur et presque de tension pour lui qui est présenté comme ça. NR2 Kis Tamas 22 sur les amers, un peu mou, noisette.  Moric blaufrankisch 23 un peu réduit mais ouche bien juteuse aux tannins fins. Reserve blaufrankisch 2020 un peu sous-bois évolué, tannins fins, fruits noirs, finale un peu arrondie qui manque un poil d’acidité. Lutzmanns Burg alte reben 2018 évolué, truffe un peu, mais bouche plus fraîche, salé, longue, tannins fins, très bon.

 

 

Knoll


Gruner 24 federspiel aromatique et mou. Riesling 24 déjà un peu mieux. Loibenberg smaragd gruner 24 encore jeune un peu pataud. Le même en riesling gourmand, un peu de SR, plus de peps, sympa. Vinothekfullung gruner 24 (cuvée avec les raisins les plus mûrs, un peu botrytisés, ce qui permet de garder la pureté sur les autres cuvées) assez lourd.  Le même en 2021 déjà bien mieux complexe, dans le style assez riche du domaine.

 

 

Chappaz


Fendant coteaux de plaimont 2023 un peu lourd, Assemblage blanc 2023 floral, plus de peps à l’attaque mais finale un pu molle. Grain arvine de fully 2023 il y a le gras et le fruité attendus, le salin, finale un poil lourde. Grain cinq blanc 2022 idem un peu lourd. Grain pinot charrat 23 clair épicé, sérieux en bouche, il y a du fond, c’est bon. La petite grange 2023 (gamaret, diolinoir…) assez simple, facile.  Grains Nobles Marsanne 22/23 (le seul sans malo, 290gr) le plus intéressant, bel équilibre.  Petite déception sur les blancs secs, les autres producteurs du coin où la malo n’est pas faite s’en sortent mieux aujourd’hui.

 

 

Cave des Amandiers


Petite arvine en Anzé Saillon 23, riche mais il y a de l’acidité et le côté salé, top. Heida 2020 savagin ouillé avec un peu d’évolution, sympa mais compliqué derrière l’arvine. Syrah 2022 très florale, fraîche, en finesse, très bon, déjà accessible. Franc de pied syrah 23 (premier millésime vignes de 2017), nez un peu discret, superbe finale beaucoup d’allonge, sensation minérale, top. Cuvée safran Grain noble 2009 (13ans fût ouillage seulement les 3-4 premieres années) très beau liquoreux, évolué, pâte de fruit, le voile donne le côté salin à la finale, riche mais équilibré.

 

 

Nanclares


(pas de malo, tout en pergola) Dandelion 2024 nez un peu aromatique mais superbe en bouche, long, salin, frais. Tempus Viendi 2024 plus proche de l’océan mais étonnamment plus litchi, rond. Nanclares 2022 un côté un peu oxydatif, bouche saline. Paraje Mina 2024 frais, salin, tendu, top.  Soverribas 2021 beurré, un peu d’oxy, un peu plus lourd. 

 

Alvaro palacios


Priorat gratallops 22 assez clair, épices, orangette, peu de tannins, pas beaucoup de volume ni de puissance, un peu court. Finca Dofi 22 très clair, fin, calcaire, peu boisé, manque presque un peu de corps par rapport à avant, très fin, mais il y a quand même plus d’allonge que sur la grosse cuvée de Bierzo bue avant. On sent tout de même le même virage stylistique.

 

 

Descendientes de j palacios


Petalos 22 fin floral assez clair, cassis violette, presque un peu light et lisse mais c’est bon. Las Lamas 21 léger, un peu maigre, fin, mais presque squelettique, finale qui serre un peu.

 

 

Gorka Izagirre


Txakoli de Bizkaia 24 pomme léger simple mais bon. G22 2023 acide, citrique, assez long, marqué lies, brioché grillé, pas un gros plaisir.

 

 

Autocton celler et Acustic celler


Acustic montsant bl 2022 et Autocton blanc 2020, le premier vif, facile, le second plus gras, un peu lourd.

 


Fernando de castilla


Manzanilla classic, salin, frais, un peu maigre, mais salivant. Fino classic plus en rondeur, moins bien. Amontillado antique (7ans avec voile, 13ans ss voile) Très salin, finale sur la noisette, très noble. Palo Cortado antique (1e presse, alors que les secondes sont pour l’oloroso) 19ans sur les 20 ss le voile, moins salin, surtout noisette. Oloroso antique, Puissant, intense, mieux que le palo cortado.

 

 

Perez barquero :  PX 6ans solera, 410gr, classique pruneau café, jolis arômes, pas bcp d’acidité.

 

 

Antonio Madeira


Tinto 2022 majorité alfrocheiro, réduit et souris. Vinhas velhas 2021 jaen et autres plutôt très bon tout en allonge, pas épais, mais sensation minérale, fraîcheur, façon nebbiolo un peu. A Palheira 2021 baga et autres bcp de réduction, compliqué, derrière comme le précédent jolie allonge et longueur sinon.

 

 

Petrakopoulos :  Mavro Mavrodaphne 2021 rouge très rustique, animal, bof.

 

 

Zoltan Demeter


Szamorodni 2023 frais, fruits frais, pas très long, mais sympa et très digeste. Tokaji 6p 2016 (286gr) équilibre grandiose, vin proche de la perfection.

 

 

Ata Rangi


Crimson 22 rond sucré un peu de gaz. Martinborough pinot 2020 un peu évolué rose pivoine, rond, fraise écrasé, sucré, façon Sonoma, pas dalcool resenti, très gourmand, limite un poil trop pour chipoter (trop en rondeur), mais nez fantastique. Mc Crone 2020 pinot plus argileux, plus structuré, moins floral, un peu moins gourmand, un peu plus boisé.

 

 

Kusuda


Riesling 23 top, salivant, long.  Pinot noir 2022 (millésime assez frais) clair, floral, infusé, un peu salé, viandé, superbe toucher de bouche, pas de sucrosité ici, long, excellent.  Syrah 21 claire, lardée, légère en alcool, ouche un poil lisse et ronde pour chipoter.

 

Felton Road


Bannockburn pinot noir 2023 assez rond boisé, Cornish point 23 site en péninsule, plus frais, moins boisé, épicé, un peu plus de fond et d’allonge. Mc Nuir 23 puis Cavert 23 assez moderne, rond et boisé. Idem Block 3. Block 5 pinot noir 2023 plus noir, à attendre, un peu plus serré et massif.

 

 

Ziraldo


Vidal 22, bel équilibre un peu moins fruits frais que le 21.

 

 

Antiyal (Maipo)


Pura Fe Carménère 23 (jeunes vignes) gourmand, rond, fruité, ni vert ni trop confit, facile. Escorial carmenere 2020 plus noir, assez rond aussi, gourmand, peu tannique. Kuyen 2020 (syrah/carm/CS, PV) compliqué, chaud et boisé.

 

 

Veramonte (Casablanca et Colchagua)


Chardo 23 lies, fumé, bof. Pinot noir 22 rond, facile, sans lourdeur. Ritual pinot noir 2020 frais et sur le fruit, bien fait. Primus carmenere apalta 22 un peu orangette, boisé, bof. Neyen 2017 fin, cassis, mûr, un peu orangette, pas de vegetal, soyeux, rond, facile à boire, plutôt bon.

 

 

RETA :  Pinot noir 2022 quebrada chalinga long, salin, style sérieux, avec du fond, un poil jeune en l’état mais prometteur.

 

 

Riccitelli


Sémillon Old Vine 2023 jolis amers, salinité, miellé et cire mais sans lourdeur ni rondeur, top. Un peu de voile cette année ?   Sobre suelos calcareos grenache 2024 floral, pur, 12,5% très frais, top.    Los Chacayes malbec 2019 frais, violette, à peine serré encore mais aromatique très pure, élégante, pas de boisé.   Vinedos en pie franco sangiovese 23 (un peu de VE et foudres là aussi) très clair, cerise, acidulé, très élégant et facile.   Bastardo 23 un peu réduit et serré aujourd’hui, le seul qui se goûtait moins bien étonnamment. Flor 22 (semillon 3ans voile) nez un peu pomme, bouche très saline, voile qui reste fin, grosse allonge, umami, très intéressant, un voile à 12% d’alcool aérien.

 

Zorah


Voski - voskeat garandmak 2023, marqué lies, léger en alcool, frais, peu de corps, simple, court. Karasi, Areni noir 2022 frais, 13,5%, fruité, épicé, finale assez ronde et courte.

 

 

Grace :  Hisiyama private koshu 2023 très pomme verte, léger, simple, court, manque d’intensité.

 

Les Vergers :  Cidre de glace petit frisson très bon bel équilibre même si bcp de sucre, fruité plutôt tarte tatin que fruits frais.

 

 

Kistler


Pinot noir Sonoma 23 nez assez mûr, ouche avec de l’acidité, finale un peu arrondie, gourmand, style moderne. Pinot Noir Russian River 2023 plus plair un peu plus tendu et plus sérieux, plus épicé, un peu plus d’allonge, le style reste assez moderne, bien fait. Les Noisetiers chardo 2023 (14,4%) nez boisé, beurré, bouche assez tendue au départ mais avec un côté soufré brulant. VineHill Russian River blanc 2022 un peu mou, moderne, bof.

 

 

Shafer  :  Cabernet sauvignon TD9 assemblage 2022 très boisé, pas de tanins, très confituré, bof.

 

Ravines : Riesling 2021 finger lakes très tendu, citronné, pétrole, un peu austère, pas gros volume, mais frais, les 4gr de SR se sentent pas du tout. Très bon.

 

Birichino :  Besson grenache 2023 tannins encore serrés en l’état, aromatique jolie, fruitée et florale, pas de lourdeur.

 

 

Damascene


(pas de malo) chenin 22 Stellenbosch, sent les lies, pas de gras, citronné, manque de peps et d’intensité. Chenin Swartland 22 beaucoup plus intense, plus de corps et plus d’acidité, moins marqué lies, très long, tendu tout en ayant du fruit, superbe. Sémillon 22 miellé noisette, manque d’acidité derrière bien sûr mais bien fait. Syrah 22 Swartland violette, fin, très « français », bon et facile, un poil lisse.  Ceres plateau syrah 22 un peu orangette, même côté un peu lisse.  Cabernet 21 Stellenbosch végétal, violette nez de cabernet mais bouche très fine, léger boisé, tannins très fins, un poil lisse aussi.

 

 

Lourens


Lindi carien 23 vif, un peu noisette, pas très long mais frais. Skuinskap steen chenin 23 plus vif, peu aromatique, lies, les 14% d’alcool le rattrapent un poil sur la finale. Howard john 23 un peu orangette, tannins fins, mais simple, court. Lua Ilse 2023 grenache exceptionnel, aérien, très fin, mais sans manquer de longueur, frais, extra.

 

Storm


Vrede chardo 24 super chardo très beaunois, un peu de gras et de beurré, aussi du fruit, sans excès, bien équilibré, reste frais, déjà délicieux en l’état. Vrede pinot noir 22 très pâle, très fin, floral, belle acidité, le meilleur des trois ce jour-là même si tout est excellent.  Ignis pinot noir 23 très clair aussi, épices, thé, un peu plus solaire.  Ridge 23 clair aussi, mais fruité un peu plus noir, moins tannique que Ignis, un poil plus frais, plus d’altitude.

 

Chris alheit  :   Cartology 2023 blanc un peu trop lourd.

 

Crystallum :   Peter Max pinot noir 2023 fin et salin, petite touche orangette, clair en couleur, quand même de l’allonge, très bon.

 

Paulus :   Bosberaad chenin 2022 assez classique, lies, un peu mou en finale.

 

Vino ph :   Palomino 2022 un peu mou, fermé, de la volatile.

 

Porseleinberg :  Syrah 2021 joli nez de syrah noble et un peu viandé, floral. Bouche encore jeune, un peu serrée, assez puissante, manque un poil d’acidité peut-être.

 

Eben Sadie : Poffader 2023 cinsault très clair, un poil serré, jolis arômes, frais et floral, bon.
 

15 octobre 2025

Salon Meregalli

Salon Meregalli

 

Alois Lageder, Misto Mare Dolomiti bianco 2024 : aromatique, un peu mou


Corte Sant’alda, soave Fienile 2023 : fruité un peu exotique, pêche, gourmand, pas trop lourd, très bien fait.


La collina dei Ciliegi Prea, Bianco Verona 2021 : fruité jaune gourmand, bouche avec du volume, fraiche, jolie texture, sans boisé. Très bon.

 


Cantine astroni, colle imperatrice campi Flegrei Falanghina 2023 : vif, aromatiques herbes méditerranéennes, sympa.
 + vigna Astroni Falanghina 2019 plus doré, évolué, miellé, un peu lourd.


Tenuta Fertuna Droppello 2022 : sangiovese vinifié en blanc, assez mou


Casa Setaro, Vesuvio Caprettone DOC Aryete 2022 : début vin orange, petits amers, reste assez fin tout en ayant u certain caractère, bien.


Luigi Giordano, Barbera d’alba buschet 2023 : barbera fine, sur le fruit, pas trop confiturée, simple mais efficace. Lange nebbiolo 2023 très clair jolie aromatique, infusé, simple mais fin et plaisant.


Alois Lageder, Mimuèt pinot noir 2022 : nez très rose, fraise écrasée, façon Sonoma, bouche idem seulement 12 d’alcool, mais très ronde, parfumée, gourmande, presque une petite sucrosité.


Marcarini, Barolo 2019 : superbe Barolo, tout en finesse, aérien, floral, pinote, tannins fins.

 


Boroli, Barolo Cerequio 2019 : noir, boisé, très vanillé en finale, bof


Chiara Boschis, Cannubi 2018 : assez coloré, badiane, un peu de chaleur, encore un peu serré en bouche, à regoûter dans quelques années, il y a quand même du fond.


Cusumano, Alta Mora Etna Rosso 2018 : début d’évolution au nez, jolie bouche, fondue, pas trop tannique pour du nerello, facile à boire, manque juste un poil d’allonge.
 

13 octobre 2025

Beau Paysage (Japon) ****

 

Beau Paysage Tsugane pinot noir 2021 : (bue à la Cave de Passy) Couleur claire un peu rouillée, nez ouvert et expressif d'entrée, pinote clairement, dans un style frais et fin, griotte surtout, noyau de cerise, pot-pourri. Bouche avec 10% d'alcool, légère, aérienne, pas maigre pour autant, pas de tannins, tout en rondeur, suave, acidité moyenne, mais reste très digeste, on a envie d'y revenir de suite. Parfaitement propre (d'autres cuvées du domaine ont l'air plus funky...) Vraiment pas déçu. Le passetoutgrains 23 de Takahiko bu en parallèle était un cran en-dessous. TB+.

 

11 avril 2013

Marcarini (Piémont) ****

Marcarini - Barolo Brunate 2013 : Couleur rubis avec des teintes marrons, nez sur la griotte, le kirsch, prunes rouges, un peu floral aussi. Bouche avec matière, fraîcheur, fruit, des tannins présents mais jamais secs, belle longueur. Déjà du plaisir en l'état sur ce Barolo plutôt fin tout en restant classique de l'appellation et surtout un très beau potentiel de garde. Note : 17/20.

 

Marcarini - Langhe Nebbiolo Lasarin 2015 : (vignes de Neviglie et jeunes vignes de Barolo) Couleur rubis, nez sur la cerise, les fruits des bois, quelques fruits noirs le premier jour, un peu plus marqué fraise le lendemain. Bouche avec du fruit, un peu d'alcool à l'ouverture et des tannins encore serrés, bien mieux le lendemain avec plus de fraîcheur et d'élégance. Assez bonne longueur avec des tannins encore un peu serrés en finale mais de qualité. Un vin à ouvrir bien à l'avance ou plutôt à attendre quelques années encore. Note : 15/20.

langhe lasarin

 

 

2 - Marcarini ****, Barolo « La Serra » 2008 : (sols argilo-calcaires riches en magnésium, exposition sud sud-est, au-dessus de Brunate) Robe claire aussi mais avec des contours tuilés plus caractéristiques du nebbiolo. Nez sur les fruits rouges, la cerise, la prune, à peine balsamique, quelques épices. Bouche en finesse, pas très épaisse, mais très élégante, avec des tannins fins et surtout une très belle acidité derrière (caractéristique des 2008 ?), une finale assez longue et tendue. Très beau "Barolo de l'ouest". TB+.

 

Marcarini - Serra 2016 : très beau nez, fruité, fraise, assez épuré. Bouche encore serré en l'état, mais beau jus, prometteur. TB.

 

Marcarini, Barolo 2019 : superbe Barolo, tout en finesse, aérien, floral, pinote, tannins fins. TB++.

 

Brunate 2019 : fin aussi, un côté salin, plus de fond et de volume, un poil de fruité immédiat, moins gourmand mais plus profond. TB++.

 

Marcarini, Barolo 2021 : (à La Morra) Couleur claire, nez de fruits rouges, rose, goudron, menthol. La bouche a de la puissance, des tannins et une acidité trop marqués pour être du grenache, beaucoup de longueur et de fraîcheur, encore un peu trop austère à ce stade. TB.

 

2 février 2025

Maurer ***, Bikicki ** et Sagmeister ** (Serbie)

 

 

Source : https://serbianwineguide.com/338/

 

Trois vins conseillés par Pascaline Lepeltier, achetés sur craftwine.nl . Tout est plus ou moins "nature ou proche du nature".

 

Oszkar Maurer - Kadarka 1880 2019 : (Domaine famlial. Oszkar a commencé en 1994, il est aujourd'hui accompagné par sa fille. Le vignoble est à deux endroits (les deux au Nord du pays) : 9ha à Srem dans la montagne de Fruska Gora, et 7ha dans les sables de Subotica. Cépage kadarka, vignes de 1880 qui ont résisté au phylloxéra, sols de sables sur les collines de Noszai, au Nord du pays. Elevage vieux fûts)   Robe rubis clair, à peine rouillée sur les contours, un peu de dépôt. Nez d'abord un peu terreux/sous-bois, groseille, kirsch, fumé, puis le fruité et le floral vont prendre le dessus avec l'aération, fraise, pivoine, et de plus en plus rose-pot, pourri, fraise écrasée. Un peu Barolo/xinomavro au départ puis très bourguignon ensuite. La bouche est légère en alcool (12%), acidité très haute, peu de tannins, corps moyen, comme au nez d'abord une impression de côte de beaune sur une année fraîche avec une petite rusticité, puis le fruit prend le devant, devient proche d'un grand bourgogne avec la rose et le pot-pourri. Déjà évolué pour un 2019. Il se dégage beaucoup de finesse, de fraîcheur, de profondeur, mais aussi digeste et gourmand. Un très grand vin (Attention toutefois à ne pas trop aérer (petite souris sur le fond du lendemain gardé pour la science). TB++.

Deuxième bouteille très noyau, légère, aérienne, plus évoluée. TB+.

 

 

Bikicki Winery (Djordje Bikicki) - Veca 2022 : (Dans les Monts de Fruska Gora au Nord-Ouest du pays. 9,8ha, 45e parallèle. Altitude 140-220m.   Sols divers, différents argiles, avec quelques roches volcaniques et calcaire aussi.   Cépage "muscat noir" crna tamjanika. vieux fûts. sulfites à la mise uniquement.)   Couleur grenat contours violets, nez qui muscate clairement, façon Klein Constantia par exemple, litchi, rose, étonnant sur un rouge, aussi beaucoup de poivre. En bouche sensation qu'il y a un peu de sucre, fruit gourmand, un peu exubérant, avec du corps, des tannins très fins, les 14% ne se sentent pas avec la petite sucrosité, tout en rondeur, toujours ce côté rose, litchi, poivre, épices. Longueur moyenne, sans tomber dans la lourdeur. L'équilibre reste bon. Par contre l'aromatique peut lasser assez vite je pense. B+.

 

 

Sagmeister - Kanias furmint 2019 : (Erno Sagmeister, lui aussi dans les monts de Fruska Gora, à Kanjiza dans la province de Vojvodina. 7ha. Créé en 2011. Bio. Parcellaire. Elevage en vieux fûts. 13,5%)  Couleur or, nez fruits jaunes, mirabelle, noisette, brioche, miel, légèrement évolué déjà. Bouche avec du corps, une forme d'opulence pour un furmint, on sent qu'il y a eu un peu d'élevage, bonne acidité derrière, il y a une bonne allonge sur des amers de qualité. Joli vin de gastronomie. A son apogée. TB.

 

4 octobre 2012

Zenato (Vénétie) **** et autres

Zenato - Amarone della Valpolicella DOC 2004

Couleur : grenat, contours tuilés.

Nez : très expressif, sur la prune rouge, les cerises noires, le cassis, compoté, un peu de chocolat, de cuir, et une pointe de vernis. Belle complexité, très engageant (mis à part le vernis).

Bouche : puissante, mais l'alcool est bien intégré, les 16,5% glissent tout seuls, c'est plein de fruits cuits (cerises et prunes surtout), chocolat et cuir toujours. Tannins extrêmement fins, acidité correcte sans être exceptionnelle. Très légèrement sucrée.

Finale : très longue, fruitée, un peu plus d'acidité pourrait le rendre encore un peu moins lourd.

Note : 17,5/20. Un très beau vin, mais difficile à accorder, à peine trop sucré (5-7gr SR ?) pour des viandes, pas assez pour le dessert au chocolat...

 

Cépages : environ 80% Corvina, 10à20% Rondinella, (certaines années 10% Oseleta, Croatina, Sangiovese). Raisins séchés 3 à 4 mois dans des caissettes. Elevage de 36 mois en fûts.

 

 

 

Autres Vénétie

 

Tenuta Sant'Antonio (Vénétie) *** - Soave "Monte Ceriani" DOC 2010 : (100% garganega, élevage en cuves inox) Nez assez simple sur les agrumes, moyennement expressif. Vin assez vif en attaque, sur les agrumes surtout (orange, citron et pamplemousse), c'est plus expressif qu'au nez et assez plaisant, mais il manque assez vite de longueur. Ca manque un peu de tension aussi. 13,5/20.

saove

 

 

Tenuta Sant'Antonio (Vénétie) *** - Valpolicella "Nanfrè" DOC 2010 : (70% corvina, 30% rondinella. Elevage en cuves pour ce vin) Il se rapproche du Dolcetto : doux, léger, très fruité, très peu tannique, celui-ci est plutôt sur les fruits rouges, légèrement acidulé et facile à boire. 14/20.

valpolic

 

 

Pronol (Vénétie) ** - Prosecco di Pronol brut : (100% glera) bon prosecco, dans un style très facile, léger, beaucoup de fruit (pomme surtout), il manque juste un peu de longueur. 15/20.

 

Bellenda (Vénétie) *** - Sei Uno spumante brut Conegliano Valdobbiadene DOCG : (100% glera) effervescent frais, facile à boire, fruité, manquant un peu de minéralité. B+.

 

Luigi Righetti (Vénétie) *** - Campolieti Valpolicella Ripasso 2015 : robe sombre, nez très marqué cerise amarena. Bouche encore très sucette à la cerise, un peu sucrée, tannins encore présents mais de qualité, belle longueur. Beaucoup de charme. B+.

 

Allegrini (Vénétie) **** – Amarone della Valpolicella Corte Giara 2012 : très grosse matière, épais, un peu de sucre, beaucoup de fruits confiturés, tannins encore trop présents mais prometteurs, très long. Beau potentiel. TB.

Allegrini, Palazzo della torre 2015 : (Vénétie. Corvina, rondinella, sangiovese) un peu sucré, confituré, type Amarone mais en plus léger, rond, peu tannique, très simple, gourmand. B+.

 

 

Maculan (Vénétie) **** - DOC Breganze Pinot Nero 2015 : couleur sombre, nez de fruits rouges toastés, un peu chaud (élevage ?). Bouche un peu toastée aussi qui manque de pureté. B-.

Maculan (Vénétie) **** - Acininobili 2009 IGT Veneto Bianco Passito : (100% vespaiola, raisins botrytisés, environ 200gr SR, 2ans barriques neuves) Couleur or profond, très beau nez avec beaucoup de confiture de fraise, du miel, de la figue, de la rhubarbe, des fruits exotiques, de l'abricot, pas marqué par l'élevage. L'attaque en bouche est dans l'esprit du nez, épaisse, sirupeuse, encore sur la fraise, la figue... mais la fin de bouche est malheureusement lourde, manquant clairement d'acidité, et la finale est surtout sur l'alcool. Dommage, ça partait pourtant très bien. Note : 14/20.

maculan acininobili

 

 

Le Salette *** - Amarone della Valpolicella "La Marega" 2011 : vin de Vénétie qui a la particularité d'être élaboré grâce à des raisins mis à sécher sur claies mais qui finissent ensuite leur fermentation. C'est un vin puissant, mais très gourmand avec quelques grammes de sucre et des notes de confiture de mûre, puis une finale très longue qui garde quand même de la fraîcheur. TB+.

Le Salette Amarone Classico 2015 : très confituré et facile, peu voire pas de tannins. Un peu simple.

Le Salette Valpolicella Ripasso I progni 2017 : impression de croquer dans une cerise rouge, pas trop sucré, bien fait. Regoûté un an plus tard, un peu confit.

 

 

Speri **** - Amarone della Valpolicella Classico Vigneto Monte Sant'Urbano 2013 : Amarone plein de fraîcheur, pas de sucres ressenti, surtout une finale légèrement épicée, poivrée, très longue, presque tendue, très différent des autres Amarone. Superbe. TB++.

Speri - Valpoliccella classico superiore sant urbano 2016 : plein de fruits, cerise noire, gourmand, frais, bonne acidité, juteux, un peu esprit beaujolais, manque juste d'un peu de complexité. TB-.

Speri - Valpolicella classico 2023 : clair, léger, aromatique typé gamay un peu mais en beaucoup plus poivré, très poivré même, tannins très souples, à boire assez frais. B+.

 

Montetondo ** - Soave Mito 2018 : entrée de gamme bien faite, pleine de fruits mûrs voire exotiques, pas très tendue ni très long. B+.

 

 

Ca'Rugate *** - Soave San Michele 2021 : aromatique, bouche un peu molle. B.

Soave Monte Alto 2019 : elevage fût Stockinger, encore un peu boisé, joli gras, moins mou que le précédent même si là aussi ça manque de tension. B+.

Ca' Rugate *** - Valpolicella 2022 Rio Albo : très clair, épicé, très poivré, infusé, à peine moins que celui d'Antolini, peut-être un peu plus simple ici. TB-.

 

Serafini & Vidoto *** - Amarone della valpolicella classico 2008 : style classique, fruité, un peu confituré, encore jeune, une certaine finesse quand même, 15% alcool, pas trop tannique. TB.

 

La Tordera ** - Prosecco Treviso "Saomi" Brut : on finit par une bulle légère, fruitée, presque désaltérante, sur les fruits blancs, quelques grammes de sucres. B.

 

Antolini *** - DOC Valpolicella Classico 2022 : valpolicella très clair, léger, juteux, un côté jura presque, à peine épicé, qui glisse tout seul. TB.

 

 

Corte Sant’alda ***, soave Fienile 2023 : fruité un peu exotique, pêche, gourmand, pas trop lourd, très bien fait.


La collina dei Ciliegi ****, Prea, Bianco Verona 2021 : fruité jaune gourmand, bouche avec du volume, fraiche, jolie texture, sans boisé. Très bon.

Ciliegi, Macion Valpolicella Ripasso Sup. 2020 : robe assez foncée, nez fruits noirs, bouche avec une attaque un peu sirupeuse, fruits noirs, reste frais et pas trop haut en alcool, gourmand. TB.

 

 

22 juin 2020

Soirée Californie et mouvement IPOB

Le mouvement IPOB

rajatt parr jasmine hirsch

 

Le "mouvement" IPOB, In Pursuit of balance ("A la recherche de l'équilibre") est né en 2011 grâce à Rajat Parr et Jasmine Hirsch. Le premer est le "wine director" des restaurants Michael Minna à San Francisco et co-gérant des domaines Sandhi, Domaine de la Côte, Evening Land.... La seconde est la fille de David Hirsch, le plus célèbre "grape grower" américain, elle vinifie désormais au domaine Hirsch. Le mouvement IPOB est parti d'une conférence dans laquelle Rajat Parr disait que pour trouver l'équilibre, les vins californiens devaient désormais avoir moins d'alcool et plus d'acidité. Il a ensuite été rejoint par d'autres vignerons qui partagent la même philosophie. S'il n'y a pas de règles précises, on remarque tout de même une philosophie commune : moins d'alcool, moins de sucre, plus de fraîcheur, le pinot noir et le chardonnay sont majoritaires, le travail est souvent bio et biodynamiques, le parcellaire et le vin de terroir ("sense of place") est mis en avant, les boisés sont moins marqués, les extractions moins poussés, les vins plus digestes et plus vite prêts à boire. La plupart des vignerons sont passés par la Bourgogne qui est vraiment la région qui sert de modèle. Si certains vignerons s'occupent de leurs propres vignes, on reste majoritairement dans une culture où le "grape grower" (le jardinier) n'est pas le même que le "wine maker" (le cuisinier). Chacun son job !

 

En 2016, 36 domaines faisaient partie de ce mouvement. S'il n'y a pas de règles, il existe tout de même un comité de dégustation pour y entrer. On remarque que certains domaines qui ont la même philosophie n'en font pas officiellement partie. Il faut avoir conscience que sur l'ensemble de la Californie, c'est un mouvement encore très marginal, en avance sur son temps. 

  • Au Bon Climat Winery
  • Big Basin Vineyards
  • Calera Wine Company
  • Ceritas
  • Chanin Wine Company
  • Cobb Wines
  • Copain Wines
  • Domaine de la Côte
  • Drew Family Cellars
  • Failla
  • Hanzell Vineyards
  • Hirsch Vineyards
  • Knez Winery
  • Kutch Wines
  • LaRue Wines
  • LIOCO
  • Liquid Farm
  • Littorai Wines
  • LUTUM Wines
  • Matthiasson Family Vineyards
  • Mignanelli Winery
  • Mindego Ridge
  • Mount Eden Vineyards
  • Native9 Wines
  • Ojai Vineyard
  • Poe Wines
  • Presqu’ile Winery
  • Red Car
  • Sandhi Wines
  • Small Vines Wines
  • Thomas Fogarty Winery
  • Twomey Cellars
  • Tyler Winery
  • Varner
  • Wenzlau Vineyard
  • Wind Gap Wines

 

Les vins sont principalement situés dans les zones les plus fraîches, là où le brouillard est le plus important, le fameux "Morning fog" : Sonoma County (avec les AVA Sonoma Coast et Russian River) et plus récemment Santa Barbara County (avec l'AVA Santa Rita Hills). Pour donner un ordre d'idée, les premiers vins de la dégustation sont tous aux alentours de 13% d'alcool.

sonoma map

 

 

 

La dégustation commençait par 7 pinots noirs de jeunes domaines (en comptant Williams Selyem certes plus ancien mais longtemps considéré comme en avance sur son temps) comparés à deux vins plus "old school". Idem ensuite pour les blancs avec un chardonnay IPOB opposé à des chardonnays à l'ancienne. Tous les vins ont été ouverts à midi pour le soir, sans carafage, dégustés en Zalto Universal.

 

 

1 - Anthill Farms, pinot noir 2016 AVA Sonoma Coast (Sonoma County)

Domine créé en 2003 par David Low, Anthony Filiberti et Webster Marquez (3 anciens de chez Williams Selyem). Principalement de l’achat de raisins. « Les raisins proviennent de deux des parties les plus fraîches et les plus côtières de cette appellation : la côte basse, à l'ouest de Sébastopol, au bord du Petaluma Gap ; et la haute côte, la première ou la deuxième crête intérieure des océans plus au nord. Ces sites sont unis par l'influence directe de l'air marin frais du Pacifique, retardant la maturation jusqu'en octobre. » Sols majoritairement sables et argiles. Environ 30% grappes entières.

Couleur rubis foncé, nez très expressif plein de fruits rouges légèrement confiturés. La bouche est très facile, ronde, fruitée, un peu sucrée, peu de tannins, une petite pointe d’orangette sur la finale. Un vin gourmand, mais auquel il manque la fraîcheur et la profondeur par rapport aux parcellaires du domaine. B+.

anthill farms

 

 

2 - Littorai, The Pivot pinot noir 2016 AVA Sonoma Coast (Sonoma County)

Créé en 1993 par Heidi et Ted Lemon (qui vinifiait chez Roulot fin 1980’s…). Ferme autosuffisante et biodynamie. Une partie de vignes « domaine », une partie d’achat de raisins, à Hirsch notamment. Vins de terroirs : « sense of place ». The Pivot : parcelle de 1,5 hectares à côté du domaine, vignes plantées en 2004. Sols de grès marins, argiles et sables. 16mois fûts de chêne français, environ 25% neufs et 20% grappes entières.

Une robe très claire, très beau nez plutôt expressif, sur la cerise, la framboise, la rose, élevage bien intégré. Bouche avec beaucoup de fruit, de fraîcheur, une vraie trame minérale dans le fond. Quelques petits tannins qui allongent encore plus ce vin. Très belle longueur. Beaucoup d’élégance, dans un style très bourguignon. Largement au niveau d’un bon premier cru de Côte de Nuits. TB++.

littorai pivot 2016

 

 

3 - Failla, Lola pinot noir 2015 AVA Sonoma Coast (Sonoma County)

Créé en 1998, une partie « domaine » en bio, une partie d’achat de raisins. Lola : parcelle sur la partie la plus proche de Petaluma Gap. Sols d’argiles lourdes et limons. 20% vendanges entières, environ 15% fûts neufs français.

Couleur à peine plus sombre, on revient sur un vin proche du Anthill Farms, très gourmand, facile, boisé à peine plus marqué même si ça reste léger. Bouche un peu trop sucrée, avec de l’orangette là aussi et un peu plus d’amertume en finale. Ca manque un peu de tension. Le millésime chaud n’aide probablement pas. B.

failla

 

 

 

4 - Domaine de la Côte, Bloom’s field 2016 AVA Sta. Rita Hills (Santa Barbara County)

Créé par Rajat Parr et Sashi Moorman, vignes plantées en 2007, premier millésime en 2012. Domaine de 16 hectares, bio, tout en « propriété ». Philosophie du parcellaire et du « add nothing, take nothing away ». Bloom’s field : 3 hectares. Sols avec un peu de schistes et de fer. 100% grappe entière, environ 40% de fûts neufs.

Couleur très sombre pour un pinot, premier nez plutôt désagréable, légèrement animal et surtout marqué par un boisé toasté. Mieux en bouche, légèrement toasté, grosse matière, fruits noirs, cerises, olives, presque anchois, bonne acidité dans le fond qui permet de maintenir un certain équilibre. Belle longueur, mais ça ne fait pas dans la finesse. Le vin possède un gros caractère : il divise et fait beaucoup parler, il met une « vraie baffe » à certains, d’autres le trouvent vite écœurant. On a l’impression que par rapport aux autres nous ne sommes pas tout à fait dans le « add nothing »…  l’extraction est poussée, le boisé aussi, même si en effet il n’y a pas trop d’alcool et une bonne acidité. Il faudrait goûter d’autres vins du secteur pour en tirer des conclusions. A voir au vieillissement aussi. TB-.

domaine de la cote

 

 

5 - Williams Selyem, Westside road neighbors pinot noir 2013 AVA Russian River (Sonoma County)

La légende du pinot noir américain ! Créé en 1980 par Burt Williams et Ed Selyem, d’abord des vins de garage. Achat de raisins aux meilleurs « grape growers » Rochioli, Allen, Hirsch, … Domaine racheté par Dyson en 1998.  2001 une vingtaine d’hectares « domaines » sont plantés. 2013 Jeff Mangahas succède à Bob Cabral comme winemaker. Westside road neighbors = une partie de raisins achetés aux « voisins » Allen, Bacigalupi, Bucher, Flax, Rochioli Riverblock + des raisins « Williams Selyem Estate ». Elevage 14mois, 60% fûts neufs (François frères). 10-20% grappe entière en moyenne.

Robe plutôt sombre, un nez plus fermé que les autres, qu’il faut aller chercher, plutôt orienté fruits noirs, un peu de cuir, plus sérieux, moins éclatant, élevage parfaitement fondu. Ca se confirme en bouche : le vin fait plus sérieux et plus austère que les autres, taillé pour la garde, très grosse matière (probablement un gros tri sur ce millésime « généreux ») superbe acidité dans le fond. L’équilibre est parfait mais on sent que le vin ne veut pas se livrer complètement au niveau aromatique, beaucoup de longueur. Le vin qui a le plus gros potentiel dans le temps, mais pas le meilleur ce soir-là. Peut-être difficile pour lui de passer dans une série de jeunes pinots « éclatants » conçus pour être bus jeunes pour la plupart. TB+.

williams selyem westside road 2013

 

 

6 - Hirsch, San Andreas fault pinot noir 2014 AVA Sonoma Coast (Sonoma County)

Domaine créé et planté par David Hirsch en 1979. Vente de raisins, « Hirsch Vineyards » à Littorai, Williams Selyem, Kistler, Failla… Puis en 2002, premier millésime vinifié par David puis par sa fille Jasmine Hirsch. 2014 : les 72 acres (=30 hectares) sont certifiés biodynamie. San Andreas Fault : cuvée d’assemblage, la plus représentative du domaine, une trentaine de parcelles, sols divers. Air frais provenant de la faille de San Andreas, quelques centaines de mètres au sud.  Environ 10% grappe entière. Elevage environ 18mois fûts français, dont 30% fûts neufs.

Robe très claire, nez assez ouvert, tout en élégance, framboise, rose, fraise. Bouche en dentelle, qui ne met pas une claque mais où tout est à la bonne place, pas très épaisse, très fraîche, fruitée, peu tannique, belle trame minérale derrière, peu d’alcool, très bourguignon lui aussi. Bonne longueur. Semble prêt à boire. TB++.

hirsch

 

 

 

7 - Rhys, Horseshoe vineyard pinot noir 2010 AVA Sta. Cruz Mountains (Santa Cruz County)

Domaine créé et planté en 1995 par Kevin Harvey. Premier millésime en 2003. Biodynamie et parcellaire. Horseshoe vineyard : schistes de Monterey. Parcelle de 7 hectares dont 4,5hectares de pinot. Environ 25% grappe entière. Fûts français 40% neufs environ.

Une couleur assez claire mais très évoluée, presque rouille. Un nez qui tranche avec tout le reste, très marqué pot-pourri, orange sanguine, anchois, cuir, le nom de « Reynaud » est très vite évoqué. La bouche est dans le même registre, assez évoluée mais très classe, fraîche, peu d’alcool, saline, fruitée, très marqué pot-pourri encore, rose fânée, une aromatique assez sudiste mais un équilibre très « nordiste » qui donne au final un vin complexe, élégant et gourmand à la fois, sur lequel on a envie de revenir sans cesse. Un grand vin là aussi. TB++.

rhys horseshoe pinot 2010

 

 

 

8 - Bonny Doon, Cigare volant rouge 2010

Créé en 1983 par Randall Grahm. « Rhône blend » Grenache, syrah, mourvèdre, carignan, cinsault. Raisins provenant principalement de Santa Cruz.

La couleur reste plutôt claire, peu évoluée. Le nez fait très grenache, fraise sucrée, épices du souk, menthol, orangette. Bouche pas trop alcooleuse, fruitée, assez sucrée, peu de tannins, encore jeune. Longueur moyenne. Pas mal fait même si le côté sucré écoeure assez vite. B+.

 

(Bonny Doon (Californie), Cigare Volant Central Coast 2010 : (regoûté en 2025) Couleur à peine plus foncée que les vins précédents, début d'évolution tuilé. Le nez fait hésiter entre grenache façon Châteauneuf avec des notes de cacao que n'avaient pas les précédents, mais il y a aussi un côté viande fumé et des fruits noirs plus typés syrah. La bouche est très ronde, très gourmande, pile à point, un fruité très mûr et légèrement sucré, mais une bonne acidité et assez peu d'alcool (13,2%) par rapport au Rhône sud. Tout le monde hésite, personne n'a vraiment tort ou raison. Très joli vin, pile à point. Merci Olivier. TB+.

 

 

 

9 - Shafer, One Point five cabernet sauvignon 2009 AVA Stag’s Leap District (Napa County)

Domaine créé en 1972.  209 acres (= 85 hectares) One point five : cuvée créée en 2007. 100% cabernet sauvignon. Sols volcaniques, 20 mois d’élevage, 100% fûts neufs français. 2 Vineyards : Hillside estate et borderline.

Couleur noire comme l’encre, nez de confiture de cassis, vanille, coco, élevage encore bien présent, un peu de menthol derrière. Bouche puissante, boisée, confiturée, très bodybuildée, avec une finale très lourde sur l’alcool, où les 15,3% se sentent bien. On frôle le 100/100 Parker. Un vin d’une autre époque, où il parait bien impossible de finir son verre pour nos palais habitués à un autre style. Moyen.

 

(Shafer  :  Cabernet sauvignon TD9 assemblage 2022 très boisé, pas de tanins, très confituré, bof.)

 

soiree ipob

 

 

 

 Les Blancs

 

10 - Sandhi wines, Rita’s crown chardonnay 2014 AVA Sta. Rita Hills (Santa Barbara County)

Domaine créé en 2010 par Rajat Parr, « wine director » de Michael Mina Restaurants, et Sashi Moorman. Majeure partie en « négoce », et biodynamie. Rita’s Crown (couronne de Santa Rita) est située à la plus haute altitude de la région, de 600 à 1 000 pieds (=300m). Les sols de sables et de diatomées pures = coquillages fossilisés, caractéristiques de l'appellation, qui apportent la minéralité.

Couleur dorée, nez très marqué par l'autolyse (réduction bourguignonne, ou élevage sur lies sans oxygénation), ça sent l'allumette dans toute la pièce, on a du mal à trouver autre chose. En bouche on comprend mieux l'intérêt de cette vinification, très grosse énergie, c'est tendu, grosse longueur, parti pour durer longtemps, pas de gras, pas de beurré. On est exactement dans ce que l'on voit apparaître de plus en plus en Côte de Beaune. Il faut vraiment aimer ce parti pris. Certains ont adoré, d'autres détesté. TB-.

sandhi ritas crown

 

 

 

11 - Paul Hobbs, chardonnay 2016 AVA Russian River (Sonoma County)

Domaine créé en 1991 à Sebastopol.  Assemblage de parcelles sur des sols de sables, argiles, loess. Elevage 10mois fûts, 45% fûts neufs français.

Couleur or pâle, nez plus élégant sur l'ananas, les fruits jaunes bien mûrs, un léger beurré, à peine vanillé. Ca se gâte en bouche où le vn fait très rond, peu d'acidité, l'alcool se sent vite. Dès que le vin se réchauffe, l'élevage se fait trop présent, avec une finale amère et alcooleuse. B-.

 

 

12 - Wente Morning fog chardonnay 2012 (Livermore Valley)

Un vin très coloré, qui sent le beurre rance, le caramel, des notes oxydées. Une bouteille peut-être mal conservée.

 

 

13 - Kistler, Chardonnay Les Noisetiers 2008 AVA Sonoma Coast (Sonoma County)

Couleur très dorée aussi. Le nez fait très beurré, caramel, noisette, vanille, praliné, on sent que c'est fatigué. La bouche confirme, très grasse et très ronde, plus beaucoup d'acidité, finale uniquement sur l'alcool. Là aussi, la personne qui a apporté la bouteille nous dit qu'elle a mal vieilli, d'autres ont mieux goûté. 

 

 

Bonus

14 - Marimar Estate, San Miguel Vineyard Albarino 2017 Russian River Valley

Couleur presque translucide, nez plein de fruits, pêche, fruits exotiques, presque un côté muscaté. Bouche fraîche, légère, un peu perlante, un côté riesling mosellan. Assez court, mais très facile à boire. B+.

soiree ipob blanc

 

 

 

Quelques pistes de conclusion : le niveau des pinots noirs a épaté tout le monde. Si deux d'entre eux avaient une sucrosité un peu trop marquée, quatre vins rivalisent sans problème avec de très grands Bourgognes. S'il fallait vraiment comparer avec des domaines connus (nous avons eu le débat en fin de soirée) je dirais que Hirsch a le côté presque évanescent d'un Fourrier ou d'un Rousseau, Littorai un peu plus sérieux à la Roumier, Williams Selyem taillé pour la garde (à la Cathiard ?) et Rhys dans un style pas du tout bourguignon, ce soir-là en tout cas. Seul le domaine de la Côte a montré un boisé un peu trop imposant. S'ils rivalisent avec les vins français niveau qualité, ils sont généralement encore plus chers malheureusement (30€ pour Anthill, 50€ Failla, 65€ Hirsch et domaine de la Côte, 90€ Littorai, 150€ environ Rhys et Williams Selyem). C'est pas en Californie qu'on trouvera des bonnes affaires...

Les vins sont souvent apparus comme faciles à boire dans la jeunesse, travaillés pour cela (probablement une question de public auquel ils sont destinés, peut-être aussi une question de climat qui apporte vite rondeur et sucrosité). On peut du coup se poser la question de l'intérêt de la garde pour pas mal d'entre eux.   

Les IPOBs semblent avoir compris que lorsqu'on monte en gamme, en passant du village aux parcellaires, les vins ne doivent pas forcément gagner en corpulence mais plutôt en profondeur : chose rare dans le monde...

Les vignes sont parfois très jeunes, le potentiel d'amélioration est donc particulièrement important.

Les chardonnays ont déçu, nous avons eu le choix entre les deux extrêmes : des vins trop boisés, lourds et trop "oxygénés" ou un vin trop "réduit" a contrario. Un juste milieu serait l'idéal... Il aurait fallu un panel plus grand pour en tirer des conclusions. Je me fais tout de même la réflexion que les terroirs (sableux, limoneux, argileux) manquent peut-être d'un peu de "caillou" dans l'ensemble pour donner de grands chardonnays, surtout dans une région solaire comme la Californie. Mais je compte bien poursuivre mes recherches...

 

 

Les vins sont souvent difficiles à trouver. Quelques pistes tout de même : les Littorai sont disponibles chez Délices des Terroirs. Hirsch, Domaine de la Côte, Sandhi, Anthill, Failla sont importés en Italie par Sun Import et donc trouvables sur certains sites italiens. Pour Rhys et Williams Selyem c'est malheureusement introuvable hors USA ou UK à la limite.

 

Le IPOB est officiellement terminé (https://punchdrink.com/articles/what-the-end-of-ipob-means-for-ca-wine-culture-wars/) mais nul doute que leur philosophie va perdurer tant la communication de Rajat Parr et Jasmine Hirsch a fait d'émules.

 

 

Les derniers millésimes à Sonoma

2017 : compliqué, très chaleureux.

2016 : (année d’inondations) très belle année, pas trop chaud en août, plus de fraîcheur que les millésimes précédents.

2015 : (année d’incendie) bon millésime, petits volumes, vins plutôt chauds et tanniques, comme en Europe.

2014 : gros volumes, plutôt un bon millésime classique.

2013 : gros volumes, idem.

 

 

Merci à tous ceux qui ont tenu jusqu'ici ! Prochaine étape : les jeunes Australiens !

 

25 novembre 2023

Felton Road (Nouvelle-Zélande) ****

 

Domaine de 32 hectares en biodynamie acheté par Nigel Greening à la fin des années 1990.  

 

 

Felton Road, Cornish point pinot noir 2016 (Central Otago) : (Cornish Point : 8ha sur la partie nord-est de Bannockburn, solaire, sols lœss sur granit, planté en 2000 à 4000pieds/ha, non irrigué, 250-300m d’altitude, 25% VE, 10% fûts neufs.)      Couleur sombre là aussi, un nez boisé toasté, fruits noirs, assez proche du précédent. La bouche est très ronde, peu d’acidité, tannins gommés par le bois, là aussi c’est très « international » dans le style, pas forcément une grosse longueur. C'est un peu moins toasté que Valli mais encore plus arrondi. Plusieurs participants ont apprécié Valli, bien plus que Felton il me semble. B.

 

 

 

Felton Road – Pinot noir “Bannockburn” 2011 (Central Otago - Nouvelle-Zélande) : (11mois fûts, assemblage de 3 parcelles, biodynamique). Le nez est un peu discret, mais plutôt agréable, là aussi sur un fruit assez noir pour du pinot. La bouche est vive, plus tendue que les précédents, plus fine que le Nelles, fruitée. Longueur moyenne. B+.

 

Bannockburn pinot noir 2023 assez rond boisé, Cornish point 23 site en péninsule, plus frais, moins boisé, épicé, un peu plus de fond et d’allonge. Mc Nuir 23 puis Cavert 23 assez moderne, rond et boisé. Idem Block 3. Block 5 pinot noir 2023 plus noir, à attendre, un peu plus serré et massif.

 

3 septembre 2017

Knoll (Autriche) ****

Domaine historique d'environ 18ha, situé sur la partie est de la Wachau (zone la plus chaude), géré par Emmerich Knoll et sa femme Monika, désormais épaulés par Emmerich Jr. Les vins ont toujours été riches et opulents, parfois un peu trop solaires, même s'ils se sont affinés sur les derniers millésime.

 

 

Weingut Knoll - Loibner Grüner Veltliner Vinothekfüllung Smaragd 2006 : Belle couleur dorée, déjà un peu évoluée. Le nez est d'abord très minéral à l'ouverture, avec du miel, puis avec l'ouverture des fruits jaunes bien mûrs, quelques fruits secs, très beau. La bouche est très épaisse, puissante, on sent bien les 14,5%, solaire, il lui manque une pointe de fraîcheur à mon goût, mais elle a une belle minéralité, du fruit (pêche, coing...), une superbe texture bien grasse, du miel. Longue finale. Une belle découverte. Note : 16,5/20.

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 2 Emmerich Knoll - Riesling federspiel 2016 assemblage de parcelles autour d’Unterloiben. Climat plus chaud (Courants froids de la forêt du Wadviertel au Nord-Ouest vs Courants chauds de la plaine de Pannonie à l’Est). Même couleur, nez plus marqué par des fruits mûrs et fruits exotiques, petite touche de pétrole, on sent un peu plus le riesling, du silex aussi. La bouche est plus mûre, moins vive, moins perlante, facile à boire car légère en alcool et fruité, mais ça manque un peu d'acidité par rapport au précédent. Ca reste néanmoins un bon petit vin d'apéritif. B+.

 

 

Knoll - Grüner steinfeder 2012 : doré, rioché, miel, noisette, un peu oxydatif, manque d'acidité, plutôt sur la pente descendante, même si le nez est intéressant. B-.

 


Knoll Schütt riesling Smaragd 2021 : (13%, 7,7gr SR, 8,8 d’AT) très fruité, sucre bien présent, facile à boire, bonne acidité dans le fond, mais étonnant avec ces 7,7gr de SR.

 

Knoll, riesling 2015 schütt Smaragd : très beau riesling, encore jeune, beaucoup de peps, de l’allonge, sans l’opulence qu’il pouvait y avoir autrefois sur les Smaragd du domaine.

 

 

Knoll chez valade


Gruner 24 federspiel aromatique et mou. Riesling 24 déjà un peu mieux. Loibenberg smaragd gruner 24 encore jeune un peu pataud. Le même en riesling gourmand, un peu de SR, plus de peps, sympa. Vinothekfullung gruner 24 (cuvée avec les raisins les plus mûrs, un peu botrytisés, ce qui permet de garder la pureté sur les autres cuvées) assez lourd.  Le même en 2021 déjà bien mieux complexe, dans le style assez riche du domaine.

 

12 août 2020

Forjas del Salnes (Espagne - Galice) *** et Nanclares ****

Forjas del Salnes - Rias Baixas Leirana Albarino 2017 : (petit domaine créé en 2005 par Rodri Mendez et Raul Perez. 100% albarino. Vignes de 30 à 90ans. Assemblage de 3 parcelles dans la vallée de Salnes. Elevage 20% foudre, 80% cuve inox, sans malo) Couleur or pâle, nez fruité sur le citron vert, la pomme granny et la pêche. Bouche tendue par une belle acidité, pas de gras, minérale et saline, où on retrouve les fruits du nez avec un côté zesté encore plus marqué. Finale sur les zestes d'agrumes et le sel, très salivante, parfait pour l'été. Un de mes albarinos préférés avec ceux de Nanclares, loin du côté très mûr et opulent que l'on croise trop souvent sur cette appellation. TB.

forjas de salnes

 

Forjas de Salnes - Finca Genoveva 2020 Vinos Atlanticos : (cépage caino. Rias Baixas) Couleur claire, nez qui fait pinot, petits fruits rouges acidulés, impession d'un légère note lactée, vanillée. Bouche qui attaque sur une acidité haute, un peu trop mordante, frais, léger en alcool (12°), peu tannique, très beau fruité. La finale est par contre assez ronde, un peu lisse, on retrouve les notes lactées, vanillées. B+.

 

 

 

Rodrigo Mendez *** - O Raio da vella DO Rias Baixas 2019 : (albarino, élevage foudres 1500L) Couleur or pâle, nez très fruité bien mûr, pêche, fruits exotiques, voire fruits surmûris type papaye, goyave. Bouche qui garde ce fruité bien mûr mais grosse acidité derrière, fond minéral, légère salinité, bel équilibre, texture agréable avec un très léger gras grâce à l'apport du foudre sans aromatique boisée. Finale assez longue, acidulée, citronnée, saline. Après un nez qui faisait craindre une certaine lourdeur c'est finalement très joli. TB.

 

 

Albamar **- Rias Baixas 2013 : (100% albarino) Couleur or pâle, nez expressif, très fruité avec de la fraise et des fruits très mûrs, voire presque trop (coing, papaye, goyave...). Bouche assez vive à l'attaque, fruité un peu moins mûr, plus d'agrumes, assez légère et très fruitée, facile à boire, il manque un brin de minéralité et de tension sur la fin de bouche à mon goût. Finale de longueur moyenne, toujours sur les fruits exotiques, la fraise, les agrumes. Un vin efficace, très consensuel, d'ailleurs la bouteille ne fait pas un pli. Attention pas mal de sulfites... Note : 15/20.

 

 

Alberto Nanclares **** - Rias Baixas Coccinella 2018 : (100% alvarinho, VV) Couleur presque translucide, nez avec des notes minérales, citron vert, zestes d'agrumes. Bouche avec un léger perlant, très fraîche, tendue et minérale, zestes d'agrumes, finale très longue et énergique, clairement saline, acidité élevée et amers nobles qui donnent envie d'y retourner, me fait presque penser à un beau riesling "trocken". Pas ultra complexe en l'état, mais d'un équilibre et d'une énergie remarquables, largement supérieur aux alvarinho des grandes maisons vite lourdauds. Le lendemain l'aromatique développe quelques fruits blancs et un peu de pêche, sans le côté perlant, très loin du riesling du coup, mais le vin a gardé sa belle finale saline. TB++.

Nanclares - Albarino Rias Baixas 2018 : couleur claire, nez pas trop exubérant pour de l’albarino, fruité, pêche, agrumes. Bouche tendue, fruitée, acidulée, acidité élevée, trame minérale dans le fond, beaucoup de salinité en finale, salivante. TB+.

Nanclares y Prieto - A Senda Vermella Rias Baixas rouge 2020 : (caino et mencia) Couleur très claire, nez petits fruits rouges, végétal, épices. Bouche très légère en alcool, beau fruité, fraîche, digeste, épicée, à peine trop végétale, mais glisse très facilement. TB.

Nanclares y Prieto (Galice), DO Rias Baixas A Graña 2021 : (domaine de 5ha bio né en 1993, 100% albariño d’environ 30ans à Sanxenxo sur sols de granit et sables. Elevage de 9mois 75% fûts de châtaigniers non neufs et 25% cuves inox)     Nez un peu timide à l’ouverture, puis se développe sur des fruits exotiques et des agrumes. Très belle bouche avec du volume, presque un peu de gras pour cet alvarinho qui voit le fût, mais il garde une grosse acidité, fruits exotiques à l’attaque, la finale est plus zestée, avec de beaux amers, très longue. Très beau vin. TB+.

 Nanclares y Prieto (Galice), Rias Baixas Dandelion 2023 (100% albarino) : une robe claire, un nez sur la pêche, voire même ananas avec l’ouverture, bouche fraîche et tendue, plus sur les agrumes, on sent l’élevage sur lies à la texture mais aussi à la finale où le caractère umami est bien présent et fait saliver. TB.

(pas de malo, tout en pergola) Dandelion 2024 nez un peu aromatique mais superbe en bouche, long, salin, frais. Tempus Viendi 2024 plus proche de l’océan mais étonnamment plus litchi, rond. Nanclares 2022 un côté un peu oxydatif, bouche saline. Paraje Mina 2024 frais, salin, tendu, top.  Soverribas 2021 beurré, un peu d’oxy, un peu plus lourd. 

Alberto Nanclares, Paraje Mina Rias Baixas 2024 : (100% albarino) Couleur très claire, nez à l'aromatique encore primaire, pomme verte, florale. Bouche très tendue, minérale et saline, qui a moins de corps et d'alcool que les mansengs. Joli vin dans un registre fraîcheur saline poussée à l'extrême.

 

 

Barco del corneta ** - verdejo 2018 VT Castilla y Leon : couleur or pâle, nez boisé vanillé marqué, fruits jaunes assez mûrs, pas vraiment de notes de lies. Bouche riche, alcooleuse, 14%, mûre, solaire, boisée, avec une finale où l’alcool ressort manquant d’acidité. B-.

 

 

23 janvier 2021

Van Volxem (Allemagne - Sarre) ****

 Depuis que Roman Niewodniczanski a récupéré le domaine en 2000, bien aidé par l'arrivée de Domink Völk comme maître de chai en 2004, Van Volxem s'est aggrandi à 85 hectares et en même temps ne cesse de progresser. Les vins autrefois très mûrs et opulents ont gagné en finesse, grâce à un beau travail proche du bio à la vigne comme au chai : fermentations spontanées, faibles rendements, élevage en foudres Stockinger qui marquent de moins en moins les vins... Si ce sont les vins sucrés qui ont fait la réputation de Wiltingen (village d'Egon Müller également), Van Volxem montre qu'il est possible d'y faire des secs. Les vins ne sont pas encore les plus cristallins de la Sarre, mais sur les derniers millésimes ils ont vraiment gagné en tension et en minéralité  et deviennent très prometteurs.

 

Van Volxem - Riesling Scharzhofberger GG 2016 : (AP 14. 12% vol.) Couleur très claire, nez légèrement soufré/pierre à fusil à l'ouverture mais ça se dissipe très vite pour laisser place à du fruit, pamplemousse, zestes d'agrumes, fruits jaunes, résine, pas de pétrole, très "pur" pas de botrytis. Bouche sèche, très droite, minérale, sur les agrumes principalement avec un petit trait végétal, pas forcément un gros volume pour un GG, mais beaucoup de longueur. Finale saline, tendue, sur les amers qui font très zetes de pamplemousse toujours ce trait végétal qui m'évoque de plus en plus un sauvignon, ça en devient presque entêtant, on se dit qu'on est pas loin de la sous-maturité. Le lendemain le vin a pris du volume et aussi de la maturité, avec quelques notes de coing et d'ananas, une pointe de pétrole désormais, tout en gardant sa belle tension. Un vin à bien ouvrir à l'avance, voire à attendre quelques années supplémentaires dans l'idéal, bien dans l'esprit du nouveau style Van Volxem. TB+.

val volxem scharzhofberger 2016

 

riesling schiefer 2020 : superbe entrée de gamme, bonne acidité, fruit qui tire un peu sur l'exotique, pas très épais, mais rais et gourmand. TB.

riesling saar 2015 : dorée, nez évolué, miellé, fruits jaunes et exotiques, joli. Belle attaque avec de l'amertume, citron confit, la finale manque de peps par contre, presque grasse, on sent la chaleur du millésime ici. B+

 

 

Van Volxheim


Schiefer riesling 23 aromatique au nez, un peu de perlant mais tendu, nerveux, jolie bouche. Wiltinger riesling 22 frais et tendu, pas beaucoup de corps mais très bon frais, salin. Bockstein GG 2021 gourmand, un peu de SR peut-être, bon équilibre, jolie finale petits amers.  Schonfels riesling 2021 un peu de sucre, plus en rondeur, un peu trop.  Alte Reben 23 litchi, mou.   Volx GG 2023 black label litchi un peu mais quand même plus de peps en bouche, pas mal mais loin des Wittmann.  (pas de malo. 60% foudres le reste inox et fût, jolis entrées de gamme mais grosses cuvées un peu trop « travaillés »)

 

6 octobre 2023

Marie et Vincent Tricot à Orcet ***

 

Marie et Vincent Tricot sont des historiques du vin naturel en Auvergne. Comme Jean Maupertuis par exemple, ce sont des vins réguliers, toujours propres, vendus à prix sages, par des vignerons qui sot restés humbles et discrets, malgré le succès que peuvent rencontrer leurs vins dans certains pays.

 

 

Domaine d'un peu moins de 5ha, quasiment d'un seul tenant, à Orcet, sur la route des Martres-de-Veyre, sur des sols sédimentaires avec des dépôts volcaniques. Vincent et Marie se sont rencontrés dans le Beaujolais. Après un stage au Chili et au Château de Nages en Costières de Nîmes, ils se sont installés en 2002 en Auvergne, récupérant un domaine entièrement bio depuis 1971, entouré de céréaliers bio. Le domaine est bien sûr bio depuis le début, intégralement sans sulfites depuis 2011. Les élevages se font en cuves, fûts (pas mal de fûts d'occasion chauffe très douce de chez Louis Latour) ou amphores en grès de Limoges (porosité légère).

 

2025 a été un millésime solaire, avec deux épisodes de canicule coup sur coup, et beaucoup de sécheresse. Chez les Tricot la vigne a bien résisté, les rendements restent corrects, et le tri un peu moins drastique que dans les secteurs les plus chauds de l'appellation. Les réserves emmagasinés en hiver au début du printemps ont joué un rôle important, et le travail des sols également.

 

Les 2024 seront embouteillés en novembre 2025 soit un peu plus tard que d'habitude (sauf les petites cuvées "de fruit" qui ont déjà été mises en bouteilles).

 

 

Blancs

 

Rasséréné 2023 sur fût (il reste un fût qui sera assemblé avec les 2024 probablement) : sauvignon avec un peu de muscat, marqué par une légère macération, énergique, pas trop aromatique, belle allonge avec de beaux amers.

2024 : sauvignon plus marqué, un peu plus pamplemousse rose, les deux devraient bien s'assembler.

 

Escargot chardonnay 2024 : chardonnay assez classique, gras, encore un peu d'élevage, manque un poil d'allonge.

 

Désiré 2025 aligoté : cette année solaire, suivie de pluies qui ont dilué les raisins, l'aligoté a un profil aromatique manquant un peu de peps. Plutôt bon, mais ce n'est pas le profil habituel de la cuvée, elle sera probablement assemblée.

 

White Light 2025 : chardonnay/muscat et du coup aligoté cette année, pour voir ce que donnerait cette assemblage, le muscat domine encore, on reste donc sur le profil des années précédentes, aromatique, apéritif, pas trop écœurant non plus, car vif, peu d'alcool et plutôt fin pour du muscat.

 

Désiré 2023 en bouteille : en effet un profil plus vif et citronné, pas très long, mais frais.

 

 

Rosé

Rosé 2025 : encore un peu de sucres, coloré cette année, plutôt gourmand, plein de fruit.

 

 

Rouges

petites fleurs 2025 gamay d'auvergne en carbo : carbo sur le fruit, gourmande, on pourrait déjà le sortir comme ça en primeur.

 

plusieurs pinots 2024 sur fûts et amphores, plus ou moins égrappés et plus ou moins extraits, mais tous d'un beau fruité, frais, avec de belles acidités sur ce millésime. Ils rentreront dans l'assemblage des 3 Bonhommes et dans l'assemblage des Milans.

 

syrah 2025 (vigne plantée en 2020, syrah du Rhône) syrah vendangé plus tard que les gamays et les pinot ici en Auvergne, syrah foncée, mais tout est plus foncé en 2025, florale, très violette, plutôt fraîche, pas très élevée en alcool, tannins fins. Encore une preuve que le cépage se plaît bien ici. Il rentrera probablement dans l'assemblage de la Côte Ouest.

 

parcelle des Marcottes 2024, vieux pinots en pente, plus solaire, plus puissant et un peu plus extrait, rentre dans l'assemblage de la Côte Ouest désormais, cuvée faite avec les raisins les plus mûrs en général.

 

 

Non goûtés ce jour-là MC (avec du pineau d'aunis), Rouge lux (gamay), bulleversante (pet' nat blanc) et le vin paillé (non produit depuis plus de 10ans)

 

 

Comme souvent, il n'y a pas de vins disponibles au domaine. Il faudra attendre la prochaine mise...

 

 

 

 

anciennes dégustations

 

Marie et Vincent Tricot (Orcet) ** - Désiré 2011 Vin de France : (chardonnay et muscat ottonel, élevage en fûts de plusieurs vins, très légèrement soufré 15mg/L) nez moyennement expressif mais prometteur, brioché avec des fruits mûrs (fruits jaunes, poire), du miel, peut-être un côté eucalyptus. Belle matière en bouche, avec des fruits très mûrs (fruits jaunes), c'est gourmand, l'attaque manque un peu d'acidité mais pas la fin de bouche ce qui l'empêche d'être écoeurant. La finale n'est pas très longue, elle manque un peu de tension, mais elle a un côté salin qui fait saliver et donne envie de se resservir. Bon vin de soif et bon rapport q/p (7,50€), la bouteille ne fait pas long feu. Note : 15,5/20.

 

Marie et Vincent Tricot - L'Escargot 2011 Vin de France : (100% chardonnay) couleur or assez foncée, très beau nez sur l'ananas beurrée, pointe de vanille, élevage parfaitement intégré. Bouche vive, minérale, beaucoup d'ananas, menthe, réglisse, très fraîche. Seule la finale est légèrement alcooleuse. Mais ça reste un très bon vin. La référence du Puy-de-dôme en blanc. 15,5/20.

 

Marie et Vincent Tricot - L'Escargot 2015 Vin de France : robe très trouble, nez très discret, une pointe de pomme blette, mieux en bouche, très vive, tendue, puissante, citronnée, florale, pas de bois ressenti, belle matière et belle longueur. Très bon dans un style plus nature que le 2011, moins consensuel. TB.

 

Marie et Vincent Tricot - Rosé 2015 : (goûté à Chassignoles) foncé, assez vineux, fruité, perlant. Pas mauvais, mais loin du niveau de leurs blancs ou de leur vin de paille, malheureusement déjà épuisés. B.

 

Marie et Vincent Tricot - Les Milans rouge 2015 : très trouble, nez très marqué noyau de cerise, bouche légère, noyau de cerise et pointe balsamique, légère, facile. B. Trois ans plus tard, jus nature très fin, très pot-pourri, légère volatile, mais très juteux, frais, évident. TB+.

 

Tricot - Marcottes 2014 : (gamay) robe trouble et évoluée, nez très animal réduit au départ, un peu lardé, mieux avec aération, bouche avec une petite volatile, bonne acidité, léger en alcool, tannins souples, mais joli fond acide. TB.

 

Marie & Vincent Tricot - Vin Paillé n°10 : (100% gamay, raisins séchés 3 mois sur paille, 2010) couleur ambrée, trouble. Nez très marqué par la fraise, mais aussi de la prune, pruneau, raisins de Corinthe. L’attaque en bouche est perlante, le vin est reparti en fermentation, mais le gaz part très vite dans le verre, le vin est léger, sucré, mais frais, aussi proche d’un jus de fraise que d’un vin tant il y a de fruit. Finale de longueur moyenne. Très facile à boire. J’aime beaucoup, mais le vin divise l’opinion autour de la table. Une curiosité. TB.

 

8 octobre 2012

Henri Gouges (Nuits-Saint-Georges) ****

Les deux cousins Christian et Pierre Gouges viennent de laisser la place à leurs enfants respectifs : Grégory et plus récemment Antoine. Les vins ont longtemps été considérés comme très durs, très tanniques, demandant une bonne quinzaine d'années pour être approchables. Le style s'affine petit à petit avec des extractions moins poussées, les vins sont plus accesibles jeunes avec plus de fruit. Attention tout de même à quelques soucis de réduction notamment, les vinifications deviennent de moins en moins interventionnistes, les vins peuvent encore gagner en netteté et précision.

 

Nuits saint Georges 1er cru Les Porrets 1999 1/2 bouteille


Couleur : rouge à contours légèrement tuilés, avec un peu de gras.
Nez : après 2h d'ouverture toujours rien, il a fallu carafer le vin 30 minutes environ pour que les arômes arrivent enfin. Nez sur les fruits noirs, légèrement kirsché également, avec de la terre et quelques notes de sous-bois.
Bouche : c'est très puissant, les tannins sont bien présents mais assez fins et bien intégrés. La texture est malheureusement un peu asséchante à mon goût, il y a une bonne matière mais je m'attendais à encore mieux. Les arômes sont à peu près les mêmes qu'au nez : du fruit plutôt noir et un côté terreux (mais très appréciable).
Finale : très longue, un peu trop sèche encore.

Note 17/20 Un bon vin qui fait encore très jeune, il commence tout juste à être buvable et sera sûrement encore meilleur dans quelques années.

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Informations complémentaires provenant du site du domaine : le domaine Henri Gouges est un domaine familial de 15 hectares environ, qui produit un Bourgogne générique et surtout des NSG rouges (un village, un 1C Chaignots tout en finesse, un 1C Pruliers plus puissant, un 1C Les Porrets - monopole de 3,5 hectares - entre puissance et finesse, un 1C Vaucrains puissant aux notes empyreumatiques, un 1C Les chênes carteaux en finesse, et un 1C Les Saint-Georges parfaitement équilibré) ainsi que des NSG blancs.

 

Gouges - NSG Clos des Porrets St Georges 2017 : Intensité colorante moyenne, nez classique de pinot légèrement épicé. Très belle bouche toute en allonge, fruité pur, belle acidité, impression calcaire, finale salivante portée loin par des petits tannins (un peu typé nebbiolo), pas beaucoup de largeur, mais pureté, minéralité, un vin de grande classe. TB++.

 

Henri Gouges, 1er cru Clos des Porrets St Georges 2021 : un domaine qui a changé de style récemment, ce vin en était la preuve, fini les vins très durs du passé, ce Porrets 2021 a montré un très joli fruité, très épuré, peu de bois, une bouche élégante, pas forcément de volume ni de texture mais beaucoup d'allonge avec une finale très calcaire. TB+.

 

 

NsG 15 : gourmand, facile. TB-.

NsG 1er cru Porrets St Georges 15 : un peu chaud au nez, plus frais en bouche, bien dans le style du stéréotype de NsG, puissant, tannique, pas trop mon truc. TB-.

NsG 1er cru Pruliers 15 : style un peu plus tendu, mais les tannins sont encore trop présents à mon goût. A attendre, comme toujours avec le domaine. TB-.

NsG 1er cru Vaucrains 15 : un peu plus boisé, mais on sent des tannins plus arrondis, beaux fruits noirs derrière, plus de finesse. TB.

Henri Gouges NsG 1er cru Les Pruliers 2011 : viandé, tendu, racé, tannins déjà élégants pour Gouges, top. TB++.

 

domaines familiaux 2019

Hautes Côtes Dames Huguette 2017 : des vins assez sombres, qui semblent peu sulfités désormais, avec parfois un peu de réduction et des aromatiques pas tout à fait en place, tannins moins serrés que par le passé, style plus fin. Ce Hautes côtes est facile, juteux, simple. B.

NsG 2017 : on monte d’un gros cran en épaisseur et en longueur. TB.

NsG 1er cru clos des Porrets 2017 : encore serré, un peu réduit, mais beau jus, à voir au vieillissement. TB.

NsG 1er cru Pruliers 2017 : ultra réduit, compliqué à goûter. TB-.

NsG Clos des Porrets St Georges 2013 : beau nez fruité, végétal noble, animal, mais la fin de bouche est un peu astringente et amère. TB-.

 

domaines familaiux 2021

Hautes Côtes dames huguettes 2019 : violet foncé, nez un peu oxydé, dur.

Nuits St Georges 2019 : servi froid, encore serré, tendu, pas un gros volume, bonne fraîcheur derrière. B+.

NSG Clos des Porrets 2019 : un gros cran au-dessus, plus de volume, tannins plus soyeux, long, frais, aromatique fruits noirs, fond calcaire intéressant. TB+.

NSG Pruliers 2019 : joli fond et matière, mais encore serré, à attendre plus longtemps que le précédent. TB.

 

domaines familiaux 2022

Hautes Côtes dames huguettes 20 : coloré, aromatique assez mûre mais acidité haute, pas trop sucrée, un peu serrée en finale mais une belle allonge. TB.

Nuits St Georges 20 : proche, mais avec une pointe végétale en plus. TB.

NSG Pruliers 20 : semble un peu plus confit, avec une finale encore serrée. B+.

 

2 septembre 2025

Soirées NSG

 

1 JF. Mugnier, 1er cru clos de la Maréchale blanc 2021 : chardonnay tendu, citronné, austère, très calcaire, pas un gros volume, un peu mieux en se réchauffant avec des notes briochées. Jolie finale assez longue et salivante, mais un plaisir limité en l'état. B+.


2 Méo-Camuzet F&S, 2022 (bas de combe + grandes vignes) : vin coloré, reflets violets, nez très expressif, fruits noirs, vanille, violette. Bouche très gourmande, texturée, ronde, fruité mûr un peu confituré et vanillé, pas beaucoup d'allonge, encore un peu de bois, bien dans le style du domaine. TB.


3 Edouard Confuron, Aux allots 2022 : un style quasi opposé au précédent, un peu de couleur quand même, fruité plus clair et un peu de ronce, végétal, bouche qui n'a pas un gros volume, pas de travail de texture, mais grosse allonge, plus en acidité, avec une finale salivante umami qui donne envie d'y revenir, joli style. TB+.

 

Bonus Friedrich Becker, Heydenreich pinot noir 2016 (Palatinat) : un vin beaucoup plus clair que les autres, où on a eu l'impression d'un climat plus frais, plus d'acidité, mais beaucoup d'élégance, sur des petits fruits rouges, une touche d'élevage viande fumée. On part vite plus au Nord que la Bourgogne. Une cuvée qui a paru très élégante, avec peu d'extraction pour un grand cru de Friedrich Becker. Très accessible en l'état, un vin qui a fait l'unanimité. TB+.


4 Thibault Liger-Belair, La Charmotte 2017 : couleur très claire, nez très floral, beaucoup de rose, de baies rouges. Bouche en dentelle, aérienne, au fruité éclatant, très florale aussi, très "vosnienne" disent certains, probablement marquée par la vinification en infusion avec une partie de grappes entières, ce n'est pas très dense, mais c'est le vin qui offre le plus de plaisir immédiat. TB++.


5 Jean Grivot, 1er cru Aux Boudots 2017 : couleur sombre, nez marqué par l'élevage, café, bouche mûre, confiturée, boisée, assez ronde mais sans beaucoup d'allonge. B+.


6 Henri Gouges, 1er cru Clos des Porrets St Georges 2021 : un domaine qui a changé de style récemment, ce vin en était la preuve, fini les vins très durs du passé, ce Porrets 2021 a montré un très joli fruité, très épuré, peu de bois, une bouche élégante, pas forcément de volume ni de texture mais beaucoup d'allonge avec une finale très calcaire. TB+.

 

7 Sylvain Cathiard, 1er cru Aux Murgers 2017 : couleur parmi les plus sombres, un vin qui semblait persque parfait, combinant fruité et floral ainsi que des notes de cuir, voire tabac, beaucoup de volume mais des tannins très fins, un fruité mûr et une belle acidité, de la longueur. TB++.


8 Robert Chevillon, 1er cru Les Chaignots 2010 : enfin un Nuits-St-Georges qui collait au stéréotype de l'appellation, avec des tannins plus fermes, un côté plus terreux, cuir, presque encore trop jeune pour ce 2010, probablement dû au style traditionnel du domaine puisque les Chaignots est une parcelle proche de Vosne. TB+.


9 Château de Puligny, 1er cru Clos des grandes vignes 2005 : couleur assez claire et peu évoluée pour 2005, nez de fruits rouges, semble avoir eu un élevage poussé, bouche jeune, sur le fruit peu tannique, étonnante pour 2005, plutôt facile à boire, sans grand fond. B.

 

Soirée n°2

1 JF. Mugnier, 1er cru clos de la Maréchale blanc 2014 : on retrouve le côté frais et tendu du 2021, mais un peu plus fondu ici, le chardonnay bourguignon se sent déjà un peu plus, avec peut-être un peu plus de volume et moins d'austérité, encore tout jeune. TB.


2 Manuel Olivier, 2019 (aux allots) : robe assez claire pour un 2019, nez fruité et épicé, bouche assez simple, plutôt légère et facile, sans la profondeur des vins suivants. B.


3 Méo-Camuzet F&S, 2022 (bas de combe + grandes vignes) : vin coloré, reflets violets, nez très expressif, fruits noirs, vanille, violette. Bouche très gourmande, texturée, ronde, fruité mûr un peu confituré et vanillé, pas beaucoup d'allonge, encore un peu de bois, bien dans le style du domaine. TB.


4 Jean Grivot, 1er cru Aux Boudots 2016 : un 2016 qui s'est bien mieux goûté que le 2017 de la semaine précédente, moins d'élevage, plus de fraîcheur dans le fond et beaucoup plus d'allonge. TB+.


5 Sylvain Cathiard, 1er cru Aux Thorey 2017 : par rapport aux Murgers 2017 de la semaine précédente, un vin plus fermé, encore un peu serré, qui va demander du temps. TB+.


6 Anne Gros, Damodes 2013 : couleur très claire, peu d'évolution pour un 2013, encore plein de petits fruits rouges acidulés, très frais, on sent le millésime plus froid que les précédents, pas beaucoup de volume, mais très digeste, facile à boire, presque rafraîchissant, un vin qui offre beaucoup de plaisir. TB+.


7 Arnoux-Lachaux, 2019 : (6 parcelles) Couleur plus foncée que le Anne Gros mais assez claire par rapport aux autres, un vin complètement différent, un nez de fruits rouges confiturés, de pot-pourri et de rose. Une bouche qui évoque presque un grenache, dense, mûre, très florale, tannins fondus, mais avec l'acidité du pinot, on sent la concentration à la vigne, et ensuite les vinif en grappe entière avec peu d'extraction, peu de bois neuf, beaucoup de longueur. Coup de cœur unanime. TB++.


8 Henri Gouges, 1er cru Clos des Porrets St Georges 2021 : un domaine qui a changé de style récemment, ce vin en était la preuve, fini les vins très durs du passé, ce Porrets 2021 a montré un très joli fruité, très épuré, peu de bois, une bouche élégante, pas forcément de volume ni de texture mais beaucoup d'allonge avec une finale très calcaire. TB+.

 

9 Thibault Liger-Belair, Belle Croix 2018 : un vin à l'opposé de Charmotte 2017, plus puissant, plus mûr, avec un peu de réduction, des notes animales, moins d'élégance. B.

 

31 juillet 2016

Salon des vins naturels de Chassignoles (43)

Petit salon très intéressant, entièrement consacré aux vins natures (= sans sulfites ajoutés) situé dans un recoin perdu du nord de la Haute-Loire. L'ambiance est géniale, festive, une grande buvette au milieu d'un champ, un chapiteau pour le repas du soir, des toiles de tente un peu partout autour, des vignerons très accessibles qui ne se prennent pas la tête, venus pour faire découvrir leur passion et leur philosophie mais aussi pour passer un bon week-end. Quelques bémols : la température un 30 juillet est évidemment bien trop élevée pour déguster comme il faut, d'autant plus que tous les vignerons ne sont pas équipés de glacières suffisamment grandes. Pas terrible non plus pour ramener chez soi des vins natures... La liste des vignerons du site vins-naturels était assez différente de ce qu'on pouvait trouver sur place, comme tous les ans a priori.

salon vins naturels chassignoles

 

Pierre Cotton - Brouilly 2015 : (gamay en macération carbonique) beau fruité croquant, classique, sur les fruits rouges et la mûre, ne fait pas spécialement nature, manque juste de longueur. B+.

Pierre Cotton - Côte de Brouilly 2015 : (macération carbonique mais sols de pierres bleues ici) on retrouve le fruité du précédent, mais avec un côté minéral supplémentaire, plus de tension et plus de longueur. TB-.

 

Mas Pas Res (Languedoc) - Rosé 2015 : (cabernet sauvignon) bien fruité, assez frais, sur la framboise et la grenadine. B.

Mas Pas Res - Sur le Pouce 2015 : (grenache, carignan, macération carbonique) vin de soif, léger, mais une bonne matière quand même, peu de tannins, belle fraîcheur, juste un peu court. B+.

Mas Pas Res - 2012 : (syrah et merlot) bien plus puissant, confiture de fruits noirs, chocolat, tannins présents mais de qualité, ne fait pas spécialement nature non plus, assez long. TB-.

 

Mylène Bru (Languedoc) - Lady Chasselas 2015 : vin particulièrement gras, floral, quelques notes de poire mais manque un peu de fruit et de tension. J’ai toujours eu du mal avec le chasselas… B.

Mylène Bru - Far Ouest 2014 : (grenache, carignan, syrah, cinsault) beaucoup de fruits dans cette cuvée, rouges comme noirs, des tannins soyeux, très frais, assez long, ne fait pas spécialement nature. Excellent, le vin du salon probablement. TB.

Mylène Bru - Karm 2013 : (tempranillo) Plus puissant et beaucoup plus tannique que le précédent même si les tannins sont plutôt de bonne qualité, plus chaud, fait un peu plus « vin nature », à attendre absolument. B.

Mylène Bru - Rita 2012 en magnum : (carignan) vin assez puissant, très marqué fruits rouges, très frais, tannins soyeux là aussi, beaucoup de longueur. TB.

far ouest

 

La Sorga (Languedoc) - Qué va piano : (pétillant naturel 100% mauzac jaune) bulle au nez assez mûr, mais très sec et citronné et bouche, des notes pas très nettes de vernis gâchent l’ensemble. B-.

La Sorga - L’intravineuse : (majorité mauzac) blanc sec, citronné, floral, assez tendu, gâché par les mêmes notes de vernis. B-.

La Sorga - L’esprit Attila : (2014 ? syrah, grenache, carignan, alicante) vin ultra fruité, avec des notes de violette, bouche juteuse, tannins imperceptibles, très fraîche, du vrai jus de fruit. TB.

 

Pacina - Toscana bianco La Cerretina 2014 : (malvasia et trebbiano) couleur presque ambrée, nez de fruits mûrs, légèrement oxydatif, comme un vin de paille, la bouche est sèche, tendue, peut-être une légère macération pelliculaire, agrumes et notes oxydatives. Assez long. TB-.

Pacina - Toscana Il secondo 2014 : (jeunes vignes de sangiovese) sur les fruits rouges, tannins très présents et secs. B-.

Pacina - Toscana 2011 : (VV de sangiovese) plus puissant que le précédent, très tannique mais les tannins ne sont pas secs ici, plus confituré, assez mûr mais sans tomber dans la lourdeur, très long. Beau potentiel. TB-.

pacina toscana bianco

 

Podere Orto - IGT Lazio Trivium Rosso 2013 : servi trop chaud, un peu de réduction, il m’a paru très puissant et épicé. B-.

 

Barranco Oscuro (Espagne, proche de Grenade) - Salmonido : (rosé de pinot noir) rosé assez foncé, léger, légèrement grillé et épicé. B.

Barranco Oscuro - El Pino Rojo 2014 : (pinot noir) très belles notes de fruits rouges, un peu plus chaud et épicé qu’un bourgogne, mais une bonne acidité, de la finesse et de la longueur. TB.

Barranco Oscuro - Rubaiyat 2011 : (syrah) robe très noire, fruits noirs, épices, bonne acidité, mais trop de volatile gâche l’ensemble. B-.

Barranco Oscuro - Garnata 2011 : (grenache) très fruité, fruits rouges confiturés, tannins présents mais de belle qualité, les 15% ne se sentent pas, bonne acidité. TB.

Barranco Oscuro - 1368 Cerro Las Monjas 2005 : (grenache, cab sauv, cab franc, merlot) nez brioché, tabac, sous-bois, un peu « bordelais », pas trop mon truc. Bouche avec une belle matière, des tannins fondus. B+.

barranco oscuro garnata

 

Aurélien Lefort (Auvergne) - Les épines à quoi servent-elles ? : un producteur vivement recommandé dans la RVF spécial millésime 2015 dont les vins sont difficiles à trouver : 600 et 800 bouteilles pour les cuvées qui vont suivre, tout est déjà vendu bien sûr. (Gamay, 2015, une partie non égrappée puis élevage court en vieilles barriques de 600L) Celui-ci fait bien vin naturel, il est servi un peu chaud malheureusement, beaucoup de petits fruits rouges, peu de tannins, très léger, de la matière, mais un côté colle/plastique le rend désagréable. B-.

Aurélien Lefort - Sérum : (gamay 2015) servi trop chaud aussi, il a plus de matière que le précédent, plus poivré (terroir volcanique), mais encore plus marqué colle/plastique. B-.

 

Marie et Vincent Tricot (Auvergne) - Rosé 2015 : rosé foncé, assez vineux, fruité, perlant. Pas mauvais, mais loin du niveau de leurs blancs ou de leur vin de paille, malheureusement déjà épuisés. B.

 

P. Bouju La Bohème (Auvergne) - Festejar : (bulle rosée de gamay et de pinot, 2015) une bulle que j’avais déjà goûtée récemment, cette fois-ci aucune réduction, c’est très gourmand, légèrement sucré, plein de fruit. TB.

 

Samuel Boulay (Rhône) - Rapapeo 2015 : (viognier et roussanne) aromatique de viognier, abricot, fleurs, assez gras, perlant, un côté colle/plastique. Moyen.

Samuel Boulay - Fricheti 2015 : (multicépages rouges) très marqué colle aussi. Moyen.

Samuel Boulay - Les Esprits 2015 : (syrah) assez noir et tannique, encore serré, pas le côté colle cette fois-ci, un peu jeune mais bon potentiel. B+.

 

Daniel Sage (Rhône) - Grange Bara : (syrah ?) servi trop chaud et sans le vigneron donc à regoûter dans de meilleures conditions, nez sur la cerise aigre, notes balsamiques, bouche légère, acidulée. B.

Daniel Sage - Nyctalopie : (gamay) servi trop chaud, couleur rose foncé, nez de rosé sucré mais bouche sèche, quasiment sans tannins, facile mais très court. B-.

Daniel Sage - La voix du Périscope : (viognier) servi trop chaud aussi, viognier assez gras, épicé, un peu vernis. B-.

(Daniel Sage, Nyctalopie 2023 vin de France (Ardèche) : nez très floral, un peu de volatile, clairement nature avec une petite réduction à l’ouverture mais pas défaut rédhibitoire. Bouche facile, légère, florale, fruitée, un peu de volatile. B+.)

daniel sage periscope

 

Jean Ginglinger - Pinot blanc 2015 : très frais, citronné, floral, vif, Il me rappelle les pinots blancs de Louis Sipp. TB-.

Jean Ginglinger - Riesling 2015 : le nez fait un peu brioche, bouche citronnée, on reconnait mal le Riesling, très belle tension. TB-.

Jean Ginglinger - Riesling oxydatif 2014 : l’oxydatif est légèrement marqué surtout par des fruits secs, très belle tension et longueur. TB.

Jean Ginglinger - Pinot Gris 2014 : très gras et un peu lourd, épicé, peu fruité. B-.

Jean Ginglinger - Pinot Gris Steiner 2013 : aromatique du precedent, mais plus tendu, plus long. B+.

Jean Ginglinger - Gewurz Réserve 2014 : le nez fait penser à une VT avec des fruits mûrs, un peu de rose et de litchi mais bouche sèche et tendue plus sur les agrumes, moins variétal. TB-.

Jean Ginglinger - Gewurz Steiner 2013 : il fait plus nature que les autres, l’aromatique fait penser à un vin orange mais pas de macération pelliculaire pourtant, de la mirabelle, de l’orange confite, de la noisette, très belle tension, original et surtout très bien fait. TB.

 

Petite conclusion sur les vins natures, mais qui n'a fait que confirmer mes premières impressions : on peut trouver des vins exceptionnels, plus fruités, plus frais et plus gouleyants que les vins sulfités comme on peut trouver des vins vraiment pas nets avec du vernis, de la volatile, de la colle... Les différences d'un vin à l'autre, mais aussi d'une bouteille à l'autre sont énormes. Certains vins font vraiment natures, d'autres pas du tout. Mais comme pour les vins sulfités on remarque que certains vignerons maitrisent parfaitement leur technique (Mylène Bru, Jean Ginglinger...) et d'autres non.

Enfin reste à savoir si le vin nature permet mieux de faire ressentir le terroir (le sol) que les vins sulfités. Question complexe... Ce que je remarque pour l'instant c'est que les vins de certains producteurs non natures semblent tous boisés et standardisés, impossible de sentir le terroir caché derrière. Ce n'est pas le cas de tous bien heureusement. Et certains producteurs natures font des vins bien différents en fonction du terroir uniquement (Pierre Cotton par exemple, pourtant en macération carbonique !) mais malheureusement ce n'est pas le cas de tous non plus...

 

16 mai 2019

Renaissance des appellations

Deiss

Engelgarten 2016 : servi trop chaud, il m’a semblé assez gras et lourd. B-.

Rotenberg 2014 : (calcaire) servi déjà un peu plus frais, notes de fruits exotiques, facile, charmeur, pointe de sucre, plus de fraîcheur que le précédent. TB.

Gruenspiel 2013 : (argiles) plus austère, plus sec, plus tendu et salin, belle longueur. TB.

Mambourg 2015 : (calcaire, le seul qui connait un petit passage en barriques) servi un peu trop chaud en tout début de salon, gras, beurré, encore un peu sur l’élevage, notes de cire et de fleurs, peu de fruits, finit un peu mou, manque d’acidité. A voir ce qu’il deviendra avec le temps, décevant en l’état, mais s’il devient comme le 2006 bu récemment… TB-.

Altenberg de Bergheim 2013 : (argiles froides, 60gr SR) Beau nez avec des fruits exotiques, sucres bien intégrés et bien équilibrés par une belle acidité dans le fond, manque juste une pointe de longueur. TB+.

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David Leclapart

Chamapgne L’Apôtre 2013 Blanc de blancs : (à Trépail, zéro dosage) style vineux, salin, bulle assez fine. TB.

Blanc de Noirs L’Astre 2014 : (zéro dosage) couleur bien rose pour un « blanc de noirs », style oxydatif trop marqué. B.

 

Recaredo

(Le domaine est sorti de l’appellation Cava, les vins sont dans l’association Corpinnat, en attendant la probable création d’une nouvelle DO. Tous ont été dégorgés récemment)

Terrers brut nature 2015 : facile, bulle un peu grosse, court. B-.

Serrat del vell Brut nature 2011 : pointe oxydative (plutôt noix, fruits secs), fruits jaunes, tendu, bulle fine, belle longueur. TB.

Reserva particular brut nature 2007 : tout en fruits, plutôt fruits jaunes avec un peu d’ananas et de fruits exotiques, bouche tendue, bulle fine, très long. TB++.

Turo d’en Mota 2006 : (100% xarello) plus riche, plus épais que le précédent, quelques notes briochées, moins exotique, long aussi, moins mon truc mais très bien fait. TB+.

Rosé Brut nature intens 2014 : (monastrell, grenache) très rouge, beau fruité, manque un poil de tension. TB-.

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Clau de Nell

Grolleau 2017 : léger, peu coloré, juteux, poivré, un peu rustique dans l’aromatique épicée. TB.

Grolleau 2016 : réduit, un peu vert. B.

Cabernet Franc 2017 et 2016 : 2017 juteux, beau fruité, pointe végétale. TB. 2016 plus serré en l’état. B+.

Violette 2017 et 2016 : 2017 très serré, pas en place. B-.  2016 plus frais, encore tannique, à attendre. B+.

Chenin 2017 et 2016 : nez grillé, soufré, bouche tendue et citronnée. B+. 2016 est plus exotique, plus facile, plus gourmand, un peu moins de tension. B+.

(Clau de Nell, Blanc de noir 2021 : cabernet franc vinifié en blanc tranquille, nez étonnant qui poivronne presque, bouche avec du gras et du volume, puissante, semble assez opulente pourtant un taux d’alcool assez bas, il y a quand même de l’acidité derrière. Original et intéressant à gouter. TB.)

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Domaine de l’Ecu

Muscadet Classic 2018 et Orthogneiss 2018 classiques, vifs, belle minéralité. Torus 2015 sur la colle, réduit. Carpe Diem (melon) bien mieux, gras, reste bien vif derrière. Lux (chardo nature en amphore) 2017 un peu réduit mais bien sinon. Faust 2017 (vin orange de chardonnay) réduit, très bizarre, même pour un vin orange. En rouge Nexus Pinot Noir est léger, épicé, un peu de gaz. B+. Bref, beaucoup de cuvées, pas mal de vins réduits ou pas en places, compliqués sur salon.

 

Coulée de Serrant

Vieux clos 2017 : (sur les 3 cuvées 40mg SO2 volcanique total, - de 10mg libre comme par le passé. Entre 2et3gr SR) un peu typé nature, cire, pomme blette. B-.

Clos de la Bergerie 2017 : plus puissant, plus de tension, plus de longueur, toujours un peu de pomme blette, miel, plus épais. TB.

Coulée 2017 : plus gras, plus miellé, plus opulent, manque peut-être d’un peu d’acidité en l’état, belle longueur. Des vins plutôt bien nés, taillés pour la garde, en espérant qu’ils ne s’oxydent pas. TB.

 

Henri Milan

Grand Blanc 2015 : (à l’ouverture de la bouteille, servi chaud) bonne acidité, frais pour la Provence, un peu nature avec une pointe de cire, pomme blette, vernis. B+.

Papillon blanc sans soufre 2017 : très original, légèrement orange, texture grasse presque huileuse, , notes de fruits secs, de melon, intéressant. TB.

Luna & Gaia 2017 : (vin orange), semble assez réduit, pas trop en place à l’ouverture de la bouteille. B-.

La Carrée Roussanne 2015 : très moderne, très boisé, vanillé. Moyen.

 

Wittmann

Riesling trocken 2018 : Riesling tendu, minéral, salin, très long pour une entrée de gamme, ça démarre fort. TB+.

Riesling Vom Kalkstein trocken 2018 : même trame tendue et saline, plus d’épaisseur, plus long. TB++.

Riesling Westhofener trocken goldkapsul 2016 : plus pétrolé, plus austère, plus amer, résine, un poil plus court. TB+.

Riesling Kirchspiel GG goldkapsul 2015 : pointe de résine et pétrole, plein d’agrumes, zestes, ulta long et minéral avec une matière énorme, aussi long que large. Déjà sublime avec un gros potentiel de garde. Gros coup de coeur. Exceptionnel.

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22 août 2025

Soirée champ

Thibault Tassin, Champagne Les Fioles 2020 : (100% pinot noir, dég 2024, non dosé. A Celles sur Ource) Couleur saumonée, nez très pinot, surtout une aromatique très mûre dans le bon sens, de fruits rouges, de mirabelles, éclatant. Bouche dense, mûre, pourtant un petit 11,5% sur l’étiquette, déjà patinée, bulle fine, pour chipoter la finale est à la limite libre/fuyante (vinif en nature ?) pour le vin se rattrape par sa gourmandise. TB+.

 

Tom Gauditiabois, E07 Brut Nature : (100% meunier, vendange 2020 dég déc. 2023)  Couleur or, nez assez simple, classique, pas spécialement d’oxydatif, plutôt fruits jaunes, mirabelle. Bouche assez quelconque, même si meilleure avec une bonne aération, largement dépassée par le Tassin et le Brochet bus en parallèle, plutôt simple et facile. On en attenait tous un peu plus…  B+.

 

Emmanuel Brochet, rosé de saignée Extra Brut 20 : (100% meunier à Villers-aux-noeuds) Couleur très foncée pour un rosé, nez très fraise, cerise, un peu bonbon, mais aussi, floral, épice, notes végétales nobles type eucalyptus, bouche vineuse, dense, très fruitée, gourmande, taillée pour la table, seule la finale manque un peu d’acidité et d’allonge. TB+.

 

Eric Morgat, Savennières Fidès 2018 : aromatique qui sauvignonne un peu, bouche avec un peu de gras et de volume mais aromatique étonnante, toujours buis, cassis. Mieux le lendemain. B.

 

 

Clau de Nell, Blanc de noir 2021 : cabernet franc vinifié en blanc tranquille, nez étonnant qui poivronne presque, bouche avec du gras et du volume, puissante, semble assez opulente pourtant un taux d’alcool assez bas, il y a quand même de l’acidité derrière. Original et intéressant à gouter. TB.

 

Roulot, Meursault Vireuils 2015 : très clair en couleur encore jeune, très typé Roulot, très droit, pas du tout de gras, grosse allonge, salivant. TB++.

 

Prager, DAC Wachau Bodenstein riesling 2022 : nez très riesling, pétrole, pas mal de fruits, un peu de perlant, bouche qui combine, fruité, gourmandise et tension, avec une finale très longue, encore jeune mais déjà beaucoup de plaisir, un style qui m’a paru assez mosellan sur cette bouteille par rapport à d’autres. TB++.

 

Domaine de Chevalier, Pessac rouge 2008 : Pessac très classique, assez noble, entre deux âges, commence à avoir un peu de tertiaire, bien fait, mais sans grande émotion. TB.

 

Daniel Sage, Nyctalopie 2023 vin de France (Ardèche) : nez très floral, un peu de volatile, clairement nature avec une petite réduction à l’ouverture mais pas défaut rédhibitoire. Bouche facile, légère, florale, fruitée, un peu de volatile. B+.

 

Thierry Allemand, Cornas Chaillots 2017 : couleur sombre, nez un peu réduit animal à l’ouverture mais ça part vite, puis cuir, floral, sauvage, olive. Bouche qui s’est un peu refermée par rapport à la bouteille d’il y a 3ans environ, jolie tout de même mais moins éclatante, tannins qui semblent un peu plus serrés mais il y a du fond et de la longueur. TB+.

 

Domaine de l’Ecrivain, Périgord 2018 : très noir, très mûr et confituré, crème de cassis, très boisé vanillé, les 15% ne se sentent pas, les tannins sont enrobés par l’alcool et la sucrosité, un style très moderne avec un travail sur la texture, mais peu d’acidité, peu d’allonge, beaucoup de bois. B-.

 

Tempier, Bandol Migoua 2019 : nouveau style du domaine on dirait, un peu de réduction et de gae à l’ouverture, nez avec un joli floral. Bouche aux tannins fins, juteuse, florale, fruitée, élégante, bien plus en infusion que par le passé, mais toujours avec du fond. TB+.

 

Château des tours Rouge 2001 : classique du domaine, pile à point. TB+.

 

Domaine des Tours blanc clairette 2020 : très alcooleux. Moyen.

 

13 juillet 2019

Markus Molitor (Allemagne - Moselle) ****

 

Très grand domaine d'environ 120 hectares. Une bonne partie de la gamme est très grand public, à l'intérêt limité pour l'amateur, même s'il n'y a jamais de défauts, mais les cuvées haut de gamme sont intéressantes. Un style assez mûr, qui risque parfois de manquer un peu de tension.

 

 

Pinot blanc Wehlner Klosterberg (Moselle allemande), Markus Molitor, 2010:
Très bon pinot blanc, assez fruité, très citronné, belle tension, pas très complexe mais très facile et très frais.

Pinot Blanc Wehlner Klosterberg (Moselle allemande) 2010 vieillissement en fut de Bowmore :
Très très surprenant. Le nez est légèrement iodé et citronné. La bouche est très très acide (trop acide), finale très légèrement tourbée, saline et citronnée. Expérience intéressante, dommage qu'il y ait autant d'acidité en bouche.

Bowmore (car il fallait le goûter quand même), d'un forum allemand, 13 ans, 54° :

Bowmore un peu trop alcooleux, qui fait assez jeune, iodé, citronné, légèrement tourbé.

markus_m

 

Markus Molitor - Riesling Erdener Treppchen Kabinett 2014 : (capsule blanche) robe paille, nez sur le citron, le pamplemousse, un petit côté végétal (écorces d’agrumes) qui était un peu plus marquée le lendemain, pas de pétrole ici. La bouche est minérale, tendue, citronnée, salivante, une impression d’une dizaine de grammes de résiduel qui lui ajoute de la gourmandise, facile à 10,5%, manque juste d’un poil de longueur pour être un très grand vin. Rapport q/p incroyable (environ 13€). TB+.

 

Markus Molitor - Riesling Graacher Domprobst Kabinett 2014 : (capsule blanche, AP 05 15) couleur or pâle, nez expressif avec une pointe de pétrole, résine, citron vert, fruits jaunes et mirabelle, très engageant. Bouche légère avec ses 10% d'alcool, probablement 5-10gr de sucres bievenues, grosse acidité, très portée citron vert, zestes d'agrumes, avec pas mal d'amertume. La fin de bouche manque un peu d'intensité et d'épaisseur pour être parfaite (effet millésime ou lié à l'évolution ?) Finale de longueur moyenne, très minérale, salivante, rafraîchissante par ces températures, qui donne envie d'y retourner. Beaucoup de plaisir personnellement pour ce vin à l'excellent rapport q/p (14€), mais dans un style très tendu/ciselé bien moins consensuel que les Loosen par exemple. TB.

 

 Markus Molitor – Spätburgunder Brauneberger Klostergarten ** 2013 (AP n°14) : (sols d'ardoises) Couleur claire avec des reflets marrons, nez avec une pointe de caillou fumé, kirsch, confiture de fraise, rose, pointe d'élevage caramel. La bouche est délicate, soyeuse, beaucoup de fruit, confiture de fraise, assez solaire avec une belle fraîcheur derrière, bonne longueur, mais il est surclassé par le suivant. A noter qu'une ouverture à midi pour le soir sans carafage lui fait beaucoup de bien. TB+.

 Markus Molitor – Spätburgunder Brauneberger Klostergarten *** 2011 (AP n°80) : Couleur claire avec des reflets marrons voire tuilés encore plus marqués, nez légèrement animal, cuir, du sous-bois, un lardé-fumé digne d'une belle Côte-Rôtie et beaucoup de fruit. Bouche épaisse, soyeuse, élevage parfaitement intégré, sur les arômes du nez, avec peut-être plus de fruit encore (fraise écrasée, cerise) et moins d'évolution. Les 14% ne se sentent absolument pas. Superbe longueur. Comme le précédent, à ouvrir bien à l'avance. Merci Fred pour la bouteille ! TB++.

 

Riesling Graacher Himmelreich auslese *** 2016 : (colerette blanche donc "sec". AP32 12% vol) couleur dorée, nez léger pétrole résine, zestes, miel. Bouche plutôt esprit demi-sec, très portée zestes avec pas mall d'amertume, végétal résine, long, bonne acidité, du volume. TB+.

 

Einstern pinot noir 2019 : frais et léger. B.

 

6 mai 2013

Roc d'Anglade (Langlade) ***

Roc d'Anglade - Rouge 2007, Vin de pays du Gard 
CR de Julien "Le vin est plus dense, plus profond. Le nez....sent très bon! C'est vraiment très complexe avec des notes de cuir, légèrement animal mais aussi fruité, sur la mûre, le cassis. Des touches de poivre, d'eucalyptus et d'orange sanguine finissent d'achever ce beau nez. 
En bouche c'est tip top! Le vin est plein, large et ample avec une matière soyeuse. C'est souple avec une sensation de velour en bouche et des tanins fins. La finale est longue et savoureuse sur une fraicheur bien présente. Excellent vin!"

Un vin qui ne m'a pas trop plu personnellement (contrairement à presque tous les autres), je l'ai trouvé assez vert (bourgeons de cassis ?), notes de cassis, assez puissant. Je m'attendais à plus de finesse de la part d'un Roc d'Anglade, même si c'est loin d'être mauvais.

 roc d'anglade

 

Roc d'Anglade rouge 2009 : nez expressif sur le cassis principalement, bouche avec une belle fraîcheur, toujours sur les fruits noirs confiturés, belle trame acide dans le fond. TB.

 

Roc d'Anglade blanc 2015 : robe or pâle, nez pomme blette, un peu levure, pâtissière, fleurs blanches, poire, fait bien chenin, pointe silex. Bouche qu'on sent travaillé sur la vivacité, seulement 12% d'alcool, mais gros manque d'intensité, peu de matière, peu de longueur. Vite lassant. B-.