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Mon carnet Vin
1 mai 2012

Masterclass LMDW et Velier

Masterclass LMDW Studio et Velier

 

Habitation Velier Privateer White 62% emb en 2020 : (Habitation gamme en « mash distillation » ou distillation discontinu. Privateer est à New England. Mélasse, mais qui fait un peu rhum agricole dans l’esprit Muller/Capovilla. 1 seule distillation ici.Dispo mi-mai).    Rhum blanc, nez un peu agressif, solvant, eau-de-vie de prune. Bouche assez sèche, texture très épaisse, un peu solvant, eau-de-vie de prune, marc, peu de fruits exotiques, assez long par contre. B-.

 

Providence 1st drop Nov 2019 57% : (à Port au Prince Haïti, alambic cuivre fait par Müller. 1st drop = assemblage de tous les premiers essais de distillation. Majorité mélasse, + un peu de vesou.)   Rhum blanc, nez tout de suite plus exotique, banane, un côté presque beurrée, puis mangue, papaye... Bouche assez sèche, fruits exotiques à l’attaque, puis de plus en plus saline, finale sur l’olive, saline, presque tendue. Très joli. TB.

 

River Antoine Rivers 69% : (très vieille distillerie à Grenade, distillerie sans électricité. Que des rhums blancs. Tout ce qui est produit est vendu dans la journée ! Luca Gargano essaye d’avoir du rhum depuis de nombreuses années, c’est « grâce » au covid si on peut dire et à l’absence de touristes qu’il a enfin pu en avoir un peu. Il a envoyé quelques fûts pour faire des essais de vieillissement, même si River Antoine c’est avant tout du rhum blanc. Seule distillerie à utiliser le « jus cuit », vesou chauffé et concentré à 12%. Fermentation assez longue d’une dizaine de jours. Pot stills. Dispo fin avril).   Rhum blanc, nez très expressif, très porté sur l’anchois, fruits surmûris, alcool bien intégré, banane cuite, un côté brûlé. En bouche l’alcool est bien intégré pour 69%, c’est épais, grosse ampleur, pas trop sucrée non plus, légèrement salin/anchois mais moins que le nez, fruits mûrs, un peu moins exotique le précédent, un peu de solvant, très long, mais on finit un peu moins frais et moins salin, un peu plus fruits brûlés. Très bon, surtout car il envoie du lourd avec ses 69% bien intégrés, mais un cran en-dessous du précédent. TB-.

 

Beenleigh 15ans 2006-2021 59% : (Australie créé en 1884, climat presque tropical, 6-8% de part des anges par an, (Ils possèdent aussi un chai de vieillissement dans le désert depuis peu) distillé en single column puis redistillé en copper pot still qui ressemble à celui de Port Mourant. Vieillissement dans des foudres et fûts. Dispo fin mai)    Couleur ambre clair, nez qui fait bourbon (pas fût de bourbon, juste bourbon) , épices, vanille, coco, légèrement caramel, avec une légère sucrosité. Bouche assez facile, légèrement sucrée, vanille, caramel, de plus en plus d’épices sur la fin de bouche, une bonne acidité qui donne du peps, avec un peu d’abricot, d’orange, de plus en plus avec l’ouverture. Finale très portée sur l’orange confite avec la peau, une touche végétale (peut vite écœurer peut-être), les épices, assez longue. Sympa, mais pas de coup de cœur. TB.

 

Hampden LROK 2010 47% : (11ans. 1e version officielle avec un mark. 2010 = les plus vieux fûts encore chez Hampden. Pendant longtemps LROK était le mark le plus bas. Des vieillissements en vrais sherry casks oloroso et PX de chez Lustau sont en préparation, dont un HLCF 2018 par exemple. Dispo fin mai).    Couleur or profond, nez bien Hampden, bien marqué solvant au départ, banane caramélisé, fruits confits surtout, pâte de fruit mangue/passion/ananas… abricot sec, cire, vieux meuble. Bouche élégante, les 47% passent tout seul, assez fin, manque presque un peu de punch quand on connait les Hampden à + de 60% dangereusement buvable par contre, mais aromatique top solvant, cire, fruits confits, abricot, très légèrement sucré, pointe hydrocarbure, finale longue, plus épicée, un peu d’olive enfin et de salinité, long, salivant.. Pas déçu. Il faudrait que je regoûte mais dans les versions récentes c’est le Great House 2020 que je trouve le plus proche. TB+.

 

 

Projets futurs de Velier :

Alambic mobile, qui distillera dans plusieurs pays. Il commencera par la Martinique

Projet de magnums de 4 grands distilleries avec un photographe renommé.

Il y aura des nouveaux Papalin, mais cette fois-ci blends de rhums entièrement vieillis dans la distillerie d’origine, dont un Papalin Jamaique (blend worthy park et hampden).

 

28 avril 2021

Masterclass LMDW Nouvelles éditions limitées whiskys écossais

Masterclass LMDW Studio Nouvelles éditions limitées pour les whiskys écossais

 

Strathearn batch 1 46,6% : (3ans 2016-2019. European oak & ex sherry casks) Couleur ambre clair, nez très sherry noisette, chocolat, raisin sec, prune, cuir, frangipane, pointe viande fumée. La bouche est très ronde, fait très cognac, prune, raisin sec, chocolat, toffee, à peine sucrée, alcool parfaitement intégré, très gourmand, pas une grosse longueur. 85/100.

 

Dalmore 12ans sherry cask select 43% : (chêne blanc américain pendant environ 10ans puis finish en sherry oloroso/PX) Couleur ambrée foncé, nez très sherry sur la noix, le chocolat noir, épices type girofle, bois, fruits confits. Bouche très sherry aussi, légère en alcool, très noix, chocolat, presque salin, fait plus manzanilla/fino que PX, ça manque un peu d’ampleur. Finale orangette, noix, tannins du bois, sèche, épicée, pas très longue mais pas trop lourde non plus. Bien fait, à réserver aux fans de gros sherry tout de même. 85/100.

 

Arran Sauternes cask finish 50% : couleur or pâle, nez fruits frais, un peu miellé, arlequin, sympa. Bouche simple, ronde, facile, bonbon anglais, crème pâtissière, très gourmand, alcool bien intégré. Très lisible, bien fait, très facile d’approche. 84/100.

 

Benriach Smoke season First edition 52,8% : (45ppm) couleur or, nez très tourbé, viandé, terreux. Bouche très tourbée, alcool bien intégré, viande fumé, charbon, barbecue, pas très subtil mais efficace, assez rond, un peu de sucrosité/caramel, me rappelle Benromach 10ans en plus tourbé encore. 85/100.

 

Glendronach Cask strenght batch 9 59,4% (2020) : (PX et oloroso) couleur ambrée, nez qui commence toffee, caramel mou, pointe animal, cuir, encaustique. Bouche à l’attaque sucrée, caramel, cake de noël, facile, alcool bien intégré, gourmand, finale un peu plus épices (cannelle, girofle), sèche, chocolat noir, noisette. Mieux avec une goutte d’eau, un peu plus de fruit, moins de caramel. Pas mauvais, mais je garde un meilleur souvenir du 15ans ou des premiers batch de CS. 86/100.

 

Kilchoman PX sherry cask matured limited edition (spring) 2021 47,3% : (50ppm. 1/3 des fûts vieillis en sherry, les autres juste finish) couleur ambre foncé, nez bien marqué peaty sherry, caramel, viandé, barbecue, très feu de camp, salin, un peu de soufre (à voir si à l’ouverture ça ne devient pas envahissant). Bouche bien gourmande grâce au sherry et tourbé à la fois, bon équilibre, alcool bien intégré. Finale très poivrée, animale, soufrée. Pas un monstre de complexité, bien fait. 88/100.

 

28 avril 2021

Masterclass LMDW Embouteilleurs indépendants

Masterclass LMDW Studio Embouteilleurs indépendants

 

Blair Athol 11ans 2009 Reserve casks Elixir distillers 48% : (5 ex-bourbon hogsheads) Couleur or, nez miel, pâtissier, vanille, reste frais, pêche, fruits du verger. Bouche à l’attaque assez ronde, facile, vanillée, fruitée, un peu de céréales, crème anglaise, finale un peu plus florale et épicée, moins fruitée que l’attaque. Bonne longueur. Whisky gourmand et élégant. 87/100.

 

Linkwood 8ans 2013 Signatory Vintage cask strenght coll selected by LMDW 411bts 53,8% : (2 hogsheads. Embouteillage « carafe ») Couleur dorée,nez discret, très malté, pointe de fruit, boisé, Bouche assez simple, très maltée, encore jeune, puissant, à peine vanillé, épicé, se livre pas totalement. 83/100.

 

Bunnahabhain 12ans 2008 (juin 2008-dec 2020) Douglas Laing old particular 48,4% : (refill hogsheads) couleur paille, nez à peine tourbé, citronné, floral, minéral, réglisse, végétal. Bouche fraîche, légère, à peine fumée, très réglisse et herbes végétales. Assez bonne longueur, très réglisse, plantes. Etonnant pour Islay. 84/100.

 

Ledaig 9ans 2011-2021 Bordeaux finish Signatory Vintage UCF (bande violette) 46% : (hogshead. Finition 41mois fût de bordeaux rouge) Couleur paille, nez très tourbé, cendré, peu marqué par le fût, iodé, citronné, médicinal. Bouche assez légère en alcool, très tourbée, végétale, plantes médicinales, assez jeune, pointe sucrée, réglisse. Finale un peu désagréable entre sucrosité du fût et le côté austère/végétal tourbé. 82/100.

 

Caol Ila 9ans 2011-2021 sauternes cask finish SV Ucf (bande jaune) 46% : (hogshead. Finition 22mois en fûts de sauternes. Sortira en avril aussi) Couleur paille, nez tourbé mais moins que le ledaig, pas trop marqué sauternes, juste un petit côté miellé, citron, iode, cendre. Bouche assez gourmande, plus marquée sauternes que le nez, miel, quelques fruits jaunes, de la rondeur et une pointe de sucrosité surtout. Belle tourbe derrière, qui s’impose sur la finale. Pas très complexe, assez gourmand. Belle porte d’entrée dans le monde de la tourbe pour un novice par son côté facile. 84/100.

 

Highland Park 13ans 2006-2020 G&M Connoissers choice cask strenght 60,3% : (refill sherry puncheon) Couleur or profond, nez fruits secs, noisette, cake de noël, toffee, pointe fumée/bruyère. Bouche puissante, grosse ampleur, aime bien une goutte d’eau, alcool bien intégré, un peu moins sherry que le nez, a besoin d’un peu de temps pour se livrer sur le miel, bruyère, céréales, un peu plus de fruits. Finale plutôt noisette, toffee, céréales, un peu plus décevante, marquée par le fût, les fruits à coque qui masquent un peu le reste. 86/100.

 

10 mars 2021

Laherte Frères (Epernay) ****

Domaine de 11,7 hectares, géré par les frères Laherte, Thierry et Christian, et depuis 2005 par Aurélien (le fils de Thierry). Situé au coeur de la Champagne, le domaine possède des meuniers dans la vallée de la Marne, des chardonnays sur le nord de la Côte des Blancs mais assez peu de pinots noirs. Les trois quarts des vins sont ici vinifiés en barrique, sans que ce ne soit jamais trop marqué, une petite partie fait la malo. Les champagnes sont peu voire pas dosés, plutôt orientés vers la tension.

 

 

Laherte Frères - Champagne Blanc de blancs Brut nature : (Coteaux sud d'Epernay et Côte des blancs. 50% vins de réserve. Foudres et fûts. Malo partielle. Dégorgé 09/2020) Couleur or pâle, nez brioché puis sur le citron, le pamplemousse. Bouche droite, stricte, pas une grosse matière, avec une légère amertume, sur les arômes du nez. Finale de longueur moyenne, citronnée, légèrement crayeuse, petite amertume. Un Champagne un peu trop austère en l'état, même si c'était un peu mieux le lendemain, à voir sur une bouteille avec un peu plus de temps en cave. B+.

 

1 janvier 2013

Livio Sassetti - Pertimali (Toscane) ****

Domaine de 16 hectares, situé sur la colline de Montosoli (Nord de Montalcino), aux méthodes traditionnelles (élevages foudres). Les vins se veulent frais, élégants mais parfois un peu austères. Depuis quelques années, le domaine possède aussi des vignes sur Montecucco et en Prosecco di Valdobbiadene.

 

Livio Sassetti - Brunello di Montalcino 2013 : (100% sangiovese, foudres de Slavonie 33 HL) Couleur rubis foncé aux contours orangés, nez déjà un peu évolué, pointe sous-bois, truffe, rose, menthol, fruits rouges mûrs (cerise, prune), un côté nebbiolo à l'ouverture, puis en se réchauffant fait un peu plus sangiovese avec des notes d'herbes grillées notamment. Bouche peu épaisse, fraîche, bonne acidité, un peu entre deux âges, le fruité manque d'éclat, pas encore très tertiaire, encore quelques tannins poudreux mais pas asséchants qui étirent ce vin tout en longueur. Longueur moyenne, finale légèrement épicée. Un vin assez noble, frais, mais dans une phase un peu austère, qui mériterait d'être attendu encore un peu. TB.

 

13 avril 2021

Pine Ridge ***, Seghesio **, et Archery Summit *** (Etats-Unis)

Depuis 1991 le groupe Crimson Wine a établi un portefeuille de plusieurs domaines en Napa Valley, Sonoma, Oregon,... tous en bio.

Pine Ridge Vineyards a été fondé en 1978 par Gary Andrus et sa femme Nancy, à Stags Leap District dans la Napa Valley. Le domaine possède désormais 160 acres (65 hectares) en bio dont 19hectares sur Stags Leap, le reste sur Oakville, Howell Mountain, Rutherford, Carneros.

Seghesio Family Vineyards a été fondé en 1895 à Healdsburg, dans le comté de Sonoma. Le domaine possède environ 300 acres (120 hectares) en bio, mettant principalement en avant le zinfandel + quelques cépages italiens comme la barbera, le vermetino, le sangiovese...

Archery Summit a été créé en 1993 par Gary Andrus (propriétaire de Pine Ridge). Le domaine est situé à Dayton, Oregon. Les 120 acres (48 hectares), en bio, sont sur Willammette Valley, principalement en pinot noir sur l'AVA Dundee Hills + un chardonnay sur l'AVA Eola-Amity Hills.

 

Pine Ridge - Chenin blanc + Viognier 2020 California : (11,7%) Couleur très claire, nez un peu marqué réduction sur lies à l'ouverture, puis beaucoup de pêche et d'abricot. Bouche perlante, maigre, peu d'alcool, travaillée comme un vin mosellan pour préserver de la fraîcheur. Aucune lourdeur, mais c'est très court, sans ampleur et sans matière. B-.

Pine Ridge - Napa Valley Cabernet Sauvignon 2018 : (15,2%) Couleur noire, nez sur les fruits noirs, cassis, myrtille, boisé, vanillé et épicé. Bouche boisée et épicée (muscade), gros tannins bien gras, l'acidité est bonne à l'attaque il en manque un peu sur la finale. On finit sur le sucre, la vanille et l'alcool. B-.

Pine Ridge - Stags Leap District cabernet sauvignon 2016 : (14,4%) Couleur noire, nez sur les fruits à l'eau de vie, la cerise amarena, fraîcheur mentholée dans le fond qui manquait cruellement au précédent, bien plus de profondeur, élevage bien intégré. Bouche épaisse, encore pas mal de tannins mais de qualité, gras, pas trop secs, un peu confiturée, mais moins que le précédent, gourmande, le tout reste bien équilibré grâce à la forte acidité du cabernet et ce petit côté mentholé. Finale longue, un peu d'alcool. Un cabernet assez classique de Napa, puissant, confituré, bien moins austère que nos cabernets bordelais. L'équilibre semble assez bon sur cette cuvée, bien sûre encore trop jeune, mais au bon potentiel. On sent sur l'ensemble de la série que le cabernet est le cépage adapté à la région, qui ne craint pas la chaleur et garde une bonne acidité. TB.

 

Seghesio - Sonoma County Zinfandel 2019 : (14,8%) Couleur grenat, nez sur la prune, la confiture de cerise et la mûre, un côté pneu brûlé type Barossa. Bouche ronde, très confiturée, épicée, chaleureuse, avec une finale sur l'alcool. B-.

Seghesio - Dry creek Valley Cortina Zinfandel 2017 : (15,5%) Couleur grenat, nez plus sur les fruits rouges que le précédent, mais encore plus confit, impression de sucrosité type Amarone. En bouche l'alcool est mieux intégré que dans le précédent, très confiturée mais acidité plus élevée, meilleur équilibre au final, plus de tannins, bien mûrs et bien gras. Finale encore plus épicée, chaleureuse. Mieux réalisé que le précédent, mais un style très confituré, très puissant, très tannique, too much à mon goût. B.

 

Archery Summit - Dundee Hills Estate Pinot noir 2018 : (13,8%) Couleur sombre pour un pinot, le nez pinote bien dans un registre assez mûr, sur la cerise et les fruits noirs, beau fuité éclatant. La bouche est mûre, pleine de fruits, l'alcool est bien intégré, pas une grosse acidité mais juste ce qu'il faut pour que ça ne soit pas lourd, quelques épices, tannins encore assez présents. La finale est assez longue, un peu marquée par un élevage vanillé, mais le fruit est encore là aussi. Un pinot bien fait, dans un style "moderne" (assez mûr, de l'élevage, des tannins), qui je pense fera une belle bouteille dans 3-4ans. On est bien dans l'esprit Oregon. Je préfère personnellement le style des jeunes Ipob californiens : plus léger, plus infusé. TB.

Archery Summit Willamette valley pinot noir 2018 : cerise noire, assez sucré, avec un peu d'élevage, assez lisse. B-.

 

13 mars 2021

Domaine du Vieux Donjon (Châteauneuf-du-Pape) ****

Le Vieux Donjon appartient à la famille Michel depuis plus d'un siècle. C'est aujourd'hui Claire Michel (depuis 2008) et son frère François (depuis 2013) qui gèrent ce domaine de 17 hectares (dont 1 ha de blanc). Les vignes sont situées majoritairement sur Pied Long, puis Cabrières, Rayas, Cristia, Pied de Baud, Bois de Boursan, La Mourre de Gaud... Les vins sont vinifiés en cuves béton puis élevés en foudres, avec une partie de grappe entière, généralement autour de 70% grenache, mourvèdre et syrah. Ce sont parmi les vins les plus fins et aériens de l'appellation.

 

 

Le vieux Donjon - Châteauneuf du Pape rouge 2010 : Couleur rubis aux contours tuilés, nez de cerise à l'eau de vie, fraise écrasée, prune, cuir, fruits des bois, figue. La bouche est élégante, pas très épaisse, ni très ronde, mais fraîche et en longueur, avec un beau fruité encore assez jeune, cerise à l'eau de vie, cerise, fruits des bois, un peu de cacao, bonne acidité derrière. La finale est de bonne longueur, l'aromatique fait un peu chaleureuse (fruits à l'eau de vie) mais c'est compensé par une bonne fraîcheur et des tannins très fins. TB+.

 

Vieux Donjon - Châteauneuf 2018 : joli nez typé grenache sur la finesse, bouche avec la finesse du domaine, mais un peu trop de sucrosité en l'état, les 15% se sentent par le sucre, tannins fins sinon. A attendre un peu. TB.

 

7 avril 2021

Staglin Family Vineyard (Etats-Unis) ****

Domaine créé en 1985 par la famille Staglin à Rutherford dans la Napa Valley. Les 51 acres (21 hectares) du domaine sont certifiés bio. Après un court passage d'André Tchelistcheff dans les années 1980, les vins sont vinifiés par David Abreu depuis les années 1990, (et consultés par Michel Rolland dans les années 2000). Le domaine produit principalement des cabernets sauvignons et des chardonnay, mais aussi une petite cuvée de sangiovese. Les Staglin organisent un festival musical annuel dont les fonds sont intégralement reversés à la recherche sur les maladies du cerveau. 

 

Staglin Family Vineyard - Salus Estate chardonnay 2019 Napa Valley : (100% chardonnay, sans malo, Elevage 10 mois en 600L dont 50% neufs. 14,3%) Couleur très claire, joli nez sur le citron confit, les fruits jaunes, élevage peu marqué déjà très bien intégré, fait bien chardonnay, un peu mûr. La bouche est assez différente, opulente, lourde, peu d'acidité, fleurs blanches et fruits jaunes, me fait penser à un rhône blend. La finale a une bonne longueur mais on termine sur l'alcool, sans fraîcheur ni acidité. B-.

 

Staglin Family Vineyard - Salus Estate cabernet sauvignon 2017 AVA Rutherford Napa Valley : (88% cab sauv., 11% cabernet franc, 1% petit verdot. Elevage 18 mois barriques françaises dont 73% neuves. 14,9%) Couleur grenat, pas trop intense, nez gourmand sur les fruits rouges et noirs confiturés, élevage déjà très bien intégré, un peu d'épices, plutôt typé grenache/syrah que cabernet je trouve. Idem en bouche, très gourmand, confituré, alcool bien intégré, tannins présents mais bien mûrs et arrondis, sur la cerise, la mûre, quelques épices. Finale de longueur moyenne, assez ronde, gourmande, manque un peu d'acidité, à peine trop de sucrosité si on compare au suivant. TB-.

 

Staglin Family Vineyard - Estate cabernet sauvignon 2014 AVA Rutherford, Napa Valley : (81% cab sauv., 11% cabernet franc, 1% petit verdot. Elevage 20 mois barriques françaises dont 87% neuves. 14,9%) Couleur grenat, pas trop intense non plus, nez expressif, fruits rouges bien mûrs, prunes, violette, eucalyptus, élevage bien intégré, plus complexe que le précédent, un peu plus frais même si là aussi le nez fait gourmand et confituré. Par rapport à ce qu'on connait en France on pourrait penser moitié cabernet moitié grenache par exemple. La bouche par contre fait très cabernet sauvignon, acidité élevée, moins de sucrosité, très menthol, cassis, violette, tabac, végétal noble, tannins plus serrés que dans le précédent mais sans être astringents non plus, belle profondeur minérale. Le style est assez fin pour Napa. Finale très longue, accentuée par les tannins et la belle acidité, garde un beau fruité quand même qu'il nous manque souvent à Bordeaux. Un vin déjà accessible mais qui bien sûr a encore un très gros potentiel de garde. TB+.

 

6 avril 2021

Marston Family Vineyard (Etats-Unis) ***

Marston est un petit domaine de 40 acres (16 hectares) situé dans les collines occidentales de Santa Helena, au-dessus Napa, sur les pentes sud de Spring Mountain. Les premières vignes ont été plantées dans les années 1890, puis le domaine a été racheté dans les années 1970 par la famille Marston. Dans les années 1980 les raisins étaient vinifiés par Philipp Togni et le légendaire André Tchelistcheff, puis par Philippe Melka (1998-2009) et depuis 2010 par Marbue Marke. Le domaine produit un sauvignon sur Yountville, un cabernet sauvignon sur Springs Mountain, et une petite syrah sur Calistoga. 

 

Marston - Albion blanc 2017 Napa Valley AVA Yountville : (100% sauvignon blanc, clone de Loire 530. Elevage 6 mois fûts de chêne français dont 20% neufs environ)  Couleur très claire, nez très aromatique, plein de bonbon à la pêche, entêtant, quelques fruits exotiques, fait penser à des sauvignons de Nouvelle-Zélande. La bouche a de la vivacité, un très léger gras, toujours très aromatique avec du bonbon à la pêche, du buis. La finale est de longueur moyenne, fraîche, toujours très aromatique et très marquée sauvignon, pêche, agrumes, léger côté végétal (buis, bourgeon) mais pas dérangeant. Plutôt bon sur un verre mais peut vite être écoeurant. B.

 

Marston - Estate Grown 2015 Napa Valley AVA Spring Mountain : (100% cabernet sauvignon, Bloc 3A, elevage 18mois fûts de chêne français. 14,9% vol) Couleur grenat foncé, nez sur les fruits rouges et noirs confiturés, élevage bien intégré. La bouche est plus marquée par le cabernet, moins confiturée que ce que laissait présager le nez, bonne acidité, eucalyptus, de la fraîcheur, puissante alcool bien intégré, mais des tannins encore rugueux, trop présents à mon goût. Finale sur le cassis, l'eucalyptus, la prune, à peine végétale, un peu sèche. A voir ce qu'il deveindra dans quelques années. TB-.

 

6 janvier 2021

Joshua Cooper (Australie) ****

Josh Cooper, Doug’s vineyard pinot noir 2018 - Macedon Ranges (Victoria) : (premier millésime en 2012. Fils des Cooper-domaine Cobaw Ridge. Achat de raisins aux meilleurs "grape growers", ici la famille Newnham. Exposition nord-nord-est, 500m d'altitude. Sols de basalte. Forte proportion de grappe entière. Elevage fûts français dont une faible proportion de fûts neufs) Couleur rubis, trouble. Très beau nez expressif, envoûtant, sur la pivoine, la fraise, épices orientales, un côté grappes entières suffisamment mûres. Bouche très fraîche, fruitée, tannins fins, très pure aussi (peu sulfitée peut-être) dans un style proche des "IPOB" californiens avec ce très bel équilibre entre fruit confituré et végétal noble. Très belle longueur. Semble déjà à point en l'état. TB++.

 

Josh Cooper - Cope Williams chardonnay Macedon Ranges 2018 : belle tension, grosse fraicheur pour l'Australie, léger grs et légère autolyse, bien équilibré entre les deux, mais semble très soufré (pique presque le nez). B+.

 

5 janvier 2013

Il Marroneto (Toscane) ****

 Petit domaine de 6 hectares plantés par Giuseppe Mori en 1975 sur Montosoli, juste au Nord de Montalcino, à 350m d'altitude environ, désormais géré par Alessandro Mori. Le style est "traditionnel" avec des élevages en foudres, et une recherche de vins élégants, frais, accessibles en jeunesse.

 

Il Marroneto - Rosso di Montalcino Ignaccio 2017 : (100% sangiovese, en foudres, vignes "déclassés" de la commune de Montalcino. 13,5% vol.) Couleur claire à peine rouillée, nez très expressif dès l'ouverture, fruits rouges mûrs, cerise macéré surtout, fraise, tabac, orange, thé noir, pointe lactée. La bouche présente une rondeur inattendue pour un jeune sangiovese en foudre, avec une matière épaisse, des tannins fins, un fruité bien mûr, un côté lactique. L'aromatique est solaire mais il n'y a pas beaucoup d'alcool. La finale ne manque pas de relance pour autant, l'acidité arrive avec enfin quelques petits tannins qui allongent le vin. Vraiment un excellent Rosso, du niveau de beaucoup de Brunello, dans un style élégant, qui peut se boire dès maintenant. TB.

 

Rosso Ignaccio 2015 : proche du précédent, à point. TB+.

 

27 mars 2021

Etienne Calsac (Avize) ***

Etienne Calsac - Coteaux champenois blanc 2019 : (terroir de Montgenost en Côte de Sézanne. 50% chardonnay, 25% pinot blanc, 20% petit meslier, 5% arbanne) Couleur dorée, reflets verts. Nez sur le beurre frais, élevage "bourguignon" légèrement vanillé et soufré, fruits jaunes assez mûrs et citron confit. Bouche grasse à l'attaque, très marquée par le beurre frais, beaucoup de citron confit aussi, fruits jaunes, semble un peu solaire type Mâconnais, mais la finale se retend grâce à une bonne acidité et une légère amertume, moins beurrée, clairement sur le citron avec quelques notes florales, jolie longueur, finale salivante. Un vin plutôt bien né, à attendre encore un peu pour que l'élevage se fonde, même s'il n'est pas rédhibitoire en l'état, prometteur. TB.

 

Les rocheforts (dég 2022) : belle finesse de bulle, fruité pomme, petite touche élevage sous bois qui a déjà pâtiné l'ensemble. Encore un peu jeune après dégorgement, à regoûter dans 1 an déjà, prometteur. TB.

 

L'echappée belle : (3gr, deg 2024) très porté, pomme, mirabelle, fruité, attaque avec une petite sucrosité, jeune, finale plus crayeuse, jolis amers. B+.

 

23 août 2020

Blancs espagnols - devoirs de vacances

Urki * - DO Getariana Txakolina Txakoli urki 2017 : (100% hondarribi zuri = courbu) Très clair, reflets verts, quelques petites bulles visibles. Nez assez pauvre, peu de fruit, pointe de lies, à peine citronné. Bouche perlante, légère en alcool, assez maigre, sèche, pointe salée, bonne acidité, taillée pour les huîtres ou les fruits de mer. Très court. Moyen.

 

Do Ferreiro *** - DO Rias Baixas Albarino do Ferreiro 2017 : (100% albarino) Couleur or pâle, reflets verts, nez sur la pêche, l’abricot, quelques agrumes, bouche assez simple, vive, fruitée, pas trop exubérante, mais finale assez courte et sur l’alcool, un peu mieux le lendemain. B.

 

Bodega Contador (Benjamin Romeo) *** - DO Rioja Predicador blanco 2014 : (viura, grenache blanc, malvoisie) Couleur or foncé, nez complexe avec encore pas mal de bois, vanille, caramel, mais aussi miel, fruits jaunes bien mûrs, le lendemain touche de noisette et beurre salée qui rappelle un Tondonia en moins prononcé. Bouche grasse, opulente, miellée, caramel, vanille, garde une bonne fraîcheur dans le fond, avec une fnale assez longue sur le caramel et le miel. Un style en train de se démoder, pas un grand vin de terroir, mais une vraie complexité et une vraie personnalité au final. Les quelques années de garde en bouteille lui ont sûrement fait beaucoup de bien. B+.

Bodega Contador (Rioja), DOCa Rioja Predicador 2015 : (93% tempranillo, grenache, mazuelo, graciano)  Couleur sombre, nez boisé, fumé, fruits noirs, début d’évolution tabac, sous-bois. Bouche encore jeune, puissante, boisée, fruits noirs confits, bonne longueur. Un style plus traditionnel qui tranche avec les vins précédents. B-.

 

Pago de los cappellanes **** - DO Valdeorras O Luar do sil Godello sobre lias 2016 : (100% godello) Couleur or pâle, nez de lies légèrement grillées, citron, pointe de pêche et léger beurré. Bouche vive, tendue, belle fraîcheur où on retrouve les lies sans que ce soit écœurant, du gras, léger beurré, et quelques fruits jaunes, finale minérale et citronnée. TB.

 

Alfredo Maestro *** - La Cosa The Thing 2017 Castilla y Leon : (100% muscat d'alexandrie passerillé 2 mois, à Ségovie - Ribera del Duero) Couleur ambre trouble, nez très pâte de fruits en tout genre, semble très sucré, sirupeux, pas très marqué muscat. Bouche épaisse, visqueuse, esprit eszencia, un côté perlant un peu gênant, mais sinon bonne acidité derrière cette pâte de fruit, assez long, reste quand même digeste. un OVNI. TB.

Alfredo Maestro (Ségovie), La Cosa The Thing 2022 : bu le 2017 récemment après recherche ! Même esprit, pâte de coing, sirupeux, très sucré, un peu fou-fou, avec une pointe de perlant, un peu de vol, tout s'équilibre bien, à boire à petites doses mais très intéressant. TB.

 

7 mars 2021

Yarra Yering (Australie) ****

Domaine d'une trentaine d'hectares, planté en 1969 par l'horticulteur visionnaire Dr Bailey Carrodus, au centre de la Yarra Valley, à 60kms à l'est de Melbourne. Inspiré par les vins français, il crée en 1973 les Dry Red n°1 (assemblage bordelais) et n°2 (assemblage rhodanien) dans un style relativement frais et fin pour l'Australie, avec des vignes non irrigués, des faibles rendements... Il a toujours été entouré d'excellents winemakers comme Mark Haisma. Depuis la mort du Dr Bailey Carrodus en 2008 le domaine a été repris par Kaesler (Barossa) gardant la même philosophie. Les vins sont aujourd'hui vinifiés par la talentueuse Sarah Crowe (vigneronne de l'année en 2017)

 

 

Yarra Yering - Pinot Noir 2016 Yarra Valley : (Vignes d'environ 40ans. egrappé. Elevage 10 mois fûts français dont 30% fûts neufs.) Couleur rubis, claire et brillante. Nez très expressif dès l'ouverture, plein de fraises et de cerises rouges confiturées, rose, orangette, petit côté végétal (ronce), pas d'élevage ressenti. La bouche est très ronde, peu tannique, bonne épaisseur, sur la confiture de fruits rouges, les 14° sont bien intégrés mais se sentent par la petite sucrosité du vin. Ca semble très gourmand et facile sur le premier verre, flatteur, mais la finale manque de peps, on reste sur la sucrosité et des notes de bâton d'orangette. On se lasse dès le second verre. Au final, un pinot noir très classique du nouveau monde, j'ai l'impession d'avoir écrit le même CR sur certains pinots australiens (Bindi...) ou sud-africains. Les pinots de Timo Mayer ou Josh Cooper m'ont paru plus frais (effet grappe entière ?). Dans ce très beau domaine qu'est Yarra Yering, mieux vaut se tourner vers les Dry Red n°1 ou 2.  B.

 

Underhill shiraz 2013 : couleur noire, nez fruits confiturés, très boisé vanillé coco, eucalyptus, début de sous-bois, cigare. Bouche avec du fruit, très ronde, bonne acidité dans le fond, mais finale très marquée vanille. A voir dans le temps. B.

 

Dry red n°1 2016 : couleur sombre, nez encore marqué par l'élevage vanille, coco, fruits noirs. Bouche assez lissé par l'élevage, pas trop haute en alcool, ni trop lourde, mais clairement sur l'élevage vanille, coco. Sans grande surprise à revoir dans 10 ou même 20ans. B+.

 

Yarra Yering, Underhill shiraz 2016 : encore un peu d'élevage et petite sucrosité, il y a du fond derrière, juste un peu jeune, à attendre sereinement. TB-.

 

 

6 mai 2013

Bartolo Mascarello (Piémont) *****

Domaine créé en 1918 par Giulio Mascarello, père de Bartolo (1926-2005) et grand-père de Maria-Teresa, qui s'occupe du domaine depuis 1993. Le style a toujours été "traditionnel", sans pesticides, avec des élevages en vieux foudres. Plus qu'une philosophie du vin, c'est aussi une philosophie politique : Bartolo a peint les célèbres étiquettes "No barrique, No Berlusconi" en 1996, 1998, 1999 et 2000. Le domaine possède 5 hectares de vignes dont 3 de nebbiolo (4ha sur Barolo et 1ha sur La Morra). Il n'y a qu'une seule cuvée de Barolo ici, assemblage de Cannubi, San Lorenzo (arraché en 2015 puis replanté), Rué, Rocche dell'Annunziata, parfois un peu de Monrobiolo Bussia et Nelso. Le style est bien sûr traditionnel, authentique, avec parfois de petits défauts type volatile, mais toujours beaucoup de charme, plutôt travaillé sur la finesse, pas trop extrait, un peu plus mûr et arrondi que chez Rinaldi, accessibles jeunes mais vieillissant avec grâce

 

 

Bartolo Mascarello - Barolo 2011 : Couleur rubis aux contours oranges, nez de fruits confiturés, fraise et cassis, un peu de rose, assez mûr, très gourmand, impression d'une pointe de volatile à l'ouverture mais qui n'a pas duré. Bouche à l'attaque confiturée, ronde, peu de tannins et acidité pas très élevée, gourmande et facile, puis la finale finit bien plus serrée et nous rappelle enfin le nebbiolo. Si on se fait plaisir, on attendait un peu plus de profondeur et de complexité pour un vin de ce domaine. TB+.

 

Bartolo Mascarello, Barolo 2015 : (à Barolo, Canubbi, Rue, Rocche dell'Annunziata, Monrobiolo di Bussia, Nelso) Couleur moyenne, nez magnifique, fleurs séchées, goudron, réglisse, tabac, balsamique, herbes aromatiques, toute petite volatile mais qui est bien intégrée à l’ensemble et ne s’amplifiera pas. La bouche est encore jeune, puissante, tannique, me rappelle l’Accomasso 2015 bu récemment, il y a du fond, un grand vin en devenir sans nul doute, mais moins de plaisir immédiat ce soir-là. TB+.

 

6 mai 2013

Aldo Conterno (Piémont) ****

Depuis le décès d'Aldo Conterno en 2012, ce sont les enfants Stefano, Franco et Giacomo qui sont à la tête de ce domaine de 28 hectares. Le domaine a aquis une réputation de "star" dans les années 1970 et 1980 en "modernisant" les vins, notamment par des macérations plus courtes. Pourtant aujourd'hui le domaine navigue entre modernité et classicisme avec des cuvées en barriques (chardonnay, lagnhe il Favot, Barbera...) et des cuvées en vieux foudres : les Barolos. Ces derniers proviennent tous de Monforte d'Alba, secteur le plus chaleureux de la DOCG. Ce sont des vins solaires, taillés pour la garde, même si le Bussia Colonnello est un peu plus fin. La grande cuvée Riserva GranBussia est un assemblage des crus avec majorité de Romirasco, puis Cicala et Colonnello.

 

Aldo Conterno - Langhe 2017 : (80% freisa, cabernet sauvignon, merlot) Couleur très sombre, nez confituré, très fruits noirs, crème de cassis, un peu de sucrosité, léger boisé ?, notes d'eucalyptus, de cèdre, épices, poivre. Bouche puissante, confiturée, où les 15% d'alcool se sentent surtout par la maturité et la sucrosité. Il y a cependant une acidité importante dans le fond. Les tannins sont bien fondus. La finale est chaleureuse, un peu sucrée, vite écoeurante. Vraiment pas une belle entrée de gamme pour le domaine. Moyen.

 

8 février 2019

Masterclass Savanna et autres Savanna (La Réunion)

Savanna Unshared Casks

 

Savanna France 2010 9ans Rhum agricole 55% Etiquette champ de canne (6ans ex-cognac 3ans ex-armagnac 51jours fût neuf américain) : couleur ambre foncé, nez qui semble assez sec, boisé, marqué par l’olive verte comme certains rhums blancs Savanna, quelques notes végétales, du solvant. Bouche sèche, boisée, très marquée olive verte, beaucoup d’acidité, de l’anchois, salin, solvant/colle, assez austère, puissant, le côté vineux est bien présent. Finale plutôt longue, saline et vineuse. Un rhum assez brutal, auquel il manque la gourmandise de la mélasse pour l’équilibrer à mon goût. TB-.

 

Savanna Réunion 2007 12ans Traditionnel 48% Etiquette vache (5ans ex-cognac 7ans ex-porto) : Couleur ambre foncé, nez très marqué cognac/armagnac avec du pruneau, de la prune, du caramel brûlé, du chocolat, raisin, noix, légèrement solvant. Bouche vineuse, belle texture assez ronde, pas trop sucrée finalement, bien marquée pruneau, raisin, caramel, avec une finale acidulée, un peu plus sur les fruits secs qui l’empêche d’être trop lourd, même si ça ne joue pas à grand-chose. Un style bien plus consensuel que le précédent, plus simple mais plus facile. TB-.

 

Savanna Belgique Batch 2 5ans fût 1043 Rhum traditionnel TH1 50% Etiquette palmier : (assemblage 5ans ex-cognac et 5ans Herr + passage en chêne neuf américain dans le chai humide) Couleur or profond, nez bien plus discret que les autres, assez différent, semble beaucoup plus léger, fruits blancs, vanille, céréales, presque un côté whisky, crème anglaise. Bouche assez facile d’accès, pas très aromatique pour Savanna, juste un peu vanillée, quelques épices, un peu de vinosité en fin de bouche. Longueur moyenne. Assez décevant, rien de mauvais, mais il n’a pas du tout l’explosivité, ni les esters, qu’on attend dans un Savanna. B+.

 

Savanna Allemagne Batch 2 13ans 2006 fût 525 traditionnel 64,8% étiquette cabane : (ex-cognac) Couleur ambrée, nez bien vineux, et bien typé Savanna avec des esters et du solvant, cire, colle, puis marmelade d’orange, abricot, anchois. Bouche puissante, assez violente, même un peu écoeurante avec beaucoup de marmelade orange/abricot, acidulée mais surtout une fin de bouche avec une amertume dérangeante, écorce d’orange, mêlée à un peu de colle, de vernis, d’olive verte. Le tout n’est pas très équilibré, par contre beaucoup d’ampleur et de longueur. B+.

 

Savanna Wild Parrot 2007-2018 11ans Grand Arôme 63,9% : Couleur ambrée, nez parfaitement équilibré entre le côté solvant/cire et les fruits confiturés, fruits secs, pâte de fruit, petite touche saline. Bouche fruitée, alcool qui ne se sent pas, grosse ampleur, finale très longue, sur l’abricot, la figue, l’olive, petite touche caramel, gourmand sans être très sucré, de plus en plus de fruits exotiques avec l’aération, c’est celui qui se rapproche le plus d’Hampden. Loin au-dessus des unshared casks. TB++.

 

(Savanna herr japan 61,3%) : regoûté pour en avoir le cœur net, proche du précédent, à peine moins explosif. TB++.

 

Savanna 2007-2019 11ans Grand arôme Cask 322 50,3% (ex-cognac, distillé colonne Savalle) : Couleur ambrée, nez qui combine solvant et légère vinosité. Bouche gourmande, beaucoup de pâte de fruit, à peine plus sucrée que le wild parrot, un peu plus vineuse et moins explosive mais reste bien équilibrée et très longue. TB+.

 

 

 

Masterclass LMDW

Savanna Intense blanc 40% : (distillé colonne inox) rhum blanc léger, sur la banane principalement, plutôt pour cocktails. B.

Savanna Créol 52 52% : (rhum agricole ici, blanc, distillé en colonne cuivre) puissant, très olive verte, salin, un peu austère. B.

Savanna Créol Straight 67,4% : (rhum blanc agricole, brut de colonne) très olive verte aussi, plus de rondeur, alcool bien intégré, pas agressif, grosse ampleur. Un gros cran au-dessus. TB.

Savanna 5ans traditionnel 43% : (rhum de mélasse. Fûts de cognacs) agrumes, fruits exotiques, vanille, bouche légèrement sucrée, facile, douce, fruits exotiques, à peine épicé, manque un peu d’ampleur, facile à boire. B+.

Savanna 16ans 2003 Traditionnel finish armagnac 44,8% : couleur ambrée, nez fruits secs, orange, un peu chocolat, petite touche vernis/cire noble, plutôt assez sec, bonne longueur, manque un peu de puissance peut-être. TB.

Savanna Lontan 57 57% : (mélasse, longue fermentation, colonne cuivre. Grand arôme = 500 esters minimum et mélasse) haut en esters, un peu solvant, olive, banane, alcool bien intégré, très aromatique, fruits surmûris, doit être top en cocktail, seul il peut écœurer vite. B.

 

 

 

Savanna Lontan Rhum Vieux grand arôme fût de cognac n°358 28.10.03-janvier 2015 59,7% (La Réunion) : (rhum de mélasse a priori) robe orangée, nez très marqué par le vernis, derrière beaucoup de fruit, de l'orange surtout, de la mandarine, du kumquat, du coing. En bouche le vernis est un peu moins présent, mais il reste quand même très marqué, beaucoup de fruit, pas très sucrée, puissante, alcool bien intégré. Finale assez longue. Dommage qu'il y ait autant de vernis, même si ça lui donne un certain charme. B+.

 

Savanna Herr 10ans (distillé en 2006) 63,8% : couleur or profond, nez moins marqué vernis que le précédent mais beaucoup plus marqué colle/peinture neuve, derrière ce côté chimique beaucoup de fruits, exotiques, agrumes, fruits rouges. Bouche puissante, heureusement il nage très bien, assez sèche, pleine de fruits comme au nez mais là aussi beaucoup de colle. Finale très longue, légèrement saline. Un rhum qui ne peut pas laisser indifférent, qui met une claque sur les premières gorgées, mais qui devient assez vite écoeurant. Lors d'une seconde dégustation il était très marqué chewing-gum à la fraise, bonbon chimique, plutôt fruits exotiques avec de l'eau. B+.

 

Savana Herr Japan Tribute 2017 61,3% : un grand Savanna, exubérant, légèrement sur le solvant et la cire, plein de fruits exotiques, d'agrumes, pas chimique ni amer, finale énorme. TB++.

 

Savanna Herr Japan Tribute 2019  56,4% : (rhum agricole ici) si le nez garde un côté savanna avec u fruit exotique, du solvant, la bouche est très sèche et amère. B-.

 

Savanna Chai Humide 2016 8ans 60,4% : moins violent que le Herr, beaucoup de fruit, le petit côté solvant jamaïcain, olive et citron, à peine vernis, très beau nez. Idem à l'attaque, plein de fruit, alcool bien intégré, finale plus sèche, un peu trop marquée solvant et clou de girofle. B+.

 

3 janvier 2013

Le Ragnaie (Toscane) ***

Domaine de 28 hectares, en bio, géré par Ricardo et Jennifer Campinoti, de style traditionnel (élevage en foudres). Les vignes sont situées sur 3 secteurs : les hauteurs de Montalcino autour du domaine (jusqu'à 600m d'altitude), Petroso zone historique de Montalcino et plus au sud sur Castelnuovo dell'Abate un secteur plus solaire. Le domaine a construit sa réputation grâce à des vins parmi les plus fins de l'appellation, peu tanniques, relativement frais pour le sud de la Toscane.

 

Le Ragnaie - Brunello di Montalcino 2013 : Couleur rouge foncé et légèrement tuilée, assez classique du sangiovese. Le nez est sur les fruits rouges légèrement cuits (kirsch, prunes, orange), entre deux âges, on sent qu'il a perdu le côté fringant de la jeunesse mais qu'il n'est pas encore tombé dans le tertiaire. Bouche légère (13,5°), pas très épaisse, peu tannique, avec une bonne acidité, en finesse, presque un peu trop au sens où elle manque d'intensité, là aussi sur le côté entre deux âges du nez, à la longuer moyenne. A J+2 le vin commence à devenir plus intéressant, semblant plus évolué, avec des notes de sous-bois/humus, rappelant certains Bourgognes et laissant présager un bel avenir. Un joli vin qu'il fallait boire il y a quelques années ou qu'il faudra désormais attendre 4-5ans minimum. Il devrait alors concurrencer pas mal de pinots de millésimes solaires en dégustation à l'aveugle. B+.

 

14 janvier 2019

Dominique Hauvette (Saint-Rémy-de-Provence) *****

D'abord conseillée par Eloi Dürrbach (Trévallon), Dominique Hauvette signe sa pemière vendange en 1988. Elle est aujourd'hui à la tête d'un domaine d'environ 16 hectares en biodynamie. Les vins ont du caractère, à l'image de leur vigneronne, une vraie identité, avec des élevages en cuves/foudres/oeufs béton... suivant les terroirs et les cépages. Les rouges sont fins, peu extraits mais gardent toujours leur identité sudiste et leurs arômes de garrigue. Les blancs, pressés en grappes entières, montrent un joli gras, des amers nobles et une belle minéralité sous-jacente. De grands vins de gastronomie.

 

 

Hauvette (Salon Vin de mes amis 2019)

Arpège 2011 (Roussillon) : nez un peu chaud et bouche plutôt verte, très courte. Moyen.

Roucas 2017 : léger, gourmand, fruits rouges un peu sucrés, pas très long, mais très sympa. TB-.

Cornaline 2012 : très bordelais dans l’aromatique avec un côté fruits cuits, prunes. Pas mon truc. B-.

Améthyste 2016 : (cinsault majoritaire) couleur claire, nez plein de fruits rouges, bouche fine, fraîche, texture de velours, belle longueur, dans l’esprit des Haut de Carol’s. Superbe. TB++.

Jaspe 2016 : (roussanne) servi très froid, assez fermé, court. B-.

Dolia 2012 : (roussanne marsanne clairette) servi très froid aussi, mais beau nez résine, citron, caillou fumé, la bouche manque un poil de tension pour chipoter, beau vin quand même. TB.

 

Hauvette - Jaspe 2010 : (roussanne, clairette) très beau nez exotique et miellé, bouche plus chaleureuse et un peu courte. B+.

 

Roucas 2018 : plein de ruit, juteux, très frais, avec une certaine complexité déjà. TB.

 

Améthyste 2018 : très clair en couleur, infusé, nez de fruits rouges, presque pinot, épices, floral. Bouche en dentelle, sucrosité un peu marquée mais sans être lourd non plus, rappelle les grenaches/cinsault infusés du Rhône sud type Anglore, c'est déjà prêt à boire, bonne longueur. TB+.

 

Jaspe 2022 : blanc assez léger en alcool, mais gras et qui manque un peu de peps, abricot, miellé. B.

 

(Greniers St Jean) Fond de bouteille de Dolia 2015 réduit, compliqué.

Dolia 15 : joli nez, mais bouche qui manque un peu de tension sur la finale. B+.

 

Cornaline 2016 : très frais, fin, petit côté poivron type cabernet de loire, mais joli fruit, assez long. TB

 

 Hauvette Jaspe 2018 : assez élégant et frais pour roussanne, manque un peu de tension sur la fin. B+.

 

Hauvette, Améthyste cinsault 2019 : style infusé très bourguignon, jus de fruit mais avec du fond, petites épices, superbe. TB++.

 

Cinsault 2021 : très clair, jus de fruit facile, floral, élégant, beaucoup de plaisir. TB.

 

4 janvier 2020

Robert Chevillon (Nuits-St-Georges) ****

Domaine de 13 hectares géré par les fils de Robert Chevillon, Denis et Bertrand. Ici les vins sont "traditionnels", avec peu de fûts neufs, des élevages longs, des textures qui ne sont pas spécialement travaillés, donnant des vins parfois un peu rêches en jeunesse (sur certains terroirs plus que d'autres bien sûr) bien qu'ils ne soient jamais très extraits et généralement égrappés, toujours nobles, énergiques, en longueur. Une valeur sûre, intemporelle, à prix encore raisonnable.

 

Robert Chevillon - NsG 1er cru Les Bousselots 2011 :  robe assez sombre, nez de fruits noirs, un peu fumé, terreux, bouche aux tannins fins, en longueur, pas très épaisse, un peu toastée, fruitée, minérale, un peu austère mais bien faite, assez longue. Une seconde bouteille était très différente, plus chaude, plus épaisse, typée grenache, mais très bien aussi. TB.

 

Robert Chevillon, 1er cru Les Chaignots 2010 : enfin un Nuits-St-Georges qui collait au stéréotype de l'appellation, avec des tannins plus fermes, un côté plus terreux, cuir, presque encore trop jeune pour ce 2010, probablement dû au style traditionnel du domaine puisque les Chaignots est une parcelle proche de Vosne. TB+.

 

4 novembre 2019

Arnaud Tessier (Meursault) ***

 

Arnaud Tessier - Bourgogne blanc Champ Perrier 2017 : Couleur claire, nez sur un joli beurré, très floral, peu de fruits à l'ouverture un peu mieux ensuite. Bouche avec du gras à l'attaque, bonne acidité ensuite, florale et beurrée, finale un peu chaleureuse et courte à l'ouverture, qui semble bien plus élégante le lendemain même si on reste sur un profil assez solaire pour la Côte de Beaune. Bon générique, qui demanderait quelques années de plus en cave dans l'idéal. A voir sur les autres cuvées et sur d'autres millésimes. B+.

 

 

 Je suppose prélevé sur fût pour les Meursault. Bourgogne blanc 2022 très pomme granny très simple. MEURSAULT Blanc 2022 un peu mou, ni de gras, ni de tension, pas grand-chose du coup… MEURSAULTLes Casse TêtesBlanc2022 mieux avec à peine plus d’élevage et plus de tension. MEURSAULT 1ER CRULe Poruzot DessusBlanc2022 et MEURSAULT 1ER CRULes Charmes DessusBlanc2022 manquent clairement de tension, peu de gras, mais pas grand-chose, peu de fond. Une gamme décevante ce jour-là.

 

7 juin 2013

Lino Maga - Azienda Barbacarlo (Lombardie) ***

Lino Maga est une légende en Lombardie, un des "derniers dinosaures" encore en activité, le pendant de Bartolo Mascarello ou Lorenzo Accomasso, lui qui en 2019 faisait sa 82e vendange ! Dans son village de Broni (Province de Pavie, de l'autre côté du Pô), Lino cultive principalement 2 parcelles d'environ 4 hectares chacune, Montebuono et Barbacarlo. Impossible de faire plus traditionnel : les vignes n'ont jamais connu de chimie ou "d'oenologie", les vins sont vieillis en très veux foudres de 30HL, à peine sulfités à la mise. Il peut y avoir un peu de sucre ou un peu de perlant sur certains millésimes. Ce sont des vins rustiques, tanniques, taillés pour la garde, avec beaucoup de caractère et d'authenticité, qui ne laissent pas indifférent.

 

Lino Maga, Azienda Barbacarlo - IGT Provincia di Pavia Rosso "Montebuono" 2015 : (croatina, uva rara, ughetta, barbera, 14%) Couleur noire, opaque. Le nez s'ouvre sur des fruits noirs confiturés (pointe de sucre ?), des notes animales, du cuir, de la réglisse, puis des herbes séchées, de la prune, petite touche de vernis, pas très propre ni très fin mais assez complexe et changeant, on y retourne souvent pour voir ce qu'on va découvrir de nouveau. Bouche riche, puissante, pas particulièrement perlante, pointe de sucre, crème de cassis, cuir, quelques épices, tannins encore fermes, le vin appelle la table, une très belle acidité dans le fond avec une trame minérale/graphite le sauve et l'empêche de tomber dans la lourdeur. On sent un vin parti pour durer longtemps, sans aucun signe d'évolution. Finale longue, serrée. Attention qu'après 3 jours d'ouverture un petit goût de souris est apparu sur le fond de bouteille. Beaucoup de petits défauts mais aussi beaucoup d'originalité, de caractère, et un certain charme je dois dire pour ce vin anti-standardisé, comme en n'en voit quasiment plus malheureusement. B+.

 

17 février 2021

Philippe Darioli (Suisse) ***

Philippe Darioli est l'un des nombreux élèves de Marie-Thérèse Chappaz. Il se lance à son compte en 2003 avec 3 hectares de vignes et 11 cépages, principalement sur Leytron et Chamoson (même si le chai est à Martigny). Sa vigne est conduite en agriculture "raisonnée" comme il le dit lui-même mais pas en bio. Si les secs manquent parfois de profondeur sur certaines cuvées par rapport aux vins de son mentor, il fait partie des tout meilleurs producteurs de liquoreux valaisans.

 

Philippe Darioli - Vent d'Anges Grains Nobles 2012 Valais : (capége malvoisie/pinot gris, ermitage/marsanne et petite arvine. Elevage fût 2ans. 8% vol. 50cl) Couleur or profond, superbe nez sur les fruits exotiques type mangue, passion, puis miel, cire, acacia, abricot, ananas, encore tout jeune, il me fait de suite penser aux pinots gris SGN de Zind-Humbrecht. La bouche est sirupeuse, épaisse, probablement très riche en sucre sur ce millésime (on doit approcher les 300gr ?), peu d'alcool, sur la pâte de fruits exotiques et le miel, le tout bien équilibré par une acidité élevée, mais il faut bien ça vu le taux de sucre. Finale très longue, on reste sur de la mangue et de la passion acidulées. Excellent liquoreux, dans un style très riche, mais l'équilibre est là, reste plus qu'à attendre quelques années pour gagner encore en complexité. TB+.

 

11 février 2021

Hans & Anita Nittnaus (Autriche) ****

Domaine historique du Burgenland d'environ 45 hectares, situé à Gols, dirigé depuis les années 1980 par Hans Nittnaus et sa femme Anita. Ces derniers ont d'abord été parmi les premiers à tenter l'introduction de cépages bordelais pour la reconnaissance à l'international, avant de se tourner dans les années 1990 vers les cépages locaux (blaufränkisch, zweigelt...) avec la création du groupe Pannobile aux côtés de Paul Achs, Heinrich... Depuis 2013 le domaine est certifié en biodynamie. La philosophie ici est de laisser chaque terroir s'exprimer, avec des vins purs, pas trop extraits ni trop boisés, élégants, mais aussi capables de bien vieillir sur les meilleures parcelles.

 

Hans & Anita Nittnaus - Blaufränkisch Kalk & schiefer 2018 Burgenland : (100% blaufrankisch, élevage fûts de 500L, 12,5% vol) Couleur grenat, contours encore un peu violacés, pas trop foncé pour un Blaufränkisch d'un millésime mûr comme 2018, le nez est à peine réduit à l'ouverture, parfait après 1h de carafe, plein de fruit, très pur, sur la framboise, la mûre, un peu typé gamay puis en se réchauffant de plus en plus proche d'une syrah sur le cassis, le poivre, et des notes fumées, élevage parfaitement intégré. La bouche est juteuse, avec une très belle matière pour une entrée de gamme, des tannins fondus, texture agréable, pas beaucoup d'alcool, beau fruité assez mûr comme au nez, le tout bien équilibré par une belle acidité et une impression minérale de graphite. La finale est de longueur moyenne, elle reste fraîche, sur les fruits noirs, un peu de poivre, ronce, fumé, un petit côté sanguin aussi, très gouleyante, on y retourne facilement. Du très haut niveau pour cette cuvée (11€) qui en plus du côté facile à boire possède une vraie profondeur et une vraie personnalité. TB.

 

30 décembre 2012

San Leonardo (Trentin-Haut-Adige) ****

Domaine historique appartenant à la famille Guerrieri Gonzaga depuis le 18e siècle. Dans les années 1970, Carlo Guerrieri Gonzaga fait, entre autres, ses classes auprès de M.I. della Rocchetta (San Guido-Sassicaia) et de Giacomo Tachis (oenologue de San Guido, Antinori...) où il piochera l'idée d'introduire des cépages bordelais. Les vins produits sont "modernes", avec un élevage en barrique (parc renouvelé d'un tiers tous les ans) mais ils ne donnent jamais dans l'opulence, toujours avec une certaine élégance et surtout beaucoup de fraîcheur.

 

Tenuta San Leonardo - Terre di San Leonardo 2016 IGT Vigneti delle dolomiti : (50% cabernet sauvignon, 40% merlot, 10% carménère. Elevage 80% cuve béton, 20% fût) Couleur grenat clair, nez simple mais efficace sur les fruits rouges et noirs, prune et mûre notamment, boisé léger et bien intégré. Pas facile d'y reconnaître le cabernet... Bouche toute en fruit, assez ronde et facile grâce à des tannins fondus, l'élevage est lui aussi parfaitement fondu, bonne acidité, petites notes herbacées, belle matière, pas beaucoup d'alcool. Longueur moyenne, on reste sur le fruit, la fraîcheur. On sent qu'on n'a pas voulu pousser l'extraction et l'élevage sur cette entrée de gamme simple mais d'une précision redoutable, à la limite un peu "lisse" pour chipoter. Ca reste une excellente porte d'entrée (11€) pour ce domaine prestigieux. TB-.