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Mon carnet Vin
3 février 2024

Salon Jus'vénil 2024

Salon Jus'vénil 2024

 

 

Jaufré Mas (Glaine-Montaigut, Auvergne)

La Trutruka 2022 : (gamay sur calcaire, grappe entière, à Montaigut) Beaucoup de gaz, petite volatile, sinon léger et facile

Hey So 2022 : (gamy sur granit à St Julien) grosse volatile, finale brouillonne.

VV 2022 : (egrappé, 1mois et demi d'amphore) beaucoup de gaz, de volatile, très compliqué.

 

 

Axel Domont (Savoie)

Kilometre 0 2022 : (jacquere, roussette) plutôt bien tendu, citronné, frais, à peine de volatile mais donne du peps, assez long. TB.

Flamme rouge 2022 : (négoce aussi, mondeuse + pinot noir, VE) léger, 10,9% mais pas dilué, bonne maturité, gouleyant, frais et facile, mais avec une belle allonge acidulée. TB+.

 

 

Simon Bousquet (Corent)

Koumi 2022 blanc : s'est bien retendu, frais et floral, pointe souris en finale.

Elohim 2022 : un peu plus réducteur et un peu étriqué ce jour-là par rapport à la dernière dégust

Haceldama 2022 : au contraire lui s'est mis en place, s'est affiné en bouteille, plus fruits rouges, très élégant, juteux. TB+.

 

 

Terres Bariolées (Chalus)

Chalenta 2022 : (chardo, versant est de chalus) combine un joli gras avec une belle tension, frais pour 2022, plus d'épaisseur que suquets. Petite souris en finale ce jour-là alors qu'il n'y en avait pas les semaines précédentes.

Sable de grès 2022 : (chardonnay muscaté, en macération) belle couleur orangée, joli nez pas trop aromatique pour un muscaté, même si la macération est poussée le grain de tannin reste élégant, joli vin de gastronomie.

Condamine 2022 : (gamay) pas de souris contrairement aux semaines précédentes, servi froid, un peu serré.

Chirouze 2022 : (pinot noir) pinot juteux, élégant, frais, long. TB+.

 

 

 

L'eau qui dort / Coteau Libre / Paul et Lisa Le Postec

L'eau qui dort Zeppa-O Barbera 2022 : (achat sur Monferrato, 15%) mûr et un peu fruits noirs sucrés, confits, souris en finale.

Lisa gamays d'auvergne/gamays beaujolais 2023 : (prélevé sur fût. Lisa a 2,2ha de vignes sur le coteau d'Ybois-Flat, coteau basaltique, ici 60ares, vignes de 60-80ans de gamays d'auvergne sur fercal + gamays de 2007, 550m altitude. Grappe entière, fûts de Couhins à Pessac) gamays encore un peu serrés, mais très beau fruité, épices, il y a un vrai fond minéral, beau potentiel.

Lisa gamay/pinot gris comacéré : (1/3 gamay et 2/3 PG, grappe entière) du coup un rouge très clair, jus de fruit, tannins très souples, ultra facile à boire, digeste, qui glisse tout seul, manquerait un poil d'acidité en finale pour être parfait, mais carton assuré avec ce vin. TB+.

Lisa pinot gris 1mois macération : (vignes de 2007 et 2012) un orange qui a une couleur plutôt rose/marron étonnante, un ovni avec une macération qui semble finalement pas trop poussée, sur la finesse avec un beau fruité, à voir en bouteille.

Coteau Libre 2022 prélevé sur fût : (80% syrah, 10% pinot noir, 10% gamay, un poil de chenin, vignes de 3ans sur sables granitiques, expo sud, côté Lavoute-Chilhac) syrah très lardé, tapenade, allonge salée, presque anchois, juste une volatile un peu haute à mon goût.

 

18 novembre 2022

Françoise Bedel (Crouttes-sur-Marnes) ****

 

Françoise Bedel - Champagne "L'âme de la Terre" Extra-Brut 2005 : (60% pinot meunier, 30% chardonnay, 10% pinot noir, dégorgé en 2016 après 9ans sur lattes) Belle couleur dorée, le nez est légèrement oxydatif mais bien maîtrisé, bouche puissante, vineuse, un peu solaire, mais à la bulle très fine, avec une longue finale sur de fins amers. Beau champagne de gastronomie ! TB.

 

Françoise Bedel - Champagne Extra-Brut Entre ciel et terre : (pinot noir, pinot meunier, base 2010) Couleur or clair, nez floral, pâtissier (frangipane), et fruité (agrumes). Bouche à la bulle très fine, jamais austère tout en restant fraîche et fruitée, belle longueur, presque saline. On commence bien. TB.

 

Françoise Bedel - Coteaux champenois 2014 blanc nin cent bulles : (pinot meunier, chardo) très frais et tendu, pas une grosse matière, assez simple, mais très digeste avec une bonne longueur, minéral. TB-.

 

Françoise Bedel - Champagne Entre ciel et Terre : (base 2017 ?) joli champagne, vineux, tire sur le blanc de noirs, taillé pour la table, semble faible dosage. TB.

 

Françoise Bedel, Entre ciel & Terre (base 2015) : style assez austère, vineux, tendu. TB.

 

18 novembre 2023

Valentini (Abruzzes) ****

Situé à Loreto Aprutino, l’Azienda Agricola Valentini est probablement une des plus anciennes caves des Abruzzes. Ce domaine très discret et traditionnel est devenu légendaire grâce à Edoardo Valentini (qui a vinifié de 1956 jusqu'à sa mort en 2006). Depuis son fils Paolo Francesco et son petit-fils Gabriele ont pris la relève. Si la propriété est grande, seuls 5 à 10% des raisins sont conservés pour être vinifiés en blanc (bombino bianco, un ancêtre du trebbiano), en rosé et en rouge (montepulciano). Ce sont des vins très traditionnels, quasi naturels, qui vieillissent admirablement.

 

 

 

Valentini - Trebbiano d'Abruzzes 2015 : (cépage bombino bianco, parent proche du trebbiano pour certains, cépages identiques pour d'autres) Couleur dorée, nez un peu oxydatif (noix) à l'ouverture, mais de moins en moins avec l'oxygénation, probablement fondu dans d'autres arômes. Le nez est miellé, un peu de cire, de pomme blette, beaucoup de fruits secs, pas facile à "attraper", assez changeant et intrigant, de mieux en mieux, ce qui s'en rapproche le plus est probablement un chenin un peu nature du secteur Anjou/Savennières. La bouche a une belle épaisseur, pas beaucoup d'alcool, une acidité correcte sans qu'on puisse non plus parler de vin tendu, arômes de miel, fruits secs, noisette. Finale de longueur correcte, sur une légère amertume, qui manque un peu de minéral et d'acidité à mon goût. Un vin intrigant, qui nécessite du temps, mais je dois dire que c'est une relative déception pour une première rencontre avec la légende Valentini car au final il n'y a pas eu un gros plaisir. A voir dans quelques années si ce vin censé très bien vieillir retrouve un équilibre sur les amers. TB-.

 

 

Valentini, Trebbiano d’Abruzzes 2018 : (100% bombino bianco par la légende des Abruzzes) Couleur dorée, nez marqué par les lies, grillé/fumé, avec aussi des notes citronnées, brioche, épices, floral. La bouche est aussi marquée par les lies, plutôt en finesse et tension sur ce millésime, on sent que c’est encore jeune bien sûr, mais déjà noble et distingué, avec du fond, juste un peu trop en réduction sur lies pour le moment. TB+. Autre bouteille, des lies aussi, un côté finement oxydatif, pas beaucoup d'alcool, ni beaucoup d'acidité, jolis amers, assez long et noble. TB+.

 

18 janvier 2024

Maison Boiteau (Saint-Fort sur Gironde) ***

 

Maison Boiteau - IGP Charentais Pinot noir 2016 : (Vinifié par Julien Boiteau, maître de chai du Château Margaux) Robe rubis foncé, nez à peine réduit à l’ouverture, très bien après quelques minutes, cerise, fruits rouges assez mûrs, à peine sucrés, une pointe d’élevage légèrement beurré. Belle matière en bouche, fruitée, gourmande, une pointe de gaz qui disparait vite, toujours fruits « rouges foncés », à peine vanillé, frais. Assez bonne longueur. Il peut rivaliser avec de beaux bourgognes modernes. TB.

 

Maison Boiteau - IGP Charentais chardonnay 2016 : couleur or pâle, nez bien chardonnay légèrement citronné, floral, beurré, une pointe d'amandes. Bouche avec un peu de gras, léger boisé bien intégré, florale, un peu d'anis, assez gourmande, vive à l'attaque, bien travaillé, seule la finale est courte, manque de tension et de minéralité pour rivaliser avec les grands bourgognes. TB-.

 

Chardonnay 2017 : plus abouti que 2016, un peu plus de gras, belles notes florales, plus de profondeur, vraiment au niveau d'un bon vin de la Côte de Beaune. TB.

 

Merlot 2018 : couleur jeune mais pas trop extraite, nez de caramel, lacté, fruits confiturés. Bouche très ronde, gourmande, facile, confiturée, peu de tannins, acidité basse, sucrosité haute, les 14% passent très facilement, un peu d'élevage, longueur moyenne, facile à boire, mais sans profondeur. B+.

 

Merlot 2022 : robe sombre, nez fruits noirs, confituré, épicé. Bouche ronde, épaisse, puissante, un peu de sucrosité, tannins soyeux, esprit grenache du sud avec un peu d'élevage pour enrober, c'est un peu lourd et pataud en l'état. B-.

 

18 février 2024

Edouard Confuron **** et Confuron-Gindre *** (Vosne-Romanée)

Le domaine Confuron-Gindre est un historique de Vosne-Romanée, produisant sur 11ha des vins assez simples, dans un style rond, mûr, égrappé avec du bois neuf, sans grande profondeur mais à prix sages. Le fils, Edouard Confuron est appelé à prendre la relève. En attendant, il produit des vins sous son propre nom depuis 2021, en partie avec les vignes familiales, dans un style très différent : grappe entière, infusion, moins de sulfites pendant la vinification, moins de bois neuf. Son premier millésime est très prometteur.

 

 

Edouard Confuron - Bourgogne pinot noir 2021 : couleur claire, nez de noyau de cerise, pivoine, juteux. Bouche aérienne, belle tension derrière, facile et fraîche, bien moins d'élevage que la gamme confuron gindre. TB. Deuxième bouteille idem, très juteux, plein de fruit. TB.

 

Edouard Confuron, Gevrey Les Seuvrées 2021 : couleur claire, nez éclatant de jeune pinot (esprit sur fût), floral, petits fruits rouges, acidulé, jus de fruit, quand même du fond, une allonge minérale, très prometteur. TB+.

 

Edouard Confuron, Vosne-Romanée Hautes Maizières 2021 : couleur sombre pour 2021, un peu de réduction et de gaz au départ, bien mieux après carafage, fruits noirs, ronce, à peine animal. Bouche mûre pour 2021, beau fruité, il y a de l’acidité dans le fond, des tannins encore un peu présents. Il a mis beaucoup de temps à se détendre. Probablement encore un peu jeune. B+.

 

Edouard Confuron, Aux allots 2022 : un style quasi opposé au précédent, un peu de couleur quand même, fruité plus clair et un peu de ronce, végétal, bouche qui n'a pas un gros volume, pas de travail de texture, mais grosse allonge, plus en acidité, avec une finale salivante umami qui donne envie d'y revenir, joli style. TB+.

 

 

Confuron-Gindre (Grands jours 2022)

VOSNE-ROMANÉE 1ER CRU Les Chaumes Rouge 2020 : très marqué cassis, confiture. B-.

VOSNE-ROMANÉE Rouge2020 : noir, serré, confituré. B-.

 

Nuits st Georges 2020 : très café, élevage, sucrosité, sudiste. B-

Bourgogne rouge 2021 : beau jus fruité, tannins fins, du volume en plus. TB.

 

3 novembre 2022

Georges Laval (Cumières) ****

 

Georges Laval - Champagne 1er cru Cumières : (2018, dégorgé en 2020. zéro dosage) Couleur or profond, nez fruits rouges, vineux, petite touche oxydative. Bouche très sèche, austère, très droite, pas un gros volume, vineuse, bulle fine, assez longue mais trop stricte. B.

 

(Dive)

Cumières 2019 on sent le millésime solaire, un peu plus de largeur et moins d’austérité qu’habituellement tout en gardant du fond, ça lui convient très bien.

Rosé de macération 1e mise dégorgée pour le salon (pas encore emb) combien gourmandise fruitée, fraîcheur, volume, salinité, s’annonce grandiose.

 

18 juillet 2024

Dard & Ribo (Mercurol) ****

 

Dard & Ribo - Crozes 2018 : très violette, très fleuri, très pur, nature bien maitrisé, juteux, frais. TB+.

 

Dard & Ribo, Crozes-Hermitage 2021 : (100% syrah) un vin très clair en couleur, léger en alcool, qui ne fait pas du tout syrah, malheureusement marqué par la souris sur cette bouteille. Un producteur qui se goûte généralement mieux. Moyen.

 

18 septembre 2024

Belmont (Goujounac) ***

 

Belmont - IGP Côte du Lot Serine 2020 : couleur assez claire pour une serine, nez élégant, fruits rouges et noirs, poivre, cuir, assez simple, propre. Bouche légère en alcool (12,5%), fruitée, aux tannins fins, élégante, avec un joli fond minéral, manque un poil de complexité aromatique mais très bel équilibre et beaucoup de finesse. TB.

 

Belmont IGP Côtes du Lot 2016 : plutôt fin et léger en alcool, bouche ronde avec des tannins polis par l'élevage, boisé un peu trop marqué, un côté bois à l'espagnol un peu gênant. Plutôt un joli fond derrière cependant. B+.

 

Belmont, IGP Côtes du Lot 2016 : (cabernet franc + syrah) couleur sombre, joli nez que tout le monde aurait placé sur un joli cabernet franc de Loire, touche végétale légère mais bien intégrée, cassis, moka, début d’évolution sous-bois. La bouche présente une belle texture, de la fraîcheur, avec un taux d’alcool moyen (13,5%), beaucoup d’élégance et pas de boisé marqué. Jolie découverte pour tout le monde, semble à point. TB.

 

Belmont Montaigne 2021 chardonnay : couleur claire, nez avec un petit élevage grillé léger, typé Beaunois au départ, floral. Bouche de demi-corps, alcool moyen, élevage bien intégré, fin et élégant, floral, agrumes, avec une bonne acidité, frais et assez long, plutôt en tension. Avec l'aération et la chaleur il peut avoir tendance à devenir un peu plus lourd, fleurs blanches et un peu anisé. Mais il y a du fond, une sensation de minéralité, si le nez fait chardo bourguignon au départ, la bouche a une vraie personnalité, avec un peu plus de chaleur mais un travail sur la finesse. TB.

 

Belmont, Côtes du Lot « Montaigne » 2022 : (100% chardonnay, sur sols calcaires kimméridgiens) Couleur claire, nez avec une petite touche grillée de réduction sur lies, qui part assez vite laissant place à des notes florales surtout. La bouche semble un peu jeune et fermée en ce moment mais avec un joli potentiel, fraîche, minérale, avec une belle longueur, mais un peu en-dessous du 2021. B+.

 

Belmont syrah les trois pierres 2022 : syrah en carbo, légère sur le fruit, peu de tannins, facile à boire, aromatique pas spécialement typée syrah, simple, frais, fruits noirs. B+.

 

18 mars 2024

Samuel Billaud (Chablis) ****

Domaine de de 4ha né en 2009 de la séparation avec Billaud-Simon. Samuel fait partie des vignerons les plus connaisseurs de chaque terroir de l'appellation. Ses vins sont désormais parmi les plus précis, même si les élevages bois peuvent être marqués sur les grands crus en jeunesse.

 

 

Samuel Billaud - Chablis 2021 : chablis classique, léger, minéral, citronné, pas une grosse matière, manque un peu d'intensité et d'énergie pour le millésime. B.

 

 Samuel Billaud, Chablis 1er cru Vaillons VV 2022 : couleur or pâle, nez qui va se développer sur des fruits jaunes et de plus en plus d’ananas avec l’aération, caillou mouillé. Bouche avec un beau volume, peu d’élevage, à la fois un fruité mûr et une sensation minérale dans le fond sans qu’il n’y ait une très grosse acidité. Un chablis mûr qui a un peu dérouté à l’aveugle. TB.

 

10 novembre 2024

Kusuda (Nouvelle-Zélande) ****

 

Kusuda, Riesling 2017 (Wairarapa-Martinborough) : (Domaine d’environ 5 hectares créé en 2001 à Martinborough par Hiroyuki Kusuda né en 1964. Il a notamment vécu en Allemagne. Il produit aussi un pinot et une syrah. Riesling sur une parcelle louée Boulders vineyard à Martinborough. 12% vol. 4,5gr SR.)   Couleur claire, nez expressif, sur la pêche, les agrumes, très petite pointe pétrole et résine dans le fond. Bouche très élégante, très « clean », avec une bonne acidité, bien équilibrée par une petite touche sucrée, fruité, minéral, facilement lisible. Bonne longueur sur les zestes d’agrumes. Très élégant et facile à boire. Presque trop « maitrisé » pour certains. TB+.

 

Kusuda Syrah 2019 Martinborough : couleur claire pour un syrah, nez de fruits rouges, garrigue, pinède, un côté grenadine, orangette, pointe bonbon, ressemble à un cinsault ou sciaccarellu. Bouche en dentelle, ronde, tannins soyeux, jus de fruit mais avec du volume, légère en alcool, sent la préfermentaire à froid avec ce taux d'alcool bas et ce côté un peu lisse bonbon, technique, pointe lactique, mais sans aller trop loin non plus, on ne reconnait pas vraiment la syrah, la finale garde une belle fraîcheur, c'est très digeste et très facile à boire, me rappelle plutôt des vins comme Améthyste d'Hauvette, évident, très maîtrisé. TB++.

 

Kusuda (Nouvelle-Zélande), Martinborough syrah 2019 : (Saleyard vineyard 1,1ha à 40m altitude. Vignes de 1992. Rendements 20hl/ha.  Sols alluvionnaires argiles, graves. 10% VE. Préfermentaire à froid. Elevage 22mois en fûts dont 29% fûts neufs. 1905 bouteilles)  Couleur sombre, nez marqué syrah, poivré, fruits noirs, légèrement animal, violette. La bouche est très fine, avec des tannins soyeux, légère en alcool, l’aromatique est sauvage comme au nez, mais le vin semble très fin en même temps, facile à boire, encore un peu d’élevage, beaucoup de rondeur, mais pas de sucrosité. Joli vin, mais très différent de la dernière bouteille bue qui faisait un peu cinsault en comparaison. TB. Une troisième bouteille faisait à nouveau syrah, lardée, salée, peu d'alcool, texture très soyeuse, très digeste. TB++.

 

Kusuda pinot noir 2020 : pinot noir assez classique, sérieux, frais, typé bourguignon, pas beaucoup d'élevage ressenti, noble, encore jeune, qui a besoin de temps au niveau aromatique, les tannins sont fins, ls 14% insensibles, noble, moins infusé que la syrah, avec un gros potentiel d'amélioration. A regoûter dans 5ans. TB+.

 

Kusuda, riesling 2023 Martinborough : (style qui par le passé était un peu plus « sec-tendre », à la Néozélandaise) Vignes de 1998, en cuves. Nez pêche, agrumes, pas de pétrole, élégant. Bouche complètement sèche ici, pure, traçante, demi-corps, très fraîche, avec beaucoup de peps, sensation saline, extraits secs présents, presque petits tannins, beaucoup d’allonge, quand même un peu de fruit, pas trop austère, petits amers en finale. Superbe et déjà très accessible en l’état. TB++.

 

riesling 2021 : 5,8gr de SR qu'on ne sent pas vraiment mais qui donne une pointe de gourmandise, grosse tension, et aussi du volume, superbe équilibre au final. TB++.

 

Riesling 23 top, salivant, long.  Pinot noir 2022 (millésime assez frais) clair, floral, infusé, un peu salé, viandé, superbe toucher de bouche, pas de sucrosité ici, long, excellent.  Syrah 21 claire, lardée, légère en alcool, ouche un poil lisse et ronde pour chipoter.

 

13 septembre 2024

Imanol Garay (Maslacq) *** et Alfredo Egia **

Imanol Garay était d'abord commercial pour la tonnellerie de l'Adour, ce qui lui a permis de nombreuses rencontres, notamment avec Richard Leroy. Il s'installe plus tard dans son Pays Basque natal et commence avec des raisins achetés à des amis côté France ou côté Espagne. Il plante ensuite 2ha de vignes à Irouléguy et Orthez. Les vins sont naturels, créatifs, avec beaucoup d'expérimentations, des cépages et des contenants variés.

 

 

 

Imanol Garay - Rêvesling n°1 2022 Vin d'Espagne : "Dans la gamme Hegan Egin, deux purs rieslings ont été produits, issus de deux barriques. Ce vin est issu de la première barrique. Riesling sur argiles et limons des vignes de Gile Iturriondobeitia. Elaboré par Gile, Alfredo et Imanol à Bodegas Bizkaibarne - Bizkaia. Elevé et mis en bouteille par Imanol Garay à Maslacq". 

 

Couleur or, nez avec une petite volatile et même une touche acétate légère à l'ouverture, qui ne s'amplifiera pas spécialement. Autour on trouve beaucoup de citron confit, fruits jaunes et exotiques, miel, vinaigre blanc. Bouche très énergique, avec du volume, alcool moyen (13%), très marquée citron confit, volatile présente mais bien intégrée qui donne un gros coup de fouet, fruité mûr, mais jamais lourd avec cette acidité et cette volatile autour, c'est long, salivant, un peu sur la brèche niveau nature, mais ça interpelle, la finale reste propre, on a envie d'y retourner. Le style me rappelle Lajibe par exemple, même si ici on va sûrement un cran encore plus haut niveau volatile. Pour chipoter on sent quand même plus la vinif que le cépage ou le terroir je trouve. Mais sur la cuisine asiatique ça marche très bien. TB.

 

 

 

Alfredo Egia ** - Izaki (creature) 2022 : (mis en bt par Imanol Garay pour Alfredo Egia)  A l'ouverture grosse volatile, citron confit, bouche énergique, mûre, très vite part en souris malheureusement...

 

25 septembre 2023

Patrick Piuze (Chablis) ****

Québecois d'origine, Patrick Piuze a d'abord travaillé en sommellerie, puis a vinifié en Australie, Af sud, chez Olivier Leflaive, JM Gufens, JM Brocard... avant de s'installer à Chablis en 2008. S'il s'agit sur le papier d'une maison de négoce, en réalité Patrick suit de près le travail à la vigne et réalisé les vendanges. Il met toujours les terroirs en avant, avec un travail sur la tension et la minéralité, utilisant peu de fûts neufs. Ses expériences passées font que ses vins partent majoritairement à l'export où il fait partie des grands noms de l'appellation, mais sont finalement peu médiatisés en France.

 

 

Piuze Patrick, Chablis 1er cru Vaillons Les Minots 2021 : couleur or pâle, nez avec un joli fruité et qui semble gourmand pour un 2021, la bouche combine ce fruité avec beaucoup de minéralité et de tension, c'est long et déjà bien en place, très salivant. Ca commence fort. TB+.

 

Piuze - Bourgogne cotes d'auxerre 2020 : léger, tendu, citronné, élevage cuve, qui sent un peu la réduction sur lies, peu de volume, sur la fraîcheur. B+.

 

2 janvier 2021

Kutch (USA) ****

Cet ancien trader new-yorkais a complètement changé de vie pour devenir vigneron en 2005. Il achète quelques ares de vignes sur des belles parcelles à Sonoma, qu'il travaille lui-même. Membre du IPOB, il cherche à faire des vins frais, digestes, sans trop d'alcool. Les raisins sont peu extraits, majoritairement travaillés en grappe entière, les vinifications sont peu interventionnistes, sans bois neuf, pour des vins aériens, tout en pureté de fruit, proches du terroir. Depuis 2021 les vins sont passés en 50% grappe entière plutôt que 90-100% avec encore moins de bois neuf.

 

 

 

Jamie Kutch - Sonoma coast pinot noir 2016 : Couleur très claire, nez plein de fruits rouges, fraise légèrement confituré, rose, ronce, un peu "sauvage", bien marqué grappe entière, très classe, proche du Josh Cooper bu récemment. Bouche légère, aérienne, pas de tannins, tout en fruit rouge, bonne acidité, pas trop confituré. Pour chipoter il n'y a pas une grosse ampleur ni une grande longueur mais ce n'est que le "village" du domaine, un village parfaitement réalisé, qui se boit tout seul, alors que chez les autres producteurs de Sonoma les villages ont tendance a manqué de fraîcheur (parcelles pas assez en altitude souvent). TB+.

 

Kutch - chardonnay sonoma coast 2016 : (Bohan vineyard, 12,5%) Couleur or pâle, nez beurré, fruits exotiques, annonce un vin assez riche et boisé mais finalement la bouche est tendue, minérale, sur le citron confit, avec un léger gras, bonne longueur, finale fraîche et salivante, très joli. TB.

 

Kutch Mc dougall ranch sonoma coast pinot noir 2016 : robe colorée par rapport au "régional", encore un peu d'élevage, très frais, beau fruité, pas confituré du tout, du volume, faible en alcool (12%), bourguignon, beau potentiel, à garder 2-3ans encore. TB.

 

6 Kutch - Pinot Noir Falstaff 2016 Sonoma Coast : (Californie. 100% grappe entière. 12%) On change de registre, un peu plus coloré, nez très marqué grappe entière, pétale de rose, fraise un peu sucrée, éclatant, gourmand. La bouche est très fraîche, équilibrée, pleine de fruits rouges mûrs, de floral, pot-pourri, assez longue. TB++.

 

Kutch, Sonoma Coast Bohan vineyard pinot noir 2021 : (achat de raisins à la famille Bohan qui fournit aussi Failla, Flowers, Sandlands, Arnot Roberts. 400m altitude. 4,5kms de l’océan. Vignes de 1972. Sols de grès, sable avec un peu d’argile « Goldridge ». 50% VE, fûts non neufs.) Couleur assez sombre pour un pinot, nez très fin et délicat, sur la cerise rouge principalement, très typé pinot, même s’il n’est pas encore parfaitement ouvert. La bouche est très belle, pinot à la fois fin et sérieux, fruité, acidulé, encore un peu de tannins mais de qualité, il demande un peu de temps, encore un peu jeune, mais beaucoup de fond et un équilibre parfait, sans aucune sucrosité, pas du tout « nouveau monde » là aussi. TB+.

 

13 décembre 2023

Domaine de Saint-Pierre - Fabrice Dodane (Mathenay) ****

 

Domaine de Saint-Pierre (Fabrice Dodane) - Arbois Le rouge 2019 : (poulsard et pinot) couleur claire et trouble, nez sur la volatile, cerise aigre, fruits rouges, pointe fumée et épicée. Bouche juteuse, fruitée, peu de tannins, bonne matière, de la fraîcheur, mais un peu trop de volatile. Le lendemain un peu de souris commence à apparaître sur le fond de bouteille. B+.

 

Domaine de St Pierre, Savagnin autrement 2016 : très beau savagnin ouillé, qui combine largeur et longueur, dans une belle phase. TB+.

 

5 octobre 2017

Degustation saké

Sakés Modernes (Lié à certines levures surtout. boire frais, comme des vins blancs)

Maison Takeno - Kamenoo Kurabu 2020 : (Junmai. 14%) style frais et fruité, facile, manque un peu d'acidité.

Maison Nishino Kinryo - cuvée Kinryo Setouchi Olive : (Junmai Ginjo, 15,5%. riz sanukiyoimai. Polissage 58%. Levure créé à partir d'olives de l'île de Seto)  Couleur tranlucide aussi. nez très fruité, poire, pomme granny, pêche, bonbon arlequin, bouche avec une bonne acidité ici, fraîche, pas si loin d'un vin blanc (avec bien sûr une texture différente, plus de rondeur, petite sucrosité...) Très bon.

 

Sakés Tradi (boire presque température ambiante, en "bol")

Maison Izumibashi - Cuvée Kimoto Kurotonbo : (junmai, 16%. riz yamadanishiki. Polissage 65%) Travail sur la céréale surtout, produit voulu assez neutre, exhausteur de goût à table, rond, court, peu aromatique.

Maison Miyasaka - Cuvée Masumi Shiro (white) : (12%, junmai ginjo, polissage 55%. Riz sankeinishiki et hitogokochi) Travail sur l'eau ici surtout, avec un nez assez neutre, une bouche qui coule comme de l'eau de roche, très pure, ronde, un côté beaucoup plus suave et facile à boire avec le peu d'alcool. Quand même un peu de fruit. Pas si éloigné des sakés modernes.

 

Sakés "Nature"

 Terada Honke - Katori 90 : (15%. Bio, polissage à 10% seulement...)  Couleur or pâle, Nez qui rappelle un peu le vin jaune en moins intense, croute de fromage, noix, curry. Attaque assez ronde et facile mais finale avec une belle acidité, plus nerveuse presque tendue, plus sèche. Intéressant.

Kinoshita Shuzo Kumihama - Tamagawa Yamahai : (19% donc non dilué ici. Levures indigènes...) Encore un peu plus coloré. Nez encore plus puissant, plus noix, fruits secs, champignon. Bouche plus puissante, plus énergique aussi, un peu comme si l'on passait d'un vin jaune à un oloroso, avec plus d'acidité, une finale très longue, intense. Très intéressant aussi.

Tamagawa 2019 Total fermentation : (22%) couleur vin blanc, nez pomme, riz fermenté, à peine oxydatif. Bouche puissante, grasse, un peu alcooleuse, moins oxydative que les précédents, plus décevant.

 

Umeshu

 Hakutsuru - Kazam Umeshu Genshu : (liqueur de prune, 19,5%) nez très fruité, avec de l'amande aussi, semble assez sucré. La bouche attaque très sucrée, mais belle acidité ensuite, l'équilibre reste là, très gourmand.

 

Shochu 

 Super Schochu Spirits - The Yanagita Minzunara 2019 : (Base riz et orge. 41%, Pot still puis Minzunara cask) Impression d'un whisky new make, très jeune, sur la céréale, alcool bien intégré, mais simple, trop jeune pour moi.

 

2 août 2023

Rings (Allemagne, Palatinat) ****

Domaine d'une trentaine d'hectares, certifié bio, géré depuis 2008 par les deux frères Steffen et Andreas Rings, situé à Freinsheim dans le Nord du Palatinat. Contrairement au voisin Koehler Ruprecht par exemple qui représente le style baroque, mûr et opulent de la région, les vins de Rings sont travaillés sur la tension et l'expression du terroir (les vins de Philipp Kuhn état entre les deux).

 

Rings - Spätburgunder Vom Kalkfels 2018 VdP Ortswein : (AP 21. 12,5%. Cuvée "milieu de gamme", 19€) Couleur rubis, nez expressif dès l'ouverture qui pinote clairement sur la cerise rouge principalement, une petite fraîcheur "ronce" derrière, peu d'élevage ressenti, en se réchauffant un petit côté viande fumé apparaît. Bouche pleine de fruit, juteuse, peu de tannins, quand même un beau volume, très léger élevage bien intégré, texture confortable, et surtout une belle tension calcaire derrière. La finale reste très fraîche et salivante, elle appelle un autre verre. Un vin encore assez simple mais évident, très frais, dans un style très Côte de Beaune. La bouteille n'a pas fait un pli. TB+.

 

Rings - Kalk & Stein 2021 : (85% chardonnay sur calcaire à Kallstadt, pinot blanc sur grès rouges à Ungstein. 12,5%. Elevage 16 mois en bois sur lies) Couleur dorée, un peu trouble et fluo. Nez expressif dès l'ouverture, citron, petite touche volatile, pointe de fumé/lies, quelques fruits jaunes et bergamote dans le fond. Bouche avec beaucoup d'énergie, tendue, minérale, belle acidité, peu d'alcool, en même temps beau volume, léger gras, très tarte au citron légèrement salé, agrumes, yuzu, avec une finale traçante, longue, salivante, saline. Très joli vin, où on sent la vinif qui tire sur le nature mais précise et maîtrisée, qui rappelle un peu Labet et consorts, chose que j'ai rarement vue sur les chardo allemands. TB++.

 

Spätburgunder 2021 : nez réduit à l'ouverture de la bouteille. Bouche superbe pleine de fruit, fraiche, avec un joli travail sur le touché de bouche, soyeux, sans notes boisées. TB-. Deuxième bouteille, même impression, un poil plus austère en finale peut-être.

 

4 janvier 2013

Baricci Colombaio Montosoli (Toscane) ****

Domaine historique de 12 hectares fondé en 1955 et ayant participé à la création du "Consorzio" en 1967, Baricci est situé sur la colline de Montosoli, au Nord de Montalcino, dans un secteur relativement frais. Les vins sont traditionnels, vieillis en foudres de Slavonie, peu extraits, en finesse, avec une gamme réduite à la plus grande simplicité : un Rosso, un Brunello, un Brunello riserva (+ grappa et huile d'olive). Attention que les vieux millésimes peuvent parfois être vite oxydés.

 

 

Baricci - Rosso di Montalcino 2017 : Couleur rubis foncé, nez plein de fruits, sur la cerise rouge, la fraise confiturée, la prune, le kirsch, quelques épices, très élégant. Bouche d'abord sur le fruit, avec une très bonne fraîcheur, les 14,5% sont parfaitement équilibrés, belle acidité, pas un gros volume, presque un peu maigre même, en tension, la finale est sur des tannins encore un peu trop serrés, mais qui donnent une belle allonge. C'est mieux le lendemain et servi plus chaud. Déjà du plaisir, mais devrait être encore meilleur dans 2-3ans s'il garde son fruité. B+.

 

Baricci - Rosso di Montalcino 2013 : un peu entre deux âges. TB.

 

Baricci - Brunello 2017 : phase un peu fermée, il a besoin d'un bon coup de carafe, assez coloré pour le domaine, tannins fins, à attendre sereinement. TB.

 

3 octobre 2018

Philippe Alliet (Cravant-les-Coteaux) ****

P. Alliet, Chinon Coteau de Noiré 2008 : bouchon. 

Philippe Alliet, Chinon "L'huisserie" 2004 (Soirée Loire cave 2017) : Apport mystère de Fred. Couleur très trouble, vin non filtré apparemment, le nez est très végétal, sur le poivron surtout, légèrement animal. Bouche rustique, végétale, avec des tannins un peu trop secs en fin de bouche. Une bouteille décevante pour un si bon producteur, probablement à cause du faible millésime.)

P. Alliet - Chinon Vieilles Vignes 2004 : on termine tranquillement avec un vin servi à l'aveugle, la couleur est claire, le nez sur les fruits rouges, une pointe végétale, pas très évolué pour 2004. Beaucoup de fruit en bouche, c'est léger mais sans manquer d'épaisseur, très élégant, légèrement floral aussi, assez bonne longueur. TB.

Philippe Alliet - Chinon Coteau de Noiré 2009 : Nez de fruits noirs, cassis, poivron rouge, léger toasté. Bouche gourmande, fruits mûrs, belle épaisseur avec une texture soyeuse, assez long, encore tout jeune. TB+.

 

Chinon blanc 2015 : aromatique pomme blete, patissiere, belle tension en bouche, finale citronnée et beaux amers, reste frais pour 2015. TB.

 

13 octobre 2018

Pittnauer (Autriche) ***

Pittnauer - Burgenland Blaufränkisch "Heideboden" 2013 : (parcelle plate entre Gols et le lac de Neusiedl, sols de graves + calcaires) Couleur rubis, joli nez sur les fruits rouges un peu confiturés (fraise, cerise) et quelques notes de prune peut-être liées à l'évolution. Bouche légère, peu tannique, fruitée, facile à boire. Finale assez courte, avec un peu plus de chaleur et moins de fruit. Bon vin de soif qui remplit tout à fait son rôle d'entrée de gamme (8-10€). A ne pas garder plus longtemps je pense. Note : 14/20.

Pittnauer - Blaufänkisch Rosenberg 2012 : (sols de sables et limons surtout) Couleur grenat, sombre et intense, peu évoluée. Nez de fruits rouges et noirs,surtout des notes herbacées, poivre, violette, réglisse. Bouche concentrée, fruité légèrement confituré, on sent un vin puissant mais équilibré par une belle acidité, tannins assez fins. Finale de bonne longueur, épicée. Plus puissant et chaleureux, moins élégant que le Uwe Schiefer. Pas pour les pdf, bien que ce ne soit pas la cuvée ni le millésime les plus puissants du domaine. Si on devait le comparer à un vin français, peut-être un gamay sérieux, en grappes entières sur une année très chaude. TB-.

 

 

 

Josef Schmid *** - DAC Kremstal Reserve Riesling Heiliger Geist 2013 : couleur or pâle, nez agrumes, résine, pointe de pétrole classe. Bouche avec  une belle épaisseur, minérale, agrumes, résine, assez longue, manue une pointe de tension en finale pour chipoter, mais une belle bouteille. TB.

 

Allram *** - DAC Kamptal Riesling 1er cru Gaisberg 2017 : couleur or pâle, nez avec du fruit exotique, pointe de sucre, gourmand. Bouche avec un peu de sucre, fruts exotiques, voire litchi, gourmande, facile, pas trop lourde non plus, finale un peu courte, qui arrive à rester fraiche. Bon petit vin, qui manque de profondeur pour aller plus loin. B+.

 

Sigl *** - Kirnberg Grüner Veltliner Smaragd 2016 : (14%) Couleur bien dorée, nez de fruits exotiques, ananas, goyave, un peu de miel, très mûr. Bouche opulente, exotique, mais qui reste équilibrée grâce à une acidité élevée, bonne matière, assez bonne longueur avec une finale miellée, et légèrement épicée. Bon Grüner, dans un style classique, sur l'opulene du smaragd. TB-.

 

Paul Achs *** - Heideboden Burgenland 2019 : (St Laurent, Blaüfrankisch, zweigelt. Capsule vis. Elevage fût). Couleur claire, nez un peu réduit à l'ouverture, puis se développe sur des fruits rouges et noirs, mûre, framboise, léger floral. Bouche très ronde, un peu lisse même, fruitée, petite sucrosité, gourmande, légère en alcool, rappelle un gamay, manque un peu de tension, facile à boire, très simple. Une bonne petite entrée de gamme. Le lendemain, plus sérieux, léger boisé, bon aussi. B+.

 

 

Uwe Schiefer **** – Blaufränkisch Szapary Reserve 2013 DAC Eisenberg : (élevage foudres environ 2 ans, sols schistes et fer) couleur grenat clair, trouble, pas filtrée. Joli nez dès l'ouverture, sur la violette, fruits rouges et noirs, mûre notamment, graphite/mine de crayon, petite touche végétale de type poivron sans excès de sousmaturité. Bouche avec beaucoup de fruit, toujours de la violette, plutôt tendue, belle profondeur avec une fine trame acide, toujours  ces petites notes végétales qui apportent de la fraîcheur et un grain de tannins poudrés légèrement présent qui étire surtout le vin en finale. Belle longueur, sur le cassis, la mûre, le poivron. Un vin qu'il faut aller chercher un peu, ni gourmand, ni confituré, mais de belle noblesse avec beaucoup de fond. Il me rappelle de très beaux cabernets francs. TB.

 

 

13 novembre 2022

Emidio Pepe (Abruzzes) ****

 

 

Montepulciano d'Abruzzes 2008 : (Grand Tasting) très noir, très toasté/fumé, pas de fûts neufs, peut-être des bretts ou juste réduction, assez tannique, puissant, long. B-.

 

Montepulciano 2003 : semble un peu boisé bizarrement, vernis, sur la prune, tanins présents mais bien intégrés, puissant. B.

 

 

Trebbiano d’Abruzzes 2015 : (La Cugnette à Bron) couleur bien dorée, nez sur la réduction grillée des lies, bouche énergique, tendue, saline, épaisse, impression d’une courte macération pour donner du volume ? TB.

 

Pecorino d’Abruzzes 2016 : vin énergique là aussi, mais l’aromatique me dérange, pointe de liège me semble-t-il mais difficile d’être sûr n’étant pas du tout connaisseur du cépage…

 

Montepulciano d’Abruzzes 2015, 2013, 2003, 2001 : Le 2015 est très puissant, un peu de réduction grillée, fruits noirs, tannins encore bien présents, à attendre TB-. 2013 déjà un peu évolué, aux tannins plus fins TB. 2003 très bon aussi, gourmand, pas beaucoup plus évolué que 2013 TB. 2001 réduit, compliqué. B-.

 

29 janvier 2024

Attilio Contini (Sardaigne) ****

Domaine de 80 hectares créé en 1898 à l'Ouest-centre de la Sardaigne, spécialisé dans le Vernaccia di Oristano, un vin muté sec élevé sous voile à base du cépage vernaccia. Le domaine produit aussi des vins rouges à base de nieddera ou de cannonau et des blancs en vernaccia et vermentino.

 

Attilio Contini - Vernaccia di Oristano Riserva DOC 1976 "Antico Gregori" : (demi-bt. 19% vol., élevage en fûts sous voile. Ce serait le seul vin du monde pouvait monter aussi haut en alcool tout en conservant son voile car ce dernier peut attendre ici jusqu'à 10cm !) Couleur ambrée, nez expressif et subtil, complexe, mêlant des notes oxydatives de noix, noisette, voile avec beaucoup de fruits secs (figue, abricot...) mais ausside l'amande, du café, des épices. La bouche est intense, puissante, très sèche, avec beaucoup de tension, de l'acidité et un peu de volatile, toujours ce mélange d'oxydatif et de fruits secs, plutôt dans l'esprit d'un amontillado/palo cortado, avec une finale interminable. Un miracle de la nature. Exceptionnel.

 

12 avril 2024

Bodega Cerron (Espagne) ****

 

Bodega Cerron (Espagne), Jumilla El Cerrico 2016 : (100% airen. Vignes préphylloxériques à 900m d’altitude. Fermentation en jarres en terre cuite. Elevage en fûts de 500L puis en cuves) Couleur dorée, nez grillé, beurré, très bourguignon au départ, des fruits plus mûrs dans le fond. Bouche légère en alcool (12%) pour le sud de l’Espagne, acidité basse, sur les arômes du nez, manque un peu d’intensité et de tension dans la série. TB-.

 

Bodega Cerron (Murcie), DO Jumilla La Servil 2021 : domaine familial de 30ha, bio depuis 1989 et bioD 2021, 95% mourvèdre 5% vieux cépages locaux. vignes de 1954 non greffées, 960m d’altitude, sols calcaires. Egrappé à 80%, fermentation en cuve bois, élevage en foudres 14 mois. Non collé, non filtré, 40mg SO2 total.       Couleur sombre derrière les grenaches, nez de fruits noirs, réglisse, cuir, violette. Très belle bouche qui semble très fine pour un jeune mourvèdre, avec une acidité haute (ph 3,4) qui équilibre bien les 14,9% d’alcool, vraie sensation minérale et calcaire, pas beaucoup de rondeur, mais de l’allonge et de la fraîcheur, très beau style. TB+.

 

8 novembre 2023

Gravner (Frioul) *****

A Oslavia, dans l’appellation Collio. Climat presque méditerranéen, protégé par les Alpes, influencé par l’adriatique. Josko Gravner est l'un des fondatuers du vin orange dans le Frioul, il est désormais épaulé par sa fille Mateja. Sols de "ponca", grès sédiments, marnes et sables compacts. Sols caillouteux, bien drainés, pauvres en matière organique mais riches en éléments minéraux. Environ 6 mois de macération en amphore + 6ans en foudres. Travail en biodynamie. Sulfitage léger à la mise uniquement.

 

 

 

Goûtés à la Dive

Ribolla 2010 est un vin orange, très propre, très fin, plus précis que chez Princic et Radikon, mieux maitrisé, tannins fins, très digeste. Ribolla 2011 plus riche, plus concentré, au nez magnifique, qui devrait pouvoir très bien vieillir. Hâte de regoûter.

 

Ribolla gialla 2013 vin orange toujours très propre, complexe, fruité, épicé, pas trop tannique, long, semble plus fin et aérien que les précédents millésimes.

 

Gravner (Italie), IGT Venezia-Giulia Ribolla Gialla 2014 : (à Oslavia, dans le Collio. Légende du vin orange. 6 mois de macération suivis de 6ans d’élevage en foudres) Couleur orange aux reflets roses, nez complexe mais moyennement expressif pour un vin orange, encore tout jeune, abricot, melon, réglisse, pin, rose, touche fumée… La bouche présente des tannins fins pour une macération, sur les arômes du nez, élégant, très propre, mais presque trop, il manque un peu d’intensité, impression que le vin ne se livre pas encore totalement par rapport aux meilleures bouteilles du domaine. Le fond regoûté le lendemain à température ambiante semblait justement plus intense. TB+.

 

10 mai 2024

Elise Bougy (Les Mesneux) ****

Vigneronne, et aussi agente commerciale depuis 2014, Elise Bougy possède environ 3ha, une partie proche du domaine aux Mesneux au pied de la montagne de Reims et l'autre partie dans la Côte des Blancs. Ce sont des champagnes nouvelle génération, mûrs, patinés par l'élevage bois, malo faite, non bloqués par trop de sulfites, moins de pression... Il ne leur manque plus qu'un peu plus de temps sur lattes.

 

 

Elise Bougy - Champagne Mont chainqueux 1er cru Mesneux Blanc de noirs : (pinots, base 2019 dég nov 2021) Couleur à peine saumonée, nez expressif, typé pinot avec fruits rouges, amande, cannelle. Bouche à la bulle très fine (pas sûr qu'il y ait 5,5bar là-dedans...), très élégante, tendue et minérale tout en gardant un joli fruité et des épices. C'est en plus assez long et gourmand. Une première réussie. TB+.

 

10 mars 2024

Larmandier-Bernier (Blancs-Coteaux) ****

Domaine de 19ha certifié bio sur la Côte des Blancs. Des champagnes marqués par le chardonnay qui combinent crémeux/rondeur et tension.

 

 

Larmandier Bernier - Champagne Longitude Extra-Brut 1er cru en magnum : (100% chardo sur Vertus, Oger, Avize, Cramant) Couleur légèrement dorée, nez à peine beurré, crémeux, floral, fruits jaunes, assez "bourguignon" bien qu'un peu moins que le Delamotte. Bouche vive, tendue, mais en même temps grasse et beurrée, crémeuse, bulle fine. TB+.

 

Longitude base 2018 bien équilibré entre largeur du chardo de la côte des blancs et finale minérale, confortable et élégant. Terre de Vertus 2015 un peu plus marqué par son élevage, un peu toasté, le millésime ressort. Chemins d’Avize 2014 super blanc de blancs sur la tension et la minéralité, très fin et très long. Top.

 

Larmandier-Bernier, Champagne "Latitude" chardonnay Extra-Brut : (base 2018) Il combine largeur et longueur, très typé chardonnay de la Côte des Blancs, avec un léger gras en attaque (élevage sous bois + malo faite ici), la finale se retend, salivante et crayeuse. TB+.