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Mon carnet Vin
29 août 2021

Thierry Allemand (Cornas) *****

Thierry Allemand a commencé au début des années 1980 chez Joseph et Robert Michel. Pendant 15ans il y travaille comme ouvrier la semaine et s'occupe de ses propres vignes le week-end. Il apprend à travailler sans soufre et sans chimie grâce entre autres à Jacques Néauport (disciple de Jules Chauvet), comme Pierre Overnoy, bien qu'il n'ait jamais revendiqué de certification. Il possède désormais environ 5 hectares (dont une bonne partie de vignes récupérées à Noël Verset) sur lesquels il produit les cuvées Chaillot (vignes sur Chaillot + jeunes vignes), Reynard (vignes sur Reynard, Geynale, Pigeonnier + vieilles vignes) avec environ 1 g/hL soufre à la mise, et la cuvée "Sans soufre" (produite en 1998, 1999, 2001, 2004, 2011). Les vins sont en grappe entière, élevés en vieux fûts et avec quelques foudres pendant environ 2ans.

 

 

 

Thierry Allemand - Cornas Chaillot 2017 : Couleur pourpre, pas très foncée mais encore violine sur les bords. Nez expressif dès l'ouverture, sentant clairement la syrah à la fois élégante et sauvage, beaucoup de violette, fruits rouges et noirs, un peu d'olive et d'anchois, très léger lardé, un peu plus floral et à peine moins tapenade qu'un Gonon ou Graillot par exemple. Bouche aérienne, très pure, élégante, déjà très accessible, beaucoup de fruit, de floral, de fraîcheur, aromatique sauvage et éclatante, bonne acidité, pas forcément très épais. Finale longue, légèrement saline et salivante où l'on sent enfin quelques petits tannins qui donnent de l'allonge et ne sont nullement gênants. Déjà excellent en l'état. Pas du tout de volatile ou autre sur cette bouteille. TB++.

 

Thierry Allemand, Cornas Chaillots 2017 : couleur sombre, nez un peu réduit animal à l’ouverture mais ça part vite, puis cuir, floral, sauvage, olive. Bouche qui s’est un peu refermée par rapport à la bouteille d’il y a 3ans environ, jolie tout de même mais moins éclatante, tannins qui semblent un peu plus serrés mais il y a du fond et de la longueur. TB+.

 

21 septembre 2021

Dominio do Bibei (Espagne) ***

 Domaine créé en 2001 par Javier Dominguez, dans la sous-zone de Quiroga-Bibei, partie la plus sèche de Ribeira Sacra (Galice). Le domaine s'étend désormais sur 45 hectares, il a un moment été conseillé par Sara Perez (Mas Martinet) et René Barbier Jr (Clos Mogador). Il cherche notamment à remettre au goût du jour les vieux cépages autochtones avec un travail en grande partie en biodyamie.

 

Dominio do Bibei - Dominio do Bibei Ribeira Sacra 2015 : (80% brancellao, 20% Mouraton. Egrappé et fermenté en fûts de 500L à toit ouvert. Déplacé par gravité en barriques de 300L pour le malo. Elevé en vieilles barriques pendant 15 mois puis 6 mois en foudre 15HL. 13,5% vol) Couleur rubis avec des reflets marrons, déjà un peu évolué. Premier nez un peu poussiéreux, terre, vieux bois, puis le fruit arrive, plutôt fruit à l'alcool, kirsch, prune, un peu de fruits rouges, pointe tabac, réglisse, m'évoque un merlot un peu évolué. La bouche est plus fraîche que le nez, plus de fruit, du volume, une belle texture, des tannins fins, très léger boisé avec une pointe beurré mais bien intégré à l'ensemble, acidité moyenne mais suffisante, bonne longueur sur le fruit rouge à l'alcool, quelques épices. Un vin original, qui donne envie de s'intéresser à cette région. TB.

 

 

Dominio do Bibei Lalume 2019 blanc (96% treixadura) fruits blancs, et fruits mûrs au nez, bouche qui reste vive, fraîche, bon.

 

Dominio do Bibei Lalama 2019 rouge (mencia) bof.

 

6 décembre 2021

Soirées Meursault

Vinification à l'ancienne

1 Philippe Pernot-Belicard, Meursault 1er cru Les Perrières dessous 2017 : Couleur dorée, nez encore légèrement marqué par l’élevage, beurré, vanillé, fruits jaunes assez mûrs, gourmand. La bouche est grasse, beurrée, mais alors qu’on s’attend à un vin un peu lourdaud, le grand terroir des Perrières Dessous marque son empreinte sur la finale, très caillouteuse, acidulée, qui permet au vin de garder un bon équilibre. Ca commence fort. TB+.

 

Vinification nouvelle

2 Antoine Jobard, Meursault En la Barre 2017 : Couleur plus claire, nez marqué par le grillé des lies, allumette, plus floral, fruité moins mûr, plus citronné. La bouche est très droite, énergique, un brin austère même, toute en longueur, pas du tout beurrée. Une opposition de style très intéressante. TB+.

 

Parcelles du milieu de coteau

3 Raphaël Coche-Dury, Meursault 2017 (En Luraule et Pelles) Couleur entre les deux premiers, nez expressif, beurré, légèrement vanillé, petite touche toastée, bouche avec du gras mais aussi beaucoup de tension derrière, aussi large que longue, finale très longue, minérale, fraîche. Semble presque prêt à boire en ce moment. Un peu plus de tout par rapport au Pernot-Belicard. Un des vins de la soirée à l’unanimité. TB++.

4 Dominique Lafon, Meursault 1er cru Charmes 2017 (Charmes dessus) Couleur proche du précédent, nez un peu plus fermé, semble moins beurré, un peu plus grillé. La bouche montre un gros volume, bien équilibrée entre gras et acidité, mais un peu plus fermée que le Coche-Dury, la finale semble plus longue encore mais offre un peu moins de plaisir en l’état. A attendre encore un peu mais plus gros potentiel. TB++.

5 Pierre Morey, Meursault Les Perrières 2015 (perrières dessous) : Couleur dorée, nez légèrement miellé, fruits secs, silex, pas du tout beurré, très différent des autres. Bouche très minérale, tendue, avec en même temps le côté solaire du millésime qui ressort au niveau aromatique. Finale très longue, marquée caillou fumé là encore. Un grand vin de gastronomie, bien dans le style austère du domaine, taillé pour une très longue garde. TB++.

5 Jean-Baptiste Bouzereau, Meursault 1er cru Genevrières 2014 (Genevrières dessous) : Couleur légèrement évoluée, nez sur les fruits exotiques, très léger beurré, pas de notes grillées. Bouche fruitée, pas très grasse, ni très volumineuse, elle manque un peu de tension. B+.

 

Parcelles du haut de coteau

6 Pierre Morey, Meursault Les Tessons 2015 : Couleur légèrement dorée, nez de brioche, noisette, pain grillé, pas du tout beurré. Bouche très droite, grosse énergie, beaucoup de fraîcheur pour 2015, tout en longueur, sur les agrumes, austère, avec une sensation presque tannique, des amers nobles en finale. Coup de cœur pour certains, trop en tension pour d’autres. TB++.

6 Jean-Baptiste Bouzereau, Meursault Les Tessons 2016 : Couleur déjà bien évoluée, nez sur le miel, les fruits exotiques, le coing, qui ne fait pas du tout chardonnay, déjà bien évolué. La bouche le confirme, la bouteille semble avoir déjà bien vieilli, manque d’intensité, la finale semble un peu courte et fatiguée. Pas une belle bouteille. B-.

7 Jean-François Germain, Meursault 2016 (Au moulin judas et Vireuils) Couleur or pâle, nez expressif, sur les agrumes, même un peu de fruits exotiques avec l'aération, floral, pas du tout de beurré ni de vanillé, très pur. La bouche le confirme, très droite, très intense avec une excellente longueur pour un village. TB++.

8 Jean-Marc Roulot, Meursault Vireuils 2016 (Vireuils dessous) Couleur un peu plus claire, nez qui demande du temps, très léger grillé des lies, pas du tout beurré, notes minérales, un peu mentholé, quelques fruits presque exotiques dans le fond. Bouche très droite, épurée, avec de la tension, des amers, une très bonne longueur, austère, qui demanderait quelques années de cave en plus dans l’idéal. TB+.

 

Meursault Rouge

9 Vincent Latour, Meursault rouge 1er cru Les Cras 2017 : Couleur assez claire, nez éclatant, plein de petits fruits rouges, presque de l’orangette, des épices. Bouche très fruitée, légère, peu de tannins, gourmande, mais assez longue tout de même. Très belle surprise pour tout le monde. TB+.

9 Vincent Latour, Meursault rouge 1er cru Les Cras 2018 : Couleur foncée pour du pinot, nez de cerise et presque de fruits noirs, éclatant en ce moment. La bouche est gourmande, très fruitée, beau volume, tannins très fins, peu d’élevage ressenti, finale longue. Là aussi, très belle surprise pour tout le monde. TB+.

 

27 septembre 2021

Daniel Twardowski (Allemagne, Moselle) ****

Daniel Twardowski a créé son domaine Pinot Noix en 2011 (premier millésime). Il possède désormais 3 hectares sur le Hofberg à Dhron, juste au sud de Piesport. Son but avoué est de concurrencer les grands bourgognes. Les meilleurs clones de pinot noir ont été plantés à partir de 2006.

 

 

Daniel Twardowski - Pinot Noix Ardoise 2016 : (30% VE) Couleur très claire, infusée, et à peine trouble, nez éclatant dès l'ouverture, plein de petits fruits rouges légèrement sucrés, framboise, griotte, pointe de cerise aigre, léger élevage vanillé, très marqué par la rose également. La bouche est éclatante elle aussi, sur les fruits rouges un peu sucrés, toute en rondeur, avec une texture ultra soyeuse, rien ne dépasse, c'est très gourmand, encore tout jeune, toujours un peu d'élevage vanillé, beaucoup de rose/pivoine (j'ai l'impression qu'il y a un peu de grappe entière, mais je n'ai pas trouvé l'info...?), léger en alcool (12%). Ca garde tout de même juste ce qu'il faut d'acidité dans le fond pour que la finale reste digeste et relativement longue, même si on reste plus sur un profil en largeur qu'en longueur. La bouteille ne fait pas un pli avec cette finesse et cette gourmandise là. Un pinot pas du tout bourguignon me semble-t-il, mais plutôt très proche des Ipob californiens ou d'un Bass Philipp par exemple. Belle découverte. TB+.

 

Twardowski - Pinot noix Ardoise 2018 (Moselle allemande) : couleur sombre par rapport au 2016, trouble. Un peu de gaz, besoin de carafe. Nez très différent de 2016 ici bien plus fruits noirs, notes végétales de grappe entière. Bouche avec un petit côté animal, cerise noire, très belle texture et acidité haute, tannins fins, élevage déjà bien intégré, très juteux et gourmand avec du fond, un côté un peu grappe entière végétal en finale. TB.

 

Daniel Twardowski, Pinot Noix Ardoise 2018   Moselle : (3,5ha sur le grand cru Höfberg, Expo sud, sur le Dhron, sols d’ardoises rouges. Premier millésime en 2011 avec des massales de pinot bourguignon. 30-40% grappe entière, 10-20% fûts neufs environ) Couleur un peu plus claire que le précédent, nez plus bourguignon, mêlant, fraise, cerise, ronce, à des notes légères d’élevage vanillé, toasté qui ne dominent pas. Bouche à laquelle certains ont reproché une acidité un peu trop élevée, quelques amers également, un côté un peu froid et austère mais noble et frais, élevage bien intégré en bouche. Différent des 2016 et 2017 qui semblaient plus en rondeur et « sucrosité ». TB.

 

Twardowski - Pinot noix ardoise 2017 : Couleur très claire, presque diluée, nez expressif, petits fruits rouges, léger fumé, lardé, pivoine, pointe d’élevage vanillé. Bouche en dentelle, beaucoup de finesse, élevage mieux intégré qu’au nez, tannins très fin, belle acidité, jus de fruit, tire à peine sur le nature, sans défauts, infusé, long, acidulé, une touche fumée, pas un gros volume, mais de la dentelle. TB+.

2017 : autre bouteille plus tard, très clair, fin, un peu évolué déjà, élevage vanillé encore présent. TB.

 

21 janvier 2013

Mastrojanni (Toscane) ****

Mastrojanni (prononcé Mastroianni) est un domaine d'environ 25 hectares créé en 1975, appartenant désormais à la famille Illy (café). Les vignes sont situés juste au Nord de Castelnuovo dell'Abate dans un secteur relativement sudiste mais avec un travail sur l'élégance et la fraîcheur. Le domaine est traditionnel (élevage foudre)

 

Mastrojanni - Rosso di Montalcino 2013 : Couleur rubis foncé déjà un peu tuilée. Nez ouvert, sur la prune, le kirsch, les fruits rouges, un peu champignon et balsamique. Bouche avec un fruité mûr, un peu évolué, belle matière, tannins fins et une bonne acidité dans le fond. On sent le travail sur la finesse. Déjà évolué, il aurait sûrement été plus frais et plus éclatant il y a 2-3ans. Belle longueur pour un Rosso. L'aromatique un peu évoluée appelle désormais la table. TB-.

 

22 janvier 2013

San Polino (Toscane) ****

San Polino est un domaine de 8 hectares situé à l'est - sud-est de Montalcino (à côté de Salicutti et Gianni Brunelli) possédant des vignes proches du domaine et d'autres au Nord de l'appellation. Domaine traditionnel (élevages foudres) et bio non certifié.

 

San Polino - Brunello di Montalcino 2004 : (vignes du nord de Montalcino, 3ans et demi en foudres) Couleur rubis foncé légèrement tuilée, trouble. Nez ouvert sur du sous-bois, champignon, fruits rouges cuits type prune, kirsch, figue, déjà bien évolué, manque peut-être d'un peu de fraîcheur. C'est mieux en bouche avec beaucoup de fruits rouges, du sous-bois, du cuir, une grosse tension, des tannins présents mais de qualité, jamais asséchants, rajoutant l'impression d'allonge, et surtout une finale très longue, salivante, possédant beaucoup de fraîcheur et donnant envie d'y revenir. TB+.

 

26 août 2013

Chiara Condello (Emilie-Romagne) ***

Jeune vigneronne installée à Predappio en Emilie-Romagne, Chiara Condello cultive 7 hectares en bio, de manière traditionnelle (peu d'interventions, macérations longues, élevage en foudres)

 

Chiara Condello - Tre Vigne Sangiovese DOC Romagna Sangiovese Predappio 2018 : Couleur rouge foncé, nez un peu réduit à l'ouverture et bouche très serrée. Bien mieux après un bon carafge de 2-3h. Nez de prune, fruits rouges confits, épices, un peu terre/goudron. Bouche puissante, aux tannins serrés, un peu chaleureuse au niveau aromatique, l'acidité élevée du sangiovese lui permet de ne pas être lourdaud non plus, mais ça manque de finesse et de confort à mon goût. La finale est assez longue, fruitée, épicée, un peu trop chaleureuse aussi. B+.

 

8 septembre 2021

Patrick et Christophe Bonnefond (Ampuis) ***

Les deux frères ont repris le domaine familial de 10ha environ (dont 8,5 de rouge principalement en Côte Brune) au début des années 1990. Si les vins étaient un peu trop mûrs et boisés par le passé ils se sont désormais affinés et respectent mieux les terroirs.

 

 

Syrah Sensation du Nord 2020 : une vraie syrah très fraîche, très pure, fruits noirs, olives, violette, poivre, tannins fins, très juteux. TB.

 

Bonnefond, Côte-Rôtie Colline de Couzou 2016 :  (assemblage. Egrappage à 80%, 18mois fûts dont 10% neufs) On revient sur une robe plus claire, un nez plus « fruits rouges », une bouche légère, très fraîche et digeste, peu tannique, mais on y retourne très facilement. TB-.

 

Ampuis 2018

Condrieu Côte chatillon 2017 (sur fût) : encore sur le côté fermentaire, fruits verts, à peine sucré, mais grosse tension derrière qui l’annonce prometteur. TB.

 

Ampuis 2014

Condrieu Côte Chatillon 2012 : nez expressif, classique, plus fruité que le précédent, très gras, assez fin, moins puissant que La Chambée, bonne acidité et bonne longueur. TB (+- 17-17,5/20).

 

1 juillet 2021

Pierre Vincent Girardin (Meursault) ****

 

Fils de Vincent Girardin, Pierre-Vincent s'est installé en 2016 (premier millésime 2017), à même pas 20ans, sur son domaine de 4,5ha (projet d'accéder à une dizaine d'hectares dans les années à venir). Avec un gros travail à la vigne, une cuverie ultra moderne, des fûts de 456L pour ne pas trop boiser... les vins sont de plus en plus prometteurs, dans un style bien plus tendu que les ceux de la maison Girardin.

 

 

PV Girardin - Bourgogne chardonnay Eclat de calcaire 2019 : Couleur claire, nez "nouvelle génération" légèrement grillé (autolyse), peu marqué par le bois, floral, et surtout citron confit. Bouche tendue par une belle acidité, du volume, du minéral, facilement lisible, pas beaucoup de gras ni de bois. Finale un peu moins emballante, marquée par le millésime solaire, très portée sur le citron confit, ce qui lui enlève le côté digeste au bout de quelques verres. Ca reste cependant du bon niveau pour un régional, et un style très intéressant. Un vigneron à suivre. TB.

 

PV Girardin - Le châtaignier 2023 : (Jura. "Massales de naturés jaunes et verts" = savagnin ouillé) Couleur très claire, nez de réduction sur lies à l'ouverture, grillé des lies, citron, il prend vite des notes fruitées assez aromatiques autour de la pêche en se réchauffant, un peu floral, fait très bourguignon. La bouche ressemble à celle des chardo du domaine, un peu perlant à l'ouverture, pas du tout de gras ou de beurré, très marquée par les lies, aromatique assez exubérante, belle tension. C'est plutôt très bon au final, mais très difficile de placer le vin dans le Jura, on est très proche de sa cuvée Eclat de calcaire dans le style. TB.

 

9 juillet 2021

Prieuré-Roch (Nuits-St-Georges) ****

 

Domaine d'une quatorzaine d'hectares créé en 1988 par Henri-Frédéric Roch, co-gérant de la Romanée-Conti (petit-fils d'Henri Leroy), mort en 2018. Il est épaulé par Yannick Champ. Les vins sont bio, biodynamiques et natures.

 

 

Prieuré-Roch - Ladoix Le cloud 2017 : Couleur très claire, légèrement trouble, nez de petits fruits rouges, griotte, impression de grappe entière, pointe de volatile qui apporte de la fraîcheur. Bouche très fine, tendue par une acidité élevée et une pointe volatile, florale, très élégante. Puis avec l'ouverture la volatile prend le dessus, pointe d'acétate. Le lendemain goût de souris... Un joli vin à condition de ne pas l'aérer ! TB-.

 

Ladoix 2019 : fond du lendemain, très noyau de cerise, kirsch, belle acidité, floral, tannins qui serrent un poil, mais propre et joli style. TB.

 

 

23 juillet 2021

Pierre et Marie Bénetière (Condrieu) ***

Petit domaine de 3 hectares en Côte-Rôtie et Condrieu, commencé à la fin des années 1980, bio depuis 2003, possédant des vignes sur Cordeloux et sur La Turque (cuvée Dolium, parfois surnommée La kurde). Le domaine est peu médiatique, les vins très rares, travaillés à l'ancienne, en grappe entière, peu de bois neuf, légers en alcool.

 

Pierre Bénetière - Syrah Cordeloux 2015 Vin de France : (parcelle Corps de Loup à Tupin-et-Semons, une des plus au sud de Côte Rôtie. 12,5% vol.)  Couleur sombre un peu trouble, nez ouvert sans être démonstratif, fruits rouges et noirs, poivre, épices, menthol, petite touche végétale sans aller jusqu'au poivron non plus, pas de notes lardées/anchois ici. Bouche assez simple, légère en alcool, pas une grosse matière, plutôt fruits noirs avec un petit trait végétal, tannins peu présents légèrement poudrés, pas du tout de bois ressenti, c'est frais et digeste, d'une longueur moyenne. Un bon Côtes-du-Rhône frais, fin, dans un style très traditionnel (grappe entière, pas de bois...) mais il ne faut pas en attendre trop sous peine d'être déçu. B+.

 

3 juin 2013

Rozelieures (France-Moselle) **

Rozelieures - Tourbé collection 46% : couleur claire, nez bien tourbé, assez simple et jeune derrière mais la tourbe "terreuse" fait le boulot. Bouche avec du caractère, bien tourbée, barbecue, vanille, malt, alcool bien intégré, plutôt une bonne longueur. Pas très complexe mais efficace. Note : 83/100.

 

2 juillet 2021

Osamu Uchida (Pauillac) ****

 Osamu Uchida est né au Japon en 1977. Il débarque en France à ses 20ans, goûte tous les châteaux bordelais, fait une formation viti-oeno, apprend la langue puis s'installe à Pauillac en 2015. Ses références sont le Clos du Jaugueyron et Closerie des Moussis. Il travaille en bio et biodynamie (certification pour 2020) ses 0,6 hectares dans un garage. Les vins sont juteux, fruités, très fins et frais, accessibles dès leur jeunesse.

 

Osamu Uchida - Haut-Médoc Miracle 2019 : (100% cabernet sauvignon, 1500bts produites. Vignes d'environ 30ans à Cissac-Médoc sur sols argilo-sableux. Rendements 35hL/ha environ. Elevage 1an en 500L et jarres. 12% vol) Couleur grenat, pas trop soutenue pour du cabernet sauvignon. Nez expressif dès l'ouverture de la bouteille, très propre, plein de fruits, cassis, framboise, violette, et petite touche végétale noble (poivron mûr), pas d'élevage ressenti. La bouche est en dentelle, juteuse, fruitée, très fraîche, peu de tannins, peu d'alcool, sur les arômes du nez, avec un petit trait végétal. C'est élégant, peu extrait, impossible de penser à Pauillac à l'aveugle. On serait plus sur un beau cabernet franc de Loire en finesse. Ce n'est pas encore très complexe en l'état mais on y retourne facilement. La finale est de longueur moyenne, mais fraîche, fruitée, légèrement acidulée, appelle un second verre. Hâte de voir ce que ça peut donner avec quelques années de bouteille. En tout cas un Médoc atypique. La Révolution est en marche ! TB+.

 

30 juin 2021

Philippe Tessier (Cheverny) ***

Domaine de 25 hectares, certifié bio, proche du nature (léger sulfitage à la mise), géré par Philippe Tessier depuis 1981, aujourd'hui épaulé par son fils Simon.

 

Philippe Tessier - Cheverny Point du Jour 2019 : (pinot noir + gamay, bonne partie de grappe entière) Couleur rubis et contours encore un peu violets, le nez évoque un gamay bien juteux, cerise, bonbon, un peu amylique, fruits rouges et notes florales, grappe entière bien intégrée. Bouche toute en fruit, juteuse, pas de tannins, assez ronde et veloutée, glisse tout seul, assez simple en l'état, pas beaucoup de longueur mais très facile à boire. On y retourne avec beaucoup de plaisir. TB-.

 

27 juin 2021

Christophe Mignon (Festigny) ***

Petit domaine de 6,5 hectares (dont 90% de pinot meunier) sur la Vallée de la Marne. Pas de malo. Elevages cuves et foudre pour la grande cuvée. Aucune certification mais travail en fonction du calendrier lunaire, emploi du soufre limité.

 

Christophe Mignon - Champagne ADN de Meunier Extra-Brut : (50% 2015, 50% 2016. Vallée de la Marne. Dégorgement janvier 2020. Dosage 3à5gr. Elevage cuve sans malo) Couleur dorée, nez légèrement beurré, noisette, fruits blancs, fait un peu chardonnay beaunois. La bouche présente du gras, un léger beurré, une bulle fine, assez mûre, parfaitement équilbrée par une belle acidité. L'ensemble est gourmand, facile à boire. Longueur moyenne. A l'aveugle j'aurais parié sur un chardonnay en fût avec malo : pas du tout. Mais qu'importe, c'est excellent, surtout pour 32€. TB+.

 

27 juin 2021

Filipa Pato & William Wouters (Portugal) **

Filipa est la fille de Luis Pato. William Wouters, son mari, est un ancien sommelier belge. Les vins sont en biodyamie, travaillés sur la fraîcheur, "sans maquillage".

 

Filipa Pato & William Wouters - Dinamica 2019 DOC Bairrada : (cépages bical + arinto) Couleur or pâle, nez de fruits surmûris, goyave, mangue, trop mûrs, rappelle presque un clairin. L'attaque en bouche est plus intéressante, avec une bonne acidité, mais la finale se fait lourde, mûre, avec une sensation d'alcool bien que l'étiquette n'indique que 12%. La bouteille ne sera pas terminée. Moyen.

 

17 juin 2021

Von Winning (Allemagne, Palatinat) ****

Domaine créé en 1849, aujourd'hui géré par Stephan Attmann sur une quarantaine d'hectares. Le domaine est en biodynamie, produisant un gros travail à la vigne. Si certaines des entrées de gamme sont élevées en cuves inox, la plupart des vins sont réputés pour leur passage en bois neuf, donnant à ces rieslings du gras et des arômes beurrés étonnants.

 

Von Winning - Riesling "Dragon" 2019 : (entrée de gamme en cuves, vignes sur Forst. AP07. 12%)  Couleur or pâle, nez très exotique, très mûr, fruits tropicaux, papaye, ananas, passion. La bouche n'est finalement pas trop lourde, plutôt vive et fraîche, bien perlante, peu épaisse, salivante, finale tartrique un peu gênante par contre. On a l'impression d'un vin très mûr sur lequel on a fait tout ce qu'on a pu pour garder un côté digeste, mais ça sonne un peu "artificiel". Les derniers millésimes très solaires semblent compliqués dans une région comme le Palatinat... B-.

 

Riesling win win 2021 vif, mais comme tous trop mûr. Pechstein GG 2020 beurré, vanillé, épicé, finit molasson. Bof..

 

8 juin 2013

ArPePe (Lombardie) ***

Arturo Pelizzatti Perego "ArPePe" a reconstruit le domaine familial en 1984. Aujourd'hui ce sont les enfants Isabella, Emanuele et Guido qui sont à la tête de ce domaine de 12 hectares. Le style est traditionnel (foudres, inox, ciment) et sur la finesse.

 

Arpepe - Rosso di Valtellina 2018 : (100 nebbiolo sur Sondrio et Montagna in Valtellina. Elevage foudres 50hl, cuves ciment puis 6mois en bouteille) Couleur rubis claire, brillante, à peine orangée sur les bords. Nez plein de fruits rouges, fraise, cerise rouge, notes de pivoine. Bouche très fraîche, d'abord assez ronde, fruitée, gourmande, puis plus serrée sur la finale avec de l'acidité, quelques petits tannins, un peu d'épices, pas très long mais très juteux et plein de fraîcheur, avec une belle profondeur. Un vin évident. TB+.

 

29 novembre 2012

Distillerie du Vercors (France) **

Sequoia Single Malt Bio : encore assez jeune mais bien travaillé, encore primaire, sur le malt un peu sucré, céréales, miel, assez rond et facile à boire, alcool bien intégré. Note : 83/100.

 

Sequoia Single malt tourbé 43% : moyennement tourbé, encore jeune, herbacé, un peu poire céréales, alcool bien intégré, assez facile à boire pour un tourbé. Note 82/100.

 

4 février 2021

Fumey Chatelain (Montigny-lès-Arsures) ***

Raphaël Fumey et Adeline Chatelain ont commencé la viticulture dans les années 1980, puis ils se sont mis à vinifier suite à lépisode de gel de 1991. Ils sont à la tête d'un domaine de 17 hectares, désormais épaulés par leur fils Marin Fumey qui après des stages en Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du sud, a fait progressé les vins du domaine. Les blancs ouillés et les rouges sont vieillis en cuves inox et vieux foudres.

 

 

Fumey-Chatelain - Arbois savagnin ouillé 2019 : B+.

Trousseau 2019 : un peu de couleur pour un trousseau, beaux fruits rouges et épices, finale un poil chaleureuse. B+.

Chardonnay 2018 : (ouillé) Première bouteille bouchonnée. La seconde est propre, citronnée, très tendue, pas très épaisse, minérale, assez longue, fraîche surtout pour 2018. TB.

 chardo 19 : fait légèrement oxydatif au nez, bouche assez tendue. TB.

pinot noir 2019 : fraise, très facile, frais, léger. TB-.

 Crémant : très élégant, léger, facile, frais. TB.

Trousseau 2020 : clair en couleur, très fin, juteux, frais, élégant. TB+.

Pinot noir remonte en ligne 2020 : gaz, volatile très haute. Moyen.

Vin de Paille 2015 : très haut en alcool, lourd. Une autre bouteille plus tard semblait plus en finesse, avec un beau fruité, sans lourdeur.

 

 

Fumey-Chatelain - Arbois Trousseau 2020 : beaucoup de gaz, couleur claire et brillante, nez de fruits roues un peu sucrés, bouche bonbon, un peu de sucrosité, tannins souples, manque un poil de peps, facile à boire. B+.

Fumey-Chatelain - Poulsard 2020 : beaucoup de gaz, couleur ultra claire, clairement nature infusé, jus de fruit, peu de matière, léger, acidulé, petite volatile. B.

Trousseau bastard 2023 : beaucoup de gaz à l'ouverture, puis joli vin, aérien, fruité, floral, léger, peu tannique. B+.

 

10 mars 2021

Chanin wine Co. (USA) ***

Domaine fondé par Gavin Chanin en 2007, après avoir fait ses classes chez Qupé et Au Bon Climat. Le domaine achète principalement des pinots et des chardonnays dans les Sta Rita Hills (Sanford & Benedict Vineyard), Sta Barbara County (Los Alamos Vineyard) et Sta Maria Valley (Bien Nacido Vineyard), ne produisant ensuite que du parcellaire. Les raisins achetés sont généralement bio, le travail à la cave est peu interventionniste avec une recherche de l'élégance et de la fraîcheur (memebre du IPOB). Les vins peuvent être marqués par l'élevage en barriques.

 

 

Chanin - Sanford & Benedict Pinot noir 2015 : Couleur sombre pour un pinot, nez un peu chaleureux, fruits noirs et épices et marqué par un élevage vanillé. La bouche est assez ronde, confiturée, manquant de peps, vite lourde et finissant sur l'élevage. Le lendemain, l'élevage semble mieux intégré, le nez est plus élégant, mais ça manque toujours d'acidité. Une déception pour une première rencontre avec le domaine. B-.

 

Chardo los alamos 2020 beau fruité, fruits jaunes, agrumes, tendu, salivant, peu de bois, sur le fruit. TB. Pinot noir 2020 assez pur, belle matière, peu boisé, bien fait. Los Alamos pinot 2019 très clair, à peine fumé salin, garrigue, 13% vol, long, très bon. Zotovich pinot 2020 ultra clair, proche, à peine moins salin, plus dense et plus soyeux, à peine boisé. Sanford & Benedict 2019 pinot (13,5%) à peine plus coloré, (clair quand même) plus de tannins, plus de puissance, plus de grappe entière, moins salé, très long, taillé pour la garde, s’annonce vraiment superbe. Belle gamme !

 

15 janvier 2013

Castello di Volpaia (Toscane) ***

Domaine de 46 hectares, situé dans le bourg de Volpaia sur les hauteurs de Radda in Chianti, certifié bio, il a été créé par la famille Stianti Mascheroni en 1967. Le domaine produit des Chianti traditionnels, élevés en foudres, sur l'élégance et la fraîcheur, mais aussi des supertoscans modernes en barriques.

 

Castello di Volpaia - Chianti classico 2017 : (90% sangiovese, 10% merlot. Elevage foudres. 14°) Couleur grenat, nez expressif et fruité dès l'ouverture sur un beau fruité très pur, mûre, fruits des bois, cerise, quelques notes de violette. Bouche très élégante, toute en fruit, avec beaucoup de fraîcheur, une acidité élevée, pas une grosse matière, quelques petits tannins déjà bien intégrés, à l'opposé du Chianti tout rond et confituré qu'on croise trop souvent. La finale est par contre un peu courte et manque d'intensité pour aller plus loin. Ca reste néanmoins un Chianti très frais et élégant, d'une excellent rapport q/p (13€ env). TB.

 

Volpaia - Coltassala 2016 : encore sur l'élevage, très coco, presque fruts exotiques, bouche très boisée, tannins gras, vite écoeurant. A attendre impérativement. B-.

 

13 mars 2021

Pierre Peters (Le Mesnil-sur-Oger) ****

Domaine historique d'une vingtaine d'hectares, aujourd'hui dirigé par Rodolphe Peters, possédant de belles vignes de chardonnay sur la Côte des Blancs, au Mesnil-sur-Oger, Oger, Avize et Cramant. Les vins sont ici élevés en cuves, les malos faites en partie seulement depuis quelques années. Les champagnes sont tendus, crayeux, très purs, reflétant bien les terroirs de la Côte des blancs.

 

 

Pierre Peters - Champagne Blanc de blancs Brut Cuvée de Reserve : (100% chardonnay, dosage 6-7gr/L. 20 années assemblées. Pas de date de dégorgement indiquée) Couleur très claire, nez classique d'un blanc de blancs, citron, brioche, fleurs blanches, amande. La bouche est crayeuse, sur les agrumes, la brioche, la noisette, un peu austère, semble moins dosée que les 6-7gr annoncés, avec un peu d'amertume, bulle moyennement fine. Elle reste assez simple et d'une longueur moyenne. Bonne entrée de gamme mais pas plus, qui ne devra pas dépasser les 35€. B+.

 

24 avril 2021

David & Nadia (Afrique du sud) ***

David et sa femme Nadia Sadie (aucun lien avec Eben Sadie) ont fondé leur domaine à Siebritskloof dans la montagne de Paardeberg, au cœur du Swartland en 2010. L'approche de la viticulture est le plus naturel possible, bio, peu interventionniste à la vigne comme à la cave. Le domaine est aujourd'hui à environ 50% domaine/50% négoce. Il produit 3 gammes de vin :

David & Nadia range – grapes used from the whole of Swartland representing its soils, vineyards and people. 

Topography range – only grapes used from the Siebritskloof of the Paardeberg where we are based.

Single vineyards range – currently three single vineyard Chenin blancs.

 

 

 

David & Nadia, WO Swartland Plat’Bos chenin 2021 : (Parcellaire, le plus frais du domaine. David & Nadia gèrent la vigne depuis 2013. 1,8ha, bio, sols de granite. Vignes de 1981, vendanges en 3 fois, début février. Vendages précoces. Expo nord. Elevage veux fûts. 11,5% vol)  Couleur claire, nez un peu fermé, agrumes, poire, zestes citron vert. Bouche légère en alcool, tendue, peu de volume, très épurée, presque un peu trop, sensation minérale intéressante, très fraîche, semble un peu bloquée. L’équilibre est intéressant, mais un peu jeune. Ne se livre pas complètement. Assez proche du Fire by night de C. Alheit. TB.

 

 

David & Nadia - Chenin blanc 2017 : (Wine of Origin Swartland. 7 parcelles différentes sont assemblés. Elevage en vieux fûts de 300L) Couleur or pâle à or, texture qui semble épaisse. Nez d'abord réduit/grillé des lies à l'ouverture mais qui disparaît assez vite, puis sur le miel, l'acacia, la mangue, le coing, léger beurré, de plus en plus riche et mûr avec l'ouverture. La bouche est grasse, épaisse, sur le miel, l'acacia, les fruits jaunes, les fruits exotiques, assez large, peut-être 2gr de sucres, mais la finale garde tout de même une belle acidité bienvenue, que l'on attendait pas forcément. Longueur moyenne, sur le miel, l'ananas. Un vin assez déroutant car d'abord marqué autolyse, puis ensuite très gras/bâtonné, mais gardant finalement de la fraîcheur, il a évolué d'un verre à l'autre. Au final un joli chenin sud-africain, moins tendu et moins aérien que ceux de Chris Alheit, mais tout de même beaucoup moins lourd que la plupart des autres. TB-.

 

 

Fiche technique (millésime ?) : pH: 3.45 RS: 1.9 g/L Alcohol: 13.0% alc TA: 5.0 g/L Yield: 2.0 – 4.0 t/ha TSO2: 95 mg/L

 

6 mai 2021

Racines (Etats-Unis) ***

Collaboration d'Etienne de Montille, Rodolphe Peters, Justin Willett (domaine Tyler) et Brian Sieve (chef de cave De Montille) née en 2016.

 

Racines - Santa Rita Hills Chardonnay 2017 : (vignes provenant majoritairement de Wenzlau, + Bentrock, Sanford & Benedict) Couleur or pâle, nez à peine réduit à l'ouverture mais parfaitement en place 1h après, pêche et poires bien mûres, miel d'acacia et fleurs blanches, élevage discret, peu d'arômes beurrées, un côté iodé/marin/algues presque trop présent au départ, bien intégré au reste au fur et à mesure que le fruit prend le dessus. Bouche grasse, texture épaisse, un peu miellée, l'élevage reste discret, à peine beurrée, bonne acidité derrière qui maintient l'équilibre sans que l'on puisse parler de vin tendu non plus, il en manque un peu sur la finale pour chipoter, plutôt léger en alcool (12,5%). La finale de bouche se fait plus citronnée, surtout étonamment salée, laissant une impression bizarre de sucré/salé plutôt que d'équilibre sucre/acide, sans que ce soit désagréable non plus. On y retourne pour le côté intriguant. Au final sans être exceptionnel, ça fait plutôt partie des bons chardonnays US, surtout pour le premier (ou 2e ?) millésime. TB-.

 

Racines - Santa Barbara pinot noir Rinconada 2019 : (2/3 VE) très clair en couleur, très beau nez petits fruits rouges, pivoine. Bouche très fine élégante, pointe de sucrosité en finale sans aller trop loin. TB+.

Racines - Santa barbara Bentrock chardonnay 2020 : nez exubérant, fruité, élevage grillé/soufré marqué, bonne acidité en bouche ceci-dit. B+.

 

Racines - Santa Barbara pinot noir 2021 : clair en couleur, fruité gourmand, sur la fraise, à peine plus de sucrosité que les bourgognes, mais pas plus d’alcool, garde une bonne acidité en finale. TB+.

Racines - Santa barbara chardonnay 2021 : floral, léger beurré, pas beaucoup d’alcool, bonne acidité mais un côté un peu trop exubérant. B+.

 

Racines (De Montille), Santa Rita Hills pinot noir 2020 : couleur rubis clair, nez plein de fruits rouges, pivoine, gourmand, toute petite sucrosité. Bouche pleine de fruits, tannins souples, élégante, reste fraîche, pas très haute en alcool, pas de sucrosité marquée, très bourguignonne dans l’esprit, tout le monde s’y trompe d’ailleurs. Bluffant ! TB+.