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Mon carnet Vin
16 août 2025

Aline Beauné (Montagny) ***

 

6 hectares, créé en 2018

 

Aline Beauné - Montagny 2021 : Couleur or pâle, nez sur des fruits mûrs pour 2021, fruits jaunes et un peu ananas fruits exotiques en se réchauffant, petite touche beurrée, mais pas très marqué par l'élevage. Bouche qui combine fruité assez mûr pour 2021, qui nous envoie plutôt sur la mâconnais, à une acidité élevée, c'est énergique, avec une finale salivante, encore un peu marquée par les sulfites peut-être, dans un style de vinif classique. Bien fait. B+.

 

30 juin 2025

Eastern Peake (Astralie) ***

 

Domaine créé dans les années 1980 par la famille Latta, dans la région de Ballarat, Victoria (ouest de Melbourne). Depuis quelques années, c'est le fils, Owen Latta, qui est en charge du domaine. Une partie d'achat de raisins (avec un gros suivi sur la qualité) et depuis peu quelques vignes en propriété, en bio. Travail sur la fraîcheur, sans trop de bois neuf.

 

Eastern Peake - Two Mile Hill chardonnay 2022 : (achat à Karel Schaefer. 12,7%. Elevage fûts et foudres) Couleur or pâle, nez de chardo assez classique, léger beurré, fruits jaunes, touche d'élevage vanillé, camomille. Bouche en demi-corps, acidité élevée de l'attaque à la finale, bien équilibré avec la petite touche sucrée d'élevage vanillé, fruits jaunes, à peine de gras, bonne longueur, encore jeune. Sur 3 jours ça n'a pas bougé. Bien fait dans un style très classique, qu'on pourrait placer en Bourgogne. Pas vraiment original, mais à 45€ il serait au bon prix en Bourgogne. TB.

 

 

27 août 2025

San Barnaba (Piémont) ***

 

Nouveau domaine de 3ha pour le moment, à Serralunga (il y aura un cru Serra, mais aussi un Monvigliero à Verduno) créé par les frères Pasquero avec Francesco Rocca (fils de Bruno Rocca) comme vinificateur. Style traditionnel.

 

 

San  Barnaba, Verduno Pelaverga 2024 :  (13,5%) Couleur rosé foncé (ou rouge très clair), nez d’un rosé foncé, floral, framboise, un peu alcooleux à l’ouverture, moins le lendemain. Bouche sur le fruit, peu tannique, pas le côté poivré de la Pelaverga de Burlotto, assez simple et facile à boire, avec une petite touche acidulée bienvenue, longueur moyenne. Pas mauvais du tout, mais au double du prix de celui de Burlotto on ne s’y retrouve pas. Mais il faudra voir ce que fera le domaine avec ses nebbiolo et quelques années de plus. B+.

 

26 juillet 2021

Emmanuel Brochet (Villers-aux-Noeuds) ****

Petit domaine de 2,5ha en montagne de Reims, certifié bio, dirigé par Emmanuel Brochet depuis 1997. Les raisins sont ramassés bien mûrs, les élevages se font en fûts, donnant des champagnes vineux, taillés pour la table.

 

Emmanuel Brochet - Champagne Le Mont Benoit Extra Brut : (Vendange 2017 marquée par le gel + 70% de vins de réserve de 2011à2016. 40% meunier, 40% PN, 20% chardo. Elevage 11mois fûts. Levures indigènes. Non collé, non filtré. Non dosé) Couleur dorée, un peu trouble. Nez expressif sur la pomme au four, les épices, petite touche vanille/bourbon, assez mûr, presque miellé, "baroque". Bouche gourmande avec de la rondeur à l'attaque, maturité très haute, bulle ultra fine, un peu d'élevage bien intégré, pas du tout ciselé/minéral comme on croise souvent aujourd'hui. On a d'abord un peu peur que ce soit lourd, mais heureusement c'est en zéro dosage et la finale garde juste ce qu'il faut d'acidité et de tension avec ue petite touche crayeuse pour rester digeste et élégant. L'équilibre est parfait. Ca se boit très facilement. On en oublie que la base est encore relativement jeune. Très beau Champagne. TB++.

 

Emmanuel Brochet, rosé de saignée Extra Brut 20 : (100% meunier à Villers-aux-noeuds) Couleur très foncée pour un rosé, nez très fraise, cerise, un peu bonbon, mais aussi, floral, épice, notes végétales nobles type eucalyptus, bouche vineuse, dense, très fruitée, gourmande, taillée pour la table, seule la finale manque un peu d’acidité et d’allonge. TB+.

 

E. Brochet, Mont Benoit Base 2021 : mûr, fruits exotiques, pas du tout d’oxydation, ni de lies, sur le fruit, prersque un léger manque d’acidité en finale, mais très gourmand, déjà patiné. TB+

 

13 août 2025

Cellier Saint Benoit (Pupillin) ***

 

Cellier St Benoit - Chardonnay La marcette 2020 : couleur or pâle, nez un peu fermé à l'ouverture, s'ouvre sur la pomme, fruits mûrs, un peu de colle, frangipane, fruits à coque. Bouche à l'attaque vive, pas de gras, pas de bois ressenti, finale qui tombe assez vite, alcooleuse. Pas bien en place. A regouter dans quelques mois peut-être. B.

 

Cellier St Benoit - Poulsard Chambines 2022 : couleur claire, à peine rouillée, nez de fruits rouges écrasés, kirsch, petite touche toastée. Bouche aux tannins très fins, solaire, même un peu chaleureuse, sur un fruité rouge compoté, manque un peu d'acidité, un côté kirsché et légèrement évolué, la finale est un peu chaleureuse. B.

 

29 juillet 2025

Julien Delrieu (Faveraye-Machelle) ***

 

Domaine de 4ha né en 2017. Proche de La Grange aux Belles et de Stéphane Bernaudeau. Vin naturel.

 

Julien Delrieu, La Joue blanc 2023 Vin de France : (chenin, 10,5%) Couleur paille, un peu trouble. Nez sur la poire, le fenouil, levure, herbacé. Bouche avec beaucoup de peps, belle énergie, citronnée, poire, toujours ce côté anisé que j'aime moins personnellement, pas un gros volume, pas de travail sur la texture, plutôt sur le côté énergique et la sensation minérale, très frais et traçant, assez simple mais propre et précis, presque rafraîchissant. Le lendemain le côté anisé et herbacé a presque disparu, laissant place à une petite volatile bien intégrée, citron confit vinaigré qui fait du bien au vin, restant en filigrane. B+.

 

6 septembre 2023

Domaine 7 Abel Benmaamar (Bellevigne-en-Layon) ***

 

Amateur de vin, Abel Benmaamar a créé son propre domaine en 2018, dans le secteur de schistes de Martigné-Briand, non loin de chez Stéphane Bernaudeau. Après des stages chez Thillardon ou Corbineau il a pu reprendre quelques hectares au domaine des Roches Sèches avec des vignes certifiées bio depuis 2010. Abel poursuit le travail bio à la vigne, des vinif en levures indigènes, élevages en cuves et fûts peu marqués, léger sulfitage à la mise.

 

 

Abel Benmaamar Domaine 7 - Vin de France La Nouette 2020 : (100% chenin, pressurage direct en pressoir hydrolique vertical, sols de schistes sur Martigné-Briand, élevage 15 mois cuves inox et fûts. Pas de bâtonnage. 20mg SO2 à la mise uniquement. 12,5% vol) Robe proche du doré, limpide. Nez expressif, mûr, pomme et poire au four, miel, verveine, puis avec l'ouverture citron confit, ananas, coing. C'est plutôt joli. Pas spécialement typé nature, pas d'élevage ressenti. La bouche attaque avec un gros volume et une bonne acidité, on retrouve la maturité aromatique du nez, on a l'impression qu'il y a plus que 12,5% d'alcool, la fin de bouche chauffe un peu. La finale est longue au niveau des arômes, quelques jolis amers, mais ça manque un peu de relance et d'énergie. On a finalement l'impression que l'acidité, même si elle est plutôt élevée, a du mal à contenir cette matière riche et imposante jusqu'au bout, alors que ça commençait très bien. On reste plutôt sur une sensation d'opulence que de finesse. A voir avec le temps désormais... B+.

 

 

Domaine 7, Abel Benmaamar - Nuage blanc 2023 Vin de France :
(Assemblage de Guimardiere et Nouette sur ce millésime compliqué en Loire. Vendu presque moitié prix que les parcellaires 2022. 10%) Je m'attendais à un "jus de citron" en voyant le taux d'alcool, eh bien pas du tout. La couleur est dorée, au nez l'aromatique est mûr avec des notes de fruits jaunes et de coing. Un peu de perlant à l'attaque en bouche, pas un gros volume, sur l'aromatique du nez, bien sûr un poil aqueux à ce taux d'alcool, mais c'est très digeste, pas forcément une grosse acidité, la finale a quand même une assez bonne longueur. Ça reste précis et propre sur deux jours. Il a parfaitement rempli son rôle sur les beaux jours d'été. Bon rapport qualité prix. TB.

 

16 juin 2013

Masterclass Starward (Australie) **

Starward Left Field 40% : (fûts français ayant contenu du vin rouge de Barossa et Yarra Valley) Couleur ambrée, nez de céréales, malt, un peu vineux, simple. Bouche épaisse, malt, vineuse, alcool mal intégré, très simple, assez court. Note : 79/100.

Starward Nova 41% : (fûts shiraz, cabernet, pinot noir) Couleur ambrée, nez plus complexe, moins jeune que le précédent, un peu typé sherry caramel, fruits secs, chocolat, cake, gourmand. Bouche un peu plus vineuse que le nez, sur le caramel, fruits rouges, gourmande, un peu sucrée, assez simple, alcool pas très bien intégré. Longueur moyenne. Note : 82/100.

Starward Fortis 50% : (fûts cabernet et shiraz de Barossa) Couleur ambre foncé, nez un peu plus fermé, chocolat, nougatine, vineux, un peu d’alcool, fruits rouges, figues, assez boisé. Plus d’ampleur en bouche mais là aussi c’est un peu alcooleux, manque de fraîcheur, plus épicé que les précédents, finale presque poivrée, plus longue. Mieux avec un peu d’eau. Note : 83/100.

Starward Tawny cask limited edition 48% : (50cl fûts de tawny de Yalumba et SA Cooperage) Couleur ambre clair, nez un peu oxydatif, noisette, noix, caramel, tabac épices, un peu lourd. Mieux en bouche où le côté oxydatif ressort plus donnant de la fraîcheur, presque salin, noix, noisette, fruits secs, alcool mieux intégré. Finale bien plus longue, noix, sel. Note : 86/100.

Starward Dolce Limited edition 48% : (vieilli en fût de vin + affinage en vins fortifiés proches du Marsala. Expérimental) Couleur ambrée, Nez très porté sur le bonbon cola, chamallow, caramel, fruits secs, très marqué par le fût, on a peur que ce soit lourd. Bouche très grasse, épaisse, sucrée, très gourmande, fait PX un peu, finale noisette, alcool qui ne se sent pas du tout grâce à la petite sucrosité. Finit pas trop lourd finalement, sur une sorte de sherry noisette, un peu plus sec, les notes de bonbon cola ont disparu en bouche. Un OVNI, très gourmand, à la limite d'être écoeurant mais reste du bon côté de la limite à mon goût. Original et bien fait. Note : 85/100.

 

30 août 2023

Simon Colin (Chassagne-Montrachet) ***

Simon Colin est le fils du producteur Philippe Colin. Il se lance en solo en 2017 avec une structure de négoce, puis récupère quelques vignes en propriété à partir de 2021. Le domaine de 9ha est en cours de certification bio. Après un passage chez Etienne Sauzet, Simon Colin est plutôt partisan du "travail sur lies, fûts usagées et doses modérées de soufre" (source RVF)

 

Simon Colin - Bourgogne chardonnay 2021 : Couleur or pâle, nez expressif dès l'ouverture, assez classique, chardonnay légèrement beurré, petite touche grillé, encore un peu d'élevage mais plutôt classieux, à mi-chemin entre réduction et oxygénation, aussi du fruité, du floral, sans notes de sous-maturité. La bouche attaque large et confortable avec un peu d'élevage, beau volume pour un Chardo 21, puis s'étire assez vite sur une belle acidité, un côté plus minéral et citronné, ça finit assez long pour un "régional" et salivant, pas d'élevage ressenti sur la finale. On y retourne facilement avec une impression d'élégance. Très belle entrée de gamme, qui donne envie de voir le reste. TB+.

 

17 octobre 2022

Soirée Stars vs Futures Stars

Soirée Stars VS Jeunes qui montent

 

Paire n°1

         Vincent Pinard, Sancerre Harmonie 2019 : couleur claire, nez discret mais élégant principalement sur les agrumes. La bouche est tendue, minérale, sans aucune note variétale, avec beaucoup d’allonge, quelques amers nobles en finale. Très joli pour commencer. TB+.    

       Matthieu Delaporte, Sancerre Monts Damnés 2019 : couleur à peine plus marquée, nez sur des fruits blancs un peu plus mûrs, plus solaire sur ce terroir, quelques notes variétales de buis. La bouche est plus puissante, un peu plus chaleureuse. Une bonne acidité lui permet de rester équilibrée mais elle semble manquer un peu de finesse et de longueur en comparaison du précédent.  B+.

 

 

Paire n°2

        Amélie Berthaut-Gerbet, Gevrey-Chambertin Combe dessus 2018 : Couleur sombre pour un pinot, caractéristique de ce millésime solaire, nez de fruits noirs, un peu confituré, très gourmand. Bouche avec un beau volume pour un village, gourmande, légèrement sucrée, aux tannins fins, beaucoup de rondeur, encore une petite touche d’élevage. Joli village, qui a beaucoup plu autour de la table. TB.

      Jean-Marie Fourrier, Gevrey-Chambertin Vieille vigne 2018 : Couleur très claire, nez de groseille, framboise, pivoine, fraise, très fin. Bouche sur les mêmes arômes, avec beaucoup de fraîcheur, pas très épaisse mais toute en longueur avec une belle acidité pour le millésime qui étire ce vin tout en subtilité. TB++.

       Amélie Berthaut-Gerbet, Gevrey-Chambertin 1er cru Cazetiers 2017 : Robe d’intensité moyenne, nez fruits rouges et noirs et des notes d’orangette, assez solaire et gourmand. Bouche avec un touché de velours, très fine, fruitée, gourmande, petite sucrosité, offre déjà beaucoup de plaisir, très fin pour Cazetiers, longueur moyenne. TB+.

       Jean-Marie Fourrier, Gevrey-Chambertin Aux Echezeaux 2017 : couleur claire et déjà un peu tuilée, nez très « Fourrier », fraise écrasée, pot-pourri… Bouche facile, évidente, toute en finesse, pas de tannins, assez ronde, pas une grosse acidité sur ce millésime, touché de velours, beaucoup de plaisir. Seule la longueur moyenne nous rappelle que ce n’est que le village. TB++.

 

 

Paire n°3

       Laurent Charvin, Châteauneuf-du-Pape 2018 : (80% grenache + syrah, mourvèdre, vaccarèse, counoise) : couleur rubis très claire, nez expressif plein de fruits rouges sucrés, de fraise écrasée, rose, pivoine. Bouche aérienne pour un Châteauneuf sur ce millésime, peu tannique, beaucoup de fruit et de pureté, florale (grappe entière). Déjà prêt à boire, tout en élégance. L’effet millésime a perdu certains connaisseurs du domaine. TB++.

     Yannick Féraud, Châteauneuf-du-Pape 2018 : (85% grenache + mourvèdre, clairette rose, cinsault) couleur plus sombre, nez plus animal, plus fruits noirs, moins floral (grappe entière aussi pourtant). La bouche est plus massive, plus tannique, cuir, animal. Finale assez longue, mais serrée en l’état. Le vin se goûtait mieux à sa sortie. Soirée difficile pour Féraud : la finesse habituelle du domaine ne ressort pas sur ce millésime, à l’heure actuelle en tout cas. B+.

 

 

Paire n°4

        Montcalmès, Terrasses du Larzac 2019 : (60% syrah, 20% mourvèdre, 20% grenache) Couleur sombre, nez de fruits rouges et noirs, épices, encore légèrement vanillé par l’élevage, classique. Bouche où l’on retrouve bien le côté suave du domaine, encore simple et un peu marqué par l’élevage mais très belle texture, pas trop d’alcool, ni trop de tannins, petite sucrosité. Toujours ce style assez fin, très maîtrisé, qui bien sûr aurait besoin de quelques années supplémentaires dans l’idéal. TB..

     Clos de la Barthassade, Terrasses du Larzac Les Ouvrées 2019 : (50% syrah, 35% mourvèdre, 15% grenache) Couleur encore plus sombre, nez marqué syrah en grappe entière, lardé, tapenade, violette, fruits noirs, sauvage. La bouche montre de la fraîcheur, de la pureté, encore un peu de tannins et de puissance, un style moins « civilisé » que Montcalmès, très bien fait là aussi. Une paire qui a divisé les avis. Match nul. TB+.

      Pas de l’Escalette, Terrasses du Larzac Les Frieys 2019 : (grenache, carignan, mourvèdre) Ouvert au débotté, couleur plus claire, nez très différent, plus marqué grenache, fruits rouges et noirs, encore assez simple. Très belle texture en bouche, velours, tout en finesse, assez rond, semble un peu plus simple dans cet ordre-là, mais joli potentiel. TB.

 

1 février 2022

Vassaltis (Grèce) ***

"Vassaltis a vu le jour sur l’île de Santorin en 2015. Il est dirigé par l’un des plus jeunes entrepreneurs de l’île, Yannis Valabous et il se situe à Vourvoulos sur la route côtière qui mène à Ola dans le nord-ouest de l’ile. Le nom Vassaltis veut dire basalte en grec. C’est la roche qui se forme après le rapide refroidissement de la lave. Le domaine produit 3 vins dont 1 en IGP Santorini, Nassistis (assemblage de 35% d’athiri, de 30% aidani et de 35% assyrtiko) et 2 en PDO Santorini, 100% assyrtiko. L’un est fermenté et élevé en cuve et l’autre élevé sous bois en fûts de 500 et 225 L pendant 3 mois." Valade

 

Vassaltis - Nassitis 2018 PGI Cyclades : (50% assyrtiko, 25% athiri, 25% aïdani, en cuves. 13,5%. Pressurage en grappes entières cépage par cépage) Couleur presque, dorée, nez sur les fruits exotiques voire surmûris, goyave, mangue, fruits jaunes, pointe miellé, cire. La bouche est bien plus sèche que ne le laissait présager le nez, quelques fruits exotiques, mais aussi des agrumes, plutôt vive à l'attaque, peu épaisse, fruitée, la finale est par contre assez courte, manque de tension, finit un peu sur l'alcool. B.

 

8 avril 2021

Athina (Grèce) ***

Jeune domaine dirigé par Athina Tsoli, oenologue de formation, qui a fait le choix de mettre en avant différents cépages et différentes régions de Grèce (Naoussa, Santorin, Zakynthos...) Sur Santorin, les vignes sont situées au sud de l'île, sur les terroirs de Pyrgos et Megalochori. Les élevages se font en cuves inox.

 

Athina - Assyrtiko de Santorin 2013 : Couleur or profond, évoluée, nez sur le miel, la cire, fruits jaunes, orange confite, notes florales voire presque racinaires, pointe fumée, évolué, complexe. Bouche puissante, opulente, très concentrée, avec du gras, du miel, des fruits jaunes bien mûrs, il me rappelle un vieux Gonon ou Sorrel blanc par exemple, clairement sudiste, manquant un peu de tension pour un assyrtiko, avec de légers amers : clairement taillé pour la table. Finale longue, un peu chaude, écorce d'orange, fruits jaunes, miel, légers amers. Au final un vin d'abord déroutant car je l'attendais plus tendu et minéral, mais à table il s'en est parfaitement sorti grâce à sa complexité, son côté évolué, et son épaisseur. TB.

 

9 janvier 2021

Bindi (Australie) ****

Bindi est un petit domaine de 7 hectares créé en 1988 à Macedon Ranges (à 50km au Nord-Ouest de Melbourne), aujourd'hui géré par Michael Dhillon dans une philosophie proche de la biodynamie. Le style se veut sur la fraîcheur, avec des vins peu extraits et peu boisés, tout en finesse pour les pinots noirs, sur la tension et la minéralité pour les chardonnays.

 

Bindi - Pinot noir "Dixon" 2018 Macedon Ranges : (Cuvée plutôt placée comme "entrée de gamme" du domaine, assemblage de "Original Vineyard" planté en 1988 et "Block K" planté en 2001. 100% egrappé. Elevage 11 mois en fûts français dont 10à15% de fûts neufs. 60€)  Couleur rubis très claire, à peine orangée, nez très expressif dès l'ouverture, sur la rose, la confiture de fraise et de framboise, très élégant, très pur et très gourmand. La bouche semble plutôt légère, sur le fruit et peu tannique, les 14% se sentent en fait par la légère sucrosité du vin, très marqué confiture de fraise, pointe d'orangette, à nouveau de la rose, bonne acidité derrière. Finale de longueur moyenne où on reste un peu sur le côté sucré. Au final un vin au nez magnifique, mais avec une bouche un cran en-dessous, qui m'a paru de belle qualité au départ mais qui devient un peu lassante au second verre à cause de sa sucrosité un peu trop présente. A voir sur les parcellaires. Le style est proche de Giant Steps (Yarra Valley) par exemple. TB-.

 

20 avril 2013

Trediberri (Piémont) ****

Les "Tre di Berri" ce sont Vladimiro Rambaldi, son ami Federico Oberto et son fils Nicola Oberto, dans le hameau de Berri à l'extrême Ouest de La Morra. C'est un projet récent débuté avec le millésime 2007. Le domaine s'étend sur 8 hectares, en bio, sur Berri, Rocche dell'Annunziata et Torriglione, secteurs propices pour des vins relativement souples. Les vinifications sont traditionnelles (en foudres), avec une recherche d'élégance, de finesse, de vins accessibles dès la jeunesse, sur le modèle bourguignon.

 

Trediberri - Barolo 2016 : (jeunes vignes principalement sur Berri et sur Capalot, à l'Ouest et à l'Est de La Morra) Couleur rubis très claire, brillante. Superbe nez dès l'ouverture de la bouteille, plein de fraises, de framboises à peine sucrés, notes de rose, très bourguignon dans l'esprit. La bouche est par contre encore bien serrée en l'état, surtout sur la finale, d'autant plus qu'il n'y a pas une grosse épaisseur. Dans le fond, belle acidité, élevée mais bien intégrée, qui donne l'impression d'une minéralité presque saline. Finale de longueur moyenne, fraîche, fruitée mais trop tannique en l'état. Le lendemain midi le vin a évolué, il semble plus solaire avec un fruit plus mûr et des notes de viande fumée, petite touche oxydative, les tannins se sont affinés et le vin a gagné du volume. Le lendemain soir le vin est oxydé. TB-.

Au final, l'impression d'un domaine prometteur, qu'il va falloir suivre si on cherche des Barolo sur la finesse, à l'aromatique bourguignonne, mais qui doit encore faire quelques ajustements. Pour cette bouteille, à attendre 3-4ans peut-être et il ne faudra pas l'ouvrir trop à l'avance.  

 

4 mai 2013

Lorenzo Accomasso (Piémont) *****

Bien qu'il soit peu connu du grand public car très discret, Lorenzo Accomasso est une légende à Barolo. Il a commencé à vinifier dans les années 1950 aux côtés de B. Mascarello, G. Rinaldi, B. Giacosa...et fait donc malheureusement figure de "dernier des dinosaures". Le style est ultra traditionnel ici et n'a jamais changé : macérations longues de 50à60jours, élevage en vieux foudres, temps de repos en bouteille avant commercialisation... Toutes ses vignes de Barolo sont situées sur le cru Rocche dell'Annunziata à La Morra. Ce sont ici des vins de longue garde, puissants (surtout le Rocchette), colorés, avec des tannins fermes en jeunesse. Il faut être patient pour les apprécier.

 

 

L. Accomasso - Barolo Annunziata riserva 2011 : couleur sombre par rapport aux précédents, pointe volatile au nez, quelques fruits noirs mais assez fermé dans l'ensemble, même le lendemain. Bouche serrée, fermée, qui ne veut pas causer. Sans grande surprise un vin bien trop jeune en l'état, à regoûter dans longtemps. B.

 

 

Accomasso - Barolo 2015 : Couleur assez sombre pour du nebbiolo, joli nez un peu cuir, fruité assez sombre pour nebbiolo, sauvage, épicé. Bouche puissante, structurée, encore des tannins qui allongent, beaucoup d'intensité, un peu de chaleur au sens où le fruité est mûr, mais il y a de l'acidité derrière, me fait plus penser à l'aveugle à un sangiovese de Montalcino. Très belle longueur. Joli vin, tradi, où on sent le millésime solaire, dans un style qui ne sera pas pour les amateurs de nebbiolo bourguignons. TB+.

 

Accomasso, Barolo 2012 : (à La Morra, parcelle Rocche dell’Annunziata) Couleur claire, un peu tuilée, nez fruité, floral, légèrement terreux et sous-bois. Bouche toute en finesse et en rondeur pour Accomasso, où on sent le « petit » millésime mais pile à point, avec beaucoup de gourmandise, des tannins fins, gros plaisir immédiat. Pour chipoter il manque un poil de longueur par rapport aux tout meilleurs du soir. TB++.

 

11 mars 2025

Robert Denogent (Fuissé) ***

 

Domaine de 15ha repris par les fils en 2015. Vins vinifiés sans intrants, légèrement sulfités à la mise, vinifiés sur lies longtemps, en grands contenants.

 

 

Robert Denogent - Les sardines 2021 22 mois Macon-villages : (12,5%, non collé, non filtré, 20mg à la mise) Couleur or et trouble, nez très citron, à peine pomme blett en se réchauffant, un peu de lies aussi. Bouche très droite, laser, énergique, citronnée, réveille les papilles, finale très salivante et umami où on sent les lies. On y retourne et la bouteille se vie très vite. En se réchauffant, le vin perd un peu de peps et il perd de son intérêt qui n'est clairement pas l'aromatique mais la fraîcheur, mais peu importe il ne reste plus grand chose. TB.

Une autre bouteille un an plus tard, plus beurrée et grasse, moins laser, moins perlante à l'ouverture. TB-.

 

20 octobre 2024

Maison de la Chapelle (La Chapelle-Vaupelteigne) ***

Jeune domaine de 7,5ha créé en 2014 par Grégory et Delphine Viennois. Grégory est en parallèle consultant dans une démarche "holistique" sans dogmatisme pour de nombreux autres domaines : Champagne Marie Demets, Domaine de la Pâturie, Laroche... Les blancs du domaine sont à la fois mûrs et tendus. Les Irancy rouges sur la fraîcheur, avec un style différent sur la cuvée Version Libre. Un des domaines les plus passionnants du secteur.

 

 

Domaine de la Chapelle - Irancy Version Libre 2022 : (sans soufre. Sur 3 Climats, 100% pinot noir à 7 700 pieds/ha. 50% grappe entière. Elevage fûts de 2à5 vins) Couleur sombre pour un pinot, contours violets façon gamay, le nez est propre et expressif dès l'ouverture, cassis, mûre, violette, c'est joli même si ça ne fait pas pinot. La bouche est mûre, ronde, très gourmande, peu tannique, beau volume, sans excès de confit et garde de la fraîcheur dans le fond, parfaitement propre et maîtrisé, longueur moyenne sur un fruit noir acidulé. Assez différente des autres Irancy donc, mais c'est bon. TB.

 

 

Maison de La Chapelle

Aligoté 22 sympa, classique, frais. Chablis 2023 aromatique mais quand même du peps en bouche. Montmains 23 (butteaux et forets) noisette un peu, B. Mont de milieu 2023 plus de volume, mais garde une finale saline.  Fourchaumes 23 nez un peu toasté, bouche qui reste assez tendue pour fourchaumes. Irancy 23 (7 parcelles, 30% VE) frais et fin très bon, peut-être le meilleur ce jour-là. BeauxMonts 2023 un peu trop mûr. Les Batardes 2023 (plus calcaire) pinot infusé, plus de grappe entière, plus floral, très joli.  Version Libre 23 trop mûr, très cassis.  Les 2022 Irancy Beaux Monts et Batardes idem mais en plus chauds et plus lourds, plus serrés aussi.

 

1 mai 2013

Wakatsuru *

"Wakatsuru Distillery obtained a license to distill whisky in 1953 and has been producing a small amount of whisky on and off since then. Although some Japanese whisky distilleries would import unblended whiskies from Scotland and just bottle and sell them, this is a single malt whisky made at their own distillery." Rakuten.

 

 

18 juillet 2025

William Kelley (Pommard) *****

 

William Kelley (qui travaille pour le Wine Advocate) a créé son petit domaine en Bourgogne en 2018.

 

 

William Kelley - Bourgogne aligoté 2022 : (vignes sur Meursault) Couleur or, nez avec une jolie réduction type Lalou-Bize, allumette, pétard, sésame, pas trop envahissante non plus, jolis fruits jaunes, floral. Bouche avec un très beau volume, encore un soupçon d'élevage, touche autolyse, très belle acidité pour 2022, c'est intense, énergique, fait plutôt chardonnay même s'il n'y a pas beaucoup de beurre, très belle longueur. Un superbe aligoté, bien dans le style Lalou. TB++.

 

 

18 novembre 2020

Domaine de La Rochette Jacques Tatasciore (Suisse) ****

 

Domaine de la Rochette Jacques Tatasciore - Neuchâtel les margiles 2015 : (pinot noir) couleur sombre, nez fruits noirs, encore un peu d'élevage, mais pas trop toasté contrairement à ce que je j'attendais. Bouche épaisse, mûre, sudiste, concentrée, mais belle fraîcheur dans le fond, clairement taillée pour la garde. Me rappelle le Williams Selyem 2013 bu récemment. Un pinot moderne, boisé, concentré, qui va demander du temps. TB.

 

Vieilles Vignes 2019 : couleur sombre, nez à l'élevage bien intégré, plutôt fruits noirs, épices, pointe orangette. Très belle bouche juteuse, avec du fond, bonne acidité, petits tannins qui allongent, juste ce qu'il faut de sérieux, aromatique peut-être encore un poil fermée, un peu d'animal aussi, long. Très belle bouteille, plutôt accessible pour un Tatasciore dirons-nous. TB+.

 

28 juin 2021

Domaine Lajibe (Lucq-de-Béarn) ****

 

Ancien sabreur de l’equipe de France, Jean-Baptiste Semmartin, s’est installé vers 2015 (premier millésime en 2017) sur ce domaine d'environ 4ha. Après avoir travaillé entre autre avec Emmanuel Giboulot, ses vins ne pouvaient être que bio, biodynamiques (Demeter) et proche du nature (léger sulfitage à la mise si besoin). "Toutes les fermentations se font en barriques sans utilisation du froid. Ilse sert des polyphénols du gros manseng pour pratiquer de longs élevages oxydatifs qui préservent le vin. Ainsi, une bouteille ouverte tiendra facilement trois jours à l'air grâce à cette vinification" (RVF). Il vinifie du gros manseng, petit manseng, petit courbu, claverie sur trois parcelles : Haure, Carmeret et Serres-Seques en sec ou en sucré selon ce que permet la nature. Des vins pointus, précis, plein d’énergie et ce n’est que le début de l’aventure… Une structure de négoce vient d'êter créée avec des achats en Jurançon et sur la Gascogne pour "Mansengs". Des travaux sont en cours au chai pour prolonger les élevages et quelques hectares viennent d'être achetés sur Jurançon, un Clos Benguères notamment.

 

 

 

Lajibe - Jurançon sec Haure 2019 : (vignes centenaires, parcelle de 0,5ha) Couleur or profond, nez complexe, assez riche, pommes au four, caramel, cire, miel, prunes jaunes, crème de marron. Bouche à la fois épaisse, puissante et à l’acidité élevée, mûre mais sans être lourde, sur les arômes du nez, peut-être plus florale, de la cire, nature mais très propre. Finale longue, puissante, quelques amers. Encore tout jeune, a besoin de finir de se mettre en place. On pense à Savennières par exemple plus qu’à Jurançon, pas du tout d’ananas ici. L’aromatique manque un peu de fraîcheur pour chipoter, surtout par rapport au liquoreux 2018. Bu sur deux jours, le vin n’a pas bougé, il s’est même affiné sur la fin. Hâte de voir ce que ça peut donner avec un peu de garde. TB. Une seconde bouteille quelques mois plus tard semblait mieux en place, acidité plus fondue notamment. TB+.

 

Haure 2020 : proche du 2019, un côté un peu nature petite volatile qui rappelle des Labet, Ganevat... Puis un fruit un peu plus mûr et exotique qui se développe aussi, très énergique, grosse acidité, très long. TB+.

Haure 2021 : un peu moins marqué par la vinif que 2020, belle matière, tension, top. TB++.

 

Carmeret 2020 : un peu plus exotique que Haure en l'état, moins de réduction, petite volatile aussi, a moins ben évolué dans le verre. TB+.

 

 

Lajibe - Jurançon serres seques 2018 (moelleux) : moelleux citronné, tendu, sucre bien équilibré, pointe d'ascescence/volatile peut-être. A regouter. B+.

 

Lajibe - Jurançon serres seques VT 2018 : superbe liquoreux, nez floral, à peine truffé, brioche, fait vin sec, bouche très élégante, tendue, les 100gr de sucres se sentent surtout par le volume, la liqueur, finale ultra digeste et très longue. TB++.

 

Lajibe, Jurançon Serres Seques VT 2018 : Couleur or, nez plein de fruits exotiques frais, mangue, passion, ananas, citron, pointe de volatile, cire, miel. un peu fou-fou au départ. Bouche à l'équilibre incroyable, très farîche, assez sucrée, mais acidité très haute plus une pointe de volatile qui rajoute de peps, citronnée et exotique à la fois, à l'équilibre d'un riesling mosellan. TB++. Une autre bouteille avait un poil trop de volatile. TB+.

 

Jean-Baptiste Semmartin Domaine Lajibe - Jurançon Serres-Seques (moelleux) 2018 : (100% petit manseng en fûts. 100gr SR/L) Couleur or pâle, nez élégant sur le miel, l’ananas frais, le coing, assez classique. C’est surtout en bouche qu’il fait la différence, aérien, léger en alcool, belle acidité, les 100gr de SR ne se sentent pas du tout, long et très digeste. Magnifique. Accord parfait avec le chausson aux pommes de Carno. Coup de cœur unanime ! TB+.

 

Mansengs 2021 : (cuvée négoce, achat en Gascogne, juste après la mise en sep 2022) Nez un peu réduit, pas tout à fait en place sur l'aromatique. Bouche très énergique, intense, tendue, très grosse acidité, finale très salivante, très longue.  Autre bouteille un an plus tard, à l'ouverture compliqué avec du gaz, réduit, le lendemain très belle bouche, énergique, portée par une volatile assez élevée tout de même. TB.

 

Marcel 2021 : (achats sur Jurançon, un peu plus de petit manseng ici, pas de soufre ici même à la mise) Un peu plus mûr, mois réducteur, ouche avec plus de volume, très dense, l'acidité arrive en finale avec des épices, très long aussi, pointe nature en finale. Superbe aussi.

 

Poudingues 2021 : (négoce sur Jurançon, gros manseng, léger soufre à la mise) Doré et trouble, nez fruits exotiques, confiture poire et abricot, à peine volatile. Bouche droite, belle énergie, tendue, à peine moins que mansengs de mémoire, mais même esprit, finale propre précise, déjà bon. TB.

 

Mesclat : (mesclat = mélange en béarnais. Assemblage petits et gros mansengs. Une partie sur la Gascogne travaillée en macération assemblée à une partie sur les poundingues de jurançon. Donc légèrement orange au final. 1gr à la mise). A eu besoin de temps après la mise en bt pour se mettre en place. La macération se sent peu, bien dans le style du domaine. TB.

 

Lajibe (négoce Mansengs et Co.), Mansengs Vin de France 2023 : couleur or profond un peu trouble, nez très puissant, marqué par le grillé des lies, le citron confit, les extraits secs, clairement travaillé en nature-autolyse, beaucoup pensent au Jura façon Ganevat etc..., bouche énergique, légèrement perlante, avec du volume, de l'acidité, aromatique très marquée par les lies, finale umami salivante. Ceux qui connaissaient le domaine ont vite retrouvé le style, pour les autres un vin déconcertant difficile à placer en Jurançon tant il diffère des autres vins de la soirée. Une interprétation différente, qui a fait débat. TB.

 

20 juillet 2025

Benoit Lalanne (Beaulieu-sur-Layon) ****

 

Premier millésime en 2022. Formé chez Richard Leroy en 2019, puis chez Belargus en 2020. Parcelle de Montbenault récupérée au domaine des Sablonnettes, parcelle des Quarts des Noëls en location (Maï et Kendji étaient les précédents locataires). 1,5ha en tout. Vins natures.

 

 

Benoit Lalanne, Les Noëls de Montbenault 2022 : Couleur or pale légèrement trouble avec un petit perlant à l'ouverture, nez très expressif, très réduction sur lies, ça embaume la pièce de pétard, allumette, sésame. Avec l'ouverture quelques fruits mûrs derrière. Bouche avec un gros volume, mûr, puissante, une certaine opulence, on sent les 14% et en même temps très énergique à l'attaque, beaucoup de peps, encore jeune et marqué par l'autolyse. Bonne longueur avec de petits amers, manque un poil d'acidité sur la finale pour chipoter, elle chauffe un peu, on sent le millésime solaire. Mais hâte de le regoûter dans quelques années, et de voir ce que donnera 2023. C'est quand même très propre et précis. Le style rappelle clairement Richard Leroy. TB+.

 

 

Visite au domaine

2025 sur fût : année "parfaite" sur le papier, excellentes conditions à la vigne, pas de tri à faire... mais 2 mois après les vendanges, la qualité ne se sent pas vraiment dans les fûts. Mais soyons patients.  Montbenault est divisé en 2 secteurs aux sols différents. Ils sont assemblés à la fin. Le premier secteur su des sols de rhyolites proches de ceux que possède Richard Leroy pas tout à fait en place. Les lies n'ont pas encore commencé à jouer leur rôle. C'est un peu mieux sur le second secteur.  Quarts des Noëls se présente un peu mieux, encore quelques sucres probablement et un peu de gaz, mais plus de tension et d'énergie derrière. Aucun SO2 sur tout ce qui sera goûté en 2025, 24 ou 23.

 

2024 sur cuves (les vins sont en masse, il y a eu 1an en fût + environ 6mois en cuves) : le millésime se présente bien, frais, avec de la tension, mais ici les vins ne sont pas maigres pour autant. Un peu plus d'autolyse que sur les 2025, mais elle reste plus discrète que sur le 2022 par exemple. Benoit ne cherche pas à ce qu'elle soit trop marquée. En 2024 Les Quarts des Noëls a bien trouvé sa place sur la tension, droit et citronné. Noëls de Montbenault semble plus mûr, plus opulent, plus citron confit, peut-être une petite volatile, mais bien intégrée, qui rajoute du peps. L'élevage fût est déjà bien absorbé et très discret. Montbenault 24 est vraiment très prometteur.

 

2023 en bouteille : (millésime compliqué, avec beaucoup de pluie sur septembre. Mais Benoit s'en tire très bien. Il y a eu du volume. Il y a un peu de cuves sur ce millésime du coup, et pas uniquement des fûts. D'autant plus que 2 fûts n'ont pas été gardés car volatile trop haute et n'étaient pas au goût du vigneron. Benoit fait les vins qu'il aime et assume complètement les risques du vin nature. Sur ce millésime avantage à Montbenault également à mon goût. Quarts des Noëls est assez facile d'approche, manquant d'un poil d'intensité peut-être en comparaison. Montbenault est plus dense, plus mûr, plus long, peut-être à peine plus volatile et moins bonne tenue à l'air, plus fou-fou mais plus de choses à raconter, va aussi demander plus de temps, là où Les Quarts devra être bu plus vite (encore que les surprises sont vite arrivées, surtout avec des vins vivants comme ceux de Benoit...) Un grand merci à lui pour l'accueil et pur toutes les explications, précisions, etc... Des vins déjà magnifiques, pourtant encore jeunes, et ce n'est que le début de l'aventure. Vivement la suite.

 

26 juillet 2025

Werlitsch (Autriche) ***

 

9ha en biodynamie et naturel, en Sud-Styrie (sud de l'Autriche). Membre du « Schmecke das Leben » (« goûtez à la vie »), un groupe de cinq producteurs : Tscheppe, Strohmeier, Sepp Muster et Tauss. Connu pour les cuvées Ex Vero : le I provient des pentes inférieures, Ex Vero II au milieu et Ex Vero III la partie la plus élevée.

 

 

Werlitsch - Morillon Vom Opok 2022 : (morillon = chardonnay. Vom opok = sols marno-calcaires) Couleur or pâle un peu trouble, nez avec un peu d'autolyse et une légère volatile bien intégrée, du citron confit, rappelle des chardo du Jura par exemple. Bouche avec beaucoup de peps, sur le citron confit, l'autolyse, très précise et salivante, peu d'alcool (12,5) mais il y a du volume et de la maturité, assez long, là aussi il rappelle les beaux Jura tendance nature. Parfaitement propre et bonne tenue à l'air, quelques notes de fruits exotiques. TB++.

 

26 juillet 2025

Kamil Barczentewicz (Pologne) ***

 

Kamil Barczentewicz - Pinot Noir Dobre Minor 2022 : (sud de Varsovie, plutôt Est de la Pologne. Bio, proche du nature)  Couleur claire à peine rouillée, nez qui pinote, fruits rouges, petite sucrosité, façon Ipob un peu, une touche ronce végétale aussi. Bouche légère en alcool (12,5%), pas de tannins, sur le fruit, facile et gourmande, fruité à peine sucré sans lourdeur avec un brin d'acidité. Seule la finale est un peu moins bien, avec une petite amertume végétale, surtout le jour de l'ouverture, moins gênante le lendemain. Globalement, plutôt une très bonne surprise. TB.

 

25 juillet 2025

Pierre Vincent (Auxey-Duresses) ****

 

Ancien vinificateur et viticulteur de Leflaive (et auparavant La Vougeraie), Pierre Vincent vient de racheter le domaine Terres de Velle, 7ha environ sur Chassagne, Puligny, Meursault, Corton-Charlemagne, Volnay... Premier millésime en 2023. En cours de conversion bio et bioD

 

 

Pierre Vincent - Bourgogne chardonnay 2023 : (une parcelle à Corpeau-Puligny et une parcelle Meursault, sols plutôt argileux. 1an fût environ 15% neufs + 6 mois cuves) Couleur or pâle, superbe nez léger autolyse, bien typé nouvelle génération, sans excès non plus, moins que les derniers millésimes de Leflaive par exemple. Un peu de gaz à l'ouverture mais qui part vite, bouche énergique à l'attaque, beau chardonnay tendu, du volume, seulement 12,5% d'alcool sur l'étiquette, ça reste frais pour 2023, aromatique classique mais avec une certaine gourmandise de fruits jaunes et blancs à peine sucrés. Pour chipoter la finale manque un peu d'allonge et de côté salivant, on sent que ce sont les argiles de bas de coteau, mais pour 2023 et surtout pour le régional c'est d'un très bon niveau. Déjà accessible, bien sûr pourra se garder sans problèmes. TB+.