Auxerrois 2010 : très sec, rien d'intéressant, mais c'était pour découvrir le cépage. 11/20.
Muscat 2010 : très beau nez sur la pêche et les fleurs blanches puis rien en bouche. 13/20.
Sylvaner 2009 : très sec, classique, mais peu de longueur. 13/20.
Pinot blanc Nature'S 2010 : enfin un bon vin, très frais, avec une belle acidité et une bonne longueur. 15,5/20.
Pinot blanc Ribeauvillié 2010 : plus sec que le précédent, plus minéral, mais manque un peu de fruit. 15/20.
Pinot Gris Nature'S 2010 : plus sucré que les précédents, mais bel équilibre et beau fruité. 15,5/20.
Riesling Kirchberg de Ribeauvillé 2007 : très bon riesling, assez sucré (un peu de Botitrys), avec un côté légèrement exotique, fraîcheur et longueur sont là. 17/20.
Riesling Kirchberg de Ribeauvillé 2002 : je comprends pourquoi il était en solde, rien à voir avec le 2007, c'est plat, sans arômes et sans longueur. 14,5/20.
Riesling Osterberg 2007 : Vin très minéral et très sec, plutôt bien fait mais pas trop mon style. 16/20.
Au final, petite déception sur cette visite, les vins étaient moyens (à part le Pinot Blanc Nature, et le Kirchberg 07). Ils ont surtout souffert de la comparaison avec ceux de Hugel goûtés juste avant. L'accueil de Mme Sipp n'était pas très sympathique en plus.Cependant le rapport qualité/prix des vins du domaine est difficile à battre en Alsace. Les 6 bouteilles de Pinot blanc valent 3 demi-bouteilles de chez Hugel ! Ca valait quand même le coup. Le Pinot gris goûté depuis était convaincant.
Goûtés lors du salon In Vin Bio Veritas 3 :
RieslingSteinacker 2014 : bonne tension, un côté litchi, fait plus gewurz que riesling. B+.
Riesling Kirchbergde Ribeauvillé 2009 : très marqué par le pétrole et la résine, un peu trop à mon goût, belle fraîcheur pour 2009. Finale longue. TB-.
Riesling Osterberg2010 : très tendu, sec, citronné, encore plus long et plus salin que le Kirchberg. TB+.
Pinot gris Nature’s 2010 : assez exotique, avec du coing aussi, manque un peu de tension derrière Osterberg, équilibre demi-sec. B.
Gewurz Nature’s 2012 : demi-sec, épicé, marqué par le litchi et la rose sans être trop caricatural non plus. B.
Gewurz Osterberg2010 : très litchi, entre demi sec et moelleux, manque un peu de tension. B+.
Crémant rosé : (100% pinot noir) 5gr SR, gourmand et très vineux, un peu trop dosé à mon goût, manque un peu de fraîcheur. B.
Crémant blanc : robe or pâle, nez fuité (fruits blancs, pêche), floral, bouche légèrement sucrée, gourmande, aux bulles assez fines. Finale un peu courte. Belle bulle d'apéritif. B+. 15/20.
Louis Sipp - Eau de vie de mirabelle 45% : beau nez fruité, un peu d'alcool en bouche. B+.
Louis Sipp - Pinot gris GC Kirchberg de Ribeauvillé 2010 : (indice 2,5/10) Robe pâle, nez très fruité et exotique, sur l'ananas, la mangue, le coing, la papaye, un peu de coco aussi bizarrement. La bouche reprend le même fruité, avec des sucres bien perceptibles entre demi-sec et moelleux, une belle vivacité et quelques notes minérales, une pointe d'amertume. Finale assez courte malheureusement. Un vin gourmand, très fruité, facile à boire, peut-être un peu simple. TB-.
Louis Sipp - Pinot Gris Gd cru Kirchberg de Ribeauvillé 2009 : nez de fruits exotiques, fruits blancs, épices. Bouche moelleuse, gourmande, facile, pleine de fruits, bonne longueur, manque un poil de tension pour chipoter. TB+.
Louis Sipp, Grand cru Kirchberg de Ribeauvillé riesling 2008 : couleur évoluée, moins brillante, nez plus noisette, écorces, thé vert. Bouche avec une belle énergie, qui oisette un peu, semble plus austère derrère le Trimbach, mais belle allonge, ça reste frais avec des arômes tertiaires. TB+.
La visite du domaine Lejeune à Pommard a été faite par une femme d'origine ukrainienne, sympathique et compétente, en l'absence des autres vignerons. Nous sommes surpris par les installations, surtout par le petit nombre de cuves.
- Bourgogne 2011 : excellent petit générique, couleur rubis avec des contours légèrement pourpres. D'ailleurs tous les vns du domaine sont plutôt foncés. De beaux fruits rouges, une bonne matière pour un générique. Bien.
- Pommard Les 3 Follots 2010 : cuvée axée sur le fruit, des fruits noirs (cassis, mûre) le rendent original. Tout en finesse. Déjà prêt à boire. Pas d'une grande complexité mais quel plaisir TB(+- 17/20).
- Pommard 1er cru Les Argillières 2010 : cuvée plus minérale, plus fraîche. TB-.
- Pommard 1er cru Les Poutures 2010 : plus de puissance cette fois, beaucoup d'épices, trop à mon goût. Mais peut-être plus proche de ce qu'on entend souvent par Pommard. Bien+.
- Pommard Les grands épenots 2010 : un peu la synthèse des deux précédents, très bien équilibré, longueur incroyable. Comme tous les autres vins déjà extrêmement buvable en l'état, mais peut-être pas fait pour une longue garde. TB+(+- 18,5/20).
Les Rugiens étaient malheureusement épuisés. Les vins de Lejeune sont surtout destinés à l'export d'où la difficulté de les trouver en France malheureusement. Mieux vaut commander directement au domaine, avec un système "en primeur". Lors de la visite on m'a dit que 2011 a été plutôt difficile, mais rien de sûr tant que ce n'est pas embouteillé, 2010 s'annonçait aussi difficile au domaine, les rendements ont été plutôt faibles (surtout après 2009) mais ils s'en sont bien tirés. J'ai aussi appris que le domaine Lejeune (mais est-ce ce seul domaine ?) a engagé un oenologue pour faire une demande auprès de l'INAO afin que les Rugiens bas entrent dans les grands crus.
Visite du domaine Pierre Gaillard dans le très joli village de Malleval. Nous avons été accueilli par Jeanne et nous avons aperçu Pierre sur son tracteur en partant. Après une petite visite des installations, nous passons à la dégustation :
- Jeanne Gaillard Viognier 2011 : entrée de gamme classique, avec une bonne fraîcheur, mais manque de longueur Moyen.
- Pierre Gaillard Condrieu 2011 : assez éxubérant, le fruité explose immédiatement en bouche, avec beaucoup de pêche, mais manque de longueur. Bien -
- Condrieu l'Octroi 2011 : encore un peu fermé au nez, très minéral, plus Sauvignon que Viognier, très bonne longueur cette fois. Bien +(+- 16,5/20).
- Saint Joseph rouge clos de Cuminaille 2010 : très beau nez de cerises et de fruits noirs, bouche toute en finesse, beaucoup de fraîcheur. Déjà très facile à boire TB(+- 17/20).
- Vin des collines rhodaniennes Asiaticus 2007 : il ne restait plus que 2007 au domaine, aparemment le domaine s'est un peu trompé dans les ventes d ce millésime pourtant plus que correct. Il est beaucoup plus épicé que le précédent, fruits plus mûrs, moins de fraîcheur, mais plus de longueur. TB (+- 17,5/20).
- Condrieu fleurs d'Automne 2011 : les 200g de sucres résiduels sont bien là, manque d'acidité et de fraîcheur Moyen +
- Condrieu Jeanne Elise : vin de paille à 200g de sucres également, c'est un peu mieux que le précédent, avec un peu de noix et des fruits secs, mais manque de fraîcheur là aussi Bien.
J'étais venu pour goûter les blancs, je suis surtout reparti avec des rouges! Il y avait malheureusement quelques cuvées épuisées mais l'accueil de Jeanne était très chaleureux. Il y avait de beaux tableaux d'Alain Demond dans la salle de dégustation, un ami peintre de la famille Gaillard, qui s'est occupé des superbes étiquettes des bouteilles.
Pierre Gaillard - St Joseph Clos de Cuminaille 2010 : regoûté quelques années après un passage au domaine, beau nez un peu plus sur les fruits noirs, tannins fins en bouche avec une finale désormais bien poivrée. TB.
P. Gaillard - Côte Rôtie 2009 : nez expressif avec de beaux arômes de cerise, de fruits rouges et noirs, petite touche vanillée bien intégrée, bouche gourmande, dans un style opulent, avec une belle matière, manque juste un poil de longueur. TB.
Pierre Gaillard - Côte-Rôtie Rose Pourpre 2005 : Couleur sombre, pas de traces d'évolution. Nez sur les fruits noirs, cassis surtout, un peu de mûre, avec de la fraîcheur grâce à des notes de menthol, d'eucalyptus. Bouche encore très jeune, puissante, peut-être un peu trop, très fruits noirs, belle acidité, très frais, tannins soyeux. Très long. TB.
Pierre Gaillard - Cote Rotie rose pourpre 2010 : nez encore un peu marqué par l'élevage, un peu torréfié, bouche de belle syrah, assez fraîche, tannins fins, belle longueur. TB.
Pour mon 1er Live j'avais choisi le VIP juste pour le samedi, je voulais surtout goûter les OB "de base" que je ne connais pas encore et dont je ne veux pas acheter une bouteille entière. Avant de partir je vois que cette année le thème sera homme/femme et qu'il y aura que 2 bouteilles par stand, mais heureusement le thème ne s'est pas senti à l'intérieur, 2 bouteilles étaient mises en avant mais la plupart des stands en présentaient entre 3 et 5.
Départ 8h30 de Clermont - arrivée 12h à Paris juste le temps de passer à La cave à bulles avant le Live. J'arrive un peu en avance et comme d'habitude les portes ouvrent avec 15min de retard environ. Le lieu : je ne peux pas comparer avec les années précédentes puisque je n'y étais pas mais l'endroit me semble sympa et approprié, il manquait juste un peu de place au dernier étage où on pouvait à peine circuler, sinon plusieurs stands VIP étaient à l'extérieur, sous un petit chapiteau, avec un beau soleil, que du plaisir.
A l'ouverture des portes je me dirige vers Aberlour, qui n'a pas eu beaucoup de succès ce samedi, pour goûter le nouveau 12ans ucf. Toujours le style Aberlour, orange-chocolat-quelques épices, je l'ai légèrement préféré au 15ans Marie d'Ecosse que je trouve un peu piquant et dont la finale un peu mentholée me dérange. L'A Bunadh 35 était en dégustation également. Je vais voir Longmorn-Strathisla, un stand et 2 bouteilles : Longmorn 16ans Strathisla 12ans, je connais donc je passe mon chemin. Arrêt chez Glenlivet, je peux enfin goûter le Nadurra, assez sec et épicé, un peu déçu, et le 18ans plus fruité, plus moelleux, et très doux. La présentatrice tenait absolument à m'expliquer ce qu'est un single malt et voulait me faire mettre de l'eau dans le 18ans, elle me soutenait que tous les whiskys ont besoin d'eau, elle me fait sentir son verre en me disant "vous voyez la différence, les arômes sont libérés", en fait il était complètement noyé!
Passage par Laphroaig, je goûte un fond d'un 25ans CS, le Quarter casket le triple wood sont aussi présent, malheureusement je n'ai pas eu le temps de revenir goûter le Triple wood. Si j'ai bien compris on devrait en trouver plus facilement dans les temps à venir. J'essaye enfin le Cragganmore DE mais la finition porto c'est pas mon truc (Clynelish, Royal lochnagar, Dalwhinnie, Laga... sont proposés). Je m'arrête chez Talisker, il faut un peu quémander pour avoir le 20ans (caché derrière une autre boîte), et encore quelques centilitres, et expliquer au gars qu'on connaît déjà le 10ans, 18ans et 57North. Au bout du rez-de chaussé se trouve le nouveau Glenfiddich malt master edition, finition sherry (4ans je crois) très différent des autres Glenfiddich mais pas terrible du tout (facile à boire, pas de complexité, pas de finale). Balvenie proposait son nouveau The Tun mais on peut pas tout goûter il faut faire des choix.
Etage 1 : Miyagikyo 1988, Glenfarclas 40ans, je n'ai pas vu le nouvel Auchentoshan 1975 ni le Arran 12ans CS donc pas d'arrêt chez eux. Enfin le nouveau Glendronach Parliament, présentation en anglais très sympa et par un connaisseur de la distillerie. Excellent, plus proche du 18ans que du 15ans revival, assez doux malgré ses 48%, très fruité, sucré, facile à boire, toujours sur le moka, fruits secs, cake... Un catalogue que j'ai vu à la fin l'annonce à 89€. Je n'ai pas eu le temps de goûter le Glenburgie G&M pour LMDW (erreur réparée depuis).
Enfin espace VIP : j'y trouve évidemment Régis, Philippe, Xavier, Pat... Serge Valentin et Dave Broom sont bien là. Cette année beaucoup de bouteilles, toutes ouvertes, et très bonnes ! Que du plus. Karuizawa présentait ses 3 nouveaux 1981 mais je les ai pas goûté. Je vais chez Daily dram, et sont ouverts un Littlemill 1989, Hanyu DD (pas goûté), Longmorn DD 1975-2011 50,8% (avec le volcan) très exotique et très fruité mais devancé par son confrère de chez Whisky agency, Longmorn 37 yo 1973-2011 joint with 3 rivers 58%, encore plus exotique et plus complexe. Puis un nouveau Tomatin 1966 il me semble 45ans DD, très marqué par le sherry, que j'ai beaucoup apprécié. Le nouveau Caperdo 17ans DD est là, le nez m'a fait pensé à du jus de pomme, j'essaye le Glen Ord 15ans DD qui ressemble fortement au Caperdo (mais je crois que l'ordre de dégustation a beaucoup joué). Chez DD restent enfin un Macduff 38ans 47,8%, un Laphroaig 18ans 53% (celui avec les pierres bleu foncé) Teanininch 12ans et un Bunnahabhain 36yo DD with LMDW. Pas le temps d'essayer les Liquid sun, (même pas le Tomintoul 1967, au fait il était bien ?), je passe directement chez Whisky agency. Sur les conseils de Régis je goûte le Bunna 36yo Perfect dram 1975-2011 56,8%, très marqué par le sherry, peut être le numéro du Live, rien à voir avec le daily dram qui était très floral (mais pas mal non plus). Avant de partir : Clynelish SmoS 38ans 42,1 % il récolte la palme du meilleur nez mais malheureusement la bouche est un peu en-dessous.
J'oubliais : 2 Ardbeg 1975, le 1er à 40%, un peu trop dilué, mais le second amené par le manager de la distillerie (au fond sur la photo ci-dessous), tiré du fût 4714, une vraie tuerie!
Bref, j'aurais pas goûté beaucoup d'OB "de base", mais j'ai bien fait de prendre le pass VIP au vu des tueries proposés pour 20€ de plus seulement. Le seul défaut, ne pas avoir eu assez de temps (mon train était à 19h) donc de ma faute. Une très bonne expérience donc (ça vaut quand même pas le witch ).
- Dagueneau : Le Pouilly fumé silex 2010 tout juste mis en bouteille était fantastique, tout autant que le Jurançon moelleux Jardins de Babylone 2008. - Clos Rougeard : Le clos et Les Poyeux 2008, très bien mais servis trop chaud malheureusement. Ils n'avaient pas amené Le Bourg ni Brézé apparemment. - Chignard : des Fleurie fantastique, les Moriers 2010 est très frais, le 2009 plus chaud et le 2011 entre les 2. La cuvée spéciale VV 2009 un super vin de garde. M. Chignard était là en personne, très sympa. Un gros coup de coeur pour ce domaine. - La Chevalerie : 5 Bourgueil sur 5 parcelles différentes, 5 cuvées très différentes mais toutes bien faites. Accueil très sympa. - Montus Bouscassé : les Madiran de chez Montus sont incroyables, surtout La Tyre 2005 et le XL 1996. - Grands Sauternes et Barsac : Coutet 2007, Doisy Daene 2009, Suduiraut 1999 et Gilette crême de tête 1989, très puissant, très jeune et encore très boisé et vanillé. De très belles choses chez la Tour Blanche et le Clos Haut-Peyraguey également. - Grands champagnes : Bollinger grande année 2002, Pol Roger 2002, du lourd chez C. Heidsieck, Taittinger et Selosse également. - Louis Latour : Corton Charlemagne 2009, sans gras ni beurre, avec beaucoup de finesse, de fraîcheur et légèrement floral puis un Bâtard Montrachet 2008 un peu fermé mais avec un potentiel énorme.
- Branaire Ducru : Le 2007 est encore fermé, trop jeune mais les 2006 et 2004 se goûtent vraiment très bien, avec un boisé et des tannins parfaitement intégrés.
Quelques grands crus proposés au verre m'ont permis de goûter à :
Ducru Beaucaillou 2000, un Saint-Julien d'une grande finesse.
Yquem 1997 : Un grand Sauternes, très liquoreux, très sucré. Au nez on trouve des fruits jaunes, pâtes de coin et fruits secs qui commencent à arriver, un peu d'exotisme également. Il peut attendre longtemps encore, il fait assez jeune. Seul léger bémol, on aurait pu attendre un peu plus d'acidité et de fraîcheur encore, même s'il n'y avait rien d'écoeurant loin de là. Un grand vin mais un rapport qualité/prix pas terrible, la différence avec les Coutet, Doisy Daëne, Haut Peyraguey, Guiraud, Suduiraut... n'est pas si énorme que ça, en tout cas pour un novice comme moi. Après une discussion avec des experts du Sauternes, il paraît que la différence se fera après 30 ans. Patience ! patience !
Les déceptions (dues à la chaleur dans le palais en grande partie) :
- Smith Haut-Laffite aussi bien en blanc qu'en rouge
- Sociando-Mallet : pas mon style mais des vins bien faits cependant. Le 2009 est trop raide pour l'instant. De même pour Cantemerle.
- Pavie-Macquin 2007 et Petit-Village 2006 : fermés et trop boisés pour les deux. Mais il faisait vraiment trop chaud au moment où j'ai bu ces vins, difficile de les juger dans de pareilles conditions.
- Chapoutier : beaucoup de vins du nouveau monde et pas de parcellaires!!!!
Entre les deux :
- Taille aux loups (très bon Triple Zéro et Bournais)
- La Mordorée, La nerthe, Mont Olivet en Rhône
- Faiveley, Chanson, Drouhin, Jacques Prieur, Desvignes
Débrief du whisky Live 2012 : Départ de chez moi vers 8h15 pour arriver au salon à 13h et pareil pour le retour, j'espère que ça en vaudra la peine! Dès mon arrivée je me dirige vers l'espace VIP, ça fait plaisir de voir des têtes connues : Piazzo, Xavier, Alain, Claude, puis Pat, Dagde et tous les autres membres du forum.
Je commence par les Silver Seal : beaucoup de bons whiskys mais rien de transcendant, que du 87-90, ce sera d'ailleurs le cas toute la journée (et l'an passé aussi ?). Chez Silver Seal, j'ai beaucoup apprécié le Glen Keith 40ans 2011 à 46,1%, avec un beau nez fruité, et une bouche plutôt sur les épices et la vanille. A noter un Dufftown 1983 28ans 54,2% et un Bunna 38ans 2011 à 46% plutôt bons, mais aussi un Glen Scotia 19ans 2011 à 59,2% assez marin, qui ne m'a pas trop plu personnellement, mais très original, à l'ancienne.
Puis viens le whisky de la journée, emmené par Pat évidemment, pas par LMDW, un Highland Park 1957-1978 (je n'ai pas la réf exacte) avec un fondu et une finesse incroyables.
J'enchaîne avec Samaroli, où je goûte rapidement un très bon Tomintoul 1967 plutôt classique, un Macallan Samaroli bouquet 1991 très pale et très mauvais, puis un Evolution 2012, blend avec de vieux et bons whiskys très réussi.
Dernier côté de l'espace VIP, le plus fourni, avec un peu de tout, mais où il faut se dépêcher car après 17h les grosses bouteilles ont disparu. Je commence par un Deanston 1977-2012 TWA très doux, très frais, très fruité (un peu dans le style du Glenturret 1980 du witch non?), puis un très bon Dalmore 1990 OB, un Tomatin 44ans Clan Denny moyen (surtout par rapport aux grands Tomatin 1976), un Carsebridge 1965 Part des Anges qui ressemblait à un bourbon très épicé et vanillé mais avec beaucoup de douceur et un gros fondu, vraiment pas mon style. Enfin, North British 1963-2012 SV cask strenght un peu plus à mon goût.
Seconde session sur ce stand : Nikka coffee malt 1998, une version très réussie dans le style Yoichi, Glenrothes 1979-2011 OB sherry assez boisé. Glen Grant 1953 Book of Kells 58ans : il fait beaucoup moins que son âge, ça me semble assez complexe, mais bon dur d'analyser un whisky dans les verres No Ice, par cette chaleur, quand c'est le 20e verre. Comme souvent ça me semble très bon mais pas une tuerie non plus, certains GG 1972 m'ont paru meilleurs et de toute façon vu le prix... Ben Nevis Director's cut 1966-2012 gros sherry très boisé avec beaucoup de vernis, ça ça me plaît mais ça doit être vite écœurant. Et le whisky du Live, le Glendro 1972, très équilibré, puissant mais sans brûler, beaucoup de fruits secs, de cacao, une finale énorme... Le Bowmore 1974 LMDW Artist pour finir : alors là soit mes papilles en peuvent plus soit ce whisky a vraiment rien de terrible, petite tourbe citronnée assez fine qui se boit facilement, moins fruité que certains Bowmore 1993, vraiment rien d'exceptionnel a priori.
Le VIP terminé il me reste un peu de temps pour faire le reste : je commence évidemment pat DD et TWA où un Littlemill 1990 22yo DD (bien mais on a vu des 89 ou des 90 meilleurs), un Glenturret 1977 35ans DD (un gros air du 77 du Witch) sont plutôt bons. Par contre grosse déception sur le Mortlach 22ans DD, très boisé, qui sent le vernis et la colle mais là c'est très dérangeant, ça fait new make, fruits chimiques... Le Bowmore 97 et l'Inchgower 1980 TWA sea sont corrects, le Ledaig 2005 vraiment pas à mon goût par contre.
Quelques nouveautés pour finir : le Galileo (voir le topic). Chez Old Pulteney : le Flotilla, qui ne m'a pas trop plu, par contre le 30ans OB est bien au-dessus, très fondu et très fin. Puis chez Talisker je goûte enfin le 30ans 2011, que j'ai trouvé d'une grande complexité, version tout en finesse du 20 ou 25ans. Je m'arrête devant le Arran devil's punch bowl, vraiment bof, brûlant, avec une petite corbeille de fruits frais assez classique orange/pomme/poire. Puis Glendronach CS batch 1, on a bien le style de la distillerie, mais les 15, 21 ou certains single casks sont mieux. Et le nouveau Hakushu sherry, un peu trop boisé à mon goût et pourtant j'aime le bois. Pas terribles les nouveautés!
Au final, beaucoup de bons whiskys mais peu de whiskys exceptionnels (à part le Glendro 1972 et le HP de Pat), ils étaient sûrement dans les masterclass. Des nouveautés pas terribles. Le prix du billet VIP trop cher (il manquait un petit Port Ellen ou Brora OB auxquels on n'avait pas eu le droit l'an passé parce que pas encore sortis si je me rappelle bien, eh bien une fois sortis pas le droit non plus). Des prix astronomiques! Bon je regrette pas d'y être allé non plus, mais si ça augmente encore ce sera sans moi.
Première soirée pour LPV Auvergne 2 : La Bourgogne
Les premiers commentaires sont les miens, les seconds ceux de Julien :
Marc Morey ** - Bourgogne blanc 2010
Vin très boisé et vanillé, "maquillé". Dommage, l'acidité était plaisante.
"Le premier vin a une robe bien pâle. Le nez est assez peu expressif, avec quelques notes de poire, de boisé et de noisette. En bouche, même constat, c'est plutôt boisé, relativement acide avec un manque de matière. Ca reste frais. L'acidité reste bien présente dans les gencive. Ce n'est quand même pas exceptionnel. Quand j'ai ouvert le vin, il y avait un léger gaz."
De Moor *** - Chablis L'humeur du temps 2009
Très frais, un peu mentholé, mais surtout exotique avec de l'ananas, puis de l'abricot confit... On a un superbe équilibre entre la fraîcheur et un côté fruits mûrs/confits. Très belle longueur, "en tout cas c'est pas un Chablis" disent ou pensent certains. Eh bien si ! "Effet millésime" dixit Jean-Marc ! Très beau vin en tout cas. 17/20.
"La robe du deuxième vin est tout de suite plus mûre, plus dorée. Le nez est très charmeur sur les fruits exotiques ( ananas, passion ), c'est légèrement miellé. Ca reste frais avec un côté floral et mentholé. C'est complexe, j'aime beaucoup. La bouche suit le même chemin, c'est très bon ! La matière est très belle et relevée par une fine tension ce qui donne un très bel équilibre. La bouche est toujours aussi mûre mais fraiche. Le fond de verre est sur l'abricot, les fruits jaunes. J'ai adoré. Le vin me semble à maturité. Je pars sur un 2006 pour le coté mûr."
Domaine Valette * - Mâcon-Chaintré 2002 : problème de bouteille, je ne vois que ça.
Roger Belland * - Chassagne-Montrachet Morgeot-clos Pitois 1er cru 2004
Le nez est beurré et crémeux, on n'a pas de fruits pour le moment, mais ça vient ensuite en bouche. Il y a du mieux, mais l'alcool ressort trop sur la finale. "Je pense que c'est un blanc du Rhône ou un Languedoc" dit mon voisin. C'est vrai que c'est très puissant, un peu trop. Il avait une bonne texture cependant. Un vin moyen au final, surtout pour un Chassagne 1er cru.
"Le vin suivant a également une robe évoluée. Le nez est très beurré, cremé. Un côté noisette, amande. Cependant, à côté de ça ce n'est pas super expressif. En bouche, l'attaque est sur le miel. La matière semble être présente avec un beau gras mais je ne suis pas transporté par le vin. J'ai des notes floral puis une amertume en fin de bouche. Avec un peu de temps, j'ai même une sensation de chaleur en fin de bouche. Mi-figue mi-raisin. Pas convaincu."
Roger Belland - Santenay 1er cru Beauregard 2010 : un vin qui semble un peu fâtigué, surtout très marqué par des notes brûlées. B-.
Jean-Marc Burgaud est une référence à Morgon depuis la création du domaine en 1989. Il possède 17 hectares de rouges et 0,8hectares de blanc. Ses vins sont généralement vinifiés en semi-carbo (grappe entière), ils sont concentrés, colorés, et taillés pour la garde, avec parfois des tannins un peu serrés dans la jeunesse mais le temps lui donne raison.
Morgon Côte du Py 2014 : Robe assez sombre, nez un peu fermé qui a besoin d'une longue ouverture, minéral, quelques beaux fruits rouges derrière. Bouche tendue, portée par une acidité assez élevée, minérale, légèrement florale. Bonne longueur. Un vin précis, à attendre un peu car il manque de gourmandise en l'état. TB-.
JM Burgaud - Morgon Côte du Py 2011 : couleur sombre, nez de cuir, de fruits noirs, la classe. Bouche très acide, peu épaisse mais très tendue, les tannins commencent à être fondus, beaucoup de longueur, ça pinote presque par moment. Belle bouteille, pas à mettre entre toutes les mains. TB.
Morgon Les Charmes 2017 : couleur claire, nez de petits fruits rouges, cerise, rose fanée, floral (à la Vosne Romanée, voire Barolo). Bouche pleine de fruit, légère, élégante, toujours ces notes florales, peu épaisse, en tension, léger tannins en finale, très classe, un peu typé Nebbiolo. TB.
Côte du Py 2017 : fruits noirs, cuir, encore un peu serré en l'état mais prometteur. TB.
Visite du domaine Jean-Marc Burgaud à Villié-Morgon, où Jean-Marc nous a accueilli en personne comme c'est le cas en général il me semble. La dégustation fut à la fois très enrichissante et fort sympathique. C'est de loin le domaine que j'ai préféré visiter pendant ce voyage.
- Beaujolais Village Thulon 2011 : cuvée sur le fruit, beaucoup de fraîcheur et de douceur, léger manque de matière, mais très honorable pour un Beaujolais Village. 14,5/20.
- Régnié Vallières 2011 : peu de différence avec le précédent. 14,5/20.
- Morgon Les Charmes 2011 : plus de matière que les précédents, un peu plus tannique, plus de longueur aussi. Un peu fermé au nez par contre. A attendre un peu. 15/20.
- Morgon Côte du Py 2011 : comme le précédent mais un peu plus de tout, de chaleur surtout. A attendre encore plus longtemps. 17/20.
(- Morgon VV (?) 2008 : bouteille offerte par le producteur, millésime plus difficile que 2011, plus léger, moins fruité.)
Goûtés sur fût, à environ 2 mois de l'embouteillage :
- Morgon Javernières 2011 : très très boisé, pas encore en place, mais il lui reste quelques mois pour absorber le bois. 14/20.
- Morgon Py Réserve 2011 : un peu boisé mais moins que le précédent, ça s'annonce plutôt bien. 16,5/20.
- Morgon Py Réserve 2011 autre fût : un fût voisin, les deux étant destinés à être assemblés, légèrement moins boisé que le précédent. 17/20.
- Morgon Côte du Py James 2011 : nez très exubérant, équilibre déjà parfait, longueur incroyable, un futur grand. A regoûter impérativement une fois en bouteille. 18/20.
Beaujolais-Villages Les Vignes de Thulon 2011
Couleur : grenat, très intense.
Nez : encore un peu fermé, c'est mieux que lors de la dernière dégustation au domaine en août mais quelques mois de plus lui feraient sûrement du bien. On sent surtout des fruits, un peu plus noirs que rouges (cerises noires, cassis, mûres, fraises).
Bouche : très fraîche, toute en finesse, avec très peu de tannins, avec les mêmes fruits qu'au nez mais en plus expressifs, quelques notes florales, et une grosse acidité (presque trop).
Finale : longueur correcte, surtout pour un Beaujolais-Villages.
Note : 14,5/20. Belle entrée de gamme qui donne déjà du plaisir mais à attendre encore quelques mois.
JM Burgaud, Morgon Les charmes 2022 : (100% gamay) un gamay foncé en couleur, sur les fruits noirs, mais une bouche légère en alcool aux tannins fins avec un très beau fruité. Moins piège que le Daniel Bouland de la semaine précédente qui était un peu plus mûr. TB.
Côte du Py 2022 : plus serré, même s'il reste accessible sur ce millésime, beaucoup de fond, grosse allonge, avec une sensation minérale et une bonne fraîcheur derrière son fruité mûr. TB+.
David Duband a repris le domaine familial d'une vingtaine d'hectares en 1991. En parallèle, il vinifie les vins de l'homme d'affaires François Feuillet depuis 2005 (anciennes vignes de Jacky Truchot). Comme beaucoup ses vins sont passés par une phase, dans les années 1990 et au début des années 2000, bodybuildée, surextraits, boisés. Le style s'est affiné depuis quelques années, avec moins d'extraction, moins de bois neuf, beaucoup de grappe entière, un style devenu énergique, bien plus en tension qu'auparavant.
Dégustation des vins de David Duband
Dégustation au Bon Cellier de Cébazat (décembre 2011)
- Vosne-Romanée 2008 fruité et une belle acidité qui promet dans les années à venir. B.
- Chambolle-Musigny 2009 prêt à boire de suite, très ouvert, surtout sur la cerise, un nez magnifique, manque un peu de longueur. TB. (+- 17,5).
- Nuits-saint-Georges 2008 plus de complexité, il a l'acidité du 1er, de la cerise, de la fraise et une belle longueur en bouche. TB-
- Gevrey-Chambertin 2009 il m'a pas laissé un souvenir impérissable, bien fait mais rien d'extraordinaire à moins que je sois passé à côté. TB-
- Nuits Saint Georges 1er cru "aux Thorey" 2008 Fantastique, de très belles notes de gibier et de cuir en plus des fruits, je recommande. En plus guère plus cher que les précédents. TB+ (+- 18/20).
Bref, un domaine qui a une gamme variée, qui va du très bon à l'excellent ce jour-là.
David Duband Morey 1er cru Clos Sorbé 2015 : couleur sombre, nez fruits noirs, un peu lardé/fumé, m'évoque une syrah, bouche fraîche, juteuse, pointe d'élevage en finale pour chipoter, mais quand même un gros plaisir sur ce premier rouge, pourtant encore tout jeune. TB+.
David Duband - Bourgogne 2016 : très clair, très léger, voire un peu vert, froid et austère, maigre, peu extrait, compliqué. B-.
Bourgogne rouge 2021 : nez très beau fruité et floral, bouche un poil végétale, mais beau fruit, pas gros volume, joli style sur la fraîcheur. B+.
Duband - Chambolle 2010 : couleur claire avec un peu d'évolution, nez de fraise et kirsch, un peu évolué, peu extrait/boisé pour Duband. Bouche fine, peu épaisse, mais tendue, pointe végétale noble, quelques petits tannins, belle allonge, on y retourne. TB+.
Duband Clos Vougeot 2009 : nez évolué, cuir, sous-bois, bouche encore un peu jeune et serrée, un peu trop d'élevage au départ peut-être. B+.
François Feuillet, Charmes-Chambertin Grand cru 2017 : couleur sombre, nez fruits noirs, épices, grappe entière, encore un peu d'élevage, bouche mûre, concentrée, puissante, encore jeune, tannins lisses, un peu vanillée, longue, mais à attendre encore. TB.
François Feuillet – NsG La charmotte 2012 cuvée marcel gerbeaut : couleur assez sombre, nez fruits rouges et noirs, bouche finalement assez fine, sur le fruit, encore jeune, élevage bien intégré, peu de tannins, finale de bonne longueur. Très bon village, plutôt sur la finesse, manque un poil de caractère pour chipoter. TB.
François Feuillet (David Duband), Gevrey-Chambertin 2017 : pour comparer, nez plus marqué grappe entière, un peu plus végétal, bouche un peu plus élégante, plus en finesse, finale un peu plus courte, un peu plus arrondie, plus facile à boire. TB+.
Duband, Morey 1er Cru Clos Sorbé 2016 : très beau nez, gourmand, fraise écrasée, floral. Bouche gourmande aussi, assez mûre, peu de tannins, un peu confiturée, belle texture, manque un poil d’acidité et de fond derrière le Rousseau, mais très bon. TB++.
Collioure Côté Mer 2011 : majorité grenache (+ carignan et syrah), fruits noirs, côté épicé très marqué, notes de garrigue. Beau potentiel de garde. TBien.(+- 16-16,5/20).
Rivesaltes Ambré 14ans : très lourd, manque d'acidité, un peu alcooleux aussi. Très marqué par la noix, abricot et figue également.
Domaine de la Rectorie - Banyuls cuvée Léon Parcé 2013 : Robe sombre et épaisse, très beau nez sur la figue, un peu de cacao, des fruits noirs confiturés. Très belle bouche, sucrée, mais avec de la fraîcheur, épicée, confiturée, puissante mais pas alcooleuse, tannins bien fondus et belle longueur. TB.
Rectorie 2013 L'oriental : typé Châteauneuf, grenache qui combine gourmandise fruits rouges mûrs, cacao, puissance, et rondeur des tannins, à son apogée, joli. TB.
Gérard et Ghislaine Gauby, désormais épaulés par leur fils Lionel, se sont installés dans les années 1980 à Calce. Précurseurs du bio, du vin qualitatif et non quantitatif dans le secteur, ils ont été les maîtres de nombreux jeunes vignerons. Leurs vins, en rouge comme en blanc, ont toujours eu comme buts ultimes la fraîcheur et l'expression du terroir. Quelques prises de risques leurs ont valu des cuvées ou millésimes ratés, notamment des Muntada un peu "borderline" dans la période 2000-2010 (après une période de vin plus bodybuildés dans les années 90), mais il faut souligner l'authenticité des vins qui ont porté tout le Roussillon à un niveau exceptionnel. Depuis une dizaine d'années le domaine a retrouvé son meilleur niveau.
Gauby - Coume Gineste blanc 2010 VdP des Côtes catalanes
Couleur : paille.
Nez : très marqué par la poire, la brioche, le pain grillé (me fait penser au "Renard blanc" de Ravanès, ou au blanc de Gourt de Mautens), assez expressif, peut-être à peine trop chaud.
Bouche : magnifique, très fraîche, un peu de beurre désormais, de la minéralité, de l'acidité, belle tension. On trouve aussi un côté floral, de la crème, un peu de vanille/caramel (due à l'élevage) mais très bien intégrée, yaourt à la poire. Beaucoup de complexité.
Finale : très longue, très fraîche, citron, fruits verts, minéralité, fleurs...
Note : 18/20. Dommage que le nez soit à peine trop chaud, la suite est déjà magnifique, et le sera sûrement encore plus dans quelques années. (B&D 18).
Cépages : 50% grenache blanc, 50% grenache gris.
Elevage : 50% barriques neuves, 50% barriques d'un vin avec bâtonnage, 1an.
Gauby Calcinaires blanc 2011 : couleur claire, nez très pierre-à-fusil, minéral, brioche, pain grillé. Bouche tendue, citronnée, ultra pierre-à-fusil, un peu de réduction, vite lassant, trop grillé à mon goût. B-.
Gauby Muntada 2010 : goûté sur une fin de bouteille, assez sombre, fruits noirs assez purs, un poil nature sans défaut majeur, acidité élevée, alcool élevé, beaucoup de longueur. TB.
Gauby - La Jasse Cotes catalanes 2016 : (après 3j d'ouverture) couleur entre orange et ambrée, trouble, nez complexe orange amère, abricot, cannelle, châtaigne, cire, semble un peu sucré… Bouche bien sèche, petits amers et petits tannins, déjà évolué, sur l’écorce d’orange, cannelle, châtaigne, frais, assez long. TB+.
domaine Gauby - Jasse 2019 : (muscats, vin orange) Couleur orange foncé, nez très aromatique, garrigue, lavande, rose, fruits exotiques, melon, miel, complexe, part un peu dans tous les sens. La bouche est trop aromatique, pas beaucoup d'acidité, tenue uniquement par les amers, assez vite lassante. J'avais nettement préféré le 2016. B.
Gauby - Foun 2013 rouge : rouge très clair pour le sud, très frais, début d'évolution, sur la tension. TB+.
Gauby - Roque 2013 : (vin de macération) vin orange qui sent la garrigue, très élégant, pas trop tannique ni trop amer, frais, allonge bien, belle acidité. TB+.
Depuis 1982 Eric Rousseau gère ce domaine de 15 hectares avec 100% de pinot noir. ll est désormais épaulé par sa flle Cyrielle. Les raisins sont entièrement egrappés, les vins peu extraits, clairs en couleur, peu tanniques, tout en finesse et légèreté, à l'inverse de la mode dans les années 1990 mais en plein dns la mode actuelle. Ils peuvent parfois paraître simples et faciles, mais c'est une fausse simplicité : ils sont évidents, tout est parfait, à la bonne place, jamais ostentatoires.
Armand Rousseau - Gevrey-Chambertin 2006
Couleur : plutôt pâle, contours tuilés.
Nez : expressif, pinote beaucoup, fruits rouges, cerise, mûre, très légères notes de sous-bois et de fumée dans le fond.
Bouche : attaque vive, acidité mordante, beaucoup de fraîcheur, pas une grosse matière, tanins bien présents mais fins, plein de fruits (rouges et noirs). Pas super complexe, mais très gourmand. Le lendemain il semblait trop fluet, à ne pas carafer trop longtemps.
Finale : bonne longueur pour un village, grosse acidité qui fait saliver et donne envie d'y retourner.
Note : 17/20. Un très bon village, prêt à boire si l'on ne craint pas l'acidité. (bu en 2014)
Gevrey-Chambertin 2012 : robe qui tire sur le tuilé, nez déjà évolué, sous-bois, kirsch, un peu terreux, beaux fruits rouges, une pointe fumée, un peu chaud. Belle bouche fruitée, plus fraîche que le nez, encore un peu de terre, de fleurs, d'épices, complexe, pas une grosse matière mais une bonne longueur. TB.
Armand Rousseau, Gevrey-Chambertin 2015 : (les crais, creux brouillard, clos prieur bas, en champs, les cercueils, 1e cru perrières, 1e cru les etournelles, 1e cru craipillots) Couleur plus sombre que le précédent, nez qu’il faut aller chercher un peu plus, plus puissant, plus de fruits noirs. En bouche on retrouve la finesse de Rousseau combinée au côté solaire/confituré du millésime, plus concentré que le précédent, avec une superbe longueur pour un village, mais on sent qu’il aurait besoin de quelques années supplémentaires pour s’exprimer complètement. TB++.
Armand Rousseau - Charmes Chambertin 2013 : (à l'aveugle en Zalto Bourgogne) Robe rubis, très claire, nez éclatant, encore jeune, plein de fruits rouges frais, pivoine, très délicat. Bouche extraordinaire, évidente, pleine de fruits frais, soyeuse, très belle tension minérale dans le fond, très long, magnifique. Comme toujours il n'en met pas plein la vue, mais tout est à la bonne place, on le comprend en le comparant aux vins précédents, qui bien que très bons sont dépassés en terme de longueur, de profondeur et surtout de plaisir. Exceptionnel.
Domaine Armand Rousseau - Gevrey-Chambertin 2017 : couleur claire, nez qui pinote clairement avec un élevage vanillé encore bien présent. Bouche sur l'aromatique du nez, mais avec un joli fond, une bonne acidité, l'élevage n'a pas trop arrondi le vin, trop jeune en l'état, mais avec un gros potentiel. Je m'attendais à un vin plus prêt à boire pour un 2017 mais avec moins de fond, le contraire donc. TB+.
A Rousseau, Gevrey 1er Cru Cazetiers 2016 : nez magnifique, encore tout jeune, pivoine, framboise, fraise, déjà une sensation de fond. Bouche qui combien gourmandise, volume, finesse des tannins, pas de bois ressenti, grosse acidité/sensation minérale derrière, beaucoup d’allonge et de longueur. Exceptionnel.
Domaines familiaux 2017
A. Rousseau - Gevrey-Chambertin 1er cru Lavaux St Jacques 2005 : robe évoluée, nez aussi très évolué, kirsché, assez chaud, comme le Bussière de Roumier c'est un peu plus frais en bouche, terreux, pas mauvais mais moins convaincant que les 2015. TB-.
Gevrey 15 : très fruité, facile, bon village, même s'il n'a pas la matière ni la noblesse des suivants. TB-.
Charmes-Chambertin 15 : beau fruité, mais avec plus de matière, un côté végétal noble, plus de longueur. TB+.
Chambertin clos de Bèze 15 : plus sombre, plus mûr, plus de volume et de tannins, très long, toujours ce côté un peu plus austère que chez Mugnier ou Roumier qui lui donne beaucoup de classe. S'annonce grandiose. TB++.
Domaines familiaux 2018
Gevrey 2016 : style tout en finesse derrière les Roumier, beaux fruits rouges acidulés, croquant. TB+.
Clos de la Roche 2016 : bien plus tendu et minéral, très frais, long, sur les fruits rouges, encore à peine serré. TB++.
Chambertin Clos de Bèze 2016 : plus sombre et solaire, plus arrondi, encore un peu sur l’élevage. TB+.
Gevrey 1er cru Clos des Cazetiers 2010 : Couleur assez proche, nez plus évolué, plus terrien, sous-bois, bouche moins confiturée, fruits rouges, plus tendue que le Morey de Roumier, tannins très fins là aussi. Dur de les départager. TB++.
Domaines famiiliaux 2019
Gevrey-Chambertin 2017 : robes très claires sur les trois vins, encore plus que chez Roumier. Aromatiques plutôt fruits rouges confiturés, fraise, sans la pointe végétale/grappe entière qui rajouter de la classe aux vins de Roumier. Fruité un peu plus mûr/confituré donnant des vins très gourmands et faciles à boire. TB+.
Charmes-Chambertin 2017 : idem, plein de fruit, facile, mais sans la profondeur des 2016. TB+.
Gevrey 1er cru Clos St Jacques 2017 : petit fond fumé qui lui ajoute la classe qu’il manquait aux précédents. TB++.
Rousseau - Gevrey 1er cru Lavaux St Jacques 2014: plutôt marqué fruits rouges, légèrement confituré, tannins ultra fins, tout en fruit, un vin évident.TB++.
Domaines familiaux 2021
Gevrey 19 : très clair derrière Roumier, petits fruits rouges et pivoine, très facile à boire, très fin, pas du tout confituré. Cette cuvée a vraiment progressé ces dernières années. TB+.
Charmes Chambertin 19 : plus noir, plus confituré, un peu de sucre, gourmand, sans gros volume, un peu en dedans ce jour-là. TB.
Chambertin 19 : encore un peu sur l’élevage toasté au nez, mais bouche magnifique d’équilibre, avec fraîcheur, densité, longueur, soyeux… Un bébé au potentiel énorme. TB++.
Lavaux St Jacques 2018 : sur la réduction en l’état, compliqué.
domaines familiaux 2022
Gevrey 20 : (égrappé, pas de bois neuf sur cette cuvée) coloré, encore un peu violet, style très gourmand, sucré, rond, trop confituré pour moi. Décevant après le 2019 de l’an dernier qui était grandiose. B.
Clos de la Roche 20 : là aussi fruit mûr, très confit, attaque avec un peu plus de peps mais la finale est sucrée. On regarde la bouteille : 15% sur l’étiquette, c’est ce qu’on pressentait en goûtant. Ceci-dit il faut être prudent, nous n’avons pas regardé les taux d’alcool ailleurs, c’était peut-être pareil… B.
Chambertin clos de Bèze 20 : (14,5% indiqué ici) plus noir, élevage encore un peu marqué, semble moins confit mais ce n’est clairement pas ça. Une déception. Difficile à comprendre, car nous avions eu l’impression inverse l’an dernier sur Roumier-Rousseau. Pas mal de collègue semblent les avoir mieux goûté que nous. B+.
Gevrey Cazetiers 2016 : fin, texture soyeuse, aromatique un peu kirsché évoluée par rapport aux 2020 mais tout en gardant de la fraîcheur, beaucoup de fruit, rien ne dépasse, évident. TB++.
domaines familiaux 2023
Gevrey 2021 : très clair, rond, facile, manque un peu d’acidité, finale un peu vanillée. B+.
Charmes-Chambertin 21 : très clair, nez un peu plus violette et fruits noirs, un peu lacté aussi. Plus de volume en bouche avec une finale plus épicée et plus longue. TB+.
Chambertin 21 : plus foncé, nez toasté, bouche un peu plus serrée avec une bonne acidité ici, joli fond, à attendre un peu plus. TB+.
Rousseau - Gevrey Lavaux St Jacques 2017 : un peu compliqué derrière les 2021, ça fait bien sûr moins frais, un peu kirsché, lacté, épicé. B+.
Ancien élève de Mark Angéli, Stéphane Bernaudeau a créé son propre domaine de 3 hectares (dont la célèbre parcelle Les Nourrisons reprise à Eric Calcutt) en 2000. Les vins sont bio, avec peu d'interventions (juste un léger sulfitage à la mise), très tendus, épurés, avec beaucoup d'énergie et de minéralité et en plus réguliers. Leur seul défaut est d'être bien trop rares.
Stéphane Bernaudeau - Les Nourrissons VdF 2012 : (Chenin, + Verdelot ou verdelho) couleur paille, nez moyennement expressif, un peu mieux après une bonne ouverture, sur le miel, le tilleul, le citron, la poire, très légères notes d’élevage déjà bien fondues. Bouche vive, citronnée, ultra tendue et minérale, toujours avec des notes de miel et de tilleul dans le fond, bonne matière sans être épaisse non plus (contrairement à d’autres millésimes ?). Finale longue, tendue, saline, qui donne envie d'y retourner. Un vin déjà excellent, qui devrait gagner en complexité avec le temps et devenir un grand. Note : 18/20.
Bernaudeau Terres blanches 2020 : couleur assez claire mais trouble, nez pomme, frangipane, citron, pointe volatile avec l'ouverture. Bouche énergique, tendue, beau volume, fraîche pour 2020, avec une volatile de plus en plus présente à l'ouverture, finale saline assez longue, intéressante, volatile un poil haute le lendemain. TB.
Stéphane Bernaudeau - Les Nourrissons Vin de france 2015 : couleur or, nez pomme et poire au four, miel, brioche, cire, floral. Bouche avec une belle énergie, fraîche, tendue, salivante, surtout pour 2015, pas un gros volume (par rapport au CR au-dessus de Benoit pas de gras du tout sur notre bouteille), mais une belle finale qui allonge. Tous ceux qui ne connaissaient pas le domaine sont conquis. TB++.
Domaine de 15 hectares créé par Claude et Bruno Balancini en 1992. Après des débuts compliqués le temps de remettre le vignoble en ordre puis de le passer en bio, le domaine est aujourd'hui une des références mondiales des vins liquoreux. Ces derniers sont des modèles d'équilibre, conjuguant la concentration grâce au botrytis et aux rendements minuscules et la fraîcheur grâce à la forte proportion de muscadelle et au terroir. Si les aromatiques sont proches des Sauternes, l'acidité est généralement plus élevée, rendant les vins plus digestes et peut-être plus accessibles jeunes. Les quelques blancs secs et rouges ne sont pas encore du même niveau.
Tirecul La Gravière - Monbazillac 2005
Depuis 1992 le domaine est la propriété de Claudie et Bruno Bilancini. L'encèpagement du domaine est de 50% de muscadelle, 45% de sémillon et 5% sauvignon. Rendements de 6 à 10 h/ha pour les liquoreux. Sols majoritairement argilo-calcaire.
Couleur : dorée, assez brillante
Nez : sur les fruits secs, surtout l'abricot, un peu de pâte de coing, et un côté exotique très plaisant (ananas, mangue)
Bouche : texture très liquoreuse, sur les mêmes arômes. Une petite pointe d'épice également (safran ?)
Finale : très longue, fraîche, et légèrement acidulée. Bel équilibre.
Note 17,5/20 La référence en Monbazillac. La cuvée Madame sur 2005 doit vraiment être terrible.
Goûtés à Vinisud :
Tirecul La Gravière - Monbazillac 2005 : fruits jaunes, pâtes de coing, miel, ananas, très bel équilibre sucre/acidité, toujours aussi bon. TB.
"Madame" 2001 : aromatique assez proche du précédent, mais plus long, plus épais, superbe équilibre, il semble au moins aussi jeune, peut-être le vin du salon. TB++.
"Madame" 2009 : il fait évidemment un peu jeune derrière le 2001, mais tout est déjà en place, un futur grand lui aussi. TB.
Château Tirecul-la-Gravière - Monbazillac Les Pins 2013 : Couleur claire, nez sur le safran, le miel, la noix de coco, à l'ouverture il devient de plus en plus brouillon. La bouche est fraîche, pas très concentrée, sur les arômes du nez mais avec en finale un côté vanille/coco trop présent à mon goût. Petite déception. A regoûter dans quelques années. B.
Tirecul la Gravière (salon Gds Liquoreux du monde)
Monbazillac SGN 2016 : (170gr SR, sémillon + environ 50% muscadelle) du miel, des fruits exotiques, de la mangue, de la pêche, très gourmand, grosse acidité derrière, les 170gr passent tout seuls, même en fin de salon. TB++.
Monbazillac Madame 2014 : (220gr SR, 100% botrytis) aromatique proche du précédent, très frais, encore plus d’acidité derrière, plein de fruit, une touche florale dans le fond, à la fois concentré, digeste et élégant. Déjà sublime. Quelle acidité par rapport aux Sauternes, d’après le producteur due au climat plus frais et aux 50% de muscadelle. Un cépage que certains devraient utiliser un peu plus ? Exceptionnel.
Depuis la mort de Didier en 2008 c'est Louis-Benjamin qui gère ce domaine de 11 hectares. Le style des vins reste le même : vendanges à haute maturité, levures sélectionnés, élevages longs sur lies en cigares (320L) ou en 600L afin de garder le plus de fraîcheur et d'énergie possible. Le sauvignon est ici transcendé, laissant sa place au terroir, au minéral, surtout après quelques années de bouteille.
Domaine Didier Dagueneau - Pouilly-fumé silex 2009 : couleur très pâle, le nez est fermé. La bouche est mieux, très complexe et très minérale, avec des notes fruitées (oranges, pêche), un peu de miel, des notes florales, un très léger beurré, beaucoup de matière et une acidité maîtrisée. Finale très longue, le nez dans le verre vide est sur des fruits un peu confits. TBien mais j'avais préféré le 2010 goûté au salon RVF, plus acide, et encore plus tendu, mais aussi plus ouvert au nez à l'époque.Note 18,5/20. (goûté lors d'une soirée aux caves Naudot à Gannat).
Dégustés lors du salon RVF 2012 :
- Sancerre Le Mont Damné 2010 : Beau vin, assez classique, très frais et minéral. TB-
- Pouilly-fumé Silex 2010 : encore bien meilleur que le Sancerre, très grosse acidité, très minéral, plein de fruits, longueur énorme. TB+ (+- 19/20).
10 - Dagueneau Pouilly-fumé Silex 2002 : couleur or pâle, bien plus clair que Brézé 2002, le nez fait très fumé (presque trop à mon goût), beaucoup d'agrumes, citron, un petit côté fruits secs en bouche, c'est tendu et très minéral, belle longueur. Un joli vin, mais le côté pierre-à-fusil est trop marqué à mon goût, j'avais préféré 2009 et 2010 qui étaient plus fruités et encore bien plus tendus.(+- 17/20).
11 - Dagueneau Paradoxe 2000 : a priori la même parcelle que Silex, mais raisins ramassés très mûrs. Or pâle, nez très marqué par la fumée du silex là aussi, un peu citronné, très légères notes exotiques, mais dans l'ensemble ça manque de fruit à mon goût, la minéralité (et le fumé) domine trop. Bouche bien tendue, peu sucrée en fait, belle longueur. Là aussi c'est un très beau vin mais pas de coup de coeur. En tout cas c'était très intéressant de le goûter, et de le goûter derrière Silex. (+- 17/20).
Dagueneau - Pirate : (marc de sauvignon 1998-2007) couleur or profond, nez sur l’amande, l’abricot, le raisin sec. Bouche puissante, sèche, beaucoup de fruits, manque un peu d’épaisseur et de gras peut-être. Très bonne longueur. Une curiosité. TB.
Domaine Dagueneau, Blanc fumé de Pouilly 2010 (100% sauvignon) : Couleur très claire là aussi, nez un peu variétal avec du bourgeon de cassis, voire même pour certains le côté "pipi de chat" du sauvignon, des agrumes, de la pierre-à-fusil. Bouche vive, très tendue, minérale, peu de gras, moins variétale, plus d'agrumes, finale très longue qui laisse une impression de bonbon aux agrumes. Très apprécié dans l'ensemble même si certains ont eu un peu de mal avec le côté variétal du nez. TB-.
Blanc Fumé 2011 : très doré, pas trop variétal, miellé, a gardé une bonne acidité, petit trait végétal. TB.
Dagueneau - Silex 2012 : couleur paille, nez très marqué pierre-à-fusil, pointe buis et cassis. Bouche tendue, droite, pas de gras, à peine moins caillou, citron et buis, un peu végétale, belle longueur. TB.
Dagueneau - Pouilly Silex 2004 : couleur très claire, nez bien marqué par le silex, à peine cassis, groseille, citron vert aussi. Bouche très minérale, toute en tension, acidité parfaite et finale énorme. TB++.
Dagueneau - Mont damné 2005 : pas du tout variétal, très grosse tension, du volume, encore jeune et frais, mon plus beau Dagueneau probablement. TB++.
Dagueneau - Pur sang 2014 : très variétal, buis, cassis, un peu végétal, très ennuyeux niveau aromatique, belle tension en bouche par contre. B.
Dagueneau Silex 2014 : nez qui sent un pu le H2S entre pétrole œuf pourri et pierre-à-fusil, mieux en bouche, tendue et sensation minérale. B+.
Dagueneau - Buisson Renard 2005 : Encore clair, peu évolué, même tout jeune, nez très variétal, buis, cassis, pipi de chat. Idem en bouche, sauvignon assez végétal, qui manque un peu de longueur. Décevant vu le pedigree, à la levée de la chaussette. B.
Dagueneau, Sancerre Le Mont damné 2014 : la seule déception de la soirée, un nez très marqué H2S (sulfure d’hydrogène) avec un mélange de pierre à fusil/pétrole/œuf pas très agréable, derrière des notes de buis bien marqués, avec l’aération léger fruit exotique mais qui reste timide. C’est mieux en bouche, avec une bonne minéralité, un côté salivant en finale et de la longueur. Mais on en attendait un peu plus. B.
Blanc Fumé etc... 2020 : pas trop variétal, très belle tension, très salivant, long. Belle bouteille. TB+.
Dagueneau, Pouilly-fumé Intouchables 2019 : (fié gris ou sauvignon gris) Cuvée très particulière de Dagueneau, avec une couleur à peine saumonée, le nez est sur les agrumes, les fruits rouges, notes fumées, pas spécialement marqué sauvignon. La bouche est magnifique, puissante en alcool (14%) mais cela se ressent uniquement dans l’intensité du vin, c’est mûr, avec du corps, pas d’élevage ressenti, et surtout une très grosse acidité qui équilibre le tout, finale très longue, salivante. Très beau vin. TB++.
Fritz Haag - Riesling Kabinett Brauneberger 2012 : robe très claire, presque translucide, nez marqué par les fruits à chaire blanche et les agrumes, avec des notes florales. Bouche légèrement perlante, fruitée, minérale, très facile à boire à 8%, esprit demi-sec voire un peu plus, bonne acidité en attaque mais manque un peu de tension par la suite. Finale un peu courte. Un vin manquant un peu de complexité en l'état mais d'une buvabilité incroyable, qu'on aimerait croiser plus souvent en France. Note : 16/20.
Riesling trocken 2012 : couleur claire, nez bien marqué riesling avec une pointe d'hydrocarbures. Bouche très facile, légère, fruitée, gourmande, probablement 5-10gr de SR, pas une longueur énorme, mais on y retourne très facilement. TB.
Riesling Brauneberger Juffer Spätlese 2012 (AP 05 13) : Couleur très claire, nez de fruits surmûris, pêche, mangue, goyave, papaye, presque trop mûr, pas de notes d'hydrocarbures. Mieux en bouche, sur les fruits exotiques, légère (8%), probablement une bonne soixantaine de grammes de SR, le tout bien équilibré par une très belle acidité, longueur moyenne, mais finale pleine de fruits et de fraîcheur. Note : 16,5/20.
Brauneberger Juffer spätlese 2018 : (AP 05) toujours léger en alcool et digeste, un peu moins de tension que sur 2012. B+.
Brauneberger Juffer kabinett 2020 : fruits blancs, aérien, 8,5% d'alcool, très digeste et très facile. Valeur sûre. TB.
Fritz Haag, Brauneberger Juffer auslese riesling Goldkapsel 2007 (AP 22) Moselle : Couleur or, nez très miel, coing, abricot, fruits exotiques, pâte de fruit, très joli. Beau volume en bouche, sirupeuse, très légère en alcool (7,5%), un joli vin mais qui a un peu de mal à passer derrière le Egon Müller, qui manque probablement d’un peu d’acidité aussi. Merci Bertrand ! TB.
1 Vino Gross (Slovénie), Iglic furmint 2019 : (Jeune domaine créé par Maria et Michael Gross (autrichiens) dans le village de Gorca, région de Haloze, à l’est de la Slovénie. Terrasses argilo-calcaire en pente. Clones de furmint achetés à Szepsy en 2008. 350-400m altitude. Elevage 12 mois gros fûts + 4 mois cuve inox. 13%. 60% vignes ont 13ans 40% 38ans) Couleur or, nez un peu typé riesling, résine, hydrocarbure, citron confit, miel. Bouche avec un peu de gaz à l’ouverture, mais sinon ne semble pas spécialement nature, très droite, énergique, sensations minérales et salines, très citron confit, quelques fruits plus mûrs avec l’ouverture, pas une grosse complexité aromatique mais une finale impressionnante de longueur et d’intensité, semble encore tout jeune. L’équilibre est parfait. Ça commence fort. TB++.
2 Camin Larredya, Jurançon sec Costa Blanca 2021 : (côte calcaire. 75% petit manseng, 15% camaralet 15% lauzet. Elevage œuf en grès) Couleur or nez, nez d’abord sur la poire puis de plus en plus sur les fruits exotiques, acacia. Bouche avec une certaine gourmandise, fruits exotiques frais, presque une impression d’un peu de sucre, mais aussi une grosse acidité, des amers très nobles, semble déjà à point, très complexe, très long et salivant. Tout s’équilibre parfaitement, les 14% ne se sentent que par le volume en bouche, finale interminable. TB++.
3 Takahiko (Japon), Nana Tsu Mori pinot noir 2018 : (île d’Hokkaïdo. Ville de Yoichi. 4,5ha environ. Nana tsu mori = les 7 forets car 7 types d’arbre sur le domaine. Takahiko Soga a créé le domaine en 2010, Microbiologiste à Tokyo puis il a travaillé sur le domaine Coco Farm Winery, il a ensuite voyagé en Bourgogne et Jura. Planté à 3000 pieds/ha seulement sur des sols de graves et de sables reposant sur un substrat volcanique. Beaucoup de neige en hiver, ce qui protège du gel, puis des étés chauds et secs. Vendanges fin-octobre. Travail en grappe entière, fermentations en cuves, au froid, avec inertage CO2. Puis élevage en barriques françaises dont 10% neuves. Très peu de sulfites) Couleur très claire, nez incroyable de rose, pot-pourri, petits fruits, tendance nature au sens éclatant, d'une grande pureté, il me rappelle Bizot, les Horées ou autres très grands bourgognes. La bouche est un peu en-dessous, légère, un poil maigre, acidulé, trait végétal, facile à boire, mais manque une pointe de maturité pour être très grand. TB++.
4 Passopisciaro (Sicile), Etna Contrada Rampante 2018 : (100% nerello mascalese, parcellaire le plus en altitude du domaine, à Castiglione sur le versant Nord de l’Etna. Vignes centenaires. Elevage vieux foudres) Couleur claire et à peine rouillée, façon nebbiolo. Nez bourguignon de petits fruits rouges, floral, mais aussi une petite touche fumée et réglissée. Bouche qui présente peu de corps, légère en alcool sur ce millésime compliqué, finale sur de petits tannins serrés et salivants, mais plutôt fins pour un jeune Passopiciaro. C’est très bon, mais ce n’est pas la plus belle bouteille du domaine. TB+.
5 Ernst Triebaumer (Autriche), Burgenland Blaufränkisch ried Mariental 2015 : (100% blaufränkisch, à Rust, sur le lac de Neusiedl. Sols calcaires. Elevage en 500L) Couleur noire, nez solaire, café, fruits noirs, tabac, lardé, végétal noble, encore un peu d’élevage, entre syrah cabernet et tempranillo. La bouche qui s’annonçait très riche présente finalement une certaine forme de finesse, avec des tannins enrobés, une bonne acidité derrière le café et les fruits noirs, déjà un début d’évolution sous-bois. Bien fait, dans un style plus traditionnel que les autres vins du jour. TB.
6 Abbatucci, Monte Mare 2022 : (100% sciaccarellu. Vignes pulvérisées à l’eau de mer. Elevage demi-muids et œuf béton) Couleur rubis brillante, nez très confiture de fraise, grenadine, épices exotiques, badiane. Bouche toute en rondeur, 15% d’alcool qui ne se sentent pas du tout, plein de fruits rouges sucrés, texture soyeuse, la finale reste fraîche et saline. Plus de corps que la cuvée Faustine, plus frais et aérien que le cuvée Monte Bianco même si on ressent clairement un air de famille. TB++.
7 Bodega Cerron (Espagne), Jumilla El Cerrico 2016 : (100% airen. Vignes préphylloxériques à 900m d’altitude. Fermentation en jarres en terre cuite. Elevage en fûts de 500L puis en cuves) Couleur dorée, nez grillé, beurré, très bourguignon au départ, des fruits plus mûrs dans le fond. Bouche légère en alcool (12%) pour le sud de l’Espagne, acidité basse, sur les arômes du nez, manque un peu d’intensité et de tension dans la série. TB-.
8 Gravner (Italie), IGT Venezia-Giulia Ribolla Gialla 2014 : (à Oslavia, dans le Collio. Légende du vin orange. 6 mois de macération suivis de 6ans d’élevage en foudres) Couleur orange aux reflets roses, nez complexe mais moyennement expressif pour un vin orange, encore tout jeune, abricot, melon, réglisse, pin, rose, touche fumée… La bouche présente des tannins fins pour une macération, sur les arômes du nez, élégant, très propre, mais presque trop, il manque un peu d’intensité, impression que le vin ne se livre pas encore totalement par rapport aux meilleures bouteilles du domaine. Le fond regoûté le lendemain à température ambiante semblait justement plus intense. TB+.
9 Brännland (Suède), Iscider 2023 : cidre de glace suédois, tranquille même s’il y a un léger perlant, environ 170gr de SR, 9,5% d’alcool, très aérien, frais, rafraîchissant grâce à son acidité très élevée. Superbe équilibre. TB++.
10 D&B Milutinovic (Serbie), Ausbruch 2001 : (Sila, Petra et Pinot blanc, enrichi avec menthe, aubépine etc… 16,5%) Une curiosité pour finir, un liquoreux encore jeune très marqué par la menthe et une impression de plantes médicinales qui donnent de la fraîcheur. Un OVNI. Merci Bertrand pour la découverte.
Soirée n°2
Thibaud Boudignon, Savennières Clos de la Hutte Franc de pied 2020 : (élevage en wine globe) Couleur claire, nez assez simple et aromatique, pêche, agrumes, floral, trait végétal. Bouche légère en alcool, vive et fruitée, demi-corps, assez simple en l’état, beaucoup de finesse mais presque trop peut-être, longueur moyenne. Petite déception à la levée de la chaussette, c’est bon, mais les fans du producteur et du Clos de la Hutte classique en attendaient plus. TB.
Dagueneau, Pouilly-fumé Intouchables 2019 : (fié gris ou sauvignon gris) Cuvée très particulière de Dagueneau, avec une couleur à peine saumonée, le nez est sur les agrumes, les fruits rouges, notes fumées, pas spécialement marqué sauvignon. La bouche est magnifique, puissante en alcool (14%) mais cela se ressent uniquement dans l’intensité du vin, c’est mûr, avec du corps, pas d’élevage ressenti, et surtout une très grosse acidité qui équilibre le tout, finale très longue, salivante. Très beau vin. TB++.
Kusuda (Nouvelle-Zélande), Martinborough syrah 2019 : (Saleyard vineyard 1,1ha à 40m altitude. Vignes de 1992. Rendements 20hl/ha. Sols alluvionnaires argiles, graves. 10% VE. Préfermentaire à froid. Elevage 22mois en fûts dont 29% fûts neufs. 1905 bouteilles) Couleur sombre, nez marqué syrah, poivré, fruits noirs, légèrement animal, violette. La bouche est très fine, avec des tannins soyeux, légère en alcool, l’aromatique est sauvage comme au nez, mais le vin semble très fin en même temps, facile à boire, encore un peu d’élevage, beaucoup de rondeur, mais pas de sucrosité. Joli vin, mais très différent de la dernière bouteille bue qui faisait un peu cinsault en comparaison. TB+.
Cassagne et Vitailles, Les Crouzets 2021 : (100% grenache, Languedoc-Montpeyroux. Issue d’une parcelle âgée de 50 ans, sol de graves argileuses) Couleur très claire, infusée, magnifique nez de fruits rouges un peu sucrés, pivoine, pétales de rose, pur, éclatant. La bouche est très fine, toute en fruit et en fleur, avec une touche de gourmandise à peine sucrée, mais sans lourdeur. Il y a quand même du volume, un toucher de bouche soyeux et de la longueur. Sublime. Exceptionnel.
Justine Vigne, Vin de France Yoga 2022 : (Lieu-dit Le Serret, Vaucluse. Vignes de 1986 et 1978. Sols sable argile calcaire et gypse. Grappe entière. Vinifié sans sulfites en cuve puis élevage en jarre) Couleur sombre, nez sauvage de tapenade, olive, notes animales, violette, peu de doute sur la syrah. La bouche réussit à garder beaucoup d’éclat, du fruit, de la fraîcheur, des tannins très fins, semble déjà prête à boire. Attention toutefois un vin à dégazer, mais à ne pas trop aérer non plus. TB+.
Kutch, Sonoma Coast Bohan vineyard pinot noir 2021 : (achat de raisins à la famille Bohan qui fournit aussi Failla, Flowers, Sandlands, Arnot Roberts. 400m altitude. 4,5kms de l’océan. Vignes de 1972. Sols de grès, sable avec un peu d’argile « Goldridge ». 50% VE, fûts non neufs.) Couleur assez sombre pour un pinot, nez très fin et délicat, sur la cerise rouge principalement, très typé pinot, même s’il n’est pas encore parfaitement ouvert. La bouche est très belle, pinot à la fois fin et sérieux, fruité, acidulé, encore un peu de tannins mais de qualité, il demande un peu de temps, encore un peu jeune, mais beaucoup de fond et un équilibre parfait, sans aucune sucrosité, pas du tout « nouveau monde » là aussi. TB+.
Valentini, Trebbiano d’Abruzzes 2018 : (100% bombino bianco par la légende des Abruzzes) Couleur dorée, nez marqué par les lies, grillé/fumé, avec aussi des notes citronnées, brioche, épices, floral. La bouche est aussi marquée par les lies, plutôt en finesse et tension sur ce millésime, on sent que c’est encore jeune bien sûr, mais déjà noble et distingué, avec du fond, juste un peu trop en réduction sur lies pour le moment. TB+.
Bonus :
Charles Dufour, Liqueur de Comptoir Mistelle L2010 : le nez sent clairement le marc, pas de doute possible sur la mistelle (Vin de Liqueur), joli fruité, beaucoup de mirabelle surtout, touche d’amande, brioche. Bouche avec pas mal de sucres, l’alcool est bien intégré, l’équilibre est bon, c’est très gourmand, pas trop lourd, très bien fait. TB.
Le Nid, Moulin à Vent 2018 : bouchon
Clos de Gat, Chardonnay Judean Hills 2016 : chardonnay déjà bien évolué, miellé, tertiaire, beurré, élevage poussé mais désormais intégré, mais la bouche a gardé une belle acidité, pas de lourdeur ni de sucrosité, plutôt bien fait. B+.
Calem, Porto Vintage 1985 : Couleur sombre, un vintage encore tout jeune, puissant, qui n’a pas encore mangé ses sucres, intense, long, et chaleureux. TB.
Fleury, Champagne Blanc de Noirs : champagne vineux, bulle fine, mûre, marqué pinot noir, peu dosé (3gr) sans tomber non plus dans l’austérité. TB.
Après la Californie et l'Australie, notre tournée du Nouveau Monde se conclut par la Nouvelle-Zélande, petit pays en pleine progression à bien des égards.
Pour approfondir le sujet : https://www.terroirsdumondeeducation.com/nouvelle-zelande-description-du-pays.html
1 Kusuda, Riesling 2017 (Wairarapa-Martinborough) : (Domaine d’environ 5 hectares créé en 2001 à Martinborough par Hiroyuki Kusuda né en 1964. Il a notamment vécu en Allemagne. Il produit aussi un pinot et une syrah. Riesling sur une parcelle louée Boulders vineyard à Martinborough. 12% vol. 4,5gr SR.) Couleur claire, nez expressif, sur la pêche, les agrumes, très petite pointe pétrole et résine dans le fond. Bouche très élégante, très « clean », avec une bonne acidité, bien équilibrée par une petite touche sucrée, fruité, minéral, facilement lisible. Bonne longueur sur les zestes d’agrumes. Très élégant et facile à boire. Presque trop « maitrisé » pour certains. TB+.
2 Pyramid Valley, Field of fire chardonnay 2014 (Canterbury) : (Petit domaine de Waikari, la partie Nord de Canterbury, créé par Mike et Claudia Weersing en 2000 (vendu en 2017), en biodynamie, peu sulfité. Ces californiens sont passés chez De Montille, La Pousse d'Or, Deiss, C. et L. Bourguignon... Planté à haute densité (10-12 000 pieds/hectare). Parcelle argilo-calcaire plantée en 1999. Elevage demi-muids. Malo faite.) Couleur or profond, nez un peu réduit, avec du grillé, du caramel, puis de plus en plus complexe, jasmin, verveine, léger beurré, fruits jaunes, noisette, devient très complexe et intéressant. Bouche par contre un peu plate, manquant d’intensité et d’acidité, un peu fatiguée, finit sur le caramel. Etrangement plus d’acidité et de fraîcheur le lendemain. B+.
3 Kumeu River, Coddington chardonnay 2009 (Auckland) : (Domaine de 30hectares (+10 de négoce) créé en 1944 au Nord-Ouest d’Auckland par la famille Brajkovich. Michael devient Master of Wine en 1989. Parcelle appartennt à la famille Coddington. Elevage barrique dont environ 25% neuf. Malo faite.) Couleur or profond, nez de chardonnay « à l’ancienne » beurré, avec un élevage poussé mais qui commence à être bien intégré, à peine grillé, floral, fruits jaunes voire fruits exotiques. Bouche avec de l’ampleur, du gras, du beurré, belle acidité dans le fond, ne tombe pas dans le pataud, c’est assez long, un peu de citron confit sur la finale. Très bien fait dans un esprit très Meursault à l’ancienne. TB+.
4 Ata Rangi, pinot noir 2016 (Wairarapa-Martinborough) : (Domaine certifié bio, planté en 1980 par Clive Paton. Parti de 5 hectares, le domaine fait 48ha aujourd’hui. Vigne irrigué. 4100pieds/ha. 30% grappe entière. MPF. Elevage fûts français 11 mois 35% neufs. Sols argiles, limons, galets « greywackes ».) Couleur rubis, nez très éclatant dès l’ouverture de la bouteille, fraise confiturée, cerise rouge, pivoine, très fleuri, grappe entière, fait de suite penser aux Ipob de Californie, petite touche orangette quand il se réchauffe. La bouche est un peu moins évidente, elle garde du fruit mais aussi un petit trait végétal, qui à l’avantage de lui donner de la fraîcheur mais rend la finale un peu dure. TB.
5 Bell Hill, Old weka Pass Pinot noir 2016 (Canterbury) : (Domaine d’environ 2ha, bio, créé en 1997 par Marcel Giesen and Sherwyn Veldhuizen. Planté comme en Bourgogne à environ 10000pieds/ha. Old Weka Pass : jeunes vignes (Westbank roadblock 2008 et 2009), 66% fûts neufs, égrappé, sols très calcaires.) Couleur très claire et légèrement rouillée, nez éclatant aussi, un peu toasté, puis très fraise écrasée, orange sanguine, anchois, tapenade, sudiste, presque garrigue. Bouche très ronde, pas de tannins, confiturée, tout le monde évoque vite Reynaud, mais avec un peu de toasté et de barrique en plus, même si elle est très bien intégrée en bouche, peu d’acidité, finale toute ronde, gourmande, qui ne tombe pas dans le pataud grâce au côté salé/anchois tapenade. Un OVNI, dont on a du mal à comprendre les données techniques, surtout l’égrappage qui pourrait peut-être apporter un profil plus « bourguignon » au vin. Mais ça marche pas si mal. TB.
6 Rippon, pinot noir Mature vine 2016 (Central otago) : (Domaine situé sur le lac Wanaka, « plus beau site » du monde, planté dans les années 1980 par Nick Mills et son père, en biodynamie, non irrigué sur une douzaine d’hectares. Mature vine : assemblage de parcelles, vieilles vignes, 25% VE, fûts, loess, argile et graviers sur schiste.) Couleur presque grenat, nez sérieux de fruits rouges et noirs, un peu de ronce, d’épices, de cuir, boisé bien intégré. Bouche puissante, concentrée, très belle fraîcheur dans le fond, encore trop jeune, mais avec un gros potentiel, le plus dans l’esprit « Côte de Nuits » de la soirée. Finale longue, prometteuse. Joli vin, mais qui ne se livre pas totalement. TB+.
7 Burn Cottage, burn cottage vineyard pinot noir 2017(Central Otago) : (Ferme de 24 hectares dont 10 de vignes, proche de Pisa et du Lac Dunstan, créé et planté en 2002 par la famille Sauvage, propriétaires de Koehler-Ruprecht. En biodynamie, aidés par Ted Lemon (Littorai). Petite proportion de grappe entière, faible proportion de fûts neufs. Sols de granits décomposés, loess sableux.) Couleur grenat, nez expressif, violette, fruits noirs légèrement confiturés, pointe mentholé. Bouche très élégante, légère, pleine de fruits, juteuse, peu de tannins, garde une très bonne fraîcheur derrière, pas extrêmement long mais très facile à boire, tout est à la bonne place. Un vin évident. L'effet millésime a peut-être joué entre 2016 année de sécheresse ayant donné des vins concentrés / 2017 millésime plus frais et élégant. TB+. Regouté dans un contexte différent, il semble un peu plus arrondi avec une sucrosité plus importante. TB.
(Burn Cottage Moonlight race 2019 : un peu perlant, fruits noirs, légère sucrosité, très gourmand, peu de bois, tannins soyeux, facile, manque un peu d'allonge. TB.
8 Valli, pinot noir Bannockburn vineyard 2017 (central otago) : (Domaine d’une vingtaine d’hectares créé par Grant Taylor en 1993, pionnier de la région il a aidé tous les autres vignerons à commencer. Vigne plantée en 2000 à 3500pieds/ha. Sols de lœss sur socles schisteux. 350m altitude. Bannockburn = zone chaude. 20% grappe entière. 11 mois fûts dont 30% neufs.) Couleur grenat, nez marqué par l’élevage toasté, fruits noirs, un peu animal. Bouche puissante, assez chaude, on sent qu’on est passé dans le secteur chaud de Central Otago, les tannins sont lissés par l’élevage. Finale assez longue, boisée, épicée, qui manque d’élégance à mon goût. B.
9 Felton Road, Cornish point pinot noir 2016(Central Otago) : (Domaine de 32 hectares en biodynamie acheté par Nigel Greening à la fin des années 1990. Cornish Point : 8ha sur la partie nord-est de Bannockburn, solaire, sols lœss sur granit, planté en 2000 à 4000pieds/ha, non irrigué, 250-300m d’altitude, 25% VE, 10% fûts neufs.) Couleur sombre là aussi, un nez boisé toasté, fruits noirs, assez proche du précédent. La bouche est très ronde, peu d’acidité, tannins gommés par le bois, là aussi c’est très « international » dans le style, pas forcément une grosse longueur. C'est un peu moins toasté que Valli mais encore plus arrondi. Plusieurs participants ont apprécié Valli, bien plus que Felton il me semble. B.
10 Man O’ War, syrah dreadnought 2016 (Waiheke island) : (Domaine de 60 hectares, créé en 1993, produisant syrah, chardonnay, bordeaux blends, pinot gris, sauvignon, aujourd’hui vinifié par Duncan McTavish. Egrappé. Elevage demi-muids. Plusieurs parcelles. Sols argiles + oxyde de fer. 14%.) Couleur grenat foncé, nez très lardé fumé, anchois, tapenade, animal, fruité pas très confiturée derrière, ça reste assez frais. Bouche un peu arrondie par l’élevage au niveau des tannins, mais aromatique du nez très sauvage bien lardée et tapenade, sans être lourd, longueur moyenne. Une bonne surprise au final pour ce domaine que j’attendais bien plus international (et faible je dois dire. C’est la seule syrah que j’avais de dispo) : c’est une syrah de caractère, pas très loin de ce qu’on connait en France, même beaucoup moins standardisée et confiturée que pas mal de domaines du Rhône nord… TB.
11 Te Mata, Coleraine 2005 (Hawke’s Bay) : (Vieux domaine familial commencé en 1895, environ 15 hectares. Coleraine : environ 55% cabernet sauvignon, 40% merlot + cabernet franc. Elevage barriques françaises dont environ 2/3 neuves. Plusieurs parcelles, plus vieilles vignes du domaine. Sols loess sables et grès principalement. 13,5%.) Couleur sombre et concentrée, encore assez peu évoluée, beau nez sur la truffe, le cassis, le tabac, le café, encore un léger boisé, très bordelais dans l’esprit. La bouche a gardé du fruit, début d’évolution noble sur la truffe, le sous-bois, pas trop confiturée, bonne acidité derrière, les tannins sont fondus et assez ronds. Très bien fait, mais assez peu d’émotion personnellement, la finale sur le café/cacao me gêne un peu. TB.
Conclusion : tout le monde s'est accordé à dire que le niveau général de la soirée était très bon, avec une diversité intéressante. Aucun vin ne s'est clairement détaché à l'unanimité, les préférences ont été très diverses. Personnellement si beaucoup de cuvées m'ont plu, je n'ai pas eu de vrai coup de coeur comme ça avait pu être le cas sur Bass Philipp, Josh Cooper, Hirsch, Rhys... lors des soirées USA ou Australie. Il me semble que la Nouvelle-Zélande a encore un petit temps de retard dans la façon de vinifier (bloquée dans les années 90 pour certains et pas encore aboutie pour la nouvelle génération), dans la façon de travailler le parcellaire, surtout par rapport aux Ipob américains. Mais ils ont cependant un très fort potentiel, avec de la divsersité climatologique et géologique, une possibilité de produire des vins relativement frais pour le Nouveau Monde et une volonté affirmée de privilégier la qualité à la quantité. Rendez-vous dans une dizaine d'années...
Alexandre Bain - Pouilly-Fumé Pierre Précieuse 2012 : Couleur dorée et trouble, très beau nez plein de fruits exotiques et d'agrumes bien mûrs, des épices, une pointe de pierre-à-fusil et de cire. Beau volume en bouche, très fruitée et vive à la fois, trame minérale, il lui manque un peu de fraîcheur pour être parfait, je l'aurais mis plus au sud à l'aveugle. Bonne longueur. TB.
Anne Gros - Vosne-Romanée Les Barreaux 2009 : Robe assez foncée pour un pinot, premier nez très poivré, un peu moins ensuite, très belle corbeille de fruits bien juteux (fraise, cerise, mûre...). Bouche ultra gourmande, très fine, d'une fraîcheur incroyable pour 2009, tannins soyeux, très facile à boire, avec un petit côté poivré en finale. Un délice. TB+.
Anne Gros - Clos Vougeot Grand Maupertui 2011 : Robe assez foncée, encore jeune, premier nez légèrement boisé, de beaux fruits noirs derrière. Regoûté plus tard dans la soirée, il semble moins fruité et très marqué tabac. Bouche avec une matière impressionante, pas du tout boisée, avec des tannins de belle qualité plus présents que sur le Vosne mais qui doivent se fondre encore un peu, les fruits sont un peu sur la réserve. Finale très longue, un peu de tabac, de poivre, très fraîche. Un futur grand vin, un peu sur la retenue en ce moment. TB.
Anne Gros - Echezeaux Loachausses 2007 : robe plus tuilée que les précédents, évoluée. Nez avec un peu de tertiaire, légèrement fumée et végétale, moins mûre que le Vosne et le Clos Vougeot. Bouche supérieure au nez, plus fruitée, plus jeune, aux tannins fins, belle matière là aussi, mais il lui manque la fraîcheur, voire la tension, des deux précédents. Bonne longueur. Un vin à son apogée, mais on sent le millésime un peu faible. TB-.
Gentile - Patrimonio blanc 2011 : (100% malvoisie) Couleur or, nez sur la poire, la brioche, assez sympa. Bouche avec un beau volume, poire et brioche aussi, légèrement citronnée, mais manque de tension. B.
Mas de la Séranne - Antonin et Louis 2012 : nez très réduit, bouche aussi avec un côté végétal. Probablement un problème de bouteille pour cette cuvée qui se goûte très bien d'habitude.
Pierre Gaillard - Côte-Rôtie Rose Pourpre 2005 : Couleur sombre, pas de traces d'évolution. Nez sur les fruits noirs, cassis surtout, un peu de mûre, avec de la fraîcheur grâce à des notes de menthol, d'eucalyptus. Bouche encore très jeune, puissante, peut-être un peu trop, très fruits noirs, belle acidité, très frais, tannins soyeux. Très long. TB.
Schoffit - Pinot Gris SGN Rangen de Thann Clos St Théobald "Larme de Lave" 2005 : (1/2bt, proche des 500gr de SR selon les millésimes) Couleur or, nez très marqué confiture de mirabelle, miel, un peu d'abricot, de fruits exotiques, de thé vert. Bouche épaisse, sirupeuse, très douce, peu d'alcool, très facile à boire, les sucres passent facilement grâce à une légère acidité, aromatique proche du nez, sur la mirabelle, le miel, encore jeune. Seule la finale manque un peu de longueur et de tension pour en faire un très grand liquoreux. TB+.
Toro Albala - PX 1983 : très noir, une pointe d'alcool au nez, puissant, très café, fruits noirs, moins marqué pruneau que d'autres millésimes (1985, 1986) et plus sucré. Très bien en bouche, ultra concentré, sirupeux, sur le café, il ferait presque passer la SGN à 500gr de SR pour un sec ! Il faut bien sûr aimer ce style très lourd, avec peu d'acidité, tout en concentration d'arômes. TB.
Aquila del Torre - Verduzzo Friulano 2012 IGT Venezia-Giulia : (100% Verduzzo, 231gr SR) Couleur ambre clair, nez qui rappelle d'abord un Sauternes, sur le miel, l'acacia, les fruits jaunes confits, l'abricot, l'ananas puis des notes plus originales de menthol, de tilleul, de rose, belle complexité. Bouche puissante, concentrée, sirupeuse, mais bien équilibrée par l'acidité, très miellée, toujours des fruits jaunes "rôtis" et beaucoup de notes florales. Finale longue, sur le miel, l'acacia, l'abricot, les fruits exotiques, le menthol et quelques amers nobles. Très beau liquoreux, qui en l'état est à réserver aux amateurs de vins riches en sucre mais qui sera superbe dans quelques années. Note : 17/20.
Bus sur le salon In Vin Bio Veritas 3 (2015) :
At FriulanoDOC Colli orientali del Friuli2013 : (100% friulano) blanc fruité, vif, pas très gras, simple et facile, léger manque de tension par rapport aux suivants. B+.
Vit dai Maz Sauvignon2013 : sauvignon très tendu, sur les agrumes, le pamplemousse, finale très longue et salivante. TB+.
Oasi Picolit2012 : (100% picolit) vin très gras, avec beaucoup de matière, du miel, de l’abricot, notes florales, très légère sensation sucrée (5gr ?), garde une bonne fraîcheur, finale très longue, opulente. Bravo Riccardo.TB+.
At Refosco2011 : (100% refosco) rouge qui ressemble un peu à certaines mondeuses, sur les fruits noirs, beaucoup de poivre, peut-être un peu trop, assez frais, tanins présents mais bien intégrés. B.
Solsire 2011 : (90% Refosco, 10% merlot) toujours sur les fruits noirs, plus de matière et de rondeur que le précédent, moins de poivre, tannins plus soyeux. TB.
Picolit2012 (passito) : (168gr SR, raisins séchés sur paille 3 mois, bu en off) belle robe dorée, nez mielleux, sur les fruits jaunes, les épices, le menthol. Bouche épaisse, concentrée, mielleuse, assez puissante et épicée, reste assez fraîche grâce à une acidité correcte, même s'il en manque peut-être un peu, et par ses arômes légèrement mentholés. Finale longue. Il me rappelle le Traminer de Feiler-Artinger. Parfait sur du bleu. TB.
Gérard Boulay - Sancerre Clos de Beaujeu 2010 : (100% sauvignon, élevage en fûts de plusieurs vins, sol argilo-calcaire comme la parcelle des Monts Damnés mais orientation est, sud-est et non pas sud) Couleur paille, nez expressif, minéral, sur les agrumes, fruits exotiques dans le fond, puis en se réchauffant un côté brioché. Bonne matière en bouche, on retrouve le citron, le pamplemousse, un peu plus de fruits exotiques qu'au nez. Avec l'ouverture le vin devient plus gras, avec des arômes de brioche, miel, noisette. L'acidité est correcte mais ce n'est pas un Sancerre particulièrement tendu. Finale sur les agrumes, les fruits secs, longueur moyenne. Note : 16,5/20.
Plus d'infos sur le domaine et ses terroirs ici : http://www.sommelier-vins.com/article-gerard-boulay-sancerre-108974980.html
Gérard Boulay, Sancerre rouge 2013 (100% pinot noir) : Couleur rubis, le nez pinote sur de beaux petits fruits rouges. Bouche élégante, fine, très fruitée, peu tannique, fraîche, avec une belle finale légèrement épicée. Beau début. TB.
Monts damnés 2014 : assez variétal, beaucoup de buis et de notes végétales. B.
G. Boulay, Sancerre Monts Damnés 2013 : nez un peu brioché, lies, pas du tout variétal, légère évolution, bouche très fraîche, tendue, minérale, pas variétale, longue, salivante, encore jeune pour 2013. TB+.
Domaine des Homs - Minervois "Gravières de Sancastel" 2006 : (90% syrah, 10% grenache, élevage d'un an moitiè fûts moitié cuves, rendements 25hL/ha) robe grenat foncé, premier nez étrange sur un côté miel/tilleul, puis les fruits noirs prennent le dessus, cassis surtout. En bouche le vin fait encore jeune, pas de traces d'évolution particulière, bonne acidité, de la fraîcheur, pas une grosse matière mais des tanins fins, des fruits noirs, quelques épices. Bonne longueur. Note : 15,5/20.
Goûtés lors du salon des vins du Languedoc (Polydôme, oct 2013) :
Viognier 2012 : un viognier bien maîtrisé, aux arômes classiques de pêche et d'abricot, assez gras, petite touche d'anis, bonne longueur, assez frais. B+.
Tersande 2012 IGP Pays d'Oc : un grenche sur le fruit, de couleur claire, aux contours violets, nez moyennement expressif, bouche sur les fruits rouges, la cerise, peu tannique, très frais et très fruité, facile à boire. B+.
Paul 2012 Minervois : 80% syrah, 20% grenache, 100% cuve, plus foncé que le précédent, contours violets, plus acide, plus tannique mais très fin, beaucoup de fruits (rouges et noirs), très frais, minéralité salivante. TB.
Gravières de Sancastel 2011 Minervois : presque 100% syrah, élevage en grandes barriques non neuves, cuvée produite que les bonnes années de syrah au domaine (2006 et 2007 les dernières fois) beaucoup plus noir, épicé, fruits plus cuits, plus puissant avec beaucoup de matière, mais les tannins restent fins, très belle acidité là aussi. Lui aussi possède une fraîcheur et une minéralité qui semblent caractériser les vins du domaine. Belle découverte. TB.
2 - Domaine des Homs - IGP Oc Viognier 2012 : un peu plus coloré que le précédent, nez boisé, vanillé. La bouche est grasse, plus tendue que le précédent. Un peu plus de longueur. Mais il faudrait attendre un peu que l'élevage s'intègre (pourtant je l'avais goûté en salon il y a moins d'un an je ne l'avais pas trouvé particulièrement boisé). B-.
Chagnoleau - Mâcon clos st pancras 2020 : couleur claire, nez un peu grillé sur lies, bouche énergique, très fraîche pour 2020, tendue, citronnée, avec un petit gras en milieu de bouche donant du confort, finale salivante. Très belle entrée de gamme. TB.
Ponsot - Morey 1er cru Clos des monts luisants 2014 : couleur dorée, nez très beurré, crème, un peu inquiétant... Bouche sublime grosse densité, beaucoup d'énergie, sur l'ananas, le coing, un peu miel, floral, puis fin de bouche plus agrumes citron, extrêmement longue et salivante. TB++.
Ponsot - Morey 1er cru Clos des Monts Luisants 2013 : nez légèrement moins beurré, bouche un peu plus en tension, moins de volume, plus fringuante. TB++.
Germain - Saumur clos romans 2017 : couleur plus claire, nez assez classique de poire surtout, puis citron, floral, bouche toute en tension, énergique, salivante, presque saline en finale aux amers nobles. TB++.
Clos Nicrosi - Corse Coteaux du cap corse sec 2018 : couleur or profond, nez fruits mûrs, bouche avec une grosse amertume, déjà évoluée, cire, un peu alcooleuse. B.
Arlaud& - Morey Clos Solon 2017 : Couleur claire, nez facile de petits fruits rouges, pivoine. Bouche légère, pas très épaisse, fruit croquant et acidulé, pas très long, facile à boire, frais. TB.
Da Ros - Côtes du Marmandais Clos Bacquey 2016 : Couleur sombre, nez sur les fruits noirs, touche de poivron. Bouche plutôt et légère et fraîche, pas très tannique pour un Clos Bacquey sur ce millésime, tire sur le cabernet de Loire, avec une touche de rusticité. TB.
Gouges - NSG Clos des Porrets St Georges 2017 : Intensité colorante moyenne, nez classique de pinot légèrement épicé. Très belle bouche toute en allonge, fruité pur, belle acidité, impression calcaire, finale salivante portée loin par des petits tannins (un peu typé nebbiolo), pas beaucoup de largeur, mais pureté, minéralité, un vin de grande classe. TB++.
Combier - Crozes-Hermitage Clos des Grives 2019 : Couleur noire, nez sur le lardé fumé, anchois, coulis de mûre, cassis, élevage vanillé toasté bien présent. Bouche avec à la fois des notes de syrah, bonne acidité, élevage bien marqué, finale pas trop masquée par le bois même si clairement à attendre. B+.
Clos des Papes - Châteaueuf rouge 2013 : millésime aux tannins fins, encore beaucoup de fruit, jeune pour son âge, élégant. TB+.
Clos Joliette - Jurançon sec 1971 : Couleur qui tire sur l'ambrée, nez d'une grande complexité, encore beaucoup de fruit, mangue, coing, fruits secs, miel, encaustique, café, plantes médicinales, thé vert, pointe champignon. La bouche est encore d'une énergie incroyable pour un vin de cet âge-là, sèche, mais pas austère avec les arômes du nez, le côté fruits mûrs, le miel, avec une très belle acidité, qui ne faiblit pas jusqu'à la finale, longue, plus marquée café, caramel sec, thé vert. On le "sirote" tranquillement comme un spiritueux ou un vin de méditation. Quand Joliette est à ce niveau-là c'est un moment magique, qu'on ne rencontre que sur ces vieux vins mythiques. Exceptionnel.
Schoffit - Riesling Rangen Clos St Theobald VT 2015 : nez à peine pétrole, déjà un peu évolué, poire, tire sur le chenin demi-sec à la Foreau un peu. Peu de sucre en bouche (60gr environ), mais pas beaucoup de fond, manque de peps et de minéralité. B.
Françoise Bedel - Champagne Entre ciel et Terre : (base 2017 ?) joli champagne, vineux, tire sur le blanc de noirs, taillé pour la table, semble faible dosage. TB.
Droin - Chablis 1er cru Montée de tonnerre 2016 : clair en couleur, nez de sauvignon, buis, végétal, pamplemousse, mieux en bouche, tendu, salin, agrumes, salivant, mais semble un peu trop végétal. B+.
Landron - Fief du Breuil : bouchon
Vincent Dancer - Chassagne-Montrachet blanc 2020 : un nez très typé nature sans aller trop loin, reste propre, pomme blette, fermentaire, aucun beurré/grillé ni boisé. Très jolie bouche surtout avec beaucoup d'énergie, tendue, salivante, fraîche, aromatique encore assez simple, pas du tout classique d'un chardo beaunois, mais très bon. TB.
Deiss - Mambourg 2006 : très dorée/ambrée, toujours ce nez d'une complexité incroyable, coing, thé vert, nougatine, pralin, cannelle, un peu plus champignon que dans mon souvenir, bouche magnifiquement équilibrée, sèche ou quasi, qui garde fraîcheur et gourmandise. TB++.
Rolly-Gassmann - Alsace pinot noir 2017 : couleur claire et rouillée, nez évolué, chaleureux, puissant, épicé, typé vieux grenache, bouche avec du fruit, de l'alcool, pas un gros volume, typé vieux domaine des tours, intéressante au nez et à l'attaque mais finle trop chaleureuse. B+.
Mickael Bourg - Cornas les ptits bouts 2018 : couleur très sombre, nez de syrah grappe entière, sauvage, tapenade, anchois, fruits noirs, violette, sanguin, un peu rustique dans le bon sens. Bouche avec à la fois de la puissance, de la matière et de la fraîcheur derrière, un peu d'élevage vanillé/café à l'ouverture, mieux le lendemain, mais fin de bouteille sur la souris par contre. Attention à la fenêtre de tir. TB-.
Cantalapiedra - El Parvon pie franco 2020 VT Castilla y Leon : (environ 85% tinta de toro + cépages blancs verdejo malvasia moscatel) Couleur assez claire, nez un poil réduit au départ puis fruits rouges, épices, floral. Bouche avec une certaine puissance alcoolique (14,5-15%) mais belle profondeur, fruité pur, beaucoup de longueur, encore un peu jeune, mais belle découverte. TB.
saké nature Kinoshita Shuzo Kumihama - Tamagawa Yamahai 19% : saké couleur paille, nez bien sur le côté nature un peu champignon, fruits fermentés, croute de fromage, fruits mûrs type poire, pas trop oxydatif en fait, bouche avec du gras, une pointe de sucre, quand même une bonne acidité pour un saké, beaucoup de puissance et de longueur, mais aromatique compliquée...
Deiss - Schoenenbourg 2004 : nez dément plein de fruits frais et de fruits tropicaux, de miel... Bouche qui attaque bien finale qui manque un peu de peps et du coup tombe vite par rapport aux meilleurs millésimes. TB+.
Dandelion (Bourgogne) - Brun Doré (50cl, 2018 ? capsule bière, 15%) : vin sucré, un côté soupe liebig, encore beaucoup de gaz, reparti en fermentation ? pas propre du tout... Moyen.
rhum Hampden Great House 2020 : couleur assez sombre pour hampden, avec les marqueurs de la distillerie, fruits mûrs, solvant, mais aussi une certaine gourmandise ici, presque chocolaté, le fondu du vieillissement tropical, très long.
rhum Hampden 2001 HLCF 55% coffret Samaroli trilogie : un Hampden clair en couleur, pas trop haut en ester, plein de fruits exotiques, mais aussi de fraîcheur, salin, olive verte, très frais, très long.
Lacourte Godbillon - Champagne Chaillots hautes vignes 2016 : (chardonnay. Dosage 3,5gr. Fût et malo bloquée) Champagne vif et élégant, en finesse, citron, agrumes, floral, taillé apéritif. TB.
Tarlant - Champagne Cuvée Louis 2002-2003 : style différent, évolué, légèrement oxydatif, plus épais, vineux, plus complexe, mais moins de plaisir à l'apéritif, il a besoin de la table. TB.
Luneau-Papin - Muscadet L d'or 2013 : très beau nez de liquoreux presque, fruits exotiques, miel, acacia, passion, goyave, pêche. Bouche bien plus sèche, plus minérale, avec de petits amers, légère salinité. TB.
Mauro - Godello 2017 Castilla y Leon : Nez qui sent l'autolyse, grillé, qui ne masque pas tout non plus, fruité assez mûr derrière. Bouche large, élevée en alcool, où on sent que le travail sur lies cherche à préserver de la fraîcheur, la finale est toutefois un peu chaude et lourde. B+.
Antoine Jobard - Meursault en la barre 2017 : très clair en couleur, nez bien dans le style du domaine, marqué autolyse, grillé, réduction, derrière citron, fleurs blanches, maturité assez basse pour 2017. Bouche sur cette noble austérité, grosse tension, amers nobles, citronné, tendu, beaucoup d'énergie et de fougue, pas de gras ni de beurre ici, a tout l'avenir devant lui. TB+.
Pierre Boisson - Meursault 2015 : légèrement marqué autolyse mais moins que le Jobard, bouche plus ronde, plus facile d'accès, sans être très boisé, un peu plus mûre, plus simple et plus courte mais c'est gourmand. TB.
Labet - Fleur de Savagnin 2003 : nez qui fait un peu oxydatif, il faut passer derrière, assez complexe tout de même, c'est la bouche qui fait la différence, quasiment rien d'oxydatif, encore une grosse énergie, une finale tendue, saline, le temps a apporté de l'élégance en même temps. TB++.
Alain Brumont - Le pinot noir 2009 : nez encore boisé toasté, fruits rouges, kirsch, un peu confit. Bouche aux tannins fondus, moins chaleureux qu'une bouteille bue il y a 4-5ans, bien moins lourd ici, même si l'on sent qu'on n'est pas en Bourgogne. L'élevage aurait besoin de se fondre encore. B.
Ermitage du Pic - Guilhem Gaucelm 2018 : toujours ce nez très syrah (à la Gonon) tapenade, olive, anchois, lardé, très sauvage. La bouche semble déjà en place, posée, plus élégante, tannins plus fins que le 2017 au même stade. Déjà excellent. TB+.
Aneto - Ines Branco Doce 2019 : (riesling, sercial) très peu d'alcool (9¨%), très léger, ultra digeste, fait riesling mosellan avec un peu de sucre mais pas trop. TB.
Gutierrez de la Vega - Recondita Armonia Monastrell dulce 2007 : (à Alicante) encore jeune, plein de fruits rouges sucrés surtout cerise, tout en fruit, bon équilibre sucre/acide, me rappelle le Macvin de pinot de Tissot, même si ici c'est apparemment un VT. TB.
(Guttierez de la vega (Valence), Vino Recondita armonia monastrell dulce 2018 : mourvèdre sucré, un peu typé Maury au sens où on croque dans la cerise, moins d’alcool ici (environ 14-15 tout de même), pas trop de sucre, simple, mais bien équilibré. B+.)
Maydie - Tannat Vintage 2016 : plus noir, concentré, pas mal de tannins encore, beaucoup de sucres. B.